Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 29 décembre 1949, jeudi 29 décembre 1949
[" LUHIVES ce lu ZUOVIBCE 2/8 Keintoine Roy Eciftos du Parlerent QUEZEC 899.1111 Juin £4S \u2019 PENSER A CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU = GAZETTE = CAMPAGNES FORTIN & FILS \u2018\u2019Autorisée comme envoi postal de lu seconde classe\u201d \u201cMinistère des Postes, Ottawa\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN \u2014 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE, Editeurs-Propriétaires : Série II.Vol.9 \u2014 No 8 PATRIE - (Kamouraska) CE QUE L'ON PENSE FAMILLE Bonne, heureuse et Sainte Hnneel.Une année pas comme les autres.Tous ceux qui ont à écrire souvent des dates ne seront pas sans éprouver un petit serrement de coeur, le premier janvier prochain.En effet, ils devront modifier deux chiffres, ce matin-la.et constater qu\u2019une autre dizaine a été enlevée au maigre bilan d'une vie humaine, la leur.Les optimistes louent le Seigneur de leur avoir accordé cinq lustres et plus, alors que tant sont tombés le long du chemin, leur mission d\u2019hommes terminée.Les pessimistes regardent venir la clé- ture du cimetiére.et ils soupésent leurs chances de ralentir la descente., Les croyants, les catholiques surtout, se réjouiront qué l'année 1950 ait été proclamée Année Sainte.Et ce n'est pas sans raison.Car, au point où en sont les relations entre les deux moitiés de l\u2019humanité,-l'une sous le signe du matérialisme marxien; et l'autre, étrangement divisée dans sa foi en la Divinité, et unie plutôt sous le signe précaire de la crainte en commun-, on peut se demander vraiment si l\u2019arme la plus forte à employer pour assurer l'avenir n\u2019est pas encore la priére.\u201cBonne et heureuse année, .et le Paradis à la fin de vos jours\u201d.Telle est la formule que répétaient, au premier jour de l'année.nos ancêtres, même nos parents et qu\u2019emploient encore quelques égarés dans notre siècle- qui ne croit plus à rien.On se rappelait encore que Dieu avait dit: \u201cTu travailleras à la sueur de ton front\u201d, et que leurs longs et pénibles travaux faisaient partie autant de leur vie spirituelle que matérielle.Ils acceptaient donc la vie telle qu\u2019elle venait, avec toutes ses responsabilités; familles nombreuses, existence modeste et harassante, sans pour cela manquer de la joie de vivre.Depuis qu\u2019une autre divinité-la piastre, puis- qu\u2019il faut la nommer par son nom!-est venue prendre une place presque inexpugnable tout près de la croix de bois noir, an délaisse volontiers les aspects un peu trop directement spirituels de la vie.Aussi, comment s\u2019y comprendre, alors que par l'effet de ce nouveau dieu, le cultivateur craint d\u2019avoir trop de produits en cave on en grenier, trop de bétail sur sa ferme?L'\u2019ouvrier, trop d'heures de travail, et un trop faible salaire?Le professionnel, de ne pas pouvoir se procurer le confort auquel il croît avoir droit?Le financier, de ne pas abattre-ou acheter-assez tôt son concurrent?Le cartelliste, lui, de ne pas réussir à temps l'esclavage de l'ouvrier et de l'acheteur qui auront à accepter ses augmentations de prix?.On ne se bat plus contre la téchy 8Y ccomplir à force de bras et de courage quotidien, comme le faisaient nos ancêtres les bâtisseurs de pays; mais, désormais, on doit se battre pour défendre ses piastres contre tous ceux qui leur en veulent, y compris même le protecteur par excellence de l\u2019individu, l'Etat qui ne taxe jamais assez.La vie devient de plus en plus artificielle, dépendante, soumise aux préoccupations matérielles Qui ne pardonnent pas!\u2026.La lutte pour la vie n\u2019est plus aussi confondue qu'autrefois avec la lutte pour le Salut de son ame.Elle est entrée dans le tourbillon général qui entraîne, non seulement les individus à s'enrichir au dépens du voisin, mais aussi les nations à en faire autant, même au prix de guerres mondiales que nos grands hommes déclarent \u201cinutiles\u201d même avant qu\u2019elles ne soient terminées.Le matérialiame a bien servi l'humanité L'Année Sainte.Nous avons roulé tellement de catastrophes en catastrophes que le monde entier, un peu partout, se demande si tout cela ne se terminera pas par un un esclavage aussi total que totalitaire.\u2014D'où viendra la paix?demandait-on récemment à Einstein?\u2014De chacun de nous, fut la réponse.Voici ce qu'un autre savant répondait aux interrogations: -\u2014\u2014Comment passez-vous vos journées\u201d \u2014Dans mon laboratoire.\u2014Vos soirées?.\u2014Dans ma biblothèque.\u2014Vos loisirs?.\u2014A prier, La science moderne rachète le péché d\u2019incroyance de la Science du siècle dernier.Encore ceci.Un homme de la classe moyenne, comme il y en a des dizaines de millions aux Etats- Unis, a inventé la minute de prière.Cela consiste, à toute heure du jour, dans le train, au repas, à son travail, etc, d'élever son âme vers Dieu.Ce fut une traînée de poudre; et le mouvement a dépassé longtemps les frontières, franchi les océans, Autre symptôme: les livres scientifiques où l\u2019on exalte la Foi, même les livres franchement catholiques d'inspiration.deviennent facilement des \u201cbest sellers\u201d; et ce sont les protestants qui les achètent en majorité.Et voilà comment, par un concours de circonstances vraiment providentielles, s\u2019est préparée de partout même chez les non-caholiques, l'Année Sainte que Rome vient de décréter à l\u2019occasion du demi-siècle dans lequel nous entrerons dans trois jours.Voilà aussi pourquoi le communisme a tout mis en oeuvre, récemment, \u2014 et on connaît l\u2019énormité de ses moyens \u2014 pour en diminuer I'imporance mondiale.Le relévement?.Inutile d\u2019insister sur la cassure qui sépare le monde.Car il y a d\u2019une part une unité qui veut se réaliser sous le signe de l\u2019athéisme et de l\u2019esclavage humain le plus complet à l'Etat-dieu; d'autre part, cette unité sous le signe de la Croix que tant d'hommes arrêtent dans son développement.depuis dix-neuf siécles., \u201cLa souffrance est son maître\u201d, a dit de l'homme A.de Musset\u2026En effet, s\u2019il se révolte sous l\u2019aiguillon du mal, l'homme réagit, \u2014 combien plus souvent?\u2014 en se réfugiant dans la spiritualité\u2026Est-ce l'heure marquée par la Providence pour ce redressement de l'humanité qui n\u2019a peut- être jamais tant souffert, matériellement pour les uns, spirituellement pour les autres?Les martyrs dans leur chair, dans leur âme sont des dizaines de fois plus nombreux actuellement qu\u2019ils ne l'ont jamais pu être aux jours ou I'Eglise du Christ s'est édifiée sur leur foi, sur leur sang, aux premiers siècles.Dans un seul pays, ne compte-t-on pas une vingtaine de millions d'hommes qui, chaque jour, usent une vie sans espoir au service d'un maître diaboliquement insensible à leurs angoisses d\u2019hommes?.La Providence pourrait bien avoir choisi cette heure unique dans l'histoire des hommes pour établir l'Eglise de demain.11 reste encore cet espoir-là\u2026en 1950.L-de-G.Fortin.Théo.Fortin élu marguillier St-Pacôme (D.N.C.) Monsieur Théophile Fortin, marchand de St- Pacôme, Comté de Kamouraska a été élu marguillier en remplacement de M.Arthur Michaud, sortant de charge.Le banc se composera comme suit pour l\u2019année 1950: M.Lorenzo Ouellet, marguillier en charge, M.Auguste Pelletier et M.Théophile Fortin.Gratification Ste-Anne de la Pocatière (D.N.C.) MilleThérèse Thériault de Sainte-Anne de la Pocatière et institutrice à Snint-Fabion de Panet, comté de Montmagny vient de mériter une prime d'enseignement de $20.00 par l'entremise de Ml'inspecteur Toussignant.Félicitations, J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Eee.Rue Poiré \u2014_ Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE Résidence: 241, Jottre.Tel: 7-2807 FERNAND SIROIS.LsC.CGA COMPTABLE AGREE 76, Rue St-PIERRE, QUEBEC.Tél: Que le Nouvel fn vous apporte la réalisation de vos voeux: Les plus chers 9 \u201cGazette des Campagnes STE-ANNE-DE-LA-POCATIERE 2 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).29 décembre 1949 M.l'abbé Léon Bélanger, à Rome.Samedi, le 17, M.l'abbé Léon Bélanger, professeur au Collège de Sainte-Anne, partait pour New-York, d'où il s\u2019envolait, le 19, à destination de Rome.M.l'abbé Bélanger a assisté aux fêtes d'ouverture de l'Année Sainte.Après un séjour de quelques semaines à Rome, il passera quelques mois en France, avant de revenir, au printemps.Nos meilleurs voeux accompagnent le sympathique voyageur dont nous avons eu, pas assez souvent à notre gré, le plaisir de publier ici des articles de belle inspiration et soigneusement rédigés.Nous espérons qu'a son retour.Et d'abord, bon voya- L.-G.F.Mais n'anticipons pas.ge.M.l\u2019abbé!\u2026 La température.Décembre a commencé en lion.avec le mercure aux environs de 100 F.Puis, quelques jours avant Noël, c\u2019est la fonte de l\u2019épaisse couche de neige, un dégel si complet que nous étions sur le ciment ou dans la boue, comme de bonne heure à l'automne.Nous avons eu un Noël blanc, mais tout juste ce qu\u2019il fallait\u2026.Car dès lundi, c'était la pluie, la brume et tout le tremblement des jours du début de novembre.L'herbe, au contact d'un sol dégelé a fond, et d'un air doux, s\u2019est mise à reverdir.Enfin, ce n\u2019était plus I'hiver.Aujourd\u2019hui, jeudi, c\u2019est le froid qui revient; et il agira sur un sol complètement à découvert, sauf une mince couche de verglas qui rend les routes, les trottoirs comme une patinoire Et Dorval qui nous annonce des jours froids! Dès cette nuit ,paraît-il, le thermomètre atteindra 10 degrés sous zéro.A New-York, le mercure a atteint 60 degrés, ces derniers jours.Il a plu en abondance, mettant fin ainsi à une disette d'eau qui a fort inquiété les autorités.et qui exige encore de la prudence de la part des consommateurs.L.-G.F.Fête à Moscou.Staline a eu 70 ans, quelques jours avant Noël.À cette occasion, il a reçu \u201cspontanément\u201d de tous les coins des pays qu\u2019il gère à sa guise des cadeaux innombrables.En effet, on dit qu\u2019ils dépassent le million! On lui a composé quelque chose comme T0 chansons ou odes qui ont dû être d\u2019une originalité.qu'on devine.Pour revenir aux cadeaux, on rapporte qu'ils ont été exposés par milliers\u2026.ce qui suppose au moins 1000 expositions de 1000 cadeaux!.C\u2019est la formule de la coopération communiste: \u2018\u2019Tous pour un\u201d, et \u201cun contre tous\u201d.Evidemment, tout ce bazar, tout ce bruit, ç'a été d\u2019une part pour lécher les bottes-littéralement- du tyran; et on sait qu'on n\u2019y va pas la langue raorte)\u2026Puis, comme c'était une belle pièce à faire à Pie XII qui devait quelques jours plus tard ouvrir l'Année Sainte!\u2026.Seuleinent, il fallait être asiatique et pas mal prisonnier en arrière du rideau de fer pour ne pas saisir toute la différence entre les deux solennités, et tout le ridicule de cette avalanche de biens à destination du seul homme qui n\u2019en a pas besoin dans un pays où l\u2019on meurt de faim et de travail forcé.où les familles même les plus soumises aux lois sont logées et nourries plus mal que des bêtes de somme.Tout cela semble avoir créé de par le monde une immense pitié.Car, s'il n\u2019y avait pas de rideau de fer, ce sont les familles russes qui auraient peut-être recu, de l'extérieur, un million de ces colis dont elles ont tant besoin., Oh, ce million de cadeaux, à Staline, c'est bien l'invention la plus odieuse de tout Ce régime de torture; un symbole.le seul le vrai.L.-G.F.M.Alexandre Boudreau a I\u2019Ecole d\u2019Agriculture et Pêcheries Récemment, M.Alexandre Boudreau, commissaire du Service Civil canadien, était de passage à Ste-Anne, en tournée de conférence auprès des autorités universitaires de la province.M.Boudreau en profite pour exposer les besoins en compétences de l'office dont il est un des directeurs, et pour étudier avec qui de droit les moyens de permettre à nos jeunes gens d'y accéder.M.Boudreau rencontra les deux dernières classes en Agronomie et en Pêcheries de l'Ecole Supérieure de Ste-Anne, puis les directeurs et professeurs des deux institutions.Notre Service Civil est une imitation de l'institution similaire américaine: ses règlements ont été faits de manière à pouvoir accepter les jeunes gens qui sortent des universités modernes, Or, ce n'est pas un mystère pour personne que les études sont suivies et orientées de façon différente dans ces universités et dans les nôtres.Dans les premières, on vise plus à une préparation immédiate des jeunes gens, alors que dans nos collèges et universités, l\u2019on s'applique plutôt à donner une formation plus complète, mais sans spécialité.Il est vrai que dans les milieux les plus autorisés du Canada et des Etats-Unis, on voudrait bien revenir à ce système éprouvé de formation.\u201cAu début, ces hommes sont un peu lents d'adaptation,\u201d disait un homme d'affaires très important des E.-U.Mais, allez voir, après cinq ans, ou après dix ans'\u2026.Quelles que soient nos raisons de continuer à donner cette formation à nos jeunes, il faut bien en venir aux règles suivies dans la Commission du Service Civil, par 'Employeur, en un mot.Ce dernier, lorqu\u2019il engage un homme, ne s\u2019attend pas à le former, mais a bénéficier, dès le début de son emploi, des avantages de sa formation.En somme, il fera comme tout employeur, et il prendra des chances sur celui qui peut attester, par un diplôme dûment paraphé, qu'il posséde la.compétence! Ici.le chroniquer peut bien ajouter que rien n'empéche que l'on soit parfois satisfait de voir que nous ne suivons pas la régle du jeu, et que nous nous éliminons nous-mémes en ce faisant.Il est non moins vrai que ce n'est pas à l'employeur de se rendre aux conditions de I'aspirant.mais que c'est à ce dernier de se rendre aux exigences de l'employeur, Or actuellement, nombre de situations intéressantes n'ont pas de titulaires depuis des mois, faute d'un diplôme universitaire adéquat.Ces exemples, on n'a seulement pas besoin de sortir de Ste- Anne pour les avoir sous les yeux.Il y a donc toute une organisation qui fonctionne d'après des règles établies suivant ce que les universités modernes pouvaient alors donner en fait de jeunes gens diplômés; ou bien, les Universités se sont pliées aux exigences de la commission.Peu importe.De conception anglo-saxonne.la Commission américaine ou canadienne a ses règles de jeu.Si nous nous obstinons à donner à nos jeunes gens une formation équivalente, très certainement, mais différente de ce qu\u2019elle exige, il arrive que les règles du jeu sont contre nous.Pour appuyer ces lignes qui sont de notre cru, M.Boudreau établit que parmi les bacheliers ès- sciences agricoles surtout la concurrence est énorme.Seuls, arrivent ceux qui peuvent avoir \u2018\u2019majoré\u201d en telle ou telle spécialité! Quelles que soient ses intentions.l'employeur donnera toujours la préférence à celui qui peut montrer les diplômes voulus, principalement, lorequ\u2019il y a soixante ou quatre-vingt candidats à une situation qui exige telle ou telle qualification.Si l'employeur trouve satisfaction à éliminer les non-porteurs de diplômes, est-il le seul coupable?Au degré de la maîtrise, il y a des emplois assez nombreux et des candidats très peu nombreux.Des nominations attendent depuis six mois et plus, l\u2019homme qui répondra aux qualifications désirées!!.Quant aux docteurs és-sciences, autant dire qu'il n'y en a pas, si l\u2019on met le nombre de situations vacantes en regard du nombre des can- ats.La façon dont est organisée la commission découle de la mentalité de ceux qui l\u2019ont imaginée, de l\u2019imitation de la commission américaine qui a servi de modèle, et donc, du système universitaire le plus répandu dans le Canada anglophone et dans la république voisine.Notre système d'études classiques est logique, si l'on s'en tient au point de vue formation des hommes; mais reste comme \u201cen marge du fonctionnarisme canadien\u201d.C'est cette situation qui doit être corrigée; et c\u2019est ce à quoi M.Boudreau semble s'inéresser particulièrement, en s'appuyant sur sa connaissance de l'enseignement de nos collèges ou universités et sur ses connaissances des lois et ré- glements de la Commission dont il fait partie.Lors de sa visite à Ste-Anne, M.le Commissaire, À.Boudreau et madame Boudreau ont été les hôtes de Mme et M.Thomas Desjardins, du Poste CHG.B., son beau-frère.M, ct Mme Boudreau ont profité de leur séjour & Ste-Anne pour revoir de nombreux amis.Baptêmes 18 octobre, Madeleine-Fernande, enfant de Alphonse Lizotte, journalier, et de Laurette Minville, parrain Fernand Minville; marraine, Rachel Lévesque.21 octobre, Marie-Solange-Ghislaine, enfant de Gérard Dumont, contracteur, et d\u2019Yvonne Déry.Parrain.Gérard Déry; marraine Lucille Dionne, oncle et tante de l\u2019enfant.6 novembre, Marie-Hedwidge-Nicole, enfant de Alphonse Dubé, cult, ct de Eliane Lizotte.Parrain, J.Lucien Dubé, forgeron; marraine, Hedwidge Lizotte.6 novembre, Joseph-Jean Pierre, enfant de Joseph Fradette, cult., et de Albertine Pelletier.Parrain, Maurice Pelleticr, oncle; marraine, Jeanne d'Arc Pelleier, tante de l'enfant.20 novembre, Marie-Diane-Ghislaine, enfant de Charles-Raymond Anctil, cult., et de Germaine Beaulieu, Parrain, Hector Plante; marraine, Marie Anctil, son épouse, oncle et tante.20 novembre, Marie-Sonia Hanny, enfant de Lucien Hanny, emp.Civil, et de Jeanne d'Arc Loiselle, Parrain, John-Henry Malzec, mécanicien; marraine, Eva-Annette Loiselle, 27 novembre, Marie-Cécile-Claire, enfant de Charles Kidd, et de Isabelle Verret, Parrain et marraine, Norbert Crète et Cécile Verret, oncle et tante.30 novembre Jean-Yves, enfant d\u2019Arthur Tremblay, et de Lucienne Lemieux.Parrain et Marraine; Michel Tremblay et Renée Ouellet, son épouse, oncle et tante de l'enfant.\u2018 2 décembre, Marie-Jeanne-Elisabeth, enfant de Ferdinand Ouellet, cult, et d'Isabelle Martin.Parrain et marraine: Gérard Desjardins et M.-J.Ouellet, oncle et tante, 7 décembre, Marie-Madeleine-Céline-Carole, enfant de Léopold Lizotte, télégraphiste et de Marie Thibault, Parrain et Marraine: Geo.-E, Lizotte et Madeleine Thibault, oncle et tante.15 décembre.Joseph-Denis-Christian, enfant de Gustave Beaulieu, cult.et de M.Jeanne Tardif.Parrain et Marraine: L.-Philippe Beaulieu, et M.- Reine Beaulieu oncle et tante de l'enfant.26 décembre, Marie-Madeleine-Louise, enfant de Bertrand Forest agronome, et de Madeleine Normand; Parrain et marraine: Lucien Normand et Angéline Deschesnes, son épouse, de St-Pascal, oncle et tante de l'enfant.Mariage.29 octobre, mariage de Raymond Casgrain, cultivateur, fils de Pierre Casgrain, cult., et de Bernadette Caron, de Riviére-Ouelle; et Madeleine Hudon, fille de Auguste Hudon et de Stelina ionne, DECES Le 15 novembre, décédait, au couvent, à l\u2019âge de 43 ans ma Lizotte, fille de M.Auguste Lizotte.Service et sépulture, le 18 à Ste-Anne, Le 18 novembre est décédé accidentellement Roger Harton, âgé de 18 ans, fils de M.Ludger Harton, cultivateur.Service et sépulture, à Ste-Anne, le 22 novembre Le 21 novembre, décédait sieur Emeril Picard, époux de dame Délina Albertr.Il était âgé de T7 ans et 2 mois.Service et sépulture à Ste-Anne, le 24 nov.Le ler décembre, décédait, à l\u2019âge de 67 ans et 7 mois, dame Marie-Alma Pelletier, épouse de sieur Adrien Hudon négociant, Service et sépulture, à Ste-Anne, le 5 déc.Le 18 décembre, décédait à l\u2019âge de 88 ans et 1 mois, sieur Omer Deschesnes, époux de feu Clorinthe Hudon.Service et sépulture, à Ste-Anne, le 21, Condoléances aux familles éprouvées, 29 décembre 1949 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).8 Nous Voilà Page étudiante (Facultés d\u2019Agriculture 111 e e © et des l\u2019êcheries) La liturgie du temps de Noël Tous, jeunes et vieux, nous célébrons avec joie le temps des fêtes.Cette joie du temps des fêtes est une joie universelle ressentie par toute la terre et célébrée par un grand nombre de peuples \u2018mé- me étrangers à la religion catholique.Cette joie est malheureusement exploitée par .une foule de gens qui y voient une occasion de fai- Te de l'argent.Le Père Noël, par exemple, est une de ces inventions de l'esprit de lucre, de l'appât du gain fustigée par Pie XI dans ses encycliques sociales.Et malheureusement aussi, nous catholiques, nous nous laissons emporter par cette publicité païenne et nous oublions de célébrer la vraie joie que ces fêtes doivent nous apporter.C'est dans la prière liturgique de l'Eglise que nous trouvons le sens de cette joie qui est une vraie joie.La joie au sens profond de ce mot est un sentiment, quelque chose que l'âme subit et qui est causé par la possession d'un bien, de quelque chose d\u2019agréable, de bon, d\u2019utile, de quelque chose qui a été longtemps l'objet d\u2019un vif désir; et cette joie est d'autant plus grande que cette possession est plus sûre.Le petit gars qui reçoit une paire de patins ressent de la joie parce qu\u2019il possède enfin quelque chose qui comble son désir qui lui permettra de se livrer au jeu qu\u2019il aime intensément.La naissance du Christ a apporté au monde un bien longtemps désiré, un Sauveur, un libérateur.Et c\u2019est la joie que la possession de ce bien a procuré aux humains que nous rappelons, que nous célébrons, que nous renouvelons en nos coeurs.Pour nous bien pénétrer de la grandeur de cette joie, l'Eglise, au cours des quatre semaines de l\u2019Avent, nous a fait revivre les siècles qui ont préccé- dé la naissance du Sauveur, elle nous a fait réentendre les appels angoissés des patriarches, elle nous a fait connaître leurs désirs exprimés par les soupirs pleins d\u2019espoir des prophètes, par les cris du peuple hébreu traduits dans les psaumes, par la description prophétique de la venue du Libérateur par Isaïe.Nous trouvons tout cela dans les textes des messes du temps de l'Avent.\u201cMontrez-nous Seigneur votre miséricorde et ap- portez-nous votre salut.\u201d \u201cSeigneur, tous ceux qui espèrent en toi ne seront pas confondus\u201d, \u201cLe Seigneur nous manifestera sa bonté et notre terre produira le fruit attendu.\u201d (ler dimanche de l'Avent) \u201cPeuple de Sion, voici que le Seigneur viendra pour sauver les peuples, il fera connaître sa gloire à la joie de vos coeurs.\u201d .\u201cJérusalem, lève-toi et tiens-toi dans un lieu élevé pour voir la joie qui te viendra de ton Dieu.\u201d (2ième dim.) Voici que la Vierge enfantera un fils, on l'appellera Emmanuel, Dieu avec nous.\u201d (Isaie) \u201cIls crieront vers le Seigneur dans leur tribulation et TI enverra un sauveur, un vengeur qui les libè- rera, \u201cDieu lui-méme viendra pour nous sauver.\u201d (Messes des Quatre-Temps) Et voici que cette attente est enfin comblée et l'Eglise nous l'annonce dans la messe de la Vigile de Noël: \u201cC\u2019est aujourd'hui que vous saurez que le Seigneur viendra et qu'll nous sauvera, et au matin vous verrez éclater sa gloire.\u2014La gloire du Seigneur sera connue et toute chair verra son salut.C'est pourquoi l'ange qui annonce aux bergers la naissance du Christ dans l'Evangile de la messe de minuit le fait en ces termes \u201cVoici que je vous annonce une joie qui est grande pour tout le peuple: c'est qu\u2019il vous est né aujourd\u2019hui un Sauveur qui est le Christ; le Seigneur\u201d, et l'Eglise ajoute dans la prière de l'Offertoire: \u2018Que les cieux se réjouissent et que la terre tressaille d'allégresse devant la face du Seigneur, car Il vient.\u201d Et le chant de la seconde messe de Noël se termine par ces mots \u201cRéjouis-toi fille de Sion, et toi, fille de Jérusalem, chante, car ton roi vient, c\u2019est le Saint, le Sauveur du monde, Les vêpres de la Nativité nous donnent tout le sens de cette joie dans l\u2019antienne au Magnificat: \u2018Aujourd\u2019hui le Christ est né, aujourd'hui le Sauveur est apparu; aujourd'hui, les anges chantent sur la terre, les archanges se réjouissent, les justes sont dans l'allégresse et s'écrient: Gloire a Dieu dans les cieux.\u201d Et pendant tout le temps de Noël, cette joie se réflète dans les textes liturgiques qui nous rappellent la joie des bergers, le bonheur de Marie et Joseph, l\u2019allégresse des saints vieillards du temple, Siméon et Anne (évangile du dimanche dans l\u2019octave de Noël).Le premier janvier, au jour de la Circoncision, l'Eglise prie en ces termes: \u201cO l\u2019admirable échange le Créateur du genre humain a daigné naître de la Vierge en prenant un corps vivant pour nous faire cadcau de sa divinité.\u201d (antienne des vêpres) \u201cLe salut de notre Dieu est apparu sur toute la terre, que toute la terre chante son Dieu\".(messe) Voilà donc la raison de la joie de Noël et du temps des fêtes: la venue du Christ.C'est ce que l'Eglise veut nous faire comprendre dans la liturgie du temps de Noël, et c'est ce que le peuple chrétien ne doit pas oublier.Appliquons-nous à nous pénétrer de cet esprit de la liturgie pour que nos fêtes soient vraiment des fêtes chrétiennes.Réjouissons-nous, c'est la volonté de l'Eglise, nous l'avons constaté, et elle nous en donne l'exemple; et, comme nous le dit Saint-Léon, \u2018il n\u2019est pas permis d'être triste le jour où la vie même est née pour anéantir la crainte de la mortalité et répandre en nous la joie par la promesse de l'éternité.Personne n\u2019est exclus de la participation de cette allégresse, car le Seigneur n'ayant trouvé personne exempt de faute est venu pour nous délivrer tous\u2019\u2019 (Bréviaires de Noël), Mais laissons aux païens les joies paiennes et recherchons les vraies joies que nous apporte le Sauveur; suivons Ja recommandation de St-Paul: \u201cLa grâce de Dieu notre Sauveur est apparue à tous les hommes pour nous enseigner à renoncer à l'impiété et à tous les désirs du siècle pour vivre dans la sobriété, la justice, la piété, en cette vie, remplis de l'heureuse espérance en la venue glorieuse de notre Dieu Sauveur dans sa magnificence.\u201d (épi- tre du ler janvier) Et demandons enfin au petit enfant de la Créche de nous faire comprendre et goûter ces vraies joies.Rosaire Bélanger, ptre.\u2018 / __ 3 N À / Cad) Le dernier feuillet du calendrier Oh! Calendrier \u201c49\u201d dans quelques jours tu seras chose du passé.Bientôt la faucille du temps te moissonnera.Les uns se réjouiront de ta retraite: les autres regretteront ta fuite.A la fin de chaque mois, tu perdais un de tes feuillets.Maintenant, appauvri, il ne t'en reste qu\u2019un seul, et déjà ses coins se relèvent légèrement.Que de souvenirs malheureux ne nous rappel- les-tu pas?Ici l'on souffre d\u2019une déception financière; là on pleure un être cher.Parmi tous ces chagrins se comptent aussi de multiples joies: comme le succès dans les examens, la réussite dans une entreprise.Que deviendrais-tu, toi qui faisais l'orgueil de la maîtresse de maison?Peut-être une charmante fillette te placera dans ses tiroirs?Peut-être ser- viras-tu de jouet au dernier-né?Le plus souvent hélas! au gré d'un léger vent, ta fumée suppliante s\u2019élèvera sans but dans les airs.Que veux-tu, c'est le sort qui t'est réservé.Sur terre, tout n\u2019est que passage.Avec toi, une année de plus s\u2019accumule sur l'âge du temps.Bien des espérances attendues avec résignation s\u2019évanouissent aussi.Les enfants chantent ton départ; les vieillards avec tristesse.voient leurs épaules courber sous le poids des années, Un blond et souriant chérubin te remplacera.Que nous réserve cette nouvelle année?Dieu seul le sait.Fatale pour les uns, elle sera clé- L'Origine des Crèches de Noël Il faut reculer à plus de sept siècles, pour connaître l'origine des crèches de Noël.François d'Assise, le Doux, le Chantre de Dieu, le Frère si bon et si compréhensif de toute la nature: voilà \u201cl'inveriteur\u2019\u2019 de crèches de Noël (après Jésus, toutefois!.) Etant à Rome en novembre 1223, jour de l'approbation de sa Règle par Honorius III, il a l'idée de ressuciter pour le peuple chrétien la si merveilleuse scène de Bethléem.Il soumet son projet au Pape: celui-ci sourit, approuve.Alors, François écrit à son ami Jean Vileta, de Greccio, le chargeant de tout préparer pour une telle solennité.A son arrivée, In veille de Noël, il trouve tout tel que demandé; une crèche construite dans les hauteurs, sur le rocher de Greccio; l'on y a amené un boeuf ct un âne.Dans la nuit, toute la population de l\u2019endroit et des environs se rend au lieu choisi, portant torches et flambeaux.Une vraie féérie! La joie de l'assemblée éclate! La nuit brille de feux! La messe commence.François d'Assise y remplit l'office de diacre.Après le chant de l\u2019Evangile, il parle de la Nativité, du Fils de Dieu qui a quitté sa gloire pour revêtir notre dénûment, notre misère.Les assistants sont saisis d\u2019émotion!.\u2026.La pauvreté de l'Enfant-Dieu trouve un écho si prenant à douze siècles de distance!\u2026 Merveille des merveilles! Jean de Vileta a affirmé avoir vu dans la crèche un Enfant d\u2019une extraordinaire beauté, que François couvrait de baisers! Que de merveilles les yeux de ce grand saint d'Assise n\u2019ont-ils pas perçues?En France et en Angleterre, il y avait bien eu quelques représentations de la Nativité, au XIIe siècle; mais la crèche si familière de nos églises, n'était point alors connue.Il a fallu le génie poétique de saint François d'Assise pour recréer une telle scène et en projeter l'essor dans le monde catholique.Jacqueline Bots.1 rieureuse Année Nous voilà!\u2026Cette fois, avec tout un bagage de bons souhaits à l\u2019endroit de toutes les Autorités de la Faculté d'Agriculture, directeurs, professeurs, en particulier à M, Ls-de-G.Fortin, propriétaire du journal; bons souhaits et des plus divers à tous nos lecteurs, lectrices et à toute la population paisible de Ste-Anne L'occasion est propice pour remercier sincèrement tous ceux qui ont prêté leur plume à cette page.et nous comptons encore sur un plus grand nombre de collaborateurs en mil neuf cent cinquante, car \u201cNous Voila.!\"!\"\" Vous reviendras après les vacances, La Rédaction.Bee Ld mente pour les autres.Bientôt, le futur sera présent et même passé.Ainsi se succèdent les années jusqu'à ce que le Fils de l'Homme revienne sur Terre.Yvon Lévesque, Le agr. GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).29 décembre 1949 Année Fructueuse Ste-Anne-de-la-Pocatière (D.N.C.) Les membres des Cercles Lacordaire et Ste-Jean- ne d'Arc de Ste-Anne de la Pocatière se réunissaient, mardi soir dernier, à l\u2019Ecole Supérieure d'Agriculture pour la dernière réunion de l\u2019année.Un bon nombre de membres ont tenu à assister à cette soirée afin de rendre hommage aux officiers qui ont accompli un travail gigantesque dans l'intérêt de la collectivité.Monsieur Cyrille Jeffrey, secrétaire, a donné lecture des activités de l'année et montré que le programme tracé en février s'était réalisé.L'une des premières tâches des nouveaux officiers fut de tracer un programme d'action.Ce programme comprenait trois points bien nets et précis: Education des membres, Education des jeunes dans les écoles rurales et Education de la masse.Durant l\u2019année qui s\u2019achève, on a dû déployer beaucoup de travail et d'énergie pour le réaliser.Cependant on peut dire que les membres ont non seulement réalisé le programme tracé, mais ils ont réalisé davantage, notamment un Pélerinage à Notre-Dame du Cap et un diner-causerie le 8 décembre dernier.Monsieur Yvon Lévesque, trésorier, et étudiant en Agronomie, de Ste-Anne a donné lecture du rapport financier.La situation est loin d\u2019être précaire malgré toutes les initiatives des officiers.Monsieur le président, dans une brève allocution, ainsi que Madame la présidente, ont remercié les membres pour leur dévouement et la collaboration intelligente dont ils ont fait preuve.Ils ont rendu hommage a Madame Emile Dumais, vice-présidente, qui, par ses sacrifices et son dévouement, a mis en marche les équipes au sein du Cercle Ste-Jeanne d'Arc.La tâche n'était pas facile puisque le cercle de Ste-Anne existe depuis 8 ans.Cependant les équipes ont été organisées et cela depuis le mois de février.Les réalisations sont nombreuses et les Jeanne d'Arc sont fières de pouvoir se rendre aux exigences des règlements Lacordaire.Cependant malgré l\u2019année laborieuse accomplie à Ste-Anne de la Pocatière, il y a encore des ombres au tableau.Les Lacordaire ont tenté vainement d'organiser leur cercle en équipe.Ce sera, parait-il, la première tâche du bureau de direction qui sera élu en janvier prochain.Monsieur l\u2019abbé Roland Michaud, auménier du cercle, a porté la parole au cours de la soirée.1 a rendu hommage aux officiers du cercle pour leur travail inlassable et a demandé à tous de rendre grâce au Bon Dieu puisque Sans Lui, vous ne pouvez rien faire.M, l\u2019abbé Michaud, a expliqué le mot d'ordre du mois de janvier \u201cFRATERNISONS\"\u201d.Fraterniser, c'est oublier les petites sautes d'humeur, les petites tracasseries qui ont pu se glisser au cours de l'année pour que l'union parfaite existe au sein du cercle, pour qu\u2019il y ait de l'entente entre tous, pour que le Cercle Lacordaire donne sa pleine mesure dans la belle paroisse de Ste-Anne de la Pocatiére, Monsieur Armand Chabot éléve de premiére année Agronomie et Lacordaire du Cercle de Ste- Anne à rendu quelques pièces de chant de son répertoire.Il était accompagné de Mlle Thérèse Boutet, toujours heureuse d'apporter son concours aux réunions Lacordaire.Le choeur des Jeanne d'Arc a exécuté quelques chants de Noël.Un prix de présence fut gagné par Mme Nelson Asselin.Au cours de la réunion on a distribué à chacun des membres le rapport détaillé des activités de l'année.Société Historique de Kamouraska Elections de 1867 Le comté de Kamouraska était le champ clos où, depuis un certain nombre d'années déjà, le conservateur Jean-Charles Chapais et le libéral Letellier de Saint-Just se livraient des tournois épiques.Les électeurs se divisaient en deux factions irréconciliables, les \u201cChapais\u201d et les \u2018Letelliers\u201d.Pendant plusieurs mois avant et après les élections, toutes relations cessaient entre les deux camps, Aux élections de 1867, Chapais fut candidat pour les deux sièges.Letellier était l'un des soixante-douze premiers sénateurs, trente-six conservateurs et trente-six libéraux, et même le chef de l'opposition au Sénat, Il n'entra pas personnellement en lice contre Chapais, mais il lui suscita, pour le mandat provincial, un dangereux concurrent en la personne du jeune Charles-Alphonse- Pantaléon Pelletier; celui-ci, passant alors pour un \u201cbleu\u201d pouvait détacher des voix conservatrices.Chapais était ministre et l\u2019un des \u201cPères\u201d de la Confédération\u201d; généralement vainqueur de son tenace adversaire Letellier, il considérait Kamouraska comme son fief.Il parlait et discutait bien, mais il lui arrivait de prendre des colères que Letellier provoquait à plaisir.Letellier colosse de six pieds, avait des forces à dépenser, et le goût de la bataille politique.Enfin Pelletier, garçon de trente ans, estimé du clergé portait bien le haut de forme et la redingote indispensable, à cette époque, au prestige d'un candidat.Tout annonçait une lutte serrée.L'officier-rapporteur commença par défranchi- ser, sous prétexte d'irrégularités dans la confection des listes, trois paroisses réputées libérales.Cet officier-rapporteur, parent de Chapais, faisait parade de ses opinions, en promenant sa vache avec des rubans bleus aux cornes et un long ruban rouge trainant a la queue.Voila le village de Kamouraska une fois de plus en effervescence, Le jour de la présentation des candidats, les Letelliers, devenus pour la circonstance des Pelletiers, arrachérent les brefs d'élection des mains de l\u2019officier-rapporteur.Les Chapais défendirent leur homme: la bataille fut sanglante, et des blessés restèrent sur le carreau.Les désordres se renouvelèrent les jours suivants, de sorte qu'on ne put tenir d'élection.La première Chambre fédérale devait ordonner une enquête, censurer l'officier-rapporteur et défranchiser le comté pour dix-huit mois, Kamouraska ne fut pas représenté aux premières sessions, ni à la Chambre fédérale ni à la Chambre provinciale.Pour laisser à Chapais son portefeuille, on lui donna le premier siège vacant au Sénat.(Cf.\u201cHISTOIRE de la PROVINCE de QUEBEC\u201d, I RUMILLY: pp.100-102.) La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte-Anne-de-la-Pocatière.par Fortin & Pils, Imprimeurs.\u2014Elle parait le jeudi de chaque semaine, Abonnement: | am $32.00 6 mois 01.24 Le auméro 30.05 Diresteur: L.-de-G.Fortin, Voeux a la Corporation des Agronomes Grace a l'obligeance du Directeur de la Gazette des Campagnes, j'offre mes meilleurs voeux a tous les membres de la Corporation des Agronomes de Ste-Anne ainsi qu'à leurs épouses et leurs enfants.Que la Nouvelle Année soit sernée de joies et de bonheurs que vous pourrez cueillir tout au long de son cours.pone Henri Généreux, agronome Président.Annee dre VOEUX de l\u2019Hon.J.-D.BEGIN \u2014 Une autre fin d'année me ramène à l\u2019agréable devoir de faire mes souhaits à l\u2019intéressante classe des défricheurs.Mais auparavant, que l'on me permette de dire, sans la moindre idée de vantardise, qu'au ministère dont j'ai la direction nous avons connu une année particulièrement active.Cela est vrai dans le domaine des travaux: chemins, ponts et moto- colonisation, et également au chapitre de l'établissement.Les demandes de lots, en 1949, ont été supérieures à celles de l'année précédente par une bonne marge et les établissements ont crû dans la même proportion.Des signes indiquent que l'activité sera plus grande encore en 1950, mais il me plait de dire que nous sommes prêts à faire face à la situation, d'autant plus que, comme par \u2018le passé, je le sais, nous pourrons compter sur le précieux concours des missionnaires colonisateurs.Et puisque le moment est venu, je souhaite aux familles de nos défricheurs pour 1950, l'année la plus heureuse qu\u2019il leur ait été donné de vivre.Je prie de même les missionnaires colonisateurs d'agréer, avec mes hommages respectueux, mes voeux très sincères pour une année marquée au signe du bonheur vrai.Dans mes voeux on me permettra d'associer à tous ceux-là le dévoué personnel de la Colonisation, ainsi que mes excellents concitoyens de Dorchester.Que pour tous, 1950.dont nous avons raison de tant attendre, a cause du caractére qui lui a été imprimé, soit l'année par excellence, J.-D.Bégin, ministre de la Colonisation.L\u2019Ecole annule avec le Collège Les étudiants de l'Ecole, après avoir conservé un avantage de 2 points jusqu'à la quinzième minute de la troisième période, voient le pointage s'égaler et sortent ainsi de la mêlée avec un résultat nul.Gilbert se surpasse dans ses filets.Le Collège se tient constamment à l'offensive, Sainte-Anne, 18\u2014Vers les débuts de la première période, Chamberland compta pour l'Ecole, assisté de Gauthier et Lavigne.Ce dernier et Doyon furent punis.À la seconde période, les étudiants du Collège se lancèrent désespérément à l'attaque sans toutefois déjouer Gilbert qui bloqua quantité de lancers et fut sans aucun doute la vedette de la partie.Gauthier, Lavigne, Bouchard, allèrent au pénitencier.Au troisième vingt les joueurs se ressentaient déjà de la fatigue; mais poussés par l'enthousiasme du coach Dionne, les gars de l'École portèrent le score à 2 quand Gauthier déjoua le gardien de but adverse.Gilbert fut assailli de tous côtés et le Collège finit par loger deux fois la rondelle derrière lui.La joute, disputée sur la patinoire du Collège, tout en étant quelque peu rude, fut menée à vive allure et avec bel entrain sportif.Les arbitres Lauzier et Michaud disiribuérent 8 punitions, également réparties Le trio Hébert-Gauthier- Chamberland fit un magnifique travail, ainsi que Therrien par son agressivité et Lavigne, pilier du club à la défense.Les étudiants du Collège entre autres Arsenault, Doyon, Beaulieu, Pelletier, Turgeon, par leurs apports de premier plan, brillèrent dans les attaques de cet équipe.1 période 1.\u2014Ecole: Chamberland (Gauthier, Lavigne) punitions: Lavigne, Doyon, II période aucun point punitions: Gauthier, Lavigne, Bouchard, TI période 2,\u2014Ecole: Gauthier (Lavigne, Laverdière) 3.\u2014Collège: Pelletier (Turgeon, Côté) 4.\u2014Collège: Beaulieu (Turgeon, Arsenault) punitions: Turgeon, Fontaine, Côté. 29 décembre 1949 GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamouresks).Le Dr Champlain Perrault à la Corporation des Agronomes Vendredi, 2 décembre, réunion de la filiale de la Corporation des Agronomes.Après lecture du procès-verbal par le secrétaire, M.Ch.-Aug, Langlois le président, M.Henri Généreux, fait part des travaux du conseil administratif et de plusieurs choses d'intérêt professionnel.Puis il présente le conférencier invité, M, Champlain Perreault, Ph.D., directeur du Laboratoire de Phytopathologie de Ste-Anne, qui a représenté les Agronomes et Ste-Anne au Congrès des Sociétés Savantes, M.Perreault parsème le récit de son voyage en direction du Pacifique d'observations sur les hommes, la nature et particulièrement-c'était le but de son voyage-sur l'organisation des centres de recherches.Le trajet Montréal-Ottawa se fait dans le décor des fermes du Québec et de l'Ontario, dans des paysages bien connus.Entre North Bay et Heron Bay, il y a une infestation désastreuse de la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinctte; et la forêt est littéralement annéantie, Pour étudier ce fléau, on a créé le Laboratoire d'Entomologie Forestière, du Sault Ste-Marie, qui travaille en coopération avec le centre national d\u2019Entomologie de Belleville.Aux approches de Sudbury les voyageurs consatent les effets nocifs des cheminées des usines miniéres car une superficie de dix milles carrés n'offre qu'un lamentable spectacle de désolation.Aucune végétation.Tout est mort.Le Roc nu! Comme si I'homme s'était plu à détruire toute vie a l'exception de la siennel.Le chemin de fer suit le rivage nord du Lac Supérieur qui ressemble étrangement à la côte nord du St-Laurent.La forêt se déroule sans interruption et le paysage s'agrémente d\u2019un vrai chapelet de lacs et de vallons.A l\u2019approche de Winnipeg, le sol s'aplanit, la forêt disparaît graduellement, les affleurements rocheux font place à des baissières humides, les muskegs, et les fermes apparaissent.Autour de Winnipeg, on peut déjà voir à perte de vue.Arrêt d\u2019une heure à Winnipeg.Le train obliquant un peu vers le sud, les voyageurs sont un peu désappointés de ne plus retrouver la grande plaine.C\u2019est plutét une région vallonneuse, beaucoup plus que la plaine de Montréal, dans la région de St-Hyacinthe.Vers Saskatoon.c\u2019est de nouveau la plaine.Aux staticns et même entre les stations de chemin de fer, on voit de nombreux élévateurs à grains, car les gares ne sont pas très rapprochées, Cette partie du pays est très fertile, mais les résidences n\u2019ont pas ce cachet de propreté et de coquetterie de celles du Québec.La raison provient de ce que ces propriétaires ne se servant de ces résidences que comme abri saisonnier, ceux- ci, une fois les récoltes faites, allant résider dans les villes, Aux abords de Medecine Hat, le sol est vallon- neux et pauvre.Plus près de Lethbridge, il s\u2019améliore sous l'effet de l'irrigation que l\u2019on pratique depuis quelques années, projet que l\u2019on veut étendre à plusieurs centaines de milliers d\u2019acres.Cette irrigation a renové les cultures, les a amplifiées, et la population en a ressenti les avantages.Mais la multiplicité des cultures a entraîné l'apparition de maladies végétales jusque-là inconnues.C'est ainsi que la luzerne est fortement menacée par la flétrissure bactérienne et l'orge souffre grandement de la pourriture du pied.Le Laboratoire de Lethbridge fait des efforts considérables pour corriger ces maladies par l\u2019introduction de variétés de plantes résistantes.On étudie, à part cela, les sauterelles qui font tant de dégâts, les abeilles sauvages pour la fécondation des légumineuses, l\u2019hypoderme des animaux et le cerf du blé, Il ne se fait plus de labours ni de jachères, comme nous les connaissons.La jachére pratiquée consiste à coucher le chaume, le relever plusieurs fois, et ensuite l'incorporer au sol en même temps que le semence, Et ce sont les Rocheuses! Devant ces montagnes, dit M.Perreault, il n\u2019y a qu'à se taire.Comment s'imaginer après le cataclysme qui les a créées, tant d'ordre et de beauté?\u2026 Le conférencier agrémente son récit de projections colorées qu\u2019il a prises au cours de sa ren- donnée.Avec lui, nous traversons les Rocheuses au sud, par Yahk, et les vallées fruitières de Kootenay, Okanagan, Arrow Lake et d'Armstrong, pour venir toucher à la Rivière Fraser et déboucher ainsi sur le Pacifique.Le retour se fera par la Rivière Fraser et Jasper.Les vallées fruitières de la Colombie sont magnifiques, et leur vue consacre l'importance de ces cultures.De plus, le voyageur, n\u2019oubliant pas un instant qu'il est agronome, nous met en face des problèmes de sols, de climat et de végétation, et\u2026de maladies des plantes, Les photos que M.Perreault a rapportées démontrent bien que les habitants de la côte du Pacifique ont raison de considérer leur province comme \u201cle paradis du Canada\u201d.Une telle végétation nous re:net en pleine zone tempérée, alors que sur le parcours précédent nous avions connu une zone pluto; froide, Sur le chemin du retour, dans le nord des Rocheuses le voyageur a rencontré un climat\u2019 plutôt boréal, car les montagnes, plus élevées qu\u2019au sud, portent des cimes neigeuses dont voici les plus célèbres: les Monts Fitz Williams, Robson, Edith Cavell, Pyramide, Arthabaska, Dôme, Kitchener et Bonhomme.Le paysage glacial se révèle sans détours, dans les glaciers Stuffiels et Columbia.Tout ce pays des Rocheuses est d'une beauté sauvage et d'une grandeur écrasante; la photographie n\u2019en peut donner qu'une idée bien infidèle.Et puis c'est la plaine et Edmonton où les terrains légérement ondulés rappellent ceux du Québec.Visite à la Station Expérimentale de Lacombe, ou l'on travaille surtout sur le problème des céréales., En revenant, arrêt aux laboratoires très importants et très bien organisés, de Saskatoon et de Winnipeg, où les recherches portent sur les maladies des plantes, les insecticides, et les désinfectants.À Winnipeg il faut noter les travaux sur la rouille des céréales.On y étudie aussi, a Saskatoon.le moyen d'utiliser industriellement les graines de ces mêmes céréales.A ce même endroit on poursuit des travaux très important en mécanique agricole.M, Perreault fait un détour vers le centre des Etats-Unis et visite les Universités de Madison, Wisconsin, et East Lansing.Michigan.Il trouve à Madison quelques confrères du Canada; puis il jette un coup d'oeil rapide sur les travaux de recherches de ces centres scientifiques agricoles.Et avec lui, nous revenons en Ontario, à Ste- Catherine, où le conférencier fit ses premières armes, comme phytopathologiste, avant de venir à à Ste-Anne.Bref arrêt au laboratoire de Harrow.On s'occupe de la santé des importantes cultures fruitières et des équipes de savants sont constamment aux aguets pour découvrir toute nouvelle maladie et appliquer le remède approprié.En terminant, le Dr Perreault exprime le désir- que l\u2019on vienne à comprendre que la santé des hommes dépend de la santé des cultures.et que l\u2019on encourage comme il convient les études sur la santé et le comportement des végétaux.Le Dr Baril, classificateur à la Division des Sols, remercie le conférencier d'avoir amené, comme çà, en un merveilleux voyage, vers le Pacifique, une trentaine de ses confrères.Les photos prises par le Dr Perreault sont véritablement artistiques, et sont une preuve évidente de l'intérêt que manifeste ce distingué confrère pour toutes les connaissances agronomiques.A, Alarie, publiciste.Féte de \u201cLa Grosse Gerbe\u201d à Ste-Anne-de-la-Pocatière Sainte-Anne de la Pocatière (D.N.C.) La traditionnelle \u2018Fête de la Grosse Gerbe\u201d qui autrefois clôturait l\u2019année scolaire, est devenue aujourd\u2019hui l'occasion d'une réunion de famille.Elle permet aux professeurs de se joindre aux élèves actuels, et depuis quelques années, de ramener quelques anciens à l\u2019Alma Mater.L'Ecole Supérieure d'Agriculture acceuillait, samedi soir, le 17 décembre, quelques finissants des promotions de 1923 et de 1924: MM.André Auger, de Quebec; M.Lionel Bégin, de Lévis; M.Robert Gagnon, de Montréal; Rodolphe Gauthier, de St-Michel, Bellechasse; J.-Bpte Maltais, de St- Jean.Qué; M.Aurèle Hébert, de Lotbinière; M.Armand Joubert, de St-Léonard d'Aston, Nicolet.M.le Dr Elzéar Campagna, professeur à l'Ecole d'Agriculture de Ste-Anne, était aussi du conven- tum.A six heures, un magnifique banquet fut servi aux anciens, aux professeurs des Ecoles d'Agriculture et des Pêcheries, aux officiers du Service Social-Economique, du Laboratoire Provincial des Sols, et de la Ferme Expérimentale de Ste-Anne ainsi que du Bureau des Agronomes.Monsieur le Chanoine Alphonse Fortin.spérieur de l\u2019Institution, présidait.On remarquait également à la table d'honneur, M.l'abbé Joseph Diament, directeur de l'Ecole d'Agriculture; M.l'abbé Arthur Beaudoin, procureur au collège; M.l'abbé Noël Pelletier, procureur à l'Ecole d\u2019Agriculture.A 8 heures, la salle des promotions de l'Ecole Supérieure d'Agriculture était remplie à capacité pour la séance dramatique et musicale présentée par les étudiants de la quatrième Année Agronomique.M.Benoit Lavigne, président, souhaita la bienvenue à l'assistance et agit comme maitre de cérémonies.Il y eut \u201cA qui le neveux?\u201d de Théodore Botrel; interprété par MM.les finissants et pièces de chants par Mademoiselle Jacqueline Bois, étudiante.Monsieur l'abbé Joseph Diament, directeur de l\u2019Ecole Supérieure d'Agriculture, souhaita la bienvenue aux anciens élèves en rappelant l'essor donné à l'institution par M.l'abbé F.-X, Jean, doyen de la Faculté d'Agriculture.M.le directeur souligna que l'Ecole d'Agriculture compte sur la collaboration des anciens élèves, des professeurs actuels et des élèves pour se développer et grandir dans l'intérêt de tous.Monsieur André Auger se fit l'interprète de tous les anciens réunis à Ste-Anne pour remercier les autorités pour l'accueil chaleureux dont ils furent l'objet.Il rappela les sacrifices que durent s'imposer les premiers agronomes pour faire accepter aux cultivateurs la doctrine agricole.Il a terminé en demandant aux étudiants catuels de bien profiter des avantages à leur disposition afin d'être demain des techniciens éclairés dans leur sphère respective.\u201cLes cultivateurs, bien au courant de leurs problèmes, seront plus exigeants et vous devrez posséder.au sortir d'ici, plus de connaissances afin de mieux les aider à solutionner leurs problèmes\u201d, M.J.-M.Laurence Jean-Marie Laurence, professeur à l'Ecole normale Jac- ques-Cartier de Montréal, reprendra ses entretiens philologiques hebdomadaires sur Notre Français sur le vif au Nos futures étoiles Doris Provencal, mezzo-soprano de Saint-Hya- cinthe, et Abramo Carfagnini, ténor de Montréal, réseau Français de Radio-Ca- nada, le dimanche 8 janvier, a 2h.45 de I'aprés-midi.seront les prochains concurrents du concours national Nos Futures étoiles que l'on entendra au réseau Français de Radio-Canada, le soir du Jour de l\u2019an, à 9 heures, 6 GAZETTE des CAMPAGNES, \u2014 Sainte-Anne, (Kamouraska).29 décembre 1949 Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u201d À l'église.On a pu profiter de la température douce que nous avons eue depuis quelques temps, et poser les dalles du perron.Malheureusement, le froid est venu se mettre de la partie aujourd'hui même; mais les maçons n'en ont pas moins terminé de poser les marches et les dalles.Il ne restera donc à faire que les deux rampes du perron, ce qui ne devrait plus offrir de difficultés maintenant.On s'est hâté dans les travaux de l'extérieur.Les deux appartements de l'annexe ont reçu leur fini de plâtre; il reste encore à poser le revêtement de la partie inférieure des murs.Actuellement, ils servent de bureaux aux constructeurs; on peut même utiliser la voute de sûreté qui est terminée, C'est donc dire que le hangar qui servait d\u2019entrepôt et de bureaux est maintenan désaffecté.Il a même été vendu lundi, à l\u2019encan.On dit que c'est la Chambre de Commerce qui l\u2019utilisera sur son terrain de jeux.C'est donc la paroisse qui en profitera encore, L'installation du chauffage est terminée, sauf une pompe qui remplacera celle qui avait été installée temporairement.De même, on a terminé le filage de l'installation électrique.Restent à poser les plaques des interrupteurs, ce qui ne viendra qu'en dernier lieu, une fois les autres travaux terminés.De même pour les lustres ou appareils d'éclairage.Les plâtriers travaillent actuellement sur leur huitième travée du plafond.Le plâtrage est terminé sur six.Naturellement, les ouvriers qui travaillent au colonnes ne viennent qu\u2019après.En somme, On arrive aux transepts, avec les travaux préliminaires en plâtre du plafond et des colonnes.Les divisions sont terminées ou peu s'en faut.La sortie du transept sud a déjà reçu un revêtement.On procède actuellement aux travaux de fermeture des cloisons et planchersde l'arrière.Après quoi, on pourra procéder au plâtrage des murs et plafonds de la première travée, laissée pour cause.Déia le plafond blanc réflète adondamment la lumière du soleil qui lui arrive par les fenêtres qui sont presque à sa hauteur.La nef sera donc très éclairée.Par force majeure, le choeur le sera beaucoup moins; mais il est possible que l'effet n'en soit qu'embelli.Il est trop à bonne heure pour en juger, tous les matériaux actuellement en place étant sans reflets.Pour la première fois.à la messe de minuit, l\u2019église nouvelle a pris part à une fête religieuse, par les lumières qui éclairaient son portique, Et chaque semaine, on verra sa toilette devenir de plus en plus conforme à ce que l\u2019on attend d'\u2019elle, c'est-à-dire d'être une des belles églises temporaires de notre région, peut-être de la province.Dans peu de jours, nous pourrons juger à sa va- 1:ur le dégagement des abords du nouveau temple; car on devrait profiter du peu de neige dans les environs et sur la route pour effectuer le transport du hangar qui vient d\u2019êre vendu, La messe de minuit.Comme l'an dernier.la messe de minuit a été très solennelle, à Ste-Anne.D'abord à la paroisse il y eut deux messes, l'une à la chapelle du Collège.et l'autre a la chapelle de la salle des promotions, A la chapelle supérieure, M.l'abbé Aurèle Hudon, curé de la paroisse, officiait, assisté par le R.P.Emile Pageau, o.m.i., diacre, et du R.P.Marc- Henri Dupuis, P.B., sous-diacre.Le R.P.Joseph, capucin, du Couvent de Cacouna, a donné l'instruction, a la messe de minuit, Le chant fut dirigé par M.Jean Anctil et exécuté par la Cantoria Calixa Lavallée.M.l'abbé Alohonse Fortin, prof.au Collège était à la console des orgues.Outre les cantiques de Noël, la.Cantoria exécuta \u201cLa messe on l\u2019honneur de l\u2019En- fant-Jesus\u201d le Weltzel, Les solistes furent: Mme Raymond St-Cyr (Jeannine Bélanger), Milles Jacqueline Anctil, Jacqueline Bois, Blandine Boulet, Thérése Boutet, et Rose Morad: et MM.Dr Gérard Dallaire, Jos.Gosselin (étudiant) Richard Gosselin, L.-J.For- tin, Henri Généreux, Gérard Ahier, Joseph Laforest et Antoine Maurais.Lans la chapelle inférieure, l'officiant fut Ml'abbé Armand Dubé, vicaire dominical.Les instructions quant à l\u2019ordre à observer pendant la communion furent données par M.l\u2019abbé Roland Michaud, vicaire; les assistants qui remplissaient littéralement la salle se sont rendus avec empressement à l'appel du prêtre, et les allées et venues furent marquées d\u2019un ordre parfait.Au choeur de chant, M.Ludger Raymond, le doven de nos chantres, possesseur d\u2018une toujours belle voix et d'une expérience considérable, dirigea le chant de l'ordinaire de la messe, fait par quelques chantres réguliers et une dizaine d\u2019étudiants; ceux-ci furent dirigés par M.Raymond- Marie, fils du précédent, lorsqu'ils chantérent les cantiques de Noël: les solistes furent; pour la messe: MM, Ludger Raymond et Zoël CaZes; pour les cantiques, MM.Miche! Fortin, Jos.Lambert, Raymond- Marie Raymond, A lg messe du jour, le R.P.Joseph.capucin, fit le sermon de circonstance.Après la grand'messe, l\u2019assemblée a élu M.François Dionne cult, pour remplacer M.Joseph Massé, marguillier sortant de charge, Funérailles de Mme Adrien Hudon à Ste-Anne-de-la-Poc.Ste-Anne-de-la-Pocatiére, (D.N.C.) D'imposantes funérailles ont été faites, le 5 de- cembre dernier.à Madame Adrien Hudon, née M.Alma Pelletier, au milieu de nombreux parents et amis de la famille.Le service a été chanté à 9 heures en la chapelle du collège classique, La levée du corps a été présidée par M.l\u2019Abbé Aurèéle Hudon, curé de Ste-Anne.M.le curé a aussi officié au service solennel; il était assisté de M.l\u2019abbé Eugène Bernier, comme diacre, et de M, l'abbé Armand Dubé, vicaire dominical, comme sous-diacre.Assistaient au choeurs Monseigneur Auguste Boulet, M.l'abbé Arthur Beaudoin; l\u2019ab= bé Fernand Bernier, l'abbé Alphonse Fortin, Ml\u2019abbé Louis Pelletier, du collège.Monsieur Gérard Ouellette portait la croix; les porteurs étaient MM.Jean Anctil Lucien Choinière.Bernard Baribeau, Léopold Michaud, Henri Dumas et Roger Baril.Le deuil était conduit par son époux, M.A.Hudon et sa fille la Rév.Mère St-Coeur des Servantes du St-Coeur de Marie de Beauport; ses fils Léo, de Ste-Germaine; Jean, de Montréal; Paul-Emile, de Ste-Anne; Gabriel, de Hull; ses filles: Mme Josaphat Robichaud (Jeanne), de Ste-Anne; Mme Joseph Giroux.(Yvonne) de Verner, Ont; Mme Louis Chamard, (Alma) de Ste-Anne; Mme Armand Lavoie (Laurette).de Montréal; Mlle Julienne Hudon, de Ste-Anne; ses gendres: MM.Josaphat Robichaud, Ste-Anne; Armand Lavoie, de Montréal, et Louis Chamard de Ste-Anne; ses belles-filles: Mme Jean Hudon, de Montréal, et Mme Paul-Emile Hudon, de Ste-Anne-de-la-Po- catière, Assistaient également aux funérailles son frère, M.Jos.Pelletier, de St-Roch; ses soeurs: Mme Joseph Tanguay, de Roberval; Mme Vve Arthur Dubé, de Bienville; ses beaux-frères Philippe Hudon, de Ste-Anne; Joseph Francoeur, de Montmagny; Napoléon Pelletier de St-Roch; Arthur Chamberland, de St-Philippe; René Garneau, de Sillery; Pantaléon Hudon, de Princeville; Joseph Gagnon, de Ste-Anne; Arthur Hudon, de Ste-Anne; ses belles-soeurs: Mme Joseph Pelletier, de St- Roch; Mme Joseph Gagnon, de Ste-Anne; Mme Philippe Hudon et Mme Alphonse Lizotte, de Ste- Anne; Mme Pantaléon Hudon, de Princeville; Mme Antonio Sirois, de Lowell, Mass; ses its-en- fants: Jeannine, Jean-Louis, Maurice, Claudette, Jeannette, Jocelyne Robichaud, de Ste-Anne; Jean Guy et Henri Hudon, de Ste-Germaine.On remarquait aussi aux funérailles ses neveux et niéces M, et Mme David Baillargeon; M.et Mme Philippe Giasson, de St-Roch; Carmelle et Pauline Poleior, do St Roch; Rial Paltir de ; rt Pelletier, de ; M.Roland Pelletier, de St-Roch; M.et Mme Gérard Castonguay, de St-Roch; Mme Georges Tremblay, de Roberval, Lac St-Jean; Henri et Roger Marier, de Charny; M.Benoit Cloutier, de Charny; M.et Mme Théodule Simard, de St-Anne; M.et Mme Albert Demers, de Charny; Charles, André, Philippe er, Jean-Paul, Pierre, Denise, Louise, Rachelle Gagnon, de Ste-Anne; Mme Philippe Boulet; Mlle Blandine Boulet M.et Mme Robert Hudon; M.et Mme Isidore Hudon; M.et Mme P.-Ro- sario Hudon; Mlle Simone Hudon, Mlle Béatrice Hudon, de Ste-Anne; Jean-Noël, Colette, Gisèle, Lucien Hudon, de Ste-Anne; M.et Mme Roger Chamberland, de St-Philippe de Néri; Mlle Marthe Chamberland, de St-Philippe; M.Jacques Ferland, Bienville; ses cousins et cousines: M.et Mme Joseph Hudon M.et Mme Ludger Hudon; M.et Mme Cyprien Hudon; M.et Mme Léon Hudon; Met Mme Afbert Pelletier; M.et Mme Louts Leclerc: Mlle Alma Leclerc; Mlle Bernadette Leclerc; M.Adélard Hudon; M.et Mme Frédéric Gamache, de Ste-Anne, Dans l\u2019assitance, on pouvait remarquer, M.C.- E.Bouchard, maire: M.Zoël Cazes, représentant de la Cie Légaré et plusieurs autres parents et amis.La chapelle du collège était remplie à capacité.Tenaient les coins du drap funéraire: Mme Ernest Bois; Mme J, Timmons; Mme Donat Lizotte et Mme Frank Lizotte; les porteurs des cou- Tonnes étaient MM, Henri, Jean-Guy et Lucien udon, La famille a reçu de nombreux témoignages de sympathie, offrandes de messes.gerbes de fleurs, etc.Mais le témoignage le plus impressionnant de sympathie est la récitation du chapelet à la maison moruaire par un groupe de 83 Chevaliers de Colomb de Ste-Anne-de-la-Pocatiè- re en compagnie de M.l\u2019abbé F.-X, Jean, du dième degré de l\u2019Ordre et doyen de la Faculté d\u2019Agriculture.La famille a doublement apprécié ce témoignage puisque M.Adrien Hudon ne faisait partie de l'Ordre des Chevaliers de Colomb que depuis quinze jours.Aux funérailles, le Cortège était précédé d'un nombre imposant de Chevaliers de Colomb qui firent la garde à la sortie.Monsieur l\u2019abbé Roland Michaud, vicaire de la paroisse a béni la fosse et récité les dernières prières au cimetière paroissial.L'inhumation de Mme Adrien Hudon a été faite dans le lot de la amille.La Gazette des Campagnes offre ses plus sincères condoléances à la famille éprouvée, Quel cadeau spécial donnerez-vous?Un SUPPORT \u201cSPENCER\u201d \u201cIL EST MAGIQUE\u201d disent les femmes en mettant leur support \u201cSPENCER.C'est que chaque \u201cSPENCER\u201d est dessiné, taillé et fait tout spécialement pour la femme qui le porte et il assure une belle ligne de taille et une meilleurs santé.Donc ELEGANCE et SANTE dans un même CADEAU.Téléphonez à 60 - s - 3 | ou écrivez à casier postal 158 Ste-Anne-de-la-Pocatière "]
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