Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 12 décembre 1889, jeudi 12 décembre 1889
[" XXVI Ste-Anne de la Pocatière, P.@.12 décembre 18:9 GAZETTE I JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUB LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chague mois, où commencer aveo le ler numéro de l\u2019eunéo.On ne s\u2019abonne pas muins que pour on an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Burean du soussigné, UN MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d\u2019ubonnement, et les srrérages nlors devront svoir été payés; si non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus de la Gasetie au Barean de Poste.Tozt ce qui concerse la rédaction et l'envoi de correspondances doit être adressé à FinatiN H.PROULX, Rédaoteur-Propriétaire.Gérant Æfeotor A.Proulx, Tont ce qui concerue les abonnements à la Garatte des Campagnes et les annonces à être ubliées dana ce journal, doit être adressé à octor A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion, 10 centins 8 = Deuxidme insertion, oto.3 confine Par lige Poor annonce & long terme, conditions libérales.Ceux qui désirent s'adresser tout particulrè- rement aux cultivateurs pour la vente de terres instrniments d\u2019agricalture, etc, eto., trouve: out avantageux d'annoncer dans ce jourual.- ABONNEMENT : 4 Bi la gnerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit eu être la première.ABONNEMEST $1 PAR ax Emparons-nous du so), si nous voulons conserver notre nationalité, #1 PAR an os SOYMAIRA.Revue de la Semaine :\u2014Dialogue entre un Acadien et un Cânadien-français, au eujet de certaines questions soulevées par une lettre de Monseigneur l'Archevêque d'Ha lifax.Causerie agricolé :\u2014Propos d'étable (Suite).\u2014Les convis- tions de M.Riedesel, ; Sujets divers :\u2014 Souvenirs du pays de nos gens, ( Suite).\u2014 Simple boutade.\u2014 Les fermes expérimentales.\u2014 Cl6- ture de l'Exposition de Paris.Choses et autres.Recette :\u2014 Comment on prévient sûrement la pourriture de la porôme de terre.EF Malgré l'appel à tons nes abonnés de payer leur abon- Dement cet antowne, il en est eucore gui n\u2019y ont pas répondu.Que coux là ve soient pas étonnés si nous usons de rigueur envers enz s'ils prolongent encore ce retard au-delà de cette salson.REVUE DE LA SEMAINR (De Y Botnement) Dialogue entre un Acadien ct un Canadien-français, au owjot de certaines questions soulevées par une leitre de Monseigneur l'Archevêque d'Halifax.L'AGADIEN Monsieur, vous êtes du Cannda : je anis bien nise de Yons rencontrer et de vous demander quelques explications, eur des choses que j'ai lues, dane uve lettre de Monseigneur l\u2019Archevêque d'Halifax, publiée dans l\u2019Ævangéline du 28 août dernier, p.3, colonne 2.On y trouve d\u2019abord que les Provinces Maritimes sont très bien ponr- vues de collèges et de séminaires, et que la jeunesse acadienne, sous ce rapport, n\u2019a rien à envier au Canada.LE CANADIEN-FRANÇAIS S'il en est ainsi, pourquoi donc tant de jeunes gens des Provinces Maritimes virnnent-ils recevoir l'instruction au Canada 9 Comme il n\u2019y à rien dans l\u2019ordre temporel, de gi précieux que le temps et l\u2019argent, pourquoi cette dépense inutile?\u2018\u2018ut quid perditio hme 1\u201d pour chercher ailleurs ce qu'on possède en abondance chez soi, Mais, exaininons cette question en détuil : d\u2019abord, le diocèse de Halifax, vous le savez comme moi, est absolument dépourvu de collège et du séminaire.C'est en vain qu'on & donné ce titre à des écoles académiques ; personne n'en à été la dupe ; et les grands noms ne changent point ia dalure des petites choses.Comment une ville fondée en 1749, In capitale d'uno province importante, une villo Qui possède un évêque depuis 70 aus ; élevée à la diguité de Métropole, depuis près de 40 uns; qui compte nue population catholique de 15 à 20 mille Ames, renommée Var sa foi, sa générosité et an richesse, comment uue ville avec tant d'éléments de succès, est-elle privée jusqu\u2019à co fo d'un bon collège classique Ÿ Pourquoi les bonnes huaiiles d\u2019Halifax sout-elles vbligées d'envoyer leurs fi's à l'étranger, ou duns les lycées protestante, pour leur procurer une instruction complète Ÿ Pendant quo les protestants possèdent le collège de Dulhousie et Puniversité de Windsor, les catholiques de Halifax sont dans uno pénurie complète.Je sais que, dans ces derniers temps, les Pères de In Compagnie de Jésus, secondés par dos citoyens influeute, out fait des tentatives, pour doter cette ville d\u2019un collège ; mais leurs efforts ont échoué, devant une opposition sourde, occulte et inexplicable, Enfin, l\u2019impuissance d'Halifax eat si bien démontrée, que pour arriver à un établissement de ce geure, il faut s'adresser aux Acadiens de-la Baie Ste-Marie, en invo- duant le nom d\u2019un Prêtre français, célèbre par ses travaux 400 GAZETTE DES CAMPAGNES apostoliques, tout en déclarant qne les français sont des têtes surexcitées, Puis on a le courage d\u2019afirmer queles Acudicns peuveut trouver, (nous parlons du diocèse de Halifax) une instruction ausei complète qne dans aucune iuetitution du Canada.Quelle comparaison peut-on faire entre deux termes, où d\u2019un côté on trouve fout, et de Vautre rien ?Dans les diocèses d\u2019Antigonish et de Cha:lottetown, vous avez lea collèges de St-Frs.-Xavieret de St-Dunstan, où on fait du bonnes études ct d'où il est sorti des sujets distingués.Mais, ces deux institutions étant exclusivement anglaises, les Acadiens qui veulent conserver lu Jangue française ne sauraient y trouver ce qui leur convient ! .Reste le collége de Memramcook.Ici, il faut le dire, les Acadiens tivuvent un cours d\u2019études tel qu\u2019ils le peuvent désirer.Mais, outre que cette maison est située dans une autre proviuce, elle à été, jusqu\u2019à présent, peu encouragée par le diocèse d\u2019Halifax, quel qu\u2019en soit le motif.L'ACADIEN Notre illustre Archeovêque déclare qu\u2019il ne peut ndmet- tre aucune distinction de race.LE CANADIEN-FRANÇAIS Cette déclaration semble vous donner une précieuse Enrantie, pour l'avenir.Mais il arrive, quelquefois, dans un\u2019 diocèse mixte, que le eanctunire devient l'apanage d\u2019une tribu privilégiée, et que des enfants légitimes sont déslérités, daus la maison du père de fumille.Ainsi, dans le diocèse de Halifux, les Acadiens n'out pas encore la consolation de voir uv de leurs enfants élevé à la prêtrise.On m'assure tontefois qu'il y en a un ; mais il est devenu prêtre, parce qu\u2019il a quitté le diocèse, pour entier dans un ordre religieux.Daus la liste des jeunes séminaristes qui vienuent de Halifax, faire leurs études cléricales en Canada, on n\u2019y à pas encore trouvé un nom acadien.Ou dit même qu'on refsse de reconnaître daus vos compatriotes les qualités intellectuelles et morales, propres à l\u2019état ecclésiastique.L'ACADIEN Que pensez-vous de cet nxiôme formulé dans la lettre sus-mentionnée : \u2018* Point d'Ivlandais, poict d\u2019Ecoesais, point d\u2019Acadiens, mais simiplement des catboliques.LE CANADIEN-FRANÇAIS Ce prétendu axiôme a été inventé aux Etats-Unis (le pays des grandes découvertes) pour se donner le droit de dépouiller les allemands et les autres nationalités de leurs langues nationales.Nous allons soumettre ce nouvel axiôme à l'analyse et vous en verrez tout de suite l'absurdité et l'injustice.Prétend-on qu'un individu ou un peuple, ne peut être catholique, en conservant sa langue, son caractère Batioval, les traditions et les souvenirs de »a patrie Ÿ Par exemple, demandez aux Irlandais, s'ils sont disposés à renier tout ce qu'on vient de dire, parce qu\u2019ils sont eatho- liques : ils erviront vraiment que vous les insultez.Jamais nation catholique n° porté plus loin le sentiment national, uni avec le sentiment religieux ; et c'est co qui a fait la force des Irlandais dans le malheur, et leur à acquis l\u2019admivation et ls sympathie de tout le monde.Mais, par quelle contradiction, voudraient-ils contraindre une autre nationalité catholique à faire un sacrifice devaut lequel ils reculeraient avec indignation ?C\u2019est encore ce double sentiment, religieux et national, qui anitmait vos pères, lorsque, traînés devant les gouver- teurs de Halifax, ils répondaient, avec une conatance inébranlable ; ** Nova sommes ontholiques et nous so.n- mes français ! Jamais nous ne renonrerons À aotre reli- | gion ! Jamais nous ne porterons les armes contre les Français, qui sont nos frères!\u201d Et ils ont été dépouillés le leurs bieus, traînés en exil, soumis à toutes sortes de cruautés et d'oppressions, sans jamais démentir cette profession de foi et de patriotisme chrétien.\u2018 Sous ce rapport, je trouve une ressemblance frappante, entre les frlundais et les Acadiens.Pourquoi, après avoir combattu pour ln même cause et avec les mêmes arines, ces deux races deviendraient-elles ennemies Ÿ Par quel sentiment de jalousie inexplicable, l\u2019une voudrait-elle opprimer l\u2019autre ?Je vous laisse à juger vous-même, si le caractère de éatholique est incompatible avec le caractère national.Si on veut dite que toutes les nations qui composent la grande famille catholique doivent être unies par la profession d'une même foi, par la participation aux roômes sacrements, par la soumission aux mômes pasteurs ; c'est alors ee qu\u2019on appelle en anglais un truism, c\u2019est-à-dire une vérité élémentaire qu\u2019un enfant de la dernière école de village connaît aussi bien que le Docteur en théologie.Dans ce cas ou n\u2019a rien dit de nouveau, en croyant dire beaucoup.} Mais, peut-être st on voulu dire que les Acadiens de ta Nouvelle-Ecosse doivent renoncer à leur langue, pour adopter colle des Ecossais, ou celle des Irlandais ® Ou bien encore, que les Ecossais et les Irlandais doivent adopter celle des Acadiens Ÿ Assurément, on répondra nos ! car le premier attribut de l\u2019homme eat le bon sens.Si on répond oui ! on se trouve en contradiction avec la déclaration de Léon XIII dans son encyclique du IU décembre 1888, Quam @rumnosa ol calamitosa, et avec le consentement unanime de tons les peuples catholiques, depuis l\u2019établissrment du chrietianisme.Ainsi, de quelque côté qu'on retourne ce prétendu \u2018 axiôme, on n\u2019y trouve que des conséquences absurdes, et c'est faire À celte proposition tout l'honneur possible, en la traitant seulomeut d\u2019extravagante.\u2014(A suivre) GAZEIXE DES CAMPAGNES 401 CAUSERIE AGRICOLE Propos d\u2019Etable.-Suite.LES CONVICTIONS DE Mr RIEDESEL.1, Il faut à chaque bête, pour être complètement nourrie et rassasiée, aux plus grandes bâtes plus, aux plus petites moins, unc quantité de nourriture proportionnée à an manse, c'est-à dire au poids de la bête vivante.2.L'alimentation ne peut être complète que si les aliments contienne\"t une quantité suffisaute de principes nutritifs.On sait que le foin est plus nutritf que la paille, les grains plus que les racines ete.(I) 3.Pour qu\u2019une bête soit complètement rassasiée, il funt que les aliments forment un volume suffisant pour remplir au point convenable les organes de Ja digestion et de Ja rémunération.4.Il est nécessaire qu'une bête soit entièrement rassasiée, pour que les principes nutritifs contenus dans les aliments lui profitent antans que possible.Si l\u2019estomac p'est pas suffisamment lesté, les aliments ne peuvent être convenablement digérés et le corps ne s\u2019assimile pas la totalité des principes nutritifs qu'ils contiennent.5.Ou obtient la démonstration que les bôtes sont suffi - samment nonrries par le fait qu\u2019elles sont dans l\u2019état le plus prospère et remplissent ontièrement le but de leu destination.6, La preuve qu\u2019elles sont rassasiées résulte de ce qu\u2019elles ne veulent plus manger.Une bête, régulièrement et complètament nourrie, mange jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit rassasiée et pas plus qu\u2019il ne convient à son bien être.FI n'y a que les bates qui souffrent de la faim qui se donnent des indigestions.7.La nutrition et la satiété, au point le plus conve- able, ne s\u2019obtiennent que par de bon foin, ou du four- Tage tel qu\u2019il équivale à ce bon foin en facultés nutritives et en volume, 8.Une partie des principes nutritifs coutenus dans le fourrage est, avant tout, nécessaire à l\u2019entretier de la vie (c'est cette partie dela ration que nous avons déjà nommée Ration d'Entretien).9, L'eptretien de la vie, or pour parler pins oxacte- ment, le maintien de l'animal au même poids, exige une quantité de principes nutritifs proportionnée à ce poids de 'animat vivant.10.Si les principes nutritifs coutenns dans les aliments ne sont pas suffisants pour cet entrotien, la bôte diminue de poids; si, nu contraire, il y a excédents de prin- eipes nutritifs, la bôte augmonte de poids, elle engraisse, elle grandit, ou elle fouruit d\u2019autres produits par le travail, le lait, ete.SI, L'Entretien de la vie chez les bêtes à cornes exige par jour L livre 104 onces de foin ou l\u2019égaivalent pour chaqu- cent livres du poids de \"animal vivant, soit un soixantidmo du poids de la bôte, c'est-à-dire qu\u2019une vache de 400 livres narait besoin de 6 livres 10 onces de foin pour sa ration d'entretien.12.Pour que l'animal soit complètement rassasié, il lai faut par jour au huitième de son poids de bon foin, soit 3 livres 5 onces par chaque 100 livros de son poids, soit pour une vache de 400 livres 13 livres et 4 onces.13.Outre Jo trentidme de son poids en substanees sèches, l'animal n besoin de 4 trentième d\u2019eau ou de tout autre liquide contenu «ana les aliments, soit 5.28 gallons d\u2019onn pour nue vache de 409 livres.14.Etaut donné les chiffres que nous avons posés dans les 3 paragraphes ci-dessus, on voit que In # de la ration totale est nourriture d'entretien et l'autre moitié nourriture de production, de laquelle résultent la graisse dans les bêtes à l\u2019engrais, la croissance chez les jeubes animaux, le lait et la formation du veau chez les vaches.15.Le fourrage de production (ce fourrage étaut toujours sapposé du foin ou l\u2019équivalent) produit chez les vaches laitières, pour chaque livre de fourrage, uno livre de lait ou un once d'accroissement du veau daus le soin de la mère ; et pour les élèves et bêtes en graisse 10 livres de fourrage donnent | livre d'augmentation de poids de l\u2019animal.16.Il résulte de ceci qu'une vache mange daus une année (de 350 jours pour faire un compte rond) 360 fois 3 livres 5 onces ou sdit en chiffres ronds 1200 livres de foin pour chaque l00 livres de soc poils, soit 4800 livres de foin pour une vache de 400 livres, soit 12 fois autant de livres de foin qu'elle pèse vivante.17.De la totalité de ce fourrage consommé la § forme la ration d'entretien, l\u2019autre § lo ration de production.La ration de production est donc de 600 livres, soit 6) livies par chaque 100 livres de poids, soit 2400 livres pour une vache de 400.18.Cette ration de production d'après ce que nous avons dit (15) devrait produire un poids égal de lait, s\u2019il ne fallait en déduire la quantité nécessaire à lu formation et à l'entretien du veau.Cette quantité est de L0 livres de fourrage de production pour chaque livre de poids da veau À sa naissance.19.Le veau pèse à sa naissance (du moius c\u2019est ce que j'ai trouvé au terme moyen) un dixième du poids du su mère.Il pèse donc par chaque 100 livres du poids do sa mère 10 livres qui consomment (18) 100 livres de In ration de production de sa mère.20.Déduction faite de ces 100 livres, il reste encore 500 livres, qui (17) doivent produire un poids égal de lait, soit 5 fois autaut que le poids total de la vache, puisque par chaque cent livres de son poids ls vache donnant 500 livres de lait nous aurons pour notre vache de 400, 2000 livres de lait, (1) 21, On sait très bien qu\u2019une vache ne donne pas cette quantité de lait également répartie eur chaque jour de l\u2019année ; il n\u2019est pas non plus nécessaire de dire que dans (1) Les savant: out donné nn tableau comparatif de la vs- leur nutritive des divers aliments da bétail.Nous le pubiierons susulte de cotte étude avec quelques commentaires.(1) La pinte impèrisle de lait pdsant euviron 2 livres 13 030 inter 0 tures de lait représentent environ 235 gallous ou i . 402 GAZETYn DES CAMPAGNES toutes ces observations et tous ces caleuls jo n'ai pa mais ce n\u2019est pas là une règle fixe : l\u2019Horémage doit être prendre que ces termes moyens.Pendant les 4 semaines qui suivent le vôlage, ls vache fournit du lait en quantité égale à 34 pour 100 de son poids, soit 13 livres 4 pour notre vache, soit un poids égal à la ration de foin quotidienne totale.Mais peu à ped, ét\u2018 daus une proportion : qui est à peu près régulière, elle donne chaque jour moins de lait, jusqu'au moment où elle tarit tout À fait, six semaines où deux mois avant de mettre bas.Fels sont les résultats de mes observations, de mes essais et de mon expérience sur mes vaches, soignées et nourris par les Suisses que j'avais engagés, (et dont nous avons parlé dans le dernier numéro de la GQueette).De l'application dè ces principes, j'ai obtenu et j'obtiens encore les résultats las pins antisfaisants.Ces prineipes sont d'ailleurs tellement vrais et de connaissance si vieille que la pratique les a traduits sous cette forme un peu trivinle, mais bien expressive.Une vache est une armoire, d\u2019uù on ne peut.tirer que ce qu'on y à mis.\u201d\u2014(A suivre).\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 Souvenirs du pays de nos gens.(Suite) La Initerie dans le Bessin, de même que le grenier à VIé daus les p'aines de ln Beauce, est l'appartement qui aitire tonte ln sollicitude du fermier.La lniterie est toujours placée nu rez-de- chaussée (ler étage en Amérique) disposition commandée non-seulement par les exigences Au ménago, mais aussi par la quantité considérable d'eau employée.Elle est coustrnite au nord et à l'abri du vent du sud, dont on regarde l'influence comme mauvaise poûrle lait.Afin de faciliter la ventilation, on ménage des courants d'air ; et dans quelques laiteries modèles, dcé tuyaux souterrains, débouchant dans l'intérieur, vont prendro l'air nu dehors du bâtiment.Jamais la laiterie n\u2019est placée dans le voisinage des famiers, des étables, etc ; on la protège scrupuleusement contre toute émanation fétide.Ün thermomètre placé dans toutes les Initerics du Bessin permet de vérifier facilement si 1a température de D'appartement cat au degré le plus convenable, c'est-à dire environ 12 à 130 (53 à 550 Fabrenheit) et l'on obtient ce degré en chauffant la Initerie pendant Vhiver, en la rafraîchisennt pendunt l\u2019été.Le chauffage se fait, tantôt an moyen de réchauds remplis de charbon de bois, dout on à rejeté les fumerons, tantôt en so servant de poëles ordinaires ; duns quelques grandes Initeries on a commencé à établir des colurifères.Pour obtenir en été un abnissement de température, on arrose constamment les dalles, dnns lesquelles très souvent on ménage nine rigole que l\u2019on remplit d'eau s\u2019écoulaut par un orifice.Les Serènes étant rungées dans la lniterie, généralement snr les dalles ou à peu de distance du sol, on se garde de remuer ces vases pour ne jeter aucuve pertar- bation dans Ia séparation de In créme.Dans une laiterie bien tenue, on attend généralement ©4 houres en été, 43 heures cn hivor avant d\u2019écrémer ; pratiqué suivant la formation de Ia crême.La crême enlevée au moyen d'un instrvment en fer blanc nomué écrémoir, dont les trons lai-sent échapper le lait, est déposée dans an autre vase en grès.Ce vaae, qui coutient ln matière première du beurre, devient l'objet de soins encore p us minutieux que ceux qui ont été donués aux serènes avant d'y mettre le lait.} Afin que la fermentation du lait et la température élevée dé la lniterie n\u2019exercent une fâcheusé influence sur la crôme, les vases contenant cette substauce sont déposés dans un appartement distinet attenant À la laiterie dont il forme une dépendance et on les y laisse jusqu\u2019au moment de convertir la crôme en beurre.C\u2019est aujourd'hui un fait réputé incontestable dans le Bessin que plus la créme est fraiche, c'est-à-dire de date récente, plus le beurre est délicat.Aussi s'efforce-t-on de faire le beurre le pins souvent possible.Dans les grandes fermes on le fait deux fois par semaine et mêmo souvent trois fois lorsqu'on en a les éléments.La conversion de la créme en beurre, ow le battage, s'effectue en dehors des appartements où fermente le lait et où la créme est déposée.Dans les formes importantes, cette opération s'effectue dans vu appartement appelé laverie et qui cat doté d\u2019une pompo dunt l\u2019usage est d\u2019une utilité, soit pour le rafraîchissement de la laiterie, soit pour le lavage du beurre.; Daus les grandes exploitations, on commence à, faire le beurre dès 2 houres du matin pondant l'été, la fraîcheur Stunt considérée avec raison comme une des conditions les plus importantes de la boune fabrication du beurre.Cette opération dure de 1! à 3 heures, suivant la saison, nvec le système de baratte ordinaire.A In sortie de In baratte, le beurre ne forme point une masse unique, il est toujours divisé en fragments plus ou moins considérables, que l\u2019on réunit sur uno table et que l\u2019on pétrit en une motte dout lo poids répond à l'importance des exploitations.Le rendement en Leurre varie benucoup suivant les vaches et les aliments, mais on est d'avis qu'il faut on moyenne 12 pintes de lait pour faire 1 livre de beurre.La race cotentine, qui existe seule dans le Bessin, serait au dire de M.le comte de Kergorlay, Ia première race laitière du monde.11 cite à l'appui de son opinion les chiffres suivants : Les meilienres vaches donnent de 26 à 35 pintes impérinles de lait par jour, il en est qui rendent jusqu\u2019à 24 bs de beurre par jour également, bien que leur produit en lait no dépasse pas alora 20 pintes.Le rendement ordinuire n\u2019atteint pas ces proportions ; mais les moyenues sont 19 pintes do lait et 14 livre de beurre pur jour.Unie fois ramassé eu uiottos, le beurre est soigneusement recouvert d'un linge très propre, puis placé avec de Ja paille dans un panier, c\u2019est dans cette condition qu'on l\u2019expédie pour In vente.Les grands marchés locaux consacrés à la vento den beurres du Bessin étaient Bayeux, Isigny ot Trévières, GAZETTE DES CAMPAGNES mais depuis les chemins de fer, In facilité des commaui- cations fait de Paris le centre principal de cette industrie dont le produit ponr lo seul arrondies-ment de Bayeux monte annuellement entio $2,000,000 & $2,500,000.La superficie de l'arrondissement de Bayeux doit être de 275,000 arpents carrés et s4 population de 70,007 Ames environ.\u2014\u2014prs_\u2014\u2014\u2014\u2014 .Simple boutade.Un jonrnaliste voyageant dernidrement en chemin de fer prêts son journal à l\u2019un de ses voisinz, Comme celni- ci le lui rendit en lai disant qu\u2019il l\u2019avait trouvé très intéressant, le jonrnaliste 'engagea d prendre un abonnement.À quoi l'autre répondit : Jo n'aurais pas le temps de le lire.\u201d Alors le journaliste de l'intorroger sur sa profession.Je suis cultivateur, dit le voyngeur.Antant voudrait donc, répliqua son interlocuteur, me répondre : Voici une belle et bonne charrue mais je n'aurais pas le temps de m'en servir.Pourquoi vous 8tec-vous mis dans Pagriculture Ÿ Pour faire de l'argent n'eat-ce pas ?Et c\u2019est juete.Mais voyez comme il devient nécessaire de se Tengeiguer.Les contrées de l'Ouest font aux vieilles provinces une concurrence énorme.Il faut donc apprendre A lntter avec avantage, Od puiserez-vons les rensei- Bnements nécessaires Ÿ Dans les journaux, les journaux spéciaux surtont.Ne dites donc pas : Nous n'avons pas le temps de lire.Mieux vaudrait répondre : Nous n\u2019avons pas le loisir de labourer.Travailler n\u2019est pas tout, il faut travailler utilement avec profit, en profitant de toutes lee améliorations introduites dans ln culture par des gens habiles et entreprenants, en ee tenant au courant des besoins «lu marché et des produits de vente avantageute.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 freres Les fermes expérimentales.Nous nccusons réception à L\u2019Hon.C.À.P.Pelletier, de la brochure \u2018\u2018 Les fermes expérimentales \u201d, aunexe au rapport du ministre de l'agriculture pour 1883, qu\u2019il a cu la compinisance Je nous envoyer.Le temps vous a man- Qué pour prendre connaissance do ce document assez volumiueux.Nous nous proposons d\u2019eu faire une analyse en ce qu\u2019il peut intéresser les cultivateurs de la province de'Québee, et nous engageons ceux de nos lecteurs qui par l'intermédiaire de leur député à Ottawa, peuvent se procureur ce document à le faire gaus retard.Nos cultivateurs ont tout intérôt à s'inetrnire.Ceux de lu province de Québec sont malheureusement trop éloignés de ces formes expérimentales, et il est à regretter qu\u2019il n\u2019y en ait pas une au centre de notre province, que nos culti- Vateurs puissent visiter sans trop de dérangement.Ces visites seraient inetructives, et l\u2019agriculture comme toutes les industries a besoin de so tenir au courant do tous les progrès modernes.\u2019 Clôture de l\u2019Eposition de Paris.Sio transit gloria mundi, c'est ainsi que s\u2019évanonit Ms \" gloire de ce monde.Rien n\u2019est plus vrai, non seulement * pour l'Exposition mais pour toute les choses d'ici-bnaz - Les hommes oublient facilement, même les événéments les plus considérables, et seuls les intéressés se sou- - viennent des succès obtenus ou des déceptions eubies, ce qui arrive souvent, alors surtout que les membres des \u2018 divers jurys ne sont pas toujours choisis convenable-\" ment et qu\u2019ils Inisseut à désirer benuconp, sons le rapport de la compétence.Nous avons va des produits très\u201d « remarquables laissés de côté, et des décorations secordées - à des individus, on ne sait vraiment pas pns pourquoi ;* - nous le savons bien, mais nous nous abstiendrons d\u2019sh- trer dans des détails, le plus souvent fachenx et toujours: « irritants Il était cependant bien facile de -recennattss les vrais mérites ; mais il fallait, pour cela laiséer do.ode té tous tous les sentiments de camaraderis et de polis - tique, car l'agrienlture et l\u2019industrie sont des terrains:en».- tièrement neutres.C'est égal ! les portes de l\u2019Exposition sont fermées des\" puis quelques jours, et quelques un déclarent que la - grande foire est terminée.Il ne faudrait cependant rien\" exagérer, ot peut-être, pour ae tenir dane Is vérité, fau drait-il appliquer à cette grande manifestation lus deux: : vers célèbres qu\u2019un poète écrivit au sujet de Napoléen.: ler: 11 a fait trop do mal, pour en dire du bien.Il a fait trop de bien, pour en diro du mal.On ne peut certainement pns nier le succès de l\u2019Exposition, qui a coûté des sommes énormes et, que l'on pouvait.faire aussi brillante, en dépensant beaucoup moins ; cette Exposition, surtout française, quoiqu'internationale a été bien réussie, cependant il ne faut rien exagérérer comme le font les intéressés on des hommes chez lesquels les passions politiques ou autres dominent.Il faut faite denx parts dans ce succès : lo celle de la France qui a contribué tout entière à eori éclat,, quia fourni tout ce qu\u2019elle avait de plus bonu dans le domaine de l'agriculture, de l'industrie, de la mécanique, des arts et qui a mis tous son génie dans cette gigautesque entreprise ; 2o Il n'en n pas été do même pour la part prise par les délégués officiels et les entrepreneurs des (êtes na- tionnles, Cette part, comme le dit avec raison un grand \u2018 journal de Paris, c\u2019est lo côté immoral et artificiel dé cette grande fuire : ce sont los trompe-lœil, les neces- soires non pas séduisants, mais perfidement démoralien- teurs de spectacles souvent abaurdes et ridicules, de décors exngérés, de choscs crées pour chnrmer les yeux, les sens, négation complète, de ce que doit être une Exposition qui devait, surtout avoir pour objectif d\u2019instruire, d'ouvrir les intelligences, d'élever I'esprit et de fortifier les Ames d'une grande nation, ct surtout de montrer aux penples ce qu\u2019est la France et cv qu'elle peut devenir, de montrer enfin que notre beau pays marche à la tôte da progrès et de la civilisation.Voilà le bat vraiment utile | A-t-il été atteint Ÿ on peut en douter, GAZETTE LES CAMPAGNES Malheureusement, avec notre organisation sociale qui laisse beaucoup à désirer, ce sont ces attractions malsaines, tout à fait singulières, ces hors d\u2019œuvre, ces exhibitions exotiques exagérées, le erysocale, les cbinoiseries dégoûtantes de la 1uc du Caire qui ont été l\u2019attraction principale et en fait, en grande Partie, pout lo commun des visiteurs l'attraction principale et le succès de cette exhibition et, sous ce rappert, on peut dire avec regret, que le succès n'a pns été du meilleur aloi.Le public ttès nombreux, c'était fucile à voir, à malheureusement laissé de côté les choses les Plus sérieuses, lea plus atiles, les plus inatructives pour #6 ruer sur des objets, eur des attractions relevant bien davantage d\u2019une mise en scène théâtrale, souvent peu morale, que d\u2019une Exposition qui devait être consacrée au labeuret au génie d\u2019une grande nation.La danse du ventre, ces mnstroquets, ces marchands d'orviétans que l'on rencontrait À tous les pas, se livrant à toutos sortes de parades pour débiter leur marchandise plus on moins suspectes ont fait grand tort à l\u2019indas- trie sérieuse.Cette ignoble rue Au Caire dont on pouvait bien se passer à été plus appréciés que les arts libéraux ou les arts décoratifs.C\u2019est là que se produisait tous lea jours une orgie dégoâtante.Cependant l'Exposition universelle devait avoir le double but d'iostruire et de moraliser : instruire par la vue des grandes choses, œuvres de l'eaprit humain, mo- Taliser par les œuvres exceptionnelles qui sont In gloire du génie humain.Il fallait appeler les étrangers pour leur montrer les merveilles de notre agriculture, de notre induetrie, de nos arts et pour leur permettre d\u2019établir des comparaisons utiles laissant dans l'esprit des souvenirs ineffagables.Il ne faut pas mélanger les grandes manifestations du génic national avec des parades de foire indignes d\u2019un peuple qui ee respecte.C\u2019est faire peu de cas de certaines œuvres sublimes sur lesquelles s\u2019up- puient la civilieation et la gloire d\u2019un pays.Malheurensement, on trouve dans le monde plus dé enltimbanques que do gens sérieux, c\u2019est pour cela qu'il serait utile de ramener les premiers, en dunnaut de bons exemplee, Autre chose maintenant: Il faut chercher le côté utile et se demander à qui a profité l\u2019Exposition.Consultons d\u2019abord les commerçants de Paris : Presque tous répondront que tout le mouvement d\u2019uffaires n'est concentré à l\u2019intérieur et aux euvirona de l'Exposition ; c'est un déplacement qui s\u2019est produit.Sans aucun doute les resturateurs, les cafetiers, les brasseurs, les mastroquets, l\u2019industrie de la Limbelotorie qui nvnient établi des comptoires permanents dans une foule de pavillons, D\u2019ont pas eu à se plaindre, puisqu'ils ont réalisé des Lénéfices assez forts, en vendant à des prix très élevés ; mais ce n\u2019était pas Jà précisément, le but de l\u2019Exposition, car il fallait viser beaucoup plus baut, Au point de vue commercial, lo euccès de l'Exposition D'est qu\u2019une fantnemagorie, et il seraic peut-être difficile de détuontrer que cette manifestation ait exercé une influence sérieune sur le mouvement des transactions.Au point de vue industriel, l'utilité des expositions ne s'est jamais moins fait sentir ; car, avec les chemins de fer, les progrès de la navigation, toutes les facilités de com- mubications, les télégraphes, les téléphones, etc, il est facile de se rendre compte, de tour voir sur les lieux mêmes, d'allor visiter les grands ateliers de construction, de se rendre dnns les manufactures diverses et de faire des choix de produits dans les conditions les meilleures et puis d'établir des relations, en quelque sorte directes par le télégraphe et le téléphone.Les expositions, si on consulte de nombreux industriels et beaucoup de proiucteurs, on doit en couclure que ccs sortes d'expositions constituent une pure duperie, car, en défivitive, elles livrent aux étrangers et même à des voisius, des concurrents, le secret des fabrications qu\u2019ils wempressent de copier ou de contrefaire, pour fairo aux inventeurs, à ceux qui ont perfectionsé leur industrie une concurrence terrible, de sorte qu'ils ont mis les marrons au feu et ce ne sont pas toujours eux qui les mangent.Ainsi va le monde ! Et ce qu'il y à de mieux, c\u2019est de se metire à l\u2019abri de tous ces chercheurs, de tous ces contrefacteurs qui dépouillent le travailleur et ne lui laissent souveut que les yeux pour pleurer.Les expositions conatituent le domaine des aventuriers cherchant à ae parer de lu plume du paon.Donc, à l\u2019exception'de quelques cabaratiers, d'un certain nombre de restaurateurs, de débitants de liqueurs, d\u2019hôteliers, pour lo plus grand nombre Suisses, Anglais, Allemands, etc., qui se sont entichis à nos dépens, l'industrie et le commerce de Paris, n\u2019ont pas retiré grand profit de l'Exposition.Il faudrait encore savoir si le peuple y a trouvé quelques avantages.Toutes les denrées alimentaires ont augmenté daps de fortes proportions, tous les objets nécessnites à l'existence ont été payés à des prix Leaucoup plus élèvés et on se demande avec grande anxiété si ces hauts cours ne se maintiendront pns, de façon à luisser uux consommateurs que de tristes souvenirs.Les expositions sout un luxe que les peuples, en pleine prospérité, peuvent seuls se passer ; malheureusement la France n\u2019est pas dans ce ns, il s'en faut ; elle aurait, au contraire, besoin de faire des économies pour réparer les fautes commises, par des pouvoirs publics incapables et pas toujours honnêtes.L'Exposition c.ous aura appauvri par les dépenses extraordinaires exagérées qu'elle aura provoquées.Le cultivateur, le bourgeois, l'onvrier qui sont venus & Paris avec leurs femmes, leurs enfants, amorcés par l\u2019alléchante et trompeuse séduction des parcours à prix rédwit sont venue dépenser à Paris leurs éconumies; ils auront même fuit des dettes et, sans aucun doute, toutes ces dépenaus nursieut été mieux employées à l'achat d'un instrawent, d\u2019an outil qui aurait servi à faire leurs Jubours dans de meilleures conditions, A battre leurs grains, etc, à diminuer ninsi le prix de la main d\u2019œuvre, à angmenter les rendements ou bien à réparer une partie endommagée de leurs bâtiments.D\u2019autres se sont privés de l\u2019achat d'un boeuf, d'une vache, afin de combler le vide fut à Jenrs épargnes, quand épargnes il y a, pour faire ce dispendivux voyage de Paris, GAZETTE DES CAMPAJNES 405 Si l'Exposition n\u2019s été qu'uñ leurre pour la majeure partie de la population parisienne, pour le commerce, à part : on 4 grands magasins ; si elle n\u2019a été qu\u2019une déception pour le commerce et l\u2019industrie, en France ; si elle u'a pas été, il s'en faut, une œuvre de moralisation ; si elle a été profitable à quelques Parisiens au détriment de nos compagnes dnns lesquelles l'argent dépensé à Paris ne cireulers pns ; si elle à surtout profité aux étrangers, à qui la plus large part à été faite dane la distribution des récompenses, on peut dire qu\u2019elle a été profitable au gouvernement qui en a fait un instrument de propagande électorale et sur laquelle il a basé son échafaudage d\u2019élections, avant que le peuple ait pu s\u2019apercevoir qu\u2019elle n'était qu\u2019une duperie, une entreprise sans utilité pratique, une parade inventée pour exciter les sens, au lieu d\u2019être une œuvre patriotique, bienfaisante, rémunératrice et civilisatrice.Il en sors de cette Exposition comme des drapeaux de théâtre : clle aura jeté son clinquaut au mirage des fontaines lumineuses et à la lueur des projecteurs électriques et éphémères de la tour Eiffel.Muintenant que le rideau est tombé sur cette fantas- magurie, on ne tardera pas à s'apercevoir qu'elle n'a pas servi à grand\u2019chose parce qu'elle n\u2019a pas été inspirée par des sentiments en rapport avec la grandeur de la France.On a voulu faire croire à one prospérité qui n'existait pas.Comue la fourmi, dit un grand journal de Paris, PAx- torité, l'Exposition a chauté tout I'6té.Gare lorsque la biso sera venue et que le peuple aura fin.Lorsque les Ateliers vont chômer, quand la misère va s'installer au chevet du pauvre, on regrettera vivement les énormes sommes dépensées et il n'est pas probable que ce peuple se couole de son infortune, en pensant qu'on s\u2019est bien amusé tout l'été et qu'on à cLanté, à l'exemple de la cigale.Franchement n\u2019aurait-on pas pu employer bien plus utilement les sommes énormes, colossales qui ont été engiouties dans cette fantastique Exposition soit par VEtat, soit par la ville, soit par les exposauts ! Que de choses on aurait pu faire avec ces millions pour encou- raget l\u2019agriculture, l\u2019industrie, ces deux grandes puissances de l'avenir, qui produisent chaque jour pour donner À la France ls prospérité la plus florissante.Sic transit gloria mundi, taudis que les grandes choses ne disparaissent jamais, et contribuent pour une large part au progrès de la civilisation.Tous les efforts doi- veut se réunir, pour atteindre ce but, A.De LAVALETTE, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Choses et autres, Les dernières élections de la Presse ont donné le résultat suivant: Prén-honoraire, M.Léger Broussean ; vice-prés.hnnoraire, M.J.A.Chagnon, du Journal de Waterloo ot M.L.F.Morisson, de | Union de 8t.Hyacinthe ; président-euif, M.Thowas Chapuis ; vice présideut-aotif, M.L.J.Demers et M.Faucher de t- Maurice ; secrétaire, N.E.Dionne; aesistant-secrétaire, M.Frank Carrel 3 trésorier, M.S.Marcotte ; bibliothécaire, M, N.Vasseur, On vient d\u2018inventer vne machine à calculer.Cette machine fait les additions, les multiplications, lcs divisions avec une grande rapidité.&.git-il d'une multiplication Ÿ Un tour de Tone donne le produit du premier chiff.e du multiplicateur, un second, le produit da deuxième, un dernier le prodait du total.L\u2019instrument ne se trompe jamais, cela va sans dire ; il aoffit de lire exactement lea résultats.Il est appelé à rendre des sore vices dans les administrations, les banques, ches lcs industriels et les commerçants.RECETTE Comment on prévient sûrement la pourriture de la pomme de terre, Moyen iudiqué par an agronome philanthrope de tonte com « pétence.\u2014le procedé est, d'aillenre, à la portée anssi bien de Ia grande que ia petite culture.Avant de les confier à la terre, il fant avoir soin : 19° De per ser \u2014longitu«inalement,\u2014 chaque tubercule destiné à la plen- tation, soit avec une longue aignille emmanchés d\u2019ane fagon quelconque, soit avec ons alève très fine ot pareillement assez longne.(Tout enfant peut se livrer à ce genre de travail) ; 9 De luisser tremper les pommes de terre, \u2014pendant 34 Dore \u2014dans nun bain composé de 2 livres de sulfate de cuivrs (vitriol bleu) dissous dans 100 à 150 pintes d'eau ; 30.Aussitôt retirées de la dissolution, les rouler dans de la chaux éteinte en poudre.La plantation, indiféremment, se peut faire de suite, on être ftardéo un où deux mois ; seulement en ee dernier 11 est indispensable de déposer les taberonles traités en an lieu sec, \u2014grenicr, aire de grange, par exemple,\u2014et de les couvrir de palile ou de foin, de manière à les soustraires aux atteintes des gelées.CANADA | Province de Québeo, | DANS LA COUR SUPÉRIEURE, Distriot de Kamouraska.Le nenf décembre mil huit cent quatre-vingt-neat DAME ROSALIE VIRGINIE MOREAULT, de la ville de Fraserville, veuve de George Pelletier, en son vivant mare chand du même lieu.\u2018 Demanderesse ; e GÉDÉON SOUCY, cultivateur, oi-devant de la paroisse de St- Modeste dans lo district ausdit, maintenant aux Etats-Unis d'Amérique.Défendeur.Lest ordonné aux défendeur de comparaître dans les deux moi BUREAU DU PROTONOTAIRE, Ville de Fraserville.PELLETIER & PERBRAULT, Fb.8 8, C.RIOU, Avovat de 1s Demanderesse, M décembre 18-9,\u20142% - POUR 235 CENTS La Librairie J.B.ROLLAND & FILS 6 a 14; rue Saint-Vincent, Montreal Adressera franco à toute personne qui enverra la somme ci-dessus : 10 L'Almanach agricole, pour 1880; 20 I\u2019 Aimanach des familles pour 1890 ; 3o Le Pigier dela Puissance, pour 1880 ; 40 du coin du feu, nouvelles, récite et légendes, Adresses sans retard votre demande ot vous recevrez franco, par la poute, ces articles POUR 25 CENTS 5 décembre 1060.~4. GAZETTE DES CAMPAGNES \u2018CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1889-Arrangement pour la saison d\u2019hiver-1890.Le et après landi, 18 novembre 1889 les traire de ce chemin Partiront «de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) comme suit : Pour Lévis.Pour Lévis.Pour Lévis.\u2014.\u2026.Poar ls Rivière-du-Loup .Pour Halifax et 8t-John.Pour ls Rivière-du-Loup.Tous les trains marchent sur l\u2019heure du temps conventionnel de l'Est, D.POTTINGER, Anrintendant on chef Boreau du chemin de fer, Moncton, N.Bk,, Novembre 1889.Ferme St-Gabriel J.ISRAEL TARTE & Frere \u2014)o00{\u2014 Lette: exploitation agricule a obtenu, à la dernidre exposi- flon.provincis ie : ik Lu diplô:ue pour le meilleur troupeau de vaches cana- ennes.II.Le pr:mier prix pour la meilleure vache laitière cana- dienue du quatre aus et plas.IIL Le premier prix pour la meilleurs taure canadienne de trols end.IV.Le premier prix pour la meilleure génisse canadienne ei Le premier Prix pour la weilleure génisse uu dessus de six mois.\u201cV1.Le premier prix pour le meilleur taureau esnadien de trois ans.ok Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de t \u2018Age.VIII.Le second prix dans la classe des tauresux Jersey pur sang, au-dessus de quatre ans.vi Le sccoud prix dans la classe des taureanx canadiens as au, SPECIALITÉ \u2014Elovage du bétail Canadien en vue de la pro- duotion du beurre.A vendre, on ce moment, in TAURRAU JERRY, GENISSES et TAUREAU de l'an dernier, quelques VEaux du printemps, mâles et femelles, CHEVAUX PERCHERONS, NORMANDS ET BRETONS, BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES xr CHESTER BLANC, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 3%, Rne Bt Jooqnes, MONTREAL TURGEON & CARROLL AVOCATE.No.23, Rue Si-Plerre, Basse-Ville, QUEBEC \u2014 H.G.CARROLL \u2014C\u2014\u2014 A.TURGEON BUREAU À KAMOURASKA : du 13 au 16 ot du 28 au 30 de |- chaque mois Le Scientific Ame- NN SU AO re peine au Is the oldest and mont Newgett Rha se v York, donne of Any pt : yily Miuetrayed ben Cong Sr od Rev: aque scuaine ! 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