Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 18 mai 1950, jeudi 18 mai 1950
[" SWCHIVES ue 1: ZuOVIH sleds ne % u Par QUEBEC 89Q.* 1121 PENSER A Ci QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU - GALETT Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAutorisée comme envoi postal de in seconde classe\u201d \u2018\u2019Ministère des Postes, Ottawa\u201d PATRIE - \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L\u2019ON PENSE rm FAMILLE = CAMPAGNES Directeur: L.-de G.FORTIN Série II.Vol, 9 \u2014 No 27 AGRONOMIE CANADIENNE-FRANCAISE LES AGRONOMES DEVANT 1.A COMMISSION MASSEY Nous reproduisons, ci-dessous, un article paru dans \u201cLa Terre de Chez-Nous\u201d du 10 mai et qui a bien sa place, croyons-nous, dans une série sur l\u2019Agronomie canadienne-française.Le mémoire dont it s\u2019agit ici sera pour les générations qui nous suivront aussi important peut- être que le fut l'enquête Taché en 1850, si précieuse à ceux qui veulent situer l\u2018agriculture d'il y a un siècle dans son vrai jour, Dans le monceau de documents présentés devant la Commission Massey, il y a bien des chances que ce mémoire de la Corporation des Agronomes passe inapperçu, comme il arrive souvent aux choses de l'agriculture dans la politique des pays.Le nôtre et notre province, tout ruraux qu'ils soient, n\u2019y font malheureusement pas exception.On s'y occupe bien d'agriculture industrielle, de monoculture et de quelques industries agricoles spécialisées, mais lorsqu'on arrive à considérer l'agriculture familiale, (celle qui a été si riche en moissons humaines).on n'est plus intéressé, et on oublie alors l'agriculteur et ses obligations, l'agriculture familiale et la famille, pour ne plus rêver qu'en termes de millions et de milliards: donc rêver à autre chose.\u2018 L'agriculture de chez-nous suit donc une courbe descendantæ dans le domaine des choses qui sont d'intérêt national ou provincial.Les années de guerre et tout ce qu\u2019elles comportent de révolution économique font sentir leur poids, qui est énorme.Le document présenté par la Corporation des Agronomes est l\u2019un des rares papiers où l'on étudie l'agriculture québécoise dans son ensemble, sous tous ses aspects.Il mérite donc qu\u2019on s\u2019y arrête et que l\u2019on en tienne compte, car il marque une date dans notre évolution agricole qu'il situe dans sa vraie perspective, - la perspective d\u2019une pauvreté comparativement aussi grande que celle révélée par l'enquête Tachée d'il y a cent ans.1950, comme 1850, marque en effet une désertion en masse du sol, un désintéressement général vis-à-vis de l'agriculture considérée comme un moyen de vivre, comme un milieu où évolue la famille humaine, pour ne devenir qu\u2019une industrie qui, hélas, remue moins de millions que les autres.Cependant, cette agriculture doit, tout de même, pour se maintenir, avoir recours aux dernières découvertes scientifiques, lutter à armes inégales avec d'autres activités économiques, et cela dans l'indifférence presque générale.Pas surprenant alors que les ruraux - qui n'ont jamais été pris à manquer de logique - fassent comme le reste de la population (72\u2018« ) et s\u2019en aillent, eux aussi, vers les terres promises de la richesse industrielle et commerciale, Ils ne font qu'obéir à des conditions qui leur sont imposées Il n'y a pas de fumée sans feu.Le mémoire de la Corporation des Agronomes indique où sont les petits foyers produisant cette fumée qui obscureit l'horizon agricole.l\u2019article de \u201cla Terre de Chez- L.G.F.Voici done Nous\u201d: Ce journal a déjà donné un court résumé du mémoire présenté, le 17 avril dernier, à la Commission royale d'enquête sur l'avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada (ou Commission Massey) par la Corporation des Agronomes de la Province de Québec.Il convient d\u2019y revenir pour indiquer quelques points saillants de ce document qu'on a classe parmi les plus remarquables qu\u2019ait entendus la Commission En rédigeant leur mémoire, les agronomes ne » (LIV) perdent pas de vue un seul instant qu'il s'agit de l'avenir de l'agriculture du Québec, si différente de celle qui se pratique dans le reste du pays, et mé- me de l'aenir du peuple canadien-français, S'ils s'attardent à décrire la situation de fait, à constater ce qui s'est fait ou ne s'est pas fait pour favoriser le plein épanouissement de la famille ca- nadienne-fraçaise, ce n'est que pour étayer de solides conclusions et des recommandations très précises, Ce qui s'est fait dans le passé: des miracles, a vrai dire.En dépit d\u2019un exode rural incessant et d'efforts limités par les maigres ressources de nos universités et des services du gouvernement sovincial, et malgré le désintéressement plus ou moins voulu des autorités fédérales vis-à-vis des problèmes agricoles du Québec, l'agriculture québécoise est dans une meilleure situation qu\u2019autic- fois.Son organisation est devenue plus eflicace au point de vue technique, économique et social.Mais elle n'est pas hors de danger, loin de la.Sou avenir est lié à beaucoup plus que cela.Il ne suffit pas de voir à ce que la terre rende bien et que les produits se vendent bien | D'autres problèmes sont là, à demi résolus ou pas du tout, et qui sont d'ordre technique, économique, sociologique, politique, philosophique et culturel.Pour le salut de l'agriculture québécoise, il importe autant de faire en sorte que les terres soient bien égouttées, que de s'occuper de l\u2019organisation des loisirs à la campagne.Bref, l'apport de la science agricole est l'essentiel, mais pas plus que celui des organismes culturels de la province et du pays tout entier.Le mémoire commence par établir que \u201cles universités et les organismes privés, provinciaux et fédéraux n'ont pas pu, d\u2019une façon générale (faute de personnel qualifié, de fonds, de moyens, voire de coordination).favoriser comme ils l\u2019auraient désiré le plein épanouissement des sciences, des lettres et des arts dans nos campagnes\u201d, Quelles sont les possibilités dans la province de Québec?Il y a d'abord les universités.Jusqu'ici, leurs travaux de recherche en agriculture ont été assez réduits.Sur trois facultés agricoles, une seule, celle de McGill, est assez bien pourvue de personnel et d'argent pour jouer pleinement son rôle.Les deux autres végétent.Les écoles d'Etat, les services agricoles du gouvernement provincial et quelques autres organismes poursuivent des travaux intéressants mais insuffisants.La réalisation la plus marquante dans ce domaine est la création, en 1947, d'un Conseil provincial dès recherches agricoles, institution qu\u2019il faudrait conserver, mais en la supportant beaucoup mieux.Sur le plan national, il y a le ministère fédéral de l\u2019Agriculture et le Conseil national des Recherches dont on est en droit d'espérer beaucoup.Nous don- nent-ils ce qu'ils ont de meilleur?Les stations expérimentales fédérales, par exemple, auraient pu exercer une influence plus marquée sur l'agriculture québécoise et leur organisation en cette province est loin d'être complète: manque de personnel, pas assez de facilités pour le travail de recherche.relations trop lâches entre elles et les institutions provinciales, ressources financières insuffisantes.L'impression est encore plus pénible quand on compare avec ce qui est accordé aux autres provinces.Le Service scientifique du ministère fédéral de l'Agriculture nous dessert encore plus mal.Les agronomes n'hésitent pas à dire que ce service est \u2018très pauvre\u201d dans Québec, au triple point de vue laboratoire, personnel et budget, et qu\u2019il n\u2019entretient aucune relation, ou presque, avec les institutions provinciales.On constate une meilleure collaboration de la part de la Division de l'économie agricole, encore qu'il n'y ait pas d'économistes fédéraux fixés dans le Québec pour faire la liaison nécessaire Le Québec sentirait moins ces inconvénients si la part faite Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, (Kamouraska) aux Canadjens-Français dans ces services était celle à laquelle ils ont droit en stricte justice.Quant au Conseil National des Recherches, le mémoire dit sans ambages que \u2018\u2019sauf peut-être dans le dumaine médical, il est matériellement et moralement absent du Canada français\u201d.Au point de vue culturel, benucoup de lacunes à corriger aussi, La Corporation des Agronomes endosse le point de vue de In Fédération Canadienne de l'Agriculture qui, tout en reconnaissant que Radio-Canada a fait plus pour l'agriculture que la radio privée, réclame une meilleure représenta- ticn de l'agriculture au Burcau des gouverneurs de cette Société.Le Service provincial de Cinématographie et l'Office National du Film, fondés on même temps, il y à dix ans, sont des appuis très précieux.Mais 'O.N.F.pourrait fournir plus de films agricoles d'expression française et d'inspiration québécoise, au lieu de traductions qui manquent plus ou moins leur but.De plus.l'agriculture québécoise devrait pouvoir compter sur es avantages de la télévision dans un avenir rapproché, mais au rythme actuel des événements, rien ne semble le lui promettre pour bientôt, Enfin, nous manquons d'une biliothèque nationale.Comment corriger tout cela?II peut y avoir plusieurs solutions.Celle de la Corporation des agronomes se résume assez bien.Sur le plan provincial, un Consvil des lettres, des arts et des sciences dont l'objet principal serait d'établir un lien solide, vivant et permanent entre l'Université et les nutres organismes d'ordre culturel et scientifique, et fonctionnant sous l'égide de l'Université, Notre Conseil des recherches agricoles y prendrait naturellement sa place.Et sur le plan national, il faudrait un Conseil national des lettres, des arts et des sciences, bâti sur le modèle des conseils provinciaux du méme nom, ct qui jouernit un role consultatif auprès du Conseil privé du Canada, avec juridiction sur des organismes culturels comme la radiodiffusion, la cinématographie, la télévision, la bibliothèque, les archives et les musées nationaux, et sur des organismes scientifiques comme le Conseil national des recherches et le futur Conseil national des recherches agricn- les Machine compliquée au premier abord, mais dont les engrenages peuvent être assez souples, à condition que les institutions provinciales y prennent toute leur part de responsabilité, que J'Etat ne dépasse pas son rôle supplétif, et que tout se rattache directement ou indirectement à l'Université.Cieorgen-Naël Fortin (Terre de Chez-Nous) FERNAND SIROIS, MS.C., C.A.GFRARD RENAUD, MS.C., CA.FERNAND SIROIS a CIE.COMPTABLES AGREES 76, Rue St-PIERRE, QUEBEC.Tél: 86-7104 J.C.DUBEAU 2 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne.HOMMAGE aux MAMANS de CHEZ-NOUS Dimanche dernier, c'était la Fête des Mères.Nous croyons que mos lecteurs liront avec plaisir oostte dernière partie d\u2019une conf que pro- nongait Mme Charles Gagné, ds Ste-Anne, à un déjeüner-causerie de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, de 6 mai dernier, et qui avait pour titre: \u201c Le ROLE de la femme dans l'EDUCATION NATIONALE au FOYER\u201d, \u201cHOMMAGE AUX MAMANS de CHEZ-NOUS\" \u201cOn assure avec raison, écrit Fadette, que le Canada doit au clergé d'être resté catholique et français; mais je le dis à la gloire des femmes, elles ont contribué autant que les prêtres à conserver au pays une âme chrétienne et française.\u201d Mamans d'hier, figures d\u2019un glorieux passé, vous avez droit à ce tribut d'affection que vos fils et vos filles sont heureux de payer à votre mémoire.I ne nous est pas permis d'oublier les larmes et les durs labeurs au prix desquels vous avez acheté la terre de paix qu'est notre cher Canada.Pensons à Marie Rollet, femme du premier agriculteur, à Marie de l'Incarnation, à Marguerite Bourgeoys, à Jeanne Mance, pionnières émérites, Rien d'étonnant qu'à leur exemple, nos aieules aient été des femmes si admirables.Aussi, c'est par milliers qu'il faut compter ces vaillantes que \u2018histoire ne nommera jamais, mais dont le culte du souvenir est pour nous un devoir sacré d'amour et de reconnaissance.Les vies de nos grand\u2019mères sont des histoires si édifiantes parfois, si reposantes à entendre que toutes les éducatrices devraient s\u2019en servir pour cultiver la fierté nationale qui fait, même d'un tout petit, le patriote ardent et convaincu.Ces braves femmes étaient des mères à l'ancienne mode; une mode qui donne la nostalgie des heures douces, des heures de prospérité, où, quoi qu'en pensent les jeunes, le monde marchait tout même une peu moins mal qu'aujourd'hui.Nos devancières, avec leur belle intelligence, leur amour du bon et du beau, leur grand coeur, nous ont laissé tout un programme de vie utile.Imiter les vertus domestiques et sociales qu\u2019elles ont pratiquées à la chaleur d'une foi vive et sincère est une garantie pour l'avenir, A mesure que se multipliaient les clochers, que la civilisation faisait notre terre canadienne plus dégagée et plus prospère, ses ennemis devenaient plus intrigants et plus dangereux.La religion et la langue ont subi des assauts plus redoutables que les attaques contre les vies.: C'est au fond des chaumiéres et au fond des coeurs des mamans que l'on trouve les raisons naturelles de notre survivance, Chaque époque a fourni ses Marie Rollet.Pour donner aux mamans d'aujourd\u2019hui leur juste part de mérites, il faut les placer dans les réalités de la vie moderne.Deux guerres ont semé le déséquilibre et nous en subissong les contre-coups.L'évolution extrêmement rapide des idées, des modes, des conditions de vie, des méthodes de travail nous a jetées dans la mélée, nous les femmes, sans beaucoup de préparation, avouons-le, et n'en cherchons pas la cause.A la faveur de cette faiblesse, des idéalistes nous rendent responsables d\u2019une trop large part des erreurs du régime actuel de vie, et se plaisent à crier au désastre dont nous serions seules, à leur dire, les auteurs inexcusables.Mais, consciente de son influence toujours admise au foyer et sans cesse grandissante s ln société, la femme moderne a trouvé le moyen de se mettre à la hauteur de la situation, Nous avons là l\u2019histoire de la naissance des nombreux groupements féminins de diverses appellations, qui, pour de multiples fins, concourent, par leurs activités aussi ingénieuses que variées, au perfectionnement de la femme de progrès.Etre de son temps est une expression courante qui éveille à l\u2019esprit des significations diverses, suivant l'orientation que l'on donne à la vie.En effet, c'est pour l'une s'occuper minutieusement de sa petite affaire; de sa maison, suivant les données les plus modernes, de l'économie domestique; c'est se consacrer toute entière a l'éducation de sa famille, d'après les principes des plus grands éducateurs ou des pédagogues les plus réputés.C'est pour l'autre, plus libre, la participation aux oeuvres paroissiales et sociales: de charité ou d'assistance mutuelle, avec la bonne intention d'utiliser ses forces et ses talents pour rendre service à ses semblables, Pour une troisième, c'est prendre de la vie tout ce qui passe; ne chercher que les frivolités du temps et courir, courir sans cesse au plus neuf, aller au devant du dernier cri, des mondanités, jusqu'à ce qu\u2019un jour, fatiguée, épuisée, elle tombe découragée, inconsolable de n'être plus ni de son temps, ni même à la mode, après avoir négligé d'être à la pate.\u201cETRE DE SON TEMPS\", c'est un compliment flatteur, s'il s'agit du bien.Cela suppose une grande souplesse d'intelligence et de volonté.\u201cETRE DE SON TEMPS\u201d, à un certain âge, disons après 35 ans, sans avoir de manie, c\u2019est être toujours jeune.Encouragez-vous, Mesdemoiselles et Mesdames, vous ne vieillissez pas.\u201cETRE DE SON TEMPS\", c'est donc s'intéresser de prés a toutes les questions qui font la vie normale d\u2019un individu chez lui et dans la société.Les étudier, c'est se mettre à la page; et concourir à leur règlement avec la largeur de vue que donne toujours une étude attentive: c'est être à la mode, De santé moins robuste que les pionnières, la contemporaine est capable de travail, d'héroisme même, car son coeur reste grand et généreux, Les exemples ne manquent pas et donnons-nous la peine de pénétrer dans l'intimité des foyers.Maman généreuse, après avoir élevé l'âme de ses nombreux enfants à l'idée du devoir, à l'amour de Dieu et du pays, elle les a donnés, tantôt à l'Eglise pour en faire des éducateurs, des missionnaires, tantôt à la terre comme défricheurs ou pourvoyeurs de l'humanité, tantôt à la science, à l'Etat, à la Patrie où chacun, à sa place, vit fièrement de l'esprit catholique et français jalousement gardé par elle.Mamans des héros et des patriotes d'au- jourd'hui, vous reconnaissez-vous?Ces enfants s'ils sont grands canadiens à cause de vous, vous êtes grandes âcause d'eux.Analysons la vie de chacune de nos familles d'habitants; visitons la cabane du colon; chaque fois, la visage serein d\u2019une femme courageuse nous frappe d'étonnement.Ne plaignone pas cette femme, admirons-la plutôt, C'est si simple le bonheur à la campagne.Chérir son coin de terre, son foyer et son clocher, donner une valeur inestimable aux choses qui nous entourent, se contenter de peu, jeter des yeux de satisfaction et non d'envie sur son voisin.C'est tout cela et rien que cela, Fermière et contente de l'être, elle est heureuse de ces bonheurs qui donnent les avantages de la vie calme et tranquille des champs.Ces bonheurs, nous voudrions les faire mieux apprécier à celles qui en jouissent déjà et, à ceux qui ne les soupçonnent pas, les apprendre avec tant de conviction qu'ils en deviennent jaloux.Mamans qui m'\u2019écoutez, avez-vous entendu l'appel de détresse lancé par nos chefs inquiets?La Société Canadienne d'Etablissement rural, au cours de l\u2019automne, vous invitera à l'aider de vos deniers au succès de son entreprise.La terre canadienne serait-elle en train de mourir, faute de bras pour la cultiver?Non, car vous êtes là.Il faut lui conserver par toutes sortes de moyens ceux qui y sont déjà et lui rendre sans tarder ceux que les besoins de guerra ont déplacés, Il faut retrouver ces vocations terriennes et en susciter ne nouvelles.C\u2019est votre oeuvre nationale actuelle.Cependant l'éducation nationale de vos enfants reste la charge de tous les jours, L'Education est l'histoire de toute la vie.Rap- (Kamouraska).Jeudi 11 mai 1950 VRAIMENT \u2018\u2019Time\u201d parle avec respect du \u2018New-York Times\u201d qui est considéré le plus traditionaiiste, le plus conservateur, le mieux renseigné, du moins quant à la nouvelle, de tous les quotidiens américains.Bien qu'il n\u2019ait qu'un demi-million de tirage, le \u201cNew-York Times\u201d emploie 96 correspendants et 110 reporters et, aprés un triage scrupuleux, ne publie par jour que 145,00 du million de mots qui roulent gur les pupitres des chefs de rédaction.La province n'a cure de l\u2019assurance-sant: et de la médecine étatisée qui coûtent les yeux de la tête au contribuable tout en donnant à celui-ci un service inférieur, a affirmé, l\u2019autre jour, l'Hon, Trudel, ministre d'État de l'U.N.En Angleterre, en Australie, en N.-Zélande, la médecine nationalisée déçoit le patient tout en répugnant au praticien, a fait observer l\u2019Hon.Trudel.Le contribuable est mieux servi en faisant partie d\u2019organisations libres de sécurité, M.A, R.Mosher n\u2019aime pas que le monde soit morose.Pour le dérider, il vient de suggérer que le gouvernement canadien s'emploie plus fervemment à prévenir le chômage.Mais M.Mosher est aussi la tête dirigeante d'unions d'employés de chemin de fer qui brandissent constamment la menace d'entrer en grève, donc d'ajouter au chômage, à moins d'obtenir des hausses substantielles aux salaires déjà opulents payés aux cheminots.L'expérience socialiste sera toujours une pétaudière, partout qu'elle soit tentée, au Canada comme en Nouvelle-Zélande.Tout en invitant le capital a s\u2019atteler au développement de ses ressources en huile, la Saskatchewan l'avertit en même temps qu'elle se réserve le droit d'annuler, sans plus procès, toutes concessions et franchises qui seraient accordées à ces entreprises privées, Le régime créditiste de cette province éprouve un besoin criant des dollars de l'industrie libre mais il n'en a pas moins, tout récemment, réaffirmé sa loyauté au programme du parti Coldwell, à savoir que la \u201cC.C.F.\u201d ne sera contente que lorsque sera extirpé la capitalisme\u201d! On a su toute l'obstruction que des députés de la Colombie anglaise ont fait aux projets de bills par quoi Ottawa autoriserait des compagnies à ériger des pipelines pour charroyer le gas naturel de l'Alberta à la côte ouest.Mais ces obstruc- teurs, ou filibusters, comme on les désigne dans le parler du métier, en ont pris, l\u2019autre jour, pour leur rhume.Fut pris qui croyait prendre, t:ut comme dans la fable.Comme leur tactique consistait à réc'amer que toute pipeline fut entière- 1t en territoire canadien, ils demandèrent, da- nt la commission fédérale concernée, au président d'une compagnie requérant une incorporation, si cette compaznie était prête à passer sa \u2018»eline par la Colombie montagneuse plutôt que par l'Etat de Washington où le sol est plus aisé à nercer.Et le président en question, un M, Dixon, de l'Alberta Natura) Gas, de répondre, à la grande confusion des flibusters: \u201cMais ouj, nous sommes préts a ne piper que sur le sol canadien, si la Commission nous le demande! Mais le gaz, rendu à la côte, coûtera un million de dollars de plus au consommateur du seul district de Vancouver!\" pelons-nous qu'en faisant la leur nous continuons la nôtre en préparation du rôle cent fois plus difficile d\u2019être des belles-mères parfaites que celui d'être des mères idéales.Mamans de chez-nous, vous ne reculerez pas, n'est-ce pas?Le Canada peut compter sur vous?Bâtisseuses de corps et d'âmes, vous continuerez de lui façonner avec zèle et fierté les Marie Rollet, mamans de demain, qui le feront tou jours, plu let, mamans de demain, qui le feront toujours plus grand.Après avoir été son salut, demeurez son espérance, La Farine _ Robin MEUBLE Jeudi 18 mai 1950 Page étudiante GAZETTE des CAMPAGNES Nous Sainte-Anne, (Facultés d'Agriculture Voilà (Kamouraska).3 \"11 e Oo © et des l\u2019êcheries) Mémoires des Finissants PEDOGENESE DES SOLS LATERISES La latérisation, en tant que processus de formation des Latcsols, s\u2019'opeve par une hydrolyse alcaline à partir de n'importe quel substratum gco- logique soumis à un climat tropical humide et placé sous forêt aussi bien que sous savanne.Les Latérites ou les \u201cGround water Laterite\u201d des Américains se retrouvent en dehors de la forêt vierge et ne se manifestent que sous une pluviosité alternante.Elles sont le résultat des fluctuations de la nappe phréatique, qui durant la saison sèche, est aspirée par capillarité dans le sens ascention- nel.A ce dernier phénomène, on devrait réserver l'expression de \u201cLatérisation secondaire\u201d pour mieux faire ressortir les différences marquées existant entra les Latosols et les Latérites, Robert Fanfant.ADDITION A LA FAUNE CHAMPLAIN DE LA CUVETTE DU LAC SAINT-JEAN ET NOUVELLES LOCALITES FOSSILIFERES On connaissait, dans ce coin de la province de Québec, la présence de Macoma balthica L., Saxcava arctica L.et Yoldia glacialis (Gray).Un nouveau spécimen, Mya arenaria L., vient s'ajouter à la courte liste déjà connue.De récentes rencontres de mollusques marins furent faites dans la partie E du lac Saint-Jean, aux environs des émissaires méridionaux et septentricnaux de l'ombilie glaciaire.Les pédologues ont dès lors la certitude d'être en présence, pour les emplacements concernés, d'un sédiment meuble d'origine marine.Camille Luverdière, EROSION DU SOL DANS LE COMTE DE BAGOT Avant d'en arriver à Bagot, l'auteur a cru bon de traiter des principes d'érosion du sol et des facteurs influençant cette érosion, ce qui fait l'objet d'une première partie du travail, Dans une deuxième partie, après quelques considérations géographiques, physiographiques, géologiques et hydrographiques, il traite de l'érosion dans le comté de Bagot et préconise les moyens de contrôle.Sylvio Bourget.ETUDES DE QUELQUES VARIETES DE PRUNIERS CULTIVEES DANS LE QUEBEC Après un bref historique, l'auteur étudie la botanique du prunier, et donne une description des espèces et des variétés étudiées.Il esquisse à larges traits la génétique et la pollinisation de la plante.Il termine par une étude de quelques dun- nées des registres de culture fruitière de la Station Expérimentale de Ste-Anne-de-la-Pocatière, Jean-Louis Villeneuve.PLAN D'EMBELLISSEMENT Sans vouloir atteindre l'utopie, on peut demander avec raison que les villes ct les villages soient avant tout confortables et plaisants au regard.On pourrait exiger qu'ils soient verdoyants, propres et captivants.Ils devraient êtré dotées de voies facilitant la circulation rapide et sécuritaire, loin des quartiers d'habitation et aptes à enrayer les priorités de passage; offrir des moyens de stationnement convenables et être ornés de terrains de jeux, de jardins largement répandus, pour accorder à toutes les familles \u2018l\u2019espace vital\u201d nécessaire, L'aménagement d'une ville et d'un village est donc une oeuvre profondément sociale.A un degré variable, elle englobe tous les citoyens.le maire comme le nettoyeur de rue.Il faut donc pour bien réussir, l\u2019action simultanée des dirigeants et des habitants de la municipalité, Maurice Hamel.L'EVOLUTION DU BIOXYDE DE CARBONE DES SOLS Etude d'une méthode qui permet de déceler et de comparer la fertilité de différents sols.Ce procédé très usité consiste à déterminer le taux de respiration du sol, ou la quantité de gaz carbonique dégagé d\u2019un sol en un temps donné, ou encore l'évolution du bioxyde de carbone du sol.Cette opération peut se faire soit au champ, soit au lukorutoire et cn comparaison nvec le rendement deg recoltes sur ces mêmes sols.\u2018 Yvan Leécesgue.LA POLLINISATION PAR LES INSECTES \u2018 Etude des différents insectes pollinisateurs des Pommiers, de la Luzerne, du Trèëfls rouge, du Trefle Alsike, des Curcubitacées.de vertiins Orchiduces et Liliacées.Cette ctude est smivie de quoi- ques chifires signalant importance cconomique der inscctes pollinisateurs au Cnnada.Rodolphe Paradis.LA CHAUX DANS LA PROVINCE DE QUEBEC Dans ce mémoir:, on étudie d\u2018abord la répartition des différentes formations calcaires de ln province de Québec, ainsi que leur mode de dépôts.Les carrières de pierre à chaux y sont localisées.Puis vient l'appréciation de la chaux prevenant de ces carrières: quantité de chaux produite.valeur au point de vue finesse de mouture, CaCO: total, pouvoir neutralisant, et calcaire actif (degré de solubilité).Enfin, on dit un mot de la fonction de la chaux dans le sol, des quantités à empleyer, du besour de nos sols en chaux.et de la manière dont on »y répond.Jean-Louis Dionne.HISTOIRES DES RACES BOVINES DU CANADA Ce travail résume l'histoire des treize races bovines du Canada, et cela, de leur primitive origine à nos jours.En tenant compte des facteurs d'ordre historique, géographique et économique cette étude traite d'abord de l'origine et la\u2019 formation de chacune de ces races, puis de leur introduction, leur distribution et leur progres au Canada.Laval Lahrie.METHODE ESTIMATIVE DE L'ÉCONOMIE D'UN PLAN DE CONSERVATION SUIL UNE FERME INDIVIDUELLE Un fermier, devant envisager lu nécessité d'uit- liser des méthodes d'amélioration de sa ferme, se doit de bien étudier les systèmes de culture et los façons culturales les plus désirables.Plusieurs alternatives efficaces se présentent.Sur qu lle fixer sun choix?- C'est là qu'intervient cette mc - thode scientifique et économique qui détermine le meilleur système par une analyse adéquate des coûts de réalisation et d'opération.de l'adaptation du cheptel animal à la production culturale, des effets du système sur l'organisation de la ferme et sur son revenu.Ce travail a pour but d'exposer ces facteurs de considération et les estimés à fair: pzur déterminer les effets économiques probables de l'adoption d'un plan d'amélioration.Benoit Lavigne, LE FRAISIER ET SA CULTURE L'auteur s\u2019est appliqué à expliquer les dificren- tes pratiques culturales - les conditions de succes - entretien - modes d.propagation - et termine bric- vement en mentionnant les principales maladies et insectes rencontrés dans la fraisière et donne les moyens de controle.En guise de conclusion, il croit que les nouvelles méthodes de conservation ainsi que la demande grandissante pour l'industrie, justifient peut- êt-e le développement de centres de production de fraises tels que situés dans la province selon les facteurs de succès préconists dang son travail Roland (iilbert.EXPLOITATION AGRICOLE DANS L'EST DE KAMOURASKA Exploitation agricole dans l'est du comté de Kamouraska est une étude de la comptabilité de qu-l- ques fermes concernant l'investissement du capital.le rendement des récoltes et la production animale.Le capital] investi s'élève a $11,000.00 par ferme, dont le quart est sous forme productive.Les cultures à l'exception des pommes de terre qui produisent 182 minots äl'arpent, accusent un rendement très faible: avoine 2.2 minots à l'arpent, mélange avbine orge, 25 minots, foin 1.3 tonnes.La production laitière qui est la principale exploitation anima'e se maintient à un niveau plutôt bas soit 5.000 lbs de lait par vache, Real Martineau.Chronique étudiante Nos finissants se souviendront longtemps de vette deuxième semaine de mai ML Quuiqu'in- frmée par un congé d'ailleurs pas très rose, vlle présente t ut de même un cachet d'héroicité qui ne peut passer inaperçu: d'abord la soutenance dés mémoires puis le nom moins fameux examen de taxonomic.Entre cvs deux combats qui moitent en jeu peut-être l'avenir de la profession ou p.utôt de celui qui en fera partie - qu'il le regrette ou nn! - nous relevons iei et là quelques esenr- mouches, comme In religion a cing heures ou en- vore la mécanique agricole; mais un entrainement de quatre année fait vite maitriser la situation.Pour les élèves des deux premières agronomiques, plus exactement pour quelques-uns de c.ux- eu le \u201cclou\u201d de la semmne e'est l'excurson de b_- tanique.\u2026 Quels en sont les fruits?\u201d Nous ne le savons pas.Tout ce quo nous pouvons supposer sans manquer à la charité, évidemment, c'est qu'ils doivent, comme lu Vierge dans l'Evangile \u201ccone server toutes ces ch ses dans leur coeur\u201d.Seulement, c'est le côté pratique qui en souffre.et, dans le même sens, \u201cl'avantage qu'il y a, c'est que ee n'est pus avantageux\u201d.Enfin, de l'association des étudiants et de personne dévouées de la paroisse - à qui nous d: vons reconnaissance CL gratitude - naît Ja réception en l'honneur des finissants.Les impressions reçues confirment fort bien le succès de cett+ dernière.Puisse-t-i] en être ainsi de Ia vie future des nouveaux nagronomes.\u2026, René RAYMOND.Les étudiants en Agronomie à l\u2019Institation Chanoine Beaudet TH est des hommes qui sort:nt de chez eux, le matin, à la recherche de la fortune.Is marchent en rezardant les pavés, puis is s'en- fancent avec fureur dans toutes sortes de pu- tits besognes.Hs réevent à des portefeuilles perdus, à des dons princiers.et rentrent chez eux, le soir, épuisés, affamés, exaspores pauvres comme toujours.lls n'ont méme pas aperçu le visage d'un homme assis pres d'eux dans le métro.Ce visage était une fentune\u201d, Duhamel, Le visage de notre belle Province de Québre est une fortune.Bienheureux les Etudiants do In Faculté d'Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatie- re qui savent le regarder, le seruter et si hale ment appr ndre aux autres à le découvrir Sumedi après-midi, c'est pour l'Institution Chanoine- Benudet que ces Etudiants de Troisieme lévent un coin du mystère qui enveloppe les traits physiques et économiques de notre l\u2019rovince.Eux y vont av.e le respect et la ferveur qu'on apporte à deé- voilier un monument cher a toute uns population, Nous, comme on aime a voir une photographie de sa mère en pleine jeunesse pour v comparer l'oeuvre du temps, nous suivons avre un Vif int - ret et une profonde émotion les evc'es géologiques qui ont façonné le visage de notre Patrie, Monsieur l'abbé Rosaire Bélanger nous offre da.bord une esquisse générale.De l'ère précambren- ne, aux eres primaire, quaternaire, il décrit le sol à travers les siècles, lui faisant subir abnissements et soulèvements, plissements et métamorph .juqu\u2019à e: que nous reconnaissions l'aspret seus] des trois grandes régions qui se partagent la Province: le Bouclier Canadien, le Plateau Apial: chien et la Plaine du Saint-Laurent.À mesure qu\u2019elles se produisent, nous vénérons les rid:s qui marquent la physionomie aimée et la rendent si expressive.Monsieur l'abbé Bélanger donne tine vue d'ensemble sur les valeurs économiques; après quoi Messieurs R.Raymond et L.Dufour nous présentent la Région du Nord.Monsieur Raymond semble particulièrement reconnaissant \u201cà la visise le mer Champlin d'avoir tapissé d'alluvions uno grande partie du sol de la région du Lac Sain*- Jen: les torres basses propices à l'agriculture.Industrie florissante du bois, du papier, intérêt (suite à la page 5) GAZETTE des CAMPAGNES MON ONCLE On devrait plutôt dire Grand-Papa, ce qui conviendrait beaucoup mieux; croyez-le ou non, mon oncle a quâtre- vingt-un ans\u2026 Probablement qu'on l'a appelé ainsi dès ses premières années au service du collège, et que la tradition s'est conservée de nos jours.Aujourd'hui tous connaissent mon oncle.Du plus jeune au plus vieux, du plus petit au plus grand, il n'y en a pas un qui ne connaît cet homme si bon et si sympathique.Beaucoup le connaissent pour avoir été souvent chez lui, soit pour acheter des pommes, des oranges, de la gomme, ou bien encore peut-être pour le taquiner\u2026 Mais tous le connaissent pour son dévouement presque paternel qu'il a pour tous.Et depuis prés de cinquante ans, il a toujours été au service du collège et aujourd\u2019hui, malgré son âge, il n'accomplit pas moins fidèlement sa tâche.Les anciens l'ont vu a l'cu- vrage et ont reconnu en lui, j'en suis sûr, un homme de travail.Et aujour- d'hui, malgré ses rhumatismes qui.me disait-il, le font souffrir parfois, il est toujours fidèle à sa besogne.Sa journée est bien remplie, vous pouvez en être certain.Il m'avouait dernièrement qu'il se levait toujours a 5.30 heures a.m.et qu'il assistait presque tous les matins à la sainte Messe.Et tout le long du jour, on le voit accomplir son travail, courageusement, en vrai chrétien qui accepte son devoir d\u2019état avec joie.Depuis la messe où il demande force et résignation pour supporter les peines et les fatigues de la journée, jusqu\u2019au soir, il vaque À ses occupations, faisant tout ce que sa fonction lui demande, en un mot se faisant serviteur pour tous et chacun.Mon oncle est entré au service du collège à 33 ans, et depuis 49 ans, il s\u2019y dévoue sans jamais se lasser.Il a été témoin des beaux jours et des mauvais jours de I'Alma qu\u2019il a si bien servie.Dernièrement, il était à me parler de l'incendie du collège et je sentais que cela lui avait fait bien de la peine.Mon oncle a connu le temps où on obli-® geait les élèves, les plus vieux comme § les plus jeunes, à porter la casquette} d\u2019écolier et où le costume ne devait jamais s'enlever, même pour les jeux.a connu le temps aussi où pour vacances des Fêtes, il n'y avait qu\u2019une journée, cependant contre la charité Sachons nous montrer bon pour lui, et quand nous allons à sa chambre, tachons de lui parler toujours bien poliment.Il peut Monsieur Dominique Lavoie être sûr que tous mes confrères et moi, nous garderons toujours de lui un bon souvenir.Nous nous souviendrons toujours des services qu\u2019il nous a rendus, de sa grande bonté pour nous tous, et plus tard, quand nous reviendrons au collège, nous serons heuçeux d'\u2019aller le voir, de lui serrer la main, et, comme de notre temps de collège, de causer un peu avec lui.Sainte-Anne, (Kamourssks).Une nouvelle source d\u2019insuline.Le Ministère des Pécheries a déclaré que la station expérimentale des pêcheries du Pacifique est en train de faire enquête sur la possibilité d\u2019obtenir des quantités commerciales d'insuline des flétans et des baleines.4Le problème le plus sérieux auquel on doit faire face lorsqu'il s\u2019agit d'obtenir la substance précieuse est de trouver un moyen de préservation a fait part le ministère des Pécheries.On a déjà eu recours à la congélation et à l'immersion et on tentera d'autres expériences afin de déterminer quelle est la meilleure métho- e.On a rapporté que les pêcheries de la côte ouest du Canada pourront peut-être devenir bientôt une source précieuse d'insuline Voilà, j'ai voulu témoigner à cet homme, si bon et si sympathique, toute la reconnaissance que nous lui portons, Au nom de tous, je lui souhaite encore de longues années, bien du bonheur et de la joie au milieu de toute la nichée écolière qu\u2019il aime, j'en suis sûr, de tout son coeur, Gilles Lebel.Jeudi 18 mai 1950 Embellissons Nos demeures C'est le mois de mai, profitons en pour embellir nos demeures.Un peu de peinture ou encore Un peu de chaux suffit souvent à redonner à nos foyers un aspect attrayant et plus agréable.Faisons la propreté autour de nos maisons.Enlevons tout ce qui traine et donne une allure de négligé ou d'abandonné.Ayons la fierté de faire notre paroisse plus propre et plus jolie.La vie y sera plus agréable, et nous garderons plus facilement nos jeunes chez- nous.L\u2019ÉLECTRICITE Au iorsics du cullivaleur ; .le lendemain du premier de l'An.et ill me disait: \u201cLes temps changent.les} temps changent.\u201d Mon oncle n\u2019a pasfllii toujours habité le local que nous lui voyons maintenant.Dès ses premières années au service du collège, il n'avait qu\u2019une pauvre chambrette qui n\u2019avait | pour fenêtre que celle qui donnait sur} le corridor et où il s'éclairait presque Jif continuellement à la lampe.| Les temps ont passé, et mon oncle est aujourd\u2019hui beaucoup mieux installé.C\u2019est pourquoi nous aimons lui rendre visite pour nous reposer un peu des bruits de la salle et surtout pour causer avec lui\u2026 Quelques-uns prennent plaisir à le taquiner, mais jamais par méchanceté.Tous le connaissent bien, l\u2019appellent \u201cmon oncle\u201d et aiment à le |, saluer ainsi lorsqu'ils passent devant sa porte ou vont chez lui: \u201cBonjour, mon oncle!\u201d \u201cCa va mon oncle?\u201d \u2018Vous êtes de bonne humeur, mon oncle?\u201d.\u2026 Moimême, j'aime à me rendre à sa chambre et parler avec lui.Je prends toujours un réel plaisir à le questionner sur ce qui s\u2019est passé au collège, et je l'écoute ; L'électricité contribue incontestablement à augmenter la productivité de la ferme, en facitie tant ot en accélérant l\u2019accomplissement d'une foule de tâches journalières.Grâce à l'électricité, le cultivateur progressif peut posséder son propre système d'aqueduc, Il n\u2019a plus besoin de perdre un temps précieux pour aller chercher au puits les quantités considérables d'eau requises pour la ferme ou ta maison.La POMPE ELECTRIQUE se charge de puiser l'eau et de la distribuer.sous pression.aux endroits et aux moments désirés.Toujours en service, elle rend au cultivateur des services qui lui remboursent rapidement le prix d'achat.Et le coût d'opération est bien minime.La POMPE ELECTRIQUE illustrée ci-contre s'adapte aux puits de surface.D'am :apacité de 375 pallens à l'heure, olle cat pourvue d'un réservoir galvanisé de 42 nal lens, d\u2019un moteur électrique de J£ \u20ac v., d'ame soupape de sûreté, d'un interrupteur 4 pression, of d'un dicpositif de réglage automatique pour l'air.avec un grand intérêt.et surtout j\u2019admire son courage, sa patience et sa ° grande bonté.ous peuvens fournir sans ; lri tout le tuyau nécessaire l'installation de nos pompes, Il est un exemple de vie bien\u2019 remplie, humble si vous voulez, mais droite, ° .onnête et chrétienne, Durant mes huit 0 années de collège, jamais je ne l'ai vu manquer à son travail et il a toujours bien accompli son devoir quotidien, Et quand on peut dire d'un homme qu\u2019il a toujours bien fait son devoir, il mérite alors toute notre estime.Sûrement, il a droit à notre amour, et surtout à notre respect.Oui, que tous aient pour lui du respect.II faut éviter autant que possible de lui faire des choses qui peuvent pa- raitre inoffensives et qui ne sont pas faites avec méchanceté, mais qui sont À QUZBBO \u2014 LEVIES = Tee] \u2018 EE EE = \u2014 Vous pouvez vous procurer cette pompe électrique ou toute autre de votre choix dans l'assortiment que nous avons à votre disposition à nos magasins.Les prix varient à partir de $100.00.Venez choisir le modèle qui vous convient.LA COMPAGNIE QUEBEC POWER SMPAROAL \u2014 LAMALBAIE \u2014 BAIE ST-PAUL + \u2014 \u2014\u2014 Jeudi 18 mai 1950 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, Quand un hôtel devient un centre social et un point d'attraction Lorsqu'un hôtel de petite ville a l'honneur de ru- cevoir de hautes personnalités nationales et internationales, trois fois en moins d'un mois, il y a plus \u2018que de la chance, il y a Une raison, Et c'est bien le cas de l'hôtel Granby qui recevait, à son buffet régulier dimanche soir, les maires de Genève, Suisse et d'H:lsinki, Finlange, des ministres de ces pays et SH.le maire Camillien Houde, de Montréal et Mme Houde.Il y a un mois, cinquante députés fédéraux, d.s diverses provinces canadiennes - dont un a depuis accédé au Sénat - s'étaient donné rendez-vous à ce même hôtel alors que la semaine dernière, c'étaient le t.h.M.Louis St-Laurent, premier ministre du Canada et Mme St-Laurent qui faisaient honneur au délicieux'buffet du chef cuisinier Adrien Joanis et de M.Georges Loiselle, propriétaire de cet hôtel, Nous avons pu nous rendre compte, de visu, qu'il v a une raison et fort simple, à cette vogue enviable que connaît l'hôtel Granby au cours du buffet de dimanche soir et c£tte raison, nous l'avons trouvée dans le fait que M.Loiselle a tenu à jouer le véritable rôle d\u2019un hôtelier.Nous avons compris que l'hôtel peut être, non seulement un centre social mais un véritable centre d'attraction dans sa ville.Et c'est bien de l\u2019hôtel Granby qui fait au- aujourd'hui la fierté de tous les granbyens.et du maire Horace Boivin en particulier! CENTRE SOCIAL L'Association des Hoteliers s'est prodigieusement développée en ces dernières années pour avoir accepté les conseils, sans cêsse formulés.de DE QUOI METTRE L'EAU A LA BOUCHE Et l'expression de S.H.le maire CAMILIEN HOUDE, de Montréal reflète bien un excellent appétit qui sera bientôt satisfait! Cette photo fut prise dimanche soir à l'hôtel Granby alors que S.H.le maire HORACE BOIVIN, de Granby recevait un groupe de distingués visiteurs, profitant ainsi du buffet servi par cet hôtel tous les dimanches soirs d'octobre à mai.Parmi ces visiteurs on remarquait le maire de Genève, Suisse, M, FERNAND COTIER.le Lord-Maire d\u2019Helsinki, Finlande, l'hon.M.EORO RYDMAN, le ministre de la Finlande au Canada, M.URHO TOIVOLA, un ancien ministre finlandais, M, E.A, SIMONEN, le maire de Montréal et Mme Houde et autres.Le maire de Genève, capitale du pays de l'hôtellerie par excel- \u2014_\u2014 EE EE l'Association des Beasserios à- Quibee, H canviest, cn offer, deovupos que dos 1859 !s Loessours Luncaient l'ide de Penscignoment hôtelier dans noire province ot que MM, Dawes er Manse ni -ttaient an relatio ne Fee we d'Hôicilerie de Lausanne 4m de aur les | .plan.d'un t.! ense\u2018mement de chezeno as E Hi province de 1030 ¢galement, 17 fon des Drassories ait fortement une organisation de l'industrie hôtelière et y pe.rdait son plus entier apputr, Les multiples conic.nres prononcées par M, Henri- Georg: Gonthier, do; ont contribué enormé- ment à diriger le monde hôtelier vers ectte orya- nisation parfaite destinée à frire de l'hôtellerie une véritable profession en lui faisant jouer le ro- © social qui lui incombe.Nous avons encore à In mémoire le mot d'ordre que lancait M, Gonthivr en I 11 « une causerie devant Ja Société St-Jean Baptiste Montr 4 le secrétaire de l'Association des Brasseries réclame que l'hôtel devienne un centre social, reflètent nes traditions.notre artisanat.la eu'ture les coutumes de sa région, Le voeu qu'émattait M.Gonth en IHF réalise aujourd'hui et l'hôtel Granby en est des nombreux exemples.M.Luisele à depuis longtemps compris que l'hotel ne devait pas être considérer comme une Livett.Son ctabl est véritablement au serv du public voy t-ut comme à célui de ses concitovens, L'hôtel Grandby est devenu un véritable centre social où sont tenues les réunions de lt plupart des associations de cotte DMorissani> et coquette ville que l'on désigne avec raison comme la \u201cPrincesse des Cantons de l'Est\u201d.CENTRE D'ATTRACTION En octobre dernier.malyré l'avis de plusieurs ecncitoyens qui jugenient le projet téméraire, Mlence, a tenu à dire son admiration pour le service hôtelier canadien francais.On voit dans la photo du haut le maire HORACE BOIVIN au milieu de ses invités d\u2019h-nneur.Près de lui se tient M, GEORGES LOISELLE, propriétaire de l'hôte] Granby qui semole recommander une spécialité du chef.En bas à gauche le chef Adrien JOANIS et M.LOISELLE.devant la table du buffet.A droite, SH.le maire HOUDE remercie le maire Boivin et félicite M.Loiselle de l'heureuse initiative de son buffet du dimanche soir.(Service d'Informati-n Drummond, photos par Brady) (Kamouraska).5 Loisells d'cidait d'organiser un buffet froid cha- + dimanche soir de six à neut heures.À cette fin il retint les services d'un excellent che! canadien français, M.Adrien Joanis, autrefois de Stdérôme et pendant deux saisons au service de an ula Steamship Lines.Limtiative de M.Loiselle sora bientot ds plus heureuses et son ha.fet du dimanche soir rou.: plus de cent personnes chaque semnine ot qui viennent de partout dans la rexion, II va sans Mire gue le buffet connait egalement une belle p - pularité chez les touristes de même que chez les ta.nilles de Granby qui ne manquent pas d'y amener leurs visiteurs et amis, Selon la formule de M, Gonthier, de Assoc tion des Brasseries qui, depuis si longtemps pre- che pour gue le Quélee reflète son vrai visage pou l'artisanat et l'hôtellerie dans son rôle vin.trle, M, Georges Loiselle a su taire de son © blissement tn centre social; il lui n donné aussi un cachet parti-ulier qui met à l'honneur la cui- ine canadienne.Ut c'est ainsi qu'il a atteint un double but puisque son hôtel est aussi devenu ut « htre d'attraction pour Granby.H nous a semb'é que ce bel exemple mérites ètre souligné puisqu'il se rattache à un intérét vital au Canada français: une hotellerie jouan\u201d pa.aîtement son rôle au sein de l'industrie de Plus en plus intéressante qu'est le tourisme, les étudiants on gronomnie lace (Suite de la page 1) que suscitent le Saguenay et trois autres rivières sont indiqués de façon à montre pport de ta re- pion du Lac Saint-dean dans les richesses du pays, Le rappel humoristique du gentil \u201cbleuet\u201d chanté et consacré par la poésie ancestrale\u201d provoque l'hilarité de l'auditoire attentif.Qui peut tien avoir entendu parlo du \u2018Lac Saint-Jean\u201d sat associer, au Moins ch esprit, le petit trait sa vourcux dans son pout el gracieus dans sn appellation.r Four prend acrcablement quest pers 1 parle de reuvi acendens dde loiralisg ver- ' du vattee ales est in- « pert us Monsier ta Baic-Haint-Paui\u201d.1 qui vend l'agriculture difficile.au us vo ro hes, plato pnuvr a bam altitude on la culture des \u20ac tonaive, de cours dean pea vohuninew rapide et a taibies pouvoirs hydrautique \u201che ben t ndre l'esprit vers ce com de da pre vine.nous n'y di:tinguens pas d'aut + attrait qu ui des veux: \u201crelief accident \u201d, cours d' pents rapide te coin.une fotun- 7 - Mon soeur Dafons nou at nduit là, fi dhrice rot vent Ta dn cio woes sre 0 vs de «a Rosen: e p'ottation ces foréts, visomonts de te: de ur.de Hasortance, corrière à chaux, étalage d'art du macstique, sit» histoique, en\u2018roit pitores pu en ne d ten dew Pow on howe de nous concn.ere, à te Le parole À laboé Joseph Trem to \u201cref pont de pince qui l'ignore, de teuris- fu qui ne ve plaise, de socio'o ue gui ne \u201cétonne dr dé.Topprment\u201d.A l£coe normale, nous somnes habitués ae.fog ns dices wool nous fait plaisir de voir en \u201cur et des Cleves.Laos brillants = x un Gives de sicur P, Simard: Messieurs I! couture t L, Lachance n'en sont pas à leur pre- fuêre classe de geo ane ausst de peat dy poirdon claire, quoique savante, du professeur sn La Paine du Eunt-Lianent, Contenu qu La appr bons pourquoi, de Mont: at au Cres, Ja put -
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.