Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 11 mai 1951, vendredi 11 mai 1951
[" AV IVE-5 ui.1.20 VIiUVL \u2018 a/8 Kentoine toy Eziftos du Parlerens QUEBEC 292.1111 PENSER A CE QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 PE DIEU - PATRIE - \u2014 \u2014 ÉCRIRE CE QUE L'ON PENSE EEE FAMILLE GALETTE = CAMPAGNES Directeur: L.-de-G.FORTIN \u201cAutorisée comme envoi postal da la seconde classe\u201d \u201cMinistère des Postes, Ouawa\u201d Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS Série IL Vol 10 \u2014 No 27 CHANT DE RECONNAISSANCE Aujourd'hui, un atmosphère nouveau semble envelopper les êtres et les choses.Sur les lèvres de tous, des sourires reflètent une joie profonde, tangible.Des visages s'épanouissent; c\u2019est la Fête des Mères.Des déploiements extérieurs étalent à nos yeux l'importance de l'événement; à leur façon, ils expriment les sentiments qui remplissent nos coeurs à déborder: chants de reconnaissance, chant de l\u2019amour.Mais si les manifestations extérieures témoignent de notre filial amour, il est des sentiments blen plus profonds qui palpitent en nos coeurs et que l'écrivain le plus habile ne saurait communiquer dans toute leur intensité.Contentons-nous donc de puiser dans ce trésor intérieur pour formuler nos souhaits les plus sincères d'une heureuse fête à nos mères.Lorsqu'on voit cea apothéoses célébrant la gloire, l\u2019héroisme ou le dévouement d'un héros national, comment nos coeurs se refuse- raient-ils à chanter l'épopée, peut-être cachée mais combien grande, réalisée par nos mères canadiennes?La mère fait ou défait un foyer.Si elle est une chrétienne remplissant joyeusement son rôle de maman, la maisen sera belle, attirante, harmonieuse; le chef encouragé et protégé vivra et travaillera avec ardeur pour les siens.Les enfants croltront en sagesse et en beauté, dans un milieu stimulant et agréable.Dieu est un grand architecte.De toute éternité, il a tracé un rô- le splendide à la femme dans le plan divin; c\u2019est à elle d'assurer l'avenir des foyers et d'une société par elle enrichie de vertus morales.Nos mères, conacientes de leurs responsabilités, n'ont jamais voulu se soustraire à la volonté d\u2019en-Maut.Leur mission, qui est de servir Dieu en s'Associant librement à son oeuvre créatrice, elles l'ont accepté avec noblesse.A sa mère, l'enfant doit d'abord l'inestimable don de la vie, celui d'être une Ame de plus pour adorer et servir le Maitre.Et ai l\u2019enfant procure à sa mère des heures ensoleillées, souvent aussi il lui apporte des heures sombres, parfois ténébreuses, au cours desquelles la mère déploie la grandeur et l'héroïsme modestes de sa vie.Elie voit se dérouler, dans le cours paisible ou agité de la vie du jeune homme, ses moments d'enthousiasme, ses défaillances, ses découragements devant les premières épreuves.Et à combien de reprises ne se déroulent-ils pas, ces tableaux, tantôt dans la splendeur des jours ensoleillée, tantôt dans la tristesse des midia sombres, sous le regard toujours compréhensif de nos mères?Leur amour profond de Dieu leur fait mieux comprendre nos peines et nos besoins; et quand nous sommes accablés d'inquiétude, elles savent faire renaître l'espérance et la confiance en nous-mêmes.Puis, lorsque le soir vient poser son ombre sur la maisonnée endormie, une lumière brille encore à la fentêre: c'est la maman qui s'affaire à des menus travaux, pendant que ses lèvres murmurent une prière pour ceux dont elle réalise qu\u2019elle est la grande protectrice dans son foyer.Si elle veille À nous assurer tous nos besoins matériels, son coeur de mère l'inspire sans cesse à faire plus grand et plus beau ce chef-d'oeuvre; notre vie à nous, ses enfants.Bi c'est de ses mains Qu'il reçoit sa première nourriture, c'est de ses lèvres que le bambin apprend à connaître et à aimer Dieu.Et lorsque l'enfant traversera cette période critique et tumultueuse de ses années d\u2019adolescence, elle saura lui enseigner la pratique des vertus, la formation de ls volonté.Et ai tout le monde reconnaît facilement le rôle d\u2019une mère er- vers ses jeunes enfants, combien peu, hélas, ne s'attardent à appré- cler ce rôle, (combien plus délicat, et plus difficile aussi!) qu'elle remplit auprès de ses enfants devenus grands.Les problèmes ont grandi avec eux; et de leur solution dépend bien souvent l'avenir du grand garçon que de la grande fille.Or, la maman n'a qu\u2019un rêve: rencontrer partout les desseins de Dieu dans l'univers où Dieu a voulu que les hommes naissent, vivent et meurent.Et même lorsqu'elle n'ont plus la fraîcheur de leur jeunesse, la force de leurs vingt ans, nos mères augmentent sans cesse la profondeur de leur coeur.O, mères canadiennes, aussi longtemps que vos mains façonneront l'âme de vos enfants avec cette abnégation, cet amour, ce sens du devoir envers Dieu, notres pays gardera ce qu'il a de plus riche, de plus grand: la famille, où les liens tisoés par la maman résisteront À tous les courants, À toutes les vagues, même si les deux sont dirigés expressément contre la vie au foyer.Et si le créateur voulait peindre en quelque sorte le mérite de nos mères, il me semble qu'il dirait: \u201cRien n'est si beau, dans le monde, qu'une maman; Et pourtant il y en a des beautés dans le monde; Il y en a tant qu\u2019on ne sait plus où les mettre, Mais il n'y a rien d'aussi beau, dans le monde, Qu'un coeur de mère, Qui bat pour ses enfants!\u201d Ferdinand Ouellet, étudiant, Collège de Ste-Anne.Les Grandes Cultures du Sud de l\u2019Asie Conférence par M.Robert Garry suite et fin Le poivrier.A Nogent-sur-Seine, dans un pot gros comme le poing, on montre un poivrier qui court comme une liane et qui n de 40 à 50 pieds de long.Mais le poivrier ordinaire possède une tige ligneuse de 8 ou 7 pieds, qui peut aller jusqu'à 12 ou 15 pieds, et qui ressemble au houblon.Comme c'est une plante qui redoute le soleil, on le cultive à l'ombre de grands arbres.Mais ses fruits mûrissent au soleil.après avoir poussé à l'ombre! C'est une plante grimpante qui vient bien entre le 150 de latitude Nord et le 150 degré de latitude Sud.Lorsqu'elle est jeune, la tige est herbacée; vieille, elle est ligneuse.Le fruit vient en grappes de 40 à 50 grains, verts un peu comme les raisins, mais tournant vite au rouge.Du poivre vert, qui est sucré, les Javanais font des plats très parfumés, mais qu\u2019il ne faut pas mâcher par exemple!\u2026 Les produits du commerce.Il y a 10)- le poivre noir du commerce qui est obtenu en grandes quantités, par des moyens peu coûteux; 20) \u2014 le poivre blano, déjà un produit de luxe; et 30) le poivre des oiseaux, produit de super- luxe.On l'appelle ainsi parce qu'on l'obtient en le retrouvant dans ce que laissent tomber des airs les oiseaux qui l'ont consommé et n'en ont point digéré les grains.Il se produit chaque année entre 4,000 et 5,000 tonnes de poivre, et son prix est élevé, comme on sait.Histoire de cette culture.Dès le XIIe siècle, un visiteur chinois avait signalé le poivrier dans ses chroniques.Voici comment sa culture a commencé.II y a 300 ans, sur les côtes du Golfe de Siam, des jonques chinoises abordèrent après un naufrage.Le roi du Cambodge accords à ces marins une concession où ils purent s'établir.Ceux-ci ayant recueilli des grains de poivre sur des lianes, les semérent et se mirent à cultiver cette plante au lieu d'aller cueillir ses fruits sur les lianes qui poussaient en forêt.Sur ces terres de mauvaise qualité, les Chinois font d'abord un nettoyage, brûlent les déchets (écobuage); ils ajoutèrent, à ces produits, de l'humus, un engrais naturel de la région, (un guano de chauve-souris), et un compost de leur fabrication ol ils font se décomposer des crevettes, du poisson et de l'engrais humain dans un mélange de terre: engrais puant à souhait, mais d'une grande richesse.Le terrain pioché, on y trace des ados (billons), et l\u2019on y plante des boutons de poivrier.Le poivre demande beaucoup d'humidité, mais peu à la fois.Ii a peur de l'eau comme du soleil.Après une averse il faut chasser de surplus d'humidité.Les boutures sont prélevées sur des lianes en pleine croissance.Une fois plantées, elles doivent être surveillées, couvertes ou découvertes, auiant la température.Plantées en quinconces, les lianes doivent être supportées per des tuteurs auxquelles elles s'agrippent au moyen de crampons, comme la vigne.Mais la difficulté, en ces pays chauds, est de faire durer les tuteurs.Aucun des préservatifs ordinaires du bois, créosote, goudron, etc, ne peut les empêcher de pourfir.On utilisera donc des petits tuteurs, pendant les trois premières années.Pour les tuteurs permanents qui peuvent atteindre de 15 & 18 pieds, on utilise le bois le plus Incorruptible que l'on connaisse; des perches d'acajou, le seul bois qui puisse durer une quinzaine d'années.Mais comme un plant de poivre dure 50 ans, force est donc de remplacer ces tuteurs, à tous les quinze ans, ce qui n\u2019est plus une mince affaire.(Suite A la page 6) Jeudi, le 11 mai 951.Fin d\u2019année à la Faculté d\u2019Agriculture Distribution des prix.Ce matin, à l'École Supérieure d'Agriculture, c'était in fin de l'année scolaire 1950-51.Aussi, & 9h45, M.l'abbé F.-X.Jean, Doyen et M.l'abbé Jos.Diament, directeur de l'Ecole et modérateur de In Faculté, les professeurs et élé- ves se réunissaient-ils pour la proclamation des résultats de fin d'année.Assistaient à cette distribution de prix M.Anthime Charbonneau, agronome de Joliette, et président du Comité des examinateurs de la Corporation des Agro-' nomes, et quelques familles d'étudiants.M.Charles Gagné fit connaître les candidats ayant droit à l'obtention du titre de Bachelier.Ce sont: En agriculture: M.l\u2019abbé Rosaire Bélanger, ptre de l'Ecole, avec très grande distinction, M.Jean-Marie Fortin, de St-Hubert (autrefois de Val-Bril- lant), avec G.distinction; M.Lud- Ker Dufour, de Baie-St-Paul, avec G.distinction; M.René Couture, de Charny, avec G.distinction; M.René Raymond, de Kénogami, avec G.distinction; M.Gérard Roy, de St-Arsène, avec G.distinction; M.Paul Simard, de Montréal, avec distinction et M.J.-Claude Bimoneau, avec distinction.M.J.-M.Bellemarre, de Bale- des-Sables, avec T.G.Distinction, et M.Jean Fréchet, de Québec, avec G.Distinction.Examens de la pratique de l'agronomie.Hier, sous la présidence de M.Anthime Charbonneau, agronome de Joliette, et en présence du secrétaire général de la Corporation des Agronomes, M.René Monette, le comité formé de ces deux délégués, de M.Auguate Scott et de M.René-O.Lachance, de Ste-Anne, à fait passer les examens d'admission à la pratique aux huit finissants de l'Ecole d'Agriculture.M.l'abbé F.-X.Jean, Doyen de Ja Faculté, et plusieurs professeurs réguliers et extraordinaires ont assisté à ces examens et pris une part active à ceux-cl Tous les candidats ont été acceptés, et plusieurs ont brillamment subi cette épreuve finale da leurs études secondaires d'agronomie, Réunion générale de la Corpofation.Ce solr, il y aura réunion an- nueile de ia Corporation, assermentation des nouveaux agronomes dont les noms précèdent.A le semaine prochaine. page 2 \u201cEn visite chez les Hébert\u201d (Par Louis Perron, agronome) L'art d'enseigner est aussi difficile que celui d'être grand-père.Boutade! Que non! Four se faire comprendre et alimer d'eux, un grand-père doit en parlent à ses petits-enfants ou en leur contant un beau conte, s adapter à leur nature, à leurs facuités et à leur développement.Même tactique pour les instituteurs et institutrices qui enseignent aux élèves des écoles primaires.Un exceiient professeur n'est pas nécessairement celui qui se gourme avec un \u201cdéluge\u201d de titres au bout de son nom, ou se\u2019pâme devant d'innombrables parchemins tapissant à la manière d'une mosaïque les murs de son bureau.C'est celui qui sait quoi dire et comment le dire.On pourrait aussi lapider non pas leurs auteurs - ce serait criminel - mais certains manuels qui ne sont pas à la portée des bambins et bambi- nes qu'ils assomment avec leurs dissertations excessivement savantes et leurs enseignements trop techniques.Ne l'oublions pas! Le jeune élève selon M.Jean-Charles Magnan, directeur du Service de l'Enseignement- Agricole, n'est pas un numéro quelconque ou une pâte à pétrir, mais plutôt un être intelligent à instruire, à développer et à mettre en état de faire son chemin par la fructification de ses taients.L'agriculture étant une science très vaste sur laquelle se greffent toutes les autres, il importe que les petits citadins et les petits campagnards la comprennent, afin de mieux l'apprendre et pour plusieurs, la pratiquer plus tard avec succès.M.Louis Perron agronome au Service du département de l'Insteuction publique, a tenu compte de ce point de vue en préparant pour les élèves de Ge année une série de manuels d'enseignement agricole proportionnés à leur âge et au degré de leur développement intellectuel.Le premier volume de la série, approuvé par le Conseil de l'Instruction publique s'intitule \u201cEn visite chez les Hébert\u201d.En pédagogue averti, l'ancien professeur de l'école d'agriculture de Ste- Croix de Lotbinière, a en vue,de maintenir l'intérêt des jeunes, adopté une formule originale celle d'un \u2018\u2019beau conte réel\u201d sur l'agriculture, raconté par papas et maman Hébert à leurs enfants au cours d'une veillée en famille.Pour entrer dans le vif de leur sujet, ils s'emparèrent de cette phrase que petit Jacques disait à haute voix en faisant ses devoirs: \u201cDieu mit Adam dans le Paradis terrestre pour le cultiver et le garder\u201d.Dans cette histoire, on apprend que l'agriculture est un don de Dieu, que les peuples primitifs commencèrent à labourer la terre avec des bâtons pointus, employèrent ensuite des grosses branches recourbées qu'ils trainaient sur le sol A force de bras.C'est là le premier type de charrue connue.On voit ensuite comment ce don qui nous fait vivre, en procurant la nourriture et le vêtement fut accepté par les sauvages et compris de nos ancêtres qui mar- thèrent sur les traces de Louis Hébert, le premier agriculteur canadien.Poursuiant leur récit captivant les \u201cconteux\u201d expliquent avec fierté comment après la conquête, les 60,000 agriculteurs et colons établis sur des fermes déjouèrent par leur attachement au sol et à leurs prêtres, leurs nouveaux maîtres les Anglais qui les estimaient mais pensai qu'il serait plus commode de leur faire abandonner peu à peu leur Langue et leur religion, pour en faire des canadiens- anglais comme eux.\u2018 Apprenant à leurs enfants qu'un colon c'est un homme qui conquiert le sol par la hache et la charrue Jes Hébert citent en exemple le courage des bâtisseurs de pays, traitent de l'organisation de ia paroisse sur le plan spirituel et matériel et exposent les qualités requises pour devenir un bon défricheur.Se rendant ensuite par la pensée sur une ferme modèle, comparée à Une usine parce qu'elle fabrique et transforme des produits de toutes sortes.Ils précisent Avec plusieurs applications pratiques, que le succès en agriculture, pour tout dire dans les différents départements de la ferme, dépend autant du bon vouloir et des qualités de la fermière que de I'habilité et du travail du cultivateur.Le célite fini, l'auteur laissant les Hébert à leur vie heureuse, fait appel à sa compétence et à son expérience d'agronome pour étudier avec les élèves, certains aspects de l'agriculture et de l'Insdustrie.\u201cL'agriculture et l\u2019industrie dit-il dans la conclusion d'un chapitre sur les deux sujets, ont besoin l'une de l'autre.Leur commune prospérité est nécessaire au bien-être de tous les canadiens\u201d.M.Perron comme bouquet à son manuel, imagine une autre histoire et une aventure.L'histoire! Un jeune rural ayant renoncé à la vie heureuse des champs s'en va travailler en ville, où après avoir, durant ses loisirs, abusé des plaisirs, il ne rencontre que des déboires.Nouvel enfant prodigue, il revient sur le bien paternel où ses parents, surtout sa mère le reçoivent avec joie.Et l\u2019aventure! C\u2019est celle d'un citadin épris de la poésie des couchers de so- loll et de l'odeur du foin coupé qui s'improvise habitant dans un rang éloigné du village.N'ayant aucune notion agricole, croyant Qu'il se tirera d'affaire avec les machines modernes et surtout, ayant une femme qui ne pense qu'aux théâtres et aux mondanités de ia ville.I déchante vite, fait un fiasco sur sa terre qu\u2019il vend pour reprendre le chemin de l'usine.Comprenons l'appréciation de ce petit manuel en soutenant qu\u2019écrit par un pédagogue dans un style simple, clair, vivant et imagé, fl convient non seulement aux élèves des écoles primaires (villes et campagnes) mais aussi aux jeunes ruraux, aux citadins, aux cultivateurs, bref à tous ceux qui désirent se renseigner vite et bien sur l'agriculture qui est l\u2019industrie de base de notre pays.En vente chez l'auteur 1150, Marguerite Bourgeois, Québec, ou au département de l'Instruction publique.Henri Lacourciére, B.8.A., Rédacteur au Service de l'enseignement agricole.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, La future église des Canadiens à Rome L'église des saints Martyrs \u201cA la Congrégation du Très Saint Sacrement qui, en souvenir de l'Année Sainte, se propose de construire à Rome une .nouvelle église paroissiale, Nous concédons Notre Bénédiction Apostolique, que, de tout coeur nous étendons & tous ceux qui par leur obole ou de toute autre façon contribueront à la réalisation de cette noble entreprise\u201d.Le 25 avril 1950, le Pape Pie XII signait de sa propre main cette bénédiction.Depuis, le projet dont parle ce texte s'est amplifié.Selon le désir discret des plus hautes autorités romaines, avec leur permission et l'approbation de Son Excellence Mgr Ildebrando Antoniutti, Délégué Apostolique, ainsi que de Son Eminence le Cardinal Mc- Guigen, Nos Seigneurs les Archevêques et Evêques du Canada, lors de leur assemblée générale de décembre 1950, ont accepté que cette église paroissiale romaine, confiée aux Pères du T.8.Sacrement, soit en même temps l'église nationale des Canadiens à Rome.Il faut s'en réjouir grandement, comme catholiques et comme canadiens, La plupart des nations ont leur église nationale en la Ville Eternelle.Quelques unes depuis plusieurs siècles.| Plusieurs, chez- nous, connaissent en particulier Saint-Louis des Français, où eut lleu, en novembre dernier le tri- duum en l'honneur de notre nouvelle Blenheureuse Marguerite Bourgeoys.Pour d'autres cérémonies semblables, pour réunir périodique- \u201cment les Canadiens en résidence À Rome et les pêlerins qui y passent.cela devient de plus en plus nécessaire.Une église nationale, au centre de la chrétienté et du monde, nous fera davantage et mieux connaître.Nous unira surtout plus intimement au Siège de Pierre que nous aimons tant.Sans parier du bien que nos fidèles contribueront à faire à leurs frères et soeurs de la Rome des Apôtres.Par une église à la gloire du Roi de l'Hostie qui y sera solennellement exposé et perpétuellement adoré par les jeunes religieux du T.8.Sacrement qui ont là leur Scolasticat International, sous le patronage du Bienheureux Pierre-Jullen Eymard, leur fondateur.Cette nouvelle église sera érigée en l'honneur de Notre-Dame du T.8.Sacrement et des Saints Martyrs canadiens.En un tris beau site, pas loin de Sainte-A- gnès-hors-les-murs.Les photos reproduites ici, donnent une idée des projets qui peuvent être modifiés, plus ou moins.On y notera un effort molléré de style moderne qui veut en même temps rester dans les mailleures traditions de la cité par excellence de l'art religieux .Pour terminer pratiquement, on nous porfnettra d'ajouter, que bientôt et par le suite ausei peut- être.on fera appel à la générosité des catholiques du Canada en faveur de leur future église nationale à Rome, Nous sommes sûrs qu'ils feront les choses à ls gran- Ge manière, en canadiens et catholiques de haut lignage.Se sou- (Kamouraska).Jeudi, le 11 mai ,951.Entre Nous Tous les matins à 10 h.30, du lundi au vendredi, les auditeurs du réseau Français de Radio-Ca- nada peuvent entendre une 4mission d'un caractère tout à fait nouveau.Il s'agit du programme Entre nous, mesdames, dont les participants apparaissent dans la photo ci-haut.Au premier plan, on voit les deux commentatrices, Michelle Tisseyre (à gauche) et Odette Oligny, qui alternent d'une émission à l\u2019autre.La première traite surtout de la mode, des arts, des lettres, du ciné- SUPPORTS SPENCER ma, de la radio, du théâtre et de la décoration intérf@üre.La seconde s'occupe des problèmes du coeur, de l'économie domestique, de l'éducation des enfants.À chacune des émissions, le réalisateur Eugène Cloutier présente une courte dramatisation d'un fait vécu.Ce court sketch est interprété par Lise Roy assistée d'un comédien, Au second plan, on remarque Lise Roy ainsi que l'annonceur attitré de l'émission, Francois Bertrand.© Pour tous vos problèmes de © \u2019 taille \u2014 consultez Ordonnances médicales exécutées avec Mme Ls-de-G.FORTIN Spécialiste en corsetterie médicale Corsets maternité, aupports orthopédiques, attention Ste-ANNE-de-la-POCATIERE brassières, © Tél: 60 .«-3 e SPECIALITE Ceintures chirurgicales, hernières Sénois, Caron, Renaud, Comiuveau & Cis.Comptables Agréée QUÉBEC, P.Q.JONQUIÈRE, P.Q.MONTMAGNY, P.Q.- RIVIÈRE-du-LOUP, P.Q.76, Rue St-Pierre, Québec.Tét.: 5-7104 J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ete.Rue Potré Téléphone: 83 Ste-ANNE-de-la-POCATIERE venant de tout ce qu'ils ont reçu, reçoivent et recevront toujours de Rome: l'Eglise, le Pape, le Christ, Dieu: tout.Robert Fortin, 6.8.8.(Supérieur du \u201cSeminario Internationale Beato Eymard\u201c à Rome).Nous recevrons avec reconnais- sance tous les dons, grands et petits, les prêts à fonds perdus.etc, que l\u2019on voudra bien nous faire parvenir.Pour tout, s'adresser à \u201cEglise des Sainte Martyre Cana- (diens\u201d Pires du T.8.Sacrement, 4450, rue Saint-Hubert, Montréal 34, Qué. Jeudi, le 10 mai 1951.GAZETTE des CAMPAGNES Sointo-Anne, (Kamowsekn).: Page 3 NOUS VOILA!!! Page Etudiante (Faculté d'Agriculture et des Pécheries) MESS AGE leur examen de tennis avec très grande distinction.L'examina- R emerci ements Avant les derniers jours de bataille qui tireront le voile sur l'année scolaire 1950-51, il est bon d'adresser à ceux qui partent l\u2019hommage et l\u2019assturance de notre sincère amitié, et à ceux qui nous coudoierons encore un temps, le témoignage de notre fraternelle attention.Oui, dans quelques jours, nos ainés auront franchi les dernières étapes de cette vie universitaire.Ils se lanceront dans la vie, munis du dernier sceau de leur labeur et iront aux quatre coins du pays, diffuser l'esprit et l'honneur de I'Alma Mater.Certes, il est dur de voir partir ceux qui ont lutté à nos côtés trois années durant, gans ressentir un peu d'amertume.Aussi, à la joie légitime de partir en vacances se mêle un soupçon de tristesse: ils ne seront plus du groupe en septembre prochain.Les exigences de la vie les auront placés sur la première ligne de front, en plein champs d'activité.Nous leur souhaitons de tout coeur beaucoup d'avenir et de succès.Puissent-ils revenir souvent parmi nous raviver leurs souvenirs et s'afficher en exemple à la génération montante.Bientôt, ce sera notre tour d'embolter le pas; mais {l reste que nous devons continuer à vivre encore quelque temps cette vie en commun, Il nous appartient donc de donner à cette dernière étape toute l'amplitude que nous lui désirons.Ainsi, le bon esprit du groupe, la mise en pratique des principes humanitaires chrétiens et tout ce qui constitue une vie pleinement vécue conditionneront dans la force du mot la portée éternelle de notre mission d'homme.Avant de mettre le point à mes dires, je tiens à remercier officiellement tous ceux qui de près ou de loin ont, depuis le début de I'année, permis et facilité cet échange d'idées et de sentiments au sein de la page étudiante.Sa réussite est le fruit de la bienveillante collaboration de tous.Nous remercions donc M.Louis-de-Gonza- gue Fortin de nous avoir fourni l'opporturlité de mettre à jour les idées de notre milieu.A.M.Lionel Lachance revient le mérite de s'être si aimablement dépensé à la rédaction de cette page.Notre plus vive gratitude à tous les artisans de cette confraternité réalisée et prolongée en des relations amicales.P.-Lucien Breau.A bâtons rompus.\u2026.Oui, ce titre convient merveilleusement bien À cette période har- rassante des examens pour les étudiants.Pour les uns une nervosité non coutumière fait place à une certaine nonchalance routinière; pour d'autres qui ont préféré se tenir à la page, ce n'est qu\u2019une bagatelle.Toutefois, il ne faut pas blâmer ceux qui se permettent - au dire de certains - le luxe de quelques parties de tennis car c'est un délassement essentiel durant une période de concentration si grande, D'ailleurs même, si on voit les étudiants \u2018se gambader\u201d ici et là, il ne faut pas leur en vouloir car durant les examens il est préférable qu'ils se reposent l'esprit pour lavoir lucide lors de l'épreuve.I faudrait même, si les circonstances le permettaient, organiser de saines distractions pour les étudiants.Malheureusement c'est plutôt dans le domaine de l'impossible pour le moment.Tout de même cette semaine a un caractère spécial.D'abord l'idée de la fin d'année, et l'idée d'en finir avec certaines matières plus ou moins appétissantes hantent plusieurs esprits.Quelquesuns sont de vrais calorifères ambulants.S'il fait chaud à Sainte- Anne depuis quelques temps, n'accusez pas seulement le soleil, mais bien quelques cerveaux d'étudiants.Quelle partie du cerveau.?Les étudiants du cours de zoologie en savent peut-être quelque chose.) ! Dans toutes les classes les examens ont bien débuté.En effet, la Religion est une bonne introduction pour s'attirer l'aide du Très- Haut dans de telles circonstances.Toutefois, tout dépend des questions n'est-ce pas.?Nos heureux finissants ont subi l'épreuve de leur soutenance de mémoire avant de prendre le \"grand large\u2019.L'un d'eux s'est permis d'entretenir l'auditoire d'un discours d'une demi-heure pour\u2026 s'exempter de se faire poser des questions peut- étre.! Que dire de ceux qui s'étaient munis de leur habit de \u201ctapisserie* pour passer au bâton et qu'on est venu chercher pour aller au cours en méme temps.On ne dira pas que les étudiants ne sont pas occupés.J.M.B.le sait, car il devait briller par sa présence à deux endroits à la fois.Si nous demandons à Lionel l'effet qu\u2019il ressent devant les examens, il nous dira qu\u2019il est tout à fait allergique à cette\u2026 maladie.Quant A RR, il passe ses examens parce qu'il est obligé.D'après lui, c'est ume vieille rengaine qui n\u2019est plus à la mode.Jacques r'aime pas trop l'examen de physique.Pourtant il doit bien connal- tre sa matière car il trouve des erreurs dans les questions.Au fait il est sûr que la glace n'existe pas à 200C.Pauvre goologie.; elle s\u2019eat fait baptiser pour de bon.Si on demandait à Guy B.où se trouve la veine cardinale postérieure chez la grenouille, répondrait-il encore qu'il est fort possible qu'elle n'existe pas?.\u2026 Quand on a deux professeurs pour enseigner la même matière il y en a toujours un qui est meilleur que l\u2019autre au dire des élèves.Economiquement parlant c'est une bonne politique en leur faveur.Plusieurs ont chassé de leur imagination que c\u2019est plus court, composer avec leurs volumes et leurs références.En effet, quand on prend trois heures pour répondre à un examen de géographie agricole, il doit y avoir des \u201ccolles\u201d quelque part\u2026 11 ne faut pas croire que le moral est bas chez les étudiants, pendant les examens.Au contraire, chacun égaye sa période d'étude par quelques rigolades à haute voix; certains même trouvent qu\u2019ils ont des capacités pour le chant, voire même dans l'interprétation des meilleurs extraits d'opéras.Ca ferait de bons adeptes pour la Cantoria, n'est-ce pes?\u2026.Les élèves de Péch.viennent de réussir teur, monsieur René Raymond, de IVe Agr.\u2026 ne pouvait en croire ses yeux, bien qu'il surveillait à longue distance.Il devait avoir un appareil de télévision.Toutefois, il se charge de distribuer les diplômes lui-même.Il se propose de faire une pétition auprès des autorités pour que cette matière soit incluse officiellement au programme d'agronomie l'an prochain.J'avais toujours pensé que ces étudiants avaient régulièrement trop d'ouvrage.Ainsi il ne faut pas juger d'après les apparences.R.-L.Séguin, Ille Péch.Sur les routes de l'Europe (XVIID Des beautés de l'eau aux splendeurs de la montagne: de Venise au Tyrol.(8 et 7 juillet) Petite tournée à travers la lagune.Venise est construite sur une série d'ilots qui forment le centre d'une lagune, c'est-à-dire \u2018un espace de mer peu profond el parsemé d'ilots.près de la côte\u201d nous dit Larousse.Cette lagune, que l\u2019on appelle la Vénitle occupe une étendue très considérable.et elle ne marque pas d'endroits intéressants et pittoresques.Sur la recommandation de plusieurs guides, nous prenons des dispositions pour faire une excursion en bateau à moteur À travers ces petites Îles et visiter quelques endroits typiques: on nous avait recommandé spécialement les fabriques de verre de Murano, mais par un de ces tours dont certains exploiteurs sont familiers à l'égard des touristes.la visite de Murano qu\u2019on nous avait promise au départ ne se fera pas et nous en serons quitte pour une engueulade en règle avec le pilote du bateau; et il ne l\u2019avait pas volée.Cependant nous avons fait une tournée intéressante qui nous a rappelé en petit notre grand voyage de la traversée et qui nous a fait voir des endroits qui n'étaient pas sans intérêt, même si les fabriques de verre nous auraient intéressés davantage.Nous avons vu l'Ile et la petite église de St-François du Désert, endroit où $.François se serait arrêté pour échapper à une tempête en revenant de Syrie.On y raconte là aussi de ces évênements merveilletix que l'on retrouve partout où S.François a passé: c'est là qu\u2019il aurait fait taire les oiseaux qui le distrayaient dans sa prière, qu\u2019il aurait planté son bâton qui serait devenu un grand arbre, et combien d'autres encore.La petite église est très ancienne; elle a été restaurée récemment, mais la restauration a été de mauvais goût et on lui redonne son caractère anclen en enlevant ces morceaux rapportés.Le petit village de St-Martin possède une école de dentellerie où il se fait des travaux merveilleux dans ce domaine.Le Torcello est une petite fle qui fut la première Venise.On y voit une très vieille église ornée d'une mosaïque fort ancienne et bien conservée.On y reconnaît de l'art byzantin.On nous montre un siège épiscopal que l\u2019on appelle: le siège d'Attila.Au retour, nous saluons une petite Île dédiée à la Vierge des Pécheurs, puis à notre grand regret nous passons tout droit devant les fabriques de Murano: il se fait tard et il faut rentrer.En gondole sous les étoiles.Pour nous consoler de notre désappointement de 'aprés-midi, nous convenons de nous payer le luxe d'une tournée romantique en gondole dans Venise illuminée.Les grands hotels sont À servir le diner qui s'accompagne de musique et de rires joyeux sur les Lerrasses qui aurplombent les canaux; c'est pratiquement la seule activité qu'il y à au début de la soirée: la paix et la tranquilité absolue règnent partout ailleurs, et le silence n'est rompu que par le cri avertisseur de gondoliers.Parfois, un groupe d\u2019une gondole voisine ou rencontrée se divertit en chantant \u2018Santa Lucia\u201d; d'autres ont requis les services d'un musicien qui leur joue lentement une douce romance.Aprés une heure de promenade très reposante et tout à fait Unique, nous revenons heureux refaire nos forces pour la journée du lendemain qui s'annonce assez chargée.Adieu Venise! Padoue.Dès cinq heures en effet, nous sommes prêts à prendre la route.Nous disons adieu à l'enchanteresse Venise pour nous diriger vers la ville voisine où nous allons faire un pèlerinage très pieux auprès \u201cdu saint\u201d (il Santo), le grand Saint Antoine pour lequel les Italiens ont une vénération très grande.Padoue est une très ancienne ville, typique avec ses séries d'arcades qui bordent ses rues, très étroites.Il y a plusieurs grosses églises dans la ville, et il nous faut en visiter quelques-unes avant d'arriver à la basilique de St-Antoine.Nous y disons nos messes; puis pour compléter notre pèlerinage nous allons vénérer lea reliques insignes qui sont conservées au trésor de la basilique.On y voit un grand nombre de reliques de S.Antoine dans de très riches reliquaires, et il y à aussi un grand nombre de reliques les plus diverses.Elles sont dans une chapelie d'une très grande richesse, char- Bée de décorations argentées et dorées.Parmi les reliques mentionnons la langue de S.Antoine, son menton, son Index droit avec lequel il bénissait et opérait ses miracles, plusieurs objets qu'il a sanctifiés.un morceau de sa robe, la pierre qui lui servait d'oreiller, son cilice, etc.Parmi les reliques d\u2019autres saints il y a une côte de 8.Bonaventure, un morceau du voile de la Sainte Vierge.un autographe de 8.Alphonse de Liguori, etc.etc.Une petite hételle- rie pour pèlerins nous sert un excellent petit déjeuner et nous prenons la direction de l'autriche: notre premier séjour en Italie a'achève.Où il est plus facile d'entrer que de sortir.La sortie de la ville de Padoue est tout un problème: d'ailleurs, c'est le point le plus difficile à solutionner quand il s'agit de trouver (suite à la page 4) La direction de la page étudiante, \u201cNous Voila.\" tient à offrir ses remerciements à tous pour leur entière collaboration durant la période universitaire 1950-51, au succès de cette page.Nous sommes d'abord reconnaissants envers les étudiants car.par leurs articles variés, ils ont su alimenter convenablement cette page pour quelle survive toute l'année.Une large part du suc- cés s'adresse aussi à la \u201cGazette des Campagnes\u201d pour son aimable hospitalité, et à son personnel, pour son encouragement dans toutes nos réalisations.Il nous fait plaisir de vous remercier, chers lecteurs et lectrices, qui par votre assiduité avez su nous encourager À continuer notre oeuvre.\u201cNous voilà.\u201d au point final.Le rideau tombe.(crac!).Une nouvelle page est insérée dans le \u2018grand livre d'histoire\u201d dea étudiants de la Faculté d'Agriculture et de l'Ecole des Pêcheries.Un nouveau chapitre débutera en septembre prochain et nous espérons vous revenir avec d'autres péripéties, d'autres \u201ctraits d'esprit\u201d et d'autres rigolades catudianti- nea.Avant de partir, nous désirona souhaiter à tous de merveilleuses vacances et espérons que tous sauront joindre l'utile à l'agréable.La DIRECTION.Jambe de bois et tête de bois Le Dr Charles, Mayo, le fameux chirurgien de la clinique Mayo de Rochester, dit ce qui suit à propos de l'aicool: \u201cVous pouvez toujours vous en tirer avec une jambe de bois, mais vous ne vous en tirerez pas avec une tête de bois! C'est la tête qui compte.Mais si vous voulez garder votre tête, tout votre corps doit être en santé.Et pour ce, il vous faut fuir l'alcool, qui empêche un homme de faire sa vie et de remplir sa destinée.\u201d Le Dr Haven Emerson, du collage des Chirurgiens de l'Université de Columbia, apporte encore cet autre témoignage: \u201cA une époque où la précision, la rapidité, la souplesse, ia sûreté du corps et de l'esprit, sont in- diapensables au maintien de la société, il est évident que la tolérance de l'abus des boissons, qui amollissent l'esprit et le corps et les prédisposent à la maladie, marque un manque d'esprit national et, dans certains cas, constitue une véritable trahison pour la patrie.\u201d Des médecins et des patriotes éminents redisent À leur façon ce mot de I'Episcopat de notre Province: \u201cL'Alcool, ennemi No 1\". Page 4 Sur les routes de Europe.(suite de la page 3) notre chemin: la sortie des villes.L'orientation y est toujours plus difficile et les indications ont beau être bien faites, il y en » toujours que l'on ne voit pas et on passe tout droit à un coin de rue -où il faudrait tourner.Quand on demande des renseignements, on n'a pas toujours la bonne indication, surtout quand les gens nous indiquent .plus que deux tournants.Après quelques détours, nous réussissons À sortir de la ville dans la bonne direction.Nous n'avons pas le meilleur chemin, mais il nous conduit tout de même au but: nous retrouvons notre grande route à une trentaine de milles A Bessano où nous commençons à apercevoir les premiers contreforts des Alpes qui se dressent déjà avec une grande majesté.La route des Alpes.De Bessano & Innsbriick, la capitale du Tyrol autrichien, où nous ferons étape en traversant l'Autriche, la route que nous suivons Jon- Be presque toujours une rivière.En conséquence, nous ne rencontrerons pas de montées difficiles: ce n'est pas ce que nous attendions.On nous avait dit.en effet, que cette route etait très difficile, et que ous prenions de gros risques de nous aventurer par ce chemin: il est vrai que ce renseignement nous avait été donné au Canada, et que pour celui-là comme pour bien d\u2019autres, la réalité s'est révélée toute autre.Nous en avons conclu que pour connaître un pays rien ne valait comme d'y aller: quoique puissent nous en dire les autres, ils n'ont pas notre façon de voir et d'apprécier, et même si celui qui nous renseigne a visité le pays il peut nous donner des indications que nous trouverons plus ou moins justes, Cela sera encore plus vrai s\u2019il n\u2019a pas visité le pays; et Dieu sait s'il y en a qui se chargent de nous renseigner et de nous mettre en garde contre des dangers qui n'existaient que dans leur imagination.Cependant, pour en revenir à la route des Alpes, cette route ne manquait pas d'être parfois dangereuse, comme toutes les routes de montagne; nous longeons souvent des précipices, il y a des passages étroits entre une falaise verticale et un ablme profond, il y a des courbes très dangereuses qui contournent des pointes de rocher.Tout cela, cependant, donne à la route un caractère fort pittoresques.Nous roulons la plupart du temps au fond d'une gorge bordée de sommets très élevés; sur les pentes, des cultures en terrasses, de la verdure, tandis que les sommets sont du roc vif; et on se donne mal dans le cou à essayer de regarder les jeux de lumières et d'ombres que le soleil et les nuages y font pour notre admiration.Le paysage change à chaque instant, chaque tournant nous, découvre un aspect nouveau.Nous arrétons à Trente où nous dégustons une \u201cgelati\u201d et un petit gâteau, en souvenir du Concile de Trente! C'est une belle petite ville située au fond d'une petite vallée: tout autour, notre vue est bornée par des sommets très proches.Le Tyrol.Nous entrons bientôt dans cette partie des Alpes que l'on appelle le Tyrol.Quel magnifique pays! C'est une région typique qui couvre le nord-est de l'Italie, l'ouest de l'Autriche et la partie sud de la Bavière, province d'Allemagne.Ses habitants sont de langue allemande et en très forte proportion catholiques.Malgré qu'ils appartiennent à plusieurs pays différents, les Tyroliens se ressemblent tous et le Tyrol a le méme caractère en Italie, en Autriche ou en Allemagne.Depuis iongtemps nous connaissions le Tyrol par nos lectures; depuis, longtemps nous savions quel attrait irrésistible il y & dans ses montagnes, quel charme poétique se dégage par tout ce pays.Nous ne fûmes pas déçus.La route fait maintenant des détours capricieux, les pics élevés et pointus se font plus nombreux, leurs flancs sont recouverts de forêts de conifères, les torrents nombreux roulent des eaux de toute couleur et avec une impétuosité qui leur vient de la sévérité de la montagne.Parfois ie torrent débouche dans une petite vallée qu\u2019il a probabiement creusée lui-même aux dépens de la montagne, et sur le peu de terre cultivable qui s'y trouve un petit village s\u2019est établi.Il en est ainsi partout dans le Tyrol.Il n'y a de villages que là ou un petit cours d'eau coule au fond d'une petite vallée; et si le cours d'eau est plus considérable, c\u2019est une ville comme celle de Innsbrick, par exemple, la capitale du Tyrol autrichien, que traverse l'important fleuve Inn, un affluent du Danube.: Et ces villages et ces villes ont un charme incomparable; tout y est beau et propre.Les églises, toutes petites dans les petits villa- Res, sont magnifiques, très propres, décorées avec goût de fresques et de peintures; leur clocher a une forme particulière: il est rarement aussi élevé que nos clochers canadiens, mais il y a sous la croix une sorte de rénflement, une grosse sphére qui ressemble un peu au style byzantin.Les églises, et la plupart des maisons aussi, sont peintes en blanc et ont le toit rouge.Parfois, les maisons sont de couleur brune ou bois naturel.Leur architecture est particulière avec des fenêtres ou des balcons qui font saillie à l'étage supérieur et un toit qui s'avance au-dessus de ces saillles.Des fleurs ornent toujours ces fenêtres et ces balcons.On voit aussi très souvent des décorations peintes sur les maisons, des motifs religieux le plus souvent; parfois c\u2019est un artisan qui annonce son métier: les forgerons se font reconnaître habituellement de cette façon.Les inscriptions sur les maisons, les endroits publics, sont en lettres de caractère gothique.On respire dans ce coin de pays un atmosphère de paix incomparable, et on voudrait y passer plus lentement, prendre contact avec ses gens dont les habitations nous semblent si accueillantes, nous laizser charmer et séduire par la montagne qui nous attire et nous lalese parfois voir ses pics enneigés et brillants au soleil, nous arrêter au bord de ce petit lac dans un trou profond aux eaux d'émeraude ou d'opale: nous en avons vus de toutes les teintes de bleu et de vert dans ces merveilleux petits lacs de montagne.Il est un détail important du paysage tyrolien que je m'en voudrais de ne pas mentionner: les magnifiques crucifix qui ornent le route; 11 sont en aussi grand nombre, sinon plus nombreux, que nos croix du chemin, et lls sont toujours très beaux.C'est toujours un crucifix plac sous un petit toit en losange, le tout souvent peint de couleurs agréables.Ils sont exclusifs au Tyrol et concordent avec le style architectural du pays.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Au sujet du docteur l\u2019Indienne Note de l'auteur de \u201cLégende Canadjenne\": \u201cDepuis que nous avons publié le \u2018\u2018Oocteur l\u2019Indienne\u201d nous avans tegu deux correspondances, qui jette sur ce pauvre sire une lumière nouvelle.La première est datée de Ste-Anne-de-la-Pocatière.\u201d Première lettre Mon père demeurait près des Pins, environ un mille à l'Est de l'église de Ste-Anne-de-la-Pocatiére, Ce joli bocage, traversé par le chemin du roi, semblait À moi et à mes petits compagnons un vrai paradis terrestre.Nids d'oiseaux, écureuils, mousse mollette, fruits de toutes sortes, rien n\u2019y manquait.Dans nos fringues interminables, nous y perdions vraiment la pensée des heures fugitives; et n'eut été un certain et authentique Cadran installé à l'entrée de ce beau lieu, on s'y serait certainement oublié.Ces courses longues et fréquentes ne plaisaient guère à nos mê- res.Car, en mille endroits des Pins, il y avait des buissons épineux plus malfaisants que la mousse.Et puis, sans doute, ils connaissaient leur affaire bien mieux que nous, au moins à leur point de vue, mais cela nous obligeait de grimper de branche en branche, jusqu'au trésor convoité, puis de descendre par le même chemin - et, croyez-le bien, ce n\u2019était pas le chemin du' roi celui-là ainsi que nos déchirures pouvaient l'attester.Tout naturel alors d'avoir une mine guindée pour arriver à la maison.Mais quelle rose n'a pas ses épines! Puis, nous nous réservions le plaisir de recommencer.Un grand argument qu'employaient nos mères pour nous empêcher d'aller folâtrer dans les Pins, c'était de nous dire que, tout près du chemin, en face même de l'antique Cadran, était enterrée une victime du Docteur l\u2019Indienne.On racontait qu\u2019un colporteur avait été dépouillé et tué en cet endroit par le terrible Docteur, qui avait creusé tout près une fosse, afin d'y cacher le cadavre.Nos compagnons alnés, eux aussi dépositaires de cette légende, nous montraient à l'endroit indiqué, une cavité de la grandeur d'une fosse, et que les racines des arbres commençalent à recouvrir.Cela donnait le frisson aux petits gars.Nous évitions de passer par là, et, comme les arbres recouvrâient cet endroit d'un épais feuilla- Be, (1 y avait toujours là pour nous un sombre mystère, où nous croyions voir apparaitre le pauvre défunt.D'une année à l\u2019autre, on s'en approchait davantage.Puis on osait regarder le fond de cette fosse béante, certain d'y apercevoir un squelette.Mais je n\u2019ai jamais vu un de nous y sauter, ni même y pousser Un compagnon.Cà sentait le mort, et vraiment on avait souleur de passer par-là.Qu'y avait-il de vrai dans cette légende?Etait-ce un souvenir du meurtre de ce colporteur par le Docteur l'Indienne, à St-Jean Port-Joli?Bien certain qu'il y avait là une fosse creusée de main d'homme.Mais, comme elle était tout près du chemin, ne l'avait- on pas creusée pour emplir queiqu'ornière?Pas probable cependant; car, en cet endroit, le chemin du roi passe sur un banc de sable uni et qui n\u2019exige jamais aucune réparation.11 est de tradition qu'en 1759, les Anglais, allant à la conquête du Québec, débarquèrent à la Pointe de la Rivière-Ouelle, et se mirent de là en marche, brûlant tout sur leur passage.Les habitants se sauvaient dans les bois, enterrant leur linge et leur vaisselle, et chassant devant eux leurs animaux.Cette fonse, à deux pas de l'hôtellerie du Cadran, à l'entrée du bois, ne serait-elle pas une de ces cachettes?Je suis porté à le croire.Et ce serait un meurtre de moins sur la mémoire du Docteur l'Indienne.Puisqu\u2019on en est sur le sujet du Docteur l'Indienne, on m'a raconté qu\u2019il parcourait les paroisses, vendant des médecines et faisant aussi des sortilèges.Un jour, il arrive chez mon grand-père, au rang de la Montagne à Boutote.Plusieurs voisins y accourent aussitôt pour avoir de lui des nouvelles de Québec et de partout.En ces temps primitifs, nos habitants ne recevaient pas ja gazette.C\u2019était longtemps avant Papineau, Après avoir jasé sur mille et un sujets, le Docteur l'Indienne leur proposa de faire entrer la mer dans la maison.On accepte avec crainte.J'ignore ce qu\u2019il fit pour cela; mais on m'assure que bientôt le plancher parut humide, puis couvert d'une eau verdâtre, qui gonflait poucé par pouce.C'était bien la mer, avec son roulis, sa couleur vert-bouteille, tellement que toute l'assistance se souleva les pieds pour ne pas les mouiller.Puis, À leurs yeux la mer monte de plus en plus; les voilà qui poussent des cris de frayeur.les uns montent debout sur leurs chaises, d'autres sur la table ou sur les lits pour échapper à la noyade.Et ils supplient le terrible magicien de ne pas les engloutir.A l'ordre du Docteur qui souriait sournoisement, l\u2019eau baisse peu à peu; bientôt on ne voit que le plancher humide, puis\u2018rien.Une personne qui y était présente et qui chercha sa sûreté sur un lit, m'a assuré que quelqu'un, après s'être mis debout sur sa chaise, voyant l\u2019eau qui arrivait à ses pieds, étendit le bras et se jeta tout navré comme À la nage pour atteindre un lit.Et, à sa surprise, il ne sentit sous lui que le plancher, et aucune trace d\u2019eau sur ses habits.D'autres m'ont raconté que le Docteur l'Indienne avait fait cela ailleurs.Nos habitants appellent cela bonnement de la magie noire, ou la mise en pratique du Grand Albert: ce n\u2019est probablement qu'une illusion d'optique.F.X.B.La Société Historique almerait entendre parler de Joseph Bouther, député de notre région de 1800 & 1804.Dans ce merveilleux pays du Tyrol, nous faisons un premier ar- rét à une auberge en pleine montagne pour y prendre un succulent diner aux oeufs et à la salade arrosés de vin rouge.L'hôtesse & nom Madame Mittelstieler.Nous arrétons ensuite dans un petit village dont nous voulons visiter la petite église propre, fort bien décorée et qui inspire la piété.Elle est sise au bord d'un torrent aux eaux grises.A l'entrée du viliage, un des plus beaux crucifix.Et nous aqmmes ainsi amenés à la passe du Brenner qui nous introduit en Autriche: Rosaire Bélanger, ptre.Jeudi, le 11 mai 961.Mlle I.Naud raconte sa guérison miraculeuse Mlle Isabelle Naud, de Portneuf, guérie miraculeusement au Cap- de-la-Madeleine, était la conférencière invitée, ces jours derniers, au Collège de Ste-Anne-de-la-Po- catière, & l'occasion d'une soirée mariale tenue sous les auspices des cercles Lacordaire et Jeanne d'Arc.Tous les cercles du district Lévis-Rividre-du-Loup avaient été invités La salle du collège était remplie d'auditeurs qui n\u2019ont point caché leur émotion durant ce récit.Mlle Naud, fille de M.Emile Naud, de Portneuf Village, le 30 avril 1938, à l'âge de 15 ans, avait la malchance de tomber d\u2019un escabeau alors qu'elle décorait un autel de la vierge dans une salle pour le mois de Marie.Le mal ne fit qu'empirer A sa hanche gauche au cours des dix années qui suivirent.Elle ne pouvait marcher qu'à l'aide d\u2019une canne, en se penchant sur le côté droit, presque pliée en deux et au prix de douleurs cuisantes.Puis, elle dut s'appuyer sur deux béquilles et prendre le lit.La tuberculose osseuse se généralisa, les poumons furent atteints et quand vinrent les crachements de sang, la victime eut la révélation claire et douloureuse de son état.La lecture et la méditation l'aidèrent à trouver un sens à sa nouvelle vie.Elle fit partie de l\u2019Apostolat des Malades.Elle fonda dans sa paroisse, en 1947, un Centre Marial groupant plusieurs jeunes filles de Portneuf.Le Rosalre fut sa dévotion préférée et l'à- me de ga vie.Ce qu'on ne saura jamais, c'est le nombre de chapelets récités dans le silence de son oratoire en la seule compa- £nie du Sacré-Coeur et de la Madone qui ornaient son autel.À chaque année, Isabelle se rendait au Sanctuaire du Cap-de-la-Ma- deleine prier Celle qui de son Coeur laisse descendre à flots ies faveurs spirituelles et temporelles.Ele se sentit vite l\u2019esclave de la belle Vierge du Cap, la Relne du T.8.Rosaire.Venait-elle lui demander sa guérison?Les pre- midres fois, oul.Mais en 1948, elle ne vint pas imposer à Notre- Dame de lui accorder telle ou telle faveur.\u201cJe ne vous demande pas de me guérir, mais de me placer dans l\u2019état où je pourrai le mieux vous faire connaître et aimer\u201d.Avec la dévotion au Rosaire, la caractéristique la plus apparente de la piété d'Isabelle, c'était 1s résignation.Sa guérison Isabelle Naud prépara la fête de l\u2019'Assomption en récitant plusieurs rosaires par jour.Le matin du 15 août, au point du jour, elle souhaite avec ferveur bonne fête à la Madone et égrena ses teuite à Ia page 5) . Jeudi, le 10 mai 1961.GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouracka).Page 5 Mlle I.Naud.(suite de la page 4- trols premiers chapelats.Dans l'automobile qui conduisait la mai- vonnée au Sanctuaire du Cap, elle récita à haute voix avec les siens les 150 ave d'un nouveau Rosaire.La prière se faisait plus pressante à mesure qu'on approchait du Cap-de-la-Madeleine.Une fois près de la Madone, elle la salua avec effusion, laissant enfin jaillir de son coeur les sentiments d'affectueuse vénération qu\u2019elle y contenait depuis longtemps.Le point culminant de la journée du 15 août, c'est pour plusieurs ln bénédiction des malades qui a lieu au cours de l'après-midi.Lorsque son Exc.Mgr C.-O.Garant, auxiliaire de Québec, bénit Isabelle, elle se sentit sur le champ soulagée des souffrances qui depuis tant d'années ne cessaient de la torturer, mais ne put se mettre à marcher.Marie voulut-elle lui éviter les curiosités et la pression d\u2019une foule livrée à un enthousiasme inconsidéré?Voulutelle susciter d'autres actes d'une foi désintéressée?Se voyant impuissante à se lever, Isabeliè eut la vision de toute une vie, la sienne, rivée à longueur de jours, de seniaines et d'années, À sa chaise roulante.\u201cJ'accepte, dit-elle, à la Vierge, de demeurer rivée à ma chaise roulante aussi longtemps que vous le voudrez, je ne demande plus rien sinon que vous me placiez dans l'état où je puis le mieux faire connaître et aimer la Vierge Marie.\u201d Avant de retourner au foyer, Isabelle Naud tint à entrer de nouveau au Sanctuaire pour dire au- revoir à Notre-Dame.De reour À la résidence de ses parents.en attendant l'heure du souper, Isabelle se livra à une profonde méditation.Soudainement, comme visitée jusqu'à la racine de son &- tre par la vertu divine, elle sent une force extraordinaire envahir ses membres; sans y prendre garde, elle est debout.elle marche, elle court se jeter dans les bras de sa mère en criant: \u2018Mamanje marche\u201d.Moment indescriptible! Larmes d'amour et de reconnaissance.Revenu à soi, l'on se rend compte qu'on est à genoux en train de réciter ayec ferveur le chapelet et que sousfl'effet de la surprise, on est trempé jusqu'aux os.En se relevant, Isabelle se sent bien comme une personne qui n'a jamais été malade: sa jambe gauche autrefois de deux pouces et demi plus courte que l'autre est redevenue absolument normale; sa voix a retrouvé du volume.De plus.une fois débar- Si Jacques Cartier revenait parmi nous, ne serait-il pas ému et étonné de tetrouver sur le site de l\u2019humble bourgade indienne d'Hochelaga, une immense et puissante métropole?Peut-être même nous tiendraie-il ce langage: \u2014 Jeunes gens de ce beau et grand pays que j'ai découvert, jeunes gens libres qui, & travers les âges, avez conservé ce doux parler qui était le mien et cette religion qui est la nôtre, jeunes gens de mon pays, je suis fier de vous, fier de vous voir nombreux et forts, heureux ct prospères.Puissiez-vous conserver ces libertés difficilement acquises et jalousement gardées, base fondamentale du bonheur de l'homme! Jeunes gens du Canada, rien ne compte plus que cette liberté, rien a'importe plus que cet héritage constitué de nos institutions et de nos traditions démocratiques.Etes-vous prêts à le sauvegarder, cet héritage?Si vous l'êtes, vous serez les bienvenus dans S'ADRESSER A: Dépôt d'effectifs No 3, Casarnes Connaught, 3, côte de lu Citadelle, QUEBEC, P.Q.Beovtez \u201cCoup de Clairen\u201d, tous les jeudis soir, au réseau français de Radio-Canada.\u2014_\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 rassée de son corset plâtré, elle constate que sa colonne vertébrale s\u2019est raffermie.Isabelle Naud a tenu son engagement \u201cJe ne vous demande pas de me guérir, avait-elle prononcé, mais de me placer dans l'état où je puis le mieux vous faire connaître et aimer\u201d.Elle est devenue propagandiste de la Vierge et à travers la province et méme au-delà, pour publier la puissance de la Reine du Rosaire.Aux heures de loisirs Jeu d'équilibre - Prendre un journal, le déplier Igèrement afin de le faire tenir debout.Le joueur tient son pied gauche avec ABTASSPA sa main droite, par derrière la jambe droite, le joueur doit prendre le journal entre ses dents sans perdre l'équilibre et sans appuyer appuyer sur la main libre.Les allumettes - Le chef de jeux raconte une histoire.Le mot \u201cAllumette\u201d reviendra souvent dans le récit.Chaque fois qu'il arrive à ce mot, tous ensemble crient \u2018allumettes\u2019.Tout joueur qui se trompe est éliminé.Eexemple: \u201cUne fois il y avait un vendeur (tous ensemble) d'\u201callumettes\u201d.II se promenait en auto sur la route pour vendre (tous ensembles) \u201callumettes\u201d.Le chef fait son possible pour les fni- re tromper. re PE EE \u2026 Ve = Page 6 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kameuresin).Jeudt, lo 10 mat 1961, - Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\" SUR NOS CHANTIERS.Au Laboratoire.On est actuellement à faire des travaux d'excavation profonds, du coté ouest où seront vraisemblablement situées les fournaises.Du côté nord, on a fait une section d'au moins une douzaine de pieds de hauteur, et le terrier qu'on en extrait est disposé en terrasse en allant vers la route nationale.Deux constructions temporaires sont presque terminées: le bureau et le hangar à matériaux.Deux niveleuses appartenant à MM.Robert et Roland Anctil sont en opération depuis une dizaine de jours.Ca donne une Idée de l'ampleur des travaux de base.Au Couvent.On est A dresser les coffres des colonnes qui supporteront le qua- tridme plancher (si on comprend celul de la cave).Les démoulages sont terminés, et les travaux vont à belle allure.L'ascenseur est dressé et il dé- Passe de plusieurs sections la hauteur de l'annexe du couvent construit vers 1939.Les travaux vont bon train.Des trois constructions actuellement en cours, c'est de beaucoup la plus importante.A l\u2019Ecole du village.Au contraire des deux autres bâtisses, l\u2019école du village ne reposera pas sur le gravier, ou le roc.Ici, on est dans la glaise, et 11 semble que la résistance du fond ne sera pas la même aux deux extrémités de l'édifice.Et cela Pose un problème nouveau que l'on étudie présentement.Le visiteur qui aperçoit deux charges de brique reposant aur des poteaux de 12 pouces carrés se demande à quoi peut bien servir cet équipement.Voici ln réponse.Chaque colonne de 12 pouces car- Tés porte une charge de 4,000 livres.Après avoir établi ce poids énorme, on a fixé des gabarits sur lesquels on à noté soigneusement le niveau de chaque plate- forme chargée.Et deux fois le jour, on prend les niveaux, afin de connaître le degré d'enfoncement de chacune et de pouvoir corriger ensuite, selon les besoins, les assises de l'édifice en fonction de la résistance du terrain.Les travaux sont sous la surveillance de M.William Bernier, de Ste-Anne, qui a construit la Linerie (nouvelle section) et l'édifice de N.A.Sirois, enrg, de Ste-Anne.Comme on est dans un terrain glaiseux, les opérations de creusage (qui ne sont pas considérables, et que le terrain ne permet pas non plus de pousser loin), sont faits à la main.Pour creuser la partie est, qui logera les fournaises et les caves sous la partie réservée à la résidence des Frères, on utilise un tracteur et in pelle à cheval, pour y remuer du vral mastic.gris-brun! On fait là un travail de fondation qui sera intéressant à observer, croyons-nous.LG.F.REMIS A PLUS TARDA causs de ia surabondance des matières, et faute de temps surtout pour mettre à point, le compte-rendu de lintéressante \u2014 on pourrait dire l'extraordinaire \u2014 réunion des Eleveurs de Bovins Canadiens, tenue le 4 mai, À l'Ecole d'Agriculture, est remise à la semaine prochaine.La DIRECTION.Lettre de Rome Collège Canadien, Rome, 5 avril 1951.Chère maman, : Notre voyage s'est terminé en beauté, hier midi, par notre entrée à Rome, à une heure et demie.La journée de lundi, passée complètement en mer, n'a pas présenté rien de blen spécial puisque nous étions secoués par la vague et le vent.Nous en avons profité pour dormir et reprendre le sommeil perdu.Mardi matin, nous étions au -port de Messine, en Sicile.Le bateau ne repartant que le soir, nous avons visité la ville dans l\u2019avant-midi.A midi, nous nous sommes joints aux curieux pour regarder son fameux campanile qui, à ce moment de la journée, met en branle tout un tas de personnages: un lion qui rugit, un coq qui chante, les quatre Evangélistes qui passent devant le Christ et qui le saluent, la résurrection du Christ, etc.Ca se maut comme par un mouvement d'horlogerie.En somme, une attraction, dans le caractère italien.Après le diner sur le bateau, nous partons en automobile pour Taormina, un des endroits les plus rép-\u2018tés de la Sicile par son site et ses ruines.Nous y avons vécu un après-midi fort agréable, sur les bords d\u2019un vieux théâtre grec, avec en face le mont Etna, l'autre volcan italien qui a fait ses ravages en décembre dernier.Nous avons goûté à la Sicile.Hier matin, à sept heures, nous étions à Naples.Mon confrère, l'abbé Delisle, a dit sa messe à l'église San Dominico, devant le crucifix qui aurait parlé à saint Thomas d'Aquin.J'avais célébré sur le bateau; alors j'ai servi sa messe.À onze heures, nous prenions le rapide pour Rome.Et le voyage était terminé.Nous en remer- /cions le bon Dieu qui nous l'a fait complètement beau et bon.Maintenant, au travail! Pour ma part, j'étais un peu dérouté en revenant au Collège; il me semblait qu\u2019il y avait tellement longtemps que nous étions partis et que nous devions nécessairement être en retard.J'avais hâte de revoir les confrères de l'Ecole de Musique pour me rassurer.Ce matin, j'ai constaté avec plaisir qu\u2019il n'en était rien, puisque de récents changements aux horaires joualent en ma faveur.A l'accueil que les confrères m'ont fait, j'al vu une fois de plus qu'ils étaient de bons amis pour moi.Bonne fête.Salutations amicales à tous les frères et soeurs, de Montréal, de Québec et de Ste-Anne.Hier, à mon retour, j'aurais préféré arriver à Ste-Anne, plutôt qu'à Rome, pour vous conter de vive voix, encore mieux que sur le papier, les impressions de mon voyage.J'ai eu un moment de cafard.Je ne l'ai pas laissé durer.Ce matin, je me suis remis au travail, du piano et de la musique.La réadaptation fut courte.Il fait beau, mais toujours froid dans les intérieurs.Vivent les pays froids! Au moins là, il fait chaud en dedans.Le voyage que nous avons fait est incomparable par la qualité et la quantité des lieux visités.J'imagine, en plus du profit spirituel framédiat, le profit culturel que j'en retirerai pour l'enseignement des années futures.\u2019 Union de prières, surtout lundi.Votre fila affectueux, qui demande au bon Dieu de lui garder sa mère le plus longtemps possible, Alphonse (Fortin), ptre.Dimanche, le 15 avril 1951.Mes chers parents, Assez souvent, profitant de la belle température, je reviens à l'Ecole à pied: (134 heure de marche).C'est mon seul sport.Avant de trouver le chemin Je plus court, j'ai d0 faire des essais.Dans la vieille partie, il faut être fin pour ne pas s'y perdre! Les fatigues du voyage (en Paiestine) se sont faites sentir la semaine dernière.Je suis maintenant remis et en forme, de nouveau.J'arrive justement du monastère bénédictin de S.Anselme, où je suis allé entendre la messe.Il y avait longtemps que je n'avais pas goûté un bel office liturgique.Chaque dimanche matin, je me rappelle les grands messes du collège et le plaisir que c'était pour moi d'y diriger le grégorien.Il est reconnu que nous avons de beaux offices au collège de Ste-Anne, et je crois que là-dessus, comme sur bien d\u2019autres points, même si le perfectionnement est toujours possible, nous n'avons rien à envier à l'Europe.Le monastère de 8.Anselme est international; c'est son seul défaut, mais un défaut qui lul vaut un manque d'unité dans le costume et les coutumes.Le chant s'en ressent aussi.Tout compte fait, je préfère encore notre 8.-Be- noît-du-Lac.Cette visite m'a permis d'explorer un autre coin de Rome encore inconnu poyr moi, celui de l'Aventin.Tout près de St-Anseime, s'élève l'église de 8.Alexis, la \u201cpauvre sous l'escalier\u201d.De fait, sur son tombeau, on & placé une partie du fameux escalier, précieusement renfermé dans un coffret de verre.Un peu plus loin, le couvent des Dominicains, 8.Sabine, là où le P.Bernard Lambert a passé son séjour à Rome.J'en ai rapidement visité l'église.Toutes ces communautés, il y a 30 ans, étaient situées en ¢ahors de la ville, La ville les à rejointes rapidement.Ce matin, 1] t beau et chaud, un vrai tempa d'été, ce qui rendait ce coin de Rome doublement enchanteur, Les Grandes Cultures.:.\u201d (suite de la page 1) \u201c2 45 140 Une fois le plant en place sur l\u2019ados on le sarcie.minutieumement, ne laissant entre les rangs pas une feuille ni un brin: d'herbe.Autant dire qu'il y à toujours quelqu'un dans une plantation de pois vriers, pour drainer le sol, le nettoyer, mettre de l'engrais frais au pied des arbres, chasser l'eau de surplus, etc.Tant et si bien.qu'après 25 ans; il y a au pied de chaque arbre une vraie plate-forme d'engrais et de terreau qu'on est souvent obligs .de murer, pour qu\u2019elle ne s'écroule pas.Les ennemis du pOivriet: De plus le poivrier est sensible aux insectes.Quant aux hannetons, on les tue un A un.Il y a un autre diptère qui pique les fewl- les durant la nult et qu'on ne peut guère attrapper; on fabrique alors une décoction de racines, de bas de tiges, de feuilles mortes, et l'on y ajoute une faible solution de nicotines et de savon; f! n'entre dans ces insecticides que des éléments organiques, végétaux; le poivrier n\u2019aimant pas du tout les produits chimiques.! To Pour enduire lea feuilles de cette solution originale, et protectrice, des hommes actionnent à toute heure de petites pompes à main, des \u201cpompes À bicyclette\u201d qui pulvérisent la décoction.De plus, il arrive que les fleurs coulent ou que les éléphants en rupture de discipline y viennent faire la promenade.La récolte.Enfin, vient l'heure de la récoite: on cheitle alors un grain jaune .ou orangé.Comme le péricarpe est sucré, les oiseaux sont fort tentés de le consommer.On organise donc une protection contre ces déprédateurs.La récolte de poivre commercial est mise en nappe mince sur une surface bétonnée au soleil.S'il vient de la pluie, on l\u2019entre dans un abri, pour le remettre à séchet à la prochaine occasion.Quelques jours après ce traitement, les grhins se détachent de leurs enveloppes.On les crible et le poivre noir est prêt pour le commerce, Cette récolte est échelonnée sur 4 ou 5 mois de l'année; et chaque pied de poivre donne de 6 à 10 livres de produit commercial.Comme le poivre se vend très cher, c'est une culture fort difficile, capricieuse, mais qui rapporte bien.Le poivre blanc est fait de même graines que te poivre noir, mais traitées par une macération dans une eau saumâtre.Le péricarpe pourrit, et se détache de lui-même du grain de poivre qui reste blanc.Ce poivre de luxe ne garde aucune odeur, bien que pendant la putréfaction des péricarpes, celle-ci soit affreuse.On cueille les grains un par un à la main.Il y a enfin çe poivre d'oiseaux dont nous avons dit un mot, qui est un produit d\u2019un luxe inoul.A son départ de l'Indochine, le conférencier en reçut un petit sac, cadeau rare et constituant une grande marque d'estime en ces pays.Le commerce du poivre.Ce commerce est entièrement entre les mains des Chinois qui cherchent à pourvoir les planteurs d\u2019une main-d'oeuvre peu chère.Ils mettent alors des tas de gens A bord de jonques et vont les livrer un peu comme on le faisait autrefois des esclaves.Il arrive aussi que, le marché du travail étant mauvais, ces misérables qui sont de trop repartent pour un voyage qu\u2019ils terminent quelque part en pleine mer!\u2026 Ces entrepreneurs en main-d'oeuvre, tout comme les propriétaires de plantations qui pressurent les gens, s'organisent pour lier ces pauvres travailleurs, pour des années à venir, (un peu comme on le faisait jadis, en Gaspésie, avec ies pêcheurs, avant leur libération économique).Les préteurs, les financiers, les apéculateurs, les banquiers contrôlent cette production et ce commerce intéressant, mais confiné à l\u2019Indochine.Souvent, des aventuriers réussissent des emprunts aux banques, disons de 500,000 & $1,000,000, au taux normal de 5 ou 6%.Mais ils reprêtent cet argent à 20 ou 25% par.mois! Inutile de dire que bien des règlements de comptes entre eux et leurs débiteurs se terminent la nuit, dans le bord d'un bois.et pas avec de la monnaie courante, Le conférencier parle un peu des autres cultures, café, quinquina, thé, caoutchouc, \u2018que l\u2019on entaille un peu À la façon d'une érable): toutes ces cultures très originales ont été perfectionnées par les indigènes et rapportent bien.Le Sud de l'Asie sur I'écfan.Après son intéressante conférence, M.Garry fit passer sur l\u2019écran des projections fixes sur les cultures auparavant décrites du poivre, du riz, etc, sur toute l'agriculture de ces pays du Levant.Ces images permirent de préciser encore mieux le sens de cette conférence du Dr Garry.Pour terminer, plusieurs films faisant connaltre l'oeuvre de la France dans le dépistage des maladies, la recherche de leur traitement, l'établissement de nombreux dispensaires et laboratoires opérant pour le bénéfice de ces populations pauvres.Un dernier nous fait voir les merveilles du temple d\u2019Angkor, ainsi que les principales étapes de sa restauration, en pleine jungle, alors que des racines disloquent ls maçonnerie, fait craquer les murs et les menacent d\u2019écroulement.Tous ceux qui ont lu les livres de Pierre Loti sur ces lieux et sur ce temple extraordinaire, ont pu réaliser combien l\u2019é- erivain, malgré la magie de son style, l'amour qu'il y a mis, est resté loin de la vérité toute crue que nous révèlent ces images sur la civilisation de ces temps révolus, et de ces pays si différents des nôtres, M.Albert Payette fit les remerciements d'usage.re EF.J'ai vu hier, sur une affiche, que les deux neulte -candéllaatibne qui se feront à Rome d'ici l'automne auront lieu le 24 juin.Ce sera la seule fois où je pourrai agsister À une canonisation.Reçu la \u201cGazette\u201d du 15 mars.\u2018Tout s'arrange\u201d! Bonne semaine à tous Sincbrement-vêtre en.2.-B., Alphonse (Fortin), ptre."]
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