Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 15 février 1951, jeudi 15 février 1951
[" A UHIVES + 1-50 VTC 3 antoine 207 8/8 du Parlement QUEBEC BQ.un PENSER A CE QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 SR DIEU GATE Directeur: L.-de-G.FORTIN Sm \u2014\u2014\u2014 Série I.Vol 10 \u2014 \u201cNo 15 PATRIE \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L'ON PENSE FAMILLE TTE = GAMPAGRES \u201cAutorisés comme envoi postal de la seconde classe\u201d \u2018\u2019Mimistère des Postes, Ottawa\u201d Editeurs-Propriétaires : FORTIN & FILS mm = \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Conférence de Marcel Bélanger Les élèves de Philosophie du Collège de Ste-Anne de la Pocatière assistaient, dimanche dernier, à une conférence que prononçait au Collège M.Marcel Bélanger., membre de l'Association des Comptables Agréés du Canada.M, Bélanger avait intitulé sa causerie: \u201cLes carrières commerciales\u201d.Les carrières commerciales, dit-il, n'ont pas toujours été en honneur au pays, surtout dans le Québec.Par la force des choses, nos pères les ont négligées pour embrasser plutôt celles qui contribuaient le plus à sauvegarder leur langue et leur foi.Aussi la Province de Québec apparaît-elle un peu en retard sur ses voisines au début du siècle.A ce moment, l'Ecole Commerciale de Montréal groupe environ 300 étudiants.Mais voici qu\u2019en 1924, l'Ecole de Commerce de Québec est fondée.Reconnue officiellement par l'Université Laval en 1931, elle groupe aujourd'hui plus de trois cents-vingt étudiants et 80 professeurs.L'Ecole de Commerce accepte dans ses cadres les diplômés des collèges classiques et des Ecoles Académiques Supérieures (High School).Elle exige par conséquent une formation secondaire solide.Elle donne à ses élèves pendant les deux premières années une formation générale des affaires \u2018au niveau universitaire, les sciences légales, les matières comptables et économiques.Parvenu à le 3e année, l\u2019étudiant peut se spécialiser dans une des quatre grandes sections des sciences commerciales: la comptabilité, l'industrie, la finance, la distribution, Dans l'avenue comptable, notons que la comptabilité publique possède un statut légal.Comme on le voit, les scien- cs commerciales offrent un champ très vaste au travailleur et ouvrent la voie à de nombreuses carrières, comme comptable privé ou public, ingénieurs en prix de revient et de production; gérants de banque, analystes financiers, actuaires, courtiers, experts à la tête de grands magasins à rayons.Le travail comportera de nombreux déplavements, Dîner-Causerie de la St-Jean-Baptiste à la Pocatière (D.N.C.) La Société St-Jean-Baptis- te, filiale de Ste-Anne inaugurait, ces jours derniers, a la salle municipale, une série de diners-causeries.Le conférencier d'honneur était M.l'abbé Robert Campagna, B.Th.,, L.Ph., professeur au Collége de Ste-Anne et aumônier de la société locale.M.l'abbé Campagna avait choisi de traiter le sujet suivant: \u201cPour nos enfants de vingt ans\u201d.A la table d'honneur, aux côtés de M.Léonard Dubé, président de la Société St- Jean-Baptiste, on pouvait remarquer M.l'abbé Aurèle Hudon, curé de la paroisse; Mgr Alphonse Fortin, supérieur du Collège; M.l\u2019abbé Loyola Caron, représentant de l'Ecole Supérieure d'Agriculture; le Maire C.-E.Bouchard, Mme Bouchard; M.le Dr Elzéar Campagna, ex-président de la Société.Tous les mouvements et sociétés de la paroisse étaient représentés.Après avoir défini l\u2019éducation, comme la culture, la mise en valeur de l'être humain, M.l\u2019abbe Campagna expose la méthode moderne d'éducs- tion.\u201cPour vos jeunes de 20 ans\u2019, en pleine période d'élaboration et d'orientation de leur personnalité, il ne peut y avoir qu'une méthode d'éducation que l'on peut présenter ainsi: \u201cSavoir les comprendre; savoir les aimer; savoir les guider\u201d.En effet, trop de parents ignorent les phénomènes qui se passent au moment où l'enfant grandit à sa taille d'homme et de femme: phénomènes physiques et psychologiques qui déconcertent et rompent soudain le charme insouciant et l'aimable simpli- des contacts sociaux parfois difficiles à faire et quelques périodes de surmenage.L'avancement est à base de travail et de patience; la concurrence est serrée.Il faut aussi beaucoup d'initiative personnelle pour se tenir à la page.L'étudiant qui embrasse une carrière commerciale doit avoir un jugement sûr pour & tre capable d'appliquer ses con naissances à une situation concrète.Une certaine audace complétée par un entre- gens facile, aisé l\u2019aidera aussi beaucoup, Les carrières commerciales ont l'avantage de présenter les plus belles perspectives d'avenir surtout au Canadacité que l\u2019on avait remarquée jusque-là.Dans son coeur, c\u2019est la sensibilité qui s\u2019affine; il a besoin d'aimer et d'être aimé, Le plus grand besoin d\u2019un jeune de vingt ans c\u2019est d'é- tre aimé ardemment.Il lui faut donc un surplus d'amour adapté, imprégné de respect pour le personnalité en éclosion; un amour patient.D'où l'importance primordiale pour les parents de s'appliquer à bien comprendre et à bien aimer leurs grands enfants pour devenir leurs amis, I est toujours préférable de les suggestionner sans qu\u2019ils s'en doutent.Guidez-les sans qu'ils le remargnent; fournis- sez-leur les motifs de décider Mi eux-mêmes dans le bon sens.Sachez leur faire accepter Dieu et Ja vie chrétienne.Vous aurez toute leur confiance, vous serez leurs confidents et ils n'auront plus de secrets pour vous.L'occasion propice vous sera alors fournie de guider leur sensibilité et de répondre aux grandes questions qu'ils se posent inévitablement au sujet des phénomènes nouveaux qu\u2019ils éprouvent, Que la pensée de vos grands et de vos grandes ne vous quitte pas.La réussite de votre vie, c\u2019est dans leur éducation qu'elle réside.Quelles que soient vos réussites dans d\u2019autres domaines celui de la profession, de l'industrie, de l\u2019agriculture, du commerce, elles seront annulées si vous manquez celle-là.M.le Dr Elzéar Campagna, ex-président de la Société St- Jean-Baptiste, a remercié en termes éloquents M.l'abbé R.Campagna, pour sa magistrale conférence.M.l'abbé Aurèle Hudon, curé de la paroisse, dans une brève allocution.a félicité les membres de la Société St-Jean-Baptiste pour le succès marqué de leur premier diner-causerie, II les a encouragés hautement dans leur travail et leurs activités qui s\u2019annoncent prometteuses pour l'avenir.Prêtres mexicains au Service Social de Ste-Anne Le Service Soccial-Econo- mique a accueilli, avec beaucoup de joie et de sympathie, trois prêtres mexicains venus au Canada pour étudier les oeuvres et institutions sociales du pays.Ce sont deux abbés les Rev.Manuel Velasquez et Carlos Talavera envoyés spécialement par Mgr Luis Martinez, archevêque de Mexigo, et le pére Jesus Quiros, Les deux premiers sont propagandistes du Secretariodo Mexicano, organisation sociale catholique de Mexico.Is venaient pour étudier de façon spéciale l'organisation et le programme des cours d'éducation populaire, des cer- oles d'étude et des petits cours de coopération.Il est intéressant de noter qu'ils se proposent de traduire en mexicain les cours de coopération du Service Social-Economique.Quant au Père Quiros, il est missionnaire de La Farahumara, chez les Indiens du Nord du Mexique.Il étudie actuellement à Ste-Anne, les éléments de l'agriculture et de la doctrine coopérative.Il a déjà fondé une coopérative de consommation dans sa mis sion il se propose de fonder À son retour, des coopératives de.production agricole, spécialement adaptées à la production du blé d'Inde.Tous trois en ont profité pour faire une longue visite à la Ferme Expérimentale Fédérale de Ste-Anne.Pilotés par le Dr Gérard Ouellet, ils ont rencontré les responsables de divers départe ments qui les ont renseignés sur les résultats pratiques obtenus de leurs recherches, susceptibles d'être appliqués à l\u2019agriculture de leur pays.= Après avoir visité Antigonish et Québec, ils feront un stage à Montréal, Ottawa et aussi dans l'Ouest du pays.J.C.DUBEAU ASSURANCES .GENERALES ACCIDENT Les fine Poiré »- Ce.Tüéphons: 88 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE Nouveau vicaire à St-Aubert Ste-Anne-de-la-Pocatière.(D.N.C.) Son Excellence Mgr Maurice Roy, archevêque de Québec, nommait ces jours derniers M.l\u2019abbé Roland Michaud, vicaire de Ste-Anne-de- la-Pocatière pour succéder à M.l'abbé Vachon.à St-Aubert Cté de I'lslet, On se souvient que M.l'abbé Vachon a péri dans la terrible tragédie de l\u2019Obiou, A St-Aubert, M.l'abbé Roland Michaud a été accueilli avec joie par M.l'abbé A.Auclair, curé.Dimanche dernier, aux prônes des diverses mes- -ses, M.l'abbé Philippe Mercier, professeur à l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste- Anne, fut chargé par M.le Curé Auclair de présenter le nouveau vicaire aux paroissiens de St-Aubert., A l'issue des cérémonies religieuses, les dirigeants des mouvements ou sociétés ont tenu à se rendre à la sacristie, saluer leur nouveau vicaire.M.le maire et MM.les commissaires étaient aussi présents.Cette remarquable et délicate attention prouvent hors de tout doute de l'esprit de cette paroisse, Au même moment, Ste-An- ne-de-la-Pocatière, M.l'abbé Aurèle Hudon, curé, rendait hommage à M.l'abbé Michaud pour le zèle qu\u2019il avait déployé au cours de ses trois années passées à la paroisse.Il a demandé aux paroissiens d'avoir une pieuse pensée pour leur ancien vicaire et les a assurés qu\u2019en retour M.l'abbé Michaud conserverait de tous le meilleur des souvenirs.Les Terres de la Grande Anse et du Port-Joly par Léon Roy, Archiviste.Ce livre que vient de publier M.Léon Roy, archiviste judiciaire à Québec, fait l'histoire des seigneuries ci-haut mentionnées, de leurs premiers développements; puis on y trouve l'histoire de chaque terre depuis aussi loin que 1676, et à venir jusqu'à nos jours pour quelques-unes.Ce livre est en vente chez Fortin & Fils, à Ste-Anne, au riz de $2.50 l'exemplaire.ranco, $2.65.Prix spéciaux per quantités. page 2 Sur les routes de l\u2019Europe (VIII La Rome antique Tous ceux qui ont étudié l\u2019histoire ancienne, et spécialement l\u2019histoire romaine, trouvent à Rome l'endroit idéal pour prendre contact avec ces choses qu\u2019ils ont connues par les livres et recevoir sur place une merveilleuse leçon d'histoire.C'est ce que nous avons fait en cet après-midi du mardi, 27 juin, alors que nous sommes allés, en compagnie de l'abbé Robin, notre guide si intéressant et infatigable, visiter les ruines de la Rome antique, le Palatin et le Forum, que des fouilles commencées à la fin du 18e siècle ont graduellement mises à jour.Pendant trois heures, notre guide nous promène à travers ces ruines chargées d\u2019histoire et fait revivre devant nous les- fondateurs de Rome et ses hommes les plus illustres.Il nous raconte l\u2019histoire de chaque ruine, de chaque édifice, de chaque colonne, presque de chaque pierre.Le Voie Sactée, le Palatin, Notes historiques sur l\u2019origine de Rome., Nous entrons sur la place du Forum et nous suivons l'antique Voie Sacrée que suivait l\u2019empereur vainqueur pour se rendre au temple de Jupiter.Elle est pavée de grosses pierres sur lesquelles on voit la trace des roues des char- riots.Elle nous conduit en face de l'Arc de Titus, érigé à l\u2019occasion de la prise de Jérusalem par cet empereur, et sur le mont Palatin, le lieu sacré par excellence des Romains: c\u2019est sur cette colline que se place l'origine historique de Rome.Notre guide nous donne quelques notes historiques sur cette origine.Il nous signale que la Louve qui aurait protégé et nourri Romulus et Rémus n\u2019était pas un animal, mais une femme de plus ou moins bonne réputation que l\u2019on surnommait la \u201cLupe\u201d, et qui auraît donné l'origine du mot \u201clupanar\u2019\u2019.La colline du Palatin était occupée par une colonie de bergers venus d\u2019Albanum, bourg au sud de cet endroit.Ils s\u2019y étaient établis à cause de la facilité de s\u2019y défendre contre les Etrusques, venant du nord.D'autres colonies s'installèrent sur les collines avoisinantes, et un jour le besoin de protection mutuelle les amena à former une confédération: la ville de Rome commençait.La dépression qu'il y avait entre ces collines et que l\u2019on appelait la \u201ccloaca maxima\u201d le grand marécage, devint 'endroits de réunion: c\u2019est le Forum, que nous voyons en face de nous avec ses temples, ses colonnes, ses coins chargés de souvenirs historiques.Mais, avant d'y descendre, nous ferons le tour du- Palatin où il y a des ruines intéressantes.Ruines de demeures royales et impériales.C\u2019est sur le Palatin que se trouvent les ruines des maisons des empereurs.Nous voyons le palais de Flavius, théâtre du martyre de saint Sébastien; la maison de Néron, bâtie, comme plusieurs autres d\u2019ailleurs, sur les ruines des maisons de la République dont les fouilles ont mis à jour des parties de mur et de plancher.Il y a encore la basilique des Flaviens, avec son abside et ses trois nefs, salle où étaient jugés les chrétiens et où ils se réunissaient dans les périodes d'accalmie.La maison d'Hortensius est devenue la maison de Livie et puis d'Auguste qui après avoir répudié sa première femme et épousé Livie, se rendit habiter la maison de cette dernière: nous y voyons de belles salles de maison romaine, des peintures et des \u2018nstallations pour l\u2019eau et le chauffage comme nous en avons vues à Pompéi.Cette maison se trouve tout près de l\u2019emplacement des cabanes de Romulus et Rémus, cabanes qui portent dans les matériaux dont est fait le plancher, des marques de trois siècles: le VIIIe, le IVe et le ler avant J.-C.On voit aussi dans.la pierre les trous des gonds de la porte.C'est aussi sur le Palatin que nous voyons le stade, endroit où avaient lieu les courses de chars, les combats de gladiateurs, les jeux athlétiques, etc.Ou y voit la loge de l\u2019empereur, les bornes autour desquelles tournaient les chars.Tout près du stade, se trouve le palais de Septime- Sévère, construction colossale de plusieurs étages dont cinq pour former le sous-sol.Tour d'horizon, De la terrasse de ce palais nous avons le plus magnifique point de vue sur Rome et ses environs.Vers le sud, nous voyons une série de petits monts et de villages qui y sont comme accrochés ou agrippés: parmi eux, on distingue Castelgandolfo où se trouve la maison d'été du Pape.Plus près, nous voyons la célèbre Voie Appienne avec ses églises, ses nombreux souvenirs historiques ot ses monuments.I y a entr'autres de nombreux tombeaux, tel le mausolée de la soeur d'Horace.Il y a les Thermes de Caracalla qui servent aujourd'hui de théâtre en plein air.On voit les églises de St-Nérée et Achillée, ancien titre \u2018\u2018fasciola\u201d qui viendrait d\u2019un épisode de la vie de saint Pierre: fuyant Rome, saint Pierre aurait perdu à cet endroit une bande, \u2018\u2018fasciola\u201d, qui enveloppait sa jambe blessée; l'église de St-Jean devant la porte latine, de St-Grégoire, des Saints Jean et Paul, où l\u2019on a exposé, pendant quelques jours après sa canonisation, le corps de sainte Maria Goretti, etc, l\u2019autre côté, nous voyons la Ville éternelle et le dème de St-Pierre qui la domine.mined'oeil on voit les signes de trois civilisations ou trois religions.Au loin, le dôme de St-Pierre: christianisme; plus près, le toit d'une synagogue: judaïsme; et tout près, les temples romains: paganisme.Verrs le Forum.Du Palatin, nous descendons au Forum en utilisant une galerie souterraine qui relie le palais des Flaviens au palais GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, On note une curieuse coîncidence: d\u2019un seul coup .(Kamourseka).A la Société d\u2019Histoire Naturelle Lundi soir, le 5 février.à la Salle des Professeurs de l'Ecole Supérieure d'Agriculture, la société d'Histoire Naturelle de la Pocatière tenait sa réunion mensuelle sous la présidence de M.Yves Jean.Après lecture par le secrétaire.M.Heuri Généreux, du rap- rt et de la correspondance, .Albert Payette, publiciste de la Société, propose que celle-ci se joigne à l'Association \u201cThe Nature Conservancy\u2019\u2019; il suggère la formation d'une \u201cLigue pour la Sauvegarde de la Nature\u201d dans notre Province.MM.Aubert Hamel, Joseph Duncan et le Dr Elzéar Campagna appuient la motion, qui est adoptée à l'unanimité.Un film documentaire sur \u2018le ver de terre\u2019 est alors ex- Société, qui fait une mise au point sur le rôle discuté du ver de terre en agriculture.Deux écoles sont en présence, celle des amateurs enthousiastes et celle, plus objective, des scientifiques.Dans cette dernière catégorie, Jacobson, Puh, Dutt et Dawson ont démontré que les vers de terre enrichissent le sol en minéraux assimilables et améliorent la structure des sols Jove vrement pranulés.Cependant, d'après Hopp et Slater, ces activités des vers de terre ne se sont jamais traduites en augmentation appréciable des rendements, Pour survivre dans le sol, les vers de terre doivent y trouver une nourriture convenable et une protection contre les changements brusques de température; il leur faut un soi as- pliqué par le Dr Gérard Ouelsez humide et profond.lette, un des directeurs de la de Tibère.Celui-ci est orné d\u2019une façade colossale construite par Caligula et sur laquelle on a aménagé une terrasse d'où on a une très belle vue de toutes les ruines du forum.Au niveau du forum, nous visitons l'église de Ste- Marie Antique, ancienne bibliothèque de Caligula où il faisait probablement entrer ses chevaux favoris.Cette ruine est ornée de peintures remarquables, entr'autres une peinture des trois mères: Anne, Marie et Elisabeth, avec chacune leur enfant sur les genoux: Marie, Jésus et Jean- Baptiste.Des peintures superposées nous indiquent aussi diverses restaurations.Dans une chapelle latérale, une peinture de quatre saints, probablement de martyres, porte l\u2018inscription suivante: \u201cQuorum nomina Deus scit\u201d\u2026 (dont Dieu sait les noms).Sur le forum.En face de cette ancienne église, se trouve la fontaine de Jiturne dont l\u2019eau était supposée opérer des guérisons: ainsi nous voyons tout à côté une chapelle dédiée à Esculape.Et nous passons près de la maison des Vestales et du temple de Vesta ou des vierges allaient entretenir le feu sacré.Notre guide profite de l'occasion pour nous donner quelques détails sur la vie des vestales qui vivaient là cloîtrées depuis l'âge de 10 ans jusqu'à 40 ans.De 10 à 20 ans, elles étaient novices; de 20 à 30 ans, elles étaient gardiennes du feu sacré, et de 30 à 40, elles s\u2019occupaient de former les jeunes.La plus vieille, la maîtresse des novices s'appelait la Virgo Maxima.À l'âge de 40 ans elles pouvaient sortir, mais il paraît qu\u2019elles sortaient rarement Le nombre des vestales était d\u2019environ 25.Prés de la maison de César, nous évoquons son souvenir, Nous parlons aussi de Cicéron.Nous sommes sur les lieux où furent prononcés ses plus importants discours, et si ces ruines pouvaient parler, elles nous rediraient les échos du \u201cPro Milone\u2019 prononcé sur la Voie Sacrée en face du temple de Saturne dont nous voyons les cinq colonnes; des lère et 4e Catilinaires, prononcées au temple de Jupiter Stator sur le Palatin, près de l\u2019Arc de Titus; et des 2e et 3e, prononcées sur les Rostres.Mais si ces ruines ne peuvent parler, elles peuvent fournir de l'inspiration, et pour terminer cette visite notre guide nous lit un petit poème composé à l'endroit où nous sommes: Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et de raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge! Quand revoirai-je, hélas! de mon petit village 'umer la cheminée, et en quelle saison Revoirai-je le clos de ma pauvre maison - Qui m'est une province et beaucoup davantage?Plus me plait le séjour qu'ont biti mes aieux Que des palais romains le front A Plus que le marbre dur, me plait l\u2019ardoise fine; Plus mon Loyre gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Lyré que le mont Palatin, Et ph l\u2019ai in, la douceur angevine.plus Que Tair mari TERESI.du Belley) La prison Mamertime.P clors cette tournée évocatrice, nous allons rendre visite a la prison Mamertime qui fut témoin des derniers et des derniers miracles de Saint Pierre.Nous nous abreuvons à la source qu\u2019il fit jaillir miraculeusement pour baptiser son compagnon de géole, nous constatons combien cette prison, dont la seule et unique entrée et fenêtre était une petite ouverture au plafond, devait être dure et pénible pour l'Apôtre.Et nous visitons un lieu saint et sacré en marchant sur les traces d\u2019un grand nombre de saints et de saintes dont les noms sont inscrits sur une plaque de marbre près de l'entrée.L'inscription se lit comme suit: \u201cTei ont prié S.Philipps de Nérl, 8.Ignace 8.Benoit Labre, Ste Sophie Barat, 8, Lin, Ste Thérèse de Lisieux.O toi qui passe, vénère en silence ce lieu terrible et glorieux de 20 be cles d'histoire\u201d.Rostire Bélanger, ptre.Jeudi, le 15 février 1951 En somme, il ne semble pas opportun de prêcher l\u2019évangile du ver de terre avant que l'efficacité de ce dernier dans le maintien de la fertilité du sol ne soit mieux démontrée.Après cet exposé profond, M, le vice-président de le So ciété.le Dr Albert Alarie, est invité à nous communiquer quelques-unes de ses impressions de voyage en Europe dans une causerie qu'il a intitulée: \u201cPar air, par mer et par terre\u2019.Nous planons d'abord dans les hauteurs entre Montréal et New-York où nous nous arrétons juste assez longtemps pour avoir un aperçu de la trépidante vie métropolitaine.Puis, c\u2019est la traversée de l'Atlantique, sur \u201cl'Ile- de-France\u201d, où la vie à bord est égayée par la compagnie des oiseaux, les émotions de la tempête et divers incidents que l'auteur nous relate.Nous arrivons ensuite à comprendre l\u2019émotion qui étreint le conférencier en touchant le sol pré-natal après plusieurs siècles d'absence.Mais avant de nous faire visiter Paris, Tours, les châteaux de la Loire, Neuville en Poitou, Bordeaux, Carcassonne et Nice, M.Alarie veut bien nous consoler d'être rester chez- nous en nous confiant l'impression de la plupart des nôtres en promenade là-bas: \u201cTrès heureux d'être en France et le serons encore plus de rentrer au Canada!\u201d Le passage en Italie se résume en une étude plus poussée de Rome et de ses monuments, actuels et antiques.Les chefs-d'oeuvre de Gène et de Pise, sur la route des voyageurs, ne passent pas non plus inaperçus.De nombreuses séries de photographies et de pamphlets illustrent d'ailleurs parfaitement la description donnée, Le retour vers Paris se fait sans encombre.Il se dégage, des choses vues et vécues, l'idée que l'Ancien Monde est très riche en oeuvres d'art et que ses peuples sont bien caractérisés et différents les uns des autres.On ressent facilement le degré de maturité atteint par l'Europe.I a\u201d pert aussi que le standard de vie en général, s'il n\u2019est pas plus bas que le nôtre, en est complètement différent.C'est un peu ce qui fait qu'on cst content de s\u2019en revenir chez-soi, enrichi de très beaux souvenirs, conclut M.Alarie après ce beau voyage qu\u2019il nous fit faire en quelques courtes heures.: M.le président remercie et souhaite à tous ceux que l\u2019histoire naturelle intéresse la plus cordiale bienvenue à nos réunions. Jeudi, le 15 février 1951 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamoursska).matey ICI.et LA.Mémoire de la Cde C.des Jeunes sur la Nécessité d\u2019un Plan d\u2019Aménagement d\u2019un Parc Public a Ste-Anne La beauté d'une ville ou d'une ville ou d'un village ne dépend pas seulement du site et d'éléments naturels pittoresques, ni de l'existence de quelques belles maisons, vieilles ou neuves, plaisantes à regarder et dont l\u2019ensemble donne une impression de fraîcheur quelques belles rues ou avenues remarquables par les arbres d'ornement plantés en bordure.Une belle ville ou un beau village, c'est un endroit ou il fait bon vivre, et qu progresse d'après un plan éfini, économique et bien étudié.C\u2019est un endroit où le citoyen prend intérêt à améliorer et enjoliver sa propriété, assure qu'aucun développement imprévu et indésirable ne viendra détruire ou amoindrir le résultat de son travail et de ses économies dans l'avenir.C'est un endroit où la population peut, après des journées de dur labeur, prendre un contact bienfaisant avec la nature dans une atmosphère de beauté, d'ordre, de paix et de repos, grâce à des parcs publics qui sont reconnus comme une nécessité de la vie, tout autant que les rues, l'eau, etc, et sont un élément de permanence servant à déterminer la valeur réelle des propriétés avoisinantes, Considérant que Ste-Anne se développe et progresse rapidement et que si nous voulons que notre village soit beau, il faut de l\u2019ordre et un lan défini pour s'assurer que es changements soient des éléments de progrès et prévenir des développements désagréables, non économiques et insalubres; Considérant qu\u2019il faut prévoir pour l'avenir afin que notre village ne subisse pas de transformations non contré- lées et ne souffre pas au point de vue esthétique et au point de vue financier pour cette imprévoyance.Considérant qu\u2019il est urgent d'étudier et de surveiller le développement de notre village et de\u2019nvisager pour le bien de la collectivité, l\u2019utilisation rationnelle et fonctionnelle des espaces libres afin que notre lation puisse avoir sa part lumière, d'air et d'espace.Il est proposé par la Chambre de Commerce des Jeunes de Ste-Anne de la Pocatière que l'on étudie un plan d'aménagement ednotre village et un programme d'améliorations ur faire de Ste-Anne un vil- Be attrayant et bien aménagé.94,667 abstinents au Canada Le numéro de janvier de \u201cRéaction\u201d, journal officiel des Cercles antialcooliques Lacordaire et Sainte-Jeanne d'aAr-, révèle que ce groupement compte 94,667 abstinents au 01 décembre 1950.| L'augmentation pour l'année écoulée représente 13,603 nouveaux Lacordaire et 4,7-3S Jeanne d'Are, donnant un total de 8,341 nouveaux adeptes pour 1950, Le mouvement antialcoolique canadien des cercles Lacordaire et Sainte-Jeanne d'Arc est maintenant répandu dans 22 diocèses du Québec, de l'Ontario et du Nouveau-Bruns- wick.L'on compte actuellement 639 cercles groupant une moyenne de 118 membres chacun.En 1945 il y avait 509 cercles au Canada avec un total de 38,913 abstinents, II y a 10 ans, au tout début du mouvement canadien, il y avait 80 cercles ayant une moyenne de T5 membres chacun.soit 6,000 adhérents au total.Cette école populaire d'enseignement mutuel antialcoolique que sont les cercles Lacordaire et Sainte-Jeanne d'Are est propagée par le contact individuel des adeptes anciens ou nouveaux pour qui l\u2019adhésion à un tel groupement a [a vorisé la guérison ou a constitué une protection contre tous les ravages causés par l'alcoolisme moderne, Les membres ont tenu plusieuss réunions publiques au cours de 1950, dont trois congrès interdiocésains, 2U manifestations diocésaines, un congrès des étudiants, plusieurs semaines antialcooliques et quelques 25 célébrations du Île anniversaire des cercles pionniers.Le journal des cercles \u201cRéaction\u201d a été tiré à près de 100,000 exemplaires par mois puisque le tirage total de l'année se chiffre à 1,151.- 000 copies, 150,000 calendriers au motto \u2018Sauver la famille ont aussi été placés dans autant de foyers canadiens.Audela de 200,000 buvards à thèmes antialcooliques ont Le distribués, particulièrement dans les écoles, et plus de 13,000 affiches ont été fournies aux organisateurs de soirées ou de réunions populaires.Toute cette propagande cst fournie gratuitement aux cercles par le Centre Canadien des Cercles Lacordaire et Sainte-Jeanne d'Arc, dont les bureaux sont situés à 39, rue de l'Eglise, à Québec.C'est à l'automne de 1951 que la naissance de ce groupement sera commémorée par les fêtes du 10e anniversaire de fondation, à Fall-River, Mass, où le Père Jacquemet, O.Pa lancé en 1911 l'oeuvre, qui quelques quarante ans plus tard, devait grouper près de 100,000 canadiens, Société Historique de Kamouraska.La Pêche aux Marsouins dans le fleuve St-Laurent Précis historique.\u2014 Mocuurs et capture du marsouin.Préparation de ses dépouilles, \u2014 Huiles et Cuirspar l\u2019abbé CASGRAIN VI C'est en poursuivant ainsi leur proie, que les marsouins, devenus indolents et endormis, s'engagent, sans soupçonner aucun danger, dans la porte de la pêche.Dès qu'ils l'ont franchie, l'instinet leur fait prendre le large pour chercher l'eau profonde, Ils traversent ainsi la pêche en diagonale ,et rencontrent les perches dont la longue file parait comme une muraille, et dont les ext-émités agitées par le courant, s\u2019entrechoquent et les effraient.Alors ils se détournent et remontent le long de l'aile du large dans l'espoir de trouver une issue.La courbure de la pêche les ramène peu à peu vers le raccroc; mais quand ils s\u2019en approchent, ils s'apper- goivent que.la, l'eau est moins profonde.Ils retournent donc vers le fond de la pêche.où ils rencontrent les mèmes obstacles.Dés, lors, ils sont complètement écartés, deviennent effrayés, et ne se montrent plus guère à la surface de l\u2019eau.Après quelques nouvelles \u2018tentatives d'évasion, ils se réfugient ordinairement dans les deux endroits les plus profonds, la \u2018mare plate\u2019 et la \u2018mare creuse\u2019.Ils nagent alors lentement, et, selon l'expression des pêcheurs, ils n'avancent plus qu\u2019à la \u2018sonde\u2019.Pendant ce temps, la marée se retire rapidement.A l'époque des grandes mers, les marsouins échouent, et il est très facile de les tuer; mais durant les petites mers, l'eau baisse beaucoup moins: et ils peuvent nager sur une grande étendue.Alors la chasse que leur livrent les pécheurs est un spectacle des plus émouvants.Les hommes qui font le quart sur le rivage, ordinairement au nombre de six.descendent dans des canots en suivant le bord extérieur de la pêche.Ils franchissent les perches du côté du large, et se mettent à la poursuite des captifs.Quand ils sont en grand nombre, il faut se hâter de les tuer pour ne pas être surpris par la marée montante.On en a pris autrefois jusqu'à cinq cents dans une même marée, et dix-huit cents durant la même saison.ll y a trois ans, cent-un marsouins ont été tués de nuit dans une même marée par quatre hommes seulement: ce qui est regardé comme un exploit peu ordinaire.Ceux-ci ne s\u2019uttendant pas à une si forte prise, n'avaient pas cu le temps d'envoyer du secours.Les pêcheurs sont armés de harpons et \u2018d'espontons\u2019.Le harpon est un dard muni d'oreillettes qui s'ouvrent quand on veut le retirer.Il est long d'environ deux pieds et attaché à une courroie.Il se termine par une douille dans laquelle on enfonce un manche de bois mobile.L'esponton est un dard ordinaire fixé à un manche de sept ou huit pieds.Les harponneurs lancent le harpon parfois à une bonne distance, et l\u2019enfoncent dans le flanc du marsouin.Celui-ci se sentant piqué, bondit à la surface de l\u2019eau, plonge et se roule pour se débarrasser du trait qui le blesse, et s'enfuit de toute sa vitesse entrainant à sa suite le canot par la corde, dont un bout est fixé au harpon, et l'autre est retenu par un des harponneurs du canot.\u2019 Une course effrénée s'engage en ce moment; le canot.emporté uvec violence, touche à peine la surface des flots qui bouillonnent sous les enormes coups de queue du monstre marin.L'eau, en peu d'instants, devient toute rougie; car le marsouin a une quantité prodigieuse de sang qui varie de huit à dix gallons, Bientôt il commence à se fatiguer; alors on se rapproche de lui en retirant dans le canot une partie de la corde.Le harponneur, debout sur l'avant, lance l\u2019esponton, dès qu'il se voit à une bonne portée.Poussé par une main vigoureuse ct exercée, le trait perce parfois l'animal de part en part, et le sang rejaillit jusqu\u2019à deux et trois pieds hors de l\u2019eau.Malgré ces pertes énormes, le marsouin s'agite encore longtemps avant d'expirer, si ces blessures n'ont pas attaqué la moëlle épinière.Le moyen le plus expéditif pour le tuer, est de lui enfoncer l'esponton immédiatenient en arrière du soufflet, ce qui lui rompt l\u2019épine dorsale.Qu'on se figure, si l'on peut, l'animation que présente la pêche aux marsouins, lorsqu'il y en à une centaine dans les mares, que vingt-cinq ou trente hommes sont à leur poursuite, que cing ou six cunots traînés, par les marsouins, sillonnent la pêche en tous sens, que les espontons sont lan- cis de toutes parts, et que les hommes sont tout couvert du sang qui jaillit à flots.Au milieu des clameurs des combattants ct des \u2018silements\u2019 plaintifs que poussent les marsouins blessés, quelques harponneurs sautent sur leur dos, d\u2019autres s'élancent à la mer jusqu'aux épaules et brandissent les espontons, semant partout le camage et la mort.L'enceinte de la pêche ressemble, à la fin de cette lutte, à un lac de sang.A y a quelques nnnées, les passagers d'un steamer européen furent témoins d'une pareille scène, et manifestérent leur enthousiasme en faisant tirer une salve de coups de caon.Un autre harponneur, après avoir frappé de son arme, s'étant obstiné à la retenir, fut lancé en l'air par le marsouin qui se retourna subitement et le fit retomber dans l\u2019eau la tite la première, aux grands éclats de rire de ses compagnons.Aussitôt que tous les marsouins ont été tués.un signal convenu est fait du large aux hommes du rivage pour leur indiquer le nombre de marsouins capturés, afin qu'on leur expédie les chevaux nécessaires pour les traîner à terre sur de grosses \u2018monoires.\u2019 Pour y attacher les marsouins, on leur perce Ja queue d'un trou d\u2019environ deux pouces de diamètre, par où l'on passe des courroies.I! faut se hâter dans ce travail; car la marée commence déjà à monter.Si l\u2019on n'a pas de chevaux ou si le temps manque prur emmener tous les marsouins à terre, on a recours à un ancien mode d'ancrage appelé \u2018Barbe de Chatte\u201d.Il consiste à fixer dans la vase huit a dix perches, formant une croix de Saint-An- dré, sur laquelle sont liés les marsouins, où ils restent jusqu'à la marée suivante.Lorsque toutes les charges sont formées, profitant du flottage de la marée, chacun des chevaux, dirigé par des passes connues, traîno depuis un jusqu'à cinq marsouins, si les conducteurs ne sont pas effrayés par la rapidité du montant qui facilite leur marche, Le marsouiin de cherche jamais à se défendre il ne songe qu'à fuir et comme il est de nature essentiellement moutonnière, il ne se sépare point du troupeau.fi parfois il renverse un canot, ou quelques hommes, d'un coup de queue, ce n'est que par hasard et dans sa fuite.On a été scuvent témoin, au milieu du massacre de ces pauvres animaux de scènes de dévouement maternel vraiment touchantes; des mères, dont les nourrissons étaient enfermés dans la pêche, se sont laissées échouer et tuer en de- hers des perches, plutôt que d'abandonner leurs petits.On cite comme un fait exceptionne) un accident arrivé à l'un des harponneurs: il fut mordu à la jambe par un marsouin blessé, et trainé A une distance considérable; mais sans doute l'animal à V'agonie n'avait saisi cet objot qu'au asard.(a suivre) \u2019 re Page 4 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi, le 15 février 1051 NOUS Page Etudiante VOILA 1! (Faculté d\u2019Agriculture et des Pécheries) La tourbe (II) Dans un article précédent, nous avons tenté de montrer l'importance de l'industrie de la tourbe au Canada et les nombreuses promesses d'avenir qu\u2019elle offre.Il serait peut-être intéressant pour le lecteur de connaître, du moins les grandes lignes, la nature et la classification de la tourbe.La région du Bas du Fleuve, on le sait, compte plus de douze tourbières exploitées commercialement.Fait à remarquer, ces tourbières sont toutes situées sur les terrasses qui longent le fleuve.L'invasion marine post-glaciaire de la Vallée du Saint-Laurent a favorisé la formation de ces dépôts.Après le retrait de la mer, il est resté, dans des dépressions, des étangs d'eau stagnante qui furent graduellement comblés par la végétation.Ceci nous amène à donner une définition de la tourbe.Celle que donnait M Henri Girard, dans \u201cPeat in Quebec\u201d, nous semble toute désignée, \u2018\u2018Peat deposite consist, as a rule, of a succession layers of peaty material, the several layers differing in nature and quality according to the character of the peatforming vegetation and the extent of its decomposition\u201d.La tourbe est, en effet, constituée par des dépôts successifs de débris de plantes accumulés dans des endroits humides, tels les marécages, les marais, les savanes et les étangs.Ces débris ainsi accumulés se décomposent très lentement, car l\u2019action des bactéries est pratiquement nulle, le tout se faisant en l'absence de l'air et dans une grande humidité.La tourbe est constituée de plantes.Très bien.Mais quelles sont les plus communes dans nos tourbières?Monsieur A.Anrep dans \u201cRecherche sur les tourbières et l\u2019industrie de la tourbe au Canada\u201d, nous donne avec photos à l'appui, la liste de la flore normale de quelques tourbières.Prenons le cas de la tourbière Rivière-du-Loup.Nous y découvrons la linaigrette grêle (Eriophorum callithrix), le carex blanchâtre (Carex canescens), l'andromède glauque (Andromeda glaucophylla) et quelques cladonies (Cladonia cilis et Cladonia rangeferima).Il est intéressant de noter que ce dernier lichen est la seule nourriture des rennes des Lapons, peuplade des régions montagneuses du nord de ia Suède.Les tourbières de l'est du Canada sont principalement formées de mousses de Sphagnum et quelques unes d'Hypnum et de Carex.Mais le plus souvent elles sont de Sphagnum mélangé d'Hypnum, d\u2019Eriophorum et d'autres plantes aquatiques.Malgré la grande variété de plantes que l'on rencontre dans les dépôts de mousses, il reste que, considérant toute la masse, les tourbières ne comptent qu'un petit nombre d'espèces.Selon la prédominance d\u2019une espèce sur l'autre, il est convenu de nommer la tourbe en lui adjoignant un suffixe approprié.Là où les sphaignes sont en plus grande proportion, on aura une tourbe de sphaigne, ailleurs on aura, suivant le cas, une tourbe de laiches ou de carex, soit une tourbe d\u2019eriophorum.La tourbière Rivière-Ouelle, en l\u2019occu- rence, se compose en grande partie de Sphagnum fuscum et de Sphagnum acutifolium.Nous sommes en face d\u2019une tourbiére de sphaigne, Les dépôts sont surtout constitués de tiges et de feuilles de plusieurs espèces de sphaignes dans un état de décomposition peu avancée, De plus, s'entremêlent dans une proportion modeste, des touffes de 1i- naigrettes, avec un certain nombre d\u2019autres plantes telles ue le thé du Labrador, les atocas ou airelles et I'andromé- le glauque.Cette tourbe se présente sous l'aspect de petits prismes colonnaires ou d'aggrégats verticaux, Ce type est léger, de texture fibreuse, de couleur jaune-brun à sec avec un pouvoir absorbant d'eau de 10 à 25 fois son poids.Ti est acide (pH de 3.5 à 5.0) pauvre en azote et contient de 12 à 18% de cellulose et 23% d\u2019hémi-cellulose.Cette tourbe de mousse est employée surtout comme matière absorbante et pour l'amélioration de la texture du sol.le Tourbière de la Rivière-Ouelle, quatre pieds d'épaisseur de tourbe de couleur jaunitre; elle provient racines d'Eriophorum, Dans la partie N.-E.de on trouve une couche de de Linaigrette Fibreuse des tiges, des feulles et des Ainsi, oous savons maintenant que ln tourbe se développe dans des endroits humides et provient de In décomposition à l'abri de l'air de débris de plantes.Nous connaissons leurs noms et le mode de classification adopté pour permettre de différencier les diverses tourbes exploitées.Lionel Lachance, Ile Agr\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019hydrazide maléique ; Depuis quelques années, nous avons vu apparaitre sur le marché plusieurs substances, qui ont révolutionné en quelque sorte notre agriculture, tels le DDT, le 2-4-D, le 2.4.5.On a trouvé en outre plusieurs groupes de composés chimiques affectant la croissance normale des plantes comme les esters, les amides, les sels solubles de ces acides.Les réactions du m tabolisme des plantes traitées par ces produits chimiques dépendent du type et de l'âge de la plante, de la concentration et du produit employé.Le présent travail traitera du benjamin de ces produits merveilleux et stupéfiants à la fois: l\u2019hydrazide maléique.Sa formule chimique, de structure cyclique, est: 1-2-dihydropyridazine-3, 6-dione.C'est une substance cristalline solide, blanche, dont le point de fusion est & 2900 C, Elle est légèrement acide et forme des sels avec les alcalis.Le commposé libre est ccomplètement soluble dans l\u2019eau, à une concentration de 2,000 p.p.m.(0.276) mais ne se dissout pas complètement à 17.Ainsi, pour obtenir une solution plus concentrée, on emploie soit le triéthanolamine, soit le diéthanolamine.La formule employée dans les travaux d'expérimentation se compose d'un sel diéthanolamine soluble dans l\u2019eau et contenant 30% d'hydrazide maléique en pesanteur.Le poids spécifique est de 1.2 et le gallon impérial de cette formule contient 3.6 livres d'hydrazide maléique.Sa toxicité n\u2019a pas encore été complètement étudiée.Des épreuves préliminaires indiquent que chez les rats, la toxicité aigüe causée par injection intrapéritoine excède de 1.5 gramme par kilogramme.Comme dans le cas de tout tuare produit chimique nouveau, il sera bon de prendre les précautions d'usage, Tous les dosages sont exprimés en termes d\u2019ingrédient actif.On suggère une série de dosages allant de 0.5 à 0.025%.Des dosages de 0.5 à 0.25% peuvent tuer certaines plantes.Ceux de 0.1 à 0.05% peuvent causer une inhibition temporaire de Ja croissance.Le dosage de 0.025% empéchera vraisemblablement la formation de pollen.Un agent humidifiant doit être ajouté aux dilutions de vaporisation afin d'assurer un recouvrement adéquat des plantes.Tous les agents humidifiants ordinaires sont suffisants, Dans certains cas, l'absence de l'agent humidifiant préviendra ou diminuera l'action de la substance chimique sur la récolte affectée, Ainsi, les pois ne réagiront que très jeu, et même pas du tout, si on n\u2019emploie pas d'agent humidifiant, mais ils seront affectés si l\u2019on ajoute cet agent de vaporisation.Les usages de I'hudrazine maléique peuvent être très variés.On d'utilise d'abord comme herbiccide sélectif.Les rapports à date sont des plus prometteurs.On a fait des essais sur certaines mauvaises herbes, tel le cheident.Jeune, cette herrbe est tuée avec des concentrations de 0.25%.Plus vieille, et soumise au même traitemment, elle demeure certe mais ne forme pas de rhizomes.eLs jeunes digitai- res vaporisées à 0.28% cessent de croître, leurs feuilles prennent graduellement une coloration athocyane rouge et les plantes ne tardent pas à mourir.D'autres, moins jeunes, traitées au même dosage, sont paralysées sous le choc, mais leurs feuilles conservent leur couleur verte.Toutefois, il n\u2019y a pas production de graines et le système radiculaire cesse de fonstionner et de se développer, On l\u2019emploie aussi pour suspendre temporairement la croissance des plantes.Cet effet peut avoir une portée économique considérable.C'est ainsi que la production des fraisiers et des framboisiers peut être retardée sans qu'eu- cune® avarie spécifique apparente ne soit constatée.Ce sera producteur, par exemple, pourra traiter la moitié de sa fraisière ou de son champ de framboisiers et retirer ainsi plus de profit de sa récolte, tout en répartissant mieux sa main-d'oeuvre.L'inhibition temporaire de croissance sera très appréciée par la diminution du coût d'entretien des pelouses.C'est ainsi que dans les parcs, les champs d'aviation, et les terrains de golf, une vaporisation d\u2019hydrazide maléique permettra de suspendre la coupe du gazon pendant près d\u2019un mois, Son action pourra encore empêcher la formation de graines et de pollens indésirables.La vaporisation d'hydrazide maléique sera donc un moyen efficace de se débarrasser des plantes nuisibles à la santé et à l\u2019agriculture.Elle pourra encore empêcher la germination des tubercules de pommes de terre et des bulbes d'oignons.On a fait des expériences sur les pommes de terre de la variété \u201cMontagne Verte\u201d.Sept semaines après la plantation, on fit des appications dans le champ.Aucun des traitements n'occasionna des diminutions de rendement.Cependant, les tubercules entreposés ne germérent pas au printemps suivant.Cet effet sera très apprécié des consommateurs et même des producteurs dont les caves se réchauffent vite au printemps.(suite à la page 5) \u201c Chronique Etudiante D'un bout à l'autre de la semaine: 4 février.Aujourd\u2019hui, l'Eglise célèbre la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie.Comme dans toutes les églises, la bénédiction de cierges et la procesion de la Chandeleur ont lieu dans notre modeste chapelle.Quelle volonté de fer!!! N y a belle lurette,en effet, que notre ami \u201cZ\u201d ne \u201cbarlande\u201d plus pour prendre une décision Lorsqu'il dit: Faut pas.faut pas.\u201d ce\u2019st définitif.I n\u2019y va pas par quatre chemins.il y va pra un seul, celui qui lui fera rencontrer sa Dulcinée.On revoit le même \u201ctaon\u2019\u201d peu après ayant l'air de nous dire: \u201cY fallait ben que j'aille la rencontrer.\u201d Faut-il pratiquer le ski debout, ur les pieds ou la tête en bas?Les esprits sont divisés à ce sujet, depuis que nos skieurs s\u2019adonnent à leur sport favori.Pour contourner la difficulté, certains se lissent les cheveux, Ainsi quelle que soit la position prise au cours de la descente, cette dernière est aussi rapide dans les deux cas, 5 féfrier.La \u201cmaladie\u201d des aiguilleurs américains affecte même les étudiants de la Faculté.Ils attendent encore les grenouilles, pour le laboratoire de dissection, Les conférences sont à la page aujourd'hui.Sous le patronage de la Corposation des Agronomes, M.Ros.Caron, surveillant des Fermes d'Illustration du gouvernement fé déral, traite de culture herba- ère.M.l'abbé F.-F.Jean, yen de la Faculté, dirige la discussion.Le programme de la Société d'Histoire Naturelle comporte de son côté deux conférenées.Une première défend ce pauvre ver de terre que tout dédaignent, bien à tort.M.le Dr Gérard Ouellet le prouve en démontrant son influence sur les rendements culturaux.L'autre conférencier emmène son auditoire en Europe.Tous ont vraiment l'impression de evoiser des gens d'outre-mer, puisqu'ils entendent leur langage.Comment faire mieux que le Dr Alarie, le récit d\u2019un voyage?La seule manière c'est de le vivre comme il l\u2019a fait 'automne dernier, lors de son pélerinage à Rome.6 février.L'amitig se prouve non seulement en se serrant les cou- si edes, mais aussi en se donnant des coups de coudes.C\u2019est ainsi que faaternisent au- rd\u2019hui, dans une joute de ey, les universitaires et les étudiants du cours moyen.7 février.Tous reçoïvent les opéras avec respect et méditent cet- (suite à la page 5) Jeudi, le 15 février 1951 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Page 5 Des plats de poisson bien balancés et bien apprétés Québec, le 19 janv.\u2014 Le département provincial des Pécheries poursuit toujours l\u2019étude entreprise il y a quelque temps auprès des hôteliers et des restaurateurs de la ville de Québec dans le but de faire connaître davantage aux chefs cuisiniers de ces établissements la valeur nutritive du poisson et la façon d'apprêter des spécialités de poisson balancées selon les règles de la diététique moderne, Le ministre des Pêcheries, l\u2019Hon.Dr.Pouliot, désire rappeler aux chefs tout particulièrement que les diététistes de son département s'appliquent à mettre au point des recettes de poisson en s\u2019efforçant de conserver au poisson toutes ses propriétés nutritives au cours de la cuisson.Ainsi, en suivant ces recettes, on est assuré de servir des plats nutritifs aussi légers que savoureux.Le ministre fait observer que son dé t possède et maintient en fonctionnement sur tout notre littoral maritime, 50 entrepôts frigorifiques d'une capacité de congélation et d'entreposage de 7,000 tonnes de poisson.Le consommateur est assuré de manger des produits de haute qualité si tous les intermédiaires conservent le poisson à l'état frais tel qu'il leur est Mvré, c'est-à-dire que le poisson frais doit se conserver à une température de 32 degrés F.et le poisson congelé, tel que les filets, doivent se conserver à O degré F.et ne doivent être dégelés qu'à la cuisson si on veut leur garder leur frai- cheur et leur saveur.Comme la consommation du poisson croit provisoirement durant le carême, les marchands détaillants, les propriétaires de poissonneries, les hôteliers ainsi que les restaurateurs qui désirent recevoir des recettes de poisson pourront s\u2019en procurer gratuitement en communiquant avec le département des Pêcheries, à l'Hôtel du Gouvernement, Québecdépartement a publié 15 recettes de poisson numérotées de 1 à 15, et les préposés à la vente du poisson rendront service à leur clientèle en distribuant une recette appropriée avec chaque achat de poisson.Les travaux d\u2019exploitation du fer de l\u2019Ungava progressent Activité intense à Sept-Iles \u2014 Cent milles de chemin de fer prévus cette année \u2014 La canalisation du Saint-Laurent un facteur important.La construction du chemin de fer devant acheminer le miinerai de fer de l'Ungava vers l'estuaire du Saint-Laurent se poursuit malgré les rigueurs de la température, et le petite ville des Sept-Iles, sur la côte, est d\u2019une activité intense.Le premier demi-mille de la voie ferrée est posé, entre les quais provisoires et les entrepôts.Par ailleurs, la route \u2014 ou plus exactement la piste \u2014 Qui relie les Sept-Iles au camp principal de Knob Lake, e t utilisable; la rivière Moisie, complètement gelée, permet dc son côté le transport sur sa surface glacée.C'est dire que l\u2019activité règne également entre la côte et les camps, malgré le froid intense.: Pour cette année, on prévoit Ja construction des cent prc- miers milles de chemin de fer, soit environ le tiers du par- cuurs total.Les travaux de prospec.ion doivent se pcursui- ve plus activement que jamais, et l\u2019on espère que les réserves prouvées pourront s'élever a la fin de cette année a quelque 500 millions de tonnes de minerai, À la fin de l'an passé, elles étaient estimée à quelque 400 millions de tonnes.On poursuit en outre la mise au point des plans d'installation des puissantes centrales électriques devant fournir l'énergie À toute la région.La première est située sur la rivière Sainte Marguerite, à 25 milles au sud du camp principal de Lake Knob, Au total, il y a actuellement quelque ouvriers et techniciens au travail, de la cote aux camps.L\u2019Hydrazide Maléique (suite de la page 4) L'hydrazide maléique apportera aussi son concours dans le domaine de l\u2019ornementation.I pourra empêcher le développement des bourgeons de la tige centrale sans affecter les bourgeons latéraux et fera ainsi taller les arbustes en apportant un cachet tout à fait gracieux aux parterres.Ce ne sont que des rapports préliminaires et déjà, on entrevoit une foule de possibilités.Cette substance constituera entre les mains de l\u2019agronome et du cultivateur une arme efficace pour amener les plantes à se plier à ses exigences.Depuist Archimède et Roger Bacon, la science continue sa marche ascendante, en éclairant la voie aux pauvres aveugles que nous sommes.René Couture, IVe Agr.NOTA BENE: A CEU QUI N'AIMENT PAS SE RASER.Ce produit n'ayant été expérimenté eur les tes, ms Br a i Te resales comme sateen: aus instruments ordinaires du commerce.Chronique (suite de la page 4) te pensée salutaire: \u201cSouvienstoi 6 homme, que tu est pous- siére et que tu retourneras en poussière.\u201d Il pleut beaucoup et les gourmets du Cafétéria doivent grimper au second pour éviter l\u2019inondation.8 février, La maladie nous prive de la compagnie de l'\u201cAgronome de l'Ile\u201d, Souhaitons à Armand une prompte guérison.Ce soir, film qui pourrait dérider une momie.\u2018Bonne à tout faire\u201d.9-10 février.Le carême se poursuit.Certains se demandent déjà s'ils tiendront jusqu\u2019au bout.Ah! cette nature humaine! Comment résister à ce so- lei] magnifique et a ces paysages d'hiver encore plus attrayants?Plusieurs chaussent les skis et vont reapirer l'air pur.Après le travail, le repos.Gérard Hébert, lle Agr.Réception aux Lauréats du Concours Provincial d\u2019Orge 1950 or, s SR I ve rw 29 \u201c1946 | 1907 | BAS 1949 1990 # | Le 23 janvier dernier avait lieu, dans le Salon Espagnol de l'hôtel Queen, à ntréal, un banquet offert par l'Association des Brasseries de la province de Québec aux membres de la Division de Québec pour l'Amélioration de 1'Orge ainsi qu'aux lauréats du concours d'orge 1950.Ce diner était précédé d'une réception pour tous ceux qui ont contribué ou ont participé activement au succés magnifique que ce concours pour l'amélioration de l'orge a remporté, cette année.Dans la photographie du haut, mous voyons divers tableaux démontrant ce que le concours d'orge a valu à nos roducteurs.Au centre, à g., Emile Lefebvre reçoit de M.André Auger, président de la Division de Québec de l\u2019Institut pour l\u2019Amélioration de I'Orge, et Chef du Servicce de 1a Culture au département provincial de l'Agriculture, son diplôme du ler prix du concours national pour l\u2019améliora- Cal hy ps Cor fri: Li CONLOURS Ne NAL D'OR \u201cré TON qu 0 Ee \u201c YF gd AEE aT - Aréuiomarion tm va avoir WE.i A) » Envir wl a, = \\ R oso | ea > Division de tion de l'orge, Québec, ainsi qu\u2019un chèque de $150.00.Dans la photographie du centre, nous remarquons, autour de la table de spéciments d'orge, quelques uns des spécialistes de cette graminée, Dans la photographie de droite, M.C.-H.Hanson, président de l\u2019Association des Brasseries de la Province de Québec, félicite chaleureusement M.Henri Brault, de Ste-Martine, Cté Châteauguay qui a mérité le deuxième prix.La photographie du bas nous fait voir un groupe d\u2018invités d'honneur et les cinq gagnants des prix provinciaux du concours national pour l'amélioration de l'orge qui sont de gauche à droite: MM.Paul- Emile Girard, de Ste-Rosalie, Cté Bagot, 5ème prix; Henri Brault, de Ste-Martine, Cté Châteauguay, 2e prix; Emile Lefebvre, de Ste-Philomène Cté Châteauguay, 3e prix; et Rosario Breault, de St-Guil- laume de Yamaska.On remarquait aussi des délégués des Gouvernements Fédéral et Provincial.Ze rangée de gauche à droite: MM.Paul Méthot, du Comité Provincial de l'Institut pour l\u2019Amélioration de I'Orge et assistant au Service de la Grande Culture du Ministére Provincial de I'Agriculture; André Auger Chef du Service de la Grande Culture du Ministére Provincial de l'Agriculture et Président du Comité Provincial de l'Institut pour l'Amélioration de l\u2019Orge; J.-P.Dax, Gérant-général de la Canada Malting; Georges Bouchard, sous-ministre du Département Fédéral de I'Agriculture; C.-H.Hanson, Président de l'Association des Brasseries de la Province de Québec; Robert Thomas, Surveillant de district de la Division des Produits Végétaux, Ministère Fédéral de l'Agri culture; l'Abbé Joseph Diament, Directeur de l\u2019École Supérieure d'Agriculture de Ste- Anne de la Pocatière et Frank Jeckwell, gérant-général de la Dominion Brewers Association, \u2014\u2014\u2014 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi, lo 15 février 1951 \u201c Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d Lettre de Rome Naples, le 3 février 1951 Mes chers parents, C'est dans une trés bonne chambre de I'Hétel \u201cSanta Lucia\u2019, tout en attendant le souper, que je commence à vous écrire cette lettre qui sera, en somme, mon journal de voyage.Nous sommes en plein sur le bord de la Méditerrannée, au centre du Golfe de Naples.De ma chambre, je peux contempler une douzaine de grosses unités de la marine américaine qui sont à l'ancre ici, depuis ce matin.De côté, à gauche, on aperçoit le Vésuve.Pour vous prouver qu\u2019il est bien calme, je vous dirai que son sommet est couvert de neige.À peine y voit-on un petit nuage.C\u2019est à se demander si notre imagination ne le fait pas naître! En face, nous avons l'Ile de Capri.Naples est certainement un important port de mer.Le sort qu\u2019on lui a fait, à la dernière guerre, l\u2019a démontré.Quant à la ville, à mon sens, elle n\u2019a, à peu près, rien d\u2019intéressant.C\u2019est une grosse ville; les rues sont pleines de monde, et surtout de gens qui ont pour mission d\u2019empester l'étranger.Ils m'ont fait pratiquer mon italien! Laissons Naples.et retournons a Rome.Je n\u2019aime pas à voyager.de reculons! Nous sommes trois compagnons: I'abbé Windle, de Pembrooke, et l'abbé John Beahen, d'Ottawa, deux braves Canadiens irlandais, et un bon Canadien français! Comme ils parlent-très bien français, que je peux comprendre l'anglais, d'une façon générale, nous faisons bon ménage.Le départ de Rome s\u2019est fait huit heures, ce matin.Il y avait exactement six voyageurs dans l'autobus de la compagnie CIT, une voiture des plus confortable comme il n'y en a peut- être pas aux Etats-Unis ni au Canada, Au départ, rien n'augure pour un bon voyage; il fait froid, le ciel se couvre, et il commence à pleuvoir.Avant de gagner la mer, nous traversons des régions pauvres, et ostensiblement communistes, où Eisenhower se fait dire \u2014 sur les murs \u2014 toutes sortes de choses, et cela aussi bien dans la ville qui entoure Castelgandolfo, la résidence d'été du Pape.Puis, le beau temps revient; on se croirait maintenant au mois de mai: des arbres sont en fleurs, il y a du \u201cgrain\u201d qui mesure déja un pouce ou deux de hauteur, les gens travaillent la terre, émondent les vignes, labourent avec les moyens les plus rudimentaires, évidemment, Chose assez curieuse, là où les terrds sont incultes, dans les montagnes, la population est forte; par ailleurs, là où elles sont fertiles et bien tenues, on ne trouve plus d\u2019habitations.Je crois voir là le fameux problème italièn du partage des terres, prohlème que les commmunistes Ont saisi rapidement.A une heure de Rome, nous commençons à suivre les Apennins jusqu'à Naples.Il y a des pics, et des pentes abruptes qui ne manquent pas de charme.A un certain momment, nous nous mettons à longer un canal droit, pendant des milles et des milles.Le niveau du canal est plus haut de quatre ou cinq pieds, que la plaine toute verte, et apparemment très fertile, qu'il borde.Intrigué par ceci, je d à un jeune Italien de m'expliquer, Il me dit que ce sont les fameux Marais Pontins.Mussolini a fait faire un canal dans lequel on pompe l'eau pour assécher les terres.Ca ressemble à un grand aboiteau, mais avec cette différence qu\u2019il joue le rôle contraire.Puis on arrive à Formia, une ancienne ville située au bord de la Méditerranée.Toute cette partie est beaucoup détruite, Plusieurs de nos Canadiens y ont trouvé la mort; on remarque encore bien des maisons éventrées, non réparées.Au sortir de Formia, on nous arrête à un hôtel de villégiature qui était, paraît-il, la ville d'été de la reine, donc respectée par les bombardements.Nous prenons un café.La mer est calme; le soleil chauffe comme en été.Si je m'étais écouté, j'aurais passé la journée la.De nouveau, on s'éloigne de la mer, traverse plusieurs petites villes, des plantations d'oliviers, d\u2019orangers et de vignes, naturellement, Ici, pour la vigne, on ne semble pas procéder comme en France, plants sont en hauteur, supportés par des espèces de grands bâtons que donne une plantation du genre de nos \u201csoleils\u201d et que l\u2019on paraît récolter à cet effet.Finalement, on arrive dans une banlieue sale, surpeuplée, avec du linge qui pend en travers des trottoirs.C'est Naples!.d\u2019avais lu qu\u2019il fallait arriver à Naples par la mer, Je comprends maintenant! On nous conduit à l'Hôtel.Nous dinons et sortons pour voir un peu ce que peut être cette ville, Dès notre sortie de l'hôtel, nous sommes assaillis par des vendeurs de souvenirs, des cireurs de chaussures, des changeurs d'argent, et méme des conducteurs de calèches i, évidemment, nous accostent en anglais ou en français.\u2018ai remarqué que le moyen de s'en défaire, c'est de leur parler italien.tous cas, ils n'ont pas eu de chance, personne.Peu après, on rencontre un Père Jésuite à qui on demande de nous indiquer les places les plus intéressantes à visiter.I] réussit à nous en nommer deux, dont une église jésuite.! L'autre, c\u2019est l\u2019église du \u2018\u201cDuomo\u201d, l\u2019église de saint Janvier, là où chaque année se produit le miracle du sang qui se liquéfie, Nous nous y rendons; il n'est pas question dé voir les ampoules de la précieuse relique; seulement, il est bon de connaître le cadre de cet évènement annuel.L'église contient des richesses, mais elle ressemble à toutes les églises italiennes qui n'ont pas encore réussi à nous faire oublier celles de France, beaucoup plus caractérisées et plus particulières, à mon avis.Nous traversons une partie de la ville en autobus, et nous rentrons à l'hôtel, en nous disant tous: \u201cQuelle ville!\u201d Nous récitons notre bréviaire, et nous nous reposons pour la journée de demain.Personne n\u2019a envie de rester plus longtemps ici.Sorrente, dimanche, 4 février \u2014 Après avoir voyagé en autobus toute la journée, nous sommes ce soir, à l'autre bout du Golfe de Naples, logés à l'hôtel \u201cCucumella\u2019\u201d un des plus beaux de l'endroit.Il s'est passé bien des choses aujourd\u2019- hui.Le voyage a débuté par un contretemps; notre programme indiquait: \u2018départ pour Pompéi, à 9 heures\u201d de fait, l\u2019autobus arrive à l'hôtel à 8h.30! Conclusion: il nous a attendus vingt minutes, ce qui ne nous a pas rendus très sympathiques à quelques voyageurs.Les relations furent meilleures au cours de la journée.Et nous partons à travers la partie industrielle de Naples, partiellement relevée de ses ruines.Nous sommes onze voyageurs, trois Allemandes, trois Italiens, deux Français.Le guide donne donc ses explications en anglais.Nous longeons le Vésuve pour atteindre Pompéi, à quinze milles environ à l'est de Naples.On m'\u2019a tellement dit que Pompéi était mieux conservée qu'Ostie que j'ai été un peu déçu.Je préfère les ruines d'Ostie.Evidemment, on voit des objets carbonisés, d'autres complètement conservés, comme les monnaies, les instruments de médecine, pas tellement différents de ceux d\u2019au- jourd'hui et bien d'autres détails, mais l\u2019ensemble n'est pas comparable à Ostie.J'ai appris que ce n\u2019est pas le Vésuve qui a détruit Pompéi, mais le mont voisin, le Mont Somma.Le Vésuve a fait ses dégâts plus tard.Avec la gueule qu\u2019il aujourd'hui, i] est encore capable de cracher! Alphonse (Fortin), ptre.(à suivre) Nouveau service , à l\u2019Etablissement Rural La Société Canadienne d\u2019Etablissement Rural vient de se donner un nouveau service dont le but est de favoriser au possible l\u2019accès à l'établissement rural sous toutes ses formes, Lors d\u2019une réunion tenue mardi le 23 janvier, les di- .recteurs de la Société ont autorisé l'organisation d'un service de courtage en immeuble spécialisé dans la vente et l'évaluation d\u2019établissements ruraux, terres, commerces, fabriques d'artisan, etc, partout au Canada.Cette décision a été prise en raison de l'urgence d'orienter l\u2019établissement de familles canadiennes-françaises vers les paroisses à consolider en dehors du Québec, en consirération aussi de l'ampleur du mouvement d'immigration de familles d'expression française qui s'annonce au cours des prochaines semaines.On sait que l'Episcopat du Québec a demandé à la Société Canadienne d'Etablissement Rural de s'intéresser aux immigrants catholiques venus au C: pour s'établir à la campagne et c\u2019est pour répondre à ce désir que la Société se charge d'orienter ces gens dans leur établissement dans les centres ruraux français du Canada.La première tâche de ce nouveau service sera de constituer une liste des établissements ruraux à vendre et s'en assurer l'agence.Ainsi.progressivement, la Société d'Etablissement Rural sera en mesure de rendre des services importants aux familles en quête d'établissement rural et, plus particulièrement, de leur fourni une orientation digne de confiance, ' Plusieurs autres questions ont été étudiées lors de la mé- me réunion du 23 janvier, notamment la poursuite de la souscription nationale lancée en 1950; la possibilité d'organiser un voyage de liaison rurale vers l\u2019Ouest du pays en 1951; le placement d'aides-cultivateurs; les enquêtes démographiques, etc.Enfin, pour répondre aux demandes nom- reuses des cultivateurs qui veulent visiter le nord de l'Ontario dans le but de s\u2019y établir, la Société collaborera, comme elle l\u2019a fait dans le passé, à l'organisation d\u2019exoursions à frais réduits.M.C.-E, Couture présidait cette réunion.Tous les directeurs étaient présents notamment le docteur L.-O.Beauchemin de Calgary, Alberta, le représentant des Associations canadiennes-françaises de l'Ouest.FERNAND SIROIS, MSC, CA GERARD REMAUD, MAC, CA \u2014\u2014 FERNAND SIROIS e CIE COMPTABLES AGREES 76, Nae -PIERRS, que, Th 5.7% Certificat C.L.U.Intermédiaire décerné a M.J.-C.Dubeau L'Association des Assureurs vie du Canada transmettait dernièrement à M.J.-C.Dubeau, représentant de la Sauvegarde et courtier en assurances générales, un Certificat C.L.U.Intermédiaire de Institute of Chartered Life Underwriter of Canada, pour ses succés remportés aux examens de deuxiéme année Assureur-vie agrée.M.Dubeau, qui a commencé en 1948 les études professionnelles d'Assureur-Vie (trois ans) nécessaires à l\u2019obtention du titre C.L.U, (Chartered Life Underwriter).(Université de Toronto), à passé avec un très grand succès ses examens de deuxième année sur: la Sollicitation & l'Art de la vente de l'assurance-vie, les Principes fondamentaux et la Pratique de l'assurance-vie, la Législation provinciale relative à l\u2019Assurance-vie, la Finance commerciale et la Psycholo- | gie appliquée aux affaires.Cette année, M.Dubeau complète ses études sur la Sollicitation et l\u2019Art de la vente, la Psychologie, l'Assurance commerciale, et particuliére- ment sur l'Administration des successions, le Partage de la succession, les Testaments & Fiducies, la Loi fédérale des droits successoraux, la Loi concernant les droits imposés sur les successions et sue les transmissions de biens de successions de la Province de Québec, Nos plus sincères félicitations à M.Dubeau et nos meilleurs voeux de succès dans la poursuite de ses études dans l'intérêt de sa clientèle et de notre région.C.de Commerce à St-Damase çÇ Le mouvement d'expansion qui anime actuellement la Cle C.Junior dans le comté de I'Islet ne semble pas près de s'arrêter.En effet, l\u2019une des plus petites paroisses du district vient de faire connaître ses intentions de fonder une chambre locale, Tl s\u2019agit de la paroisse de St-Damase, du comté de l\u2019Islet où un groupe actif a pri en main cette réalisation.D'après les renseignements qui nous sont parvenus, la f > tion de cette chambre serait faite très prochainement.Plus de trente membres actifs auraient déjà été recrutés ce qui constitue un nombre appréciable, compte tenu de l\u2019importance de cette localité.: Aidez votre Chambre de Commerce.Faites-en partie.Soyez actifs."]
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