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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 16 novembre 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1882-11-16, Collections de BAnQ.

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[" vier an + I 4 me L'industrie agricole doit toujours URNA RO UEX cri = EEE a % NZ LOMNSON 1] C0 ZH an = \u2014_\u2014\u2014 mm EE ET SR A r= SE Sr He Méntréal être la base de a richesse des nations.NET ETES lère ANNÉE JEUDI, 16 NOVEMBRE 1882 No 41 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et c« ntenant tout les nouvelles de la somaine.Prix de 'abonnement :\u2014UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : 10 FRANCS © Sirictement payable d'avanice.; Imprimé et publié par LEGER BROUSSEAU, ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE \u2018 No 9, Rue Buade, H.V., Québec.\u201c Conseils de Léon XIII Le discours que le Pâpe a adressé aux pèlerins français, est un \u2018modéle- de haute raison et de clairvoyance.Rien n\u2019est plus cher au Pontife \u2018que cette idée de l\u2019union de toutes \"les forces généreuses de l'Eglise, dans un faisceau uni et compact.Cette pensée répond à un besoin impérieux de notre époque.Jamais l'harmonie des volontés religieuses ne s'est imposée avec plus de force aux méditations de ceux qui président aux destinées de la société.Ce n'est pas en vain que Léon XIII cherche à rallier les ressources éparses du catholicisme autour des remparts -démantelés de l'ordre social, ce n'est pas en vain qu'il met une louable insistance à empêcher les jeunes générations d\u2019isoler et de rendre stériles leurs nobles efforts, dans le cadre étroit des anciennes organisations : l\u2019action de | fl l\u2019Eglise en dépend, cette action, qui enlace le monde, le guérit et le sauve.Cette insistance, nous applaudissons, car elle finira par creuser un sillon large et profond dans le vaste champ de l'Eglise.Nous distinguons deux idées maîtresses dans l\u2019allocution de Léon XIII ; la soumission respectueuse à la hiéraïchie divinement instituée, et la suprématie indéniable des grands intérêts de la Religion.Cette soumission semble avoir reçu çà etlà de graves atteintes.Une y | dans la hiérarchie des devoirs.démocratie de mauvais aloi commence à tout envahir, la Vie parlementaire, la magistrature, le gouvernement ; et, si le danger n'est pas conjuré, elle finira par s'installer dans le sanctuaire, en le profanant et en le dévastant.Ce * sentiment biérarchi- que\u2019 qui est une des forces de l'Eglise, \u2018cette piété filiale, sans laquelle le libre examen aura raison des résistances les plus énergiques, ce groupement et cette gradation des autorités établies, ces saintes choses \u2018qui devraient étre an-dessus de toutes les contestations, paraissent être quelquefois sérieusement compromises.Le vent de l\u2019insubordination soufle \u2018puissamment ; et l'émiettement de l'organisation cathoiique fait des progrès qu\u2019il appartient au Roi des consciences de dénoncer solennellement.Ce péril, Léon XIII l\u2019aentrevu.Ce qu'il sait, c'est.qu\u2019à toutes les époques, les mœurs politiques et sociales du dehors ont cherché:à faire irruption dans le temple.Car on ne vit pas en vain \u2018dans l'atmosphère de.son siècle.Léon XIII a l'intuition lumineuse de cette situation morale.C'est pourquoi il ne cesse de s'opposer de tout le poids de son .incontestable autorité à ce système de .démocratie à outrance, où le journalisme s\u2019établit souvent en maître, et intervertit les rôles qui eont- dispensés dans l'Eglise avec une juste et sage distribution.Cette subordination entraîne nécessairement l'union des volontés dans une action commune, et la charité des cœurs.De nos jours, des causes extrinsèques tendent à rendre cette harmonie difficile.Une seule chose saura neutraliser ces ficheuses in- uences, nous voulons dire la suprématie des intérêts religieux, la prédominance du dévouement à la Foi, Nous tenons à dissiper ici une équivoque.Il ne faudrait pas croire que cette union doive ralentir le mouvement des initiatives privées, et établir, dans la lutte pour la cause religieuse, une triste et plate uniformité.L'union n'est ni l'étroitesse d'horizon,ni l\u2019exclusivisme odieux ni la négation de la liberté d'allures et de mouvements.Dans la peneée de Léon XIII, elle comporte la \u201c variété \u2018des formes et des méthodes, \u201d dans la défense de la foi et dans la guerre à l\u2019erreur coupable ou involontaire.Jusqu'au XIXe siècle, cette union des cœurs dans la variété des efforts a dominé l\u2019action catholique : c\u2019est une loi de l\u2019apologétique chrétienne.Est-il besoin de rappeler la différence des méthodes et des points de vue, dans les premiers monuments de la pesée chrétienne, la pôlémique serrée et triomphante de Tertullien, le système de conciliation d'Origine, le parallélisme biblique et moral de St Justin ?S.Thomas, S.Bonaventure, Duns Scott, suivaient aussi des routes diverses, quoique parallèles, dans la lutte vigoureuse contre l\u2019invasion menaçante\u2019 de l'Averroïsme : et, quand,au 16esiècle,une Révolution à jamais regrettable brisa le lien de l\u2019anité religieuse, l\u2019apologétique des Bellarmin, des Suarez, et, plus tard, d'un Bossuet, d'un Fénelon, d'un Arnaud, d'un Pascal ete, revétait les formes les plus variées,et prenait les allures les plus'diverses.| C\u2019est ainsi que, dans le cours des siècles, l\u2019action chrétienne s'adaptant aux besoins multiples des âges, et s'inspirant de la personalité de chacun, a pris les caractères les plus divers, ef, sous la richesse de ses transformations l\u2019apologétique a su garder sa nature immuable et éternelle, dans la fermeté invariable des principes, et l\u2019infinité de leurs applications aux nécessités passagères des hommes.Pourquoi n'observerions nous pas cette même loi, cette même règle, qui doublent les forces et ne séparent pas les cœurs ?Pourquoi cette loi de l'ancienne apologétique ne serait-elle pas notre loi, la loi de l'action intellectuelle et sociale des catholiques d'aujourd'hui, la loi du journalisme, cette forme populaire de l'apologie Le \u2018| moderne, dunt l'importance est incontestable ?Compétitions passionnées, intempérance de zèle, reproches, acrimonies, toutes ces faiblesses dis- paraitraient comme par enchantement.* Si cette largeur de vues est la sauvegarde de l\u2019union, elle ne produit pas moins, dans l\u2019action pratique, d'heureux résultats.Celle unité dans la variété n'est pas seulement la condition de la beauté, elle est surtout le principe de la fécondité et de l\u2019efflorescence de l\u2019Eglise catholique.Elle permet d'utiliser toutes les forces, d'user de toutes les armes, de l'armure pesante du moyen-âge comme du chassepot moderne ; elle tient compte de la différence des Caractères, des nuances infinies des esprits et des tempéraments.Rien ne se perd, tout trouve une place dans le large rayon de la défense sincère et loyale des intérêts religieux.Comme des attaques de l'erreur sont de nature diverse, comme aussi, la guerre a éclaté dans tous les ordres, et que nos adversaires ne goùtent pas indifféremment la même nourriture intellectuelle, cette richesse d\u2019exposi: tion et cette variété de points de vue répondront aux besoins d'un plus grand nombre.Voilà, sauts contredit, ce qui est fécond, voilà ce qui donne du prestige, ce qui permet d'occuper toutes les positions du monde contemporain, de ce monde que nous devons attirer à nous, en le persuadent et en le subjuguant.Oui, il y a comme quelque chose de providentiel, \u2018à notre avis, dans .cat appel incessant de Léon XIII à la concorde des volontés et à la charité des cœurs.Quand l'Eglise a be: soin de l'épanouissement harmonieux de ces richesses et que le danger apparaît partout menaçant, qui voudrait ne pas subordonner toutes ses préférences personnelles, à l\u2019esprit d\u2019abnégation et de sacrifice, dans cette grande croisade contre les doctrines de l'erreur, le scepticisme insouciant et frivole, contre les hésitations des foules et les tenaces résistances de quelques esprits supé- rienrs ?\\ \u2014\u2014\u2014 >.Esclavage au Brésil A Rio-Janeiro, les hommes politiques n'ont pas laissé passer inaperçu le onzième anniversaire de la promulgation de la loi d'émanoipa- tion graduelle des esclaves, et les dépêches de cette capitale constatent que tous les journaux sont unanimes à signaler l'influence considérable et bienfaisante que cetto loi a euc surle développement matériel et moral du pays.n eflèt, la loi d'émancipation du 9 , JOURNAL DES CAMPAGNES Voiv 23 septembre 1871, due surtout au courage civique et à la persévérance du ministère Rio Branco, a été le premier conp porté à l'esclavage au Brésil : elle a sapé la hideuso institution parla base, en déclarant que désormais lout enfant né de parents esclaves serait libre ; que tout affranchi pouvait, comme tout autre citoyen, parvenir à toutes les dignités, el recevoir un mandat législatil ; de sorte qu\u2019au Brésil, l'esclave d'hier peut demain donner des lois au pays.Depuis onze ans, plus de GO 000 esclaves ont été aflranchis epontané- ment, par leurs maîtres et parfois sans indemnité ; tandis que l'Etat a douné la liberté à plus de 11 000 d'entre eux.Il convient d'ajouter que, durant cette même période, 280 000 hommes sont nés libres, en vertu de cette loi humaine, et que l'Etat a distribué surles sommes afférentes aux \u201c fonds d\u2019émancipalion, \u201d environ 8- 130 contos, soit à peu près 19 millions 800 000 francs, somme considérable pour un pays aussi jeune que le Brésil, L'Etat, les provinces, les associations privées, les propriétaires, tout le monde lutte à l'envi, afin de hâter le jour où il n\u2019y aura plus un seul esclave sur le vaste territoire de l\u2019empire brésilien.0 me a + 2 Pologne On lit dans une correspondance écrite de Cracovie à P Univers : \u201c Des considérations économiques puissantes \u2018ommandent en ce moment l'altitude de la Pologne vis-à- vis de la Russie.\u201c On sail que I'empire moscovite est séparé des marchés enropéens par une véritable muraille de la Chine Cette protection à outrance n\u2019a pas profité à l'industrie russe, qui.n\u2019existe réellement pas, et ne dispose pas du capital intellectuel financier dont elle aurait besoin pour se développer.En revanche, la protection des douanes russes a donné un élan extraordinaire à toutes les forces productives de la Pologne, nous parlons de l\u2019ancien royaume, abritant d\u2019un côté les manufactures polonaises contre la concurrence étrangère, leur ouvrant de l\u2019autre le marché sans limite de la Russie.Il en est résulté pour une grande partie de la Pologne annexée vne prospérité extraordinaire.Des villes entières sont sorties de terre comme aux Etats-Unis ; dans ces dernières années, l'industrie du sucre notamment a créé des fortunes: gigantesques.\u201c Les polonais apprécient les avantages de oetto résurrection économique, et ils ont droit d\u2019en atiendre des conséquences politiques.** On conçoit donc qu'ils ne soient pas portés à rompre gratuitement, pour passer des mains de la Russie à celles de l'Allemagne, une association dont ils tirent de tels bénéfices.\u2018* Le temps viendra, il est peut être déjà venu, où le dominateur moscovile se demandera s\u2019il a été bien prudent d'éteindre ainsi dans ses bras la nationalité polonaise, dans la pensée de j'étouffer.Tel est pris qui croyait prendre.\u201d \u201cra \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Serrurerie élémentair- On écrit de Londres : Les onze à douze cents forçats qui habitent, malgré ceux, le bagne de Dartmoor, ont en une idée qui na rien d'absolument incompréhensible.Ils ont pensé qu\u2019il n'y avait pas d'inconvénient à ce qu'ils rentrassent dus ln société ; seulement, ce qui est inexplicable, c'est qu\u2019ils s'en est fallu de peu qu\u2019ils né missent leur projet à * exécution.Leur plan était d'ailleurs excessivement simple.Sortir daus la nuit de leurs cellules, étrangler ou assommer leurs gardiens de veille, s'emparer des clefs des portes extérieures et gagner le large.Dans les prisons anglaises, le silence est de rigueur, néamoins la conspiration était parluitement organisée et n\u2019n été découverte que par un singulier hasard.Pendant l'heure de la promenade, trois détenus demandèrent à voir le docteur et furent conduits à l'infirmerie : la promenade précède le diner, qui est placé dans la cellule des condamnés, et que ceux-ci mangent en rentrant.Or, il arriva que les prisonniers malades, ramenés après la visite du médecin, t rouvèrent vides les gamelles apportées pleïnes dans les cellules, qui cependant avaient été scrupuleusement lermées.Il y avait là un problème dont on chercha la solution.On fouilla minutieusement toutes les cellules, ainsi que leurs locataires ; sur plusieurs de ces derniers on découvrit des clefs fabriqués avec des os,et ouvrant merveilleusement les serrures les plus compliqués.L'un des prisonniers, entrant dansla voie des aveux, offrit d'ouvrir toutes les cellules à volonté, et même sans instrüments.Il füt reconnu que le contenu des gamelles avait été pris par un de ces serruriers\u2019 d\u2019ufr nouveau genre, qui, comme notre mère Eve, avait été perdu par la gourmandise.Ces 1 200 malfaiteurs, une fois hors de leurs cellules, auraient eu facilement raison des deux gardiens de nuit, mais n\u2019est-il pas surprenant que ces hommes, astreints à un silence absolu, aient pu parvenir à s'entendre ; quant à la fabrica- des clefs en vs, elle rappelle cette histoire d\u2019un voleur émérite qui avait proposé d\u2019ouvrir un coffre-fort de sûreté, et auquel on avait apporté, pour l'aider dans son travail, une série de pinces et de crochets en fer ; notre homme repoussa dédaigneusement toute la ferraille, et demanda un simple cure-dents !.mm \u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014 +.Stanley et de Brazzn.L'explorateur Stanley, qui vient de traverser Paris pour se rendre à Bruxelles, revient cette lois un peu désappointé, paraît-il de son dernier voyage au Congo.Partout là-bas il a trouvé 12 drapeau français arboré sur les villages, et il a appris que les principaux chefs de tribus avaient signé avec M.P.Savorgnan de Brazza, représentant de la France, un traité par lequel ils nous cédaient leur territoire.Ce traité est maintenant entre les mains du gouvernement français, ct la question à laquelle il a trait, est assez importante pour motiver toute son attention, puisqu'il met entre nos mains le point de départ d\u2019un vaste ensemble de voies de communications intérieures navigables, drainant une immense contrée qui, par Ja lichesse naturelle de ses produits, la densité de sa population pacifique est fntalement appelée à un grand avenir, ct constitue le plus vaste débouché et le plus riche champ d'action que le commerce et l\u2019industrie françaises puissent désormais s'ouvrir cn Afrique sans contestations politiques'et sans déplacement de forces militaires.On prétend, dit à ce propos M.P.Savorgnan de Brazza, que nous manquons d'initiative, mais on oublie trop aisément les noms de ceux qui sont venus nous prouver le contraire ; cene sont pas les hommes qui nous manquent, mais l\u2019esprit de suite dans nos gouvernements, où l'esprit de parti et de personnalité a toujours réglé les questions les plus graves.Mais les leçons ne nous profitent guère ; par notre faute nous avons perdu le Canada, l'Inde, la Louisiane, refusé le Tonquin, que Francis Garnier nous donnait.Plus tard on se souvint de ce Tonquin auquel on avait renoncé d\u2019abord, et pour cette action tardive on a demandé à la Chambre des millions ét des hommes.Que le gouvernement se souvienne donc à temps aujourd'hui, et qu\u2019en ratifiant ce traité, il profite de la situation privilégiée qui est faite à notre pays pour favoriser notre développement commercial; et que plus tardJl ne vienne pas, dans un jour de crise économique déjà facile à prévoir, demander à la Chambre pour le Congo comme pour le Tonquin des millions et des hommes pour reconquérir, peut-être en so créant alors des complications tions politiques, ce qu'il aurait pu sans peine sauvegarder aujourd'hui.oo ap Le Clergé en Lovisinne Dans un numéro récent, l\u2019Abeille rendait compte d\u2019une brochure dernièrement publiée par M.le Vicomte d\u2019Abzac, Consul de France, et intitulée \u201c Excursions en Louisiane\u2014 Nous détachons de cette critique le passage suivant, quien est la conclusion: Ce \u201c\u2014Nous nous rangeons a l'avis de M.le vicomte d\u2019Abzac quand il cite l\u2019église catholique parmi les forces qui onf \u2018combattupotirlà\"taée Créole, pour lu Louisiane.Il cst bon, il est bien de le proclamer.\u201c Aux heures sombres, ce clergé n\u2019a pas fléchi.Son dévouement a, au contraire, puisé des forces plus résistantes av contact de nos malheurs, comme Antée en touchant la terre ; et le chef respecté de ce diocèse, Monseigneur Perché, fut de ceux qui prodiguèrent les témoignages éclatants, courageux, dangereux, de l\u2019amour voné au pays d'adoption.\u201c Ce clergé a aussi contribué et contribuera largement encore, à la diffusion, à la perpétuité de la langue frénçaise, qui, quoi\u2019 que présagent les pessimistes, ne disparaîtra ni en Louisiane, ni aux Etats-Unis, \u201c Nous n\u2019hésitons même point à affirmer qu\u2019elle fait chemin : qu'elle est en train de se propager plus rapidement que jamais dans nos grands centres.Les Américains sont un peuple pratique au plus haut degré, voyageur par nature et par intérêt ; et Paris, ce foyer lumineux qui les attire entre tous, Paris leur fait sentir la nécessité et le bienfait moral et matériel d'une-langue merveilleuse en elle-même, et parlée à tous les bouts du monde.\u201c Langue que manie en artiste le Vicomte d\u2019Abzac ; nous en avons eu plus d'une preuve sous les yeux.Qu'il poursuive donc ses Excursions en Louisiane, pour le charme de ses lecteurs, au premier rang desquels nous nous inscrivons.Nous pourrons parfois discuter ses appréciations ; mais, nous en sommes certain, du moins, elle seront toujours celles d\u2019un esprit éclairé, d\u2019une plume sincère, intelligente et amie.2.0 i ¥ AUTRICILE On lit dans la correspondance viennoise du Français : Dernièrement ont gomparu a Vienne, devant le tribunal, trois personnes poursuivies pour excitations dirigées contre les juifs ; l'une M.Zerboni.avait été condamnée déjà à six mois de prison pour faits de chantage.Oes trdis personnages étaient accusés d'avoir imprimé ou fait imprimer des vignettes avec ces mots : \u201c N'achetez que chez des marchands chrétiens, * ct autres inscriptions blessantes pour les juifs.Les jurés les out aequitlés.Dans ce proces, le président du tribunal avait essayé d'expliquer les causes du mouvement antisémitique.Il ë est exprimé ainsi: \u201c Deux tendances dirigent en ce moment la vie publique : la première, c'est le \" sentiment de nationalité, c'est-d- .dire Ja tendance de chaque nationa- .li a se séparer des anires et méme .a leur nuire ; la seconde, c'est la .haine sociale, on la haine des pau- \u201c vies contre les riches.Ces deux «ndances s'unissent pour provo- \u201c quer \u201c l\u2019antisémitisme, \u201d gr Ok l'avis d\u2019un juge de Vienne.» en effet, cette explicalion paraît être assez juste.Le sentiment national poussé à l\u2019exagération fait détester les juifs comme une race étrangère, et la haine de la populace appauvrie contre les juifs, qui ont amassé tant de richesses, fortifie le mouvement antisémitique.Il ne faut pas oublier cependant «que, sous ce dernier point de vue, les juifs ne cessent de provoquer la haine générale ; d\u2019abord en formant chez nous (en France et en Angletérre c\u2019est autre chose) une race distincte, qui ne se fond ni avec les Hongrois, ni avec les Polonais, ni axe, les Tchèques ; et puis en au gmentant leur fortune au détriment \u2018délä\u2018population \u2018chrétienne, par des moyens suspects.Si lon ajoute a tout ceci le ton vraiment provoquant et insolent que se-.permettent, les juifs, surtout dans la presse autrichienne, on s'explique facilement l\u2019aversion croissante qu'ils provoquent de jour en jour.\u2018Voici un exempié:'de léurlinso- lence.Dans l'aflaire de Tisza-Liszlar, le gouvernement hongrois a suivi une conduite très impartiale, mais ceci wa pas suffi aux juils.Ils auraient voulu que le gouvernement miît fin au procès intenté contre les inculpés de Tisza-Esslar.Le ministre de la justice, M.Pauler, s\u2019est refusé catégoriquement à céder à cette exigence.ll soutient les magistrats chargés de' l'instru- tion judiciaire, et il veut que la lumière soit faite.Eh bien ! toute la presse juive, non seulement de Pesth et de Vienne, mais encore la presse de Berlin, surtout le Berliner Tagblait, frère jumeau du Tagblait, qui se publie ici, ne demande rien moins que la démission de M.Pauler.Avec une insolence sans égale les juifsicroient donc pouvoir renverser le ministre d\u2019un grand royaume, parce qu\u2019il se refuse à obéir à leurs ordres ! De telles préilentions ne peuvent qu'aggraver la situation des juifs.Si je ne me trompe, c'est un rabbin allemand qui constatait, il y a quelques années, que la presse juive, par son manque de tact et par sa brutalité, a contribué tout particulièrement à provoquer le mouvement antisémitique.Nulle part cela \u2018n\u2019est plus vrai qu\u2019en Autriche-Hongrie.Laas eG Auménters militaires On-lit dans une \u2018lettre adressée d\u2019Alexandrie au Tablet, de Londres : Il importe de conñtater la.liberté religieuse dont jouissent-les catholiques dans l\u2019armée anglaise.En Egypte, ils ont six aumôniers.T] y en a un à Ramleh, pour un millier de soldats catholiques.Eh bien ! leur piété esti: telle qu'il ne suffisait pas à la besogne, et il a fallu appeler \u2018déux relixieux à son secours.Aux trois messes l\u2019église était toujours trop patito pour l'assistance des soldais et l\u2019alluence pour les confessions était telle, que ces trois prêtres n\u2019ont pas en un instant de libre dans leurs journées.En ces temps d\u2019'incroyance, c\u2019est une joie de voir servér l« messe par des ofli-iers en uniforme, de voir chaque \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I, JOURNAL DES CAMPAGNES | ARR samedi un colonel arriver à la porte de l'église, y déposer son épée, ct se mettre anx pieds du prêtre pour se .TORK UU Re ME LEE ee confesser.Jamsis un; aumônier ne s'adresse, en vain aux supérieurs, fussent-ils même des officiers protéstants) pour obtenir la permission nécessaire gux soldats qui veulent remplir \u201cléurs devoirs religieux.- Les aumôniers catholiques sont tenus eñ haute estime par.tous les soldats, et malheur à celui qui leur manquerait de respect.Tout cela est admirable dans le temps où nous vivons.Le Français, après avoir\u2019 cité ce passage significatif, ajoute qu\u2019un au- monier catholique, du nom de James Bellord, a été blessé pendant la bataille de Tel-el-Kébir, \u2018et cité à l'ordre du jour de l\u2019armée.+.em JAPON Mgr Bernard Petiljean, évêque de Myriophyque et vicaire apostolique du Japon méridional, écrit de Nagasaki, le 29 janvier 1882, à un prêtre du diocèse d\u2019Autun : ; Le 17 décembre dernier, j'ai ordonné nos trois premiers diacres japonais; aussitôt après cette ordination, j'ai érigé sur notre propriété, à côté de l'église et en face de notre habitation, une belle croix dont le Christ est presque de grandeur naturelle.\"Elle est au milieu du petit cimetière de la mission ; tout à côté repose du dernier sommeil, depuis un an, notre regretlé M.Poirier.Nous avions, pour vénérer ce signe auguste de notre rédemption, les nombreux fidèles venus pour assister à l\u2019ordination.Depuis, chrétiens et païens \u2018qui entrent à notre église ne manquent jamais de se rendre auprès de cette croix : les premiers pour prier, les seconds pour admirer et interroger.Beaucoup de néophytes, autant d'hommes que de femmes, font la communion fréquente.A la dernière messe de minuit, nous avions environ deux mille personnes aux saints offices, et la destri- bution de la sainte communion a duré une bonne heure.Hier encore, on nous persécutait ici, el aujourd hui nous sommes plus libres que dans nolre.catholique France\u2014 rr \u2014\u2014 - FRANCE Le ÉGHAFAUD SANS DIEU A 2 uit .Ceci est:le comble des combles.Si abominables que soient les.criminels, il est établi qu\u2019en les condamnant 3 mort, en dressant pour eux l'écliafaud, lasociété ne se venge pas.Elle supprime un \u2018danger, voilà tout.\u2019 200 28.; Aussi s\u2019efforca-t-vlle d'odoncir pour eux la dernière \u2018heure.Elle a rappro- | ché:l'échataud-de la prison.Elle a abrôgé les formalités, Elle accorde à -iceux: qui vont mourir.les satisfactions matériolles qu\u2019ils demandent, et surtout les consolations divines.À Paris, l'abbé Crozes accompaguait le condamné jusqu\u2019au dernier.moment.Mais il parait, què cela est de trop.Aprèsavoir supprimé Dieu des écoles, on devait fatalement Je supprimer de l'échafaud, sur lequel on voudrait pent-être que les prêtres ne _montassent plus que pour leur compté.personnel.Certes, nous sommes bién loin d'avoir.la moindre sympathie pour Barbier; cet atroce garçon de ferme; qui tua les époux Durand à Poussauges.On l'a condamné à mort.On a bien fait.M.Grévy a permis son exécu-| tion.I! ne doit avoir aucun remords.Mais, jusqu'à ce jour, on facilitait au condamné le moyen.de se repentir.Les-hommes le laissaient à Dieu.Le préfet de Vendée ger tout cela, |.Cesta La Roche-sur-Yon qu'à eu lieu l'extéution de Bärbier, hE Le matin de l\u2019exécution, l\u2019aumônier de la prison de la ville, M.l'abbé Giraïd, voulut, à la demande du condamné, et selon la règle admise dans certaines prisons, dire la messe en présence ds'celui qui allait mourir.11 supplia, il implora.I] mit même dans ses réclamations une assez grande .Énergie.que l\u2019administration trouva excessive.Barbier, i qui l'on edt permis de fumer, de boire, de manger s'il l\u2019eût demandé, motirut sans assister à la messe, qu\u2019il souhaitait ardemment d'entendre, comme en fait foi le post- scriptum de la lettre suivante, qu\u2019il adressa à sa famille, et dont nous respectons le style : | * La Roche, le 22 sept.1882.\u201c Chère et bien aimée famille ! je \u201c vous quitte à grand regret: on \u201c* vient me détruire à 5 heures ! Ah! \u201c chers enfants ! vous autres que j'ai \u201c reçus si purs, et dont je flétris le \u201cberceau ! Mon pauvre Ernest, tu \u201c ne connaitras jamais ton père ! * Je vous demande pardon à tous.\u201cJe vais mourir faute d\u2019un pardon, * mais je vous attendrai au repos, et \u201c* il me restera l'éternité pour vous \u201c retrouver.\u201cCher frère, veille à mes petits * enfants ; car Louise est très vive, \u201c et moi aussi, et ces petits enfants * seront de même.( ** Cette chose ne maïiquera pas de \u201c leur être jetée aux jambes, et on * les punira encore.; .\u201c Avant de mourir, je vous em- * brasse tous de tout mon cœur, bien * tendrement, sur les deux joues.\u201c Ah! chère Louise, je t'attendrai ! \u201c N'importe où on me mettra.\u201c Adieu! et pardon ! pour tous \u201c ceux que j'ai offensés.- \u2018\u201c BARBIER, PIERRE.* Chère famille ! on m'ôte la vie \u201csans me donner le temps de rem- \u201cpliy mon devoir envers Dieu ! \u201c Mais ils \u201c n'auront pas honte de * voir courir mon sang dans la ville, \u201c et mes.enfants iront chercher du \u201cpain à la \u2018campagne! \u201d L'exécution de Barbier devait être suivie d'une autre.M.le préfet'de la Vendée ne pouvait, au temps où noûs vivons, permettre à un misérable prêtre d'élever la voix devant l'administration, de revendiquer les droits de la conscience, de votiloir dôriner le\u2018 pardon de Dieu, à qui n\u2019avait pas eù \u201ccelui de M.Grévy., * Après avoir, daris\u2019un discours pro- moncé au lycée de La Roche, quali \"fié d\u2019inconvenante la conduite de Ml\u2019abbé Girard, \u2018il \u2018vielit\"\u2018de lui faire \u2018part qu'il était révoqué de ses fénc- \u2018tions'd'aumônier dé La Roche.- rt a voulu chan- \u201cGuerre an clergé beige : Le ministre de -la-justice continue ja guerre qu'il a commencée, sans aucun motif raisonnable, coutre les étrangers coupables de remplir en Belgique les fonctions de prêtres catholiques.« L'Ami de l\u2019ordre \u201d annonce que le diocèse de Namur n'échappe pas aux spoliations libérales : plusieurs curés,parce qu'ils seraient originaires du grand-duché.de Luxembourg, viennent aussi d'être privés de leurs traitements.D'un autre côté, on nous télégraphie de Tournai que M.Bara vient de retirer, sans daigner donner au- .cune explication, tout traitement aux 26 prêtres allemands occupant des fonctions ccclésiastiques dans ce diocèse.Ces procédés odieux sont attentatoires à la fois au droit des gons et à la Constitution belge.En vertu du droit des gens, aucun \u2014 «C4 étranger ne peut: être molesté en Belgique pour cause de religion, ni surtout à raison de: ses, fonctions sa- £exdotables\u2026 En tution, \u2014les discussions du congrès en font foi,\u2014loe culte catholique a le droit de recruter ses ministres non seulement parmi les nationaux belges, ce qui est le cas pour l'immense majorité du clergé catholique, mais encore parmi les étrangers.Il a été nettement déclaré an Congrès, que la qualité d'étranger ne pourrait jamais exclure celle de ministre des cultes ayant droit au traitement garanti par l'art.117.Les actes de M.Bara sont la violation formelle de notre droit public ct de notre droit civil.Ce sont des procédés de barbares, et les mandarins de la Corée n'en emploicraient pas d'autres à l\u2019égard des missionnaires chrétiens.I A propos de cette perséeution, qui rappelle celles dont le gouvernement russe poursuivait jadis les fidèles et le clergé dela Pologne et de la Lithuanie, le \u201c Bien public \u201d fait les réflexions suivantes : Le gouvernement hollandais n\u2019est pas animé, à l\u2019endroit du clergé catholique, de sentiments d\u2019intolérance aussi étroits et aussi haineux que ceux qui caractérisent la politique du ministère belge.Il se pourrgit donc fort bien que les actes d'exclusion récemment posés par monsieur Bara contre divers ccclésiastiques hollandais, \u201c sous prétexte de leur nationalité, \u201d fissent l'objet d'un \u201c échange de vues \u201d diplomatique.Nous savons à merveille que Mle ministre de \u201c la justice \"\u2014il faut bien \u201c officiellement \u201d l'appeler comme cela '\u2014 aura une réponses très nette et très sincère à opposer aux réclamations éventuelles du cabinet de La Haye.TI dira, et avec beaucoup de raison, nous en sommes persuadé : \u201c Ce n\u2019est aux \u201c Hollandais \u201d que j'en veux, c'est aux Hollandais \u201c prêtres,\u201d et en raison de leur affiliation à \u2018\u201c l'Eglise catholique.\u201d Ce sera la vérité, mais il n'en sera pas moins intéressant de -voir constater \u201c officiellement \u201d et par voic \u201c diplomatique, \u201d que le cabinet de Bruxelles \u201c répudie le principe constitutionnel de la liberté des cultes, \u201d et qu'il se déclare \u201c ouvertement hostile \u201d à la religion professée par l'immense majorité des Belges,et par la Famille royale de \u2018Belgique elle: même.Less La foudre \"@; ot oN On lit dans l'Union de\u201d Charleroi (Belgique) : La soirée du miercradi 10 octobre a été marquée dañs notre tégion,;par nne suite d'oragés d'une violence extraordinaire.= © L'ouverture de cet cffraÿant éoncert \u201c des éléments en fureur.\u201d à cu;lieu .vets quatre heures ; la\u201c température était .étouffanté ; \u201cles\u201d gros rfülages jaunâtrés .qui couraient dans le ciel se crevèrent bientôt et se ,précipitèrent en pluie\u2018batfante, avec\u2018 accom- _pagnement d'Celats ct de coups de \u2018tonnerre.La foudre tomba en divers endroits, entre autres sur la ferme de M.Devillez, à Conillet, où elle a occasionné quelques dégâts peu -importants.\u2018 Vers 8 heures, l'orage reprit avec plus d'intensité ; ou plutôt trois ou uatre orages parurent s'avancer à la ois de diflérentes directions et venir se joindre au sud-est de notre\u201d ville, au-dessus de Montigny, Couillet et Marcinelle.Jes éclairs-nous n\u2019en avions jamuis vn d'aussi éclatants,- se succédaient presque sans interruption, et, tandis que la tempéte chassant horizontalement la pluie faisait craquer portes et fenêtres, on entendait un'*perpétuel roulement que coupait à tout instant le fracas du tonnerre.En vertu de ln Consti- ~~ Vue des endroits élevés, lorsque la pluie s'interrompait, toute la val- 1e de la Sambro offrait aux yeux, un- \u2018spectacle À In fois grandiose el terne ble.La clarté violacée des éclairs permettait de distinguer comme en plein jour : au centre de l'orage le feu du ciel ne faisait quo s'abaitre et remonter en décharges éblouissantes.D'après nos premiers renseignements de ce matin, la foudre est tombéc'en une foule d\u2019endroits.À Marcinelle, elle s'est notamment abattue sur la propriété de M.Castin : pénétrant par la cheminée, elle it Tencontré au passage une poutrelle qu'elle n suivie en l'émiettant d'un bout à l'autre en morceaux gros comme des allumettes.A Montigny-sar-Sambre plusiours- coups de foudre sont également signalés, aucun, que nous sachions, n'a eu des conséquences graves.Mais c'est principalement sur Couillet que l'orage a porté ses terrir bles coups.La le sol \u2018subissait de véritables trépidations, tant était forle l\u2019action des décharges électriques.Le paratonnerre de lu now velle église, dont la flèche domine de si haut toute la vallée, a été frappé à maintes reprises, \u201d La demeure de M; Hins à reçu ln visite de la fondre mais là encore, \u2018pas de \u2018dégûts très maïquants.\u2018Aux Piestaux, une maison habitée par un nommé Renard à été presque entièrement détruite.On n\u2019a jamais vu pareil effet de l'orage ; pas le moindre incendie ; néanmoins les huit habitants de cette demeure, qui par un bonheur providentiel n\u2019ont pas reçu la plus légère atteinte, so sont trouvés presque instantanément en plein air.Les cheminées ont été arrachées du haut en bas, et leurs débris jetés à l'intérieur : los fenêtres sont détruites, les meubles endommagés, une glace d'assez grande dimension réduite en mille petits morceaux et enfin, ceci quoique rigoureusement exact paraîtra invraisemblable, les murs ont été crevassés au point de se disioindre : de l\u2019intérieur on voit sans peine ce qui se passe au dehors ! Bref, c\u2019est une ruine, une ruine accomplie en trois secondes et sans que rien ait été préservé, à part ces huit personnes, dont deux enfants qui dormaient dans leur chambrette.\u201cOn a pu constater hier les effets produits par la foudre sur lo télé- phofle ; les sonneries se fnisaient entendre presque sans discontinuer.Cependant aucun accident qui se serait prodiqit de ce chef n\u2019est à notre \u2018connaissance.| fee apie \u2014 \u2014 Relnirage.des mines Une .importente nouvelle: nous nirive de la Suisse : le terrible feu grisou non seulement n été capté dans les mines de sel de Bex, mais on l'a forcé, comme un vulgaire bec de gaz, à éclairer ceux qu'il détruisail antrelois.\u2026.T a failn beaucoup de persévé- {rance et de courage pour arriver 'à ce résultat, qui ost un nouveau triomphe de la science.L En effet, çe n\u2019était pas un , travail agréable et sans danger que d'aller poser au fond des mines les tuyaux davaient conduire le grisou à l'endroit où l\u2019on peut, grâce à l'air atmosphérique, le faire brûler sans ateun péril pour les ouvriers.Exactement comme le gaz, le grisou a été reparti dans les mines susdites sur plusieurs becs en différents endroits, et sert à l'éclairage.Il a fallu pour:l'amenerjaux points voulus suspendre une grande quantité de tuyaux de fer et construire de nombreuses canalisations.Actuellemet, tout danger a disparu,les traveaux ont pu être repris dans les mines de Bex et les ouvriers sont parlhitement éclairés.\u2014__ eo JOURNAL DES CAMPAGNES MANDEMENT DE MONSEIGNEUR E.-4.TASCHEREAU, ARCHEVEQUE DE QUEBEC.Elzéar-Alexandre Taxehereau, Par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêgne de Québec, Assistant au Trône Pontifical, Au Cleryé Séculier et Régulier et à tous les Fidéles de UArchidiocise de Québec, Salut et Bénédiction en Notre-Seiyneur.Depuis longtempe, Nos TRÈS CHERS FRÈRES, l'on voit avec chagrin un certain nombre de familles canadien- nes-françaises quitter cette province pour aller s'établir dans les Etats- Unis, où trop souvent elles perdent leur foi et ne trouvent que déception et misère.Doux causes principales sont assignées à cet exil volontaire et funeste auquel se condamnent nes compatriotes.Les Pères de notre cinquième Concile (No 26, 22 mai 1873( les signalent dans leur pastorale commune : \u201c Une chose est certaine à \u201c nos yeux, disent-ils, c\u2019est que l\u2019émi- \u2018 gration n\u2019aurait plus de prétexte \u201cet s'arrêterait, si les parents em- \u201c ployaient à préparer pour leurs en- \u201c fants des établissements dans les \u201c terres nouvelles, l'argent qui se \u201c consume en pure perte pour le luxe \u201cet l'intempérance.\u201d Oui, N.T.C.F., dirons-nous avec ces mêmes Pères, \u201c C'est depuis \u201c qu'un luxe effréné a envahi nos \u201c campagnes, que cette émigration a \u2018 pris des proportions si alarmantes.\u201c On s'endette outre mesure pour se \u201c procurer des toilettes extravagan- \u201c tes, des amenhlements trop riches * pour les moyens dont on dispose, \u201c pour fêter des amis, pour paraître \u201c en public avec des équipages ma- \u201c gnifiques ; en un mot, l\u2019orgueil de \u201c la vie, comme l'appelle l\u2019apôtre S.\u201cJean (I.Ep.16.), entrant en cons- * piration infernale avec l« concupis- \u201c rence de la chair el la concupiscence \u201c des yeux, s'attaque avec acharne- \u201c ment à la fortune temporelle des * familles, pour arriver à la ruine * éternelle des âmes.\u201d \u201c L\u2019intempérance, ce vice dégra- \u201c dant, ce vice funeste à la fortune et * au repos des familles, à la santé et * à la vie de ses malheureuses victi- \u201c mes, ce vice enfin qu\u2019on peut appe- \u201cler avec vérité une des grandes \u201c portes de l'enfer, l'intempérance, \u201c disons-nous, en appauvrissant les \u201c familles, et en diminuant l'esprit \u201c de foi, pousse un certain nombre \u201cdenos compatriotes à aller aux * Btats-Unis, \u201d Voilà donc, N.T.C.F, trois grands maux qui désolent notre patrie, le luxe, l'intempérance et l'émigration.Or, aujourd'hai comme toujours, la veligion vient vous proposer un remède facile et efficace à tous ces maux à la fois.Nous établissons dans notre diocèse une société de colonisation, dont la direction sera confiée à un conseil composé d'hommes dont le zèle, le désintéressement et le patriotisme sont connus de tous.Aidé de leurs sages avis et de la connaissance parfaite qu'ils ont de tout le territoire de ce vaste diocèse, nous comptons, avec l'aide de Dieu, pouvoir donner à la colonisation un élan tout nouveau et dant les fruits abondants réjouiront les cœurs de tous ceux qui aiment notre patrie.Mais, N.T.C.F., pour réussir dans cette grande et belle entreprise, hous avons besoin de votre concours.1.Concours de votre zéle pour cette œuvre dont vous comprenez sans peine l'importance majeure et urgente.Notre nationalité, notre religion, et, par conséquent, l'avenir spirituel et temporel de vos enfants et de vos compatriotes, y sont profondément intéressés.Nous nommons pour zélateurs de l\u2019œuvre tous les curés et supérieurs de séminaires, collèges et communautés.Ils nommeront, chacun dans sa paroisse ou son établissement, des collecteurs et collectrices chargés de recueillir à domicile la contribution annuelle des membres et les nom3 do ceux qui veulent se faire inscrire.Que chacun se prête volontiers à rendre ce service à la religion et à la patrie.Faites connaître cette œuvre à ceux qui l\u2019ignorent ; excitez le zèle et la générosité de ceux qui ne paraissent pas assez portés en sa \u2018faveur ; donnez l'exemple, toujours plus efficace que les paroles.2.Concours de votre générosité, ou, pour employer une expression plus chrétienne et plus divine, concours de votre charité, la première, la plus excellente de toutes les vertus, sans laquelle, au témoignage de l'apôtre $.Paul (L Cor.XIII.1.) nous ne sonunes rien devant Dieu.Oui, N.T.C.F., concours de votre charité, cay il ne s'agit pas seulement d'aider à l'établissement d\u2019un certain nombre de vos enfants et de vos compatriotes, ce qui est déjà un grand acte de charité, une aumône corporelle très efficace, mais aussi de procurer la gloire de votre Dieu en conservant dans les sentiers de la foi un grand nombre de familles qui, sans cela, iraient ailleurs s'exposer au danger de perdre la foi et de périr éternellement.Nous vous demandons chaque année la petite aumône de dix centins par personne.Cette aumône vous donnera droit aux fruits d\u2019une messe qui sera célébrée chaque mois pour attirer les bénédictions spirituelles et temporelles sur tous les membres de l'association.Vous aurez donc lu bénédictions de la charité de Dieu, que vous glorifiez,et du prochain que vous aidez ; la bénédiction de la foi, dont vous conservez et augmentez le règne dans notre chère patrie ; la bénédiction de l'espérance, par la grâce et la miséricorde que Dieu répand sur ceux qui l'aiment et le servent, et par la gloire éternelle qui récompense même un verre d'eau donné pour l'amour de Dien.Fallutil pour cela sacrifier quelque petite dépanese, quelque plaisir,nous sommes certain que votre foi et votre patriotisme vous feront saisir avec bonheur une si belle occasion de bien mériter de l'un ot de l\u2019autre.3.Enfin, N.T.C.F., nous comptons sur le concours de tous les parents chrétiens, surtout des cultivateurs, afin que vous donniez vos enfants à la colonisation, ou plutôt à la patrie, à la religion, à Dieu même.Ori, N.T.C.I; ne vous contentez pas de donner à cette belle œuvre votre zèle, votre contribution annuelle ; donnez-y vos enfants, car c'est pour eux qu'elle est plus directement établie.Le plus souvent dans les familles tant soit peu nombreuses, l'héritage paternel une fois partagé se réduit presqu\u2019à rien.La colonisation vous offre un moyen facile pour assurer leur avenir.Vos fils iront dans la forêt arroser la terre d'une sueur qui la fécondera en feu d'années,et leur permettra de jeter bientôt les bases de nouvelles familles,où vos filles trouveront leur place à leur tour.Avec ce que vos fils auraient inutilement dépensé en voitures et en habillements de luxe, et pout-être, hélas !en débauches, votts pourrez facilement les aider à se créer en peu d'années un établisse- | ment où ils trouveront un bonheur et une aisance que l'oisiveté, le luxe el le plnisir ne leur donneront certainement jamais.L'expérience est là pour prouver que ces courageux colons, qui n'ont pas eu peur des épreuves auxquelles leur condition, comme - toutes les autres, est exposée, ont fini par se créer une position infiniment préférable sous tous les rapports à cet exil et à cet esclavage que certaines familles sont allées chercher dans les manufactures des Etats-Unis.Combien de ces pauvres exilés qui voudraient revenir au pays, et qui n'en ont ni les moyens, ni la force ! Combien de jeunes gens et de jeunes filles qui ont perdu la santé et même ia vie, dans l'air empesté de ces manufactures, où ils travaillent sans relâche comme des esclaves ! Et parmi ceux qui ont survécu, combien peu ont réussi à mettre leur vieillesse à l'abri de la misère ! Parcourez, au contraire, ces nouvelles colonies de défricheurs intrépides qui ont fondé des paroisses aujourd\u2019hui florissantes ; vous y voyez partout régner la santé, les joies de la famille, l\u2019aisance,et, ce qui est plus désirable, la foi et la religion.C'est un spectacle dont nous avons fréquemment été nous- même le témoin dans nos visites pastorales, et dont nous ne cessons de remercier Dieu- Donnez vos enfunts à la colonisation.La nouvelle société leur procurera les informations dont ils auront besoin ; elle les encouragera-et leur facilitera leur rude tâche.Comme une tendre mère, elle essuiera leurs larmes, et veillera surtout à ce que les secours et les consolations divines de la religion ne manquent point à ces chers enfants dont le salut vous est si justement à cœur.Profitant de l'expérience déjà acquise, la société laissera aux parents le soin de nourrir et d'entretenir leurs enfaats jusqu\u2019au moment où ceux-ci seront en état de se suffire à eux- mêmes ; car il est bien connu que les colons qui comptent pour cela sur d'autres ressources que sur celles de la famille, ne déploient pas toute l'énergie dont ils sont capables, et trop souvent consument dans l'oisiveté ou le plaisir, les secours qui leur viennent d\u2019ailleurs.Néanmoins, la société se feraun bonheur et un devoir de venir en aide à ceux que des circonstances extraordinaires, mais non pas leur paresse ou leur mauvaise conduite, auraient réduits à la misère.La gelée, la grèle, le feu, I'inondation, une maladie prolongée et autres accidents, seront pris en sérieuse considération, et les victimes seront enconragées et secourues autant que le permettront les ressources dont la société pourra disposer.Dans l\u2019ouverture ou la réparation des chemins dont le gouvernement est chargé, il se présente parfois des petites dépenses imprévues, et qui peuvent néanmoins servir beaucoup au progrès d'une nouvelle colonie ; l'association y pourvoira avec promptitude, sauf à obtenir compensation du gouvernement, si celui-ci le juge à propos.L'œuvre de la propagation de ia foi suffit déjà à peine pour construire des chapelles et soutenir des missionnaires dans les nouveaux établissements ; la société de colonisation viendra à son secours pour procurer de suite aux nouveaux colons les encouragements et les consolations d la religion.Voilà, N.T.C.F., tout le plan de cette organisation qui nous paraît à la fois simple et efficace, et qui, avec la grâce de Dieu et votre coopération, produira, nous l\u2019espérons, ses fruits de bénédiction pour le temps et pour l'éternité.Nous ne nous dissimulons par les difficultés qu'il y aura à surmonter, surtout dans les commencements ; toute œuvre chrétienne a besoin, pour réussir, d'être marquée du sceau de la croix, mais c\u2019est dans ce signe divin que réside la victoire.Vos prières et votre.concours on assureront le succès.À ces causes, et le saint nom de Dieu invoqué, nous réglons et ordonnons ce qui suit : 207 1.Nous établissons une société de colonisation dans notre diocèse : le conseil d'administration seya composé de I'Archevéque, président ex-officio, et de quatre membres nommés par lui, dont deux laïques et deux prêtres.2.Pour être membre de l'association, il suffira de se faire inscrire par un zélateur, et de contribuer annuellement dix centins pour l'œuvre.3.Messieurs les curés et supérieures des séminaires, collèges et communautés, seront zélateurs ex- officio.Ils nommeront des collecteurs et collectrices, chargés de recueillir à domicile les noms et les contributions des membres.4.Tous les ans, au temps que chaque curé jugera plus opportun, une quête sera faite un dimanche ou fête d'obligation, dans toutes les églises de l\u2019archidiocèse, et le produit en sera immédiatement envoyé à \u2018l\u2019archevêché, pour y à la être disposition du conseil d'administration de la société.5.Chaque mois, une messe sera célébrée dans la Basilique de Québec pour attirer les bénédictions de Dieu sur tous les membres de l'association, et sur les colons qu'elle assiste directement ou indirectement.Les membres défunts y auront aussi leur part.Sera le présent mendement lu et publié au prône de toutes les églises et chapelles de paroisses et de missions où se fait l'office public, le premier dimanche après sa réception et plus tard, chaque année, le dimanche qui précèdera la quête ordonnée pour la société.Donné à Québec sous notre seing, le sceau de l\u2019archidiocèse et le contreseing de notre sesrétaire.le premier septembre mil huit cent quatre- vingt.+ E.-A.Arch.de Québec.Par Monseigneur, C.-A.COLLET, Ptre, Secrétaire- \u2014- \u2014-\u2014\u2014\u2014 + \u2014\u2014\u2014 Le distours ge 3.Landry M.P.Après un assez long préambule consacré à développer le but de l'Association conservatrice, M.Landry expose le précis de ses travaux futurs ; on doit mettre immédiatement à l\u2019étude diverses questions du domaine essentiellement politique.Voici les principales : lère question : Notre province estelle suffisamment représentée dans l'exécutif fédéral ?2e question : Etant donné le nombre de ministres\u2019qui forment actuellement partie du cabinet fédéral, et le fait qu'Ontario augmente sa représentation et conséquemment sa force dans le cabinet par l'addition de ministres sans portefeuille, n'est-il pas juste, nécessaire même, que Québec ait le même privilège ?Be question : Doit-on insister à ce que le Président de la Chambre des Communes comprenne les deux langues ?4e question : A-t-on le droit, pre nant en considération l'usage suivi par le parti conservateur jusqu\u2019à ce jour, d'exiger que l'un des déux, Présidents, celui du Sénat ou celui des Communes, soit un homme de race française ?5e question : Notre district est-il suffisamment représenté dans l'exécutif provincial ?Ge question : Est-il ou n\u2019est-il pas à propos de rétablir la position de sollicitenr général abolie pendant la derniére session ?Te question : Quelles sont les me- sures de législation, fédérale et locale, les plus propresà promouvoir les intérêts industriels, commerciaux êt agricoles du paysen général et de notre district en particalier?.Le Président de I'Association aborde ensuite le terrain \u2018commercial.Il s'élève avec raison contre les autorités de \u2018nos deux grandes voies ferrées de la rive sud, le Grand |, Trone et\u201cl'Intercelonial.Lo Grand | Tronc a \u2018construit 'à la basse ville une espéce \u2018de hangar qu'il est convenu d'appeler une gare.Il n\u2019est pas de petite ville dans Ontario -et dans les Etats-Unis qui ne possède des gares aussi peu confortables pour les voyageurs, et aussi: désagréables à l'œil.C\u2019est une mesquinerie inexcusable de la part d\u2019une compagnie qui a tant.reçu de faveurs du gouvernement.Quant a \u2018l\u2019Intercolonial, pas., plus de gare que sur la main.Il faut s\u2019astreindre à subir tous les caprices des messieurs du Grand Tronc, sans compter leur désobligeance, avant de mettre le pied sur le ponton où va accoster le bateau de l\u2019autre côté du fleuve.Ausci: que de déceptions, d\u2019ennuis de tous genres pour, ceux qui voyagent de Québec à Lévis ! Ces derniers ne sont pas les seuls à se plaindre, car les commerçants, ne sont pas mieux traités, et soit de ce côté-ci ou de l\u2019autre côté \u2018du fleuve, on -n\u2019entend que: plaintes sur la lenteur qu\u2019on apporte à délivrer les marchandises.Toujours en vertu de la règle surannée qui exige que le Grand Tronc soit maître, partout.Il faut - espérer que :le gouvernement fédéral \u2018 nous.délivrera une bonne fois de ce monopole qui nuit.au commerce et fait rager les voyageurs.\u201cEt, comme le dit M.Landry, dans uelques semaines commencera entre Québec et Lévis ce que l\u2019on est convenu d'appeler la traverse d'hiver.\u2018Si la | © compagnie qui dirige l'Arcticcontinue lés traditions de son passé, elle ne manquera .pas, cet hiver comme les hivers précédents, de se moquer du public.Elle forcera malles et passagers de I'Intercolonial à coucher à Lévis, refusant de traverser le soir, à la clarté de la lune, sur un fleuve libre de glaces, ou bien se hâtera d'abandonner le quai dès que le train de l'Intercolonial \u20ac est signalé.Cet hiver, comme \u2018les hivers précédents, le gouvernement patronieera cette compagnie, et, lorsqu\u2019arriveront les beaux jours du printemps, nous ferons alors entendre, à mi-voix, une tardive plainte qui s\u2019en ira, avec les places du fleuve, se perdre dans \u2018Atlantique.Quant aux travaux de la Commission du havre, il nous reste à espérer qu\u2019ils seront bientôt complétés, ajoute M.le Président, qui cite dans son discours la partic la plus saillante d'un rapport des Commissaires du Havre, qu\u2019il est bon de rappeler au- public : # Bien que l'eritréprise \u2018pour \u2018les u améliorations du havre soit vir- \u201ctellement et finalement terminée, \"j) reste beaucoup à faire pour com- \u201c pléter le bassin à flot et le bassin \u201c de marée, conformément au pre-.\u201c mier projet.Seule, la construction | 3, \u201c du mur transversal qui - reliera la \u201c rune Dalhousie aux constructions, \u201c coûtera deux cent cinquante mille \u201c piastres ($250,000.) Il faudra aussi \u201c* dépenser de fortes sommes pour \u201c compléter le remblai.6 Cest l'intention des Commissaiuai on- \u201c res de prolonger le mur du » jusqu'à l'usine à gaz, ce qui \u201c nera 250 pieds de front de plus et \u201c une surface de remblai de plusieurs \u201c mille pieds.** L'achèvement des améliorations \u201c actuelles du port, avec les additions iw projetées, cst dela plus grande \u201c importance, et il faut espérer que \u201cle goùvernement accueillera favo- \u201c \u201cab ement tontes les propositions ue pourront lui soumettre les \u201c sultat si désirable.\u201c\u2018 Pour en revenir à la question \u201c du mur transversal, je prendrai.la \u201c liberté de repéter ici, un des argu- \u201c ments que faisaient valoir les Com- \u201c missaires dans la pétition par la- \u201c quelle il est fait allusion dans le \u201c rapport de 1880 :\u2014Si le mur.en \u201c travers n\u2019est pas construit, la partie \u201cla plus importante des \u2018améliora- \u201c tions actuelles, c\u2019est-à-dire le quai \u201c s'étendant à l'ouest du bassin de \u201c marée, ei dont la longueur dépasse \u201cdeux mille pieds, sera \u2018 \u2018inutile \u201d * pour les navires tirant plus de huit \u201c à neuf pieds d\u2019eau.\u2018 M.Landry espère voir se réaliser les brillantes espérances de notre monde commercial, qui croit avec beaucoup de raison que Québec- sera plus tard le terminus naturel de plusieurs grandes voies ferrées, et la tête de la \u2018navigation océanique.Ces chemins de fer seront le \u2018Pacifique, l'Intercolonial, le Grand Tronc, le chemin de fer du lac St-Jean, le Québec-Central.Le commerce de bestiaux et les exportations augmenteront avec d'autant:plus de rapidité que les voiliers et les steamers {rou- veront ici un aliment.plus .considérable.\u2018 M.Landry s'élève fortement gentle le Grand Tronc qui à l'arrivée, des steamers chargés.d'immigrants s'empresse de les cabaner dans ses chars et de les conduire, moyennant ; finances, à leur destination.Si.on- avait à Québec de vastes édifices pour loger ce flot d'immigrants, qui; ne fera que s\u2019accroître avec le temps, -nous mettrions d\u2019abord fin à un, abus, et nous augmenterions de beaucoup.la, prospérité de Québec.M.Landry rappelle au Syndicat du chemin de la rive Nord les, Te.et, 12e clauses du contrat qui, se lisent.comme suit.\u201c To.Le syndicat 8 voblig © à faire et \u201cà à compléter les travaux 'd\u2019extension \u201crequis pour mettre les chemins \u201c qu\u2019il acquiert en communication \u201c directe avec le chemin de fer Inter- \u201c colonial et à faire et à construire au \u201c terminus, à Québec, les quais, engins, \u201c machines et autres ouvrages requis * pour l\u2019établissement de la traverse: \u201c dont il est question plus haut, et, * de plus à contribuer pour moitié * dans le coût et les frais des bateaux \u201c traversiers-qui seront requis.\u201c120.Le département es méca- \u201c niciens, le bureau des ingénieurs et \u201c les ateliers de construction et de \u201c réparation du dit chemin seront \u201c dans la cité de Québec.\u201d Il ne faut pas oublier non plus que le syndicat est tenu d'achever la rue St-André, et de prolonger la lignedu chemin de fer sur les quais du bassin- Louise, et de déplacbr la voie du chemin de fer de la rue du Prince- Edouard pour'la placer plus au nord.On dit que des plans ont été dressés afin de commiencer ces travaux aussitôt que possible.\u2018Il-ne faut\u2018pas non plus oublier la promesse des deux gouvernements en ce qui a\u2018trait aux bateaux passeurs.M.Landry insiste sur les avantages \u201c Commissaires pour attendre ce ré- JOURNAL DES- CAMPAGNES, - ANNETTE T TL XO SA NA n vy ; FEIT NO MPR PUN A SE YT CPN 4 IT, SLB 6 à 207 D que Québec retirera de la construc: tion de l'embranchement de la Pointe Claire, dont la construction nous a été garantie par une stipulation importante introduite dans le contrat passé entre le gouvernement de Québec et le syndicat du Pacifique.Cet embranchement, de 8 milles nous mettrait en communication directe avec le Grand Tronc, et les grandes lignes de l'Ouest.Le député de Montmagny demande que les citoyens de Québec s'unissent à ceux de Montréal pour demander un port libre.Cet avantage,commun aux deux plus grandes villes de la province, aurait \u2018le puissant effet d\u2019augmenter les relations commerciales en les rendant plus faciles.\u201cPuis M: Landry se plaçant à un point de vue patriotique s'étend longuement sur l'œuvre dela colonisation de l'immense et fertile vallée du lac St-Jean.Se basant sur notre système de représentation, il établit que plus nous coloniserons notre territoire provincial, plus notre population ira croissante, et moins la représentation des autres provinces sera nombreuse.La prolongation du chemin de fer du lac.St-Jean jusqu\u2019à la frontière .provinciale, et de là à la Baie James, est Un sujet important à étudier, puisque Sir Charles Tupper dans un discours a pris lu peine d'y toucher.Une autre mesure patriotique serait d'amener sur letapis-le projet d'annexion de cette lisière de terre enclavée entre la frontière et la rivière Bu-Jean qui nous a été enlevée par le fameux traité d\u2019Ashburton.M.Landry ne parle d'agriculture qu\u2019au point de vue :des expositions provinciales, l\u2019importance- pour Québec d\u2019avoir des édifices permanents, pour les expositions ; il demande un nouveau palais de justice, un bureau de poste pour Saint Roch, un grand hôtel, le parachèvement des édifices parlementaires, la conversion \u2018de la dette] municipale, l'amélioration du système d\u2019aqueduc.| Le discours de M.Landry.est tout à fait pratique.On aurait | pa éxiger un peu plus de détails sûr les questions qui touchent dè bien près le confort et aussi les intérêts des habitants de Québec.Mais on conçoit que dans un discours-programme on ne puisse entrer dans le vif de tous les sujets en les élaborant plus longuement et plus soigneusement.Cette restriction faite, ce discours d'inauguration portera d'excellents fruits, et fera ouvrir les yeux à plusieurs de nos concitoyens qui se contentent de gémir sur notre position peu enviable, mais qui jusqu\u2019à présent n\u2019ont fait ni un pas ni une démarche pour l'améliorer.Nous félicitons M.Landry de son travail, qui dénote chez son auteur de grandes connaissances politiques et commerciales. >\u2014 Excursion à St-Raymond Les directeurs du chemin de fer du lac St-Jean ont eu Yobligeance de mettre, jeudi,à la disposition des ministres provinciaux un convoi spécial pour leur procurer l\u2019avantage de visiter cette jolie région que traverse le chemin de fer, depuis Québec jusqu\u2019à la rivière Ste-Anne, | CALE TI LT RN DAT LT dans lap Paroisse, de St-Raymond, L'honorable M: Mousseau, etcles honorables MM.Dionne et Starnes ont seuls pris part à l'excursion,*les autres ministres en ayant été empé- chés, soit par absence on pour autres bonnes raisons.: Panni les excursionnistes, il y avait l'honorable M.Garneau, M.le maire Langelier, MM.W.Withall, Gaspard Drolet, J.L.Archambault, avocat, de Montréal, G.Baby, J.G.Scott, Cadman, ingéniear, P.V Valin, M.P., E.Beaudet, C.Lange; lier.La presse était représentée - par M.Provenchier, de la Minerve, Rouleau, du Canadien, Bouchard; \u2018du Journal de Québec, Levasseur, de I'Evénement, Pacaud, de I'Electenr; Rouillard, du Nonivelliste, Caty, du Telegraph, Béchard, du Sagueiay\u2019 et Dr Dionne, du Courrier du Canada.Le train a fait ses trente trois milles avec une vitesse prodigieuss ; 5 preuve que le chemin est sûr et bien fait.Le pont de la rivière Ste-Anne n'est pas encore terminé ; les piliers sont construits avec une grande solidité : et le granit qui entre dans leur confection nous a paru excellent.On devra terminer ce pont au commence- -ment de l'hiver.Comme pour celui qui traverse la rivière Jacques- Cartier, le pont de lu rivière Ste- Anne sera fait sans épargnes et de manière:à durer.longtemps.On y joindra aussi \u201cl'élégance à la soli- dite.Cn Après avoir visité les travaux laits, tous les invités furent conviés à un diner que les directeurs de la :compagnie avaient fait/préparer chez M.Plamondon,:en face de l\u2019église de St- Raymond.Des santés furent.pro- \u2018posées par M.le président Withall .a l'honorable M.Mousseau, an Maire de.Québec .et à l'honorable M.Garneau.L\u2019honorable M.Mousseau \u2018alaissé entendre que les gouverne- \u2018ments tendraient peut-être encore une main secourable à la Compagnie.Mais pour cela il-est évident que là corporotion doit avant tout se piquer d'honneur,puisque tout pivote autour d\u2019elle.M.Langelier n\u2019a nullement compromis la Corporation.M.Garneau a fait un excellent résumé historique du chemin de fer du lac St-Jean et a parsemé son discours de remarques justes et pratiques.En somme, cette excursion fait honneur aux directeurs ; les sacrifices qu'ils ont dû faire Jeu seront remboursés par les avantages qu'ils y trouveront plus tard.\u2014 + Pe\u2014- \u2014 .Les élections nux Etats-Unis Aux derniers relevés les démocrates avaient élu 177 candidats et.les républicains 146.Le général Butler, démocrate, est nommé gouverneur du Massachusetts, et M.Folger, le candidat des républicains purs ou sééltearts est vaineu par plus de 100,000 dans l'Etat de New-York.Il est fort possible, si l'opinion publique suit la même voie, que le prochain président soit un démiocrate et que le général Hancock aille habiter Ja maison blanche dont ila vainement demandé Pentrée en 1880.\u2014 NOUVEAUX BILLRTS:\u2014LE nouveau, billet de 84 émis par les autorités -fédérales-| - vient d'être mis en circulation: : On remiarque au centre le:portrait de.Son Excellence le gouverneur général taés bien exécuté ; à la droite-de la gravure, le chiffre 4 sur.champ vert avec |' l'inscription : \u201c Payezau porteur quatre: dollars.\u201d.À la droite'du billet se trouve le grand sceau du'Caïïada péint en rouge avec l\u2019adresse et la date en lettres noires.Le dos de ce nouveau billet est un dessin d'un trayail accompli.L\u2019ART DE PRISER\u2014 Saviez-vous qu'il: existät une règle pour priser ?1.Prenez la tabatière de la main droite.': ' 2.Passez la tabatière dans la main gauche.! \u201c1.3.Frappez sur la labatière.4.Ouvrez la tabatière.5.Présentez la tabatière à la compa- nie.6.Retirez à vous la tabatière.7.Rassemblez le tabac dans la tabatière, en frappant la tabatière du côté.8.Pincez le tabac de la main droite.9.Tenez quelque temps le tabac dans les doigts, avant de le porter au nez.10.Portez le tabac au nez.11.Reniflez avec juslesse des deux narines, et sans grimace.' 12.Fermez la tabatière.Co ÉTRANGE \u2014IL est étrange de voir autant de gens préférer souffrir pendant longtemps sous les soins des médecins dans l'espérance d'une guérison qui ne vient pas, plutôt que de, \u2014dans le cas du rhumatisme, par exemple\u2014recourir à l\u2019huile St Jacob pour obtenir une guérison prompte.Pour nous nous servons de ce remède et suivons cette dernière manière de voir; nous Voyons aussi que le Révérend Bishop Gilmour ap- \u2018prouve ce remède.\u201cGHEMIN DE FER DU _NORD.-On dit que le cheniin de fer du Nord sera \u2018vendu au syndicat du Pacifique, à la réunion des directeurs de ces denx compagnies qui doit avoir lieu lundi New-York.L'aQuEpuc.\u2014A la prochaine séance du conseil de ville, les contribuables seront informés du progrès des travaux du comité de l'aqueduc relativement à l\u2019approvisionnement d\u2019eau de la ville, Il s'agit ou de poser un deuxième tuyau ou de construire un immense réservoir sur les Butles à Neveu.Un antre projet a été soumis aussi, celui d'utiliser l\u2019eau de la rivière Saint-Charles pour le faubourg Saint-Roch et la basse-ville.On sait de plus qu'une compagnie a offert d'administrer le département de l\u2019aqueduc.Ce sont autant de questions importantes que le public aimerait à voir prendre en considération immédiatement.ACCIDENT FATAL\u2014Un serrefrein.du nom de Joseph Bates, de Québec, a été lué mercredi soir à la Pointe du Lac, district des Trois-Rivières, en tombant entre deux wagons de freight.Le train entier lui a passé sur le corps.ACCIDENT.\u2014Un accident sérieux est arrivé mercredi soir, sur le chemin de fer Maine Central, près de Lincoln (Etats- Unis).Le train allant à St-Jean (N: B.) est venu en collision avec.l\u2019express.de Bangor.Dix ou douze passagers ont élé blessés très grièvement entre autres.M.Ducker, le surintendant de la ligue.: MARCHES DE QUEBEC.prochain à Farine.et Grains.} \u201c Québec, !3'novembre 1882: tarine.\u2014sup.extra, baril, 196.55 59.0 7.50 Le l EXUFE noovus prscossre s+so00 530 @ 5,40 Forte pour boulanger.5.60 à 7.00 Extra du printemrs.5.10 @ \u2018 5,25 Supertine No, 2.480 a 500 Hine .eeeee.« 4.30 a 4.40 Ecrinet-en poches, de 100 260 a 2.75 +, «deseigle en quart\u2026 0.00 a 0.00 \"* Maïs ou blé d'Inde blanc, .:.par 200 livres.4.30 a .4,40 .Mais ou Llé d'Inde , 0, Pur 200 livres.4.20 @ 4.30 Grate \u2014Bl4 de semence (rouge) _ par 60 livres 0.03 à .0,00 \u201cinrges = Pois ou 1.100a 1,10 1 - Fêves le minot : 2.00 a : 2,50 AVoine 32 livres .042 a 043 : *-Son par 100 livres \u2026 0.95 a 1.00 pa; y» +Gruau par 200 livre 575 a 6.00 3 Féin par 100 hottes.10.50 a 10.50 oY Piille par 100 bott 6.00 a 6.00 - *)rge par minot\u2026\u2026.,.0.70 a 0.75 iy \u201cut, Provisions, Etc, Etc.sa \"1; > 1 Québec, 13 novembre 1882, Beurre frais: par livre\u2026 22 @ 0.2 oogale, ew 0.20 ¢ 0.22 [Patates par minot.\u2018a: 0:60 bus par douz\u2026.\u2026\u2026.a 2% Sucre d'érable par hivse.a 0.10 Éromage, par Jivr@ ss + a \u20180.15 Dignons par EN a 2,80 2, © Bœufs, Moutons; Etc: ' \"\u201d .Québec, 13 novembre 1882.geal 1ére qualitsi\u2019par 100 livres.$ 19 4:10.00 \u20182ème e.06 a 9.00 « Sème \u2026« « \u201c 7.00 a 8.00 Bœuf par HVr@.\u2026\u2026\u2026reessrercservoess 0.06 à ° 0.45 Mouton par livre.0.10a 011 \u2018Veau, 4: \u201cnressessrsrorse soon 00.0 & 0.00 Larde, Jàämbons, Etc, Etehe Québec, 9 novembre 1882.Lard frais par 100 Jivres.$10.00 & 10.50 \u201cfrais par liVr@.\u2026.serccouvmuem 0127 0.13 ve salé #66 reese 0.13 @ 0.13 Jambons frais par livre.sie 010.0: 0.12 \u201cumes seme 0.14 G7-0,14 Lard Mess, 200 livres.28.00 4 28.00 \u201c Mince, wou, 2500 a 26.00 \" Prime Mess, « + \u2026 21:00 ¢ 21.50 » Engl.P.Mess,.+ .« \u2026 21.00:a 22.50 oe Extra Prime, # © .19.00 \u2018a 19.00 Saindoux en SCOBU o\u2026.resseemc sommes 3.15 4 3.15 Poissons.Québec, 9 novembre 1882.t\u2019otuenus\u2014Séché le quintal.$6.08 \u2018a: 6.50 \u201c+ Morueverte le baril .5,76'a $6.00 Saumon No.1, baril.|.de 200 iivres. « protege wr membrunes enflammées du contact be 1° ir En vente seulsus- #1 au out -2ats fC COLARIEE DP- AH | | i Him Ars ç i I tt, CM FOURNEAUX | Que-buc, 35 mors 1280, BREVETS ! 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ES PILULES purifient le sang, et guérissent tous les dérangements du foie, de l'estomac, des reins et des intestins.Elles donnent la force et la santé aux constit \u2018tions débiles, et sont d'un secours inappréciable dans les indis- sitions des personnes du sexe de tout âge.our les onfants el les vieillards, elles sont d\u2019un prix inestimable, L'ONGUENT est un remède infaillible pour les douleurs dans les jambes, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies et ulcères.1l est excellent pour la goutte et le rhumatisme, Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies de la peau, i] est sans rival, Manufacturé seulement à l'établissement du rofesseur HOLLOWAY, 533, RUE OXFORD.ONDRES, et vendu a raison de 1s.14d., 2s.8d., 11s, 22s, et 33s.chaque boite et pot, et au Canada 2 36 cents, 90 cents et $1.50, et les plus grandes dimensions en proportion.AVERTISSEMENTS.\u2014Je n'ai pas d\u2019agents aux Etats-Unis, et mes remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à l'étiquette sur les pots et les boîtes.Si l'adresse n'est pas 533, OXFORD STREET, LONDRES, il y a falsification.Les marques de commerce de mes remèdes sont enregistrées à Ottawa et à Washington, Signé : THOMAS LOWAY, $33, Oxford Street, London.Québec, 3 novembre 1881\u20141 an.Cc DEPOSBES dans les $10 A $1000 \"BoE vus TREET, conduisent à la fortune tous les mois Livres envoyés gratuitement expliquant tous, chose.Adresser BAXTER & CIK., Banquierte 17, Rue Wall, New-York.hig Rae Kendall's Spavin Cure, LE REMEDE LE PLUS EFFICACE qui ait jamais été découvert, puisque ses effets sont certains et qu'il ne cause pas d\u2019ampoules.LISEZ LES PREUVES CI-JOINTES : Hamilton, Mo., 14 Juin i B.J.KENDALL & CIE.\u2019 ii; Messieurs, La présenie note est pour certilier que j'ai fait usage du Kendall's Spavin Cure el que je Vai trouvé tel qu\u2019il étail recommandé et même meilleur, En l\u2019employant, j'ai réussi à faire disparaître des collosités, des esquilles, des excroissances ou d'autres difformités des os; c'est un véritable plaisir pour moi que de le recommander en ablestant qu\u2019il est, pour les différentes maladies des os, le meilleur remède dont je me sois jamais servi, après en avoir employé un très grand nombre, ayant fait de ces maladies uns étude spéciale pendant des années, Votre très respectueux P.V.ChIST.D'UN EMINENT -MEDECIN! \u2018Washingtonville, Ohio, 17 Juin 1880.Dr J.B.KENDALL & Cie, Messieurs :\u2014Après avoir Ju l'annonce que vous avez publiée dans le Turf, Field and Farm du Kendall\u2019s Spavin Cure, ayant un cheval de course du valeur, qui a été boiteux pendant dix-buit mois, par suite d'un éparvin, je vous en ai domandé par l'express une bouteille.qui a fait disparaître toute boiterie el toute tumeur, ainsi qu'un gros suros qu\u2019avait uu autre cheval, el les deux chevaux sont aujour d'hui aussi sains que des poulains.La bouteille m\u2019a valu cent dollars, Respectueusement, H A.BERTOLETT, M, D.« KENDALL'S SPAVIN CURE.\u201d Frémont, Ohio, 25 janvier 1881.Dr.B.J.Kendall & tie.Messiours \u2014Je crois qu'il vst de mon devoir de vous offrir mes remerciements pour le bénéfice et le protit que j'ai retiré de l\u2019usage de votre inestimable et céldbre ¢ Kendall's bpavin Cure.\u201d Mon cousin et moi avions un mgnifique étalon, valant $4,000, qui avait un très mauvais éparvin, et que quatre chirurgions-vétérinaires éminents avaient déclaré inguérissable, el fini pour toujours.En dernier ressort, j» conseillai à mon cousin d'essayer une bouteille de ¢ Kendall's Spavin Cure.\u201d Il eut un effet merveilleux ; la troisième bouteille l'a guéri, et le cheval est maintenant aussi bien que jamais.Le Dr, Dick, l'éminent chirurgien-vétérinaire d'Edinburgh, était mon oncle, et je prends un grand intérêt dans le succès de sa profession.Sincèrement, So JAMES A WILSON, Ingénieur Civil, KENDALL'S SPAVIN CURE.SUR LA CHAIR HUMAINE Il a été employé dans des milliers de cas sur j la chair humaine, avec un succès toujours si merveilleux, que uous sommes certain qu'il est le moilleur lininient découvert jusqu'à ce jour, Il 8 la force pour pénétrer où n'ont pu atteindre d'autres remèdes, et guérir les maux les plus difficiles, sans causer jamais aucune éruption 0 autre altération de la peau, ni produire aucune douleur, Prix .$1.00 la boutoille, ou six bouteilles pour $5.00, Tous les Pharmaciens l'ont en mains, ou pourront vous le procurer , ou bien il sera encore envoyé à n'importe quelle adresse sur réception du prix par les propriétaires Dr B.J.KENDALL & CIE, Enosburgh, Falls, VL.En vente chez tous les Pharmaciens.LYMAN, FILS & CIE, Montréal P.Q., Agents généraux.Québec, 28 février 1882\u2014tan.468 CONDITIONS DU JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute les nouvelles de Ja semaine, Prix de l'abonnement :\u2014UNE PIASTRE.POUR LA FRANCE :=10 FRANC Strictement payable d'avance.Imprimé et publié par Léger Brousseau, EDITEUR-PROPRIETAIRE Rue Buade, No 9.Imprimé et publié par Léger Brousseau, EDITEUR-PROPRIÉTAIRE No 9, rue Buade, Québec."]
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