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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 23 février 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1950-02-23, Collections de BAnQ.

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[" CLIUHIVES ce 1: cUOVINUE 2/8 Mointoine Roy Ecffiom du Parlenent QUEREC 39%.1111 Juin 49 PENSER A CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU - GAIETTE PATRIE - = \u2014 \u2014 ECRIRE CE OUE L'ON PENSE FAMILLE PAGNES Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \u201cAutorisés comme envoi postal de Is seconde ciasse\u201d \u201c\u2018Ministére des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN No 15 Série II.Vol.9 \u2014 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, A propos de conférences a Sainte-Anne.Une Société de Conférences?.Eest-ce que dans un milieu comme Ste-Anne, il ne serait pas désirable que nous eussions une sccié- té de conférences?Il est trop tôt pour lancer une idée semblable ici, diront des sceptiques.\u2014Peut-être; mais on peut toujours en parler.Et on me permettra d'être d\u2019avis qu\u2019une telle société pourrait y vivre,.si on le voulait.Une première raison est qu\u2019on peut recruter dans notre propre milieu à peu près tout ce qu'il faut, des auditeurs, et des conférenciers.; Des conférenciers?Mais oui, Seigneur, et plusieurs.On peut les trouver au Collège, dans la Corporation des Agronomes, ct chez plusieurs personnes instruites du village.Je me rappelle toujours avec plaisir, pour ne citer que quelques exemples, les conférences données, il y a plusieurs années, par M, l\u2018abbé Marius Paré, alors directeur des Elèves du Collège, à I'Ecole d'Agriculture, sur l'Anglicanisme, et le Luthérianisme; conférences admivablement documentées et admirablement dites.Et encore?Tout récemment, un auditoire écoutait avec une attention religieuse un ieune professeur du Collège nous parler d'orientation professionnelle, des méthodes employées pour arriver à classifier les gens d\u2019après leurs aptitudes, les jeunes surtout, afin qu\u2019ils emploient mieux le temps de leurs études.Le forum qui suivit l\u2019exposé de M.l'abbé Roch Duval menaçait de s\u2019éterniser et ce n\u2019est que par condescendance pour un conférencier que l'on tenait autravail depuis près de trois heures que la séance prit fin.\u201cLes origines de l'Homme\u201d.le 28 février à l'Ecole d'Agriculture.Mardi prochain, le 28 février, il y aura dans la salle de l'Ecole d'Agriculture une conférence sur un sujet peu banal: \u2018Les origines de l'homme\u201d.Tl sera question d'évolution, et l'on répondra peut-être, pendant ou après la conférence, à la question de rigueur: \u2018Est-ce que mous descendons du singe, oui ou non?\u201d Deux attitudes scientifiques se confrontent depuis longtemps: 10) le créationisme par lequel Dieu aurait créé l'homme, comme un être à part au sommet de la série des êtres vivants, un être à son image et à sa ressemblance; 20) l'évolutionis- me, selon lequel Dieu se serait servi des espèces déià existantes pour permettre le développement de l'homme jusqu\u2019au point ou Il pit lui insuffler une âme.Les deux thèses sunt d'envergure; et leur développement, comme leur critique, n\u2019est pas une rigolade.Les auditeurs sérieux auront donc beaucoup à apprendre, et Ce ne sera pas sans utilité dans une époque où tant d\u2019objections se lèvent contre la création, contre le Créateur.Cette conférence sera donc comme une mise au point des théories actuellement en conflit, et aussi comme une sorte de directive pour chacun en un domaine assez fermé à la multitude.L'admission à la conférence est gratuite.Autant dire tout de suite que ce sera une séance d'études, et d'études sérieuses.C'est pourquoi nous comptons \u2014 et surtout à cause de cela\u2014 sur une assistance nombreuse et attentive à ce qui sera exposé comme aux discussions qui Ne manqueront probablement pas de surgir, le dit exposé doctrinal terminé.Le conférencier invité est M.l'abbé Robert Campa , B.A, LPh,, professeur de Philosophie au age de Stc-Anne.M.I'sbbé Campagna possède toute la compétence voulue pour parler de cette passionnante question des origines humaines, et nous savons que l'auditoire qui sera considérable, assistera à un véritable exposé de philosophie scientifique, où les données de la science sont rigoureusement étudiées à la lumière de la philosophie, M.l'abbé Joseph Diament, directeur de l'Ecole et modérateur de la Faculté, à qui nous devons ces conférences culturelles, invite cordialement tous ceux de Ste-Anne et des environs qu'une tel- te étude scientifique peut intéresser.Donc, en nombre, à l\u2019Ecole d\u2018Agriculture, mardi soir, le 28 février, à 8 heures précises! L.-de-G, Fortin.Mariage.Le 2 janvier, M.Laurent Ouellet, ouvrier, de St-Thomas de Montmagny, fils de M.Léon Ouellet et de dame Eugénie Laforge, de Ste-Anne, épousait Mlle Marie-Alice Lévesque, fille de feu Ernest Lévesque et de dame Alice Richard.Le 4 janvier, M.Laurent Lévesque, camionneur, de St-Pacôme, fils de feu Clément Lévesque et de Dame Marie Dionne, de St-Pacome, épousait Mlle Jeanne d\u2019Arc Grondin, fille de M.Joseph Grondin, cultivateur et de dame Antoinette Lévesque.Le 4 février, M.Armand Croteau, navigateur.de St-Antoine de Tilly, fils de M.Désiré Croteau, navigateur et de dame Albertine Côté, de St-Antoine de Tilly, épousait Mlle Thérése Deschénes, fille de feu Lucien Deschénes, et de Dame Marie- Louise Bérubé, de Ste-Anne.DECES S'eur Gabriel Hudon.Le ler février, décédait Sieur Gabriel Hudon, époux de la défunte Claire Garon; il était âgé de 87 ans et 1 mois.II était le père de MM.les Abbés Joseph Hudon, curé de Ste-Perpétue et Octave Hudon, curé de St-Alexandre, et de M.Edouard Hudon, cult., de Ste-Anne.Service et sépulture, à Ste-Anne, le 6 février.Sieur Roland Pelletier.Le 4 février, décédait accidentellement, à Parent, Abitibi, Roland Pelletier, fils de sieur Thomas Pelletier et de feue Albertine Lévesque.Le defunt était âgé de 20 ans.Service et sépulture, à Ste-Anne, le 9 février.Mme Vve F.-X, Lafrance.Le 13 février, décédait dame Joséphine Emond, épouse de feu Frs.-Xavier Lafrance.Elle était âgée de 85 ans et 2 mois.Service et sépulture à Ste-Anne le 17 février.Mme Vve François Ouellet, Le 14, décédait à Rivière-Ouelle, dame Eugénie Cazes, épouse de feu François Ouellet.Elle était âgée de 75 ans et 3 mois.Service et sépulture à Ste-Anne, le 17 février.wes ses 000 Nos condoléances aux familles en deuil.Baptêmes Le 28 décembre, Louise, enfant de Roland Sirois, boucher, et de Jeannette Lavoie.Parrain, Armand-Ernest Lavoie, rentier, grand'père, et marraine, Marielle Lavoie, tante de l'enfant.Marie-Antoinette-Rolande- Le 16 jan, Marie-Anatole-Nicole, enfant de Ernest Pagenu, agronome, et de Suzanne Simard; Parrain et marraine, Emile Gosselin, boulanger, et Anathalie Touzin, son épouse, oncle et tante de l'enfant.Le 19 janvier, Maric-Louise-Nicole, enfant de Roger Laforest, plombier, et de Juliette Hudon.Parrain, Lorenzo Bérubé, représenté par M.Gérard Hudon.Marraine, Marie-Louise Hulon, oncle et tante de l\u2019enfant.Le 20 janvier, Marie-Madeleine-Claire-Denise, enfant de Maurice Fortin, imprimeur, et de Rita Frève; Parrain et marraine, Lucien Sirois gérant d'hôtel, et Madeleine Frève, son épouse, oncle et tante, Le 22 janvier, Marie-Diane-Françoise, enfant de Jean-Marc Lizotte, et de Jeannette Saint-Onge; Parrain et Marraine, Georges Saint-Onges et Ma- rie-Louise Michaud, grands-parents de l'enfant.Le 22 janvier, Marie-Jeanne d'Arc-Lucienne, enfant de Joseph R.Dubé, et de Marie-Lomieux; Parrain et Marraine, Félix Lemieux et Lucienne Anctil, oncle et tante.Fête Lacordaire à la Pocatière Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) La réunion générale des Cercles Lacordaire et Jeanne d'Arc de Ste-Anne-de-la-Pocatière, mardi soir dernier, a donné lieu à une magnifique fête.en hommage à M.l'abbé Roland Michaud, auméô- nier à l\u2019occasion de son anniversaire de naissance.à Madame Léon Grenier, présidente du cercle par suite de sa nomination comme propagandiste dans le Comité Régional de Kamouraska.Comme il y eut initiation et changement de décoration de plusieurs membres, le goûter qui suivit fut servi en leur honneur.Au cours de la réunion, le président local a présenté le programme des activités de l\u2019année 1950.Ce programme comprend trois parties: 1) Formation des membres; 2) Apostolat du milieu; 3) Expansion du Cercle ou Rayonnement.M.J.- H.Gagon, vice-président, a commenté d'une façon magnifique les mots d'ordre du mois; Mme Emile Dumais, vice-présidente, a rendu hommage aux chefs d'équipe pour leur travail et a exprimé sa confiance pour une année fructueuse à tous points de vue.Mme Léon Grenier a expliqué l'aide que le Cercle Lacordaire apportera aux pauvres de la paroisse en coopération avec la Municipalité.Le président s'est fait l'interprète de tous pour présenter les hommages et les voeux à l'endroit de M.l'abbé Michaud et de Mme Léon Grenier.Un cadeau-souvenir fut présenté à M.l'abbé Michaud, M.J'abbé Michaud, aumônier, prit la parole pour remercier les membres de leurs bons sentiments à son endroit; les assura de ses prières ferventes.M.l'abbé Laurent Gagnon, professeur au collège et cinéaste, a présenté en primeur: \u201cEn avant Lacordaire\u201d, film en couleur illustrant des journées de chefs.une partie de sucre et le congrès de district du 31 juillet à Ste-Anne-de-la- Pocatière.Ce film qui est d'une rare beauté a été apprécié hautement de tous les membres.Un goûter ensuite servi à l'Ecole d'Agriculture par les Jeanne d\u2019Ac de la paroisse.On se régala et on termina la soirée par des chants.déclamations.sketches par MM.Victorin Lavoie et André Therrien, conférenciers; Mlle Isabelle Michaud et M, Laurent Chabot exécutèrent une pièce de chant.Tous se souviendront longtemps de cette soirée récréative et instructive, 2 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne.(Ramouraska) jeudi, 23 février 1950 Soirée académique à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture Samedi soir, le 18 février, les Elèves de Troisième Année, en Agronomie et en Pêcheries, donnaient une séance doublement intéressante; d'abord à titre académique, du fait que les Etudiants ont fait une étude à vol d\u2019oiseau du Québec géolo- rique, géographique, agricole et maritime; puis à titre artistique, par la contribution remarquable des artistes invités dont nous parlerons un peu plus loin.Nous ne pouvons pas, sans allonger trop ce compte rendu, souligner les mérites des étudiants qui ont organisé et donné cette séance, sous la direction de M.Auguste Mailloux, professeur de Géologie.Les conférences et dialogues étaient documentée à souhait, de facture soignée, et débités avec un souci évident de belle et bonne diction.Des performances à point comme celle-là ne s'improvisent pas; elles se préparent, et le summum est atteint lorsque cette préparation ne paraît plus du tout.Samedi soir, on n'en était pas rendu là, mais ce fut rudement bien, tout de même.L'auditoire, très attentif, s'est visiblement pris d'intérêt pour les descriptions de notre sol qué- b\u2019cois, bien que ces dernières aient été intentionnellement sévères, techniques, véridiques.On en a peut-être mis assez pour que ça devienne \u201cpoétique\u201d \u2026 En tous cas, les travaux étaient courts, précis, bien ordonnés; et ils alternaient avec un programme musical dont nous allons dire un mot maintenant.Les artistes invités étaient: Mlle Evangéline Garant, pianiste de Québec, de l'Ecole de Musique de Laval; M.Jean-Louis Rousseau, violoniste, de Montmagny, étudiant à Québec, et M.Victor Bouchard, N.P., accompagnateur, également de Québec.Pour la circonstance, le propriétaire-directeur du poste CHG B, M, Thomas Desjardins, de Ste- Anne, avait bien voulu faire aux organisateurs de la soirée, la faveur de leur préter la magnifique piano à queue de ses studios.Nous ne voulons pas faire une critique musicale du programme.Mais la qualité des artistes mérite bien qu'on en dise un mot.Le fait est que nous avons eu, samedi soir, un des meilleurs concerts que des artistes non-professionnels soient venus donner à Ste-Anne Mile Evangéline Garant fut une révélation pour Plusieurs d'entre nous qui n'avons guère l'occasion de suivre le mouvement musical de la capitale, sauf par ce que la radio nous en fait connaître.lorsqu'elle le veut bien! L'examen rapide des pièces inscrites au programme indi- Quait que nous nous trouvions devant une pianiste capable de beaucoup.Et il en fut ainsi.Cela nous remettait en mémoire un artiste invité de réputation internationale, que quelques jours auparavant, la radio vantait à tour de bras, mais qui fut loin de donner une performance de la qualité de celle dont nous étions témoins.Nous nous sommes réjouis de ce que nos écoles de musique de chez-nous produisent de si bons musiciens qui, très modestement, (trop modestement peut-être), font des études sérieuses de belle et bonne .« sique.\u2026 i cs: toujours hasardeux de faire des prédic- v LIlle Garant ncus parait extrêmement bien \u2018ais lsrzqu'elle se présente en public, ».#irde dans son sourire un je ne sais quoi de mystérieux, d'impénétrable qui est de nature à conserver les distances entre ces auditeurs et elle- même.C'est bien dommage, car une fois au piano.elle se montre en possession d\u2019un excellent métier, d'une belle culture musicale, d'une sensibilité discréte, bien mesurée, mais quand méme vibrante\u2026 Elle mérite de grands succès.Tous ceux qui ont eu l'avantage de l'entendre sont de notre avis, M.Jean-Louis Rousseau n'a pas encore vingt ans.Heureux possesseur d'un instrument assez ancien, un italien datant de 1789, il sait en tirer des sonorités riches, variées et puissantes au besoin.Il est doué d'un vrai tempérament de violoniste, mais aussi d'un \u201cvibrato\u201d qu'il aura avantage à contrôler.Tl est en possesion d\u2019une technique plutôt avancée; et il joue nettement, très juste.Il se sent à l'aise surtout dans les pièces exigeant de la bravoure, du brillant, dans certains classiques qu'il a bien travaillés et où l\u2019on voit qu'il a été bien puidé.Mais il lui arrive de manquer de fini dans plusieurs pièc-s qu\u2019il « peut-être travaillées avec moins d'attention.Par exemple, dans le Leurs de J.-S.Bach, il adopté au début, sans trop de raisons, une vitesse d'ésécution qui n'a rien Lions bla valeur de la musique, mais qui lui a joué un vilain tour, à la deuxième phrase, puisqu'il n\u2019a plus suffi à détailler le dialogue que le maître avait établi, suivant sa coutume, dans cette composition pour un seul instrument, (le violoncelle).Dommage! De même, lI\u2018 \u201cAve Maria\" de Bach-Gounod, qui a marqué une grande faiblesse d'interprétation de la pièce, chose incompréhensible pour un violoniste qui possède tant de moyens techniques.LU avait inscrit, mais sans le jouer, \u2014le ler mouvement de la \u201cSymphonie Espagnole\u201d de Lalo.Des musiciens dignes de foi nous affirment qu\u2019il peut faire face à cette musique! Nous nous inclinons devant le témoignage, quoique nous avouons ne pag comprendre très bien\u2026 Peu importe! Nous nous trouvons donc devant un jeune homme de grand talent, mais qui tient encore en secret bien des ressources qui apparaîtront avec du travail, de l'étude, et de la culture musicale.On dit, par ailleurs, que M.Rousseau est un bourreau de travail, Il nous pardonnera bien ces quelques remarques; elles n\u2019ont pas d'autre but que de servir la vérité.Si par le passé, on n\u2019avait jamais dépassé la mesure devant des jeunes gens qui veulent se tailler une carrière de la musique (et qui obtiennent des succès), on n\u2019aurait pas à déplorer que ces hommes parvenus à maturité, ne voient plus les choses aussi faciles qu'au début, manquent de confiance en eux-mêmes, et perdent la force de ca- tère et de volonté qu'il leur faut pour lutter dans une carrière où les virtuoses extraordinaires ne manquent pas!\u2026 Si M.Jean-Louis Rousseau n'avait pas de talent, nous ne nous serions pas donné la peine de lui faire des remarques.Son plus grand handicap, c'est son jeune âge, et probablement le peu de temps qu'il a pu mettre a l'étude de la musique, comme cela arrive chez-nous.Il n\u2019en reste pas moins vrai que Jean-Louis Rousseau deviendra un violoniste pas tout à fait comme les autres violonistes, lorsqu'il aura eu le temps de développer les ressources dont la Providence semble l\u2019avoir doué, et très abondamment.Et maintenant, un mot de \u2018l'accompagnateur, M.Victor Bouchard, Issu, comme ses camarades, d\u2019une bonne famille de chez-nous, il n\u2019est venu à la musique qu\u2019assez tard; et sans trop y attacher d'importance; car M, Bouchard a fait d\u2019abord ses études classiques et universitaires: il est notaire! Ayant étudié à Lévis, il est donc une autre trouvaille de M.l'abbé Alph.Tardif, qui a déjà donné à sa province Jean Beaudet, Georges Londsay et Claude Lavoie.M.Bouchard étudie le piano et la composition.Il est l\u2019accompagnateur parfait; et il a su faire oublier à l\u2018auditeur le plus pointilleux qu\u2019il remplaçait, à quelques jours d\u2019avis, un camarade au programme, mais retenu à Québec.Nous sommes très reconnaissant à ce hasard qui nous a valu le plaisir de le voir à Ste-Anne, Ce musicien fera sûrement parler de lui, un jour.Sa culture classique, ses connaissances très étendues et ses moyens personnels d'exécution le désignent à un très grand avenir musical, soit comme exécutant, soit comme compositeur.Nous avons connu, en une seule soirée, trois élèves de nos écoles de musique.Tous trois, chacun à sa façon, ont fait honneur à l\u2019art québécois, qui connaît un essor considérable depuis quelques années, aux écoles où ils apprennent à révéler les sec-e\u2019s des grandes oeuvres, et aux maîtres qui les miident dans l'épanouissement de leurs talents, Tlg nous ont donné un des bons programmes musi- sau qu'il nous fut donné d'entendre ici à Stee.Nos félicitations vont aux artistes, aux organisateurs de cette soirée et à tous ceux qui en ont assuré le succès.LG,F.Votre avenir Jeunes gens, jeunes filles, voulez-vous connai- tre votre avenir?Brasses un jeu de cartes, tirez-en neuf, nommez-les moi à la suite; donnez- moi en même temps le mois et la date de votre naissance, la couleur de vos yeux.Incluez $0.50 en argent ou bon de poste non en timbres, ajoutez une enveloppe affranchie pour votre adresse au complet et vous recevrez une réponse dans les 10 jours qui suivront, Ecrivez à: Madame Marthe SMITH, St-Joseph de Beauce P.Q.Conférence Lacordaire au Collège de Ste-Anne Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) Le collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière avait, ces jours derniers, le plaisir et l'honneur d\u2019entendre un conférencier Lacordaire bien connu, M.Clément Germain, étudiant en Cinquième Année de Médecine à l'Université Laval, ex-président du Cercle Lacordaire de cette Université.Dans un avertissement adressé aux étudiants et plus particulièrement aux finissants du Collège il leur a fait voir ce qui les attendait à l\u2019Université.L'Abstinence totale est possible à l\u2019Université pour celui qui ne craint vas de s\u2019affirmer, qui ne se laisse pas \u201cbluffer\u201d, qui ne croit pas tous ces gros bateaux que débitent certains confrères qui, au fond.sont de bons garçons mais tiennent à se faire passer pour les pires chenapans.Devant ce désir de faire comme les autres, devant cette folie du respect humain.il faut être un véritable homme de principes pour résister à toutes les tentations.L'étudiant universitaire est plus libre que tout autre; mais il est plus isolé aussi: pas de parents, plus d\u2019intimes: fatigué par les cours il! se laissera peut-être attirer par des compagnons à la taverne.Pour être en mesure de tenir le coup, il faut avoir une idée très haute et très noble du mouvement, Le simple besoin de prévention personnelle ne suffit pas.Le mouvement Lacordaire est là pour mettre une note de charité.de sacrifice et d'apostolat dans la vie de l\u2019universitaire.Et notre société a un pressant besoin d\u2019apôtres, d'hommes de principes qui ne se confinent pas à leur égoïsme mais savent répandre autour d'eux les bienfaits.les connaissances, les lumières, l\u2019amour qu\u2019ils n\u2019ont reçus que pour donner.Présenté par M.René Raymond, le conférencier fut remercié par M.l'abbé Marius Paré, aumônier du cercle Lacordaire- du Collège.SOCIETE HISTORIQUE DE KAMOURASKA Réponse à Monsieur X Depuis la rivière des Trois Saumons jusques à la pointe de la Grande Ance, il n\u2019y a que deux ha- bitans establis qui ont très peut de terres en culture, toute cette partie est entrecoupée de rochers colines et valons peut habitable, appartenant aux héritiers de la Chenaye et de Mr Dauteuil, les bois naturels y sont mélangez de toutes espèces mais plus de sapinages que dautres.La Seigneurie de la Grande Ance appartient à la veuve de St-Donis faisant paroisse avec celle de la Rivière Ouelle.Les terres sur le front du fleuve y sont unies et fertiles en toutes sortes de grains et légumes et pacages, mais sujcttes à lu brume et à la gellée, les vrofondeurs selevent en costeaux et montagnes et entrecoupées de valons garnis de toutes sortes de bois plus gommeux que dautres, cette Seigneurie fait la définition des plans nayant pas eu le temps de lever ceux de la Rivière-Ouelle, Camouraska et la Rivière du Loup ou se termine les establissements des habitans Il reste à lever les plans de la Rivière-Ouelle, Camouraska et la pointe aux allouettes, ou es- toient les Establissemens de la Pesche aux marsouins.Les Terres de la Rivière ouel et de Camoraska sont très belles ou les habitans sont assez aisez, ils le seroient encore davantage sils es- toient apportée du Commerce de leurs denrées il v a dans les bois de la première une fontaine très abondante d\u2019enu salée ou le sel se pourroit faire comme il se fait on nlusieurs provinces de l\u2019Europe.(Mémoire de Gédéon de Catalogne 1712) J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ese.- Ete Rue Poiré \u2014_ Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE FERNAND SIROIS, M.S8.C., C.A.GERARD RENAUD, M.8.C., CA.FERNAND SIROIS a CIE.COMPTABLES AGREES 70, Rue St-PIERRE, QUEBEC.Td: 5.7104 jeudi, 23 février 1950 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).Nous Voilà 11 Page étudiante (Facultés d\u2019Agriculture et des Pécheries) La peinture, transposition plastique de univers (1) \u201cLe bon bourgeois aime être respecté\u2019, nous dit un proverbe populaire.C\u2019est pourquoi il s\u2019indigne devant une oeuvre d'art qui ne répond pas immédiatement à son besoin de précisions réaliste.Mais cette précision émane d'un univers transcendant qu'\u2019ignorent ces excellentes gens accrochant candidement quelques imitations d\u2019objets aux murs de leur \u201csalon\u201d.Cet univers tout idéal inventé par des esprits supérieurs, est constitué par la quintessence des éléments qui conditionnent notre monde boîteux.Par les soins des génies, chacun des corps terrestres a abandonné ses propriétés épaisses et matérielles, Les plus belles, les plus sereines, les plus recon- fortantes oeuvres d'art, sont celles qui par le truchement des formes pures laissent entendre au spectateur alourdi du matérialisme, qu\u2019il est des idées et des sentiments exquis, des inventions de la main inspirée qui survivent à la décrépitude universelle.C'est là la plus suave \u201cpromesse de bonheur\u201d, pour employer la belle expression de Stendhal.Ces rêveries sans objet autre de pressentir l'éternité sont les seules qui se puissent qualifier d\u2019esthétique, et qui soient capables de combler à la fois le coeur et l'esprit.Leur qualité ne dépend pas du sujet sur lequel elles brodent leurs arabesques limpides, mais de la perfection même de ces arabesques et de l'inattendu de leur combinaison.Selon ce point de vue, le seul licite, le \u201ccoucher de soleil\u201d ce spectacle en lequel communient toutes les âmes incultes en quête de poésie, perd toute valeur émotive, s'il est représenté tel quel, c\u2019est-à-dire alourdi d'éléments inconciliables: ces orangés violents, ces violets insensés, ces jaunes citron inacceptables.Pour conserver dans le domaine de l'art son pouvoir d'intense suggestion il lui faudra abandonner, ce soleil royal, presque tous les éléments qui composent sa gloire, ou les atténuer, les rapprocher les uns des autres, leur trouver enfin un facteur commun, les réduire au même dénominateur.Ce facteur d'harmonie, cet agent de liaison entre des valeurs trop éloignées les unes des autres, c'est, pour leur couleur, la dominance d'un seul ton du spectre, et pour la forme, la dominance géométrique, Dans les deux cas, l\u2019objet matériel ne devient digne d'entrer dans le monde supérieur de l\u2019art qu'après avoir abandonné ses éléments terrestres pour ne conserver que ceux dont les conventions picturales invariables l\u2019autorisent à se revêtir.Sévérité donc, dans l'examen des objets qui posent leur candidature à la représentation artistique, décision dans le choix des matériaux qu'ils proposent, mise en valeur et organisation de ces matériaux élus selon les lois séculaires, hors desquelles n\u2019est point de salut, telle peut être définie l\u2019opération magique par laquelle la matière est admise à parler à l\u2019esprit, On appelle révolutionnaire, dans le milieu somnolent des artistes officiels et dans le public des couchers de soleil, les entreprises artistiques qui essaient de remettre en valeur les lois éternelles de la peinture.L'impressionisme, qui est enfin rentré dans la sensibilité générale, et le cubisme, qui, s'attachant à des problèmes techniques plus ambitieux, n'a pas encore trouvé sa formule définitive, sont des entreprises de cet ordre.L'étrangeté du cubisme provient.en partie, de ce qu\u2019À une époque où l'indécision était de règle (par suite, justement.d\u2019une maladroite compréhension de l'impressio- nisme) il osa expliciter ses intentions, mettre en évidence les particularités techniques traditionnelles: lois éternelles de compusition, dessin géométrique, dématérialisation des objets.On peut dire que le cubisme, à l'encontre des écoles officielles attachées uniquement à l'expression des particularités superficielles des objets.n'accorda d'attention à celles-ci, aux plus pressantes nécessités plastiques.C'est la rigueur de cotte discipline tendant à la sublimation des formes qui indisposa un public irréductiblement matérialiste.Comment un public assoiffé d'inventaires, de rapports, de procès-verbaux, tolérerait-il que les attributs les plus familiers, les plus communs de la nature: la densité l'opacité l'inertie, soient remplacés par le dynamisme constructif la transparence et la légéreté?On n'y parle, ainsi que chez l\u2019épicier du coin, que de l'imitation de la nature, comme si ces mots, dans la bouche d'hommes dont le métier d\u2019évoquer la nature au lieu de la copier, ne constituaient pas un scandaleux désaveu! Le jour où le public saura en quoi consiste In technique picturale, il se résoudra à ne pas exiger de l'artiste qu\u2019il superpose sur la toile a la fois, la matière, la couleur spécifique, le modelé.Il consentira à abandonner à la photographie en couleurs le soin de ces pléonasmes documentaires.Les lois simples fondamentales qui régissent le dessin, le rythme constructif, les valeurs et la couleur peuvent se résumer ainsi: l'expression des objets implique le choix préalable d'une des deux propriétés de la matière: la couleur et le modelé; le style provient.avant toutes choses, de la mise en évidence d\u2019un de ces deux éléments aux dépens de l'autre.Dès lors, imiter signifie transposer, étudier signifie choisir, dans les cléments naturels ceux qui sont d'essence plastique ct picturale: voir enfin, voir en artiste, signifie d'abord savoir.Maurice Hamel, je agr.(1)Résumé d'un article écrit par M.Pierre Lhote, LeMois.du ler septembre au ler octobre 1933, Maulde et Renou Paris Portrait de Robert Fanfant Remportant au football des succes foudroyants, notre étoile haïtienne.Opta donc un jour, pour la campagne canadienne.Bienvenu au Canada, et à Ste-Anne acclamé Emule de Ben Bareak qu'il avait abandonné.Robert l'invincible, un matin, chaussa les skis Trouvant dans les Appalaches plus de neige qu'en .Haitisobriété il travaille avec acharnement Fumant sa pipe avec À savoir pourquoi tant de gens Ne gardent pas silence le matin.alors que lui Fatigué d\u2019un sommeil trop long, reste si recueilli.Avec une belle situation Nous lui souhaitons Toute une vie de bonheur, et des petits Qui ne crient pas la nuit.Chronique étudiante Appuyée sur la tradition, espérons que cette chronique tiendra debout au moins pendant la semaine de son existence.La semaine débute par une contreverse au sujet du club des \u2018\u201cVocations Tardives\u201d.Un intrus avec d\u2019autres de son calibre camouflés sous le nom de \u201cVocations Tardives\u201d sont allés se faire battre par l'équipe des \u201cBedennes\u201d du Cours moyen.Le président-fondateur du véritable club de ce nom, retenu au lit par un trouble dans ses boyaux, est donc venu mettre les choses au point.Le début du second semestre s'écoule tranquillement, (pas vite.) Il n'y a qu'un groupe d'élèves qui s'affairent, sans doute pour donner de l'importance à ce qu\u2019ils préparent.La première composition du semestre met fin à la monotonie qui sévit depuis les derniers examens.Elle était de calibre! Vendredi soir, il y avait affluence à la salle municipale.On y donnait un bingo en faveur des pauvres.Comme il arrive ordinairement quand il y a foule, les bactéries (pathogènes ou non) s\u2019y sont introduites, mais on contrôle assez bien leur effet grâce aux portes qui ferment hermétiquement.n étudiant néanmoins gagna un grille-pain.Félicitations! un autre fusible! Monsieur l\u2019Économe, - Portrait de Robert Fanfant (suite) II v a quelques 27 années de cela, \u201cHaïti, pays d'amour\u201d fétait la naissance d'un poupon de Bi lbs.En signe de reconnaissance, les palmiers inclinèrent leur couronne de feuilles, les bananiers et les cocotiers promirent des récoltes plus abondantes.L'anana, ne voulant pas être l'enfant pauvre, offrit timidement ses fruits délicieux, Cette journée mémorable, pourtant un vendredi 13, se déroula sans incident.Déveine, me di- rez-vous?Erreur, Robert a su tromper la superstition: et aujourd'hui, il rend hommage aux vendredis 13 et voudrait même qu'il y en ait deux à chaque mois.Les Révérendes Soeurs du Sacré-Coeur eurent le plaisir de lui apprendre à lire.Les Pères du St- Esvrit du Collège St-Martial le dirigèrent dans ses études primaires et enfin le Collège de Port- au-Prince l'hébergea pour son cours classique.Après six mois à l'Ecole Normale d'Agriculture de Port-au-Prince, il se rendit compte qu\u2019une graine exige une période de repos pour sa germination.A l'instar de cette \u2018source de vie\u201d, Robert se reposa trois ans les méninges, tout en travaillant par-ci par-là, histoire d'emmagasiner des réserves! L'excellente réputation dont jouissent en Haiti les études universitaires québécoises le décida à venir chercher à Ste-Anne le bagage scientifique désiré.Ses premières impressions, dit-il, furent désagréables; cela se comprend après un séjour à New- York.Montréal.et la solitude aidant \u2026 Mais grâce à la bienveillante hospitalité et aux multiples marques d'attention dont il a été l'objet, il s'est plu à Ste-Anne au point d'en faire une autre petite patrie.De tempérament un peu bohème, Monsieur Fanfant, dés sa première jeunesse \u2014 si lointaine d'après lui \u2014- visita quelques pays de l'Amérique Centrale; c'est pourquoi, désirant connaître d'autres coutumes, un nouveau mode de vie, il décida de venir au Canada, Sa vie est régie par des principes immuables.qui lui ont valu, chez ses intimes le surnom de \u2018Pépére\u201d.N'essayez pas de le faire déroger à ses règles \u2014 qui n'en a pas?\u2014 Sa loi fondamentale est: La couchette à 10 heures et quinze! Peut-on rencontrer un être plus vif, plus agile .que Robert?Aussi excelle-t-il dans bien des domaines sportifs: football, natation, canotage, saut \u2026 Au Cunada, il ne jure que par le Ski, se passionne pour le hockey dont Richard, Durnan et parfois Brimseck sont les idoles.Il regrette ame- rement de ne pas avoir appris à patiner, souhaitons qu'il pourra le faire en nous revenant dans un avenir prochain.Roland Gilbert, Je agr.Mais le grand jour attendu avec joie et crainte arrive enfin.Il y a du beau pour tout le monde.Avant et pendant le gala, rien ne manquait.Succès partout.Après: de légères fissures dans le gousset de quelques-uns qui se caractérisent avec.Ce qui reste: une neuvième béatitude: \u2018\u2019Bienheureux les innocents car le royaume des cartes géographiques est à eux.\u201d Jean-Guy Lavallée GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, CRE (Kamouraska).jeudi, 23 février 1950 Page d'HISTOIRE REGIONALE Les terres de la GRANDE - ANSE et DES AULNAIES par Léon ROY Terre (No 81) de Joseph Ouellet fils (1715-post 1760) Lots cadastraux actuels Nos 212 et 213.D'après le terrier de 1743, cette terre aurait été concédée à Joseph Ouellet fils, par billet de Mr d'Auteuil (és qualité), le 18 août 1734.Au terrier de 1743, Joseph Ouellet fils (1715-post 1760) possède sous le No 39 de l\u2019époque, une terre de 3 arpents 3 perches de front.sur 42 de profondeur, avec maison en bois et environ trois arpents de terre labourable, bornée au nord-est à Charles St-Pierre, et au sud- ouest à Joseph Bouchard.En 1881, date de la mise en force du cadastre, notre terre No 31, de 3 arpents et 3 perches de front, formait deux lots cadastraux, le No 212, de 28 arpents de profondeur, ayant front sur le fleuve, et appartenant à André Pelletier, et le No 213, s\u2019étendant sur le reste de la profondeur du rang (59).C'est apparemment ce même lot cadastral no 212, qui est indiqué au nom d'André Pelletier, sous le No 35, au Cadastre seigneurial de 1859, auquel on donne alors 3 arpents et 3 perches de largeur, sur 2T arpents de profondeur, Les transactions suivantes apparaissent à l'index aux immeubles (après 1881), sur le lot No 212: Donation d\u2019André Pelletier à Joseph Pelletier, le 9 octobre 1884, enregistrée sous le No 23,605, le 30 janvier 1885; Testament de Joseph-André Pelletier en faveur de son fils André, le 8 août 1903, enregistré sous le No 48,141, le 4 janvier 1923 (59).Terre (No 32) de Joseph Bouchard (1715-ant.1765) Lots cadastraux actuels Nos 214 et 215.Au terrier de 1743, cette terre de 3 arpents et 3 perches de front, sur 42 de profondeur sans bâtiments, où il y a 3 à 4 arpents de terre labourable, et bornée au nord-est à Joseph Ouellet fils et au sud-ouest à la terre acquise par Bernard Pelletier de François Dubé, porte le No 40 et a pour propriétaire Jean-Baptiste Dupéré, L'acte de vente de Joseph Bouchard (1715-ant.-1765), habitant, demeurant ordinairement à la Longue-Pointe près Montréal (qui épousa Marguerite Leclerc, en 1747), à Jean-Baptiste Dupéré (1718-post 1755).marchand de Québec, de la terre en question, au d.vendeur appartenant par billet de concession des héritiers de madame de St- Denis (vers 1734), ne fut cependant signé que le 11 juillet 1745 (gr.Boucault de Godefus).Au cadastre seigneurial de 1859, notre terre No 32, est divisée en deux, et porte les Nos 31 et 32.La partie principale, qui correspond au lot cadastral actuel No 214, ayant front sur le fleuve, de 3 arpents et 3 perches de largeur, sur 30 arpents de profondeur, appartenait à Louis Pelletier.L'autre partie, en arrière, de même largeur, sur 12 arpents de profondeur, qui correspond au lot cadastral actuel No215, appartenait alors à Damase Castonguay.- Terre (No 33) de Charles-François Pelletier (1740-post1821).Lot cadastral actuel No 216 Cette terre de 4 x 42 arpents fut concédée originairement par le seigneur Juchereau à Augustin Dubé (1695.1779), le 19 octobre 1718 (Cf: gr.Janneau, 7 mai 1742).Le 20 juillet 1743 (gr.Boucault de Godefus) Francois Dubé de Saint-Roch, vendait.moyennant 85 livres payées comptant dès le 25 juin 1742, à (Jean)-Bernard Pelletier (1712-post 1765), fils de Charles (1671-1748) une terre (No 332) de 2 x 42 arpents, sans bâtimens, dont il est en possession depuis le 20 juin 1742, par convention devant Mr Duchouquet, prêtre missionnaire de St-Roch, et bornée au nord-est à Joseph Bouchard, et au sud-ouest aux deux autres arpents (33b), acquis cydevant par l'acquéreur du vendeur.Le 7 mai 1742 (gr.Janneau), François Dubé avait, en effet, vendu à Bernard Pelletier une terre (No 33b) de 2x 42 arpents, bornée au nord-est au vendeur, et au sud-ouest à Jean Pin, faisant partie d\u2019une terre de 4 x 42 arpents, concédée à Auzustin Dubé, par billet de M.Juchereau, du 19 octobre 1718 (27).Au terrier de 1743, Jean-Bernard Pelletier possède donc une (seconde) terre , de 4 x 42 arpents, presq\u2019en bois debout sans bastimens, bornée au nord-est aux héritiers de la Ve Bouchard, et au sud-ouest à Jean Pin-dit-Langlais.Joseph Bouchard vivait pourtant (?) encore, puisqu'il contracta mariage en 1747, Par un titre-nouvel du 9 août 1765 (gr.Louet), on voit que cette terre de 4 x 42 arpents bornée au nord-est aux héritiers de la Ve Bouchard et au sud-ouest à Jean Pin, appartient à Charles-François Pelletier (né en 1740), qui l'avait eue de Jean-Bernard Pelletier son père, par donation.insérée dans son contrat de mariage, le 8 (sic) novembre 1764.M: l\u2019abbé Edmond Pelletier présentement curé et chapelain de la paroisse Notre-Dame-des-Anges et de l'Hôpital- Général de Québec, a fait l'examen des titres de propriété (Suite) du présent possesseur de cette terre, située à deux milles en haut de l\u2019église.Voici le résultat de cet examen, qui com- pléte nos renseignements: Le 11 novembre 1764, en la maison de Jean-Bernard Pelletier père \u2014 située sur notre terre No 28, à 15 arpents au nord est \u2014 le notaire Barthelemy Richard recevait le contrat, de mariage de Charles-François Pelletier, âgé de 24 ans, fils du dit Jean-Bernard Pelletier et de Marie-Mar- the Brisson, avec Françoise Caron, âgée de 20 ans, fille de feu Louis Caron, dont le mariage fut célébré le lendemain, à Saint-Roch même.Le tabellion y déclare ce qui suit: \u201cLes droits du futur époux consistent en une terre de la contenance de 4 arpents, sur 42 bornée au nord-est à Joseph Ouellet \u2014 propriétaire de la terre No 31, à moins que celui-ci n\u2019aît acquis la terre No 32, qui appartenait à Jean-Baptiste Dupéré, marchand, en 1743 \u2014 et au sud- ouest aux héritiers de feu Joseph Dubé \u2014 c'est-à-dire le second mari de la veuve de Jean Pin \u2014 et que le d.Sr Bernard Pelletier \u201ca donnée et donne à son dit fils, avec tous les bâtiments \u201cqui se trouvent dessus\u201d.Le nouvel acquéreur gardera maîtrise de sa terre durant 39 ans.alors qu\u2019il sera officier de milice.Lui et sa femme avaient atteint la soixantaine, lorsqu'à leur tour, ils firent donation de leur susdite terre à leur fils André Pelletier, alors âgé de 26 ans.C\u2019est le notaire Augustin Dionne, \u201c\u2018résidant à Notre-Dame-de-Liesse et à Kamouraska,\u201d qui rédigea son contrat de mariage avec Marie- Victoire Soulard, âgée de 18 ans, fille de Jacques-Charles Soulard et de Marie-Anne Lizotte, le 24 juin 1803.Cette terre passa ensuite au fils du précédent, aussi prénommé André, qui était le frère du grand-père de l'abbé Edmond Pelletier, portant le prénom de François-Xavier.C'est cet André Pelletier qui était propriétaire de la terre en question, le 22 mai 1854 alors que le notaire Amable Morin nous réfère au papier-terrier du fief des Aulnaies, fait var Jean-Baptiste Taché, le 13 novembre 1821.Voici comment s'exprime le notaire Morin: \u201cLa présente donation fait partie de la concession reconnue par le titre-nouvel consenti par François- Pelletier, fils de Jean-Bernard, à M.Ignace Aubert sieur de Duchesnay, seigneur d'alors par un acte passé devant Mtre Claude Louet, le 29 juillet 1769\", Au cadastre seigneurial de 1859, André Pelletier (fils) ne possède plus que 3 arpents de front, sur 42 de profondeur.Il a vour voisins, à l\u2019est: Louis Pelletier (son frère) et Damase Castonguay.et à l'ouest, Michel Pelletier, représentant gaoan-Bernard Pelletier ( et ainsi désigné à partir e ).Cette terre No 216 du cadastre actuel a 3 arpents de front, sur 42 de profondeur.Voici les transactions qui apparaissent a I'Index aux immeubles sur ce No 216 (59): Donation d'André Pelletier à Narcisse Pelletier, le 9 octobre 1884, enregistrée sous le No 23,605, le 30 janvier 1885; pour tout lg lot.Vente de Narcisse Pelletier, fils d'André, et son épouse Arthémise Caron, à (Joseph)-François Pelletier, fils d\u2019André, le 21 mars 1891, enregistré sous le No 27,437, le 24 octobre 1891; pour tout le lot.Donation par Alfred Pelletier et son épouse, née Blanche letier, à leur fils Horace, le 18 janvier 1915.enregistrée sous le No 41,524, le ler mars 1915; pour tout le lot.Testament d\u2019Horace Pelletier, fils de François, en \u2018faveur de son épouse, née Blanche Gagnon, le ler avril 1919; enregistré sous le No 45,364, le 31 octobre 1919.Le testateur était décédé, le 11 avril 1919, Donaion par Alfred Pelletier et son épouse, née Blanche Gagnon, (veuve d'Horace Pelletier), à Horace Pelletier, le 22 novembre 1947; enregistrée sous le No 66,612, le 25 novembre 1947; pour tout le lot.Joseph-François Pelletier, mort vers 1943, était le cin- quiéme propriétaire et le quatrième occupant du nom de Pelletier.Son épouse, née Marie Pelletier, décéda en fin de juin 1947.Horace Pelletier, leur fils, décédé en fin fut le dernier propriétaire descendant en ligne directe du premier occupant du nom de Pelletier, Ajoutons que cette branche de la famille Pelletier est connue sous le surnom de Cabas, surnom qui prit apparamment naissance après la mort de Jean-Bernard Pelletier (1712- post 1765), puisque l'abbé Edmond Pelletier, et l'épouse de l'auteur, qui descendent tous deux de ce dernier ancêtre, ne sont pas des Pelletier-dit-Cabas.(27) Obligeance de M.Louis-J.Pelletier, archiviste judiciaire à la Rivière-du-Loup.(59) Nous devons à M.Paul Bernier, registrateur de la division d'Enregistrement de Islet, do nombreux renseignements, pour lesquels nous lui exprimons toute notre gratitude ici même, parce qu\u2019il était difficile d'en signaler la source dans notre texte.(à eutvre) -\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 \" _\u2014 \u2014 _\u2014 _\u2014 m\u2014_\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014mr\"\u2014\u2014\u2014\u2014P 7 Ne pas sacrifier la famille à l\u2019amitié\u2026 L'enfant est tenu dans le cercle familial jusqu\u2019à l\u2019adolescence.Ce moment marque le début d\u2019amitiés passionnées, de petits béguins, et des premières soirées passées avec des collégiens.Ne sacrifiez pas, pendant ce stage, l'amour et le respect que vous témoignent père et mère, frères et soeurs, Ceux-ci étaient jusqu'alors vos plus chers compagnons et les confidents de vos pensées.Vos nouvelles attaches ne doivent pas vous faire sacrifier les anciens liens.Voug les trouverez bien lorsque les premiers chagrins auront besoin d'être consolés, et que la nouveauté de cette vie commencera à diminuer d'\u2019attrait.La petite fille qui passe ses soirées accrochée au téléphone, quand elle ne remplit pas la maison.d\u2019amis, n\u2019attirera que des excités comme elle.Les rapports sociaux s\u2019établissent dès le jeune âge, et le garçon sérieux jugera ce que vous serez demain par ce que vous faites aujourd\u2019hui.Vos parents ont travaillé toute la journée et ont droit au calme; les jeunes enfants ne peuvent faire leur, devoirs dang cette atmosphére, et les plus âgés s'objecteront à ce que vous accapariez la maison toute entière.Que retirez-vous de cette popularité artificielle?Une famille en brouille, des camarades intéressés et la réputation d'être une tête de linotte.Le garçon sérieux, l'homme de demain ne sera pas intéressé à vos airs de folle et à vos extravagances, Suggestions pour la ménagère POUR VOTRE LINGE HUMIDE: Un sac de papier ciré, à l'épreuve de la moisissure, est idéal pour contenir le linge humide, qui vient d\u2019être lavé, en attendant d'être repassé.LA LAINE DETRICOTEE: Il vous est arrivé, soit par nécessité, soit par coquetterie, de détricoter un vêtement de laine pour le changer de couleur ou de forme.Dans l\u2019un ou l'autre cas, la laine doit, pour pouvoir être utilisée à nouveau, être \u201cremise à neuf\u201d.Le bain de mousse de savon doux fera merveille dans ce cas.Formez avec la laine des écheveaux que vous attacherez soigneusement avec un fil de couleur différente pour ne pas les confondre et éviter qu'ils s\u2019embrouillent.Plongez- les dans le bain mousse; foulez; renouvelez jusqu'à ce que l\u2019eau soit propre.Rincez longuement dans de l'eau à même température; essorez ensuite entre deux serviettes propres et laissez sécher dans un endroit sombre mais aéré.Si vous lavez de la même façon de la laine du pays, qui sent toujours un peu le suint, cette odeur désagréable disparaîtra d'autant plus que ce savonnage est légèrement parfumé à la lavande. jeudi, 23 février 1950 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne.(Kamouraska) 5 L'affaire Jacques de Bernonville.Peu d'hommes auront attiré l\u2019attenticn de nos fonctionnaires de l'Immigration autant que le comte de Bernonville, réfugié français de la dernière guerre.Etant donné qu'il n\u2019y a pas de fumée sans feu, on se demande avec raison à quoi ou à qui on obéit en s\u2019acharnant sur cet homme, et en voulant à tout prix le déporter en son pays où l'attend un jugement de peine capitale?Estce pour assurer la sécurité du Canada\u2019.Le comble serait bien qu\u2019on invoque ce truc-là!.M.Jean-François Pouliot, député de Témiscouata aux Communes, a dit trés carrément 4 un représentant de la British United Press: \u201cSi ce dernier (de Bernonville) était un franc-magon, personne ne ferait d'objection a ce qu'il demeure au pays.Cet homme a été jugé par le maquis communiste de France.dont une section était devenue alors une petite \u2018soviétie\u2019.Et M.Pouliot ajoutait que la \u2018seule chose que la France peut faire pour remonter dans l'opinion mondiale est de le nommer comme son ambassadeur au Canada\u201d.On sait que le comte de Bernonville est entré au pays sans les documents nécessaires; admis! Mais il devrait être compris que cet homme puisse aussi jouir du droit d'asile qu\u2019on parait vouloir lui refuser à tout prix.Pourquoi?M.le député Pouliot peut bien avoir touché du doigt la seule et vraie raison.L.G.F.Quand on assure la sécurité du Canada.Nous admettons que notre pays doit se garder contre les hommes dangereux, les espions, les criminels de droit commun, et non pas seulement \u201ccontre\u201d des gens qui ne\u2019 pensent pas comme les agences de presse ou la radio officielle d'ici ou d\u2019ailleurs sur des questions de \u201cdémocratie\u201d.Or, ici au Canada, nous avons deux victoires bien significatives à monter en épingle et à porter au compte de nos services de filtrage, de repérage des individus dangereux, et qui ont assuré la sécurité canadienne, de façon éclatante!.La première, c\u2019est lorsqu'un Russe est venu, de son chef, avertir le gouvernement canadien et les services de contre-espionnage que des membres de sa légation se livraient à des actes tellement illégaux que lui-même en fut révolté au point de les dénoncer, au péril de sa vie.C'est après cela qu'on a marché et trouvé qu'il y avait pas mal de gens \u201cbien\u201d dont plusieurs britanniques, dans le complot!.La deuxiéme action sensationnelle, c'est lorsqu'on a passé le nommé Fuchs au filtre, qu'on l'a trouvé sans acories, et qu\u2019on l'a bombardé dans la commission des recherches atomiges.On sait qu'on le tient responsable d\u2019avoir fourni aux Soviets le secret des secrets de la bombe atomique, le mécanisme de son déclanchement.Rien que ça! Comme vous voyez, lorsqu\u2019on a réussi à passer à côté de deux affaires de cette importance, on peut bien se payer le luxe de s\u2019acharner à des ommes qui se réfugient au pays, y mènent une vie sans reproche, et ne demandent pas mieux que d\u2019y trouver le simple droit de n'avoir pas la tête tranchée à la suite d'un procès discutable et dont l\u2019accusateur principal promet la révision.Je ne parle pas ici des nombreux néo-canadiens qu'on a admis sans sourciller et qui \u2014 à commencer par Fred Rose \u2014 constituent la crème de la pègre\u2026 Je ne parle pas de la quantité indéterminée de proscrits de tout acabit, qui sont au Canada, par droit d'asile, eux.TI devrait y avoir une limite au ridicule; et on ne devrait pas la franchir trop souvent.Pourquoi nos députés aux Communes ne demandent-ils pas une enquête sru toute cette question des réfugiés, étant donné qu'on veut absolument aller jusqu\u2019au bout dans l'affaire Bernonville?\u2026.On en apprendrait de belles et bonnes!.LGF.et LA.La campagne de moralité du \u2018Devoir\u201d \u2018Le Devoir\u201d vient de terminer la publication d'une longue série d'articles de Me Pacifique Plante, ancien officier chargé de la Moralité au Conseil de ville de Montréal: Au cours de ces articles, une soixantaine en tout, Me Plante n\u2019a cessé de donner des précisions sur les méthodes, les pratiques, et la protection dont usaient les profiteurs du vice dans la métropole.Dans les débuts, la pègre s'est sentie mal à l'aise: mais devant l'indifférence générale, \u2014 bien générale, hélas! \u2014 elle s\u2019est ressaisie, et elle a continué de faire des affaires, comme si rien n'était.Témoins, les reportages assez sensationnels que des journalistes du \u201cDuvoir\u2019\u2019 ont fait sur des clubs de réputation très douteuse qu\u2019ils ont pu visiter, étudier, quand et autant ils ont voulu.Récemment, on nommait les coupables.Malheureusement, il y a des nôtres dans la liste; mais celle-ci est surtout ornée de noms néo-canadiens dont les ancêtres n'ont pas combattu au Long- Saut.certain!\u2026 et qui n'ont peut-être jamais bien combattu autre chose que des policiers dans des says que leurs ancétres ou eux-mêmes avaient ornés de leur présence, dans le passc.Cette campagne aura peut-être de plus grandes répercussions à l'étranger que chez-nous.Les trucs qu'a dévoilés Me Plante, au sujet de la pé- gre, sont internationaux comme la pégre elle-mé- me; en tout cas, nos amis les américains commencent à mettre de l'ordre chez eux, après avoir découverts dans leurs revues a grand tirage, que ça \u2018allait mal à Montréal!.Ca serait bien malheureux s\u2019il fallait que Montréal continue à pourrir et que ce soient des étrangers qui utilisent la \u201cpatente\u201d de Me Plante pour débrider ces plaies dont souffrent les grosses villes!.LGF.Le chômage et ses causes.Depuis quelques semaines, les hommes politiques se jettent à la tête des accusations quotidiennes à propos de chômage: les uns prétendent que le gouvernement fédéral manque gravement à son devoir en laissant 350,000 sans travail s\u2019inquié- -ter de l'avenir, à l'heure actuelle.Les responsables du gouvernement répondent qu'il y a une crise saisonnière, affectant environ 250,000 hommes bon an mal an et une crise temporaire, due à la mauvaise saison et qui affecte environ 125,000 hommes de plus.Et l\u2019on expose les théories les plus convaincantes, vour la satisfaction des gens de chaque parti.\u201cUn chomeur n'est pas seulement un chiffre devant une statistique, c'est un être humain\u201d.vient de dire l\u2019Hon.St-Laurent.C'est absolument vrai.On nous permettra tout de même de trouver singulier que parmi les causes du chômage actuel, personne, pas plus dans l\u2019opposition qu'au gouvernement, n'ait jugé à propos d'inclure l\u2019augmentation de la population travailleuse due à l'immigration ouverte.ou clandestine.Quand donc, Seigneur, prendra-t-on la peine de dire la vérité, là-dessus, ce qui serait facile, maintenant que l'on a un Ministère du Peuplement?Est-ce que le Ministère de l'Immigration travaillera surtout à faire venir ici des immigrants de tout poil, en faisant croire qu'il n\u2019en est rien?\u2026Est-ce là son jeu?Si l'on se rappelle le complot communiste, et l'affaire Fuchs, plus récente, il n'est pas superflu de demander à | immigration de modifier un peu son système de filtrage d'entrée de citoyens étrangers au Canada.et de ne pas s\u2019en tenir seulement à quelques réfugiés francais.LGF.Les Grandes Veillées d\u2019Autrefois Les grandes veillées, comme on les pratiquait il y a deux cents ans, se terminaient toujours par un grand souper, un repas plantureux, du genre classé comme \u201c\u2018repas de noces'\u2019, \u2014 suivi d'une veillée joyeuse, où les danses s'entremélaient aux chansons ct aux contes.C'était là le programme obligé.mais il comportait une belle variété d'incidents qui le rendait exempt de banalité et de monotonie.Ces repas étaient d\u2019une abondance surprenante s'ils n'étaient pas d'un raffinement trop recherché.Il fallait benu- coup de nourriture mais il suffisait qu'elle fût bonne et bien apprêtée: on n\u2019exigeait pas de menus compliqués.La tradition voulait que l'hôte se mit en frais: et il \u2018faisait boucherie\u201d pour la circonstance.D'ordinaire on tuait un porc de taille moyenne; et on n'en Inissait rien perdre, parce qu'il n'en restait rien.Les ménagères d'autrefois savaient non seulement faire un bon rôti, mais encore un succulent ragoût de pattes ou le \u2018\u2018six-pâtes\u201d traditionnel, compact à souhait, sans parler des pâtés de viande, (tourtières) et du boudin.Tout cela était servi tour à tour, suivant un roulement bien gradué.Et le repas sc terminait par un dessert substanticl.composé de tartes en quantité indéfinie, et auxquelles on faisait honneur.sans crainte d'en redemander.Le souper termuneé, c'était la veillée qui commençait avec ses riéjouissances traditicnnelles.C'est sur ce chapitre des divertissements que nos coutumes ont cvolué davantage.La coutume que nous avons le plus fidèlement conservée.dans les milieux où il y a encore des corvées de grand style, ce sont les chansons.Notre peuple aime à chanter; sur ce point, de l'avis général, il se distingue entre toutes les nations de la terre.Mais, s'il chante encore beaucoup, je crois que nous ne chantons pas autant que nos pères.Cela peut surprendre.mais rien n\u2019est mieux prouvé.Anciennement, et même il n'y a pas encore très longtemps, il n'était pas rare de rencontrer des chanteurs ou chanteuses qui nvaicnt un répertoire personnel de plusieurs centaines de chansons qu'ils retenaient de mémoire et qu'ils chantaient parfois \u2018à la relève\u201d, rivalisant l'un avec l'autre.Les grandes veillées étaient l'ocension d\u2019une sorte de tournoi, et il arrivait encore que chacun des invités dût y aller de son couplet, auquel l\u2018assistance entière savait s'intéresser\u2026 D'autre part.une veillée de corvée, comme une veillée de noces, comportuit toujours des danses.Il faut bien avouer que nous n\u2019avons rien gardé de ces danses d'autrefois, excepté certains airs de rondes à la fois chantées et dansées, comme \u201cLe nique du lièvre\u201d \u201cAh! qui marierons-nous\u201d\u201d \u201cSi mon moine voulait danser\u201d, et mé- me la célèbre \u201cBistringue\u201d.Pas un air de contre-danse ou de menuet ne nous cst parvenu.Ernest Gagnon, qui a fait de longues recherches, disait même qu'aucun air de danse française ne nous cest venu du passé.On peut penser cependant que des airs de \u201cgigue simple ou de \u201cgigue double\u201d ont pu survivre; mais ce n'est pas certain.En tout cas, nos airs d'aujourd'hui, que nous appelons danses \u201cdu bon vieux temps\u2019 entendus dans les soirées spéciales, ou encore au phonographe ou à la radio, ne sont pas autre chose que des nirs anglais, écossais ou irlandais, qui ont connu chez nous une fortune presque inexplicable, Enfin, ce qui nous paraît complètement perdu, ce sont les contes.Il n'y a pas si longtemps encore, une grande veillée n\u2019était pas complète si elle n'avait pas, à côté des danseurs et des chanteurs, un \u201cbeau conteur\u201d.Il y avait des conteurs attitrés dans certaines paroisses, et ils étaient aussi recherchés que les bons \u2018\u2018joueurs de violon\u201d.Ces histoires, si intéressantes qu'elles soient sont maintenant ensevclies dans les musées ou les livres: autant dire qu'elles sont mortes, car un conte doit être conté! Le livre ne nous le fait pas plus connaître qu'on ne goûte une chanson à la lecture.Divertissements d'un autre âge, tous évanouis ou a peu pres.Chanoine Alphonse Fortin.Nos futures étoiles Marie-Germaine Leblsne, soprano colorature de Moncton, N.B., et Ernest Adams, Baryton de Vancouver, C.-B., seront les prochains concurrents du concours national Nos Futures étoiles que l'on entendra au réseau Francais de Ra- dio-Canada, dimanche, le 26 février, à 9 heures du soir. GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamoureska).jeudi, 23 février 1950 Nouvelles de \u2018\u201ccfiez nous.\u2019 | A l\u2019église.On vient de terminer les travaux de pierre à l'intérieur du portique supérieur, comme à la porte centrale à l'entrée du soubassement.Les pla- triers sont actuellement à finir le couloir du grand escalier central, travail qui durera une semaine, environ.En bas, toute la nef est maintenant prête à recevoir le plancher de ciment poli.À J\u2019arrière, à droite de la porte d'entrée, mais en retrait, les menuisiers sont à édifier les gradins du jubé des chantres.Ces gradins sont charpentés et pavés avec du vieux bois, du 2x4, exclusivement.Le plancher de chaque gradin est constitué par des pièces de 2x4, sur le \u2018\u201ccant\u2019\u2019, et clouées latéralement les unes aux autres, Cette disposition permet d'employer alternativement des pièces d'environ 4 pieds de longueur et des bouts qui auraient été inutilisables autrement.On n'emploie donc que du vieux bois qui a déjà servi.Il en sera de même, non seulement pour les deux petits jubés de l'arrière, muis pour le choeur en entier.Le plancher ainsi terminé, on le polira à la ma- calle, of «0 POSCia dessus un linoléum qui sera retenu aux angles par des garnitures métalliques.C'est procédé économique, solide et expéditif.Les maçons viennent de recevoir une charge de pierre artificielle destinée à garnir l'intérieur des portes qui restent encore à terminer.On attend encore les blocs de ciment au mâchefer \u2014, cette pierre artificielle dont on a garni l'intérieur de la nef.Il en faudra environ un millier de plus.Ces matériaux arriveront sous peu.On pourra alors terminer les portes des transepts.les niches, et les portes et fenêtres du choeur.Les ouvriers qui doivent faire le plancher sont attendus prochainement.Ils pourront opérer dans toute la nef, et dans tous les autres appartements, sauf dans le choeur et vis à vis les entrées des transepts.Soirée au bénéfice des pauvres.\u201cIl y aura toujours des pauvres parmi vous\u201d, a dit Jésus.Or, nous ne faisons pas exception.Quelques familles, pour diverses raisons, avaient besoin d'appui.Plusieurs particuliers y pourvoyaient de leur mieux.Mais les autorités civiles et religieuses de la paroisse ont jugé qu\u2019il valait mieux donner à chaque citoyen la chance de se dévouer au secours de son prochain.C'est pourquoi, la semaine dernière, une soirée récréative était tenue, dans la salle municipale sous le patronage de M, le Curé et de M.le Maire, au profit des pauvres de la paroisse.Ce fut un grand succès, car on put disposer, la veillée finie, d\u2019une somme qui dépassait $275.00 et qui, additionnée à la charité des particuliers, pourra contribuer à soulager les misères des personnes incapables de subvenir à leurs besoins, pendant cette dure saison.Début d'incendie à l'Ecole du Village.Hier midi la sirène municipale donnait l'alarme.Un incendie venait de se déclarer dans la cave de l'Ecole des garçons, au village.Les pompiers volontaires eurent vite fait de localiser le feu et de l\u2019éteindre.Mais pour y arriver, on a dû défoncer le plancher près de la porte d'entrée où le feu faisait déjà rage.Quelques soliveaux sant assez carbonisés sur une longueur de quelques pieds.On n\u2019a pas encore trouvé d'explication à ce commencement d'incendie.Tout l\u2019avant-midi, une personne respon: ble s\u2019était tenue dans la cave pour entrotenir les feux et faire le ménage.Or, l'incendie s'est déclarée non pas dans un coin de la cave, rnais au plafon |, à un endroit que personne n'a pu atteindre, car il n\u2019y a pas eu de classe, dans l\u2019avant-midi.Les dégats ne sont pas très élevés; quelques centaines de dollars tout au plus, et quelques jours de retard; car il y a des réparations à faire au plancher, à la fournaise et à l'installation électrique.\u2014\u2014 ee TRIBUNE LIBRE Vu la surabondance des matières, nous nous voyons dans l'obligation de remettre à huitaine une importante \u201cTribune Libre\u2019 sur un sujet sportif, et signée par M.Camille Laverdière, élève de de année, à l\u2019Ecole Supérieure d'Agriculture.Nos excuses, MA RE A eS TS RS ee re \u2014\u2014 = Au Hockey M.le Rédacteur.La gent-écoliére du village n'a pas tardé à crier très haut ses deux victoires consécutives remportées: la première, vendredi soir, contre les Epouvantables de la Rivière-Ouelle: la deuxième, samedi soir, à Ste-Anne; et la troisième, dimanche après-midi à Ste-Luuise.Cependant, avec la plus grande gentillesse, je voudrais apporter quelques commentaires sur ces deux parties.Je me suis laissé dire par quelques élèves de l'Ecole du village, qu\u2019ils avaient remporté une victoire éclatante contre les Epouvantables.Ici, je prends la permission de dire que ce n'est pas l'équipe régulière de l'Ecole qui a évolué sur la glace.mais bien quelques élèves seulement, puissamment secondés par des joueurs du C.H.G.Bqui figuraient l\u2019an dernier dans l'équipe de la Chambre de Commerce et un autre joueur des As\u2014 Ont-ils vraiment le droit de se réjouir?Je ne crois pas, parce que ce n\u2019est pas faire preuve d'un grand et bel esprit sportif que d\u2019opposer à une équipe naissante à peine sortie de ses langes pour revêtir l'uniforme jaune et noir, un adversaire trop puissant, trop expérimenté et peut- être même trop rusé.Ils n\u2019ont certainement pas le droit d\u2019enregistrer dans leurs annales du Hockev des victoires qui ne leur appartiennent pas.Ne croyez donc pas que pour devenir une bonne équipe, il faille seulement enregistrer des victoires.C'est un préjugé dont il faut se défaire, car le bon joueur se mesure autant dans la défaite que duns la victoire.C'est une mentalité qu\u2019il faut absolument effacer chez nos jeunes, car elle existe, et nous ne pourrons atteindre ce but qu\u2019avec l'étroite coopération, l'appui immédiat et entier des moniteurs, gérants ou propriétaires d'équipes de jeunes, Plutôt que de participer à l'évolution des équipes qui n'en sont qu\u2019à leurs débuts, on essaie de les écraser; c\u2019est un fait évident et très mal vu des sportifs de Ste-Anne.Dans cet article, je ne vise personne d\u2019autre que les quelques élèves qui m'ont crié en pleine figure que les Epouvantables était un \u201cClub de bons a rien\u201d.\u2014Je ne suis pas du même avis et j'ai confiance en l\u2019équipe des Epouvantables parce qu'elle est animée d'un bel esprit sportif, je dirais même de charité.Si j'ai blessé quelque lecteur, je m'en excuse; et s'il désire m'atteindre, qu'il le fasse par l'intermédiaire de \u2018la Gazette des Campagnes\u201d.Jean-Boîte Le Pas, Ste-Anne.Les Lauréats du Salon Culinaire 1950 La civilisation d\u2019un peuple se reconnaît à sa cuisine et il est intéressant de noter l'essor donné à la cuisine canadienne grâce à l'initiative de la Mutuelle des Cuisiniers et Pâtissiers de la Province de Québec\u201d.C'est ce que déclarait M.C-Hugh Hanson, président de l\u2018Association des Brasseries du Québec, au cours d\u2019une réception qui avait lieu récemment à Montréal \u2018à l'occasion de la clôture d'un concours d'Art culinaire.\u201cNous possédons notre cuisine canadienne et celle-ci n\u2019a rien à envier à celle de toute autre région ou de tout autre pays du monde,\u201d a dit M.Hanson ajoutant qu'il ne faut pas tomber dans le péché d'imitation lorsque nous avons tout ce qu'il faut chez nous pour créer de nouveaux mets canadiens.Faisant allusion au coquetel au cidre qui avait été offert.au cours de la réception, par l\u2019Association des brasseries, M.Hanson a dit que la bière canadienne peut aussi être une boisson d'\u2019agrément qui se déguste bien avec d'excellents mets de chez-nous, Au cours de la réception, à laquelle assistait M.Louis Coderre, sous-ministre du Commerce et de l'Industrie, un trophée et des diplômes furent remis aux vainqueurs du concours qui avait été organisé à l\u2019occasion de la tenue du Salon d\u2019Art culinaire 1950.Récemment avait lieu au Club Saint-Denis, à Montréal, une réception offerte par l'Association des Brasseries de la province de Québec au cours de laquelle eut lieu la présentation, par les brasseurs, d'un trophée et de diplômes aux gagnants d'un concours organisé par la Mutuelle des Cuisiniers et Pâtissiers professionnels lors de la tenue du Salon culinaire au Mont-Royal! les 10, 11 et 12 janvier derniers.En haut, les lauréats du concours tous des chefs cuisiniers ou pâtissiers d'établissements recherchés des gourmets.De g.à d.: MM.Ce Salon de la cuisine professionnelle, le premier du genre depuis dix ans, fut organisé par la Mutuelle des Cuisiniers et Pâtissiers Professionnels, sous le haut patronage du Ministère de l'Industrie et du Commerce.Le succès de cet évène- ment dépassa toute prévision, autant par l'assistance que par la qualité et le nombre d\u2019exhibis mis en étalage.Les artisans de la cuisine professionnelle ont travaillé avec un tel entrain, un tel enthousiasme que l'excellence des pièces présentées au jury en laissa les membres dans l'embarras lorsqu'on eut à décider le choix du vainqueur du trophée offert par l'Association des Brasseries du Québec.D'un commun accord, on déclara que le seul moyen de rendre justice aux disciples canadiens de Brillat Savarin était de tirer au sort le nom du Grand Prix.M.Paul Gouin, conseiller technique auprès du Conseil exécutif de la province, qui était également présent à la réception, s\u2019est dit heureux d'apprendre que l'Association des Brasseries était prête à encourager la tenue d'un autre Salon culinaire en 1951 soulignant particulièrement la nécessité d'avoir chez-nous une cuisine régionale, M.Gouin dit que la remise du trophée de l\u2019Association des Brasseries du Québec à la Mutuelle des Cuisiniers et Pâtissiers Professionnels est un geste de grand mérite qui arrive à son heure, 0 (Photos Armour Henri Ellena, Fernand Deveau, Max Rupp, Roger Puvilland, Pierre Demers, B.Donat, G.Richard, A, Turgeon, J.Pellerino et I Caron.A droite: M.Louis Coderre sous-ministre de l'Industrie et du Commerce, re- Landry) met le trophée au gagnant du concours, M.Fernand Deveai, cuef cuisinier au University Club de Montréal en presunce de M.C.-Hugh Hanson, président de l'Association des Brasseries du Québec et président de l'Office montréalais du Tourisme et des Congrès.Dans le médalilon, l\u2019écusson d'argent remis à M.Deveau "]
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