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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 23 décembre 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1886-12-23, Collections de BAnQ.

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[" +, >» * » w ; .fav Ste-Anne de la Pocatidre, P.Q.23 décembre 1886 No.9 GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT :TOUS LES JEUDI Rédactour-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du lor de chaque mois, ou commencer aveo le ler numéro de l\u2019année.On ne s'abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019année d\u2019abonnoment, et les arrérages alors devront avoir été payés ; si non, l'abonnement sers censé coutinuer, malgré même le refus de la Gasette au Bureau de .Baste.Tut oo gul concerne la rédaction et Venvoi de correepondances doit &tre adressé à FIRMIN H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.ABONNEMENT : $1 PAR AN SOMMAIRE, Revue de la Semaine : Ordinations à la Basilique Notre Dame de Québec, par Son Eminence le Cardinal Taschereau\u2014Ou- verture du nouveau noviciat des Pères Domivicains à Stracinthe ; quatre novices prennent l\u2019habit de St Domi- Décès de la fondatrice et première supérieure de ital catholique de Charlottetown, Isle du Prince Eäovard : Sœur St Thomas, da Convent des Sœurs de la Charité, à Québco.\u2014Prospérité au Manitoba.Causerie Agricole : De l'élevage des bêtes à cornes (Suite) \u2014 Kace Holstein.\u2014 Race Weat-Highland.\u2014 Race Suffolla\u2014 Races Jersey et Guernesey.Sujeis divers : De l\u2019instruotion agricole \u2014Cultare du céleri.\u2014 yen de hâter le développement des arbres fraitiors.Choses et autres : Election des directeurs et officiers de la Société d\u2019agricuiture du comté de Fémiscounta-\u2014Restez au Pays; la patrie a Lesoin de vos bres, ne les lui refusez pas.\u2014Tra vailler au perfertionnement de notre agriguiçure, se- puit la rendre trois fois plus productive qu'elle l\u2019est actuellement.Recettes : Des maux de dents.\u2014Des hémorragies nasnies.Ce CC TET CTR EES SSS ES EF Nous publierons au prochain numéro de la Gasetie des le compte-rendu de la séance donnée par les membres de Ja \u2018\u2019 Société Bb Thomas d'Aquin, \u201d au Collège de Ste-Anne mardi dernier.A nos abonnés retardataires\u2014A l\u2019oconsion du 24e anniversaire de la Gasctte des Campagnes, numéro 1, 28 octobre dernier, nous disions qu'au-delà de $3,000 nous étaient dues pour abonnements, et nous invitions les retardataires à nous payer le plus ble.Nous nous attendions à un Lon mouvement de la de ceux qui ont véritablement à cœur l\u2019existeuce de notre journal ; cependant nous n'avons reçu que vingt-ciuq piastres depuis le 25 octobre, Le mois de novembre est le temps où les oultivateurs vendent leurs produits et c\u2019est aussi lo temps où ils payent leurs comptes obez les marchands, Dans ces règle- Ments d'affaires, on doit aussi songer à la Gascite des Campagnes, eu r l\u2019abonuement.Grand nombre de nos abonnés qui nous doivent chacun au-delà de $10, nous ont demandé des délais ; 11 y » de cela plus d\u2019un an, et nous sommes encore À attendre.Qu'an y pense sérieusement, car ces délals ne peuvent être prolongés davantage.Si In guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.Gérant EXootor A.Proulx.\u2018Font ce qui concerne les abonnements à Is Gawette des Campagnes et les annonces à être ubliées daus ce journal, doit être adressé à Doctor A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion.10 centins par ligue $ Deuxième insertion, etc.3 centius par ligne Pour annonce à long terme, conditions liLé- rales.8 Cenx qul désirent s'adresser tout particulièrement sux cultivateurs pour la vonte de terres instruments d'agriculture, eto., etc, trouveront avantageux d'anuoncer dans ce journal.ABONNEMENT $1 PAR AN REVUE DE LA SEMAINE Ordinations.\u2014Samedi, lo 18 décembre, Son Eminence le cardinal Taschoreau a fait à la Basilique, les ordinations suivantes : Diaconat.\u2014MM.Louis Albert Rousseau, Alfred A, Castonguay, Joseph E.B.Levassesr, de Québec, et Guillaume À.Lyonnais, d'Ottawa.Tonsure \u2014MM.Léger Pérusse, de Québec, et Jean Daniel Bernier, de Sherbrooke.\u2014C.du O.Le noviciat des Dominicains à St-Hyacinthe.\u2014Ls jour de la grande féte de 'Immaculée Conception a éu ieu l'ouverture du nouveau noviciat des Péres Dominicaine 4 Notre-Dame de St Hyacinthe, C'est un événement remarquable pour l'ordre des Frères Prôchours et pour notre ville, car co noviciat est le promier dans notre pays.Quatre novices devaient prebdre l\u2019habit de St Dominique, MM.Arthur Pettigrew et Félix Rouleau, ecolésiastiques, de l'Ile Verte, dans le diocèse de Rimoueki, ot MM.Amédée Archambault et Stanislas Beauregard, de la paroisse de St Césaire, dans le diocèse de St Hyacinthe.On romarquait à la cérémonie M.le V.G.Gravel, administrateur du diocèse en l'absence de Mgr Moreau, Mgr J.8.Raymond, Vice Supérieur du Séminaire et prévot du Chapitre do la Cathédrale, MM, les Chanoines Beauregard, Lecluire et À.X.Bornard, l'abbé Lecours, ancien ouré, l'abbé Lurochelle, chape- luin des Sœurs de la Présentation de Mario, les abbés Dauth, Leduc et Guertin, professeurs du Séminaire, MM.Baithazard, Pratte, Dabrouil, Allard, Bsauregard, ceclésiastiques, les élèves du la classe de philosophie du Séminaire, amis de collègo des deux novices MM.Archambault et Beauregard, quelques parents des récipiendaires et un bon nombre de citoyens de la paroisse, La cérémonie eut lieu dans la salle oapitulaire du nouveau couvent et fut présidée par le R, P.Muri- 86 GAZETTE DES CAMPAGNES: court, prieur, entouré do ses collègues les RR.PP.Fortier, Côté, Jacques et B.Gauvreau.Cette prise d'hsbit empruntait aux circonstances un intérêt tout particulier, Il y a 13 ans que les Pères Dominicaine sont venus do Franco fonder à St Hyncinthe un monastère de leur ordre.Cetto fondation fat modeste, mais elle devait peu À pou ee fortifier ot grandir sous lo souffle do Dien.Avec les années elle prit des développements tels que deux autres maisons furent fondées depuis, celles de Lewiston, sux Etats- Unie, et d Ottawa.Le 8 décembre voyait luir un nouvenu jour pour la communauté ; car quatre novices devaient revêtir le saint habit et commencer leur novicist.La réunion se fit dans la salle du chapitre où un autel avait été dressé.Au commencement le Prieur prend place an fauteuil devant l'autel, et les récipiendaires dont deux vétus de la coutane et deux d'habits séculiers font leur entrée et Be prosternent la face contro terre ct les bras étendus en croix.Le Prieur leur adresse la arole: * Que demandcz vous?La miséricorde de ieu et la vôtre, répondent-ile, Ils ee relévent et le Prieur lour oxpose les obligations de la vie d'un Frère Précheur, afin que vous ne prétendiez pas un s jour avoir été trompés par nous, ne supposant pas 4 qu'il y eut tant de choses difficiles dans notre genre de vie.* Il lour dit les trois veux de religion: la pauvreté par laquelle on ne peut dire do rien : ceci est à moi ; la chasteté qui interdit même le désir de jouissances légitimes dans le moude; l'obéissance perpétuelle, selon qu\u2019elle est déterminée par les constitutions.L'ordre & de plus adopté certaines observances monastiques.Elles ne sont pas la fin de la vie reli gieuse ; elles gervent à dompter plus sûrement.Cos observances sont: le jefine do tous les vendredis de l'année, celui de tous les jours, les dimanches oxcep tés, depuis l'exaltation do la Sainte Croix (14 septembre) jusqu'à Pâques, l'abatinence perpétuelle et les voilles consacrées pour les Malines.\u2018 Cependant comme la religion eat discrète, sachez que le Supérieur, pour de justes motifs, saura user envers vous d'indulgence en ce qui regarde les veilles et los austérités, \u201d \u201c Et quand vous aurez bien fait toutes ces choses, vous recevrez par suroroit des réprimandes et des mépris.Il faudra porter des vêtements vils et déchi- réa: toutes chosos très pénibles à la nature; mais auxquelles est réservé une grande récompense, la vie éternelle, Déclarez nous donc si vous vous sentez dis- eés À observer, selon votre pouvoir, tout ce que nous venons de vous proposer.Les postulante répondent : * Nous le voulons ! \u201d et {ls s\u2019avancent vers le Pricur\u2014on chante alors le Ven: creator, et pendant ce temps on les revêt de lu robe blanche des Frères Précheurs, du scapulaire donné ar la Vierge et de la chape noire, symbole de l\u2019humi- ité et do la pénitence, Cette cérémonio accomplie, l'assistance laiesa la ealle oapitulaire et so reudit on procession dans I'église où étaient réunis les fidèles.Lo clergé prit place au chœur et on entonna le chant du Te Deum, avec les accords harmonieux do l\u2019orgue.Après le chant de ce cantique de joie, le Prieur s'adressant à M.Pettigrew lo premier des quatre nouveaux religieux; \u201c Dana le siècle, ditil, vous vous appeliez Arthur, en religion vous vous appellerez Hyacinthe, \u201d M.Félix Rouleau regut le nom de * Raymond, \u201d M.Amédée Archambault, celui de \u201c Louis, \" et M.Stanislas Beauregard le nom de \u2018* Rosnire.Les Vépres terminérent la cérémonie qui impressionna les nombreux fidèles accourus à l'église pour en être les témoins.Puissent les bénédiotions du Ciel tomber abondamment sur les dévoués fils de St Dominique et de Lacordaire.\u2014 Courrier de St-Hyacinthe.Fondatrice et première supérieure de l'hôpital catholique de Charlottetown, Isle du Prince Edouard.\u2014 Les journaux nous ont appris le décès de la Révérende * Sœur St Thomas, \u201d fille aînée du feu M.Thomas Bégin, de Ste Anno de la Pocatière, ot pendant plusieurs années procureur du Collège de Ste-Anne.Nous empruntons au Moniteur Acadien, l'élege suivant décerné à cette dévouéo religieuse, fondatrice et remière supérieure de l'hôpital catholique de Charlottetown : \u201cUne pénible nouvelle vient d'arriver à Charlottetown : la révérendo Sœur Saint-Thomas, fondatrice ot jusqu'à il y & quelques mois supérieure de l\u2019hôpital catholique de Charlottetown, est décédée à Lévis, P.Q, dimanche, 28 novembre, à l'âge de 61 ans et dans la 27e année de ss profession religieuse.* Lorsqu\u2019en 1879, le vénérable évéque McIntyre, voulant soulager les misères de sa ville épiscopale et doter les pauvres et les malades de son loose d\u2019an refuge où l'infortune pût trouver les eoïns les plus assidus et les plus éolairés, s\u2019adressa aux Sœurs de Québec, la tœnr saint-Lhomas fut chargée, avec trois de ses compagnes, d'ouvrir l'hôpital de Charlottetown, et le 6 septembre de la môme année les quatre Religieuses venaient prendre possession de l'institution dont le vénéré prélat avait conçu l'idée, \u201c Il serait impossible de dire ce qu\u2019il a falta de zèle, de dévouement, d\u2019abnégation, à la Sœur Saint-Tho- mas et à ses dignes coopératrices pour vainore les obatacles, et faire les objections que le fanatisme avait élevées devant leur œuvre pourtant si charitable ot si féconde on bons résultats pour l\u2019humanité souffrante.!* Qui no se rappelle l\u2019héroïsme avec lequel oette sainte religieuse ©t ses compagnes offrirent, avec l'humilité qui leur est propre, lours services sux aa- torités lorsque l'épidémie de la picotte ravages Charlottetown en 18851 Ni pour or ni poor argent on ne pouvait trouver de garde-malades laïques pour prendre soin de l'hôpital des pestiférés, et quand l'offre si généreuse des Sœurs fut connue du pnblic il s\u2019éleva une clameur de reconnaissance et d\u2019admiration dans toutes lus classes de la sociétd, | \u2019 \u201c Pour ce seul acte, sinon pour rien autre chose) dit un journal protestant, nous devons à cette Sœur une dette de gratitude dont nous ne pourrons jamais nous acquitter.Un grand nombre de personnes en cette province, continuo-t-il, n'approuvent pas le système religieux dans lequel Sœur St-Thomas a vécu et travaille ; mais aujourd'hui qu'elle est allée recevoir la récompense d\u2019une vio pussée, au service de son Maître, à fuiro du bien à ses semblables, elles ao- corderont à sa mémoire un tribut de vénération ; tan- dis que les bons catholiques qui l\u2019ont connue avec ses >| GAZETTE DES CAMPAGNES: 61 vertus adresseroni svec ferveur cette pridre: \u2018\u201c Donnez lui, Seigneur, le repos éternel, et faites luire sur elle is lumiôre qui ne s'éteint jamais.\u201d \u201c C'est en se progiguant au service dos picoltés, l\u2019année dernière que Sœur St-Thomas contracta une affection pulmonaire qui dégénéra en cette implacable maladie, la consomption.Le 2 juillet dernier, la bonne eœur fut transférée à Lévis dans l'eapoir qu\u2019un changement de climat la raméncrait à la santé, Elle se sentit mieux d\u2019abord, mais la maladie était trop enracinée pour être enrayée.Eile eût une rechute dernièrement : puis une pleurésie vint achever l\u2019œuvre déjà si avancée.Une lettre adressée à Madame ln Supérieure de Charlottetown raconto ainsi les derniere moments de la regrottée Religieuse : Ce matin à 9h.20m., immédiatement après avoir reçu les derniers sacrements de la Sainte-Eglise, et après nous avoir donné une antre preuve de sa foi vive, notre chère Sœur St- Thomas a quitté cette vallés de larmes avec tant de calme que la communauté entière, réunie à son chevet w\u2019apergnt à peine ue les portes du ciel s'étaient ouvertes pour la recevoir au nquet céleste.Sa mort a fait une profonde impression eur toutes nos Sœurs, impression d'autant plus profonde que ce N'est que mardi dernier qn\u2019on l'avait crue assez malade pour 1a transporter 3 1a maison-mère, où nous croyions qu\u2019elle reviendrait bientôt à Ja santé sous les bons soins du médecin et de l'infirmière.Mais le bon Dieu en a décidé autrement, rési- lonB-nous à ses décrets et béniseons sa providence même sons coup qui nous frappe.Prospérité au Manitoba.\u2014 Tous les automnes chaque province se rend compte du progrès réalisé dans le courant de l'été, Les derniers rapports qui nous arrivent de la province de Manitoba sont on no pout plus favorables, Ceux qui y sont établis ont les lus grandes espérances dans l'avenir de ces contrées.ette annéo la récolte a été plus abondante quo jamais.Les grains ont donné un rendement très élevé.Non seulement il y à ou augmontation dans la pro- duotion du grain, cette année, mais encore l'industrie laitière et l'élevage des animaux ont pris des proportions considérables.Les produits laitiers et engrais du pors sont d\u2019une grande importance.C\u2019est un pays qui se prête très bien À la culture et à l'élevage des animaux.Ses immenses prairies sont de riches pâturages qui fournissent au bétail la meil leure nourriture possible.Aussi les oultivateurs élèvent de grands troupeaux dont l'engrais ne leur coûte rien, Les pâtarages sont libres et gratuits.Et comme il y 8 peu de noige, le bétail trouve sa vie dehors l'hiver avesi bien que l'été.L'abondance des fourrages ct leurs qualités nutritives fuvorieant la croissance des animaux.C\u2019est pourquoi le Manitoba produit des animaux de qualité supérieure.Les cultivateurs écoulent à de bons prix tout le bétail dont ils peuvent disposer.Les fuoilités de transport et de communication favorisent grandement la vente de leurs produits.Il y a quelques années, ils dépendaient entièrement des Etats Unis pour leurs transports.Ils n'avaient pas de route directe pour communiquer À la mer.Maintenant le chemin de fer du Pacifique leur offre Ia ligne la plus courte de toutes les voies transcontinentales américaines.Le Pacifique Canadien qui met lo Canada on relation avec l'Asie, l\u2019Europe et les terres d\u2019Amérique, est destiné à développer considérablement notre commerce.Manitoba devra bénéficier dans uno large mesure des débouchés nouveaux que nous ouvre Je Pacifique.Le mois dernier un train de poros gras franchissait fa frontière du Manitoba, à destination des marchés étrangers.D\u2019autres chars chargés d'animaux ont aussi Jaissé Manitobs depuis; il ee fora une grande exportution de bestiaux chaque année.Tout le Nord Ouest est excessivement favorable à l'établissement des colons.Le sol est prét pour la culture.Les cultivateurs ont l'avantage de combiner leur culture avec l'élevage.Tous les territoires du Nord-Ouest sont des productours de céréales; mois l'élovago des bestiaux et los industries agricoles qui peuvent se greffer sur un aystème de cultore mixte, prendront de fortes proportions.Ce n\u2019est pas sans raison qu\u2019on dit que le Nord.Ouest sera le grenier du Canada.Les colons laborieux ot intelligents ont 13 tout ce qu'il faut pour se faire un bel avenir.\u2014 Extrait d'une eorrespondance adressée à \u201c La Presss \" de Montréal, CAUSERIE AGRICOLE DE L'ÉLEVAGE DES BÊTES À COBNES (Suite).Race Holstein.\u2014 Cette raco de bôtes à cornes vient des Pays-Bas.Les importateurs font ordinairement venir leurs meilleurs eujets de la Hollande.C'est là, mais surtout dans le Brabant septentrional et dans la Frise qu'on trouve les meilleurs animaux de cette race.Les caractères distinotifs de cette race sont : des jambes hautes ou de hauteur moyenne ; le corps généralement grand et fort, la croupe large, fortement avalée, les os dos hanches saillants, le cou mince plutôt que fort, la tôte droite, les cornes courtes et dirigées en avant; la poau et le poil fins, la robe ordi- nuiremont - est blanche et noire, quelquefois c\u2019est la blanche qui prédomine, d'autres fois c'est la couleur noire.Les animaux de celte race, surtout ceux de la grande rave, sont grands mangours, peu aptes au travail et leur conformation osseuse n'est pis séduisante à l\u2019æil; mais un conraisscur, en touchant leur peau souple ot moellouse, reconnult bien vite qu\u2019ils ont une grande disposition à engraisser et qu\u2019ils sont doués de beaucoup d\u2019éminentes qualités.Les vaches Holaeteins surpassent toutes les autres par la quantité de leur lait; malhourousement elles consomment énormément de fourrage, et, malgré l'abondance de leur produit, o!los ne remplissent peut- être pas In première des conditions économiques, celle d'un rendement élevé en proportion de la nourriture consommée.Aussi leur importation n'est-elle pas toujours avuntageuse : il n\u2019y faut pas songer, en tous one, lorsqu\u2019au sortir de leurs grns pâturages on est ob'igé de les placer sur dos prairies do qualité inférieure, et lorsqu'on ne peut leur donner à l'étable uno abondante nourriture.Race West-Highland.\u2014 C'est la race des montagnes d\u2019Ecosse, ruce éminemment rustique, parfaitement adaptée aux conditions olimatériques de ce pays, et offrant toutes les apparences d\u2019une race ancienne et soignée, eans cesser pour cela d'être sobre et vigoureuse.Les animaux n'atteignent pas une haute taille, mais leur rein est droit et bien pris, lour corps parfaitement oylindrique et d'une prefondoar remags i} GAZETTE DES OAMPAGNED quable, comparativement À lours jambes, qui sont courtes, ot dont les os fort minces, Les côtes sont parfaitement arquées, Ia poitrine est large et haute.La couleur de la robe est fort variée : mais los principales nuances sont le brun foncé, le blond et le gris.Le poil eat très long, ce qui donne à cet animal l\u2019apparonce du bufile.Les cornes cont très longues ot tournées en avant ot en haut.Les vaches de West-Highland sont de détestables laitières; mais, en compensation, ces animaux pos- eddent de remarquables qnalités comme bêtes de boucherie.La visnde fournie par cette race est de qualité supérieure À celle den nutres bôtes de boucherie.Elle cst coté à un ou doux centins de plus par livre, que tout autre sur lo marché do Londres.On a essayé des croisements aveo d\u2019autres races, ils ont peu réussi, ot les animaux qui en résultaiont n'avaient ni la beauté du type améliorateur, ni la rusticité des West-Highlands, Race Suffolk.\u2014A l'occasion de cetto race, nous om- runtons au \u201c Traité sur l'élevage et les maladies des estisux,\u201d par M.J.A.Couture, médecin-vétérinaire, ce qui suit: \u201c Les Suffolks ne sont ni bons laitières, ni bons producteurs de viande, Ils tiennent le milieu entre les deux epécialités.Leur couleur est rouge foncé, Jeur front est sans cornes.Leur taille est à peu près colle des Galloways.On rencontre d\u2019assez bons animaux de boucherie parmi eux, mais en général l\u2019arrière train manque d'ampleur.Les reins et lo dos ne sont pas assez larger.La culotte est trop fendue, pas assez descenduo; la hanche est trop basse.La partie antérieure du trono ost rolativement plus développée que la partio postérieure.Les membres sont grossiers.On les dit aesez bons laitiers ; mais jo dois avouer que les specimens que j'ai vus ne présentaient aucunement les caractères qui indiquent cette qualité.Il y a beaucoup de bestiaux de cetto race dans certaines parties d'Ontario, et quelques unes uu Nouvesu-Bropswick, importés par 1e Gouvernement de cette province, \u201d Races Jersy et Guernesey \u2014Ces deux races de même quo l'Aldorncy proviennent des îles normandes, et comme nous l'avons déjà dit sont connues sous le nom plus général de races des îles Normandes.A l\u2019occasion do ces races, voici ce quo nous lisons dans le deuxième volume du Journal d agriculture illustré, année 1879 : \u201c II y à près de la côte septentrionale de la France no petit gronpe d'îles connu sous le nom d'îles de la Manche.Les habitants de ces Îles sont depuis longtemps renommés pour lour industrie et leurs habitudes frugales, mais surtout pour lours vaches initières.Vu la nature stérile du sol, et le climat de cos côtes ro- chouses, sur lesquolles viennent battre les vagues ir ritées de la mer, le bétail n\u2019acquiert pas d\u2019aussi grandes proportions que celui qui est élevé eur un sol ferüle ; cependant, à force de soins, ot par le choix judicieux que l\u2019on a toujours fuit des meilleures va- chos laitières pour l'élevage, on est parvenu à déve lopper une race d'animaux qui, quoique inférieure à 1a race Ayrshire, par rapport à la quantité du lait donné, surpasse cette dernière quant à Is qualité.+ L'ile do Jersey, la plus considérable de ce groupe, & donné son nom aux animaux qu'elle exporte, de \u2014 même gue les Îles de Guernesey et d\u2019Alderney.Les animaux importés de ces trois îles ont à peu près les mêmos apparencos ot les mêmes qualités; cependant les Guernesey sont plus gros et de formes moins délicates que les Jerseys; les Alderneys sont plus petits et plus délicats que les doux autres.\u201c I! n\u2019y à aucun douto que nos vaches Canadiennes sont dos descendantes directes des Jorseys, Nous avons vu dans ls Province de Québec des petites vaches possédant toutes les marques et les caractères distinotifs des Jerseys, ot cela dans les endroits où il était bien connu que de mémoire d'homme aucun animal n\u2019ait été importé de ces îles.Il est probable quo les premiers colons frunçais importèrent de préférence à toutes les autres les famouses vaches laitières des îles Joraoys.\u201c Nous voyons par des rapports authentiques que les habitants des îles de Jersey, Guernesey et autres, prenaient, dès les temps anciens, tontes les précautions nécessaires pour conserver pures leurs races d'animaux, En 1787, leur législature passa un acte prohibant l\u2019importation des vaches, des tauroaux, des génisses et des veaux; le bâtiment dans lequel se faisait cos importations était saisi par le Gouvernement, les propriétaires étaient condamnés A une amende de 200 louis sterling et les matelots do I'équipage étaient passibles d\u2019une amende de 50 lonis chacun, #'ils n'informaient pas le gouvernement de la transgression de cet acte ; do plus, les animaux ainsi importés devaient être tués en débarquant et la viande devait être distribuée aux pauvres.Cet acte a été modifié depuis ; de nos jours, il est permis d'importer les animaux de boucherie, et nous apprenons par rapport officio: que cette loi est strictement observée et que pour aucun prix les habitants ne vendent leurs animaux de choix pour l'exportation.\u201cDepuis uno cinquantaine d'années, les Etats-Unis ont encouragé l'importation et l'élevage de cette race d'animaux; mais au Canada ce n\u2019est qu\u2019en quelques rares endroits qu\u2019on les rencontre ; on y préfère les races d'Alderneys importés (actuellement la race Jersey est en grande estime dans plusieurs fermes de la province de Québec).\u201c Les Jerseys sont de taille moyenne, ont la tite effilée, lo muifle fin, entouré d\u2019une potite bande jaunâtre, les cornes sont petites, lisses, conrbéos en dedans et noires à leurs pointes; les yeux aont éloignés l'un de l'autre, grands, pleins, et exprimant la dou- cour, Les oreilles sont petites et minces, lo cou est épais et droit, in poitrine largo et profonde, le corps rond ct les côtes bombées ; les hanches sont larges ; la queue est petito et fine ; la peau est de couleur jaune, moelleuse et recouverto de poils fins et soyeux, \u201c Lies Guerneseys sont de couleur rouge jaunâtre rayés de blane sur le corps ot les jambes, \u201c Les Jerseys, Guerneseys et Alderneys sont des vaches de famille par excellence.Leur taille moyenne, leurs belles formes et leurs qualités laitières extraordinaires en ont fait depuis longtemps les meilleures vaches de famille ; de plus elies ne sont pas à dédaigner pour la boucherie.Mais c'est surtout pour ceux qui s\u2019adonnent à la confection du bourre qu'elles sont recherchées.\u201c Les qualités laitières des vaches dos Iles de Ia Manche ne peuvent pas ôtre mises on doute, mais fo grossour considérable.Le Colonel LeCouteur, Py - ¢ p >» \u201cteurs une juste idée de ces deux races favorites; mainte GAZETTE DES OAMPAGNES leurs plus ardents admirateurs sont forcés d'admettre qu\u2019elles ne sont pas aussi profitables pour la boucherie, quoique quelques-unes d'elles aient acquises une m lève une grande quautité d'animaux dans lile du Jersey, dit qn'ollos s\u2019engraissent bien, et assez rapidement, lorsqu'elles sont taries, et qu\u2019elles donnent une bonne quantité de viando d\u2019uno qualité supérieure.¢ Lo lait des Jerseys est moilleur pour le beurro que pour le fromage; ln quantité de crêmo est plus considérable que dans celui des Ayshires, de plus lo temps requis pour faire le bourre cet bonucoap plus court, Le Dr Sturtevant, du Massachusetts, \u2018nous fournit quelques faits intéressants concernant la qualité du lait de différentes racos.Les globales du lait des Jérseys sont plus grosses que celles du lait des Ayrrhiree.Plus les globules du lait sont grosses, moins est long le temps requis pour changer la crème en beurre.D'un autre côté Ia richesse en globules ot le court espace do temps qu'il faut pour la confection du fromage, À causo do la difficulté qu\u2019on éprouve à retenir dans le fromago la crème, dont une certuine partie s'élève à la surface durant los intervalles do lu manipulation, et ce qui ne so réunit plus au lait, diminuant d'autant la qualité du fromage.Uependant la grosseur des globules fuit qu\u2019une plus grande quantité de matières azotées resto on snaponsion dars le bourre, ce qui, suivant la théorie, en empêche la conservation avoc le procédé ordinaire de confection.Le beurro est presque toujours de couleur jaune- orange.Nous nous permettrons de citer les remarques du Dr Sturtevant sur le lait des Ayshires.\u201c En Ecosse le lait des Ayabiros sert à la fabrication du fromage et du beurre ; c\u2019est pourquoi, on s\u2019 est efforcé de créer uno raco de vachos dont le lait est excellent pour le beurre; et uno autre classe qui convient micux pour la production du fromage.vache qui occupe une place intermédiaire ontre ces deux extrêmes, quoique inférieuro à ces doux types, n'en est pas moins précieuse pour la pruduotion du beurro et du fromage.Cetts division est couf:rmée par ln pratique et par l\u2019oxamon microscopiquo des globules lactées, \u201c Les familles Ayohiros qui sont plus propres à Is production du beurre sont très bonnes luitières, leurs globales lactées, quoique moindres qua celles des Jerseya, sont assez grosses pour indiquer d\u2019ox- cellentes qualités.Le beurre cst de couleur jaune, mais dépourva de cetto teinte orange caruotéristique de celui de Ia vache Jersey.Les familles de la mdmo race dont le lait est plus propre À la production du fromage, sont aussi do très bonnes laitières, mais les globules sont plas petites et contiennent plus de granules quo celui de l'autre famille.La crême se sépare du lait moins complètement et s\u2019y réunit de nouveau plus facilement.La différence pratique entro le lait de ces doux familles étant chez cotte dernière en plus grande conformité de constitution du lait après un certain temps de repos.« Nous nous sommes efforcés de donner à nos lec- nant nous allons faire quelques suggestions pratiques concernant ce que nos cultivateurs doivent faire pour améliorer leurs races d'animaux, ayant toujours en ) tuollos.\u2026\u2026 \u201d eb vue los circonstances dans lesquelles îls se trouvent, Nous nvons dit plus d\u2019une fois que tous nos cultiva- tours n'étaient pas en position de s\u2019adonner à l\u2019éle- vago des animaux, sur une grande échello à cause de l'exiguits de leurs fermes et de la nourriture du sol, surtout s'ils veulent élever de gros animaux de boucherie.La plupart de nos cultivateurs ne gardent qu'en petit nombre de beatiaux et dans lo simple but \u2018avoir du lait et da bourre pour les besoins de la fa mille, quelquefois en vendent-ils une potite quantité.Quelle est donc la race qui convient le mieux à leurs besoins.Nous avons vu que la vache Ayrshire donnait la plus grande quantité de lait, tandis que l\u2019Alderney donne la meilleure qualité.La première dégénère très vito si elle est soumise aux privations, tandis que ls vache Canadienne qui remonto à la raco Jersey, en a consorvé les marques et méme la ooulour et In forme, quoiqu\u2019elle ait été importée au pays il y a bien au-delà de cent ans, I! nous somble que voilà une preuve évidente que cette dernière convient mieux à notre climat.* Nous conseillons aux cultivateurs qui ne gardent que quelques vaches, de préférer des Jerseys, par rapport aux nombreuses qualités apéciales qu\u2019elles possèdent.Elles eont faciles À entretenir, très dociles, donnant du luit d\u2019une qualité supérieure ot riche en benrre.\u201cOn peut obtenir un produit presque aussi bon qu\u2019an animal de race pure en accouplant un taureau Jersey avec une vache Canadienne.\u201c Rien de ploe aisé pour nos cultivateurs que d'améliorer les troupeaux do cette manière.On peut acheter à un prix minime des taureaux pur-sang, pourvu qu'on ne demande pas leur généalogie, \"\u2014(4 suivre.) \u2014\u2014\u2014\u2014_ De l\u2019instruotion agricole.\u201c Dans le cours d\u2019un article ayant pour titre \u201c De l'instruction agricole, \u201d notre confrère de L'Echo des Laurentides, comme moyon d'assurer le progrès do la science agricole ou plutôt sa diffusion dans nos campagnos, dit \u201c quit faut commencer par le bus de l\u2019échelle et former lo cultivateur dès l'enfance, C'est duns les écoles élémentaires que l'enfant doit recevoir la première direction vers l\u2019agricalture.On devrait lai apprendre là à rapporter À \u2018cet art par excellence les connaissances qu'on lui donne.« Commençons, dit encore plus loin notre confrère, par donner à nos onfants uno éducation agricole, si nous voulons lour donner de la vocation pour l\u2019état auquel la Providence les destine d'une manière cer- taino.* Pour compléter co système, on devrait augmenter le nombre des écoles d'agriculture ; chaque comté en & besoin d'une.Il ne sorait pout-être pas raisonnable de demander qu'une école de comté fat tenue sur le mdmo pied que nos écoles d'agriculture notuelles, à Gatise du coût très élevé de lour maintien.Mais tout en restant au dessous de lour niveau, il y aurait encore moyen d'arriver à un excellent résultat, Dans ce cas, nos trois écoles d\u2019agrioulture actuelles servis raient à former des professeurs pour los écoles ag- go GAZETTR DES CAMPAGNES Ces euggestions de notre confrère de l'Æcho des Laurentides devraient être l'objet de la plus profonde considération de la part de ceux qui ont vivement à eænr de promouvoir le progrès agricole parmi nous et d'accorder à la profession agricole la protection qui lui est due.Les cercles agricoles devraient en discuter tous les points afin d'en arriver à un résultat pratique qui ne pout être obtenu qu\u2019avec le concours des coltivateurs quo cela intéresse tout particulièrement, Il faut d'abord, dit notre confrère, \u2018* commencer par donner à nos enfants une éducation agricole, \u201d Pour cela il nous faut dos professeurs pouvant en- scigner l\u2019agriculture, qui sernient formés dans nos écoles d'agriculture, comme le suggère notre confrère.Dans co cas, la durée des cours dans nos écoles d'agriculture devrait étre de cing 4 six ans, au lieu de deux ans.Quant à établir uno école d'agriculture dans chaque comté, la chose serait désirable ; mais les cuitivateurs le voudront-ils?lui accorderont ils assez d\u2019encouragement pour assurer son maintien ?nous le voudrions encore, mais lu chose nous paraît encore problématique, ei l'on en juge par l'indifférence que l\u2019on ap- porto duns l'organisation de nos sociétés d'agriculture et des cercles agricoles qui no rcçoivont pus de la part des cultivateurs encouragement quo ces associations sont on droit d\u2019attendro.Poor la maintien de nos écoles d'agriculture de comté, il ne serait pas nécessaire qu'une ferme importante 7 soit annexéo ; un beau jardin et quelques arpents de terre suffiraient largemont: un beau jardin pour étudier les lois de la physiologie végétale, et pour voir de près tout co qui a rapport à l'horticulture ot à l'arboriculture : quolques arponts de terre, afin que l'on trouvo dans l'établissement des specimens de culture, d'animauz, d\u2019instruments, et ue le professeur puieso ainsi, de terops en temps, se livrer en face des élèves À quelques applications.Les élèves pourraient visiter les fermes environnantes, afin do se rendre compte des faits relatifs à la grande culture; ils y verraient de larges app'ications au su- je desquellos ils pourraient recevoir les explications les plus détaillées, et ces promenades, en ouvrant à leur intelligence un horizon plus vasto, lnisseraient dans leur mémoire des souvenirs dont ils pourraient tirer grand profit.Encore une foie, empurons-nous de toutes les suggestions qui seraiont propres 4 amener une dre de pros périté parmi la classe agricole, et disoutons los mûrement afin d'en tirer bon profit à l'égard do ceux qui se destinent à la vocation agricole.\u2014\u2014 Culture du céleri.La graine doit être soméo au printemps, eur une légère couche do terre, et lorsque ln tompératuro devient assez chaude, les pieds doivent en être plantés dans une coucho de terre riche, à trois pouces de distance, ou bien placés en rangs éloignés aussi de trois pouces; plus tard on les éclairoit, de manière À laisser la même distance entre chaque plant, Le sol convenable doit être composé, moitié de vieux famier bien fermenté, et moitié de bonne terre de jardin, avec un peu de eablo ; il nedoit pas avoir plus de six pouces de profondeur, doit être placé sur une surface plane ot dure qui empêche les racines de pus trer, et s\u2019il est possible doit être ombragé.En juin ou juillet, ce qui dépend de l'avancement des jeunes plants, on fait des tranchées de quinze à dix-huit pieds de largeur et d\u2019un pied de profondeur, et cela dans un morcenu do terre riche et humide ; on jeite la terre des deux côtés des tranchées ; si lo sous-sol est mauvais, on doit le jeter d'un côté, ot de l\u2019autre Ia terre de la surface.On doit ensuito remplir ces tranchées aux deux tiers avec du fumier bien fermenté ; on mêle la terre de la surface, de manière que ces tranchées se trou- vont comblées, Avant d\u2019y placer les jounes plants, ln terre doit être bien arrosée ; ensuite on les sépare les uns des autres en coupant la terre perpendioulairement avec un couteau, de manière À conserver autour des jeunes plants un morceau de terre carrée que l'on enterre facilement avec euz ; ce qui est très-utile, en ce que ça préserve les jeunes plants loraqu\u2019on les transplante.On les place dans les tranchées à la distance de huit À neuf pouces les uns des autres et on les arrose bien, Si lo temps est três-seo, les range doivent être ombragés pendant quelques jours, et arrosée journellement Jusqu'à ce que les plants aient commencé à croître de nouveau ; après cels, il faut encore arroser abondamment toutes les fois que le temps est sec, vii que le céleri demande une grande humidité pour être grand et tendre, A mesure que les jeunes plants croisent, il est nécessaire de les renchausser toutes les semaines, et cela un jour geo ; on saisit d\u2019une main les feuilles, tandis que de l'autre on ramène la terre autour\u2019de la tige, prenant bien garde que la terre ne parvienne pas dans le cœur des jeunes plants ; autrement, cola contribuerait à les faire pourrir.Ordinairement on fait les tranchées à six pieds de distance les nnes des autres pour permettre de ren- chausser ; mais, comme le céleri se conserve mime en hiver lorsqu\u2019il est couvert dans le jardin où il a pris naissance, que loraqu'on lo transporte dans une cave et planté dans le sable, il cet préférable de mettre huit pieds entre chaque tranchée, afin de permettre de le recevoir et préserver du froid; on place entre les rangs de céleri des choux, des pois, des fèves, ou d'autres végôtaux que l\u2019on enlève lorsqu'il est néces- suire de recouvrir le céleri, Après la première forte gelée, on coupo les têtes de céleri au niveau de In terre qui recouvre la plante, ot en place on met de la paille avec un peu de terre ur empêchor le froid de pénétrer.Au moment de \u2019hiver, on recouvre chaque rang d\u2019une bonne couche do paille, par-dessus laquelle on jette huit à dix pouces de terre que l\u2019on prend dans l\u2019espace qui se trouve entre les rangs; la surface doit en être inoli- née et battue légèrement pour prévenir l'humidité.Quelques personnes peuvent croire que c\u2019est 14 trop de trouble, mais en en fuisant l'expérience, on s\u2019apercevra que le trouble est moins grand que lorequ\u2019on arrose les pieds do céleri, qu'on les transporte dans les caves, et qu\u2019on les plante dans le sable, En hiver, il sera en tout temps facile d\u2019arracher ces plants, d'autant plus qu\u2019en faisant bien ce qui vient d\u2019être dit, on verra que la golée n\u2019est pas parvonue aux racines.Les huit ou neuf pouces de terre qui recouvrent 4.v GAZETTE DES OAMPAGNES 4 In tôte du céleri s'enldvent aveo la pioche; alors on retire le pied que l'on désire, mais on doit avoir grand ] f soin de bion recouvrir cette partie du rang avec de la paille et de la terro non goiéo qui se trouve au fond de la tranchée.» + \u2014 Moyen de hôter le développement des arbres fruitiers.Le développement des jeunes arbres fruitiers et forestiers se fait quelquefois lenetment; voici, pour le +, hiter, un moyen qui nous a toujours réussi : Pratiquer une incision longitudinale sur la tige, du côté du levant où du sud-est, dppuis le collot des racines jusqn\u2019aux premières branches, À l'époque do lu sève ascendunte, Cette opération a pour effet do faire grossir cette tige, car elle fait onvrir et dilater les pores Je l\u2019écorce, favorise la circulation de la sève ot a dilatation des tissus ot vaiescaux que l'écorce com prime et étreint, puis, par suite, le grossissement et une oroiesance active.Ces vaisseanx forment lo bois et surtout 'anbier, qui sc trouve ainsi a aire, Certains arbres, bien que plantés avec soin, restent languissants: la surface de la tige devient dure, sèche, raboteuse avant l\u2019âge, et ee couvre d\u2019un grand nombre de bourgeons.C'est ordinairement lo résultat de l\u2019endurcissement trop prompt des couches exté- Fieures de l'écorce, qui, à la eortie d\u2019ane pépinière, ont été trop subitement exposées à l\u2019infinence d\u2019un soleil ardent ou d\u2019un trop grand froid.Ces couches alors ne ge prêtent plus quo difficilement au grossis sement de la tige, et les vaisseaux séveux étant comprimés, ne peuvent plus porter qu'une trop petite t quantité de fluides nourriciers vers les fouilles: une incision longitudinale an sud-est se fait, pénétrant jusqu'au corps ligneux, est alors indisponsable pour que l'arbre reprenne vigueur au moyen do la libre ciroulation de la sève.Neo remarque-t-on pas, on effet, que les arbres lan- Kuiesants et rabougris ont toujours le tronc couvert de branches, faute d\u2019une ciroulation facile de la sève depuis les racines jusqu'au sommet et réciproque ment ?Cette circulation y étant comprimée et ontra- vée, la sève se Crée uno issue forcée À travers l'écorce, et occasionne la pousse des bourgeons, qui interrompent aussi le cours des sèves ascendante et descen- «« dante si nécessaires au développement de la tige ot & du sommet.Les fentes perpendiculaires qu'on voit souvent sur l'écorce un pou dure des pommiers et des bois blancs, ne sont-elles pas une preuve de la nécessité de ces incisions ?Essayez, et vous réuseirez sur toutes espèces d\u2019ar- brea, excepté eur ceux produieant des fruits à noyau et dont l'écorce se détacho horizontalement.Choisis sez deux arbres, tels que pommiers, ormes, bois blancs, eto., de même essence et de môme grosseur, À côté l\u2019an de l\u2019autre, et n\u2019opérez que sur l\u2019un d'eux : le résultat infaillible sera en faveur de celui dont l\u2019é- corco aura été inoieée.Cutte opération se fait aussi avec succds sur los tigos ou branches sèches faibles « dont on veut augmenter lo dévoloppement, er le commençant au point d\u2019intersection des branches, ce qui fait bientôt refluer sur ollos plus de sève aecen- ante, Choses ot autres, Election des directeurs et officiers de la Société d'agriculture du comté de Témiscouata.\u2014A une assemblée des membres de la Société d'agriculture du comté de Témiscouata, tenue au Palais de justico à l\u2019Isle-Verte, le 16 décombre 1886, les Messieurs dont les noms suivent ont été 6lusdirecteurs de la dite Société, pour l\u2019annés 1887 : Angelme Dionne, Notre-Dame du Portage: J.E.Poatiot, Fraserville ; Cyprien Dionne, Cacouna ; Elie Mailloux, St Arsène ; Chi G.Bertrand, Isle-Verte ; Napoléon Rioux, Trois- Pistoles ; Thomas Gagnon, St Eloi ; Jean St-Pierre, St Panl ; Joseph Desjardins, St Clément ; William Marquis, St Eplphane ; Sotère Chouiuard, St Modeste; George Gagnon, St- Hubert ; Thomas Rioux, 8t Jean de Dieu ; P.U.Pelletier, St Louis de Ha ! Ha! Plus tard, M.Elie Mailloux fat 6lu Président ; M.Cyprien Dionne, Vice-Président ; M.Las N.Gauvrean, Secrétaire-Tréso- rier.Avant l\u2019ajournement de l'assemblée, M.Napoléon Rioux proposa, secondé par M.Cyprien Dionne : \u201c Que des remerciments eont dus à M.L.N.Ganvreau, se- erétaire-trésorier, pour les tronbles qu\u2019il s\u2019est donnés pour l'achat du blé de semence que cette société l'avait chargé \u20ac de faire le printemps dernier, et surtout pour 1a qualité supérieure qu\u2019il s\u2019est procurée de M.Wm Evans, grainetier de Montréal : ce qui a été un véritable bienfait pour le comté dé Témisconata, vu la mauvaise qualité du grain récolté l'automne de 1885, en conséquence des gelées qui out sévi particulièrement sur le blé.\u201d\u2014 Cette motion est adoptée à l'unanimité.\u2014(Vraie Copie).\u2014Ls.N.GAUVREAU Soorétaire-trésorier, Restez au pays! la patrie a besoin de vos bras, ne les Ini refuses pas \u2014Nous lisons ce qui suit dans le Travailleur, journal publié à Worcester, Etats-Unis : \u201cOn parle beaucoup, de ce temps-ci, de colonisation et de rapatriement.Nous croyons sincèrement que ceux de nus nationaux qui occupent, aux Etats-Unis, d'excellentes positions dans la finance, le commerce et l'industrie, ne doivent pas son- r à ee rapatrier.Mais cenx qui pourraient, avec l'aide de leurs enfants, se faire colons et se créer un bel avenir an pa; ceux-là, disons-nons, ne devralont pas hésiter uu instant.Quan à l\u2019immigration, none y sommes opposé, parce que, à cette époque de l\u2019année, les positions sont des plus rares et des moins enviables.Il y a concurrence partout, et la vis est loin d\u2019être rose pour les immigrants, \u201c Frères, restez au pays.La patrie a besoin de vos bras, ne les lui refusez pas.\u201d Æn perfectionnant notre agriculture, nous la rendrions trois fois Plus productive qu\u2019elle l'est aotuellement.\u2014 Il est généralement reconnu que l\u2019art agricole est plus avancé anx Etats-Unis que dans la Province de Québec, que les Labitante y sont plas instruits et connaissent mieux leur profession, que, par le moyen d'une culture plus soignée et mieux comprise, un uore de terre aux Etats-Unis donne plus de produits qu\u2019un acre de terre dans la proviuce de Québec.\u2014Cependaut, un M.Ed.At- Kinson préteud {dans le Century Magazine) que el l\u2019agriculture J était encore mieux faite lo sol des Etats-Unis pourrait nourrir une population double de la population actuelle, sans diminuer le chiffre actuel des exportations.\u2014Si l\u2019on peut parler ainsi d\u2019une contrée où l\u2019agriculture a déjà fait de si grands progrès, que ne pent-on pas dire de notre proviuce Ÿ Ce qui est certain, c'est que nos terres aujourd'hui sousculture pourraient rendre trois ou quatre fois davantage, sl elles étaient mieux cultivées.L\u2019hou.M.Ross avait raison de dire qu\u2019en perfectionnant uotre agriculture, il serait facile do la rondre trois fols plus productive.\u2014Za Campagne\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 RECETTES Des maux de dents.Le plus sûr moyen de guérir les maux de dents serait de Jes faire arracher ; mais comme c\u2019est une opération à luquelle on se décide qu'avec répugnance quoique le mal qu\u2019on éprouve alors ne dure que le temps de l'opération, nous allons iudiquer d'autres moyens propres à apporter du soulagement aux oru- elles souffrances de cetto maladie qui d\u2019ailleurs n\u2019est jamais dangereuse, . 2 GAZETTE Ds CAMPAGNES L'essence de girofle dans Inquelle on trempe un peu do ouate que l\u2019on applique sur la partie souffrante ; les gargarismes d\u2019ean-de-vie sur Ja partie malade; fa brûlure de la ca rie avec une niguille de bas chauffée à rouge; l'application d\u2019un pen de miel eur la lent malade, sont autant de moyens qui soulagons momentanément, lorsqu'ila peuveut atteindre toute la partie malade ; mais ils n\u2019empôcheront pas le retour du mal à des époques vins ou moins recalées, Il sera donc toujours mieux de chercher à prévenir les maux de deuts, que d'essayer de les guérir, Pour prévenir les maux de dents, on 6vitera de 80 tenir aux courants d'air, de s'exposer à l'humidité, À la rosée du matin et du soir, ou oucoro do tenir Ju tôte eb les bras à la fraîcheur ; ger go sont autant de causes qui occasionnent les maux de ents, Des hémorragies nasales.Dans les hémorragies nasales, on éconlement de sang par le nez, lorsque le sang coule en grande abondance, que 1e malade commence à être sffuibli par cotte perte, il faut songer à ar- rêôter l\u2019Lémorragie : la première chose à faire cst de placer le malade à l\u2019air frais, daus une températare peu élevée, ges mains trempées dans de l'eau bion froide ; on trempers des compresses durs l\u2019eau excessivement fraiche, dans laquelle on aura mis un peu de vinaigre; on appliquera ces compresses autour du nez, sur le front, la tote, les tempes et sar toutes les parties les plus rensibles du corps : la glace, on la neige, serait encore plus eficace pour les applications à faire en pn- Teil cas.Lorsque malgré cea applications, le sang continue couler avec violence, il faut comprimior ls narine d\u2019où sort le sang, y introduire un tampon de charpie trempée dans de l'eau de vinaigre.CHEMIN DE FER DU GAP BRETON Section-Grand Narrow a Sydney.Soumission pour les Travaux de Construction, D SOUMISSIONS eachetéos, adressées au soussigné et endossées \u201c Soumissions pour le chemin de fer du Cap Breton, \u201d seront reçues À ce bureau jusqu\u2019à midi, Mercredi, le 12ème jour do Janvier 1887, pour certains travaux de cons- truotion, Des plans et devis soront cxposés pour l\u2019inspection an borean de l\u2018ingénieur en Chef et Directeur Général des Chemins de Fer à Ottaws, et aussi au bureau du chemin de fer du Cap Breton, à Port Hawkesbury, C.B., le ct après le 27ème jour de décembre 1856, alors qu\u2019ou pourrs obtenir les informations ét des formules de soumissions sur demande.Aucune soumission ne sera prise en considération si elle n'est fuite sur les formules imprimées et ei toutes les conditions ne sout remplies.Par ordre, A.P.BRADLEY Secrétaire.Département des Chemins de fer et Canaux, Ottawa, 16 Déo.1886 A VENDRE BETAIL AYRSHIRE: COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH BOCK S'adresser A M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue:St Jacques, MONTREAL \u201c AVOCAT, de Fra- L, A.LANGLAIS, \u2018rrmteye.0,20 les Cours do Rimonski, de Kamouraska et de Montmagny.Il s\u2019occupe de prôts d'argent hypothécaires et autres.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL », 1886-Arrangement pour la saison d'hiver-1887 nin 1886, les trains de ce chemin Sto Anne (le dimanche excepté) 1% Le et après lundi, 14 partiront de la Station comme snit : \\ Pour Lévis.BAM FP Pour Lévis 9,50 À.M.Pour St-Je: 10.38 A, M, Pour Lévis.3.10 P.M.Pour la Rivière-du-Loi 3.50 P, M.Pour la Rivière-du-Lonp 10.32 P, M.Tous Jes trains marchent sur l\u2019houre du temps convention - nel de l\u2019Est, D.POTTINGER, Surintendant en chet Baroau du chemin de fer, Moncton, N.Bk., 22 novembre 1686.A VENDRE Bétall Ayrshire : veaux mâles et génisses, pure race, avec pedigree.\u2019 Aussi : Moutons Cotawold, de choix.S'adresser d : J.B.BEAUDRY, > &r Marc, Comté Verchères, P Q.A vendre 4 Deschambault , Un mognifique taureau demi-Dorham, de trois ans.Le propriétaire a obtenu pour cet animal, trois premiers prix aux exhibitions agricoles de la Société d'agriculture du comté de Portneuf.S'adresser à SAMUEL PAQUIN, Deschambault, P.Q.EGREMEUSE DE LAVAL! INSTRUMENTS do Paterson 4 Frère : Charrues d\u2019acier, Charrues a siége, Charcues à un cheval, Charrues à 3 ot a 3 oreilles, Herses et Cultivateurs a dents à ressort, Faucheuses À un choval et 3 2 chevaux, Moissonueuses, Lieuses, Râteaux, Hache-paille, Moulins a mouture Raymond, eto.INSTRUMENTS de la Compa, Manufaciurière Massey | Faucheuses Toronto, Ribose on oh Wl INSTRUMENTS PLANET, Jr.Semoirs à graines de jardin, petits Cultivateurs à bras, Caltivateurs, Houes a cheval, eto.Les meilleurs instruments de ce genre, Petits semoirs à graines de Randolph.1 Grand vombre d'instruments agricoles d\u2019un usage jouraaller, Clarrues à double vereoir aveo arrache-patates.Machines à moudre de Vessot.Ustensiles de beurrerie et engins à vapeur, sur commande, etc.Assortiment de pièces de réparations.Dents de Faucheuves.Tordeuses.Moulins à scie portatifs, de toutes sortes.Matériel de froma-, gerie, cto., eto.» À vendre chez .4, a LEFRANCOIS & THIBOUTOT, 110, rue St Paul, Québec.28 mai 1865, "]
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