Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 17 août 1950, jeudi 17 août 1950
[" VIVES ce 1.Lu0VINUE a/& Meintolne Roy E-iffos du Parlerent QUEZEC B90.1111 PENSER A Cf QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 DIEU PATRIE \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L'ON PENSE FAMILLE GAZETTE = GARPAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAstorisée comme cavol postal do la seconds classe\u201d \u201cMinistère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L-de G.FORTIN Dubé, à Thetfordles Mines.Exactement huit jours après les magnifiques fêtes dont il avait été l'objet à St-Philippe- de-Néri, sa paroisse natale, à l'occasion de son élévation à la prélature, Mgr Ernest Dubé succombait à une attaque d'angine, à l'âge de 55 ans, Mgr Dubé avait célébré, comme d'habitude, sa messe à cing heures et demie, et avait fait le prone aux trois messes, C'est après celle de 9 heures 15 qu'il fut terrassé par la maladie, Transporté à l'hôpital St-Joseph, il y rendait le dernier soupir au début de l\u2019après-midi.\u201cMgr Dubé comptait 29 ans de vie sacerdotale, dit l'Action Catholique\u201d.homme d'action, I'\u201cAction Catholique\u201d le comptait parmi ses bienfaiteurs.Dans la direction des fidèles, soit comme vicaire, aumônier et curé, ses pénitents trouvaient les directives d'un grand maître de spiritualité.Sa doctrine solide et sa bonté communicative le faisaient s'imposer à tous ceux qui l\u2019abordaient.\u201d Né a St-Philippe de Néri, le 21 janvier 1895, le quinzième d\u2019une famille de 17 enfants Mgr Dubé était le fils de feu Louis Dubé et de feu dame Cédulie Massé.Après de brillantes études primaires au couvent de sa paroisse natale, il était admis au collège classique le Ste-Anne.Ordonné prêtre, le 21 mai 1921, il était l'année suivante nommé vicaire à St-Raphaël.De 1922 à 1926, il exerça son mi- nistére sacerdotal à St-Fran- çuis d'Assise, de Québec.Il fut subséquemment prédicateur de l\u2019oeuvre de Dom Bosco, de 1927 à 1931, et aumônier de la prison de Québec, de 1931 à 1940; cette même année, le Cardinal Villeneuve le nommait curé de Beaupré, poste qui\u2019] occupait lorsqu'il fut nommé à la cure de St-AI- phonse de Thetford-les-Mines, en 1944.Le regretté disparu laisse dans le deuil plusieurs frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs: M.Louis Dubé, de Rivière-Ouelle, MM.et mesdames Camille Morneau, de St- Philippe-de-Néri Joseph, Jean- Baptiste, Noël et Alfred Dubé, de St-Antonin, François Dubé, de St-Louis du Ha! Ha! M.Arthur Dubé, de Nashua; ses neveux et ses nièces: Miles Marie-Louise, Jeannine, Madeleine, Emilienne, Réjeanne et Lorraine Dubé; MM, et mesdames Albert, Laurent, Gilbert, Louis-Philippe, Ernest, Alphée, Armand, Léo, Lorenzo, Hervé et Armand Dubé; MM.Camille, Jean-Paul, Jacques, Gilles, Raymond, Jean-Claude et Jean-Louis Dubé; MM.et AGRON: \u2014 Aprés un beau voyage agricole \u2014 (2) AU flanc de l\u2019une des Deux-Montagnes A la fin de notre article de la semaine dernière, nous avons laissé entendre que nous reviendrons sur la fin de notre voyage.Nous y vuilà.Mais, ze que nous voulons écrire avec des loisirs, de la réflexion, nous devons le bâcler alors que les typos viennent nous ôter la copie avcc une hâte qui semble s'accentuer à chaque feuillet.Allons-y tout de méme, au fil de nos souvenirs.Peu aprés avoir quitté Montréal, nous franchissons de beaux paysages ruraux de chez-nous, et arrivons à St-Eus- tache, ce village qui porte encore des marques de blessures reçues lors des Troubles de 1837.Et l'auto de M.l'abbé Diament nous amène, sans que nous nous en apercevions trop, sur une élévation surplombant le magnifique Lac des Deux-Montagnes.Là-bas, dans la dépression, en avant de nous, c\u2019est le Village d'Oka.A gauche, nous apercevons des constructions imposantes un peu en contre-bas.C'est la Trappe et ses dépendances; comme nous continuons jusqu\u2019à l\u2019institut Agricole où nous devons rencontrer le R.P.Norbert, nous avons les yeux tellement pris par une route toute neuve, le paysage, le Lac, que nous devons faire machine arrière pour nous diriger vers l'institut Agricole.L'heure solaire.Notre première surprise fut de trouver les horloges réglées à l'heure sojaire.Nous en trouvâmes la raison, pendant que le concierge allait quérir le R.P.Norbert, dont nous étions les invités.| Levés à une heure du matin, et couchés à huit, selon le règlement, les religieux ont bien droit à un peu de nuit pour commencer leur bref repos.Ajoutez à cette règle sévèrs, celle qui prescrit un régime végétarien, une moyonne de 5 heures de travail manuel chaque jour ouvrable, et vous comprendrez - ou ne comprendrez pas - que le taux de mortalité soit excessivement bas, dans ce monastère de 140 religieux - un par année - et que la longévité n'y soit pas autre chose que la règle.On y meurt plus souvent après 80 ans qu'avant.Et maintenant, un petit calcul: nous avons dit 5 heures de travail par jour pour les 140 religieux; soit 700 heures, beau temps, mauvais temps, 300 jours par années: 210,000 heures.! Continuez en allouant a ce travail obligatoire, prescrit par une régle religieuse, une valeur minima de 50 sous, et vous dépasserez les $100,000.00 annuellement en main-d'oeuvre disponible.Vous pouvez ajouter à cela que les religieux, étant recrutés dans toutes les professions et métiers, du plus humble artisanat aux plus nobles professions libérales, il y ait parmi ces religieux des hommes dont les services valent bien des fois plus.Mais faisons comme la règle et égalisons la valeur du travail.Une ruche qui travaille et qui prie.Il y a près de 70 ans, en 1881, si nous ne faisons pas erreur, que cinq Trappistes arrivaient de France avec la mission de fonder une maison au Canada.Sur des terres détachées du domaine des Sulpiciens ces fondateurs s'installèrent tant mal que bien, dans une vielle maison \u2014 que l'on consere encore \u2014 et près d'un vieux moulin.Tout était à faire, en ce domaine sauvage.Les fondaturs y souffrirent tellement de privations et de froid que l\u2019un d'eux en mourut, Aujourd'hui, le domaine est partagé en parts à peu près égales entre les cultures fruitière, maraichères et l'érablière, la ferme proprement dite, et le domaine forestier.La terre est fertile, mais sujette à l'érosion par le vent.Ces champs immenses ont tous été clôturés avec des pierres sorties des labours.ce qui signific qu'il y a eu des milles et des milles de ces digues de roches.Elles sont toutes disparues, émiettées dans le béton des constructions de la Trappe, de la ferme, de l'Institut Agricole.Aujourd'hui, les cinqs moines fondateurs sont devenus 140, et les heures de travail s'ajoutant inlassablement aux heures de prière, la vieille maison de bois a été remplacée par un monastère immense; l\u2019agriculture fournissant directement la plupart des denrées consommées au réfectoire, on a fait en sorte que le domaine produise suffisamment.Les cultures ou des techniques spéciales: melon d'Oka, fromage d'Oka, vente de faisans, de pommes, etc, fournissent les revenus extérieurs capables de rencontrer les dépenses extraordinaires, machineries, etc.Un exemple seulement; un hiver, on n'acheta pas de charbon.On envoya à la forêt tout le personnel disponible, et l'on ne chauffa qu'au bois! Résultat: l'année suivante, le procureur avait la somme disponible pour une amélioration qui s'imposait, ct qui coûta plusieurs dizaines de milliers de dollars.Faites-vous petits Lorsque vous regardez de haut, ce qui est à vos pieds vous paraît petit.Ainsi pour le visiteur qui aperçoit en contre-bas les constructions de la Trappe, les dépendances et les bâtiments de la ferme.Sculement, lorsque nous prenons la peine de descendre la pente, nous voyons les constructions s'élever, et lorspue nous mettons le pied à l\u2019intérieur de la construction nous y trouvons des dimensions absolument contraires à leur apparence extérieure, C'est un peu la même chose lorsque nous rencontrons un humble religieux qui s'affaire à une tâche à laquelle il s\u2019identifie pour ainsi dire, et qu'il accomplit sobre de geste et surtout de paroles.Celui qui vous sourit au pas sage \u2014 est souvent un maître ferronier, électricien, charpentier, un généticien expert, etc., ou aussi bien, un maitre- chantre aux offices solennels.On se trouve en face d une organisation où tout est ordonné, où l'on sent qu\u2019il ne se dit pas de ngrolcs inutiles, où chacun accomplit son devoir rigoureusement, et avec sérénité Il ne faudrait pas croire que la main- d'ocuvre cst fournie exclusivement par les religieux; au contraire Mais la main- d'oeuvre des religieux existe; elle est habile, consciencieuse, et l'on peut compter dessus.Et instinctivment, on se sent de la sympathie pour une affaire organisée avec tant de sagesse humaine et avec tant d'autre sagease, surtout.( à œuivre) L.G.F, J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE re.- Et Rue Poirt = Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE FERNAND SIROIS, M.S.C., CA.GERARD RENAUD, M.S.C., CA.Alphonse, et les funérailles ont eu lieu ce matin.Nos condoléances au clergé québécois, aux familles et aux paroissiens si cruellement éprouvés.mesdames Jean-Louis, Jacques Gilbert Caron, Emile Gagnon, Mme Alfred Boucher, Miles Marie-Ange et Adrienne Dubé; MM.Antonin, Louis-Emi- le et Adrien Dubé.La dépouille mortelle a été exposée au presbytère de St- FERNAND SIROIS a CIE.COMPTABLES AGREES 76, Rue N-PIERRE, QUESEC.Tél 58-7104 ve 2 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).Jeudi le 17 août 1950 TOUR EN FRANCE \u2014 NORMANDIE \u2014 ANNONCEUR.\u2014Et le quel côté dirigeons-nous nos pas aujourd\u2019hui, comandant Beaugé?BEAUGE.\u2014Avez-vous une préférence?A part les montagnes des Alpes et des Pyrénées qui demeurent un peu l\u2019inconnu pour moi, je crois pouvoir vous servir de cornac à peu près partout.ANN.\u2014Alors que diriez-vous de la Normandie?Nous sommes pas mal de Canadiens français qui tirons nos origines de cette province et nous ne serions pas fâchés de savoir comment elle sort de la tourmente.Beaugé.\u2014C'\u2019est plutôt un calvaire que vous allez découvrir mon pauvre ami, mais le fonds est si riche que tous les espoirs sont permis.Avec des snins, tout pourrait renai- tre, Le tout est que les efforts soient bien dirigés.I nous faudrait un Sully, appuyé par un Henri IV.C'est une paire assez difficile à trouver.ANN.\u2014Oui, \u2018la poule au pot tous les dimanches!.\u201d Beaugé.\u2014Avec cette différence que si le paysan peut encore souvent se l'offrir, c\u2019est le collet blanc aujourd\u2019hui qui ne l'a plus.Dans les guerres modernes, ce sont les villes qui trinquent.La campagne, au bout de deux ans, sauf les forêts et les vergers, reprend tournure ;mais une ville ne se rebâtit pas en un jour, ni même en deux ans.Vous avez vu Saint-Lô le chef-lieu du département de Cotentin.Autant mettre un écriteau sur les ruines: \u201cici fut Saint-Lô\u201d.Cherbourg est moins atteint, peut-être; mais ça n\u2019est pas encore demain que sa rade sera débarrassée des coques de navires qui l\u2019encombrent.ANN.\u2014Et qu'\u2019allons-nous voir par ici?Beaugé.\u2014Nous | aisserons le Cotentin pour suivre la ligne de Paris.Cela nous fera passer par Caen, Bayeux, Lisieux.Et entre temps, nous pousserons une pointe jusqu\u2019à la côte.Arromanches, Courseulles, Cobourg, Lion-sur-Mer, et Deauville.Vous savez que c'est par la cite du Calvados que l'invasion de la libération s'est effectuée?ANN.\u2014Comment est-elle, cette côte-là?Beauge.\u2014Toute plate, vous allez voir; une longue plage de sable pendant cinquante milles de longueur.Sur une certaine longueur, du côté Ouest quand on a passé Port-en- Bassin, depuis Arromanches jusqu'à Langrune, presque à Lion-sur-Mer, le rivage est bordé parallèlement par une ligne de rochers où les Allemands ne s\u2019attendaient certes pas à voir s'engager des navires et des chalands.Il n\u2019y a aucun abri et la mer y brise avec les premiers souffles de vent de Nord.Débarquer là ne manquait pas d'audace.Il a fallu y constituer comme une espèce de port avec des coques de vieux bateaux pour servir de brise-lames.Un beau travail.ANN.\u2014Mais une fois a terre.Beaugé.\u2014Justement, une fois à terre, pas d'obstacles naturels.La plage.C'était autre chose que Dieppe où le débarquement réussi, on se trouvait devant une vallée encaissée, seule issue pour gagner le plateau et se déployer.Ici, pas de falaises à escalader.On était immédiatement de niveau avec l'ennemi.Mais il était tenace et il y a eu de la casse! ANN.\u2014Oui, Caen entre autres.Beaugé.\u2014Oh! Vous pouvez dire de Bayeux, à Lisieux, en passant par Caen qui se trouve entre les deux villes.Et Caen était une de nos villes d'art.Les siècles après les siècles s\u2019y étaient épuisés à lui donner une figure royale.C'est Rouen, la capitale de la Normandie, Elle a beaucoup souffert aussi, surtout dans sa partie la plus riche et la plus artistique.Mais ce n'est rien à côté de Caen qui n'existe plus! ANN.\u2014Et Bayeux?Et Lisieux?Beaugé.\u2014C'étaient des villes beaucoup moins importantes.Mais elles avaient conservé leur caractère moyen-â- geux, ces vieilles mâisons à pignon qui sont l\u2019orgueil de la Belgique et qu'on ne trouve plus guère chez-nous.ANN.\u2014Alors démolies également?Beaugé.\u2014Heureusement, pas complètement.Et il y a des choses extraordinaires.ANN.\u2014 Quoi donc par exemple?Beaugé.\u2014 Vous savez que Lisieux possède le couvent des Carmélites où vécut la petite sainte Thérèse.Il est intact au milieu des ruines environnantes.Et la basilique, qui représente l'effort des catholiques du monde entier, a été également épargnée.ANN.\u2014Monsieur! Ca doit faire jaser! Beauzé.\u2014Et en bien, ce qui n\u2019est pas dommage.ANN.\u2014Mais les champs, les cultures?Beaugé.\u2014Vous verrz cela .La nature est plus forte que l\u2019homme.C'est toujours la grasse et plantureuse Normandie.La vallée de la Mire est toujours la même, riante avec sa rivière claire entre ses peupliers, ses herbages qui lui assurent le lait imcomparable avec lequel on fait les beurres d'Isigny et de Carentan, les camemberts.Le cheptel est entièrement reconstitué, mais tout cela file au dehors, pour maintenir le cours du franc et nous n\u2019en voyons guère la couleur.\u2018Tout de même, la terre est sauve et un jour peut- être nous serons admis au partage comme autrefois.ANN.\u2014Et il n'y a pas que la Vire?Beaugé.\u2014Bien sûr! Il y a l'Orne qui la vaut, Mémes serpentements au milieu des pâturages, de clôtures en clotures, formées de haies.Ici nous n'avons plus le fossé de terre de la Bretagne.Les champs sont séparés l'un de l\u2019autre par des haies vives de buissons et de grands arbres.À leur ombre, en été, les troupeaux somnolent et ruminent.Ils ont l\u2019herbe à portée, cette herbe au travers de laquelle pas une charrue n'a passé depuis des siècles.A quoi bon?La terre est riche; elle donne sans compter.Elle a l'habitude.Les générations de troupeaux se succèdent et trouvent toujours en elle la même nourriture généreuse.Qui possède une prairie par ici, à sa vie toute faite.ANN.\u2014Verrons-nous aussi la vallée d'Auge?Beaugé.\u2014Mais bien sûr.C'est à l'autre bout du département, par exemple.On entre dans la région aussitôt qu'on a passé la Dives, encore un petit fleuve côtier, puis c'est la Touques avec ses deux affluents l'Orbe et la Calonne, des ruisseaux qui feraient rire un Canadien, mais qui font la richesse de la région en y entretenant l\u2019humidité favorable aux pâturages.C'est peut-être la plus belle région de la Normandie, la plus prospère.On y trouve bien des céréales, mais c\u2019est surtout un coin d'élevage.La race des chevaux normands y est renommée, Mais c\u2019est surtout les bë- tes à corne qu'il faut voir.La race qu'on y élève est originaire de Hollande, dit-on, mais cela se perd dans la nuit des temps.Ce qu\u2019il y a de sûr c\u2019est qu\u2019elle est bonne laitière et que son lait est aussi réputé pour le beurre que celui d\u2019Isigny.Et le Pont Lévêque est un fromage qui vaut le camembert.ANN.\u2014Oui, enfin, un pays de bénédiction.Beaugé.\u2014Des terres d'embouche\u201d pour l\u2019engraissement du bétail.Vous verrz cela.Malgré les restrictions, je vous promets un steak de premier choix et n\u2019importe ou.La, monsieur, on sait ce que c'est que la viande de boucherie.Il n'y a pas que le \u201cT Bone\u201d.Je vous assure qu\u2019un filet mignon aux champignons et au beurre de Normandie, c\u2019est juteux.Cà ne ressemble en rien à de la semelle de botte.Aucune parenté avec le cuir qui essaye de se faire boeuf, ou le boeuf qui essaie de se faire cuire.Et il n'y a pas que la viande au pays d'Auge.\u2026 ANN.\u2014Quoi donc encore?Beaugé.\u2014Mais, mon bon, et le cidre?Vous en avez chez- vous et vous en pourriez avoir bien davantage s\u2019il n\u2019était pas filé au compte-gouttes.Ici, cela se boit au tonneau, comme la bière en Alsace ou en Picardie.Mais on peut le mettre en bouteille également, et alors il mousse comme du champagne.Le cidre de Normandie, monsieur, n\u2019a pas son pareil.Ce n'est pas seulement qu\u2019on le sait le faire, mais on a de quoi le faire.Vous verrez nos pommiers.ANN.\u2014De grands vergers?Beaugé.\u2014Des forêts, monsieur, comme dans votre vallée d'Annapolis, dans la vieille Acadie.C'est un arbre qui est beau en toute saison, puisqu\u2019il fleurit en Avril et ne se récolte qu\u2019en septembre.C'est bas, c'est trapu, çà craque sous le faix.Oui, je sais, vous avez la McIntosh et la Fameuse, mais on vous en fera goûter d'aussi fameuses.Et puis, pour faire du cidre, il faut autre chose que des pommes aigres; il faut mélanger au moins trois espèces et l\u2019une d'entre elles est une espèce de pomme sauvage, pas mangeable, âpre au possible, mais sans laquelle il n\u2019est pas de bon cidre, ANN.\u2014Vougs me mettez l\u2019eau à la bouche.Beaugé.\u2014Et pour finir, on vous donnera un petit verre de Calvados.ANN.\u2014Calvados?Connais pas.Beaugé,\u2014C'est l'eau de vie que l'on obtient avec la distillation des marcs, au sortir du pressoir.Sept ans de tonneau, quelques années de \u2018bouteille, encore un alcool qui ne\u2019st pas déjeté, ANN.\u2014Ah, vous autres, quels licheurs vous faites!., Beaugé.\u2014Dites que l\u2019on sait boire et apprécier ce qui est bon.La mesure, mon cher monsieur, la mesure.Tout est (\u201cRéveil Rural\u201d 1947) GAZETTE DES CAMPAGNES est publiée à Ste-ANNE-de-la-POCATIERE par FORTIN & FILS.Abonnement: 1 an $2.00 6 mois $1.25 le numéro $0.05 Directeur: Ls.-de-G.Fortin.15 Grands prix attribués à la fermeture de l\u2019Expo.Pour la troisième année consécutive l\u2019Exposition Provinciale de Québec offre en vente, au prix avantageux de 4 pour $1.00 au lieu de trois comme par les années précédentes des billets d'entrée vendus à l\u2019avance, pour l'exposition qui se tienlra du 1 au 10 septembre.35,000 séries de 4 billets chacune sont actuellement en vente et le grand public est invité à en faire l'achat avant le 26 août.Une centaine de marchands de la ville de Québec et de la région ont des séries de billets en mains et on peut s\u2019en procurer en n'importe quel temps, ainsi qu'aux bureaux de l'Exposition Provinciale, Les acheteurs de ces billets participeront à la distribution de 15 grands prix, le dimanche | de fermeture de l'Exposition le 10 septembre, 4 11.00 p.m., en face du Palais Central, ou au Colisée si la température est défavorable.Le premier prix est une automobile Météor \u201850, cinq passagers.Il y à en plus un deuxième prix de $200 en argent, trois prix de $100 chacun, et dix prix de $50 chacun.Les détenteurs de billets gagnants ne devront pas nécessairement tre présents au moment de la distribution, puisque chaque billet doit indiquer le nom et l\u2019adresse de l'acheteur, et est attaché un talon d'identité qu'il faudra présenter pour fin de réclamation sur les lieux mêmes, si le détenteur est présent, ou au bureau de l\u2019Exposition, avant le 30 septembre.Aucune réclamation ne sera considérée par la Commission après le ler octobre 1950.l'an dernier, la demande de billets en séries fut très prononcée, alors que le prix en était un peu élevé.Avec une baisse appréciable du prix de vente, les séries de 1950 devraient s\u2019écouler assez rapidement.Notons que les de mandes postales se font généralement très nombreuses, les acheteurs écrivant en grand nombre de partout dans la province et même du dehors, On est prié d'adresser toute demande au Bureau du Directeur, Exposition Provinciale, Pare de l'Exposition, Québec, Les mandats-poste et chèques sont recommandés. Jeudi le 17 août 1950 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, | (Kameuraska).Le Dogme de l\u2019Assomption.Le ler novembre prochain, l'Eglise proclamera sulennelle- ment le Dogme de l\u2019Assomption; en ce faisant, «lle confirme une tradition des plus anciennes et des plus chères au coeur des croyants: savoir que la sainte Vierge, après sa mort, n\u2019a pas subi la pourriture du tombeau et qu'elle a été emportée corps et ame au Paradis de son Fils.Les évangiles apocryphes \u2014 que l'Eglise n'approuve pas en bloc, puisquelle ne les a pas inclus dans son canon des livres saints \u2014 parlent tout de même, et de la facon parfois la plus troublante, des dernières heures de la Mère du Sauveur, de sa mort entourée des apôtres, et de son assomption, Il n'y a qu'à consulter là-dessus le livre de Daniel Rops: \u201cLes Evangiles de la Vierge\u201d, En somme, en proclamant ce dogme, l'Eglise répond à une longue et vénérée tradition; elle répond également bien à ce que l\u2019histoire de la Vierge, dans sa sobriété, put apporter sur le sujet; elle répond enfin à une demande universelle des fidèles; et si l\u2019on tint compte de la prudence extrême de l Eglise sur ces matières, - À preuve le secret presque absolu qui entoure les recherches du tombeau de saint Pierre, - on peut compter que cette proclamation est fondée sur de I'irréfutaile, L.G.F.La naissance d'une princesse, le jour de l'Assomption 1950.Mardi, le 15 août, naissait en Grande-Bretagne, une princesse qui, à la prochaine génération, sera héritière en deuxième titre du trône britannique.D'après une dépêche provenant de Londres même, \u2018la naissance d\u2019une deuxième enfant de la princesse était considérée comme imminente depuis le 9.\u201d En tout cas, depuis cette date, les foules se massaient aux abords de la résidence de la future maman, et les autorités laissaient les gens attendre publiquement l\u2019heureux évènement ;signe que la science s'était prononcée en faveur d\u2019une date antérieure au quinze, à moins que ce ne soit tout simplement le signe que la propagande britannique n'a nien perdu de son efficacité.pour \u201cattirer l'attention sur la famille royale.It y a tout de même cette chose: la petite princesse a choisi pour naître le jour de la fête de l\u2019Assomption, le jour où Rome annonçait qu'elle proclamerait bientôt de Dogme de l'Assomption, et le 15 aout de l'année sainte.Cela, on peut bien dire que la propagande, - si propagande il ya eu - ne l'a pas dû désirer, ni provoquer, d\u2019une façon bien spéciale.Est-ce alors un signe que la sainte Vierge aurait déjà donné sa protection à celle qui, dès Ja prochaine génération sera la deuxième héritière du trône de la Terre des Saints, comme on a déjà appelé l'Angleterre?Est-ce une simple invitation à ceux qui croient de prier pour que la Vierge veille tout spécialement sur cette enfant?L'économie de Là-Haut ressemble si peu à celle des hommes qu\u2019il se peut bien que l'enfant née le jour de l'Assomption de l'Année Sainte, et le jour même où l'on faisait savoir au monde que le dogme de l\u2019Assomption serait, proclamé, bénéficie pendant sa vie d\u2019un destin que la Mère de Dieu prendrait sous sa protection.En tout cas.qu\u2019est-ce qui nous empêche de la demander?Et qu'est-ce qui nous dit que ce n\u2019est pas là, comme à tant d'autres reprises, une invitation spéciale de la sainte Vier- Ze à ses pauvres enfants perdus de misères morales et de théories qui mènent à l'abime, de se réfugier une fois de plus, sous sa garde?LG.F.Appel au fédéral pour la Colonisation.Il y a quelques temps, le chef du parti libéral provincial, M.Georges-Emile Lapalme, maintenait que la colonisation, qui était en quelque sorte un moyen\u2019 de peuplemnet d'un pays, était le probléme qui dépassait les moyens financiers de la province, - si on voulait la faire adéquate, - et qu\u2019il fallait inviter le gouvernement fédéral à y prendre sa part de responsabilités, A venir jusqu\u2019à ce jour, on a trop compté exclusivement sur les secours locaux.Du reste, on faisait venir depuis longtemps des immigrants au Canada, lorsque vers 1922, la province commença à donner des primes de défrichement aux colons.Avant cela, elle accordait de l'argent à la colonisation, mais des députés s'en servaient pour faire confectionner des bouts de chemin, n'importe où.et des fois, en pays neuf.Le problème est donc posé suivant la logique la plus rigoureuse: nous avons des terres, des jeunes gens; le Canada a de l'argent pour attirer des immigrants et leur donner des facilités: n\u2019en aurait-il pas pour des Canadiens adaptés au pays et qui eux, y resteront sûrement, si on leur procure un moyen d'y vivre?.Ce n'est pas toujours ce qui est arrivé avec les immigrants.L'histoire ne raconte-t-elle pas, chiffres en mains, que malgré une immigration massive, au pays, nous ne sommes guère plus avancés que si nous avions tout simplement gardé notre excédant de population, et empêché nos petits enfants de mourir?On à rempli un tonneau sans fond.Ca doit avoir assez duré.Si le gouvernement fédéral En l'honneur de Mgr Dubé S-Philippe-de-Néri.D'imposantes | célébrations religieuses et familiales ont marqué le dimanche 6 août, la récente élévation à la prélature romaine, de Mgr Ernest Dubé, P.D., V.F., curé de St- Alphonse de Thetford.A neuf heures trente, une messe solennelle célébrée par Mgr Dubé réunit au temple paroissial les parents et amis ainsi qu\u2019un grand nombre de paroissiens.A l\u2019autel, Monseigneur était assisté par deux de ses neveux.les ab.Wilfrid et Armand Dubé.Un substantiel \u2018sermon fut donné par Mgr Alphonse Fortin, P.Ddu Collège de Sainte-Anne-de- la-Pocatière; il définit la grandeur du prêtre ainsi que l'éducation à donner aux enfants pour favoriser l\u2019éclosion des vocations religieuses, Après la messe M.le curé Pelletier présenta à Mgr Dubé en termes très élogieux les hommages de la paroisse et celui-ci répondit magnifiquement à ces bonnes paroles.(D.N.C.) A midi, un diner d'honneur servi au couvent resserrait davantage les liens qui unissaient déjà les membres de la grande famille Dubé.Au nombre des dignitaires ecclésiastiques et civils présents nommons outre Mgr Dubé: M.le curé Thomas Pelletier, M.le Chanoine Ernest Dumais, MM.les abbés Georges-Noë] Pelletier, Wilfrid et Armand Dubé, Arthur Gagnon, Maurice Langlais, Pierre Bouchard et le Rév.Père Marie-Louis Dubé, O.P.M.Georges Bouchard.MM.et Mme Arthur Massé, Alfred Plourde, M.Alban Michaua, les frères et soeurs, beaux- frères et belles-soeurs, de Mgr Dubé: M.Louis Dubé, dc Ri- vière-Ouelle, MM.et Mmes Camille Morneau, de St-Philippe Joseph, Jean-Baptiste, Noi: et Alfred Dubé, de St-Anto- nin; Francois Dubé de St- Louis du Ha! Ha!; M.Arthur Dubé, de Nashua; sus neveux et nièces: Milles Marie-Louise, Jeannine, Madeleine, Emilienne, Jeannine, Réjeanne, Lorraine Dubé, MM.et Mmes Albert, Laurent, Gilbert, Louis- Philippe, Ernest Alphée, Armand, Léo, Lorenzo, Hervé, Raymond, Jean-Claude et Jean-Armand Dubé.MM.Camille, Louis, Jacques, Gilbert Caron, Emile Gagnon, Mme Alfred Boucher, Miles Marie- Ange, Adrienne Dubé; les.amis de la famille: Mmes Joseph Boucher, Philippe Morneau, M.et Mme Louis Morneau et M.Hormidas Langlais.Adressèrent la parole au cours du banquet: M.l'abbé Armand Dubé qui dans une magnifique adresse offrit les hommages de la parenté M, le curé Pelletier parla au nom de la paroisse; M.Ls-Ph.Dubé au nom du foyer; M, l'abbé Wilfrid Dubé représentant la fraternité; M Arthur Massé, M.P., le pays; M.le Chanoine Ernest Dumais, la confraternité: M.Alfred Plourde, M.A.L., la province; M.l'abbé Arthur Gagnon, I'Alma Mater; M.le maire Alban Michaud, la paroisse; le Père Marie-Louis Dubé, O.P., le clergé familial et M.Georges Bouchard l\u2019ami- tie.Pour terminer Mgr Dubé remercia sincérement tous ceux qui ont bien voulu se déplacer pour assurer le succès de cette fête et les assura de son meilleur souvenir.Une bourse fut présentée par le jeune, Jean-Claude Dubé arriè- re-neveu, de Mgr Dubé, M.le curé Thomas \u2018Pelletier remplissait la fonction de mai- tre de cérémonies, Retraite ecelésias- tique à la Pocatière \u2014_\u2014 La Seconde retraite ecclésiastique s'est ouverte, ce matin, au Collège classique de Ste-Anne-de-la-Pocatière.Près de cent vingt-cinq prêtres du diocèse de Québec suivent les exercices préchés par le Rév.P.LeTexer, Montfortain, Soh Excellence Mgr Maurice Roy, archevêque de Québec viendra rencontrer ses retraitants mardi et prononcera quelques conférences.La retraite se terminera vendredi soir par la renovation des promesses cléricales.Suivent présentement les exercices: MM.les abbés Alphonse Allen; Antonio Arsenault; Hermyle Barabé; Edouard Beaudoin; Léon Bélanger; Thomay Bélanger; Emile Bernard; Léon Bernier; Paul Bernier; Emile Blais; Ls.-Phi- lippe Blais; Léopold Blanchet; Louis Bonenfant; Alain Boucher; Gilbert Boucher; Paul Bouillé, Maurice Bois; Jean- Pau] Boulanger; Antonio Boulet, Saluste Boulet; Albert Bourque; Joseph Boutin; Maurice Brown; Joseph Chénard; Jean-Chs, Côté; Léon-Ph, Dancause; Chs-Eug.Descombes Maurice Desmeules; Fernand DeVarennes; Joseph Diament; Edgar Dion; Albert Dionne; Fernand Doyon; Rosaire Drouin; Wilfrid Dubé, Léo Dubord; Léon Dumais; Napoléon Dumont; Pierre Dumont; Roch Duval; Charles East; Joseph Fleury; Albert Fortier; Benoit Fortier; Jean-Marie Fortier; Mgr Alphonse Fortin; Henri Fortin; François Gagnon; René Gagnon; Armand Garon; Armand Germain; Amédée Giasson; Guy Godin; Gérard Gosselin; Emile Hébert; Robert Hudon; Jean-Paul Huot, Valère Jacques; Eusèbe Labbé; Auguste Lagacé; Jean Lallemand; David Lambert; Robert Landry; Maurice Langlais; Léon Laplante; Albert Lapierre: Chs.-Eugéne Lapointe; Wilfrid Latulippe; Frs.-Xavier Leclerc; Ty Er essayait la collaboration avec le Québec, comme lors des plans Roger-Auger et autres\u201d.Il faudrait tout de même le lui demander, LG.F.Portrait de monsiew le commandeur Alphonse Desjardins, fondateur des Caisses Populaires.M.laurey Létourneau de Trois-Rivières, président, la Fédération des Caisses populaires Desjardins de la province de Québec.FAITES TRAVAILLER votre CAPITAL Si vous avez de l'argent, -peu ou beaucoup .écrives pour obtenir des renseignements plus détaillés sur une affaire qui vous permettra de retirer un excellent revenu annuel, voire même de doubler en peu de tempa votre placement initial.Excellentes garanties a offrir, Ecrivez de suite à: LORD & FRERES, LTEE Tourville, Cté de V'lslet.Gérard Lemieux; Arthur Lévesque; Joseph Lévesque, René Malouin; Gérard Marchand; Emilien Martel; J.-Ernest Martel; Philias Ménard; Philipe Mercier; Lauréat Mercier; Gilbert Morin; Ls.-Philippe Morneau; Alphonse Morel; Armand Nadeau; Lucien Noreau; Candide Normand; Lucien Pageau; Mgr Alphonse-Marie Parent; Alphonse Pelletier; Antonio Pelletier; Isidore ePl- letier; Louis Pelletier; Thomas Pelletier; André Poitras; Pascal Potvin; Herménégilde Poulin; Ernest-G.Proulx; Alexandre Renaud; Richard Richard; Léo Roberge; Arthur Robert; Borromée Rochette; Moise Roy; Fernad Saindon; Réal Samson; Edmond Simard; Emile héberge; _ Alphonse Tremblay; Thomas-Louis Trem blay; Chs.-Henri Trudelle; William Vachon. 4 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne.(Kamouraska).Jeudi le 17 août 1950 Jeunes Agriculteurs à la Pocatière.Malgré la chaleur écrasante qui fit suer \u2018à grosses gouttes\u201d, aussi bien les forts en graisse que ceux pourvus de débrouillardise, les 300 jeunes agriculteurs des comtés de Montmagny, l'Islet, Kamouraska et Témiscouata, convoqués par M.Raymond St-Cyr, agronome-propagandiste, suivirent sans \u201cfaire de la toile\u201d le programme chargé de la journée agricole tenue le 10 août à Ste-Anne-de-la-Pocatière.Dans l avant-midi, les garçons, reçus à la ferme expérimentale par M.J.-R.Pelletier, régisseur, participérent à un concours d'expertise de bovins, de porcs et de poules.M.Bruno Gaudet, B.S.A., instructeur en industrie animale, donna au préalable les explications concernant la facon de juger les bovins; M.H, Beaupré en charge de la porcherie de la ferme expérimentale, fit de même pour Is porcs, et M.Lemay, en charge du poulailler, donna également les points à observer dans le classement des volailles.MM.Jos Bilodeau, Roland Leblanc, Lucien Gosselin, J.-L.Albert, firent subir les examens oraux aux concurrents et corrigérent leurs copies contenant par écrit leurs raisons du classement des divers animaux, Pendant que les petits gars travaillaient des yeux et de la tête, les jeunes filles assistaient.avec les élèves du cours menager de l\u2019École d'Agriculture, à une causerie sur les fleurs et l'ornementation donnée par M.Alphonse Gauthier, agronome.A l'heure du midi, \u201cnous, les étranges\u201d, nous nous demandions comment cette foule se nourrirait?\u201cMisereor super turbam\u201d durent se dire les autorités du collège, puisqu'elles recurent dans le réfectoire des élèves, ces gaillards et gaillardes de la terre.À leur sortie du college, 'Abbé Maurice Proulx, cinéaste de réputation nationale, les filma alors quen dansant la farandole, ils ge dirigeaient en groupe vers l'Ecole d'Agriculture pour la visite des laboratoires, et de là encore, vers la Ferme expérimentale, pour la visite des parterres du potager, du verger, et autres champs de culture.On n\u2019a pas la fringale à Ste-Anne-de-la-Pocatière, lieu de \u2018\u2018pélérinage agricole\u201d, selon le mot de M.Rosario Pelletier, régisseur.Aussi le souper se prit-il encore au Collège, sous la présidence de Mgr Alphonse Fortin, supérieur.A la table d'honneur, on remarquait aussi l\u2019Honorable Laurent Barré, ministre de l'Agriculture et sa dame, Mgr Wilfrid Lebon, assistant-supérieur, M.Jean Lesage, député de Montmagny-L'Islet au Fédéral, M.Alfred Plourde, député de Kamouraska au Provincial, M.Jean-Charles Magnan, directeur du Service de l'enseignement agricole, M.J.-R.Pelletier, M.Bertrand Forest, assistant-régisseur, M.Do- nat-C.Noiseaux, uecrétaire du Ministre de l'Agriculture, M.et Mme Charles Gagné, professeur, Mlle Doris Beaupré, dactylo du bureau des Agronomes, M.Raymond St-Cyr et plusieurs agronomes, ainsi que les présidents des cercles de jeunes agriculteurs.A huit heures, autre ralliement dans l'amphithéâtre de l'Ecole pour voir des vues animées par monsieur Magnan durant son voyage \u2018en Haiti, pour écouter des chants du terroir rendus par les élèves du cours ménager.(M.Jacques Douville dirigeait le choeur avec sa baguette magique) - et entendre les allocutions de Mgr Fortin, l'Honorable Barré, M.Jean Lesage, M.P., M.Alfred Plourde, M.P.P., et M.l'abbé Jos.Diament.Le maître de cérémonie était M.Raymond St-Cyr.Retenons ici quelques-unes des idées émises par le Ministre de l'Agriculture et le Supérieur du Collège de Ste-Anne.L'HONORABLE BARRE Remerciant les autorités du Collège et de l'Ecole de leur généreuse hospitalité, ainsi que les organisateurs de cette journée d'étude, M.le ministre déclare \u201cque plus on vieillit, plus on aime à rencontrer ceux qui sont notre avenir\u201d.\u201cSi le peuple canadien doit vivre, c\u2019est sur vous, les jeunes, qu'il doit compter, dit-il.Et en ajoutant qu\u2019il y a à peine 59% des fils de cultivateurs qui fréquentent les écoles, il dit: \u2018Vous avez un devoir que ous avez reçu plus qu'eux.Vous serez des levains de la classe agricole, non un levain de mort, mais de vie, si vous savez mettre en pratique les principes immuables que sont l'obéissance à l'autorité, le respect du travail, du travailleur et du droit de propriété\u201d.M.Barré termine ainsi: \u201cSi vous voulez avoir une vie heureuse, les jeunes, restez à la campagne pour jouir des bienfuits de la terre, Travaillez et amusez-vous, muis avec modération.Soyez des gens d'équilibre.Je vous laisse avec le désir de vous aider avec mes collègues, convaincu qu\u2019en retour, ous aurez la volonté de réaliser vos espérances que le peuple canadien sera grand et fort parce que tous et chacun, vous ferez votre effort\u201d.1 = Res Mar Nos aliments ne sont pas tellement simples qu'il suffise de les classer en aliments de croissance et aliments producteurs de chaleur et d'énergie.Ils contiennent une foule d\u2019autres gubstances: calcium, phosphore, soufre, arsenic, iode, vitamines, ferments dizestifs qui ont plus d\u2019influence sur notre santé qu\u2019on ne le supposerait.Si vous écoutez vos enfants qui n'aiment pas tel ou tel plat, il est évident que tôt ou tard il leur manquera certains éléments, Cela se traduira par une croissance anormale, des caries dontaires et autres.Rappelez-vous que presque tous les aliments contiennent des vitamines, des minéraux, des ferments ou diastases.Malheureusement, ces derniers sont détruits par la cuisson, et si celle-ci se prolonge, les vitamines le sont aussi, La chaleur apporte de telles modifications aux aliments, que vous avez intérêt à retirer vos préparations du feu dès qu'elles sont cuites.Si votre estomac peut les supporter, ef- forcez-vous de manger le plus possible de crudités; légumes et fruits crus, Il serait ennuyeux de se conformer à un tableau complet des aliments et des vitamines qu\u2019ils contiennent.Aussi pour être sûr de n\u2019omettre aucune de ces vita- MADAM EST 23 SERVIE mines dans votre alimentation, il est un moyen simple, cest de manger de tout.La richesse en sucre, en col- lulose et carotine (provitamine A) des carottes on fait un aliment énergétique agissant également sur le fonctionnement intestinal.Pour profiter de leurs vitamines et de leurs minéraux, mangez les carottes crues, rapées.Le chou et le navet, riches en arsenic et essences suffreuses, sont excellents pour le teint.La salade (laitue) contient du magnésium (les feuilles vertes, du moins) et de la cellulose laquelle est indispensable au bon fonctionnement intestinal.La laitue est excellente pour le teint et jouit en outre de propriétés calmantes.Les fruits sont principalement constitués par de l\u2019eau et des sucres, Parfois des matières féculentes augmentent leur valur nutritive (banane).Les fruits sont des aliments \u201clégers\u201d.c\u2019est-à-dire de digestion facile.L'eau des fruits est pure et les jus de fruits constituent une boisson de tout repos.Les fruits contiennent en outre des vitamines et ferments que la cuisson prolongée détruit, Préférez donc les fruits crus aux compotes.MGR FORTIN vis-a-vis dec autres parce - ERE TN CWA Sle ak Invité à tirer les conclusions, Mgr Fortin déclare qu\u2019il a été touché de voir un si beau groupe de jeunes ruraux épris du désir de s'instruire.\u201cGardez dans votre souvenir et votre coeur, leur dit-il, ce que vous avez vu ct entendu.Cela vous inspirera et vous soutiendra.Gardez aussi l'enthousiasme nécessaire à votre vie d'aujourd'hui et de emain, La soirée se termina à la salle de récréation par des danses carrées dirigées par M.Jacques Magnan, étudiant en science sociale, Les couples s\u2019en donnaient à coeur joie, entraînés qu'ils étaient par la musique des ménestrels, c'est-à-dire trois jeunes agriculteurs du Cap St-Ignace, en l'occurence, Paul Caouette, guitariste, Léo Gagné, accordéoniste, et Lionel Caron, joueur de musique à bouche.Encore une fois, M.l\u2019abbé Proulx sortit son \u201cfusil\u201d, pardon, son ciné-kodak! (je peux \u201cben\u201d le taquiner, c'est mon confrère de collège) et alluma ses lanternes, je veux dire ses nombreuses lbmpes incandescentes qui nous \u201cfaisaient faire des grimaces\u201d pour prendre quelques scènes de cette ronde \u2018\u2018endiablée\u201d.Elles paraitront dans le film \u201cJeunesse Rurale\u201d qu'il est en train de monter.A quand la présentation de la première de ce film que nous attendons impatiemment, pensions-nous en chantant avant de nous séparer: \u2018Bonsoir, les amis, Bonsoir.! AU REVOIR\u201d Henri Lacoursière, B.S.A.Robin ) cout ot Le repos accroit la résistance a la maladie Rien n'est plus éloigné de la vérité que d'affirmer que le sommeil constitue une perte de temps C'est le facteur le plus important de notre vie quotidienne.Pendant le sommeil, l'organisme élimine les fatigues du jour; la tension nerveuse disparaît, aboutissant à une relâche entière; pendant le sommeil, le coeur travaille au minimum, Un repos aussi complet accroit la résistance à la fatigue et à la maladie et favorise une meilleure utilisation le toutes les facultés.Des adultes sont morts relativement jeunes qui eussent bénéficié d'une plus grande longévité s'ils avaient accordé une attention convenable à l'importance du repos.D'autres ont connu des échecs dans les affaires ou dans leurs travaux domestiques à cause d'un mauvais caractère ou d\u2019une nervosité excessive, parce qu\u2019il sc fatiguaient facilement, Une résistance amoindrie, due au surmenage et au manque de sommeil suffisant, prédispose très souvent au rhume, II serait possible d'éviter ces ennuis en prenant des heures de sommeil plus prolongées.Chacun requiert en moyenne un minimum de huit heures de sommeil par nuit.Pour les jeunes enfants, on recommande une moyenne de douze à quatorze heures; pour les adolescents, au moins neuf à dix heures si possible.Malheureusement, certaines gens estiment qu'ils ne peuvent dormir.Dans de tels cas, beaucoup de gens recourent aux somnifères, une habitude qui se transforme en un véritable esclavage, Si quelqu'un devient conscient de son insomnie ou s'adonne habituellement aux somnifères, il lui faudra un peu de volonté pour reprendre le contrôle et apprendre à se reposer de nouveau sans aucun secours artificiel.Il retrouvera la confiance de pouvoir dormir et ce ne sera plus qu\u2019une question d'auto-sugges- tion.L'Association nationale de la santé estime que le sommeil est le moyen naturel et indispensable pour s'assurer une vie longue et active.Si vous continuer à subir des nuits sans sommeil, consultez votre médecin qui vous aidera à découvrir la cause exacte de votre mal, Jeudi le 17 août 1950 Le coin des Curieux! EE Parentéles\u2014 Curieux bien payés.Je demandais au curé de Ste-Louise, l'abbé Thomas Bélanger, s'il était parent avec feu le Père Salluste Dumais, o.m.i,, qui se nopait en ravitaillant un poste au nord du Manitoba (1933).La réponse, pour étre exac, te, fut un peu compliquée.Jugez-en vous même.I\u2014Thomas Bélanger est le fils de Simon Bélanger et de Eugénie Dumais.Simon Bélanger, fils de Joseph Bélanger et de Clarisse Bois.Eugénie Dumais, fille de Joseph Dumais et de Philoméne Tardif.II\u2014Saluste Dumais fils de feu William Dumais et de Clara Bélanger.William Dumais, fils de Bernard Dumais ct de Georgiana Tardif.Clara Bélanger, fille de Zéphirin Bélanger et de Philomène Buis.Patientez!., III\u2014Joseph et Zéphirin Bélanger sont enfants de Joseph Bélanger et de Catherine Vaillancourt, Joseph et Bernard Dumais sont fils de Bernard et de M.Marthe Hudon.Philomène et Georgiana Tardif, filles de Théophile Tardif et de Hortense Lévesque, Clarisse et Philoméne Bois, filles de Louis Bois et de Léopoldine Couillard.En un mot, il y a 4 parentés du 3 au 3, puisque les 4 grands pères (ou grand\u2019méres) de l\u2018un sont frères (ou soeurs) des quatre grands pères ou grand'mères de l\u2019autre.Vous saisissez mieux, en plaçant les noms sous forme de tableau, que pareil cas, vaut la peine d\u2019être souligné.A.-C.ptre.La succession au trone d'Angleterre.Voici la ligne de succession à la couronne britannique: 1\u2014Princesse Elisabeth, 24 ans, héritière présomptive.2\u2014Prince Charles, 21 mois, premier enfant d'Elisabeth.3\u2014La nouvelle Princesse.3\u2014La Princesse Margaret, 19 ans.5\u2014Le Duc de Gloucester, frère du Roi égnant.6\u2014Le Prince William Andrew Frederic, premier né du Prince de Gloucester.T\u2014Le Prince Richard Alexander Walter George, 6 ans, Ze enfant du Duc de Gloucester, 8\u2014Le Duc le Kent, 14 ans, neveu du Roi (on se souvient que le Duc de Kent, le frère du Roi, s'est tué dans un ac- eident d'aviation).9\u2014Le Prince Michel George Charles Franklin, 8 ans, frère du Duc de Kent.10\u2014La Princesse Alexandra Helen Elisabeth Olgo Christabel, 13 ans, la soeur du Duc de Kent, GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, \u2018 (Kamouraska).5 Les juges du Mérite Agricole.La Commission des juges du Mérite Agricole est formée cette année de M.Louis Tremblay, cultivateur de üormai- din, lauréat de la Médaille d'Or en 1949, du Dr Maurice St-Pierre, professeur de Zootechnie à l'Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Poca- tière, et de M.J.-A.Foley, cultivateur, de St-Thuribe, comté le Portneuf.M.Philippe Lambert, agronome attaché au Service de la Propagande à Québec, agira comme secrétaire pour la troisième année consécutive, Le concours 1950 se tient dans la région de Montréal, et plus de 85 cultivateurs ont fait parvenir leur formule d'inscription.L'expertise des fermes est en cours et les vainqueurs seront proclamés Jors de la fête annuelle du Mérite Agricole, à l'Exposition provinciale de Québec, en septembre.La priorité des réformes agraires.La réforme agraire figure en tite de la liste des mesures économiques mises en oeuvre par le gouvernement italien en 1950, Les projets de loi soumis au parlement d'Italie apportent des précisions à ce sujet.Ils réclament entre autres choses, l'expropriation des grands domaines dans certaines régions et l'amélioration foncière de ces domaines qui seront divisés et revendus aux paysans à prix modiques et à l\u2019aide de prêts à long terme.Les mesures immédiates se rapnortent à un total d'un million et quart d'acres, soit environ le tiers de superficie prévue par la réforme.Des montants considérables seront dépensés pour venir en aide aux régions arriérées du sud.Parmi les autres mesures économiques du gouvernement, on attache beaucoup d'importance à la révision du système de taxation.Le Contenu en nectar varie dans les plantes.La concentration de nectar d'une lignée de trèfle rouge peut être améliorée par la sélection, d\u2019après des expériences récentes faites à la Division des plantes fourragères, Ferme expérimentale centrale, Ottawa.Quoique ce travail soit encore au stage préliminaire, les spécialistes sont à peu près certains que la quantité de nectar sécrété peut varier non seulement de plant en plant pour la même variété, mais encore de fleur en fleur sur le même plant.Tls constatent que différentes applications d'engrais chimiques ne modifient guère la quantité de nectar sécrétée par les plantes.Le nectar, qu'on regardait autrefois comme la nourriture des dieux, est la substance que leg abeilles extraient des fleurs et convertissent plus tard en miel.Comme les abeilles volent de fleur en fleur à la recherches de ce nectar, elles servent d'agents pollini- sateurs à la nature.Considérée sous cet aspect, l'activité des abeilles a attiré l'attention des chercheurs en agriculture depuis de nombreuses années.Récemment, différents techniciens des divisions du ministère de ! Agriculture au Canada ont commencé une étude en collaboration sur la production de semences de trèfle d'al- sike, de trèfle rouge et de luzerne.Impressions de voyage 7 (Suite) A L'ILE AUX GRUES Nous avons fait la connaissance d'un cultivateur qui, à lui ul a ensemencé 158 sacs de ce tubercule au printemps Il y a quelques années, les producteurs de l'Ile avrient fait \u201ccribler\u201d 32,000 sacs de patates à leur entrepôt pour ensuite les expédier par barges en direction de la vieille cité de Champlain où un excellent marché leur semble assuré.Comme l'engrais de ferme est presqu'exclusivement utilisé pour la culture de la pomme de terre avec les engrais chimiques comme complément et qu\u2019il y a plutôt déficience de matière organique dans ces sols plutôt légers en général, nous y voyons là une des raisons de la culture assez intensive du seigle de printemps.A notre sens, il nous semble qu'il devrait être pratique de cultiver du seigle d\u2019automne ou encore du sarrazin pour enfouissement, ce qui serait de nature à améliorer la texture de ces sols.Nous sommes convaincu qu'en améliorant les façons culturales, cette qualité de terre produirait au cent- tuple, car, nous avons vu, sur une ferme un magnifique champ de grains mélangés (orge et avoine) de même qu'un pâturage en bonne condition.On nous a dit qui'l s'est déjà produit du pois à soupe bien cuisant; nous sommes à nous lemander s'il ne serait pas intéressant de réintroduire cette culture qui s'avèrerait sans doute payante, toutes choses égales d'ailleurs.Quelques cultivateurs produisent du \u2018chou de Siam et du blé-d'Inde fourrager.Entre I'lle-aux-Grues et l'Ile-aux-Oies qu'un chemin caros- sable relie, il y a une immense batture que la mer recouvre deux fois l\u2019an et, de ce fait, ne manque pas de l'enrichir par l\u2019apport d'éléments fertilisants.C\u2019est là que chacun des cultivateurs de l'Ile-aux-Grues va chercher, à chaque été, son approvisionnement de foin suivant la grandeur qui lui a été assignée depuis déjà des années.On peut dire, sans crainte d'erreur, que c'est la une véritable aubaine pour ces gens qui, a cause de la culture intensive des pommes de terre et de la superficie plutôt restreinte de leur ferme seraient acculés à | alternative de garder peu de bétail, alors que, de fait, on voit des troupeaux de 10 à 25 vaches laitières dont la production est transformée à la fromagerie paroissiale.Autrefois, il s'expédiait beaucoup de f oin à l'extérieur, mais aujourd'hui, c'est chose du passé pour la bonne raison que les cultivateurs font de l'industrie laitière sur une beau- voup plus grande échelle.C'est donc dire que les battures qui fournissent pâturage et foin à satiété, à l\u2019état nature en quelque sorte sont d'un br he BI: UINL et d Uno valeur inesumable a agriculture de e Lors de In fenaison, il doit être pittoresque de voir tous les cultivateurs de l'Ile-aux-Grues se transporter sur cette sorte d'ilôt de verdure où ils empilent le foin séché en meules sur des trétenux à environ 3 pieds de terre pour que les grandes marées d'automne ne les mouillent ni ne les empor- à la dérive, Lors des grandes marées furieuses de la fin de novembre 1944, les glaces avaicnt tout emporté, même si le foin était sur des tréteaux.C'eût été la ruine des cultivateurs de l'Ile si, à deux reprises, au cours de l'hiver 1947.un brise-glaco du Gouvernement Fédéral n'était venu à leur secours en transportant du foin à cet endroit.Au cours de chaque hiver, les gens charroient sur leur ferme chacun leur part de foin nu fur et à mesure que le cheptel en a besoin.Comme ailleurs, on aime à se moderniser et, déjà, quelques-uns songent sérieusement a utiliser dans un avenir aurez, rapproché la presse à foin sur le champ (pick-up baler\u201d), Les insulnires semblent se livrer peu à la pêche: ils sont plutôt terriens.Tout de même, on y capture du bar, de | es- turgcon, de l'anguille, etc.Ils seraient plutôt amateurs de chasse, qui est permise à certaines périodes de l'année vu que n'ayons pas entendu dire que, contrairement à certaines îles du St-Laurent, il n\u2019y a pas de sanctuaire d'oiseaux, La chair d'outarde semble un mets préféré et il nous a été donné, au cours de notre voynge, d'en déguster pour la première fois, non pas fraiche, mais en conserve, il va sans dire, à cette période-ci de l\u2019annce.Dans l'après-midi de mercredi, le 19 juillet, il nous restait quelques heures à attendre la marée qui nous ramènerait au quai de Montmagny sis dans l'estuaire de la Rivière.Nous en avons profité pour héler un taxi qui nous conduirait à | Ile-aux-Oies.Chemin faisant et en passant à l'extrémité nord-est de l\u2019Ile-aux-Grues, notre chauffeur qui faisait office de cicéro- Ne nous dirigea vers le Manoir Lemoyne, aujourd'hui désaffecté et ex-propriété du Scigneur du même nom.Nous avons vu là des vestiges de l'ancien régime sci- gneurial, dont entr'autres une cloche encore à son poste dans le campanile sur le toit du fournil, Jadis, cette cloche servait à appeler les serviteurs qui pouvaient être à distance sur la ferme du Seigneur.Cette ferme a été acquise récemment par un résident de I'Tle qui se propose de rénover le spacieux Manoir et d'en faire un endroit idéal de villégiature pour ceux qui aiment le beau, la quiétude et la mer.Cette oasis de repos, située à l'extrémité sud-est de l'Ile-aux-Grues a vue directe sur le village de Cap St-Ignace.A L'ILE AUX OIES\u2014 Un mot maintenant de l'Iles-aux-Oies, propriété exclusive des Révérendes Soeurs de l'Hôtel-Dieu de Québec.Cest un vaste domaine qui comporte ce qu'on pourrait appeler huit unités, puisque huit fermiers y résident à une assez grande distance les uns des autres.Ils ont à charge chacun un troupeau laitier et autres animaux de fermes smblent cultiver chacun une partie ou section de l'Ile sûivant certaines conditions posées entre eux et la communauté propriétaire de l'Ile.On peut dire que cette Ile est autonome du fait qu\u2019elle possède sa propre fromagerie où les fermiers transportent le lait des troupeaux et sa chapelle-école où le Curé de l'I- le-aux-Grues irait faire la mission une fois le mois.De plus, les enfants des fermiers vont à la classe à cette chapel- le-école.Le fonds de terre de cette Ile nous a paru plus fertile que celui de l'Ile-aux-Grues, car, il serait plus alluvial, enclavé qu'il est par des rochers.Et voilà notre visite terminée.Avant le voyage de retour qui s'est effectué par une mer relativement calme et un coucher de soleil radieux, nous nous en voudrions de ne pas finir ce genre de reportage sans mentionner d\u2019une manière spéciale l'hospitalité proverbiale dont nous avons été l'objet pendant notre court séjour à l'Ile-aux-Grues.C'est de bon angure et nous voyons là une gracieuse invitation à y retourner à l'automne.Josaphat Bilodeau, agronome. Jeudi le 17 août 1950 pr \u2014\u2014\u2014\u2014 ve On NOUS ECRIT Lourdes 10 août vrEs Cher M.Fortin, Me voilà pour une seconde fois c'est assez surprenant de ma part! Je terminais ma dernière avec les commentaires sur l'Iatlie.Depuis, j'ai vu plusieurs autres pays qui m\u2019ont mieux impressionné.J'ai traversé l'Autriche et un coin de I'Allemagne, la Suisse, la Belgique, la Hollande et la France, L\u2019Autriche et le coin d'Allemagne que j'ai vus sont très intéressants ;beau pays de montagnes, Lrès accidenté, mais très riche aussi, richesse qui vient pour une bonne part de l'esprit de travail des habitants, esprit qui se manifeste dans l\u2019ordre et la propreté des champs et des habitations.On peut faire la même réflexion pour la Suisse, la Belgique et la Hollande.Ces petits pays montrent beaucoup de vitalité et sont fort intéressants; On y est aussi très bien reçus.En Autriche, nous avons fait l'ascension d'un pie, près de la ville d'Innbrück, ascension en téléférique, voiture suspendue sur des cables et qui monte à un angle de plus de 45 degrés, parfois.C\u2019est fort impressionnant d\u2019être ainsi suspendus et de voir la tête des arbres au-dessous de nous.Et le spectacle, là-haut, est d'une beauté extraordinaire.On voit à peine les champs et les villes à travers les nuages; et tout autour, des pics avoisinants t leurs pointes.Et de plus, nous y trouvons de la neige, suffisamment pour nous amuser, à nous en envoyer comme des enfants.En Allemagne, nous avons assisté au jeu de la Passion.à Oberammergau; c\u2019est d'ailleurs pour cela que nous sommes allés en Allemagne; nous en avons été émerveillée.Pour reprendre un mot de Mgr Fortin, \u201cLà, on ne joue pas la Passion, on la vit\u201d.Et tout le village est intéressant, La Suisse, avec ses montagnes et ses lacs, nous a beaucoup plu; les paysages Suisses nous rappilent souvent les paysages laurentiens, et parfois aussi, nous font penser aux uses, avec leurs pics abrupts et enneigés.La Suisse est aussi le pays des montres, le pays de la Société des Nations.Genève, avec le Palais des Nations, sur le bord du Lac Léman, est le point de rencontre de beaucoup de gens; nous nous sommes rencontrés au Palais des Nations avec un groupe de prêtres canadiens.C'est aussi la ville des protestants par excellence, et les occasions de discuter religion ne manquent pas.Nous n'avons fait que traverser la Belgique et la Hollande; ce n'est pas assez pour connaître un pays; tout de même, en Belgique, nous avons trouvé une campagne riche et bien cultivée, et des villes qui ont beaucoup souffert de la guerre, Louvain, ville intellectuellle, mais cependant bombaer- dée; de même, Malines; la cathédrale n'a pas été touchée, mais une autre église a été partiellement détruite et c'en était une très belle, La Hollande semble un pays prospère, campagne très riche, villes propres, neuves, bien faites, typiques; le coup d\u2019oeil, en arrivant dans une ville hollandaise, est toujours très beau.Les rues y sont larges et les canaux aident à donner un aspect moins compact, On ne peut parler de la Hollande et oublier ses moulins à vent Nous en avons visité un qui est un moulin à farine.Nous avons vu aussi des sabots et des costumes nationaux dans les Iles Zélande.Il me reste maintenant à vous parler de la France.Je ne puis vous exprimer tout ce que j'aimerais à dire sur une simple lettre.Et je garde cela pour plus tard.Après avoir passé trois semaines en France, après avoir visité ses nombreux sanctuaires et pris un peu contact avec ce peuple qui nous reçoit si bien, et au milieu duquel on se sent chez-soi, on a bien de belles choses à dire au sujet de la France.Vous parler Ae Lourdes, par exemple, où je suis actuellement, ce- me prendrait plusieurs pages.Lourdes est vraiment un lieu extraordinaire où on se sent en contact avec le surnaturel par l'atmosphère qui y règne, par la piété des foules qui y viennent; et à Lourdes, c'est la France aussi qui se révèle avec sa foi, son art, son talent; tout nous impressionne, et on quitte à regret cette terre élue de la Vierge, \u2018 Et nous arrivons au terme de notre beau voyage.Dans une semaine, nous nous embarquerons à Lisbonne; nous espérons être au Canada, le 31 août.Nous pourrons alors causer plus longuement et plus librement.Je vous quitte avec l\u2019espoir de vous revoir bientôt, Bien vôtre en N.-S., R.Bélanger, ptre.MAISON a VENDRE à St-Philippe-de-Néri Maison de 12 appartements, située près de l'église, riété de Mme Omer Frève, Pros St-Philippe-de-Néri, S'adresser à Maurice Fortin, Ste-Anne, ou téléphones à No 111, fte-Anne.Nouvelles de \u201cchez nous.\u201d Jubilé d\u2019Or de Ml\u2019Abbé Lévesque De grandes fêtes religieuses et familiales ont marqué, ces jours derniers, le jubilé d\u2019or le M.l'abbé Edmond Lévesque, curé de St-Benjamin de Dorchester, Une messe d'actions de grâces a été célébrée à 10.00 heures dans la cha- lle de son Alma Mater, le Hège de Ste-Anne.Monseigneur Wilfrid Lebon, P.D.a prononcé le sermon de circonstance et a rendu hommage su jubilaire.La partie musicale a été rendue par M.et Mme Georges Martin, Louis-Marie Gosselin, Antoine Maurais.Ml'abbé Alphonse Fortin, professeur au Collège de Ste-Anne était à la console des orgues.Le chant du \u201cTe Deum\u201d a été rendu par M.l'abbé Georges-Henri Roy du Collège.Assistaient au choeur: Mgr Wilfrid Lebon, P.D, M.le Chanoine François Blanchet, de Giffard; M.l'abbé S.Bélanger, aumônier, de Québec, confrères de classes du jubilaire; M.l'abbé Arthur Beauoin, procureur du Coliège; M, l'abbé Noël Pelletier, procureur de l'Ecole d'Agricuiture; M.l'abbé Chs.-Eug.Cliche de l'Ecole d'Agriculture.Un grand banquet fut servi aux réfectoires du Cullège de Ste-Anne-de-la-Pocatière.A la table d'honneur, on remarquait aux côtés du jubilaire: Mgr W.Lebon, M.l'abbé Arthur Beaudoin; M.le Chanoine François Blanchet, Ml'abbé Saluste Bélanger; Ml'abbé Alphonse Fortin; M.le Dr Eugène Dionne de Ste-Ma- rie; ses frères et soeurs: MM.Arthur Lévesque et J.-Bpte Lévesque, de Rivière-Ouclle; Alfred Lévesque de Ste-Anne et G.-Emile Lévesque, de Montréal; sa soeur: Madame C.Bélanger, de l'Islet; ses beaux-frères et belles-soeurs: J.-W.Bérubé, de Giffard; Laurent Bérubé, de Ste-Anne; Mme Clément Lévesque, de St- Pacôme; Mme Alfred Lévesque, de Ste-Anne; Mme Ar thur Lévesque, de Riv.-Uuelle; ses neveux et nièces: M.Irénée Bérubé, de Québec, qui agissait comme maitre de cé- rémoni et prononga une ma- ifique allocution; M.et me Georges-Emile Deruté, de Québec; Mme Ulysse Bcucher, et M.Léo Lévesque, de Montréal; M, et Mme J.Drouin, de Québec; M.et Mme Henry Boucher, de Montréal; M.et Mme Arsène Ouellet, de St-Jean Port-Joli; et Mile Ro- se-Marie Bérubé; de Giffard; M.Luc Berubé, de Giffard; Met Mme Edmond Léve Montréal; M.et Mme J.Bpte Bossé, de Rivière-du-Loup; Met Mme Clément Héroux, le l\u2019Ancienne-Lorette; M.et Mme Laurent Lévesque, de St-Pacô- me; M.et Mme Ernest Lévesque, de Ste-Anne; Mlle Germaine Lévesque, de Ste-Anne; Mile Rita ue, de St Pacôme; M.et : Ircnée Bérubé, de Québec; M.et Mme Rémi Bérubé, de Montréal; M.Montréal; Mlle Eliane Bérubé, de Ste-Anne; M.et Mme Roland Lévesque, de Trois-Riviè- res; M.et Mme Omer Sirois, de Ste-Anne; M.et Mme Edmond Martin, de Ste-Anne; ue, de * M.et Mme Auréle Lévesque, d'Ottawa; M.et Muic Guy Lévesque, d'Ottawa; M.et Mme J.-Paul Lévesque, de Montréal; M.et Mme Armand Lebel, de Cabano; M.et Mme Chs.-Au- guste Bouchard, de Ste-Anne; M.et Mme Alcide Bernier, de Sillery; de Léonce St- Pierre; M.et Mme Paul Grenier; M.et Mme J.-Louis Blais; M.Marc Lévesque, de Riv.-Ouelle; M.Ed.Lévesque, de Riv-Ouelle; Mlle Colette et Yolande Lévesque, de S.-Anne; Mile Yvette Lévesque, de Riv.- Ouelle; M.Gérard Blais, de Montréal.Au nombre des cousins et cousines du jubilaire, on remarquait: MM.Wilorod, Henri, Elmond, Sarto Dubé, de Québec; Mlle Marie-Louise Dubé, de Québec; Mme Clément Lévesque, de Riv.-Ouelle; Met Mme J.-Bpte Lévcaque, de Riv.-Ouelle; M.et Mme Jos.Grondin, de Ste-Anne; M.et Mme Camille Lévesque; Mlle Rose Lévesque, de Ste-Anne; M.Raymond Lévesque, de Ste- Anne; M.Raymond Lévesque, de Riv.-Ouelle, A l'issue du banquet, une adresse fut lue par la plus jeune nièce, Yolande Lévesque, Au nom de tous les parents, un joli calice et paténe en or sculpté furent présentés par Pierre Parent, petit neveu.Plusieurs autres cadeaux furent aussi offerts au jubilaire en cette heureuse circonstance.Ont porté la parole pour féliciter le jubilaire et formuler les voeux au nom de tous: Mle Chanoine François Blanchet, M.l'abbé S.Bélanger, confrère, M, l'abé Arthur Beaudoin du Collège de Ste-Anne et Mle Dr Eug.Dionne, confrère du jubilaire M.l'abbé Edmond Lévesque, remercia, en termes émus, tous ses parents pour les voeux et riches cadeaux qu'ils venaient de lui présenter.TI a demandé à tous de rester unis afin de former une belle famille.Le soir, un grand souper familial fut servi chez Mme Clément Lévesque de St-Pacô- me, belle-soeur du jubilaire, Tous les parents étaient présents.Une magnifique soirée suivit: il y eut chants, musique, etc.M.l'abbé A, Fortier, curé de St-Pacôme, vint saluer le jubilaire au cours de la soirée et lui offrir ses voeux et hommages.Ces grandes fêtes familiales ont été filmées par M.l'abbé Maurice Proulx, le Ste-Anne.Un magnifique feu d'artifice clôtura cette belle veillée de famille dont tous garderont longtemps un bon souvenir, Monsieur l'abbé Edmond Lévesque, curé de Saint-Beanja- min, Co.Dorchester, naquit À la Rivière-Ouelle, étudia à Ste-Anne-de-la-Pocatière et à Québec; fut ordonné à Ste- Anne, par Bégin, le 2 septembre 1900; fut nommé vicaire à St-François de Beauce, de 1900-1902; à St-Casimir, 1902-1904; a St-Philémon, 1903-1905; aumônier des Frères de Notre-Dame-des- Champs, à Baint - Damien, 1905-1906; aumdnier de I'Hopital de Fraserville, de 1906- 908; vicaire au Sault-Mont- morency 1911-1915; curé de St-Benjamin depuis 1915.Journée Lacordaire à St-Roch Le mouvement Lacordaire est plein de vie à Saint-Roch- des-Aulnaies, Cté de l'Islet.Dimanche dernier, c\u2019était grande fête: on célébreit le premier anniversaire du Cercle Pour rendre hommage au Seigneur, on a voulu célébrer cette fête en organisant toute une grande journée anti-alcoolique, Le succès remporté est prometteur.Monsieur l'abbé Louis Marois, aumônier diocésain, a rononcé le sermon à toutes les messes.Aux messes basses, il y eut Un grand concours de communions.Dans l'après-midi, à la salle paroissiale, il y eut forum sous la présidence d'honneur de Ml\u2019abbé Hermyle Barabé, curé de la paroisse.Assistaient aux premiers rangs: Madame J.Bélanger, présidente du Cercle Ste-Jeanne d'Arc; M.René Lord, président du Cercle Lacorlaire; M, l\u2019abbé Louis Marois, aumônier diocésain; M.Gérard Paquin.Lacordaire de Charny; Mme Léon Grenier, présidente du Cercle Ste-Jeanne d'Arc de Ste-Anne; M.Paul Chamberland, président régional du Comté de Kamouraska; Mlle Laurette Drapeau, M.Jacques Pelletier de Ste-Anne; M.Roland Martin, Président du Cercle de Ste-Anne; M.Chs.- Eug.Lévesque du Cercle de Ste-Louise de l'Islet.Monsieur Marius Couture, de Lévis, fut l'animateur du dorum.Les questions étudiées étaient fort pratiques.M: l'abbé Louis Marois, tira les conclusions et tous se rendirent à l'Eglise pour l'Heure Sainte prêchée par l'abbé Louis Marois.M.l'abbé Hermyle Barabé, curé de la paroisse, officiait.La chorale paroissiale fit les frais du chant.A la salle paroissiale, à 8 heures, une grande soirée récréative avait lieu sous la résidence de M.le Curé; le ameux Trio Couture, de Lévis, fit les frais de la partie musicale, \u201cLes petits vieux, pièce comique, fut rendue.M.Marius Couture fut le conférencier d'honneur en marge des méfaits de l\u2019alcool.M.M.Paul-Heuri Lecours, président diocésain, et l'abbé Marois portèrent aussi la parole.L'Initiation et le changement de décorations donnèrent lieu à une cérémonie vraiment imposante.M.R.Lord, président du Cercle, souhaita la bienvenue.1 y eut chants et de nombreux prix de présence, M.le curé tira les conclusions de la journée.Plusieurs délégués de cercles de Ste-Anne, Ste-Louise, St- Jean, St-Damase étaient présents, , "]
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