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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 18 décembre 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1890-12-18, Collections de BAnQ.

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[" Ste-Anne de la Pocatière, P.Q., 18 décembre 1690 D OURNAL DU - ET DU Si la guerre est la derniere raison «es poup > = = ee COLON.9547 a ice, l'axtien-ture \u2018lvit en être 1a premiere.Emparons nous dn sol, si nous vonlors conserver notre nationalité Rédacteur : FIRMIN H.PROULX\u2014Gérant : HECTOR A.PROULX.SOMMAIRE Revue de la semaine :-Législatare provinciale \u2014Concours provincial de mérite agricole.\u2014Le ecndamné Morin.\u2014Exéeution de Biai chard.\u2014Temy-ête eans le Gulf.\u2014Le Paris-Canada.\u2014 Ure lettre dn cardinal Lavigerie.\u2014Le Home rule, Causerie agricole :\u2014 L » défcichements : Suite.\u2014 Culture des nonveaux défiichements\u2014Défrichement des prairies naturelles.Sujets divers :\u2014Aménagement des prairies.\u2014 Cinquidme rapport du comité de Vagrioulturs 4 VAssemblée législative de Québec.Chosca et autres :\u2014Les volailles \u2014L\u2019agricultare au Canuda.\u2014 L'exportation du bétail.; :\u2014Comment nettoyer les olj«ta cn cuivre \u2014Précaution à prendre pour l'entonrage dre malades, soc so REVUE DE LA SEMAINE Législature provinciale \u2014 La discussion sur Jo budget s\u2019est continuée ct terminéo depuis notre dernière revue.M.Robertson a fait la critique du discours de M.Shehyn.Les débats ont été assez ucerbes ; M.Mercier ayant vepro- ché à l'opposition de ss pluindie de 'nugmentation des dépenses, et nyaut affirmé qu'il avait en sn possession des] lettres des membres du côté gauche demnudant cette | augmentation, M.Leblanc à soulevé à ce sujet une question de privilège, et fait fermer les portes de lu chambre ; ou « vidé le différend à huit-clos.Tout le public, les membres de la presse ot même les conseillers législatifs étaient exclus.SSSR CPE M.Turgeon, député do Bellechasse, soumet un projet de loi pour obliger les employés civils de la province à assurer leur vie nu bénéfice de lenrs héritiers.Cette assu- tance obligatoire remplacera le système des penaions qui contisttera cependant à s'appliquer aux fonctionnaires nommés avant lo ler juillet 1891.Les nouveaux employés verseront cinq pour cent de leur salaire entre les mains du trésorier de ln province pour payer les primes des nssuvés.M, Watts a déposé un projet de loi qui défend de payer les gages des ouvriers en nature, en marchandises, bons, etc.Si ce bill devient loi, tout patron devra payer ses employés en argent, Ce bill a été renvoyé au comité de législation.M.Rochon, député d'Ottawa, propose l'abolition du Conreil législatif.M.Turgeon fait un discours à l'appui de cette motion.Le premier ministre, tout en étant favorable à ce projet, dit qu'il ne peut en presser l\u2019exéeution, vu les engagements qu'il a pris lors de la conférence interprovinciale, M.L.P, Pelletier eat opposé à l\u2019aboli - tiou du Conseil ; il considère hu discuesion comme oiseuse, vu qu\u2019on ne peut lui faire produire son effet.Un amendement do M.Desmarais met fin au débat en reuvoynnt À plus tard l\u2019adoption de ln mesure.On pense que lu légielature finira ses travaux pour Noël, Concours provincial de mérite agricole.\u2014Les prix décernés pour mérite agricole seront distribués, mardi, le 23 courant à 8 heures du soir, duns Ia salle du Conseil légis- x 4:0 GAZETTE DES CAMPAGNES Intif par Son Honneur le lieutenant gouvorneur, on pié- gene des membres des denx chambres, des membres du Council d'Agriculture ct du Conseil des Arts et Mannfnetures ot des officiers des sociétés d'agriculture.Bun Eminence le cardinal à bieu voulu promettre d'us- aister à la cérémonie.M, Charles Champagur; le premier décoré dun Mérite Agricole, n été nommé membro du Conseil de l\u2019Agrieulture, en remplacement de feu on, Louis Archambault.8a cotamission lui sern lue par Phonorable M.Meveier lors de la démoustration du 27 courant.L'honornble tient.col.Rhodes aaussi 616 nomn.é membre du Conseil de l'Agriculture où remplacement de fhonorable M, Elisée Dionue qui a donné sa démission.Le condamné Morin.\u2014Ue pauvre malheureux à échappé A In potence.Les juges de la Cour Suprême s'étant trou- Vês divirés sur la légalité de eon pricès, le gouverneur général a commué sa sentence de mort en une coudumna- tion pour la viv au péuitencier, Exécution de Dlanchard.\u2014Wallace Blanchard, condamné à mort pour meurtre, n été exécuté À Sherbrooke le 12 décembre.It avait eu le bonheur de se convertir au entholicieme et être buptisé il y à quelques semaines.Cetto pendaison a nffiigé tout Je monde à Sherbrooke, - excepté Blanch.rd Ini-môme, qui a décluié préférer monter au ctét par In corde, quo de riequer son salut an péniteucier.Tempéte ans le Golfe.\u2014Des dépêches de Halifax annoncent que, durant In dernière semaine, une tempête furiense s'est fait sentir sur In mer et dans Je golfe.A Teurreneuve et & Saint-Pierre Miquelon, un grand nombre de bâtiments ont été jetés sur In côte.ment, à pu quitter sou poste et laisser les choses \u2018suivie leurs conrs.lt le reprend aujourd'hui pour ne plus le quitier, fin de 16pondre au désir des amis lu Canada en France, qui tieuncutd suivie de prés, de semaine en semuine, la marche des choses dans notre pays, les progrès rapides et constant do la colonisation française, le développement de uvs ressources de toute nature, en même temps qu'étre renus au courant de l\u2019état véritable des sentiments, des idéus et des fuits politiques.Le service des dépêches télégraphiques du Canada pour l\u2018Euiopo cet fait d'une façon ai déplorable que les nouvelles les plus inexactes et les plus iuvraisemblubles nos arrivent pur voie américaine.Quelques-unes d'vn- tre elles une fois lancéva, font le tour de la presse frau- çaiss, On pent presque aller jusqu\u2019à dire que toutes dépêches relatives au Cauads qui arrivent à la presse de Londres, et, qui, de là, parviennent à la presse frunçaise, sont fansgee, tant il y on n peu de tout à fait vraies et où ne se trouve mêlée, tout au ruoins, à une donnée première juste, ane fagon ubau de du présenter lea choses qui les fuussca.11 est devenu nécessaire d'apporter un correctif constant à ces exagérations malveillantes, sottes ou oisvuses, Notre journul y metlru ses soins, at ce Do sera pas la moins utile partie de ron role de journal consacré à faire \u2018le Canada tel qu'il eat.\u201d Une lettre du cardinal Lavigerie.\u2014~Le cardinal Lavigerie publie une seconde lettre en réponse aux attaques dont Îl est l\u2019objet de Ju part des royalistes, & cause de ses | paroles de rympathies pour la Républigne.Dans cette vouvelle lettre l\u2019illustre prélat dit qu\u2019eu France la mo- :narchie s'est puicislée dans la personne du comte d Chambord qni n'a pas vouln régner, parce qu\u2019il reculait A Harbor Main, À ln Brie des Espagnols, à la Baie | devant la responsabilité du devoir royal et devant les Roberts, à In Baie aux Saumone, etc., ce ne sont pas seu- | difficultés de In situation actuelle en France ; et que le lement les embarcetiona de toute sorte qui ont éprouvé comte de Paris, 05 5e déclarant prêt à se servir de tous des dummages, mais çà et là Ia vague furien-e n\u2019est élau- |1os moyens pour arriver à ce but, s\u2019est aliéné Ia confiance cée sur les quais, sar les rues avoismant la nier, démolis- | de tous ceux qui croient aux principes immortels de la sant les quais et les maisous, fuisant disparaître dans les | morale chrétienne.flots des constructions de toutes sortes.Tout le long da| En Frauce, on pout dire que le retour à la monarchie rivage à ln Baie de In Conception, au Havre de Grâce, & est impossible, et quo ln forme républicaine est la seule Fox Cove, etc y ce ne sont que des vairsenux désemparéa, ; viable.des debris do toute nature que la mer à lancés eur le! Cetto idée se fortifie davantage loraqu\u2019ou étudie le reste x vage.Ou gardera longtemps an pénible souvenir de: du moude, Une tentative de rétablir la monarchie au cette tempête qui à semé la consternation et lu ruine daus : Mexique à nisérabloment échoué, le plus humble et le Pile de Terrencuve.Heurensement on ne mentionne pus \u2018meilleur des roie, Dom Pedro, a été renversé de son trône, de perto de vie, muis les dommages matériels s'élèvent à l'Italie est mûre pour ls république, 1a Russie clle-mdme nu fort montant.tremble devant l\u2019audace du vihilisme.Dans Un avenir prochain, la république sera partout Le Paris-Canada.\u2014-M.Hector Fabro vient de ressus- indestructible, citer le Parie-Canada.Voici comment il exposs les rui- | sons qui l'ont déterminé et le but de sx publication : « Depuis su fonelutien, en juin 1880, le mouvement de rapprochement eno lu France et lo Canada a rapidement wareiié, oi rupilemeut et si sûrement que notre Jourua!, qui peut véclamor sa large part dans ce mouve- Comte nt les catholiques dignes de ce nom résoudront- {ils cette question qui est maintenant posée devant Vopinion publique.C'est par Pobéissance au Snint-Pdre, dout je n'ai jamais ; fait que répéter leu leçons et soutenir les droits par la tésignation à la forme du gouvernement actuel, par la GAZETTE DES CAMPAGNES au SSL cessation d\u2019une opposition aystématique à la forme répablienine qui rendrait stériles leurs efforts pour la défense de la religion daua l\u2019ordre politiqne, et enfin par\u2019 Ju formation d'une union catho!ique efficace qui leur a été si fortement recommnudée.Le Home rule\u2014Ln réunion des nationaux irlandais daus laquelle on devait déciler du sort de Parnoll n été orageuse à l'extrême.Parnell ne se possédait plus.Il fit nns rostie furibonde contre Gladstone, ct demanda lequel dos deux, Gledstone on lui, serait le maître de l'Irlande.Ces paroles do défi Ini attirèrent de In part de Henley cette verte riposte : \u201c Demandez plutôt qui sera la maîtresse de l'Irlande.\u201d Parnell traita l\u2019interloenteur de polisson.Le tumulte était à son comble, lorsque Parnell refuas de soumettre au vote la proposition deman- dantan retraite.Il arrucha des mains de Justin McCarthy Je papier sur lequel était écrite la résolution, et le déchirs eu morceaux.Lä-dussus le fils de M.McCarthy se leva et dénonça Parnell comme l'insulteur de son père et l'ennemi de son pays.Il avait été avec lui jusqu'ici, mais maintenant il le répudinit.C\u2019est alors que les autipar- nellietes, an nombre de 45, quittèrent l'appartement.Ile formèreut une nouvelle réunion dans laquelle îls élurent comme chef Justin McCarthy et se déclarèrent iudépen- dants des partis politiques anglais.Gladstone, eu npprenant cette nouvelle, s\u2019écria : Dieu soit loud, le Home rule est sauvé ! \u201d Cette prédiction de M.Gludstone pourrait bien ne pas se réalieer de sitôt.Parnell est encore à la tête d\u2019un parti considérable, et In guerre va éclater entre ses partisans et coux de M.Justin McCarthy.On comprend que les irlanduis ce perdrout pas une aussi belle occasion de se diviser.CAUSERIE AGRICOLE Les défrichements-(Suite; : CULTURE DES NOUVKAUX DÉFRICHEMENTS La munière de cultiver les nouveaux défrichements laisso beaucoup à désirer.D'après la méthode généralement suivie, les de fricheurs ne tirent pas de leurs terres tous les avantages qu'sls ponrraient en obtenir.La première culture est orilinairement nn simple piochage par lequel on n'attagne que ln snsfuce ; mais cetle surface n'est consposée que d'engrais, qne l'un remne, qui a'dva- porent et qui perdent une grande partie de leurs principes fertilisants.Les défrichenrs agissent dans ce cas comme les cultivateurs qui, après avoir étendu leur fumier sur leurs champs, le laisseront sécher au soleil an lien de l'unterrer.Les engrais, quelles que soient leur nature ct leur provenance, ne produisent de bous :éeul- tats que lorsqu'ils sont enfouis dans le sol.Il eat vrai, que, dans certaines circonstances, on déposo le fumier eu couvertnre, par exemple sur les prairies et sur certaines terres légères; mais alors le fumier ne produit pas d\u2019effute en proportion de la quantité qu'on y met.Sur les proi- ries, du reste, on fume en couverture, parce qu\u2019on ne peut pas les labonter ; on les détruirait par cela même.Eur certaines terres légèros on fume encore en couverture, nou eeulement pour lee engraisser, mais encore pour les erpêcher de so desséeher.Cependant il nlen est pns moins vrai qu'il n'y n'qu\u2019ane partie de ces fumiers qui est utilisée ; c\u2019est.celle que les eaux des pluies font pénétrer dns le sol ; l'antre partie s'évapore, cat emportée par le vent et est complètement perdue pour la végétation.On peut done adwcitre, comme 1èglo générale, que les fumiers ne saut parfaitement utilisés que lorsqu'ils sont enfouis dans le sol.Eu appliquant ce principe au défrichement, on remarque que le colon qui so contente d\u2019un piochage perd Leaucoup de lu richesse qui s'était accumulés sur an terre depuis un grand bombre de siècles.L'épuisement de sa terro eat si rapide, qu'il devrait prendre les mesures pour empêcher les déporditions.Lu meilleur moyen d'ariéter cet épuisement désnstreux, c'est d'enfouir humus qui couvre In torre dans l'intérieur da aol.La première eul- ture à exécuter dans un nouveau défrichement copsis- teruit douc dans un labour profund, qui permettrait d\u2019en- fonir humus à une profouseur suffisante, et l'humus ainsi enfoui pourrait fonrnir, pendant de longues années, une nourriture des plus abondantes à toutes nos plantes eultivées.Ce système de culture n encore ur autre avantage réel, Dans les nouvenux défrichements la première récolte ne donne pas toujours le rendement désiré.Cette récolte se développe sur un terrain si 1iche et si abondamment ponrvu de principe 6 fertilisaute, que les plantes poussent avec uno vigueur extraordinaire, L -8 céréales, par exemple, atteiguent souvent une hauteur de quatre à cinq pieds ; mais malheureusement ces pailles élancées sont rarement garnies de bons épis, En résumé, on 1écolte beaucoup de paille, muis peu de grain, Le grain eat tris mince, mal fait, trds petit et ridé.En outre, ln végétation se proionge ai longtemps, que les plantes ent benuceup de difficultés ct il est rare que lus grains ve gilent pas avant leur matarité.Lea bonnes récoltos dans les nou- venux défrichements ne commencent à #8 faire sentiv qu'après lu deuxième ou trolstème aunéu de culture.Daus les Cantons de l'Est que nous appelons communément les Bois Franca, ot daus la vallée du luc Saint-Jesn, plusieurs défrichewrs prétendent quo plus {ls Jabonrent leurs nouvelles terres plus leurs jécoltes nugmentenr.On doit conelure do ce fait que la première culture à donner à tn nouveau défrichement est un Inbour profond, et co labour, aidé d\u2019un chaulage, si c'est possible, ou si l'on répand des cendres avaut le Inbonr, produira d\u2019abondantes récoltes dès lu première année.On anit qn Li aurface des nouveaux défrichemonts eat loin d'être régu'ière.On rencontre çà et là de nombreu- sce ondulations ou accidents de terrain ; on y voit des trous profonds suivis de monticules de terre nasez élevés, = 4i2 GAZETTE DES CAMPAGNES Cette irrégularité de In surface nuit beaucoup à l\u2019écoulement des eaux et aux travaux de culture Pour faire disparaître ces accidents, on fait suivre le labour d\u2019un nivellement, qui consiste en plusienrs hersages profonds ; mais si les monticules sont trop élevés où les trous frop profonds, les hersages ne pourront suffire ; aivis on com- Ule les trous aves lu pelle ou la béche, ou wienx encore, uve: In prlle À cheval, si le colon cn a nnc à sa disposition, Pour que le labour et le nivellement aient le meilleur résultat possible, le défricheur ne les fera qu\u2019en automne.Si la saison n\u2019est pas favorable et que le colon ne puisse donner ln dernière main à Ba terrb qu\u2019au printemps, il sera plus avantageux de faire ses premières acmences anr ; un piochage et de n\u2019exécuter un labour profond que l'u- tomne suivant ; c'est aussi à cette dernière époque que lon répandra de la chaux aur la terre, si l\u2019on à les moyens de faire des chaulages.On ne doit faire un labour profond qu'en automne ; car, par cette opération, on ramène toujonrs à la surface une certaine quantité de terre de mauvaise qualité ; cette terre n\u2019a jamais été nérée, csf complètement impropre à la végétation et ne devient de bonne qualité qu'après une parfaite aération.Or, en faisant les labours profonds en automne, cette terre ramenée du fond est soumise aux alternatives des gelées et des dégels, re réduit en poudre et l'aération ge fait d'une manière complête.Le piintemps suivant, lorsque Ia terre a perdu son humidité surabondante, on lui donne un fort hersage, sur lequel on sdme.Sur certains sols, ce lerange est tout à fuit inutile, parce que la terre s\u2019umeullit suffisamment sans cela.Le colon doit apporter beaucoup de soin dans le choix des plantes qu\u2019il cultive comme première récolte sur des nouveaux défrichemeuts, car toutes les plantes n\u2019y réussissent pas également bien.S'il s'agit d\u2019une terre forte et argileuse, les plantes qui donneront le meilleur rendement, sont les riciues, telles que patates, curoltes, navets, ! betteraves, ete.Les grains ront exposés À verser, c'ust- ! À-dire À se coucher aur lo sol et à pourrir, price que leurs tiges sont trop élancées et trop faibles.Mais cependant le défricheur ne peut pns se pusser complètement de grains ; il en a besoin pour sa nourriture, l\u2019entretien ct lengrais de ses nnimaux.De tous les grains, celui qui réussit le mieux comme première culture, c'est l\u2019avoine, parce que cetto plante se contente de grossiers aliments et donne un Lon produit.Le défricheur est aussi quelquefois obligé de semer du Llé dans une terre neuve ; mais c\u2019est In récolte qui rapporte le moins, Tout de même, si le terrain n été bien chaulé, le blé dopuera un bon produit.Duns les terrains légers, de couleur jaunâtre, on peut semer du sarrasin pour la première année.Si ces terrains ; par notre climat, et les gelées se font sentir lorsque les grains sont à peine formés.De plus, les terres nouvellement défrichées et entou- réca de tous côtés par d'immenses forêrs d\u2019arbres gigan- tesquies, 1- sont réchauffées par le sotoil que pendant ane petite partie de la journée.Elles prennent*donc peu de chaleur, mais elles en prennent benucoup pendant la nuit et voilà pourquoi les gelées sont si fréquentes.Ces terres contiennent toujours une certaine quantité d'humidité qui s\u2019évapore, Or.nous savons que toute évaporation est line cause de refroidissement.Par conséquent, on pent considérer l'évaporation comme la troisième cause des gelées hâtives de l\u2019automne, si fréquentes dans les terres nouvellement défrichées.Dans l'intérêt même de la culture, le défricheur doit apporter un soin particulier au choix de ses grains de semence.Ces semences ne doivent appartenir qu'aux meilleures variétés et être cemplètement débarrassées de toutes les graines de mauvaises herbes.Il n\u2019est pas nécessaire de dire ici que les bons grains produisent tou- Jours de meilleures récoltes que les mauvais ; l'expérienes est là pour le démontrer, Quant aux mauvaises herbes, eu sait que ces plantes se propagent assez facilement d\u2019ells-mêmes, sans les introduduire dans nos champs avec nos grains de semence, Enfin, pour assurer le succès des plantes cultivées sur les nouveaux défrichements, il faut égoutter le terrain aussi complètement que possible, sui tout dans les parties bnsses et humides ; car sans un égouttement suffisant, le Gruin a>ra perdu, et aussitôt que l\u2019excès d\u2019humus aura disparu, les terres nouvellement défrichées ne vandront pus niieux que nos vieilles torres.DÉFRICHEMENT DES PRAIRIES NATURELLES Il faut ugir avec Leancoup de discernement dans lo défrichement des prairies naturelles.La formation d'une nouvelle prairie uaturelle est toujours très lente, et, pendant de nombreuses années, le cultivateur cat condunmé à n'obteuir que de bien faibies produits.Aussi cevona- LOUR conserver ces prairies naturelles nussi lougte.nps qu\u2019elles donnent de bons produits.Un grand nombre de tevraius rapportent beaucoup plus ev prairies que s'ils étaient labourés.On ferait, par conséquent, une folic de les labourer, Il y a des terres qui, placées sur le bord des rivières, sont inundées périodiquement.Pendant ces inondations, les eaux déposent sur le terrain un limon très fuvoruble À lu végétation du foin ; mais si en labuurait ces terres, les eaux n\u2019y laisseraient ancun limon et evldvernient de plus tout l\u2019engrais du sol.Comme ces inondations retardent beaucoup les travaux du sol, les labours ne peuvent se faire qne très tard; par conséquent les semences sont tardives de même sont trop secs, On y fait croître du seigle avec succès ; | que les.récoltes.Souvent il survient en automne d\u2019au- quelquefois on peut aussi rénasiv nvec le blé et l\u2019orge, \u2018tres inondations qui détruisent low récoltes elles-mêmes.mais ces cérénles produisent beaucoup de paille et de! bien pauvres épis, saus compter que ces produits sont exposés à geler avant leur maturité.Sur les sols riches, Il vaut done mieux laissur cea torres en prairics, On devrait également Inixser en prairies untarelles les terres situées sur le penchant d\u2019une côte rapide ; d\u2019abord, la végétation se prolonge Lien au delà du temps voulu, patce quo la culture des plautes y est toujours difficile i GAZETTE DES CAMPAGNES 413 ensuite, parce que ces peutes labourées sout lavées par les eaux des pluies et par celes proveuaut de lu [onto des uviges.Toute la Loune terre du sommet de ln pente est alors transportée au bas, daus Ju vuliée ; de aorté que le sommet devient peu À peu stérile.Si lon geduir cette pente en prairi naturelle, lex umnbreuses racines\u2019 que forme le gnzon rotiendraient la terre à In même plnce, l\u2019eau passerait sur la surfice du sol suns l'attaquer, et Ia Donne terre serait conservée.Ainsi les terres en pento sont d\u2019une culture si diflicile et les racines des pinntes fourragres reticnnent sé bien Ia terre que lon devinit utiliser ces pentes pour la création des prairies, Dans les terrains frais, plats et d'un égonttage lent, on obtient généralement un profit net plus élevé par les prairies que par les cultures annuelles.Enfin, dans la situation nctuelle de l'agriculture, Je prix de la main d\u2019œuvre est tellement élevé et le prix de vente des grains qu\u2019ou récolte est si bne, que la culture de ces grains est devenue peu avantageuse ; tandis que l'exploitation des prairies donne un fourrage abondant au moyen duquel on peut garder un bétail nombreux, dont les produits obtiennent toujours des prix très élevés sur nos marchés.D'après toutes ces observations, nous concluons que les terrains situés sur le bord des rivières et périodiquement inondés, les terres en pente rapide, les sols frais et plats, et en général toutes les bonues terres fourrageuses doiveut être coneacrés À la production des prés, tels que pâturages et prairies.Mais en dehors des terres que nous venons de mentionner, nous en rencontrons un grand nombre d\u2019autres sur lesquelles ln production des céréales serait plus avantageuse que celle du toin, et qui, cependant, sont aujourd'hui en prairies.Le cultivateur habile défrickera ces prairies et les soumettra À la cultare des cérégles et des autres plantes usuelles.Cependaut parmi ces prairies qu\u2019on est forcé de déiricher, quelques- unes produisent peu parce qu\u2019elles sont trop vieilles ; et si on les rajeunissait, elles donneraient en foin beancoup plus qu\u2019elles ne rapportent en cérénles.Dana ce cas, il faut étudier la prairie et cherclier à connaître les causes qui ont amené Ia vieillesse.Ordinairement les vieilles prairies sunt très claires, et leur surface est couverte de mousse.Il est bon du remarquer iei que ce n\u2019est pas la mousse qui détruit le foin, mais qu\u2019elle ne pousse qu'après que le foin s'est éclairci.Avant de se décider à défricher ces sortes de prairies, nn essayera de les rajeunir.Pour cula, on exécutern un bon hersage pour détruire la nsousse et on sèmern quelques bonnes graines de prairies, comme le mil, les pâturins, ete.Après le semis, on répandra sur 'a prairie de bons engrais, tels que le jus de fumier mélangé d\u2019eau, les ceudres vives où lessivées, la chaux et le plâtre.Quelquefuus, à défaut de ces substances, on emplois du fumier de ferme «écom- posé.Généralement ces travaux sont suivis d'une forte augmentation duns les produits de In prairie ; ri Ja prairie n\u2019est pas fauiguée de porter du foio, ce vajeunissement abondance production se continuera pendant plusieurs années.Mais si la prairie est réell.ment trop vieille, l\u2019augmentation des p.oduits ne se maintiendra que pendant une on deux suudes, of enstite la production retombern au point vit ells était avant qu'on edt fait les améliorations citées plus haut, Alors il faut la défricher, la cultiver pendant plusieurs snunées et ne la remettre en prairie qu'après lu décomposition complète du gnzon qui recouvrait la surface.Quant à la manièro de défricher ces vieilles prairies, elle varie, suivant que la terrnin est ninréeageux où non, pierreux ou non, etc.Chacune do ces virconatances influe sur le mode de défrichement.Il est donc néces- snire de traiter ces différents eujets dans des chapitres séparés.\u2014À suivre.Aménagement des prairies Il est certain que les prairies sont en général, considérablement négligées.Grand nombre de cultivateurs s'imaginent que la terre peut produire indéfiniment des fourrages sans que l\u2019on donne aucune nourriture à ces fourrages ; c\u2019est là une très grande erreur, car avec des soins attentifs, la production fourragère peut s\u2019accroître du double ; et par ruite augmenter dans les plus grandes proportions le nombre des animaux, et on augmentant par là les ongrais on doublerait aussi le rendement des autres récoltes.It est donc nécessaire de se mettre en mesure de soi- goer nn pen mieux les prairies ot de leur donner la fomure dont elles ont besoin.Il faudrait d\u2019abord détruire les mousses, les mauvaises herbes que l'ont rencontre habituelloment dans les prairies, co qui serait facile si on le voulait bien, sans par là occasionner de trop fortes dépenses.Pour attteindre ce but, il suffirait de donner au printemps un vigoureux coup de lherse, en long et en large : ce qui détruirait la mousse et ane foule de petites plantes nuisibles qui n\u2019ont pas, dans le sol, un point d'appui bien solide ; puis il serait facile d'opérer un sarclage et d'enlever nénai les plantes les plus nuisibles, surtout celles qui sont connues être très nuisibles à la végétation des plantes fourragères, c\u2019est-à-dire qui enlèvent à celles-ci l\u2019engrais nécessaire à leur bonne végétation.Après les opérations dout nous venons de parler il est encore nécessaire de donner aux prairies l'engrais dont elles ont besoin.L\u2019ungrais azoté est celui qui doit domiver, car c\u2019est l\u2019engrair qui pousse À la plus grande et à In plus vigou- vreuse végétation.On peut pour cela avoir recours aux composts, que l\u2019on peut confectionner avec les curures des fossés, tous les débris do In ferme, les berbes prove- pant de snrclige, tte, ca y ajoutant une certaine quantité de houne terre.Loraque le compost est suffisamment fera sentir longtemps ss bicufaisaute influence, et tro fuit, où l'étendra sur les prairies au printemps et obtien- 414 GAZETTE DES CAMPAGNES dra un double résultat.D'abord les Lonnes plantes pren- Que pour obtenir des réanitats aussi avantageux, il est dront une grande vigueur végétale et puis la prairie sera {important d'adopter les moyens les plus effeaces pour en quelque sorte renouvelée, suitout en ayant soin, avant favoriser l'introdnetion rupide et pratique du système de répandre ce terreau, de donner de tids vigoureux : d'énsilage daus nox camgagues ; que l\u2019un de ces moyens coups de herse daus tous les sens.11 se produira alors cousisterait à prendre sur les sommes non dépensées des une espèce de marcottage, et les rendements nugmente- \u201850,150 votées annuellement par ln Législature pour les ront dans des proportions considérables.Ce scra alors sociétés d'agriculture, une somme suffisante pour être le commencement d\u2019une culture intensive et, il n'y a pas.distribués en prix aux cnltivateurs qni auront construit à dire, les cultivateurs qui voudrez* réuliser des Léné- pour leur usage, et conformément aux instruetions du fices soit pour la fabrication du beurrs on du fromage, ou Plélève des animaux pour Ja boucherie, duivent nécessaire- | ment entrer dans cette voie du perfectionrement agricole | si bautement prônée par les directeurs de la Société d'industrie laitidre de la province de Québec, au moyeu de \u2018 conférences.t Eu résumé, fumez vos prairies dans les plus larges proportions, donnez aux plantes tous les éléments vutritifs propres à leur donner une richo et luxuriante végétation et, sans coutredit, vous obtiendrez les résultats les plus satisfaisants.Ne cultivez en céréales, que dans des terres en bon état et transformez von terrains à blé, peu riches en matières fertilienutes, en bonnes prairies auxquelles vous dunuerez tous les soins nécessaires.\u2014\u2014 Cinquième rapport du Comité de l\u2019Agriculture à l\u2019Assemblèe législative de Québec M, Bernatchez, du comité de l\u2019agriculture, d\u2019emigration et do colonisation, présente à la chambre le cinquième rapport de ce comité, comme suit : Votie comité a adopté la proposition suivante : Il est proposé par M.Rocheleau, recondé par M.Beau-| champ et résolu : Que l'agriculture étant ln base la plus} sûre de In prospérité d'un penple, son perfectionnement \u2018 et ses progrès sont d\u2019une importauce vitale pour la population de cette province largement composée do eultiva- teurs ; Que la formation des sociétés d'agriculture, la création du conseil d'agriculture, la fondation des corcles agricoles, do la société d'industrie Initière, du haras uational, Vintroduction des beurreries et des fromagerics ont contribué puissamment à l'avancement des intérêts agricoles, et que pour assurer leur complet développement, il est urgent d'adopter les moyens les plus efficaces pourenga- ger les cultivateurs à adopter immédintement un système d\u2019ensilage déjà si favorabiement connu en Europe et en Canads ; que l'introduction rapide et pratique de l\u2019ensilage permettra aux cultivateurs de lutter avec plus d\u2019avantage contre la sévérité de notre climat, de ee livrer avec Plus de profit à l'élevage des bestiaux et à l'industrie lni- tidre, les deux branches les plus rémunératives de In culture, taut pour la consommation locale que pour l\u2019exportation à l'étranger, et à obtenir pur là des revenus considérables qui leur permettront d\u2019améliorer leurs terres et leurs méthodes de culture ct coutribueront à diminuer Vémigration.département de l'agriculture, les silos les plus parfaits, | et auront obtenu de leur ensiluge le rendement le plus profitable ; Que le conseil d'agriculture soit prié de se mettre sans délai en ra:port avec le comité afin de préparer immé- tement les règlements et les instructions nécessaires, et d'obtenir le concours des sociétés d'agriculture au projet ci-dessus indiqué.\u201d Sur motion de M.Barnatchez, ce rapport est adopté.0 Choses etautres Les volailles.\u2014M.Saunilera, le directeur de la ferme expérimentale d'Ottawa, vient de publier un balietin sur la possibilité d'ox;-édier lea volailles cunadiennes sur I» marché anglais, Pour lea volailles commo pour les œufs, il ve somble pes y avoir de doute que la demande en Angleterre est suffisanve pont absorber tout ca que le Canada peut prodoire, et d des prix rénumérateurs, 11 ne s\u2019agit que d\u2019étublic des communiea- Vions suffisamment rapides entre lea donx pays et des entrepôts où Ju neurchandise puisse re couserver fraich~.Ces deux choses sont loin d\u2019être impussibles.* x Xk Le gouvernament provincial en prognse d'encourager la en!- tare de la bettrave en accordaut uno prime do G0 centios par tonne, * kX L'Agticnlture est one fonction anssi honorable que-tontes autres et dans notra pays, elle à fourni plus d'hommes remar- quablea 3 da religion et à lu patrie que totites les antres clauses.EES 1! est sage d'ivlerrogor nos henres paagéos, leur réponse forme ee gue Pun nomwmo Yes périence, * kk Quelquo précicax qno soit Ia santé, ce n\u2019eat pas Hercule qui fait ie plus ; nine âme gévérense dans un pauvre petit corps est Ia muttrease du monde.* kk L'agriculture au Canada.\u2014M, Fonrsin Escande, délégué français envoyé an Canada pour étudier notre agrionltnre, doit, à son retont en France, faire dos couférencea aur co qu\u2019il & appris de l'agricalture au Canada.Ces conlirence wanrout pas lien en Franco seulement, mois nusel en Suisse, ea Belgique et dans le duché de Luxembourgx *x* L'exportation du bétail \u2014L'exportation du bétail du Canada pendutt In saison qui vient de se termiver » été plus grande que durant toutes lex aunées précédentes.« Du port de Montréni, seul, 11 à ét$ exporté 123,136 bêtes à cornes ot 43,372 montone.Fo 1877, 14 y a juste treize una, le commerce d\u2019evportation de bétail sur le marché anglais était encore très faible : cette ancéc-là !' à été cxporté dn port do Montréal que 6,940 têtes GAZETTE DES CAMPAGNES 418 de bétail.L'anuée suivante ce nombre avait été augmenté jusqu\u2019à 9,000, et depuis 11 march» progressive de ce commsres ne s\u2019est pas raleut:« Chaquo aunée l\u2019angmentation s'est chif- free par cent et pat ntille, excepté pour le port de Québes où ce commerce d'exportation n\u2019a commencé que l\u2019année dervière à preudre de grandes proportions.exportation d: 8 moutons a diminué depuis 1°86, Cette an-! A.TURGEON née-la 93.000 moutous out 6:6 trauspurb s on Butops ta en 1890 Vexport.tion de ce bétail v\u2019a été «16 do 43, ette diminution vst duo PELLETIER & PERRAULT, Protonotaires C.8.Il est ordonné au défende mois.CANADA PROVINCE DE QUEBEC, District de Kemouraska No, 1387.NARCISSE GEORGES PELLETIER.écuier, warchand, de la ville de Fraserviile et y fusunt adaires come tel sous la raison sociale de Pelletier Fils & Cie, | COUR SUPÉRIEURE Demandeur ; ve, -devart de la paroisee de Ste, des Etats-Unis d'Amérique, Défendear ; ULDERIC LAPOINTE, of du Dégelé et maintenant Il est ordonné au défe mois.Buresu du Protonotaire Fraserville, 6 Décembre 1890 PELLETIER «& TENRAULT, Protonotaire, C.8, TACHE à RIOU.av.du dem.CONDITIONS D'ABONNEMENT A LA GAZETTE BES CAMPAGNES Le prix d\u2019abonnement est de une piastre par au.L'abontie- ment peut dater du ler de chaone mois, et on ne s'abonne pas moins, que pour un an.L'avis de discontinuation doit être don- , par dorit, au Bureau du sousmigné, uu wuis avant l\u2019expira- fion de l'année d'abounement, ct les arrérages alors devront avoir été payés.Tout oe qui concerne l'adiinistration doit être adressé à HECTOR A.PROULX, Gérant | Ross À A f ndeur de comparaître dans los deux E Sel Xa lEACA IIS H.A.NELSON & FILS G.BOIVIN, MONTREAL, MARCHANDISES Manufaoturter en Gros.DE GOUT, C Gozirtr Ba Marche Duradit'e : Poupees, Jouets, Jeux, ALFRED EAVES, ARTICLES EN BOIS, & 1679 Rue Notre Dame, MONTKEAL, EN GROS.MONTRES, HOSLOGES ET BIJOUF£RIE, EN GROS.59 a 63 RUE ST.PIERRE, aa dm SS EOS LES MEILLEURES] JOHN W SMITH, SIMPSON, HALL, BUK LE MAROHE, [SL ariel ks, Metre MILLER & CIE, TEEN Moulins - «= Buttre, Manufacturiers 2 [Gumus *™ | D'ALticles Plaques Leviers de vultures, EN ELECTRO.\" \u201c arehand ge .Manutactureet Magasin, L.0.GROTHE & cif, [Shaan A BEE ooh ene Montreal, Demandes un tataivgue.MONTREAL, ux Caoutchouc, Crin 7, LELA 15 Me Common, Montreal tt Ls mime mp cena PIANOS evr ORGUES.A.& S.NORDHEIMER, 13 RUE ST.JACQUES, MONTREAL, Prix ot teres Couvenanies à toutes Je ciasves, (HILL À FORBES, Aniportateurs et Marchands DE ep wv ¥ pe ne rpuri tm N \u201cDE- RC LATTMER (0 RUE MSIE MONTRE | apanc-0E pou, VERNIS, VERRE, .BROSSES, Ete.327 rue 81.Jacques, MONTREAL.Ordres paz posts bien remplss in smitten ASE crue AU Mans ven a \u201cHOARITS BANG POWDER.8] F nan! etn Epler, 5,804 % 625 rus Craig, Montreal | LAPS TINSONE CIE (ROLLAND & FAEAZ | MILLER BROS.Ne Manufacturiers de Importatenrs de Fournitures & TOMS, PAP ITER as | our Meuliereet uérours .à Bütiret à Couvsir.| Mate yen Lino cr on MACHIDISIES, MUTEM'S Felt Coudronnce, Crin, Lits à Resorts PUIDZOMIeUrs.(Spring Beds), Resorts on Avicr pour] ETABLIS EN 1869.lug, Bots de salon, 110 à 198 rus King, Jat - Montreal] | MONTREAL.ET FOURNITURES.PLUMBAGO ec ASPRALTS, 47 Tag Murray, Montreal, 449 of ue St "]
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