Journal des campagnes, 1 janvier 1885, jeudi 1 janvier 1885
[" 3eme Année x.Rr Xp} hesse Jeudi ler Janvier 1885 des nations.No 48 EE \u2014\u2014\u2014\u2014 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissa nt tous les JBUDIS et contenant tout les nouvelles de la semaine.Prix de l'abonnement :-UNE PIAS POUR LA FRANCE : 10 FRANCS Strictemens payable d'avance.Imprimé et publié par LEGER BROUSSEAU, RDITRUR-PROPRIÉTAIRE No 9, Rue Buade, H.V., Québec.OEE SE CANE ERAT UCIT +, TRE ESPAGNE Depuis quelques jours, les agences libérales colportent dans toute l\u2019Europe des informations très dramatiques au sujet des troubles universitaires de Madrid.Nous avions les meilleures raison du mon de pour tenir en quarantaine ces nouvelles venant toutes du camp ennemi.Aussi n'avons-nous parlé de ces faits v\u2019avec circonspection.Voici ce que it à ce sujet l'Univers : On remarquera la perfidie avec laquelle l'Agence Havas, sous prétexte de résumer l'opinion des journaux ministériels, insinue que les émeutes seraient l'œuvre des étudiants ultramontains.Ïl est donc nécessaire- de rappeler en deux mots quelle est la vraie cause de ce mouvement.On n\u2019a pas oublie le scandale uni- © versaire que nous dénoncions dans les premiers jours d'octobre, et qui avait ému tout Madrid.Il s'agissait d'un discours prononcé en séance solennelle par un professeur de l\u2019université centrale de Madrid, M.Morayta, lequel, en présence du ministre qui présidait la séance, avait osé, sous prétexte de liberté de la sciences\u2019attaquer à la véracité de la Bible.Malheureusement, au lieu de réprimer sur-le-champ cette impiété, M.Pidal fit silence, se bornant à dire d'une façon générale que la liberté \u201cde la science avait pourtant une limite : celle que lui posait le respect de la Constitution.Aussi l'émotion, bien loin de s'apaiser, alla-t-elle grandissant, surtout lorsqu\u2019on vit toutes les feuilles > libérales applaudir à l'acte de M.Morayta.La chose parut assez grave à Mgr l'évêque d\u2019Avila pour qu\u2019il jugeât oppôrtäün de condamner, par une \u2018lettre pastorale fortement motivée, | le discours du professeur de l\u2019université.Le vicaire capitulaire de Tolède, le siège vacant, fit de même.C'est alors que les étudiants libéraux prirent l'initiative des manifestations tumultueuses qui n'ont pas cessé depuis.On les a vus aller en bandes faire des ovations 3 M.Morayta et à M.Castelar, pousser des cris de mort contre les catholiques à raison de leur ardeur à défendre les bonnes doctrines, et, en même temps qu\u2019ils manifestaient pour la \u201c liberté de la science \u201d, se livrer à toutes sortes de déclamations irrépec\u2018ueuses contre les évêques.Par contre, les étudiants catholi- ues, et à leur tête un fils de Mocedal, eurent à cœur de .séparer leur cause d'avec ces jeunes impies.Ils prirent donc linitiative d'une adresse d'adhésion aux pastorales de Mgr l'évêque d\u2019Avilla et du vicaire capitulaire de Tolède, protestant de leur foi catholique et s\u2019élevant contre l\u2019enseignement impie qui avait motivé les condamnations épiscopales.C'est sans doute ce qui a valu au Siglo fuiuro l'honneur de la manifestation révolutionnaire dirigée contre les bureaux duxaillant journal.En somme, les émeutes universitaires de Madrid mettent à nu un mal ui était signalé depuis longtemps éjà par les catholiques de ce pays et auquel il est urgent de porter remède, puisque le ministère se déclare catholique ; puisque M.Pidal, spécialement, qui, comme ministre dé l'instruction publique, a dans cette affaire une responsabilité particulière, a été signalé par ses partisans comme apportant au pouvoir la préoccupation principale des intérêts catholiques, il est des devoirs qui s'imposent à son initiative.Une université où se passent de tels scandales appelle des réformes urgentes, et la première est incontestablement de faire descendre de leurs chaires des professeurs qui la déshonorent en donnant an nom de l'Etat, à la jeunesse catholique d'Espagne, un \u2019 ê | poste.\u2018Ma double hypothèse «st donc bien enseignement destiné non à l\u2019ins- traire, mais d.corrompre sa foi.\\, \u201c Les deux Jules M.Jules Simon, dans le Matin, parle ironiquement de M.Jules Ferry dans l'hypothèse où il viendrait à mourir ou à être renversé : \u201c7.IT, est vivant, très vivant, bien vivant.C\u2019est un jeune homme pour la place qu\u2019il occupe.Moi qui vous parle, je pourrais aisément être son père.ll a une santé defer.Il aime le travail, et le travail ne fatigue pas.Après un discours de deux heures, qui est presque toujours un discours remarquable, il est toüt prêt à recommencer.Nonf non ; je ne forme pas de suppositions si funèbres et qui feraient tant de peine à tout le monde.Je supposais seulement qu'il se retirait ou qu'on le retirait du ministère.C\u2019est déjà beaucoup supposer, je l'avoue.Je suis le premier à regarder ces denx hypotheses comme invrajsemblables.\u201cIl se plait évidemment là où il est, et il plaît à sa-majorité dans ce Ce sont là leur goût, & lui et à elle ; ils nous en donnent la preuve tous lcs jours.La majorité n\u2019u pas pour lui cette docilité passionnée qu'elle montrait pour Gambetta ; elle lai céde en murmurant.Il prend le vote et se console des murmures, d\u2019autant plus qu\u2019elle - finit toujours par le consolider même lorsqu'elle l'attaque.C'est très solide, quoique ce ne soit pas sans nuages.aventurée.\u2018 Mais, quelque invincible qu\u2019il paraisse, M.Ferry a contre lui la malédiction d'Aristide : il y a bien longtemps qu'on l'appelle le Juste.Son ministère a dépassé la vie moyenne des ministères.Il tombera quelque jour, parce qu'il faut que! tout ministère finisse, même les plus grands.Et j-dis que nous serons bien emb \u2018rrassés ce jour-là.\u201d - Et pourquoi sera-t-on embarraseé ?M.Jules Simon continue.avec la méme malice : * \u201c M.Ferry est un homme nécessaire.Il ne l'est pas pour les mêmes raisons que M.Casimir Périer sous Lonis - Philippe, M.Rouher sous; l'empire et M.Thiers sous la république.Il est nécessaire parce qu\u2019il est le seal homme d\u2019Etat contemporain qui puisse être chargé de continuer la guerre au Tonkin, à Formose, à Madagascar ; d'acclimater les Tonisiens ; de combler les déficits, par des empruuts énormes ; de faire vivre ensemble Méline et Rouvier, la taxe du blé et le libre-échange ; de poursuivre et d'achever l'œuvre capitale de la laïcisation.\u2018\u201c S'il nous manquait, il faudrait chercher un homme qui pût faire tout cela : y en a-t-il ?ou un homme qui voulût le faire, s\u2019il le pouvait ; ceclui-la même, j'en réponds, n\u2019est pas facile a trouver., \u201c ILy a ceci de particalier dans la situation que l\u2019opportunisme nous a faite : c'est qu\u2019il a inauguré les majorités d\u2019opposants : quelque chose comme une majorité de spectateurs de l'Opéra qui siffleraient à outrance et ne cesseraient de revenir.Il existe dans l'une des deux Chambres une majorité pour amnistier, par un vote d'ensemble, la politique opportuniste ; mais si vous prenez les députés et les sénateurs un à un personne ne l\u2019approuve plus.\u201c Personne ne l'approuve non plus dans le pays, excepté les gens qui ne comptent pas parce qu\u2019ils ne pensent pas ; et même parmi ceux qui ne pensent pas, il y en a beaucoup qui sont récalcitrants parce qu\u2019ils commencent à souffrir.\u201c Je ne suis pas bien sûr que M.Ferry lui-même approuve sa propre politique ; qu'il soit fier d'avoir inventé l'empire colonial, qu'il ne regrette pas les sacrifices imposés a l\u2019armée et au Trésor, qu\u2019il trouve un grand plaisir à rogner le budget des cultes, et à chasser le clergé des écoles et des hôpitaux.Il a été conduit par les événements et par des nécessités de situation plus loin qu\u2019il ne voulait aller Et il en est de même de cette majorité composée de mécontents.Le ministère a trop pensé à rester, et les députés pensent trop à revenir.\u201d | A OP WP rte, + .\u2026.re, 4,0 >, .ar Teg [I ae Loa PATI DU HTN KX AAI 710 Le.JOURNAL DES CAMPAGNES :-.Tow .© ' .; 4 P .BUY YA) CE CE ssw Bide ww ee \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 La police aux mains des leges Du [Journal de Roine] Le bourgmestre de Bruxelles, célèbre par les massacres de septembre qu'il a préparés et tolérés, sinon organises, vient d\u2019adresser une étrange réclamation au gouvernement belge.Celui-ci, comprenant enfin qu\u2019il est au moins imprudent de confier la protection de l'ordre public à des émeutiers armés sous le nom de garde civique a confié à la gendarmerie le soin de la sécurité, lors de la rentrée des Chambres.Une mesure si sage et si naturelle a déconceïté tous les plans de M.Buls et de la/gueuserie maçonnique, dont il est un des chefs.Aussi, avec une impudence qui ne serait tolérée en aucun autre Etat que la Belgique, s'est-il permis d'adresser au ministre de la guerre les plus fantaisistes remontrances à ce sujet.Mais voici que les négociants d Bruxelles commencent à prendre peur de voir la police communale remise à un émeutier émérite et à un massacreur de voie publique.Ils viennent de rédiger une pétition aux Chambres ainsi conçue : Messieurs, Les événements qui se sont succédé à Bruxelles depuis le 10 juin, et qui ont mis la capitale au rang des villes non civilisées, ont ouvert les yeux aux citoyens loyaux, et les ont persuadés jusqu'à l'évidence que la police de Bruxelles est insuffisante ou incapable, certainement partiale.La mesure est comble à présent, et l\u2019honneur de la Belgique exige un prompt remède.En fait, ni l'autorité, ni la propriété, ni la vie même des cioyens ne peuvent plus compter sur le respect et sur la sécurité auxquels ils ont droit.Nous vous prions donc de proproser une \u2018loi qui retire la police de la capitale des mains du bourgmestre.C\u2019est fort bien : mais pourquoi les négociants de Bruxel)es ne se sont-ils pas entendus d\u2019abord pour retirer la municipalité des mains de la franc- maçonnerie et de M.Buls ?Ils eussent ainsi facilité et simplifié l\u2019œuvre du gouvernement, en qui ils doivent se confier.La vengeanee de Mme Clovis .- Hugues : \u2014La galerie des.Pas-Perdus qui fait face à la place Dauphine, au Palais de justice, à Paris, a servi, jeudi matin, de théâtre à un drame sanglant, qui a causé une émotion particulièrement vive parmi le public et le monde judiciaire.On sait que la Chambre des appels correctionnels a confirmé dernièrement, par défaut, le jugement de la 9e chambre qui avait condamné le sieur Morin, à deux ans de prison, 200 francs d\u2019amende et 500 francs de dommages-intéiêts pour faux témoignage au préjudice de Mme Clovis Hugues, née Royannez, à propos de la séparation de corps Lenormand.On se rappelle que la comtesse d'Osmond, qui est morte récemment, s'appuyant sur des renseignements fournis par Mcrin et d'ailleurs sollicités par elle, avait dit que son mari, M.Lenormand, avait eu des relations avec Mile Royannez.M.Lenormand, dans une lettre adressée à M.Clovis Hugues, avait tout le premier protesté contre cette odieuse imputation.L'affaire revenait aujourd'hui devant la Cour, Morin ayant formé opposition.à l'arrêt.Me Angell, le défenseur de ce dernier, avait écrit au président pour solliciter une remise à quinzaine, une indisposition l'em- péchant de se rendre au Palais.La cause a été appelée à midi moins dix minutes.M- Gatinean, qui avait en première instance soutenu ft la plainte de M.et Mme Olovis Hugues, assistait ses clients présents, à l'audience.Il s\u2019est levé et a déclaré qu'ilne s\u2019opposait pas au renvoi réclamé par son confrère, qui l'avait, d\u2019ailleurs, informé de son intention \u2018à cet égard.oo va La cour a accordé la remise de-: mandée.a M.Olovis Hugues a manifesté & cel|- moment une assez vive impatience, qui s\u2019est traduite par quelques petits: coups de poing donnés sur son chp- traire, paraissait fort calme et semblait s'attacher à calmer son mari.Plaignants et prévenus sont enfin sortis de la salle d'audience.J M.et Mme Clovis Hugues se trouvaient à quelques pas de la porte d'entrée du couloir réservé aux témoins de la chambre des appels de police correctionnelle, causant avec les avocats, quand Morin est passé à côté d'eux.Aussitôt Mme Clovis Hugues, se détachant du groupe, s'est avancée vers lui en lui criant : ©\u201c Misérable - \u201d Elle était enveloppée d'un grand manteau broché et garni de fourrures, elle portait un grand chapeau, dont elle a vivement relevé la voilette.Puis, d\u2019un mouvement fébrile, sortant de dessous sa pelisse un revolver, elle a tiré successivement cing balles sur Morin, qui s\u2019était éloigné sans répondre.Deux balles sont allées se loger dans les corniches du mur, mais les trois autres ont grièvement atteint la victime.L\u2019une d'elles a frappé Morin à la tête, la seconde au cou, et enfin, la troisième est venue se loger dans sa poitrine.Morin est tombé mourant.Une large flaque de sang au milieu de la galerie, en face des escaliers qui conduisent à la Cour d\u2019assises, désignait encore, à deux heures, aux nombreux curieux attirés par la nouvelle de ce drame, rapidement répan- \u2018due, la place où la victime s\u2019est affaissée.On jtge de l\u2019émoi occasionné par cet événement.Avocats en robe, avoués, employés du Palais et gardiens, gardes et gendarmes étaient accourus au bruit des détonations.Mme Clovis Hugues, désarmée aussitôt et arrêtée par deux gendarmes de service, a été conduite chez M.Dhers, commissaire de police.A ce moment, son mari, en proie \u2018| également à une très-grande surexcitation, s\u2019est approché d'elle, et lui sautant au cou : \u201c Je te félicite, mon.ange, \u201d lui a-t-il dit., Me Gatineau cherchait à l\u2019entraîner d\u2019un autre côté, après avoir \u2018dit ublques paroles émues 4 Mme Clovis Hugues, quand un gerde à arrêté à son tour le député de Marseille.\u201c Jo suis inviolable comme représentant du peuple, a protesté M.Clovis Hugues.En m\u2019arrétant, vous violez la Constitution.Ma femme a tiré sur un coquin : elle a bien fait.Voilà quinze mois qu'il nous diffame.\u201d Il s\u2019est néanmoins laissé emmener sans résistance chez le commissaire de police.0\u20ac Quant à Morin, il a été\u2018 transporté d'urgence à l\u2019Hôtel-Dien sur une civière.Son état est désespéré.Il a reçu les premiers soins de l'interne de service en attendant l\u2019arrivée de M.Perroud, chirurgien de l\u2019hôpital.L'une des balles a perforé le sommet du crâne, la victime s\u2019étant baissée pendant que Mre Clovis Hugues tirait ; le second projectile a contourné le côté gauche du cou entre la peau et la chair et s\u2019est arrêté près de la anque où elle forme une grossenr ; enfin la troisième balle a pcnétré dans la poitrine, à la hauteur du poumon.Le chirurgien n\u2019a pu opérer l'extraction d'aucune âe ces balles.Morin qui, à 3 heures était à toute Tendu au commissariat.* Le bruit court que-M.Morin peau.Mme Clovis Hugues, au\u2019 con- \u2018combé à ses blessures.» vicaire de Notre-Dame: Mms Clovis Hugnes et:son mari ont été conduits chez M.Dee ont saire de police, Pendant que'.ce ma- gietrat les interrogeait, M.\u2018Bouchez, procureur de la«:Républiquo;.s\u2019est; extrémité, a été administré par le ery ,H a déchargé aussitôt.le.comrais- sis de son instraotion, qu\u2019 a.gers lui-même.a sué- AFFÂIÉE MORIN CLOVIS HUGUES.La Gazette des Tribunaux décrit en détail la perquisition faite au domicile de M.et Mme Clovis Hugues.Le récit de la Gazette n'ajoute rien d'essentiel au nôtre.Outre-le paquet de vêtements préparé par Mme Clovis Hugnes en vue de son arrestation, les magistrats ont découvert\u201d encore un revolver et une boîté de vingt- ciñg' cartouches dont six' faisaient défaut.Leal Ce revolver est celui dont Mme Olovis Hugues avait menacé jadis Mme Lenormant.Il'était en mau- Vais état, ne marnœuvrant plus, Le second revolver, dont s'est servi l\u2019autre jour Mme Clovis Hugues est de même calibre que l'ancien puis- qu'il aurait été chargé avec les mêmes cartouches ; il aurait été acheté le matin même.On croit que Mme Clovis Hugues l\u2019aurait passé à son mari, qui l'aurait passé lui-même à Me Gatineau.On avait remarqué, en effet, que Me Gatineau avait reçu de M.Clovis Hugues un revolver.Au reste, c\u2019est une particularité sans importance en présence d'äveux qui ne laissent plus- rien à faire à l'instruction.Quant à Morin, son état est grave, sans être désespéré, La biessure du poumon n\u2019est pas mortelle, mais les médecins s'inquiètent d'une des balles logévs dans la tête et dont l'extraction n\u2019a pn être faite.Cette balle a lésé un des lobes du côté gauche du cerveau, légion qui détermine cette paralysie des muscles du \u2018côté droit et notamment du bras.On raconte que Morin s'était enfui en Belgique après sa condamnation par le tribunal et qu\u2019il y vivait fort misérablement.Faute de ressources, il n\u2019avait pu répondre à la première assignation à comparaître en appel, et c'est ainsi que le jugement des premiers juges avait été \u2018confirmé par défaut.Il avait alors formé opposition à l\u2019arrêt réndu -par \u2018défaut, et s'était acheminé à pied' de Broxelles à Paris pour soutenir son appel.Ces détails sont donnés par la Gazette des Tribunaux ; s'ils sont vrais, ils achèvent d\u2019élucider l\u2019affaire en expliquant deux poirits non sans importance : \u2018lo Si Morin était en Belgique, il n\u2019est donc \u201cpas l\u2019auteur des lettres anonymes et des cartes postales qui venaient: de Paris, et oùt \u2018exaspéré Mme Clovis Hugues ; \u2018 - -2o À l'hôpital, à la dernière extrémité, hors d'état de parler «t de se servir de la main droite, Morin avait écrit de la.main gauche le mot aumônier et ensuite cétte ligne: Je suis innocent.a Morin n\u2019était, en effet, qu\u2019un employé de l'agence dont M.et Mme Olovis Hugues ont eu tant à se plaindre.Enfin, une dernière observation : \u2018On comprend maintenant pourquoi Morin n\u2019était pas en prison, quoiqu'il y eût contre lui un juge- meut de premièrè instance ; c'est ce jugement, frappé d'appel, n\u2019était pas «ncore passé en force du chose jugée, ot qu'il ne pouvait ne pas suffire aux autorités belges pour accueillir une demande d'extradition.On voit que l& physionomie de l'affaire se modifie sensiblemen- ci r.ne donne plus \u2018fatit\u201d de prises aux exagérations Vraiment:.insensées de quelques journaux, exe)yérations qui.tenteraient de donner à l'œuvre de la justice Une direction vraiment inadmissible.- ; G.B.:* La Croix fait;au: sujet,de cette dramatique affaire,de sages observations et termine en ces termes : Considérons un de ces prêtres ou l\u2019un de ces religieux traînés ignominieusement à la prison et au tribunal, obligé de prouver son innocence là où l\u2019on devrait prouver sa culpabilité ; le voilà bien déshonoré pour là masse, mais acquitté.Son délateur est décoré., Imaginons maintenant que, par impossible, ce malheureux, qui a eu les menottes, qu\u2019on ne met pas à l'héroïne d'hier, tue, aù sortir de l\u2019audience, le délateur décoré : que dirait la presse ?Elle trouvorait, avec raison, que .c'est un crime abominable, et témoi- @nerait par là qu\u2019elle attend plus de vertu d\u2019un frère des écoles chrétiennes que d\u2019une dame et de son député du côté gauche.=> \u2014\u2014evee FRANCE , Paris, 4 décembre.Iln\u2019y a pas à dire.Le coup de l\u2019amendement Floquet est un coup pénible pour le gouvernement.Au premier moment,les ministres avaient pu croire qu\u2019il s'agissait d\u2019un vote arraché par surprise à la Chambre, et qu\u2019on pourrait revenir là-dessus.Mais il a fallu renoncer à cet espoir, car l\u2019Union républicaine, qui est à elle seule la grosse armée parlementaire du cabinet, s\u2019est réunie aujour- d'hui pour délibérer sur la matière, et s'est prononcée avec une certaine énergie pour le maintien de l'amendement Ferry et Waldeck-Rousseau sont allés au Sénat dansles bureaux de la commission électorale, où ils ont exposé leurs petites idées sur la situation.M.Jules Ferry est d\u2019avis que le gouvernement n\u2019a qu'à laisser courir les événements.On laissera la discussion se poursuivre à la Chambre, et dès qu\u2019elle s-ra finie, le gouvernement reviendra au Sénat avec tous les amendements votés ou à voter au Palais Bourbon.Aucun ministre ne défendra devant les Pères conscrits le.projet de la Chambre.Dans ces :conditions, le Senat n'hésitera pas à sacrifier les amendements désagréables, notamment celui de M.Floquet et celui de M.Lavergne.Quand le projet sera ainsi débarrassé de tous les amendements contre lesquels le gouvernement a vainement combattu au Palais Bourbon, M.Jules Ferry le présentera, le soutiendra et le défendra même contre tout venant.La question de cabinet sera sans doute\u2018posée, et M.Jules Ferry espère que, dans ce cas, sa majorité débandée se réformera et lui permettra de contracter un nouveau bail avec le pouvoir.Cè n\u2019est\u2018pas seulement au Parlement que les divisions entre républicains s'accentuent.Le National continue avec un redoublement de verve et de succès ses philippiques violentes contre les républicains au pouvoir et contre les républicains de l\u2019école des barricades.Les philippiques, il faut bien le dire, sont appelées par les événements.Rien n\u2019est plus pitoyable que le manque de loyauté, que l'absence de toute doctrine, que la malhonnêteté politique qui distingue le parti opyortuniste et ses chefs.D'autre part, rien n\u2019est plus alarmant que l\u2019audac- croissante des anarchistes et des intransigeants, Ce que voyant, MM.Jules \"wr 7 qui voient s'abaisser devant eux ; A toutes les barrières de la résistance\u201d \" rociale, et qui se préparent au grand jour à l'assaut dn pouvoir. TT Cn 5 or ° * RE .h \u2019 | \" > - J k 1 \u2019 : + / ; A : _.- ) .| | ; : J | fs.| \u201d ' JOURNAL DES CAMPAGNES \u201c 8 * Les ehiffres de M.Cartwright ag 4 / ES 1 .L\u2019'ÉMIGRATION Sir Richard Cartwright a traité, a son banquet de Montréal, une question qui intéresse grandement le peuple du Canada ; mais il en a parlé, comme tous les libéraux du reste, de manière à jeter du discrédit sur le gouvernement conservateur, sans tenir compte des efforts qui ont été faits par tous nos hommes politiques, et par le clergé lui-même pour résoudre ce problême.Nous voulons parler de l\u2019exode canadien ou simplement de l'émigration de nos compatriotes sur une terre étrangère.Nous avons dernièrement traité ce sujet au long, noue y reviendrons pour réfuter les accusations que le grand incapable du gouvernement Mackenzie vient » de lancer contre le parti conservateur.Sir Georges Cartier et Sir John MacDonald ont étudié à fond la question de l'émigration, et, à la fin, ils en sont venus à la conclusion que le Canada, tel que constitué alors, devait étendre ses possessions à l\u2019ouest afin de faire face à la démiande des terres qui emportait nos compatriotes dans les Etats de l\u2019ouest.Avec l'appui du parti conservateur, nos deux chefs s'assurérent le grand héritage du Nord-Ouest, et, aussitôt après, le mouvement de la population dans la région située à l\u2019est du Lac Supérieur commença à se diriger vers le nord- ouest dans les vastes et riches domaines que le parti conservateur venait d'ajouter à la confédération canadienne, au lieu de prendre la voie des Etats-Unis.Deux faits importants prouvent les heureux résultats de l'acquisition de ee nouveau territoire.En 1874, on ne comptait au Manitoba et dans le Nord-Ouest que trois jowrnaux semi - quotidiens ; aujourd\u2019hui, il existe dans ces régions vingt-neuf journaux, dont trois quotidiens.Cette augmentation de journaux annonce évidemment un accroissement équivalent de population.En 1870, il n\u2019y avait au Manitoba que 289 personnes venant des cing vieilles provinces du Canada.En 1880, on comptait 28,- 000 personnes \u2018venant des \u201cprovinces .de l'Est de la Confédération.L'entrée des territoires da Nord-Ouest dans la Confédération a donc ralenti l\u2019émigration canadienne daus les Etats-Unis.À Mais ce n'est pas tout.Sir John MacDonald ne se contenta pas d\u2019assurer au Canada la possession du Nord- Ouest ; il adopta une politique générale propre à résoudre le grand pro- blême de l'exode qu'on a agité pendant plus de cinquante ans dans l'Amérique Britannique.Voici comment on peut résumer cette politique générale suivie par le (Parti- tonser- vateur : : 1.Une politique fiscale, capable de donner da travail à la classe ouvrière en favorisant l'établissement des manufactures et le développement des industries ; 2.Une politique de chemins de fer, qui ouvrit à Ia colonisation les régions les plus reculées du pays et relia toutes les provinces les unes aux antres ; .8.Une politique du Nord-Onest, 4.Une politique d\u2019immigration, propre à peupler les terres fertiles de la Confédération tout en augmentant la richesse.du pays.+ C'est là le plan général de la politique adoptée par Sir John Mac- Donald.Les libéraux ont beancoup critiqué cette politique, mais ont-ils jamais séumis tn meilleur projet pour arrêter l\u2019émigration ?\u2018Non, ils n'ont fait que crier suivant leur habitude, et au lieu de travailler à arrêter le courant qui se dirigeait vers les Etats-Unis, ils l'ont favorisé en discréditant le Nord-Ouest, non- seulement parmi la population canadienne, mais en publiant des pamphlets qu\u2019ils ont distribués ensuite par milliers aux Etats-Unis et cn Europe même.Dans leur patriotisme, ils ont parlé des riches domaines de l'ouest comme d'une contrée plongée dans la désolation.Les journaux rouges ont tout fait pour empêcher nos compatriotes d'aller s\u2019établir dans le Nord-Ouest qu\u2019ils représentaient comme un pays stérile.Cependant malgré les attaques continuelles du parti grit, la politique du parti conservateur produisit son effet.Les rapports de 1881 démontrent au-delà de tont doute que non seulement notre population a cessé de se diriger vers les Etats-Unis en nombre considérable, mais que l\u2019émigration des Etats-Unis au Canada excède l\u2019exode canadien aux Etats-Unis.Nous avons sur cette question des chiffres officiels qu'on ne peut attaquer, et Sir Richard Cartwright et ses amis ont beau tonner contre l'émigration canadienne, ils ne prouveront jamais que le parti conservateur n\u2019a pas travaillé de toutes ses forces\u2014et il a réussi\u2014 à empêcher nos compatriotes d\u2019aller s'étahlir sur le territoire américain.Sir Richard Cartwright nous avait déjà prouvé sa grande habileté dans la manipulation des chiffres lorsqu\u2019il était ministre des finances ; il vient de nous en donner une nouvelle preuve en parlant de l\u2019émigration.\u201c Sans cet exode, a-t-il dit, l\u2019aug mentation naturelle des naissances sur les décès aurait dû s'élever 2,000,000 pendant 20 ans.\u201d * Aux Etats-Unis, l'augmentation de la population, de 1800 à 1870, a été de 22.68 pour cent, dont 15.38 pour cent d'augmentation naturelle ot 7.25 pour cent d\u2019augmentation dûe à l'immigration.De 1870 à 1880, l'augmentation a été de 30.07 pour cent, dont 22.78 pour cént d\u2019augmentation naturelle et 7.29 pour cent d'angmentation causée par l\u2019immigration.On peut prendre maintenant ce terme de comparaison pour le Canada.Dans le passé nous n'avons pas atteint ces chiffres.En 1861, notre population était de 3.200.000 en chiffres ronds.Quelle aurait dû être notre augmentation dans les \u2018cinq vieilles provinces en nous basant sur.les calouls que nous venons de.faire ?Population'en 1861 muse ves srensage 3,200,000 Augmentation naturelle en dix ans, 10 poûr Cent «eoevee weeser vus conse « \u2014 480,000 Augmentation par | imhigration en dix ans, 7 pour CENT es veu vo0es - 224000 La population aurait dù être en 1BTI CB.vous vevocouce svensoces votsouses 3.974,000 Augmentation naturella on dix ans, 22 TOUR CONL +000 sasoousee voccsss 0 onene 897,920 qui fournit des terres ady: hhbitafits.\u2018I'des provinces de I'Est; w Augmentation par l'immigration en ans, 8 pour Cent.\u2026\u2026.\u2026\u2026.tases soeoss 312.320 \u201cLa population aurait dû être en 18G1 MO.caronroes cocasvars suvovouue 5,114,240 Et la population en 1881 n'était que de.v.0000000 20000 200000 nécét ese vo.4,212,000 L'augmentation de la population od dans les cing vieilles provinces ! se trouve en dassous du calcul fait pour les Etats-Unis pendant 20 ANS, AO.cecerenen evens pouce sreeresen \u2018L'augmentation voulus par Sir R.Cartwright est inférieure à l'accroissement qu\u2019on constats en se barant sur les Etats-Unis de-.L\u2019erreur de caleul commise par M.Cartwright est donc de.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.872 240 1,667,532 845,292 \u2018C'est une erreur qui vaut la \u2018peine d\u2019être signalée au public inipartial.Et maintenant doit-on s\u2019étonner de cette différence de 872,240 entre l'augmentation de la population aux Etats-Unis et l'accroissement de la population canadienne, quand on connaît le flot immense de l\u2019immigration qui s\u2019est rué pour ainsi dire sur le sol américain depuis quelques années.Là, on a exalté les richesses du pays à l'étranger tandis qu'ici on s\u2019évertue\u2014nous voulons ,parler de la presse libérale \u2014 à représenter, le Canada sous le plus triste aspect.Voyons maintenant comment sir Richard Cartwright s\u2019y est pris pour faire son calcul et pour nous dire que la population dans les cinq vieilles provinces aurait di étre en 1881, de 5,909,682 Ames, par suite de migration.En parcourant ses chiffres, nous trouvons que Sir Richard n\u2019est pas plus célèbre comme statisticien qu'il l'est comme critique financier.En effet, nous constatons d'\u2019abord qu\u2019il accepte comme vrai le rapport généralement admis que les Etats-Unis ont augmenté en population de 32 pour cent dans chaque décade depuis 1830.Ces 32 pour cent comprennent l'augmentation naturelle et l'augmentation par l\u2019immigration ; et l'on est arrivé à ce résultat en prenant l\u2019accroissement de 1880 à 1840, quia été de 82.67 pour cent, l'accroissement de 1840 à 1850 qui a été de 85.87 pour cent, et l\u2019accroissement de 1850 à 1860, qui a êté de 35.58, et en établissant une moyenne avec les augmentations de deux décades précédentes déjà connues.Cette méthode donne une moyenne de l'augmentation de 32 pour cent pour chaque décade pendant cinquante ans, de 1830 à 1880, moyenne' qui embrasse et l\u2019accroissement naturel et l'accroissement par l'immigration.Il est tout à fait injuste pour le Canada\u2014et c'est ce qu'd fait M.Cartwright\u2014de prendre la moyenne de l'augmentation aux Etats-Unis pendant cinquante ans et de l'appliquer au Canada pour prouver quel aurait dû être l'accroissement de la population pendant vingt ans.Un homme impartial et qui veut faire connaître son pays tel qu'il est, prendra la moyenne de vingt années aux Etats-Unis et établira ensuite un terme de comparaison avec le Canada pendant une période dela même durée.C\u2019est ce que M.Cartwright auraît dû faire, mais cette conduite aurait été trop loyale à l\u2019égard de ses adversaires politiques, et il n'an Tait-pas réussi à jeter.de la poudre aux yeux du public montréalais.La moyenne del'augmentation naturelle et de l'accroissement par l\u2019immigration est, pendant la période de 1860 271880, de 26, 85 et non de 32 pour © l'augmentation naturelle et de I'im- | cent pour chaque décade.un: obre- tir des données certaines, il nous faut donc faire des caleuls pour chaque décade séparément.M.Cart wright ne s\u2019est pas donné la peine de faire un aussi long travail et il acru qu'il parviendrait plus sûrement à - son but\u2014tromper le peuple\u2014en prenant la moyenne de 32 pour cent et de l\u2019appliquer aux deux décades 1860-1870 et 1870-1830.Voilà la première erreur grave commise par un homme que le parti libéral nous présente comme arithméticien habile.Sir Richard Cartwright a commis une deuxième erreur en affirmant à son auditoire que l'augmentation de 32 pour cent pour chaque décide ne comprend que l\u2019accroissement naturel.Ses amis ont di faire des calculs faux sur l'augmentation de la population dua Canada s\u2019ils ont pris pour base de leurs opérations les 82 pour cent que Sir Richard a fait miroiter devant leurs regards, car cette moyenne de 32 pour cent renferme l'augmentation naturelle et l'augmentation par l'immi gration.L'ancien ministre des finances se montre donc injuste envers son pays.Ça ne nous surprend pas, il n\u2019a jamais agi autrement.Une troisième erreur de Sir Richard Cartwright c\u2019est de croire que 64 pour cent pour vingt ans est la même chose que 82 pour cent pour deux périodes de dix ans\u201432 pour cent pour chaque période.Trente-deux pour cent sur 100 pour dix ans ajoutés à100 feraient 132 ; ; si, à ce montant, on ajoutait 32 pour cent du nouveau capital\u2014132\u2014nous aurions la somme de 174 au lien de 164 comme le prétend Sir Richard Cartwright.L'ignorance du célèbre financier est évidente.La quatrième erreur de calcul de M.Cartwright est tout-à-fait mirobolante et nous donne une excellente idée des profondes connaissances du grand ineapable du gouvernement de M.MacKenzie.Non content de calculer l'augmentation des naissances sur les décès en prenant pour base 64 pour cent parce que la moyenne de l'augmentation de la population aux Etats-Unis, pendant 50 ans, est de 32 pour cent pour chaque décade ; non content de prendre 64 pour cent comme représentant l'augmentation\u2019 de population chez nos voisins, il cite encore les rapports de l'immigration et leur applique les 64 pour cent d'augmentation, comme s'il n\u2019avait pas compris cette immi- ration dans son premier calcul.\u2018est un beau tour de force.Et partant de là, il trouve que \"709,526 immigrants auraient dû se fixer au Canada pendant 20 ans, au lieu de 499,562, annoncés par les rapports ; c\u2019est-à-dire qu\u2019en se basant sur les calculs erronés qu\u2019il fait pour les Etats-Unis, il voudrait augmenter notre immigration de 175,000 colons, sans même tenir compte de ceux qui sont morts depuis 1861.C'est ainsi qu\u2019un homme qui pose comme un chef du parti libéral manie les chiffres.Les erreurs que nous venons de signaler\u2014il y en a bien d\u2019autres\u2014suffisent pour faire comprendre an public quelle importance il doit attacher aux statistiques de M.Richard Cartwright.Cet ancien ministre des finances croit que le Canada se dépeuple comme le trésor fédéral se vidait pendant son administration.Quand le public voudra, à l'avenir, parler de Sir Richard Cartwright, il dira : \u201c Le plus grand chiffroar des temps modernes.\u201d A In question Bravo ! M.Farte est piqué au vif ! Il geint comme un homme qu\u2019on écorche.C'est un spectacle farieusement agréable que de le voir se trémousser sous l'aiguillon.Et ce qui est surtout délicieux, c\u2019est que plus il se trémousse, plus) CN |-défendu par,Sa.Grandeur, «dimanche il s'établit dans les patates.Qu'on en juge.; Nous avons affirmé qu\u2019il \u2018a - eastor et castor pur sang.Pour toute réponse, il nous ripotte/ que nous sommes le \u201c gendre de notre beau-père.\u201d : _ Nous admettons ce fait.À quoi nous servirait-il de le nier ?\u2018Notre adversaire peut lo prouver par acte authentique, en se donnant la peine de passer chez l'officier de\u2019 l\u2019état eivil.Il parle aussi de M.Caron, de M.Trudel, de M.Angers, de M.Ross, \u2018de M.Dansereau, de Sir John; de M.Chapleau, de la \u2018\u2018 Maison Bleue \u201d, des \u201c petits bons hommes entre les mains de leurs grands papas du ministère \u201d etc.etc.etc.Il saute de 1878 à 1880, de 1880 à 1879, de 1879 à 1884; un véritable chassé-croisé.: da TA $ Mais nous défions un lecteur intelligent de trouver dans tout cela un argument ou une citation qui démolisse l'accusation que nous avons portée contre M.Tarte, et qui prouve que cet enragé castorophobe n\u2019a pas été castor.Si M.Tarte s'imagine nous éloigner de la question , en dépit de ses quinze ans de journalisme il est d\u2019une jolie naïveté.Nous avons cité des écrits passés de M.Tarte sur toutes les questions qui ont agité notre société canadienne depuis quelques années.Et nous avons démontré que, sur toutes ees questions, M.Tarte écrit absolument le contraire de ce qu\u2019il écrivait: Ce qui prouve clairement que M.Tarte a tourné son capot d\u2019un bout à l\u2019autre.; a Est-ce assez carré, cela ?Il ne s\u2019agit pas de ruser, d'ergoter, de parler de Sir Hector qui etc, de la \u201c* Maison Bleue \u201d que etc., etc.; il ne s\u2019agit pas de dire que M.Chapais est le gendre d'un ministre, et qu\u2019un milfistre est le beau-père de Mae f Qhapais, ce qui .d\u2019ailleurs.est -indé- | Riable.; Non il s\u2019agit pour M.Tarte de prouver: T2 | 1.Que nos citations de (ses écrits sont fausses.2.Qu'il n\u2019écrit pas aujourd\u2019hui le eontraire de ce qu\u2019il écrivait autrefois.Il n\u2019y a pas à sortir de là.M.\u2018Tarte risque aujourd'hui un mot de sa Volte-face.comme.castor en religion.\u201c Au point de vue de la question religieuse, dit-il, notre \u2018\u2018 trahison \u201d consiste à nous être soumis aux ordres formels, exprès, répétés du St- Siège, pendant que M.Trudel organisait la révolte.\u201d Nous l'avions bien dit.M.Tarte a an argument : les décrets de Rome ! ! Il est soumis à Rome, voilà son seul crime ! Ç Vraiment ! Bh bien ! voyons \u2018an peu.été: | avons de plus libéral à Québec?® WAY % Tr EN 2004 or URRY 4 wail Ohgbect Ne Ra AA lly Est-ce pour obéir 3 Rome que M: Tarte publie dans ses journaux les | études phrénologiques et ;matérialistes de M.Ruant ?\u2018 Est-ce pour, obéir à Rome gue M.Tarte ouvre les colonnes de ses/gazettes aux réclames en faveur:de da\u2019 Dame aux Camélias, et da Dime Mu- \u2018 its dl y a,déjà hnit mois, at formellement TAernier 2.+ x ; Ha 49 sb = NAN > Est-ce pour obéir à Rome.que M Tarte a publié, il y-a quelque temps.la grande , figure de.Saint-Jean-Bap tiste était traînée dans;Ja boue ?- Est-ce pour obéirà Rome que M.Tarte entreprend la réhabilitation du | catholicieme-libéral ?PR Est-ce pour obéir à Rome que M.Tarte s'est allié avec tont-ce que nous Est-ce pour obéir à Rome que M.Tarte a lancé des poitites à Son Excellence\u2018lé délégué Apostolique ?\"Voila ue série \u2018de\u2019 question tiennent à'la question.Répondez, M.Tarte * Dites-nous, èn Môme temps, si M.Trudel n\u2019était pas programmiste, ultra- -monlain, membre de ce que vous appelez la secte hyjocrile lorsque vous l\u2019encensiez dans votre journal ?Cela tient encore à la question.Quant 4 l\u2019indépendance, nous n'admettons pas que M.Tarte se mette en scène à nos Côtés.Il n'y a aucune comparaison possible entre l'indépendance \u201c d\u2019un petit bonhomme \u201d comme nous, même s\u2019il est \u2018\u2018 entre les mains de ses grands papas du ministère, \u201d.et l\u2019indépendance d'un \u201c petit bonhomme \u201d comme M.Tarte\u2014car M Tarte n'est certainement pas un grand \u201cbon- homme\u2014entre les mains du grand papa Sénécal.Un abps grave vie, « PREITY che ce, et pet Nous avons signalé hier la saisie d\u2019alambics qu'on vient d'opérer-a Saint-Valier.Il paraît que le nombre de personnes se livrant à la distillation dans les campagnes est très désordres et une violation de la loi que tout bon catholique devrait\u2019 se faire un devoir de dénoncer aux autorités ; car le crime de l'ivrognerie est déjà assez répandu sans\u2019 qu\u2019on davantage.: Le gouvernement a imposé.des: peines sévères contre ceux: qui enfreignent la loi concernant la distillation, et il.a- agi sagement.Non séulement la loi impose une amende de $500 pour chaque infraction, mais elle promet- des récompenses aux personnes qui, par leurs informations, feront découvrir les conpables.* Voici un extrait des règlements sanctionnés le 20 juin 1888 à oet effet : qu\u2019on les lise attentivement : .ART.9\u2014MANUFACTURES ILLICITES \u201c 1.11 est perdnis aux pércepteurs de promettre les récompenses suivantes pour des renseignements qui mettront le Gouvernement en état de poursuivre et de faire condamner les personnes engagées dans la disul- lation illicite :\u2014 - moo Loy .ow AL DES CAMPAGNES = .peum dénoncé par Mer.'archevéque! l\u2019analyse complaisante d'un opéra où / considérable O\u2019est une cause del aide par notre silence à lé- propager |\u2019 root / tip\" edd \"qui con Ia saisie: d'un- alambic\u2019 illicite, les quatre-cinquièmes de la valeur.-estiméeides.articles saisis.7 VF Personnes possédar t'on employant an alaiibie illicite, le plain, moptant des.amendes reconvrées.ne dépassant pas $50 OYE Le Veo ° Luc hi É 573 3 \u2026- -pables:de payer les amendes imposées et \u2018sont \u2018emprisonnés \u2018à-défaut\u2019 \u2018del paiement, lo\u2019 D-partemeht \u2018paidra : ati ämendés ifnposées., ., nv, __* 8.Le nom de ceux.qui, fournissent les renseignements sont tenus Pont tj, re : On troit.généralement - avoir.: le droit de distiller des spiritueux pour l\u2019asage de la famille.C'est une erreur.I] faut, anssi dans ce.as oblenir .une licence, qui coûtera $350, ou s'exposer à une amende de $500.La loi ne laisse pas d'autre alternative.vv Pour le bonheur et le bien-être de notre population, nous .formons le vœu :sincère-que les autorités mtni- \u2018cipales sévissent avec'la plus-grande rigneur-contre tous -les conpables-e mettent fix à cet abps/grave.y coo CL e qe N La Messe de Minuit a (ä campagne , 40 Cele ' Tn .+ : T OL Nuit calme et solennoie ! | Oh ! our qu\u2019elle était belle, Ld rus.ique chapells, Boys son uaïf d cur ! Avec tes feux mwgiques, Et ses autels feeriqu-8, Et s+s joyeux cantiques : Mon D-ou, j'y suis encor ! L'astre s'allume Au ciel aus brume ; .Chagne toit fume - bil-ncisus ; La neige bri:le Sur la.charmille ;; \u2026 Munuit sc:utill+ \u201c \u201cAurhäut destioùt.N so .Un methore, Mabe aurire Là-bas \u20ac lore L'azur du ciel : Lurur< étranges, \u2026 \u2026 Cblestus franges \u2014 \u201c Sont-ce \u2018les | uges x our l'Eteruel ?1 .; \u2018C'est une aurore boréale, oo Couleur ds f-u couléür d'opale : O beils auro:e boreal, - Qui ans l\u2019omore éclate sans bruit, Be-tu le radieux symbo:e on De cet Enfaut dout la ,arole.S'en vient de l\u2019un à l'autré pôle Chasser les ombres Je is naît ?\u2014 Mais écoutez : la cloche sonne Au clocbe - lointain qui rà onne.La cloche sonne et-carillonne A reveiller tout le hameau.A ce signal, chaqu» chaumière.Mug juement soudaia v'eclaire : La varriol» attend.leghre ; =: A la chapelle !\u2014il fait si beau ! :* Axla chapolle Dieu nous appglle à Yolon- vers alle, \u2014 H fuit si beat! Comme une rose A peine eclose, [X Jésus v.pusd\u2019 : Dans sun b ui.+.ci * # ' r Berceau charmant ! vrai nid fait de vert sapl- nago, Où\u2018lort l'Ea \u2018unt-Jésus, gontil oiseau d1 daté Et voyez-lu sourire aux enf.nis du village +, « : Son sourire est plus par qu'un pur rayon de iniôi ! Lo bel ange ! il rayonne avec autant de joo Que s'il était couche sur la pourpre et la sole.Comme 11 est, gracieux, ce roi de l'univers Qui nait en souriant sur quelques ram \u2018aux frorts ! ~ Non ! pas môme una humble cebane : Sous les yeux d'un boul et d'un Rue | Qaal fils de pauvre pay:anae .N'eût pas rougi ae nulirg ainsi ! Diôle Kaf-nt que rloa R+ protège, Il nous rrive avec lu ncige \u201c 2.(e)\u2014Peur tous renseignements Mi les oiseaux blan :8 pour cortège.La nuit d'autoaine l'a Lransi secrets, 3 moins d'un désir où.d\u2019un|.| consentement au!contraire.\u2019 \\ 53 Vo, ete .a ; à .duiront a la découverte et a ++ (b)\u2014Pour - tous, renseignements |: \u2018qui aménéront\u2019 la bonviotion™ des |! \u2018@loter là mivitié \u2018du: montant desi] be \u2018; Mais il sommeille : ; \u201c| Près dé'la\u201ct:èche alist t fc)-\u2014Silesicoüpables sont - inca-|i -Et ce Jugé ., rH Tous les autres dormaient : nous, seul i i Male sur sa paille ~~ ug Are oo ol Milo ddr at ne a Il ost joyoux.: Lenfano aduire- i Son doux sourjre: .gin chisrme attire + L'enfant préUX.criant A2 Lee 5 \u2014_\u2014 \u201c> RENE \u201cqui va sonner gs.:(lheura TEES o St tc si (eer al pleure qui ufit va le juger demain.ldt-asmblé\"un jugs bien humain ! Said : a.i f {aero ve Lelys dont ls corolle exhale.De sénteur si virginale: * La noige fraîche et matinale: 4,7 \u2014< Qui charge au bois fes verts buissons ; Eñfn, la pesle la plus belle = Avec moins de grâcsu étincelle Que sa vive et calme pruneile, Pleine d'amour ot de rayons! 2 ty ET TE saut , \u2018s \u2018Us halfoelant\u201d Viglits, pour D'abandoaner bientAt sat Cet ntant ot O nuit vermeitle, Jesus summeille: Coule sang bits | = | Codle plus lets,\" \" O nuit charmante, \u2018 Coule plus lente; O sainte nuit ! cc Bg Nait calme ei solennelle oo Ou\u2019! oul, 'qu\u2019e'lé était belt), La- rustique chape la, Sous on naï\u201d dscor.Avec ses foux.magiques,,- Bt ses autels feériques, B- ses joyaux cantiques.\u2026:.& Mon Dieu, J'y suis encor ! i 208 : Chérabins do I'exil, & qu méaquailent des ailes ; Par le froid colores, du fou plsin las prunelles, Nous, petits viliageois, prenivas I'Bnfant divin Pour ua frère venu du P+radis lointain.\" - Nntce Ame que fonduit l'ivresse de l'exlase, Menaçait d\u2019éclater com ue un fragilé vase, -L'é6glise illuniinée au milieu de la nuit Achevait d'ébiouir notr - œil et notre esprit.La messe de Minuit, vh ! c'était notre fête : Un mois d'avance au moins nous en perdions .la-téte Nos soupirs n'étajent:pds des soupirs de pro- - [phdte :\u2014 to [couvert « T| faut, \u2014demandions-nous, que .Ja\u201dneiga ait Cetie roche si haut- ?-Let ce gadellier vert ?Ah ! ce Miauit doré, lenement comms il vole} Quel plaisir ce sera : le suir ! en carsiole ! Et puis, voir ce Jésus, dont ls nom seul parfois Joint les mains de mu mère et fait trembier sa [voix ! 1 plein de mystère 1\u201d De*ces rèves riants rien n\u2019eùt pu nous distraire.Pius de jeux Lo gros chien n'était plus\u2019 atrelé.\u2018oiseau ne craigamt plus nos lignettss perfides.Plus de courses non plus sur nos tralaeaux Ct (rapides, \u2014 squ'oublié.Voir l\u2019églso,\u2014pour nous vrai cie Et le gros bane de neige était pre ; Cot .ot TN La veil 6 au soir enfin, pour nous lever à l\u2019heure, Nous jugions gilus-prüdentde ne:nous pes cou cher : s dans la .ce fdemeure, Nous faisions sentinelle, assis près du vucher.Ak ! gentils souvenirs parfumés d'innocence, Vous êtes guis comme elle et frais comme (l'enfance.J'ai vu naître depuis Jésus loin.du.h«meau : i À} \u2018|-Mais tout cela vautl-il:lss Minuits dulyillage ?Dans les villes surtout ul- superbe ~talage ! Jueil méjgnificence-atitodr de son berseau Nuit calme et solennelle ! Vieille et sant» chagelle,.8.riants et si belle |.- \u2018Sous ton naif dé:or: * *- Avec (3 feux magiques, Et t-s autels feeriques, Bt tes joyeux cantiques, Te reverrai-je encor ?\u2026 L'abbé Arocruinp Gaxonas.& » She ogee 2 We gy.Voici guslle\u2019a 6t61a marche de la, population\u2019 des Etats-Unis d\u2019après \u201cHes recensements-décennaux : + vee 8,929,000 En 1790 .«1800 5,808,000 \u201c 2810 7,240,000 « 18267 9,634,000 - \u201c 1880 12,866,000 \u201c 1840 17,069,000 \u201c 1850 28,192,000 \u201c 1880 81,448,000 « 1870 88,658,000 \u201c 1880 .-50,159,000 D'après les deux derniers recensements l'augmentation annuelle est d'environ la 28 partie du cliffre de la population au commencement de l'année ; il en résulte pour 1884, une population probable de 55 millions 721 mille habitants. * obligeance en = \u2018Spencer Wood même.\u2018Une déclarâtion Nous nous faisone un devoir de publier la lettre suivante que nous venons de recevoir de notre ami, M: Desaulniers, le nduveau député de Maskinongé.Cette franche dégleration Gait superflue pour ceux\u201d qui connaissent bien M.Desaulniers.Mais elle pourra détromper les quelques dupes auprès de qui ont cours les canards de la presse libérale : Mon cher Monsieur, : Veuillez 8tre assez bon pour publier dans les colonnes du prochain numéro de votre journal la déclaration suivante: ** La Patrie prétend que je suis libéral et membre du club national : Je tiens à déclarer que je suis \u2018conservateur et resterai conservateur.- Je vous remercie d'avance de votre publiant.cette franche déclaration.1, Je demeure,~ Votre tout \u2018dévoué serviteur, A: L DESAULNIERS., 104.oa Je \u2018 A Spencer Wood - + ;: \u2018\u2019LES ZOUAVÉS\u2019 PONTIFICAUX Les zouaves pontificaux du district de Québec \u2018sont\u2019 allés, mercredi après-midi, présenter leurs hommea- ges à Son houneur le lieutenant- gouverneur, l'honorable M.Masson, à l\u2019occasion de son élévation au poste éminent qu\u2019il occupe aujour- d\u2019hui.La réception a eu lieu à Les anciens soldats de Pie IX ont été l'objet d\u2019un accueil cordial de.la part du représentant de Sa Majesté en cette province et de Madame Masson.Les zouaves pontificaux étaient au nombre de quinze et résident tous à \u201c Québec, excepté Mr M.Bourget, qui demeure à Lévis.Voici leurs noms : MM.F.X.Toussaint, -marchand épicier ; A.Couture, médecin-vété- rinaire ; C.Trudelle, député-régistra- teur ; C.Vohl, du département -des postes ; L.Gosselin, arpenteur ; L- Lefebvre, du département de l\u2019Instruction publique ;.E.Brunelle, employé à la Commission du havre ; Th.Normandin, ' clero-du Comité exéoutif ; B.Garneau, capitaine du 9e Bataillon ; O.G.Bertrand, avocat.M.Bourget, N.P., A.Drouin, -teneur de livres ; A.Thibault, peintre-décora- teur ; V.Renaud, menuisier, et C.E.Rouleau, rédacteur du Courrier du Canada.Co ae Après la présentation dè chaque zouave à Son\u2018 Honneur et à Madame Masson par le Secrétaire privé M.C.Burroughs, qui a fait les choses avec la plus grande courtoisie, le vice- président de la section de Québec donna lecture de l'adresse suivante : AIME DIEU ET VA TON CHEMIN Union Allet, section de Québec.À Son Honneur Louis-François-Rodrigue @ Masson, Lieutenant-Gouverneur de lo province de Québec.Le principal motif à joindre nos humbles félicitations à celles de nos concitoyens, est un \u2018sentiment de gratitude.Les anciens soldats de Pie IX, les zouaves pontificaux de Québec, ne.pouvaient oublier le dévouement que votre famille, ticu- lièrement votre regrettée.et vénérée mere, a montré pour le grand, mouve- mènt de 1868 qui envoyait à Rome la première phalange des jeunes Canadiens allant servir sous lé drapeau pontifical.Et vous-même n'êtes pas étranger à cette \\ .ui nous a engagés A250 4 Bia dS « TP _d D généreuse action des- cœurs catholiques u Canada.oh Cle Votre Honneur comprendra facile- \u2018ment-combien nous.avons été heureux lorsqu\u2019il a plu à Sa Majesté vous appe- Her à la représenter, © trea Notre \u201c Union\u201d ne s'occupe ni ne: s\u2019émeut des partis ; 'mais'ce qui dus.a de\u2019 plüs encouragés à nous présenter devant vous, c\u2019est l\u2019unânimité de tous les citoyens de la Province qui a acclamé avec enthousiasme votre élé- Vatioii au poste si important et si honorable que vous occupez aujourd\u2019hui.; Nous croyons aussi qu\u2019il est de notre devoir de profiter de cette heureuse Occasion pour vous assurer de notre loyauté envers notre Soûveraine et son gouvernement.Veuillez agréer les vœux sincères que nous formons pour le succès de votre administration, pour votre bonheur et celui de votre famille.Québec, 24 décembre 1884.Son Honneur fit une charmante réponse, que nous nous efforcerons de\u2018 rapporter aussi fidèlement \u201cque possible.Comm Ce Ct ia 4 £3 Messieurs les zonaves de.Québec.Je ne saurais trop vous remercier de la gratitude que vous témoignez, ma-famille et à ma mère en particulier.Vous parlez du\u2019 dévouement qu'elle a déployé.pour les zouaves pontificaux.Jé serais fort en peine de, vous'dire ce ue ma mére a fait pour cette belle croisade.Vous en savez peut-être plus long que moi ; car, comme il arrive pour la plupart des personnes pieuses et charitables, ses bonnes œuvres étaient inconnues même deses enfants.Sa main gauche ignorait ce que sa main droite donnait.; Quant à moi, je n'ai que rempli mon devoir en encourageant ce beau et grand mouvement des zouaves pontificaux.J'ai fait ce que tout catholique était tenu-de faire à cette époque pour défendre le Saint-Siège contre les attaques des hordes envahissantes.Le pouvoir temporel de la Papauté était en péril ; toute la chrétienté devait le secourir.Le Canada n\u2019a pas failli à son devoir en cette circonstance.Des centaines de -ses enfants n\u2019ont pas craint d'affronter les plus grands dangers et d\u2019ex- Poser même leur vie pour prouver leur attachement et leur amour à l'Eglise, leur sainte mère, Je vons félicite, messieurs, de rester, \u2018comme corps, en dehors des déchirements et desdivisions de partis; car, lorsque l'appel a sonné pour voler au secours de ls Papauté, on n'a pas demandé si vous apparteniez a telle.ou telle fraction politique.Non, en vous le pays ne voyait que des zouaves pontiftcaux marchant à l'ombre du même drapeau.Pour Conserver l\u2019union entre vous, vous devez rester encore zouaves pontificaux.Comme chevaliers du Pape, pas de politique Comme citoyens, vous êtes parfaitement libres d\u2019avoir et d'émettre les sentiments politiques qu\u2019il vons plaira.Vous afrmez de nouveau votre loyauté envers notre gracieuse Souveraine et envers le gouvernement dont j'ai l\u2019honneur d'être le chef.Je ls connaissais déjà cette loyauté, et les zouaves pontificaux en ont donné des\u2019 preuves qui ont même étonné l'univers.Lorsque l'aigle de Prusse vint fondre sur la France, les zouaves français n\u2019hésitèrent pas un moment soldats du Pape volèrent-la défendre dans votre bienveillante adresse, à- - Perrault, Deo infanti.Inutile de dire à offrir le secours de leurs bras à leur patrie écrasée par le nombre, sans regarder à la couleur du dra- pean qui flotiait à la tête des armées, C'était la patrie qui allait périr,les êt se sacrifièrent même dans la plane de Loigny pour le salut dn reste de l'armée.Je suis convaincu que si le Canada se trouvait un jour en dan- ger\u2014c'est ce qui n\u2019arrivera pas de sitôt, j'en ai-l\u2019espoir\u2014vous Seriez les premiers à prendre les armes et à marcher contre l'ennemi sous le glorieux drapeau britannique comme vous avez marché sons l\u2019étendard pontifical.Je termine, messieurs, en vous remerciant des vœux et des souhaits de bonheur et de prospérité que vous formez pour -mon adminisiration et pour ma famille.ve ; \u2018Les zouaves furent alors invités à prendre quelques rafraîchissements et se retirèrent ensuite enthousiasmés de la réception que leur avait faite le chef de l'Etat en cette province.NOEL Nite - La fête de Noël a été célébrée cette année \u2018avec la plus grande pompe dans toutes les églises de la ville.Cette belle manifestation de la piété chrétienne est tout un événement.La naissance du Dieu-Sauveur est toujours accueillie par les plus vives transports d'allégresse par toute la population.La joie est générale.Le Gloria in excelsis se fait entendre dans la plus humble chaumière comme dans le palais le plus somptueux.O'est la fête par excellence pour le Canadien-français comme pour tous les autres habitants de la terre.Aussi ne doit-on pas être surpris de l'éclat qu'on déploie dans toutes nos églises et dans toutes nos chapelles.C\u2019est en cette nuit à jamais mémorable que I'Enfant-Jésus a.fait son apparition parmi les enfants des hommes, qu'il a été acclamé par les anges du plus haut-des cieux et qu'il a été salué par les bergers et les\u2019 rois mages à la crêche de Bethléem.Il serait trop long de rappeler ici toutes les splendeurs du grand jour \u2018de Noël.Nous nous contentermns dé donner le programme de la musique qu\u2019on a exécutée dans les principales églises de notre ville.Ce simple énoncé suffira pour nous don-® ner une juste idée de la solennité de cette cérémonie religieuse :.A LA BASILIQUE M.l'abbé O'Ryan; du Séminaire, à chanté la messe de minuit, avec diacre et sous-diacre.La Société musicale Sainte-Cécile, sous la direction de M.N.Levasseur, à donné la messe de Noël de l'abbé que cette messe a été bien rendue.À la messe du jour, Sa Grandeur Mgr l'archevêque a officié, avec Ml'abbé Octave Simard, comme archiprêtre, et MM.les abbés Gagnon et Mathieu, du Séminaire, comme diacre et sous-diacre.Le sermon a été donné par M.l'abbé Louis-Adolphe Pâquetprofesseur de théologie au Séminaire, Les élèves du petit Séminaire ont chanté parfaitement la Messe dn sacre de Charles X, de Chérubini, avec accompagnement d'orchestre.Le chœur était dirigé par M.Gustave Gagnon, et M.Ernest Gagnon présidait à l'orgue.ee - À l'offertoire, M.D'Eschambauit a trés bien rendu le Ne¢l de Gounod, avec accompagnement de violon par M.Lavigne.De l'aveu de tous, l'interprétation de cette messe a été un succès.À vêpres, Mgr Taschereau a officié.emA L'ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE La Tête de Noël a aussi été célébrée avec éclat.À la messe de minuit, M.le curé Plamondon a officié.A la messe du jour, M.le curé Plamondon a officié, avec MM.les abbés Mayrand et Faguy comme diacre et sous-diacre.L'Union musicale a donné la messe de Perrault avec les soli suivants : Au Kyrie, Mlle Côté ; au Gloria, Milles Lemieux et Drolet et MM.Dorval et Fecteau ; au Graduel, Venue du Messie, Mlle Hudson ; au Credo, M.F.Dorval ; a I'Offertoire, Oratorio de Lambillotte, Mme Delisle ; Mlle Drolet et M.F.Dorval ; Sanctus et Agnus, par le chœur ; sortie, Les anges dans nos campagnes, Madame Lefebvre.A SAINT-ROCH.La messe de minuit a été chantée par M.l'abbé Bernard.M.Philéas Roy tenait l\u2019orgue et M.Joseph Tur cotte, avocat, conduisait le chœur, qui a chanté la messe Deo infanti de Perrault.À la messe du jour, M.l'abbé Labrecque, du séminaire de Québec, officiait, assisté de MM.les abbég Sexton et Paradis comme diacre et sous-diacre.Le sermon a été prononcé par Mrab O'Ryan, du séminaire de Quéec.A SAINT-SAUVEUR La messe de minuit a été chantée par le Rév.Père Bournigal,supérieur, assisté des RR.PP.Jodoin et Drouet.On a chanté la messe du second ton harmonisée.À la messe du jour, le Rév.Père Grenier officiait, assisté des RR.PP, - Mayeur et Charles.Le sermon a été donné par le Révd Père Drouet.On a chanté la messe de l'abbé Perrault.CONGRÉGATION DE SAINT-ROCH La messe a été chantée par M l'abbé D.Gosselin, desservant de la Congrégation, assisté des Révds Pères Désy et Lamarche, comme diacre et sous- diacre.° AU'COUVENT DE BELLEVUE La fête a été magnifique ; et le coup d'œil que présentait la chapelle avec ses nombreuses lumières aux différentes couleurs, n'était ni plus ni moins que splendide.Toutes les personnes qui ont assisté à cette messe de minuit n'ont qu\u2019une expression pour manifester ce qu\u2019ils ont ressenti au milieu de cette nuit silen- .cieuse : \u201c Oh ! quec'était beau !\u201d Aussi il n\u2019y avait rien de plus émouvant que d'entendre dans le lointain ces voix d\u2019'anges chanter Ça bergerset de voir apparaître aussitôt trente petites filles, vêtues de blanc, la tête ceinte d\u2019une couronne, dont l'ane d\u2019entre elles portant l\u2019Enfant-Jésus dans ses bras et le déposant dans la crêche.\u2018| Chacune de ces élèves tenait à la main droite un bouquet de fleurs naturelles.Aussitôt après avoir déposé l'Enfant- Jésus dans la crêche, ces petits anges se formèrent en cercle autour du berceau et restèrent dans cette position pendant tout l'office.La messe fut célebrée par le révérend M.Marcoux, chapelain de, .- h communauté.Les parents des élèves avaient été invités a prendre part \u2018a cette belle cérémonie.Les religieuses et les élèves ont fait d'excellente musique.ik ge A PAveair, P.Q.On nous écrit : La solennité de la messe de minuit a été celébrée ici avec un éclat qui ne saurait être surpassé dans aucune église de campagne, croyons-nous; La cérémonie a commencé par Peni trée des bergers.Quatre petites filles de huita dik ans; représentant les anges, vinrent prendre place au chœur, en invitant par- leurs\u2019 chants joyeux, les bergers à venir adorer le nouveau messie.\" Aux accords d\u2019un chant animé parurent bientôt dix petits garçons, les petits bergers, qui vinrent prendre place au cantre du chœur devant la crèche de Noël, après avoir adoré le petit Entant Jésus.Cette crèche de Noël est un - modèle de bon goût.C'est une étable -Gons- truite en bois en -grume de tamarac, couverte en paille.Elle a été confectionnée d\u2019après le plan et sous la sur: veillance de Mlle Gagnon, modiste, du village de l\u2019Avenir.La messe à aussi été un vrai \u2018succès musical.Quand on songe que le chœur est formé de personnes très éloignées de l\u2019église et ne pouvant s'exercer qu'à de rares intervalles, on est réellement surpris des succès qui ont couronné ses efforts.Une bonne partie de la messe.du\u2019 second ton harmonisée a été chantée presque à la perfection.A l\u2019épitre, Silence Ciel, à trois parties, a été très bien exécuté, A l'offertoire, on a chanté très bien, ce n'est pas trop dire, la Pastorale de Lambillote, avec très bon accompagnement de violon par M.Bourassa, de Danty.Plusieurs autres cantiques ont aussi été chantés avec un ensemble et un entrain remarquables.; Nous devons ses succès au zèle et à I'habileté de Dlle Marie Dionne, qui a la direction du chœur de l'orgue.Depuis qu\u2019elle occupe ce poste de vrais progrès se sont fait sentir dans la musique -qui s'exécute à l'église.Aidée de quelques amis elle a su donner à la solennité de la Messe de Minuit cet éclat inaccoutumé \u2018 dont je vous parlais an commencement de cette lettre.Nous devons aussi mentionner le nom de Dlle Eugénie Bellerose qui a accompagné la Pastorale sur harmonium, avec un talent rare, Parmi les voix remarquables qui ont exécuté les solis, nous avons admiré celles de Dlles Corinne Proulx et Allard, et de Messieurs Ph.Proulx, Bernard, N.Proulx et Charpentier.Mlles M.Charpentier et Raiche ont aussi donné un puissant concours à la |- beauté du chant.À la messe du jour le chœur de l'orgue à répété le même programme avec le même, succès, et à la fin de la messe on- a charité Les Anigés dans nos, Campagnes, avec solo par Mlle E.Charpentier.J'aurais tort de né pas mentionner aussi le magnifique sermon donné par M.l\u2019abbé Désaulniers,vicaire à L\u2019Avenir- M.Désaulniers est sans contredit -un orateur distingué et sait s'élever aux plus belles, sphères de l'éloguence religieuse, - Ily aeu aussi musique .brillante à.vè pres.! EE ES Nous spprénons avec douleur, la mort du révérend M.de Carnfel, curé- de Saint-Anne Lapérade\u2014 PP; La diffamation La diffamation joue un grand rôle dans la sociéié.Elle s'attaque non- seulement à la famille, mais encore aux gouvernements.C'est ordinai- vernon l'aune puissénte ont-ce sert : de nos, hommes politiques.| son génie, 210 MAST rss p'ait.pas th Taito-aurtümerquentns 5 ls presse libérale pour.combattre le parti-conservateur.II\" \u2018De \u2018s'écoule guère de semgines sans que.les jonre{ maux, its .Aiffament,.quelques-pns; -Dans-le pays, nous savons à quoi nous en tenir la-dessus;ret le à peuple docpeille toujours avec'le \u2018plas\u2019 \u2018graft, mépris | me x le violentes.et ipjustés atiagues, de nos ennemis contre le gouvernement conservateur.À chaque\" \"élection: générale, Ja population tend un ver; dict sévère et mérité \u2018contre les) hableurs du parti.rouge, en les reléguant ; dens Yombre.Mais quel est l'effet.de-ces:oriaille- | ries; \u201cpousssées par la:haine, dans les pays étrangers et gurtout'en Europe ?Ceux quine lisent que des journaux rouges \u2014 Héureusement.:qu'ils sont \u2018rares\u2014prennent nos gonvernänts et- nos hommes publics en général pour «une bande de'pillard, de voleurs et de \u2018bandits ; ils-considèrent notre pays; corime Écroté par\u2019 les impdts ; ils |- croient que toutes nos industries languissent et que le peuple \u2018meurt de faim.Le Canada marché inévita- | blement vers la:rdïne et la banghe- Toute.\u2018C\u2019est l\u2019impréssion qui fous Teste après la lecture des brillantes épopées des coryphées du parti: libéral, comme celle par exemple que Sir \u2018Richard Cartwright nous a donnée l\u2019autre jour à Montréal., Le mal causé, dans ce \u2018cas, par.la diffamation est immense, Les capitalistes auraient fait des placements considérables dans le pays ; mais, en voyant cette triste peinture - de la situation du Canada, ils tournent leurs regards vers une autre contrée: |.qui est certainement inférieure à la nôtre sous tous les rapports.C\u2019est autant d\u2019argent de perdu pour nous; et le progrès en souffre.Un grand \u2018nombre détrangérap prennent la résolution de venir se fixer sur les terres fertiles de la Confédération.Mais tont à coup un journal, ou une brochure publiée par lé parti: 4 rouge pour décrier le Canada, leur tombe entre les mains.C'est fini ; ils bouclent leurs malles et se dirigent vers d\u2019autres parages, dans un autre pays où tout est présenté sous les couleurs les plus riantes.Nous pourrions signaler une, foule d\u2019autres conséquences fanestes décon- lant du système de dénigrement adopté par nos adversaires politiques; | car la liste en est longue.Sir \u2018Leonard Tilléy, minigtré des fitanées, à fait | allusion, au banquet de Toronto, aux attaques injtistes de la presse libérale |! contre nos gouvernants et contre la situation du Canada.Nous reproduisons le passage suivant de son discours pour démontrer comment.le.Canada est jugé en.Angleterre.par des scientistes: Nous, hommes publice, sommes -maltraités.Quelques-uns d\u2019entre \u2018 nous: sentent qu\u2019il est de-notre intérêt.d'être maltraites.[Rires].Je doute que Sir John, avec toüte son habileté\u2014et elle est grande\u2014avec tout son tact et avec tout tint aujourd'hui une si grande place dans nus affections si on ne l\u2019oût pas calomnié.[Appi] Je sais qu\u2019il est malheureux qu\u2019on forme la jeunesse du pays et lès étrangers à croire que les hommes publics du Canada sont des canailles, des voleurs et des brigands.4 +0 de rinière Il est regrettable que la Fiat is élection \u2018présidentielie aux + us] Losin \u201c[Parti, mais au moyen d\u2019inj ures person: poyvans ap rendre: \u2018eps voisips:.\u201d amais v\u2019un citoyen de Ce: pays, pre EF pat ae A, Lu a Ben.Butler.ou-de M.Cleveland, sah iy Pays an prolongés).ore Que voyons-nous \u2018depuis \u2018un\u2019 an \u201cdd | | deux?Une :pergotme faisait défnidre- st.avec des membres de:l\u2019Associa- \u2018tio \u2018Canada.Le Canadien dit: \u201c Eh \u2018Rien\u2019 ! que pénsez- Yous du anada roe Gertes! j'en Suis agriabloie Usnrpris,\u201d fut là réponsé.\u2014* Pardon, -autres' Anglais, \u201d\u2018- dit\u2019 le Canadien, \u201c manquez -:de connaissances ' sti\" le Canada et nous le comprenons paëfai tement._ Il n\u2019est ni de votre intérêt ni de vos affaires de sayoir & quoi vous en \u2018tenir.ms Vous.n'y, dies Pas, \u201d \u2018réporidit l\u2019Anglais, \u201cmous, Côpnaigsons le Canada, mais nous avons lu dans des \u2018journaux \u2019 de.Manchester et dans des Journaux écossais des éxtraits de jour: naux;canadiens .abaissant votre pays \u201d (cris.de \u201cLe, Globe\u201d).Oui, le Globe est! reproduits, et ce monsieur le mention; \u2018na, \u201c[Appl.] IL continph : Quand Nous voyons de telles assertions venir de vos propres journaux, n'est-il pas tout naturel que nous y ajoutions foi 7 Et,enfin les agenis.en Allemagne des.comphignies amèricains de chemins de fer s'emparent de \u2018ces: déclarations, les montrent à font: voir: quelle sorte.de pays est.le: Canada.Laissez-moi donc\u2019 vous \u2018Aire que j'avais -espéré quand nods hous sommes reliés à la \u201cConfederation, \u2018 que toutes les questions de parti, toutes les questions personnelles du passé seraient oubliées, que tous les partis seraient unis.sur de grands principes, de grandes questions et auraient élevé le champ de la politique dans une sphère\u2019 plus haute ave dans la presse.C'était\u201d un espoir.question, de pouvoir:ou de succès pour des hommes qui n\u2019ont \u2018aucun souci de l\u2019effet que leurs déclarations peuvent avoir pour leurs pays à l'étranger ou chez eux, s'ils peuvent seulement porter \u2018un éoup à votre chef, à son gouvernement ou à son parti.(Appl) .restent tout surpris, tout étonnés.| Tis sont frappés d\u2019admiration en présence -d'un pays \u2018renfermant: autant de ressources et \u2018autant de richesses.-prise -et cette admiration\u2018?C'est parcé que la presse libérale vilipende qui dirige les \u2018affaires ; 3e \u2018et parte que les roûges étient sans cosse a la ruine et à la désolation ; c\u2019est .parco \"| que les grits, mettent\u2019 leur\u2019 patrie presque au'rang de ces: contréds'ste- riles, désertes et''ffoides\u2018 \u2018qi ne re: \u2018pdivent que, Ta Visits \u2018de quelques .rares et hardis voyageurs.Tavoges.Voilà le mot: \u2018de Pemigite.= pe menton de de iro di 2 CAS SaintE ugéxle L bondance des.matières so a ein ché \"jusd'u'i oi de puhlie r dans, paroisse de St-Eugédne: *, appartenaient auparavant\u2019 à Islet.-On sait què St-EnZène est ui démem- |.brement de l'Ialet.Cette dernière paroisse ayant acquis récemment un magnifique carillon, ses anciennes cloches revenaient à St-Eugène.Plusieurs membres du clergé assistaient à la cérémonis prganisée par le révérnd M.Méthotk la pasteur s nelles, Mais il y, a une'cHose: que fois : On\u201d ais ;v ls | 1 \u2018db nombre de ces journaux qu'on: a} leurs Eomipatri iotes et leur: Mais il paraît n\u2019y avoir qa\u2019unes Les étrangers qui visitent le Canada: Pourquoi ¢ cet \u2018étonnement, cette: eur- soni pays:en' voulant détruire le parti L Besabien Pre.we C'est le diffamation \u2018 \u2018qui exerce se étochés >.nos colonnes le \u2018compte-rendu suivant d\u2019une installation de cloches: dans la - ~ L'ane et le boouf soufflent dessvs.\u2018Le 20 novembre dernier a en lidu.à St- Eugène une béllé cérémonie.Il |.- s'agissait d'inaugurer \\trois cloches,{ - formant carillon.Ces trois oloches| dévoué de.Saint-En gène.ble M: Delgo abi ié\"Lérmon de circonstance.C'est.lui qui a béni la première maison de cette jeune Te.:yénéra- paroisse.C\u2019est lui, Ai.ja prégidé a toûites Bes.constructions pabliques.Et i avait - bien\u2019 voulniquirticiper .éngore.-a.cette féte,, ve, - ne veu Lun voyage en chemin de for dai | M.:Chs Marcotte, dé; ute a ! Vike avée madame Marcotte.31.P.B.Casgrain, \u2018député fédéral been.par suite :J d\u2019affaires Professionnelles, Sait rope senté par M.J.Casgrain.| Deux charmants enfants, M.I.Marcotte et mademoiselie A.-Casgrain ont fait la quête.On trotivera peut- être intéressant l\u2019acte-de \u2018 \u2018bénédiction des trois cloches \u2018inttallées ce.jour-là à St- -Engèlie.H dats, de.bez Le voici : | + ss, 4.0 6 Le dix sping il ait, cent - trente: \u2018deux, \u2018rious Lopis Beaubien, quré le: St-Thomas, soussigné, à l'invitation de Messire Pierre Bourget, curé du lien, avons présidé à la\u2018bêné- diction soleimelle de \u2018trois\u2019 cloches du \u2018poids de quinze cent: cinquante: trois Jivres à 1/10 la, ivre, la , première .pesant.588 lbs a été.nommée Marie- Hortense Eugénie par, Engine Cas-\u2018 grain, Ecuger, seigneur \u2018de cette pa- rôdisse et dame Marié: \u201cHortense Dionne son époûse.La seconde pesant 508 lbs a été nommée\u2019 Marie-Honorine par Monsieur Isaac Fortin et Demoiselle Angélique Fortin, Dame Fafard.La troisième pesant \"457 Tbs.a été nommée Marie Marthe par Monsieur David Gagné et Demoiselle Marie Marthe Couillard, Dame Leclerc.En foi de quoi nous avons signé, ainsi que quelques-unes des personnes susdites et plüsieurs messieurs du \u2018elergé présents à la cérémonie.Signé : Marie Hortense Dionne, O.E, Casgrain, O.J.Praneau, Ptre, curé de St:François R.\u2018du Sud, L.Gingras, Ptre, M.Angélique Fortin, J.O.Lecläir, J.B.Fortin, écuyer, J.M.Madras, Ptre, P.Bourget, Ptre, curé, F.-X.Delage, : Ptre.vicaire, J.© Sons, Fhabile : Aireatian.de.son vénéré pastenr, M.Méthot, la paroisse de St-Engène fait de rapides progrès.\u2018On nous permettra ¢ d'offrir nos félici- tatic ons et au\u201d \u2018pasteur et au troupesa.Un joli Noël que nous Sueilions \u2018dans les colonnes du Canada : ora, Le ciel est noir, la terre est blanche, Cloches, carillonnez gaiment !, .,.,.| Josue est nô : la Vierge pénche | LE Sur lui son visage charmant.| vos » pat A \u201cPas de obii¥tines fostonhses - .| - Pour préserver l'enfant du'froid: Rien que des toiles d'araignées Qui pendent des poutres du toit.\\ T1 tremble sur la paille fraiche C6, + Ce cher petit Enfant Jésus, =.\u2019 Et pour l\u2019échauffer dans sa crèçhe,\u201d, > La neige au chaume pend ses franges, Mais sur le toit s'ouvre le cial, Et, tout en blano, le chœur des anges -Chante-aux bergers : Nôæt ! Nour 1 gh Grandeur Mgr Bourget est ma- \u2018lade depuis environ trois semaines \u2018et durant plusieurs jours son état a inepiré de grandes craintes.Aujourd'hui, heureusement, il\u2019 paraît pren- \u2018dre le dessus.Néanmoins, son méde- oin est d'avis qu \u2018il nesera pas en état de.recevoir à l'eccasion de la noav elle année.Abglaise venus pour visiter le à Ja OHambre lotalg, tait, Présent - i 3 + ew PR a 25 450 ! Sih FL ATLL RS -.JOPKNAL DES OXSIVAGNES ~~ \u2018 EY 7.a LEE os Eh i a 447143 \u2014 ns ç Les Trappis es à la Nonvelleoy wr ; conse DIOCESE D\u2019ARICHAT.- Enfin il nous est donné de compléter notre travail sur les Trappistes ; malaré un si long retour, nous n\u2019avons pu nous procurer tous les détails nécessaires sur le Petit Olairvaux de Tracadie.La mort prématurée du bon Père Joseph [dans le monde Guillaume Talbot, avoçat) et d\u2019autres circonstances incontestables, nous ont privé de connaissances précieuses sur la vie intime de cette maison.Avant d\u2019aller plus loin, il importe de savoir où nous sommes.La Nouvelle-Ecosse, l'une des Provinces maritimes de la.Puissance, renferme denx diocéses catholigues : celui d\u2019Halifax, le siège métropolitain, fondé en 1845, et celui d'Arichat, en 1844.Le plus ancien siège épiscopal de ces Provinces est celui de Charlotte-Town, sur l\u2019Ile du Prince Edouard et mieux l\u2019Ile St-Jean, comme la désignent*les Atadiens, et le veut l'histoire ~~ Le diocèse d'Arichat-où s'élève le monastère des Fils de.St-Benoït est le plus riche et le plus populeux des Provinces du golfe: où y compte 78,000 catholiques, dont 40,000 Ecossais, un certain nombre d\u2019Irlandais, les autres Acadiens.L'Ile du Cap-Breton est presque - touté peuplée par les Enfants de l\u2019in- fortanée Acadie, dont les malheurs ont été chantés par Longfellow et notre barde canadien, Lemay, ainsi que plusieurs paroisses du comté d\u2019Antigonish, sur la terre ferme.Le siège épiscopal se tronve à \u201c Arichat sur le Cap-Breten ; mais, quelques années avant sa mort, Mgr Mc- .Kinnon vint se fixer à Antigonish mê- \u2018\u2019me, et c'est aussi là que réside son successeur Mgr Cameron.La nouvelle cathédrale d'Antigonish paraît être une belle église, assez vaste, sous le patronage de saint Ninian : elle s'élève sur un riant cétean, au centre d'une petite ville, à quelques arpents de la voie ferrée Nova Scotia & Canso.Tout près de l\u2019Eglise se voit le nouveau collège de St-François-Xavier, résidence du Prélat.L'Evêque Cameron, natif de ces lieux, a fait sa théologie à Rome et y ftit consacré en mai 1870.Lorsque le nouvel Evêque succéda, en 1877, au regretté Mgr McKinnon, le diocèse devait, si j'ai bonne mémoire, $40,000 (quarante mille piastres);or non seulement .cette forte somme a été payée, mais Sa Grandeur en, a collecté cinquante, mille autres et dävantage pour les ?œuvres diocésaines.On comprend que c\u2019est une excellente population, religieuse, pleine de vigueur, de mœurs simples et patriarcales, sitrtout géréreuse e * attachée à sa foi catholique.Mgr Cameron composait, I'an der] nier, un catéchisme en langue gaélique, cette relique des anciens Celtes ou Gaëls, pour la \u2018population .néo- écossaise ; ce qui porte à croire.que cette langue est encore familière à ce peuple et populaire parmi ces descendants de la vieille Ecosse.Hélas ! il est pénible d\u2019avouer que là race acadienne de ces provinces fait tont - le contraire : elle ne sait lire et écrire qu'en anglais ; du moins un trop grand nombre tend à s'anglifier tous les jours et semble.s'en faire un point d'honneur.Si les sociétés patriotiques, sous l\u2019égide de la religion, n'apportent un prompt remède à co triste état de chose, dans peu d\u2019années les échos de Grand Pré et de Beau Bassin ne seront plus compris par les anglomanes acadiens.C\u2019est à Tracadie, au grand Tracadie, situé à seize milles d\u2019Antigonish, et a un peu moins du détroit de Canso, que vous trouverez Notre-Dame du Petit Clairvaux.À environ une demi- liene du monastère, eur les bords\u2019 Pamphile |' d'une belle baie, .se voit enéore'là maison paternelle du bon Père Häbert Girroir, décédé l\u2019hiver dernier, curé du Havre-à-Boncher C'est là que sa Tracadie, chaloupe construite sous les frais ombrages du Petit Cap, à St-Toachim, son ouvrage et celui.du regretté M.Lavar- Aière, vint achever sa course, lorsque son capitaine, devenu\u201d prêtre; révini an pays.Pee Je m'écarte de mon sujet, n\u2019ést-ce pas, bons lecteurs ?que voulez-vous ?j'aime à évoquer ces souvenirs d'un passé déjà loin, à redire ces pensées qui peuplaient mon cœur en foulant ces lieux dont nous parlait si souvent, et toujours avec\u2019 attehdrisse- ment,le gros Girroir, comme on l\u2019ap- Pelait de notre-temys au Petit-Sémi- naire de Québec.D'ailleurs ne fant-il,pas se reposer de temps en temps sur la voie parfois ardue de la Trappe ; c\u2019est le:chemin des écoliers, selon .-l\u2019adage, \u2018un plus agréable, et qu\u2019ôi/ fie se \u201crepent presque jamais d'avoir suivi.\u20184 : - N.D.DU-PETIT CLAIRVAUX ! * Teoh opiate 7 ear rie Enfin je crois'que nous arrivils'; entrez, lecteürs, sous le'téit hospitalier du T.R: Père DOMINIQUE, abbé mitréde N.D.di Petit Olairvaux.* Nous avons vu dans nos articles sur les Trappistes quele fameux Père Augustin de Lestranges, en quittant New-York avec ses moines, en 1814, y laissa le Père Vincent-de-Paul avec quelques Frères, afin de régler les affaires de l\u2019établissement formé près de New-York.Maintenant ée présente une difficulté, que je ne sais trop comment résoudre : Je voir dans l'ouvrage d'Hippolyte .Vérité (Père Cholet) intitulé \u201c Citeaux, La Trappe & Bellefontaine \u201d publié en 1888, que le dit P.Vincent resta en Amérique jusqu'en 1828, mais alors il dut visiter la Nouvelle-Ecosse durant cet espace dè temps et y choisir un lieu pour une fondation, cé que\u2018je he lis nulle part.\u201c Amérique jusqu\u2019en 1828.À cette \u201c époque, il vint en France et retrou- \u201c va à Bellefontaine la communauté ; qu'avait amenée le P.Urbain.\u2018Ge \u201cfat de cette maison qu\u2019il sortit ** avec le P:François-Xavier, lb Frère \u201c Etienne et deux autres religieux \u2018\u2018 pour retourner en Amérique, où il « fonda, en 1825, la communauté de N.-D.du Petit Clairvaux à Tracadie, \u201c dans la Nouvelle-Ecosse.\u201d |\" D'un autre côté, dans une série de correspondances intitulée \u201c.Diocèse of Arichat et publiée dans le Morning Herald d\u2019Halifax, du 11 décembre 1883, \u2018nous lisons que tous, les Trappistes quittérent New-York pour Aa France dans I'été de 1814, \u2018puis le chroniqueur néo-écossais ajoute : \u201cLe Vaisseau qui les portait, fit escale à Halifax, .où il demeura quelque temps en attendant des vents favorables.Un des Traÿpistes, le Père Vincent, descendit à terre ; mais avant son retour à bord, le capitaine, profitant du bon vent, mit à Ja voile, laissant Je bon Père gagner la France comme il le pourrait.Le P.Trappiste devint alors le missionnaire.des Acadiens et des sauvages de cette partie de la Province, et se \u2018consacra à leur bien spirituel.\u201d - D'après cette dernière version on s'explique facilement comment le P Vincent a pu, dans ses courses apos- taliques, visiter cette tie dela Nouvelle-Ecosse et jeter les yeux sur le site actuel du monastère de Tracadie.» Dans tous les cas, ce fut un coup bien marqué de la Frovidence qui disposa de tout d\u2019une manière suave, disponit omnia suaviter, que la fondation si à propos d'un tel établissement dans cette Province, où le besoin de prêtres était si grand.Aussi, pendant de longnes années, les mis- ¢ peu long il est vrai, mais tonjonys| ionnajres Trappistes desservirent ces ives, du détroit de Canso à Picton, et même encore Ssujourdi ui rendent d'éminents\u2019 \u2018services \u2018aux curés et aux paroisses du voisinagë\" de leur Le monastère, çommeila déjà été Le monastère, comme il a déj dit,se trouve, dansle nouvelle Ecosse, comté \u2018 d'Antigonish, paroisse .du grand Tracadie, diocèse d'Arichat.À deux milles de l'Eglise.paroissiale, sur les bords d'une petite rivière qui serpente entre des falaises assez élevées, mais un peu éloignées, de manière à former, de magnifiques prairies, se dressent le couvent du Petit Clairvaux et ses dépendances.Nous allons maintefiant pénétrer dans l'intérieur.Voici le Cloître, vaste renceinte.circonsoriy(Xt.un terrain carré ou Préau, à deux étages, en \u2018briqe rouge.Tout ce qui nous entoure est silencieüx et sévère.Ee Oloître donne accès à l\u2019église, \u2018et à quelques-unes.des grandes pièces qui constituent ce.que l\u2019on appelle les Lieux réguliers, à savoir.: la salle du Chapitre, le Réfectoire, la Cuisine et le Dortoir.Là chapelle ést spacieûse = :| simple, mais biën terminée eit\u2018plâtre Les premières constructions de, 1825, que l\u2019on voit encore, étaient bien humbles et bien pauvres ; nul doute que les bons moines, eurent beaticoup & sotffrir sous \u2018tous les rapports.PS C'était, il faut l'avouer, un bien triste site pour un monastère : ter- \u2018rain rocheux, extrêmement difficile à faire et à cultiver, bois de construction et de chauffage très rares, climat humide et peu favorable aux céréales, printemps langoureux qui ne permet de semer que très tard, en juin, éloignement, surtout alors, des grands centres, chemins impossibles, ce qui, d'un côté, ne permettait pas aux Religieux d\u2019écouler les produits de leur fermo, et de l\u2019autre rendait les importations d\u2019Halifax très dispen- nombreuse, conséquemment pen de \u2018| vocations indigènes.\u201c Le P.Vincent-de-Paul resta en | Aujourd\u2019hui, grâce aux voies ferrées, les communications sont plus faciles, mais encore bien coûteuses ; ainsi les produits agricoles que les Pères expédient au marché, doivent d\u2019abord prendre le chemin de fer du détroit de Canso,à New-Glasgow ; il faut suivre l\u2019embranchement de Pictou qui-vous dépose à Truro sut l\u2019Intercolonial, et de là se diriger vers Halifax.To.Le nombre des religieux au Petit Olairvaux est de trente:cinq, dont douze profès, et sur ces douze dix prêtres, en 1858, cette communauté ne pouvant recevoir de la France, et surtout de Bellefontaine, aucun secours et manquant de sujets, en demanda aux Trappistes de Belgique.C'est Westmalle qui y envoya des religieux.Toutefois le Petit Clairvaut resta isolé jusqu\u2019à son incorporation à la congrégation de la Grande Trappe, en 1869.On lui donna alors pour .Pére immédiat le R.-P.Abbé de Gethsémani, du Kentucky, et tout dernièrement, au Chapitre général de 1882, on le restitua à Bellefontaine, et on lai donna pour Père immédiat le R.P.Abbé de ce monastère.Arrêtons-nous là pour aujourd'hui\u2019; dans un dernier article nous parlerons un peu du régime de ia Trappe, et dirons un mot des autres monastères trappistes sur le continent américain.L'ANCIEN SOLITAIRE DU GOLFE.» om.\u2014\u2014 Noet à Sillery La paroisse de Sillery n\u2019a pas voulu \u2018rester on arrière cette année pour la \u2018célebration de la grande fête de * Noël.Les zélés paroissiens, sous l\u2019habile direction de M.le curé et de son digne vicaire, ont déployé à cette occasion un 4 dieuses ; population catholique peu |: tr pre éclat tout à fait fait extraordivaii c.A la messe de minuit l'illumination du temple sacré était vraiment féerique La maître-autel, surmonté de riches drapeaux, étincelait de mille feux aux couleurs les plus variées, et la nef éclairée par de splendides lustres don nés par les filèles de cette paroisse, ne le cédait en rien à la beauté du Sanetuaire.Le chœur de l'orgue, .dirigé par M.le docteur E.Rochette, chanta avec beau coup de succès la messe du second ton harmonisée.Ona fait de la belle et de la bonne musique, mais on à surtout admiré la magnifique voix de M.N.Falardeau qui s\u2019est fait entendre dans plusieurs solos.Pour rehausser la solennité,la paroisse avait fait l'acquisition d\u2019un tapis d\u2019une grande richesse et couvrant tout le sanc- \u2018tuaire.C\u2019est un splendide ornement.\u201cLa messe de minuit à été chantée par M.le curé Drolet, dont la santé semble tout a fait rétablie.:M.l'abbé O'leary célébra la messe du jour, et le sermon fut donné par M.le curé.La cérémonie de l\u2019après-midi fut des plus touchantes ;car les vépres, qui commencèrent à quatre lieures, furent célébrées avec le même éclat qu'on avait déployé à la Messe de minuit.Qu'ilétait beau en effet, de voir ces petits enfants rangés en cercle au tour de la Crèche e tacle était bien \u2018propre à émouvoir les fidèles et à laisser dans le cœur de l'enfant un souvenir et une impression qui ne s'effaceront jamais.La fète de Noël à Sillery fera époque dans les annales de cette paroisse, et dans six, douze et quinze ans, on répù tera encore: Oh! que c'était beau à l\u2019église de Sillery le 25 décembre 1884} + .Toujours impertinent parti hier de Montréal pour New- York, d\u2019où il s'embarquera pou l\u2019Europe.| L'Eliecieur prend occasion de son départ pour lui adresser, comme adieu, quelques nouvelles imperti- \u2018nences.accepté depuis un mois des honneurs et un titre\u2019qui ne lui .étaient plus ds.L\u2019organe libéral prétend aussi savoir que dom Smeulders a reçu de Rome son rappel vers le 20 novembre dernier.Telles sont les informations de l'Electeur.Voici maintenant les nôtres, et nous affirmons à nos lecteurs qu\u2019elles sont de meilleure qualité que celles du journal de M.M.Langelier : Dom Smeulders n\u2019a jamais reçu de rappel.On lui a abandonné le soin de fixer lui-même le terme de sa mission et le moment de son départ.Et séjour au Canada, il était le représentant du Souverain-Pontife, et avait héroïques écrivains de l\u2019Electeur.La mission de dom Smeulders ne sera vraiment terminée que lorsqu'il aura vu le Souverain-Pontife et lui aura soumis le résultat de ses observations sur l'état religieux de notre pays.Maintenant, que /'Electeur insulte dom Smenulders, c\u2019est dans l'ordre.Il est parfaitement connu que ce journal n\u2019a aucun respect pour les autorités religieuses.o adorant l\u2019Enfant-Jésus ! Comme ce spec Son Excellence dom Henri Smeulders, sa mission étant terminée, est.Il l'accuse carrément d\u2019avoir jusqu'à la dernière minute de son .droit comme tel au respect de tous les catholiques canadiens, même \u2018des SE Les HÉROS do l\u2019Electeur L\u2019Electeur farfouille dans le Canadien pour y trouver des arguments et des; accnsations contre le parti conservateur.Il ramasse ce qu\u2019il peut, et prend ce qu'il trouve.Naturelle ment ça n\u2019est pas toujours de qualité surfine.Co Hier soir, l'organe libéral nous arrive avec un maitre puff, an puff presque aussi gros que celui du canal Lachine, au sujet dela corruption pratiquée par le parti conservateur aux dernières élections fédérales.Quand l\u2019Electeur voudra, nous discuterons avec lui la question de corruption électorale, avec chiffres et noms à l'appui.On verra lequel des deux partis en sortira le plus écloppé.L'histoire du passé est là, et nous la connaissons par le menu.On commencera par dresser la liste des élections contestées et annulées depuis 1874.Cette revue réveillera des souvenirs cruels au fond du cœur de plus d'un illustre libéral.Mais aujourd'hui, noûs voulons nous amuser un peu.Il y a des choses impayables, dans le puff rédigé par les écrivains de l\u2019Electeur.Nos lecteurs en jugeront par l'échantillon suivant : Non ! nos chefs nous ont lancé au feu, nous les jeunes candidats !ibéraux, Fréchette, cHs LANGELIER, Lemieux, Choquette, PAcaup, etc, bans nous donner d'autres munitions que la justice de notre cause et l\u2019excellence de notre programme.NOUS\u2019 NOUS SOMMES BATTUS COMNE DES HÉROS.7° Des héros ! !! ! ! ! ! Le mot y est.Ce sont MM.Lan- GELIER et PACAUD qui écrivent cela d'eux-mêmes !! ! ! oo Enfoncés Achille, Ajax, Hector! Enfoncé Décius, Torquatus, et Mutius Scevola ! Enfoncés Roland, le brillant paladin, Bayard, le chevalier sans reproche et sans peur ! Enfoncés tous les preux des croisades, tous les intrépides acteurs de la grande épopée napoléonienne ! Vous n\u2019êtes tous ensemble qu\u2019une bande de paltoquets à côté des HÉROS Längelier:et Pacaud, Inclinez - vous pygmées, devant ces Titans formidables.: Les HÉROIQUES personnages de l\u2019Elecleur voudrônt bien nous pardonner si nous avons méconnu jusqu\u2019ici leur qualité de HEROS.Aucun Homère n\u2019avait encore chanté leurs exploits\u2014en dehors du DOSSIER 1640 Voyant que nul barde inspiré ne prenait en main la lyre pour les immortaliser, ils l'ont prise eux- mêmes, et se sont décerné des lau- Tiers.Nos félicitations aux deux modes- tes-héros.* 4.\u2018eo Ter - La séance de l\u2019Institut Comme nous l'avons déjà dit, la séance de l'autre soir, à l'Institut- Canadien, a été très brillante.Elle a diguement inauguré la série des soirées littéraires auxquelles l\u2019Institut convie le public de Québec, chaque hiver.Cette Société offrait, mardi,à notre nouveau lieutenant-gouverneur, ses hommages respectueux et ses souhaits de prospérité.La réponse que Son Honneur a faite à l'adresse qu\u2019on Ini a présenté, a été admirée de tous.C'est réellement un morceau ckoiti.- Certaines parties sont surtout délicatement touchées, entre autres celle où l\u2019honorable M.Masson a parlé des muses qu'il a an tant soil pen coui- tisées dans sa jeunessa, qui se sont enfuies plus tard à l'aspect des livres bleus, mais qui reviendront peut-être maintenant qu'il est devenu membre hônoraire de l\u2019Institpt-Canadien.M.Routhier a ensuite prononcé un éloquent discours sur: La science contemporaine.Nous sommes habitué au talent oratoire de notre distingué conférencier.Et cependant c\u2019est toujours pour nous une nouvelle jouissance que de l'entendre.Mardi soir, il a chaleureusement protesté contre les égarements de la science incrédule ; il nous a fait toucher du doigt le ridicule de certains systèmes, et montré que Dieu est le]- vrai Maître des sciences.L\u2019exorde de ce discours, que nous renonçons à analyser,\u201d a été surtout admirable.Nous croyons'.que M.Routhier a rarement été plus heureux que dans sa description de la baie de Naples et du Vésuve fumant, suivie de la saisissante comparaison entre le célèbre volcan et la science contemporaine, qui tour-à-tour fait monter vers Dieu de l\u2019encens ou des \u2018blas- phémes, _ La stance a été close par M.Lemay qui a récité une jolie poésie intitulée : Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers- Ce poème a en beaucoup de succès.L'élite de la société québecquoise assistait à cette séance de gala, qué Mgr l\u2019archevêque avait bien voulu rehausser par sa présence.oa \u2014 Un jonrnal soumis Sa Grandeur Msr l'archevêque a publié un mandement pour défendre le Dime Museum oule Royal Museum.Tous les journaux catholiques de cette ville se sont empressés de reproduire lundi ce docnment, qui avait été lu dimanche au prône de toutes les églises de Québec.Mais, le croirait-on, un de nos confrères publiait le mandement de Sa Grandeur en même temps que dans une autre colonne paraissait une annonce du Royal Museum, et plus loin une réclame en faveur du même théâtre ! Nous attribuions cette désobéisance à l'oubli, et nous disions : demain l'annonce et la réclame vont dieparaître.Mais pas du tont ; le mardi et.le mercredi, le Royal Museum faisait encoro les délices de ce journal si soumis aux autorités religieuses.) La grande fête de Noël va-t-elle: mettre fin à cet amour prononcé pour le théâtre à dix sous ?Eh bien non ! Hier encore nous voyons apparaître toutes triomphantes l'annonce et -la réclame du Royal Museum.Ça semble passablement fort, mais pourtant c\u2019est exact.Prenez l\u2019Ælecteur d'hier et regardez sur la première page, à la quatrième colonne.Là vous verrez écrits en grosses lettres : SALLE JACQUES-CARTIER, MUSEUM ROYAL, ATTRAIT SPÉCIAL A L'OCCASION DES FÈTES, etc.Conclusion : rendez-vous en foule au Museum Royal, les représentations sont très attrayantes.L'archevéque Le + = oo Leb agbee Sw 5 Cen TT x.; wo .ie : .1 «} \\ 2 .© JOURNAL DES GAMPAGNES.défendrce théâtre, mais celh: ne fait rien, allez.y todjours: © | Portons nos regards plus .ldin, \u2018sar la troisième page, dans.la ttoisième colonne, et cinq lignes plus hus que le titre Nouvelles locales.Encore une magnifique découverte.Lisez : LA JOURNÉE : MUSEUM ROYAL A LA SALLE JACQUES-CARTIER CE SOIR.Ainsi les\u2018 lecteurs-de ce joutnal ne se \u2018ttompe- ront pas : Ce soir Museum Royal à la Salle Jacques-Cartier ; - vous êtes invités d\u2019y assister malgré la défense del'archevêque de Québec.Ça ne fait rien : nous dirons et nous écrirons que nous sommes soninis., Mtdire que l\u2019Electeur a l'audace incroyable de dénoncer quelques- \u2018uns de ses confrères, comme des révoltés contre l\u2019autorité religierise, ?I = A 1,\" 0° Feet afr.Ta or ae) gt or nk CUI Coen ae wo Les dépenses des conservateurs L\u2019extravagance, des dépenses du parti conservateur ! c\u2019est le cri de ralliement des rouges.Sir Richard Cartwright l'a poussé l\u2019autre jour à Montréal, et tous les jours.nos adversaires font éntendre des sinistres clameurs sur ce sujet.Ils sont ter- ribleinent alarmés de la conduite du gouvernement conservateur.Il faut peu de chose pour les effrayer- L'augmentation des dépenses proportionnées à l'accroissement de la population et au développement de toutes les ressources du pays, leur tombe sur les nerfs bien.plus profondément que les énormes déficits qui signalaient leur administration.Dans le cours de l'été, nous avons expliqué l'augmentation de nos dépenses publiques.Nous y revenons pour répondre au plus grand \u2018chiffreur des-temps modernes, mais nous laissons la parole à un homme qui est bien renseigné et qui ne craint pas de rencontrer l\u2019illustre incapable du gouvernement Mackenzie : nous venons de nommer Sir Léonard Tilley, ministre des finances dè l'administration actuelle.Voici comment cet habile financier a répondu à M.Cartwright, dans le cours des remarques qu\u2019il a faites à la grande \u2018 convention conservatrice de Toronto : Sir Richard Cartwright a parlé dans son discours, à Montréal, dè la dépense extravagante du gouvernement.Pendant mon séjour en Angleterre, l\u2019été dernier, il m\u2019arrivait des journaux canadiens contenant des déclarations qu\u2019on croirait irréfutables si on ne connaissait les faite.Ces déclarations por- laient que depuis 1879, la dépenso avait augmenté de $24,000, 000 à 830,000,000, et cola après la déclaration faite par moi à mes électeurs en 1878 qu'il suffi sait de $22,500,000 pour gérer les affaires du pays.Eh bien, il y a là deux déclarations passablement Lardies, outre une suppression de la vérité, ce qui our moi équivaut à un mensonge irect CAppl.) Il est faux que j'aie dit en 1878 qu\u2019il suffisait alors, ou à toute époque subséquente,de $22,500,000 pour faire face aux dépenses du pays.Ce que j'ai dit, c\u2019est que si le gouvernement de Sir John A.Macdonald eût été au pouvoir, il n\u2019aurait dépensé, en moyenne, pas plus de $22,500,000 de 1874 à 1878.(Ecoutez, écoutez.) Quant à cette dépense de $30,000,000, elle est justifiée.Quels sont les faits ?Une augmentation de la dépense\u2019 est devenue nécessaire depuis lors, et elle n'a rien coûté au peuple.lreuons, par exemple, le département des postes.La dépense au compte de ce département à augmenté, mais bien qu'elle ait aug- menté, les améliorations que cette aug- mentalion a serfi à effectuer amènent au 4 (Appl.) Je vous demande ceci : «pour donner plus de:facilités au public.: uppo- sons que le directeur général des postes se fût adressé à vous, vous edtes dit: On me demande plus de facilicités postales au Nord-Ouest et à Manitaba pour les hommes qui - occupent - les ,iparties presque désertes.d\u2019Ontario, de Québec et du Nouveau-Brunswick.Je puis leur donner ces facilités sans qu\u2019elles coûtent un sou ; le revenu que j'en,retirerai en couvrira la dépense, \u201d \u2018aûriez-vous dit : Accordez ces facilités?Je-ne crois qu\u2019il y ait un, homme, fit-il partie\u2019 de l'opposition, qui eit dit non.(Ecoutez, écoutez.)\u2019 Mais si en accordany, les facilités, on a augmenté la dépense,\u2014bien qu'elle soit couverte par le revenu\u2014et qu\u2019on s\u2019en aille ensuite dire d'une tribune populaire à l\u2019autre que la dépense \u2018augmente et que nous sommes extravagant, est-ce honnête ?(cris de Non, non).SEE Quel soat les.fajts.?.De 1874 à 1879, l'administration du jour n\u2019avaitterminé qu\u2019une faible partie du réseau de che mins de fer du gouvernement.Le chemin de fer Intercolonial n\u2019a été terminé que quelques années après que Vous savez que l\u2019exploitation d\u2019une ligne de 700 milles coûte plus cher que celle fait?Nous avons augmenté notre système de voies ferrées, douné à contrat toute l\u2019entreprise du Pacifique, acheté la section.du Grand Tronc.à la Rivière du Loup, acheté 80 milles de chemin de fer de la Nouvelle Ecosse, nous exploitons l\u2019'embranctement de Windsor et un-réseau complet de voies férrées aux Îles, et naturellement, en étendant ainsi notre réseau de chemins de fer Tous avons augmenté la dépense.Mais est-ce que cela nous a réellement coûté un sou ?Non ; car-Ces travaux ont permis de convertir en un léger excédant le déficit du \u2018chemin de fer Intercolonial.(Appl.) Est-ce juste et honnête, par sonséquent, de dtre que l'augmentation de la dépense a élevé les impôts.Il en est de même de l\u2019aide que nous avons donné pour les travaux du port de Québec.Nous avons exigé des commissaires, dont la majorité a été nommée par le gouvernement, qu\u2019ils retirent des droits du port de quoi rencontrer les travaux du havre.Ona retiré un revenu du port de Montréal, mais dans tous les cas,- l\u2019opposition n\u2019a tenu compte que de l\u2019augmentation de la dépense.: Au Nord-Ouest,le gouvernement a dépensé des sommes d'argent considéra ble en arpentages, mais le produit de la vente des terres a suffi pour pourvoir à ce service, .Oa nous impute cette dépeuse, sans mentionner les faits qui indiquent poùr- quoi elle a été faite.Je vais vous démontrer que bien que la dépense ait augmenté, nous n'avons pas \u201c* élevé les impôts.\u201d Je ne remonterai pas à 1873, parceque nos adversaires diraient que nous avons fait entrer l'Isle du Prince-Edouard dans l\u2019Union avec une forte subvention, et que nous avons pris à notre charge la dette d\u2019Ontario et e Québec, qui a augmenté nos obligations.Je vais prendre les années comprises entre 1874et 1879, qui sont exemptes de ces circonstances exceptionnelles.Bien que nos adversaires aient augmenté les impôts en modifiant le tarif, pour faire face à la dépense.Je vous e demande, n\u2019est-il pas juste quand on compare l\u2019extravagance d\u2019un gouvernement avec celle d'un autre, que si l\u2019un me paie pas ses deltes et n\u2019impose pas le peuple assez pour les payer, on ajoute ses déficits à sa dépense totale.Si une municipalité accroît les obligations qu'elle encourt par ses dépenses dans une certaine année et n\u2019impose pas les contribuables pour rencontrer sesobliga- tions, on ne peut guère prendre la répartition de cette année comme la preuve de l\u2019économie de son administration.J\u2019ai préparé un état de la dépense de 1874 à 1879.Il en ressort que l'imposition nécessaire pour y faire face pendant ces cing années était de $1.88 par chaque homme, femme ou enfant du pays.Si nous faisons le méme calcul pour la période comprise entre 1879 et 1884, nous trouvons que la dépense exigeait une imposition de 84.81 - par te, ou de sept cents par têto moindre qu- pendant la période antérieure de 1874 à 1870.Appl.) Si lon preuvd la trésor plus d\u2019argent qu'on en a dépensé ces hommes furent arrivés au \u2018pôuvoir.d\u2019une ligne de 300 milles.Qu'avons-nous - - ils ne percevaient pas assez d'argent _ période de 1870: & 188%, \u2014et l'année dernière a! élé.'une anné: exception: nelle pendant laquelle trois millions ont été dépensés en.travaux publies,\u2014le chiffée de l\u2019imposition nécessaire pour faire face à la dépense pendant ces cing.années a été de $4.86 on d'un centin -moindre: que pendant les ciay années do 1874 a 1879.Co Ces fails ne pouvent être mis en doute.cr .Voila des \u2018exÿlications clairement pots en données, mais elles n\u2019arrêteront pas | à le flot des malédictions libérales.Au contraire elles auront pour résultat d\u2019attiser la colère de nos adversaires, qui s'empresseront de vomir les in-| juresles plus grossières contre nos hommes publics et contre le Canada.Un centenaire LE 11 DÉCEMBRE 1884 à ST-PIERRE DE LA RIVIÈRE DU SUD Le jeudi, 11 décembre 1884, la .paroisse de St-Pierre de la.Rivière ~ - dn Sud étaif en.liesse.La cloche de viaiteu saint lien toute la population, réunie en ee jour, pour célébrer au pied des autels le centième anniversaire de la consécration de ce temple au culte catholique, et pour assister en même temps à la solennelle bénédiction de trois cloches superbes.Des banderolles aux voyantes couleurs, des pavillons sans nombre flottaient au gré du vent.Dans le temple de l\u2019Eternel, orné de ses plus, rishes draperies, au milien' des flots d\u2019encenas et de prières qui s'élevaient vers le trône de Dien, tout un peuple le front prosterné dans la poussière, rendait grâces au Tout Puissant pour pour les faveurs obtenues dans le passé et lui demandait pour l\u2019avenir la rosée féconde de ses célestes bien faits.La cérémonie religieuse commençait à huit heures et demie par une messe basse, dite par M.l\u2019abbé Hébert, curé de Kamouraska.Au chœur on remarquait MM.les abbés N.Beaubien, curé de St-Pierre C.Tradel, supérieur du collège Ste- Anne, L.Rousseau, curé de St-Tho- mas, J.Sirois, curé du Cap St-Ignace, F.Oliva, curé de St-François, Th.Delagrave, curé de St-Paul de Montmagny, C.Bacon, curé de l\u2019Islet F.Campeau, curé de Beaumont, M.Moreau, curé de N.D.du Mont |b Carmel, N.Gingras, curé de_St-Ger- vais, F.Paradis, curé de St-Raphaël, J.Martin, curé de St-Frédéric de la Beauce, G.Potvin, curé de St-Aubert E.Demers, curé de St-Philippe de Néri, Ant.Martel, curé de St-Joseph de la Beauce; Jos.Hoffmann, curé de St-David de l\u2019Aube Rivière, Cam.Brochu, curé de St-Denis, C.Galarneau, curé do St-Pâcome, A.Rainville, curé deSt-Vallier, J.Desjardins | curé du Ste-Louise, Ovide Beaubien de St-Pierre, Louis Tremblay, directeur de l\u2019Ecole d\u2019Agricultare de Ste- Anne, J.Girard, de Kamouraska, E.Laliberté, vicaire À St-Thomas, O.Tanguay, vicaire à Saint-Jean Port- Joli.M.l'abbé Chs.Beaubien, curé de Lavaltrie, présidait à l'orgue, assisté d'un chœur nombreux et bien choisi qui a parfaitement renda quelques morceaux de müsique sacrée.On remarqué entr'autres un \u201c O salutaris hostia \u201d chanté par M.le curé de LaValtrie et le \u201c Memorare \" donné par M.Morrisset de St-Michel.Oes deux morceaux ont été parfaitement enlevés.Au bas-chœur, immédiatement en arrière des trôis cloches, se trouvaient les parrains et marraines, au nombre de trois.C'étaient monsieur J.G.Blanchet ex-orateur de la Chambre des Communes et Madame veuve Charles Bacon, M.Laurent Simoneau | Pierre.: la vieille église.con- | comptable dela chambre-.d'Assemblée,et Madame Antoine Létourneau, Monsieur Frs.Kérouac, ex-maire de St-Sauveur et Madame veüve George Lecompte.MM.Blanchet,\u2018-Bimoiieau\u201d ét Kérouac sont tous trois enfants de St- On remarquait' encore au bas- chœur M.le commaudeur Ph.Landry, député de Montmagny à la Chambre es Communes, M.N.Bernatchez, député du même comté à l\u2019Assemblée Législative de Québec et MM.V.W.LaRue, N.P., de Québec, Joseph Lepage, marchand de Québec, Désiré Larue, N.P., de Saint-Gervais\u2014ces trois derniers, enfants de la paroisse \u2014S.Gendron, N.P., W.Fournier, M! D.\u2014tous deux de Saint-François, \u2014Octave Beaubien, de Montmagny, A.Collet, de Saint-Henri et madame Collet (née Talbot) native de Saint- Pierre, À Beaubien, N.P., E.Sylvain, M.D., Ed Gamache, tous trois du Cap Saint-Ignaëe, \u2018Octave Talbot, conducteur de malles, Zéphirin Dupuis;/ète., ete.2 JPR Après la messe eut lieu la bénédiction solennelle des trois cloches par M.l'abbé C.Trudelle, supérieur du collège de Sainte-Anne, assisté de M.E.Laliberté, comme diacie et de M.O.Tanguay, comme sous-diacre.Le sermon de circonstance a été donné par M.l\u2019abbé Charles Beaubien, curé de Lavaltrie.S'inspirant de l\u2019un des chants du roi-prophète, le prédicateur nous montre tout d\u2019abord l\u2019église bénissant tous les objets destinéep au culte, la pierre angulaire des temples, la croix qui les domine, la pierre de l'autel sur le; quel s'opère le sacrifice de l'agneau et l\u2019airain sonore qui redit avec ses plus belles harmonies les joies et les douleurs de l\u2019église militante.Ce que dit la cloche à nos sens, ce qu'elle inspire à l\u2019âme : voilà les deux points que l'orateur sacré a développés avec une richesse d\u2019expression et une éloquence parfaite.Pris dans un sens naturel, le son de la cloche donne des vibrations et produit l\u2019harmonie.C'est l'affirmation de la foi, c'est l\u2019union des cœurs dans la charité.C'est de plus l\u2019élévation de la prière, la sympathie des larmes, l'expression de la jubilation des âmes chrétiennes.M.le curé de Lavaltrie,\u2018on le sait, est le cousin de M.le curé de Saint- Pierre, et le frère de-M.Louis Beaujen, l\u2019'ex-orateur de l\u2019Assemblée Législative de Québecprès la cérémonie de la bénédiction des cloches, M.le curé de Saint- Pierre réunit à son presbytère la plupart des personnes ci-dessus nommées avec les margailliers de l\u2019œuvre et leur offrit, sous son toit toujours hospitalier, un repas magnifique.La gaieté la plus franche prit place à la table avec les convives.Vers la fin du repas, M.le curé de Saint-Pierre remercia avec toute la délicatesse qu\u2019on lui connaît et dans les termes les mieux sentis ses frères dans le sacerdoce et tout le contingent laïque pour avoir bien voulu, tous ensemble, rehausser par leur présence cutie fête paroissiale.Nous n'entreprendrons pas de faire ici un résumé du discours de Mle curé de Saint-Pierre, nous sentons qu'il est impossible de rendre justice À qui justice est due.D'un cœur généreux et profondément ému les sentiments de la reeonnaissance sortent bouillonnants comme la vapeur s'échappe du vase qui la comprime.Ce n\u2019est pas ensuite en condensant cette vapeur qu\u2019on peut donner une idée de sa force et de sa chaleur.M.le curé de Saint-Pierre a terminé son discours en donnant & son auditoire lecture d\u2019une lettre que lui avait tout dernièrement envoyée un enfant de la paroisse, trop éloigné, hélas, pour pouvoir assister à \u2018cette fête- à laquelle étaient: pourtant conviés tous les enfants de Saint-Pierre.Nous ne pouvons résister au désir de la publier et on nous pardonnera bien sûr une indiscrétion qui met en plein jour l\u2019heureuse et \u2018 délicate expression des sentiments les plus nobles qu'on puisse concevoir.** COLLÈGOR DE ST BONIFACE:.Manitoba, 1ér -dècembre 1884.Mon cher curé, © Un journal de la province de Québec in\u2019annonce que vous êtes à faire faire de grandes réparations au.clocher de l'église \u2018natale et une lettre m\u2019apprend à son tour que trois superbes cloches devront être installées au 11 décembre | P prochain, dans ce clocher reparé à neuf.Je vous félicite d\u2019avoir pu mener à aussi bonne fin une entreprisé, un- projet que vous nourrissez depuis longtemps.Je me réjouis à la pensée de votre succès et je me dis que c'est une belle amélio ration que vous faites là ; je suis per \u2018suadé que c\u2019est un beau monument que vous élevez pour commémorer la 21me année de votre ministère à St-Pierre.Et comme un enfdnt bien\u2019 né je ne puis :m'empêcher de -me rejouir en voyant que l\u2019on suit.les voies du progrès la paroisse où je vis le jour.Lo outes les joies de la terre ne sont pas sans mélanges.Je regrette de ne pouvoir me trouver présent à cette belle fète de bénédiction et d'installation de trois cloches.Et mes'deux frères qui vivent avec moi dans notre province adoptive de Manitoba éprouvent aujourd\u2019hui le même regret.Il est si bon, si doux au cœur de tous les enfants d\u2019une paroisse de se trouver réunis ensemble en un si beau jour de fête ! Cependant lors de la fète nous serons de cœur avec vous-tous el nous nous réjouirons ensemble.Je suis persuadé que tous les membres de la paroisse présents à cette cérémonie vont fournir et contribuer à l\u2019acquisition de ces cloches.Chacun sera heureux de fournir sa quote part, de mettre son obole afiu de pouvoir dire qu\u2019il a pris part à la grande fête.Nous aussi nous voulons ne pas rester en arrière.Nous vivons dans un climat glacial ; la température est troide : elle gêle à mort les imprudents et elle refroidit tout ce qu\u2019elle touche.Cependant il est une chose qu\u2019elle n\u2019a pas réussi à glacer complètement, je dirais qu\u2019elle n\u2019a pas réussi à refroidir : c\u2019est l'affection, c\u2019est l'amour que nous portons à la paroisse où nous sommes nês.Souvent nous nous reportons par la pensée à St-Pierre et à ce souvenir nos cœurs s\u2019attendrissent et battent d\u2019un mouvement plus rapide.A la pensée que de nouvelles cloches vont remplacer celles qui ont sonné notre baptême et d\u2019autres circonstances solennelles de notre vie, à la pensée que tous les enfants de la paroisse vont se réjouir d\u2019une commune réjouissance,à la pensée que chacun va donner généreusement au 11 décembre, nous voulons offrir nous aussi Botre obole.Notre offrande n\u2019est pas considérable, à là vérité ; beaucoup de personnes donneront plus et beaucoup plus.Mais j'ose croire que personne ne dounera avec plus d'em ans \u2018pressement,de bonne volonté et de meil: leur cœur.Nous regrettons infiniment de ne pouvoir faire plus dans le moment.Nous vous prions d'accepter ce peu en tenant compte moins de la somme que nous envoyons que de la bonne volonté avec laquelle nous vous la faisons parvenir.: Vous souhaitant une brillante fête, un splendide succès, une généreuse collecte, un grand bonheur et de douces consolations dans votre ministère au milieu des paroissiens de St-Pierre, Je demeure Mon cher curé .Votre tout dévoué G.CLOUTIER Prse, \u201d L'ex-orateur dé la Chambre des Communes proposa alors la santé de M.le curé de St-Pierre et prononça un charmant petit discours qui provoqua d'\u2019enthousiastes \u2018 applaudissements.M.le curé de Lavaltrie répondit an nom de celui de St-Pierre, semant à profusion les mots heureux, les traits d'esprit, les délicates allusions et moissonnant une facile récolte d\u2019applaudissements les plus approbateurs.MM.Landry et Bernatchez, les deux députés du comté, rendirent, à leur tour, hommage au digne curé de St-Pierre et, dans des termes bien choisis el profondément sentis, ils se firent l'écho fidèle de tous, présents comujp absents.Le repas était à peine terminé que les cloches faisaient entendre leur joli carillon et lançaient dans les airs leurs vibrations sonores.Elles | affirma\u2018ent, pour cette première fois, l\u2019insigne générosité des personnes qui les avaient données et le zèle infatigable, la dévorante activité du curé de la paroiese.Les cloches, en effet, sont le généreux don de quelques enfants de Stierre qui ont vouluainsi, rehausser l'éclat du centième anniversaire de la fondation de leur église.; C\u2019est en 1784, en effet, le 11 dé-: cembre, que M, le curé.de St-Pierre, M.Pierre Laurent Bédard, natif de Charlesbourg, bénissait avec grande solennité, la pierre angulaire du temple actuel.Le märguillier en charge, d'alors, était un nommé Michel Blais, précisément le grand père du marguillier en exercice actuel.Comment célébrer dignement ce premier centenaire, se demandait-on dans la paroisse.\u201d Il aurait fallu ne pas compter sur l\u2019esprit de ressources de M.le curé et eur la générosité bien connue des paroissiens de St-Pierre, pour douter un seul instant du succès.Les cloches furent données.-La première, du poids de 1112 lbs, par Madame Veuve Charles Bacon, née Sarah Desjardins ; La seconde, du poids de 903 lbs\u2018 par M.Antoine Létourneau et sa dame (née Catherine Morin) ; La troisième, du poids de '789 lbs, par M.Pierre Célestin Levasseur, marchand, de St-Jean Deschaillons et dame Veuve Georges Lecompte (née Henriette Destroismaisons dit Picard).Nous avons déjà donné les noms des parrains et des marraines.La collecte a réalisé la jolie somme de $1325.Derniers détails: Les vieilles cloches, celles qui viennent de céder la place aux nouvelles avaient jusqu\u2019à ce jour annoncé dans cette paroisse St-Pierre, l\u2019une des plus anciennes du pays, la joyeuse nouvelle de 4788 baptêmes, et de 820 mariages : dans cette même période, elles ont pleuré sur 2364 tombes, et près de 40,000 fois \u2018elles ont appelé les fidèles au saint sacrifice des autels.C'est M.Cyrias Ouellet, l\u2019habile architecte que l\u2019on conñaît, qui a présidé à l'installation des nouvelles cloches.L'opération a été faite avec une promptitude et une sûreté merveilleuses.Les marguilliersde l\u2019œuvre sont MM.Mathias Blais, Gabriel Cloutier et Samuel Morin.- Concédée en seigneurie sous le nom de fief Lépinay, St-Pierre a été desservie, avant d\u2019être paroisse, comme mission, tantôt par les curés de St-l'homas, tantôt par ceux de St-François.Le premier missionnaire résidant à St-Pierre, en 1726,s'appelait Jacques Lelièvre.La chapelle était alors bâtie sur le rocher appelé Rocher de la Chapelle, au sud de la rivière près du chemin du Roi ; une vieille croix indique encore l'endroit où était la chapelle.La première église fut construite sur la rive nord de la rivière du Sud, sur un terrain qui avait été donné par M.Pierre Blanchet, premier membre de cette famille, et, en 1784, l'église actuelle fut bâtie.Que dans cent ans de ce jour de nouvelles générations trouvent dans Ce sanctuaire béni les pures joies que neus y avons goûtées le.11 décembre 1884.P.Læ ++ dentelle du.serrefrein.Turgeon.Durant la nuit de jeudi dernier, uncon- voi:do marchandises sous la diree- tion de M.S, Paulet aidé des serrefreins Anselme Turgeon et M.Dubé partait de Ste-Flavie pour Campbellton.Renduà uu mille de distance de cette station,les deux \u2018{ serrefreins montèrent sur les chars pour iminuer la.mettre les freins afin ' fo vitesse du tonvoi qui escendait rapidement.+ Lo Un: instantapros les eloches d'alarme de l'engin et du fourgon sonnèrent en même temps qu\u2019un des chars dérailla, Le train fut arrêté ; après avoir constaté la disparition de Targeon, le conquc eur Paulet fit des recherches et troûva lal: victime sans vie, baignée: dans son sang, a un quart'de Hille de distance.Le'mälhèdteux avait Ta tête Traçassée, toute méurtrie.Le conducieur a.reculé le.convoi et embarqua dans le fourgon le corps du pauvre serrefrein.Le coroner Gauvreau, notifié.du fait-a tenu une enquête à Ste-Flavie et le verdict a été \u201c* mort accidentellement,\u201d les employés et la compagnie exempts de tout blâme.; Le cadavre a été transporté à la Ri.vière-du-Louf où il a été inhumé le même jour, samedi dernier, : C'est le'deuxidme de ses camirades que M.Dubé voit droyer par \u2018les \u2018chars.Le défunt était x un\u2019 employé habile et sobré, ad a Le 225020 4 4 \u2018UN.FRATRICIDE,\u2014M.de coroner Belleaua été informé samedi,qu'à la Rivière-au- Chien, à l'entrée de la paroisse de Sainte- Anne de Beaupré, un enfant de quatre ans et demi a tué son petit \u2018frère, vendredi, avec un fusil que ses parents imprévoyants avaient laissé à sa portée.Le sous-coroner, M.le dr Garneau, tient aujourd'hui une enquête sur le corps de la victime.Nous donnerons de nouveaux détails demain sur cette tragédie.we Lae UN TERRIBLE NAUFRAGE.\u2014Le steamer du gouvernement le Lansdowne est arrivé à Halifax le 25 au soir, venant de I'ile au Sable.Ce steamer a essuyé une affreuse tempdte vendredi et samedi ; le capitaine Guildfard dit qu\u2019il n'a Jamais vu un temps pâreil depuis 50 9 un bras délaché du corps et, ia poitrine \" ans qu\u2019il \u2018navigue sur cette côte.Il a - rapporté la-nouvolle.du naufrage du brigantin 4.S.H.de Saint-Malo, France, commands par le capitainè L.Michaud, et appartenaut à Omergers et Cie, de Saint-Pierre et-Miquelon.Ça navire se rendait à Boston avec vi chargement, de'poisson.Le: prigantini qu'itta aint.Pierre le 15 décembre.Les tembôtes des 17, 18 et 19 portèrent le navire près de Pile au Sable.Le phare de la partie ouest de l'île fut allumé le vendredi, 19, à quatre heures de l'après-midi, car il faisait une effroyable tempôte et le vent s'éait changé en véritable ouragan.Quelques minutes après qu\u2019on ent aperçu la terre, le vaisseau fut lancé .sur un banc de sable avec une grande violence, et aussitôt il commença à se briser.Il y avait à bord'sept liomimes d'équipage.Le thermomêtre marquat alors 12 degrés au-dessous \u2018de zéro, Les souffrances de l'équipage furent horribles ; tous ces malheureux étaient à demi.gelés, portant d\u2019 \u2018affreuses contusions \u2018et .ayant, complètement peräu courage.La mort était pour euxiun soulagement.| rt.Trois hommes de: l'équipage\u2018 farent emportés par les vagues ait\u2019môment'où lo vaisseau s'échoua, et malgré le granû nombre d\u2019épaves qui les entouraient, ils n essayèrënt\u2019 pas même de se sauver, et se noyèrent.Lè maître d\u2019hôtel,préférant la mort aux souffrances, a couru à sa chambre, s\u2019est coûppr lé cou avec un rasoir, s\u2019est, Précipité à l'eau et a disparu.Son cadavre a été retrouvé te lendemain.sur le banc de sable.Le capitaine Michaud, le contremaître et un matelot tentèrent de gagner Je banc de sable en se cramponnäant à une épave,et ils y réussirent;mais en se rendant au phare qui se trouvait à trois milles, le capitaine et le matelot furent gelés à mort.Xl n\u2019y a que le contremaître, qui est d\u2019une constitution très \u2018forte, qui put gagner le phare, aprèssix heüres de souffrances les, plus atroces, en parcourant, un quart-de mille à Benoux et s\u2019aidant de ses mains, IL était \u2018alors 2 heures du matin.- \u2019 Le gardien du phare se rendit ls matin sur le thédtre du naufrage, ou il découvrit les corps du capitaine, du \u2018matelot et du maitre @\u2019hotel.Le vaisseau à été mis en pièces et les débris reéou- vrent le rivage.: Le survivant a'été rigors a a Biles par le Lansdtwhe:\" uo \" NOS GOMPATRIOTES- SEN REVIENNENT\u2014 Environ! quatre-vingts \u2018 familles- cana- diennes-françaises revenant\u2019 des: \u2018Etats - Unis, sont passées à Montréal ces jours derniers.Les effets de la crise commer- \u2018 ciale se sont fait vivement sentir, surtout \u2018dans les Etats de Ja Nouvelle-Anpletérre Un grand nombre \u2019de manufactures ont suspendn leurs opérations, et, par suile, un grand nombre \u2018d\u2019ourriers se trouvent rédüils : à la misère.Lun «des nouveaux repairiés\u201d dit, que lat plupart ment de l\u2019autre côté des lignes, revien- -draient au Canada s'ils n\u2019étaient pas.endettés.Jamais plus belle occasion de faire coloniser nos terres incultes n\u2019a été offerte au.gouvernement, ét nous espérons qu \"il saura en profiter.4 SORT susrre\u2014La femme de M.Joseph Lévesque,cultivateur de Saïnt-Antonin, comté de Témiscouata, est morte subi- ment vendredi de la semaine dernière.C\u2019EST PESANT.\u2014M.Léon Labrecque, pilote de St-Laurent de l'Isle, à tué la semaine dernière un jeune porc de \u20ac} mois, pesant 392 livres et mesurant 6 pouces de blanc et 12 d\u2019épais.+2 > Ky .des Canadiens qui habitent- actuelle: or.RET 1a) a qe du Tonusal > Re Pouill eton =, ' ie des Campagnes \u2018Québec; 1er Janvier 1885:smence (rouge) 60 livres.0 pais ai u\u201c Wesineneins 0.8 - \u2026 -Fèves le.minot \u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026u 1.Ayoiue 32 ltvres \u2026.,.\u2026 0.3 Foin par 100 boties.8.0 \u2018Paille par 100 bottes.3.00 _ Orge par minot.\u2026\u2026.\u2026.0,60 ® das sostaoes & - 1:80 9 4 .0.80 VE Lea - .© Oh \u2018Lards, Jamibons, Ete., Ete.» \u2018Québec, 31 décembre 188, i.érd frais par 100 livres.\u2026.\u2026.\u2026.$ 7.50 a \u20188.! 8 + \u201c frais par ÎIVr@.\u2026\u2026\u2026.ceese» 010 @ 0.11 es ne Le 0 aavessseettecnscoss 0.11 @ 0.12 sambons frais par Iivre, esessscens ste 0.3¢ a> 0.03 et fumés \u201c \u201c .9090000000 0.134 a 0.14 Lard Mess, livres.1700 a 18.00 \u201c« Mince, « @« 16.00 a 16.00 b « - Prime Mess, \u201c = 00.00 a 0000 1, 4 LP.Mess, \u2018\u201c.*.00.00 a 00.00 od tra Prime, * =.00.00 a 00.00 Baindoux en SCOAU \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u20260.00.00 a * 0.00 -» Provisions, Eto., Eteas, 177 1\" Quabeo, SL décembre 1884, | Beurre frais \u2018par tivre\u2026 corcenccannes $0.20 ales salé min t i\" esnoies 0sop hace ds a \u2018 Patates ar 0 woe \u201cge gee centre setene Es GBufs par douz.\u2026 vrnaodocs senses sossessas 0.20 Sucre d'érable par MT20,.nvocsssocscss 0.09 Cromage, par, IVTOos,0dasoncre, vossonces 0.15 Oignons par Osibs8.\u2026\u2026.,.= ue.300 à 3.Pommes par baril.sessions sassece 2.75 a 3.00 Oranges par CAÏOSO.où vosves vocotocee 4:00 a 4.50 Gitrons par Calsse\u2026nes 12,50 a 12,00 AD SIREN \u2019 024 0.18 0.40 n.22 0.10 0.15 a a a a 3.00 ' 1 a ~ .Québec, 81 décembre 1884.\u2018 ons-Séché le tai\u2026.\u2026#1.50 a 5.C0 Poiss Morue verte Je baril ween 4.00 .Saumon N,1,la livre.\u2026 0.10 Labrad Hareng du OF.4.50 Son par 100 hivres.0.a a a a 80 a Gruau par 200 livres.5.00 a - - -Chsamomanchine garantie.: | SA Poissons.| .\\ - ; i - AT *.; - ; $500 de récompense ! N°V° paierons la récompense ci-dessus pour chaque cas de maladie du foie, dyspopsie, mal de têle, indigestion, constipation que nous ne pourrons pas guérir avec les pilules végétales pour le io-e du Dr West, lorsque l\u2019on aura suivi exactement les prescyptions, - Ces pilules sont uremont végétales êt donnent toujours satis- action.Elles sont recouvertes avec «dix sucre.et en grandes boîtes contenant 30 pilules ; prix 25 CENTS.À vendre chez tous les pharmaciens, Défiez-vous des cootre-facons et dos imitations.Les véritables sont faites seulement par JOHN C.WEST & CIF, fabricants de pilules, 81 et 83, rue King Fst, Toronto, Ont.Un paquet d'essai sera envoyé gratis par la malle sur réception d'un timbre de 3 cents, .En vente par J.J.Veldon, 120, rue St.Joseph, Québec, ' Le trailement du docteur J.0, WEST pour les nerfs el le cerveau © t un spécifique sûr contre l\u2019hystério, les étourdissements, les convulsions, les accès, les nevralgies nerveuses, les maux de tête, l'affaiblissement des nerfs causés par l\u2019u-age de l'alcool, ou du tabac, affaiblissemen: du corps, do l\u2019esprit, ramollissement du cerveau, conduisant à la folie, à la décrépitude et à la mort, vieillesso prématurée, stérilité, et toutes maladies cautées par un excès de travail de l'esprit, ainsi que jout excès de tout autre genre.Chaque boite contient des remèdes pour un mois.Un dollar par boîto, ou six boltes pour cinq dollars ; envoyées par la malle, sur réception da.prix.Nous garantissons qne six boites guériront tous les cas.Avec chaque commande que nous recevrons pour six boltes.accompa.guées de oinq dollars, nous expédions à l'ache- leur la garantia écrito que nous lui remettrons son argent, si le traitement n\u2019opère pas.une guérison.Les garanties seront données Ja J.VELDON, : - Pharmacien, 120, rue Bt Joseph, Québec, seul agent autorisé pour la vents de ces rumèdes Quubec, 6 décembre 1884\u2014lan, _ , 100 > La machine a tricoter \u201c RCCOLIPSE \u201d n'a pas d'égale pour la simplicité, la rapidilé et la qualité de l'ouvrage.' > \u2018\u201crouvorpuez osjux VI ned UID un Lt Bu.\" 4 I : Fue TRICOTERA une paire de bas avec le LU haut à côtes dans'DIX MINUTES, Toutes los espèces de bas et de domi-bas, do toutes les dimensions, peuvent se tricoter avec cette machine, ainsi que tuques, ceintures, poignels, Tôtements de ticles.L'ouvrage peut être fait à côtes ou uni: Les les prennent parfaitement leur forme sur cette Thachine.La bonneterie est meilleure que celle qu\u2019on importe.On peut apprendre à la fairo fonctionner dans quelques heures, Demandez par lettre des circulaires.Vendue payable par termes.\u201d COMPAGNIE-DE-MAGHINES A TRICOTER VE IE TORONTO, Na | 116, RuE Bay, ToRoNTo, Ven Agents demandés.| 7 : Québec, 27 novembre 1884\u20141aul fps.O1: = 2 - er, - Marché an Charbon \u2018 © Québes, 11 décembre 1884.Whishah, pour cngins.\u2026$6.00 a 6.50 par chau- Syd dronne.yan « « « Smith de Newcastle.} 8.50 à 6,00 Anthracite américain.6.764 1,00 « A fonderies, Lehigh.6.75 a 7.25 p, tonne.\u2018 Pour grilles.\u2026 \u2026\u2026\u2026.6.25 a 6.50 p.chaud COKO.vs cosssomancuss 0000 6.00 a 6.86 : 9, essous et plusieurs autres ar- | x se, et id PLUS GRANDE MERVEI rEMPS HOLERAR 217 Een EST AER.AA.\"T7 DR - pro \u201c208 8, a J, oP x 7 À LE DY EE co go À WW x res AE Les Pilules et Onguent Holloway ! 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