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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 30 mars 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Références

Journal des campagnes, 1882-03-30, Collections de BAnQ.

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[" Pee stat cron neelteamta te ch oepl 4 ofl dy me oon obit aplip hosdtau leech CARL ad Cetin D gere TT de Cris ÉrUTis + + 119 D ETOOST j M A LE 1 1 vis EPRI Tan de, Df \u2014\u2014 IE | AY 2 AE \"J ry CR ad ey \u2014 7 { 2 This on indus -: JOURNAL LL gr al RE , i fl A OP gh NES DÉS CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, ; 5 Paraissant tous les JEUDIS et contenant touts.ee cu; Îles:mouvelles de la:soniaine.Se Prix.do Vabohriement : - UNE PIASTRE POUR LA «PANCE : 12 FIRANCN 50 , Strictement payable d'avance.Imprimé et publiépar _ | Cad Ld a LEGER BRO USS EAU, 'EDITROR-PROPRIETAIRE No'9, Rue Buade, H.V., Québec.Pr ES FRANCE , LE -FAUX LUXE.| Dot Ua onl I LLL Sdus ce titre, 16 Figaro publie une excellénte-ciitique sur cette manie de clinquant, :de : poudre \u2018aux : yeux, de luxe, sur cettè soif \u2018de jouissarces et de richesses rapidement acquises, qui caractérisent la société aujourd\u2019hai.Tout le monde, dit-il, va\u2019 à \u2018la Bourse, tout le monde joue, tout le monde fait un peu de tout.-.Il y a non seulement, le service universel, mais la finance universelle; la politique universelle, le: luxe universel.SE , C'est-à-dire l\u2019envie universelle, car, que l'on ne s\u2019y trompe pas, l'envie est l\u2019anique source de cet, universol chaos.: .Quand l\u2019ouvrier voit passer un artiste, un savailt,exempté du service militaire, il demande qu'on arrache cet homme à ses travaux, et qu\u2019on le déguise en soldat ;\u2014d\u2019où le service obligatoire.\" a \u2018 Pendant co témps, lorsqu'un jeune financiet voit passer un vieux capitaine'avec, des\u2018\u2019épaulettes conquises sur les'champs de bataille, il veut les avoir de suite ; d\u2019où, le grade universel, autrement dit 'la \u201c territoriale.\u201d Après cela, quand ui incapable voit passer un homme, d'Etat qui dirige les affaires du la France, situation due à 80 années d\u2019études, il veut Occuper cette situation de suite, \u2014 d'où le suffrage universel, qui produit les places instantunées.Après quoi, lorsqu'un désœuvré ess § Ig \\ i | _ Jeupr 30 voit passer le possesseur \u2018d\u2019une fortune laborieusement : gagnée dans l'industrie, il veut immédiatement être millionnaire comme lui,\u2014d'ou le jeu universel, autrement dit la Bourse.Tout cela, je le.répéte, c'est I'envie, d\u2019enxie de ce que l'autre possède, | envie du-riche comme du.\u2018| l\u2019impôssibilité de rester à sa place, ce \u2018qui fait que le même individu fait uvre, partie de toutes les castes et tous les'métiers.: 2.1-48 Quand jadis nos pères.voulaient installer leurs maisons, - ils commençaient par acheter un grand terrain \u2014une vaste cour,un beau.pare.et au milieu un bâtiment sobre et spa- remplit .29] | cieux comme un chateau.~~ C'était là leur véritable luxe.Après uoi, ils demandaient des portraits de famille aux artistes célèbres, et commençaient'une galerie que leurs enfants devaient terminer.| On sëntait que tout cela avait été fait pour eux et les leurs, que la préoccupation du public n\u2019y entrait pour rien Peu leur souciait qu\u2019un rempart de grands murs dérobât aux passants ces merveilles.Ils étaient simples et magnifiques.: Aujourd'hui, c\u2019est autré chose : on commence.par acheter un petit.terrain.Et il ne faut pas qu'il y ait d'espace perdu.La maison est en exposition sur-lu rue,comme un club, de'fagon a ce que chacan voiea travers fos fenêtres.La cour, la plus petite poesible, de fagon que les voitures puissent tourmer tout juste.- Quant au jardin; s\u2019il n\u2019est pas en vue, comme- ceux -de: l'avenue Gabrielle, on le vendra bien vite, parce qu'il ne faut rien gardér de ce que le public ne voit pas\u2019; et avec cet argent \u2018on ira se\u2018 composer une galerie et des vitrines.On n'aura jamais la patience d'attendre que les \u2018années, les alliances, composent cet ameublement qui portera le cachet de la famille.Non, il faut tout de suite r-mpiir ses salons de banalités luxueuse», pour que la foule vienne s\u2019y extasier.Ce n\u2019est pas un chef de famille qui songe à l'avenir, c\u2019.st un directeur de theâtre qui se prépare à recevoir le public, et qui, en voulant éblouir, débat le prix des décors et des costumes.; HS 1 ih i AM \u201cHi : | o\u2014\u2014 Mans 1882 \u2018- De'là d\u2019étranges contrastes : on veut bien payer, une robe, 2 000 francs, mais on discutera \u2018cent sous avec la couturiére ; on veut-bien payer un prix fou cértains bibelots connus, pour avoir la gloire de les avoir payés cher, mais, on tachera de rattrapper un louis sur- le pauvre (diable qui-fès-\u2018aure \u201créparés-; on ap pellera un orchestre entier\u2018 dans son\u2019 bal, mais on\u2019 marchandera un morceau de pain aûx malheureux artistes.à Li Et on fera cela sans.vergogne, comme de véritables metteurs en scène, tant on a bien le sentiment que c'est une représentation que l\u2019on offre au public, représentation qu\u2019on voudrait donner le moins cher possible.Et quand vous entrez dans les galeries des nouveaux hôtels, vous arrivez comme à un spectacle organisé en votre honneur.: Bien loin d\u2019éprouver un sentiment d'admiration respectueuse, vous vous promenez là d'un air protecteur, en disant : \u201c charmant ! charmant !\u201d Absolument comme à une première de l'Opéra.quand on dit au directeur : \u201c très réussi.\u2019 .C'est la Je, caractére du laxe d'au- jourd\u2019hui : pas de cachet personnel\u2014 pas de grandeur.; Cela pourrait aussi biea appartenir au voisin.Et alors même que des millions sont dépensés, ce n\u2019est pas grand\u2026 c\u2019est toujours mesquin ! On a beau construire des palais, £ jeter l\u2019or à profusion, ils sont marqués d\u2019un signe indélébile de politesse bourgeoise.Enfin, pour revenir à la question morale, je ne vois dans la situation actuelle qu\u2019une preuve nouvelle de cette décadence dont je vous parlais l'autrejour.Soif, des richesses et de richesse sans travail ; abandon des carrières pour se jeter dans l'agio ; amour effréné du luxe, et, par-dessus tont, mélange des classes, confusion de tout.Le noble veut être financier, le financier veut devenir noble,\u2014le civil veut être militaire.le militaire veut ètre civil, \u2014le gouverné vent prendre la place du.gouvernant, le gouvernant veut prendre les ordres du gouverné.\u2014L'ouvrier veut être patron, a 04 0 rie: agricole doit toujours être la base de.la.richesse des nations.le laïque veut commander les Evéges.On ne sait plus ou se prendre ! \u2019est le chaos ! c'est l\u2019énervement moral ! C\u2019est une société en poussière.Le pèlerinage belge n Rome .On écrit dbl ome; 19 février :.Ligne TS SES .Nous voilà donc débarqués dans la Ville Eternelle.Je ne sais quel est\u2019 le sentiment qui domine chez les catholiques entrant dans la vieille cité: un sentiment d\u2019admiration pour les gigantesques travaux que les Papes ont successivement ordonnés et qui ont été dirigés par les artistes les plus éminents que l'Italie ait jamais connus, ou bien, un sentiment de répulsion, je dirai même de dégoût, en voyant Rome qui, sans les Papes, eût/probablement subi le sort de tant d\u2019autres villes fameuses, dévenues aujourd\u2019hui la proie de l\u2019envahisseur.Là où se cantonnaient, il y a douze ans, nos vaillants zouaves, et où les braves gendarmes de Sa Sainteté s'étaient casernés, à présent sont les bersagliers d\u2019Humbert I+r.Le fort Saiut-Ange lui-même n\u2019a pas échappé à cette profanation.Mais pourquoi m'attarder sur ces tristes événements que tout le monde connaît ?: .La force a pu enlever Rome an Pape, mais Rome n\u2019est pas pour cela devenue italienne.Un jour viendra, j'en ai la conviction, et l'histoire de dix-huit siècles est là pour le prouver, où le Souverain-Pontife rentrera au milieu du vieux peuple romain que l\u2019acclamera avec enthousiasme.#\" HF Dans une lettre précédente, j'ai rendu compte en deux mots des premières étapes du pèlerinage Belge.Permettez-moi d'y revenir, ne füt- ce que pour dissiper certaines erreur.aucoup de personnes s\u2019effraient à ce mot de pèlerinage.Elles croient que ces Caravanes pieuses sont mal organisées et ne procurent que des ennuis et des désagréments à ceux qui s\u2019y risquent.Rien n'est plus faux.Non, les pèlerinages ne sont pas des voyages ennuyeux, car, outre le patron veut être homme d'Etat, \u2014 leur but éminemment louable, qui consiste à aller prier aux sanctuaires fameux, ils ont/le d avantage de Mettre en rapport les catholique'des diverses parties du pays, de créer des relations qui ont produit souvent les plus heureux résultats.#4 Arrivés à Rome hier samedi à 9 heures du soir, les pèlerins belges ont été reçus à la garre par Mgr de T'Serclaes, fils de l\u2019ancien gouver, neur de la Flandre orientale, qui venait tout juste d'être élevé à la dignité de camerier secret de Sa Sainteté, comme je vous l'ai fait savoir par télégramme.Presque tous nous sommes logés à la Minerve, où nous sommes fort bien.La journée d'aujourd'hui a été tout particulièrement consacrée à la visite de l\u2019église St-Pierre, de la prison Mamertine, où saint Pierre fut enfermé, et des places antiques doût Rome a conservé de si curieux vestiges.: Co \u201c Demain, lundi, aura lieu la communion générale à St-Pierre, et dimanche l'audience Pontificale.On écrit de Rome le 21 février : Le beau temps continue à nous favoriser.Depuis notre départ de Charleroi, c\u2019est à peine si nous avons eu quelques gouttesde pluie en arrivant à Paris.[ Je ne sais si dans ma dernière lettre je vous ai parlé de la bonne confraternité qui règne parmi les pèlerins.Jamais le cor unum et anima una n\u2019a trouvé une application plus exacte.Tout le monde se connaît, tout le monde se parle.On se promène ensemble, on dine à la même table, on vit sous le même toit,en un mot, nous formons une sorte de communauté animée de la même vie et des mêmes sentiments.Lundi passé, tous les pèlerins ont assisté à la messe dite à Saint-Pierre, célébrée par Son Emle cardinal Howard, un ancien officier de l'armée anglaise, appartenant à la famille du duc de Norfolk, et qui a échangé le glaive qui tue contre la croix qui pardonne.Nous avons tous communié de la main de Son Eminence.Hier mardi nous avons continué nos éxcursions, visitant tour à tour les musées du Vatican et du Capitole, et les ruines fameuses que, plus que toute autre ville, Rome a conservées religicusement.En entrant au Colisée, on ne pent réprimer un serrement de cceur.Voulant honorer un endroit sanctifié par le sang de tant de glorieux martyrs, les papes avaient fait construire, tout à l\u2019entour, de petites chapelles où les pèlerins allaient s\u2019agenouiller pieusement.Une croix s'élevait également au milieu de l'ancienue arène.Les troupes italiennes en passant par la ont tout dévasté.Les chapelles ont disparu,démolies par ordre de la municipalité dite \u201c romaine \u201d,la croix même n'a pas trouvé grâce devant ces iconoclastes haineux inspirés par la Loge.Et puisque je parle d\u2019iconoclastes, Je ne puis passer sous silence l'injure faite à notre pays par les barbares qui ont pris possession de la Ville éternelle.Après la bataille de Mentana, où .plusieurs de nos compatriotes versèrent leur sang, Pie IX fit ériger au cimetière de Saint-Laurent un superbe mausolée surmonté d'un grou- e en marbre blanc figurant Saintierre donnant l'épée à un chevalier du moyen âge.\u2018( Sur les côtés plusieurs plaques rappellent les noms des glorieux héros tombés sur le champ d'honneur.Eh bien ! le croiriez-vous, les envahisseurs n\u2019ont même pas pu respecter ce pieux souvenir/élevé dla vaillance et au dévouement.5 Ils ont enlevé une partie des monuments pour y mettre une pierre portant ce qui suit : _.\u201c Les Italiens prenant énfin possession de Rome courbée sous la théocratie, ont laissé subsister ce monument élevé à des mercenaires, comme un souvenir de temps néfastes ! \u201d A-t-on jamais vu pousser plus loin l\u2019impudence ?> Heureusement pas n\u2019est.besoin de défendre les vaillants zqouaves qui, quittant leurs foyers et leurs familles, Volèrent au secours du 8.Père menacé par les hordes garibaldiennes, que soudoyait sous main le gonverne- ment du roi galant-homme.Leur bravoure et leur abnégation les a vengés à \u2018l'avance de l\u2019injure gratuite que les partisans de l'Italie une ant inscrite sur la sépulture de ces chevaliers chrétiens du XIXe siècle.\u2018Je n\u2019en dirai pas davantage non plus, en ce qui concerne.le gouvernement des Papeg ! Nous avons visité hier: les catacombes, et aujourd'hui nous continuons nos excursions, Nous quitterons Rome le 27 ou le 28 février.\u2014\u2014>-e Pepe Eruption - Une éruption sous-marine s\u2019est produite récemment dans la mer Ionienne, à l'entrée du golte de Patras, non loin d\u2019Ætolicon, petite villè située sur la côte méridionale de la Rouméie.Les habitants d\u2019Ætolicon furent tout d\u2019abord frappés par une odeur désagréable, se développant dans toute la ville, et qui dura jusqu\u2019au matin.| On entendit en même.temps du côté septentrional:du golfe.un bruit très sensible, et après cela on vit apparaître sur les eaux une grande quantité de poissons morts.Le lendemain, on remarqua avec étonnement que tous les métaux existant dans les pharmacies et partout ailleurs avaient changé de couleur ; en outre, tous les objets en cire avaient pris une teinte d\u2019argent,et le rouge était devenu noir.: Toutes ces circonstances, dans lesquelles on croyait voir le prélude d\u2019une prochaine catastrophe, furent cause d\u2019une grande terreur parmi les habitants, et surtout parmi les femmes On eut recours aux prières, dans |l\u2019espoir d\u2019éloigner le malheur qui semblait imminent.Depuis lors il n\u2019arriva plus rien d\u2019important, mais la mer, dont la nuance s\u2019était quelque peu modifiée, n\u2019a pu reprendre son calme ordinaire, et sa surface est toujours couverte d'une énorme quantité de poissons morts, pesant environ une à deux ocques, que les gamins s'amusent à pêcher.Cette éruption sous-marine a été précédée par de nombreux tremblements de terre, qui ont duré plusieurs jours ; mais depuis les phénomènes arrivés dans la nuit da 5 au 6 janvier, tout est rentré dans le calme.Il y a cependant un autre phénomène qui présente beaucoup d\u2019importance ; c\u2019est que depuis quelque temps on a cru remarquer que des côtes de la Rovmélie s'abaissent, et que celles de la Morée se soulèvent graduellement.Explosion à Paris Le 24 février, à dix heures du matin, une détonation jetait l'alarme dans le quartier des Carrières, à Montmartre.En quelques minutes, les habitants des rues avoisinantes sortirent des maisons, en même temps que les agents, le commissaire de po- lice et les-pompiers qui avaient entendu le-bruit, se dirigeaient vers \u2018la: rue Ordener, et s\u2019arrêtaient au-N.164 de cette voie, devant les ateliers d'artifices de M.Ruggieri.Là, sur un immense terrain, sont construites des baraques isolées, ét dont les parois n'offrent:que fort peu.de résistance ; c'est ce que prescrivent, d'ailleurs, les ordonnances de police.A l'extrémité de ce terrain, et & gauche, se trouve l'atelier de fabrication des pétards, dits pétards Saint-Hubert, et que l'on tire dans des armes, les jours de féte, surtout en province.Chacun de ces engins est muni d'une capsule.- © L'atelier est divisé en deux compartiments ; vingt-cinq personnes y sont employées, et trois d\u2019entre elles, qui occupent à elles seules un com- artiment, sont occupées à.charger les pétards, dont les étuis métalliques sont préparés dans l\u2019autre pièce.C'est dans la plus petite des chambres que l'explosion s'est produite.Les trois ouvrières, dont l\u2019imprudence ou la maladresse de l\u2019une d'entre elles a dû produire-l'accident ont pu s'échapper\u2019 saines et sauves ; mais les étincelles produites par le pétard qui avait éclaté mirent le feu à d'autres pétards, et les ouvrières n\u2019eurent pas toutes le temps de se retirer., Six furent blessées, dont deux ièvement ; l\u2019une a été transportée à l'hôpital Lariboisière, et l'autre, sur sa demande, à son domicile.Les plus légèrement atteintes ont regagné leurs demeures dans les voitures de la maison.À l'intérieur,tout est noirci, mais le feu n\u2019a pu se communiquer ni aux chaises, ni aux tables, grâce aux pompiers, qui ont immédiatement tout inondé.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 rm Inondations du Mississipi ,Ç (Du Courrier des Etats-Unis) | L'inondation continue à se propager sur les deux rives du fleuve, dans son cours à travers la Louisiane.La ville de la Nouvelle-Orléans cependant est encore sauve, et même n\u2019est pas immédiatement menacée.Elle est atteinte au nord par le chemin de fer \u201c Chicago, St-Louis & New-Orleans,\u201d qui, sur une distance d'une quarantaine de milles, suit une étroite langue de terre marécageuse, bordée d\u2019un côté par le Mississippi, et de l\u2019autre par le lac Pontchartrain, sur lequel on a de temps en temps des échappées de vue par les fenêtres des wagons.' A quelques milles au nord de la ville on rencontre les premières flaques d\u2019eau, provenant de la crevgsse e Bonnet-Carré, qui commencent à donner une impression diluvienne.À une dizaine de milles plus haut, l\u2019eau s\u2019épanche sans obstacle à travers la voie, qui, à partir de là, n\u2019est plus découverte sur une longueur de quinze à vingt milles.Parfois elle semble dormir entre les rails, ailleurs elle roule comme ,un torrent.Çà et là, à travers quelque éclaircie entre les arbres, on aperçoit à perte de vue, au niveau de la voie,une nappe d\u2019eau bourbeuse, qui se confond avec les nuages gris de l'horizon On dit que c'est principalement grâce à l\u2019épanchement qui se fait par cette crevasse que la ville doit l\u2019immunité dont elle a joui jusqu'ici.On accepte volontiers cette hypothèse, en voyant l'incommensurable masse d'eau à laquelle ce déversoir donne Issue.\u2019 A chaque station le long du chemin de fer, on troave des gens qui arrivent par toute espèce d\u2019embarcations ou sur des radëaux, faisant des récits lamentables de la désolation ui règne de l\u2019autre côté de la rivière, histoire est toujours la même ; ce \u2018sont \u2018partoüt lès ropriétés: ruiiies tt es maisons, les clôtures \u201cemiportées,, les bestiaux noyés.\u2018En général\u2018lés gens du Sud portent ces misères avec plus de résignation que ne le feraient -des gens du Nord ; ils ont la philosophie plus facile.A une des stations, des colporteurs chassés par l\u2019inondation de la rivière Atchafalaya ont raconté qu'ils avaient dû, pour gagner un point de refuge, arcourir une distance de treize miles avec de l\u2019eau jusqu\u2019au ventre, et parfois jusqu\u2019au haut de la poitrine.Ils avaient enfin trouvé un esquif ui les avait amenés à leur destination.Toute la contrée était sous l\u2019eau.dont le niveau s'élevait rapidement ; on pensait que toute la région du Tèche, dont la fertilité est proverbiale, était destinée à être submergée.Ce qui restait de population était entassé sur les monticules qui émergent çà et là du sein des eaux, péle- mêle avec des bestiaux, que l\u2019on nourrissait avec les mousses noires dont sont drapées les forêts de la Louisiane, et que des nègres allaient récolter dans des embarcations ou sur ' des radeaux.Les gens étaient nourris -maigrement mais suffisamment \u2018avec des rations du gouvernement.- Du reste les habitants de cette région, quoique très éprouvés en réalité, ne perdent pas courage.Ils ont l'espoir qu\u2019aussitôt que le Mississipi commencera à baisser, leur vallée sera promptement asséchée, grâce à l'immense volume d\u2019eau que peut drainer et charrier l\u2019Atchafalaya, et qu\u2019ils auront encore le temps de préparer la moisson.La lit de cette rivière s\u2019est singulièrement agrandi depuis une trentaine d'années : on estime que l\u2019Atchafalaya a aujourd\u2019hui une capacité de trois cents pour cent plus grande qu\u2019il y a un quart de siècle.On compte beaucoûp sur l'écoulement par cette voie du trop plein de lari- : | vière Rouge et de l'Ouachita pour le prompt drainage de l'Etat.On mande de Greenwood, petite ville située au confluent des rivières Tallahatchee et Yellow Bush, que l\u2019eau était de ce côté à dix pouces au-dessus du niveau qu\u2019elle avait atteint lors de la grande crue de_1874, et qu\u2019elle continuait à monter à raison de huit pouces par vingt-quatre heures.La population de Greenwood se compose de deux mille personnes, qui ontété forcées d'abandonner leurs maisons, devenues inhabitables.Toutes s'étaient réfugiées dans la maison de justice, sans distinction de classes et de conditions.Au-dessus de Greenwood, les eaux étaient encore plug hautes qu\u2019à ce point.A Belen, sur le Coldwater, elles étaient de quatre pieds au-dessus du niveau qu'elles avaient jamais atteint de mémoire d\u2019homme, et elles montaient toujours.Le capitaine Car roll, du steamer de Smett, chargé de secourir cette région, ramenait incessamment 3 Vicksburg des passagers et des bestiaux, et retournait sur les lieux da désastre porter des vivres envoyés par le gouvernement.On a reçu 100 000 rations, venues par Memphis et St-Louis, et on en attend 100 000 autres qui sont annoncées.Un voyageur venant da comté de Sharbey a rapporté que, dans son district, les eaux avaient monté de.quatre pieds en vingt-quatre heures, et que dans tout le comté, il n\u2019y avait pas un endroit où poser le pied à sec.Il en était de même, a-t-il dit, dans le comté de Washington.De la Nouvelle-Orléans on écrit : \u2014* .Lundi\u2018quatre crevasses se sont: déclarées dans les levées, sur le front.des paroisses de Tensas et Concordia, sur une dietance de quinze milles ; ces deux paroisses doivent être on- tièrement submergées.Dans la jour- \\ \\- née de mardi une antre crevasse s'est ouverte ; les populations ont été si rapidement chassées et poursuivies par le flot montant qu\u2019elles ont été cbligées de\u2019 tout abandonner dans leur fuite.\u201d | Le cœur se serre au spectacle de toutes ces misères, et on frémit à la pensée de ce qui arriverait si l\u2019assistance publique n\u2019était pas à la hauteur de l'immense tâche qui lui est imposée.M.Monroe Brown, habitant de Cyprees-Bend (Arkansas), raconte ainsi le sauvetage de sa famille : \u201c Nous avons été surpris par l\u2019inondation.En un clin d\u2019eil l'ean a envahi la maison de tous les côtés.J'avais heureusement un mulet tout sellé devant la porte.J'ai pris ma femme entre les bras ; elle portait elle-même notre baby de trois mois ; ef marchant dans l\u2019eau jusqu\u2019au genou je suis arrivé avec mon double fardeau jusqu'au mulet.Je connaissais un plateau, à 2 milles environ à l'est, et j'espérais que, si nous pouvions l'atteindre, nous ÿ serions en sûreté jusqu\u2019à ce que quelque bateau vint à passer._.\u201c Ma femme n'a commencé à perdre le courage que quand nous sommes parvenus aux eaux profondes, et que le mulet qui nous portait tous trois a perdu pied et s\u2019est mis à nager.\u201c Elle a poussé des cris perçants, et peu après, quand nous avons rencontré le corps d\u2019an nègre autour duquel le mulet, entraîné par le courant a tournoyé plusieurs fois, elle s'est entièrement évanouie et elle est tom- .bée inerte entre mes bras.\u201cJ'ai cru alors que nous étions destinés à périr, car, dans ma préoceu- tions de soutenir la mère et l'enfant, au milieu des évolutions en tous sens que les courants faisaient faire au malet, j'était devenu désorienté, je ie savais plus de quel côté était le plateau, et de toutes parts je n\u2019aperce- .Vais, à perte de vue, qu'une immense \u2018étendue d\u2019eau sillonnée par des vagues écumantes.\u201cIl me semblait être au centre d\u2019une mer courroucée, avec ma femme sans - connaissance entre les bras, et le baby dormant paisiblement sar son sein.\u201c Notre poids obligeait le pauvre mulet aux plus grands efforts, et bientôt j'ai senti qu'il était presque épuisé,et qu\u2019il commençaità enfoncer.\u201c Au moment où le dernier espoir m\u2019abandonnait, j'ai entendu des voix, et regardant pardessus mon épaule, j'ai vu trois nègres sur un radean.Je les ai hélés, ils sont venus à nous le plus vite possible, et ils nous ont littéralement arrachés des griffes de la mort.\u201c Le fidèle animal qui nous avait sauvés était à bout de forces.À pcine étions-nous sur le radeau qu\u2019il est devenu le jouet des vagues, et en un instant nous avons vu son cadavre entraîné par le courant.\u201c Je ne voudrais pas repasser par une semblable épreuve pour toat l'or du monde.\u201d ~~ Le tableau du Sud inondé s\u2019assombrit de jour en jour, et il est impossi- .ble de prévoir où s'arrêtera le mal.On mande de la Nouvelle-Orléans, 17 mars : : Comme le gros de la crue s\u2019avance incessamment vers le Sud, les levées sur lesquelles on avait compté disparaissent, et la surface de la désolation s'élargit.Dans certaines sections, dit I'Item, les populations subsistent sur les cadavres des bestiaux uoyées ; il n\u2019y a d'aliments ni pour les hommes ni pour les bêtes.L\u2019eau monte en core à Vicksburg, et le danger s\u2019ac- croit pour les points au-dessous.Ce matin la levée a crevé duns la Paroisse Saint-Bernard, à environ JOURNAL DES CAMPAGNES cinq milles au-dessous des biraques, et l\u2019eau s'est soudainement élancée par un jet de cent pieds de large sur une moyenne de cinq pieds d'épaisseur.L'eau trouvera un écoulement dans le Lac Borgue, à une distance d'environ six milles, et ne s\u2019étendra pas beancoup au-dessus ou au-dessous.: On a reçu à Memphis, par le bateau appartenant au Globe-Democrat de Saint-Louis, des nouvelles de Grayoos, Cottonwood Point, Cypress Bond et Brayadocia ; les détails de la détresse qui règue dans cette, région sont navrante.La perte des bestiaux dans les fonds entre Cairo et Memphis est évaluée à quinze mille ,tétes.Carutherville est sous l\u2019eau, ainsi que les îles no 16, 17 et 18.Des hommes sillonnent avec des embarcations les districts inondés, recueillant les peaux des animaux noyés.Les villes de Oscecola, Fort Pillow et Randolphus sont en partie sous l\u2019eau, et le peuple n\u2019a d'autre subsistance que les rations du gouvernement Le Herald de Vickebourg discute longuement l'efficacité du système des levées pour la protection du pays contre les fléaux périodiques qui le désolent.\u201c Il faut, dit-il en conclusion, il faut adopter un système d\u2019ensemble pour tout le cours du fleuve, et ce système doit être placé sous la direction immédiate du gouvernement des Etats-Unis.Si l\u2019eudigne ment n\u2019est pas le meilleur expédient,il ne faut pas que le gouvernement s'y attache, Car ce seraient des dépenses énormes sans résultats équivalents ; si les levées, combinés avec d\u2019autres mesures, peuvent assurer la protection de la richesse publique, alors c'est là qu'il faut viser, et il n'y aura jamais de dépenses trop lourdes si le résultat est atteint.\u201d Toutes Irs nouvelles qui arrivent des districts inondés s'accordent à présenter la situation comme plus critique de jour en jour.De toute la vallée du Mississippi la section inférieure est la seule qui n\u2019ait pas souffert davantage que dans la grande crue de 1874, la plus désastreuse dont on se souvienne.Malheureusement il n\u2019est pas certain que cette région continue à jouir de l'avantage relatif qu\u2019elle a conservé jusqu'ici, et c\u2019est avec une terrible anxiété que les Lousianais suivent le progrès du fléau, en se rappelant les irréparables calamités qu\u2019il leur a infligées.A cette époque, de Memphis seulement jusqu'aux embouchures du fleuve il n\u2019y a pas eu moins de cinquante milles de crevasses, en additionnant toutes les déchirures partielles De deux à trois millions d'acres de terre ont été sabmergés dans l'Etat de la Louisiane seulement, et un quart de cette superficie était en cultare.La rivière déchargeait sur les terres, dans ce district, deux millards de pieds cubes d\u2019eau par heure.Les cravasses du Chicot et de la rivière St-Francis couvraient plus d'un demi-million d\u2019acres.Les paroisses inondées ne comptaient pas moins de trois cent cinquante mille habitants.Nombre de personnes ont péri, et, sans l'assistance empressée de la charité publique, des centaines de malheureux seraient morts de aim.: On mande de Cincinnati, 18 mars: \u201c Un message spécial de Yazoo-City, Mississippi, fait savoir que la crue est d\u2019un pied plus haut qu'en 1867.Les habitants ne s'occupent plus de leurs biens,et ne songent qu'à sauver leurs personnes.Des steamers les ewportent aussi vite qu'ils peuvent.La nuit derniére, 1200 ont été emmenés.Une maison où on épluche le coton, pleine de réfugiés, a été balayée par le flot, et tout ce qu\u2019elle contenait a été noyé.\u201d - Tous ces épisodes décousus sont\u2018 .sans, doute impuissants à peindre l'ensemble des misères causées par le fléau ; cependant il n\u2019y a pas quant à présent d'autre moyen d'en donner une idée, Il est impossible de résumer.Toutefois il y a quelques rapports où se trouvent çà et là des aperçus généraux.D'après un récit que nous avons sous les yeux, les ruines et les souffrances égaleraient, si elles ne les dépassaient, les résultats qu'a eus la guerre civile, et par la valeur des propriétés détruites, et par les conséquences qu'\u2019entraînera vraisemblablement la désorganisation du travail.La plaine d\u2019alluvion à travers la quelle coule le Mississippi a cinq cents milles dé long sur trente à quatre-vingt milles de large, et quand lês eaux atteignent à cinquante pieds au dessus du niveau des basses eaux, \u2014ce qui est leur élévation actuelle- il n\u2019y a plus en quelque sorte de di- gaes qui soient capables de les em pêcher de s\u2019épancher et de se répandre sur la surface entière des terres basses.Avee un flo: d\u2019un tel volume, dont le cours n'a pas moins de deux mille six cents milles, et qui est alimenté par des tributaires comme le Missouri, l\u2019Ohio, l\u2019Arkansas, la Rivière- Rouge, l\u2019Yazoo, qui sont déjà de grandes rivières, \u2014 s'il arrive une coincidence de plusieurs crues simultanées, ce n'est plus une inondation, mais un déluge qui s'épanche sur toutes les régions qui ne sont pas protégées par des obstacles insurmontables ou indestructibles Tel est au- jourd'hui la situation, et si l\u2019on veut l\u2019évaluer en chiffres, on peut prendre pour point d- départ l\u2019opinion d\u2019un planteur qui est l'un des hommes les plus compétents du Sud.\u201c Tandis dit-il, qu\u2019en année commune nous produisons six cent mille balles de coton, la même région n\u2019en donnera probablement pas cette année plus de cent cinquante mille.\u201d \u2014\u2014r = rer es Alexandre Dumas Pour être romancies, on n'an est pas moins [homme ! Il arrive \u2018à M.Alexandre Dumas fils une désagréable aventure, dont le public des \u201c premières,\u201d comme on dit dans son monde, s\u2019amuse beaucoup.L'auteur de la Princesse de Bagdad aime les tableaux, qu\u2019il achète bon marché pour les vendre le plus cher qu\u2019il peut.C\u2019est ainsi qu\u2019il y a quelques années, il se rendit acquéreur, à très bon compte, dit-on, d'un tableau du peintre Jacquet, qui consentit au marché sur l\u2019assurance que le tableau exposé chez l\u2019illustre accadémicien, cette gloire de nos théâtres, ferait la gloire et le succès du peintre.Qu\u2019arriva-t-il ?je ne sais.Mais plus tard M.Jacquet, retrouvant son tableau mis en vente à très haut prix chez un marchand, jura de ge venger.La vengence s\u2019est faite à l'Exposition des aquerellistes, où M.Jaquet expose un Marchand Juif de Bagdad, dont lo Caftan ne change en rien la phy- slonomie et les traits de M.Dumas 8.Vous jugez de la joie du public alléché par- l'histoire, de la colère des amis de M.Damas et de M.Dumas lui-même, qui s\u2019est adressé à la justice pour demander qu'on enlève ce tableau gênant.Le plus joli de l'aventure, c\u2019est que M.Dumas a pour gendre M.Lippman, un juif, qui, déux fois vexé de l'exploit de M.Jacquet, est allé à l'Exposition, a attaqué à coups de canne le fameux tableau\u2014dont il n\u2019a d'ailleurs brisé que la glace\u2014parce qu'il a été appréhendé an corps\u2014an commencement de son accès de rage.Le cercle de l'Exposition a eu peine ensuite à contenir l'affluence des visiteurs.Les Nihilistes La Presse de Vienne raconte que la police de Moscou a découvert une association de nihilistes dans les circonstances suivantes : deux jeunes gene, dont l\u2019un est le fils d'un colonel, louèrent, il y a quelque temps, un appartement situé en face du Kremlim ; quelques jours après leur installation, deux autres jeunes gens, le frère et la sœur du fils du colonel, louèrent dans la même maison un autre appartement qu'ils meublèrent très modestement.La jeune fille quitta bientôt son frère pour aller demeurer chez le fils du général : mais les autres habitants croyant que la jeune fille était la maîtresse du général, se plaignirent de cet état de choses : la jeune fille fut obligée de quitter Moscon, et de retourner chez ses parents, qui habitent St-Pétersbourg.Les occupants des deux appartements recevaient beaucoup de monde, surtout le soir, c\u2019est ce qui éveilla les soupçons de la police.On fit une perquisition sur l\u2019an des visiteurs, qui avait passé la nuit chez les jeunes gens sans avoir fait une déclaration préalable à la justice.On trouva dans un des deux appartements une quantité de poi- guards, de revolvers et de pamphlets révolutionnaires, et en outre des lat- tres et des dépêches émanant du colonel, dans lesquelles il priait ses fils et sa fille de rentrer dans la maison parternelle ; les trois jeunes gens, dont un tira un coup de fusil sur les agents de police, furent arrêtés ; dans l\u2019autre appartement, on trouva également une grande quantité d\u2019armes : tout fait présumer que ces jeunes gens projetaient un attentat contre la vie de l\u2019Empereur à l\u2019occasion de son couronnement à Moscou.Les trois jeunes gens ont été conduits à St-Pétersbourg, où la police a également arrêté le colonel, sa fille et une gouvernante ; mais ces derniers, à l'exception de la fille, seront problablement mis en liberté.Le colonel est un des officiers les plus distingués de l\u2019armée russe.Dans tous les cas, il sera obligé de donner sa démission, sa position dans l'armée étant devenue impossible.\u2014 ememens JOURNAL DES CAMPAGNES Lettre de la ( apitale Ottawa 18 mars 1882.M.Béchard, du comté da\u2019 Iberville, a parlé aprés M.Landry a la séance d'hier.M.Béchard s'est donné une peine infinie pour répondre aux arguments inattaquables de M.Landry, et pour excuser un peu son parti de l'inconséquence de sa conduite politique.Mais cette tâche était au-dessus de ses forces.M, Burpee a proposé l'ajournement du débat et Sir John a décla ré qu'il désirait le voir s- terminer mardi soir ou mercredi matin.On s'attend à une longue séance.#*% J'avais promis une description de l'édifice de la bibliothèque ; ; je profite du moment oii je n'ai aucune nouvelle importante à vous transmettre pour vous en dire un mot.Pour ceux de nos lecteurs qui ne le savent pas encore, je dirai que cet édifice est cireu- laire et a 90 pieds de diamètre ; commencé en 1868 il n'a été terminé qu\u2019en 1876.Pendant ce temps les livres étaient placés dans la salle de lecture actuelle.Les murs de l'édifice sont construits en pierre et en fer et ont une épaisseur de quatre pieds.- Ce mur forme à l\u2019intérieur un polygone à 16 pans Le dessin est hardi dans son ensemble et produit un très bon effet.La voûte dont la naissance est à une hauteur de 40 pieds du plancher, a elle-même une hauteur de 42 pieds.Au centre il y a une ouverture de 30 pieds de diamètre, surmontée d'une lanterne voûtée de 40 pieds de hauteur, et dont le faite se trouve à une élévation de 124 pieds du plancher-de la bibliothèque.L'intérieur de la bibliothèque est divisé en trois galeries superposées, divisées elles-mêmes en 24 parties par huit avant-corps très.élégants, dans lesquels on a disposé des rayons comme dans les autres parties de la bibliothèque.Dans chacune de ces divisions qui porte son chiffre, la classification des livres est faite avec beaucoup d'ordre et d'intelligence ; malgré la grande étendue de la bibliothèque, le nombre de livres est si considérable (100,800), qu'il n\u2019y a déjà plus d'espace libre.Une grande quantité de livres dont l'usage n\u2019est pas très fréquent ont été mis dans les voutes et sur des rayons dans la partie supérieure de la salle de lecture.En entrant dans la bibliothèque on voit au centre une magnifique statue en marbre de la reine Victoria et plus loin des bustes du Prince et de la Princesse de Galles, du marquis de Lorne, de Sir Etienne Taché, de M.Sandfield MacDonald, et de Sir William Logan, géologue célèbre de Montréal, et le buste inachevé de Sir John À.MacDonald.Lorsque l'intérieur de la bibliothèque a été termin en 1876, et avant que les livres y fussent installés, les ministres de la Province de Québec en fonction alors, les honorables MM.Cauchon, Letellier, Huntington et Geoffrion y don nérent un grand bal costumé auquel assistait lord Dufferin.En 1871, l'administration de la bibliothèque fut constituée en bureau separé.Les officiers en sont nommés parle gouvernement en conseil et sont responsables aux présidents du Sénat et de la* Chambre des communés.Voici leurs noms : Alpheus \u201cTodd, bibliothécaire.À.D.Decelles, assistant \u2018bibliothécaire, Augustin Laperrière, A.H Todd, James Fletcher, James Camp bell, L.P.Sylvain, greffiers ; L.J.Casault, conservateur ; James Dunlop, J.W.Ryan, J.R.Ratté, messagers.** x On dit aujourd'hui que le, bill de M.Girouard en faveur du mariage de beau-frère et belle-sœur ne sera pas adopté par le sénat.Ottawa 20\u2018ngrs 1882.; L'excursion des membres de la Chambre des communes, du Sénat, de la Presse au collège militaire de Kingston a eu lieu samedi.Le départ avait lieu à 9.80 h.d'Ottawa et nous arrivions à Kingston à 1 heare de l\u2019après-midi.Le maire et le conseil de ville attendaient à la gare l\u2019arrivée du train et souhaitèrent la bienvenue à l'honorable ministre de la milice et à M.l'orateur de la Chambre des communes.: - Les invités au nombre de 250 farent conduits à la grande salle de l'hôtel de ville où un magnifique dîner était, servi.La gaieté la plus franche n\u2019a cessé de régner pendant tout le banquet.Plusieurs causes y contribuaient: la présence des dames, les airs canadiens joués par la batterie B,autrefois à Québec, et un champagne généreux.Deux adresses ont été \u2018présentées : une à l\u2019honorable ministre de la milice, l\u2019autre à M.l\u2019orateur Blanchet.Nous pouvons dire avec fierté que les honorables MM.Caron et Blanchet ont fait honneur à la race française dans cette circonstance.Leurs discours en réponse à ces adresses, prononcés dans un anglais très pur, étaient re marquables par l'élévation des idées et la richesse des expressions.Nous avons entendu plusieurs personnes de Kingston en exprimer toute leur\u2019admiration.Aussitôt après le banquet, à 3 heures, le bateau à vapeur Pierrepont transportait les excursionnistes au collège militaire, qui est situé sur la pointe Frédérick en face de la ville de Kingston.C'est un grand et bel édifice en pierre, où sont réunis tous les élé ments nécessaires à l\u2019enseignement de l\u2019art militaire.Cent douze cadets y reçoivent l'instruction.De ce nombre 61 sont d'Ontario, 24 de Québec, 15 de la Nouvelle-Ecosse, 8 du Nou- veau-Brunswick, 2 du Manitoba et 2 de la Colombie Anglaise.Les cadets ont fait différents exercices en face du collège.Puis a eu lieu la visite des salles, des laboratoires.etc.etc.On noûs a donné aussi le |\u2019 spectacle d'exercices de gymnase, d'escrimes, d'expériences avec les torpilles, etc.etc.Bref le temps a été fort bien employé jusqu\u2019à 5.80 h.Plusieurs de ceux gni étaient opposés au maintien de ce collège, sont revenus de cette visite avec une opinion beau coup plus favorable a son sujet ; si on a quelque chose à dire contre son utilité immédiate, il n\u2019y a aucun doute qu'on y donne un énseignement supérieur qui pourra être très utile au pays à un moment donné.Ilya un professeur de Français, M.Duval].et nous avons constaté qu\u2019 un \u2018grand nombre de \u2018cadets\u2019 parliiént\u201d \u201cbien notre langue.Un bon nombre d'excursionnistes n'ont pas attendu là fin\u2018dès exercices au collège militaire, et ont profité des voitures mises généreusemènt, à leur disposition, par les organisateurs de la réception, -pour aller visiter.la ville et le pénitencier de Kingston.Kingston, autrefois capitale du Haut-Canada, est aujourd'hui une petite ville de 15,000 âmes.Elle est située à l\u2019embonchure du St-Laurent à l'extrémité est du lac Ontario.L'apparence générale de la ville ressemble beaucoup à celle des Trois- Rivières.Bâtie en pierre et en brique, baignée par les eaux du fleuve, elle renferme une trentaine d\u2019édifices \u2018publics dont le plus considérable est le pénitencier.Il y a 17 églises catholiques et protestantes, 2 collèges, un Hôtel Dieu, un hôpital général, etc.En 1672 De Courcelles établit, sur le site même où est Kingston aujour- d\u2019hui, un fort qu'on nomma d\u2019abord Cataraqui, puis Fort Frontenac.Ce fort tomba au pouvoir des troupes anglaises en 1762.\u2018 En face de la ville, sur la pointe Frédérick, sont les casernes militaires, et de l\u2019autre côté de la rivière Cataraqui, qui se décharge dans le lac Ontario, s'élèvent le fort Henry et d'autres fortifiaations.Kingston est défendu en outre par quatre tours dont l\u2019une est construite dans le fleuve à une petite distance en face de la ville.Kingston est, après Québec et Halifax, la plus forte place de la Puissance.Le pénitencier \u2018de Kingston que nous avons visité dans toutes ses parties, est un établissement des mieux conduits.Les condamnés au nombre de 600 sont divisés en différents métiers.Il y a les tailleures, les menuisiers, lés forgerons, les cordonniers, les fondeurs, etc, sous la direction d\u2019an chef spécial, qui souvent est un condamné lui-même.Le gouvernement fait exécuter dans le pénitencier, des habillements, des chaus-ures etc pour la gendarmerie à cheval, da Nord-Ouest, pour les militaires.- Le surintendant du pénitencier M.Creighton mérite des félicitations pour l'ordre parfait qui est tenu dans cet établissements considérable, avec un aussi petit nombre d\u2019employés à son service.Parmi les condamnés il y a 21 femmes dont deux sont condamnéus à vie pour avoir empoisonné leur mari.Il y a aussi une cinquantaine de condamnés qui n'ont pas toute leur raison et qui sont tenus dnns des appartements séparés.A six heures les excursionnistes, moins quelques uns, invités par le maire et les échevius à demeurer à Kingston, étaient prêts pour le retour.Nous n'avons jamais encore assisté à une excursion où le programme ait été si bien organisé et si bien rempli.MM.Gunn, Kirkpatrick, le maire de Kingston, M.Gaskin, et les échevins méritent les plus grandes félicitations pour la réception magnifique qui a été faite aux visiteurs.A 11.80 le train entrait en gare à ç Ottawa, et\u2019 lev exonmsioniiis es so Teti- Taint dais léure démélirés,.enghs Aiités de ge voyage.US TT Otfare.21 mars.1882.- Le.bill de M.Girouard,.demandant pour/le crédit-foncier, le droit de pouvoir \u2018augmenter \u2018son taux d'intérêt, a été rejeté hier soir par une forte.majorité.Trente-cing députés ont voté en faveur du bill, et cent cing contre.- F4 On s'intéresse à Ottawa toutautant qu'à Québec, je crois, à la question de la vente du chemin de fer du Nord.Tout chacun discute cette question Je crois bien faire en vous transmet- tant-copie de certaines considérations faites par un financier de la Province de Québec, en ce moment à Ottawa, surr laYvente du chemin, Il étudie la question à l\u2019aide des chiffres et la position qu\u2019il prend a une grande force.Il est bon qu\u2019au moment où les chambres vont discuter cette question, chacun apporte sa part de lumières et de connaissances.Voici ces considérations.Le Journal de Qu¥bec, publiait a la date du 16 courant, un article intitulé : Le simple bon sens.Cet article, bourré de chiffres, renforcé de statistiques, que nous admettrons comme exactes, pour les besoins de la discussion, et parsemé de calculs qui ont donné lieu au-proverbe : \u201c On peut faire dire aux chiffres tout ce qu'on veut,\u201d a pour but de prouver : 1v Que nous sommes forcés de vendre notre chemin de fer ; 2° Qu\u2019en le vendant aujourd\u2019hui $8,000,000, nous en tirons autant de bénéfices que si nous le vendions $11,000,000 dans cinq ans.Pour prouver le premier point, I\u2019article énumére les sommes immé- .diatement nécessaires pour l\u2019exécution de travaux dont on ne peut se dispenser.En voici le détail.te Extension à Montréal et usines tell 18) concosses covensee secsocccc use $240 000 2¢ Station (Gar e) à Montréal \".60.000 3* Em ranch me .t St-L.aurent.ts 0,000 4e Travaux sur ie terrain Bellerive.10,000 5° Erlension (prolongement; d\u2019Bocheluga au chemin Papineau, expropriations, hdtisses, etc.200.000 t+ Usage ou construction de quais à Quebun \u2026.\u2026.\u2026.cruvcsors vovous vorassses \u2026 180,000 Te Travaux sur les quais.- 30,00 8 Moitbéé du coût des bateaux tra- VEFSIENS eee veeee covsocce - 90,000 Déplacement de a voice de la rue rince-Edouard.usines à Qué- UUEDEC covers ienens one secs cusves covocs 225,000 10° Ballast de Québec à Ottawa\u2026.\u2026 40.000 11* Travaux aux Trois-Rivières \u2026\u2026\u2026 | 146.000 TOIA] noncoues sossosusionevc0s $1.345,000 Ces chifires nous paraissent d\u2019autant plus exagérés, que pour ce qui regarde Montréal (items 1, 2, 3,4 et 5 en tout $610,000), la compagnie du Pacifique n\u2019a demandé qu\u2019une déduction de $400,000.Il y a donc là évidemment une erreur de $210,000.Nous ne discuterons pas les sommes auxquelles sont évalués les travaux à exécuter à Québec ; mais nous nions la nécessité immédiate de l\u2019item 11e.Travaux aux Trois-Rivières.Nous n\u2019en voyons pas le moindre prétexte .avouable.Nous mettrons également de côté les $80,000 du ballast.C'est une dépense d'entretien qui doit être reléguée parmi les divers frais d\u2019exploitation.Nous réduisons donc de $480,000 le total du Journal de Québec, ce qui le met à $915.000.Ajoutons cette somme aux $18,000, 000 que nous coiite Je chemin, et nous aurons $18,915,000.Si nous vendons immédiatement bomin, 7 Bo! pure \u201cque le \u20ac apial al reste \u201cen ré.les mai ns des.acheteu 18 et ail\u2019 pi \u2018porte à intérêt à 5 jour cent, \u2018noës/| éérons débarragsés de $8.000, 000 \u2018del notre dette, soit d'une dépense an-| muelle.de $480;000,.notre \u2018che pensoné de payer \u2018Tes go16, 000\u2019 addi-.Honnéllés, Il nous reste alors à pour- Voir au moyen des \u2018Tovenus ordinaires de; la \u2018province aux intérêts et.au \u201cremboursement du capital de $5,000, 000, dépensées pour notre chemin de fer, \"soit par année $800,000.Maintenant, si nous gardons notre chemin de fér avec \u2018toutes les dépenses qu il nécessitéra, - Nous auroiis a empriiiter $915; 000, et par conséquent à payer.Tritérôt sûr $13,918:000 à/5- ojo ses seses .$695,750 Amortissement à ! 070 «coeur © sesssqessasansen 139,150 t Ca $834,000 \u201c Il faut déduire de ce montant le revenu net du chemin.Sans doute ce revenu net n\u2019égalera pas d\u2019abord cette \u2018somme de $884,900.: mais'les recettes brutes ont été en 1880-81 de $886,000 -elles-seront, nous dit-on, en 1881-82 de $1,000,000, soit une augmentation, en chiffres ronds de 15 jo.Le Journal de Québec prend une peine infinie pour établir que le proportion du bénéfice net aux recettes brutes ne peut être de plus de 25 °, et la proportion du bénéfice net au capital dépensé, de plus de 14 °%%,, Dans ce-but, il compare notre chemin de fer du nord aux autres lignes du Canada, le Grand Tronc et le Great Western exceptés.Il ne tient aucun compte du fait que notre chemin, construit d\u2019après les meilleures méthodes, avec des matériaux de première qualité, demande infiniment moins de frais d'entretien que les autres lignes ; qu\u2019il ne faudrait pas même le comparer au Grand Tronc, ni au Great Western, car ces deux lignes, ayant à lutter contre une concurrence formidable, sont obligées d'abaisser leur tarif à des taux à peine suffisants pour payer les frais de traction, tandis que noue n\u2019avons actuellement aucun concurrent, et que nous n\u2019en avons encore aucun en perspective, du moins pour le trafic local, le seul qui ait fourni jusqu'ici nos recettes brutes.Nous croyons donc être au dessous de la vérité en fixant à 80 070 le bénéfice net qu\u2019une bonne administration peut tirer de notre chemin de er.Voici donc quelle sera notre situation : Déficit, 188 t-82.Intérêts et amortisse- TMONL.vocossours or $831,900 Revenu net.sees 300, 1000 $534,900 1882-83.Intérits et amortisse.MENL concer vovocsvo00s 3834,600 Revenu net\u2026 \u2026 345, 000 \u2014\u2014 $489,900 1883-84.Intérêts et amortjssc- MONT ocovsucs serences $834,900 Revenu net.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.396 750 \u2014\u2014 $437,150 1884-83.Intérdts et amortissement.cosaoouss $834.900 | \u2014 Revenu net .«.456,260 $378,640 18856.Intérêts et amortisse- MMONL \u2026os0o00r socseces.\"SE 900 Rovenu net.00.524, 699 \u2014\u2014\u2014 $310,201 1886-87.Intérats ot amortisse- $ ment\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.vou 0.$S34,900 Revenu net.599,403 1887-88.Intérêts et amortisse- $235,407 ment cecreere sesreneos $834,900 Revenu net .689 313 1888-89.Intérêts et amortisse.0 00 MON cercrenes evrseseee $834,900 Revenu net.792, 709 -_\u2014 $ 42,191 TOLA1.L.scosooho vovoss soos $2,583,966 interés et fonds! « d'amortissement ; ot! nous\u2019 \u2018nous; \u2018dis- JOURNAL DES CAMPAGNES ABS OT AE FAST EROTICA AA PSEC CLEO ACTE RCE SIMPLES | oiseuse et fatigante \u201c| à un caucus des députés ministériels Surplus-1889 ou.Intérêts et- smortisse THONÉ.1000 s000000 pe 900 \u2018Révenu net.ood \u201cO18,715 1890-91, Tntéréts ot amortisse- te * \"EF MMONL evo coer Linn 834,900 ., Revenu Netuee over.1056, 532 2 | \u2014 = $221 631 Total a000cc 0 doers arene oersanrone £304, 547 Si nous vendons notre chemin de fer aujourd\u2019hui, pour $8,000,000, il nous restera, à' payer tous les ans pour intérêt et amortissement $800,- 000 soit pendant dix ails, $8,000,000.I'augmentation constante bien modeste, et due au commerce local seulement, de 15 070 dans les recettes annuelles, nous aurons eu, au bout de dix ans : Déficits [B ans].$3,583.966 Surplus {2 ans] «eur 0.'304.547 Balance oor qoriennn $2,279,419 Nous n\u2019aurons donc eu à tirer un revenu ordinaire pendant dix ans, que $2,279,419, en gardant notre chemin de fer, tandis qu\u2019en le vendant, nous aurons du tirer $8,000.000.Et au bout de dix ans, le chemin payant plus que l'intérêt sur le capital qu\u2019il a coûté, pourquoi le vendre ?construire une ligne d'Ottawa à se trouverait trop loin de compte, mieux vautne compter que sur ce qui le calcul que nous venons de faire, comment pourrait-il\u2019 refuser d'\u2019admettre que lo simple bon sens nous ordonne de ne pas vendre notre chemin de fer ?#44 Voici lo texte de la modification qui sera apportée à la loi sur le tabac.La loi sera amendée en abolissant le droit de 4 centins par livre sur le tabac commun du Canada appelé tabac en torquette par la clause 35,section 10, et en prescrivant qu'il sera sujet au même droit que d'autre tabac manu- section 8, tel droit devant être réduit de 14 centins à 8 centins par livre, pour les deux années qui suivront | immédiatement la passation de l\u2019acte, deux années suivant les précédentes.imposé, en conformité de la section faits exclusivement de tabac cultivé par livre.Ottawa, 22 Mars 1882.Le débat sur le budget, que l'on d'hier, a été ajourné de nouveau.Douze orateurs, hier, ont pris part au débat 3.ce sont presque tous des députés du Hant-Canada.On dit qu\u2019il y en aura encore une dizaine qui parleront demain, de sorte que l'on aura entendu quarante\u2019- cinq députés discourir sur la question du tarif.Cette discussion devient =\" $ 83,8 815) En gardant le chemin de fer, avec On nousdira : mais le Pacifique va Montréal qui transportera tout le trafic de l'Ouest.Aussi n\u2019avons-nous tenu aucun compte du trafic de l\u2019Ouest, nos calculs sont basés surle trafic actuel du chemin qui n\u2019est absolument rien autre chose qu\u2019un trafic local.S'il fallait caleulersur le commerce de l'Ouest, le Journal de Québec est sûr, que sur ce que nous avons dans la main.\u2018 Et si le Journal veut bien axaminer facturé exclusivement de tabac du |: cri du C anada, conformément à la et à 10 centins par livre, pour les Deuxièmement en réduisant le droit 9 de la dite clause 85, sur.les cigares en Canada, de 80 centins à 20 centins croyait devoir se terminer à la séance PAN is Bit a été décidé, | tenu aujourd\u2019hui, de presser autant que possible la fin de ce débat, et de Ne pas prononcer de longs discours.wx Hier a eu lieu, dans les salons de: \u2018M.l'orateur Blanchet, une soirée des plus charmantes.M.l\u2019orateur avait invité Mlle de Martigny, de St- Romuald, Madame Evariste Gélinas, de Montréal, et MM.Chaulet et St- Louis, étudiants en droit de Montréal, tous quatre en promenade en ce moment à Ottawa, à répéter devant un certain nombre d'invités une très jolie opérette intitulée : \u2018\u201c Les revenants bretons.\u201d \u2018 L'opérette a élé rendue à la perfection.Chacun des acteurs a rempli son rôle avec une grâce et une aisance parfaite.On ne poüvait mieux attendre d'artistes de profession, aussi les invités, au nombre de 200 personnes, n'ont pas ménagé leurs\u2018 applaudissements Madame F.-X.Archambault, de Montréal, accompagnait les acteurs au piano.L'opérette sera répétée demain à l'Institut Canadien, sous le patronage de M.l\u2019orateur des Communes.#*% M.le Commandant Fortin, député de Gaspé,a amené devant la Chambre, la semaine\u201ddernière, une question de la plus haute importance.Il a demandé copie de toutes lettres, rapports ou autres documents concernant l'importation en Canada du hareng salé en barils, ou demi- barils, ou d\u2019autres espèces de poisson venant de Terreneuve ou de la côte du Labrador, et l'inspection de poisson à Terreneuve ou ailleurs, et l'estampage des barils ou demi-barils contenant ce poisson par les inspecteurs de poisson et d\u2019huile de voisson, avec leurs estampes d'inspection.En faisant cette question, M.Fortin a pour but de mettre au jour une injustice criante faite aux pêcheurs canadi@hs, injustice qui a pour résultats de détruire complètement le commerce des pêcheries du Canada.En 1874, le gouvernement Mac- Kenzie apporta quelques amendements à la loi de l'inspection obligatoire du poisson, votée l\u2019année précédente.Un de ces amendements disait que le hareng misen barils et inspecté à Terreneuve.pourrait être admis en Canada sans une nouvelle inspection.Il suffirait simplement a I'.nspecitur canadien de mettre sur le baril le mot Terreneuve, ouvrage pour lequel l'inspecteur aurait droit à deux cents par baril.Or, à Terreneuve, le gouvernement accorde à tous ces pêcheurs des licences d'inspecteurs et le droit d'inspecter eux-mêmes leur poisson, de sorte que les pêcheurs de Terreneuve n\u2019ont à payer sur leur poisson pour le vendre à Québec ou à Montréal que deux centins, par baril, tandisque nos pêcheurs canadiens, qui prennent leur poisson dans les mêmes caux et quelquefois dans la même seine que les pêcheurs de Terreneuve, ont à payer de 25 à 50 cents par baril pour l'inspection de chaque baril de poisson apporté à Québec ou à Montréal.Quel a été le résultat de cet état de choses ?or.7 RISE RATT IITRTTIRTET STII HI SE ZA.Les pécheurs de Terreneuve ont \u2018exporté au Canada 1831, 000 \u2018barils de haréng pour lesquels ils n'ont - payé que $2,655 de droits d'inspection, tandisque nos pêcheurs canadiens ont \u2018payé $8,000 pour 40,000 barils, ce \u2018qui donne une prime réelle de $24,000 \u2018aux pêcheurs de Terreneuve pour apporter \u2018leur poisson en Canada, et venir faire concurrence aux pêcheurs canadiens et ruiner leur commerce.M.Fortin a donné lecture de plusieurs lettres de pêcheurs qui se plainent beaucoup de cette concurrence injuste.Nouscroyons que le gouvernement, convaincu par les arguments et les preuves inattaquables cités par M.Fortin, va faire disparaître cette injustice.M.Fortin est très au fait de toutes ces questions qui intéressent son comté et nul doute que s\u2019il eut été en charnbre en 1874, cet amendement à la loi n\u2019eut certainement pas été voté.#F% La vente du chemin de fer du Nord est le sujet de toutes les conversations.La députation de la pro- Vince de Québec, approuve généralement l'action du gouvernement Chapleau.On dit ici que le marché est avantageux pour.la province de Québec.Ottawa, 23 mars 1882.Le bill de M.Girouard a été adopt\u201d, hier soir, par la Chambre des Communes, aprés une longue discussion, et après avoir résisté à l\u2019attaque de plusieurs député, qui ont présenté amendements sur amendements.Voici la teneur du bill tel qu\u2019il a été adopté par la Chambre.Acte concernant le mariage avec la \u201c sœur de la femme défunte.1.Les lois qui prohibent le mariage entre un homme et la sœur de su femme défunte sont par le présent abrogées, tant à l'égard des mariages déjà contractés qu'à l'égard de ceux qui le seront à l\u2019avenir, et, en ce qui concerne les mariages déjà contractés.comme si ces lois n'eussent jamais existé.2.Cet acte n\u2019affecte en aucune façon les cas décidés par les tribunaux on actuellement pendants devant eux; il n\u2019affecte, non plus, aucun droit réellement acquis par les enfants nés du premier mariage avant la passation du présent acte ; et le présent acte n\u2019affecte, non plus, aucun de ces mariages lorsque l\u2019une ou l'autre partie s\u2019est ensuite, durant la vie de l\u2019autre, légalement mariée à une autre personne.\u2018 Sir Hector Langevin a combattu le bill de M.Girouard, parce que les droits des provinces sont en jeu dans cette question.Voici co que dit à ce sujet, Canada, d\u2019hier : Les droits des provinces sont en jeu.Il était aussi important, en 1867, de réserver à celles-ci les lois sur le mariage que les lois sur l'éducation.Il est évident que l'intention des pères de la constitution a été de faire cette réserve, ct le parlement fédéral commettrait un empiètement en passant ce bill qui rappelle toutes les lois existantes contre le mariage entre beaux-frères et belles-sœurs, le 7 ANAL, DES\u2019 CAMPAGNES c\u2019est-à-dire qui rappelle un article du Code Civil de Québec et des statuts de Québec.Ce premier pas pourrait mener loin.légiféré sur ce point, il le fera sur les autres, et en viendra plus tard à vouloir établir peut être le mariage civil pour toute la confédération, ainsi que l'ont réclamé tout dernièrement le Globe, le Herald de Montréal et le Free Press d'Ottawa.Maintenant, supposons que le parlement féderal laisse passer le bill Cirouard.Il arrivera ceci, que les cours civiles seront forcées de déclarer cette loi inconstitutionnelle à la première occasion, et que les enfants issus de mariages contractés en vertu de la loi nouvelle se trouveront exposés en cas de mort de leurs parents ab intestât, de se voir enlever leur héritage par des collatéraux.Qu'on aille donc, par exemple, soulever cette question devant la Cour d\u2019Appel de Montréal, dont le président connait si bien le sens et la portée de l\u2019 Acte fédéral, ou devant le Conseil Privé, qui vient de se prononcer carrément sur ce sujet ! Nous appelons l'attention des députés et des sénateurs, ainsi que celle des autorités religieuses, intéressées au maintien des droits provinciaux sur ces divers points.xx Les amis de M.le Dr J.C.Taché, à Québec, apprendront avec peine qu\u2019il a été victime, avant hier, d\u2019un accident sérieux.Il a fait une chute en sortant de son bureau et s\u2019est fracturé la jambe près de l\u2019aine.Il souffre horriblement, les médecins appelés en toute hâte peuvent difficilement lui donner leurs soins, à cause des douleurs que cette blessure lui fait souffrir.Ottawa, 24 mars 1882.Enfin ! la discussion sur le budget s\u2019est terminée ce matin à 4.30 h.MM.Snowball, Kaulback, Mills, Mc- Dougall, Richey ont parlé tour a tour.Sir Léonard a fait le résumé du débat ; il a parlé pendant quatre heures et demie ; il n'y a pas eu d\u2019amendement proposé par l\u2019opposition.#*4 Dans les caleuls que je vous ai \u2018transmis et que vous avez publiés avec ma correspondance mercredi dernier, il y a des erreurs de chiffres qui sans changer le résultat, le rendent plus difficile à saisir.Les voici corrigés ; il s'agit de la situation qui nous serait faite si nous conservions le chemin, les recettes augmentant de 15 ojo par année.1881-82.Intérêts et amor- Déficitstissement ,.$834,900 Revenu net.300,000 \u2014_\u2014 $534,000 1882-83.Intérèts et amor- tissemont .$834,900 Revenu net.345,000 \u2014\u2014 $489,900 1843-84.Intérêts et amortissement .$834,900 Revenu net.396 750 \u2014_\u2014\u2014\u2014 $438,130 1884-£5.Intérêts ot amortissement \u2026\u2026 $834,900 Revenuwyct.456,260 \u2014_\u2014 $378,640 1885-86.Intérêts et amortissement $834,900 Revenu net.524, 1699 \u2014_\u2014 $310,201 3886-87, Intérêts et amortissement .\u2026\u2026 $834,900 Revenu net.599,403 \u2014_\u2014 $235,497 1887-58.Intérêts et amortissement .$834,900 Lorsque le parlement fédéral aura| Revenu net.689, 313 2 3145 557 1888-89.Intérêts et amor- \u2018 tissement .$334,900 Revenu net.793,709 \u2014_\u20141 $42,191 Total.«e.ee $2,574,066 1889.90.Intéréts et amor- Surplustissemont \u2026\u2026.$R34,900 Revenu net.911,618 \u2014 $76,715 1890-91, Intérêts et amortissement \u2026\u2026 $ 834,900 Revenu net.1,0 18,357 \u2014_\u2014 $213,457 Total.\u2026 $289, 172 De ce calcul il résulte ceci : en gardant le chemin de fer, avec l\u2019augmentation des recettes de 15 °70, augmentation très modeste qui sera certainement dépassée avec les seules ressources da commerce local, nous aurons eu au bout de dix ans.DÉÉICILS connus ve soars sosousess 000 sovoo ue wee $2,574,066 Surplus .a soosocsse cososrane tease a.213,457 Balance .\u2026\u2026 000 c00sse $2,360,609 Si nous vendons notre chemin de f-r $5,000,000, il nous restera à payer \u2018les \u2018interôts et l'amortisee- ment sur $5,000 0U0, c\u2019est-à-dire $3u0,000 par année ; soit en dix ANS nrossoves vossosaes sossssoses cocoocen ane Mais si nous gardons le chemin, il nous faudra tirer du revenu ordi- aire, pour payer l'intérêt et Pamortissement sur $13,915,000.$2,360,609 $639,390 Ainsi nous réalisons une économic de $639.891, en dix ans, le chemin de fer nous reste, et il nous donne un joli surplus ; n'est-ce pas que cela porte à réfléchir ?+*4 On dit M.le Dr Taché un peu mieux.Il souffre moins et les médecins espèrent qu\u2019il guétira\u2019 assez promptement.$3,000,000 Bal.en faveur de ce dernier plan.Ottawa, 27 mars 1882.Vendredi dernier le gouvernement a demandé à la chambre dé\u201cratifier les changements qu\u2019il voulait faire à la loi, en abolissant le droit de 4 cen- tins par livre sur le tabac commiun du Canada, appelé tabac en torquette, imposé par la clause 35, séction 10 et en prescrivant qu\u2019il sera sujet au même droit que d\u2019autre tabac manufacturé exclusivement de tabac du crû du Canada, conformément à la section 8, tel droit devant être réduit de 14 centinsà 8 centins par livre, pour les deux années qui suivront immédiatement la passation de l\u2019acte, et à 10 centins par livre, pour les deux années;suivant les précedentes ; et en réduisant le droit imposé, en conformité de la section 9 de la dite clause 35, sur les cigares faits exclu- sigement de tabac cultivé en Canada, de 30 centins à 20 centins par livre.M.Vallée, député de Portneuf, a pris occasion de cette proposition pour exprimer son étonnement sur le changement de politique du gouvernement sur cette question.Car d\u2019après la politique annoncée dans le discours du budget, la vente du tabac en feuille devait être libre, la taxe sur le tabac en torquettes de quatre centins, sur le tabac fabriqué, fhuit centins,et sur les cigares, dix huit centins.M.Vallée s\u2019est alors opposé fortement à l'adoption de ces résolutions et il a prononcé un discours dans le- -| quel la question est traitée d\u2019une manière si claire et concluante que le gouvernement a retiré ses résolutions, afin de les modifier dans le sens de M.Vallée et des députés de la Province de Québec.Ce discours, comme je l'ai dit, fait bien connaître cette question que les PRET III Rahat TIL ann libéraux n\u2019ont pas toujours resolue en faveur du producteur de tabac canadien, et les lecteurs, de votre journal, car ce discours sera publié dans ses colonnes, pourront puiser dans ces | remarques de M.Vallée tous les éclaircissements désirables.M.Vallée a fait preuve en cette circonstance des qualités que doit posséder un représentant du peuple.Nous l\u2019en félicitons.PAUL-EMILE.La séance de lundi soir DISCOURS DE M.CHAPLEAU.27 mars 1882 C'était fête lundi soir à la Chambre d'Assemblée Législative.L\u2019honorable M.Chapleau devait porter la parole au sujet de la vente de la section- ouest du chemin de fer du Nord ; cette nouvelle répandue dans la ville avait suffi pour attirer une foule de gens avides de connaître le court et le long de cette transaction, et d\u2019entendre cette parole éloquente, persuasive et entraînante de notre populaire premier Ministre.Aussi quelle foule dans cette enceinte, toujours trop petite dans des occasions aussi solennelles que celle d\u2019hier soir.Malgré son faible état de santé, malgré les pressantes sollicitations de ses amis qui redoutaient pour lui l\u2019effort d'un long discours, l'honorable M.Chapleau a parlé et parlé pendant trois heures, et il n\u2019est pas encore entré dans le vif de la question.Il devait d\u2019abord dégager de son sujet toutes les accusations per- \u2018sonnelles qu\u2019une presse hostile avait: portées contre lui.L\u2019honorable premier Ministre les a réfutées victorieusement dans son discours d'hier soir, et il a commencé à faire l'historique du chemin de fer du Nord et de ses embranchements.Nous nous contenterons aujour- d\u2019hui de signaler les principaux passages de cette pièce d\u2019éloquence, qui prouvera aux adversaires quand méme de la politique du gouvernement, que, avant de porter un jugement sur une question aussi vitale pour nous, il faut mettre de côté les préjugés, le parti pris et les insinuations malveillantes.\u201c Plusieurs mois avant que le gouvernement eut opéré cette vente, dit l'honorable premier ministre, on avait érigé un système de correspondances dans le but de soulever une opinion hostile.Des gens ont correspondu dans tous les coins du pays, sans qu\u2019ils connussent le premier mot de la question.J'ai lu des lettres adressées à des personnes respectables, religieuses, qui n\u2019ont pas l\u2019habitude de se laisser prendre aux fausses représentations, qui étaient de nature à laisser planer sur le gouvernement des soupçons de malhonnêteté, etc.Voilà l\u2019explication de ce mouvement qu'on essaie de créer contre le cabinet provincial.Mais le temps sera ma vengeance, car dans quelques mois ce mouvement qui n\u2019est ni sérieux, ni sincère, aura cessé, et ce concert de malédictions se changera en un concert de bénédictions et d'approbation pour notre politique qui est vraiment nationale.\u201d M.Chapleau cite ce qui s\u2019est passé \u2018question d'entqurage.PETIT INT PÉTITION TRE Mn ee en chambre lors des commencements du Grand Tronc, lors de la Confédération, et lorsqu'il.fat question.du Pacifique.( \u201c Est-ce qu\u2019en 1852, la politique du Grand Tronc n\u2019a pas soulevé des malédictions ?On a crié que l'on\u2019 vendait le pays et que les intérêts d'une section étaient sacrifiés pour l'autre.Qui pourrait dire que cette politique n\u2019a pas produit des bienfaits ?Est-ce qu\u2019un chef n\u2019a pas perdu le pouvoir en 1862 lors du bill de milice qui fut voté en 1867 presque unanimement.Oe qui fut la cause que pendant près 2 ans, le pays fut en proie à un gouvernement qui priva les institutions de charité de leur octroi etc.La Confédération n'\u2019a-t-elle pas été exécrée et maudite, n\u2019a-t-on pas prédit qu\u2019elle serait la ruine de la Province ?Il n\u2019est pas un seul homme qui ne dira pas aujourd'hui que la Confédération a été le salut du Canada.En 1870, Sir G.E.Cartier annonçait à Ottawa que le gouvernement avait décidé d'acquérir les territoires de la Baie d'Hudson ; comment cela fut-il accueilli ?On a essayé alors de fausser l\u2019opinion ! Un homme distingué, Mgr Taché, croyait que cette acquisition ne serait ni bonne pour les Métis, ni utile au Canada.On vit quelques chefs conservateurs, un entre autres, avoir des doutes et faire un commencement d'opposition.Quel est l'homme sérieux qui dirait que cet acte n\u2019a pas été immense comme résultat ?Acheté pour une bouchée de pain un million de dollars, 'ce pays vaut aujourd'hui plus de 60 millions.Oette clameur, qui a failli renverser le gouvernement, a duré jusqu\u2019au jour où le véritable parti conservateur s\u2019est rallié à la politique de son chef.Aujourd\u2019hui tout le monde se demande si ce Pacifique ne sera pas une ère de régénération pour les affaires, s\u2019il ne fera pas du Canada un peuple qui pourra compter avec les autres nations du monde.\u201d M.\u201c Chapleau répond à ses accusateurs 28 mars 1882.LE PREMIER MINISTRE EST L\u2019INSTRUMENT D'UN AUTRE HOMME (SÉNÉ- CAL), IL EST LE ROI FAINÉANT D'UN MAIRE DU PALAIS L'honorable M.Chapleau arépondu d'une manière assez vigoureuse à cette accusation.\u201c Ceux qui ont écrit cela, a-t-il dit, connaissaient mal leur homme.Il est vrai que je me- suis servi de certains hommes en vue du bien public, j'ai profité de leur esprit d'entreprise pour en faire bénéficier la chose publique ; et je défie mes contradicteurs de prouver qu\u2019en toute .affaire importante je n'ai pas consulté ceux que je considère comme mes chefs et les chefs du parti conservateur.Je n\u2019ai pas le temps d\u2019être esclave, je n\u2019ai jamais fléchi le genou devant personne,excepté devant Celui devant qui tout genou doit fléchir.Nous avons fait les élections, et partout on a fait une affaire personnelle contre le premier ministre de cette Or, le verdict populaire m'a assez bien vengé de LA cette accusation ridicule.\u201d ON M'A ACOUSÉ D'AVOIR | FAIT.FORTUNE MOI ET MA FAMILLE DANS CETTE VENTE.- \u201c C'est le mensonge le plus niais et le plus évident que j'aie jamais entendu, a dit le premier ministre.Oeux qui Yont prononcé, savaient eux- mêmes qu\u2019ils mentaient, car ils ne viennent pas assez loin de St-Lin pour ignorer les faits concernant l\u2019embranchement de St-Lin.J'ai travaillé de toutes mes forces pour ce chemin qui,au début,semblait devoir être une excellente affaire.Les orateurs, comme les journaux, m'ont accusé d'avoir mis dans le gousset de mes parents la somme de $300,000\u2014et cela n\u2019est rien autre chose qu\u2019un mensonge\u2014Ceux qui ont dit ces choses mentaient,ces bons chrétiens se sont faits voltairiens : ils ont menti sciemment.Ces accusations sont venues à propos du chemin de St-Lin, et elles ont été portées par un homme qui connaissait mieux que personne la vérité.Si M.King se trouve actionnaire dans le chemin de St-Lin, c'est parce qu\u2019il a voulu rendre service à la compagnie et à la partie du pays par laquelle passe ce chemin.Mais depuis ce temps-là (1880) M.King est sorti de la compagnie de St-Lin, sans en emporter autre chose que l'argent qu'il y avait mis d\u2019abord Mes accusateurs sont de ces gens qui n'ont pas rougi de mettre leur nom au bas du contrat en manquant à leur serment de député.Ces accusations perfides sont reçues dans un temple de vertu et de bonne foi, on croit que c'est vrai,et ça prend.J'aurais pu être fortané si j'eusse voulu, en restant à ma pratique,où je me serais fait une position financière.Le plus gros de mon capital, c\u2019est celui de mes dettes.M.CHAPLEAU S'EN VA A OTTAWA.APRÈS LA SESSION.L'on m\u2019accuse, dit l\u2019honorable ministre, de vouloir déserter ma position actuelle après la session, pour aller occuper une position auprès des ministres fédéraux., Je déclare de suite que j'ai déjà deux fois refusé cette position, dans un temps qui m'aurait été mille fois plus avantageux sous le rapport financier.M.CHAPLEAU A ETE INSOUCIANT OU INDIFFERENT POUR LES INTÉRÊTS PROVINCIAUX.R.Nous avons eu une entrevue avec le gouvernement fédéral dans laquelle nous le priâmes de nous aider à relier notre chemin provincial à la grande ligne du Pacifique.Depuis que la construction du Pacifique a êté décidée, mes collègues et moi nous n\u2019avons jamais cessé de faire des instances auprès du gouvernement dans le même sens.Lors du voyage de Sir John A.MacDonald, en Europe, j'obtins de lui qu'il s\u2019intéressût en faveur de notre chemin provincial auprès de la compagnie du'Pacifique.À son retour, je lui écrivis dans le même- sens ; il est facile de voir que nous n'avons pas perdu un seul instant de vue les intérêts de la province.Nous n'avons voulu qu\u2019une seule chose dans les relations avec le fédé- les corrompre.ral : faire du chemin de fer du Nord une partie du Pacifique-Canadien.LA DÉPUTATION EST VENDUE CORPS ET AME A M.SENECAL.\" Je suis allé en France où j'ai vu bien des choses malheureuses, les aberrations et l'intransigeance des journaux, mais je n\u2019ai jamais vu dans aucun journal que la députation était vendue, que.le pays était corrompu, que les agents du gouvernement offrait des billets de banque aux députés et aux journalistes pour On a demandé des comités d'enquête, on a fait des bravades, parce qu'on savait qu\u2019on (ne pouvait rien faire légalement.Est-ce que c\u2019est de la corruption que de faire des déboursés légitimes ?En Angleterre on a fixé le chiffre.de £2000 guinées.Est-ce qu\u2019on ignore qu'en Angleterre, qu\u2019il y a des fonds accumulés pour aider les candidats pauvres et leur permettre de se présenter.Parmi les hommes les plus éminents d'Angleterre, il en est qui doivent leurs élections à l\u2019argent de leurs amis.LE GOUVERNEMENT A PRÉCIPITÉ LE RÈGLEMENT DE LA QUESTION.Certaines gens auraient voulu, dit l'honorable premier ministre, que la chambre eût entretenu des relations directes avec les syndicats qui se sont portés les acheteurs de la voie ferrée provinciale.Théorie nouvelle ! J'avouerai que jusqu'ici dans mon ingénuité j'avais toujours cru que l'initiative en ces mesures appartenait aux ministres.Mais ces doctrines singulières, j'ose le croire, sont encore trop neuves pour.passer sans amendement ; nous allons agir comme par le passé ; le gouvernement, le ministère agira et soumettra ensuite ses faits et.gestes aux députés du peuple, pour qu'ils les approuvent ou les désapprouvent.La conduite de quelques députés, de tous ceux qui ont tenu des assemblées, parlant, gesticulant, accusant, calomniant et faisant tout cela sans connaî tre la question le moins du monde ; la conduite de ces gens là, dis-je est indécente et rien de moins.A-t-on voulu nous influencer ?nous nous en moquons.Nous avons apporté la plus grande rapidité et la plus grande prudence dans l'expédition de cette affaire, afin de rassembler les chambres sans plus de retard, et de leur soumettre les projets du gouvernement avec toute la clarté possible.QUE PENSER DE CES ASSEMBLÉES D'INDIGNATION ?Ces réunions qu\u2019on a faites en plusieurs endroits de Québec sont indécentes, car ce n\u2019est pas devant le peuple qu'on doit étudier et discuter des questions aussi importantes, mais devant la Chambre.On a poussé l'inconvenance jusqu\u2019à nous faire des menaces.Mais tant que je serai Premier Ministre, je ne laisserai pas souiller l'enceinte parlementaire comme la chose a déjà été faite.Nous n'avons pas hâté la transaction, mais nous avons fait des négociations en y consacrant tout notre temps, discutant avec mes collègues les propositions faites au Pacifique ; la conclusion faite et rédigée nous prouvera si on y a mis du soin.\u201c J'ai rarement vu deux contrats faits JOURNAL DES, CAMPAGNES Ya avec autant de clarté de précision, de netteté et d'esprit d\u2019affaires, me disait un homme entendu.Je ne m'en attribue pas le mérite car le Procureur- Général y a contribué pour sa large.Le sentiment public est pour la vente du chemin afin de mettre l\u2019équilibre dans les budgets.L\u2019honorable M.Joly à Montréal disait : \u201c Le pays est avec moi lorsqu'il dit qu\u2019il ne faut pas de taxes.\u201d M.Mercier avait annoncé au commencement de la campagne électorale que la plus belle décoration était de ne pas se présenter.Je considère, a-t-il dit, qu\u2019il faut d\u2019abord équilibrer les budgets, et diminuer les intérêts sur la dette publique.Si nous avions tenu tellement à nos portefeuilles qu\u2019on\u2019 semble faire croire, après une succession comme celle qui nous a été laissée, car les douceurs du pouvoir n\u2019existent que sur le papier, nous aurions pu retarder cette session, et l'orage se serait vite apaisée ; ou attendre une autre session pour présenter cette mesure.Une considération nous portait à ne pas retarder plus longtemps, car il y avait de grands travaux à faire pour terminer les ouvrages sur le chemin de fer du Nord.On travaille encore à terminer les travaux jusqu\u2019aux portes de Québec.C'est en vue d\u2019équilibrer nos finances que nous avons vendu le chemin.Le tapage qui s\u2019est produit me prouve qu\u2019on a profité de la faiblesse, d\u2019un moment d'écart d\u2019un membre important du parti conservateur, pour croire que c\u2019était le moment de monter à l'assant.Ce mouvement a donné lieu à une chose étonnante, c\u2019est que les chefs de l'autre côté ont tourné casaque pour embrasser leurs ennemis de la veille.L'on a profité d\u2019un écart de jugement d\u2019un homme de parti pour faire du capital politique.L'on a cru qu\u2019en s\u2019aidant d\u2019une action sans portée accomplie par un homme qui se trompait,on pouvait renverser un gouvernement et s'établir à sa place.Qu'est il arrivé ?L'opposition, autrefois si fière à l'endroit des coalitions, s'est unie à cette secte dissidente,et, courant à sa suite,s\u2019est mise à crier que la patrie était en danger.La chose pourtant à son bon côté, c\u2019est que l'opposition, renonçant à ses idées de radicalisme vis-à-vis du conseil législatif, l'a déclaré le salut du pays, son seul espoir dans une position aussi désespérée \u2014mais que nos amis de la chambre haute s\u2019en défient, ce baiser de l'opposition les raènera droit à la Passion\u2014\u2014\u2014t ee mae Opinion d\u2019un homme important Par la vente du chemin de fer du Nord la Province s'assure : 10 $880,000 de revenu net au lieu de $125,000 qu\u2019elle obtient actuellement.20 Le terminus du chemin de fer du Pacifique dans la Province de Québec.80 Le trafic du Pacifique sur tout le parcours de l'Occidental, puisq\u2019il y a des arrangements conclus à ce sujet.4o Le chemin de fer n\u2019est pas en- leÿé à la Province ; il reste, comme auparavant, pour l'usage, profits et l Conseil avantages de nos populations.On dit: \u201c Pourquoi le chemin de fer Occidental ne peut-il pus être administré par le gouvernement de la province de Québec aussi bien que \u2018l\u2019Intercolonial l\u2019est par celui d'Otta- :Wa.\u2018La raison est toute claire : Le Gouvernement d\u2019Ottawa, tirant son appui spécialement d\u2019Ontario et de Québec, ne peut pas être contrôlé ou suffisamment influencé par les quelques députés à travers les comtés desquels passe l'Intercolonial, pour empêcher le gouvernement de faire ce qui est néceseaire dans l'intérêt général.Mais le gouvernement de Québec ne peut pas refaser impunément à ses partisans de la rive nord de donner des places sur le chemin à un bon nombre de leurs amis, et il est presque forcé à leur donner des embranchements, des \u2018stations, hangars, et de cette manière ce qui devait être revenu est dépensé année par année.Il ne faut pas oublier non plus que par son arrangement avec les deux syndicats, le gouvernement de Québec \u2018assure la complétion du chemin moyennant un million de dollars qu\u2019ils doivent dépenser.Télégramme L'honorable M.Chapleau a reçu lundi soir vers la fin de son discours un télégramme d'Ottawa ainsi conçu : A l'honorable J.A.Chapleau, Québec Vos amis vous souhaitent bonne santé et succès à votre politique.\u2018J.G.Blanchet, Ernest Cimon, F.Dugas, R.P.Vallée, G.Amyot, A.Pinsonnault,F.Routhier, Joseph Boldue, S.X.Cimon, P.E.Graudbois, D.Girouard, P.C.Beauchesne, J.H.G.Bergeron, Joseph Tassé, C.J Coursol, G.A.Girouard, M.P.Ryan, G.A.Gigault, J.B.Mongenais, Louis Tellier, D.A.Manson, W.B.Ives, Alonzo Wright, J.J.Lanthier, E.T.Brooks et F.Rouleaua \u2014 Mariage entre beaux-frères et belles-sœurs Mgr l\u2019Evêque de St Germaint de Rimouski à D.Girouard, Ecuyer, M.P.Ottawa.Evêché de St Germain de Rimouski, 27 janvier 1882.Monsieur, Afin de prévenir tout malentendu, je crois devoir vous avertir que je ne veux rien avoir à faire avec la présentation du projet de loi à propos du mariage des beaux-frères et des belles-sœurs.Mes raisons principales d'abstention sont suffiantes : 1.Je suis d\u2019opinion que la loi civile devrait lout uniment reconnaitre tous les mariages contractés avec dispense de l\u2019autorité ecclésiastique légitime.Sans cela les droits des catholiques ne sont pas respectés comme le veut le Traite de paix de 1763.2.La loi telle que proposée se trouverait à légaliser ces sortes de marige entre beaux-freres et belles-sœurs même contractés sans dispense ; ce à quoi je ne puis prêter la main, j'y vois au moins autant d\u2019inconvénient qu'à l\u2019état actuel des choses.3.Je désire : m\u2019en tenir strictement à une réponse faite à ce sujet par la Sacrée Congrégation de l\u2019Inquisition, le 7 décembre 1880.4.D'après une récente décision du rivé en Angleterre, ces sortes de questions paraissent être du ressort des législatures provinciales (Voir li Minerve du 21 de ce mois.) Pour toutes ces raisons, je vous price de ne pas mc considérer comme ap- puyan ce projet, et mérme de dire que je crois devoir m\u2019abstenir complètement.Je n\u2019en demeure pas moins, Monsieur, Votre très humble serviteur.(Signé) JEax, Ev de St.G.: de Rimouski \u2014 -.-\u2014-\u2014 Nee taal TM Lo ryndieat canadien .On dit que le syndicat qui\u2019 doit acheter la partie Est du chemin de fer Q.M.O.et Oc.est maintenant au complet et se compose comme suit : MM.T.McGreevy, P.V.Valin, J.G.Ross, N.Turcotte, Wm.J.\u2018Whithall, Guil.Bresse, Chs Samson, W: E.Oarrier, Tél.Normand, Alp.Desjardins, Ald.Ouimet, M.H.Gault, L.A.Sénécal, John McDougall, Victor Hudon, William Prévost.J.Bte.: A.Mongenais, J.Moïse Dufresne, J.B.' Renaud, Guil.Boivin, David Morrice,- Robert Cowant, B.Barlow, R.J.Kimball, et Ls Belloni\u2014 Correspondance : Ottawa, 23 mars 1882.M.le Rédacteur, Dans l\u2019article que vous consacrez dans votre numéro du 2l courant aux offres faites tant pour la location que pour la vente du chemin de fer provincial, il s\u2019est glissé quelques erreurs de chiffres, erreurs toutes naturelles puisqu\u2019elles sont tirées des résumés donnés par les journaux ministériels des diverses sou- Missions.Je viens vous demander la permission de les rectifler.Le syndicat McGreevy-Ouimet-Desjar- dins offrait pour la location : Pendant 2 ans $415,000 S 830,000 « 12 ans 435,000 5,220,000 ¢ 1l-ans 455,000 5,005,000 25 ans .$11,055,000 soit une moyenne de $442,200 par année.Le syndicat Rivard-Allan offrait de son côte : Pendant 5 ans $425,000 | $2,125,000 « Sans 450,000 2.260.000 .« Dans 475000 2.375.000 « Sans 500,000 | 2.500.000 20 ans $9.250,000 Soit une moyenne de $462,500 par année ce qui donne une différence de 820,300 par année, ou pour 20 ans, de $406,000, en faveur de l'offre Allan Rivard.Cependant, dans le tableau que vous donnez de ces soumissions, vous placez l'offre McGreevy-Ouimet à $472,000 {moyenne) et celle de Rivard-Allan, à 8462,500.Voici comment votre bonne foi à été surprise : le syndicat McGreevy- Ouimet offre de dépenser 8600,000 pour terminer le chemin ; les journaux favorables à ce syndicat ont calculé que ces $600,000 représentaient, en intérêts et amortissement une somme Be $43,400.À première vue, on se demande sur quel taux d\u2019intérêt est basé ce calcul.g600.000 à 6 070 (5 070 d'intérêt et 1 030 amortissement) donnent $36.000, même en prenant le chiffre donné subséquemment, $698.000, on ne trouve encore que 841.880.Cependant admettons que ce soit $43.200.Et l\u2019on ajoute ces $43.200 à l'offre du syndicat McGreevy-Ouimet, ca qui donne une moyenne de $485.000.Vous ne lui accordez cependant que $470.400.Mais le syndicat Rivard-Allan offrait aussi de faire tous les travaux auxquels le gouvernement se trouvait obligé, et tous ceux qui étaient nécessaires pour compléter le chemin.Cette offre existe, uoiqu\u2019on dise, et elle devra se trouver dans la correspondance officielle qui sera soumise à la chambre.Si donc ces travaux doivent coûter $698.000, ou s\u2019ils roprésentent une charge annuelle de $43,200, il faut tenir compte de cette charge au syndicat Rivard- Allan, comme au syndicat McGreevy Ouimet.Voici donc dans quelles conditions se comparent les offres des deux syndicats : Syndicat McGreevy-Ouimet, moyenne $485,400 « Rivard-Allan t $505,700 Dans les soumissions pour la vente du chemin, la même erreur existe ; on a augmenté de $600.000 le montant réel de l'offre McGreevy-Ouimet,-et on ne l\u2019a pas fait pour l'offre Rivard-Allan.J'ai cru devoir vous prier de vouloir bien insérer celte rectification, afin que le public à même de juger en toute connaissance de cause la question aujourd'hui soumise à la Législature de Québec.22 mars 1882.Junius, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ~~ reremtmees A » 3 Sympathie française - Notre Contrère dé l'Union;'dè Paris, journal catholique et légitimiste, a accueilli notre numéro du 1er.février dernier d\u2019une manière très sympathique et pour laquelle nous lui offrons nos\u2019 plus sincères \u2018remerciements.Lisons : TS \u201c* Notre courrier de l'étranger nous apporte aujourd'hai un numéro -du Courrier du Canada, daus lequel ce journal, qui représente là-bas les inté- Têts catholiques et français, célèbre le 25° anniversaire dè sa fondation.\u201c Tout le programme de cet excellent journal est renfermé dans ces trois mots qui lui servent de devise et qu'il inscrit fièrement en tête de ses colonnes: \u201cJe crois, j'espère, | j'aime.\u201d \u201c Nous profitons de l\u2019occasion que nous offre son anniversaire pour envoyer à notre confrère d'outre-mer un témoignage d\u2019une sympathie qu\u2019il a si bien méritée en combattant le bon combat de la foi inébranlable, de l'espérance invincible et de l\u2019amour ardent pour le sol sacré de la patrie.\u201d \u2014\u2014 ee Notes commerciales M.P.Huot, d\u2019Iberville, qui exportait en grande quantité des anguilles vivantes sur les marchés de New- York et Boston, a commencé la fabrication des conserves en boîtes de ce poisson.Cette nouvelle industrie donnera de l'occupation a un grand nombre d'ouvriers.Les statistiques du Bureau d\u2019Emigration de Washington montrent une augmentation du nombre d\u2019émigrants de toutes nationalités, excepté pour le Canada et l'Irlande.Le nombre des émigrants canadiens a diminué, pendant les 8 mois précédant février 1882, de 27,000, comparé avec la période de 8 mois finissant à la même époque en 1881.Pour reconnaître les faux greenbacks ou les faux billets de banque américains, il suffit de diviser les 2 derniers chiffres du numéro du billet par 4, si le reste de la division donne un, la [lettre du billet, s\u2019il est vrai, devra être À, si le reste est 2 la lettre sera B, si c\u2019est 3 la lettre sera C, enfin si le nombre est exactement divisible par 4 la lettre sera D.Prenons par exemple un billet portant le No.2,- 461 ; 61 divisé par 4 donne 1 pour reste, d'après notre règle le billet, s\u2019il est bon, devra porter la lettre A, et nous assurons nos lecteurs que tout billet qui, soumis à notre sytsème, ne donnera pas le résultat prévu, est ou faux ou altéré.Un fait curieux dans l'histoire du commerce de viande fraîche entre ce continent et l'Angleterre, consiste dans la vente au détail de cette viande, à meilleur marché en Angleterre qu\u2019en Amérique ; ceci est d'autant plus remarquable que la viande vendue de l\u2019autre côté est surchargée du prix du fret.L'explication de cette anomalie apparente,se trouve dans la façon dont la viande est conpée.En Angleterre le bœuf est débité en partie de 5, 10 ou 20 livres, sans distinction de morceaux et sans en détacher les os ou la graisse, aucun acheteur ne demande comme ici un morceau particulier, tel qu'une partie de la ronde ou du faux filet, de là peu de déchet, moins de travail et conséquemment diminution de prix.Le public anglais a une préférence marquée pour le bœuf de la \u201c vieille Angleterre, \u2019\u2019et pour lui plaire les bouchers vendent beaucoup de bœuf américain, qu'ils naturalisent anglais pour les besoins de la cause.La vente du bœuf américain qui était il y a cinq ans de moins 20 quartiers æ\u2018 A CAMPAGN TT SU SAA LE DRASS EN RO ME ILIA TIN CAL LE OR SEI MG AE ET ab MOM, .3 Lai.44° due 1 1 ! ar semaine, est agtnellement de 8 a 4000 relent dnt portation pour toiite 1\u2019 Anglétérre est d'environ 10 a 20,000 ' quartiérs \u201cpar semaine; ou 3.pen-pras 2,200,000 lbs, ce qui donne pour l'année, totale, une, quantité moyenne de 114,400,000 1i- Vres.CC TS So .EE des PA - La médecine \u2018vétérinaire Son histoire, son importance aw point de vue de lu science \u2018et des services qu'elle rend 'à la société.1\" Pa Les à sh « + Conférence donnée au Cercle catholi- ue le 22 mars 1882, par M.J.Aouture, médecin vétérinaire, de Québec.Lo I La médecine vétérindire ainsi que la médecine humaine ont.pour père com: mun Hippocrate, qui vivait 500 ans avant l\u2019ère.chrétienne.Hippocrate .ne fut si célèbre médecin que parce qu\u2019il fut vétérinaire.Cela vous étonne peut être, messieurs, de m'entendre parler ainsi, car beauconp de gens pensent encore qu'il n'y a aucune relation entre les deux médecines.Ce qui fit qu\u2019Hippocrate acquit une telle célébrité que son nom est passé à la postérité, et que même de nos jours il ne manque pas de médecins qui prétendent que le père de rla médecine ne s\u2019est jamais trompé, c'est v\u2019il étudia l'anatomie.Or, pour étudier anatomie ou constitution intérieure du corps, il fallait disséquer, mais comme les préjugés de son siècle ne lui permet taient pas de porter le scalpel sur le corps humain, ses recherches étaient faites sur des animaux.Il finit avec son contemporain Démocrite par connaître toutes les dispositions du corps, non seulement dans l'état de santé, mais encore dans l\u2019état de maladie.Ces observations suggérèrent l\u2019idée de chercher des animaux.Tout ce qu\u2019on pouvait savoir des parties internes qui entrent dans la composition du corps humain n\u2019était fondé que sur leur analogie avec celles des animaux.D'ailleurs dans ces temps là, les meil- | leurs médecins consacraient également leurs études entre les deux médecines et prescrivaient'des remèdes et pour les hommes et pour les animaux.Ainsi, Absyrte écrivant à Hippocrate, s\u2019exprimait ainsi : Absyrte à Hippocrate médecin de chevaux ; salut.Hippocrate écrivit sur l\u2019art vétérinaire un ouvrage qui fut longtemps considéré comme le meilleur du g-nre.Pendant les huit siècles qui suivirent, la médecine des animaux ne fit aucun progrès.Ce ne fut qu\u2019au 3ème siècle de notre ère, lorsque vint Végèce, Juelle sembla reprendre un peu d\u2019essor.Végèce est bien l'Hippocrate vétérinaire, le vrai créateur de la médecine des animaux.Il écrivit un livre, l\u2019Artis Veterinariae, qui pendant plusieurs siècles, a été consult comme un oracle et a servi de base à la plapert des améliorations qui ont ev ieu depuis.:! : Avec le 5ème siècle vint la chute de l'empire romain,et ce qui restait de savoir médical à Rome et en Grèce se refugia dans les murs de Constantinople, d\u2019où il se répandit parmi les nations orientales.Il est cependant bien singulier que les.Arabes si célèbres par leur affection pour leurs chevaux et malgré le goût qu\u2019il avaient pour la médecine qu\u2019ils cultivaient soigneusement et à laquelle ils ont fait faire quelques progrès, n'aient rien fait pour l\u2019encouragement de la médecine des animaux.Aussi à la renaissance des lettres au 15ème siècle cet art était-il totalement oublié.Durant les 1000 ans compris entre le 5ème, et le 15ème siècle, il n\u2019y eut que Constantin Porphyrogénète, qui régnait à Constantinople au 10ème siècle,qui attacha quelque importance à cette ,branche de la médecine.Il fit recueillir tout ce qu\u2019on avait écrit jüsque la sur cette matière et ordonna qu\u2019on en prit la substance pour en faire un seul ouvrage, qui put servir de guide dans la pratique et préserver de l'oubli la doctrine des anciens.Mais au 16eme siècle l\u2019Europe commença à encourager la pratique des arts libéraux et le besoin de cultiver la médecine des animaux fut mieux senti.François ler à qui l\u2019on à accordé le titre du grec en latin, par le médecin Ruelle, la compilation de Constantin Porphyrogénète ; ce qui donne lieu aux autres grès, mais il res remèdes convenables aux maladies\u2019 des.de restaurateur des lettres, it traduire | d traductions qui s\u2019en firent ensuite én ita: \u2018lien;ien hllemand/et én fiinchis.of qui) régandirent dans /toutes les i partieside I'Europe la connaissance de, \u2018ces: ou vrages, .Pendant :les- 150 - ans\u2019 quisuivirent, l'art vétérinaire fit bien quelques 'pro- it encore dans.io Curite.1'td[lait de grandes Caldinités publiques' poùr/ fixer - l'atténtion:desi goup : vernants- sur l'importance de .cette \u2018science.Ces calamités ne tardèrent pas à -ärrivér.Il ge déclara successivement plusieurs : épizooties qui causèrent - des ravages ,tellement.terribles; que les moyens des'en préserver devinrent un \u2018sujet de recherches générales.~~ .Vous allez'voir,messieura,qu\u2019il y avait lieu de s\u2019alarmer.\u2026., ~~ .Ainsi le typhus contagieux du bétail se déclara:en- Hongrie en 1711 et ravagea l\u2019Europe pendant 7 ans\u2019 faisant périr en Angleterre 200,000 bêtes à cornes.\u201cen Hollande 200,000 « « .en France 130,000.© + eñ Italie 80,000 «.« en \u2018 Hongrie 30,000 « « \u2018Il se déclara de nouveau dans la Bohême en 1740 parmi les bêtes à cornes formant l\u2019approvisionnement de l'armée française occupée au siège de Prague.De ce premier foyer de contagion la maladie se répandit dans la Hongrie, la Bavière, le Tyrol, l\u2019Italie, la France, l\u2019Allemagne, la Hollande, et pour la deuxième fois le commerce de la Hollande l\u2019apporta en Angleterre.Cette épizootie dura 10 anset fit périr 3,000,000 de bétes.Le typhus reparut de-nouveau en Hollande en 1770, et dans 12 mois il mourut375,000 bêtes seulement dans la Hollande.De ce pays la maladie se répandit dans là Flandre et y détruisit 11,000 bôtes.- Elle se déclare de nouveau dans la Hollande en 1774 et de là.passe en France, où elle a fait périr 150,000 bêtes.Pendant les guerres de la France avec l\u2019Autriche et la Russie en 1793, 1794 et 1795 le typhus se déclara en Italie, qui était alors le théatre de la guerre et fit mourir en ces trois années 4,000.000 d'animaux.: II Le Charbon de son côté faisait des milliers de .viclimes.Ainsi en 1746 et 1747 il se déclara en Hollande, passa en Belgique, et en France.En 1757 il reparut en France.En 1758 il sévit dans la Finlande en 1760 et en Suisse.En 1763 il détruisit tous les bestiaux de la généralité de La Rochelle.En 1773 le charbon ravagea la Belgique et partie de la France.En 1774 et 1775 il repärut en Belgique et en\u2019 France, où l'on dut recourir à l\u2019assommement pour arrêter ses ravages.» En outre de ces deux fléaux, les deux maladies connues sous le nom de pleuropneumonie contagieuse du gros bétail et d\u2019aphthes contagieuses du bétail, firent un très grand nombre de victimes.Toutes ces épizooties désolant l\u2019Europe, sollicitèrent l\u2019attention des médecins et des gouvernements.Les docteurs Ramazzini et Hermant, mêmè la faculté de médecine de Paris et la société de médecine de Genève, firent des recherches sur les causes et la nature de ces maladies.Le ministre Turgot envoya le célèbre médecin Vicg-D'Asir en mis sion dans les parties de la France ravagées par ces épizoties.Mais Vicq.D.Azir ne sut malheureusement opposer au fléau que la désastreuse mesure de l\u2019assommement, mesure qui ruinait les articuliers et l\u2019Etat.Sur ces entrefaites ut créé la Société Royale de \u2018médecine, société chargé d\u2019étudier en France tout ce qui rattachait aux épidéfnies et aux épizooties.: Partout on reconnut l'importance d\u2019une science qui n'était encore que dans l\u2019enfaïce, mais qui devait et pouvait, par ses progrès, contribuer si puissamment au développement des intérêts agricoles.Toutes ces circonstance jointes à l'apparition d\u2019un homme de bonne volonté, de science et de dévouement, le célèbre Bourgelat, donnèrent un nouvel élan à la médecine vétérinaire.Bourgelat, d\u2019abord avocat et ensuite mousquetaire, tourmenté de la passion des chevaux, s\u2019y livra entièrement et surpassa bientôt tous les maîtres d\u2019équitation de la capitale.Nommé chef de l\u2019Académie Royale de Lyon il vit les élèves affluer au tour de lui.Mais là ne evait pas s\u2019enchainer son génie ; il s'adonna à des recherches anatomiques sous la direction de deux médecins de ses amis, lut tout ce qui avait été écrit PRESS MR ENT AN ED.CLE eS.we | \u2018 = re, .3.313; SE Ry ut Van 1004 1e 20 cliez'lés\u201dancienñs-ét les modernes \u2018si\u2019 l\u2019art'vétérihairé,\u2018se\u2018mit bn-Fäpport avée\u2019 tous les hommes qui: pratiguarent, avec le plus de suc®s, la: nédecine: des ani-i maux, et s'apercevant :higni\\dt que la science.n\u2019existäit ;pas, il .résolut de la créer.Dans ce but, il:se ljvra à l'étude de la médecine htimaine 3 il avait senti- les rapports qui \u2018existent entre les deux médecines.L'organisation du cheval n\u2019est pas moins compliquée en effet que celle de l\u2019homme ; leurs fonctions .organiques sont soumises: aux mêmes lois et leurs maladies.sont , nécessairement analogues; Majs une circonstance particulière seconda puissamment le génie de Bourelat.Bertin iiitendant de'la généralité fo la ville de Lyon, avec lequel il était intimement lié, étant devenu contrôleur des fiaances, accéda aux vifs désirs de son ami et institua l\u2019école vétérinaire de Lyon.Cette école, :la première de ce genre, et qui commence une ère nouvelle pour la science vétérinaire s'ouvrit le ler janvier 1782, Aussitôt Bourgelat se mit à l\u2019œuvre, il publia son prospectus qui donnait le but et le plan du nouvel établissement et faisait- \u2018connaitre les conditions auxquelles on pouvail être admis comme élève.Le gouvernement de Louis XV accorda 50 000 frs payables dans le cours .de 10 ans pour subvenir aux frais de la location, de la pharmacie, des écuries propres à servir d'hôpitaux, des, salles d\u2019études, de dessection, etc.Ouverte en 1762 l\u2019école fut bientôt peuplée d'élèves nationaux et même étrangers ; 3 élèves étaient entretenus par le roi du Danemark, 3 par la Suède, 3 par Marie Thérèse, 3 par le roi de Prusse, 3 par la Sardaigne et 10 par les cantons suisses.Les services rendus par l'écolo vétérinaire de Lyon déterminèrent Louis XV à lui donner dès 1764 le titre d\u2019Ecole Royale Vétérinaire avec tous les privilèges accordés aux établissements royaux.Bourgelat reçut le brevet de directeur et inspecteur général de l\u2019école vétérinaire de Lyon et de toutes les écoles vétérinaires établies ou a établir dans le royaume.Le gouvernement décida qu'il serait établi plusieurs autres écoles, une entre autres, dans les environs de la Capitals, et le château d\u2019Alfort parut convenir à ce but.L'acquisition en fut faite\u2019 et Bourgelat toujours infatigable et ardent pour son art, appela à Paris quelques- uns de ses .élèves de Lyon les plus avancés et avant que le nouvel établissement d\u2019Alfort fut prêt il les plaça dans une maison de la barrière St-Denis, où ils préparèrent différentes pièces anatomiques qui, à l\u2019ouverture de l\u2019école, servirent à prouver la capacité des élèves qu'il avait formés.Ce sont ces élèves qui ont instruit et dirigé les autres ; \u2018ils sont les premiers professeurs de l\u2019école vétérinaire d\u2019Alfort.On disposa des logements pour 90 élèves, des salles d\u2019étude, de dissection, etc.; un hopital pour 100 bdtes malades.On ajouta ensuite une ménagerie dans laquelle on gardait des animaux de toutes espèces pour l'étude et les expériences.En 1765 le gouvernement, dans un arrêt du conseil du 11 août, déclare que les élèves des écoles vétérinaires, qui pendant 4 années consécutives y auront ait leur cours d\u2019études, pourront exercer leur profession dans les villes ou les lieux ol ils fixeront leur domicile et rtout où ils seront appelés, en vertu un brevet de Privilège du roi dans l\u2019art vétérinaire.Le gouvernement devait faire- profiter la cavalerie des avantages des nouvelles écoles.En vertu des règlement de 1769, chaque régiment envoya des sujets, et plus tard 20 élèves entraient chaque année à l\u2019école, d\u2019où ils sortaient, après 4 ans d\u2019études, pour passer vétérinaires dans aes corps de cavalerie.Avant la fondation des écoles vétérinaires la médecine.des animaux était pratiquée par des Hommes complètement Ignorants, qui n\u2019avaient aucune idée des conditions énérales de toutes sciences ; elle était plutot un assemblage confus de prescriptions empiriques, de traditions routinières, de procédés et d\u2019usages sans suite et sans déduction qu\u2019un art composé de règles et de préceptes qui romessent de prévoir un résultat et \u2019obtenir, avec certitude, un but., C'est donc pour la France un titre de gloire de plus à ajouter à toutes les autres que d'avoir foudé ces écoles vétérinaires.L'impulsion qu\u2019elle donna à cet égard fut suivie par presque tous les étais d\u2019Europe, qui après avoir entretenu: des- élèves aux écoles'de\u2019la\u2019 France, s\u2019empressèrent d\u2019utiliser chez eux les connaissances qu\u2019ils avaient envoyer puiser aux; écoles de Bourgelat et .fondèrent presque tous des établissements sem- lables.Le Danemark, l\u2019Allemägnel\u2019Italie, d\u2019Angletèrre et la Russie, etc, en possédèrent bientôt.co : _ L'illustre Bourgelat, qui mit successi vement au jour des (railés anatomiques du cheval, du bœuf et du mouton \u2018et beaucoup d\u2019autre ouvrages, contribua puissamment à placer la médecine vétérinaire sur des bases réellement scientifiques.Commie la médecine humaine, la médecine des animaux reposa alors sur l\u2019anatomiie, le physiologie, l'étude clinique des maladies, l\u2019oüverture des cadavres ; sur des connaissances physiques, chimiques, botariiques qui permettent d\u2019en faire des applications à l'étude des causes comme au traitement des affections morbides, aussi bien qu\u2019à la manière de les prévenir, où l\u2019hygiène.C\u2019est sur tes bases que les écoles vétérinaires placèrent la science qu\u2019elle devaient en- seigner- Alors, aussi, les médecins commencèrent à s'occuper d\u2019une science si voisine de celle qu\u2019ils cultivaient eux- mêmes, et qu\u2019elle pouvait éclairer.La société elle-même, juste envers ceux qui lui sont utiles, récompeusa d'une estime méritée les hommes qui avaient su comprendre leur mission.Bourgelat, membre de toutes les académies, en relation avec les hommes les plus éminents de la littérature et de la science du I8rme siècle, jeta sur l'art qu\u2019il venait de créer un reflet dont il avait encore besoin.: Tous ces travaux sur la médecine vétérinaire et beaucoup d\u2019autres qu\u2019il serait trop iong d\u2019énumérer, donnèrent de telles espérances que \u2018la Société Royale de médecine proposait par la bouche de son sécrétaire, Vicq-d'Azir, la réunion des écoles -vétérinaires aux écoles de médecine ; elle donnait tout un plan d\u2019études à ce sujet.M.de Talleyraod applaudissait à ce plan qui malheu- |.sement ne fut pas adopté.La première école vétérinaire qui fut établie en Angleterre le fut par un français M.St-Belle.M.St-Belle fut d\u2019abord \u2018\u2019professeur adjoint à l\u2019école vétérinaire de Lyon, puis professeur d\u2019anatomie à celle de Montpellier.Au commencement de la révolution il passa en Angleterre où il avait déjà faitun voyage en 1788 et proposé sans succès un plan pour l\u2019établissement d\u2019une école vétérinaire.Il fut plus heureux dans son second voyage, car la même proposition ayant été renouvelée la société d'Agriculture d'Oxiham, dans le Hampshire, qui avait, depuis peu, formé le projet d\u2019envoyer 2 jeunes gens en France pour y étudier la science vétérinaire, réunie à cette idée, et nomma un comité pour aviser à former une école dont M.Sit-Belle serait le professeur.L'école fut régulièrement -constituée en 1792 sous la présidence du duc dé Northumberland et fut ouverte à St-Pancras à Londres.N\u2019allez pas croire messieurs que M.St-Belle eut lieu de se féliciter de son séjour Angleterre.Non ! Ses élèves et ses adjoints surtout lui causèrent tant de chagrins qu\u2019il en mourut en 1793.Les élèves qui fréquentaient l\u2019école de St- Belle ayant appris qu\u2019un de leurs compatriotes nommé Moorecroft, un médecin, était à étudier la médecine vétérinaire à Alfort en France, résolurent, aidés de quelques uns des directeurs, de faire tout en leur pouvoir pour le forcer à résigner sa position, et le faire rem- lacer par Moorecroft.Je l'ai déjà dit, t-Beile mourut bientôt de peine.Après sa mort Moorecroft et Coleman furent nommés professeurs conjoints de l\u2019école.Coleman était un chirurgien d\u2019une certaine renommée et Moorecroft était vétérinaire et médecin.Bientôt le parlement anglais vota une somme annuelle pour le soutien de celte institution et sa majesté accorda des brevets d'officiers aux vétérinaires de la cavalerie.Un des premiers élèves de l\u2019école vétérinaire de Londres fut le jeune Dick, qui, après avoir terminés ses cours alla se fixer à Edimbourg._Il eut vite une forte clientèle.Dick avait souvent fait la remarque que l\u2019école de Londres était défectueuse sous bien des rapports c\u2019est pourquoi, aussitôt qu'il le put, il travailla à fonder une école à Edimbourg.il demanda des secours pécuniaires au gouvernement et aux sociétés d'agriculture, mais l\u2019influence de l\u2019école de Londres était déjà si grande qu\u2019on les lui refusa.Loin de se décourager il, annonça, quoiqu'il fut.dépourvu de toute ressource, que les cours de l\u2019école vétérinaire d\u2019Edimbourg commenceraient le ler octobre suivant.C'était bien peu de chose alors que cette école d\u2019Edimbourg.Les cours d'anatomie de pathologie et de matière médicale étaient donnés par.Dick, dans une forge, le soir après Que les ouvriers avaient fini leur travail, et les cours de physiologie et de chimie, de botanique étaient suivis à l\u2019école de médecine.Petit à petit l\u2019institution a grandi, elle a été dotée deux ou trois ois de sommes considérables et c\u2019est maintenant l\u2019école la plus renommée \u2018de l\u2019empire Britannique.Les vétérinaires les plus instruite, les plus habiles de la Grande-Bretagne soul tous sortis de l\u2019école d\u2019Edimbourg.Presque toutes les écoles vétérinaires établies dans les colonies britanuiqués l\u2019ont été par d\u2019anciens élèves de'cette école.Jusqu'en 1862 il n\u2019y avait pas un seul vétérinaire dans tout le pays qui forme maintenant la Confédération.C'était les maquignons et les maréchaux ferrants qui étaient chargés de soigner les maladies des chevaux.Quant aux bestiaux \u201ctout le monde s\u2019en mêlait un peu.En 1862 M.John Smith vétérinaire gradué de l\u2019école d\u2019Edimbourg immigra à Toroato où il fonda une école, qui a prospéré d'une manière merveilleuse.Qu'il me suffise de dire que cette année l\u2019école vétérinaire de Toronto compte 110 élèves.En 1864, M.McEachran, un autre vétérinaire d\u2019Edimbourg, immigra au haut Canada et apiès avoir pratiqué quelque temps & Woodstock, et ensuite à Toronto où il fut pendant 12 mois professeur adjoint de 1\u2019école de M.Smith, g'établit à Montréal en 1866.Dès son arrivée il s'aboucha avec le Conseil d\u2019Agriculture et établit une école vétérinaire qui fut affiliée à la\u2019 faculté de médecine de l\u2019Université McGill.Les débats de l\u2019école furent pénibles, le public avait eu jusque là une si mauvaise opinion de ceux qui s\u2019occupaient de médecine des animaux, que les jeunes gens,instruits hésitaient avant d'embrasser Cette carrière.Dans certaines parties de Montréal on tenait les maréchaux en si profond mépris, mépris bien mérité je vous assure, que ce mépris retombait sur les élèves de l\u2019école vétérinaire.En 1866 trois jeunes gens qui sortaient du collège se décidèrent d'étudier la médecine vétérinaire, et se rendirent chez un des membres du Conseil d\u2019agriculture afin de savoir quelles étaient les démarches qu\u2019il fallait faire pour obtenir l\u2019admission à l\u2019école.Ce monsieur, qui comme membre du conseil était un des patrons de l\u2019école, mais qui partageait avec la majorité des gens l'idée qu\u2019un vétérinaire ne pouvait être un homme respectable et respecté, leur fit un tel tableau de l\u2019avenir qui les attendait s\u2019ils embrassaient, cette carrière, qu\u2019au lieu de la médecine vétérinaire ce fut la médecine humaine qu\u2019ils étudiérent.Ce fut dans ces circonstances que l\u2019école \u2018 vétérinaire de Montréal fut établie, aussi je n\u2019ai pas besoin de vous dire que les élèves se firent attendre.L'allocation accordée par le gouvernement étant insuffisante pour la soutenir elle serait morte née si l'Université McGill n\u2019était venue à son secours.Elle permit aux élèves vétérinaires de suivre avec les élèves médecins les cours de physiologie, de chimie, de zoologie, de otanique et d\u2019histologie.Elle permit au professeur vétérinaire de donner ses cours dans une des salles de l\u2019école de médecine et de toutes les manières protégea cetté institution naissante.Les anglais,toujours plus pratiques que nous, furent les premiers et les seuls pendant 4 sessions qui fréquentèrent les cours vétérinaires.Ce ne fut qu\u2019en 1869 que l\u2019élément franco-canadien y fut représenté dans la personne d\u2019un seul élève.L'année suivante il y en eut 5 mais en 1874 il n'y en avait encore plus que deux.Pendant ce temps l\u2019école s'était faite une certaine réputation, surtout aux Etats-Unis, grâce à une couple d\u2019élèves venus de là.(A suivre.) M.Stephens présente un bill pour rétablir le double mandat.Qu\u2019en pensent MM.Joly et Marchand ?Agriculture Distribution du jardin .quand on n\u2019est pas gêné par des propriétés voisines, on donne ordinairement à un jardin la forme rectangulaire ; on le subdivise, selon son étendue, en un plus ou moins grand nombre de carrés, coupés par dés allées destinées sux passages et aux transports.La grandeur des carrés des jardins potagers n\u2019est pas aussi indifférente qu'on le pense communément, l\u2019expérience à prouvé que huit, dix et douze toises sur toutes les faces étaient la mesure la plus convenable.Le jardin doit avoir, dans son milieu d\u2019an bout à l'autre, une allée de dix à douze pieds de large ; il doit y en avoir, deux, trois, ou quatre sur le travers,suivant la longueur du terrain ; il en doit règner une tout autour du terrain à quatre pieds de la clôture, ce qui laissera un espace suffisant pour y planter et entretenir une haie vive.On ne doit tenir nette que l'allée du milieu, pour la promcnade, celles de travers et du contour se sèment de mil et de trèfle que l\u2019on coupe deux fois chaque année.Les carrés doivent avoir, tout autour, une plate- bande de quatre pieds, soutenue, les unes de ciboulette, les autres d\u2019oseille, uelques-unes de persil, de cerfeuil, de pimprenelle, de fraisiers, etc.Sur le milieu de ces plates-bandes, doivent être plantés des groseillers, des gadeliers rouges, blancs, et noirs, des framboisiers et autres arbrisseaux semblables, excepté les plates-bandes de travers où ou n\u2019en doit pas mettre, afin de pouvoir labourer lés carrés deux fois l\u2019année, le printemps et l\u2019autom:1e.: Les allées doivent être plus basses que les carrés, et on doit en ôter la terre et la jeter sur les carrés, de droite et de gauche, pour exhausser ces derniers.Les carrés doivent être divisés en planche larges de quatre pieds partagées entre elles par un sentier large de dix à douze pouces tiré au cordeau.; L'allée du milieu doit être couverte de graviers, de plâtres et de gros sable, afin qu\u2019on puisse y circuler en tout temps, sans craindre la boue.On devra tous les samedis nettoyer cette allée et en enlever les mauvaises herbes, que l'on transportcra dans un lieu destiné à amasser les engrais.TABLEAU DES PLANTES CULTIVÉES En Canada, l'époque des semences et plantations dans les jardins potagers, n\u2019est bien déterminée que vers le dix mai et continue jusqu\u2019au quinze septembre.La manière de semer se modifie, selon les lieux et l\u2019espèce de la plante ainsi qu\u2019on le trouvera indiqué, au chapitre particulier de chaque plante, que l\u2019on peut cultiver dans le pays, et dont le nom est inscrit dans la liste alphabétique qui suit : Ail, asperges, bettes, blé-d'inde, carottes, céleri, cerfeuil, chicorée, choux, ciboulettes, cives, citrouilles, concombres, cresson, échalottes, épinards, fèves, laitue, lentilles, melons, navets, oignons, oseille, panais, patates, persil, piment, pimpremelle, pois, raifort, raves, salsifis, sariette, sauge, scorsonère, topinambour.Nous allons maintenant donner la culture spéciale de chaque plante inscrite dans la liste ci-desstis et en indiquant de plus leurs propriétés et usages.AIL Plante bulbeuse, qui fournit un des plus forts assaisonnements, et dont on fait un usage assez général en Canada, tant par goût et par confiance en ses effets salutaires.Culture.~I1 produit depuis six jus- W'à quinze gousses, que l'on détache, pour les planter, le printempe, 10 à sept ou huit pouces de distance en tous sens ; toute terre lui est bonne, pourva qu'elle ne soit pas humide.On doit biner (rehausser)l'ail lorsque les feuilles sont à moitié de leur grandeur, et lorsqu'elles sont jaunes, on arrache les pieds, on les lie en bottes, avec les feuilles et on les fait sécher au soleil, pendant douze ou quinze jours et ils se conservent ainsi pendant des années.Propriétés \u2014L'infusion de l'ail est apéritive, diurétique, sudorifique, même anthystérique et par-dessus tout vermifuge.- = 90% SOSOGGOSOSe Beurre lruis pur liVr@.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.$0.-0n 02: sulé © sc.\u2026 0.16-a 0.8 Patates par minot.we 00a 075 tule par douz.«.veeeens 0.250 .30 Sucre d'érable par lux.0.08 à 0.19 fromuge, par livre\u2026.\u2026 15 a 0.15 Oignons par baril.2.50 a 3.00 Lards, Jambons, Etc, Etc.Québes, 30 mars 1882.Lard frais par 100 livres.$8.50 a 9.00 \u201c frais par livre.0.10 @ 0.11 \u201csale 4 Hennes.- 018 a 0.14 Jambons frais par livre.0.09 a 0.11 « fumés eee 0.13 @ 0.13 Lard Mess, 200 livres.3200 a 23 00 \u201c Mince, \u201c «2100 a 21.50 Ll Prime Mess, ¢« « .18.50 a 18 50 \u201c Engl.P.Mess, \u2018\u201c \u201c .18.00 a 18.50 \u2018 Extra Prime, ¢ + .16:00 a 17.00 Saindoux en 8CeAN .ccsceree ves eves 3.10 a 03 50 Poissons.Québec, 30 mars 1882.Poiusons\u2014Séché le quintal.$5.00 a $ 5.50 Morueverte le baril.700 a 76C Saumon No.1, bäril de 200 iivres.19.50 a 2000 Saumon N.1,la livre.0.:2a 00.13 Hareng du Labrador.5.00 a 6.50 Maquereau par baril \u2026 5.50 a 600 Truite 4 11.00 a 12.00 Anguille le ceut.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.13.00 a 12.50 Bœufs, Moutons, Etc.Et Québec, 30 mars 1882.*œul 1ère qualité, par 100 livres.39.00 a 10.00 « Zème « \u2018 8.00 a 8.55 \u2018 Sème « « 5.00 a 6:00 Arbres Fruitiers, PLAN TES D'ORNEMENT, ETC, Cullivés et à vendre par AUGUSTE DUPUIS, À sa pepinière au Village des Aulnais, COMTE DE I\u2019ISLET.oJ ATTIRERAL votre attention sur l'assortiment d'arbres fruitiers et d'ornement -que j'offre en vente.Je propage seulement les variétés qui résistent à notre climat, et dont le mérite est r, connu par la Société d'horticuiture de Montréal.Mes vignes produisent des gros raisins qui mürissent en plein air.Une seule de ces vignes à produit ici quarante-huit livres de raisin (mûr) en 1879.J'ai un grand assortiment de vignes « Champion, ».le « Beaconsfield » de Pointe Claire, au + prix de 50 cts à $' chuque, : Vignes « Concord» et « Hartford» dont les raisins mûrissent parfaitement ici\u2014Prix 50 ots à $1 chaque.Je recommande : de jardins, « Sharpless, » de 5 à 7 pouces de touret profitable.e expédierai par la malle, à mes -frais, les fraisiers « Sharpless » Ils sont p-quetés dans la mousse, enveloppés de papier hui é.hknvoyez moi 50 cts en timbres de pote, «t jo vous expédierai en temps convenabl», douze plants « Sharpless.» Mes Pommiers, | runiers, Cerisiers, Poiriers, gadeliers et Groselliers, sont de première qua- Catalogues envoyés gratis à tous ceux qui en, font la demanue.AUGUSTE DUPUIS, Village des Aulnais, ro luisant des fraises a culture en est facile rticulièrement mes fraisiers | (Comté de l'Isiet, Province de Quebec.) Québec, 30 mars 1882\u20141m.437 CUE HRD ve satay ail sel Bab Argel $a) GLEN CITI sh neg: fn Kendall '$ ° LE REMEDE LE PLUS EFFICACE qui ait jamais été découvert, puisque ses effets sont certains et qu'il ne cause pas d\u2019ampoujes.L LISEZ LES PREUVES OI-JOINTES : : Hamilton, Mo., 14 Juin 1881.B.J.KENDALL &CIE.- - - .Messi-urs, PL La présente note est pour certilier que j'ai fuit usage du Kendall\u2019s Spavin Cure et\u2019 que je Vai trouvé (el qu\u2019il\u2018était recommandé et même meilleur.Eu l\u2019employant, j'ai réussi à faire disparaitre des collosités, des esquilles, des excroissances ou d'autres difformités des os ; c\u2019est un véritable plaisir pour moi que de le recommander en.attestant qu'il est, paur les differentes maladies des os, le meilleur remède dont je me sois jamais eervi, après on avoir employé un très grand nombre, ayant fait de ces maladies ur étude spéciale pendant des années, Votre très respectueux .P.V.CRIST.- DU \u201c\u201c PRESS \u201d\u2019 D'ONEONTA, NEW-YORK.\u2018 Onéonta, New-York, 6 Janvier 1881 De bonne heure l'été dernier, Messieurs B.J.Kendail & Cie., d\u2019Enosburgh Falls, Vt., ont passé un contrat avec les éditeurs du Press pour la publication, pendant une année, d\u2019une annonce d\u2019une demi-colonne, établissant les mérites du Kendall\u2019s Spavin Cure.En mêmes temps, nous avons fait l'acquisition, ue cette société, d'une certaine quantité de livres intitulés : Traité du Dr Kendall sur le Chevel et ses Maladies, que nous donnons aujourd'hui en prime\u2019 à ceux des abonnés du Press qui paient d'avance.A peu près au temps que annonce parut pour la pr mière fois \u201cans ce journal, M.P.G.SCHERMERHORN, qui'ré-ide près de Colliers, avait un cheval attaqué d\u2019epärvin.Il lut l\u2019annonce, et so décida à essayer l'efficacité du remède, bien'que ses amis se moquassent de sa credulité.1] acheta une bouteille du Kendall\u2019g Spavin Cure, el commença à en faire usage -sur le cheval suivant l\u2019ordonnance, I! nous à infor: mes celle semaine que ce remède à opéré une guérison si complète, qu'un vétérinaire habile qui a examiné l'animal dernièrement, n\u2019a pu trouver trace de l\u2019éparvin ni de l'endreit où il- étuit situé.M.Schermerhoru s\u2019est depuis procuré un exemplaire du Traité dau Dr Kendall sur ls Chéval et ses maladies, qu\u2019il prise beaucoup et donkijl ne se départirait pour aucun prix, s\u2019il ne pouvait s\u2019en procurer un autre exemplaire.Voilà ce que vaut l'anronce de bou a:ticles, D'UN EMIMENT MEDECIN.\u2018Washingtonville, Ohio, 17 Juin 1280.Dr J.B.KEnnare & Cie, Messieurs-:\u2014Après avoir lu l'annouce que vous avez publiée daus le Turf, Field and Farm du Kendall's Spavin Cure, ayant un cheval de course do valeur, qui a été boiteux pendant dix! uit mois, par suite\u2019 d\u2019un éparvin, je vous en ai demandé par l\u2019express une bouteille.qui a Fait disparaîtretoute boiterie et toule tumeur, ainsi qu\u2019un gros suros qu'avait uu autre cheval, et les deux chevaux sont aujour d'hui aussi suins que des pou'ains.La bouteille m'a valu cent dollars.Kespectueusement, - H A.BERTOLETT, M.D.+ KENDALL'S SPAVIN CURE.\u201d ,( Frémont, Ohi », :5 janvier 1881.Dr.B.J.Kenaall & -ie.Messieurs .\u2014Je crois qu'il est de mon devoir de vous offrir mes remerciements pour Je bénéfice et le profit que j'ai retiré de l\u2019usage de votre inestimahle et célèbre \u201c\u2018 Kendall\u2019s Spavin Cure.\u201d Mon cousin et moi avions un mgnifique étalon, valant $4.000, qui avait un très mauvais éparvin,'et que quatre chirurgiens-veterinaires éminents avaient déclaré inguérissable, et fini pour toujours.En dernier ressort, je conseillai à mon cousin d'essayer une bouteille de \u2018 Kendai !* Spavin Cure, \u201d 11 eut un effet mervettieux ; la troisième bouteille l\u2019a guéri, et ie clhuyal est maintenant aussi bien que jamais.Le Dr.Dick, l\u2019éminent chirurgien-vetérinaire.d\u2019Edinburgh, était mon oncle, ct je prends un grend intérêt dans le succès des» profession.- Sincèrement, JAMES A WILSON, Ingénieur Civil.KENDALL'S SPAVIN CURE.SUR LA CHAIR HUMAINE Il a été employé daus des milliers de cas sur la chair humainu, avec un succès toujours si merveilleux.que nous symmes certain qu'il est le meilleur liniment découvert jusqu'à ce jour, Il a lu force pour pénétrer où n\u2019ont pu aiteindre d'autres remèdes.et guérir les maux les plus difficiles, sans causer jamais aucune éruption ou autre altération de lu peau.ni produire aucune douleur.Prix .$'.Ou la bouteille, ou six bouteilles pour $5.00, Tous les harmaciens-l'ont en mains, ou pourront vous le procurer ; ou bien il »ora encure envoyé à n\u2019impurte quelle adresse sur réception du prix par les proprietaires Dr B.J.KENDALL & CIB, En sburgh.Falls, Vt.Kn vente \u2018hez tous ies Pharmaciens, LYMAN, FILS & CIE, Montre.|, P.Q., Agents généraux.Québec, 26 16vrier 1882\u20141an.468 sLA PLUS «GRANDE -MERVEILLE=DÉS T .ai: si: oc TEMPS .MODERNE, 1:1; biuot cd 0 pu Lbagtaux 5 2 oon ofl ti Ë \u2018 .ba \u2019.4 - or è a .Les Pilules-et : Lo ; , SPF.Lr | Onguent Holloway !.oo \u2014 La à .ort ES PILULES purifient sang, et guérissent L tous les dérangaments d ole.\u2018de l'Reomac., des Rognons et des Boyaux.Ell-s donnent la force et la santé aux \u2018consti- ' ons debiles et sont d'un secours inappréciable dans les indis- positio s des porsonnes du sexe de tout âge.our les enfants et.les vieillards, elles sont-d'ün - prix inestimable, 0° - L'\u2019ONGU+NT est un remède infaillible pour les douleurs dans les jambns, la pritiine pour -1-& vieilles blessures, plaies et ulcères., Cerne .11 est excellent pour la goutte et lp rhima: tisme, Loe Pour les maux de gorge, bronchite, toux, excroi-sances gluuduleuses, et pour toutes les maladies de la peaux, il est sans rival: Manufacturé seulemant à l'établissement -du professeur HOLLOWAY, 533, RUE OXFORD, ONDRES, et vendu.à raison de 1s.1jd, 2s.9d., 118.22s., e«L 338 chaque boîte et pot et au Canada à 36 cents, 90 cents et $1.50 et les plus grandes dimensions en proportion, rhumes, AVERTISSEMENTS.\u2014Je n\u2019ai pasd\u2019a.gonts aux Etats-Unis, et mes remèdes ne sont pas vendus dans co pay.Les acLoteurs devront âlors fair» attention à l'étiquette sur les pols et, les boltes.Si l\u2019uutrésse n'est pas 633, OXFORD STREET LONDRES, i) y a falsification.Les marqu's de commerce de mes remèdes sont enregistrées à (\u2019tlawa et à Hashington, \u2019 igné : THOMAS HOLLOWA 533, Oxford Btreet.London.Québec, 2 novembre 1881\u20141 an.C CONDITIONS .- DU JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE Para'seant tous les JEUDIS et contenant toutes Jes nouvelles d: la temaine, Prix de l'abonaement:\u2014 UNE PIASTRE.POUR LA FRANCE :\u201418 FRANCS 50.Strictement payable d'avance._ Imprimé et-publié j ar Léger Broussewu, EDITEUR-PROPRIÉTAIRE Rue Buade, No 9.Imprimé et publié par Léger Brousseau, EDITEUR-PROPRIÉTAIRE Rue Buade, No 9, Québec."]
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