Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 12 janvier 1950, jeudi 12 janvier 1950
[" AUBIVES ce 1: ZuO0VIBUE 8/8 Montoine : §l3 intone Roy QUEBEC B9Q.111 Juin 49 PENSER A CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU Parlerent PATRIE \u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L'ON PENSE FAMILLE GALETTE = CAMPAGNES Editeurs-Propriétaires : FORTIN & FILS \u201cAutorisée comme envoi postal de Ia seconde classe\u201d \u2018Ministère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN me Série I.Vol.9 \u2014 No 9 \u201cLA SITUATION, CE SOIR\u201d Au Canada D'abord\".et ailleurs\u201d À lire les journaux et à suivre la radio, le titre de la rubrique que feu Louis Francoeur tenait, au début de la guerre, chaque soir à la radio, nous est revenu à l\u2018esprit Il se passe tant de choses en Europe, en Asie, aux Etats-Unis et au Canada que, ce titre-là pourrait en effet, tenter plus d\u2019un journaliste de carrière, \u2018ce soir\u201d\u2026.A Lake Success, M.Malik, le délégué russe aux N.-U,, est revenu à la salle des séances après l'avoir quitté, l'autre jour, avec tout l\u2019apparat dont lui et sa suite étaient capables; c'était pour protester contre la présence du représentant de la Chine Nationaliste.Or, la Chine Communiste Qui a été reconnue par l\u2019Angleterre comme le gouvernement officiel de la Chine n'a pas encore fini la conquéte de la dite Chine.Malgré cela Mn\u2019a pas raté l'occasion d'embarrasser les Américains, et tous les signataires du Pacte de l\u2019Atlantique.En Grande-Bretagne, élections générales, le 23 février: \u201cle plus court délai jamais donné pour une élection en ce pays\u201d rapportent les dépêches.Or, la chose si elle a éclaté en coup de tonnerre, n\u2019a pas pris les observateurs au dépourvu, car on prédit, dès le jour que Sir Stafford eût annoncé l'amélioration de la réserve nationale de dollars, que le gouvernement de M.Atlee pourrait bien déclancher les élections sous ce signe favorable.M.Churchill, en vacances à l'étranger, est revenu en avion se mettre à la tête du parti conservateur qui fera la lutte politique au gouvernement socialiste de M.Atlee.Les opinions sont réservées sur le résultat du 23 février.Semaine historique\u2026.au Canada.Nous croyons réellement que le mot \u201c\u2019historique\u201d (dont on abuse parfois pour le coller à des événements assez quelconques) peut avoir ici toute sa signification.Car, à Ottawa on est en\u2019 train de renouveler les longues séances d\u2019études qui ont abouti au pacte de 1867, à la Confédération Canadienne, Il y a dix provinces qui représentent tout le pays \u201ca mari usque ad mare\u201d, d'un océan à l\u2019autre: en 1867, quatre provinces seulement étaient cosignataires; l\u2019Ontario, le Québec, le Nouveau- Brunswick et la Nouvelle-Ecosse.Le Gouvernement canadien a reçu les pouvoirs d'amender sa constitution, comme il a reçu les pouvoirs, il y a peu de temps, de ne plus reconnaître les Appels au Conseil Privé de Londres.On siège donc pour trouver un moyen d'amender la constitution du pays.sans léser les pouvoirs et les droits des provinces qui sont autonomes, et \u2026qui veulent le rester!.Deux vedettes.Les hommes de loi en ont pour leur plaisir de ce temps-ci; et ceux de la province de Québec ne sont pas sans regarder avec fierté du côté d\u2019Ottawa, où deux Canadiens français tiennent assurément les premiers rôles: M, Saint-Laurent premier ministre du Canada, et M.Duplessis, premier ministre de la Province de Québec, Pendant les premières séances, où il s\u2019est abattu beaucoup de travail, on s'attendait de voir ces hommes s'affronter un peu comme en duel, ce qui aurait probablement amusé les curieux, mais aurait pu compromettre le succès de la conférence.I est arrivé en effet, que ces deux légistes ont eu de brèves passes d'armes, mais les choses n\u2019ont fait qu'accroître l'admiration pour et ailleurs.l\u2019un et pour l'autre.Car tous deux ont semblé d'accord sur les points essentiels et sont parus surtout sincères dans l'expression de leurs arguments, \u201cUn adversaire est un professeur qui ne coûte rien\u2026\u2026.\" Tout homme un peu expérimenté sait bien que l\u2019on apprend beaucoup plus d\u2019un adversaire sincère que d'amis qui ne le sont pas.L'adversaire prodigue ses enseignements seulement pour la gloire, ce que ne font pas d'ordinaire les amis politiques.Nos deux compatriotes ne professent pas les mêmes idées en matière de droit et de relations des gouvernements fédéral et provincial, mais ils semblent s'estimer chacun le responsable d\u2019un grand rôle! Ils ont chacun le courage de parler sans détour; et jusqu\u2019à présent, ils ont été d\u2019accord sur les questions de procédure, ça ne peut qu'éclairer le débat ot aides à trouver ne sclutiva équiiable et durable; et ce n\u2019est pas nous qui, comme canadien et québécois, nous en plaindrons.Car, en une circonstance semblable, il est important que la province de Québec sache faire entendre une voix forte pour la défense de ses prérogatives.Et il est important aussi que l\u2019Etat fédéral puisse résister à bien des tendances qui lui sont familières depuis quelques années, la centralisation, l'accaparement des impôts, la main mise sur l\u2019enseignement, etc \u2014 Il n'a pas manqué de ministres fédéraux \u2014 ni provinciaux, \u2014 pour le dire carrément, pour y travailler ardemment aussi\u2026\u2026 La province de Québec représente beaucoup en cette circonstance.Et nous ne doutons pas que M St-Laurent soit parfois heureux d\u2019avoir en M.Duplessis un vis-à-vis qui professe des idées qui ne lui sont guère étrangères.La Constitution \u201cdomicilice\u201d en Canada?C'est le premier ministre de Terre-Neuve qui a lancé l'idée\u2026en se montrant d\u2019abord surpris qu'on discute si la confédération est un pacte ou une loi\u2026.Puis, il a nettement posé l\u2019interrogation à savoir si la constitution serait \u2018\u201cdomiciliée\u201d au Canada.Quelques premiers ministres sont assez catégoriques là-dessus D\u2019autres sont plus réticents.Mais, depuis les débuts de la conférence, on peut constater un esprit canadien qui aurait fait scandale il y a 40 ans, au temps où M, Bourassa fondait son journal, le 10 janvier 1910.11 faut bien avouer que le programme du \u201cDevoir\u201d de 1910 reste encore vrai en 1950, et que la conférence d'Ottawa l'intéresse encore plus que tout autre journal à raison justement de cette longue lutte qu'il a accompli pour l'obtention de tant de libertés nouvelles que l\u2019on n\u2019a plus maintenant qu'à ne pas laisser aller\u2026ll y a belle lurette que \u201cLe Devoir\u201d soupire après une constitution, une autonomie vraiment canadienne, voire même une république canadienne.Comme c\u2019est une occasion magnifique pour faire progresser cette dernière idée, on ne peut que féliciter ce journal pour l\u2019effort immense et peu populaire qu'il a soutenu envers et contre bien des gens, surtout contre bien des gens.et avec peu d'argent, depuis 40 ans.Une circonstance comme celle que nous vivons non seulement est l'occasion d'un anniversaire magnifique, mais surtout la confirmation d'une raison qui dure depuis 4 lustres et qui trouve ici la plus belle approbation qu\u2019on puisse souhaiter.Quelques lecteurs seront peut-être surpris que nous ayons en ce paragraphe parlé plus du \u201cDe- 12 janvier 1950 voir\u201d que de la Constitution\u2026.\u2018\u201cdomiciliée\u201d au Canada.Le fondateur du journal, M.Henri Bourassa, doit vivre, en cette circonstance des jours bien agréables et autant que lui, ce vétéran du journalisme sain.M.Omer Héroux.Nos respectueux hommages à ces grands Canadiens.\u201cLe Canada restera ici\u201d a répondu M.St-Lau- rent à un impérialiste éploré qui pleurait la désintégration de l'Empire.\u2026\u2026 Espérons que la cons titution canadienne y restera, elle aussi, après cette prise de domicile.L'esprit canadien.Fait fort agréable à noter.En plein parlement, depuis quelques mois surtout, on parle ouvertement de \u201csouveraineté canadienne, d'indépendance, d'Etat Adulte et maitre de ses destinées\u201d: des déclarations sont faites, claires, posées, dignes en effet de représentants d'un Etat parvenu à maturité, Les choses n'en vont pas plus mal.Et nous sommes assuré que nos relations avec la Grande- Bretagne s'améliorent à mesure que nous montrerons notre propre souci de vivre notre vie.Les Britanniques sont des virtuoses pour accepter le fait accompli, lorsque leur virtuosité a fait défaut d'empêcher qu'il ne s\u2019accomplisse.Les Canadiens qui avaient perdu l'habitude d'entendre leurs gouvernants parler clairement semblent attacher une grande importance à la sincérité manifest: qui émane maintenant des déclarations que leur font les hommes qu\u2019ils se sont choisis.Et ils acceptent la vérité.Tout le monde accepte qu'un ou plusieurs hommes peuvent se tromper; mais on n'accepte guère de se faire tromper tout le temps et par les mêmes gens .En quoi.la disparition de la scène publique de plusieurs personnages À double et triple face n'aura été qu\u2019un immense bienfait dans les circonstances.L-de-G.Fortin.La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, par Fortin & Fils, Imprimeurs.\u2014Elile paraît le jeudi de chaque semaine.Abonnement: | as 82.00 6 mois 91.25 Le numéro $0.03 Directeur: L.-do-G.Fortin.Résidence: 241, Joffre.FERNAND SIROIS.Lsc.cGA.COMPTABLE AGREE 76, Rue 8t-PIERRE, QUEBEC.Tét.: 2-0039 J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VE \u2014 PE \u2014 2 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, Page d'HISTOIRE REGIONALE Les terres de la GRANDE - (Kamourasks).ANSE et DES AULNAIES par Léon ROY (Suite) Terre (No 20) de Joseph Lebel pére (1677-1747) Cette terre paraît être la seule au sud-ouest de l'église actuelle, qui aît été occupée avant 1700.Elle fut concédée par madame de Saint-Denis à Joseph Lebel père (1677-1747) avant 1698, puisque la terre suivante, concédée à Jacques Gerbert (1665-99), le 11 mars 1699 (gr.Chambalon) est alors dite bornée au nord-est à l'habitation de Joseph Lebel.La carte de Catalogne, de 1709, situe bien cette terre de J(oseph) Lebel, bornée au nord-est àJ/(acques) Soulart, et au sud-ouest à (Sé)B(astien) Ouellet, à qui la terre de Jacques Gerbert avait été reconcédée entretemps.Au terrier de 1743, Joseph Lebel (père) possède une terre de 5x42 arpents, où il peut y avoir 25 arpens en valeur, une maison en bois et une grange en pieux, bornée au nerd- est à Jacques Soulard et au sud-ouest à (Sé) Bastien Ouellet.Sur cette terre, Jean Blouin (1702-69) possède alors, sous le No 48 de l\u2019époque, un petit emplacement, de 50 pieds en carré ou environ, où il est établi avec une maison bâtie en bois, led.terrain par lui acquis de Joseph Lebel père (le 26 août 1739) (gr.Janneau\u2014(27).Terre (No 21) de Sébastien Ouellet (1685-1756) Le 11 mars 1699 (gr.Chambalon).Jacques Gerbert (1665- 99), habitant du Cap Saint-Ignace, avait d'abord obtenu de Mme Juchereau concession de cette terre et habitation, size seigneurde de la Grande-Anse, au lieu appelé le Gran- de-Pointe, contenant 4 arpens de large, sur 42 de profondeur, joignant du costé nordest à l'habitation de Joseph Lebel et au sorouest aux terres non concédées.Jacques Gerbert mourut au cours de l\u2019année, et ses héritiers ne gardèrent apparemment que l\u2019autre terre (No 9), située dans le bas de la seigneurie, qui lui avait été concédée le même jour.Cette terre (No 21) fut donc (re)concédée par madame Juchereau de Saint-Denys à Sébastien Ouellet (1685-1756), le 6 septembre 1707 (Cf: Terrier de 1743), avec un arpent de front de plus, puisqu'elle mesura dès lors 5x42 arpents.La carte de Catalogne, de 1709, situe \u2018bien cette terre de (Sé)B(astien) Ouellet, bornée au nord-est à J(oseph) Lebel, et au sud-ouest à P(ierre) Boucher (sic, Bouchard).Au terrier de 1743, (Sé)Bastien Ouellet possède là, sous le No 27, une terre de 5x42 arpents, avec maison et hangar en bois, bornée au nord-est à Joseph Lebel, et au sud-ouest à Jean Bouchard.Au titre-nouvel du 29 juillet 1765 (gr.Louet fils), François Houellet est alors propriétaire de cette terre de 5x42 arpents, bornée au nord-est à Roch Lebel et au sud-ouest à la veuve Jean Bouchard, dont 3% arpents à luy appartenant tant pour ses droits en la succession de (Sé) Bastien Ouellet, son père, que par donation à luy faite dans son contrat de mariage, en 1747 (gr.Joseph Dionne); et 1% arpent pour en avoir la jouissance, la vie durant seulement, de Marie- Madeleine Lizot (1683-1765), veuve Houellet, sa mére Terre (No 22) de Pierre Bouchard (1678-1716) Lots cadastraux actuels Nos 182 à 188 Cette terre de 4 arpents de front, sur 42 de profondeur, parait avoir été concédée originairement à Pierre Bouchard (1678-1716), fils de Michel Bouchard, de la Rivière-Ouelle, et avant 1709, puisque la carte de Catalogne situe cette terre de P (ierre) Boucher (sic), entre celles de (Sé)B (astien) Oukllet, au nord-est, et de (Jean)-B(aptiste) Grondin, au sud-ouest., Par le terrier de 1743, on voit que cette terre de feu Pierre Bouchard, de 4 arpents de front, était alors bornée au nord-est à (Sé)Bastien Ouellet, et au sud-ouest à Joseph Pelletier-dit-Doucet, Terre (22a) de Jean Bouchard (1711-and 1765) Au terrier de 1743, Jean Bouchard (1711-and 1765) possède 1 arpent et 8 perches de front, sur 42 de profondeur, à lui échu de la succession de feu Pierre Bouchard, son père, et par acquisition par lui faite de ses cohéritiers Au titre-nouvel, accordé le 29 juillet 1765 (gr.Louet fils) à Marie-Angélique Pelletier, veuve de Jean Bouchard, on voit que ces 18 perches de front étaient bornées au nord-est à François Ouellet, et au sud-ouest à Pierre Parent, à elle appartenant comme provenant de son droit de communauté avec feu Jean Bouchard, son mari.Terre (Nos 22b, 22c et 22d) d'Augustin Lemieux (1709-55) Le 24 mai 1739 (gr.Janneau), Jean Bouchard et Marie- Angelique Pelletier, sa femme, vendaient à Pierre Gastonguay (1709-1762), mestre tailleur de St-Roch, V2 arpent de terre prenant son front sur la côte et la profondeur jusqu'au bout de la profondeur qu'elle doit avoir, borné au nord-est « François Bouchard et au sud-ouest à Marie Bouchard.Au terrier de 1743, Pierre Castonguay a là % arpent de front, À prendre au chemin du Roy sur le restant de la profondeur de 42 arpents, avec une petite maison en bois, et étable.Pierre Castonguay fut fait prisonnier à la bataille des Plaines d'Abraham, et emmené en Angleterre d'où il ne revint pas; mais c\u2019est apparemment beaucoup plus tôt qu\u2019il se départit de ce lopin de terre, qui passa à Augustin Lemieux (1709-55), en 1745, Au terrier de 1743, Jean-Baptiste Dupéré (1718-post 1755), marchand de Québec, possède sous le No 29, 1 arpent et 24 pieds sur 42 arpents de profondeur, de cette terre de feu Pierre Bouchard; alors que le restant, soit 5 perches et 12 pieds de front, sur 42 de profondeur, appartient à Pierre Bouchard fils.Le 11 juillet 1745 (gr.Boucault de Godefus),Joseph Bouchard, demeurant ordinairement à la Longue-Pointe près Montréal, vendait à Jean-Baptiste Dupéré, marchand de Québec, un demi arpent et 12 pieds ou environ de terre de front, sur 42 arpents de profondeur, à lui appartenant comme lui étant échu pour 17 dans une terre de 4 arpents provenant des successions de feu Pierre Bouchard et Marie-Anne Bourassa, ses père et mère, le d.demi-arpent joignant au nord- est Jean Bouchard, et au sud-ouest les parts acquises par Augustin Lemieux des cohéritiers dud.vendeur.Le 24 septembre 1745 (gr.J.-C.Panet), Jean-Baptiste Dupéré, négociant de Québec, vendait à Augustin Lemieux, habitant des Aunay, un demi-arpent 12 pieds ou environ de terre de front, sur 40 arpents de profondeur, borné comme ci-haut.Au titre-nouvel du 3 août 1765 (gr.Louet fils), Pierre Parent, agissant tant pour luy que pour Pierre, Joseph et François Lemieux, mineurs de feu Augustin Lemieux (1709- 55) et de Catherine Brisson (1710-59), son épouse, déclarait estre propriétaire de 2 arpents 2 perches de front, bornés au nord-est à la veuve Jean Bouchard et au sud-ouest aux héritiers de feu Joseph Pelletier, dont 13 pieds 6 pouces appartenant au d.Pierre (Parent) tant pour estre avenu et échu à Marie-Brigitte Lemieux (née en 1740), sa femme, par le décès de feu Augustin Lemieux et Catherine Brisson, ses père et mère, que par acquisition qu\u2019il a faite des autres cohéritiers: et 8 perches 4 pieds 6 pouces, comme es- tant écheues à Pierre, Joseph et François Lemieux, pour leurs droits en la succession dud.feu Augustin Lemieux et Catherine Brisson, sa femme, leur père et mère, Le 25 février 1753 (gr.Kerverzo), au contrat de mariage de Louis Gauvin avec Marie-Françoise Pelletier (1709-post 1765), les biens de celle-ci consistent en 1% arpent sur 42 de profondeur, et % arpent de front, que Pierre Lumina, son oncle, lui donna en propre (Cf: insinuation à Québec, le 18 novembre 1755, vol.XI, f.821).Aux titres-nouvels, accordés les 30 juillet et 6 et 7 août 1765 (gr.Louet fils), on voit que: Les quatre enfants mineurs de feu Jean Hamon possèdent 2 arpents et 10 pouces de front, bornés au nord-est à François Pellerin et au sud-ouest à Louis Gauvin, pour leur être échus de la succession de feu Jean Hamon, leur père.Le dit Louis Gauvin possède alors 4 arpents 2 perches et 6 pieds de front, sur 42 arpents de profondeur, bornés au nord-est et au sud-ouest aux héritiers de feu Jean Hamon, et à lui appartenant, savoir: 1 arpent pour être échu à Françoise Pelletier, son épouse, pour ses droits en la succession de feu Joseph Pelletier, son père et 1 arpent 5 pieds pour l'avoir acquis des héritiers Hamon par adjudication et vente à lui faite par acte devant Richard, notaire, les 11 avril 1761 et 23 janvier 1765 (faisant vraismablablement partie de la terre No 13b); et 2 arpents échus à la d.Françoise Pelletier, sa femme, par donation à elle faite tant par Louis Lemieux, son oncle, que par Marie Quevillon, son ky Ma apparemment partie de la terre suivante, o .Terre (No 23) de Jean-Baptiste Grondin (1688-1723) Cette terre de 4x42 arpents semble avoir été concédée originairement a Jean-Baptiste Grondin (1683-1723), avant 1709, puisque la carte de Catalogne, dressée cette année-là, situe la terre de B(aptiste) Grondin entre celles de P(ierre) Boucher (Bouchard), au nord-est, et de /(ean) Brisson, au sud-ouest, Le 30 avril 1714 (gr, Jeanneau), Jean-Baptiste Grondin et Marie-Anne Dubé, sa femme, vendaient leur dite terre à Joseph Pelletier (1694-1753), fils de Jean (1663-1739), à qui ces époux donnaient quittances, le 30 septembre 1714 et en 1719 (même greffe}.Jean-Baptiste Grondin se fixa à Sainte-Anne vers 1721 (sur la terre No 24), car il ne faisait que commencer (cette dite) terre, en 1728.Au terrier de 1743, Joseph Pelletier surnommé Doucet possède sous le No 31 de l\u2019époque, cette terre de 4x42 arpents, bornée au nord-est aux héritiers de Pierre Bouchard et au sud-ouest à Jean Brisson, où il a maison et hangar en bois.Le 14 avril 1756 (gr.Joseph Dionne\u2014insinuation à Québec, vol.XII, f.174), Marie-Anne Boucher, veuve de Joseph Pelletier, faisait donation à son fils François (173159), qui devait épouser Marguerite-Ursule Caron, l'année suivante, de 1 arpent de front de cette terre (avec maison, meubles, et bestiaux), borné au nord-est aux deux arpents des mineurs, ses frères et soeurs, et au sud-ouest à l'autre arpent appartenant à la donatrice, (suite à la page 5) 12 janvier 1950 Une \u201cVie de Jésus en arabe\u201d SCNM.\u2014 L'Imprimerie Catholique de l'Université St-Jo- seph de Beyrouth vient de publier \u201cHaydt Rabbna lesd al- Masih\u201d ((Vie de Notre-Sei- gneur Jésus le Messie) par le R.P.François Kandela S.J.C'est le premier ouvrage de ce genre en langue arabe.L'auteur s'adresse à des chrétiens de culture moyenne, auxquels il se propose de faire mieux connaître la vie de Notre-Seigneur.Sans apologétique visible, sans polémique ni discussions scientifiques poussées, il retrace en un récit simple et clair les données certaines de la vie de Jésus, et signale ici ou là quelques points discutés.Une note discrète indique en passant les leçons à tirer des enseignements et des exemples du Seigneur.L'auteur s\u2019est inspiré des nombreux ouvrages parus en Occident: Lagrange, Grandmaison, Lebreton, Daniel- Rops,etc.Mais il a paru alléger son livre (148 pages in- 8) de toute l'information géographique.climatique, ethnographique, qui y tient une très large place, et qui n\u2019apprendrait à peu près rien à des lecteurs familiers avec les paysages, le climat, les coutumes et les moeurs de la Palestine voisine.A la fin du volume, une bréve table synoptique donne, pour chaque chapitre, les références a l'Evangile.Au dire des connaisseurs, la langue très pure, le style épouillé de l'ouvrage conviennent admirablement au récit et pourraient bien marquer une date dans la littérature de langue arabe, Un missionnaire boxeur SCNM.\u2014 Au temps où j\u2019étais vicaire dans le Minnesota, je participais activement à des matches de boxe avec mes jeunes gens, & une condition.que tous mes perdants viennent à confesse.Plus tard, missionnaire a Saint-Domingue, cette méthode moderne d'apostolat m\u2019apparut excellente, Je me mis à donner des leçons gratuites.à la seule condition mentionnée plus Haut.Il va sans dire que je faisais tout mon possible pour décrocher le plus de pénitents que je pouvais.Si bien que ma réputation, grandissant de jour en jour, attirait des spectateurs toujours plus nombreux à notre galle, L'admiration de mes jeunes gens pour les \u201ccoach\u201d faillit, cependant, me jouer un vilain tour.Un beau jour qu\u2019ils étaient à flâner sur les quais, devisant avec les matelots d\u2019un navire à l\u2019ancre\u2026\u2026 comme ils ne tarissaient pas d'éloge sur leur \u201cchampion\u201d, l\u2019un deux, piqué, s'offrit pour accent avec ce fameux Le méme soir, mon homme m'\u2019attendait à la salle, remplie d'une foule trépignante de joie.Je dois dire que la vue de ce gaillard me rendit un peu perplexe.II vous e- ~ Suite à le page 8 - 12 janvier 1949 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne.(Kamourasks).3 Nous Voila 11 Page étudiante (Facultés d\u2019Agriculture et des l\u2019êcheries) En monome Je marchais.Il m'arrive souvent d'errer, comme un vagabond; ou encore, à l'exemple d'un nomade, C'est alors que je vis déambuler, en double mo- nôme, cette file d'étudiants.Bien repus d\u2019un cellulosique repas, ils allaient vers le village.Quelques-uns rompaient les rangs, pour se diriger vers J cole.L\u2019effluve bohémien manoeuvrait en rang âche.J'entrai dans la cohorte.J'emboîtai le pas.Gavroche aurait fourré les mains dans ses poches.De droite me parvenait une atmosphère de pensionnat et de couvent.Il m'était indifférent de tirer des pierres qui me regardaient plus d'une confidence.Que peuvent me \u201c\u2019fouter\u201d ces mignons péchés de jeunes filles! Je rejoignis le groupe ambulant dans ses migrations quotidiennes.Eux ne s\u2019attardent pas; ils ont bon pied.Dans les vitrages d\u2019une bâtisse de l\u2019administration publique, des curieux reniflaient.C'est ça, la poste restante! De grands fûts, avec des airs d\u2019arbres, retinrent dans leur frondaison les paroles de deux gars.C'était un secret pour grandes personnes.L'armée invasive allait toujours bon train.Les trottoirs, avec de la place pour deux, offraient de remarquables accidents de relief.On retardait de la sorte la marche progressive d'un paisible envahisseur.Quelquefois, un ennemi chutait.Un gros et un maigre, oui, un maigre et un gros, fourchèrent pour pousser la porte d\u2019un restaurant.D'autres s\u2019y barricadérent.Le plus âgé suçait une friandise.doux retour à l'enfance et à ses sucreries! Des badauds, ébahis, en vrac sous un portique, manigancaient quelques futilités.Ils se dandinaient comme les oies, dont ils avaient, d'ailleurs, l'intelligence.Plus loin, dans une vitrine, un mannequin, sans compassion et sans tendresse, illuminé de dos, n'offrait de la sorte rien.Un second, sans pudeur, découvrait ses mollets, Des notables jasent.L'ordre du monde est en suspens.Je n'aime pas les malignités.Je presse le pas.Comme des gamins attentifs s'amusant à un jeu nouveau, un groupe fit halte pour écouter la voix d\u2019une pucelle.On l\u2019entendait sans la voir: amusement bénin et mignardise débonnaire, Des bribes de conversation me parvenaient.On devait se dire des récits naifs, pour jeunes filles candides.D'autres, ayant atteint l'âge des ambitions depuis leur délaissement de celui des fredaines, opinaient et argumentaient.Les plus délurés, comme il sied.mais des bruits couvrirent leurs propos, Une \u201cgent\u201d chevaline, attachée prés du trottoir, piaffait.Leur cavalier roucoulait sous une toiture: les jolis moineaux.Je marche maintenant a la suite de quelques groupes épars:; la horde s\u2019est disloquée.On dirait qu'il y a eu débandade.Plusieurs ont fait volte-face.On en a semé tout le long du chemin.Certaines graines ont même germé.Puis une senteur de feuillée, d\u2019eau vive, nous envahit.Alors jaillissent les sentiments que seul le mutisme de notre être peut exprimer.Les éclaireurs doivent rebrousser chemin, car le trottoir de béton finit en cul-de-sac.Je ferme le cortège.Comme je vais regretter toutes ces promenades.J'ai vu t-o-u-t cela.Mais c'était si simple.que je croyais rêver.(P.S.Pour le retour à l'Ecole, relire en sens inverse.Toutefois, au deuxième paragraphe, bifurquez à gauche, si vous ne voulez pas faire travailler à nouveau votre caecum.) Camille Laverdière, Le Agr.La vie familliale chez nos ancêtres.\u201d La famille, voilà bien un sujet de prenante actualité! La \u2018cellule de la société\u201d, va-t-elle continuer à dépérir?La lutte se poursuit: d\u2019un côté, des chefs éclairés bataillent pour sa survivance: de l\u2019autre.une armée puissante et perverse ne veut que sa ruine.Luissons-là cet angoissant problé- me et reportons-nous au temps des ancêtres, Considérons la vie familiale de cette époque.Pour cc faire -permettez-moi d'utiliser \u201cChez nos ancêtres\u201d de l'abbé Lionel Groulx et de résumer une partie de son chapitre sur \u201cLa vie familiale\u201d.Nous sommes à la fin du régime francais.Avant de nous faire pénétrer à l'intérieur de la maison.l\u2019abLé Groulx la situe et peint son extérieur.Le défricheur a construit sa maison à la lisière de la forêt le plus souvent.Aux alentours.aucun bouquet d'arbres, par crainte de l\u2019Iroquois.\u201cLa maison est de pierre ou de bois, pièces sur pièces, avec un toit pointu à la façon normande et une couverture de bardeaux.Elle est \u2018\u2019proprette\u201d, percée de larges fenêtres; blanchie à la chaux, elle met sur le fond sombre de la forêt, une fleur de gaieté claire\", Entrons maintenant, Que voyons-nous?Des murs en planches de sapin, une cheminée avec le foyer et tous ses accessoires ou encore un poêle à deux ponts où \u2018\u2018fument la bombe, les chaudrons et les marmites\u201d.Que remarquons-nous encore?\u201cLa table et la büche, le banc des seaux et les seaux ferrés, le gouge, les fusils, les cornes à poudre, les chaises empaillées, le métier à tisser.le rouet avec son dévidoir, et, dans la grand'chambre, le lit pour les étrangers, la commode et lc chiffonnier\u201d.Et dans cette maison, ce qu\u2019il peut v en avoir des enfants! Ce que d'autres redoutent comme un péril de pauvreté, nos pères l'appellent \u2018richesse\u201d.Rien de plus vrai, car, \u2018\u201cla règle, dans les ménages qui se respectent, est de se rendre à une première douzaine d'enfants, de dépasser souvent la seconde, et la maison n'est jamais si joveuse que lorsqu'elle est pleine\u201d.Pierre Boucher, par exemple, compte cent cinquante petit-fils.Les souches de notre race doivent leur immortalité à ce fait.Ici, l'abbé Groulx exalte la vaillance de nos aïeules et de nos mères.Il voudrait que la maman soit honorée autant que ces femmes décorées pour bravoure en temps de guerre, ou pour autre action notoire.\u201cL'habitant canadien aime beaucoup sa famille.Il aime aussi beaucoup sa terre qu\u2019il a faite, en tout ou en partie, pouce par pouce, pied par pied\u201d.Dans la famille canadienne, on ne s'ennuie pas: c\u2019est que chacun a sa tâche et concourt ainsi à pourvoir à tous les besoins.Par exemple, durant l'hiver, la mère file la laine le père ou la grande fille font le tissage.Les enfants, de leur côté, font tourner le dévidoir et la grand'mère compte les mailles de son éternel tricot.À la grange, les garçons battent le blé à l'aide de fléau.\u201cL\u2019habitant canadien aime beaucoup ses bêtes\u201d, surtout ses chevaux.\u201cDans les écritures d'alors, le notaire parle invariablement du cheval attelé au cabrouet, le fouet à la main\u201d.L'orgueil du défricheur pour ces animaux le mène loin quelquefois.A preuve cette petite anecdote: un brave habitant, pour ne pas donner le chemin au jeune Philippe Aubert de Gaspé et son ami Plamondon, \u201clance son cheval a pleine vitesse\u201d et ne s'arrête qu'après avoir perdu quatre des cinq sacs de farine placée dans sa charrette.\u201cLa vie canadienne de ce temps-là si unie, si enclose, peut paraître monotone, ennuyeuse.Pourtant, comme nos ancêtres savent être gais, d\u2019une gaieté franche, ouverte! Ils ont facilement le rire sonore,, le pétillement de l'esprit et surtout la chanson aux lèvres.\u201d C'est la mélodie grave du laboureur: \u201cDans les prisons de Nantes\u201d \u201cY a t'un prisonnier\u201d, ou sa chanson joyeuse, lorsqu'il regagne son foyer le soir: \u201cLève ton pied, légère, légère\u201d \u201cLève ton pied légèrement\".C'est encore le chant amoureux des jeunes filles.Cette gaieté de nos ancêtres éclate durant les longues veillées d'hiver, surtout aux noces.Et ces fêtes champêtres, telle la fête de la grosse gerbe, et ces corvées joyeuses, comme l\u2019épluchette de blé- d'Inde, autant d'occasions où l'habitant laisse libre cours a sa joie de vivre, Certains évènements d'importance viennent uus- si distraire nos gens.Un jour, Monsieur l'intendant Bigot et Monsieur le général Montcalm, en compagnie de jolies dames, se rendent a Montréal pour affaires.\u2018Chaque paroisse jette dans le chemin le plus de carrioles possioie, pour, battre la route, faire suite.car ainsi se man:feste la chaleur Ju respect et du loyalisme\u201d.Un autre jour, le branle-bas général se fait encore plus animé: c'est Mer L'évéque de Pontbriand qui s'en vient en bénissant, Nous n'avons considéré ici, chers lecteurs, que l'élément champêtre dans la vie familiale.Il y aurait encore l'élément militaire et l\u2019esprit d'aventure et enfin l'élément religieux.Que vaut la vie familiale contemporaine en regard de celle que nous venons d'évoquer?N'avons-nous pas l'impression d'avoir trahi un peu nos ancêtres?Il faut que le foyer redevienne le doux nid où chacun aime vivre.Gérard Hebert, lire agro.eS Se ee Sr a SA Chronique étudiante Voilà encore une chronique à écrire.Vous pensez que c'est là une mince besogne.J'ai presque envie de vous donner Ma place; vous changerez vite d\u2019idée: D'abord, il faut raconter les événements de deux années: 1949 et 1950.Puis les nouvelles les plus importantes ont déjà été publiées dans cet hebdsmadaire.Quant aux moins importantes, elles n'ont pas eu l'honneur d'aller sous presse, mais vous les savez déjà.Car à l'Ecole, les murs, en plus d'avoir des oreilles, possèdent aussi de grandes bouches.Quoiqu'il en soit, à l'exemple du journal parlé de nos postes radiophoniques, répétons les mêmes choses: 17 Décembre: Nous apprenons par le \u201cSoleil\u201d, la nomination de nouveaux titulaires et professeurs agrégés, a notre Faculté d'Agriculture.Nos félicitations aux heureux élus.Ce fut pour nous une nouvelle agréable et d'autant plus surprenante, qu\u2019elle nous fut révélée par un journal de Québec! cidément, nos grands quotiliens pos- sédent des sources de renseignements promptes et infaillibles! 18 Décembre: \u2018Grosse Gerbe\u201d.Si vous n'avez pas allumé le poële avec la \u201cGazette\u201d du 29 décembre.vous pourrez vous y roporter (page 5 juste en haut de nos \u201cfutures étoiles\u201d), Vous y trouverez tous les détails importants.Vous me demanderez peut-être une appréciation de la pièce \u201cA qui le Neveu\u201d.Malheureusement, j'étais trop proche, je n'ai rien vu.Mais ça devait être bien, puisqu'on n'en dit pas de mal.22 Décembre: On s'en va.Encore une chose que vous saviez, vous nous aviez vus partir.Mais ce que vous ne saviez pas, c'est que la sortie fut avancée de 24 heures.Nous étions donc libros après l'examen fixé au 22 décembre, à 3 heures, une minute, 25 secondes, Nous étizns contents c'était une journée de gagnée sur l'an passé.De plus, ça mettait fin à l'ère des messes de minuit sur le train, 233 Décembre au 9 Janvier 1950.Rien d'anormal, excepté la température, au dire d'un de nos confrères resté ici.Même constatation de la part d'un autre venu par voyage d'affaire.De plus, nous a-t-il révélé, elle était cadenassée jusqu\u2019au cou.I! s'agissait probablement de l'Ecole où tout est soigneusement tenu sous clef pendant les vacances.Lundi 9 Janvier 7!2 P.M.Des véhicules motorises roulent à 70 milles à l'heure sur la route de la station; tandis que d'autres les \u2018\u2019enfilent\u201d a 90.Serait-ce 'ambulance ou les pompiers?Non, ce sont les taxis de Ste-Anne: Ils se livrent à leur course au trésor annuelle: Les élèves du Collège et de l'Ecole débarquent de \u201cI'Espress\u201d, ils sont au moins une centaine! Oui nous étions au moins 75 dans le même wagon, il y régnait une température à faire éclore des poulets, et nous ne savions pas trop où placer nos bagages.Puis le train ne marchait pas, et arrétait à toutes les çs- res, Se-Louise incluse.\u201cC'était bien malcommode\u201d! cependant hous avons fini par nous rendre.Le trajet de la gare à la Faculté fut particulièrement rapide, nous l'avons souligné.Làpas beaucoup de changement, tout se passa selon (suite a la page 5) \u2018 GAZETTE des CAMPAGNES, Ssinte-Anne, (Kamoureska).12 janvier 1949 T5ème ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE DE LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE L'actif les dépôts et les placements atteignent de nouveaux sommets, Observations du président sur la situation générale La Banque Canadienne Nationale a tenu à son siège social, à Montréal, le mardi 10 janvier, sous la présidence de M.G.-E.Gravel, la T5e assemblée générale annuelle de ses actionnaires, Le rapport du Conseil d'administration relatif à l\u2019exercice terminé le 30 novembre 1949, qui a été soumis à l\u2019assemblée par le gérant général, M.Charles Saint-Pierre, montre que la Banque a réalisé de nouveaux et importants progrès.Les bénéfices s\u2019établissent à $1,374,709.ce qui représente une augmentation de $60,529 sur l'exercice antérieur.Ils ont été affectés au paiement des impôts, à une contribution de $150.000 au Fonds de pension du personnel, à l'amortissement des immeubles sociaux et au service des dividendes.et le solde du compte des profits et pertes a été porté de $487,515 à $545,789.Les dépôts, en augmentation de plus de 22 millions et demi depuis un an, atteignent la somme record de $414,383,123.Les dépôts d'épargne, dont le total avait plus que doublé de 1943 à 1948, ont passé au cours du dernier exercice de 285 à plus de 295 millions et demi.La somme des billets de la Banque en circulation le 30 novembre 1949 était de $541,592.C'est la dernière fois que ce poste est inscrit au bilan.D'ici le 31 janvier, les banques à charte devront verser à la Banque du Canada une somme égale à celle de leurs billets en circulation et ce sera désormais la Banque du Canada qui rachètera ces billets au fur et à mesure qu\u2019ils seront présentés.La double responsabillité des actionnaires de banque est définitivement abolie.L'actif total de la Banque se chiffre par $430,- 120,124, ce qui constitue un nouveau sommet Des disponibilités de caisse de $67,721,108 représentent 16.31%7 du passif envers le public, et l\u2019actif rapidement réalisable s'élève à $281,923,915.soit l\u2019équivalent de 67.93% du passif envers le public.Les prêts courants et escomptes forment une somme de $132,188,625, à rapprocher de $136,- 901,610 au 30 novembre 1948.Cette légère diminution tient à la réduction des avances de la Banque à l\u2019industrie forestière dont les opérations, dans la province de Québec, ont subi l\u2019an dernier une contraction de 10% par rapport a 1948.Le total des prêts courants et escomptes de la Banque a doublé depuis quatre ans.Les placements de la Banque, en augmentation de $22,- 852,758, s\u2019établissent à $210,836,117.Après avoir indiqué certains faits qui nous justifient d'envisager l'avenir avec confiance, M Saint-Pierre a ajouté qu'il convient que notre optimisme soit raisonné, qu'il soit tempéré par la prudence qui est plus nécessaire que jamais étant donné l'incertitude des facteurs qui détermineront la mesure de l'activité de notre pays au cours de l\u2019année nouvelle.Le rapport du Conseil d'administration a signalé à l'assemblée que les progrès de la Banque sont dus, en grande partie, au travail efficace du personnel \u2018dont nous apprécions hautement le précieux concours\u201d.Le président, M.C.-E, Gravel, a fait observer à l'assemblée que le rapport qui lui est soumis marque le 75ème anniversaire de la Banque et il a fait ressortir les progrès accomplis depuis Îles modestes débuts de la Banque d'Hochelaga, Il a fait une brève revue de la situation générale et souligné les progrès considérables qu\u2019a réalisés la province de Québec depuis quelques années.Le président a fait des commentaires sur le commerce extérieur du Canada et sur les facteurs qui entravent la reprise des échanges internationaux, et il a fait remarquer que, malgré les éléments favorables que présente la situation au Canada, l'avenir n\u2019est pas sans inspirer à certains observateurs des sujets de préoccupation.En terminant son discours, le président a rendu hommage à la mémoire de l\u2019un des administrateurs de la Banque, l\u2019honorable C.-P.Beaubien, décédé au cours du dernier exercice, et il a fait l\u2019éloge de son successeur, l\u2019honorable Wilfrid Gagnon.Les actionnaires ont réélu le Conseil d'administration, qui est ainsi composé: M.L.-J.-Adjutor Amyot, M, Armand Chaput, M, Auguste Désilets, .r., 'hon, J.-M.Dessureault, M.Geo.-T.Donohue, l'hon, Wilfrid Gagnon, M, C.-E, Gravel, M.Charles Laurendeau, c.r., M, Beaudry Leman, M.A.J.Major, Thon.Jacob Nicol, I'hon.Alphonse Raymond, M.Leo G, Ryan et M.Charles St-Pierre.Société Historique de Kamouraska.Un samedi à Kamouraska (Chanson composée pendant l'élection de 1867) 1 Un samedi à Kamouraska Nous étions sur ce lieu-là; Et nous étions tous ensemble Pour les candidats, entendre.Voilà le temps arrivé: A bien fallu décamper.2 Je m'en vais vous raconter, Pourquoi qu\u2019nous avons cédé.C'est une grêle de pierres, Qui tombaient à travers nos têtes.C'qui les avait fait ramasser, C\u2019est le candidat Pelletier.3 M.Pelletier, pour cabaler, À fait le tour du comté.C\u2019est dans une promenade, Qu'il avait pour sa cabale.Il était accompagné D'un des curés du comté, 4 Mais pour avoir à diner Ont été chez M.Cartier, Is croyaient avoir la chance De diner dans la grand\u2019chambre.Mais c\u2019fut un diner curieux! Ils ont sorti tous les deux.5 Pelletier n'ayant pas assez De monde pour le proclamer, Il s\u2019en fut trouver Millaire, Il lui dit que son affaire N'était pas en sureté S'il n'était pas protégé, 6 Millaire lui a répondu Qu'il ne s\u2019en mêlerait plus Mais s\u2019il voulait bien attendre Qu'il ferait bientôt descendre Un certain nombre de gens, De St-Roch et de St-Jean.7 Pierre Dessaint, pour les saouler Chez lui les a amenés.La, ils ont pris tous ensemble Un grand verre de poudre blanche.Quand ils eurent çà dans l'oorps, Ils étaient comme des butors.8 Pierre Dessaint, ici nommé Est le préfet du comté.C'est lui qui donnait les ordres, Pour accomplir le désordre Qui a eu lieu ce jour-là Devant l'église de Kamouraska.9 Pierre Lafrance, un partisan, Etait aussi sur le champ.C\u2019est lui qui était le chef De cette gang de rebelles, Là où ils ont commencé Par défaire l'escalier.10 Monsieur Chapais, épouvanté, Dans son carrosse, il est monté, Quand il fut dans le village, Il a entendu siffler une balle Qui avait bien traversé Son joli chapeau carré BANQUE GANADIENNE NATIONALE Situation au 30 novembre 1949 * PASSIF Envers le public: Billets en circulation.\u2026.0.000ssensanana net seras ss ea vase ovor non sen nnac es $ 541,592.00 .414,383,122.66 495,452.53 $415,420,167.19 Envers les actionnaires: Capital, réserve, dividendes, profits inaffectés.14,699,956.62 ACTIF Disponibilités de caisse Obligations et actions.\u2026.comptées au-dessous du Prêts à demande.111202 Le aa es ans a anne {sur titres dont les cours présentent une ample couverture) Préts et escomptes et avances aux Municipalités.coovvuivniiisnns.- (déduction faite des provisions pour pertes éventuelles) Immeubles, créances hypothécaires et divers.> (déduction faite des réserves) rereseseuane sasesanan es $430,120,123.8] .$ 67,721,108.20 210,836,116.71 3,366,689.61 140,579,497.31 7,616,711.98 $430,120,123.81 COMPTE PROFITS ET PERTES Profits de l'exercice finissant le 30 novembre 1949, déduction faite des affectations aux réserves latentes à même lesquelles il a été pleinement pourvu aux créances mauvaises et douteuses.Moins: Provision pour impôts fédéraux et provinciaux.Versement au Fonds de pension du personnel.Amortissement des Immeubles sociaux.\u2026.\u2026\u2026.~ Profits nets, déduction faite des affectations ci-dessus.Dividendes.\u2026.000000cc een een annees Report à nouveau.\u2026.\u2026.102202 202 e Linea eee ea aa 000 vee Solde créditeur du compte Profits et Pertes au 30 novembre 1948.Solde créditeur du compte Profits et Pertes au 30 novembre 1949.en es $ 1,374,709.65 esse $362,590.36 .150,000.00 eran 243,844.70 756,435.06 OUP $ 618,274.59 \u2026 560,000.00 $ 5827459 487,515.23 $ 545,789.62 12 janvier 1950 Les terres de la Grande-Anse.(Suit de la page 2) Terre (No 24) de Jean Brisson (1683-1755) .D'après le terrier de 1743, cette terre avait été concédée a Jean Brisson (1683-1755), par billet de madame de Saint- Denis daté du 14 février 1705.Sur la carte de Catalogne, de 1709, cette terre de J(ean) Brisson est bornée au nord-est à B(aptiste) Grondin et au sud-ouest à J(ean) (Michel-dit)-Taillon.Au terrier de 1743, Jean Brisson possède (sous le No 32 de l\u2019époque): une terre de 4x42 arpents, où il est établi avec maison et bâtiments, joignant au mordest à Joseph Pelletier surnommé Doucet, et au sudouest à Jacques Gauvin.Au titre-nouvel accordé à François Pelletier 1713-post 1775), le 13 août 1765 (gr.Louet fils), on voit que celui- ci possède 1 arpent 4 perches et 8 pieds de front (sur 42 arpents de profondeur), scitué dans une terre appartenant aux héritiers de feu (Jean) Brisson; et au titre-nouvel accordé à Bernard Pelletier, le 9 août 1765 (gr.Louet), on voit que ce dernier possède 1 arpent 6 perches et 2 pieds de terre de front, bornés au nord-est à François Pelletier (son frère) et au sud-ouest à feu (Guillaume) Chenard (Voyez la terre suivante).La tradition rapporterait que cette famille Brisson s\u2019étant à peu près complètement éteinte, lors d\u2019une épidémie (en 1756), sa terre passa alors en des mains étrangères (62).C'est, en somme, ce qu'indique le Dictionnaire Tanguay.Terre (No 25) de Jean Michel-dit-Taillon (1675-post 1718), de 4x24 arpents.Cette terre parait avoir été concédée originairement, peu avant 1709, à Jean Michel-dit-Taillon (1675-post 1718), que la carte de Catalogne, de 1709, mentionne sous le nom de J.Taillon, entre les terres de J(ean) Brisson.au nord- est, et de la Ve Ach (sic) Boucher, au sud-ouest.Le 3 mars 1710, (gr, Janneau) Jean Michel-Taillon, habitant du R me, seigneurie de Mr Dauteuil, vendait à (8é) Bastien Grondin (1687-1749), une habitation située à la Grande-Pointe, seigneurie de Madame de St-Denis, de 4 arpents de front sur le fleuve, joignant Jean Brisson au nordais, et feu Charles Boucher au saurois (27).Jean Michel-dit-Taillon, qui avait été baptisé au Chä- teau-Richer, le 27 octobre 1675, fils d'Olivier Michel-dit- Taillon (1646-post 1698) et de Marie-Madeleine Cauchon (1655-98), épousa à Saint-François de l\u2019ile-Jésus, le 5 février 1714, Marie Forget, et décéda après 1718 (44).Sébastien Grondin ne garda pas longtemps la terre en question.En effet, à la suite de l'acte de vente qui précède et sur le même feuillet, se trouve en date du ler septembre 1710, l'acte de vente du dit SéBastien Grondin à Jacques Gauvin, garçon volontaire, de l'habitation acquise de Michel Taillon, habitant du Royaume, seigneurie de \u2018Lapocatiére (27).Jacques Gauvin (1690-1747) n\u2019avait pas encore 20 ans.Il avait dû être attiré dans ces parages par son frère ainé: Jean-François Gauvin (1673-1742).qui était fixé à la Ri- vière-Ouelle depuis une dizaine\u2019 d'années.Tous deux étaient les fils de feu Jean Gauvin (1643-1706) et de deé- funte Marie-Anne-(Madeleine) Magnan-(dit-Tro(c)quier(e) ou Trottier, de Lorette (32).Sous le No 33, au terrier de 1743, Jacques Gauvin possède donc 4x42 arpents, où il est établi avec maison et hangar en bois, bornés au nord-est à Jean Brisson et au sud- ouest à Joseph Lebel fils, mais il n\u2019est fait aucune mention entre Jacques Gauvin et Bernard Pelletier (27).Voyez au greffe Janneau, le 29 avril 1737, une convention entre Jacques Gauvin tt Bernard Pelletier (27).Toute cette terre de feu Jacques Gauvin passa à son fils Charles avant 1760, Le 4 août 1751 (insinuation à Québec, vol XI, f.690).Marie-Louise Saint-Pierre (1692-post 1753), veuve de Jacques Gauvin (1690-1747), Charles, Louis et Geneviève Gauvin, Barthelemy Bélanger et Marie Gauvin, sa femme; Jean Choret et Marie-Anne Gauvin, son épouse, convenaient en présence du missionnaire Duchouquet (acte déposé au gr.Joseph Dionne) de donner à Charles Gauvin et Marie-Mar- the Bélanger, sa femme, la moitié de leurs biens m°ubles (sic), consistant en 2 arpents d'une terre de 4 arpents, etc., sans préjudice de la part qui peut revenir aud.Charles Gauvin dans les 2 arpents restant échus de la successfsion de feu Jacques Gauvin, dont il payera sa part des dettes, etc.Pour les titres-nouvels accordés les 6 et 9 août 1765 (gr.Louet fils), on voit que cette terre (No 25) de feu Jacques et de Charles Gauvin, son fils, est alors divisée comme suit: du nord-est au sud-ouest: GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska), Terres Nos Arpts Pch.Pds 24 François Pelletier 1 4 8 Bernard Pelletier 1 6 2 héritiers de Guillaume Chenard, 2 5 0 acquis par échange de Chs Gauvin, 25 en 1760 (gr.Noël Dupont).5 Jean-Bernard Pelletier, 1 5 Û acquis de Charles Gauvinroute des Lebel, héritiers de Guillaume Chenard 2 4 The acquis de Jean Dubé, en 1757 26 gr.Joseph Dionne), _ Bazil Saint-Pierre (époux de Marie-Anne Lebel) 27 François Pelletier 4 0 0 Terre (No 26) die Joseph Lebel fils (1696-1756) Lots cadastraux actuels Nos 198 à 202 Sur la carte de Catalogne, de 1709, cette terre, bornée au nord-est à J(ean) Michel-dit)-Taillon, et au sud-ouest aux terres non concédées, paraît appartenir à la Vve Ach (sic), Boucher, née Marie-Anne Ouellet, veuve de Charles Boucher (1679-1709).Elle passa à Joseph Lebel fils (1696-1756) probablement avant 1735.Au terrier de 1743, Joseph Lebel fils possédait là( sous le No 34) une terre de 1x42 arpents, où il était établi avec maison et hangar en bois, dont il n\u2019a pu représenter le titre bornée au nord-est à Jacques Gauvin et au sud-ouest à François Pelletier, sur laquelle terre le Sr Damour était établi et bâti, ayant acquis (vers 1739) son emplacement, de 2 arpents de long sur 1 de large, de Dupuy, forgeron, qui I'avait eu précédemment (vers 1736) de Joseph Lebel fils.Il s'agit vraisemblablement de Jean Damours de Louvières époux (Ze) de Marie-Anne Morel de la Durantaye, car plusieurs enfants de cette famille, nés entre 1739 et 1754, furent baptisés a Saint-Roch-des-Aulnaies.Quant à Dupuy, forgeron, ne s'agit-il pas de Jérôme Dupuis, serrurier, époux de Barbe Picorum, arrivé aux Aulnaies en 1731, qui acheta la terre (No 28) de Joseph Pelletier, en 17327 Plusieurs enfants de cette famille, baptisés ou inhumés à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, entre 1732 et 1740, ont pu naître à Saint-Roch (Cf: Dictionnaire Tanguay, vol, III, p.558).Le 28 mai 1757 (gr.Joseph Dionne) \u2014pitéce No 1867 de L'Inventaire d'une collection de pièces judiciaires \u2014 Jean- Baptiste Dubé et Marie-Catherine Lebel, son épouse, habitants de Saint-Roch, vendaient à Guillaume Chenard, négociant du même lieu 2 arpents et 4 perches de terre de front sur 42 de profondeur (dont 8 perches de Joseph Lebel, 8 perches de Louis Lebel et 8 perches échues à lad.venderesse, bornée en leur totalité par le nord-est, au dessus du chemin du roy a la part de terre que le Sr Bernard Pelletier a cy-devant acquise de Jacques Gauvin; au dessous du chemin du roy au terrain que Mr d'Amours a cy-devant acquis du Sr Dupuy et de Jacques Gauvin; et par le sud-ouest aux mineurs, leurs frères et soeurs d\u2019un bout au fleuve St Laurens, d'autre bout en fin de la sud.prof.sans en rien retenir, excepté 12 pieds de terre ou environ pour la sotte part que les trois portions de terre sontchargées au prorata de toute la terre pour fournir le chemin de route qui monte dans le 2e rang, ce qui fait que cette vente n'est que de 2 arpents 3 perches et 6 pieds de front, depuis le chemin du roy en montant le restant de la prof.et au dessous du d chemin du roy à la ligne des Gauvin, excepté le (lopin) de terre dud.Sr Damour qui se trouve sur led, terrain sus vendu.Au titre nouvel, accordé le 8 août 1765 (gr.Louet fils) à Marie-Anne Parent, tant en son nom que comme commune en biens avec feu Guillaume Chenard, que comme mère et tutrice naturelle de ses enfants, on voit que celle-ci est propriétaire (es-qualité) de 2 arpents 4 perches et 7 pieds de front (sur 42 arpents de profondeur), acquis de Jean Dubé, en 1757 (gr.Joseph Dionne), et bornés auu nord-est à la route des Lebel (ou à Jean-Bernard Pelletier) et au sud- ouest à Bazil Saint-Pierre (Voyez la terre précédente).Terre (No 72) du notaire Etienne Janneau (1668-1743) et de Francois Pelletier (1713-post 1775 Lots cadastraux actuels Nos 203 a 205 Cette terre parait avoir été concédée originairement au nommé (Francois) Dutertre (1698-1757), navigateur, par billet de Mme de Saint-Martin, née Madeleine-Louise Juchereau (1662-1721), fille de Nicholas Juchereau de Saint-De- nys et épouse de Joseph-Alexandre de l'Estrigant, sieur de Saint-Martin, capitaine d\u2019un détachement des troupes de la marine (21), le ler février 1721 (Cf: titre-nouvel du 13 août 1765, (gr.Louet).Elle passa au notaire Etienne Janneau (1668-1743), entre 1722 et 1731, qui vint de la Rivièreouelle habiter aux Aulnaies.(21) A consulter sur les familles Juchereau et Giffard: La Famille Juchereau-Duchesnay (1908), par Plerre-Georges Roy.(27) Obligeance de M.Louis-J.Pelletier, archiviste judiciaire & la Rivière-du-Loup.(32) Voyez: Bulletin des Recherches Historiques, 1946, pp.373 9 379: Une seule souche de Gauvin, du même auteur.(44) A consulter sur la famille Michel-dit-Taillon un article du même auteur dans le Bulletin des Recherches Mistoriques, 1946, pp.378 à 370.(à suivre) Un missionnaire.(suite de la page 2) sentaient d'eux-mêmes et une paire de \u2018\u2018mitaines\u201d qu'il ne réussissait pas à enfiler dans nos gants.On voyait bien qu'il n\u2019était pas venu pour prendre des leçons dans l'art viril de se défendre mais plutôt pour en donner.Pour l'honneur du drapeau, je ne pouvais plus reculer.Je murmurai un ave.et sautai dans l'arène, Ce ne fut pas long que je découvris le défaut de la cuirasse de mon adversaire.Son jeu manquait de technique.était trop ouvert; ses yeux trahissaient ses coups avant de les porter.Je pus ainsi prévenir ses attaques et con- trattaquer efficacement et d'autant mieux que j'avais les bras plus longs que les siens.Il n'y eut pas sang, ni de knockout mais a la troisième ronde, mon mousse avait êté assez émoussé pour ne plus vouloir revenir.A la cloche, \u201cnext one\u201d \u201cle suivant\u201d, dis-je, à l'hilarité de tous, j'en fus quitte pour confesser tout mon monde.C'est ainsi que même la boxe peut servir à la gloire de Dieu.Première vision d\u2019un film missionnaire dans l\u2019Inde SCNM.- Le 30 mars, dans le Salon du Collège Espagnol de Rome, a été projeté en première vision le film \u201cLa Mies es mucha\u201d.Parmi les invités on remarquait deux cardinaux, les autorités de la Propagande et plusieurs membres du corps diplomatique.\u201cLa moisson est abondante\u201c illustre tous les aspects de la vie missionnaire dans l'Inde: l\u2019humble église, la lutte pour l'école, la concurrence protestante, l'obstacle du paganisme et de la pauvreté, l'incompréhension des coloniaux qui ne voient que leurs intérêts.L'action comprend un baptême, un mariage, la lutte contre une épidémie de peste, l'administration des derniers sacrements, un meurtre.une conversion, et surtout la vocation du jeune aide indien, qui remplacera les deux missionnaires et que l'on voit a la fin du film déposer une gerbe de fleurs blanches sur chacune des deux tombes, La scéne du gramophone, arrivant d\u2019Espagne en réponse à un appel lancé au hasard à un Mr.Garcia quelconque de Madrid pour avoir un harmonium, est une trouvaille des plus heureuses.Le film a été tourné par la maison \u2018Chapalo Films\u201d sous la régie de José Luis Saenz Heredia, assisté du Père Jésus Taboada, missionnaire la- lazariste de Cuttack, au sud- ouest de Calcutta, où l'action est supposée se passer.L'entreprise des producteurs n\u2019était pas facile, car le film a été tourné en Espagne avec des acteurs exclusivement espagnols: et \u2014 cependant, le spectateur a l'illusion d'être transporté dans un paysage de l'Inde tropicale au milieu d\u2019indiens authentiques. pe > | 6 GAZÆFFTE des CAMPAGNES, | Bainte-Anne, (Kemoureska).12 janvier 1950 Fantaisies de lu température, La dernière neige, tombée il y a deux jours, restera vraisemblablement d'ici la fin de l'hiver.Le Dr Maurice St-Pierre.prof.à l\u2019Ecole Sup, d'Agriculture, nous donnait l\u2019autre jour, une information à savoir que \u201cdepuis le début de la saison, la neige a fondu sept fois\u201d.Le nombre parfait!.Or, on sait que d'habitude, la troisième bordée de neige demeure jusqu\u2019au printemps.L'avant-veille des Rois, Mme Albert Alarie ceuillait des pensées dans son jardin; aussi un peu de persil.Sur un rocher, des chatons s\u2019épanouissaient'\u2026Que voulez-vous, avec une température de 450F.Mais les illusions du printemps ont vite fait place à la dure réalité de 150F sous zéro, pour rétablir les choses.Dans l'Est, nous avons eu la température coutumière à la Colombie Canadienne; et celle-ci, par galanterie, a adopté nos tempêtes de vent, de neige, de verglas.Un beau dégit!.A New-York, le thermomètre a accompli un record en touchant 700F.au-dessus de zéro, en janvier.Des érables ont répondu à l\u2019entaille.Un amateur de sucre d'érable, professeur à l'Ecole d\u2019Agriculture, a fait bouillir, à Ste-Louise, un peu d'eau recueillie le 4 janvier.\u201cCe n'était pas beaucoup sucré\u201d, a-t-il commenté.Le long de la route de Rimouski, le 4 janvier, on pouvait voir reverdir les coteaux.Mais tout cela, comme les \u201cpensées\u201d\u2019 de Ste- Anne, n'a pas duré plus que \u201cL'espace d'un matin\".A St.Fabien, un parent a dit avoir souvenance qu'un cultivateur ait tiré des sillons, en janvier, \u201centre deux bancs de neige\u201d.Mais le plus encourageant est venu des vieux \u201csucriers\u201d qui se rappellent un doux temps semblable en 1903, \u201cLe gros printemps de sucre\u201d.\u201cUn bon dégel en mars, et ça pourrait bien recommencer\u201d nous a dit un vrai renard de sucreries, un type qui comprend les érables comme si elles parlaient\u2026\u2026 Statistiques paroissiales.A Ste-Anne-de-la-Pocatière, en 1949, il y a eu 82 baptêmes, 35 mariages, 32 sépultures.La population se répartit sur 672 familles:369 dans le village, 46 à la station et 257 dans les rangs.Elle se totalise à 3251 âmes, dans ces familles.Si nous ajoutons à ce nombre les pro- {3 fesseurs et serviteurs qui sont attachés en per- » manence au Collège à l'Ecole et au Couvent, nous arrivons à un chiffre d'environ 3,400 âmes.Le jour des Rois M.le Curé A.Hudon a fait : la lecture des comptes de la fabrique, lors d\u2019une .assemblée des franc-tenanciers tenue aprés la grand\u2019messe.Quelques chiffres seulement: Recettes ordinaires et extraordinaires de 1949: : $21,972.08; le surplus de l'année est de $14,390.38.A date, la dette de la paroisse, (y compris celle qui restait au moment de l'incendie, et qui se chiffrait a $15,424.00) est de $78,318.13.Naturellement, comme il y a encore environ 3 mois de travaux a faire pour terminer le soubassement, on peut s'attendre à ce que cette dette s'augmente considérablement.A l'église La charpente du clocher s'élève dans les airs; les colonnes sont en pin de colombie de 12 pouces carrés, et s'appuient sur la charpente de béton armé.Une fois l'essentiel du clocher mis en place, on mettra la dernière main à la couverture, puis on pourra entreprendre, à l'intérieur, de finir la travée du portique que les plâtriers on dû laisser de côté pour le moment.Actuellement, il y a 11 platriers à la besogne; les uns travaillent aux transepts; d\u2019autres à la grande voute; d'autres enfin, dans les appartements.Actuellement, le transept sud est terminé, et celui du nord en plein progrès.Les appartements de l'annexe et les couloirs d'accès au soubassement sont finis, eux aussi, pour ce qui concerne le travail des plâtriers.On sait que le haut des appartements est en plâtre uni; à partir de la hauteur d'épaule, le fini imite la pierre sciée, Les planchers seront en ciment poli.Evidemment, tant qu'il y aura cette humidité à l\u2019intérieur, il est inutile de penser à poser les boiseries.Les plâtriers sont aujourd'hui échafaudés dans le choeur.Un autre groupe est à l'ouvrage dans ce qui sera un oratoire, à l\u2019angle sud-est du sou- - bassement, au-dessus de l'atelier de réparation, attenant à la chaufferie.D'autres, enfin, enduisent les couloirs ou appartements devant servir de réserve, de commodités, etc.Nous croyons de notre devoir de les louer de l'excellence du fini qu'ils donnent, il est impeccable, que ce soit dans les surfaces planes, à angles, ou courbes.Plus tard, comme c'est nous qui en seront fiers, il est bien juste que nous attibuions le mérite à qui de droit, tandis qu'ils sont là pour recevoir notre hommage à ces bons ouvriers de chez-nous, Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u2019 Soirée Lacordaire à St°-Louise Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) A la salle paroissiale de Ste-Louise, comté de l\u2019Islet, avait lieu, tout récemment, une séance régulière du Cercle Lacordaire et Ste-Jeanne d'Arc.Cette dernière réunion de l'année fut des plus intéressantes.Il y eut allocution de M.Chs.-Eug.Lévesque, président.M.Lévesque fit un résumé des activités Lacordaire dans la paroisse de Ste-Louise.Il profita de la circonstance pour présenter ses remerciements à l'aumônier, M.l\u2019abbé Thomas Bélanger, qui n\u2019a pas ménagé ses conseils aux membres et l\u2019appui sincère qu\u2019il a donné au mouvement au cours de l\u2019année, Au cours de cette réunion.il y eut initiation de deux membres.La présidente des Jeanne d'Arc, Mille Bélanger, dit quelques mots de remerciements aux Jeanne d'Arc pour leur collaboration franche au mouvement et donna quelques conseils.M.Martial Tardif continua la séance en donnant son appréciation des activités et exhorta les membres à être des Lacordaires conscients de leur rôle et de leur idéal.A la partie musicale, on entendit quelques pié- ces de piano, quelques chants en solo et en groupes.Grâce à l'initiative de M.Armand Lévesque, vice-président, il y eut distribution de friandises.Puis M.l'abbé Thomas Bélanger, aumônier et curé de la paroisse, termina la soirée en donnant ses conseils et en remerciant tout le monde de sa collaboration et de leur bon dévouement durant l'année écoulée, + A L* BIBLE vous parle.Qui nous arrachera à l'amour du Christ?La tribulation?La détresse?La persécution?La faim?La nudité?Le péril?Le glaive?Car il est écrit: À cause de toi, on nous met à mort, à longueur de journées, on nous regarde comme des brebis de boucherie.Mais en tout cela nous triomphons grâce à celui qui nous a aimés.Oui j'en ai l'assurance, ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissance, ni hauteur, ni profondeur, ni quoi que ce soit de créé ne saurait nous arracher à l'amour que Dieu nous manifeste dans le Christ Jésus Notre-Seigneur.Rom.8, 35-39 (Texte choisi par la Société catholique de la Bible) Chronique étudiante (suite de la page 3) l'usage antique et solennel: on s'échange les souhaits de bonne année puis l'on se compte les mé- mes peurs que les années précédentes.Mais une nouvelle éclipse toutes les autres.Le plus sage d'entre nous aurait, paraît-il, laissé les abeilles, pour faire la découverte de créatures plus délicates encore.Selon un informateur sérieux, il se serait trouvé une 50% (une douce moitié pour les moins forts en pourcentage).L'évènement est digne d\u2019être signalé.10 Janvier 8 heures.Première classe.Ici, je ne peux rien dire, j'étais sans connaissance.Après enquête auprès de 45 patients, je reste encore sans information.Apparemment, le mal était à l\u2019état épidémique.Toutefois, grâce à l'odeur des prochains examens, quelques corps ont déjà remué.On espère sous peu une prompte résurrection.D\u2019autres nouvelles vous seront fournies dans notre prochain numéro.Jean-Louis Dionne, Le agr.Nos futures étoiles Mary Hind, soprano colorature d\u2019Ottawa, et Earl Dick, ténor lyrique de Toronto, seront les prochains concurrents du concours national Nos Fu- Futures Etoiles que l'on entendra au réseau Français de Radio-Canada, dimanche le 15 janvier, à 9 heures du soir.Mary Morrisson, soprano lyrique de Winnipeg, Manitoba, et Gaston Gagnon, basse de Montréal, étaient les concurrents du concours national Nos Futures Etoiles, qui furent entendus au réseau dio-Canada, dimanche s de Ra: le 8 janvier.» = - 2 Comment puis-je economiser?C'est la question que j'ai posée à l'agent des rentes viagères du Gouvernement.Je cherchais justement à équilibrer le budget familial et je lui avouai que, comme la plupart des chefs de famille, j'avois tant de dépenses qu'à la fin du mois il ne me restait rien de mes chèques de paie.Mais.Il m'indiqua un plan d'épargne tout simple destiné à m'ossurer un revenu pour l'avenir.Aussi pratique qu'une visite chez le barbier, ce plan s'accommodait à mon budget.Avant de dire \u201cC'est une bonne idée, mais je n'ai absolument pas les moyens de la suivre\u201d, parlez-en à un représentant des RENTES VIAGÈRES DU GOUVERNEMENT CANADIEN, ou demandez des renseignements par écrit.Je suis content de l'avoir fait! Division des Rentes sur l'État MINISTÈRE DU TRAVAIL HUMPHREY MITCHELL Ministre A.MocNAMARA Sous-minhire + Ru À VR ar fes vagéres @ a GOUVERNEMENT CANADIEN EB pled la OY TAPE à Matiez ce toupen à le poste aujourd'hui, FRANC DE PORT Service des Rontus viegères, owr Minietère du Travail, Ctewe.Veuillez m'expédiee RENSEONEMENTS COMPLETS sur les Montes viagères du gouvernement canadien, NOM .oceccecensconaonsonessnsnicaraanssseoasannsnnnas (IMPRIMEZ USIBLEMENT) p-\u2014\u2014\u2014s-ssssseses "]
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