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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 26 juillet 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1888-07-26, Collections de BAnQ.

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[" XXIV Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.26 juillet 1888 No, 40 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L\u2019abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l'année.On ne s'abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devrout avoir été payée; st non, l\u2019abonnement sers censé continuer, malgré même le refus de 1a Gasctie au Bareau de Poste.Toit ce qui concerne la rédaction et l\u2019euvoi de correspondances doit être adressé À FIRMIN H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.Gérant Eeootor A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à la Gasette des Campagnes et les annonces à ôtre publiées dans ce journal, doit ôtro adressé à lector A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion.10 centius par ligne Deuxième insortion, etc\u2026.3 centina par ligne Pour annonce à long terme, conditions Mbé rales.Ceux qui désirent s\u2019adresser tout particolide rement aux cultivateurs pour la vente de terres instruments d\u2019agrioulture, eto., etc, trouverunt avantageux d'annoncer dans ce journal.7, Ar ET = Si la guerre est Ja dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit eu être la première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.ABONNEMENT : , $1 PAR ax ¢ no ABONNEMENT $1 PAR AN SOMMAIRR, Revue de la Semaine : Les Acadiens du Nouveau-Brunswick en pèlerinage à Sainte-Anne de Beaupré.\u2014Une visite chez les révérends Pères Trappistes ; une ferme-modèle ; ce que peut faire un travail opiniâtre ; la bourrerio des révérends Pères, leur silo et leur mode de culture.Causerie agrioole : De la fabrication du cidre \u2014Choix, plauta- tion et culture des arbres à cidre.\u2014Récolte des frnits.Sujets divers : Une excursion au Lac St Jean par notre correspondant M.Emile Castel.\u2014A quelle époque cst-il plus avantageux de couper le foin 1\u2014Des famures copieuses.Bibliographie : \u201c De Québec aux Antilles.\u201d\u2014Notes de voyage par M.l'abbé Théophile Montminy ; curé de St Agapit de Beaurivage.Choses ct autres : Une expérience eur l\u2019ensilage, par M.Joseph Girovard, notaire de St Benoit, comté des Deux-Montagnes.\u2014Exibition de la Société d\u2019hortioultare de Québec, Recettes : Peaux de mouton avec la laine : manière de les tanner et de les teindre.\u2014Vin de fruits mélés À nos abonnés retardataires.\u2014Nous faisons un pressant appel à nos abonnés de nous payer au plus tôt ce qu\u2019ils nous doivent pour abonnement à la Gazette des Campagnes.Nous en sommes rendu au 40e numéro de la présente aunée, et près de la moitié de nos abounés n\u2019ont pas encore payé l'année courante ; parmi ceux là un grand nombre même nous doivent plusieurs années d\u2019arrérages.Tout comme l\u2018industriel et le marchand nous avons besoin de ce qui nous est da; il nous fant faire face régulidrement aux dépenses nécessitées par lu publication de notre journal.Nous espérons que nos abonnés retardataires s'empresseront de nous faire parveuir le plus tôt possible ce qu\u2019ils nous doivent pour abonnement eb nous leur en serons inôniment reconnaissant.REVUE DE LA SEMAINE Les Acadiens de Shédiac, N.B., @ Scinte-Anne de Beaupré.\u2014On lit co qui suit duns le compte-rendu du pèlerinage des Acadiens À Ste-Anne de Beaupré pu- lié par le Moniteur Acadien : \u201c Trois miracles avaient avaient été accomplis an moment de la communion, Sainte Anne avait ontendu nos prières, elie n'avait pas voulu laisser partir les pèlerins acadiens sans faire éclater sa poiesance au milieu d'eux.Une pauvre femme do Minuiiie, N.E., du nom de Lirette, percluse des deux jumbos et que le médecin aurait désiré laisser en chemin tant el'e souffrait, vennit de recouvrer l'ussgo de ses membres ct neut maintenant marcher sans l'aide do personne! Tout le monde Ia vit gravir les marches du sanctuaire pour aller se jeter à genoux su pied de l'autel [ \u2018Une autre femme, une dame Cormier, de Richibouctou, obtint en guérison par un autre prodige.Elle avait failli mourir en route, et le Dr Comeau, Qui l\u2019avait soignés, pus étonné que tout autre, lui qui connaissait la gravité du mal, s'empressa de conata- ter la gnérison et de rédiger son témoignage de ce miracle éclatant.+ Le troisième prodige s\u2019opéra sur la personne d'un enfant de trois ane et demi, dont le père est M, Envtache Dominique Boudreau, de I'Aboujagane, Ii avait les deux jumbes paralysées, et n'avait jainais marché, Sa pieuse mère le portant dans ses bras, l'avait déposé au pied de lu statue de Sainte Anne en implorant su miséricordo.Lu grande sainte entendit sos supplications, se Inisea toucher, ot l'enfant marcha.* Trois miracles on un seul jour, opérés sous pos youx, n'était-co pus assez pour remplir nos cœars d'émotion, d'amour et de recounaissanco !\u201d A propos d\u2019agriculture.Une visite chez les Révérends Pères Trappietes -Une ferme modèle.\u2014Ce que pout faire un travail opi- PH ~1%31d; 314 GAZETTE DES CAMPAGNES nifitro\u2014La bourrerio des Itévérenda Pères, leur silo, leur méthodo de culture.J'ai eu le bonheur, dimanche dernier, d'aller visiter l\u2019établissemont des Révéronds Pères Truppistes à Oka ; je reviens enchanté de ce que j'ai vu et entendu, J'ai eu lu bonne fortune d'assister à l\u2019cffico du dimanche après midi; l\u2019aspect recucilii des religieux, la sérénité, la piété empreintes sur ces figures, les psaumes chantés sur un ton psrliculier, lent et doux, produit chez lo visiteur une impression profonde, indéfinis sable; on re prend à nimer co c'oitro dénudé, tran- quiile, théâtre de tant de vertus, réjour continuel de paiz, do borhour ; on admiro, on s\u2019enthousiusmo pour une religion qui produit tant de merveilles.Aprés I'ofice, le révérend Pére J.-Baptiste, aveo l'a mabilité qui le distingue, nous fit lee honneurs de le maison et les dépendances do lu ferme.Je vous fais grâco des détails qui m'ont le plus frappé dans la cloître pour vous parler de Ja fermo; car, amis lecteurs, je veux être fidèle À la rudo tâche quo j'ai entreprise de vous entretenir toujours encore sur l'agriculture, La première chose qui frappe, en visitant los dépendances de ia ferme, c\u2019est de voir l\u2019ordre admirable qui règne partont, \u201c Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose, \" telio ost la divise adoptée par les Pères, Les Frères étaient on train de traire les vaches de la forme à notre arrivéo.Figurez vous 60 belles vaches, Ia plupart de race ayrshire ou de race canadienne; Téunies dans uno vaste étable ot répandant des flots de lait, et vous aurez un dee plus jolis spectacles que puisse contemp'er un vrai cultivateur, Ces vaches sont ontret:nues 1ivec un soin extrême ; sur le haut du jour, vers doux heures do l'après miai, elles sont conduites à l\u2019étable où e'les cont traites par les Frères, et quand lo voleil est tombé, on les renvoie aux champs.Dans l'écurie, j'ui compté 20 magnifiques chevsux de trait qui, paraît il, no chôment passous la direction du révérerd Frère Anlvine qui n la surveillance de la firme ct qui à remé au printemps, à la maiu seulement, plus de 260 minots de grain dont l\u2019apparence est mugnifique, malgré lu sécheresse qui menace de se prolonger, Pour vous donner une idée du travail opiniâtre, persévérant auquel se livrent les Pères dopuis six ans, jo vous dirai quu quand ils arrivèrent au pays, il y u sept ans ils prirent leur forme de 1,000 arponts on superficie, don généreux des morsieurs de Suint Sulpice, couverte d\u2019une épuiséo forêt ; quelques srpents à poine etaiont défrichés, mais eur leeg»els, cependant, n\u2019avait jamais passé lu charrue ; aujourd\u2019hui, c'est a-dire depuis six uns, presque toute la forêt est disparuo, les roches sont disparues, eur, entre parenthèse, lo terrain des Pdres cst cxcollont, muis rocuilioux; on a utilisé les rochers en comblant d'immenses ravine, en drainant le rol et en fuirant des clôtures en pierre; les souches méme sont disparues, et à la place de tout cela, ge trouve une prairie de 300 arpents couvorts d\u2019un foin magnitique ct des chumps de grain, de légumes, dos vorgers, des jurdins embrossunt une éton- due de 200 arpents au moins.d'une transformation aussi subite, avesi complète et j'ajouterais aussi mervoilleuse, si l\u2019on ne connaissait pas les prodiges que peut enfunter notre sainte reli- ion, 5 Les Pères ont un verger do 800 à 1,000 jeunes pommiers, dont plusieurs commencent à produire; 2,000 autres pommiers en nourrice seront plantés avant peu.On à escnyé aussi d\u2019acclimater des pommiers, des poiriers, des cerisiers venant de France.Dans plusieurs cas, l\u2019essui à réussi, et j'ai pu voir moi-même, dans le verger, un jeune goirier qui commence déjà à produire.Le jardin potager occupe un espace de six srpents environ, où plusieurs milliers de pieda de choix de toutes sortes, de laitue, d'oignon, de tomate, de radis, de céleri, de salsifix, de cresson, etc, etc, charment par leur boauté ia vue du visiteur qui aime ces riches produits de la nature.Ces légumes constituent la prin- cipsle nourriture des Pères.La beurrorie des Révérends Pères Trappistes est tenue dans un état minutieux de propreté.Le Frère chargé de faire lo beurre confectionne le meilleur produit qu\u2019il soit possible de fabriquer : deux centrifuges Laval y fonctionnent continuellement.Les Pères eeuls fournissent à la boeurrerio une moyenne de 1,000 à 1,200 lbs de lait par jour; les cultivateurs des alon- tours donnent à peu près 5,000 lbs par jours.Sous le rapport de l\u2019industrie Initière, la ferme des Révérends Pères a fait un grand bion aux culiivateurs des environs, qui ont devant leurs yeux de si bons exemples à suivre.Plurieurs ont augmenté le nombre de lours vaches et les soignent mieux; quelques-uns même ont semé dès celte année du blé-d\u2019inde pour donner on vort i leurs vaches, même on dit qu'avant peu, plucieurs se conatruiront des silos sur le modèle de celui des Pères, qui a donné d'excellents résultats.Les Pères Trappistes doivent, cette année, constraire un nouveau silo; ils ont semé pour l'ensilage plus de 14 minots de blé-d'inde, Vais je parler msintenant de la méthode de culture de Pères Trappistes ?Celte méthode est parfaite, si l'on défivit l\u2019agriculture comme l'art do tirer le plus do produits possible de la manière la plus économique et sans épuiser cette dernière.D'après cette définition, les Pères ont adopté eur leur ferme-modéle le seul rystème de culture payante dans notre province, qui ent l'élevage des animaux dans le but de produire le beurre ou to fromage.À cetto fin, les révérends Pères ne négligent rion pour réussir dans cette branche ei importante de l'agriculture; les vaches y sont soignées, traîtées avec un soin extrème ; dana toutes les saisons le fourrage vert est abondant; l'été et l\u2019au- tomue, de gras jâturages et le blé-d'inde donné vert entretiennent la produstion du luit chez les vaches laitières; l\u2019hiver et lo printemps, le silo ost là qui contient une mino d'ur fourrage vert excellent, qui continue A activer cette production, de sorte que l'on tire un profit continuel des vaches laitières.Il ost admis pur tous les agronomes que la fabrication du beurre n'épuise presquo pas le sol, surtont ef on ne luisse rien perdre des engrais; sous ce rapport les Pères Trappistes sont admirables, ils mettent les fumiers des étublos et des écuries à l'abri, l\u2019ongrais li- Lo voyageur qui a passé duns ces endroits, il y a quelques anuées, L'on peut croiro sos yeux à la vue quide au moyen de dalles et de bassins est soigneuse- (mont recueilli; il ne s\u2019en perd pas uno goutte ; on GAZETTE DES CAMPAGNES 315 veille attentivement à la fermentation du fumier; on choisit l\u2019époque la plus propice pour employer et étendre les fumiers.Ajoutons à cels que la manière des Pèros Trappistos d\u2019ameublir, de travailler le col, ne !aisso rien À déri rer, et l'on acra une sgricu!ture parfaite.Chez ces bons Pères, on smeublit parfuitement bien la terre par dee instruments aratoires potfectionnés; on l\u2019égoutte parfuitement bien auesi par des foseés et par le drainage; on tème À propos.On ne négligo rien et ensuite On laisse au bon Dicu le soin de faire le reste, on le prie avec ardeur et continuellement et l'on s'abundonne entièrement à su divine Providence.C'est ainsi que doit faire tout bon chrélion et en par ticulier le cu'tivateur qui s'associe pour ainsi dire par ses travaox, À Celui qui euvoie, quand il lui plaît, le chaud et le froid, la pluie et la sécheresse, mais n\u2019oublie aucun do ses enfants.\u2014 Le Nord.CAUSERIE AGRICOLE DE LA FABRICATION DU CIDKE, La fabrication du cidre, cetto branche ei importante de l'industrie sgricoie dovrait être plus générale qu'el'e ne l\u2019est dans notre pays; cotto liqueur, pendant les grandes chaleurs de l'été pourrait plus avantageusement et à moins do frais remplacer la bière de houblon dont on fait une grande consommation, Le choix et la cultsro du pommier, la réco'te des fruits, le degré de muturité lo plus convenable, l'ox- traction du jos, la fermentation, la propreté des futailles, la conservation du cidre, sont autant de mo- yene qui assurent lu bonne fabrication du cidre, et qui permettraient d'obtonir une boisson salubre et sgrénble pour tout le monde.Nous avons lu avec beaucoup d'intérêt une petite brochure de M.Morière eur la préparation et la conservation du cidre, ot nous croyons utile de présenter, sous forme d'analyse, à nos lectours, los moyens indiqués par ce savant professour d\u2019agrieulture do Ouen en France qui peuvent être omployés avco succès, soit pour ln fabrication, soit pour la consommation de cette boisson, toit enfin pour prévenir ot gnérir certuines maladies auxquolles elle est exposée.Choix, plantation et culture des arbres à cidre \u2014 La plantation dos arbres à fruits à cidre est plus nuisible qu\u2019utile dans les terres lubourables de première clagre, elle ne présente réollement quelques avantages que dans les sols de deuxième claese et surtout de trois ième clisse.Co qu'il faut surtout rechercher dans lo choix des variétés de pommes dont on doit meubler un verger, ce sont les qualités suivantes : 10, Produit abondant on fruits; 2o.Fruits présentant, on proportions convensbles, les éléments qui concouront à ju formation dos bons cidres.80 Téte des arbroa plutôt pyramidale que ronde on déprimée, attendu que cette dervière forme ombrage duvantage les récoltes et place les branchos plus À la portée des beatiaux.Lee pommes acides ou sures rendont beaucoup d'un jus olulr, léger, mais donnent un cidro sans force, d'une aaveur peu agréablo, et toujours sujet à se noircir ou A se tuer.Les pommes douces produisent pou do jus sans addition d\u2019eau ; ollee fournissent un cidre clair et agréable tant qu'il est sucré, mais qui devient amer et pauvre en alcool lorsque sa formentation s'uvancé.Les pommes amères et âcres au goût donnent un jus très denso, coloré, qui fermente longaement et qui produit un cidre généroux, susceptible d'une longue conservation.Avoo les pommes précoces ou de première floraison, on obtient un cidre clair, ass gz agréablo, mais peu riche en couleur ot on alcool, ot par suite ne pouvant guère se Conserver au-delà d'une année.Les bonres variétés de pommes fardives ou de dernière floraison fournissent un cidro généreux qui se conserve longtemps, Généralement la distance résorvée entre les arbres dans les plantations n'est pas suffisante.II suit de là que, dans les pâturages, cos arbres se génant mutuel- lemont, ne peuvent prendre tout lour accroissement ; de plus, leur tête venant à se joindre, l'herbe se trouve complélement ombdragée et perd beauconp en qualité.Duns les terres labourées, la distanco réservée entre les arbres leur permet d'acquérir un développement convenable, mais leur tôte finit aussi par ve joindre et par former uno ligne d\u2019ombro continue qui nnit beaucoup aux véréules, bien plus sensibles que les fourrages à cette influence.Pour les pâturages, il est plus convenable de planter on quinconce et de réserver une distance moyenne de 30 4 36 pieds, [| n\u2019y à gnère que les plantations en bordures qui puissent être faites dans les terres lubourées, sans inconvénient pour la oulturo, et les arbres doivent alors ôtro placés À une distance moyenne de 36 à 40 pieds, Il est nécessaire de no pas planter sans précautions les pommiers dans une terre argileuse, qui formerait alors ane espèce de citerne où les racines pourriraient, mais bien de constituer la couche de terre dans la- quello se trouvent les racines, de manière nue l'air y ait un iibro accès et que l'on puisse la travorser facie lement.Les fo-ses doivont d\u2019ailleura être différentes, selon le soi dans lequel on planters.Dana un so! léger, elles seront plus profondes, sfin quo les racinos trouvent et conservent plus do fraicheur, et, alors, on pourra recouvrir los rucines avec de In torro, mêmo argileusu.Tl on seru tout autremont si lo sol est argiloux : dans co cns on établit uno couche de pierres à une profondeur de six à dix pouces, on lu recouvre do gazon, puis do terre franche, de manière à former une légère élévation uu-dessus du sol, ct c'est sur cotte potito butte qu'on plante, en recouvrant les racinos d'une quantité do torro suffisante et do graviers ou pierrailles, Par suite du tassemont qui s'opère peu à peu, les racines de l'arbre prondront lo niveau du sol.Cette méthode de plantation à la surface du sol réussit toujours dans les terrains humides.Muis, de tons les précédés, lo meilleur À employer, lorsqu'on voudra faire uno plantation do pommiors dans un soi h«mide, sera de drainer d'sbord le terrain.On voit aujourd\u2019hui des pommiors possser vigou- rensoment dans plusieurs herbsges où il avait été 8l6 GAZRTTE DES CAMPAGNES impossible d\u2019en élever un seul avant de les avoir assainis par le drainage, L'élagage des arbres doit tre répété tous les trois ans.On a raison de labourer et de fumer le pied des pommiers à l\u2019automne, mais si l\u2019on vent obtenir de ces deux opérations tous les résultats qu'elles peuvent produire, il faut satisfaire aux deux conditions sui- vantos: lo, exéeuter les labours sur la partie dn sol correspondant au point où sont arrivées lea extrémités des racincs, c'est-à-dire A pou près au dessous des extrémités des branchos ; 20.employer comme ongrais un compost de feuilles, surtout de celles des pommiers, do terro, de chaux et de cendre, de préference au famier de vache on de cheval.C'est alors seulement que l'influence de l'air, des pluies, des neiges et des engrais, pourra fertiliser la couche de terre où sont situées les radicelles de l'arbre, seules parties absorbantes.Récolte des fruits.\u2014Les fruite, pour être récoltés, doivent être arrivés à un degré de maturité convenable, qui se reconnait, aurtout dans les variétés précoces, au changement de couleur et À l\u2019odevr, et avesi lorsque, par un temps calmo, on trouve chaque matin sous les arbres des fruits tombés qui ne cont ni vé- Feux, ni avariés en aucune manière.Trop souvont la récolte des fruits est une cause de mutilation pour les pommiers.Au lieu d'attendre que les pommes eoient assez mûres pour se détacher facilement par I'ébranlement que l'on produit dans les branches, eoit en montant dessus, soit on les eaisis- sant vers l'extrémité avec un crochet, on les attaque souvent trop tôt, et comme elles ne se détachent pas encore facilement, on frappe dessus à coup de gaule, On brise et on abat ainsi beaucoup do lambourdes et de boutons à feuilles qui ge sernient transformés en boutons à fleurs pour la récolte suivante.En général, les fruits de chaque saison sont récoltés séparément, mais on n'apporte ateune distinction quant À la savour des fruits: c'est là une féchouse habitudo, car la qualité du cidre dépend surtout de In nature des fruits qu\u2019on emploie, Assortissez les espèces qui arrivent en même temps à leur point de maturité ; ne 1éunissez pas, comme on le fait trop souvent, des fruits murs avec des fruits verts, Ou avec des fruits arrivés au dernier terme de blessissement, si vous voulez obtenir une boisson de bonne qualité, car la force et Ia bonté des oidres dépendent entièrement de l'état de maturation des fruits, ou, en d'autres termes, do la proportion de sucre qu'ile renferment.Avant leur terme de maturité, les pommos ne contiennent qu\u2019une très petite partie de sucre que ls maturité y développe aux dépens des autres parties cons tituantes du fruit Après la maturation, c'est à-diro lorsqu'elles sont bicties, ot & plus forte raison quand eiles sont déjà brunes, In majeuro partie du sucre à disparu par suite de nouvelles transformations, C\u2019est 4 cette dixparition d'une partie du sucre dans les fruits trop murs qu\u2019il faut attribuer le goût fade qu\u2019ils présentent alors.Il no faut donc pas procéder nu brassage ou pilage des fruits que lorsqu'ils sont arrivés à maturité parfaite.Si les circonstances exigont que l'on fasse lo ouelilette avant cette époque, il est indispensable de les conserver pendant quelque temps à l'abri de la pluie dans des hangars, celliers ou magasins jusqu'à ce que la maturation qui continue après l'abattage soit suffisamment avancéo pour qu\u2019ils aient acquis Ia plus forte proportion de matière sucrée.Passé ce terme, ils ne pourraient que perdre À être conservés.C'est donc une bonne pratique de réunir les fruits on tas, afin de compléter lour maturation, mais généralement on fait les tas beaucoup trop gros.Il en ré- suite le grave inconvénient que la chaleur a\u2019é'êve considérablement dans leur centre, et qu'alors, au lien d\u2019une simple réaction favorable dans les principes du fruit, il se produit une altération complète ou blossie- sement qui fait disparaître le principe sucré et ne permet plus d'obtenir des fruits blots d'un liquide plat qui passe très promptement à l'aigre.Dans nombre de formes, on place les tas de pommes dehors, de manière qu\u2019ils soient exposés à des alternatives de sécheresse ot d'humidité très contraires à une bonne maturation, La pluie détériore les pommes laissées dehors, aur- tout lorrque les fruits sont voisins de leur matorité, et il serait avantagonz, à défaut de bâtiments suffi.santa pour loger les fruite, de les placer sous des han- gurds qui peuvent êtro construits très économiquement au moyon de paillassons de deux pouces d\u2019épaisseur, faits de paille longue, serrées entre deux gaulettes opposées, au moyen de nœuds d\u2019osier ou de fil de fer, L'action de la gelée influe d'une manière très désa- vantagouse sur la qualité du cidre, mais on peut préserver les fruits de son action en recouvrant les tas avec une couche de paille de dix à donze pouces d\u2019é- paiseeur, sur laquelle on place des toiles monillées, Cela est d'autant plus facile à exéouter, qu'à l'époque des grands froids il n\u2019y a &uère que les pommes dures ou de troisième saison qui ne soient pas encore filées, C'est un facheux préjogé de croire que les pommes ponrries améliorent la quantité du oidre, et qu\u2019il faut attendre que les tas contiennent une certaine quantité de pareils fruits avant de procéder au brassage.Ces fruits dans lesquels lo sucre a presque entidre- ment disparu, fournissent un jus fade et détestable, qui donne an jus des bons fruits un goût de pourri qui ne peut disparaitre, ni par la fermentation, ni par le remaniage, ni par le temps.Ce jus de pommes pourries empêche, en outre, le cidre de s'éclairoir, et, agissant comme un levain acide, il le fait promptement passer à l'aigre.L'infériorité de beaucoup de cidres eat due en grande partie à l'emploi de fruits gâtés et pourris.Les fruits qu\u2019on rumasse aux pieds des arbres avant la récolte et dont la chute prématurée est provoquée par plusieurs causes, soit les grands vents, soit Ia pi.gâre des insectes, soit Ia surabondance des fruits aur les branches, doivent être brassés À part, oar ils fournissent un jus qui tourne promptement à l'ai qui doit être bu + premier.(4 more) gro ot \u2014mm\u2014__ Une excursion au Lac St-Jean.Roberval (N.-D, du Lac St-Jean), 21 juillet 1888, Mon cher Directeur, Me voici rendu à la fin de la première semaine de mon excursion au Lac St Jean et je viens à la hâte, entre deux GAZETTE DES CAMPAGNES 317 déplacements, vous donner des nouvelles de cette magni-\" fique région.Je n'entrerai pas dans les détails pour le moment, me proposant de réunir mes notes plus à loisir et de consacrer à ce jeune pays et à son merveilleux développement gpelques colonnes de la Gazette des Campagnes, Tout d\u2019abord je dois vous déclarer que je suis enchanté de tout, sans exception : .Enchanté des beautés pittoresques de la ligne du chemin de fer surtout dans la haute vallée de la Batiscan, sur les bords des lacs Edouard, Bouchette et Ouiatchouan, et de la rivière \u201c qui mêne du train ; \u201d enchanté de la splendeur du lao St Jean en face duquel je vous écris et que je ne | me lasse de contempler ; je regrette seulement de ne pas y voir quelques bateaux en mouvement; mais patience, la Compagnie do navigation du lac St Jean achève en ce moment d'installer les machines du Péribonca, et j'espère bien assister à l'inauguration très prochaine de son service ; Enchanté encore de l\u2019état des récoltes, vous savez que j'avais, contre le Lac St Jean et surtout ses cantons du Nord, des préventions d'homme des vieux pays: je croyais que l'hiver n'y durât plus longtemps encore que dans les roisses du Sud, eh bien, je suis heureusement détrompé ; récoltes ici sont plus avancées qu\u2019à Ste Anne; et c\u2019est dans Normandin même, la partie la plus nord des cantons nouveaux que j'ai vu les récoltes les plus avancées ; le seigle d'automne est épié et atteint 54 pieds de hauteur ; les pois étaient en fleurs lundi dernier, les pommes de terre également; et pourtant le pays n souffert aussi de la prolongation de l'hiver ct du retard qu'elle & apporté aux premiers travaux de culture ; Enchanté surtout de l\u2019accueil plus qu'aimable que je reis partout ; votre lettre de recommandation, l'estime dont jouit votre journal, ma qualité de français de France, tout cela réuni me vaut partout de cordiales réceptions, et j'ai cette semaine d'excellentes soirées aussi bien dans la maison de billot du colon des paroisses nouvelles que dans l'élégant cottage de l'habitant des anciennes paroisses ; partout on m'\u2019a fourni avec eropressement les renscignements que je désirais, partout j'ai rencontré une hospitalité, plus j\u2019écossaise, cordisle, et je prends la voie du journal pour ire en toute sincérité : merei À tous, Partis de Québec le 14, à 8 heures du matin, nous étions rendus à 5} heures, heure réglémentaire, à Chambord Junction, à un mille «nviron de l'église de la Pointe-aux- Trembles.La gare est achevée et se trouve à l'embranchement de la ligne de Chicoutimi et de celle de Roberval.Les travaux de construetion de ces deux embranchements sont activement poussés.Du côté de St Jérôme les chantiers sont rendus à la rivière Métabetchouan ; du côté de Roberval, le pont sur la rivière Ouiatohouan est terminé.Quand on traverse cette rivière tapageuse au pont du moulin, c\u2019est un curieux speotacle que d'apercevoir, en bas, tout au bord du lac, le pont du chemin de fer dont la structure hardie se découpe à jour sur la surface polie des eaux; en haut, presque à la crête de ls montagne, assez élevée en cet endroit et assez rapprochée de la rive, la grande chute de l'Ouiatchouan, dont les eaux, nuancées de reflets de tan, se précipitent avec fracas d'une hauteur de 280 pieds, pour rejaillir en écume d'une blancheur immaculée, aux gouttelettes d\u2019argent.Le Lac St Jean a passé longtemps pour être loin de Québeo ; aujourd\u2019hui il n\u2019est qu'à doux pas de Paris, et je retrouve avec grand plaisir sur ses rives plusieurs do mes compatriotes ; l\u2019un d\u2019eux, établi dans le pays depuis quatre ans et marié à une canadienne, s'est obligeamment mis & ma disposition ct j'ai accepté avco empressement l\u2019offre ! qu'il m'a faite d'établir chez lui mon quartier général.Il m\u2019accompagne dans toutes mes excursions, ct grâce à ses ! deux chevaux nous avons déjà vu pas mal de pays.Jugezen plutôt.| Dimanche après avoir assisté à la grand'messe à Roberval ct sur les conseils de monsieur le curé Lizotte, si dévoué aux intérêts de la colonisation, nous partions pour St Prime, et après une visite au révérend M.Bellay nous nous rendions au presbytère de St Félicien où le révérend M.Joseph Girard nous offrait à souper.Lundi matin nous quittions St Félicien pour monter à travers les subles «l'Afrique jusqu\u2019à lu magnifique plaine de !Normandin, où nous remisions nos chevaux aw bout du monde, chez le dernier colon, à l\u2019extrémité du chemin de ! Normandin, pour redescendre après dîner trouver à la cha- Île, où il était en mission, le révérend M.Louis Tremlay, curé de St Méthode de Ticouapce, nvec lequel nous rimes le souper ; après quoi nous fümes veiller chez Micard l\u2019un des premiers colons de Normandin, vieillard enjoué et conteur agréable, qui nous fit l\u2019histoire de la co- onisation de son canton et de celle du canton voisin : Alanel.Le lendemain matin, à quatre heures, je partais avec M.Picard pour aller aux bords de la rivière Ticouapee, où ils sont à construire un moulin, saluer les deux premiers colons d\u2019Albanel, les frères Dupont, deux jeunes héros de la colonisation, dont je vous raconterai tout au long I'histoire qui tient du prodige et mérite d'être connue.C'est un exemple encourageant et ce n\u2019est pas sans émotion que j'ai serré la main de ces deux vaillants, dont le plus jeune, figé de 18 ans, avait failli, Ja veille, être victime d'un accident, un coup do pied de cheval en pleine figure.La Providence, heureusement, veillait eur lui et il en sera quitte pour quelques contusions.Après avoir déjoûné chez M.Picard, nous redescendions à Ticouapce, où, en l'absence de monsieur le curé, nous fûmes reçus par M.Aubert Perrault, le premier colon de la paroisse, qui nous cn raconta l\u2019histoire et nous fit visiter ses terres, Là comme à Normandin, comme dans tout le iac St Jean, les récoltes donnent de belles espérances.Puis nous retraversions l'Ashuapmouchouan pour revoir St Félicien et St Prime ct rentrer à Roberval à la nuit close.Mercredi, je me suis rendu à St Jérôme, sur l'invitation de M.Lizotte, pour être présenté à MM.les révérends curés du Lac, réunis duns cette paroisse à l\u2019occasion des quarante heures.J'ai visité à St Jérôme, en grand détail, les terres de deux anciens élèves de l'école d'agriculture de Ste Aone, MM.Augustin Fortin et Auguste Gagné, à l\u2019o bligeance et à l'amabilité desquels je suis redevable des renseignements les pl 8 précis.Ces messieurs ont de bonnes terres, en excellent ordre, ct doivent être d\u2019un bon exemple pour leurs voisins, Ceci dit, à l\u2019uctif de l\u2019école d'agriculture de Ste Anne.En revenant jeudi, nos nous sommes arrêtés chez le révérend M, Ad.Girard, curé de St Louis, qui m'a fourni sur sa paroisse une quantité de détails d\u2019un grand intérêt, Hier à Roberval, le révérend M, Lizotto faisait de même, et d'accord avec lui j'organisais la fin de mon excursion, Je pars a jourd\u2019hui pour les paroisses d'en bas, pour revenir encore & Roberval d'où j'ai l'espoir de fairo avec monsieur le curé une excursion en canot sauvage dans la Mistassini et les deux Périboncas, pour aller visiter les deux premiers établissements dans les townships Racine, Dolmas et Tail- Mon, 818 GAZETTE DES CAMPAGNES Vous voyez qu'après avoir bien employé ma première semaine, j'ai encore pour au moins deux grandes semaines de voyage, afin de tout voir dc mes yeux pour vous faire un travail aussi complet que possible et faire bien connaître cette riche vallée du Lac St Jean qui me fait l\u2019impression Ia plus favorable et qui, à mon humble avis, réalisera dans un prochain avenir toutes les espérances que son passé peut faire concevoir aux plus enthousiastes de ses admirateurs.Vous excuserez, mon cher directeur, mon style quelque u décorsu, mais je vous écris en courant et je n\u2019ui guère le temps de polir mes phrases, ni d'arrondir mes périodes.Vos lecteurs voudront bien me pardonner cn faveur de ma sincérité.Plus tard j'espère leur donner çn compensation un travail plus soigné, redigé sur les nombreuses notes que je prends chaque jour sur lo vif et grâce auxquelles je pense conserver la fraîcheur de mes impressions et l'exactitude de mon récit, Agréez, mon cher directeur, l\u2019assurance de mes sentiments les plus distingués.EMILE Caste\u2014mm\u2014_ A quelle époque est-il plus avantageux de couper le foin ?Cetto question est bien controversée parmi les agronomes : les uns voulent qu'on coupe le foin avant qui soit en fleur, d'autres pendant la floraison, et \u2018autres enfin, aussitôt que la fleur est tombéo: De toutes ces opinions je crois que la dernière eet la meil- lenrc, et au moins, c'est celle qui est adoptée par le plus grand nombre de cultivateurs pratiques qui disent que si l'on coupe le fuin avant qu'il soit en flour, il diminuera do plus de la moitié ; si on lo coupe pondant qu'il est en fleur, il est tellement poussiéreux Qu'il est presque impossible de le faire coneommer par les bostiaux ; ei on le coupe dès que la fleur est presque passée, sans trop nttendre, il renferme siors tous ses principes nutritifs et est partant très profitable pour le bétail \u2014 Le Nord\u2014mmmmmmn\u2014u Des fumures copieuses, M.P.Joigneaux + firme quo les fumures très copi- euscs ne valent point et no vaudrout jumais les fumures répétées à de courts intervalles.Avec les pre mièrcs il y a économie ser les frais du transport; mais, en retour, l'on doit s'attendre à une série d\u2019in- convéuients, Une partie de l\u2019engruis s\u2019en va par infiltration; il y a excès de nourriture alors que les plantor n'ont pus de grands betoins ; d'autres fois, ii J à suffi-ance au momont où la foite nourriture est le plus nécessuire, puis en fin de compte, ruine à peu rès comp ète de l\u2019humas au bout do la rotation.Avec les fumures en diverses fois ot À des intervalles moins éloignés, ces inconvénients disparairsont en partie Ainsi pour n\u2019en citer qu'uno preuve, nous ferons observer que l'engruis donné en doux fois aux céré- aloe, à l'automne d\u2019sbord, au printemps onsuite, produit dos résultats incontostablement supérieurs à ceux d'uno même quantité d'ongrais donnée en une seule fois À l'époque dos semaillca.Si nous voulons accroitre le chiffre des récoltes tout en abaissant le prix de reviont, soyons conséquents et n\u2019syons qu\u2019un but on vue : la fertilité croissante du sol, Quant aux voies et moyens, comme disent les ens de loi, nous ne connaissons que les fumiers et les umures fréquentes.Nous voudrions qu'au lieu de fa- mer tous les trois ou quatre ans seulement, pour enle ver eneuite jusqu\u2019à la dernière miette du festin l'on s\u2019arrangeÂt de fagon À donner moins d'engrais à Ia fois, à le donner plus souvent et à faire la part sérieuso de la plus-valuo.Nous voudrions que l\u2019on arrivât, pour ainsi dire à jardiner en plein champ, à malti- plier les récoltes en multipliant l\u2019engrais et en l'ap- p'ignant à propos.Cherchons dono à fumer tous les deux ans, puis, quand nous le pourrons, tous les aus un peu moins à Ja fois, mais plus souvent.De l\u2019aveu do praticiens quai observent bien, l\u2019engrais fourni à diverses reprises et à de courts intervalles profite toujours mieux aux plantes ot à la terre quo l\u2019engrais donné tout d'an coup et pour longtemps.C'est un peu comme pour les les bêtes: on perd plus qu\u2019on ne gagne à remplir en une seule fois le râtelier et là mangeoire.D'un côté comme de l'autre, il y & gaspillage.Bibliographie.DE QUEBEC AUX ANTILLES.\u2014Notes de voyage par M.Pabbé Théophile Montminy.\u2014Québeo, J.-A Langlais, li- braire-éditear.Nous accusons avec reconnaissance réception d\u2019un nouveau livre portant ce titre, et qui nécesssirement devra trouver sa lace dans nos bibliothèques canadiennes.Tous ceux qui ont lu ce volume doiveut regretter que M.l\u2019abbé Montminy ne soit pas entré plus tôt dans In voie de la publicité, car son premier volume le place de suite au rang de nos littérateurs distin- ués, 5 Nous ne pouvons mieux faire connaître ce livre qu\u2019en citant l'appréciation suivante que fait le Courrier du Canada : \u201c M.l\u2019abbé T.Montminy, curé de St Agapit de Besurivage, entreprenait au printemps de 1857 un voyage aux Antilles, afin en refaire sa santé quelque peu compromise par une maladie aiguë de nature assez slarmaute.C\u2019est le récit de ce vo- Tage qu\u2019il à eu l\u2019heureuse inspiration de mettre en volume et de livrer à la publicité.Le public lui en saura gré, car M.l\u2019abbé a su mettre de la verve dans son écrit, une vigueur et une souplesse de style qui dénotent chez lui des qualités réeltes comme écrivain.* Nous avous suivi aveo intérêt le narrateur dans son exour- sion à travers ce dédale de petites 1les qui forment autant de riucipautés religienses et civiles.Saint Christophe, Antigua, Montserrat, la Dominique des Caraïbes, la Martinique, Sainte Lucie, la Barbade, l'île de Robinson Crasoé, la Trinité, telles eont les 1les que le touriste à visitées, presque toujours en détail.Tout ce qui ue rapporte, soit au commerce de ces lieux toujours charmants, soit à l\u2019agriculture, rien n\u2019est ornis par ce voyageur intrépide.\u201c Bref, nous ne pouvons qu\u2019offrir des félicitations à M.l'abbé Montminy pour avoir si bien vu et si bien rapporté ce qu'il a 6t6 & méwe d\u2019adnirer.Des ouvrages de ce genre out une utilité Incontestable, ne serait-ce qu\u2019an point de vne géographique.On en apprend plus en lisant ces deux cents pages, qu'à lire des semaines durant la plupart des géographes qui, bien souvent, ne connaissent de lu topographie que par les écrits des autres.Da reste, non compendiaws de géographie renferment beaucoup de facunes sur ces 1les généralement peu connues.\u201c L'exoursion aux Autilles est une de celles que nous pou- vyons oouseiller aux valédudinnires durant les mois rigoureux, M.l\u2019abbé Montminy se porte garant de notre recommandation.\u201d Choses ot autres.Une expérience sur Vensilage, par M.Joseph Girouard, notaire de St-Benoil, comté des Deuz-Montagnes\u2014Voici comment M, Girouard fait part à la Presse de ses impressions et de son expé- rieace & propos de silo et d\u2019enailage : Avant de constraire mon silo, j'en al visité denx on trois autres, en autres celui de M.Fre Dion, de Sainte-Thérèse, ot GAZETTE DES CAMPAGNES 319 celui des Révérends Pères Trappluton, Par les conversations que j'eus avec les propriétaires de ces silos et par ce que j'ai pu voir moi-même, je demeurai convaincu, et ce sera la convic- Lion de tous ceux qui étudieront impartialement la question, que le eilo présente les avantages suivants : L'eneilage constitue uno nourriture excellents pour le bétail ; il est d'une di- stion plus facile que le fourrage sec; un arpent en blé-d'inde lonne de 10 à 25 tonnes de fourrage ; deux on trois tonnes d\u2019ensilage possèdent la môme valeur nutritive qu\u2019une tonne du meillent foin ; l\u2019on peut au moyen du silo, donbler le nombre de ses bestiaux et partant doubler la quantité des fumiers de la ferme et nugraenter d'autant la fertilité et le randement de cette dernière ; la construction du sllo est peu cofitense, on peut la bâtir dans la grange à peu de frais.Convainou de tous ces avantages, je me mis résolnment à l\u2019œuvre et dès l\u2019antomne dernier mon silo était prêt à recevoir l\u2019ensilage de deux ar.ponts que j'avais seméa en blé-d'inde.Je mis dans mon silo le blé d\u2019iude en entier, et l'ensilage a été aussi bon que s\u2018il eut été h.iché.L'objection que beaucoup de cultivateurs n\u2019ont pas le moyen de s'acheter un bache- paille est futile ; l\u2019expérience est là pour le démontrer ; tellement que je préfèrerais jusqn\u2019a un certain point faire mon ensilage vert en ontier, «i ce dernier ue tastait aussi bien dans le silo et ue prenait pas autant de place.Car je dois vous dire que je n\u2019ai 6t6 déeappointé an sujet de mon silo que sar on æeul point : celui de n'avoir pas semé dès l\u2019année passée une plus grande quantité de blé-d\u2019inde pour l\u2019ensilage.Je vous assure que cette année, } * me auis pas fait prendre ; car j'ai somé prés de 10 minots de blé-d'inde.Pour pouvoir eusiler une plus ande quantité de fourrage, je me propose de le hacher pour le mettre en silo, De quelle qualité a été votre ensilage t\u2014D'ane qualité supérieure.Tous les coltivateurs des environs qui vensient visiter mon silo, prenaient de l\u2018enuilage et disnient : \u2018 Mais ce fourrage sent le miel ! \u201d C\u2019est leurs propres paroles.Le bétail l\u2019appréciait tellement que si le fermier s\u2019avisait de donner de l\u2019ensilage à Un animal sans ou donner aux autres, il y avait ane véritable révolution dans l'étable.; les beuglements, les gémin- semeuts étaient si forts et si nombreux qu'on ne pouvait plas s'entendre parler ; la paix ne s'obtenait qu\u2019en distribuant à chaque animal sa ration d\u2019ensilage.J'ai ouvert mon silo en décembre dernier et je remplaçai le foin donné aux vaches par uue ration d\u2019enailage ; sussitôt mes raghes donnèrent 50 p.c.de plus de lsit que dans le mois pré- ent.Cotte expérience a donné des résultats tellement satiefai- sants que mon smi ne voudrait plus pour ancun prix se passer du silo, Ce sera, amis cultivateurs, votre conclusion a vous aussi, quand vous aurez chacun votre silo.Puisse ce temps venir le plus tôt possible ; car ce sera alors que l\u2019iudustrie lai- ilère prendra tous ees développements, toute l'importance qu\u2019elle tend à acquérir de jour en jour.\u2014 La Presse: ExMbition de la Société d'horticulture de Québec.\u2014Les amateurs de fruits et de fleurs, eto , seront heurenx d'apprendre quo la Scoiété d'hortioulture, fière de ses succès passés, entend redoubler d'efforts pour organiser une exposition horticole, en septembre à Québec.Une assemblée des directeurs à eu lieu.De nouvelles cédules de prix sont en voie de préparation et seront distribuées sans délai.D'importantes modifications y ont été faites en conformité au rapport annuel publié on décembre dernier.Les exposants du district de Québec en bénéficieront.Au moyen du subside provincial, du montant à percevoir des membres, $2 par anuée, de la recette que l\u2019on autivipe à l\u2019exposition méme, 4 offrir anx covcorrents heureus.Le bureau de direction se compose comme suit : J.M.LeMoine, président (réélu), Billery ; Thomas Beckett, vice-président, Sillery ; Hon.H.44.Joly, Lotbinière ; Lieutenant-colonel Forsyth, Sillery; Révérend Octave Audlet, Sillery ; E.C.Burrow, Chemin Ste Foye; Dr J.B, Bolduc, Bsauport ; R, R.Dobell, Beauvoir; Aug.Dupuis, Village des Auluates; D Bell, Petite Riviere st Charles ; Evan J.Price, Grande-Aliée ; F.À.Fuikouberg, Secrétaire-Trésorier.RECETTES Peaux de mouton avec la laine.\u2014 Manière de les tanner et de les teindre.Tout le monde peut avoir dea | peaux de mouton aves la laine, qu'on voudrait être à même d\u2019apprôter chez soi, c'est-à-dire 1a \u2019on espère avoir plusieurs centaives de piastres » tanner et la toindre.La chose 1\u2019est pas bien diMoils aveo de l\u2019alun pour tanner et ane couleur d\u2019aniliue pour donner la teinte convenable.La proportion d\u2019atan est ue livre pour na gslloa d\u2019eau ; celle de l\u2019aniline, d\u2019uue livre pour deux gallons.L'alun étant dissont dans l\u2019ean, on y plonge la pean pendant quelques temps pour qu'elle soit bien pénétrée.Après l\u2019avoir retirée du bain, on lave bien la laine nu savon, puis on passe à la teinture.La couleur diesoute, on In coule, on Ja met dans nn réservoir convenable ct on fait flotter la peau eur le liquide, la laine en bas, Il faut faire blen attention à ce que la pean soit bien étendue à plat sur la surface do liquide et on la laisre jusqu\u2019à ce que l\u2019on sit obtenu la telute voulue.Alors on enlève la peau, on la trains sur de l\u2019eau claire et froide et on Ja suspend dans un lien chand pour sécher.Si l\u2019on vent coneerver la lsins blanche, on lave également avec soin après le tannage, ot si Ia blanchenr u'est pas soffi- sante, il faut nvoir recours à l\u2019acide sulfarique (vapeur de soufre brûlé).On suspend les peaux dans un endroit bien fermé, Uue petite chambre, et on place au milien, sur le plancher, une pelle eur laquelle on à mis du sonfre en poudre.On allume le soufre st ou se hâte ds fermer In chambre pour éviter que les vapeurs de soufre s'échappeut \u2014La Presse, Vin de fruits mélés.Prenez des cerises, les gadelles noires, des gadelles blanches, des framboises, de toutes une quantité égale : il vaut mieux que les gadelles noires dominent ; écrasez-les, mettez dans une piute d\u2019eau uno livre de ces fruita môlés, luissez-les tremper trois jours dans in vase fermé, on remuant souvent Ja masse ; alors passez-la au travers du tamis, pressez-là pulpe qui reste le plus possible réunissez-en lo jas an proniier, et à chaque piute de liquide, ajoutez une demi-livre de sucre, laissez encore reposer le tout pendant trois jours, en le remuant souvent; mettez-le duns un tonneau que vous tiendrez plein jusqu\u2019à la bonde.pendant la fermentation, durant doux semaines ; enfin, njontez 20 pour 100 de bon whisky of alors bouchez la bomle; &\u2019il ue s\u2019éclaireit pas bientôt, il faudra y mêler une disrolution de colle de poisson, J ELZEAR POULIOT, Avocat, Commissaire des Cours du Nouveau-Brunswiek.Bareau : Maison Frenette, rue de la Cour, Fraserville, P.Q., Canada, 19 juillet 1888.\u20146 m.BAZAR Le ler et 2 d\u2019Aout.Un bazar et deux séances solenneiles auront lion à St-Auber au profit de l\u2019œuvre du Sauctuaire de Notre Dame de Pitié actuellement en construction cn ceble paroisse, Cette boune œuvre, qui a été purtout si bien accueillie, à encore besoin de secours pour parvenir au but qu\u2019elle s'est pro- Comme l'on peut fort Lien faire des bonnes œuvres en ge recréant, l\u2019œuvre a pris ce moyeu d'obtenir des ressources qui lui manquent encore, Des datnea oharitubles ont organisé un bazar, et des amateurs, nussi habiles que généreux, ont préparé deux séances musicales, dramatiques ct littéraires.MM.les abbés F.Dupuis, professeur au collège de Lévin, et E.Roy, professeur au séminuire de Québec, y donneront uno conférence, le premier sur Rome, le second sur Paris, villes qu'ils ont habitées peudaut quatre ans.L'on n'aura certainement sucune meilleure occasion de bien s'amuser et de s'iustruire touten faisuut ane bonne œuvre, peu- dant les vacances.Car les pièces choisies, l\u2019habileté des acteurs, des musiciens et musiciennes promettent nn plein sucoès.Qu'ou s'y rende, et l'on sera du môme avis.St-Aubert n\u2019est qu\u2019à une demi-lieu de la station St-Jean Port-Joit.Heure des-séances, 4 h.P.M.19 juillet 1884, ' 320 GAZETTE DES CAMPAGNES A VENDRE CHEVAUX PERCHERONS zr NORMANDS, BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK W'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 30, Rue Bt Jacques, MONTREAL LES di Celebres Luneltes # LE =e B.Laurance sont Jes meilleares pour soulager la vue, là où tons autres moyens out été sans succès.Des certifionts de toutes les célé- Drités médicales du Canada peuvent être vua chez L.A.Paquet, marçhsnd, à Ste Anne de la Pocatière où ces lunettes sont en vente, ler join 1858.L\u2019EAU ST-LEON LA REINE DES EAUX MINÉRALES| Llexcitation et la demande pour cetto ¢ Grande eau médicinale de Ja Nature \u201d augmentent beaucoup chaque mois, et les commandes arrivent d\u2019au-delà des frontières, Les merveilleux témoiguages de tant de personnes qui ont 616 débarrassées de ls douleur et du désespoir pour jouir de la vie ot de la sunté avec ses joies ont été comme nous le disons plus bas, In cause première de cotto rage et de cet enthou- siasmo dont Ja merveilleuse EAU ST LEON a été l'objet, Les raisons pourquoi ! Parce quo l'eau St-Léon fuit dispa- ruitre rapidement toutes les obstructions empoisonnéeos du système, purifie le sang, donno du nerf, débarrasse les conduits bronchiques, façonne l'organisme et rend la vie douce.C'est un remède sûr pour ls Dyspep sie, Indigestion, la Constipation, la Bile, lo rhumatismo, les humeurs, brû lements do cœur, mal de tête, maladie chronique des rognous et du foie, excès alcooliques, Cette ean populaire 66 vend en gros, en Cuques et barils de 10 à 40 gallons, et craches 14 5 gallons ; en bonteilles, chopines, Cetle eau rare est venduo 25 le gallon.Demandes à votre 6picier on à votre droguiste.Envoyée à tonte adresse a il vy a pas d\u2019agent de nommés.Adreasez toute correspon- ance GINGRAS, LANGLOIS & Cix., En face du Palais du Cardinal.Pour agences, \u2019adressor à C.C.A.Langlois, gérant la Polanco No.3, Port Dauphin, Gadrossor de Stra hore, Une petite charge annuelle vous neaurern ane agence lucrative avec l'eau gratuite au puits., 3 mai l&&\u20146 LE PRIX COURANT Tournal hebdomadaire Hous le patronage de la Société d'industrie laitière de la Province de Québec.Journal du Commerce, de la Finance, de l'Industrie, de la Propriété foncière et des Assurances.Bureau : No.32, rue 8t Gabriel, Montréal.Prix d'abonnement: Montréal, par an $2; Canada et les Etats-Unis, $1.50 ; France, fraucs 12.50, Pablié par \u201c La Société de publication commerciale.\u201d MONIER xr HELBRONNER, Gérants, A Montréal.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1888-Arrangement pour la saison d'6t6-1888.Le et après londi, 4 Join 1888, les traine de ce chemin partiront de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) comme sui : 24.13 0.43 0.43 7.14 p 7.14 Pour la Rivière-du-Loup.1.36 \u2018Tous les trains marchent sur l'heure du temps conventionnel de l\u2019Est.D.POTTINGER, Snrintendant en chef, Barean du chemin de fer, Moncton, N.Bk.2 juin 1888, Ferme St-Gabriel J.ISRAEL TARTE & FRERE \u2014\u2014)o00(\u2014 Cette exploitation agricole s obtenu, à la dernière exposition provinciale : 1.Un dipiôme pour le meilleur troupeau de vaches canadiennes.1I.Le premier prix pour Js meilleure vache laitidre canadienne de quatre ans et plus.III.Le premier prix pour la meilleure taure canadienne de trois ans.IV.Le premier prix pour la moilleure génisss canadienne, V.Le premier prix pour la meilleure génisse au-dessus de six mois.VI.Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de trois aus.VII Le premier prix pour le meilleur taureau canadien de tout âge.VIII.Le second prix dans la classe des taureaux Jersey pur sang, au-dessus de quatre ans, aix Le second prix daus Ja classe des taureaux canadien uu an.SrECIALITÉ.\u2014Elevage du bétail Canadien en vue de la production du beurre.À vendre, en ce moment, un TAUREAU Jussey, GuNIssEs et TaurgAU de l'an dernier, quel VEAUX rintem males et fomelles.of Que ques Travx du printempe, 24 mai 1888."]
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