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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 25 mai 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1950-05-25, Collections de BAnQ.

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[" IUBIVES ce li LZUOVIHOB 2/8 Montoine Roy Eciflos du Parlenent QUEZEC B90Q.PENSER A OL QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU PATRIE \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L'ON PENSE FAMILLE GAZETTE = GAMIPAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAuterisée comme envoi postal de la véconde classe\u201d \u201cMinistère des Postes, Ottawa\u201d No 28 Directeur: L.-de G.FORTIN Jeudi le 25 mai 1950 LA PART DU FEU .Bilan d'un mois.Depuis moins de trois semaines, nous avons connu les désastres de Rimouski, de Cabano, et plusieurs incendies assez importants dans plusieurs de nos villages.Rien que dans les deux agglomérations ci-dessus nommées, les dommages s'établissent à plus de $26,000,000, ce qui dépasse - de toute évidence - les capacités de reconstruction de ces municipalités, Mais il y a plus encore: depuis quelques jours, le département des Terres et Forêts prohibe toute circulation dans les forêts, où l\u2019on redoute le pire.Déjà, dans l'Ontario et le Québec, les feux se multiplient, et consument des centaine de milles carrés de ce précieux capital, le bois.La protection des forêts.Notre système de protection des forêts est assez bien développé; mais il n'opère bien que lorsqu'un incendie s'est déclaré.Et comment les incendies de forêt se décdarent?Je ne saurais l'affirmer comme une vérité transcendante, car on n'y est pas lorsque le malheur se produit, mais ces feux sont dus à ce que les voyageurs en forêt ont perdu le sens de la prudence, qui en fin de compte cet à ia base de ja protection foresiière.Quant on ne met pas le feu, d'ordinaire, il ne s'établit pas, Est-ce qu\u2019un homme a jeun peut être assez irresponsable pour jeter une allumette, un mégot mal éteints?Nous ne le croyons pas.Mais cela peut fort bien arriver a celui qui a quelques coups: il fera aussi bien des imprudences avec le feu qu'il peut en faire avec une auto\u2026 Et ce n'est plus un mystére pour personne que les deux tiers des accidents d\u2019autos sont dus a I'alcool., La première protection, en temps dangereux, serait que l'on fasse déclarer ou que l'on confisque, à l'entrée des réserves forestières, tout spiritueux, absolument comme on le fait pour les armes ou les agrès de pêche.Le fait que les feux de forêts se multiplient avec l\u2018amélioration des moyens de transport et l'augmentation de l\u2019usage des spiritueux devrait être retenu.L'assurance.Dang nos milieux à niveau de vie moyen, il arrive que lorsque les petits propriétaires, même les moyens, ont pourvu aux nécessités de la construction de leurs propriétés, ils ne disposent guère des fonds nécessaires à se payer des primes d'assurances convenables.Alors, devant les difficultés qu'ils prévoient de payer leurs primes, bien des gens retardent de s'assurer contre le feu, ou en- -ore ne prennent qu\u2019une assurance minime.On se fie que des incendies, il n'y en a pas tous les jours, et on se dit que, de mémoire d'homme, on n\u2019a rien eu de semblable dans la famille.On prend le risque.! S'il y a une mentalité qui n'est pas encore faite au sujet de la nécessité des assurances-feu, il faut bien convenir que celles-ci sont dispendieuses; t que pour maintenir les polices nécessaires en force constitue pour plusieurs un vrai problème! Les onvaincus prennent leur parti des difficultés et maintiennent la protection nécessaire sur leurs immeubles et sur leurs biens mobiliers.Mais \"une façon générale, les taux sont élevés, sur- >ut pour les risques commerciaux.c\u2019est pourquoi la plupart des intéressés ne maintiennent pas un chiffre d'assurance convenable.A preuve, l'augmentation d'assurance qui se produit après au sinistre.A Rimouski, on a payé rubis sur ongle, les $4,500,000.00 dis par les compagnies.Si c'est tout ce que les compagnies d\u2019assurances ont eu à remettre aux particuliers, on peut bien dire qu\u2019entre les deux tiers et les trois arte de la propriété privée n\u2019était pas assurée.faisant cette appréciation, nous ne tenons pas compte des assurances en faveur des organisations à caractère public qui sont ordinairement mieux protégées, encore qu'imparfaitement, A Cabano, par exemple, est-ce que les assurances ont couvert le quart des pertes réelles! Nous venons d'en donner les raisons et nous doutons fort qu'elles aient même atteint cette proportion, Permettez-vous?\u2026 Le soussigné n\u2019avait jamais réalisé quelle place importante ces incendies pouvaient avoir eu dans sa vie.Permettez-vous qu'il expose son expérience personnelle, sans entrer dans les détails, ce qui serait trop long?C'est d'abord sa maison natale (St-Fabien - 1923); les deux églises de sa paroisse d\u2018adoption (Ste-Anne - 1917 et 1948); son Alma Mater, (le Séminaire de Rimouski - 1950); son Alma Mater d'adoption, (le Collège de Ste-Anne - 1920); deux incendies considérables dans les dépendances de celui-ci (1916 et 1949); un début d'incendie à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture (1919); la destruction de deux ges de la Ferme de l'Ecole, vers 1933; puis la ion d'une.de ces granges reconstruites, quelques années plus tard.Naturellement, le fardeau de ces reconstructions a porté sur d'autres épaules que les siennes; mais peut-on dire qu'il n\u2019en a pas été affecté indirectement?Ce serait inexact.Quant à ces richesses matérielles et autres qui sont disparues à jamais en fumée, et auxquelles il était attaché profondément, qui les rendra?La prudence qui s'impose.La menace d'incendie est toujours suspendue sur nos têtes; le feu peut même être la rançon d\u2019un progrès, comme à Rimouski, par exemple.Il est le plus souvent dû à des circonstances incontrôlables et absolument imprévisibles, d'ordre purement accidentel, Si nous faisons le relevé def causes des sinistres ci-haut indiqués, nous pourrions à peine en mettre un gur le compte de I'imprudence.Les autres sont venus, chacun à sa façon, et ont mis les victimes devant un fait accompli: le désastre! Nous devons donc user de la plus grande prudence dans nos demeures, dans nos usines, chez- nous et.chez les voisins, et principalement dans ce domaine commun qui est la forêt québécoise.Voilà pour le facteur prudence, L'autre facteur du même genre, c'est d'être convenablement assuré, principalement lorsque nous habitons des agglomérations où tout incendie, même le plus bénin, peut prendre, à la faveur des »Circonstances, l'allure d'une conflagration., Si on ne peut pas prévenir tout incendie, ox peut du moins prévenir la ruine, et ceci s'adrésse à tous ceux qui sont capables de payer des primes d'as- surance-incendie.Ce que nous ne pouvons pas éviter est déjà assez lourd à porter! L.-de.FORTIN.FERNAND SIROIS, MS.C., C.A.GERARD RENAUD, :MS.C., CA.FERNAND SIROIS a CIE.COMPTABLES AGREES 76, Rue St-PIERRE, QUEBEC.T&: 5.7104 Auguste Tardif à Ste-Anne.Ste-Anne-de-la-Pocatière (D,N.C.) C'est à l'Ecole Supérieure d'Agriculture du Ste- Anne-de-la-Pocatière où il est directeur de la forme depuis de nombreuses années, que Monsieur l'abbé Auguste Tardif a célébré dans l'intimité son jubilé d'argent sacerdotal.Son Alma Mater, le Collège classique de Ste-Anne, s'est associé aux professeurs de la Faculté d'Agriculture, au personnel de la Ferme Modèle pour célébrer dignement ce jubilé.Monseigneur Alphonse Fortin.supérieur, n assisté à la messe que célébrait, ce matin, Monsieur l'abbé Auguste Tardif, jubilaire.Assurnient le service de l'autel, ses confrères: MM, les ablws Clément Leclerc, préfet des Etudes au Cours Classique et M.l'abbé Adrien Lévesque, professeur nu Collège.Dans les stalles du sanctuaire avaient pris place aux côtés de Mgr À, Fortin: M.l'abbé Joseph Diament, directeur; M.l'abbé Noël Pelletier, procureur de l'Ecole, MM: les abbès Emile Theberge, Antonie Boulet, Camille Mercier, Léon Laplante, L.-P.Mercier, Charles-Euyène Itaymond; M.l'abbé Maurice Desmeules; Amédée Ginsson, Loyola Caron, tous professeurs au Collège et à l'Ecole, Le sermon de circonstance a été prononcé par Monsieur l'abbé Joseph Diament, directeur de l\u2019Ecole.Le prédicateur a félicité le vénéré jubilaire de l'oeuvre qu'il a accompli au cours de ses vingt-cinq années sacerdotales.\u2018Il a bien mérité, et de l'institution à laquelle il s'est donné sans réserve avec toutes ses qualités, des ressources et ses énergies; il a bien mérité de la jeunesse à In formation de laquelle il a consacré beaucoup de son temps; il a bien mérité de l'Eglise et de l'Etat pour son dévouement au setvice des âmes et de toute la classe agricole du Québec.En terminant, M.l'abbé Diament na prié le ciel de répandre sur les années que la divine Providence lui réserve et que nous souhaitons nombreuses, d'abondantes graces de consolation et de paix.La Chorale de l'Ecole d'Agriculture dirigée par M.l'abbé Eugène Bernier a chanté bien fort les cantiques de la reconnaissance: \u201cLe Svigneur se lève\u201d de Haendel; \u2018Donnez à tous les coeurs\u201d, de Bach; \u201cJe vous adore, O Sninte Fucharistie\u201d et \u201cLouons le Dieu puissant\u201d.Monsieur Jean-Marie Fortin était à la console des orgues.Les élèves du Cours Agronomique et de l\u2019Ecole des Pécheries, qui ont assisté à cette féte, y puiseront à n\u2019en pas douter une leçon fortifiante, Leur imagination si vive aura vite fait de retracer fidèlement les traits du jubilaire qui, il y a un quart de siècle, dans toute la force de l'âge, montait à l'autel pour la première célébration des saints- mystètes, A Monsieur l'abbé Auguste Tardif, notre journal offre ses voeux les meilleurs pour de nombreuses années encore au service de l'Ecole Supérieure d'Agriculture.J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ge - Et.Rue Poiré _ Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne.(Kamoureska).Jeudi le 25 mai 1950 Chronique d'art culinaire PAR Rita Martin Alimention saine et abondante \u2014 Des connaissances de la valeur nutritive des aliments sont essentielles pour toute maitresse de maison qui désire présenter à sa famille des repas appétissants et balancés.Le préparation de ces repas constitue une étude intéressante, souvent captivante pour celle qui veut assurer aux siens la santé et le bonheur, Un menu bien ordonné comprend des éléments de formation, de réparation, de protection et de combustion, c'est-a-dire d\u2019énergie calorifique.Ces éléments fournissent des protéines, des féculents, des graisses, des sels minéraux et des vitamines; tous sont indispensables à la croissance et à l\u2019entretien d\u2019une bonne santé, : ALIMENTS A CONSOMMER CHAQUE JOUR Pour assurer une alimentation gaine et adéquate, les menus journaliers doivent inclure: LAIT.\u2014Enfants, une chopine à une pinte.Adultes, un demiard à une chopine.Et du fromage, si possible.Pour varier, utiliser le lait dans la préparation des soupes, sauces, crème glacée, cosse- tardes ou autres desserts au lait, OEUFS.\u2014Au moins trois ou quatre fois par semau- ne.Servir au naturel, pochés, brouillés, bouillis ou en omelettes; dans la préparation de soufflés, cossetardes, sauces, pain ou gâteaux et salades.LEGUMES.\u2014Deux portions ou plus de légumes frais ou en conserve.Au moins une portion de légumes verts ou jaunes, crus de préférence.Une portion de pommes de terre, chaque jour.Servir au naturel, crus ou cuits, en salades, macédoine, au four, au gratin, à la crème, farcis, soufflés, timbales, etc, FRUITS.\u2014Une portion d'agrumes ou tomates ou jus, chaque jour, et une portion d'autres fruits frais, en conserve ou secs.Servir au naturel, crus ou cuits, crèmes, flans, soufflés, beignets, compotes, marmelades, farcis, poudings, mousses, frappés, etc.CEREALES ET PAIN.\u2014Une portion quotidienne de céréales à grain entier et de quatre à six tranches de pain.Servir les céréales au naturel, cuites; dans la préparation - de soufflés, crêpes, gâteaux, muffins, biscuits, croûtes de tarte, etc.BEURRE OU AUTRE MATIERE GRASSE.\u2014Une cuillerée à table par repas.VIANDE, POISSON, etc.\u2014Une portion quotidienne de viande, de poisson ou d\u2019un succédané de la viande.Une fois par semaine, du foie, du coeur ou du rognon.Servir la viande: rôtie, grillée, braisée, sautée, en bifteck, ragoût, pâté, timbale, gelée, croquette, hachis, blanquette etc; le poisson bouilli, à la vapeur, au four, frit, farci, au gratin, à la crème, en ragoût, fricassée, pain ou pâtée, etc.Consommez ces aliments d'abord.Complétez ensuite au moyen de ces mêmes aliments ou avec d'autres aliments au choix.Une source quelconque de vitamineD, comme les huiles de foie de poisson, est absolument nécessaire aux enfants et peut être conseillée aux adultes, Gilles et Langis BRETON Jeudi soir, le 18, avait lieu au Collège de Ste- Anne, un concert par les frères Breton, Gilles, pianiste, et Langis, violoniste.De Gilles Breton, la critique a déjà beaucoup dit; mais pas trop, car le petit bonhomme à qui nous avions prédit un brillant avenir artistique, en 1943, a tenu toutes ses promesses.Les six années d'études qu'il a ajoutées à ce début n\u2019ont fait que mûrir un talent extraordinaire et lui apporter, comme moyen d\u2019expression, une technique qu'on peut qualifier de prodigieuse, C'est la première fois que nous entendions son frère, Langis.Visiblement, il a moins d'études sur son violon que Gilles sur le piano.Mais tout comme son frère, il possède Une sûreté de goût, une belle maturité d'interprétation, et surtout, il épargne à son auditoire un tas de machins que les prodiges emploient pour éblouir.Au contraire, il n\u2019offre à son public que des programmes sévères, bon signe qu'il possède déjà un bon début de virtuosité, à son service, Gilles a débuté, par un \u201cChoral\u201d de Bach: \u2018Je t'invoque, Seigneur\u201d.Bien peu de personnes dans l'auditoire devaient le connaître; en tout cas, le soussigné l\u2019entendait pour la première fois: excellente occasion pour juger de l'artiste qui l\u2019a détaillé avec une belle maîtrise, en soulignant, chacune à son tour, les phrases qui formaient la trame du choral.La Sonate, op 81, de Beethoven n'est pas non plus, de celles que leg artistes inter- prétent souvent.Trés sévére, architecturale plu- tot que \u201csentimentale\u201d (si on peut appliquer ce mot au maitre de Bonn), cette sonate n\u2019est pas poudre aux yeux pour deux sous, mais fonciére- ment belle, Gilles Breton l'a exécutée dans un silence impressionnant.Déjà, on se sentait en face d\u2019un musicien hors ligne.qui se faisait la main en nous servant la musique la plus classique qui soit!\u2026 Langis Breton a exécuté avec brio, et un aplomb invraisemblable pour un jeune violoniste, le premier mouvement du \u201cConcerto en mi\u201d de Bach.Les initiés savent que le bon Bach était aussi bien violoniste que claveciniste et organiste, et qu'il bourrait certains passages de ses compositions pour cordes de difficultés impossibles: car il composait sa musique mentalement, et exploitait, de même façon, toutes les possibilités des instruments: violon, violoncelle, piano ou orgue, selon qu\u2019il leur destinait sa musique.Certaines de ses compositions, par exemple, ses sonates pour violon seul, restent parmi les pièces les plus difficiles à exécuter dans tout le répertoire.\u201cL'allegro\u201d de Fiocco fut bien enlevé, ainsi que la \u201cRomance\u201d de Wienieawski, où le dialogue entre le piano (qui remplace l\u2019orchestre) et l'instrument soliste a été merveilleusement bien- ren du.Ce n\u2019était pas l\u2019archet d\u2019un maître comme il en existe, que nous entendions, mais celui déjà d\u2019un fort bon violoniste, tout de même.La \u201cRomance\u201d de Gilles Breton est une affaire charmante, et qu'il a raison de présenter au public, car c\u2019est bien écrit, ça sonne bien.Mais Gilles Breton, compositeur, n'est que l\u2019ombre de Gilles Breton exécutant.Il doit le savdl lui-même.Mais quel accompagnateur! En rappel, Langis Breton joua \u201cIntrada\u201d de Desplanes, encore une pièce classique, où il excelle.J\u2019ignore qui lui enseigne le violon, à cet adolescent, mais je le félicite tout de même de son élève.Encore un dont on entendra parler, car il possède le talent, une technique déjà fort souple, bref, thut .ce qu'il faut pour réussir.Et vive le pays de chez-nous qui nous révéle de telles promesses! Vivent également nos maitres capables de guider ces jeunes hommes vers des sommets enviables! .Dans son dernier groupe, Gilles Breton, si l\u2019on nous permet cette expression, s\u2019est \u201clächée\".\u201cImpromptu, op 31 No2 de Fauré, la formidable.\u201cétude op.35, No 12, de Chopin, la \u201cNocturne\u201d en mi bémol majeur, et la \u201cBallade\u201d en sol mineur\u201d du méme, c\u2019était tout un programme!., La transcription de \u201cLa Vie Brève\u201d de De Falla, par Schmidt, qui recelait tous les écueils d\u2019une composition pour orchestre réduite pour le piano, n\u2019en fut pas moins exécutée avec toute la délicatesse de touche et de rythme qui en font le charme.et la difficulté.Aprés \u201cMinstrels\u201d et \u201cDanse en Mi\u201d de Debussy, où le jeune maître resta toujours égal à lvi- même, l'auditoire obtint en rappel Vacances\u201d par Gilles Breton, pièce charmante sans plus, et \u201cla Polka\u201d de Shostakovitch.Mgr Alp.Fortin félicita les deux jeunes artistes d'être des interprètes aussi honnêtes et communicatifs de la pensée des grands maîtres, et il leur demanda de rester toujours eux-mêmes, ce qui rendait bien la pensée des auditeurs qui les ont aimés tels qu'ils sont, et qu'ils réentendront avec le même plaisir, L.G.F.Air Canada Montréal\u2014M, Anson-C, Mckim, vice-président d\u2019Air-Canada, annonce une importante réduction dans les taux d'excursions en direction des Bermudes à compter de juin à octobre, Les nouveaux taux qui comprennent une diminution d'un quart du prix du billet sont valides entre Montréal, Ottawa, Toronto et Hamilton, aux Bermudes.Dès le ler juin jusqu'au 31 octobre, les touristes pourront se rendre aux Bermudes à des taux vraiment alléchants grâce à l'initiative d'Air-Canada.Les Bermudes se trouvent seulement à 4 heures et demie de vol de Montréal] et le voyage s\u2019effectue à bord des luxueux \u2018\u2018North Star\u201d à cabine à pression rétablie.On sait que les Bermudes jouissent d'un climat unique pendant les douze mois de l\u2019année.Les touristes peuvent y séjourner dans une atmosphère de quiétude parfaite, Les nouveaux tarifs entre Montréal et les Bermudes sont de $127 aller-retour et de $132 en partance de Toronto ou d'Ottawa.Il convient de souligner que les tarifs réguliers sont de $169 et de $178 respectivement.JEAN MARION SERVICE FRANCAIS RELATIONS EXTERIEURES De retour à la Compagnie Robin Hood Flour Mills Limited Mademoiselle Jeannette Albert, bachelière en Sciences Domestiques de l'Université Laval et nu- tritioniste, est de retour à la compagnie Robin Hood Flour Mills Limited après avoir obtenu une maîtrise ès Science Nutrition à l\u2019Université Cornell Mademoiselle Albert dirigera la section française du département d'art culinaire Rita Martin des Meuniers de la farine Robin Hood, Jeudi le 25 mai 1950 Nous GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, Voilà (Kamouraska).! 3 111 Page étudiante (Facultés d\u2019Agriculture et des l\u2019êcheries) Une leçon de géographie en Mauricie Les 13 et 14 du présent mois, quelques représentants de l'Ecole: MM.Auguste Mailloux prof.Rosaire Bélanger ptre, Ernest Pageau et Camille Laverdière, participaient à un voyage d'étude géographique à travers le pays de la Mauricie.Ils aisaient partie du groupe d'\u2019universitaires de Montréal, de Québec et de McGill, parmi lesquels il faut souligner MM.Carl Faessler, professeur de géologie à Laval; P.Dagenais et R.Garry, professeurs de géographie à Montréal; P.Deffontaines, de l\u2019Institut Français de Barcelone; P.Biays, professeur de géographie à Québec, Les organisateurs du programme, entre autres le Père Adrien Pouliot, s.j., qui par son dévouement inlassable assura une belle réussite à la tournée d'étude, et Monseigneur Albert Tessier) qui par son amabilité, ses explications originales, ses heureuses influences, fut le guide de premier ordre, contribuèrent grandement à assurer à cette excursion un succès plus qu'ordinaire.On ne pourrait s'imaginer la façon royale et hospitalière dont nous fiimes reçus aux divers endroits: à Trois-Rivières, par le maire de la ville, M.J.-A.Montgrain; à Shawinigan, par M.F.Roy, à la fois maire et surintendant de la Shawinigan Water & Power; à Saint-Jean-des-Piles, par M.Cadorette, de l'industrie des \u2018\u2019Canots Cadorette\u201d, auxquels nous témoignons notre vive reconnaissance et gratitude pour les réceptions courtoises et si empressées à notre égard.Le Dr Godin, de la Chambre de Commerce de Trois-Rivières, dans un geste louable, remit à chacun des excursionnistes le volume de Blanchard sur la Mauricie.Arrivons-en maintenant à l'étude du milieu proprement dit.Peut-être enfoncerons-nous des portes ouvertes\u201d Je ne suis pas prêt à partager cette assertion.Il s\u2019agit plutôt de rappeler certains principes qui s'affadissent avec le temps! Le milieu est la base de toute méthodologie géographique; vieux principe admis mille et une fois par les gens bien disposés.Et ces exercices se font sur le terrain, là où se trouvent les problèmes à élucider.Tous avez déjà constaté l\u2019eflica- cité de la méthode, Monseigneur A.Tessier disait justement, au cours de l'excursion, qu'il a beaucoup plus appris l\u2019histoire de notre pays dans les 3 ou 4,000 milles faits en canot d'écorce que le temps où il avait le nez dans les livres, De plus, ce milieu, qu'il soit physique, humain ou économique, est une des bases principales sur lesquelles s'appuie l\u2019agronomie.Ainsi, géographes et agronomes se rencontrent dans un même champ d'action.Parce que le point de vue agronomique s'appuie sur deux choses: dans un milieu donné, qui est le cadre naturel, défini par les caractéristiques de la morphologie (relief, nature et structure géologique), du sol, du climat, etc, l'on cherche à savoir, d'autre part, à quel système de culture correspondrait la meilleure utilisation des facteurs précités Ces facteurs se complètent, sont conditionnés les uns par les autres.En se précisant davantage, le cadre naturel permet, par le fait mème, des mesures de comparaison et de classification, en vue de connaître, pour l\u2019agronome, la vocation culturale du sol.Cette délimitation facilite l\u2019étude détaillée du type monographique; élément qui.reflète les associations de l\u2019homme et du sol, des formes du paysage rural et du comportement agricole.C\u2019est malheureux, mais c\u2019est quelque chose qu\u2019on semble ignorer ou que l\u2019on ne veut pas comprendre.Mettons de côté, pour une fois, la théorie de Laplace, la forme tétrahédrique du globe ou la dérive wégénérienne des continents pour considérer la réalité, i.e.ce qui est enseigné, sérieux point de départ à la compréhension logique de l'essentiel et du nécessaire pour l\u2019étudiant en agronomie.Lors de l'excursion, ces notions nous ont permis de saisir avec avantage les liens qui unissent l'homme à la terre.Ces contacts interuniversitaires sont un des meilleurs moyens de propagande, de dissémination des idées professées ici, ou simplement de faire connaître une Faculté qu'on semblait ignorer.Pourtant, nous n'avons rien à attendre de l'étranger; parce que nous pouvons nous comparer avantageusement, et je suis sous rve, avec qui que ce soit.Il aurait fallu voir l\u2019intérêt qu\u2019on portait aux notes explicatives en ce qui avait trait aux questions agronomiques, et la part active que cette dernière pouvait avoir sur les sciences voisines.Ce moyen d'action ne peut s\u2019'opérer cependant qu'avec le concours des principaux intéressés.Car nous devrions avoir à coeyr que l'Ecole rayonne au loin, Pour cela, il s\u2019agit d\u2019une simple métamorphose et de sortir d'un engourdissement trop cdractéristique \u2014 à certaines localités.Nous remercions très sincèrement les autorités de l'Eczle qui nous ont permis de participer à ce voyage d'étude.Le pays de la Mauricie nous a donc fourni de remarquables leçons et nous a livré une \u201cfortune de renseignements\u201d.Ce que l'hommo a fait est digne d'étonnement et d'admiraticn.Nous garderons désormais, de ce poignant pays dans ses atours rugueux.un souvenir impérissabie.Camille Laverdière.Chronique étudiante Déjà l'année scolaire est à son déclin.Déja nous cnt quittés, les agronomes finissants, la té- te lourde de science et le coeur plein d'enthousiasme et d'espérance devant l'avenir.Déjà ces messieurs des Pécheries se sont installés dans leurs positions de vacances.Seuls, nous demeurons, préoccupés par les examens et caressant, dans les temps libres, le rêve d\u2019un bon emploi rémunérateur pour les trois prochains mois.Le départ des Finissants a créé un vide que l'on supporte difficilement.Les longs corridors sont déserts.Leurs chambres, hier si vivantes, ne gardent plus aucun ssuvenir d\u2019eux\u2026 Ils sont, passés, t seuls demeure en nos coeurs le souvenir de vrais gentilhommes et d'amis sincères qu'ils furent pour nous, A tous et à chacun, nous souhaitons une carrière brillante, riche de réalisations et toute entière consacrée à la classe agricole, Lors d'une représentation cinématographique donnée au profit de l'église, nous avons eu le privilège d'entendre une charmante soprano de Ste- Anne.Possédant une voix riche, puissante ct souple, cette artiste a su rendre avec beaucoup de maîtrise le brillant \u201cAlleluia\u201d de Mozart, et quelques autres pièces de même valeur, -\u2014Kapuskassing.Kapuiskassing.\u2014Dis donc, Lavallée!., Parle francais, ou explique-toi! - Ouais, ouais, ouais.,, Hé ben, euh.; c'est une rigion de l'Ontario où je dois aller travailler pendant les vacances.- Et toi, Lord?- Moi?Je vais monter dans une Jeep, me lancer a la chasse aux pollens, d\u2019un Atlantique à l'autre; je les poursuivrai sans relâche et sans mot dire.Quant aux autres benjamins de Première, il devront faire leur stage! Pour le moment, ils se livrent avec volupté aux dernières délices qu'offrent la science.Ils ne quittent leurs chambres que pour aller déverser sur une feuille blanche le trop plein de leur savoir.Confiants dans la plume du correcteur, ils envisagent les résultats avec optimisme.En rédigeant cette dernière chronique, nous voudrions remercier sincèrement \u2018la Gazette des Campagnes\u201d pour cette sollicitude et cette bienveillance qu'elle a eues a notre égard.et les nombreux lecteurs et lectrices assidus qui ont su par un mot obligeant, à l'occasion, nous encourager.Avec la permission de M.L-de-G.Fortin, nous vous reviendrons en septembre.avec tout un bagage \u201cd'histoires\u201d à vous raconter.Nous vous disons donc: \u2018Au revoir\u201d Lionel Lachance, E, Se.Agr 12 finissants en Agronomie 1 en Pécheries Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) Sous la présidence de Monsieur l\u2019abbé F.-X.Jean, doyen de la Faculté d'Agriculture, une cérémonie toute intime a marqué, lundi avant-midi, en la salle des professeurs de l'Ecole Supérieure l'Agriculture, la proclamation du mérite, la dis- irfbution des prix aux 12 élèves finissants en Agronomie, aux étudiants de 3e et Ze année le l\u2019École Supérieure des Pécheries, Les élèves qui ont mérité leur baccalauréat en Sciences Agricoles sont: MM.Bourget, Sylvio, de Lévis: Très grande distinction; Dionne, Jean-Louis, Drummondville, Tres grande distinction; Fanfant, Rcbert, Port-au-Prince.Haiti: Avec distinction; Gilbert, Roland, do Québec: Avec succès; Hamel, Maurice, Québec: Avec distinction; Labrie, Laval St-Charles, Bellechasse: Avec grande distinction; Lavigne, Renoit, Gentilly, Québec: Avec très grande distinction: Laverdière, Camille.de Québec: Avec grande distinction; Lévesque, Yvon, Cacouna, Riv-du-Loup: Avec grande distinctiof; Martineau, Réal, Ste-Ap- pollinaire: Avec très grande distinction; Paradis, Rodolphe, Drummondville: Avec très grande distinction; Villeneuve, Jean-Louis, Québec: Aves grande distinction.Monsieur Arsène Leblanc, élève finissant en de Année à l'Ecole Supérieure des Pécheries, a obtenu son diplôme de Bachelier ¢8 sciences Pêcheries.\u201d Distribution des Prix à Ste-Anne-de-la-Pocatière Médaille de bronze frappée à l'effigie de Son Excellence le Gouverneur Général du Canada, le vicomte Alexander de Tunis ct de Lady Alexander, offerte à l'élève finissant du cours agronomique qui a conservé le plus de points dans ses quatre nnnées d'étude sur les matières vues par tous les étudiants de le, Dévernée à M, R \u2018dolphe Paradis.Médaille de Bronze frappée à l'effigie de Son Excellence le Lieutenant Gouverneur de la Province de Québec, Sir Eugène Fiset, à l'élève finissant qui s'est classé deuxième dans toute la durée de son cours sur les matières vues par tous les étudiants de fe.Décernée à M.Jean-Louis Dionne.Prix de $10.00 offert par I'\u2019Amicale des Anciens Elèves, à l'élève Finissant qui s'est classé premier sur l'ensemble de ses quatre années d'étude dats les matières vues par tous lcs étudiants de \u201c4e.Décerné à M.Rodolphe Paradis.Volumes offerts par M.l'abbé F.-X.Jean, Doyen de la Faculté d'Agriculture pour réceimpen- str l'étudiant de 4e, agronomique qui a eu le plus de succès en «rande culture, Mérités por ML Ro.Iphe Paradis.Prix de $25.00 généreusement offert par Ia Compagnie Quebec Power pour être décerné à l'étudiant de 4e Agronomique qui à eu le plus de succès en grande culture.Mérités par M.Jean.Louis Villeneuve, Prix de 85.00 offert par M, Charles Gagné, pro- fesscur, à l'étudiant de 4e Agronomique qui a le mieux réussi dans l'étude de ln Coopération et des Marchés.Mérité par M.Jean-Louis D'onne, Prix de $5.00 offert par M.Albert Sirois, professeur, à l'élève de 4e Année qui a conservé le Plus de points en Génie Rural, Mérité par M.Robert Fanfant.Prix de $5.00 offert par le Cercle Lacordaire de Ste-Anne de la Pocatière à l'élève finissant de de Agronomique qui a obtenu le pourerntage le plus élevé au Baccalauréat.Mérité par M.Jean-Louis Dionne, Prix de $5.00 offert par M.le Dr J.-E Chevrette, professeur, à l'étudiant de 4e Agronomique qui a obtenu le plus de succès en grande culture, Mérité par M, Rodolphe Paradis.Prix de 85.00 offert par M.Alphonse Gauthier, à l'étudiant de 4e Agronomique spécialisé en horticulture qui a remporté le plus de succes dans les matières à son programme.Mérité par M Maurico Hamel.Prix de $500 généreusement présenté par M.Auguste Scott, professeur, à l'étudiant de de Avronomique orienté dans l'étude du sol \u20ac qui s'est classé premier de son groupe.Mérité par M, Sylvio Bourget, Prix de $5.00 offert par M.le professeur A'hert Sirois, a 1'éléve de 4e Agronomique qui s'est classé ler en Facons culturales, Mérité par M.Laval Labrie, Prix de $10.00 gracieusement offert par 1'Association Canadienne Française pour l'avancement des Sciences à l'élève de 4e Année Agronomique qui a obtenu le plus de succès en Géolcgie Agricole.Mérité par M.Camille Laverdière.Prix de 85.00 offert par M.le Dr Albert A'aric, professeur, pour être décerné à l'étudiant de 4e (Suite à la page 4) ms 21 AP CSSS a © _ 4 GANETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouresks).Jeudi le 25 mai 1950 vv Distribution des prix (Suite de la page 3) Agronomique orienté dans l'étude des sols qui a eu le plus de succès en Bactériologie MM, Jean- Louis Dionne et Yvon Lévesque ayant conservé le même nombre de point, le prix a été tiré au sort.Le sort a favorisé, Monsieur Yvon Lévesque.Prix de 85.00 offert par M.Charles Gagné, professeur, à l'étudiant de 4e Agronomique qui a le mieux réussi dans l'étude de l\u2019Economie Agricole.Mérité par M.Benoit Lavigne.Prix de $5.00 offert par M.Lionel Ducharme, professeur, à l'étudiant de 4e Agronomique pour être tiré au sort chez les élèves qui ont conservé les quare-cinquièmes des points en Aviculture, Le sort a favorisé M.Laval Labtie.- Prix de $5.00 généreusement offert par M.L'abbé Richard Beaudoin, professeur, à l'étudiant qui a obtenu le plus de succès en comptabilité générale, Mérité par M, Benoît Lavigne.Prix de $3.00 offert par l'Hon, Sénateur Cyrille Vaillancourt, à l'élève finissant qui a le mieux réussi dans l'étude de la coopération et des marchés.Mérité par M, Jean-Louis Dionne, Prix de $3.00 offert par Madame Charles Gagné, présidente du Cercle de Fermières de Ste-Anne à l'élève qui s\u2019est le plus distingué dans l\u2019étude de la religion en quatrième année.Mérité par M.Rodolphe Paradis.Prix de $2.00 offert par M.Lucien Choinière, professeur, à l'étudiant de 4e Agronomique, spécialisé en sol, qui a obtenu le meilleur résultat.Mérité par M, Sylvio Bourget, Prix de $5.00 donné par M.J.-A, Guimont, professeur, pour être divisé en deux parts égales et décerné à l'étudiant de 4e Agronomique et de de Agronomique qui a remporté le plus de succès en Hippologie.En 4e Année, mérite ce prix de $2.50, M.Laval Labrie.DISTRIBUTION EN 3e et 2e année PECHERIE.Médaille d'argent frappée à l'effigie de Son Excellence le Lieutenant-Gouverneur Sir Eugène Fiset et offerte par lui-même à l'élève de 3e Pêcheries qui s'est le plus distingué par sa conduite, son application au travail et ses succès.décernée à M.Jean-Marie Bellemare, Prix de $5.00 offert par M.Louis Bérubé, professeur, à l'étudiant de 3e Pêcheries qui a obtenu le meilleur succès dans l'organisation de la Production, Mérité par M.Jean-Marie Bellemare.Prix de $5.00 offert par M, Yves Jean, professeur, aux élèves de Ze et 3e Pêcheries pour être tiré au sort parmi ceux qui ont conservé les 4/5 des points en Biologie marine.Ont pris part au tirage: M, J.M, Bellemare, Jean Fréchet, L.Breault .Chenard et Richard Séguin, Le sort a favorisé M, Jean Fréchet.Prix de $5.00 Yracieusement présenté par M.Gérard Gaudette, professeur, à l'étudiant de 3e Pêcheries qui s'est le plus distingué en Méthodes Statistiques.Mérité par M.J.-M.Bellemare.Prix de $5.00 offert par M, Louis Bérubé, professeur, à l'étudiant de 2e Anné Pêcheries qui a le mieux réussi dans l\u2019ensemble des examens et des travaux de l'année.Mérité par M, Richard Séguin ee man er SEE Réunion d\u2019agronomes Ste-Anne-de-la-Pocatiére (D.N.C.) Les agronomes des comtés de Bellechasse, Montmagny, L'Islet, Kamouraska et Rivière-du-Loup se sont réunis récemment en journée d'étude à l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne-de-la- Pocatière, sous les auspices du Service de la grande culture de Québec.Plusieurs chefs du Service de la grande culture, plusieurs officiers de la division fédérale des produits végétaux étaient présents afin d'étudier les résultats d'enquête tenue l\u2019an dernier en marge des semences.Ces enquêtes avaient été tenues dans le bas de tous les comtés, Après avoir étudié les résultats obtenus, il fut décidé d'entreprendre la seconde partie de l\u2019enquête dans le haut de ces mêmes comtés afin de mieux sider les cultivateurs.MM, André Auger, chef du Service de la grande culture à Québec, M.Robert Thomas, chef de la division des produits végétaux, MM.M, Barabé, de la section des mauvaises herbes au provincial, M.Omer Caron, botaniste provincial; David Leblond, de Québec, étaient présents et portèrent la parole.Du laboratoire de pathologie et de la ferme expérimentale de Ste-Anne, on remarquait: M, le Dr René-O.Lachance et M.Fernant Gauthier, Plusieurs professeurs de l'Ecole d'Agriculture ont as- sté à ces séances d'étude.Brins d\u2019Histoire A l\u2019occasion du Concert de la Fanfare, on m'a demandé de donner quelques notes historiques sur les débuts et les développements de la fanfare du Collège de Sainte-Anne.Les statistiques prouvent que, dès les remières années du Collège, Monsieur abbs Brodeur, -alors curé de Saint-Roch- des-Aulnaies et grand bienfaiteur du collège, donna à l'abbé Fr@nçois Painchaud un corps de musique instrumentale com- de 17 instruments.11 est difficile de fixer la date précise de ce don de Mensieur Brodeur.cependant, il y a lieu de croire que ce fut en 1835.En effet, on sait que-l'abbé Brodeur est décédé subitement en son presbytère dans l'été de 1839: on sait aussi que c\u2019est Monsieur Panet, qui n'avait pu venir à cette solennité; on peut donc conclure que l\u2019abbé Brodeur, qui s'intéressait tant au développement du jeune collège, ne dut pas attendro bien des années pour doter le collège d'un corps de musique pour développer le goût musical des élèves et mettre de la vie et de la joie dans la maison.Comme Monsieur Brodeur est mort en 1839, et qu'il a fait ce don de son vivant, il est donc légitime de fixer l'apparition officielle du premier corps de musique en 1835.Ce corps de musique se composait comme suit: 5 clarinettes, 3 flûtes, 2 corps, - 1 trompette, 2 bassons, 1 ophicléide, 1 alto, 1 violoncelle et 1 contrebasse.De ces 17 instruments, il ne restait plus, en 1890, que les trois derniers.Cela ne veut pas dire qu'à cette date, il n\u2019y avait plus que trois instruments.Au contraire, lea vieux instruments avatent été remplacés petit à petit par des nouveaux.En effet, vers 1890, il y avait au moins une vingtaine d'instruments.En Monsieur l'Abbé J.-P.ROUSSEL, directeur de l'Harmonie a \u2014 1907, Moñsieur l\u2019abbé Chamberland, curé de Saint-Thuribe, qui fut directeur de la fanfare pendant plusieurs années au collège, donna à son Alma Mater plusieurs instruments, dont un bel euphonium, un trombone à coulisse, un cornet, une flûte.Nous avions donc en 1008 au delà de 30 instruments de fanfare.Lors du feu du collège, le 15 décembre 1920, tous ces instruments et toute la musique de fanfare furent sauvés de jus- tesss.Quand le nouveau collège fut reconstruit, la fanrare revint à l'endroit oll ello se trouve maintenant, En 1624, à la demande du directeur du temps, Monsieur David Chénard, curé de Baint-Eleuthdre, fit le don de quatre saxophones, qui vinrent faire le trait d'union entre les Cuivres et les Bois.En 1932, comme bon nombre d'\u2019instruments avaient presqu'autant de soudure de plomb qu'il leur restait de cuivre, et qu\u2019ils étaient aussi devenus de plus en plus rebelles au souffle des écoliers, les autorités de ia maison décidèrent, dans un geste de générosité, de remplacer ia vieille fanfare par des instruments neufs, à diapason international.Depuis cette date, il ¥ & eu encore quelques additions de nouveaux intruments; on en compte aujour- d'hul 54.Ils jettent aux élèves actuels de produire une meilleure sonorité, tout en ménageant leurs poumons.Les Annales du collège rapportent qu'- entre 1867 et 1875, un laïque irlandais fut directeur de la fanfare et professeur d'an- als.On dit qu\u2019il s\u2019acquitta de ce dou- le emploi & la satisfaction de tous, Il faut faire une mention spéciale de l'abbé F.Chabot, qui dirigea fanfare pendant 15 dns, jusqu'en 1903.TI était un homme d'ordre.Il of isa en société ses jeunes musiciens.y eut un bureau de direction constitué d'un président, d'un vice-président et d\u2019un secrétaire.Ce fut sous sa direction que la fanfare figura ur la première fois dans la procession de la Fête-Dieu.Cette dernière tradition se continua jusqu'à ces dernières années, alors que la fanfare fut jugée trop profane pour prendre part à une fé- te religieuse.Dans ce temps-là, on était moins scrupuleux, car À l'occasion des fêtes de Noël et de Pâques, la fanfare jouait avec brio à la chapelle, des morceaux entre les psaumes, pendant les vê- prea de ces belles cérémonies religieuses.Avec le Motu de Pie XI, en 1903, il fallut changer -nos conceptions théâtrales ur commencer à \u201cchanter sur de la aut\u2019.Pour les curieux qui veulent connaître les directeurs de la fanfare depuis 1903, voici leurs noms: Messieurs les abbés\u2019 Joseph Bourque: 1903-1914; Léon Destroismaisons: 1914-1925; Albert Bourque: 1925- 1930; Albert Rousseau: 1930-1932; Albert Bourque: 1932-1935; Louis-Philippe Morneau: 1935-1945.et Monsieur Jean-Paul Roussel, qui, depuis 1945, dirige la fanfare avec tout le zèle et le savoir-faire qu'on lui connait.Léon DESTROISMAISONS, ptre.LE DOME Recommandations sur l\u2019emploi des engrais chimiques Les recherches constamment poursuivies aux fermes expérimentales ont amené les techniciens à faire certaines recommandations sur l\u2019emploi des engrais chimiques.En voici quelques-unes qu\u2019il y aurait lieu de retenir: POUR LES CEREALES: \u2014 L'emploi du semoir combiné à grains et à engrais chimique qui dépose celui-ci en ligne est une méthode préférable à l'application à la volée.PRAIRIES ET PATURAGES: \u2014 L'application des engrais en couverture est encore la seule recommandée.Elle donne de bons résultats pourvu que l'application soit faite au temps propice, Avec les cultures sarclées on recommande l'application en bandes de chaque côté des semences ou des plants en évitant que l\u2019engrais vienne en contact avec la semence ou le plant.Dans l cas de semences comme les pois, il est recommandé d'étendre les engrais 8 à 10 jours avant le semis.Les plantes sarclées utilisent mieux que les céréales les applications directes de fumier, aussi en plus de 10 à 15 tonnes d'engrais de ferme ou d'engrais vert, faudra-t-il appliquer - de 375 a 600 livres de superphosphate À l'arpent, ou de 2-16-6 ou de 2-12-10 selon la nature du sol.Pour les prairies il y a avantage à employer du fumier, on le complètera par des applications de 250 à 375 livres à l\u2019arpent de 0-16-18 s\u2019il s\u2019agit de légumineuses et de 4-8-10 ou de 5-10-13 s\u2019il s\u2019agit de graminées.Pour les pâturages permanents ou semi-permanents, lorsque le trèfle blanc pousse naturellement, on emploiera le superphosphate 20\u201d, à raison de 400 à 600 livres à l'arpent.Mais si le sol est léger, on emploiera du 0-16-8 au même taux d'application.Sur les sols où le trèfle blanc ne pousse pas, en sol lourd, on emploiera du 0-16-8 et en sol léger 2-12-10.Dans les deux cas l\u2019application sera de 400 livres à l\u2019arpent.JEUNES DRAMATURGES A RADIO-CANADA Yves Thériault (à gauche) et Lomer Gouin sont deux jeunes auteurs dramatiques qui se sont révélés au public montréalais l'hiver dernier; le premier par Le Marcheur et l'autre par Polichinelle.Tous les dimanches soirs, de 9 heures à 9h.30, au cours de la saison qui vient de commencer, les auditeurs du réseau Français de Radio-Canada pourront apprécier le talent de ces jeunes dramaturges dans une série d'émissions d'une demie-heure, Jeudi le 25 mai 1950 SAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska), 5 Réunion des Agronomes a Ste-Anne Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) L'Assemblée générale annuelle de la Corporation des Agronomes, filiale de Ste-Anne de la Pocatière eut lieu lundi soir, le 15 mai, sous la présidence de M.Henri Généreux.Lecture du procès-verba] de la dernière séance fut faite par M.Charles.-A, Langlois.Adoption de quelques motions de félicitations et de symps- thie, entre autre envers M, Paul Carignan, membre de la Corporation, qui est actuellement à l'Hôpital et auquel ses confrères présents, une cinquantaine, présentérent leurs voeux de prompt rétablissement ainsi qu'à son épouse, elle-même hospitalisée, M.René Monette est appelé à parler de la Corporation.Il le fait.brièvement, en soulignant certaines activités importantes de l\u2019année écoulée, entre autres le mémoire présenté à la Commission des Arts, Lettres et Sciences formée par le Gouvernement Canadien.Ce mémoire paraîtra dans une prochaine livraison \u201cAgriculture\u201d, la revue trimestrielle de la Corporation.Il y fut aussi question du prochain congrès qui sera tenu à Québec, les 27, 28 et 29 juin.On procéda ensuite à l\u2019assermentation des nouveaux agronomes, sous la présidence de M.René Monette.Et ce furent, leg élections générales.Comme le vote avait déjà été fait par écrit au scrutin secret, les scrutateurs n\u2019eurent qu'à le dépouiller.Ceux-ci étaient: M.Georges Gauthier, président du Comité, René Monette, secrétaire et Avila Charbonneau, vice-président.Pendant que les officiers faisaient la répartition des votes, M.Henri Généreux président sortant de charge demanda à sept ou huit nouveaux agronomes de donner leurs impressions de la journée d'examen et de la séance présente.Un vin d'honneur fut ensuite servi aux nouveaux confrères, quatre ou cinq Lacordaire de la classe donnant, sans trop s'en douter, un exemple prometteur de détermination et de sérieux, qui leur attira des félicitations, Le résultat du scrutin est le suivant: Président: M.Henri Généreux; vice-président: M.Auguste Scott; Secréaire: M.Charles-Auguste Langlois; directeurs: M.le Dr Maurice St-Pierre, Léonard Laplante, Bernard Baribeau et Fernand Gauthier.Architecte-Paysagiste Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.} Monsieur Bertrand Forest, vient d'obtenir son diplôme d'Architecte-Paysagiste après avoir suivi pendant deux ans des cours par correspondance de l'American Landscape School, Des Moines, Iowa.M, Bertrand Forest est Régisseur-Adjoint à la Station Expérimentale Fédérale de Ste-Anne-de-la- Pocatière.Il est Maître-ès-Sciences Agricoles de l'Université McGill et membre de l'American Landscape Association.Le CONGRES LIBERAL provincial vu par un photographe Ce reportage photographique montre quelques scènes principales du congrès libéral provincial tenu à Québec les 19 et 20 mai et qui s\u2019est terminé par le choix unanime de Me GEORGES-EMILE LAPALME, de Joliette au poste de chef du parti.La photo centrale fait voir le nouveau chef libéral provincial pendant son discours-programme au congrès.LE COMITE D'ENREGISTREMENT a eu une dure besogne, comme l'indique cette scène.1400 délégués s\u2019y sont fait enregistrer.A gauche, c'est l\u2019ancien député de Berthier, Me Armand SYLVESTRE qui signe son enregistrement devant Me GAUTHIER, ancien député de Laurier.(2) Entouré des membres de sa famille présents au congrès, le nouveau chef pose devant les photographes.De gauche à droite, M.Lapalme, père, Mme G.-E, Lapalme, le chef libéral provincial et sa soeur, Melle Lapalme de Joliette.(3) Le T.H.Louis St-Laurent montre avec fierté l'insigne du congrès que l'on vient d'épingler à son veston, (4) Les Jeunes Libéraux ont joé un rôle important à ces assises.Ici, Me Roland Lefrançois, président de la Fédération des Jeunes Libéraux dirige une séance du comité de résolutions.(5) Le chef de l\u2019opposition intérimaire, Me GEORGES C.MARLER pendant son discours.(6) L'ancien chef provincial, l\u2019hon, sénateur ADELARD GODBOUT s'entretient avec son successeur, (7) L'EPOUSE DU CHEF sourit à la foule alors que Mme MARLER vient de lui présenter une magnifique gerbe de (8) LE T.H, LQUIS ST-LAURENT et Mme ST- LAURENT sont reçus triomphalement au congrès.Ils fétaient ce même jour le 42e anniversaire de leur mariage.(9) Madame G.E.Lapalme félicite son époux de son élection à la direction du parti libéral provincial, comme une épouse sait le faire! (Photo-montage par G.Brady Service d'Infor- (mation Drummond) SOCIETE HISTORIQUE de Kamouraska LE CALVAIRE de Ste-Anne-de-la-Pocatière Le Calvaire fut érigé vers 1774, au bord du chemin du roi, sur la terre du sieur Jean Anctil, par demoiselle Marie-Louise ou Lisette, sa fille, La détermination de cette date est-elle bien approximative?Elle se conclut du fait que mademoiselle Anctil est décédée le 6 juillet 17706.et que le Calvaire, d'après une tradition familiale authentique, fut érigé plus d'une unnée avant sa Mort.Elle avait employée sa dot à l'érection du pieux monument; le Christ seul lui coûta quatre cents francs.Elle décéda à l'âge de trente-quatre ans et dix mois, emportée par la maladie désignée d\u2019un mot bien caractéristique, la consomption.Lanpuissante pendant plusieurs années, elle se rendant tous les jours au Calvaire, quand ses forves le lu: permettaient, pour y réciter le chapelet et faire si prière.Beaucoup d'étrangers y venaient aussi, même de loin, accomplir des voeux, et virent souvent, dit-on, leur foi récompensée, mais cette foi naïve fut ruineuse pour la sninte effigie que ne cessait de mutiler la piété des pélerins, à laquelle le Christ abandonna totalement ses pieds.Le chemin du roi, dont le grand-voyer Robineau, entre les années 1709 et 1713, avait fait tracé sur la rive sud du St-Laurent, de Québec à la Grande-Anse, était alors sur la grève: on en voit encore les vestiges.Le chemin de la grève, pour divers motifs parmi lesquels on trouve le change- gement de site de l'église, fut aboli en 1802, et remplacé par le chemin actuel de la première Concession, ou chemin de l'Anse, tul qu'il appert par le procés-verbal de J.-Thomas Taschereau, député grand-voyer, en date du 24 juillet IXNUL, C'est au cours de cet été que messire Antoine Foucher, curé, et sicur Jean-Baptiste Anctil transportérent le Calvaire sur le nouveau chemin de l'Anse, l'image du Sauveur étant renouvelée.La bénédiction solennelle en fut faite le deuxième dimanche d\u2019octobre, après vêpres, par Messire Bernard-Claude Panet, curé de Rivière-Ouelle; elle attira, par une température idéale une foule nombreuse des paroisses voisines; sur Un très long parcours, le chemin était bordé de voitures.Pour que le prédicateur dominat l'immense auditoire, il fallut bien improviser une chaire: une calèche eut cet honneur singulier: le sermon de M.Panet y fut éloquent au point de mettre des Inrmes dans bien des veux, Le nouveau Calvaire continua d'être un lieu de pélerinage.On vit un jour une femme y prier de 8 heures du matin a {4 heures du soir, et repartir sans la béquille jusque-là nécessaire à sa démarche pénible.Un homme, tête et pieds nus, habillé d\u2019une toile grossière, implora toute une après-midi la pitié du Christ qui guérit: il laissa au Calvaire son bâton d'infirme.Méme dans la saison rigoureuse, beaucoup de voitures s'y arrétaient; un jour de grand froid, on eut le spectacle d'un pauvre vieux égrenant son chapelet, à genoux sur la neige, sa tête chauve découverte.Le dimanche, on s'y réunissait en grand nombre pour la pri- ére du soir.Le respect humain n'était pas encore né.Longtemps il y eut Un tronc au pied de la croix, un syndic spécial était comptable des offrandes à Monsieur le curé.Jamais elles ne tentérent la convoitise: une effraction eût été sacritège, Le bon vieux temps! En 1866, le Calvaire fut transféré sur la propriété du sieur Damase Anctil, au chemin des Côtes, ouvert depuis 1833; il était refait à neuf, à l'exception du Christ.Messire Charles Bégin, archiprêtre, curé de Rivière-Ouelle, en fit la bénédie tion le 26 juillet, fête patronale de la paroisse; le sermon fut donné par celui dont le nom est attaché pour toujours à la croix austère qui protège les foyers canadiens, M.Edouard Quertier, ancien curé de St-Denis de la Bouteillerie.On comptu ce jour-là deux cent cinquante voitures qui déversèrent à Ste-Anne des pélerins étrangers.On lit dans l'acte de bénédiction que dressa M.le curé Paradis: \u201cLe vénérable M.Edouard Quertier, apôtre de la croix, a adressé la parole sainte a cet immense auditoire dont la bonne tenue et le recueillement pieux ont fait notre consolation.\u201d Par les soins de M.le curé Fraser, une troisième translation fixa le Calvaire au centre du Cimetière des Pins, au cours de l'été 1902.Monsieur le curé Ed.Martin curé actuel, a trouvé le secret de remplacer en 1916 le bois vieillissant par un bronze solide comme la foi de nos campagnes.La propriété des sieurs Anctil est aujourd'hui celle de sieur Octave Bérubé.Desbras Bulletin des Recherches historiques, juin 1919. 6 \u2018 GAZETTE des CAMPAGNES.| Sainte-Anne, À l'église.Cette semaine, on a posé les verrières de la nef; elles sont multicolores, mais les couleurs pâles prédominent, et elles laissent filtrer une lumière d'un jaune tendre, d\u2019un excellent effet.Les travaux en bois de la nef sont terminés; on est à vernir les dernières portes.On est actuellement à la tâche dans les pièces de la sacristie.Il ne restera plus bientôt, dans la nef, qu\u2019à fixer les bancs.Depuis lundi, deux experts de la maison Casavant, de St-Hyacinthe, dont M.F.Bertrand, de Québec, installent l'orgue électrique de 11 jeux parlants commandé à l'automne 1949.Les sommiers sont en place ainsi que le buffet.Une partie des tuyaux - les plus gros - seront placés dès demain soir.Le buffet, en frêne, décore à merveille un coin qui jusqu\u2019à date paraissait plutôt.abandonné, Inutile de dire que nous avons bien hâte d'entendre la voix de cet instrument qui comporte, malgré le nombre peu élevé de ses jeux, le total tout de même important de plus de 750 tuyaux.A l'extérieur, on a tiré les joints de la façade et du portique.Du côté du collège, a l\u2019ouest de la route, il y a cette semaine, grand remue-ménage: on a refoulé la terre arable de la moitié est du parterre, et on enlève à certains enroits jusqu'à près de deux pieds de tuf.Après quoi, on remettra la terre arable en places et l'on recmmencera dans la partie ouest de ce méme carré occupé depuis deux ans par les pierres de la vieille église.C'est le tracé de la nouvelle route qui a déterminé ces améliorations de nivellement dans le parterre du collège, Il y aura donc correspondance de niveau entre les parterres de la fabrique et du collège.Ces travaux sont effectués par MM.Robert et Roland Anctil, propriétaires de la niveleuse mé-; canique qui a déjà tant contribué a 'amélioratin\u2019 des abords de l'église.Conférence du R.P.Marc-Henri Dupuis, P.B., au Collège.Le Collège de Sainte-Anne recevait, dimanche, le 14 mai, la visite du R.P.Marc-Henri Dupuis, de la Société des Péres Blancs.Dang une magnifique conférence, le R, P.Dupuis parla du missionnaire moderne et de l'éducation en Afrique Centrale.L'Afrique Centrale, ou des Grands Lacs n'est connue que depuis les découvertes de l'Anglais Livingstone dont la première expédition remonte à 1849.A partir de ce moment jusqu'à 1930, l\u2019apostolat catholique fut accompli surtout par des Pères broussards qui s\u2019occupérent de construire des écoles, des petits et grands séminaires.L'éducation des Noirs était l\u2019œuvre exclusive des missionnaires catholiques et protestants; mais à partir de 1930, le problème éducationnel avait changé d'aspect.La civilisation pénétrait de plus en plus.Il devint alors\u201d évident que l'organisation première ne suffisait plus.Les gouvernements coloniaux, belge et anglais, entrèrent en collaboration avec les missionnaires et créèrent de nouveaux programmes scolaires adaptés aux besoins intellectuels des noirs, Les évêques catholiques envoyèrent des jeunes prêtres prendre des licences aux universités d'Angleterre et d'Ecosse pour rester les premiers dans ladirection de l\u2019enseignement.Le résultat ne se fit pas attendre.Grâce surtout aux missionnaires canadiens et hollandais, l\u2019Eglise garda le contrôle de l'enseignement primaire et secondaire, tandis que l'Etat contrôlait les Universités.Il est à remarquer que l\u2019enseignement se donne partout en anglais.Les trois stages de l'enseignement primaire sont les écoles de villages, les écoles centrales (4 à T villages) et les écoles de missions.L'école secondaire du vicariat, dit le conférencier, comprend le Junior Cambridge (Immatriculation) et le Senior Cambridge (Baccalauréat).L'Université d'Ouganda sert pour tout le Centre Africain.Elle comprend à peu près toutes les facultés.On laisse la liberté et même l'occasion de pratiquer sa religion à chaque universitaire.Et même, le gouvernement serait heureux d'avoir plus de chaires d'enseignement tenues par des missionnaires catholiques.Chaque vicariat possède aussi son petit séminaire et un grand séminaire sert pour quelques vicariats.L'Afrique, dit le R.Père Dupuis, est un pays d'avenir, parce que jeune.Elle attend de saints et de savants missionnaires, qui ne peuvent venir que d\u2019un pays jeune, du Canada français, La \u201cGazette des Campagnes\u201d ast publiée à Sainte-Anne-de-la-Pocatiére, par Fortin & Fils, Imprimeurs.Abonnement: 1 an $2.00 6 mois $1.25 Le numéro $0.05 Directeur: L.de-G.Fortin, \u2014Elle paraît le jeudi de chaque semaine.(Kamourasks), Jeudi le 25 mai 1950 Allons au BASE-BALL.De nouveau cette année, malgré les rumeurs qui circulaient depuis quelques temps, les amateurs de balle-au-camp de Ste-Anne et des environs auront 'opportunité d'assister à d'intéressantes parties de ce sport si encouragé par les années pas- sees, En effet, à Montmagny, dimanche le 21 mai, avait lieu une réunion groupant des délégués ve- * nant outre de Montmagny, ceux de Saint-Raphaël, Saint-Pacôme et Sainte-Anne.M.Roger Raymond, homme actif et dévoué pour la cause des sports a été élu à l\u2019unanimité, président, M.Arthur Chamberland de Ste-Anne en est le vice-président.La ligue portera le nom de \u201cLigue Intermédiaire A du Bas-du-Fleuve\u201d, Ce nouveau circuit mis en branle cette année, a été formé pour plusieurs années à venir.C\u2019est .pourquoi une coupe de grande valeur sera donnée à l\u2019équipe championne; et si une équipe remporte les honneurs durant truis saisons consécutives, ce trophée deviendra la possession immédiate de ce club.Une nouvelle politique qui sera très avantageuse pour les clubs en question, est inaugurée cette saison.En effet, un seul joueur de l'extérieur pourra s\u2019aligner avec l'une ou l\u2019autre des équipes.Ainsi, avec un tel règlement, il devient une nécessité de cultiver et d'encourager les jeunes talents de chez-nous qui sont très nombreux et qui ne demandent pas mieux que de s'aligner à leur place respective.Car il ne faut pas oublier qu\u2019avec de la pratique tout s\u2019acquiert; mais pour cela il faut pratiquer et tous sont déterminés à le faire pour la plus grande réussite, Nous croyons avoir agi sagement en engageant pour une deuxième année consécutive le fameux lanceur Gilbert \u201cLefty\u201d Godin qui a tant su plaire aux amateurs la saison dernière.De plus, possédant une assez grande expérience et connaissant plusieurs points essentiels qui sont nécessaires pour les débutants, nous pouvons être assurés qu\u2019il ne manquera pas de donner ses conseils aux jeunes; et cela il le fera avec un très grand plaisir.Nous voulons remercier la Chambre de Commerce des Jeunes qui a bien voulu nous aider de nouveau pour la présente saison.Celle-ci ne demande pas mieux d'aider toute organisation et de l'encourager selon la mesure de ses moyens.Enfin nous demandons aux amateurs qui aiment le sport pour le sport et qui, en même temps, voient un véritable délassement en assistant à une joute de balle-au-camp, de se rendre nombreux encourager leurs favoris à l'oeuvre et ainsi aider la pratique d\u2019un tel sport.Si tous veulent se donner la main, la saison qui débutera le 4 juin, connaîtra Un premier succès apte à se répéter dans les années à venir.Les directeurs du club sont M.Maurice Arsenault et M, Omer Sirois, Louis Crête, L\u2019HARMONIE du Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatiere \"ide 1949-1950 +++ei- FLUTES Maurice Lebel (Président), Adrien Bouchard, Macke nzie Grantham; Pelletier, Louis Therrisult, Sylvio Boulette, Auguste Bélanger; CLARINETTES Raymond Pagé, Urgel neau, Gaëten Dubé, Jean-Eudes Martin: Pelletier, Jean-Louis Brochu, Albert Lavoie, Chs.-E.Caouette; CORNETS M.-H.Couture, Gaston Cloutier, ).-Guy t Paul Lafrance.Guy Thérisult, Jean Dumais; CORS Gérard Bélanger, Emilien EUPHONIUMS Déry, Rodrigue RIE ean-Guy Gauthier, Jacques Rochette; ndry; uchard; BASSES Conrad Paré, Et Paul Roussel, SCIE Mare Garneau, Gaétan Guimont, Champlain Charest; BARYT milien Doyon, Alyrs Pineau (Ass-Secrétaire), Pierre-Georges CAISSES CLAIRES TEUR, Président honoraire, M.l'abbé Charles Bourque.PICCOLOS Guy Léveillé, Martin Caron V.-Président, solo-conducteur), Louis enis Cutnam, André Gilbert; DIREC Gabriel Mile Andrée THERIAULT Mile André Thériault, de Québec, est la gagnante du grand concours \u2018Manoir des Oliviers\u201d, tenu à Montréal, ré\u2018 cemment, et ouvert à tous les chanteurs et chanteuses de la province.Une bourse de $1,000 appelée \u201chourse d'Europe\u201d, est attachée à Ce premier prix, Mlle Thériault étudie présentement à l'Ecole supérieure de musique d'Outremont, à Montréal, avec le professeur Roger Filiatrault, La finale de ce Beaudoin: SAXOPHONES Conan Arse- Bégin, Normand ng, J.-L.Caron ; ALTOS Paul André Cuouette (Secrétaire), Gérard Caouette, A.-Denis Ouellet; concours a eu lie ces jours TROMBONES Philippe Gilbert, Jacques Côté, M.-Antoine Lamontagne, Gérard Parent: derniers à l'auditorium du ONS Jean Déry, Léopold Lang, Paul Mathieu, René Plateau, Boulet: BATTE- M.l'abbé Jean- Nos félicitations! 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