Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 10 mars 1887, jeudi 10 mars 1887
[" y ry XXIV \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ste-Anne de la Pocatidre, P, @.10 mars 1887 \u2014 No.20 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT TOUS LES JEUDIS Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULEX.L'abonnement peut dater du 1er de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de Vannée.On ne r\u2019abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au' Bureau du soussigné, UN MOIS ævant l'expiration de l\u2019année d'abonnement, et Les arrérages alors devront avoir été payés; si non, l'abonnement sers censé continuer, mal- v6 méme lo rafus do la Gasetto su Bareau de Poste.Toit ce qui concerne la rédaction et Penvoi de correspondances doit être adressé A Fomax H.ProuLx, Rédacteur-Propriétaire.Gérant EZoector A.Proulx.Tout ce qui concerne les abonnements à Is Gasetie des Campa, et les annonces À être ubliées dans ce journal, doit ôtre adressé à Hooter A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, eto.à centins par ligue Pour annonce à long terme, conditions libérales.Ceux qui désirent s'adresser tout partionlià- rement aux oultivateurs pour la vente de torres inetruments d\u2019agricultare, oto., ete, trouveront avantageux d'annoncer dans os journal.EEC ABONNEMENT : #1 PAR AN } oe Bi Ia guerre cet in dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit on être 1a première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.ABONNEMENT ; $1 PAR AN \u2014 a SOMMAIRE.Revue de la Semaine: Ouze nouvelles paroisses dout la fondation est dfia an zèle de M.le curé Labelle.\u2014Avantages qu'offre la Gaspésie, pour la colonisation.\u2014M.l\u2019abbé Raymond Casgrsin et les Acadiens.Cauecrie À lo : Manipulations de lait dans une laiterie (Swite.) Fabrication du beurre.Beis divers : Lo Poulalller : Les oufs pour ls couvaison ; mploi du coaltar dans un poulailler ; Soins à donner anx 2 destinés à être courés ; Nettoyage du poulailler ; Blé rôti donné aux poulets \u2014Observations sur les difionités agricoles.\u2014Les composts.\u2014Les effets d\u2019une bonue culture.\u2014 Les assolements.Chosce et autres: \u201c Le Pionnier Canadien, \u201d nouveau journal publié à Montréal.\u2014Le premier veau d'une vache.\u2014Prépa- rations aux travaux de culture.Racetios : Ciment pour coller le marbre.\u2014Moyen d'enlever 1a touille du fer.: PE EE A nos abonnés relardataires\u2014Nous prions instamment ceux ui nous doivent des arrérages pour abonnement À la Gasette 3 Campagnes de nous les faire parvenir le plus tôt possible.Nous avons grandement besoin de ce qui noua rst dd afin de faire honneur à nos propres affaires.Ces arrérages nous sont absolument iudispensables pour payer les frais d'impression, de papier, oto, vécessités pour la publication de notre journal.Les deux ou trois pisatres que nous recevons actuellement chaque semaine, pour abonnement à ls Gasette des Campagnes ne suffisent certuinement pas.Cenx qui ont à cœur l\u2019existence de notre journal se feront, sans doute, un devoir de nous payer leur abonnement au plus tôt.coc > EN VENTE AU BUREAU DE LA \u201c GAZETTE DES CAMPAGNES \u201d INSTRUCTIONS POPULAIRES SUR LES SOINS A DONNER AUX ANIMAUX MALADES.\u2014Prix, 15 cts.LE PARFAIT MARECHAL EXPERT MODERNE, manuel complet de l'amateur et du marchand de chevaux, de Vartiste vétérinaire et du maréchal ferrant, ouvrage extrait des meilleurs auteurs anciens et modernes; miseu ordre et complété par M.Murcelicour, artiste vétérinuire.Prix : 35 ota, \u201c Le mouton, \u201d traité ad sur l\u2019éluvage des moutons on Canada, par Engdne C , écr., nteur, membre da Conseil d\u2019agriçulture de la province de Prix, 16 ot REVUE DE LA SEMAINE Onze nouvelles paroisses.\u2014Nous apprenons quo Mlo Curé Labelle vient d'acheter onze cloches, destinées aux églises des onzes paro\u2018sses nouvelles, érigées dans les comtés du Nord.Ces cloches seront bénies par Ss Grandeur l'Archevêque de Montréal à l\u2019église Notre-Dame, le 15 mai, jour de la oanonisation de Saint Isidore.L'Apôtre de la colonisation à fini à force de dévouement, de sacrifices et de travail énergique, par intéresser de nombreuses personnes à son œ:vre patriotique et humanitaire.L'indifférence et l\u2019apathie que l\u2019on témoigne toujours aux bienfaiteurs de l'humanité, commencent À se dissiper, et l'œuvre du digne ouré Labelle est difinitivement entrée dans la voie du succès, La visite que le curé Labelle a fait en France, l'an dernier, n\u2019a pas été eans résultats, et les colons agricoles qui se sont déjà établis dans les paroisses du Nord, guidés et conseillés sans arrière pensée par des pers.nnes qui veulent réellement établir un mouvement d'émigration sérieux et durable entro la France et le Canada y sont en pleine prospérité, L'érection de paroisses nouvelles dans le Nord, donnera un nouvel élan à ln colonisation, et c'est co qu'ont compris les généreux citoyens qui se sont jointe au ouré Labelle pour mener financièrement la chose à bonne fin, Monsieur et Madame Bonaparte-Wyse ont désiré être purrain et marraine de deux cloches destinées aux onze paroisses nouvelles, comme symbole de I'union, de l'amitié, et des relations commerciales qui doivent exister entre la France et le Canada, L'une de ces cloches porto comme inscription : Lucien, France, Canada ; l\u2019autre: Claire, France, Canada.L'honorable M.Chapleau a également offert une des cloches ; elle portera l\u2019inecription Adolphe, Colonisation. 154 GAZETTE DES CAMPAGNES Nous sommes certains que les citoyons ne manqueront pas, qui eolliciteront l'honneur de devenir par rains de ces cloches qui sppelleront aux offices divins les courageux colons qui développent aux prix d\u2019un rude travail la richesse de notre pays, On peut devenir bienfaiteur à bon marché, les frais du parrain ne devant s'élever qu\u2019à £100, Ces onze cloches sont destinées aux cantons ani.vante : Shipton, Archambanlt, Saint-Michel de Wanworth, Arundel, Ponsonby, Amherst, Marchand, Lynch, Minerve, Kiamika et Preston, Les nouvelles que nous avons reçues da ces cantons sont excellontes.Dans le canton de Lynch, par exemple, une ferme située sur La Rouge, à cent milles de l'Ottaws, vient d'être vendue pour 82,000.Ceci prouve la valeur acquise par les fermes bien défrichées et bien exploitéos\u2014 La Presse, Avantages de la Gaspésie pour la colonisation \u2014 Nous empruntons au Pionnier Canadien l'extrait avivant d\u2019un article ayant pour titre ; * De ia Buie des Chaleurs au Lac Témissamingue : \u201d «1.\u2018* L'opinion n'est que trop accréditée que le olimat de la Gaspéeie est froid et inolément ; que son sol, couvert de rochers dénudés, est peu généreuz ; Que ses forêts inaccessibles n'ont rien À offrir au commerce ; que cette région enfin n'est Lonne A habiter que pour une population de pécheurs rudes et grog- siers: opinion erronée en tous pointe.La Gaspésie a un sol excessivement fertile et très bien adapté aux opérations agricoles; son olimat cst splendide et eut même passer pour l'un des plus beaux de tout le Canada ; sea larges rivières qui fourmillent de poissons pourraient devenir à peu de frais autant de voies de transport de première classe ; ses immenses forêts, peuplées d'essences utiles, sont capables d'alimonter pendsnt longtemps un commerce très étendu, « M.Alexandre J, Russell, qui a eu l'occasion de bien étudier lo pays et dont l'opinion est digne de tout crédit, s'exprime ainsi à l'égard de la région avoisinant la Baie des Chaleurs : * Le comté de Bonaventure, situé sur la Baie des Chaleurs, grâce à la supériorité de ron sol ot de son climat, msia surtout à cause de ses moyens faciles de communi :ation avec l\u2019Europe, offre a la colonisation autant d'avantages que les cantons de l'Est et vaut presque les meilleures contrées de l'Ottawa.Son sol çe compose d\u2019une marne riche et généreuse, exempte de pierres, 11ème sur les plateaux qui couronnent les hauteurs; ii n'est incultivable que là où la chsrrue ne peut pusser, Il produit d\u2019abondantes récoltes de blé de printemps, d'avoine et d'orge d\u2019un rendement plus fort à l'aore et de meilleure qualité que les récoltes obtenues dans les comtés du St Laurent, * On peut dire la méme chose de la côte de Gaspé, dont les pêcheries sont très productives.\u201c L'intérieur du pays, on gagnant vers le St Lau rent le long de la ligne adoptée par le major Rob.n- son pour ia localisation de l'Intercolonial, présente partout un sol généralement fertile et propre à lu culture, autant que je puis en juger par l'expérience que j'en ai eue dane In conatruction de cent milles do chemin.\u201c O'eat là la région Ia plus salubre et la plus pittoresque qu\u2019il soit potible de trouver dans be limites de la Puissance.température de l'hiver y est de dix À quinze degrés plus élevée qu'a Québeo ot ln heise qui soufle du côté la mer, en été, vient rafralohir ses riches vallées et les flancs arrondis de ses ool- lines, .* Les rivières peuvent y être remontées sans interruption depuis fore embouchures presque jusqu\u2019à leurs sources par de larges chalands remorqués au moyon do chevaux et le freight de ees ports pour l\u2019Europe coûte environ une pisstre par tonne de\u2019 moins que de Québec.Soit sur terre, soit sur mer, le co'on qui s'établit dans ces parages est sûr d'y trouver matière À son aotivité, \u201d ; \u201c Les comtés de Guapé et de Bonaventure, dit à son tour lo commandant Lavoie, seraient à l'heure qu\u2019il est les plua prospères du pays si, dès l\u2019abord, le riche marchand et le pécheur avaient compris, comme ile le comprennent maintenant, toute l'importance qu\u2019il y a, fon seulement pour eux-mêmes msis pour le pays en général à ae livrer à la culture da col, surtout lorequ'il est ei facile d'en maintenir la fertilité.4 Cette région qui a un développement do côtes dà deux cent vingt-quatre milles, offre les plus grandes facilites possibles pour ls pêche.Avec un sol égal à ce qu'il y a de mieux dans le pays, le colon y reu- contre des avantages qu'il ne peut trouver ailleurs.Le sol et la mer fi procurent abondance de vivres et il peut srriver à la richesse en quelques années s\u2019il suit bien ordonner son temps et son travail.\u201d \u201c Ecûn, M.J.C.Langelier, avocat distingué de Québéc, qui a voyagé pendant plusieurs années dans Iu Gaspésie dans un but d'étude autant que d'agrément, termine ainei une magnifique esquisse qu'il « publiée sur cette partie du Bas-Canada : \u2018* La Gaspésie offre à l\u2019émigrant des avantages incontestables ; elle loi assure non-seulement sa subsistance dès son arrivée, maia lui promet de pouvoir s'y créer en pou de temps un patrimoine respectable, d\u2019aesvrer l'avenir de ses enfants et môme d'arrivez à la fortune.Comment pourrait il en être autrement dans une région où abondent des ressources de toutes sortes.Le sol y est partout fertile et aisé à cultiver, égal au meilleur gol du pays; les forêts avec leurs richesses permettent de faire un commerce étendu et profitable; la pêche y est abondante, facile, ouverte À tous et sûro de trouver un placement pour ses produits, * Sous aucun rapport on ne peut trouver de pa; plus avantageux que la Gaspésie, spécialement la région voisine de la Baie des Chalours.Lies chemina sont bons, les moyens de transport aisés et peu co teuz, le climat sain, doux et des mieux adaptés à l'agriculture ; les paysages y sont magnifiques, on y trouve dos églises, des écoles, une administration civile et religieuse qui ne laisse rien à désirer; enfid, une Population paisible, morale, honnête et sympa- tique.En un mot tout s\u2019y rencontre pour rendre la vie douce et agréable.\u201d Pour ceux que des témoignages aussi importante no euffiraient pas à convainere et qui ont besoin de toucher pour croire, noua sjouterons que, pendant l'automne de 1885, on pouvait admirer dans les ba.reaux de lu \u201c Minerve\u201d A Montréal, des échantillons de pommes de terre, de carottes, de betteraves et de navets provenant de ls Pointe St-Pierre, à l\u2019extié- mité de ln Gaspésie et que, en quel que ce agit ils \u201c2 \u2014me- > I) GAZETTE DES OAMPAGNES \u2014 n avaient rien À redouter de la comparsison aveo les roduits choisis de la culture du Nord Ouest quo l'or it passer eous nom yeux avec grand renfort de réclame.Nous rappellerons avesi que, lors de la première exposition internationale qui eut lieu 4 Londres en 1851, c'est le blé de la Gaspésie gni s obtenu le premier prix et enfin que, en 1878, le Gouvernemont le Québeo ayant fait faire pir toute la province des expériences sur la culture de la betterave à sucre, ce sont les racines envoyées au Département de l'Agricultare par le comté de Bonaventure qui, à l'analyse, ont accusé la plus hante richesse ssccharine.M.l'abbé Raymond Casgrain et les Acadiens \u2014 À la séance régulière de l\u2019Union Acadienne, Shédiao, N.B,, tenue le Ter mars, sous !a présidence de M.Anselme Léger en l'absence de-M.le Dr Belliveau, il & été proposé par M.Plaoide P.Gaudet, appuyé par M.J, Val, Bourque, et adopté à l'unanimité : Attendu que la partie de l'histoire de l\u2019Acadie comprenant l'époque écoulée entre l\u2019expulsion des Acadiens et Is Révolution américaine, c\u2019est à dire de 1755 à 1775, n'avait été josqu\u2019à présent traitée par les historiens que d\u2019une manière très imparfaite et même erronée ; ; Attendwque M.l\u2019abbé H.R.Caegrain, canadien- français descendant d\u2019une famille illustre, littérateur distingaé, historien impartial et véridique, et ami sincère du peuple acadien a daigné combler ja lacune ul existait dans cette page de notre histoire, par deux ouvrages d\u2019une érudition profonde, le premier intitulé : UN PELERINAGE AU PAYS D'EVANGELINE, Où sont racontée sous leur vrai jour les détails navrants de l\u2019espuision des Acadiens, et qui fot lu devant la Société\u2019 Royale du Canada le printemps dernier, et ensuite reproduit des journaux canadiens dans le Courrier des Provinces Maritimes \u201d ; l'autre ayant ur titre : LEs ACADIENS APRÈS LEUR EXPULSION, 1755 bs, publié dans le © Paris Canada\u201d, à Paris, et reproduit dans les colones du \u2018\u201c Moniteur Aoadien\u201d, ot od l\u2019on tronve cette partie si palpitante de notre histoire restée jasqu'à présent inédite et connue que d'un très petit nombre ; Résolu, que l'Union Acadienne, de Shédiac, est ana- niîme à reconnaître que ies deux ouvrages do M, l'abbé H.R, Caggroin sont les plo complets, les plus véri- digues et les plus détaillés qui sient éncore été fr bliés sur l\u2019époque néfaste de l'histoire de l'Acadie, 1785 à 1775, et tout Acadien qui aime son pays de- Yrait en prendre connaissarce pour avoir une idéo © des cruantés qu\u2019endurèrent nos ancètres au de ls tourmente ; ole, que l\u2019Union Acadienne offre à M.l\u2019abbé HR.Casgrain, ees plas humbles ot profonde remeroie- ments pour l'intérêt marquant et fraternel que porte À notre race ce savant abbé en défendant de ss vail- Jante plume la «cause de nos ancôtres coutre les avancés meneongers qu'on trouve duns certains an- tobrs anglais, et en faisant connalire notre bistoire à l'étranger, surtout dans la belle France, d'où sont venus nos ancêtres; et en disant à notre ancienne mre patrie que, malgré l'abandon qu'elle 5 fait de sa file, et Ia terrible et barbare spoliation de 1755 \u2014 oi a arraché du foyer de I'Acadie six mille de ses fu pour les transporter comme de vils troupeaux sur des terres étrangères et inhospitalières, les dix mille 156 autres échappant à Ia déportation en se cachant dans les bois et on passant au Canada,\u2014en disant à la France qu'il reste encore aujourd\u2019hui dans les provinces maritimes de la Puissance du Canada, 110,000 descendants des martyrs de 1755, loyaux sujets de Sa Majesté Britannique, mais dont le cœur n\u2019en reste pas moins français ; Résolu, que copie de ces résolutions soit envoyée À M.l'ubbé Ceagrain, et au \u2018* Moniteur Acadien \" et le « Courrier \u2018les Provinces Maritimes \u2018, avec prière de publier.Ans.M.Léarn, Président pro tem.PraoiDs P.GaupeT, Secrétaire.CAUSHRIE AGRICOLE DE LA LAITERIE (Suite).Manipulation du lait dans une laiterie \u2014Aussitôt la, traite des vaches terminée, il faut distribuer le lait dane des yases où on le fait crémer après lavoir passé dans un couloir; il faut mettre doucement ces vases 4 la place où 1ls doivent rester.Si, pendant les fortes chaleurs de l'été, poor refroidir le lait, on met les vases dans un endroit plus frais que sur les planches, il faut transporter ces vases avec beaucoup de précaution, aân de remuer le lait le moins possible.Généralement on écrème le lait que lorsqu\u2019il est caillé, alors la crème est plus ferme et se recueille mieux : par ce moyen un pout faire de très bon beurre, pourvu que la crème ne séjourne pas très lon- temps sur le lait.D'ailleurs on a aucun intérôt à luie- ser vieillir la crème, car en vieillissant elle perd ea quantité et on qualité.Cependant le beurre le plus fin est fait aveo de la crème reoueillie sur du lait doux, lorsque celui ci est encore très fluide, Si l'on choisit ce dernier mode, le moyen le plus favorable à l\u2019écrémage se fait aux signes suivants : lo La orème a beaucoup de consistance ; Ba séparation d'avec le lait est complète : ca que l'on reconnaît en détachant avec un couteau la crème des bords du vase; Zo.la couleur jaune de la orême se détache sensiblement du luit qui est alors d'une teinte bleuâtre.Ces deux signos étant réunis, on reconnaît qu\u2019il est temps d\u2019écrémer.: L'heure à laqueile on levers la orème dépendra né- cessairemen* des circonstances dont nous venons de parler, et quoique, d\u2019après le plan sur lequel une laiterie est bâtie, une température égale doive généralement y régner, cependant il n\u2019ost pas inutile d'observer que le meilleur moment pour lover la crème pendant les mois les plus chauds de l'été, c\u2019est le matin avant le lever du soleil.Pour l'hiver, l\u2019houre de lever In crème est entièrement subordonné aux oir-_ constances.Pour lever la crème, il faut placer les vases & lait sur une tablo, séparer la crème des bords des vases auxquels elle tient, par le moyen d\u2019un couteaa d\u2019ivoire très mince et fait exprès pour cet usage; on le passe tout autour du vase ; puis il faut attirer donce- ment la crème vers un des côtés du vase par le mo- Jen d'une écrémoire fuite en buis oa autre bof très dur (pour (que l'on ait pu la tailler très mince d\u2019un 156 GAZETTE DES CAMPAGNES côté), et l'on enlève alors la crème avec soin, de ma nière à l'avoir toute sans lait avec elle, e'il est pos- aible.Cette opération demande une habileté qui ne peut s'acquérir que par l'habitude; muis de la manière dont elle est faite dépend en partie le succès dans la quantité et la qualité du beurre ; car, si on Inisse de lu crème, on perdra nécessairement une quantité de beurre proportionrée, et.si l\u2019on prend du lait avec la crème, cola nuira À Ia qualité du hourre.Dans les journées chaudes, on doit faire deux écrémages par jour, un chaque traite; mais dans les temps froide, on peut n'écrémer qu'une fois.Dans tous les Gas, On ne doit jamais attendre que le lait soit sûr pour écrémer, la qualité du beurre en souffrirait.Quand la crème est ainei levée, il faut de suite la mettre dans un vase à part pour la garder, jusqu\u2019à ce qu'on en ait une quantité suffisante pour faire du beurre, Si la quantité de lait aveo laquelle on & à opérer n\u2019est pas considérable, on peut se servir d'un vase de grès.Dans une grande laiterie, le vise qui convient le mieux pour garder la crème est un baril degpois, bien fait, d'une grandeur proportionnée à la quantité de crème, ouvert d'un bout, et avec un couvercle qui ferme exactement.Au bas de ce baril, près da fond, il doit y avoir un trou avec un bouchon de liège ou un petit robinet, afin de retirer de temps en temps par là toutes les parties claires et aqueuses gi pour- Taient ee trouver dans la crème, et qui en séjournant avec elle, nuiraient beaucoup à Ja qualité du beurre.Le dedrns de cette ouverture devra être garni d\u2019an petit filet métallique ou d\u2019une gaze qui retienne la oréme et qui ne laisse échapper que la partie liquide.Il faut en même temps incliner le baril du côté de cette ouverture, afin que tout ce qu'il contient de séreux puisse s'en échapper.Ce qui n'a pu étre établi avec précision, c'est le temps qu'il convient de garder ls crème, pour qu\u2019elle atteigne le point où ello est propre à faire le meilleur beurre, et combien on peut la garder après ce mo ment sans qu'elle perde de sa qualité ; cela doit on effet varier suivant los circonstances ; il ne paraît pas ue ceux qui sont renommés pour faire le meilleur Beurre, aient là-dessus de règle uniforme.Ce qui peut être certain, c'est que, lorsque Ja crème est bien conservée, cels est à peu près indifférent : Il est cepondant admis que la jeune crème est la seule propre à faire du beurre de première qualité, et que par conséquent on doit la battre tous les jours ei l\u2019on tient à l'excellence des produits.Cette doctrine on le voit, est complétement opposée à celle qu\u2019on profeseuit autrefois et ni enseignait que ls crème devait être aigrie avant d\u2019être soumise au barattage.La seule raison qui pourrait excuser ceux qui ne font pas leur beurre tous les jours, serait la quantité - iveuffisante de vrème recueillie, parce que le beurre ue fait plus vite en opérant eur de grandes quantités que sur de petites; mais jamais et sous aucun pré- tezte il ne peut être permia d'entasser, comme le font Certaines ménagères, la crème de toute une semaine dans des vaisseaux à peine couverts et qui ne ne sont pas suffisamment nettoyés, comme oelu se pratique parfpie.Il faut À la rigueur, que ls orème soit bien conservée, sous tous rappports.Jamais la crème ne doit être conservée dans la pièce destinée au lait frais ; il faut la tenir dans un autre appartement, en ayant soin d'y muintenir une température muyenne qui nu dépasse par 15 degrés ni en été vi en hiver, Fabrication du beurre \u2014La propreté est une des premières conditions À remplir pour faire le bon beurre.Tous les vases employés pour metire le lait, la crème et le beurre lui-meme doivent être tenus dans un état absolu de propreté ; lu baratte qui sert à faire le beurre doit être nettoyée immédiatement à l'eau chaude après chaque service.Suivant les contrées, on passe à la baratte la crème seule, lu crème avec le lait doux, où ls crème même Avec le lait caillé.Il est certain qu\u2019on peut baratter le lait mème eans attendre que la crème soit montée, ot par une agitation suffisante on arrive à la séparation des parties grasses de celles qui ne le sont pas, et ainsi à la formation du beurre.La crème passée avec le lait doux donne un résultat on peu plus avantageux sous le rapport du poids du beurre et de l\u2019économie du temps que ls méthode précédente, et la qualité du produit n\u2019en est pas diminuée.Dans le Holstein, la Hollande, la Flandre et une partie de l'Angleterre, on met à la fois dans la baratte la totalité du lait caillé et de la crème.Cette méthode rend l'opération du battage plus pénible, et n\u2019augmente pas sensibloment la quantité du beurre produit, Lorsqu'on bat le lait même au lieu de la orème, on fuit d'excellent beurre; mais ce mode est plus em.barraseant, il exige des barattes plus grandes et un battage plus prolongé.Le mouvement dans le battage de la crème on du lait doit être uniforme et continue; car quelques coups trop précipités ou trop ralentie suffisent pour faire perdre presque tout son prix à du beurre qui, sans cela, eût été de première qualité.Les personnes, surtout celles qui se servent de baruttes ordinaires, doivent tächer d\u2019avoir le coup très régulier, et ne doivent permettre À porsonne de les aider, à moine que ce no soit quelqu'un qui ait la même manière de battre; mais, ei la crème est bien préparée, tont aide sera inatile.Si l'on bat plus doucement qu\u2019il est nécessaire, en hiver le beurre s'en ira, comme on dit, ou ne se fera pas; si le coup, au contraire, est trop prompt et trop violent, en ôté cela occasionnera une fermentation qui donnera au beurre un goût désagréable.@ ménagère qui a la direction d'une laiterie importante doit porter à cet égard la plus grande atten- lion, et avoir soin de ne confier 1a besogue da barat.tuge qu\u2019à une personne qu\u2019y s\u2019y entende bien.El faut qu'elle soit attentive, d'un caractère flegmatique; elle ne doit permettre à qui que ce soit, surtout aux personnes jeunes, de toucher à la baratte sans la pré- esution et la circonspection les plus grandes.Mais les personnes accoutumées à voir battre de la crème qui n\u2019est pas bien préparée trouveront peut-être que ce serait un bien fort travail pour une seule personne de battre tout le beurre d\u2019ane laiterie considérable; mais le fait est que rien n'est plus aisé et moins futi- gant que de faire du beurre quand la crème à été bien préparée, La priavipalo cause des difioultés que l\u2019on éprouve dans la formation du beurre, c\u2019est Ia température trop basse où trop élevé ; cette température & autel a «- - .GAZETTE DES CAMPAGNES 18% \u2014_\u2014 un autre inconvénient : elle diminue la quantité du bourre et contribue à s& mauvaise conservation.Lorsqu'il fait très chaud beaucoup de globules de crème restent dans le petit lait, pnis une vortaine partie du caillé est emprisonnée dans lo beurre ; ce caillé ne pent pas se conserver malgré le salage plus abondant du beurre que l'on fait en été ; le caïllé s'altère, l'altération se tranemet au beurre et celui-ci devient rance.La meilleure température pour faire le battage de la crème est entre 54 et 58 degrès Fahrenheit, au commencement du battage ; mais pendant l'opération la température augmente et elle arrive assez souvent À 60 degrés, et cels sans inconvénient.En hiver, ei la température de la laiterie est suffisante, la crème quon y à conservée ne ser ni trop chaude ni trop roide.En hiver, si l\u2019on entretient dans la laiterie une chaleur suffisante, 1a température de la crème sera la lus convenable à son battage.Dans tous les ous, s'il evient nécessaire de réchauffer la crème, il faudra faire en sorte que toutes los particules de cette crème soient également réchauffées.En été, il est bon de rafraîchir la crème pour la battre : pour cela, il suffit de plonger le vaso qui la contient dans une cuve d'eau bien fraîche et de I'y laisser séjourner pendant une heure ou deux; il est bon aussi de passer ln baratte dans une eau fraîche.Aveo ces précautions le batinge de la crème se fora régolièremet, pourvu que la température de l\u2019appartement dans lequel on opère ne soit pas trop élevé.Commo Ja question de température est très importante pour le battage de la crème, on 8 déterminé un moyen d'expérience précise quant à In température la plus corvenable au battage de Ia crème, les opérations ayant été fuitea sur six gallons de crème.Ona obtenu-les résultats suivants : Lorsque ls température de l'air et de la crème est de 56 degrés Fahrenheit, cette température s'élève À 60 dégrés à la fin de l'opération.Le battage dure une demi-heure, et on obtient seize livres do beurre.C'est la plus grande quantité à laquelle on puisse arriver, Lorsque la températnre de l\u2019air et de la crème est de 66 dégrés Fahrenheit, elle s'élève à 6T à la fin de l\u2019opération.Le buttage dure une demi heure, mais on n'obtient que 14 livres dp beurre et ce dernier est laiteux.Lorsque la température de l'air et de la crème est de 683 degrée Fahreoheit, et s'élève À 57 dégrés à la fin de l'opération.Le battage dure 14 heure.On ob.tien 15 livres d\u2019un beurre très bon, ayant une saveur et une couleur prononoës et très forme.Lorsque la température de l'air et de la crème est de 52 degrés Fahreuhoit, elle atteint 56 dogrés à la fin de l'opération, Le battage dure deux heures et en - obtient 14} livres du meilleur beurre possible.Lorsque la température de l\u2019air et de la crèmo est de 50 degrés Fahrenheit, elle atteint 55 dégrés à la Is fin de l'opération.Le battage dure trois heures et on obtient 14} livres du meilieur beurre.D'après ces résultats il en donc tout aussi néces caire d\u2019éviter les basses comme les hautes tompéra- tures.Das tous les cas, le battage de la crème est plue ou moins long, suivant la température et la quantité de lait À battre \u2014(4 suivre.) Le Poulsiller.Les œufs pour la couvaison\u2014Une cause de non ré- useite dans l'élevage des volailles est attribuée à l\u2019ha- bitade que l'on a parfois d'échanger entre voisins des œufs destinés à la couvaison.Une semblable habitude établit Ia consanguinité portée À son tel dégré qu\u2019il y a dégénérescence de plus en plus accentaée d'une année à l'autre parmi les volailles d\u2019un poutailler, mauvaise constitution et parfois perte assez considérable de volailles.Emploi du coaltar dans un poulailler.\u2014 L'emploi da coaltar dans un poulsiller est on préventif très offl- cace contre les poux qui s'attaquent aux volsilles.Les juchoirs et I'entourage de nids qui d\u2019ordinaire servent de fourmilliére nux poux devraient recevoir une couche de coaltar que l\u2019on aura fait bouillir avant son application, Comme désinfectant et destructeur d'insectes le coaltar & une plus longue durée que quoique ce soit.Il suffirait d'en faire l'application deux fois l\u2019année, le printemps et l'automne, dans un poulsiller.L'huile de charbon est certainement un préventif contre les insectes qui s'attaquent aux volailles ; mais elie s'évapore rapidement, au point qu\u2019il faudrait en faire l'application na moine une fuis par semaine.Pour cette raison, l\u2019emploi du coaltar eat préférable.Conseils.\u2014Pour les soins à denner aux œufs que l'on réserve pour la couvaison il importe de les mettre dans un endroit ni trop froid, homide ou seo.Ayez soin de les retourner une fois par jour, si vous les ardez plus d'ane semaine avant de les mettre sous la poule.Ces œufs peuvent être gardés soit dans un panier où une boîte.Pour le nettoyage da poulailler ayez recours à la chaux au moins deux fois par année.Faites en largement usage, principalemeut dans les crevasses ot los coins du poulailler.Le b'é rôti est la meilleure nourriture que l'on puisse donner aux poulets, Si par legrillage il se trouvait occasionnellement des graîns complètement des noircis, ¢a n\u2019en serait que mieux.Donnes ce grain aux volailles lorsqu'il est encore chaud, mais prenez garde qu'il soit trop chaud.Le lait, soit doux ou sûr, est bon pour toutes espèces de volailles.Donnez la nourriture de bonne heure le matin aux volailles, car après uu jeâne de toute le nuit, ce premier ropas est très important, Observations sur les difficultés agricoles.Les variétés du climat, celles des différents sols, tont les causes de nombreuses difficultés ; car, bien qu'avec le temps et un travail raisonné toos les sols puissent arriver au même dégré de fécondité, ce ne sera jamais du premier coup, spontanément, qu'on arrivera, D'abord ii faudra toujours se plier aux exigences du climat, et les innonvénients des différentes Junliths du sol ne peuvent disparaître qu\u2019à la longue, yà l'aide des procédés sérieusement mêris et vérité, 188 GAZETTE DES CAMPAGNES sur une petite échelle par une expérience pratique, s'appoyant pour cela enr de bonnes méthodes et en se conformant aux règles invariables sur lesquelles l\u2019a- Ericalture est établie, C'est en mottant en pratique ces règles d\u2019une nécessité absolue que les agronomes praticiens, les agri- oulteurs à l'aise, ont amené avec le temps lours terrss, quelle qu\u2019en ait été d'ailleurs ln mauvaise nature, au plus haut degré de perfection.Ces sgronomes et Ces agricu'teure n'ont pas opéré sans consulter auparavant le climat du tol qu\u2019ils avaient à exploiter avant de fixer les assolements.Tle savaient qu'un olimat non convenable à ia végétation des plantes emp'oyées à former les sssolements paralyesit tous les soins de cul- tore et quo leurs travaux euseent été inutiles ; car sous pa climat contraire, même les plus grande travaux, £8 plus grands frais de cu!ture sont inutiles et sans ruit.La terre est la mêmo partout, mais les climats changent à des distances très ra prochées.Les variétés mémosphériques influent si Fort sur la plus ou moins grande abondance des produits, Que les culti- vatoors ne sauraient trop étudier ceux de ces produits qui conviennent le tmieux au climat du sol qu'ils ex ploitent.ese.Les composts.Nous ne pouvons trop souvent attirer l'attention des oultivatenrs eur les avantages qu'il y aurait d'établir dans le voisinage de la ferme des vomposts où les vases des fossés que l\u2019on rejette sur le côté des foués lors du curage pourraient être employges en mélange &veo d\u2019autres terres, le débris des jardins et des cours et former par là de riches composts.Les débris en décomposition venant des plantes et des animaux pour- Faient être utilisés nvec avantage dans ce but.Le sol sera enrichi d'autant, car toutes les fois Qu'il les re Cevrs tous on échange des récoltes qu'on lui enlève, il deviendra chaque année plus productif.Il est bion Téconou que plus la terre produit, plus elle donne d'abondantes moissona, toutes les fois qu'on lui restitue tout ce qui doit lui être rendu.\u2014_\u2014\u2014\u2014 Lee effets d'une bonne culture, La terre, pour donner de bons produits, ne demande que du travail, des engrais, et un jogement sain de la Part de celui qui la cultive.Avec ces puissants mo Jens, il ne peut y avoir de mauvais aole ; il n\u2019en n\u2019est bas qui, aveo le temps, ne puissent arriver au plus ut degré de perfection.Il est pour ainsi dire moins important pour un paye d'avoir do bonnes terres que des oultivateurs sachant bien leur métier, parce qu\u2019au fait il n\u2019y a pas de mauvaises terres, il n'y a que de Imsuvais cultivateurs.Il n'y s point de sol, quelque soit d'aillours ss mauvaise nature, Qui puisse résister même une année à la puissance d\u2019une bonne eultare ; ot encore, à mesure que l\u2019agricuiture grandit, les produits grandissent avec elle à tel point qu\u2019un sol ne donnunt plus signe de végétation, peut avec un tæavail persévérant de plus'eurs années, devenir l\u2019égal du sol le plus féçond, tout en donnant chaque année des produite tonjours plus abondante, Les assolements.Les assolements doivent être dirigés nonseulement sur tous les sols possibles de manière à fournir d'a bondants produits chaque année, mais encore ils do:vent I'éire de manidre & ce que lo sol gui les reçoit s\u2019améliore chaque jour.Les meilleures conditions de l'amélioration da aol sont: 10, le retranchement absolu des jachéres, remplacées par les prairies artificielles; Zo.les plus excellents travaux de caltore ; 80.d\u2019abondants engrais; 40.le choix des plantes convenables an climat et au sol; 5o.ls remplacement, dans l'assolement, des plantes à racines pivotantes par des plantes à racînes traçantes, attendu que les racines pivotantes prennent la plus grande partie de leur nourriture dans les couches inférieures de la terre, pendant que les racines traçantes reçoivent la plas grande partie de lenra besoins alimentaires dans les couches les plas rapprochées de Ia surface du sol.Parmi les racines pivotantes, celles qui ont beaucoup de radicules ou de chevelus sont plus épuisantes que celles qui n\u2019on ont que peu.De même, il est des plantes à racines tragantes p'us épuisantes les vnes que les autres ; le blé et généralement toutes les céréales soit du nombre des plantes équisantes.; Le blé s de nombreuses racines traçantes, prenant leur nourriture supérieure dans les couches supérieures du sol ; mais il en est d\u2019autres qui vont chercher leur nourriture profondément dans le sol, Ce sont là les raisons qui font que le blé ne donne d'abondants produits que sor les couches très profondément végétales ; c\u2019est pour cela encore qu'il veut être ensemencé dans tous les sols aur de bons labours très-profonds et sur des engrais profondément enfouis.Nous ferons encore observer que toutes les plantes que l\u2019on destine À fournir de la graine sont plus épuisantes que celles qui doivent être consommées en herbe ; qu\u2019en conséquence il ne fsut jamais cultiver pendant plusieurs années de suite sur le même soî des produits destinés à donner des graines.L'alternat des prairies artificielles, des plantes vertes, des plantes céréales, des plantes buibeuses, oléagineuses, facilité æ admirablement les bons assolements.Combien ne sommes-nous pas soucieux de ces procédés de cultore vi mieux compris augmenteraient grandement la ertilité du sol au lieu de I'épujser par des réceltes consécutives de grains., Nos devanoiers, disent les routiniers, ont fait ainsl : ™» ils nous valaient bien, pourquoi ne ferions-nous pas comme eux?Aujourd\u2019hui que nous sommes miienz renseignés à ce sujet que l\u2019étaient nos ancètres qué avaient à opérer sur des terres non épuisées comme elles le sont aotuellement, ne serions-nous pas absardes de préférer les fausses pratiques qui doivent nous reiner, aux bonnes méthodes de culture qui nous assurent l'abondance et le bien être ?Entrons donc franchement duns la voie du progrès agriedle, c'est- à-dire de la bonne calture, Or donc, pour bien cultiver et bien assoler Is terre, il faut bien connaître le sol que l'on explôite, bien connaître Jes plantes qui conviennent le: mieux au sol et au olimat ; savoir varier les plantes euivant qu'elles sont plus ou moins épuisantes, bien connaître surtout le olimat da lieu où l'on exploite; savoir qu'à mesure GAZEITS DES CAMPAGNES que le eol s'améliore, il peut supporter des plantes plus épuisantes, par conséquent un assolement plus varié et moins difficile en pratique ; savoir enfin qu\u2019il - Me faut dépenser que le nécessaire pour les frais de culture, mais qu'il ne fant jamais recaler dovant les frais d\u2019uLe nécessité absolue, pour produire beaucoup.L'es avances faites et employées à la culture d\u2019une » terre avec discernement sont toujours des capitaux lacés à gros intérêts.La terre, nous l'avons rouvent répété dana les colonnes de la Guzette des Campagnes, n'est pes ingrate; c'est toujours avec large.se qu'elle nous rend ce que nous faisons pour elle; mais si nous l'abandonnons, elle nous abandonne aussi, La terre veut , être truitée avec connuiesance de cause ; c\u2019est tuu- * jours en vain que le cuitivateur ignorant se tue de peine, qu'il fait des dépenses folles : la nature agricole est sourde à la voix de celui qui méconnaît ses * véritables besoins, comme 4 la voix de celui qui la néglige.Penaez-y bien, ot rifléchissez.Il y va de votre intérêt comme de l'avenir de vos enfants à qui vous devez donner l'exemple d'une bonne culture afin de les attacher davantage à la oulture du sol.ee Choses et autres, Le Pionnier Canadien \u2014C'est avec plaisir que TOUS accusons réception d'un nouveau journal ayant pour titre \u2018 Le Pionnier Canadien, \u201d publié à Montréal.M.Télesphore Brun en est le rédacteur-propriétaire.Ce journal paraîtra le premier et le uinge de chaque mois.L'abonnement, payable d\u2019avance est le 50 centine par an.On peut #\u2019 abonner en e\u2019adresgant à M.Eus.Laliberté, N.P., 35, rue St Jaoques à Montréal.Ceo journal traitera de questions se rapportant à l\u2019agriool- ture et à Ia colonisation, A ce titre, nouns acoueillons chalen- Teusement notre nouveau confrère et nous lui soukaitons tout le succès désirable pour accomplir cette tâche vraiment utile aux oultivateurs, et qui demande un désintéressement plus qu'ordinaire.Nous en savons quelque chose.Voici ce que dit notre confrère et ami : \u2018 Nous abordons un vaste champ de travail, et en venant y prendre notre part de besegne aux côtés de nos alués qui depuis longtemps déjà se distioguent à l\u2019œuvre, nous ne piétendons pas fsire mieux qu'eux, mais simplement coopérer aveo eux, dans ls mesnre noe foroes of de nos aptitudes, au proj de Vexploitation du sol, moyen le plus efficace de travailler à la prospérité du Le premier veau d'une vache.\u2014Assez souvent lorsqu'une vache donne son premier veau, on à pour habitude de ne pas l\u2019enlever à la mice sous prétexte que celle-ci ne donne que la quan- æiité nécesssire de lait pour nourrir son veau, et ansei pour habituer la vache à être traite avec moins de difficulté à son deuxiènie veau, En cels, nous commettons double erreurs qui seront ndlojables à la vache dans l\u2019avenir.Les vaches se forment facilement à l'habitude.A l\u2019égard de leur premier veau, tout est étrange et nouveau chez elles et elles se laisaont \u201c traire facilement.Mais si au premier vélage vous laissez à son veau, elle n'oubiieru pas oette habitude vicieuse ur l\u2019avenir.Si l\u2019anuée suivaute vous lui enleves sou veau, elle se laissera traire avec répuguauce et grands difficulté.Mais là n\u2019est pas le plus grand mal.veau étant laissé avec ls mère, né prend du pis toutes les heures ou lea denx heures, que ia quantité de lait nécessaire à ea nourriture ; dans ce cas Jn-sécrétion du lait ne se fora pas aussi avantageusement que ai 1s jeune vache eût été traite d'une manière régulière et les vaissoaux lactifères en souffriront après les autres Têlagre lorsqu\u2019il lui foudra retenir son Isit pendant douze + heures: la mamelle deviendra dure et douloureuse, elle ne urrs pas retenir son lait et elle ne sera pour l'avenir qu'ane ien médiocre laitière.Le caractère futur d'une vache dépendra beancoup des soins qu'elle aura regas à son premier vô- lage.> rations aux travaux de la culture \u2014IL est-nombre de tia.» vaux dont il faut régler le plan d\u2019avance, comme de précautions à pout.n'être pas en retard davs Ia preadre saison qui .commande le plus de travaux.Le tompa d'agie osù obese mènt arrivé, maintenant que les jours sont longs et quit n'y a pas ds travanx à exécuter sur la ferme.Un deé soiné prineipaux à prendre actuellement, c\u2019est de mettre l\u2019oatillage Bf cate en bon ordre, afin de n'être pas retardés dans les opés rations agricolea du printempe, principalement des labours, Une autre précaution qu'il importe de ne pas négliger, cest de e\u2019approvieionner immédiatement.de graius de semence et d'obtenir le meilleur choix possible.Souvent, lorsque le temps des eemences est arrivé, ceux qui n\u2019ont pas prévu le cas, sont obligés d'employer pour semence lce grains qu\u2019ils ont en mains et qui assez souvent sont de qualité iuférieure.Faîtes de suite 1scommande dca graines de produits végétaux que vous devez récolter ainsi que des arbres fraitiers si toutefois vons désirez agrandir où améliorer votre verger, ; Rien ne doit être laissé au hasard ou à l\u2019à peu près.Il fant, dans lea opérations d\u2019une ferme, que tout soit calculé et préparé à l'avanpe.Tracez d\u2019avance, sur un papier, le plan de rotation qus-vous devrez poursuivre dans votre culture pour Ja prochaine saison, Aveo de la réflexion, vous arriverez à vous xer défiuitivement sur la manidie d'opérer dans les différentes pariies de votre ferme afin qu\u2019aucune partie ne soit négligée ot que vous puissivz en retirer les plus grands avantages porsibles.N'attendez pas pour cela que vous soyes pressés par l'ouvrage, car slora vous serez obligés de piquer au plus court, c'est-à-dire négliger les travaux les plus importants pour vous permettre de réparer une chartue où autres outillages qui seront alors ez mauvais ordre.RECETTES Ciment pour coller le marbre.La composition suivante forme un excellent ciment coller le marbre : On prend un demiard de Istt écrémé et autant de vinaigre que l\u2019on mêle ensemble.On ajoute à ce mélange cinq blanc d'œuf bien battue, puis de ls chaux vive en poudre pour former une pâte, toujours en agitant bion pour qe 1a masse soit bien homogène,-\u2014# La science populaire\u201d de ontréal.Moyen d'enlever la rouille du fer, Pour enlever la ronille du fer, ou couvre d\u2019abord le métal d\u2019ane couche d\u2019huile d'olive, on fiotte bien et on aban pour deux fois viugt-quatre heures.Alors oo enduit de nods vean d'huile à volonté aveo une plume où un morcean de ouate, ayant présinblement essnyé l\u2019objet.Euflu on frotte &veo de la chaux vive, nou éteinte, réduite en poudre sami fine que possible.\u2014 Idem\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 rte AVIS Aux Débitears de Batehard, Bros.& Co, Avis vous est donné par les présentes que lea créances ou droits d\u2019action que Butohard & Co, possédaient contre us ont été vendus et transportés à Batchard & Co., do la ville de 8t Germain de Rimouski, marchaods, en vertu d\u2019un acte du cession et vente, regn devaut E.J, Angers, Notaire, à Québeo, le viogt+ix du mois de février mil huit cent quatre-vingt sept, et consenti pue Henry A.Bédard, éouler, caratenr, a la seston Judiciaire faite par les dits Butohard, Bros.à Co., daus la * | esuse No 1515, Cour Supérieure, Rimouski, BUTCHARD Rimouski, 5 mare 1867.& Co.10 mars 1887.Demande d'emploi comme Meunier: Le soumeigné ayant été à l\u2019emploi de l\u2019Hon.M.KE.Diouns comme meuvier dans un de ses Moulins à farine à Sto Anne de la Poontière pendant plusieurs années; of en dernier lieu à St Louis de Kumourusks, offre ses services pour la tende d\u2019un mouiis à farine, eoinme meanier.Il peus fournir de bonnes recommandations.Ba-tresser à CHARLES RUEST, St Louis de Huttourasite, P.Q 160 GAZETTE DES VAMPAGNES CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, ; COUR SUPERIEURE.Terre à vendre.District de Kamouraska.\u2014 No.888.Une magnifique terre, en bon état de culture, de trois sr- pents et demi sur quarante-deux arpents de profondeur, si- DAME CELINA BOUCHARD, épouse contractuellement séparée quant aux biers de Marloire Deschènes, éouler, bourgeois, To Ja ville de Fraserville, et le dit Magloire Deschènes mis en cause pour assister et autoriser sa dite éponse, Demandeurs, ve.ALEXANDRE LEBEL, ci-devant cuitivateur, de la paroisse Notre-Dame du Lac Témiscouats, et actuelloment dens les Etats-Unis d'Amérique, Défendeur.11 est ordonné au Défendeur de comparaître dans les deux i mois J.@.PELLETIER, P.C.8 Fraserville, lo 8 mars 1887.10 mars 1887.A VENDRE UN MOULIN À FARINE.Le soussigné offre en vente an Monlin à farine avantageusement situé dans la paroisse de Bt Louis de Knmouraska.Ce monlin a trois moulanges et possède les appareils les plus mo- dérnes pour son Lon fonctionnement.Tout est en bonne condition et peut donner complète eatiefaction.Les conditions les plus avantageuses seront accordées à l\u2019acheteur, S'adresser à PIERRE MICHAUD, St-Louis de Kamoorasks.3 mars 1887.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, | COUR SUPERIEURE, District de Kamourarka No.677 Le vingt-quatre février mil huit cent quatre-vingt sept, HYACINTHE SOUCY, cultivateur, de la paroisse de St André Demandeur, ve JEAN TOUSSAINT GAGNÉ, yeoman, de Ia paroisse de St Alexandre, DALVINA GAÔNE, fille majeure et uaent de ses drotis, ZACHEE GAUNE, yeoman, JOSEPH GAGNE, yeoman ot ELZEAR GAGNE, tous quatre oi-devant de Ja dite paroisse de St André et uctuellement aux Etats-Unis d'Améve, et THOMAS GAGNE, cultivateur, de l\u2019endroit ap- ox Brompton Fails, dans lo district de St François, Défendeurs.Il est ordonné aux Défendeurs Zachée Gagné, Joeeph Gagné et Elzéar Gagné de comparaitre dans les deux mois.J.G.PELLETIER, P.C.8 \u20183 mars 1887.A VENDRE Bétail Ayrshire : veaux mâles et génisses, pure race, avec Aussi : Moutons Cotewold, de choix.S\u2019adresser à J.B.BEAUDRY, Er Marc, Comté Verchères, P Q.À vendre à Deschambault Un magniâque taureau demi-Dorham, de trois aus.Le pro- taire a obtenu pour cet anima), trois premiers prix aux exhibitions agricoles de la Société d\u2019agricultore du comté de Portoenf, 8 \u2019 SAMUEL PAQUIN, Deschazbault, P.Q tuée au Village de St Roch des Anluaies, voisin de Jean- Baptiste Dupuis, écr., près des écoles, du moulin à farine, des magasins et de {a froma Tie, avec maison, grange et autres bâtfeses.L'eau en abondance est à proximité de la maison et des bâtiments.Pour les conditions de vente, s'adresser à EUSÈBE PELLETIER Au Village de St Roch des Aulnaiss.À vendre par M.Eusèbe Pelletier, une bonne vache laitière Ayrshire, avec pedigrée, provenant de la ferme de M.I, Gibb.Prix : $30, 3 février 1887.FROMAGERIE COMPLETE À VENDRE A STE FLAVIE.A vendre à Ste Fisvie, comté de Rimouski, une fromagerie complète, dans un état parfait de conservation, n'ayant servi qu'environ quatre mois.S'adresser à JOSEPH CHOUINARD, Fromager à Bte Flavie.27 janvier 1887.A VENDRE BÉTAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, S'adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jacques, MONTREAL L, A, LANGLAIS, Arar, \"a les Cours de Rimouski, de Ksmouraska et de Montmagnys'occupe de préts d\u2019argent hypothécsires et autres.ECREMEUSE DE LAVAL! INSTRUMENTS de Paterson 4 Frire: Charrues d\u2019soier, Charrues s siége, Charrues a un cheval, Chases 4 $ of ad oreilles, Herses et Cultivateurs a dents à ressort, Pauchouses à un cheval et à 2 chevaux, Moissonveu Lieases, Râteaux, Hache-paille, Moulins à mouture Raymond, eto.21 INSTRUMENTS de la Compagnie Manwfaoturidre Massie) Faucheuses Toronto, Riteaux, etc.* INSTRUMENTS PLANET, Jr.Semoira à graines de jardin, petits Caltivateurs à bras, Cultivateurs, Houes a cheval, eto, Les meilleurs insteuments de ce genre.Petits semoirs à graines de Rundolphrand nombre d'instruments agricoles d\u2019un usage jouroalier.Charrues & double versoir avec arrache-patates.Machines à moudre de Vessot.VOLAILLES PLYMOUTH ROCK Ustenuiles de beurrerie et engius à vapeur, sur commande, .| te.Assortiment de pièces de réparations.Denta de Fausheuses.Tordeuses, Monlins à scie portatifs, de toutes sortes.Matériel de froma- gorie, cto., oto.A vondre ches LEFRANCÇOIS & THIBOUTOT.|, 110, rue St Panl, Québec 96 mai 1885 \u2019 es "]
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