Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 6 juillet 1950, jeudi 6 juillet 1950
[" - gee A CHIVLS ce 1: CWO VILCE a/g Ke:ntoine Roy E-ffics du Parlerient QUEZEG B PENSER À CE QUE:L'ON DIEU - GAZETTE PATRIE = DES \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L'ON PENSE FAMILLE CAMPAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u2018'Autorisée comme envoi postal de in seconde classe\u201d \u201cMinistère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN Série I.Vol.9 \u2014 No 84 UN PREMIER MINISTRE PARLE D\u2019AGRICULTURE.Agriculture, sécurité et bon sens.Mercredi soir, le 28 juin, l'honorable M.Duplessis, premier ministre de la Province de Québec, était l'invité d'honneur au congrès annuel des Agronomes.\u201cJe vois par le programme, dit-il, que le texte de ma conférence sera: \u2018La Province de Québec et le développement de l'Agriculture\u201d.Puis après avoir taquiné quelque peu le président du banquet, M J.-M.Martin, à qui il attribue la paternité de ce titre, il ajoute: \u201cCette particule souligne tout simplement la connexité qui existe entre le progrès de Québec et le développement de l'Agriculture\u201d.Aujourd\u2019hui, continue-t-il, le monde parle de sécurité.Il n'y a pas de sécurité sans stabilité, et le point d'appui dont a parlé Archimède (\u201cDonnez-moi un point d'appui et je soulèverai le monde\u2019), nous l'avons dans l'agriculture.D'où vient le mot \u201cagronome\"?\u201cLe mot agronome, dit-il, est formé de deux mote grecs, agros (champ) et nomos (loi), et signifie \u201cLoi des champs\u2019, C'est une loi vieille comme le monde., L'Agriculture est l'industrie basique.Vérité fondamentale qu'il ne faut pas oublier.C\u2019est la pierre angulaire du progrès, de la stabilité et de la sécurité.Les pays qui n'ont pas compris l'indispensabilité de l'agriculture ont rarement vécu bien longtemps.Les peuples forts sont ceux chez qui l\u2019agriculture occupe une place de choix.\u201d I ajoute que \u201cle gouvernement de la province et ceux qui aiment leur province sont fiers des agronomes.Ils sont les médecins de l\u2019agriculture.Ils jouent sur la ferme québecoise un rôle patriotique de premier plan.y à des moments dans la vie où on se prend à avoir des doutes, des inquiétudes.Je dis au peuple du Québec, et même du Canada, qu'aucune profession libérale n'a autant d'importance et n'est plus nécessaire que la profession agronomique\u201d.Ce qu'est la profession agronomique.Nous empruntons ici le compte-rendu de *L action Catholique\u201d qui se lit comme suit: \u201cM, Duplessis insiste sur les mérites de la profession d'avocat à laquelle il appartient, mais s\u2019empresse d'ajouter que les agronomes sont les membres du barreau par excellence, vu qu'ils sont au service de la loi des champs comme l'indique leur nom: agros (champ), et nomos, (loi).Voug êtes des professionnels qui ne vivez pas de la chicane, de la souffrance et encore moins de la mort! Il n'est pas de professions plus grandes que la vôtre.Il n\u2019est pas de travail plus important que celui que vous pouvez accomplir.Je galue dans l'agronomie un des grands espoirs de demain et d'après-demain.N'est-il pas vrai que vos activités se traduisent toujours par des améliorations?Votre champ d\u2019action est aussi vaste que l'esprit qui vous anime.Il a pour résultat de faire rendre à la terre qué- becoise sa pleine valeur.\u201d Les agronomes ont entendu ces paroles avec joie, car dans la profession agronomique, il est arrivé, là aussi, qu\u2019on a eu \u201cdes inquiétudes, des doutes\u2019.Et ces sceptiques n\u2019ont pas été nécessairement les moins travailleurs ni les moins courageux; plusieurs portant déjà des cheveux blancs avaient appris de longue date à comprimer leur coeur, serrer la ceinture et à souffrir leur mal en secret.Pour la centième fois peut-être (et sûrement pas la dernière), le soussigné s\u2019est vu traiter, lui et ses milles collègues (pas un de plus pas un de moins, à date), de \u201cbon à rien\u201d, de \u201cm,.collet blanc,\u2019 etc, par un ouvrier de son patelin qui était fier et sur de son oracle, comme s'il avait conjuré le diable en personne.On a beau être blindé à froid, habitué à n'importe quoi, assez chrétien pour tout accepter, il n'est tout de même pas facile de s\u2019en tirer sans un serrement de coeur.On ne s\u2019habitus pas.Or.M.le premier ministre sera peut-être surpris d'apprendre que ce n'est pas encore cet aspect assez peu réjouissant de la vie agronomique qui occasionne les doutes ies plus angoissants pour les \u2018\u2018vieux\u2019, les moins vieux et les jeunes de la profession.La plus grande inquiétude des agronomes est causée par la pauvreté pitoyable dans laquelle évoluent nog universités agronomiques.Car, chaque année, à cause de la moinre valeur de l'argent, leurs subsides, toujours lcs mêmes depuis 1931, sont de moins en moins adéquats.Allons aux conséquences de ces faits.Pourquoi cette exception.Le bachelier és-arts du collège classique qui s'inscrit à l'Université peut y acquérir, dans quantité de disciplines, le degré de bachelier en telle ou telle partie du savoir humain, puis les degrés de maître ou de docteur.après un nombre variable d'années d\u2019études.Or, l'agronomie du Québec, elle, ne peut offrir à ses élèves que le degré de bachelier, aprés quatre ans\u2026 Et ça finit là.ou ailleurs! Car notre bachelier en agriculture veut-il conquérir une maîtrise, un doctorat?.Point de choix.Il lui faut changer de province, de pays le plus souvent, de langue toujours.Réaliset-on que les agronomes qui vont dans les universités étrangères ont à s'babituer à une langue et à un mode de vie et d'études inconnus.Et lorsqu\u2019ils reviennent, le plus souvent avec des succès remarquables, ils doivent refaire leur apprentissage canadien des problèmes agronomiques à manier, comme un avocat aurait à réctudier nos lois, après son retour d'études supérieures à l'étranger En somme, nous imposons à nos agronomes une adaptation inéluctable & un mode d enseignement et de vie nouveau: et au retour, la nature des choses canadiennes ou québécoises leur impose une réadaptation non moing importante.Aussi plusieurs ne résistent pas à l'épreuve, et repartent, perdus pour la province, perdus pour le pays.les a envoyés à l'Ecole d'Emigration Agronomique.Comptons-nous heureux qu\u2019ils n'y restent pas tous.et qu\u2019ils nous reviennent pour la plupart.reconnaissables! Pourquoi la seule science agronomique de chez- nous en est-elle toujours à cet état de dénûment?Est-ce que l'agriculture québécoise ne mérite pas qu'on lui consacre des écoles universitaires puissantes?Est-ce que le \u2018\u201c\u201cplacement\u2019 qui suffirait à rendre à nos deux écoles canadiennes-françaises capables de remplir leur mission gerait trop onéreux?(Un dix-millième du revenu agriocle de la province produirait un million pour chacune des trois écoles supérieures d\u2019ici 1960).Devant ces faits on ne comprend plus très bien, Et voilà l'inquiétude principale de la nrofession agronomique de 1950, Et Dieu sait, pourtant, si dans un passé incertain, elle en a subi de toutes les couleurs, des inquiétudes et des doutes!.Pourquoi pas une science agricole souveraine chez elle?Pourquoi pas une science agricole bien à nous, bien orientée sur les besoins du cultivateur québécois, \u2014un être à part comme on le sait, mais entraîné tout de même dans le grand tourbillon économique américain ?\u2014 \u2014En somme, vous demandez l'autonomie pour la acience agricole du Québec?\u2014Pourquoi pas?Nous hésitons bien un peu à employer ce mot dans un commentaire d\u2019une conférence de l'honorable Duplessis, mais comme notre âge, nos goûts et notre expérience ne nous permettent pas de plaisanter, ni de faire de la politique sur un tel sujet, allons y franchement.Nous sommes des vass@ux des universités des Pays étrangers, des provinces anglophones canadiennes, et même plus simplement, de la seule université anglophone du Québec, puisque nous devons y envoyer nos jeunes gens qui veulent se perfectionner en sciences agronomiques.S'il est raisonnable que nos hommes de science aillent (Kamouraska) Jeudi, le 6 juillet 1950 s'informer, et se former auprès d'autorités scientifiques étrangères, il est inadmissible que nous n'ayions pas dans nos Ecoles Supérieures d'Agriculture canadiennes-françaises les moyens de conduire les jeunes agronomes à la maîtrise ou au dectorat.Cette vassalité envers une université soeur de la province s'accorde bien avec l'amitié, mais pas avec la fierté française.Qu'est-ve qui ne va pas?Nous voici donc devant un état de choses inquiétant et fort susceptible de causer des doutes professionnels.Est-ce que nous manquerions des éléments voulus pour le corriger?Les hommes feraient-ils défaut\u201d.Pas que nous sachions; en tous cas, si nous étions voués à une infériorité scientifique et éducative de cette envergure nos boursiers à l'étanger ne prendraient pas si souvent les premières places, malgré le handicap d'une langue scconde, et on ne les inviterait pas aussi souvent à s'y faire une carrière que la plupart déclinent, mais que trop déjà acceptent.Ou bien est-ce que la profession agronomique ca- nadienne-française serait la seule incapable de mai- triser ses problèmes scientifiques?Il n\u2019est pas besoin de manquer de modestie pour éluder une telle hypothèse, Alors, qu'est-ce qui fait défaut?Nous avons les hommes de sciences capables d'étudier les problèmes agronomiques fort spéciaux de | agriculture québécoise; nous aurions les jeunes gens capables de s\u2019y perfectionner, N'avons-nous pas les institutions existantes qui ont tout de même formé la presque totalité des 1,000 agronomes faisant actuellement partie de la profession organisée, et qui n'attendent que les secours nécessaires pour pousser leur formation à l'égal de celle qu'ils pourraient recevoir des universités étrangères?Négliger cette dernière réalité ce serait laisser en vlan un capital scientifique initial se chüfrant à dix millions en propriétés, immeubles, fermes.etc.et ce serait négliger une expérience de l'enseignement agricole au Québec \u2014queolque chose de fort spécialisé, quoi qu'on en pense\u2014 qui dans un cas du moins, dépasse les quatre-vingt-dix années.Nos écoles actuelles \u2014de par la force des choses, et en surface-\u2014 sont comparées aux universités étrangères dotées à millions; à peu près comme si l'on comparait l'efficacité combative d'un bataillon armé en fourches, de pioches et de rateaux, à celle d\u2019un autre bataillon de commandos équipés jusqu'aux dents des moyens les plus modernes.Les commandos auraient sûrement l'avantage.Mais seraient-ils les meilleurs hommes?La dif- fférence consisterait dans l'entraînement, c'est vrai, mais surtout dans l'usage des poignards, de fusils automatiques, de mitraillettes, etc.Question d'armements universitaires agricoles, alors?Oui, oui, et oui.Nous l'écrivons fort souvent depuis au moins vingt ans, et ce n'est pas le moment de nous défiler.Sans cet armement universitaire, l'agronomie et l'agriculture (surtout) du Québec seront toujours vassales au point de vue scientifique, ce qui signifiera fatalement un jour, la vassalité économique, celle que redoutent le plus les agronomes.Sa Majesté l'agriculture du Québec.Ce que nous écrivons ressort de l'importante conférence qu'a prononcée ! Honorable M.Duplessis.A l'écrivain agricole, ses paroles ont donné la fierté qui enhardit et la confiance qui permet d'aller jusqu'à mettre à nu notre indigence, assez humiliante, de moyens universitaires adéquats, indigence qui est une exception dans le domaine universitaire du Québec même.Le seul regret que nous en ayions, c'est de ne pas avoir su traiter avec toute la clarté nécessaire un sujet aussi complexe qu'important.Car tant que nos institutions d'enseignement supérieur agricole du Québec n\u2019auront pas les moyens indispensables à leur tâche, il manquera toujours à Sa Majesté lAgriculture du Québec la couronne qui en ferait une Souveraine maître chez elle et indépendante des autres.souveraines chez elles celles-là! L.-de-G.Fortin, agronome.== GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, | (Kamoureska).Jeudi, le 6 juillet 1950 Société Historique de Kamouraska Qui était John McLoughlin?(suite) McLoughlin était juste, bon, et catholique de coeur quoiqu\u2019il ne I'était pas de fait.Sa mère, élevée dans un foyer dont le chef était protestant, l'avait bien fait baptiser dans l'Eglise catholique, mais son zèle n'afla pas plus loin.il partit pour l'Ouest, à l\u2019âge de 40 ans, il n'avait pas encore fait sa première communion.Lisons plutôt une lettre qu\u2019écrivit Mgr F.N.Blanchet à l'évêque de Québec: \u201cM, McLoughlin, catholique de coeur et d'action, depuis longtemps, comme on sait après avoir fait sa profession de foi (le 18 novembre 1842) après avoir ajouté aux jeünes obligés du chrétien, ceux de tous les jours de l'Avent afin de se mieux préparer à la sainte Communion, sapprocha, pour la première fois, à la messe de minuit, de la Table du Seigneur (il était âgé de 58 ans) à la tête de 38 personnes.Ce fut un jour \u2018glorieux pour notre sainte religion.Les exemples de ferveur de ce patriarche de la Colombie, ses connaissances en fait de religion ont déjà porté, d'heureux fruits parmi les bourgeois et les employés du Fort.11 a toujours été notre protecteur, le père des orphelins et des affligés.C'est à lui que l\u2019on doit l'établissement d\u2019une colonie à Willamette; c'est encore à lui qu\u2019est due l'entrée des prêtres dans le pays\u201d.McLoughlin, quoiqu'il n'avait pas fait sa première communion, connaissait les préceptes de la religion catholique quand il arriva dans l'Ouest, et comprenant la nécessité de la foi chez un groupe de pionniers, il avait précédé les missionnaires dans l\u2019enseignement de la foi.Tous les dimanches, il réunissait les colons, leur faisait faire des prières, leur faisait chanter des cantiques et leur parlait du bon Dieu.II était le plus instruit du groupe, étant médecin, il préparait les voies pour les missionnaires qui viendraient plus tard.Il fonda un école, l'entretint de ses deniers, et vit qu'à cette école, les enfants apprennent le catéchisme.II visitait son école au moins une fois par semaine, et souvent fit passer des examens aux enfants qui la fréquentaient.Ces examens avaient rapport, non pas tant sur leurs connaissances de la grammaire ou de la géographie, mais bien sur le catéchisme.Il tenait à ce que tous grandissent comme des bons chrétiens, bien que lui-même à cet âge déjà avancée, n\u2019avait pas encore fait sa première communion.Jusqu'à da mort, le docteur McLoughlin fut un fervent chrétien.Quant vint la vieillesse, il se retira de la Compagnie de la Baie d'Hudson et passa ses dernières années à se préparer à paraître devant son juge.Il parlait souvent de sa soeur Ursuline, aux prières de laquelle il devait probablement sa conversion.Il voulait mourir aussi bon chrétien qu'elle.Souvent il avait de longues conférences avec ses amis les évêques et prêtres missionnaires, il parlait de son âme, des fautes qu\u2019il avait commises, de la réparation qu\u2019il voulait faire.Quoiqu'il eut distribué aux pauvres toute une fortune, il mourut encore relativement riche.Nous traiterons un jour de son testament, Ses restes reposent maintenant dans la crypte de la Cathédrale d'Orégon City.diocèse fondé par Mgr Blanchet et dont les premières éducatrices furent les Soeurs de la Providence de Montréal, des bonnes religieuses canadiennes-françaises, Sur une tablette de cuivre on lit: Dr John McLoughlin died sept 3, 1857, aged 73 years.The pioneer and friend of Oregon, also founder of this City, Au côté de lui dort sa femme Marguerite.La maison de bois où mourut le docteur Mc- Loughlin, une maison de bois est considérée comme une relique nationale, sur laquelle il y a aussi une plaque commémorative.Le docteur McLoughlin fut certes un homme remarquable.Il contribua énormément au développement de l'Ouest, il fut le bras droit des missionnaires et aida à implanter dans une région encore sauvage le règne de son Dieu.Ti est une gloire nationale qui ne peut être réclamée par aucune race en particulier à moins d'un manque absolu de respect pour l\u2019histoire et pour la vérité.Il était un mélange d'Ecossais, de Canadien-français, d\u2019Irlandais-français, il avait hérité d'une contradiction religieuse mêlée de préceptes protestants, et catholiques, des parents à lui étaient encore protestants, d'autres étaient catholiques, sa connaissance de l'anglais lui venait des Fraser et non de son père qui était plus Canadien-français qu'Irlandais de formation et dispositions.Il est aussi faux de dire qu'il est un \u201cson of Iroland\u201d que si nous le proclamions \u201cSon of Marie Allaire of Riviere-du-Loup\u201d en ignorant le reste de ses antécédents, Thérèse SanSouci.Neuvième congnès Annuel des Agronomes du Québec Le neuvième congrès annuel de la Corporation des Agronomes était l'évènement principal de la dernière semaine dans la vieille capitale.Ces assises ont duré trois jours du 27 au 29 juin.I a donné lieu à une réception officielle par le conseil municipale de la ville et à un grand banquet où le conférencier d'honneur était l'hon.premier ministre de la province, M.Maurice Duplessis.Plus de la moitié des membres du corps agronomique y étaient présents, et plusieurs accompagnés de leurs épouses.C'est un record d'assistance.Et tous s'accordent à dire que le congrès de 1950 a remporté un grand succès.Les délibérations portaient sur un sujet d'intérêt strictement professionnel: L'action agronomique.Commencée l'an dernier à Shawinigan, cette étude s\u2019est poursuivie à Québec et se continuera prochainement, : Il est assez difficile en un nombre restreint de colonnes de résumer tout ce qui se passe durant un congrès de trois jours dont le programme est très chargé.Disons tout d'abord que M.Nolasque April, directeur de l'Ecole d'Agriculture de Ste-Martine, a été réélu président général de la Corporation, aux acclamations de tous.M, Gustave Toupin.professeur à l'Institut agricole d'Oka a été réélu premier vice-président, et M, Roland Lespérance, du Service de l'Information et des Recherches au ministère de l'Agriculture réélu deuxième vice-président.M.Henri-C.Bois, gérant général de la Coopérative Fédérée, a été réélu syndic de la Corporation, La Corporation des Agronomes dépasse les mille membres.Au cours du congrès, une cérémonie spéciale a eu lieu pour l'assermentation du millième membre.Celui qui a eu cet honneur est M, L.Daviault, entomologiste forestier, président de l\u2019Acfas et professeur à l\u2018Université Laval.Avec lui ont été assermentés deux autres techniciens de carrière, MM.L.Lafrance, directeur du bureau des Allocations familiales à Québec, et M.Ant, Langlais inspecteur de semences, du ministère tère fédéral de l'Agriculture.Une autre cérémonie a été occasionnée par l'arrivée à Québec des membres de la mission agricole anglaise (on trouvera dans une autre colonne une nouvelle concernant la visite au Canada de ces techniciens).Les agronomes du Québec ont été les premiers au Canada à souhaiter la bienvenue à leurs confrères de Grande-Bretagne.A l\u2019allocution de bienvenue prononcée par M.April, Sir William Ogg a répondu que son groupe était fier de commencer sa randonnée par Québec et de prendre ce premier contact avec les agronomes du Québec.M.Ogg a déclaré qu\u2019il fallait travailler à promouvoir les échanges commerciaux entre le Canada et la Grande-Bretagne; que c'était le désir de son pays d'importer plus de produits agricoles canadiens et qu\u2019il espérait voir s\u2019aplanir les difficultés monétaires qui y font obstacle.En terminant, il a remercié la classe icole de la province et du pays pour tout ce qu'elle a fait en faveur de la population de Grande-Bretagne durant la guerre, Au banquet servi dans la grande salle du Cha- teau-Frontenac, mercredi soir, l'honorable Maurice Duplessis avait choisi de parler de l'agriculture et du développement de la province de Qué- D a présenté l'agriculture comme le point d'appui, le levier qui rend possible le développement économique d'une nation; comnie l\u2019industrie de base qui garantit à la population du pays sa stabilité et sa sécurité.Le premier ministre a rendu hommages aux agronomes et souligné leur précieuse collaboration au développement de l'agriculture.\u201cLes agronomes sont les grands méde- cing de l'agriculture.Ils jouent sur la terre qué- becoise un rôle patriotique de premier plan.Il y a des moments dans la vie où l'on se surprend à avoir des doutes, à nourrir des inquiétudes.Je dis au peuple du Québec et même du Canada qu'aucune profession libérale n'a autant d'importance et n'est plus nécessaire que la profession agronomique.\u201d Plus loin, M, Duplessis dit: \u201cJe sais que vous allez tirer la conclusion qui s'impose, Vous allez dire: ce que vous déclarez-là, c'est vrai, mais vous, du gouvernement, que faites-vous pour les agronomes?\u201d Cette question intéressait grandement plusieurs convives, car il y a encore 47 pour cent des agronomes dans les services des gouvernements provincial et fédéral.Le premier ministre déclare que Québec, pour sa part, a augmenté de $500 la moyenne des salaires des a mes en ces dernières années et promet d'améliorer encore leur sort, dans la mesure où la Province, en aura le moyen.\u2018Pour ma part, dit-il, je suis convaincu que ce que noug dépensons pour les à- gronomes constitue un placement.Vous pouvez être assurés de notre volonté ferme d'apporter des améliorations dignes de la grande profession agronomique.Nous avons commencé et nous ai- lons continuer.\u201d Les deux présidents du banquet, \u2014 M.Jean-Marie Martin président de la section Québec, et M, April, ont respectivement présenté et remercié le premier ministre.Après ces discours, les convives ont entendu un récital de chant donné par Mile Andrée Thériault, soprano réputé, fille de M.Epiphane Thériault, un membre de la Corporation, Les résolutions adoptées par le congrès faisaient suite aux délibérations.L'une demande qu'on rédige l'histoire de l\u2019agriculture québecoise.Une autre presse la préparation d'un code d'action agronomique pour l'agronome de comté.La plus importante concerne la préparation d'un mémoire sur l'étude du milieu agricole en vue d'élaborer un vaste programme d'action agronomique et de guider l'Etat dans ses politiques agricoles, M.Gustave Toupin, d\u2019Oka, et M, Charles Gagné, de St-Anne, ont présenté deux travaux importants.Parlant des études poursuivies au cours de 1949- 50 dans les 9 corporations régionales, M.Toupin en a résumé les conclusions.I) s'agissait de l\u2019évolution des conditions du travail agronomique depuis le début du siècle et des activités de l'agronome de comté, dont la fonction est considérée comme la plus immédiatement utile au progrès technique de la classe agricole.Les conclusions sont les suivantes: 1.-Nécessité d'examiner toute question agricole sur le plan historique, 2.- La mission sociale et leg lourdes responsabilités de la profession agronomique lui imposent des devoirs et des droits qui ne le cèdent en rien à ceux des autres professions libérales.3.- La complexité technique et la diversité des problèmes agricoles actuels, invitent à repasser les moyens d'action de l\u2019agronome de comté pour que les réussites futures soient à l'égal de celles du passé.M.Charles Gagné a traité du rôle que joue un groupe croissant d'agronomes dans le monde des affaires.Son rapport s\u2019inspirait des réponses données à un questionnaire envoyé à ces agronomes travaillant soient à leur compte ou pour le compte des coopératives, compagnies diverses, agences, etc.Il en ressort qu\u2019il y a beaucoup de possibilités de placement dans plusieurs domaines du commerce et de l'industrie et que la formation donnée dans nos écoles supérieures d'agriculture, avec quelques retouches, pourraient y préparer encore mieux les futurs agronomes, Ces questions d'ordre purement professionnel ont grandement intéressé les congressistes et suscité de longues discussions.Le reste du programme comportait la lecture des rapports multiples sur la régie de la Corporation sur les bourses d'étude, les recherches agricoles, l'enseignement, etc, .Un ambassadeur au Vatican Le Conseil Catholique de la Presse Canadienne vient d'envoyer une lettre au Premier Ministre l\u2019hon.Louis St-Laurent pour le prier de prendre une décision favorable à l'établissement de relations diplomatiques officielles entre le Canada et le Vatican.Le député de Terrebonne, M.Lionel Bertrand, qui fait partie du Comité Exécutif et qui est vice- \u201c président de la Fédération Internationale des Journalistes Catholiques, a été chargé de se faire l'interprète du Conseil auprès du Premier Ministre, pour expliquer les raisons de cette requête aussi importante que justifiée par la situation mondiale.L'Association des Hebdomadaires de langue française du Canada a adopté une semblable résolution, et l'a transmise à l\u2019hon, Louis St-Laurent.URGENT! AT TE NTION: à 700 Petits délaissés temporairement hébergés à le Crèche Saint-Vinoent-de-Paul années 000, Chemin Sainte-Poy, Québee POUVEZ-VOUS REMPLACER LEURS PARENTS INCONNUS ?ER vous projets cette incomparable chaté ce geste héroïque et sauveur comme faites venir et remplissez LE QUESTIONNAIRE DES PARENTS ADOPTIFS Éenives autmed'hat jeudi le 29 juin 1950 i Société Historique de Kamouraska Qui était John McLoughlin?Article paru dans le \u201cPhare\u201d numéro de mai 1950 Dans l'histoire de l'Orégon, il est une figure remarquable dont l'histoire mentionne le nom avec le plus grand respect.C'est celle du du d:cteur John Mcloughlin.Les historiens irlandais, en parlant de lui, ont toujours la précaution de dire \u201cHe was a son of Ireland and became the father of Oregon\u2019, La fierté de race est une fort belle chose, elle est louable et digne, pourvu qu\u2019elle ne soit pas\u2019 poussée au point de faire mentir l\u2019histoire.Certes John McLoughlin fut un pionnier remarquable, il fut un auxiliaire merveilleux de Mgr Blanchet, il fut un apôtre du bien, un homme charitable à l'excès et il contribua beaucoup au développement de l'Ouest, H est immortel, mais nous ne pourrions sans Une grossière exagération le proclamer \u201cA son of Ireland\u201d car cette déclaration est un vol historique.John McLoughlin naquit à Rivière-du-Loup, Québec, et fut baptisé à Kamouraska.Voici son extrait de baptême: Extrait de baptême de John McLoughlin L'an mil sept cent quatre vingt-quatre, le cinq du mois de décembre, par nous prêtre soussigné, a été supplée les cérémonies du baptème à Jean- Baptiste, né le dix-neuf du mois d'octobre, fils du légitime mariage de Jaque Maclas et d'Angélique Phraser son épouse.Le parrain a été Jean Lebel et la marraine Magdelaine Soucie, femme de Zénobée Voisine, lesquels ont suivant l'ordre.Signé: J.Trutaut, ptre (curé de Kamouraska) Ce document ne révèle en aucune façon qu\u2019il s'agit d\u2019un \u201cson of Irelan\u201d.Il faut en toute justice admettre que le prêtre qui écrivit cette entrée aux régistres de Kamouraska ne savait pas son orthographe.C'est par ignorance que le nom du père est inscrit comme étant Maclas, c'était sa manière d'écrire McLoughlin.Le \u201cSon of Ireland'\u2019 était né dans une région où on n\u2019était pas habitué à prononcer ou écrire des noms irlandais.Une chose qui nous frappe à la lecture de ce document est le fait que, né en octobre, le bébé ne fut baptisé qu'en décembre, chose absolument contraire à toutes les traditions canadiennes-fran- çaises et à toutes les coutumes irlandaises aussi bien.Les deux races sont également vigilantes pour donner aux nouveaux-nés le baptême dès les premiers jours de leur vie, Ce manque d'empressement est probablement dû aux antécédents du docteur McLoughlin.C'est que sa famille n'était pag entièrement une famil- de catholique, le grand-père de ce \u201cSon of Ireland\u201d était Malcolm Fraser (1733-1815) un militaire né en Ecosse, pur Ecossais, protestant, qui, à l'âge de 25 ans avait fait partie de l'armée anglaise dirigée contre Louisbourg et Québec en 1759.II se retira de l\u2019armée avec le grade de colonel et décida de rester au Canada qui venait d\u2019être conquis par l'Angleterre.Fraser épousa Melle Marie Allaire une canadienne-française catholique, qui devint la grand\u2019mère du \u201cSon of Ireland\u201d Comme c\u2019est souvent le cag pour les enfants nés de mariage mixtes, on décida que les enfants ne seraient pas élevés de la même manière, les filles allaient êre catholiques et les garçons protestants, Fraser obtint de la couronne anglaise, le 27 avril 1862 une grande partie de la Malbaie et cette riche acquisition devait plus tard lui permettre de laisser tous ses descendants À l'aise.L'ainée des enfants de ce mariage, Angélique Fraser épousa John McLoughlin, Ce dernier était d'origine irlandaise, mais il était considéré plutôt corame un canadien-fraçais, priait en fran.is, chantait en \u2018français, et ne se proclamait plus lui-même un fils de l'Irlande, De cette union naquirent plusieurs enfants: 1) Marie-Louise (1780-1846) laquelle se fit relieuse Ursuline et prit le nom de soeur Saintenri, Elle fut superieure de sa communauté a diverses reprises, 2) Marie-Elisabeth (1782-1786) décédée à l'âge de quatre ans.3) Jean-Baptiste (1784-1857) devenu le célèbre docteur McLoughlin qui devait être un des bienfaiteurs de I'Orégon.4) David (1786-1870) qui alla mourir en Europe.5) Julia (1788-1746) mariée à Jean-Marie Michaud.6) Marguerite (1790-1867) mariée en premières votes à B.Saindon, en secondes noces à Salbot.= 7) Honorée (1792-1825) mariée à J.Miville-Des- chénes, Si I'on en juge par les ramifications de la famille on est plutot porté à croire qu'il s\u2019agit d'un groupe canadien-français que des \u2018sons of Ireù Le docteur McLaughlin reçut une formation très française; après son cours élassique il embrassa la carrière médicale, mais il avait le goût de l\u2019aventure et quand il eut atteint l\u2019âge de 40 ans, il fut nommé gouverneur de la Compagnie de la Baie d\u2019hudson, en Orégon.A ce titre, il était trés impartial dang 'administration de ses devoirs, cependant, plusieurs lui ont reproché d'avoir une tendance à protéger les pionniers qui venaient de la Province de Québec, il se rangeait généralement avec les émigrés ca- nadiens-français dans les disputes surgissant entre ces derniers et les colons des autres races, Sa chanson favorite était: \u201cUn Canadien errant banni de ses foyers, parcourait en pleurant, des pays étrangers.\u201d Chaque fois qu\u2019il y avait un groupement de colons, le bon docteur faisait chanter cette complainte, il l'aimait et elle s'appliquait si bien à ces malheureux exilés, si loin de leur patrie, (à suivre) Air-Canada Trans-Canada Air Lines Montréal.L'Hon.Onésime Gagnon, c.r.c.p., Trésorier de la province de Québec dans le gouvernement Duplessis, a quitté Montréal jeudi matin à destination de St-John's, Terre-Neuve à bord d\u2019un avion TCA (Air-Canada) afin de représenter le Québec aux fêtes du 543e anniversaire de la découverte de cette dixième province qui se sont déroulées le 24 juin, , Les neuf provinces-soeurs de Terre Neuve sont également représentées par les principaux lieutenants des gouvernements respectifs.On se rappelle que l\u2019hon.Joseph Smallwood, premier ministre de Terre Neuve, et I'hon, James Chalker, ministre de la Santé dans le méme cabinet ont parcouru le pays afin de lancer des invitations aux provinces.Pour sa part, I'hon.M, Maurice Duplessis, premier ministre de la province a requ personnellement l'hon.M, Chalker en mai dernier à Québec.Ne pouvant lui-même se rendre à Terre Neuve, le premier ministre du Québec a délégué son ministre senior, l'hon.Onésime Gagnon, qui parlera au nom personnel du premier ministre ainsi qu'en celui de la population de la province de Québec, L'Hon.M.Gagnon est l'invité du premier ministre Smallwood et il habitera à la résidence gouvernementale à St-John's pendant son séjour à Terre-Neuve La journée du 24 juin a été marquée de manifestations diverses destinées à rendre hommage au découvreur Jean Cabot.La marine, l'armée et l'aviation ont pris une part active aux manifestations.Le gouvernement de la république de France a même délégué une frégate qui rappellera le séjour des français sur les bancs de Terre Neuve.Les Etats-Unis sont aussi représentés ainsi que les clubs de l'aviation canadienne.L'Hon, M, Gagnon reviendra à Montréal lundi prochain en empruntant à nouveau la voie des airs grâce au réseau continental de TCA.: Jean Marion, Relations extérieures, GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouresks).3 Chronique d'art culinaire PAR Rita Martin BUVEZ VOS LEGUMES ET FRUITS Les jus le légumes ou de fruits sont de merveilleux cocktails de vitamines.Faites de votre garde-manger le pourvoyeur d'un bar de santé et dégustez lentement pour mieux assimiler les boissons que nous vous proposons, POUR VOUS RAFRAICHIR Jus de tomate.Employez du jus frais ou en boite.Ajoutez un peu de jus de citron; servez sans condiments.Mélangé à parties égales avec du jus de céleri, le jus de tomate est très reconstituant POUR BIEN DIGERER Jus de céleri et de citron.Coupez les branches de céleri en petits dés et ajoutez quelques feuilles.Vous obtenez un liquide de couleur claire, fraiche et appétissante qui facilité la digestion et rafraichit l'haleine.POUR VOUS FORTIFIER Jus d'épinards, de persil et d'orange.Deux £rosses poignées d'épinards, une poignée de persil; après en avoir extrait le jus, mélangez à parties égales avec du jus d'orange.Ce délicieux mélange fournira à votre organisme plus de cuivre et de fer qu'aucun médicament.Si vos enfants sont surmenés par l'étude, ils boiront cette excellente liqueur avec plaisir.Feuilles de pissenlit, persil, jus de citron ou de pamplemousse, Mettez dans le presse-légumes autant de pissenlit que de persil.Mélangez i parties égales le liquide obtenu avec du jus de citron ou de pamplemousse.Ce délicieux cocktail, frais, agréæble au goût, vous \u2018\u2019remoutera\u201d en quelques minutes, lorsque vous vous sentirez lasse, Un peu découragée.POUR ACQUERIR.UNE SILHOUETTE MINCE Chou rouge, jus de pamplemousse non sucré.Râpez le chou ou coupez-le en tranches et pressez- le.Deux tiers de jus de chou mélangé avec un tiers de jus de pamplemousse donnent un breuvage exquis, riche en chlore, fer et magnésium.jus de chou rouge, d'une splendide couleur vermillon, est une des meilleures boissons.La saveur de ce cocktail est très originale, on en ref- folera vite.POUR DESINTOXIQUER L'ORGANISME Cresson, persil ou épinards, jus d'orange.Melangez en quantités égales, cresson et persil (ou épinards) et au jus obtenu, ajoutez une quantité égale de jus d'orange.\u201cIL EST \u2018MAGIQUE\u201d disent les femmes en mettant leur support \u201cSPENCER, C'est que chaque \u2018SPENCER\u201d est dessiné, taillé et fait tout spécialement pour la femme qui le porte et il assure une belle ligne de taille et une meilleure santé.Done ELEGANCE et SANTE dans un même CADEAU.Téléphonez à 60 - s - 3 ou écrivez à casier postal 158 Ste-Anne-de-la-Pocatière La Farine Robin Hood Ql )%/%9.9,:.,9,° aD 4 GAZETTE des CAMPAGNES L'importance de l\u2019Horticulture sur nos fermes Conférence prononcée au poste C.H.G.B, sous les auspices de la Corporation des Agronomes, Section de Ste-Anne-de-la-Pocatière, le 22 mars à 8.45 p.m.Le jardin de ferme, source d\u2019une saine alimentation et d'attachement au sol.Chacun préche pour son clocher et quand on parle de l'importance d'une culture, on est trop souvent porté à comparer plutôt qu'à évaluer.Celui qui s'intéresse à l'industrie animale no s'arré- te pas seulement à regarder l'importance de sa production, mais il met en évidence la place prédominante qu\u2019elle occupe.Cela peut faire oublier les autres branches de l'économie rurale.Le mé- me reproche peut s'appliquer aux horticulteurs quand ils évaluent en argent comptant la valeur des récoltes maraichères comparées à celles de l'industrie laitière.Les divers spécialistes ne doivent pas oublier que le succès de notre agricuitu- re familiale dépent d'un équilibre harmonieux entre toutes les cultures.Et lorsqu'il s'agit du jardin familial, source d\u2019une saine alimentation, source de bien-tre indispensable à une vie normale et agréable, source d\u2019attachement au sol, il ne semblerait point nécessaire d'en démontrer l\u2019importance.Pourtant, on s'étonne avec raison de constater que la culture des légumes et des fruits est loin d\u2019tre prospère sur un trop grand nombre de fermes du Québec où le jardin est un département négligé et sans importance, On s'imagine difficilement en effet qu'il y ait encore des fermes qui n'ont pratiquement pas de jardin et que certains de nos cultivateurs puissent cultiver et manger si peu de légumes et de fruits, lorsqu'on considère leur valeur nutritive et leurs propriétés médicinales préventives et curatives.Comment se fait-il que l'horticulture n\u2019occupe pas la place qu\u2019elle devrait occuper dans l\u2019économie interne de certaines fermes?La terre ne manque pourtant pas.Rares sont les fermes qui n'ont pas près de la maison un lopin de terre convenable pour y cultiver des légumes et des fruits.L'air, 'eau et le soleil ne manquent pas non plus.Cependant, en général sur nos fermes, on dédaigne ou on juge les légumes et les fruits avec indifférence.Le cultivateur québécois, vaillant, courageux, fort et un peu là pour travailler dans les champs.ne prend pas soin de son petit jardin même lorsqu'il a un peu de loisir.Le travail d'entretien du jardin est laissé à la fermière seule, malgré ses nombreuses occupations, et la culture se borne à trois ou quatre légumes toujours apprêtés de la même façon.Pourquoi un trop grand nombre de cultivateurs ont-ils une si mauvaise conception de Fhorticulture?N'est-ce pas parce qu'on a négligé d'attirer leur attention sur l\u2019aubaine quest un beau jardin bien organisé, bien entretenu, qui fournit, tous les jours de l'été des légumes et des fruits variés, et permet la fabrication de conserves?Dans-le passé, tous les organismes et sociétés agricoles, les agronomes et l'exemple de voisins progressifs ont permis aux cultivateurs d\u2019améliorer leur exploitation en abaissant le coût de production, diminuant l'effort exigé et variant les- différentes cultures.De concert avec les cultivateurs, les agronomes ont intensifié la production des champs de grande culture et des troupeaux.Quant au domaine horticole, on s\u2019est occupé des producteurs mraîchers ou fruitiors qui vivent de Thorticulture, et les progrès accomplis par ces cultures ne sont pas étrangers au travail de nos agronomes spécialisés dans ces domaines.Mais, N\u2019a-t-on pas toutefois, à part quelques rares exceptions, négligé la culture des jardins de ferme où l\u2019on pr:duit pour la consommation domestique?La vulgarisation de la science horticole par des artisans compétents et dévoués aurait certainement produit des résultats plus tangibles.Et l\u2019on n'aurait pas à déplorer l'absence d\u2019un jardin convenable sur beaucoup de fermes où l\u2019on i- gncre à peu près tout de la culture et du choix des , espèces et des variétés de légumes, On s'est intéressé à la production des grosses récoltes pour les animaux, mais on a considéré comme secondaire les petites récoltes pour les humains.Est-il convenable que les animaux avec leurs rations bien \u201cbalancées\u201d pour leur âge et leur état jouissent d'un sort plus enviable que les @ms de la maison?Si charité bien ordonnée commence par soi-même, le jardin potager et fruitier ne mérite-t-il pas de passer avant le pacage, le champ de luzerne ou d'avoine?Nos cultivateurs ont consacré beaucoup plus d'attention à la science de l'alimentation animale qu'à celle des humains.Ils regardent encore le jardinage comme une perte de temps, ils ont d\u2019autres ouvrages Rressants à faire, et la préparation et l'entretien jardin passent toujours en dernier.Aussi, comme résultats de cette erreur fondamentale qu'il faut corriger, les fruits et les légumes, à part les patates, les carottes, les betteraves et les oignons peut-être, brillent par leur sbsence en tout temps de l'année sur bien des tables de cultivateurs, alors Qu'on pourrait si économiquement et si facilement \\ Sainte-Anne, les produire.Le cultivateur, frugal et simple, se contente trop souvent pour menu d une bonne soupe aux pois, d'un morceau de lard cuit dans cette soupe et de pommes de terre ditfèremment apprêtées.Et ceci, puur la seule raison que lorsqu'on ne récolte pas sur nos fermes une bonne provision de légumes et de fruits; on s\u2019en passa car il est coûteux de les acheter.Et même si son revenu lui permettait de le faire, le cultivateur n\u2019est pas excusable d'acheter des légumes et des fruits, à part les fruits exotiques, quand il (possède une terre capable de les produire à si bon compte.: On a encouragé l'achat de machinerie dernier cri et dispendieuse dans les champs, mais on a toléré le même outillage rudimentaire au jardin depuis cinquante ans.N'y aurait-il pas lieu de modifier nos pratiques surannées de culture potagère?En dépit de toutes les améliorations que l\u2019on peut faire, l'organisation d'une ferme reste incomplète sans un beau grand jardin, car il est impossible de concevoir qu\u2019une, ferme puisse être complète et bien organisée si elle ne p:ssède pas un jardin digne de ce nom, c\u2019est-à-dire un potager ct un verger.Non, une ferme qui ne possède pas un jardin fournissant les légumes et les fruits nécessaires à une diète variée et permettant d'employer tout le monde, l'homme, la femme et les enfants, à un travail profitable, ne représente pas le vrai type d'exploitation familiale, Il est donc impérieux d'avoir sur chaque ferme un jardin potager et fruitier qui occupera une place importante dans l\u2019économie du ménage et la santé de la famille.Car en plus d'tére une source de revenus appréciables, un jardin bien organisé permet un menu plus varié, et ses produits, riches en sels minéraux et en vitamines, sont un facteur de santé dont la valeur inestimable dans la diète est encore ignorée dans plusieurs de nos foyers ruraux, Les légumes et les fruits constituent une précieuse source de fer et de calcium assimilables, ils produisent une réaction alcaline dans l'organisme et contribuent à prévenir les déficiences en éléments minéraux essentiels.Ii est vrai que le travail manuel et physique au grand air ne requiert pas autant de sels minéraux qu\u2019en contiennent les légumes et les fruits, mais il n'en reste pas moins vrai qu\u2019une alimentation exclusivement composée de protéines et de graisses, comme les viandes, le lait, le beurre et le fromage, doit être conrte- cée par d'autres aliments plus volumineux.Les légumes foliacés, comme le céleri, le chou, l\u2019épinard et la laitue, absorbés à l\u2019état frais et selon des quantités variables pour chacun, assurent la digestion des aliments lourds et éloignent les malaises de la constipation en régularisant le fonctionnement du tube digestif, à cause de la cellulose ou de la fibre qu\u2019ils contiennent.Tout le monde connaît les propriétés bienfaisuntes du son de blé et cependant, sait-on qu\u2019un régime végétarien surtout durant la saison estivale, produit les mêmes effets?Quant aux vitamines, leg experts en alimentation nous assurent que la source la plus abondante vient des légumes et des fruits.Les progrès de la science de l'alimentation, en nous apprenant l'effet qu'exercent la quantité et la valeur de la nourriture sur la santé et la puissance de travail, l'importance des matières minérales des aliments volumineux et des vitamines dans le régime alimentaire, nous portent à donner aux fruits et aux légumes la place à laquelle ils ont droit dans le menu quotidien.Sinon, on continuera d'acheter des poudres et des médicaments de toutes sortes pour recouvrer une santé compromise, ou pour aider au fonctionnement de certains organes qui normalement devraient J être capables de se tirer d'affaire seuls.Nos familles rurales ont donc tout avantage à rester le plus près possible de la nature par la simplicité et la variété dans l'alimentation, alors qu'il leur est si facile de le faire.Pour cela, le cultivateur, le premier, doit s'in .cresser davantage ; au jardin familial et toute la maisonnée doit y : mettre la main, afin que l'on puisse y trouver ; assez de variété et de qualité pour pouvoir mettre sur la table au temps voulu des produits pleins de savour et de fraîcheur qui complèteront et é quilibreront le régime alimentaire.Une alimentation saine et appropriée est aussi importante et d'un aussi grand intérêt, sinon d\u2019un plus grand, que tout autre problème agricole, et le premier pas à faire est d'encourager la culture des légu- | mes et des fruits sur chaque ferme.Il n'est pas | pousible de négliger la production et la consommation de légumes et de fruits, et d'espérer la santé et le bien-être de notre population rurale.I y a un lien étroit entre tous les problèmes agricoles et il faut s\u2019y attaquer de front.Toutes ces choses, sol plus productif, récoltes plus abondantes, bétail amélioré, ne sont rien si l'on n\u2019obtient pas un plus sain et plus fort, si l'on oublie le but final qui est le bien-être de toute notre pulation rurale, la récolte finale vers laquelle doivent tendre tous nos efforts, L'agronome qui est appelé à diffuser et à propager les données de la science agronomique sur toutes Les questions Sojichant dr Ticulture à doit od sentir a \u2018aise dans un ja: que dans champs ou à l'étable, car les études qu'il a poursui- (Kamouraska).jeudi le 29 juin 1950 vies lui permettent de diriger l'avancement de l\u2019agriculture familiale dans ce domaine, et l'amélioration du sort de nos cultivateurs l'exige.Le travail à accomplir est immense et nos cultivateurs ont besoin de beaucoup plus de renseignements horticoles qu'i.s en ont eus dans le passé.Dans plusieurs régions, certains légumes, pourtant indispensables au jardin familial et facteurs do bonne santé, tel que les épinards, le céleri, la laitue pommée, le persil, l'ail, les échalottes, le panais, le salsifis, le poirée, l\u2019asperge, le poireau, le chou de Bruxelles sont encore inconnus.Dans d'autres régions, les vergers de famille sont en voie de disparaître ou ont presque complètement disparu.quelques rares fermes ayant encore des vestiges d'un ancien veiger dont les arbres déchiquetés sont un témoignage muet d'un ancien mode de vie sinon plus riche, du moins plus sain.Notre vie pressée ne permet plus Un peu de taille au printemps et un peu d\u2019arrosage l'été.Le jour où le verger de ferme, autrefois si hautement estimé, sera considéré comme une relique de l'ancien temps et des premiers jours de l'agriculture québécoise, le jour où le potager, jadis orgueil de la fermière, disparaîtra, et avec le jardin, la culture des fruits et des légumes pour la table, sur nos fermes du Québec, alors il n\u2019y aura pas lieu de se réjouir car nous aurons dilapidé un héritage.Il y a aussi l'aspect social de la question, auquel on n'a pas attaché assez d'importance.jardin procure une atmosphère de beauté, d'ordre et de repos qui influe sur les individus même à leur insu, et fait naître le bzn goût.Il enseigne l'amour des plantes et des fleurs de même que le respect pour les parcs publics et les jardins privés.N'a-t-on pas trop souvent à déplorer des actes de vandalismes perpétrés par des jeunes gens auxquels on n'a pas enseigné l'amour du beau et le respect de la propriété d'autrui?Bien garni de légumes, chargé de fruits et orné de fleurs, le jardin est la fierté et l'orgueil de la fermière, le trésor et la joie du fermier, et fait le bonheur des enfants qui y trouveront à profusion tous les légumes, fruits et petits fruits dont ils sont si friands.Le mari et les enfants apprendront à cultiver ce beau jardin, à l'aimer, et ce sera pour ces derniers un lien puissant qui les retiendra à la terre.Si ceux-ci quittent un jour la ferme paternelle, le seul souvenir agréable qu\u2019ils en garderont dans leur esprit se ra celui du jurdin potager et du petit verger de famille, Toute réforme sociale en vue de garder nos geng a la terre doit, non seulement viser 4 amélio: rer leur sort en augmentant leurs revenus et la valeur de la ferme, mais aussi À ajouter la beauté et l\u2019attrait afin de développer l'intérêt que l\u2019on y porte.Trop de nos habitations rurales n'ont pas d'arbres, pas d\u2019arbustes, pas de fleurs ni d\u2019arbres fruitiers qui rendraient la ferme plus attrayante et plus attachante.Le jardin potager et fruitier familial peut faire aimer davantage notre milieu rural et ajouter au plaisir de vivre a la campagne.Intimement lié à la vie de la famille rurale, le jardin contribuera à son bien-étre et & l'enracinement de ses fils au sol.Bien entretenu, \u201criche de fruits et de légumes, étoilé de fleurs\u201d, c\u2019est un trésor qui dit dès le premier coup d'oeil, la prospérité, I'énergie de l'habitant et de la fermière.C'est comme leur signature imprimée sur le sol.Il annonce l\u2019ordre et la discipline familiale, l'aisance et le bonheur, Bertrand Forest, Agr.Deux \u201cMiss Radio\u201d À Radio- Canada Muriel Millard (Miss Radio \u201850) et Lucille Dumont (Miss Radio \u201849) figurent régulièrement au réseau Francais de Radio-Canada.On les entend alternativement à l'émission Aux Rythmes de Paris, diffusée le vendredi soir, à 9h.30.De plus, Mme Millard participe de temps à autre à l\u2019émission Chansons de l'Amérique latine, diffusée le vendredi soir, à 7h45, tandis que Mme Dumont chante régulièrement à l\u2019émission qui porte son nom, le mardi soir, à 10h.30.mT GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamoureska).5 La géologie et les Autres.La Commission géclogique du Canada a récemment mis au travail 83 équipes de géologues, qui couvriront les 10 provinces du pays.Leur programme comprend l'investigation et la cartographie des régions situées dans les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon et dans les dix provinces.Il comporte également l'examen et la cartographie de la région ferrière Québec-Labrador, la cartographie d'étendues que l'on croit favorables à l'accumulation du pétrole, du gaz et de la houille, et un relevé physiographique des massifs de mi- neraig dans les Territoires du Norl-Ouest, grâce à l'emploi du magnétomètre aéoporté.Le travail portera aussi sur l'étude de la formation glaciaire et les nappes d\u2019eau souterraines dans la Colombie britannique, l'Alberta, l'Ontario et le Québec, des relevés concernant la formation glaciaire dans les autres provinces de l'Est.Douze équipes travailleront dans les Territoires du Nord-Ouest, 6 au Yukon, 13 en C.- Britannique, 10 en Alberta, 5 en Saskatchewan, 7 au Manitoba, 8 en Ontario, 3 dans le Québec, 4 à Terre-Neuve, 3 au Nouveau-Brunswick, 6 en Nouvelle-Ecosse et 1 dans l'Ile du P.Edouard.Une équipe a été chargée de l'investigation générale du minerai radioactif, et une autre fera des relevés au magnétomètre, La géologie et\u2026 nous! Nous avons relevé dans le détail du programme plus de 90 noms de chefs d'équipe et d'associés; combien de Canadiens français parmi eux?Deux seulement, et encore travaillent-ils dans le Norduest., La leçon à tirer de cela est bien nette.Comme ce sont les géologues qui la plupart du temps font la découverte des terrains propices aux gisements miniers ou autres, ce nest pas surprenant que noug restions éberlués et ahuris lorsqu'on découvre et prend possession, à notre nez, de zônes comprenant des richesses insoupçonnées.\u2026.par nous seulement! Pas d'effets sans causes! On découvrira donc quelque chose quelque part, lorsqu'on prendra la peine d'y aller et qu\u2019on saura y faire autre chose que la chasse au \u201cjack\u201d et la péche a la dynamite La rhétorique peut s'alimenter longtemps dans les mines, (une fois qu\u2019elles ont été trouvées par les autres).mais leur découverte tient à la science géologique et aux expéditions.; pas a autre chose! LG.F.Mission qui donne une leçon.Une mission britannique est actuellement au Canada; dès son arrivée au pays, elle fut l'hôte de la Province de Québec qui l'a reçue avec sa cordialité coutumière, ce qui est très bien, Ces hommes ont été triés sur le volet, là-bas, et ont tout et chacun des capacités remarquables.Non seulement, il y a des chefs de fermes expérimentales en diverses disciplines des sciences de l\u2019agriculture, mais il y a des administrateurs de services d'agronomes des ordonnateurs de services d'éducation agricole, etc.Il y a même un ingénieur agricole qui vient sur place étudier non seulement notre machinerie à l'américaine, mais nos procédés de culture, afin de tenter la manufacture et la vente au Canada de machines agricoles britanniques, Cette mission, tout comme les équipes géologiques canadiennes dont nous venons de parler, vient faire ici de la prospection, autant pour trouver un marché aux produits britanniques servant à l\u2019a- riculture que pour y étudier nos modes de pro- uction, N'oublions pas que les Iles Britanniques ont une douzaine de Facultés d'Agriculture dans leurs Universités, et qu'elles possèdent la plus ancienne ferme expérimentale du monde entier.celle de Rothamsted, \u201cComment alors l'agriculture anglaise est-elle si insuffisante pour les besoins de la population britannique\u201d?penserez-vous.Nallons pas trop vite.HI y a d\u2019abord aux Iles Britanniques une population 15 fois plus nombreuse que ja nôtre: et son territoire cultivé est à peu près celui que la province de Québec met en culture.Il s'ensuit donc, tout compte fait, que l\u2019agriculture britannique produit proportionnellement beaucoup plus que la nôtre.Et elle continuera de progresser.grâce à la direction que lui donnent et lui donneront ses universités et ses agronomes; car jamais la Grande-Bretagne n'a accordé autant d'attention à cette industrie humaine qui devra dorénavant faire partie de son économie nationale, chose dont elle a pu se dispenser à venir jusqu'à ces clernières années, ° L.G.F.La guerre qui n'est pas la guerre.En Corée, où des armées de plusieurs centaines de mille hommes s'affrontent, soutenues ouvertement d'une part, par les Américains, et, en cachette aussi militairement, d autre part, par les Russes qui accusent les Américains d'agression, en Corée donc, on se bat avec des fusils, des tanks et des avions.Et de chaque côté arrivent des renforts de plus en plus considérables, Mais ce n'est pas la guerre.C'est, paraît-il, le seul truc possible de maintenir la paix.Il faut tout de même convenir que la paix doit être bien précaire, si l'on emploie vraiment le dernier et seul moyen de l'obtenir.Il faut bien convenir encore, malgré les erreurs des Nations actuellement membres du Pacte de l'Atlantique, (erreurs qui ont valu la suprématie de Moscou en Eurone Centrale et en Orient), que leg messieurs du Kremlin ont tout fait pour rendre la paix impossible, et qu\u2019ils n'ont cessé de mener leurs conquêtes.pacifiques! Les laisser faire, c'était courir inévitablement à leur domination par les armes, à plus ou moins brève échéance; les arrêter en refaisant la digue de la Corée qui menaçait de céder, c était aussi risquer la guerre, mais peut-être une guerre victorieuse.Quant à la Chine nationaliste, qui s\u2019est écroulée toute seule, on se demande avec raisun ce que les Américains pouvaient bien gagner à lui venir en aide, aujourd'hui, après l'avoir lâchée sans équivoque, il y a quelques années.Prions Dieu que le Canada ne se lance pas dans une nouvelle aventure trop précipitamment, et uniquement pour le compte des autres, comme il en a l\u2019habitude.C\u2019est un pays jeune et bien pcur- vu, grâce au ciel, de richesses naturelles.Mais il y & des limites aux extravagances permises meme pour les jeunes pays!\u2026.L.G.F.Parmi le peuple de Rome Une cérémonie à Saint-Pierre de Rome, présidée par le Saint-Père ou en sa présence, est un spectacle dont on n'a pas idée, avant d\u2019avoir vu.La majesté du Pontife et la pompe de sa cour y sont pour leur part, mais aussi la réaction, les manifestations de la foule.Quand le Pape parait il est difficile de trouver accès dans la basilique.Les Italiens sont les premiers a I'envahir, comme s'ils n'y étaient jamais entrés.On se demande pourquoi ils ne laissent un peu de place aux étrangers venus des quatre coins du monde, qui n\u2019auront, pour la plupart qu'une occasion en leur vie d'apercevoir le chef de l'Eglise.N'y comptons pas.Les Romains ne se fatiguent pas d'acclamer le successeur de Pierre.Le plus curieux c\u2019est leur maintien dans la basilique pontificale.Ils y conversent et rient, comme sur la place publique.Ils ne paraissent pas avoir le respect du lieu.Et ils s'amusent des remarques à ce sujet.Chez vous, disent-ils, l\u2019église c'est la maison de Dieu; ici, c\u2019est celle du père, il Papa.Aussi sont-ils chez eux, sans gêne.Il faut savoir que le Saint-Sacrement n\u2018y est pas exposé, sauf dans une chapelle latérale.Saint-Pierre est un musée, autant qu\u2019une église On regarde et l'on admire, on compare, on dit ses impressions.Aucun recueillement avant que le Saint-Sacre- ment prenne place eu tabernacle, Même alors, le peuple a des manières qui détonneraient dans une église canadienne.La foule se tient debout dans la nef, car il n\u2019y a ni bancs ni chaises.Quand le Pape entre, porté sur la sédia, c'est une sorte de délire.Les fidèles applaudissent des deux mains, crient viva il Papa à la force de leurs poumons, cependant que les photographes juchés çà et là, accrochés aux statues, cachés derrière les tombeaux, pointent leurs appareils et déclenchent leurs éclairs de magnésium.Le Pontife sourit et bénit, la tête légèrement penchée, indulgent et débonnaire.hommes sont de grands enfants et il lo sait, ne s\u2019en offusque pas.pardonne tout, comprend, permet qu\u2019- on soit à l'aise dans la maison du Père, Vu l'absence d'industries d'importance, à Rome et dans le voisinage, petits commerces et petits métiers abondent.Echoppes en plein air, voiturettes qui portent fruits, fleurs, légumes.Et les camelots harcèlent les touristes, victimes de choix qu\u2019ils reconnaissent par chapeaux et souliers.Ils leur offrent des camées, havituellement faux des bijoux de mosaïque, des chapelets et des médailles, des albums illustrés sur la ville, les monuments, les trésorts artistiques.Ils ne se laissent jamais convaincre par un refus poli ou impoli, s'accrochent au client possible, le suivent, le talonnent font l'article dans une demi-douzaine de langues.Les camelots ne manquent pas de ressources.Ils sont une engeance, dont on ne se débarrasse pas facilement.Le plus sage est de ne pas les voir ni entendre, de ne pas leur répondre.Quand ils ne vendent pas, ils se chauffent au soleil, mêlés à la populace qui envahit parcs et places, des grands-pères à barbe aux nourrissons dans les bras de leurs mères.On se demande si ces gens sont paresseux, ou si flâner est pour eux une vocation, une seconde nature.Ce n'est pas là l'explication.Ils se précipitent dehors dès qu'il fait chaud, car ils y sont mieux que dans leurs demeures mal chauffées, ou pas chauffées, La circulation est intense, et rares, les agents qui la dirigent.Des nuées d'autos, plus petites encore que celles de Londres dans tous les coins.Les gens qui s'y baladent ont l'air assis par terre.Les motocyclettes ne sont pas moins nombreuses, que chevauchent hommes et femmes, jeunes gens et vieillards.Ces véhicules roulent à une vitesse de tous les diables, font littéralement le tour des piétons, qui envahissent la rue par groupes, à l\u2019égal des trottoirs.Sauf à certains carrefours, particulièrement grouillants, la police parait désintéressée du mouvement qui l'entoure.Un accident est cependant un évènement.Les Italiens conduisent comme les poissons nagent.Pendant la période du carnaval, qui se prolonge sur un mois, les fillettes se pavanent fières d'atours inusités.De petites marquises et des colombines de trois ans, des religieuses et des paysannes des provinces sen vont pimpantes tenant par la main de grasses madames ou des pauvresses qui sont leurs mères.Cela fait d\u2019étranges contrastes parmi les ruines de l'architecture gréco- romaine, ou dans l'ombre des basiliques séculaires.Le peuple est pieux,dévot, respectueux des choses saintes, mais à sa manière.Les passants saluent une image de la sainte Vierge en se baisant le pouce.Dans les églises, ils buisent les pieds d\u2019une statue particulièrement vénérée, ou la touchent de la main, si elle n'est pas à la portée des lèvres.Ce qui ne parait pas les obliger tous à la messe du dimanche.Dans le même temps, leurs frères ou leurs cousins vident les poches dans une foule, volent dans vos valises à l'hôtel vous font faire le tour de la ville en taxi, pour vous conduire de la place de Venise au Collège canadien.Si l\u2019on n\u2019y prend garde, une même- course coûte cent lires ou cing cents, dans la même journée.Nombre de gens ont de curieuses notions du mien et du tien.Cela s'expliquerait par la misère et un manque de formation attribuable, paraît-il, à la faiblesse de l'organisation paroissiale, au manque d'écoles qu\u2019elle suppose, Car la masse romaine est pauvre.Trop de gens vivent d'expédients.Il y a partout un surplus de main-d'oeuvre, et dix personnes s'offrent à travailler, où il y a de l'emploi pour une.Avec ce résultat que plus d'un curé ne touche pas le revenu nécessaire au maintien d'un presbytère, qu\u2019il vit en pension ou dans sa famille, a peu de contact avec ses ouailles.La vie paroissiale en souffre, et l'école qui y a son appui.Comme à Paris, le séjour à Rome coûte cher, mais pas plus que dans les villes d'Amérique.A moins de trois dollars on ne dine pas facilement dans un restaurant.Matin et soir, on peut cependant se rattraper dans ces innombrables pä- tisseries qui débordent sur le trottoir, à tous les cent pieds.Excellente, la cuisine italienne n\u2019est pas sans ressembler à la française, avec cette différence que l'huile d'olive y remplace le beurre comme base.Ce qui n'est pas plus mauvais au goût.et autrement acceptable au foie.Qui se débat contre la bile à Paris se porte à Rome comme un charme.Les voyageurs ne doivent loger que dans les meilleurs hôtels, sous peine de voir disparaître leur plus belle chemise ou les bijoux qu\u2019ils oublieraient dans un tiroir.Le probléme des langues n\u2019en est pas un.Si vous ne parlez litalien, vous vous adressez en français, en anglais, en espagnol, en allemand.H y a toujours, à deux pas, quelqu'un qui vous comprend.Les gens travaillent lentement.Personne ne paraît pressé.On construit encore des routes de pavés placés Un à un, de main d'homme.Nombre de magasins ferment à midi, ne rouvrent qu'à quatre heures.Période sacrée du déjeûner et de la sieste.Le climat le veut ainsi, torride en été.Mais les habitudes se créent, et les mois d'hiver n\u2019apportent pas de changements.On a plaisir à vivre.Dang la mesure du possible on se la coule douce.C'est la production qu en souffre, et le rythme des affaires, spasmodique ou au ralenti.Rome a quand méme son attrait, qui est grand.Harry BERNARD. 6 GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, \u201c SOIREE LACORDAIRE bien réussie Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) La soirée Lacordaire qui eut lieu, lundi soir dernier, en la salle des promotions de l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière, à remporté un plein succès.Les étudiantes des Cours Ménager Agricole étaient présentes.On remarquait aux premiers rangs en plug des officiers des Cercles Lacordaire et Jeanne d\u2019Arc, MM.les abbés Roland Michaud, aumônier, Pierre Pelletier et Dominique Gosselin, de Ste-Anne également, Le forum animé par le président local a été des plus instructifs.L'étude du journal \u201cREACTION\u201d consistait en une parole de Notre-Seigneur: \u201cVous serez mes témoins en Judée, en Samarie, et jusqu'aux confins de la terre\u2019.L'assistance a répondu et expliqué chacun de ces mots.L'étude du mouvement a prouvé que les membres se renseignent davantage et qu'ils saisissent de plus en plus la mystique Lacordaire.Monsieur l\u2019abbé Roland Michaud, auméônier, a tiré les conclusions du orum, Monsieur Jos.Gagnon vice-président a raconté à assistance les splendeurs du dernier Congrès Diocésain a Québec en juin dernier.Les séances d'étude, 'assistance de 25,000 personnes à ce congrès prouvent hors de tout doute combien le mouvement Lacordaire progresse dans le Québec.En terminant, M.Gagnon a annoncé que Ste-Anne-de- la-Pocatière serait fière si l'an prochain on nous octroyait ce Congrès et Pèlerinage interdiccésain.Un tonnerre d\u2019applaudissements a salué ces paroles.A Ste-Anne, les Lacordaire et Jeanne-d'Arc considèrent ce congrès comme une grande faveur et un très grand honneur d'accueillir 25,000 abstinents, Madame Emile Dumais, vice-présidente du Cercle Ste-Jeanne d'Arc, a prononcé une bréve allocution peur annoncer que le Pélerinage au Cap de la Madeleine aurait lieu en août prochain et que les Lacordaire et Jeanne d'Aré auront à leur disposition un autobus qui partira de Ste-Anne-de-la-Po- catière le matin pour y revenir dans la soirée, Si les demandes sont nombreuses, il est possible que deux autobus partiront de Ste-Anne.Mme Dumais a rendu hommage à la présidente qui manifeste une grande générosité à l'endroit du Cercle Lacordaire.Il y eut ensuite initiation et changement de décoration.Les officiers initiateurs, en plus du président d'office, étaient MM, Cyrilie Jeffrey, Laval Lord et Pierre-Paul Tardif.La partie récréative organisée par les étudiants de la Faculté d'Agriculture en coopération avec quelques Jeanne d'Arc de la paroisse à été une détente fort appréciée.Ils ont fait rire I'assistance jusqu'aux larmes.Les charades étaient des mieux réussies.D'ailleurs il n'en pouvait être autrement quand on sait que les participants avaient fait des exercices à trois reprises.C'étaient de véritables sketche.Les mots à trouver étaient Mystérieux et Lacordaire.Monsieur l\u2019abbé Roland Michaud a tiré les conclusions de la soirée, en félicitant les nouveaux membres, en félicitant les Jeunes filles des Cours Ménager \u2018Agricole de leur présence.Il a demandé à tous d'être des convaincus et de porter fièrement leur insigne bleu d'azur.Immédiatement après la réunion des liqueurs glacées et des gâteaux furent servis à l'assistance en hommage aux nouveaux membres initiés et à ceux et celles qui ont changé de décoration.Il fut ensuite décidé qu\u2019un pique-nique Lacordaire serait organisé au tout début d'août.Ce sera, paraît-il une organisation digne des\u2018 Lacordaire de Ste-Anne.Réunion d\u2019Anciens au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) Les finissants du 112¢ Cours se réunissaient samedi, le ler juillet dernier, à leur Alma Mater le Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière pour un Conventum.Un bon nombre ont tenu à assister à cette fête du souvenir et de la reconnaissance.Monseigneur Alphonse Fortin, supérieur du Collège, et leurs professeurs d'autrefois ont été heureux de souhaiter la bienvenue à ce groupe de fils de Ste-Anne.A l'occasion du départ du Rév.P.Claude Pelletier pour l'Afrique, ses confrères Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d ont tenu à se réunir à Ste-Anne pour lui exprimer leurs voeux de fécond apostolat et l\u2019assurer de leur fidèle souvenir, , Dimanche matin, au diner officiel, Monsieur I'abbé Chs.-Henri Lévesque, président de la classe, rappela la vocation sublime de l'Apôtre.Le travail du missionnaire réclame de la générosité, de I'abnégation et des sacrifices; il y a même parfois de grandes souffrances d'ordre physique et morale.Mais grâce à ses travaux, marqués de tant de sacrifice, le missionnaire voit l'Eglise s\u2019auréoler de nouveaux saints et comme récompense à son apostolat, Dieu fait descendre sur lui les grâces et les bienfaits divins.e Monsieur l\u2019abbé Lévesque termina en formulant les voeux les meilleurs au Rév.P.Pelletier.Dans sa réponse aux voeux formulés par ses confrères par l'entremise de leur président, le Rév, P.Claude Pelletier les remercia de l'initiative qu\u2019ils avaient prise d'organiser cette fête avant son départ pour\u2019 les missions.Il apprécie beaucoup le don généreux en argent qu\u2019on lui a présenté.\u201cTous peuvent être assurés de mon souvenir, surtout au saint sacrifice de la messe, où je demanderai à Dieu des grâces abondantes pour la réalisation parfaite de nos vocations\", ; Tous les confrères réunis ont exprimé leur plus vive gratitude a leur Alma Mater pour I'accueil si généreux et si hospitalier durant le Conventum.Etaient présents à cette fête du souvenir: Monseigneur Alphonse Fortin, supérieur; M.l'abbé Roland Pelletier, M.l'abbé Clément Leclerc, Ml'abbé Antonio Boulet; M.l'abbé Marius Paré, tous professeurs; les conventistes étaient: le Rév.P.Claude Pelletier, de St-Roch-des-Aulnaies; MM.Bertrand Caron, C.À.de l'Islet; M.le Dr Clément Jean, de Québec; M, l'abbé Serge Guimont, du Collège de Ste-Anne; l'abbé Rosaire Deschênes, du Collège St-Ludger, Riv.-du-Loup; M.le Dr Joseph Garneau, de St-André, Kam; M, le Dr Berchmans Rioux, de Connecticut, U.S.A.; M.Léopold Dion, LF.de Québec; M.Omer Bélanger, de Beauport; M.Arthur Richard de Montmagny; M, Benoît Parent, B.S.A.de St-Jean, P.Q.; M.Antonin Morin, professeur de Ladurantaye, Co.Bellechasse; M.Jean Moreau, B.Sc.P.de Gaspé; M.le Dr Roger Laberge, de St-Henri, Lévis; M.le Dr G, Martineau, de St-Pascal, Kam; M.Rosaire Gendron, de St-Pascal Maizerest, Quebec; M.Benoit Giguére, de Québec; M.l\u2019abbé Yves Leclerc, de l'Islet; Mle Dr Léonard Garon, de Riv.-du-Loup; M.Jean- Paul Cloutier, C.A., de St-Paul, Montmagny; M.Jean-Yves Gosselin, L.Sc.S., de Limoilou, Québec; I'abbé Laurent Poulin de Notre-Dame des Pins, Co, Beauce; M.l'abbé Charles-Henri Lévesque, professeur au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière.Les officiers organisateurs de cette fête étaient M.l'abbé Charles-Henri Lévesque professeur au Collège de Ste-Anne, et président; M, l'abbé Rosaire Deschênes, vice-président; M.le Dr Clément Jean, secrétaire; M.Berchmans Rioux, assistant- secrétaire.Conventum au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) Les finissants de la classe de 1941-42, 110e cours du Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, ont tenu dimanche et lundi dernier, les 2et 3 juillet, leur premier conventum à leur Alma Mater.Trejze anciens ont répondu à l'invitation que leur faisait le collège de Ste-Anne par l'entremise de leurs officiers.Lors de la prise des rubans en juin 1942, ils étaient au nombre de 23.A leur arrivée au Collège, dimanche après-midi les anciens ont salué les autorités du Collège et leurs professeurs; puis ils visitèrent l'institution, la montagne et leurs cours de récréation.Au cours de la soirée, qui fut très intime, sous la présidence de M, Viateur Ratté, les fils de Ste- Anne renouvelèrent les souvenirs toujours chers au jeune âge et s'encouragèrent les uns les autres, A ce conventum spécial organisé en hommage à leur confrère le Rév, P.Marc-Marie Couture, Dominicain, qui partira en août prochain pour le Japon, il fut décidé de donner à ce missionnaire des aumônes substantielles pour son travail apostolique, A l\u2019Oratoire Saint-Louis de Gonzague, à 8.00 heures, le Rév.Père Marc-Marie Couture a célébré la messe, lundi matin aux intentions de tous les confrères de la promotion.Quelques pieux cantiques furent rendus par les confrères, Assistaient à ces agapes fraternelles: M, Viateur Ratté, médecin, de Québec et président de la (Kamoureska).Jeudi, le 6 juillet 1950 LIGUE de BASE-BALL Intermédiaire cé A\u201d de la RIVE SUD Les Royaux écrasent le Montmagny 15-4 pour demeurer en lère position Les Royaux de Ste-Anne ont remporté une autre belle victoire à l'étranger et cette fois ce fut aux dépens du Montmagny, leur faisant subir ainsi une première défaite sur leur terrain.Ste-Anne prit l\u2019avance dès la première manche en comptant cinq points et par la suite ils surent jouer parfaitement pour augmenter leur avance et s'assurer facilement la victoire, Nos joueurs locaux frappèrent en tout un total de dix-neuf coups sûrs contre six pour Montmagny.A la Te manche, Boissineault, lanceur débutant du Montmagny fut envoyé aux douches pour céder sa place à Gamache lequel fut impuissant à arrêter les frappeurs du Ste-Anne.C.Pelletier et G.Garon se sont le plus signalés à l\u2018offensive pour l'équipe locale en frappant quatre fois en lieu sûr chacun.P.Ancti] s'est aussi mis en évidence en groupant trois coups de la sorte dont un magnifique circuit, le premier pour l'équipe locale cette année.Pour Montmagny, Nicole et Gamache réussirent deux coups sûrs chacun.Les équipiers de Boissineault commirent plusieurs erreurs qui n\u2019aidèrent pas sa cause quoiqu'il fit tout son possible pour mettre fin aux élang des Royaux, Dimanche prochain, 9 juillet, Montmagny visitera Ste-Anne.Cette partie promet d'être très intéressante, et Montmagny compte se reprendre cette fois.SOMMAIRE STE-ANNE J.Gosselin, 1b G.Caron cc L, Crête, rec P, Anctil, ac L, Godin, lanc M.-H, Anctil cd , C, Pelletier, 2b J, Pelletier, 3b Gamache, cg z-M.Anctil z-remplace Gamache a la Se, & 2 © NOAMAMANGEAN © hb BD oe DD = G0 1 ib HOONNNG = 0 «= v \u2014 © _ [5] MONTMAGNY L.Gamache A, Nicole B.Boissineault J.Samson M.Coulombe L.Leblanc L.Picard M.Gamache P, Montminy Bes naAARAR ARNO OOOND BOHOHHOOHO Ste-Anne \u2014 501 101 223 \u2014 15 Montmagny \u2014 000 200 110 \u2014 4 Batteries: Godin, Crête; Boissineault, Gamache, Leblanc classe; le Rév.P.Marc-Marie Couture, vice-président; ; l'abbé Fernand Bernard, professeur au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière et secrétaire; l'abbé René Gagnon professeur au Collège de Ste- Anne, assistant-secrétaire; M.Jean-Marie Beauchemin, M.Omer Couture, phamarcien de Qué bec; Dr Dumais, de Saint-Siméon; Dr ton Jean, de Loretteville; Dr Laurent Lizotte, de Saint-Raphaël; M.Marcel Michaud, M.Secbec; Abbé Pelletier, vicaire à Saint-Jean Port-Joli; M.Albert Paradis, L.Sc.S., de St-Bruno; Abbé Paul-Emile Raymond, professeur à l'Externat Classique de la Rivière-du-Loup."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.