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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
samedi 20 décembre 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1941-12-20, Collections de BAnQ.

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[" PENSER À CE QUE L\u2019ON fFCRIT \u2014 - Gazette.Campagnes Chapaie, sir Thomas,\u201d - Sénateur, 9 St-Lenis, : 3 nov 1942 \u2014 \u2014 Écrire CE QUE L\u2019ON PENSE .DIEU - PATRIE - FAMILLE Éditeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS.Directeur: L.-de G.FORTIN Série 11\u2014Vol.I\u2014No.3 Sainte-Anne-de-la-Pocatière, P.Q.20 décembre 1941 \u2018oe .e Précisions Il - PATRIE Netre Patrie, nous avons bien le droit de dire, aprés les neuf générations qui nous y ont précédé, et avec les deux qui nous y suivent, que c'est le Canada, même si cet important morceau de l'uni- Vers n\u2019a pas encore cru bon d\u2019avoir un carré d'étoffe à ses armes pour affirmer au monde entier qu\u2019il) constitue une patrie pour ses habitants.Aucun des nombreux appels faits au peuple canadien depuis le début de la guerre n\u2019a porté les mots: Patrie, ! ou Drapeau ! Et l'on s'étonne que des gers puissent en déduire que le Canada va se battre au i énéfice des pays qui affichent, eux, drapeau et patrie ! Ce détail mis à part, le Canada reste tout de même un des rares endroits, sur la boule enflammée, où il fait encore bon vivre, malgré les sacrifices du moment.Aux sceptiques, qui sont toujours exigeants, nous rappelons le gâchis actuel du monde entier où sur les«inq continents, les sept mers et dans le ciel les hommes s'entretuent avec une férocité et une science inoules.Le Canada vaut bien qu\u2019on le protège ! 7 Notre Patrie, c\u2019est environ quatre millions de Canadiens de culture et de langue françaises, conservant les traditions des aleux, et, quoi qu'on en dise, plutôt bien que mal.Notre Patrie, elle est dans ces onze millions d'habitants canadiens parmi lesquels nous vivons, et à un groupe desquels nous avons souvent adressé des pétitions imposantes par la faiblesse qu\u2019elles impliquaient.Ce n'est pas À nos pères que l\u2019Hon.C-H Cahan aurait pu dire : \u2018\u201c Quand on est trois millions, les droits constitutionnels, on ne les demande pas, on les prend \u201d À t-on compris ?Nous sommes quatre millions; encore plus que les Grecs, les Albanais, les Norvégiens, etc, et même les Finlandais de 1939 qui se sont couve:ts de gloire.Nous avons déjà Vimy, Courcelette, Hong-Kong, où des braves entre les braves ont défendu le droit des petites gens, les opprimés.Ne pourrait-on pas, la paix revenue, envoyer quelques uns de ces gars-là faire la garde de nos droits au Parlement de la Capitale?Notre patrie, c'est tout le district du Bas-Saint- | Laurent et en particulier ce Bas-de-Québec,te plus beau pays du monde, avec son fleuve imposant, ses montagnes, ses terres, les ressources qu\u2019offrent le sol et Ja mer, et même, vient-on de dire, les montagnes avec des mines et sources de pétrole \u2026 Nous mettrons tous nos efforts à promouvoir le développement de ces ressources, pour le bien de ses habitants.Et tant que nous pourrons, nous ferons bonne garde.Notre patrie, en pays démocratique, c\u2019est encore nos gouvernants civils, élus par nous.Comme ils ne valent que ce que nous les faisons, (puisque théoriquement, du moins, nous les élisons, ) nous travaillerons à rendre les électeurs plus conscients de leurs devoirs sociaux; nous essaierons peut-être aussi à rendre les élus plus conscients de leurs devoirs d'humanité envers ceux quela Providence & déposé dans leurs \u2018\u201c beaux comtés \u201d pour y gagner une vie libre et honnête et dont lui, le député, doit étudier les problèmes importants.C\u2019est donc dire que colonisation, agriculture, etc, seront parmi nos préoceupations principales.Ce sera notre hommage à la politique et aux politiciens qui, entre partis, pourront se chamailler à loisir pourvu qu\u2019ils n° consacrent pas trop du temps qu'ils doivent aux affaires de Jean-Baptiste Paysan.Nous venons de dire que nous ferons bonne garde, et va rester dit.Nous résumons.Dans l\u2019ancienne GAZETTE D£s CAMPAGNES, on pouvait lire: \u201cLe sol, c\u2019est la Patrie.Améliorer l\u2019un, c\u2019est servir l\u2019autre.\u201d \u201cEmparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.Si la guerre est la dernière raison des peuples, l'agriculture doit en être la première.\u2026\u201d L'Agriculture, la Colonisation, et notre survivance par l\u2019une et l'autre\u2026Nos ancêtres avaient tout entrevu, L.-de G.FonrTIN.La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sainte- Anne-de-la-Pocatière, par Fortin & Fils, Imprimeyrs.Directeur: L.-de G, Fortin, - Elle paraît le Ier et le 15 de chaque mois.Abonnement: 1 an 81.00 6 mois 80.60 Le numéro 80.05 18 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 20 déc.1941 HIST Aperçu historique de la Rividre-Onelle Wilfrid Dubé, ptre, prof.Conférence prononcée à CHGB le 29 oct.1941 [suite] François et Joseph Deschamps, fils du seigneur.Robert Lévesque, Pierre Hudon, Charles Miville, Jean Miville, Galleran Boucher et ses deux garçons: Pierre et Philippe, Michel Bouchard et ses trois fils : Etienne, François et Pierre ( Miéhel Bouchard est l'ancêtre de M.Georges Bouchard, député de Kamouraska aux Communes de 1921 à 19389 & qui est aujoud'hui adjoint au sous-ministre fédéral de l'Agriculture.Note de l'éditeur.) , Pierre Dancosse, Guillaume Lizotte et son fils Claude; Réné Ouellet et cing de ses enfants : Abraham, Mathurin, Grégoire, Réné et Juseph ; Jean Pelletier, Jean Lebel et son garcon Jean-Baptiste ; Pierre Emond, Mathurin Dubé ( l'ancêtre de l'auteur de cet article.Note de l'éditeur.) : Jean Mignot, Noël Pelletier, Jean Gauvin et son fils Jean, Pierre de Saint-Pierre, Nicolas Durant et sou fils Nicolas, Francois Aubin, Sébastien Aubin et Jean de Lavoye.En 1694, la chapelle, devenue trop petite pour les besoins de la population, fut remplacée par une église.L'abbé Bernard de Requeleyne en surveilla la construction.Elle avait à peu près les mêmes proportions que l\u2019église actuelle, moins les chapelles latérales.Le manoir devint le presbytère du curé.M.de la Bouteillerie rebâtit son :manoir à quelques arpents plus loin, sur la rive nord dv là ri ière, à la ointe.A cette époque, on comptait déjà +0 familles, doat les maisocs bien peuplées s'échelonnaient le loag du fleuve, sur le côteau ou de chaque côté de Ia nviére En 1703, le scigneur et fondateur de la Rivière- Ouelle mourut, regretté de tous.Son corps fut in- bumé sous son banc seigneorial.Une autre épreuve attendait les paroissiens.lis perdaient leur curé en 1718 et restôrent sans pasteur 27 ans, desservis pendant ce temps par le curé de Sainte-Anne-de-la Pocatière.Enfin en 1734, l\u2019abbé Louis Chevalier arriva pour remplir l\u2019office de curé, pendant 30 ans.C\u2019est donc sous son administration que le Cannda passa sous la domination anglaise.Il eut la dauleur de voir plusieurs maisons de ses paroissiens incendiées par les Anglais.Si cette époque lut troablée, elle ne manqua pas d'être prospère.De nouveaux colons arrivèrent.Les communications deviennent plus faciles par le premier tracé du chemin du roi.Le commerce devient florissant.Une bonne partie des terres de la seigneurie est en culture : dans le rang de l\u2019Eventail.à ta Pointe, à l'Anse de Sainte- Anne, sur les côteaux et au sud de la rivière.M.Bernard Dosque ne fut curé que trois ans.Lui succéda M.Louis Parent qui dirigea ls paroisse OI RE de 1769 à 1781.En 1775, l\u2019invasion du pays par les Américains occasionna des troubles.Ilen est resté un esprit de mécontentement, ce qui fit souffrirle curé.Aussi faut-il dire qu\u2019il n'eut pas toujours la patience de les endurer.Son successeur, M.Bernard-Claude Panet, sut rétablir la paix.Il eut une longue et fructueuse administration de 44 ans.Il fit beaucoup taût Au point de vue spirituel qu'au point de vue temporel.Il remplaça l\u2019église, construite en 1694, par une autre plusspacieuse.Elle n\u2019était pas trop grande pour une population qui atteignait 1859 âmesen 1790 et 2800, cing ans plus tard.M.l\u2019anet avait toutes les qualités de l\u2019homme apostolique.Son éloquence, sa charité, sa grande courtoisie, son admirable bonté et son humilité à toute épreuve le rendaient épis- copable.Mgr Plessis, désirant un coadjuteur, jeta les yeux sur le pasteur de la Rivière-Ouelie.Le pape Pie VII le nomma évêque de Saldes, en Mauritanie, par une bulle datée du 12 août 1806.Il fut sacré dans la cathédrale de Québec le 19 avrii del\u2019année suivante.II revint bientôt au milieu de ses pa-_ roissiens heureux et fiers de le revoir continuer chez eux l'exercice de ses fonctions curiales, L'épiscopat ne dimious pas le zèle de Mgr Panet.11 eut toujours à coeur l'éducation des enfants.En 1809, un de ses grands rêves se réalisait.Il fondait un couvent.En bas de Québec, à cette époque, il n'y en avait qu\u2019un, à Saint-François de Montmagny.Ce fut donc un bienfait signalé pour la paroisse et pour tout le district cuvironnant.Les Dames de la Congrégation de Notre-Dame en ont taujours eu la direction.Mgr Panet fit l'acquisition d'une grande maison, pour une école de garçons Il encouragea l'agriculture.sous son patronage, s'établit à Sainte Anne et à Riv'ère-Onelle une\u2018\u2018Société Agricole,\u201d doi t dout il devint le président d'honneur et M Puiu chaud, curé de Sainte-Anne, le président actif.La mort de Mg.Plessis, arrivée en 1825, l\u2019obligea à dire adieu à ses paroissiens pour prendre la direction du diocèse de Québec.M.Pierre Viau, un des vicaires généraux le remplaça comme curé.Après neuf ans de desserte, il quitta Rivière-Ouelle pour l'évêché de Montréal.Un autre grand vicaire M, Louis-Marie Cadieux fut nommé curé en 1815, C'est lui qui construisit l'immense presbytère de pierre qui fut démoli en 1887, Il est le premier curé à être inhumé dans l'&- glise.Un autre curé au long règne de 34 ans, arriva en 1838.C'était M.Charles Bégin, C'est sous son administration que l'immense paroisse se divisa.En 1840, le paroisse de Saint-Denis fut créée, et 11 ans plus tard, en 1851, 3.int-Pacôme se détacha de la aroisse-mére.Le Lon M.Bégia, comme l'appe- aient les paruissiens, mourut en 1872.Il est le deuxième curé à reposer dans la crypte de l'église, à côté de M.Cadieux.(à suivre) 20 déc.1041 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 19 V ARI LE CHANT QU'ON OUBLIE La poésie de ce chant, d'allure vive et gaie, est de Sir Georges-Etienne Cartier, qui fut un de nos hommes politiques les plus célèbres aux jeurs de la confédération.Heureux temps où les hommes qui avaient fait leurs hu:nanités ne croyait pas déchoir en courtisant la muse! Car Sir Georges- Etienne Cartier est deve: nu un des plus beaux noms de notre histoire politique.La musique est de J.-B.Labelle, un musicien de la première heure.C\u2019est un chant bien équilibré, d\u2019un rythme vivant, et d\u2019une belle ligne méthodique.Il vaut à lui seul toutes les valses chantées des temps modernes.Pourquoi ne l\u2019entendons-nous pas?.En vaici les paroles.\u2014o\u2014 Comme le dit un vieil adage, Rien n\u2019est si beau que son pays! Et de le chanter, c\u2019est l\u2019usage, Le mien je chaute à mes amis, (bis) L'étranger voit avec un oeil d\u2019envie, Du Saint-Laurent le majestueux cours; A son aspect, le Canadien s\u2019écrie: O Canada, mon pays, mes amours! (bis) Le Canadien, comm.e ses pères, Aime À chanter, À s\u2019égayer; Doux, aisé, vif en ses manières, Poli, galant, hospitalier.(bis) À son pays, il ne ful jamais traître, À l\u2019esclavage if résista toujours; Et sa maxime est la paix, le bien-être Du Canada, son pays, ses amours! (bis) ° O mon pays! de la nature, Vraiment, tu fus l\u2019enfant chéri; Mais l'étranger, souvent parjure, En ton sein le trouble à nourri: (bis) Puissent tous les enfants enfin se joiudre Et valeureux voler À ton secours! Car le beau jour déjà commence à poindre O! Canada! mon pays! Mes amours! Ce n'est peut-être pas de la prosociie très calée, mais le sens des phrases est là, c'est clair! Ft pourtant, G.-E.Cartier est devenu premier ministre du Canada! O futurs politiciens, poêtes, et puis, premiers ministres!, je vous saluc!.Paul Michel.E T E S.A NOS \u201cCONFRERES\u201d La GAZETTE DES CAMPAGNES est heureuse de faire savoir à ses nombreux abonnés que le Devoir de Montréal, \u201cLe Canada Français\u201d de l\u2019Université Laval, \u2018La Terre de Chez nous\u201d, organe de l\u2019U.C.C., le \u2018\u201cMaître-Imprimeur\u2019\u201d\u2019, de Montréal et le \u201cProgrès du Golfe\u201d de Rimouski ont signalé sa \u201crenaissance\u201d, après d\u2019autres déjà connus.La \u2018Terre de Chez nous\u201d nous a même promis l'immortalité, sous l'excellent prétexte que *\u201c quand on est ressucité, on ne meurt plus\u201d.Aussi bien dit que bien pensé! Ces témoignages nous enivrent comme ce népenthès de la louange dont Léon Bloy disait qu'il réjouissait ses veines.Plusieurs revues et journaux nous ont offert des échanges.Quant aux lettres, il est vraiment impossible d\u2019y répondre.Le rédacteur n\u2019aurait pas eu le temps de composer autre chose.A tous, uotre gratitude! La Direction.CWI TWD Une auréole .11?Un politicien contemporain et de marque fait un discours enflammé.Son épouse est connue pour ê- tre une féministe de bon ton mais fort ardente.Le cousin Jules écoute le sollennel et éloquent mari avec une grande concentration d\u2019esprit.Marthe, qui lave la vaisselle ne parvient pas a déméler les paroles officielles.Elle demande au cousin: \u2014Sais-tu qui parle à la radio ?\u2014Oui.Un martyr canadien, CESSES A L\u2019ECOLE Le Prof.: Elève Cassepinette, dites moi le nom des cinq continents.L'élève: M\u2019sicu, les cinq continents sont au nombre de trois: L\u2019Ancien et le Nouveau.CTD .MAXIME Chrétienne pour le temps des FETES : SOBRE EN TOUT! L'EAU ME SUFFITII! A tou ses bienfaiteurs, ses abonnés, ses correspondants; à sa grande famille, LA GAZETTE DES CAMPAGNES dit: JOYEUX NOEL! Et paix sur la terre aux Hommes de BONNE VOLONTE! BONNE ET HEUREUSE ANNEE cet le paradis à la fin de vos jours! 20 GAZETTE DES CAMPAGNES Sainte-Anne.(Kam.) 20 déc.1941 Chronique Agricole Aux Jeunes Agriculteurs Jrapprécie beaucoup la bienveillance de \u201cLA GAZE DES CAMPAGNES qui publie les communiqués touchant les activités des Jeunes Agriculteurs des comtés de Montmagny, L'Islet, Kamouraska et Témiscouata.Après avoir souvent entendu parler durant mon cours au Collège de Sainte-Anne de l\u2019ancienne \u201cGAZETTE DES CAMPAGNES\" par mon confrère M.Eugène Proulx, petit neveu de M.Firmin Proulx, j'ai eu le plaisir de faire connaissance avec elle en furetant jadis dans la bibliothèque du Parlement.Il m'est agréable de constater que la GAZETTE de M.Fortin marche allègrement sur les traces de son ainée et qu\u2019elle contribue, par son rayonnement à l'extérieur, à faire connaître sous son vrai jour la région pittoresque du Bas St-Laurent, où les gens ont fidèlement conservé les belles traditions du terroir.Aussi, chers jeunes agriculteurs, lisez ce journal avec profit, tant pour vous renseigner sur tous les sujets agricoles et intellectuels, traités avec aplomb que pour avoir des nouvelles des gens et des choses de chez vous.Aujourd'hui, chers jeunes agriculteurs, j'ai le précieux avantage de vous présenter à l\u2019occasion de la nouvelle année, mes voeux de bonheur et de succès.Parler de bonheur en ces temps-ci, alors que l\u2019avenir nous apparäît sous les couleurs les plus sombres, semble ridicule.Mais après tout, mieux vaut faire face aux réalités de la vie et se préparer à servir de son mieux Dieu et la Patrie.D'ailleurs, le vrai bonheur pe réside-t-il pas dans la satisfaction du devoir accompli?N\u2019ambitionnez-vous pas, avec raison, de devenir plus tard de bons cultivateurs?Pour y arriver, restez fidèles à votre vocation paysanne, et à la joie simple mais réelle, que vous procure la vie à la campagne.Oui, chers jeunes, écoutez l'appel de la terre! Elle n'a jamais trompé personne de ceux qui l'aiment el la travaillent de leur mieux.Et le succès?Lui aussi, il voys sourira en autant que vous serez laborieux et studieux.Pour le connaître, assistez régulièrement aux réunions de votre cercle et lisez les journaux et revues qui vous distribuent si efficacement le pain substantiel de la science agricole, A vous, chers jeunes agriculteurs, & vos parents et amis, je souhaite \u2018lu fond du Coeur un joyeux Noël et, pour 1941, une bonne et heureuse année.Henri Lacoarsière, Agronome-Propagandiste, TWO BO 800600 W J &.Langlois, Notaire, Commissaire do fa Cour Supérieure Bueffien de fa Cour des Commissaires à Ste- Justine.Ste-Justine.- B .P.Langevin - Cté Dorchester, PQ.LANL DOOD OCORODOLINY À la Société des Eleveurs de Bovins et de Chevaux Canadiens (Communiqué ) Monsieur Ross Butler, artiste de grand renom, qui a l'honneur d'être l'auteur des magnifiques peintures représentant les différents types modèles des races bovines et chevalines exploitées au pays, est venu à Deschambault, jeudi, le 4 décembre dernier, rencontrer les Officiels de la Société des Eleveurs de Bovins et de Chevaux canadiens ainsi que plusieurs invités spéciaux, dont M.Adrien Morin, sous-ministre adjoint de l'Agriculture.M.Butler, ainsi que tous les visiteurs, furent reçus par M.Andréa Saint-Pierre, Président de la Société des éleveurs de Bovins Canadiens et Directeur de la Ferme-Ecole de Deschambault.Cette importante réunion avait pour but de déterminer les types modèles de la race canadienne.Tous furent unanimes à féliciter l'artiste pour le beau travail accompli et la grande perfection des modèles présentés.Chaque tableau fut étudié avecle plus grand soin et chacun y alla de ses remarques et de ses conseils, afin d'être en mesure de donner à la race Car-adienne un modèle vraiment représentutif de l'id al conçu par tous les connaisseurs.l e plus, la Société est très heureuse de pouvoir annoncer que dès que ses Types modèles sortiront tant pour les bovins que puur les chevaux Canadiens, elle en fera gratuitement la distribution à tous ceux qui auront payé leur contribution comme membre.Hâtez-vous donc de devenir membre si vous voulez bénéficier de cette faveur.Pour toute information, adressez-voûs tout simplement au Secrétariat de la Société des Eleveurs de Bovins et de Chevaux Canadiens, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec, et il nous fera plaisir de vous donner tous les renseignement demandés.Jean-Paul Lettre, Secrétairemarre EE Longévité des Animaux Le loup et l\u2019ours: rarement plus de 20 ans; le renard, de 10 à 14 ans Le lion peut atteindre 70 ans.Les lièvres et les écureuils, 8 ans; l\u2019éléphants, 410 ans (prouvé?); le rhinocéros, 25 ans.Pintacles, poules et dindons sont vieux à 12 ans.La baleine vit 10 siècles, \u2018a carpe, 150 ana.Le porc et le chien vivent rarement jusqu\u2019à 20 ans.Chèvre et brebis ne voient pas 26.Le boeuf peut atteindre 50 ans, mais rarement.Le cheval de 35 ans n\u2019est pas un mythe.Le chat vit 15 ans et le lapin, de 8 à 10 ans.Raisonnement serré.\u2014Pourquoi es-tu en retard dans tes études?\u2014J\u2019our les poursuivre, papa. 20 déc 1941 GAZETTE DES 21 CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) .et Ephémérides 2 décembre La maison de M.J.-Bte Anctil, où sont les bureaux de la Banque Provinciale du Canada, est très avariée par un incendie.Nos pompiers volontaires emploient À leur capacité les pompes à incendie, l\u2019une de 200 et l\u2019autre de 400 gallons à la minute, pour sauver les maisons de M.F.-X.Lambert et de M.J.-N.Rouleau.On pourra utiliser les murs assez bien conservés, malgrétout.Les habitués de Sainte-Anne ne verront donc plus cette belle ancienne maison d'un\u2019 style bien canadien.Nous sympathisons au malheur de notre concitoyen.8 décembre , Le Japon se jette sur les États-Unis, comme un tigre, sans le moindre avertissement, pendant qu'on discutait officiellement à Washington des arrange- mentsentre ces pays.La déclaration de guerre ne suit que plus tard, une fois l'attaque consommée.Le mond.est révolté, sauf l'Allemagne et.l'Italie, hélas! Au Collège , On célèbre les noces d\u2019or de congréganistes de plusieurs anciens, dont notre vénéré pasteur M.le curé Odilon Guimont, et Mgr Wilfrid Lebon, Supérieur du Collège.AD MULTOS! 16 décembre Départ des élèves du cours moyen des pêcheries.Ces leçons ont élé suivies avec intérêt; quant au bien que ces jeunes gens vont en retirer, il est incalculable.Et cela pour la raison que l\u2019instruction ne produit ses fruits que plus tard, et trop souvent après que des initialives de ce genre ont été brisées par des gens ou des groupements pas assez sages pour attendre le rendement de c: beau capital lumain.13 décembre Est décédé, chez M, Michel Tremblay, de l\u2019Anse, un fils, Jean-Paul, âgé de 16 ans.14 décembre Durant la grand'messe, M.1.éon Pelletier, rentier, du village, s\u2019affaisse dans son banc.\u2018Fransporté dans le vestibule.il expire, quelques minutes plus tard en présence de son frère, M.Ludger Pelletier, de l\u2019officiant du jour M le vicaire Chenard, (qui fut mandé pendant le sermon), et du Docteur Gérard Dallaire.Le défunt, qui a été un excellent menuisier, fut pendant au moins vingt ans employé aux usines du Coliège.11 était Agé de 74 ans.18 décembre Nous apprenons le décès, au village de la gare, de M.Hyacinthe Lizotte, Agé de 73 ans.Tous ont étéinhumés dans le cimetière paroissial.À ces familles éprouvées, nous offrons nos très sincères condoléances.Régionale Au Collège Un Ancien parle à des Jeunes M.Georges Pelletier, directeur-gérant du Devoir, ancien élève du collège, de passage à son Alma Mater, a bien voulu donner le 23 novembre, devant tout la communauté réunie À la salle académique, une intéressante conférence qu\u2019il a intitulée: \u2018\u201c Un ancien parle à des jeunes \u201d .Mgr Wilfrid Lebon, supérieur du collège, a délicatement présenté aux jeunes cet ancien qui fait hon- ur à l\u2019Alma Mater, président de l\u2019Amicale, professeur à l\u2019université de Montréal, membre de la Société royale, directeur du Devoir.La carrière de M.Georges Pelletier a exercé et exerce encore une belle influence pour les idées catholiques, canadiennes-fran- çaises et canadiennes tout court.Fi commençant sa conférence, M.Pelletier révéla spirituellement ses débuts dans le journalisme au Collège même, à la rédaction d\u2019un petit journal, La Scie, qui était affiché à la salle de récréation et qui disparaissait aussi périodiquement qu\u2019il paraissait.Le conférencier traça un pittoresque tableau du collège de son temps; puis il rendit un sincère et reconnaissant hommage à ses maîtres d\u2019autrefois.** Nous fâmes heureux, ici, et nous ne le savions pas assez, , Le jeune homme connatt-il jamais son bonheur?* Après ces réminiscences du passé, notre \u201cAncien\u201d qui n\u2019est ni pessimiste, ni optimiste, mais très réaliste, parle du présent et del\u2019avenir.Il montrad'une façon saisissante les difficultés de l\u2019heure et pour sauver ce monde dans une position quasi désespérée il faut des jeunes qui ont de la foi, de la volonté, du sens moral et du caractère.Les hommes qu'il nous faut à notre temps, ce sont des hommes qui ont de l\u2019intelligence et qui s\u2019en servent; des hommes qui sont canadiens d\u2019un travers à l'autre, tout en étant pénétrés d\u2019une vigoureuse culture francaise; des hommes qui ont un indéracinable et magnifique esprit de foi et le sens pratique de la justice, de la charité, de la religion, de la vertu.11 faut encore que les jeunes sachent acquérir de la volonté, du caractère.L'homme de caractère ne romeet rien qu\u2019il ne tienne, ne dit rien qu\u2019il ne pense; 1 ne trahit pas la vérité parce que le mensonge paie; il vit dans la pauvreté plutôt que de s'enrichir, de s'élever en faisant ce qu\u2019il trouve mal, * Soyez des hommes de foi, de caractère, de sens moral.Vous deviendrez comme des chênes se dressant au-dessus des plaines couvertes de roseaux.Le chêne se déracine à la tempête tandis que le roseau plie.Un chêne seul, peut-être.Mais quand ils sont lusieurs, se protégeant les uns les autres, l'ouragan ne es déracine ni ne les couche parmi les jonchées de roseaux.Soyez plusieurs, soyez toute une forêt.Et Dieu protègera la forêt que vous serez\u201d, conclut avec émotion le distingué conférencier. 22 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kam.) 20 déc, 1941 .La Ferme .Les Champs.Les Animaux.LE NOUVEL INDICATEUR PILOTE Voici un fait qui ne manquera pas d'intéresser les lecteurs de la Gazette des Campagnes, concernant une nouvelle méthode d\u2019analyse rapide des sols.C'est au professeur Auguste Scott, M.S.A, aidé de M.Gérard Godbout, B.S.A., de l\u2019Ecole Supérieure d\u2019Agriculture de Sainte-Anne que nous devons cette innovation.Grâce à une bourse fournie par I\u2019American Potash Institute, ils ont pu faire des recherches, depuis quatre ans, sur l'analyse rapide des sols.À venir jusqu\u2019à date, on se servait dans Québec, des méthodes: La Motte, Spurway, Morgan, Thornton, etc, qui sont très bonnes pour les sols américains, mais qui ne sont pas aussi justes quand on les applique aux sols du Québec où les conditions climatiques, pédologique et géologiques sont souvent bien différentes.Messieurs Scott et Godbout se sont surtout appliqués à calibrer une méthode d'analyse rapide spéei- alement adaptée aux sols du Québec.Les résultats obtenus au luboratoire et en parcelles d'expériences ont démontré que l\u2019Indicateur Pilote nous montre très bien le degré de fertilité de nos sols.Nos lecteurs se demandent peut-être peurquoi on a appelé ces méthodes d\u2019analyse rapide: \u2018Indicateur Pilote\u201d.On l'appelle ainsi à cause du fondateur de l'Ecole d\u2019Agriculture: l\u2019abbé Pilote.Souhaitons que l'Indicateur Pilote se répande dans les différentes sphères de l\u2019agriculture pour le plus grand bicn du cultivateur, Un Agronomemr SEE On estime qu\u2019une abeille devrait parcourir 40,000 milles pour recueillir une livre de miel.Quant à la vitesse du vol, il est fantastique pour un si petit être: il serait d\u2019une vitesse dl\u2019environ 50 milles à l'heure.Sait-on que suivre la charrue, en arrière des chevaux, pour labourer un arpent de terre équivaut à une promenade de plus de sept milles?Une belle marche! en vérité.Et celui qui laboure 30 arpents?210 milles par année, seulement pour le labour.Décidément, I\u2019agriculture a quelque chase de sportif .n'est-ce pas?AVIS IMPORTANT.Ce journal paraîtra le ler e* le 15 de chaque mois.Cependant, pour des motifs d'organisation bien faciles à imaginer, le prochain numéro ne paraîtra que le 15janvier 1942 pour continuer ensuite à paraître suivant l'ordre régulier.Brillant avenir du Percheron dans Verchères.Si on en juge par la mentalité progressive et le support que les éléments du comté de Verchères reçoivent des industriels et des professionnels de la région, il est certain que le facteur humain ne fera pas défaut.Lors de la tenue du concours hippique du syndicat d'Elevage de Verchères, il y eut parade des juments Percheronnes suitées et défilé d\u2019une douzaine d'éta- .lons brillamment décorés et bien dressés, présentés par les Brasseries Nationales.Au dîner M.J.-P.Beauchemin, prés.de la Société des éleveurs de Percherons, fit un bref historique de l\u2019organisation locale présislée par M.Ch.Berthiaume, depuis ses débuts, il y a 3 ans.\u201c Gare, dit- il, à ceux qui vident leurs écuries pour remplir leurs hangars de ferraille ! \u201d\u201d M.Hanson, des Brasseries Nationales dit ensuite: * Un substantiel budjet d'annonces est voté chaque année, pour rendre service aux cultivateurs en les aidant à améliorer l'espèce chevaline.Les reprodue- teurs mis à leur disposition ont engendré 16,000 poulains dans la province de Québec.Tous les revenus des sa\u2018llies, soit environ 830,000.sont laissés aux syndicats ou aux particuliers, ainsi que les prix en argent aux expositions\u201d.M.J.Gautreau.de la Div.des chevaux, Min.de l\u2019Agr.exprime le désir que le nombre de membres du syndicat, actuellement de 14, soit doublé =\" Le Percheron, dit-il, a assez de qualités pour qu\u2019il yuisse faire son chemin par ses propres mérites.Ne méprisez pas les autres races.D'ailleurs des races su- péricures, il n'y en a pas.\u201d M.R.Pelletier.Rég.de la Ferme Exp.de Ste- Anne, fit l'historique du développement de cette race, la plus célèbre en France, la plus répandue en Amérique, el dans le monde entier \u201d Ii insista sur \u2018* son tempérament énergique, sa santé, son courage, son endurance au travail et la fixité de ses caractères.Des reproducteurs percherons font le service dans les haras nationaux, de la Russie & VEs- pagne, pour l'arrélioration !-s races indigènes de ces pays.En Amérique, nue E.-U, principalement, il y a 8 fois plus le nercher mis que de toutes les au tres racy réunies I! tient lu Ire place au Canada.\u201d M.le not.Laporte ajouta quelques mots pour ses amis les éleveurs de chevaux; et M.Jules Auger, agronome, ajouta encore aux renseignements donnés aux éleveurs.Et M.I.Jabrecque, prof.à l'Ecole d'Agriculture de Sainte-Anne, juges les exhibits.La dernière partie du programme, fut récréative: équitation, danse, tours de force, lutte, ete.Il convient de signaler la prise de pellicules cinématographiques par M.l'abhé M.Proutx; de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Sninte-Anne.(Extrait d\u2019un communiqué du Service de Produetion Animale, Min de l\u2019Agr.Québec.) 20 déc.1941 GAZETTE des CAMPAGNES LA Sainte-Anne, (Kam.) 23 \u2026 et la Fermière Parle à ses soeurs \u201cDebout pour la paix\u201d.Le pays a besoin de toi, n\u2019attends pas à demain: c\u2019est tout de suite\u201d.Malgré le souci que nous cause la situation présente; malgré nos misères et nos épreuves, nous sommes encore, chères amies, les heureuses de la terre.La campagne intense.d\u2019efforts de guerre sous toutes les formes ne doit pas nous laisser indifférentes.Répondons généreusement selon nommoyens, notre âge et notre situation, pour que bientôt les appels angoissants se changent en hymne de paix.Il importe peu de compter combien de paires de bas, de mitaines sont tricotés chaque jour; c&m- bien de revues, de magasines garnissent les huttes.L'essentiel est de savoir nos enfants sous les armes tels que les veulent le devoir et l'honneur, c'est-à- dire comme des hommes courageux, fiers et chrétiens.Si nous avons fait tout notre devoir envers eux, que Dieu les bénisse et nous les conserve, Mais notre tâche ne s'arrête point là! Que ferons-nous des plus jeunes?Les fêtes arrivent! C\u2019est la guerre! Economisons! Est-ce à dire que pour cela, nous devons contraindre nos familles à accepter tous les sacrifices sans jamais rire et négliger les occasions de leur procurer quelque plaisir?Non, au contraire, leur accorder quelque jouissance, c\u2019est maintenir, et fro- tifier leur moral; c\u2019est faire oeuvre de guerre, Ces fêtes, il les faut belles, saines et gaies.Que les mères puisent, dans leur trésor d\u2019ingéniosité, ces multiples riens qui reudent si heureux quand on est petit et qui adoucirsent la vie quand on est grand.Que de réflexions déprimantes devant les enfants comme: \u2018Les fêtes, maintenant c\u2019est triste.\u201d \u201cCe n'est plus comme dans notre temps.\u201d Pourquoi?.Les familles seraient-elles moins unies?Les amitiés moins franches qu\u2019autrefois?Réfléchissons.C\u2019est à nous, fermières, de faire revivre en ce tempa dit des fêtes, toutes les traditions joyeuses du passé.Les belles histoires, les grandes réunions de faniille, les fricots entre voisins, les menus abondants à Ia canadienne, les chansons, la musique populaire, les contes, les cartes, ete: mais c\u2019est cela le plaisir des fêtes au foyer rural de notre paisible © mpagne canadienne.Mme Charles Cagné, prés:dente de la Fédération.A L'ISLET On note uu [uit rare dans l\u2019histoire des Cercles.Ce groupe, formé il y a 20 ans, compte encore 40 membres de la première heure qui ne connaissent pas la routine.Rien des nouveautés agricoles féminines n'échappe à ces fermières pratiques.Grâce à leur activité et à leur zèle persévérant, le cercle de l\u2019Islet a même connu plusieurs fois la gloire des premiers rangs à l'exposition provinciale.Se tenir à la page et travailler ferme est une ligne de conduite bonne à imiter.A BERTHIER.(en bas ) Un inventaire des travaux de laine et de lin en vue d'alimenter le comptoir de la Fédération donne un résultat en ce sens que les besoins des familles sont l\u2019objectif principal; très peu de fermières peuvent produire pour le commerce.Les loisirs sont employés de préférence aux travaux de laine et au crochetage.Une douzaine de métiers simples modernisés sont en opération.Des renseignements aussi précis prouvent que les Directrices connaissent bien leurs membres.Continuez, Mesdames, à rester les yeux ouverts.Votre jeune cercle est dans la voie du progrès - Mme C.G.Conscription des Volontés C\u2019est ainsi que l\u2019on peut appeler le résultat de la conférence des femmes sur les prix en temps de guerre tenue à Ottawa le 15 décembre, Il est reconnu ue les femmes du Canada achètent pour la valeur e quatre dollars sur cinq, des marchandises vendues au détail.Personne donc ne conteste qu\u2019elles peuvent mener avec succès la lutte contre l'inflation.Munies des renseignements nécessaires sur le plafonnement des prix et sur les prix, dans leur région, pour Îles articles qu\u2019elles utilisent, toutes les femmes canadiennes doivent avoir les yeux ouverts pour sauvegarder notre économie nationale.C'est urgent ! On a choisi comme moyen d'alerter nos ménagères la radio, les assemblées publiques, le téléphone, la presse etc.M, Geo.Bouchard, sous-mi- nistre adjoint de l'agriculture, & ouvert cette cam- agne de conscription des bonnes volontés : d\u2019autres le suivront, Toutes ces conférences écrites seront distribuées pratuitement avec beaucoup d\u2019autres documents destinés & vous guider dans le travail.Envoyez votre nom et votre adresse a: Madame P.-E.Marchand, Conférence dea Femmes sur les prix en temps de guerre, Eôtel du Gouvernement.Ottawa.Dcemandez autant de copies que vous pouvez en distribuer à vos amies et soyez À la page en vous assurant que quand vous donnez 81.00, vous aves en qualité et en quantité, de la marchandise pour la valeur de votre dollar. ° Il y a 80 ans\u2026 Nos lecteurs ont pris connaissance d'une lettre de Firmin-H.Proulx sur les 25 premières années de la ** Gazette des Campagnes \u201d .Qui était ce monsieur Proulx, diront les plus jeunes de notre génération ?Nous sommes heureux de rappeler un article de \u201c* L'ACTION CATHOLIQUE \u201d du 18 février 1918, où M.le Chanoine Ludger Dumais, Supérieur du Collège, retrace ia cairière de ce pionnier de l\u2019agriculture d\u2019ily a 80 ans.Comme l'autorité en histoire régionale de * monsieur Dumais \u201d s\u2019appuyait sur une scrupuleuse honnêteté d'esprit, nous n'avons qu'à accepter son témoignage sur un homme et des évé- nements d\u2019une génération disparue.Les Editeurs Un Précurseur.M.FIRMIN -H.PROULX On à conduit à sa dernière demeure, le 16 février dernier, un homme dont la mémoire doit être défendue contre l'oubli, un ami bien connu du monde agricole d'il y a trente ans, M.Firmin-H.Proulx, ancien propriétaire de la GAZETTE des CAMPAGNES, C\u2019est à Sainte-Anne-de-la-Pocatière que !e travail avait vieilli M, Proulx et usé ses forces; retiré auprès de son fils, au presbytère de Saint-Magloire, il trouva dans la sollicitude dela piété filiale, l\u2019attention qui a prolongé sa vie jusqu\u2019à 83 ans, réchauffant sa vieillesse aux souvenirs et à l\u2019amour d\u2019une cause dont il gardait la belle fierté.C\u2019est au champ du grand labeur, à Sainte-Anne-de-la Pocatière, qu'il est venu chercher le dernier repos.Au commencement de 1862, sur l'invitation de M.Filute, fondateur de l\u2019Ecole d'Agriculture, M .Proulx laissait pour la campagne Québec, sa ville natale, ses vieux parents, un emploi lucratif: il consentait le risque de la publication d\u2019un journal qui devait être comme l'organe de l'Ecole.Dès ce jour, il se consacrait tout entier aux choses de l\u2019Agriculture, bien convaineu que ce n\u2019est pas la terre qui est ingrate envers l\u2019homme, mais c'est l\u2019homme qui méconnaît les bienfaits de la nourricière des moissons et de la vraie liberté, il se fit avec ardeur le zélé missionnaire de la science agricole.Tous ses efforts se tournèrent vers l'instruction de la classe laborieuse des campagnes.1l lia pour ainsi dire son existence à celle de l'Ecole d'Agriculture, s\u2019attacha à tout ce qui l'intéressait; ses combats contre le préjugé.la routine furent les siens; ses succès, ses revers lui furent personnels.Qui n\u2019a pas vu M.Proulx à l\u2019oeuvre ne croira jamais la somme de travail et d'énergie qu'il lui fallut pour maintenir, avec les faibles moyens à «a disposition, la publication de son journal; les pouvoirs publics lui msurérent leurs faveurs, il en fut même souvent négligé.Pour accomplir sa uub e t4- che, il eut souci non seulement de la vie matérieile GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-ANNE, (Kam) 20 décembre 1941 \u2026 et aujourd'hui.[SR secs UN JUBILÉ D'OR La fête de l\u2019Immaculée-Conception, toujours pieuse et impressionnante au Collège, à revêtu cette année un cachet de solennité inaccoutumée, Le 8 décembre 1891, une vingtaine d'élèves étaient reçus dans la Congrégation de lu Sainte Vierge dans la vieille chapelle d\u2019alors; cinquante ans après, huit de ces congréganistes sont venus célébrer leur \u2018\u201c Jubilé\u2019 d'or \u201d \u2018dans la belle et grande chapelle d\u2019aujour- d'hui: Mgr Wilfrid Lebon, supérieur du collège, MM.les abbés Stanislas Roy, curé de Saint-Fabien de Rimouski, Esdras Castonguay, ancien curé de Saint-Alexandre, Oditon Guimont, curé de Sainte- Anne-de-la-Pocatière, Auguste Lessard, curé de M®hutmagny.Alfred Dupont, curé de Saint-Romuald.Joseph Bourque, auménier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Sainte-Foye, Georges-Noël Pelletier, aumônier des F.des Ec Chrétiennes de Beauceville.La cérémonie, qui célébrait spécialement le cinquantenaire de leur entrée dans la Congrégation de la Sainte Vierge, fut la réunion de l'Archiconfrérie.Le sermon fut prononcé par Mgr Wilfrid Lebon qui rappela avec éloquence la reconnaissance que les jubilaires doivent a ia Vierge Marie; ils lui sont redevables de leur préparation sacerdotale, de la fécondité de leur ministère et collégial et sacerdotal.Puis, avec émotion, les huit jubilaires renouvelèrent la consécration qu'ils avaient prononcée aux pieds de Marie, il y a cinquante ans.Une quarantaine d'élèves furent aussi reçus dans la Congrégation.Le soir, & 7h.30, il y eut des vêpres très salennel- les avec chapiers.Les antiennes ont été levées par les jubilaires.La bénédiction du Saint-Sacrement fut présidée par M.le curé Odilon Guimont.assisté de MM.les curés Auguste Lessard et Stanislas Roy.A tous ces offices religieux le chant a été fait par la Chorale Saiute-Cécile, les Petits Chanteurs de Notre-Dame et l'ensemble des élèves sous la direction de M.l\u2019abbé L.-P.Morneau, maître de chapel le.M.l\u2019abbé Léon T)estroismaisons, organiste, était à l'orgue et a exécuté plusieurs pièces de musique religieuse.du journal: il chercha, il observa, il étudia, il von- lut pénétrer tous les préceptes de l\u2019agriculture, aux frais mêmes de l\u2019acquisition.d\u2019une riche bibliothèque agricole.N\u2019est ce pas le dévouement à la cause aimée?N'y a-t-il pas de l\u2019héroisme dans tous ces sacrifices?Aussi l'Ecole d'Agriculture récla- me-t-elle le droit de déposer sur la tombe de M.Fir- min-H.Prou]x ses sympathies, hommage d\u2019une reconnaissance profunde pour la coopération donnée à la diffusion de son enseignement.Ludger Dumats, ptre "]
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