Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 10 juin 1887, vendredi 10 juin 1887
[" GAZ .æ Don, l\u2019abonnement sera censé continuer, mal- \u201c + * faire honneur à nos propres affaires.\u2018 XXIV Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.10 juin 1887 No.33 Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du 1er de chaque mois, ou commencer avec le ler nrméro de l\u2019année.On ne s'abonne pas moins que pour un av, L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payée ; ei gré même le refus de la Gazette au Bureau de Poste.Tout ce qui concerne la rédaction et l'envoi de correspondances doit être adressé à Fraaux H.ProULX, Rédacteur-Propriétaire.ETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Gérant Hector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à la Gazette des Campagnes et les annonces à être ubliées dans ce journal, doit être adreasé à lector A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion \u2026 10 centins par ligne Deuxième insertion, © 3 centins par ligne Pour annonce à long terme, conditions libérales.Ceux qui désirent s'adresser tout particaliè- rement aux caltivateurs pour la vente de terres instruments d\u2019agriculture, eto., eto., trouveront avantageux d\u2019annoncer dans ce journsl.ABONNEMENT : $1 PAR AN Si la guerre est la dernière raison des pouples, l\u2019agrioultare doit en être ls première.Emparons-nous du go), si nous voulons conserver notre nationalité.ABONNEMENT $1 PAR AN SOMMAIRE, Revue de la Semaine : Ordinations à la Basilique Notre-Dame de Québec par Son Eminence le Cardinal Taschereau ; première messe du Rév.M.Jean Pierre Grondin à l\u2019église paroissiale de Ste Anne de la Pocatidre.\u2014 Profession religieuse d'une jeune indienne de Jn tribu des Sioux, à St Boniface, Manitoba.\u2014La fête de M.le Supérieur du Collège de Ste- Anne, le Très-Révérend M.Chs Ed.Poiré; 35e séance de \u201cl'Académie St-Thnmas d\u2019A quin ; \u201d promotions aux grades de l\u2019Académie; noms des élèves qui ont inscrit des devoirs au \u201c Cahier d'honneur ; \u201d liste des membres aotuels de \u201cl'Académie St Thomas d\u2018Aquin.\u201d\u2014Décès de M.Arthor Deesaint, élève du Collège de Ste-Anne, et fila de Tiburco Dessaint, écr., eecrétaire-privé de l\u2019Hon.M, Gagnon, Secré- taire-Provincial.Cawserie Agricole : Quelques détails et suggestions sur les moutons avjourd'hui en Canada (Suite), \u2014 Le Lincolnshire (longue taine); le Cheviot (laine mitoyenne).\u2014Etat écono mique de l\u2019industrie des mautons.\u2014Améliorations des bêtes A laine.Sujets divers : Choix des reproductents pour produire de bonues Taches laitières \u2014Ce qui assure le succès dans une ferme.\u2014 Indices d\u2019une bonne prairie.\u2014Le poulailler : Nourriture des poules.Choses et autres : Nécessité pour un cultivateur d'avoir des Dotions de médecine vétérinaire et de savoir reconnaître si un animal est malade.\u2014Des animaux domestiques.Recettes : Diarrhée chez les veaux.\u2014Moyen de reconnaitre s\u2019il y à du coton dans le drap.Collège de Ste-Anne\u2014Ln distribution des prix aura lien * JEUDI, le 23 JUIN, à 1 heure de l\u2019après-midi et la sortie aura lieu aussitôt après le Te Deum chanté à la chapelle du collage.A noe abonnés retardataires.\u2014Nous prions instamment ceux ni nous doivent des arrérages pour abonnement À la Gasette 3 Campagnes de nous loa faire parvenir le plus tôt possible.ut nous est dû afin de 08 arrérages uous sont absolument indispensables pour payer les frais d'impression, de papier, eto., nécessités pour la publication de notre journal.Les deux ou troie piastres que nous recevons actuellement chaque semaine, pour abonnement à la Gasette des Campagnes ne suffisent certainement pas.Ceux qui ont à cœur l'existence de notre journal se feront, sans doute, un devoir de nous payer Jeur abonnement au plus tôt, .Nous avons grandement besoin de ce REVUE DE LA SEMAINE Ordinations à la Basilique Notre-Dame de Québec \u2014 Samedi, le 4 juin, Son Eminence le Cardinal Tuschereau n ordonné prêtres les messieurs suivants : Rosario Morissette, Louis Albert Ranvoyeé-Roussenu, Joseph Alfred Adélard Cnstongusy, Joseph Clovis Arsenault, Irénée Stanislas Lecours, Patrick O'Leary, Jean Pierre Grondn, Charles Forence Lucien Ganvreau, Joseph Elizée Benjamin Levasseur et Joseph Eugène Hudon: ces quatre derniera anciens élèves du Collège de Sto Anne.La paroisse de Ste Anne de la Pocatière compte au nombre de ces prétres, deux de ees onfants: le Rév.M, Gauvreau, fils de fou Philippe Gauvroau, et le Rév, M.Grondin, fils de M.Pierre Grondin, eultiva- leur et marguillier, faisant quarante trois prétres na.tifa de Ste Anne de la Pocatière.Le Rév.M.Grondin a dit hier, à l\u2019église paroissiale, 83 promière grand\u2019 messe.Rien n\u2019était plus édifiant que d'entendre, au aours de eon sermon, les exhortations ol les souhaits da notre vénérable curà à l'adresse du jeune lévite.Quelle voix plus autorisée que colle d'un vénérable prêtre plus que septuagénaire, d\u2019un ancien missionnaire, d'un ami zôlé de la colonisation, du protecteur par excellence de ceux qui se destinent à Ja vo.oution religieuse, pouvait mieux remplir de zdle le cœur de ce jeune prêtre appelé à travailler avec le plus grand dévouement à la vigno du Soigneur ! Profession religieuse d'une jeune indienne de la tribu des Sioux à St-Boniface, Manitoba \u2014 Nous empruntons au Journal des Trois Rivières la lcttre suivante adrosséo À Sa Grandeur Mgr des Trois-Rivières, à l'occasion de cette profession religieuse : Archevêché de St-Boniface, 31 maj 1887, Monseigneur, Nous avons été témoins ce matin d\u2019un spectacle qui sorait profondérsent touché votre Grandeur s\u2019il Jui eut été donné d'y | assister.Une jeune indienne de la tribu des Sioux y faisait «8 GAZETTE DES CAMPAGNES profession roligiense et devenait membre de la Communauté es Révdes Sœurs Grises.Recueillie das 1a prairie par Jes missionnaires, loraqw\u2019elle était toute jeune enfant, elle fut confiée aux soins des Révdes Sœurs got I'éleverent dane leur orphelinat, Elle suivit les classes du pensionnat pendant plusieurs années, et comme elle était très intelligente elle reçut une éducation assez complète, éorivant et parlant parfoitement anglais et lo frangaia.L'habileté qu\u2019elle eut acquérir dans les différente travaux à l\u2019aiguille Jul ont permis depuis lors de rendre de très utiles services à la maison.Il y 8 deux avs elle sollicita son entrée au noviciat et comme les Hévdes Sœurs n\u2019avaient jamais rien remarqué dane son ca- tactère d'incompatible avec la vie religieuse ello obtint facilement son admission.Ba vieille mère, qui demeure elle aussi au Couvent, n'avait jamais rêvé pareil honneur pour sa fille.Hier matin, dernier jour du mois de Marie, Sœur Nébraska rononçait ses vœux solennels à la Cathédrale en présence ane aasietance nombreuse accourue pour être témoin de ce beau spectacle, Au moment de la communion Ia nonvelle religieuse recevait Ia Sing communion avec sa vieille mère, qui ne se possédait pas de joie.Après la Ste Messe cette dernière disait: \u201c Moi maintenant Grande Dame!\u201d Le chef des sanvages Maskégous s'était rendu en grande tenue accompagné de son aide de Camp pour jouir et être témoin d'un événement inouie pour eux.\u201c Ce qui arrive aujourd\u2019hui ici, nous disait-il, eat une gloire * pour nous et une preuve que les pauvres sauvages ne sont # pas méprisés et que devant la religion tous les hommes sont « Sgauz.Aujourd\u2019hui j'ai le cæur content et je comprends ce 4 que peut faire la religion quand on la pratique bien.\u201d Pendant cette touchante cérémonie Mgr, j'ai pensé à Votre Grandeur, jo me euis rappelé qu\u2019un jour dans la prairie vous faillites devenir le victime de la cruauté des Sioux, Pas un d\u2019eux alors n'avait accepté la bonne nouvelle, et aujourd\u2019hui 8 36 ans, les petits enfants de ceux qui ne vivaient que de Rlliagesst de meurtres peuvent offrir à la religion des membres leur tribu ! Quelle gloire pour le catholicieme ! ! J'ai voulu vous raconter cette bonne nouvelle parce que je sais combien Votre Crandeur s\u2019est toujours intéressé an bien des pauvres tribus ssuvages.Recevez Mgr l'expression de mon respect le plus profond avec lequel je demeure votre très humble serviteur, G.Ducas, Ptre.La fête de M.le Supérieur au Collège de SteAnne \u2014 Mercredi, lo ler juin courant, le Collège de Str-Anne donnait une séance des mieux remplies et des plus brillantes, à l\u2019occasion de la fête du Bupérieur de cette institution, le 'Très-Révérend M, Chs-Edouard Poiré.A cing heures de l'après-midi, les élèves des cours classique et cours français-anglais se réunissaient dans une même salle pour présenter une adresse à oe vénérable bienfuiteur du Coliège.Le soir, M.le Bupérieur, accompagné de M.le Grand-Vicaire Hébert, do M.le Chanoine Cloutier, de soixante prêtres ot d'un auditoire nombreux, encombraient In salle assister À une séance littéraire, musicale et dramatique.La soirée commença par un morceau de musique, ouverture obligée de toute soirée, brillamment exécuté par le Corps de musique des élèves du Collège.Vint ensuite l'exécution d\u2019un opéra par Féliojon David, in- titalé : \u2018 Le Désert, \u201d par un chœur nombreux d's.lèves et accompagné sur lo piano par le Rév.M.Emile Dionne, A plusieurs reprises dans la soirée, oes mémes artistes, ces mdémos musiciens parurent, ot les applaudiseements reçus ont pu constater avec quelle précision les divers morceaux furent exécutés.M.Ludger Dam.ais, président de \u201c l\u2019Académie St Thomas d'Aquin,\u201d fit ensuite le discours d'ouverture de la trente-cinquième séance de cette association qui a été formée au Cours classique dans le but d\u2019encou- ragor les élèves À tenir uno bonne conduito et à s'appliquer aux études avec courage et persévérance.Lien élèves jouèrent ensuite un suporbe drame intitulé : \u2018 L'\u2019expiation.\u201d Ce drame en trois actes et d\u2019une exécution difficile, fut rendu aveo une raro perfection, et tous les acteurs furent vivement applaudis, Voioi les noms des personnages : Robert de Lusigny, M.Hildevert Desroches, élève de Quatrième; Flavy, M.Elziar Dionne, élève de Philosophie ; Lorédan, Chevalier, M.Ludger Dumais, élève de Physique ; Gérard, M, Georges Lavoie, élève de Philosophie; Rinaldi, intendant de Fiavy, M.Michel Chamberland, élève de Philosophie; Beppo, gardien des prisons, M.Thomas O\u2019Neil, élève de Philocophie ; Cabaretier, M.Ludovic Verreault, élove des Philosophie.Nous donnons ici los noms de coux qui, dans le « cours de la soirée ont été promus aux grades de l\u2019Académie ; de plus les noms des élèves qui ont eu l\u2019avantage d'inscrire des devoirs au \u201c* Cahier d'honneur.\u201d Promotions aux grades de \u201c\u201c l\u2019Académie St Thomas d'Aquin.\u201d Aspirants : MM.Isaac Thériauit, Emile Langlais, Elzéär Chesnel, Alexis Dufresue, Joseph Lemieux, Joseph Darisse et Cléophas Giroux.Académiciens : MM.David Chénard, Robert Sasseville et Armand Proulx.MM.les Physiciens.\u2014Bien que cette classe ne soit composé que de quatre élèves, quarante deux devoirs ont été inscrits au \u201c Cahier d'honneur.\u201d Voioi les noms de ces vaillants travailleurs qui, avant de quitter le Collège ont léguë un exemple bien glorieux gue \u2026 leurs cadets s'efforceront sans doute d\u2019imiter : Ludger Dumais, Georges Cloutier, David Pellerin et Jean Gauthier.MM, les élèves de Philosophie junior ont inscrit vingt devoirs au \u201c Cahier d'honneur.\u201d Voici par ordre de mérite ceux qui se sont le plus distingués: MM.David Chénarä, Herménégilde Faucher, Thomas O'Neil, Miche! Chamberland, Arthur Dessaint, Syl vio Deschénes, Zobéo Chénard, Elzéar Dionne et Edmond Tremblay.MM.les Rhétoriciens ont inscrit trente quatre devoirs au * Cahier d\u2019honnenr.\u201d MM.Blzéar Deschdnes, Olivier Martin, Robert Sasseville, Régis Gagnoo, Eugène Pelletier ot Léon Ouellet.MM.les élèves de Belles- Lettres ont insorit dix-sept devoirs au * Cahier d'honueur.\u201d Ils sont dûs à MM Pierre Lamontagne, Armand Proulx, Herman Pelletier, Emile Martin, Ernest Vézina et Joseph Rouleau.MM.les élèves de Versification figurent au * Cahier d'honneur \u201d avec trente et un devoirs qui sont dûs à MM.Auguste Bouchard, Albin Thériault, Alphonse Langlais, Isaac Thériault, Edouard Martin, Odilon Blanchet, Joseph Chamberland et Pantaléon Lé-, | vesque.MM, les élèves de Méthode\u2014 L'Académie St Thomas, d'Aquin leur est redevable de quarante-siz devoirs qu'ils ont insorit au \u201c Cuhier d'honneur.\u2018\u2019 Ceux qui se sont le plus distingués sont MM.Emile Langlais, ° Elzéar Chesnel, Cléophas Giroux, Joseph Darisse, GAZETTE DES CAMPAGNES 259 Alexis Dufresne, Joseph Lemieux, \u2018Alphonse Lausier, Arthur Dumais, et Napoléon Talbot, Liste des membres actuels de \u201c l'Académie St Thomas d'Aquin.\u201d Acad&miciens: MM.Ludger Domais président ; Thomas O'Neil, vice-président ; Olivier Martin, secrétaire ; Pierre Lamontagne, sorutateur ; Georges Lavoie, censeur; Georges Cloutier, David Pellerin, Herménégilde Faucher, Arthar Dessaint, Silvio Des chénes, Elzéar Dionne, Michel Chamberland, David Chenard, Elzéar Deschènes, Robert Sasseville, Eugène Pelletier, Régie Gagnon et Armand Proulx.Candidats : MM.Emile Hamelin, Herman Pellotier, Augusto Boulet, Alphonse Langlais et Albin Theériault.Aspirants: MM.Arthur Dionne, Philéas Montminy, \u2018Wenceslas Simard, [ease Thériault, Odilon Blanchet, Emile Lang'ais, Elzéar Cheenel, Cléophas Giroux, Joseph Lemieux, Ji oseph Darisse et Alexis Dufresne.Après la joies In tristesse : c\u2019est le cercle continuel dans lequel roule la vie humaine; après une fête, vient le deuil.Un nom qui figure avec avantage au « Cahier d'honneur, \u201d manquait À l\u2019appel au jour de cette grande tôte, e& place parmi les académiciens était vide: ls maladie l'avait obligé à se rendre au milieu de ea famille, et rien ne faisait prévoir qu'il rendrait sitôt son âme à son Créateur.Mercredi, Ia lugabre nouvelle arrivait au Collège que le jeune é junior, fils de M.Tibarce Dessaint, de Kamourasks, tait décédé, Cette nouvelle fut accueillie avec la plus vive douleur par ees maîtres et ses confrères de classe.Le jeune Collège de Charles Dapont, Joseph Deejardins Ste Anne ct l\u2019un des membres les plus brillants de l\u2019Académie et de la Société Painchaud, Il fut atteint d\u2019une maladie cruelle qui a résisté À tout l\u2019art et à toute la science des médecive.Lo bon Dien l'a porifié per la souffrance et sanctifié par l'amour.Au moment où ses confrères de classe entonnaient des chants de triomphe et d'allégreese, l'âme si belle et si pure de ce jouno étudiant rompait doucement l'enveloppe terrestre qui la retenait captive sur la terre, et elle s\u2019envolnit, sur les ailes des anges, dans le sein de D'ou pour y être heureux à jamaie.Du haut du Ciel, console tes parents affligés; prie pour eux.Abaisse aussi un regard d'amour sur tes condisciples qui aujourd'hui pleurent ta perte, toi qui les a édifiés par une vie exemplaire et un amour constant du travail.etre et CAUSBRIE AGRICOLE QUELQUES DETAILS ET SUGGESTIONS BUR LES MOUTONS AUJOURD'HUI EN OANADA (Suite).Le Linconshire (longue laine) \u2014Le Linconshire ost du nombre des plus gros moutons que l'Angleterre ait jamais possédé.Il est de race ancienne.Da tous les moutons anglais c\u2019est celui qui donnait le plus de laine.Ii appartenait exclusivement aux torres basses; on le pâturait généralement le long des marais sur les terres d'ailuvion, Ba grande valeur était sa toison.Le Lincoln n'a point de cornes.Il est haut et long, Arthur Desssint, élève de Philosophie | 4 Dessaint occupait une place distinguée au | P sa charpente est étroite, comparativement aux Loicesters of aux Cotswolds.Aujourd'hui, on fait de cette race comme on fait des autres grandes races en Angleterre, on l'a amélioré en ls oroissant aveo le Leicester Bukewell, de sorte que le Lincoln d'avjourd\u2019hoi n'est pas le Lincoln d'autrefois.Lo fait est que bientôt tontes les grosses races de l'Angleterre vont se confondre on un eeul type, dont le Leicester-Bake- rell sera lo modèle.II faudra chercher un autre nom pour cette espèce nouvelle.Les Lincolnehires sons encore rares en Canada.M.Cochrane on posséde sur ea ferme.Ils tiennent le milieu pour la taille entre ses Cotswolds et ses Leicesters.Ces moutons plaisent par leur apparence de force, leur charpente et leur laine sont grossières côté des races améliorées.Mais pour eroiger nos moutons canadiens, dont la charpente (en un mot toute l'ossature), est réduite à presque r:on, Ces gros 0s, 008 formes rustiques et même cette grosse laine ne sont pas un défaut.Donnone de la carcasse à nos montons, et si nous la couvrons de chair par uno bonne nourriture, nous aurone beaucoup de viande et de laine.Les climats nords, celui du Canada pour certain, l\u2019effet de diminuer le volume des os des animaux, et à moins d'y suppléer par des soins ex(raordinaires, le froid fera de petits animaux des grands.Si l'on fait attention aux nôtres qui sont pour ainsi dire les animaux naturels du pays, per le laps de temps qu\u2019ils y sont, On verra que les formes carrées dans la charpente manquent.Les os sont trop courts.I! y à cependant uolques exceptions, mais c\u2019est un fait pour ls géné- il est prouvé que le oroise- à longue et grosse laine, roduits dont la toison est pue longue que celles da père et de la mère.Des Lincolns purs ne prospère- raient pas dans co pays.Nos pâturagos ordinaires ne suffiraient pas, oar il leur faut beaucoup de nourriture; ils dépérissent dans des pâturages ras.La raison d'être d'un bélier Lincoln dans nos troupeaux #e- rait dono pour groseir l'espèce et lui donner plus de laine.Quant aux formes, le Lincoin est oncore loin du Leicester et du Cotswold, Le Cheviot (laine mitoyenne), \u2014Le Cheviot est un mouton de terre haute, ot il à pris son nom des Monts Cheviots, en Ecosse, hautos collines qui se trouvent entre ce psys et l'Angletorre.La taillo est celle du gros mouton canadien.Ce dernier lui ressemble lors qu'il est gras.Le Cheviot est très rustique, il peut vivre de fourrages grossiers.Comme le mouton canadien, il a les os petits, ses jambes sont fines, sa toison est partie grosse ot partie fino, Il a la tôte (mâles et femelles) do nos béliers.On le dit sans cornes.Son œil est très proéminent.On les oroise parfois avec le Leicestor.Le Cheviot serait bon pour renouveler le sang de nos troupeaux et par là les régénérer.Un véritable Cheviot ne donne pas plus do profit qu\u2019an bon mouton canadion, à soins égaux, cependant nous conseillons à ceux qui ne peuvent pas se proourér un meilleur bélier de se servir du Cheviot dans leurs trog- peaux ; il est certain que nos moutons ont besoin de sang nouveau.Etat économique de l'industrie des moutons.\u2014Le mons ton est un animal précieux qui réussit bien dans ralits, Quant à la laine, ment d'un bélier étranger avec nos brebis, donne des lus tassée, plus fine ot toutes les conditions agricoles où l\u2019on pout se trouver, 260 GAZETTE DES CAMPAGNES L'agriculture est elle arriéréo, le sol est-il pauvre, ln production fourragére est-ele faible, c'est le mouton qui tire le meilleur parti des grandes étend acs de ter.Trains où on est obligé de le Inisser en j'âturago.Au contraire, l'agricultare a-t-elle fuit des progrès, los péturages sont-ils devonus plus riches et plus abon dants, l'élevage des moutons est encore très avanta- goux, Dana le promier cas on ne pout, il cet vrai, en- tretonir que des races communes et peut exigeantes sous le rapport de la nourriture; muis dans cet état, les frais d'entretion sont si fuibles que les moutons donnent un profit net fort acceptable.Dans le second cas, la culture étant plus riche, la production fourragère plus abondante et plus variée, permet d\u2019entrote- nir des races plus exigeantes il est vrai, mais qoi engraissent plus facilement et donuent à la boucherie un poids considérable de viande ct produisent une laine do meilleure qualité pour laquelle on obtient un plus haut prix sur les marchés, les Inines les plus fines pouvant être avantageasement utilisées dans les manofactures de luinage que nous possédons dans le pays.Cependant, pour réussir dans la production des bêtes à laine, il faut d\u2019abord posséder un tronpeau 28- sez nombreux pour que le cultivateur, avec avantage, puiese lui donner tous les soins qu'il exige.Un troupeau de quinze A vingt bôtes exige presqu\u2019autant d\u2019attention que celvi de cent à deux cents moutons; la surveillance, dans les deux cas, doil être aussi exacte et les soins d'améliorations aussi nécessaires.Cependant le petit troupeau, comparativement aux soins qu\u2019il exige, ne donne qn\u2019un bien faible produit; de là il atrive qu\u2019on néglige ces soins pour les porter sur des spéculations plus importantes.Améliorations des bêtes à laiîne.\u2014On améliore le mouton comme les autres animaux de la fermo, par le bon régime et le choix des reproducteure.Le bon régime perfectionne les formes, agrandit la taille, augmonte la précocité; le choix des reproducteurs améliore la qualité de la laine et il exerce une heureuse influence sur Ia confirmation et la précocité.Les béliers surtout doivent ôtre choisis judicicieuse- ment, car devant chaque année saillir de trento à quarante brebis qui donneront chacun nu moins un sgneau, lours qualités bonnos ou mauvaises sont plus proprgéos que colles des brebis.Aussi le moyen umé- porateur le plus rapide est-il l\u2019emploi des béliers amé- iorée, Cependant lorsqu'on veut acclimater dans la localité une raco étrangère à laquelle on donne la préfé- renco pour le porfectionnement de nos races communes, il faut aussi importor des brebis et les choisir avec eoin, Co moyen est celui que l'on choisit le plus souvent, afin d'wiriver au porfectionnement désiré avec ie moina de dépenses possible, Les deux objets À atteindre dans l'amélioration des bôtes à lsine, sont la viando à bon marché et la laine de qualité supérieure.La viande à bon marché s\u2019obtient pur ln facilité de l\u2019engraissement des moutons, et l'on reconnait los laines de bonne qualité à leur finesse, À leur élasticité et leur douceur.Les défauts Qu'on doit chercher À fuire disparaître dans la laine, sont la présence des poils morts et ln diaposition qu\u2019a Ia laine à se feutrer ot A so taper, comme on le dit communément, : Afin d\u2019avoir la liberté do faire lo meilleur choix possible d'un bélier, on ne chAtre dans le jeune Age que la moitié des agneaux mâles chez lesquels la toison paraît bien inférieure.À la première tonte, on fuit un troisième choix.Pur ce moyen on se pourvoit d'on bélier dont l'influence eur l'amélioration de la laine est remarquable, Los jeunes beliers no doivent pas être employés à la reproduction avant l'âge de dix-huit mois.Ce qui donne suffisamment le temps d'étudier lear conformation, et les qualités de leur laine.Si ces jeunes bé- liera remplissent les conditions voulues, on les conserve comme reproducteurs, Si sur le nombre quelques-uns no tranamettent pas sûrement lours qualités, ils doivent être rejetés comme reproducteurs.Chez les grands éloveurs de moutons, chaque bélier à une marque distinctive qui est consignée dans un rogitre particulier et qui pormet de le reconnaître lorsqu\u2019il est nécessnire.Je poids de la toison doit aussi être recherché, Règle générale, un bélier qui ne possède pas une toison dont le poids est d'au moins le dixième du poids total do son corps, il n'est pas un bon reproducteur.Les améliorateurs de moutons ont remarqué qu\u2019il ost bien difficile de perfectionner en même temps les formes do l'animal et la finesse de la laine.Sur cent reproductions on on trouve à peine une qui transmettra À ses descendants ces deux qualités en même temps.On réussit mieux en améliorant le poids de la laine et les formes par les mêmes reproducteurs, parce que ces doux points sont obtenus par le même moyen : le bon régime.Alors, quand on veut améliorer les formes, recherchons particulièrement les béliers bien conformés; puis, ce point obtenu, perfectionnons la finesse de la laine par le choix d\u2019un bélier remarquable sous ce rapport.Dans l'amélioration des bêtes à laine, il y & un écueil contre lequel viennent se briser les espérances de beaucoup d'éleveurs.Il est nécessaire de chercher À augmenter le volume de nos moutons, mais trop souvent on veut atteindre ce but par l'influence des béliers de grande tuille: ce moyen a toujours de très mauvais résaltats, car il détériore les races plus qu\u2019il ne les améliore.Un soul moyen est convenable : c\u2019est le bon régime, c'est à-dire la distribution d\u2019une nourriture plus riche, plus abondante et plus variée, Par le fait même que lo régime est meilleur, les moutons deviennent plus grande, et au bout de quelques générations, la raco a été tellement transformée qu\u2019elle est À peina reconnaissable.Cela n'implique pus que l'influence du bélier est nallo dans l'amélioration des moutons ; au contraire, ello ost très utile pour le perfectionnement des formes et des qualités de laine.C'est pour atteindre ces deux buts que l'on doit bien choisir les béliers.\u2014( A suivre.) \u2014pre\u2014\u2014 Choix des reproducteurs pour produire de bonnes vaches laitières.Il faut, autant que possible, tirer les vaches laitières, ot surtout les reproductenrs, des contrées qui produisent les meilleures vaches, Sans doute on no doit pas espérer d'importer, avoo toutes leurs qualités, dans nos départements à climat Ch ann GAZETTE DES CAMPAGNES 261 \u2014\u2014 sec et chaud, les excellentes races laitières que pos- eddert les contrées où lo sol est frais, l\u2019air humide ot le ciel rouvent couvert; mais, comme les influences du climat, quoique très-marquées, n\u2019agissent qu'à la longue, les qualités des animaux importés so maintiennent pendant un temps qui varie solon les précautions que l'on prend pour les conserver; ot, pondant plusieurs générations, les descendants des individus d'une bonne race importée, donnent plus de lait que les individus d\u2019une race créée dans un lieu où les circonstances hygiéniques ne sont pas favorables 4 la lactation.Il ne faut pas oublier, en ontre, que, sous l'influence de circonstances particulières, qu'il est quelqu@ fois impossible de provoquer, il se manifeste, chez les animaux, des qualités que nous ne aurions produire à volonté, Nous pouvons supposer que les qualités laitières sont dans ce cae quand nous voyons la manière dont sont distribuées les races qui les possèdent.Dans tous les cas il est bien certain qu'il y a plus d'avantage, quand on veut avoir une race laitière, à l\u2019importer qu\u2019à chercher à la créer.IN est plus difficile de choisir des reproducteurs ur procréer de bonnes vaches à lait, que de choisir de bonnes laitières ; car il faut que les reproducteurs eddent, comme les bonnes vaches, des qualités ien développées, et, de plus, qu'ils aient la faculté de les transmettre à leurs descendants Essais\u2014Oette dernière condition n\u2019est indiquée par aucun sigue conna; nous pouvons cependant acquérir, par des essais, des probabilités quo les, animaux la possèdent : on doit, autant que possible éle ver les produite des vaches qui ont donné de bonnes laitières.Nous posvons supposer aussi l'aptitude à créer de bonnes vaches à lait, quand les signes qui annoncent les qualités laitières sont très-dévoloppés.L'appréciation de ces signes est même lo seul mo en que nous ayons de choisir les taureaux ; car \u2018essai n'est en général pas possible, attendu qu'il faut réformer ces animaux avant qu\u2019on puisse j:ger du mérite de leurs descendante.Nous n'avons pas à revenir sur le choix dos vaches.Nous dirons que le taureau destiné à la reproduction doit d'abord présenter les conditions fuadamentales des aptitudes : bonne santé, ample poitrine, digestion active; qu'il doit ensuite présenter les caractères qui, dans la femelle, indiquent une grande activité des mamelles: écusson proportionnellement étendu ; mamelons développés; propension à avoir do la graisse au sorotum et au périnée.Nous signalons la finesse des formes, la légèreté du squelette, la souplesse de la peau et le moelleux du poil, en ajoutant que ves caractères ne nuisent jamais et sont toojours avantageux quand on livre les ani maux à la boucherie.Du reste, ces caractères sont produits par les circonstances hygiéniques qui dévoloppent les qualités laitières.Sur les velles comme sur les taureaux, un tissu cellulaire abondant et graisseux dans le région sous- pubienne et des mamelons complémentaires, indiquent Que les artères sont fortement développées et que la Vie cat active dans cette région.On peut en déduire que les femelles auront de fortes mamelles et que les mâles procréeront de bonnes vaches.Pour les deux sexes on s'attachera aux caractères de raves; ils sont plus importants pour les reprodoc- teurs que pour les vaches dont on veut seulement tirer du lait.Hérédité.\u2014 Une vache d'une famille où même d\u2019une raco mauvaise pour le lait peut, par exception, être excellente laitière, et cola suffit ei l'on ne veut pas en tirer raco ; mais il ne conviendrait pas de la faire reproduire, car olle aurait peu do puissance pour transmettro les qualités oxcoptionnelles qu\u2019elle possède ; tandis que la vache, dont les qualités forment un caractère fixe, constant dans la famille, les communiquera À ses descondants presque avec certitude.Ces considérations sur la race ot la généalogie s\u2019appliquent au mâle.On recherchers dono un taureau réunissant, aux caractères qui, dans la vache, indiquent une abondante lactation, les conditions généalogiques dont nous vonons de parler; car l'expérience démontre que lo pèro transmet comme la mère des qualités lactiféres qui distinguent la race et la famille.Une vache n'ayant aucun signe des bonnes laitières fût-eile excellente, ne doit donc être omployée à produire des élèves qu\u2019avce une extrême réserve ; côr il est À craindre quo sos produits, mâles ot femolles, n'héritent pas dos qualités exceptionnelles qu'elle possède.Et, ressemblussent-ils à leur mère, ils seraient toujours d'une vente difficile et peu avantagouse, parce qu'ils no posséderaiont pas les caractères qu\u2019on recherche aujourd\u2019hui, sur les marchés, dans les bites nit.Il ne suffit pas pour l'élevour qui veut vendre ses produits, que les animaux possèdent des qualités, il faut encore que ces qualités se manifestent à l'ex'é- rieur par les signes quo nous connaissons.Pour faire sentir ln nécessité d'employer des reproducteurs qui réunissent mux caractères individuele indiquant de grandes qualités laitières, do bonnes conditions d\u2019hérédité, nous rappellorons quo les grandes qualités laitières des races domestiques ne se remarquent pas dans la vache sauvage, qu'elles ne se produisent que lorsque l'hommo suit\u2014par un régime particulier, par l\u2019action do traire, et par l\u2019éloignement des sexes, \u2014faire agir certaines forces naturelles plutôt quo d'autres; qu\u2019elles tendent à disparaître aussitôt quo ces forces\u2014ls nature du sol, los caractères du climat où ies propriétés des plantes \u2014agissent selon le plan primitif do la oréation ; de sorte que les animaux ont toujours de la tendance à dégénérer, à revenir à l'état naturel du leur espèce.O'est en observant soigneusement les animaux, en tenant note avec exactitude do leurs qualités ot de lours défauts, en éloignant de la reproduction coux ui semblont s'éloigner du type de leur raco, de leur amille, que nous pouvons les conserver dans l\u2019état où ils sont, L'expérience nous prouve que les caractères qui se tranemettent avec le plus de certitude tiennent aux organes les plus importants de lu vie : ainsi, les formos dos viscdres, da squelette, varient à peine, non-seulement dans los races des mêmes espèces, mais encore dans les diverses espèces des mêmes genres ; tandis que ceux dont la transmission, ei incertaine, semble tenir à un caprice do la nature, sout formés 262 GAZETTE DES CAMPAGNES por des organes superficiels, par la peau, les cornes, \u2019état du poil et le tompérament, Mais ce sont surtout les caractères, en qnelque sorte artificiels, produits sous l'influence do ls domesticité, et souvent plus nuisibles qu\u2019utiles à la sunté des animaux, qui varient le plus communément ; ile changent non-seulement selon les races d\u2019une mème espèce, mais aussi selon les divers individus d\u2019une mème race, d'uno même sous-race, et souvent d\u2019une même famille.Rappelons-nous ces principes élémentaires d'histoire naturolle, et nous comprendrons pourquoi des vaches, des taureaux bien marguée, quant sux écuszons, ont donné naissance à des produits qui ne leur ressemblaient pas, Comme le dit M.Lefebvre-Sainte-Marie, dans un rapport sur le système Guenon, l'influence des écussons est bien faible dans l'acte de la reproduction.A ce point de vue, ce signo n\u2019est presque rien en lui-mème.Il tient à l'état du poil, à uno particularité des plus fugaces, À ce aui est le moins héréditaire dans les animaux, Il n\u2019a de la valeur, comme signe de bons reproducteurs, que s'il est appuyé sur des ca- raotères d\u2019un ordre supérieur par lour tixité,\u2014squelette ample, reins doubles, croupe large, vaisseaux sanguins développée.Si, pour uno vache à lait, les signes locaux, l\u2019écusson en particalier, ont beaucoup plus de valeur quo les signes généraux, In race, la généalogie, il n\u2019en est pas de même pour les repro- teurs.Da resto, plus la corrélation centre ces signes sera manifeste, c'est-à-dire plus la faculté laitière sera liée à l\u2019état général des animaux, plus les chances de tranemiesion seront grandes; et, quand nous ne choisirons, pour la reproduction, que dos animaux offrant le double caractère de force générale ot d\u2019activité de l'appareil mammaire, nous en aurons rarement de mauvais.\u2014\u2014\u2014\u2014 Ce qui assure le succès dans une ferme.On ne savrait tirer avantageusement parti de l'exploitation d'une ferme sans que colui qui en est le propriétaire ot qui la dirige no soit intelligent, instruit, actif, laborieux, écocome et soigneux par-dessus toutes choses.Muis pour que ce cultivatour soit secondé dans ea noble vocation il faut qu\u2019il ait pour compagne une bonno ménagère.Le cultivateur qui tient À enrichir son exploitation doit surveiller les travaux de l'extérieur; la bonne ménagère, ceux de l'intérieur.Ils sont les doux chevilles ouvrières sans lesquelies rien ne pout marcher, rien ne peut produire, rien ne peut prospérer.Le chef de l'exploitation doit être tout à son affaire et ne rien laisser à désirer du côté du gavoir.Su digne compagne dirige et surveille presque tous les produits des bestiaux ; c\u2019est elle qui fait prospérer la maison, qui lui donne Get air d'ordre, d'arrangement qui convient si bien à toutes choses.Dans cette exploitation bien dirigée, partout rè gnera le plus grand ordre: sans ordre, le personnel marche mal, et tout le matériel est en souffrance ; avec le désordre dans lu maison ruralo, le mal augmente chaque jour, Jusqué ce que la ruine complète rive, ce qui no ee fait jamais bion attendre.Indices d\u2019une bonne prairie.Voici, d'après M.Louis Gossin, lea indices d'une bonne prairie: \u201c Le vert tendre est la nuance des meilleurs gazons, lo vort noirâtre est celle des mauvais; la bonne herbe est grasse et lente à sécher, ls mauvaise est dure, souvent cotonneuse et se fane rapidement ; un bon gazon est forme sous le pied, un gazon médiocre fléchit aisément; livrées au pâturage, les bonnes prairies eont tondues de très près, tandis que les mauvaises présentent toujours des plantes d'une certaine hauteur, auxquelles les animaux ne touchent qu\u2019à regret.\u201d rrr \u2014\u2014\u2014 ® Le poulailler.Nourriture des poules \u2014Quant à la nourritore des poules, deux systèmes sont en présence: 10.Celui appliqué per la masse des cultivateurs, qui consiste à ne domner aux pondeuses une nourriture plus ou moins substantiello et un peu suffisante qu\u2019à l\u2019approche naturelle do la ponte et pendant qu'elle a lieu, et à les maintenir à la diète pendant le reste de l\u2019année \u20142o.Le système qui, basant la quantité de nourriture à fournir sur le poids de l'animal, le rationne, Le premier mode n'est certes pas profitable, il est méme condamnable ; le second laisse à désirer dans la pratique, Dans le premier cas, il est évident que les poules auxquelles on ne donne pendant l\u2019hiver que tout juste de quoi ne pas mourir de faim, ne peuvent commencer à pondre que très tard, parce qu\u2019il faut tout d'a bord que chacune d'\u2019elle acquiert l'état d'embonpoint voulu par sa constitution, au moyen de la nourriture que l\u2019on se décide alors à lai donner et des insectes, des vera et des herbes qui se montrent aux premiers beaux jours.Dans ce système d'entretien, non-seulement on n'obtient pas d'œufs pendant l'hiver, mais on n\u2019en obtient que très tard et lorsque les pondeuses rationnellement entretenues en ont donné chacune de oin- quante à soixante-dix.De plus, depuis le commencement de l'hiver, les poules sont supposées trouver, dans leur parcours autour de l'exploitation et dans la cour, une nourriture suffisante; ce qui est vrai pendant quelques semaines seulement, parce que les volailles, battant toujours le même terrain, ne peuvent trouver le lendemain le grain avalé la veille.D'ailleurs les graines, bonnes et mauvaises, plus ou moins enterrées par le piétinement des animaux de tous gonres, gros et potits, qui parcourent sans cesse, surtout dans le voisinage des bâtisses, les terres dépouillées de leurs récoltes, germeat à la moindre pluie, perdant ainsi la plus grande partie de leurs qualités nutritives.C\u2019est au moment où cesse cette ressourco, bion exagéréo, que les premières atteintes de la mue se font sentir, et la ponto s'urrête en septembre, pour ne recommencer qu'en avril.Avec ce système, on n'obtient certsinement pas plus do cinquante à soixante œufs par poule.Nous savons bien que, dans le troupeau de pondeuses qui pouplont une fermo, il y & parfois quelques poules d'élite qui, soit que, poussant plus loin au pAturage, elles trouvent des graines, des vers, des inseotes et des herbes qui font défaut aux autres pondeuses ; soit jque, plus actives sur les famiers et dans lea gouries, - GAZETTE DES CAMPAGNES elles se procurent on suroroit de pitence; soit que, absorbant, dans un temps donné, une plus grande nourtituro distribuée que leurs camarades; roit enfin quo, pourvues d'un estomac mieux conditionné, elles s'aesimilont une plus forte proportion de la nourriture consommée, pondent tard et de bonne heuro.Mais ces bêtes sont des exceptions, toujours en très petit nombre, et il y à des fermes où il y a quatre- vingte A cent poules dont on n'obtient pas cent œufs du ler novembre au ler mare.Le système qui coneisto à déterminer la quantité de nourriture qui doit être fournio à un animal d\u2019après son poids à certainement en valeur, et il faut savoir gré Aux savants qui l'ont formalé ; mais les indications qu'il fournit ne doivent encore être con- pidérées que comme des jalons et non être prises à la lettre.Un cultivateur qui appliquersit rigourouse- ment co eystéme éprouversit parfois de graves mécomptes.En effet, selon l'âge, le volume de l'animal mis en observation, selon l\u2019état de son estuinac, selon la tem pérature, le rapport de la ration d'entretien au poids vif n\u2019est plus le même.Les jeunes animaux consomment plus que les vieux, parce qu\u2019ils ont à fournir, en outre de leur entretien, au complément de Jeur accroissement.Si l'on prend deux animaux de mêmo espèce, de méme âge et de même poids, il arrivera souvent que la ration d'entretien de l\u2019un sera insuffisante ou trop forte pour l\u2019autre, parce que celui des deux dont les organes digestifs sont les plus parfaite s\u2019assimilera une plus grande somme de substances nutritives que l'autre.Selon is température, la ration d'entretien pout varier presque du simple au double, L'homme le moins observateur eait qu\u2019il consomme plus d\u2019aliments lorsque le temps est froid que loraqu\u2019il est chaud.Par des expériences faites sur la respiration des potits animaux, On & constaté qu'À la température de zéro ces animaux brûlent uue quantité do carbonne gévéralement le double de celle qu\u2019ile consomment à fa température de 40 degrés.Or, où est pour l\u2019homme et pour les animaux la source du carbonne qu'ils con- eomment ?.Dans les aliments qu'ils absorbent.Enfin, la ration de production, de travail, varie d'un jour à l'autre, selon la fatigue éprouvée par le travailleur, homme ou bête.Pour ces motifs, on ne pout admettre comme rationnel le système du rationnement, ni pour les hommes ni pour les animaux, lorsque surtout des uns où des - autres on exigé du travail, ou des derniers un pro- doit : lait, chair, graisse, œufs, eto.Il n'y a pas à léeiner, les pondeuses doivent toujours avoir de la nourriture à discrétion.Plus elles sonsomment, plus elles donnent de profits aux oulti- vatours.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Choses et autres.Nécessité pour un cultivateur d'avoir des notions de médecine vétérinaire et de savoir reconnaître si un animal est malade \u2014Dans la médecine vétérinaire, où l\u2019on ne peut pas même, comme dans ln médecine humaine, interroger la malade, il est si facile de confondre des maladies très différentes, qu\u2019un cultivateur 10éme expérimenté court grand risque, quand il soigne un animal malade, de compromettre sa vie au lieu de Ja soulager.Cependant teut cultivateur doit posséder au moins quelques notions de médecine vétérinaire et d\u2019anatomie, pour être en état de donner des soins aux bites dans les maladies et les ao- cidents les plus simples, Mais les cultivateurs instruits, de même qne les ignorants, doivent ôtre bien convainous qu\u2019il vaut beauconp iLieux prévenir les maladies qu\u2019avoir à les traiter, et que des soins intelligents et un bon régime sont préférables à toute la science vétérinaire qu'accompaguerait le désordre, 1lineurle, la bratalité dont on n si souvent le triste apectacle.Les cultivateurs craignent, non sans raison, de dépenser de l'argent; eouvent la valeur d\u2019an animal malade est si faible qu\u2019il vaut mieux risquer de le perdre en le soignant soi-même que de le foire soigner par un vétérinaire ; les vétérinaires sont done rarement appelés.Aussi est-il très important pour tout oultivateur d'observer ses bêtes, afin d'acquérir ce conp- d'œil exercé, cette habitude du muniement à l\u2019aide desquels il peut juger avec certitude l\u2019état d'un Lôte, et s'assurer qu\u2019elle est en psrfnite ennté, qui lui permette de reconnaître uelles causes ont produit le mul et quels moyens peuvent le aire disparaître.Pour cela, il faut abord aimer les bôtes ; nous ne nons lasserons pas de lo répéier, nimer les bôtes est 1e plus sfire garsutie de succds, dans \u2019élevoge, dans l\u2019éducation et dans l'emploi, quel qu\u2019il soit des animaux.Celai qui vit beaucoup avec les bôtes, qui les observe bien et qui les aime, parvient à les comprendre.Des animaux domestiques \u2014Pivota et soutiens d\u2019ane cultare dien entendue, les animaux domestiques, premiers auxiliaires du cultivateur, contribuent puissamment, par leurs services et lenrs produits en tout genre, à 1n bonté du sol, à l'amélioration progressive de l\u2019agrioulture, par couséqnent à l\u2019aisanoe du cultivateur, Plus les bestiaux sont nombreux, plus 1a terre a de valeur et plus on a d\u2019intérôt à en voir les races, brillantes de santé, 6e multiplier et fournir à Vinduatrie et au commerce un nouvel essor; c'est ainsi que touf s\u2019enchaine dans le vaste domaine de l\u2019économie rurale.Employez tout le sol gui vous appartient, mettez tout en œuvre pour l\u2019amener à une grande fertilité, et vous trouverez autour de vous les ressources nécessaires pour nourrir vos enfants et vos bestianx.Quand ls terre_ produit d'excellents fourrages, les animaux viennent bien, fournissent d\u2019excellente engrais qui entretiennent Ja propriété dans un état convenable d\u2019abondance et de prospérité, et par leur nombre, les avantuges qu'ils offrent À chaque instant.Il ne suffit point de veiller à la conservation, à Ja mi - oation et à l\u2019amélioration des races de Lestiaux, de oo ne npe bonne nourriture ; il faut encore les traiter avec douceur, Jeur épargner les souffrances et 1se visiter souvent.L'animal est un être seusible; a\u2019il est traité convenablement, l'esclavage auquel il est réduit lui est supportable; mais si l\u2019homme est en état de guerre continuelle avec lui, il cherche à lai résister, il devient rétif, dangereux ; le contrainte ne sert qu\u2019à l\u2019exciter davantage, les coups de fouet lo poussent à la révolte.Ce que peut faire le vrai mérite.La vente sans précédent du Sirop allemand, de Bosch: pois à quelques années, à étonné le monde.C\u2019est sans ho, de remède le plus sûr et le meilleur, qui ait jamais été découvert pout la guérison prompto et efficace du Rhnme, de ls Toux et les troubles les plus sévères nu poumon.Il agit d\u2019après un principe différent des prescriptions ordinaires données par les médecins, car il ne guérit pas une toux en laissant la maladie encore dans le système, mais au contraire, il éloigne la cause du mal, guérit les parties affectées et les Inisse dans une condition purement saine.Une bouteille gardée à la maison ponr en faire usage quand la maladie vient épargners le mémoire du médecin et une longue maladie.Un essai vous convaincra de ces faite, Se remède ost posttivemont vendu par tous les rogui et les marchands en général.Prix : 7 de grandes bouteilles.8 5 cents pour Er RECETTES Diarrhée chez les veaux.Les veaux aont sujets à une diarrhée euite d\u2019indigesti Le remède à cette ladle est un verre de vin iy \u2018de moitié d\u2019eau; on le fait ler froid à l'\u2018 demi-heure avant lo repos, er froid à l'animal © noe 264 GAZETTE DEN UAMPAGNES Thaër indique nour remède un mélange d\u2019une once de rhubarbe et d\u2019une detni-onco de crème de tartre (bitartrate de potasse).On fait macérer ces substances duns de l\u2019eau pendant quelques heures ; on filtre, et on donne cette boisson par cuillerée au veau malade, trois fois par jour, tne heure avant le repas.on peut guérir avec anccès un veau atteint diarrhée, en lui faisant boire deux onces d'amandes nmères pilées puis bouillies dane une demi-pinte de lait.Les œufs avalés crus sont un remède très simple pour un dévoiement sans complication.Moyen de reconnaître s'il y a du coton dans le drap.Quand il y a du coton dana le drap, In couleur change bientôt vû que Ja teinture n\u2019est pas aussi dnrable sur le coton que Ia laine, et ces tissus ne valent pas non plus ceux de Iniue pure.Voici un moyen simple de s\u2019en assurer: On prend un échantillon de l\u2019étoffe À essayer, en Ja défile et on introduit Vextrémité des fils dane lu flamme d\u2019une chandelle où d\u2019une lampe ; ei lo fil est cn coton, il IiNlera avec rapidité jusqu\u2019à l'endroit où on le tient dans les doigts ; si nn contraire c\u2019est de la laine, alors l'extrémité se globulisera, cessera de brûler en retirant le fil dela lumière et exalers une odeur de lune brûlée qu\u2019il est difficile de méconnaître.Chemin de Fer du Cap Breton.Sec-Detroit de Canso à Grand Narrows.Soumissions pour les Travaux de Construction, DES SOUMISSION CACHETÉES, adressées an soussigné et eudossées * Soumission pour le chomin de fer du Cop Breton\u201d aeront reçnes À ce bureau d\u2019anjourd'hui à mercredi midi, le 6 JUILLET 1887, pour certaine travaux de construe- on.Les plans et devis soront livrés à Pexamen au burenu de l\u2019ingéniear en chef et géraut général des chomins de fer du Gouvernement à Ottawa, et aussi an bureau du chemin da fer du Cap Breton à Port Huwkesbry, C.B.le et après le sixième jour de Juin 1887, où l\u2019on pourra ko procurer, sur application, les spécifications générales et les formules de soumission.Anonno soumission sera considérée à moins qu\u2019elle ue soit produite sur los formules imprimées et qu\u2019on ne ge soit conformé à toutes les conditions.Par ordre, A.P.BRADLEY, Secrétaire, Département des chemins de fer et canaux, } Ottawa, 27 mai 1887 10 juin 1887, CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, COUR SUPÉRIEURE, District de Kamouraska No, 922.MADAME EMERENCE PHAUCAS pir RAYMOND, éponse de Vincent Phaucas dit Raymond, cultivateur, de Ste Rose du Dégelé ct le dit Vincent Phaucas dit Raymond mis en cause pour assister et autoriser en dite éponse, Demandeur, 8, CLEMENT PHAUCAS prr RAYMOND, cultivateur, ci-devant de Notre-Dume du Lno T'émiscouata, maintenant nbsent de cette Province ot actuellement aux Etats-Unis d'Amérique, Défendeur.Il est ordonné au Défendear de comparaitre daus les deux mois, PELLETIER & PERRAULT, P.C.8.Fraserville, 31 mai 1887, 10 juin 1887.Taureau à vendre Un taureau âgé de quatre ans, dompté et très doux, provenant d\u2019une très bonna vache laitière.Son père a été vendu sept cents piastres ($700.00), Il est le neven de Mary-ann qui a donné 861 livres de bevrre dans onze mois.Pour prix, J - dresser au soussigné, à Nicolet, PQ.FABIEN BOISVERT.10 juin 1887.A VENDRE A LA Ferme-modèle du Collège de Ste-Anne.Veaux pura Ayrehires, avec ou sans 3 eoch Berkebirews blé da la Mer Noire, de cholss 7001005 cochons S'adresser à JOSEPH ROY, Chef à \\ 14 avril 1887.of do pratique, A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK B'adresser 4 M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jacques, MONTREAL A VENDRE poltsines Ayrshire : veaux mâles et génisses, pure race, avec Aussi : Montons Cotswold, de choix.B\u2019adresser à J.B.BEAUDRY, 8r Marc, Comté Verchères, P.Q CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1886-Arrangement pour la saison d\u2019hiver-1887 Le et après lundi, 14 juin 1È66, les trains de ce chemin partiront de la Station de Ste Anne (le dimanche excepté) somme suit : PourLévis.Pour Lévis.Pour St-Jea Pour Lévis.Pour ls Rivière Pour la Rivière-du-Loup Tous les trains marchent sur l'heure du temps convention nel de l\u2019Est, ° D.POTTINGER, Surintendant en chef Bareau du chemin de fer, Monoton, N.Bk., 22 novembre 1886, "]
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