Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 20 avril 1950, jeudi 20 avril 1950
[" LCGAIVES ce lu Zu0VIHUE 2/8 Meintoine Roy E:1ifiom du Parlerent QUEBEC B9Q.1111 Juin 49 PENSER A Ci QUE L'ON ECRIT \u2014 \u2014 EE eS, DIEU - PATRIE = \u2014 \u2014 ECRIRE CE OUE L\u2019ON PENSE pe FAMILLE GALETTE = GARPAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \"Autorisée com Série II.Vol.9 \u2014 No 23 ACRONOMIE La Société Canadienne Depuis le début de l'année, les professeurs et les élèves des Ecoles d'Agriculture et des Pêcheries tiennent des \u201cséminaires\u201d où différentes questions scientifiques ou d'actualité agricole sont exposées par un étudiant d'abord, puis par les professeur pendant quelques minutes, et puis discutées.Cette semaine, il y avait au programme M.Sylvio Bourget, élève de Quatrième Agronomique, et M.l'abbé F.-X, Jean, Doyen de la Faculté et professeur de génétique, qui ont parlé d'établissement Rural.Nous la liberté de reproduire ici les notes de M.l'abbé Jean, avec l'assurance qu'elles intéresseront beaucoup de nos lecteurs.La semaine prochaine, nous publierons les notes de M.Bourget.Le temps n'est plus aux paroles, mais à l'action positive.La nation française du Canada est aujourd'hui menacée de 5a vitalité; elle doit prendre conscience de sa situation démographique actuelle; elle doit aviger aux moyens de rétablir un plus sain équilibre entre les familles productrices de vie, celles de la campagne, et les familles consommatrices de vie, celles de la ville.En 1881, la population du Canada français comptait environ 75% de ses effectifs humains à la campagne, par rapport à 25% dans les villes; en 1941, km population rurale ne représente guère plus de 30% par rapport à 70% environ dans les villes.Il n'est pas trop tard pour rémédier à la situation car les causes de vitalité sont loin d'être taries.Le Canada français doit occuper le sol dans le plus bref délai, non, seulement pour y étendre la chrétienté et le verbe français mais surtout pour garder bien vivantes les sources de vitalité en trouvant au surplus de ga population rurale les débouchés indispensables à son rétablissement, Une nation n'avancera sur le sentier de son progrès réel que dans la mesure où elle conservera à la terre une proportion assez importante de sa population; car sa classe agricole constituera en tout temps la pépinière de sa vitalité, le réservoir de ses forces vives.Les familles rurales, les familles agricoles surtout donnent les enfanta; elles constituent les réservoirs de vitalité où se puisent les recrues capables de s'engager dans la conquête pacifique de la terre.En parcourant la carte du pays, on voit que les canadiens-français se sont implantés dans des points stratégiques.Ces a- vants-postes français n\u2019ont jamais reçu les renforts qu\u2019ils étaient en droit d'attendre.Ces bastions éloignés accusent en certains endroits des signes de faiblesse.Ils n\u2019est pas trop tard pour reprendre le terrain perdu.La conquête pacifique d'un pays est l'oeuvre de générations.Si la province de Québec orientait d'une façon méthodique, selon une statégie de peuplement sagement arrêtée, mille familles complètes par année vers les centres agricoles français sis à l\u2019ouest du Québec, il faudrait guère plus de cent ans pour reconquérir toutes les terres occupées et mettre en valeur une large supérficie des terres fertiles inoccupées.Si nous ne colonisons pas à la cadence de notre taux de vitalité, nous irons grossir la masse de notre prolétariat urbain, indice indiscutable de décadence et de dégénérence.C'est en vue de mettre de l\u2019avant un programme d'éducation qui sache créer un enthousiasme réfléchi pour la conquête pacifique du sol canadien et aussi de fournir le nerf de la guerre indispensable à la poursuite de cette conquête pacifique que fut fondée la Société Canadienne d\u2019Etablissem®nt Rural par les représentants des diverses associs- tions agricoles du Québec et des autres provinces du pays à l\u2019occasion du Congrès National de Colonisation tenu à Boucherville, en 1846, CANADIENNE-FRANÇAISE cn (LIID d\u2019Etablissement Rural Cette société a une charte fédérale et un bureau d'administration de neuf membres, groupant les associations suivantes: 1.\u2014La Fédération diocésaine de colonisation du Québec, 2.\u2014L'Union Catholique des Québec; 3.\u2014Le Comité permanent de la Survivance Francaise en Amérique; 4.\u2014Lg Jeunesse Agricole Catholique du Canada; 5.\u2014La Corporation deg Agronomes du Québec; 6.\u2014L'aide a la Colonisation du Québec; 7.\u2014La Fédération des Associations d'Educations de l\u2019Ouest canadien; 8 L'Association d'Education canadienne-fran- gaise de l'Ontario.9\u2014Les Associations Nationales des Maritimes.QUEL EST LE PROGRAMME DE LA SOCIETE?Raffermir l'attachement des nôtres à la terre, consolider les établissements existants, fonde: de nouvelles paroigses.QUELS SONT SES SERVICES?Elle offre des services culturels et économiques.Les services culturels visent à :1- Faire saisir à la classe agricole les raisons supérieures de ren- corcer ses attaches à la terre nouricière: 2- Lancer et soutenir une campagne d'éducation qui atteigne tous les milieux de la nation pour y développer une mystique de la terre; J-Etablir dans chacune des paroisses rurales le rythme de la vie elle-même et, partant, les besoins de rajeunissement et d'établissement.Les services économiques visent a: 1-Faire le relevé des terres disponibles en dehors de la province de Québec et à en déterminer la valeur agricole; 2- Faire l'achat d'étendues de terres en vue de les revendre à des familles intéresgées; 3- Aider les aspirants-colons sérieux par le moyen de prêts hypothécaire à l'établissement; 4- Introduire de nouvelles pratiques culturales et de nouvelles industries régionales.Pour lancer un tel programme, il faut de l\u2019argent.La Société Canadienne d'Etablissement Rural, pour obténir cet argent, lance une souscription nationale de $250,000.Avec cet argent, la Société entend consolider les paroisses du diocège de Hearst dans l\u2019Ontario-nord et celles di Vicariat apostolique de Grouard dans l'Alberta-nord.Si les résultats de la souscription ne permettent pas de lancer ce programme sur les deux fronts à la fois, elle concentrera ses efforts sur l'Ontarionord, pour l'établisgement de 100 familles d'ici deux ans, Dans le meilleur intérêt de l'acheteur éventuel, la Société Canadienne ouvrira en Ontario-nord un service de courtage en vertu de la loi ontarienne et, sous la direction de son siège social à Montréal, elle prendra des options sur les terres disponibles; elle en achètera d\u2019autres en vue de les revendre à des aspirants-propriétaires.La Société entend opérer sur une base d'affaires.Dès que ses moyens le lui permettront - et vu que la tâche est urgente - la Société Canadienne se propose de faire profiter au plus tôt de ses services le plus grand nombre de régions possible au pays.Toutéfois, pour plus d'efficacité et par mesure de prudence, ses administrateurs croient sage de concentrer leurs efforts sur une région donnée, en l'occurence l'Otarnio-nord.Nous avons le ferme espoir que professeurs et élèves rivaliseront de zèle pour le succès de cette souscription.SUR LES TERRES SANS HOMMES ETABLISSONS LES HOMMES SANS TERRES F.-X.Jean, ptre.Cultivateurs du me envoi postal de la seconde classe\u201d \u2018Ministère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.de G.FORTIN jeudi, le 20 avril 1950 Investiture de Mgr Alphonse Fortin Ste-Anne-de-laPocatière, (D.N.C.) Une impressionnante cérémonie religieuse s\u2019est déroulée dimanche dernier en la chapelle du collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, à l'occasion de la messe solennelle que célébrait Monseigneur Al phonse Fortin, supérieur, qui vient d'être fait Prélat Domestique de Sa Sainteté Pie XII.Cette distinction proclame bien haut l'estime que porte à l\u2019un de ses plus dévoués supérieur son Excellence Mgr Maurice Roy, archeveque de Québec; elle manifeste d\u2019une façon évidente quo l'oeuvre magnifique de zèle, de dévouement et de fidélité au devoir, que le nouveau dignitaire a accomplie au cours de sa carrière sacerdotale, est appréciée à sa juste valeur, Les professeurs, les élèves et les anciens se sont réjouis de cette nouvelle occasion qui leur est offerte de témoigner à leur père vénéré la reconnaissance qu\u2019ils lui doivent pour ses nombreuges années de dévouement a leur service et l'admiration profonde que lui ont acquise ses talents, son zèle et ses mérites.Le nouveau prélat domestique était assisté à l'autel de MM.les abbés René Gagnon et Laurent Gagnon, respectivement diacre et sous-diacre.Assistaient au choeur: Mgr Wilfrid Lebon, P.D., assistant-supérieur; Mgr Auguste Boulet, P.DM.l'abbé F.-X.Jean, Doyen de la Faculté d'Agriculture; M.l'abbé Damase Maranda, Cap St-Igna- ce; M.l'abbé Jos.-V.Boucher, curé de Lauzon et confrère de clagse; M.l'abbé Pierre Fortier, curé de St-Pacôme; M, l'abbé Jos.Diament, directeur de l\u2019Ecole d'Agriculture, ainsi que tous les professeurs de la maison.Au nombre des invités à cette fête collégiale, mentionnons: l'Hon, Onésime Gagnon, Trésorier Provicial; l'Hon.Juge Thomas Tremblay, de Québec, président de l'Union Amicale; M.Jean-Fran- coig Pouliot, député de Témiscouata et confrère de classe de Mgr Fortin; M, l'abbé Chs Michaud, curé de Ste-Blandine; M.l'abbé Arthur Lizotte, de Québec; M.le Notaire Emile Beaudoin, de Scottstown, tous confrères de classe du dignitaire.Assistaient dans la nef: ses neveux: M, Louis- Marie Fortin, de Québec; Jogeph Alphonse et Berthmans Fortin, du Cap St-Ignace; M.Roland Méthot, maire du Cap St-Ignace; M.Charles Gagné, secrétaire de la Faculté d\u2019Agricultlure.Monseigneur Wilfrid Lebon, P.D, e sistant-su- érieur a prononcé le sermon de circonstance.Mgr \u201d Lebon a ramassé en des gerbes splendides d'éloquence les mérites et les oeuvres de Mgr Fortin et passer sous les yeux de la famille collégiale les diverges étapes de cette course riche et féconde.Mgr Lebon a montré à tous nos devoirs envers notre Saint Père le Pape: le mieux connaître; l'aimer et le mieux servir afin d'assurer l'empire spirituel à toutes les âmes, La chorale était dirigée par M.l'abbé Alphonse Fortin et M.l'abbé Léon Destroismaisons était à la console des orgues.Aux vêpres avec chapiers, Mnseigneur Alphonse Fortin assistait au trône avec ses nouveaux habits de prélat.Un grand banquet eut lieu au collège réunissant tous les professeurs et les invités.M.ln Chanoine Staniss Théberge, V.F., curé de la Rivière-Ouelle a adressé la parole au nom de tous et Mgr Alphonse Fortin, supérieur, à prononcé une brève allocution. GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).\u2019 jeudi, le 20 avril 1950 Société Historique de Kamouraska Un homme de lettres visita notre région en 1877 - La Pointe à l\u2019Orignal - Quittons la sauvage région des Laurentides.Il est huit heures du matin et le \u201cRival\u201d fume.Embarquons vite, car le bateau, fier de porter le chroniqueur et des centaines de secrets dans autant de lettres, attend avec impatience.Voyez-vous là, droit devant vous, cette ligne blanche qui semble, par un beau jour comme une épave flottant indolemment au soleil sur le dos du fleuve?C\u2019est le quai de St-Denis ou quai de la Rivière-Ouelle, comme bon vous semblera, car il porte les deux noms, étant placé à égale distance entre les deux paroigses, et n'ayant absolument de préférence pour aucune.Mais qu'est-ce que c'est que le quai de St-De- nis?C'est un de ces quais gigantesques, variant de sept à douse arpents en longueur, et qu'avait fait construire il y a vingt-trois ans, feu M.François Baby, le plus grand, le plus intelligent et le plus fin \u201cjobbiste\u201d public qu'on ait encore vu au Canada, D'abord, un peu de topographie pour s'orienter.Entre St-Denis, paroisse chenue et chétive qu\u2019habite M.le Sénateur Chapais, et la Rivière-Ouelle où notre Lieutenant-Gouverneur renferme ses Lares, il y a une longue langue de terre qui g'avance parallèlement au fleuve en s'écartant de la ligne de côtes d\u2019envirion trois milles.Cette langue de terre s\u2019appelle la Pointe à l'Orignal parce qu'il n\u2019y a jamais eu là que des corneilles et des anguilles; de l'extrémité ouest de cette pointe s\u2019élance le quai, en s\u2019allongeant jusqu'à ce qu'il atteigne l'eau profonde; cela l\u2019oblige à avoir sept arpents de long.C'est là que le \u201cRival\u201d arrive tous les matins à neuf heures et d\u2019où part immédiatement une diligence qui emporte la malle et les passagers à la station du Grand-Tronc, huit milles plus loin.La Pointe à l'Orignal est située à deux lieues environ de chacune des deux églises de St-Denis et de la Rivière-Ouelle, et peut-être regardée comme le site le plus dégert.le plus sauvage, mais en même temps le plus pittoresque, le mieux dégagé de tout ce qui pourrait modifier sa physionomie naturelle, et le mieux diposé pour offrir une vue d'ensemble de toute la côte qui s\u2019élève en face de lui.Singulier endroit que cette Pointe à L'Orignal! Encore plus étrange l'attrait irrésistible, à la véritable fascination qu'il exerce sur l'âme de ceux qui y gont restés quelques jours! Endroit par excellence pour la rêverie, pour la contemplation et pour l'admiration en présence du gigantesque panorama qui se déploie devant le regard! Il y a là trois cottages seulement, un hôtel qui n'a pas changé depuis quinze ans, et un ar où l'on prépare l\u2019anguillla qui abonde dans les pêches avoisinantes.Le propriétaire de cet hôtel est un vieux kal- moulck, une vraie tête bretonne, aussi récalcitrante, aussi obstinés qu\u2019un clou poussé jusqu\u2019à la tête dans du bois humide.Depuis quinze ans son hôtel regorge de monde; sans se lasger, les mêmes familles y reviennent; on s\u2019est évertué à lui faire comprendre qu'il avait une petite fortune à réaliser en agrandissant sa maison et en lui donnant tout le comfort moderne; on lui a démontré que deux ou trois cottages de plus ne seraient pas de trop pour contenir les familles qui ne peuvent manquer de se rendre de plus en plus chaque année à la Pointe à l'Orignal.il n'entend rien, Renfermé dans la pêche à l\u2019anguille à laquelle il donne tous ses soins, il ne voit rien en dehors de cela, pas méme aujourd'hui que la Pointe, sa Pointe, comme il l'appelle, se trouve reliée au Grandtronc par un omnibus et à la rive nord par une ligne quotidienne de bateaux-à-vapeurs.Impossible de le séparer de l'anguille; il ne voit et n'entend que marée et salaisons.Et cependant, il possède la Pointe-à-l\u2019Orignal tout entière, et les voyageurs affluent et chacun d'eux lui dit la même chose, sur mille tons répétés.C'est qu\u2019en effet il n'y a qu\u2019un sentiment et qu\u2019une voix là-dessus.On se désole à voir, aux mains d'un macaque obstiné, le plus beau site peut-être de toute la rive sud, celui d\u2019où la vue embrasse la plug vaste étendue et le plus grandiose spectacle, un site qui offre au voyageur des avantages inappréciables, entre autres celui de le laisser absolument chez lui, sur un domaine rural où il vit en maître, loin de tout contact, de tout rapport avec la population des paroigses voisines, libre dans ses habitudes, dans ses goûts, dans ses manières de faire, à l'abri de l'ennui, car chose curieuge, les distractions abondent sur ce coin de terre isolé, ou du moins, il est extrémement facile de les y faire naître.Elevez en effet, sur la Pointe-à-l'Orignal, un hôtel qui puisse contenir au moins cent personnes, au lieu de trente ou de quarante au maximum qu\u2019il loge difficilement aujourd'hui mettez des voitures à leur disposition et deg jeux de quilles, de balle ou de croquet, installés n'importe où aux environs de l\u2019hôtel, car le terrain ne manque pas, certes, et vous formez de suite une clientèle assurée de villégiateurs qui ne manqueront pas de revenir tous les ans passer leurs vacances à la Pointe.S'ils allaient s\u2019ennuyer malgré tout ce qu'on leur offre, c'est qu'ils ne sont pas dignes d'une vie meilleure.Ils n'auraient aucune raison de céder à l'ennui: tous les jours ils peuvent aller à la Malbaie en une heure, ou bien, deux fois la semaine, prendre le \u201cClyde\u201d qui les conduira, soit à Kamouraska, à quatre lieues seulement de distance, soit à St-Jean-Port-Joli ou à l'Islet, s'ils veulent faire de petites excursions.Quant aux promenade en voitures, il y a celles de Kamouraska ou de Ste-Anne-de-la-Pocatière, qui en valent certainement bien la peine.Mais je ne dis tout cela qu\u2019au point de vue des renseignements à donner et pour l'édification du lecteur de la ville qui veut un détail complet de toutes nos places d'eau; mais il reste à peindre le côté le plus piquant, le plus attrayant pour quiconque a fait longue connaissance avec la Pointe-à-l'Orignal, c'est sa physionomie intime, celle que lui ont donnée ges traditions et qu'elle ne dévoile qu'aux anciens amis.Pour tout autre, pour l'étranger par exemple, cette physionomie est muette ou n'existe pas; aussi il perd le charme secret de ce lieu rempli d'épisodes fantasques et de demi-mystères; il en ignore le passé pittoresque plein d'aventures et de joyeux tumulte, quand des amis de dix lieues à la ronde et de la ville même se réunissaient, avec le vieux Bacchus et son compère Silène, pour y consommer les plus homériques \u201cfestes\u201d que la lune ait jamais éclairées de sa pâle et mélancolique figure.Et quels repas pour vingt-cinq à trente convives bourdonnant, piétinant, chantant, dansant, sans Cesse altérés, sans cesse se désaltérant, Mme Fraser préparait alors! On allait quérir mouton, veau, boeuf à deux ou trois milles, et la volaille, et le gibier, et les entassements de tartes et les jarres bondées de confitures! et quels arrosements, par Bacchodio, sur tout cela! Quels torrents d'ale, de porter, de gin et de vieux Hennessey répandus sur cette masse de victuailles pour les obliger à se frayer un passage dans l'estomac indocile et irrité! Ah! je vous parla d\u2019un temps, d\u2019un temps qui ne reviendra plus, hélas! Par la mort Dieu! nous avons été jeunes, nous aussi, et nous avons hé- roiquement pintoché, nous avons englouti le veau et le mouton national aussi bien que les meilleurs de nos ancêtres, et quand nous irons les rejoindre dans le Styx, au moins on pourra dire de nous: \u201cCeux-là ont vecu\u201d.Ils ont vécu vite peut-être, peut-être même trop, pensera quelque incurable dyspeptique au récit de nos exploits; mais c\u2019est là le secret de la vie: Vivre très vite pour ne pas perdre de temps, et vivre beaucoup, afin de n'avoir rien À se reprocher.\u2018\u201cMulta implesit in paucis diebus.\u201d Arthur Buies.(à suivre) DONS & la SOCIETE HISTORIQUE 1( Premier numéro de la revue \u201cL\u2019Eclair\u201d Revue créée par l\u2019élite intellectuelle de Rivière du Loup et publiée par les Ateliers E.Beaulieu du même endroit, 2) Cahier de Rapports de la Cour des Commissaires de Ste-Anne-de-la-Pocatière, 1879-1898.VRAIMENT De Courey le brillant journaliste qui obtint la primeur de la première déflagration, par les Russes, d'une bombe atomique, estime que si les nations occidentales ne s'entendent pas plus vite sur des plans militaires bien définis, le Soviet gagnera la \u2018guerre froide\" sans coup férir, par le seul fait de menacer les pays démocrates de détruire leurs ports de mer en y faigant exploser des centaines de bombes \u201cA\u201d portées là par des sous-marins excellents que les Russes fabriquent maintenant en très grand nombre.Les inondations de ce printemps, qui ont affligé un grand nombre de villes aux E.U.et au Canadaont amené les gouvernements concernés & g'inquiéter plus que jamais du déboisement qui ne retient pas les eaux soudaines de la fonte des neiges.Des municipalités songent sérieusement à ériger des ouvrages qui endigueraient efficacement la crue des eaux au printemps ou même l'hiver par les temps de gros dégel.D'autres ont réalisé que leurs systèmes d'égouts étaient clairement inadéquats, D'ailleurs, en général, les maisons bâties à coups de subventions, a la hate, pour ainsi dire, n'ont pas la solidité des habitations d'autrefois qui n'étaient pas construites dans l\u2019idée d'établir des records, bref qui étaient faites pour connaître la durée.On se bâtit aujourd\u2019hui des cottages fréles, ayant de mauvaises fondations, et aussi bien le premier gros coup d\u2019eau les emporte.On évalue à 245 millions de verges la quantité des cotonnades à la pièce importées en notre pays, l'an dernier.C'est là ce qu\u2019affirme une publication de l'Institut des textiles primaires qui précise que la production canadienne de coton s'est chiffré en 1949 par environ 260 millions de verges; elle est donc restée au même niveau que l\u2019année précédente, et l'on voit par là que l\u2019industrie domestique lutte d\u2019arrache-pied pour maintenir ses positions sur un marché bien approvisionné.Au cours d'une récente allocution, M.W.-S.Burrill, président de l'Institut canadien du coton, a étudié cette situation en détail.\u2026 Que la médecine devienne gratuite, tout le monde en serait enchanté.Evidemment.Mais le client le serait-il autant aux jourg de maladie si, au lieu de trouver un ami, un confident, un homme d'art et de science, à l'esprit complètement libre, il se trouve devant un fonctionnaire surmené, qui remplit des tas de formules aussi inutiles que bavardes, prenant le plus clair de son temps, et dont les préoccupations sont surtout dirigées vers les exigences d\u2019une administration bornée, alors qu'il devrait être exclusivement et tout entier à ce colloque singulier entre médecin et malade, si bien décrit par Georges Duhamel?.\u201d Dr Roméo Boucher.Les illustrations.(Suite de la page 4) posé de faits tel que nous l\u2019entendions, et exprimés ouvertement: là repose leur valeur.L'image venait pour égayer l'atmosphère; la lecture en profitait d'autant, Par le fait même, une aire nouvelle s'ouvrait dans la page étudiante.Hamel pouvait aussi bien vous apporter une humble marguerite des champs, une cruche, ou les caricatures des finissants qui défilent candidement tour à tour à chaque semaine, La besogne est dure et difficile de réalisation.Muni d'un ciseau spécial, notre étudiant entaille dans un vulgaire prélart, sur lequel il a dessiné au préalable son modèle, les surfaces devant disparaître, Seul ce qui n\u2019a pas été touché apparaîtra en noir sur la papier, vu que ces parties demeurent en relief.Son gousset lui fait oublier la photogravure.Yvon Lévesque mis aussi la main à la besogne en gravant certaines illustrations, croquis, etc.Les gars de 3e agronomique et pêcheries distribuèrent un magnifique programme lors de leur séance académique.Jean Fréchet s\u2019est alors servi du même procédé pour nous donner les figures des couvertures.A tous ces précieux collaborateurs, nous devons apporter une marque de reconnaissance pour leur dévouement bénévole.Camille Laverdière, 4e agr.) TRE Robin Hood | Piolo ia abr Jeudi, le 20 avril 1950 Page d'HISTOIRE REGIONALE GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, (Kamouraska).Les terres de la GRANDE - ANSE et DES AULNAIES par Léon ROY (suite et fin) Jean de Lavoye (1660-post 1710) et Joseph Tondreau (1697-1756) La terre située immédiatement au nord-est de celle de François Duval fut concédée plusieurs fois avant de trouver preneur définitif.Tout d\u2019abord concédée par M.Aubert de la Chenaye, le 10 septembre 1701 (gr.Chambalon).à Jean de la Voirie (1660-post 1710).habitant de la riviere Ouelle, elle consistait en une concession de 4 arpents de front, sur 40 de profondeur, joignant au sorouest à l'habitation de Francois Duval; puis elle fut (re)concédée par M, Pierre Aubert de Gaspé (1676-1731), le 10 octobre 1714 (gr.Chambalon), à Joseph Tondreau (1697-1756), représenté par Pierre Tondneau (1651-post 1714), son père, habitant de Bonsecours, soit une concession de 3 (au lieu de 4c arpens de front.sur 40 de profondeur, joignant au soriuest a l\u2019habitation de Francois Duvall, et au st aux terres non conce- dees.Comme nous l\u2019avons vu, cette terre n'était pas encore (re)oceupée en 1723 (72).\u201cElle appartint pour une bonne partie au siècle dernier, à Thaddée Michaud, qui fut cultivateur, notaire, marchand et enfin registrateur.Elle passa ensuite à Eugêne Fortin et à Léo-Edgar Caron (78)\u201d, Les habitants du Port-Joly, en 1721 et 1723 Le procès verbal du procureur Collet, du mois de mars 1721 (24), mentionne que huit habëtans sont establys dans la seigneurie du Port-Joly, mais il n'en nomme trois: (Jean) - Nicolas Durand (1653-1740); Jacques Chouinard (1663- 1721), qui mourut vraisemblablement au cours de cette mé- me année; et Joseph Caron (1689-1762), fils du premier concessionnaire.En nous appuyant sur l'aveu et dénombrement de 1723 (72), les cinq autres devaient être: Joseph Leclerc-dit-Francoeur (1693-post 1748); Pierre Jean père (1643-ant 1727); Charles Bélanger (1678-1750; Pierre Jean fils (1676-1724) et François Duval-dit-Dupontlaut.Et pour terminer, disons que l\u2019aveu et dénombrement de 1723 (72) constate que 61 arpents de terre de front sont déjà concédées au Port-Joly.TI mentionne en outre qu\u2019au dessus (sic.au dessous) de Joseph Caron sont environ 95 arpens de terre restant a conceder.Il s'agissait évidemment de ce qui restait encore de terre libre, le long du fleuve, sur toute l'étendue du premier rang de la seigneurie.En effet, ces 61 arpents concédés et ces 95 arpents & concéder, joints aux 12 arpents du domaine réservé, forment bien le total de 168 arpents d\u2019étendue, que ce document donne à la seigneurie.(Voyez le tableau qui suit) Visiteurs distingués à l\u2019Ecole des Pêcheries.L'Hon.Dr Camille Pouliot, Ministre des Pêcheries, accompagné de son sous-ministre, le Dr Arthur Labrie ont fait visite à l'Ecole Supérieure des Pêcheries de Ste-Anne-de-la- Pocatière.Ils ont rencontré les autorités de l'Ecole et un groupe de professeurs, puis les élèves.Ils ont aussi visité la bibliothèque et leg laboratoires.Le but du voyage était de se rendre compte sur place du travail accompli à cette institution et de déterminer les meilleurs moyens à prendre pour lui permettre de servir encore mieux les intérêts des pêcheurs et d'activer le développement des pêcheries de la Province.Pour l\u2019expangion du département de Technologie de l'Ecole, le besoin actuellement le plus pressant pour l'organisation effective des stages d\u2019été des élèves et enfin pour le travail d'océanographie déjà commencé sous la direction du département de Biologie du Ministère, l\u2019Hon, Ministre a annoncé un programme effectif d'appui fiancier et a donné sur place une preuve tangible de l'intérêt qu\u2019il porte au développement de l'instruction-es-pêcheries dans la province de Québec.Télévision Aurèle Séguin, ancien di- :à recteur de Radio-Coliège, que 4 Radio-Canada vient de nommer Directeur de la Télévision à Montréal.Rappelons que les premières émissions auront lieu au début de l\u2019automne de l'an prochain, LES TERES DU PORT-JOLY Concession Arpents de front Premiers concessionnaires ou prise de Concédés Cadastre possession et 1723 (IXS1) 1 Juseph Caron (1652-1711) 1680 Soul 10 rivière des Trois-Saumons 2 Jean-Nicolas Durand 1680 6 ( (1653-17-40) (R 3 Noël Durand (1689-ant 1709), 1701 2 ( 4 Jean Leclerc-dit-Francoeur 1691 6 6 (1659-1709), 5 dernier domaine des de Gaspé (partie) Si» 6 Jacques Chouinard-dit- 1698 9 9 | Sanssouey (1663-1721), rivière du Port-Joly.Anthoyne Jean (16S1-17053, 1699 7 6 arpents > 3 Pierre Jean père (1G-13-ant 1727}.Etienne Talon-dit-Bordelaig 8 (1671-1734), 4 arpents 1699 Louis Martin (1671-1749), 1422 7 7 | Jacq, Soulard (1672-1715), 1696 9 Chs Bélanger (1678-1750, 1701 6 6 10 domaine réservé 1723 12 12 11 Pierre Tondreau fils, 1714 12 Pierre Jean fils (1676-1724 1713 6 6 13 François Boucher (1677-post 1708), 4 arpents, ruisseau des Charlots 1701 14 Franç.Duval-dit-Duponlaut, 1691 7 7 15 [fen de Lavoye (1660-post-1710, 4 arpents, 1701 15 [J.Tondreau (1697-1756, 1714 3 arpents, Restant Total: 73 7944 Restant à concéder en 1723 95 95 Ecart avec le plan cadastral de 1881 1514 9 Grand Total: 18315 183 \u2026 (24) Cf: Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, pour 1921-22, pp.346 à 349.; (72) Aveux et dénombrements, régime français, cahier 1, f 121, conservés aux Archives de la province de Québec.(78) Obligeance de M.Gérard Ouellet.Pianistes duettistes FT\u201d ree create mg Aw $ > Tous les vendredis soirs, de 8 heures a 8.30, le réseau Français de Radio-Canada présente l'émission Deux pianos mettant en vedette Jean Beaudet, et Jeanne Landry.Jean Beaudet, qui est professeur au Conservatoire de musique de la province de Québec, est un chef d'orchestre et un pianiste de réputation internationale.Quant à Mile Landry, elle a remporté le prix d'Europe il y a deux ans et a depuis donné plusieurs récitals en publics ainsi qu'à Radio-Canada, INVITES d'HONNEUR Photographies deg invités d'honneur qui porteront la parole dimanche le 23 avril, lors de la Convention Lacordaire À Ste-Anne-de-la-Poca- tière, Cette Convention groupera tous les officiers et of- ficières des cercles Lacordaire des Comtés de l'Islet, Kamouraska et Rivière-du-Loun.M.Roland Lelièvre, président général des Cercles Lacordaire et annonceur à Radio-Canada.vices CB.V, M.Maurice Huot, chef de bureau, au Centre Canadien des Cercles Lacordaire a Québee.M, Paul Chamberland, pré- sident-régional, de St-Pacôme.M.Paul-Henri Lecours, de Bienville, Lauzon, Président diocésain, GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, Nous (Kamouraska).Voilà ! jeudi, le 20 avril 1950 1 Page étudiante (Facultés d\u2019Agriculture et des Pêcheries) Portrait de Réal Martineau A Saint Apollinaire de Lotbinière, il y avait une fois, un beau gros bébé auquel on donnait le nom de Réal.L'enfant ne tarda pas à grandir et montrer de la vigueur.A l\u2019âge de 6 ans, las de le voir taquiner ses petits frères et petites soeurs, on l\u2019envoyait à la pétite école.Plus tard, afin de suivre deg études classiques, il se dirigeait de lui-même vers le Collège Saint- Laurent de Montréal, Lorsqu'il en sortit bachelier il s'achemina vers l'Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Mais en route, il s'arrêta un an à Québec.C'était pour éprouver à nouveau son talent de philosophe, et recevoir son baccalauréat en philosophie.Et c'est depuis septembre 1946, qu'on connait Réal à Ste-Anne.Mais depuis lors, il n\u2019est pas à l'abri de toute méprise sur son identité; car on prétend que Réal a son semblable.Pourtant il n\u2019a certainement pas son pareil.De châtain portant des verres, on le distingue facilement à son physique robuste et bien équilibré: taille moyenne, épaules solides.Réalité de nom, il a vraiment le sens profond des plus sures réalités.Aussi, s\u2019est-il toujours appliqué à développer en lui un humanisme intégral.Sportif par goût et par le sens de la mesure, il réalise l'antique consigne: \u2018Mens sana in corpore sano\u201d Sa culture littéraire d'Homère aux contes de Walt Disney.Les contes de Jean Lapin lui fournissent l'occasion de pouffer de rire, même lorsqu'il est seul.Il aime la belle musique et la chant, N'\u2019est-il pas ténor à la Cantoria Calixa Lavallée.Mais il ne souhaite pas chanter un duo avec Paul Brunelle, Toujours affable et trés serviable, il a le rire facile devant un tour bien réussi.Par son travail assidu, il a prévu prudemment l'avenir, et l\u2019envisage sans préoccupations inutiles.Il n'a pas les nerfs à fleur de peau; d'ailleurs, rien ne sert de courir lorsqu\u2019bn a une bonne raison d'arriver en retard au diner, On dit qu\u2019il est sujet aux distractions.On expliquerait ainsi pourquoi, tout l'hiver durant, il a oublié de se coiffer.Îl n\u2019en faigait pas moins la longue promenade et oubliait de souffrir du froid.De crainte d'oublier ses cigarettes, il ne fume pas.Il a, depuis longtemps, oublié le vin, mais il n'oublie pas d\u2019être un fervent Lacordaire, Il ne s'est jamais illusionné sur la profession agronomique.Cependant, son choix ayant été personnel et délibéré, il ne lp regrette pas.Il est tout prêt à remplir ue carrière des plus fructueuses.Tous nous souhaitons que le sort continue de lui être favorable, Laval Labrie, Elections chez les étudiants Dimanche dernier, l'associations des Etudiants de la Faculté d\u2019Agriculture, se réunissait en vue de l'élection de nouveaux officiers | Monsieur Jean Marie Fortin fut choisi comme président des étudiants: tandis que M.Jean Fréchet et Jean- Guy Lavallée deviennet respectivement secrétaire et trésorier de l'Association, Félicitations et bonne chance aux nouveaux élus.Quant aux rédacteurs de cette page, ils s'attendent à ce que le nouveau gouvernement les démette de leur fonctions.ue voulez-vous, c\u2019est la politique.La Rédaction, Chronique étudiante Le concert miniature donné par les \u201cHirondelles\u201d dans la soirée de Pâques, na été bien goûté des étudiants restés à la Faculté, pour la vacance pascale.Certains ont vu dans ces jeunes talents, une Cantoria en herbe et ce n\u2019est pas peu dire.Quant aux autres, ils ont eu, à leur retour l\u2019avantage d'assister à une magnifique représentation de l'immortelle comédie de Molière, \u201cLe Malade Imaginaire\u201d, donnée en la salle du Collège, par les Compagnons de Saint-Laurent.Pendant près de*deux heures, ils ont pu admirer le jeu vivant et spontané de ces jeunes acteurs formés par le Père Legault.Cette équipe de comédiens se chargent de réformer par la qualité et la valeur des spectacles qu\u2019elle présente, la fausse conception, qu'ont les gens, du véritable théâtre.Cette fausse mentalité est la conséquence des spectacles de mauvais goûts par des troupes ambulantes, que seul l\u2019appât du gain intéresse.Ils n'ont que faire de l'art et de l'éducation populaire que doit favoriser le vrai théâtre.Mais trève de discussion et jetons un rapide coup d\u2019ocil sur la semaine écoulée.Tout d'abord évitons de parler de la reprise des cours.Certains en ayant oublié la date, nous arrivèrent le lendemain, tout chauds et vibrants des \u2018dernières étreintes.O \u2018pauvre cocur, si indispensable à la vie végétative, comme tu peux troubler la vie d'un futur homme de science.\u201cmais le coeur a des raisons que la raison ne connaît pas\u201d et d\u2019un autre côté, \u201cl'esprit est toujours la dupe du coeur\u201d, selon La Rochefoucauld.De retour a son bureau et \u2026.surtout a table, un chroniqueur s\u2019est vu \u2018\u201cenguirlander\u201d de plus belle, pour avoir oublié d'ouvrir son Larousse, pour vérifier, sinon pour apprendre, que le mot civilisation\u201d pouvait s'employer avec avañtage, en parlant de milieu où il étudie.Ce \u2018\u201cjournaliste hybride\u201d, originaire de la Cuvette, fervent des sports violents, dont la cueillette des \u201cbleuets\u201d et muni d'une formation scientifique qu\u2019il croit solide, jouit déjà d'une réputation enviable dans son milieu.La journée du 16, a été riche en événements de toutes sortes.Pour piquer au plus court, disons que plusieurs groupements s'étaient donné le mot pour organiser des parties de sucre.Les étudiants se partagèrent, et presque tous léchèrent la palette.Une de ces parties eut été une véritable réussite si quelques fervents de folles et ridicules coutumes, qu'ils tiennent à placer au nombre des traditions du peuple canadien français, ne s'étaient chargé de salir\u2026 disons \u201cbeurrer\u201d, tout le monde.Si ces gens croient que pour s'amuser il soit nécessaire de faire ce qu\u2019ils défendent à leurs enfants.je les trouve bien à plaindre.espérons que leur désir de conserver les \u2018traditions\u2019 se tournera vers de plus nobles, v.g.la prière en famille.Cependant, il faut ajouter que, sauf cet incident regrettable, tout avait été admirablement préparé\u2026 Quel souper!\u2026 Quels beans!.quel accordéoniste.Lionel Lachance, e.s.a.Les illustrations de la page étudiante La sagesse séculaire orientale exprime un proverbe sur l'illustration à peu près en ces termes: \u2018Une image vaut mille mots.\u201d .Conscient alors de la puissance éducatrice de l\u2019image, Maurice Hamel proposa pour la page étudiante, en janvier dernier, des gravures qui seraient incorporées au texte.À la suite de Laffite, il n\u2019a pas craint d'affirmer: \u201cUne mauvaise image vaut mieux qu\u2019un excellent texte, \u201cquoiqu\u2019il sache dessiner.Nous savons que Laffite n\u2019a pas raison, mais notre étudiant n'a pas tort quand même, surtout s'il s\u2019approprie, pour certains cas, ces paroles de Napoléon: \u2018\u2019Un bref croquis m'en dit plus qu'un long rapport.\u201d L'éducation audio-visuelle n'est qu\u2019une aide mise au service de l'imprimé.Mais notre but n'était pas ici tant éducatif que de donner aux divers écrits une note plus gaie, une sorte d'éclaircie, une perle qui scintille aux branches des arbres après la pluie.Car je crois qu\u2019on a osé dire que la page étudiante refléta au cours de l\u2019année un peu de pessimisme.Tl aurait fallu voir plutôt, non pas des idées noires ôu extra-révolutionnaire, même si nous savons qu\u2019il existe parmi les étudiants un petit fomentateur imbu de gripel communistes! mais l\u2019ex- (Suite à la page 2) Nos dernières activités au Hockey Les équipiers de l'Ecole n\u2019ont jamais ambitionné d'entrer en finale contre les Red Wings de Détroit.Il nous manquait une patinoire couverte.Comment aurions-nous pu jouer nos parties en plein mois d'avril?C'est ce même inconvénient qui nous fit manquer plusieurs rencontres au cours de l'hiver: on connaît les caprices de cette dernière saison.D'ailleurs, nos aspirations étaient de toute autre portée.Le club estudiant, tout en représentant l'Ecole dans le domaine du sport à l\u2019étranger, développait simultanément le travail d'équipe et avait un but à atteindre, donc déployait une ardeur combattive au jeu, mais ayant toujours comme principe l\u2019esprit sportif.Nous croyons avoir suivi, assez intégralement, la ligne de conduite que nous nous étions tracée._ On ne joue pas au hockey avec la seule sympathie des amateurs.Sans un fond initial le club ne pourrait faire deux pas.Il compte donc chaque année sur l\u2019aide de généreuses gens, dont nous nous empressons de leur témoigner une vive gratitude.Jusqu'où peut-on aller avec des bâtons d\u2019au moins $30 la douzaine avec des frais de dé- plaecent pour 12 ou 13 joueurs à des distances assez respectables?Le plus souvent, les recettes d\u2019une partie sont bien au-dessous des dépenses totales, Ce n'est pas une entreprise payante.Ce ne sont pas non plus des parties de plaisir: les seuls efforts physiques témoigneraient assez facilement, La saison fut courte; les parties furent alors peu nombreuses.Sur 8 rencontres, nous nous sommes permis de perdre 3 fois et d\u2019annuler 1 fois.Nos adversaires furent le plus souvent très chics.Tous ceux qui nous aidèrent d'une façon quelconque ont droit à de valeureux remerciements.commencer par les joueurs de l\u2019Ecole, puis les quelques joueurs du village qui apportaient toujours une aide précieuse, entre autres M, F.Gauthier, les arbitres si dévoués et empressés, nos fervents supporteurs, et notre coach inlassable J.-L.Dionne.Voilà du travail qui compte, Nous nous arrêtons expressément à notre cer- bêre étoile, Roland Gilbert, qui aura été le vétéran gardien de but pour les filets de l'Ecole depuis 4 ans.L'oubli de soi-même et le désintéressement pour cette forme de sport le feront pas- ser sur le tout premier rang dans les annales sportives de l'Ecole, en plus de ses tenues brillantes.Il quitte les rangs avec sa graduation prochaine.Ainsi en est-il pour deux défenses, dont Lavigne, le gérant du club cette saison, pilier à la défense depuis quatre ans.Un tel travail exige souvent le sacrifice ot de l'abnégation, le dévouoment pour une cause commune, le renoncement d'intérêts particuliers aux exigences générales, le refoulement d\u2019un égoisme rsonnel pour une participation plus coopérative.étudiants, et tous ceux qui ont participé aux (suite à la page 5) Jeudi, le 20 avril 1950 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamourasks).> ! 5 PARIS est PARIS Paris est toujours Paris.C'est la belle ville, à laquelle aucune autre ne ge compare.Quelquesunes grandirent dans une nature plus majestueuse, Québec, San-Francisco, Rio-de-Janeiro, mais pas une n'offre le charme, l\u2019ambiance, la grâce de la capitale française.Elle ne se décrit pas.La moindre de ses rues a son histoire, la plus petite place, ses statues de bronze ou de marbre, Les hôtels d'autrefois, aux façades de pierre travaillée voisinent avec les immeubles ultra-modernes, les églises aux proportions de cathédrales, les magasins où les mille formes de luxe se donnent rendez-vous.Partout des jardins et des parcs: allées dessinées en vue de la perspective, plates-bandes multiformes, arbres et buissons taillés.Rien n'est laissé au hasard, a la fantaisie.Nouvel aspect du goût.Impression d'ordre, de souci du beau, le tout un peu froid.L'art se substituant à la nafüre.Il y a vingt Paris dans Paris.Celui de la rive droite et celui de la gauche, ceux de l\u2019île Saint-Louis, du Palais Royal et de la Madeleine, des Halles, de Montparnasse, de Montmartre, dé Passy.Le Parig historique et le Paris littéraire, l\u2019artistique, le musical, le savant, l'étudiant.Le Paris du jour et celui de la nuit.On n'en finit jamais.Le long des grandes artères, les édifices s'harmonisent entre eux.Pierre grise et fer forgé.Dans les anciens quartiers, de massives portes cochères s'ouvrent sur pelouses et parterres qui nous étonnent d'être là.Il n'y a pas dans la ville une voie de tramway.Ni un poteau, de téléphone ou de télégraphe, ni un fil électrique au-dessus des rues.L'urbanisme à son plus parfait.Et la préoccupation du goût, de la mesure, de l'ordonnance, trouve son point culminant dans la voie royale qui va du Louvre à la place de l\u2019Etoile, englobant dans son parcours l'arc du Carroussel et le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, les Champs-E- lysées, l\u2019arc de Triomphe, pour se prolonger, par l'avenue de la Grande-Armée, jusqu'au bois de Boulogne, Saint-Cloud, Versailles.Nous passons moins d\u2019une semaine à Paris, en deux séjours.L'un en nous rendant à Rome, l\u2019autre au retour.Nous voyons peu.Nous voyons pourtant beaucoup, restons avec le sentiment de n\u2019avoir rien vu.Nous devong faire si vite, trop vite.Il y a autour de nous trop de choses, de richesses, de sollicitations.Pour chaque endroit ou monument admiré, dix et vingt doivent être sacrifiés.Nous réussissons à nous rendre jusqu'à Versailles.Mais il faudrait des mois, des années, pour visiter Paris et le comprendre, atteindre, si l\u2019on peut dire, à son coeur, son intimité.Cela est impossible en quelques jours.Nous quitterons la Ville-Lumière Avec un immense regret: celui de l'avoir eue sous la main.à notre portée, et d'avoir du repousser son offrande.Nous ne pouvions faire davantage, mais chacun se le reproche, On ne perd pas un moment à Paris.Ni de jour, ni de nuit.La vie y est intense, le climat facile, l'attrait à chaque tournant, Mieux que nous d\u2019Amérique, leg Français savent jouir du moment et de l'heure.Ils ne paraissent jamais pressés, mé- me quand ils travaillent.Ils connaisgent l\u2019art de manger et prennent le temps de l'exercer.Ils boivent sans s\u2019enivrer.Ils lisent et il y a, le long des rues, autant de librairies que d'épiceries.Les musées sont rempllis comme les théâtres, et les concerts populaires attirent des foules.L'air de Paris est léger, comme embaumé, vivifiant.Vers les huit heures du soir, la vie nocturne commence.D'abord, on dîne.Que ce soit dans un café historique comme celui de la Paix, littéraire comme celui des Deux Magots, un restaurant de quartier comme il en est tant sur la rive gauche, la chère est excellente et fine.Les Français, a-t- on dit souvent ne mangent pas pour vivre, mais vivent pour manger, Cela reste vrai dans une bonne mesure, Ils ne mangent pas en vitesse comme nous, mais hument, dégustent, savourent.Ils trouvent à table des satisfactions d'artistes.Ils sont, en tout, un peu esthètes.Viennent les amusements, d'une infinie variété.Il y a toujours à faire dans la capitale de la France, du monde.Cela va du cinéma de banlieue à l'Opéra passant par les théâtres classique, semi- classique, moderne, existentialiste.Il y a Montparnasse et Place Pigalle.Il y a le café-concert et les boîtes de nuit, leg cabarets, où l\u2019on boit du champagne en regardant évoluer les jolies filles.Il y a les scènes à spectacles féériques et le Grand- Guignol, les marionnettes, les théâtres d'art où deux cents personnes tiennent à peine.Certains établissements, fréquentés par les étrangers en vacances, ne ferment qu\u2019à cinq ou six heures du matin.Tout cela, dira-t-on, n'est pas de la moralité.Admis, dans certains cas.Mais tout cela n'est pas non plus totalement amoral et immoral comme d'aucuns se plaisent à le répéter.lus haute Certains spectacles gagnent à être vus, qui désappointent ceux qui y cherchent l\u2019égrillard et le pimenté.Même, dans telle salle, où le pire n'étonnerait pas, on ne voit pas un geste vulgaire, on n'entend pas un mot à double gens.Il est remarquable comme, de façon générale, on garde le sens de la mesure.Paris est Paris.De l'oeuvre d'Henri de Bornier, il ne restera peut-être, dans un siècle, que cet alexandrin: \u201cTout homme a deux pays, le sien et puis la France\u201d.Rien de plus vrai, pour nous surtout, Francais du Canada.Nous connaissons la France depuis toujours par l'histoire, le livre, les revues, le cinéma, les artistes et les conférenciers que Paris nous envoie.Nous la connaissons sans l'avoir jamais vue.Et quand l'un de nous, par une heureuse fortune, a le plaisir de mettre pied sur le sol vrai.C\u2019est à ne pas y croire.C'est trop beau pour être vrai.C\u2019est comme le retour au pays, chez soi, chez nous.Partis de Londres en avion, en direction de Paris, Raymond Douville et le goussigné survolèrent d'abord la campagne anglaise, puis la Manche.Tout à coup, à quelques mille pieds au-dessous, la mer cessa d'être, Nous tournant l\u2019un vers l\u2019autre, nous dimes dang un méme souffle: \u201cVois, regarde, la terre de France.\u201d Et c'était vrai.Les journalistes sont censés être des durs-à-cuire, qui ont tout vu, entendu, des hommes quine sauraient ressentir d'émotions.Nous eûmes, quand même, un certain serrement de coeur.La France, nous ne pouvions nous imaginer que vraiment elle était là, devant nous, et qu\u2019elle nous accueillait Moins d'une demi-heure plus tard, nous apercevions la tour Eiffel.Il n\u2019y avait plus à nous demander où nous étions, quelle ville était devant nous.La tour Eiffel, doigt pointé vers le ciel, sentinelle de Paris, Et ce fut le Bourget, la descente, l'autobus vers la gare des Invalides.d'où se dirige le transport aérien de France.| L'enchantement commençait, qui serait de courte durée.Nous vimes d'abord l\u2019avers de la médaille, mais il y a le revers.Tout de suite nous apparurent quelques uns de ses aspects, qui ne portent pas à l\u2019optimigme.Harry BERNARD.Concert par \u201cLes Hirondelles\u201d à la Pocatière Ste-Anne-de-laPocatière, (D.N.C.) Dire que les talents n'abondent pas dans notre région, ce serait ignorer la vérité.Se serait ignorer que dans nos paroisses, il s\u2019y trouve de jeunes enfants qui, déjà, se préparent a une vie remplie de succès de toutes sortes, et d'oeuvres très belles.Voilà ce qu'ont prouvé \u201cLes Hirondelles\u201d, cho- vale mixte d'enfants, dont l'âge varie entre 5 et ans, Dimanche dernier, soir de Pâques, à la salle de l'Ecole d\u2019Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière, sous la présidence de M.le Curé Aurèle Hudon, \u201cLes Hirondelles\u201d, ont donné leur première soirée.Chants, danses, pièces à dire, mimes, tout fut des mieux réussi.\u201cLeg Hirondelles\u201d depuis deg mois de préparation, réunissaient leurs talents pour faire de cette soirée une réussite complète.A tel point, qu'ils ont forcé l'admiration de l'assistance, qui n\u2019a pas ménagé les applaudissements, C'est que \u201cLes Hirondelles\u201d ne se sont pas présentés, comme, malheureusement, si souvent on a l'habitude d'en voir.Non.ils se sont bien préparés, et voilà pourquoi ils ont forcé l'admiration de l'assistance, en leur apportant une heureuse surprise; celle qui a refoulé l\u2019attente plus ou moins enthousiaste des spectateurs, pour leur laisser un contentement presqu\u2019inexprimable de leur soirée.Voilà un tour de force qui mérite d'être signalé.Car, il arrive peu souvent que des enfants puissent ainsi s'emparer de l'âme de l\u2019assistance et l\u2019élever à un si haut degré d'enthousi- agme.C'est une heureuse réussite des \u201cHirondelles\u201d, et il est presque certain que ce ne sera pas la dernières M.ymond: Gagné, annonceur à CHGB, Ste-Anne, directeur musical de l'ensemble, et Mlle Béatrice Hudon, en charge des répétitions, se sont promis de faire tout en leur possible, pour que les réussites s'accumulent de plus en plus, et surtout, pour que les talents de ces jeunes, se développent sûrement, afin qu'ils no se perdent pas.Îls ont même l'intention de représenter à Ste-Anne, le même programme qu\u2019ils ont présenté, le soir de Pâques, pour permettre à tous ceux qui ne l'ont pu, ce soir-là, de le voir.Car, à Pâques, personne ne fut désappointé, tout au con- \u2018traire\u2026 Et combien, disaient à la sortie: \u201cSi c'était à recommencer, j'y retournerais\u201d.Ce qu'il faut remarquer surtout, c\u2019est ce naturel avec lequel tous ces enfants ont présenté leur numéro.Il n\u2018y avait ni gêne, ni \u201ctrac\u201d excessif.Ce qui comptait pour eux, c'était d'intéresser l\u2019assistance et de bien rendre ce qu'on leur avait con- fi.Et voilà pourquoi, après la soirée, M.la Curé A.Hudon se leva pour s'adresser à tous ces jeunes et leur souhaiter la \u201cBienvenue\u201d dans les grandes organisations paroissiales.~ Il a en plus congtaté devant l'assistance, que les Hircndelles se construiraient un nid, chaud et bienfaisant.ol ils abriteraient leurs talents.pour que les causes extérieures ne viennent pas les perdre et les semer à tout vent.Il était fier de ses enfants, et ces derniers n'ont pu se retirer sans lui promettre qu'ils travailleront à le rendre de plus en plus fier d'eux, Pour résumer, qu'il suffise de dire que Les Hirondelles font, maintenant, partie intégrante de la vie paroisgiale de Ste-Anne-de-le-Pocatière, et nous dirions méme plus.C'est que dans peu de temps, toute la région les adoptera, car ils serviront à faire connaître davantage les talents de la région.et à répandre dans cette partie de la province la nommée de Ste-Anne-de-la-Pocatière et des environs.Voici maintenant le programme de In soirée.1.\u2014O Canada.2.\u2014Choeur: 1-Leg Rameaux, 2-Ave Maria, 3.\u2014Déclamation Arabe: \u201cLes Animaux malades de la Peste\u201d - Jean Collignon, 4.\u2014Chant mimé: \u201cCommère et Compère\u201d - Pauline Dumont et Paulin Dumas.5 \u2014Déclamation: \u201cJe veux me Marier\u201d - Violette Lebel.6.\u2014Cheeur: 1.Ne pleure pas Jeannette, (Monique Ouellet.) 2- Autour des berceaux.7.\u2014Piano: \u201cSonate a 13 Lune (Beethoven) - Reine Beaulieu, 8.-\u2014Déclamation: lère partie: \u201cRévolution des Animaux.\u201d - M.-A.Asselin, 9\u2014Chant Mimé: \u201cLes petits Maris\".10.\u2014Déclamation: 2e partie: \u2018Révolution des Animaux\u201d - M.-A, Asselin, 11.\u2014Chant Mimé: \u201cUne poule gur un Mur\u201d - Monique Banville - Normand Dumas.12.\u2014Déclamation: 3e partie: \u201cRévolution des Animaux\u201d - M.-À, Asselin.INTERMEDE 13 \u2014Choeur: 1- Pot-Pourri, 2- Berceuse - Yolande Banville.14.\u2014Déclamation: \u201cAristopkane, le grand Comddien\u201d - Claude Gourde.15.\u2014Danse: \u201cGentil Coquelicot.\u201d 16.\u2014Piano: \u201cSolfegietto\u201d (Bach) \u201cMa première composition: - Mireille Dumas.17.\u2014Choeur: 1- Les deux Eléphants - Rénald Pelletier; 2- Légende des Flots Bleus.18.\u2014Déclamation: \u201cMonologue pour voyager seul\u201d - Gilleg Grenier.19.\u2014Chant Mimé: \u201cLes Petits Bateaux\u201d - Denise Gagnon - André Dionne - Denis Asselin.20.\u2014Chant: - \u201cJeunes Fillettes\u201d - Lise Bilodeau.21\u2014Chant Mimé: \u201cOu vas-tu Basile?\u201d .Claude Gourde - Jean Grenier - Suzanne Morais, 22.\u2014Rotdes Enfantines: 1- Le Gai Printemps; 2- L'Oeuf de Pâques - Monique Banville; 3- Bonsoir, mes amis.FIN Nos dernières activités.(suite de la page 4) rouages de l'organisation, ont su apporter leur contribution et leur encouragement.C'est la meilleure formule.Dans la vie de l'Ecole, c\u2019est une cause que nous jugeons essentielle.Nous lui voulons vie durable par la continuation de l'oeuvre des prédécesseurs.C\u2019est une sorte d'héritage que la nouvelle relève mènera vers des étapes toujours neuves.Camille Laverdière Le Agr. Nouvelles de \u2018chez nous.\u201d GAZETTE des CAMPAGNES.Sainte-Anne, \u2014\u2014 la messe dans la sixième église de Ste-Akne.Lundi dernier, le 17 avril, M.le curé Aurèle Hudon célébrait, à 6h, la première messe - Une messe de semaine chantée - dans la nouvelle église paroissiale; à 6h.30, M.l'abbé Roland Pelletier, professeur au collège, chantait la deuxième grand\u2019 messe; et à Th, M.l\u2019abbé Roland Michaud, vicaire chantait la troisième, Au lutrin, MM.Ludger Raymond et Jos.Laforest.Le premier, M, Raymond est encore notre meilleur chantre, après 35 ans de service au lutrin.Il est le seul chantre encore actif du groupe qui était là en 1917, lorsque fut incendiée la quatrième église de Ste-Anne.Si, pourtant! I] en reste un autre, qui fréquente encore la tribune de l'orgue, mais il a fait beaucoup plus avec ses doigts - et parfois avec un tournevis - qu'avec sa voix, sur laquelle il p\u2019a jamais eu, du reste, la moindre illusion.Vous devinez qui?Lundi matin, il était un des assistants muets à la messe, mais pas un des moins émus., Le deuxiéme chantre de lundi, était M.Jos.Laforest, après M.Raymond le doyen des chantres de la paroisse, malgré son jeune âge.Il est le fils de M.Ernest Laforest, qui faisait partia du choeur de chant, en 1917, mais qui s\u2019est retiré il y a quelques années.On se demandait si l\u2019acoustique du nouveau temple serait bon\u2026 Il semble qu\u2019il sera favorable.Mais cela, on le saura mieux après la messe de dimanche, le 23, car nous aurons alors NOTRE PREMIERE GRAND'MESSE DANS L'EGLISE.Combien de messes seront célébrées dans cette église faite pour durer des sièclés?\u2026 Dieu seul le sait! A.M.D.G.Sur le chantier, En vue de la messe de dimanche, on a débarrassé le perron du paillis qui protégeait des intempéries depuis la mise en place des pierres, au début de l'hiver., les pluies abondantes de ces derniers temps ont quelque peu filtré à travers ce paillis protecteur et laissé sur les pierres une légère teinture de \u2018thé de foin\u201d qui disparai- tra avec les prochaines grandes pluies.Ce perron n'est pas encore lié de joints; ceux-ci seront de plomb fondu.A l'intérieur, on a posé rapidement les prélarts dans le choeur, dans les jubés de l'arrière, et à la balustrade.Matériel et ouvrage de premier On a commencé à placer les boiseries en frêne des fenêtres intérieures.Les portes seront de même fini, en contre-plaqué.On connaît la beauté du frêne, principalement lorsqu'il est teint légèrement et vernis, alors qu\u2019il devient à nul bois inférieur, De plus, on nous assure, et de bonne source, que l'architecte, M.Labelle, avait expressément recommandé aux entrepreneurs d'utiliser des produits de chez-nous à qualité et à prix'égal, ce qui sous- entend aussi, des produits de nos usines et ateliers canadiens-français.L'on n\u2019en a pas mois bien été servis.Charity begins at home, dit-on dans la langue de Sheakspeare., Nous reviendrons sur ce sujet de nos firmes qué- becoises, un peu plus tard.La Bible vous parle.\u201cHonore ton pire et ta mére, afin que tes jours soient prolongés le pays que Yahweh, ton Dieu, te donne.ne tueras point.Tu ne commettras point d\u2019aldultére.Tu ne déroberas point.Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni rien de ce qui appartient à ton prochain Exode 20,12-17.(Texte choisi par la Société catholique de la Bible) _ Convention Lacordaire à la Pocatière Ste-Anne-de-laPocatière, (D.N.C.) Une grande Convention Lacordaire sera tenue dimanche.le 23 avril, à Ste-Anne-de-la-Pocatière groupant cent cinquante délégués des cercles des comtés de l\u2019Islet, Kamouraska et Rivière-du-Loup.MM.Antoine Boucher, président régional de l'Islet, M.Paul Chamberland, président régional de Kamouraska et M.Jos, Lévesque, président régional de Rivière-du-Loup seront présents ct porteront la parole.M, Roland Lelièvre, vice-président général des Cercles Lacordaire, M.Paul-Henri Lecours, président diccésain et M.Maurice Huot, chef de Bureau au Centre Canadien des Cercles Lacordaire seront les conférenciers invités à cette importante Convention.Ce groupe d'\u2019abstinents, membres deg bureaux de direction de leurs cercles respectifs se réuniront dans le but d'examiner en commun leurs méthodes d'apostolat, d'étudier quelques problèmes d'rdre techniques et pratiques.Les invités d'honneurs entretiendront l\u2019assistance des besoins du mouvement Lacordaire, des qualités qu\u2019il importe de déployer dans l\u2019exercice des fonctions d\u2019officiers et des méthodes qu'il faut sans cesse perfectionner dans le travail apostolique, Tous les membres des cercles de Kamouraska, I'Islet et Rivière-du-Loup, délégués ou non de leur cercle seront les bienvenug & cette convention dont voici le programme: 10.15 Arrivée des délégués de Riv, L'Iset, Kam.10.30 Ouverture de la Convention a I'Ecolle d\u2019Ag.Allocutions de M.P.-H.Lecours, prés.-diocésain.Etude de la messe en forum: .Animateur: J.-L, Dionne,étudiant.Conclusion du forum: Abbé R, Michaud, aum.12.00 Grand diner-causerie, a la salle municipale.Conférencier d'honneur: M.R, Lelièvre, v.-p.-r.2.00 Au collège -clagsique: M.Roland Lelièvre portera la parole aux étudiants et aux membres du Cercle réunis en la salle des promotions.2.05 Le séance d'étude sera sous les auspices du Comité égional de Kamouraska.Allocutiong de Paul Chamberland, prés.-rég.M.l'abbé Eug.Bernier, aum.-régional.2.10 Réunions d'équipes: Direction: Mme Emile Dumais, vice-présidente.3.00 Forum: Animateur: Thomas d'Anjou.4.00 Conclusion du forum et directives: M, Maurice Huot.4,15 Formation de Comité re: Retraites fermées pour chaque comté de Kam, l\u2019Islet, Riv.Explication et directives de M.P.-H.Lecours.430 Film en couleur: \u201cEn avant Lacordaire\u201d illustrant une journée de chefs du 23 avril 1949, avec le Rév, P.U.Villeneuve; une partie de sucre Lacordaire et le Congrès de district du 31 juillet dernier.4.50 Impression de la journée: M.Jos.Lévesque, président régional de Riv.-du-Loup.455 Mot d'ordre: M.R.Lelièvre, v-prés.gén.5.00 \u201cO Canada\u201d et fin de la Convention, J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE MALADIE \u2014 FIDEUTE Kee.- Et - Rue Poiré - Tüéphones 63 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE ACCIDENT \u2014 (Kamouraska).Jeudi, le 20 avril 1950 Bourse pour l\u2019étude de la Zootechnie ou du Génie rural La Corporation des Agronomes de la province de Québec annonce qu\u2019elle met au concours une bourse pour l'étude soit de la zootechnie soit du génie rural.Cette bourse est offerte par la Canada Packers Ltd.dans le but de donner aux agronomes des deux langues l\u2019occasion de se mieux connaître et, partant, de se mieux apprécier.Le jeune agronome canadien-français qui décrochera cette bourse d'au moins $2,000.pourra compléter ses études durant deux années en zootechnie au Collège de Guelph, en Ontario, ou durant qua- - tre années en génie rural à l\u2019Université de Saskatchewan.Dans ce dernier cas, le Fonds des bourses de la Corporation des Agronomes garanti- va un montant de $4,000, Les examens écrits et oraux pour ces bourses auront lieu qu bureau de la Corporation des Agronomes de la province de Québec, 10 ouest, rue St- Jacques, Ch.902, le ler juin 1950.L'inscription se terminera le 20 mai.Le concours pour l'obtention de la bourse en zootechnie portera principalement sur les matières suivantes: agronomie générale, industrie animale, biochimie et nutrition, génétique.Quant à l\u2019examen pour la bourse en géne rural, il comportera comme matières prinéipales: l\u2019agronomie générale et spécialement les mathématiques, la physique et la mécanique.La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte-Anne-de-la-Pooatiére, par Fortin & Fils, Imprimeurs.\u2014Elle paraît le jeudi de chaque semaine.Abonnement: 1 an $2.00 6 mois $1.25 Le numéro $0.05 Directeur: L.-de-G.Fortin, \u201c AU MARTINET \u201d Restaurant MODERNE ouvert jour et nuit Repas complets et légers Service de gazoline Impérial Stationnement gratuit.Propriété: HUDON & FRERES Ste-ANNE-de-la-POCATIERE, Lr eee EEE FERNAND SIROIS, M.S.C., CA.GERARD RENAUD, MS.C., CA.FERNAND SIROIS a CIE.COMPTABLES AGREES 76, Rue SLPIERRE, QUEBEC, Tél: 5.7104 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.