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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 9 décembre 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1886-12-09, Collections de BAnQ.

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[" XXIV Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.9 décembre 1886 No.7 : GAZETTE DES CAMPAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET DU COLON PARAISSANT.TOUS LES JEUDIS rf Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater du ler de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019année.On ne s\u2019abonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l\u2019expiration de l\u2019année d\u2019abonnement, et les arrérages alora devront avoir été payés ; at non, l\u2019abonnement sera censé contiauer, malgré même le refus de la Gasette an Bureau de Poste.Toat ce qul concerne la rédaction et l'envoi de correspondances doit être adressé à FrnMIN H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.Gérant Eeotor A.Proulx.Tont oe qui concerne les abonnements à 1s Gasette des Campagnes et les annonces à être ubliéea dans ce jonrnal, doit être adreaué à ector A.Proulx, Gérant.ANNONCES Première insertion.10 centina par ligue Deuxième insertion, ate.\u2026.3 centina par Ilgne Pour anvonce A long terme, conditions libé- _ rales.Ceux qui désirent s'adresser tout partiouliè- rement aux cnltivateurs pour la vents de terres instruments d\u2019agricattnre, eto., eto., trouveront avantageux d\u2019annopcer dans ce journal.ABONNEMENT : $1 PAR AN Bi 1a guerre est 1a dernière raison des peuples, l\u2019agrionlture doit en être la première.ABONNEMENT Emparons-vous du rol, si nous voulons conserver notre nationalité.$1 PAR AN SOMMAIRE.Revue de la Semaine : Nouvelles recommandation de 8a Sainteté, en faveur de la dévotion dn très saint Rosaire.\u2014Notre Danie de Lourdes dans le Honduras suglsis \u2014Archives reli- givuses de l\u2019Archidiocèse de Québec.\u2014A propos d'oiseaux, Causerie Agricole : De l'elevage des Lôtes à cornes ( Suite).\u2014 Race bovine d'Angus.\u2014La race Ayrthire\u2014Race Durham, Sujets divers: Des fumiers.\u2014Préparation des aliments pour le tail.Choses et autres: Eumparons-nous du sol; la colonisation an Lac Témiscamingue.\u2014Moyen de s'assurer un bon troupeau de vaches laitières.Recettes : Mal de ventre d'hiver chez le cheval.\u2014L\u2019onnemi et Pawi da charangon, : À nos abonnés retardataires.\u2014A l\u2019occasion du 24e anniversaire de 1a Gazette des Campagnes, numéro 1, 26 octobre dernier, none disions qu\u2019au-delà de #3,000 nous étafeut dues pour abonnements, et nous invitions les retardataires à nous payer le plus tôt possible.Nous nous atteudious à un Lon mouvement de la part de coux qui ont véritablement à cœur J\u2019exiatence de notre Journal ; cependant nous n'avons reçu quo vingt-cinq piastres depuis le 24 octobre.Le mois de novembre eat le temps où les oultivatenrs vendent leurs produits et c\u2019est aussi le temps où ils payent leurs comptes chez les marchands.Dans ces règie- ments d'affaires, on doit aussi songer à la Gazette des Campagnes, en payer l'abonnement.Grand nombre de nos abonnés qui nous doivent chaoun au-delà de $10, nous ont demandé des délais ; il y & de cela plus d\u2019un sn, et nous sommes en:ore à attendre.Qu\u2019on y pense sérieusement, car ces délais ne peuvent être prolongés duvantage.> A VENDEE.Cinq coqs Golden Hamborgs \u201c .ansov00n0 100 Un coq Wynodott.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.vers a\u2026cscouss 1,00 S'adresser à HECTOR A.PROULX, .Ste Anne de In Pocatière P.Q.REVUE DE LA SEMAINE Nuvelle recommandation de S.S.Léon ÆITI en fa- veu- du Rosaire.~ Dane une lettre que Notre Saint Père ie Pape adresse 4 Son Em, le Csrdinul Vicaire, en date du 31 octobre, à l'eff-t\u201c de rondre quotidienne et perpétue.le dans les églises de Rome lu dévotion du Rowuire.* Bu Suinteté vient d'exprimer, dans les termes les plas pressunts, son vif désir de voir cette dévotion bénie progresser do jour en jour.« Pluvieure fois déjà\u2014dit le Ssint-Père\u2014Noua avons fait connaître Notre prédilection pour In devo tion du très saint Rosuire et In gran-le confiance que None y avons placée en présence des bavoinis ai graves te l'Église on ce moment.Les motifs de cette prédilection et do cette confiance, Nos les avons amplement indiqués dans Nos lettres encyoliques, et ces mêmes motifs Nous ont amené À prescrire jusqu\u2019à nouvel ordre lu continuation du pieux oxercice du moie d'octobre en l'honneur de Ia vierge glorieusc da Rosaire, Ausvi avons-Nous appris avec une vraie consolation de Notre cœar que, dans un très grand nombre de pays, cette dévotion se ravive et flaurit, aussi bien en publio qu\u2019en partioulier, et qu'eile produit pour les Ames des fruits précioux do grâce et de salut.** C\u2019est pourquoi.Nous ne croyons pas avoir trop fait pour favoriser au milieu du peuple fidèle cette pieuse prutigne, que Nous d irons voir ss propager de plus en plue et devenir la dévotion vraiment popu- luire de to-s les lieux et de tour les jure, Ce désir est en Nous d'autant plus vif, que les temps sont de jour en jour plus mauvais ot contraires À l\u2019Eglise, ot que le besoin d'un secours divin extraordinaire est recon.au plus urgent, \u201d Notre-Dame de Lourdes dans le Honduras anglais \u2014 Un Jesuite missionnaire nous à raconté ce qui suit le 3 octobre dernier : * Attaché aux Missions du Honduras anglais, dans l'Amérique centrale, je fus envoyé, il y à trois ans, bo GAZETTE DES CAMPAGNES dans vno peuplade disséminée au milieu d\u2019un pays de Mmarécages et de forêts.La population étuit ceneée posséder mille catholiques.Hélas ! ils ne l'étaient gue de nom.Trois vinrent jusqu'à la porte de la chapelle pour savoir quel était le prêtre qui leur arrivait.Et quelle chapelle! C'était une cabane, couverte de paille, donnant entréo à tous les vents et capublo à eine do contenir quelques personnes.Sans me laisser abattre, je m'adressai eur-le-champ à Notre Dame de Lourdes, promettant de lui dédier l'église s\u2019il m'était donné d'en construire vne.Quelques jours s'étaient à peins écoulés, qu'un protestant m'apportait 1 500 france à cette intention.Je reconnus là l'intervention de ms céleste protectrice.Les hubitants se réveillè rent de leur indifférence à la vue du secours extraordinaire que le ciel leur envoyait, Ils se mirent vaillamment à l'œuvre.Pour Jes seconder, = me fis à la fois architecte, maçon et charpentier.En quelques mois, un gracieux édifice avait surgi de terre comme par enchantement.Sur cer entrefaites, on avait reçu de France une statue de Notre Dame de Lourdes, bénite au sanctuaire même.Il ne s'agissait plus quo de ls placer s0- lennellement dans la nouvel!e église.Mais comment Ja trunsporter à travers les forets, depuis la ville de Bélize, capitale du Honduras ?,.On convient de la faire porter en bateau à Saint-Étienne (c'est le nom de la bourgade) La même rivière arrose les deux lo calités.Le jour venu, trois barques, richement pavoi- séer, se présentèrent dovant les murs de la capitale.Celle du mi ieu reçut la statue, les deux autres étaient Occupéos par des m'siciens qui jousient des inatru- ments ou par des jeunes gens qui faienient des décharges do mousqueterie.Un grand nombre de personnes suivaient le cortége ou les canots, Sur les bords de la rivière, les Indiens, attirés à ce spectacle, poussaient des gris de joie et répétaient, comme île gavaient le dire : \u201c Vive Notre Dame de Lourdes!\u201d L'arrivée de la statue dans la bourgade donna lieu à un vrai triomphe.L'impression fut si profonde, que deux cents hommes s\u2019approchèrent des sncrements.La cérémonie d'inavgaration ee fit il y à on an.Cette année, des prédications extruordinsires, faites à l\u2019occasion du jubilé, ont produit les meilleurs résultats, et aujourd'hui, Notre-Dame de Lourdes aidant, cette pleuplade de Suint Etienne compte les rares indiffé Tente qui ne sont pas encore revenus à Dieu, \u201d Le missionnaire à quitté momentanément ses chers sauvages pour aller dans la grotte de Manrèse, en Espagne, fuire les exercices du troisième an, selon les règles de le Compagnie de Jésus.\u2014(Journal de Lourdes) Archives religieuses \u2014 MM, los abbés Tôtu et Gagnon, de l'archevêché, ont, paruit il, entrepris de fuire publier tous les mandements des évêques catholiques de Québec, depuis l'origine de la colonie jusqu'à nos jours.Nous ne enurions trop applaudir à cu projet, C'est une œuvre patiiotique et nationale qui vera, nous en sommes sûrs, conduite à bonne fin, grâce au talent, au savoir et à l\u2019activité de ces messieurs.Ils sont à la source mème et peuvent p'us facile.mont que tout autre érudit exécuter ce magnifique travail, L'honorable M, B'anchet, secrétaire provincial, a fait publier, celte année et l'année dernière.des volumes bien précieux pour notre histoire du Canada, La Collection de documents relatifs à la Nouvelle- France et les Jugements et délibérations du Conseil Souverain sont des mines inépuisables pour tovs ceux qui voudront étudier 4 fond los origines do la Nouvelle- France: ils y apprendront les détails intimes de son gouvernement, de sa législation, de ses usages, ot ces mille petits faits qui eervent À mettre en relief lo earsetère et la vie propre d\u2019un peuple.Tous les hommes eerieux, fous nos érudits ont accueilli avec des transports d\u2019enthousiaeme ces importantes publi- catious.Mais c'est la religion catholique qui a formé, développé, protégé et eauvé le peuple canadien ; elle est à la buse de toute notre histoire, Aussi des doou- ments religieux, tels que les mandemonts de nos évêquer, sont d'une importance majeure et bien propres à répandre une vive lumière eur toutes nos annales ; ils reront le digne pendant de ceux que l'hovorable M.Blanchet a eu l\u2019houreuse idée de communiquer au public.Nous faisons de vœux pour que MM, les abbés Tètu et Gagnon réussissent dans leur belle entreprise et reçoivent de tout le monde l'aconeil favorable que leur mérite leur zèle patriotique et intelligent.S'il nous était permis d'émettre ici une idée qu'on a peut étre eue avant nous, no:a solliciterions, en même temps, sous forme d\u2019appendice ou de volumes distincts, la publication de tous los documents, lettres, mémoires, etc, qui se trouvent dans les archives de l\u2019Archovêché et qui pourraient être avec avantage, et sans auoun inconvénient, livrés au public.Nal douto que nous trouverions encore, dans ces écrits d\u2019un autre âge.\u2014qui ne sont pas des mandements, \u2014 une foule de détails bien précienx pour notre histoire canadienne, \u2014 Journal de Québec, À propos d'oiseaux.\u2014C'était une sœur de l\u2019Asilo de ma ville natale, et je souviens fort bien que nous l\u2019avions surnommée la * Sœur aux oiseaux, \u201d Avant que l'Asile fût ouvert et dès qu\u2019il était fermé, elle mobtait À a cellule et, au premier son de 88 voix, tons les oiseaux voiaient vers elle, avec de petite cris aigas et de charmants battements d'ailes.Lis n'étaient pas sans se dieputor quelquefois; mais, d\u2019un mot ou d\u2019un geste, elle mettait fin à ces batailles, et tout rentrait dans l\u2019ordre et dans la paix, Il faut bien avouer qu'elle n\u2019était pu toujours aussi houreuse avec ses écolières.Les enfants, voyez-vous, ça ressemble trop aux hommes! Or, il arriva qu\u2019un philosophe vint un jour visiter l\u2019Asile et surprit la :œur en ses occupations oiselières.Cet honnête homme en f.t presque scandalisé, et lui montrant un livre qui veuait de paraître: \u201c Vous devriez, lui dit-il d\u2019un ton de Prudhomme, préférer à cea frivo.ités la lecture d'un bon livre, d\u2019un livre sérieux, tol que celui-ci.dont je sois l'auteur.\u201d La religieuso lut sur lo titre: \u201c Traité du Vrai, du Beau et du Bien, \" el sans se troubler, d\u2019une voix af- y \u201c Votre livre doit être bien beau ; mais j'ai fermie et d'un air résolu, elle répondit au philosophe me mieux 7 \u2018w GAZETTE DES CAMPAGNES} \"> ; 81 mes oiséanx et mes fleurs, et c\u2019est là le moilleur de tous les cours de philosophie.\u201c Co que vous appelez le Vrai, c\u2019est Dieu, et ces Chers oiseaux, que vous voyez fort occupés À bocque- ter ces grains dans le oreux de ma main, ces aimables eréatures le prouvent bien mieux que tous vos arguments.Regardez les plstôt.Quelle perfection de formes et de coulours! Quelle harmonie de proportions | Quelle anatomie délicate et achovée! Est ce qu\u2019un tel être & pu se créer lui même?Est-ce qu\u2019il s'est fait tout seul ?Est-ce qu\u2019il n\u2019a pas fallu un grand artiste pour produire cette œuvre d'art?Répondez.¢ Le Bien, c'est encore Dien, et ces oiseaux, que dis-je ?tous les animaux nous professent, à leur faon, un excellent cours de morale pratique.Ils ont ours Lons et leurs mauvais instincts et nous donnent, À toute heare du jour, de sages 1-çons ot d\u2019utiles modèles.Il y on a de patients, de travailleurs et de doux qu\u2019il vous faut imiter; et il y en a de querelleurs, de méchants et de rebelles, auxquels nous no devons point ressembler, Les fleurs, elles, n\u2019ont guère à nous offrir que des symboles de nos défants ou de nos ver tus ; mais ces symboles eont tout à fuit charmants et vifs.Je ne passe jumais dans un jardin sans avoir envie de devenir meilleure, ot je me prends souvent à souhaiter d\u2019avoir une Ame blanche comme le lis, parfumée comme Ia rose.« Le Bean, c'ést Dieu, c'est toujours Dieu ; mais le grand Ouvrier s\u2019est reflsté dans toute son œuvre.S'il \"y à des Isideurs dans la nature, elles viennent de \u2018l'homme ou ne sont faites que pour servir de contraste à l'universelle et divine beauté.Oh! que ce monde est magnifique! Un ciel pouplé de ces étoiles Qui sont des mondes ; une grande mer bleue ans horizon ; une montagne dont les sommets échappent à notre regard ; une potite vallée ombreuse; un ruis seau qui trotline sur des cailloux; un coin de forêt ; ces oiseaux qui chantent et volent; nn arbre, oui, seulement un arbre, que c\u2019est beau ! E-t-il dono vrai qu\u2019il y ait des intelligances qui cherchent le Laid, oi l\u2019aiment, qui se réjouissent de le faire aimor ?stil vrai qu\u2019il y sit des esprits assez mal inspirés pour préférer la boue À l'eau pure, les chouettos aux tourterelles et le fumier aux pommiers en fleur ?Gardons-nous, monsieur le philosophe, gardons-nous de descendre aussi bus, et obstinons-nous à aimer, pardessus toutes choses, ce grand Dieu qui est le Vrai, le Bien et le Beau.* Sur ce, je retourne bien vite à mes enfants, Il y a Ià-bns trente petites tapagenses gui m'attendent À l\u2019Arile et À qui je vais faire chanter le beau cantique: Bénissons à jamais\u2014Le Seigneur de ses bienfaits.Allons, monsieur le philosophe, venez le chanter avec eux.Et il y alla, Pauvre sœur ! Elle mourut 4 quelque temps de là, - en soignant uno de ses \u2018 petites, \u201d durant le choléra de 1866.On remarqua que des centaines d'oiseaux volèrent, durant tost le chemin, au-dessus de ea bière couverte de roses blanchoa et qu\u2019ila vinrent, pendant Re Las chanter sur les arbres voisins de sa a apm 5°.CAUSERIE AGRICOLE DE L'ÉLEVAGE DES sires À CORNES (Suite).Race bovine d'Angus.\u2014Originaire d'un endroit de l'Ecosse que l'on appelait autrefois Angus et aui ao- trellement est appelé Forfarshire, au nord-Est de l\u2019Ecosse, La conformation des Angus porfectionnés est celle da meilleur type de boucherie.La poitrine et l\u2019arrière-main sont en parfait accord, développés autunt Que los races les plus renommées d'Angleterre.Le dessus du corpa est large, horizontal, bien suivi.L\u2019oses- ture est fine, la tête est légère, et offilée, les membres sont courts et déliés.La peau est sonple, délicate, élastique, couverte d'un poil soyoux, Tous les caractères qui dénotent une grande aptitude A I'engraissement s'associont A ccux qui annoncent on poids vif considérable et on rendement élevé en viande nette, Les muscles sont partout égulement développés, compactes et fermes, bien marDrés de graisse quand l\u2019engraissement so fait dans de bonnes corditions.La chnir des Angus est d\u2019un goût exquis, fort estimée en Angleterre.La graisse qui s'étend en couverture épaisso sous la ponu, où re dépose entre les masses musculaires, est elle-même d'un tissu serré et fin, pleine de saveur ct d'arôme.Les qualités dos Augus complètent ces qualités de conformation et de structure, car ils sont d'une avidité extraordinaire.La marche de leur développement ent rapide; et en précocité ils ne le cèdent qu'aux Durhams.Tout en se fagonnant comme race spéciale de boucherie, les Angus ont conservé une graude facondité, leer vigueur originelle, on pourrait presque dire ls rusticité compatible avec leurs faoultés et leur destination.C\u2019est l'alliance de cette finesse avec cette force, de cette masse avec cette légèreté, de cette délicatesse de formes, de cette distinction en quelque sorte feminine, et do cette énergie de constitution qui frappe tout d'abord dans l\u2019ensomble harmonieux dépose entre les masses musculaires, est elle-même d\u2019un tiesu serré et fin, pleino do saveur et d'arôme.Les qualités des Angas complètent cos qualités de conformation et de structure, car ils sont d'une avidité extraordinaire.La marche do leur développement est rapide; et en précocité ils no lo cèdent qu'aux Durhams, Tout en se façonnant comme race spéciale de boucherie, les Angus ont conservé une grande fécondité, leur vigueur originelle, on pourrait presque dire ln rusticité compatible avec lours facultés ot leur destination.C'est l'ailiance de cetto finesse avec cette force, de cette masse avec cette légèreté, de cotte dé- lioatesse de formes, de cette distinction en quelque sorte féminine, et de cette énergie de constitution qui frappe tout d\u2019abord dans l'ensemble harmonieux © ces animaux, Grüce à l'absence des cornes, les Angus ont besoin de moins d'espace duns les basse-cours et ne sont pas exposés à être blessés pur leurs voisins, a conleur des Angus est d'un noir por, ou le blano ne se montre quo rarement duns la région mammaire, Les améliorateurs de cette race défendent avec soin cette couleur noire comme un caractère de premier ordre, el quelques-uns poussent le aorup'lo jasqn'à 52 GAZETTE DES OAMPAGNSS éloigner toutes les prétendues infinencos auxquelles Ia croyance populsire attribue le pouvoir d'sltérer I'an:.formité de ia robe! La race Ayrshire.\u2014La race Ayrchire est originaire d'Ecosre et et à l'heure qu'il est très répandue dans notre pays.Cette race n\u2019est pas due à une amélioration par rélection secondée par le régime, mais elle est lo résultat de croisements parmi les animanx recom mandables par leura gralités lactifères parmi les ani maux de rsces hollandaise ou du Holstein et celle d'Alderney.La couleur de la robe est ronge tacheté de blanc, ou, your mienx dire, elle est cuille.Les connaisseurs donnent la préférence à celles qui ont moins de blunc, La tête ent délicate.arrez effilée, l\u2019œil est grand et doux, ler cornos ront fines, ].ointaes, couleur de cire vierge ; ellen ront tournées en avant et en baut.Le cou est mince et un peu long; les jambes eont grêle et courtos.Le dos, les reins et In cronpe forment une ligne droite.La queue ost bien po-ée et fine à son at tache.La mumelle est bien développée ainsi quo les trayons.© taureau Ayrrhire est p'tit, la tête est courte.un pen large, le front, chez tes bons srjets.garni de polla forts et frisés.Les cornes sont courtes, petites comparées même À celles des Durhams, de couleur pälo à ls base, mair plus foncée et quelq efois noi ritre i In pointe.Eiles doivent avoir Inpparence do l\u2019ivoire.Le cou est asecz fort et doit former suillie supérienrement.Las partie antérieure du tronc est asace développée, mais la partie pontérieure est mince, comme c'est toujours le cas ch.z tous lcs taureaux de races laitières La vache Ayrebiro n\u2019est pus difficile à nourrir et elle s\u2019accommoue des régimes les plus variée, El'e peut vivre dans des conditions tràs ordinaires.Muis commo à l'égard de toutes les vaches bonnes luitidres, on n'obtiendra d'elle de forte rendements en lait qu'au tant gno la nourriture rera très abondanto et trés va riée.On peut dire que romme lsitière, elle n'a aucune comparai-on À redouter, soit que l\u2019on tienne compte de la quantité ou do la qualité des produite, soit que l\u2019on cherche Je rapport qui existe entro le fanrrs-ge consommé et le Isit recueilli, Voici ce qu\u2019en dit Duvid Low: \u2018 Ces vaches sont très doucer et Lrèe dociles\u2026 E:les donnent une grande quantité de lait, en proportion de leur taille et des fourrages qu'elles consomment, et ce lait est d'excellente qualité.\u201d Si l\u2019on veut réformer un bon troupeau, il faut à l'égard des vaches Ayrhires comme de nos vachos Cunadientes.tenir un compte exnot do la consom m tion et du rendement de chscune de ces vu- ches.et 2 In fin de l'année, vn fait le total de tous les comptes individuels; do cette matière, en connais snnco de cause, on cat en état de pouvoir garder celles dont on obtient le plus grand profit, Dans nos campagnes, on »'occupe fortement de faire l'achat de voaux A yrehires; on tient an pedigree, et pour cela il n\u2019en coûte pas de payer un veau dix à douz3 piustres, à un mois où cix soinnines.On pout être eûe d'avoir an bal animal, soit commo reproduo tour 0» vachs rnitière ; mais à la condition qu\u2019on ne lésino pas dins 'entrotien de cet animal, II ne faut 740 que la nourriture qu'il regoit soit trop abondante.Si on vevt lui conservoir l'aptitude laitière, il ne faut pss nourrir nssez pour arriver À l\u2019obésité.Que pendant le premier mois le veau prenne dn lait, suivant son appétit, rien de mieux; mais ei on continuait sinsi pendant les mois qui vont suivre, l'élevage serait onéreux et ne produirait que de manvais résu'- tats.Après un mois d'allaitement naturel, nona conseillons Pu-age du lait éorémé, ou, ei cela eat plug commode, le thé do foin mélé 4 une certaine quantité de lait doux.Il s\u2019agit de conserver un poil frais, sans arriver jamais à trop d\u2019embonpoint; ei l\u2019avant-train de la jeune bôte s\u2019est développé pendant co premier élevage, il est fort A présumer que la vache sera médiocre laitière.Race Durham.\u2014Cette raco généralement désignée en Angleterre sous lu dénomination de Teeswater ou conrtos-cornes ameliorées, est originaire des borda de In Tes, rivière qui sépare les comtés d\u2019York et de Da:hum en Augl'eterre.C'est une des meilleures, ei- non ls meilleure, posr la production précoce de la vinnde.Cette race ne possédait poiat, il y a quelques siècles, les caractères gni Ini ont valu depuis cette célébrité, bien qu'un grand nombre d\u2019éleveurs fassent remonter à plus de guatre cents ans ls supériorité des courter-cornes do la Tues.La grande renommée des Darhama date seulement de Charles et de Robert Colring, qui en furent les améliorateurs, en 1770.La souche primitive étuit laitière, d'une forte corpulence et d'une couleur ir.variablement rouge ou blanche, ou mélangée de cos deux teintes; elle joi- gouit 4 une conformation régulière une grande profondeur de poitrine, une oseature légère, des extré- mi és fines et la souplesse de peau qui distingue habituellement les animaux aptes À faire de la graiese; mnis un grave défaut, ls hauto taille, où, pour mieux dire, la longueur des jambes, baiangait chez elle Ja plupart de ces qualités: les animaux étaient gros mangeurs et d'un engraissement tardif et dippendiebx.L'ancienne couche était encore, vers le milieu du le siècle, l'expression presque complète du sol et des pñtrrages fertiles sur losquels elle reposait.Mais vers 1750 et dans les années qui suivirent, une grande impulsion fut donnée à l\u2019élevage par quelques éleveurs éminents, alors que Robert et Charles Colling commencèrent leurs opérations, qni profitèrent de l'expérience acquise par le célèbre Bakowoli dans l'élevage du bétail, Le Durham, tel que l'ont fuit les frères Colling, et tel qu'il à eté perpétué jnsqu\u2019a nos jours dans les meîl- leurs types, présente un corps volumineux supporté par des jambes fines, courtes et distinguées ; le pelage est blunu, rouge 01 mélangé de ces doux t-ntes dans les proportions et les dis;osilions les plus variées ; \u2018\u2019épaule est ronde, le garrot épais et prolongé, le dos droit et la croune d\u2019une grande largeur; l\u2019encolare, légère chez les fomelles, est courte et renforcée ch«z les mâles; néanmoins, elle ne présente point à la partie eupérieure le developpuraent qui distingue certains tauresox notifs et batailleurs de nos races com.munex ; elle s\u2019unit À l'épaule eans saillie notable, et ne présente à la purtie inferieure aucune trace de fanon.La peau du Durham à une certaine moliesse ot se trouve unie au trone par une espèce de matelas formé \u2026 & À UT GAZETTE DES CAMPAGNES Ba d\u2019un tissu cellulaire abondant; le poil est généralement fin, doux, luisunt et peu fourni; les oreilles sont minces, lurges, dressées et peu garnios de poils ; les cornes sont de longaeur et de grosseur moyenne, A ordinairement dirigées en avant, et moins pointues que dans les races communes.La tête est petite et conique, mais large dans la région fronta'e ; les joues sont prononcées et semblont se réunir vers la gorge, où elles forment une sorte de double ou triple menton; les yeux sont grands, proëminents, et laissent supposer par leur position la Bible épaissenr du crâne; ar le regard, doux et homide, exprime g>néralement la confiance et la tranquillité la plus parfuite; les yeux ne sont cependant pas sans éclat, mas le genro de vi- vacilé qui les distingue parsit exprimer plutôt l\u2019énor gie des fonctions morules.Le système digestif est prépondérant et la poitrine quelquefois développée un degré tel qu'il en résulte pour lus animaux un grand embarras dans la marche; ia gnene est relati vement courte, fine, garnie d\u2019un fouet pou fourni, s'urrondissant parfaitement avec les ischions (un des trois os qui forment celui dans lequel la cnisse est emboîtée), et présentent à la base vn renflament plus ou moirs développé.Les lignes du Darham sont taillées carrémout, et le trono a assez l\u2019sspeot d'un cube allongé; à l\u2019état maigre, les formes paraissent anguleuses et les sujets manquent de culotte ; à l'état d'embonpoint mo « yen, les maniements sont aussi sortis que chez nus bêtes ordinaires bien engraiseées ; à l\u2019état gran, la mé.tamor;hose ost complète, les maniements disparaissent sous une couche de gruixse qui forme sur toutes les « parties du corps, ot principalement dans le voisinage * des maniements ordinuires, uno foule de maniements secondaires, le plus souvent irréguliers, dont nous ne uvons prendre une idée par l'examen des animasx ea plus remarquables de nos races Les lignes du des sus se développent à un point extrême ot roprésentent une large table; la croupe, les hanchos, les schions, les angles mêroe lea plus saillants, re couvrent de graisse À un degré tel, qu\u2019il s\u2019y forme purfuis des ma Aiements monstrueux, Sous le rapport du produit en lait, il se rencontre armi les vaches Durham d'excellentes luitières.Los urhams, sous ce rapport, ont été fort critiqués, et il Lest juste de dire que bon nombre de vaches ns sont point du tout laitières.Cependant il à été reconna fase sur cent quatre renre\u2018gnements obtenus, quatro vingt dix-sept étaient fuvorubies 4 leur taculté laitière, Ici, à St&-Anne.parmi le troupeau de bôtes à cornes de l\u2019Hon.M.Dionne, les meillenres vaches laitières sont lea Drhams qu\u2019il possède depuis déjà plusieurs années.\u2014 (4 sure) \u2014_\u2014\u2014 Des fumiers.¢ - On se plaint de ce que l\u2019agriculture ne paie pas, et our cela on accuse tout le monde excanté soi-même, t pourquoi cela ?c\u2019est qu'on ne réflichit pas assce ; ~# c'est qu'on ne regarde pus assez autour de roi pour y trouver les causes do notre propre condamnation, Un Vimple caleul no1s permettrait d'apercevoir de nombreuses portes ouvertes au malaiso que nous éprou- vous.Une seule chose nous frappe: c\u2019est le plus ou moins d'écus que nous recevons À l'automne par la vente de nos produits agricoles.Nous nous plaignons amèrement quand nous vendons notre lard et le bœuf de cing 4 six centins ln livre, et jamais nous ne nous sommes occupés da prix de revient de ces produits sur notre propre ferme, afin de produire plus abondamment et au meillour marché possible pour nous mettre sur le même pied des cultivateurs qui cultivent avec intelligence et qui ne manquent pas de s\u2019ing- traire sur le moilleur modo de oulture à poursuivre.A ton songé un instant A nous occuper d\u2019uno manière sérieuse de ce qui est \"agent indispensable de nos plus belles récoltes: le fumier qui est d'une importance énorme en agrioniture ?Curtainement non, car dans la plupart de nos fermes, c\u2019est au fumier auquel nous attachons le moina d'importance.Qu\u2019on le sacho bien, le meilleur système osltural à adopter sur une ferme, c\u2019est do recueillir soigneusement le f'mier et do no pas en laisser perdre; car le famier bien améuagé ot bien utilisé, représonte sous une autre forme, du blé, de l'orge, da seigle, abondsnce de fourrages, enfin toutes espèces de productions végétales qui influent aussi sir 1s plus ou moins grande production du lait, de la viande, de Ia laine, eto.Le famier, nous l'avons déjà dit, c\u2019est de l'or ; c\u2019est bean- coup plus que de l'or.Dix piustres de fumier bien employé décupleront leur valour, et dix piastres par elles mémes no valent que dix piastrea, Le famier est essentieliement générateur ; car la véritable fortone, c'est ls terre qui produit et reproduit sans cesse, tout le reste n'est que convention.Tout ce qui est fumier est donc très précieux, cependant dans la plupart do nos fermes il s'en perd la plus grande \u2018partie et sans que les oultivateurs J prennent garde, Les urines du bétuil, ongrais si précieux, so perdent dans les écuries et au dehors.Auoune litière n à un fond terreux pour recueillir l\u2019excédant do ces secrét:ons et n\u2019en pas Isisser perdre une go itte.Rappelona ici ce fait que les Chinois, qui sont les plus habiles eultivateurs du monde, sont au- troment conservateurs que nous do ces matières Sous toutes leurs voitures, dirigées par un cultivateur à pied, ils ont une caisse suspendue et une petite pelle, ct chaque fo's qu'un ou tivateur se vido, la matière eat lestament recueillic et lancde dans la caiese, tout est rapporté dans ls maison.D'où il résulte d'excellentes habitudes d'ordre, d'économie et de propreté qui influent sur toute l\u2019existence d'une manière notable, Celui qui pos-èders cos trois qualités, ot c'est simplement une affsire d'usage, eera biea rarement dans le besoin Noua ne voudrions pas quo l\u2019on poussat si loin le soin à porter aux engrais; mais du moins que l\u2019on faese quelque choso pour ne pas en perdre autant que nous le faisons, : eta Préparation des aliments pour lo bétail, Les matières que la nature à réservées pour l'alt.mentation des animaux ao présentent souvent avec dos \u2018carnctères tols qu\u2019au point de vue des effets utiles qu'ils doivent produire sur ceux qui les consomment, il y à tout À gagner er leur imprimant certaines mo- diffeutions, soit pour en prolonger la conservation, soit pour empêcher d'offrir trop de résistance aux organes digestifs.Te DL ESS er 54 GAZETTE DÉS CAMPAGNES \u2014 Pour pourvoir À cette indication, on a imaginé de soumettre les aliments des animaux À des préparations analogues à celles dont on fait nsage pour la nourriture de l'homme.Notre but n\u2019est pas d'aborder ici les manipulations propres à fuciliter la conservation des aliments.Qu'il nous suffise pour lo moment de sovoir que ces mani- ulations ont prergno toujours pour résultat de rendre los aliments plus difficilement sttaquables par les liquides digostifs et de rendre plus impérative l\u2019indication de préparations propres À faciliter la digestion, Ces préparations ont pour but : 1o.De faciliter la mastication (telles eont la divi sion et la macération des subsistancer), 20.Do transformer certains principes pour les rendre plus solubles, plus savourenx et méme moins malfsisants (telles sont la cuisson, la fermentation, 1a germination, etc).Parmi ces préparations, les unes, comme la division, la macération, ne modifient donc que la constitution physique des aliments, tandis que les aotres modifient à la foie lour contitation physique et leur constitution chimique.Toutes ont pour effet, enfin, d'apporter dans la quantité nécessaire à la nutrition une réduction souvent très notable et de prendre ainsi dans l\u2019économie agricole une placo importante.Les graines et les tourteaux, les fourrages, secs ot verts, les racines, les tiges charruee, lee tubercules, sont des aliments qui gagnent notablement quand on les soumet à une division plua ou moins complète, qui est même indispensable pour quelques-uns d\u2019entre eux.Lorsque l\u2019on fait entrer l'orge, le blé, le seigle, le sarrasin, les féverollen, los pois, eto., dans l'ulimenta- tion habituelle des animaux, on ne peut leur donner entières ces graines qui, À cause de leur dureté, échapperaient inévitablement en grande partied Ia mastication et passersient dans le tube sans avoir subi toutes les modifications nécesssires pour être dépouillées de toutes leurs parties alibiles.C'est ainsi Que pour l\u2019avoine, par exemple, qui et, parmi ces graines, une des plus fuciles à mâcher, on constate cependant que, guand on la donne en nature, méme chez les jounes chevaux, il en passe À pou près un Quirzième qui n\u2019est pus digéré, surtout si l'on n'y a pas mélé un pou de paille hachée qui force toujours animal à mâcher plus complètement.Afin d'éviter ces inconvénients, on broie, on con Cas:e ces substances alimentaires.Souvent même on les réduit en farine pour les déluyer dans les boissons.La fuiblo dépense qui résulte de ces opérations est largement compensée par la certitude que l\u2019on ac |P quiert que la totalité de cos alimente, très nourris- Bants et toujours asscz chers, sera digérée et profiters aux animaux, Des expériences formelles démontrent, du reste, l'immense avantage de ces divisions de graines, qui sont d'autant plus précieuses quo l\u2019on a affairo À des Animaux vieux ou jeunes, à des sujets gloutons ou à des individus qui ont les mâchoires en mauvais état.Les pois, les fèverolles, les vesces, peuvent être soumis à ces préparations.Et pour celles-ci, comme Pour les graines de céréalos mème, on peut aussi atteindre 4 peu près le même but en les soumettant A Ja cuisson, autre préparation qu'il faut même préfé- for dans certains cas.La réduction de ces substances en farine offre non- seulement l'inconvénient qu'il faut souvent recourir À un mennior, mais les farines s\u2019altèrent assez facilement : elles s'échuuffont et nuisent à tous les animaox.Il faut veiller A ce que l\u2019on n\u2019en prépare qu'une petite quantité à la fois pour qu\u2019elles soient toujours fraiches.Du resto, les farines ne conviennent que délayées en petite quantité dans les boissons, pour les femelles pleines, les jounes animaux convalescents, ete ; ellos aux animaux de travail, qu'elles ompâtersient en les rendant mous et indolents.Les tourteaux résultant des résidus de plusieurs espècos de graines olésgineuses dont on & extrait, l'huile, peuvent former une nourriture substantielle dans certaines oas déterminés, et surtout pour les bètes à l\u2019engrais, Dans tous les cas, les eapèves de galettes dures qu'ils forment doivent être divisés en morceaux, puis réduites on petites particules, soit au marteau, au maillet où au moyen d\u2019un diviseür spécial, d\u2019une machine quelconque.Les pailles, foins on autres fourrages foliacés gagnent considérablement auesi À étre réduits en parti cules plus potites.Entières, ces substances sont diff.ciles à prendre, les animaux los gaspillent, une certaine quantité tombe toujours dans la litière.Divieées elles sont plus faciles à prendre, à retourner dans la bouche et à mâcher, etc; cela a lieu au plus haut degré ei en même temps qu'on les divise en morceaux plus ou moins longs, on les écrase encore.Il eat mème de ces produits très ligneux ot longs que les animaux ne sauraient ni prendre ni mâcher (telles sont les fanes des l\u2018gumineuses séchées, etc), si on ne les divissit et les écrasait préalablement.Quand dans les masses de fourrages il existe des pluntes de diverses qualités, les animaux font un triage des meilleurs et gaspiliont los autres.En divisant le tout, cet inconvénient disparaît, on rend le trisge impossible.Da cette maière aussi, les fourrages peu appétissants peuvent se mêler à des aliments appétissants, A:nei la paille peut se môler à, l\u2019avoine où à une autre graine, et l'animal mange entièrement cette paille qu\u2019il ne consommerait qu\u2019en trèa faible quantité si elle était entière.Du reste, il est très souvent fort utile de faire aux, sutres aliments un mélange d\u2019une certaine quantité on donne, par exemple, des fourrages verts, La paille, dans ve cas, modère les effets laxatifs et révient la météorisation que le régime du vert, trop brusquement imposé aux animaux, amène ordinairement.Aussi est-il fortement recommandé par Lous les hygiénistes d\u2019habituer les animaux au régime du vert, en commençant par y mélanger des fourragon secs et animaux au moyen d'aliments cuits ou foermentés : un mélange avec une certaine quantité de paille est très hygiénique.tous lue mélungos, il faut hacher préslab'ement les matidres foliacées edches, afin qu\u2019elles se mêlent mieu aux autres et qu\u2019elles absorbent mieux les liquides, Les fourrages secs des chevaux doivent être mieux divisés que ceux des bates bovines, : » favorisent trop I'ombon point ot ne sauraient convenir | w + ne de fourruges secs hachés, et surtout de paille, quandyy, hachés.Il en est de même quand on veut nourrir les-4 Da reste, dans toutes les préparations liquides, dans: GAZETTE DES CAMPAGNES [1 ,On a quelquefois aussi appliqué la division aux fourreges verts.Nous ne croyons pas qu\u2019il y ait réellement avantago Dana tous les cas, quand on divise « les fourriges verts, il importe de ne le faire qu'au moment de les administrer ; sinon, en masse, ils se flétrissent, s\u2019échauffent, formentent et deviennent |, Moins appétissants et même nuisibles.Toutefois en y # mêlant un pou de paille, on parvient à neutraliser en partie cette tendance à l'altération spontanée des ourragee verts, Les racines et los tiges charnues, ainsi que les tu- beroules, ne conviennent guère aux animaux ai on ne les a préalubloments réduits; on les coupe en morceaux varisbles, tantôt prismatiques, tantôt aplatis, \u201cPeto, sinon la prehension et la mastication en seraient eouvent difficiles.Et puie, dans les mélanges ulimen- taires, il sera difficile sans cela d'opérer le mélange \u201cde ces substances; car, dane ce dernier cas, l'animal + pourrait les avaler sans les mâcher, et il so pourrait alors aussi, comme cela arrive frégnemment, qu\u2019ils fossent arrêtés avant d'arriver À l'estomac et don- passent lieu 4 des accidents plus ou moins graves, \u2014_\u2014\u2014 Choses st autres.Emparons-nous du sol.\u2014Depuis les rives du lac Témiscsmingue jneqn\u2019aux rives du lac Supérieur s'étend une contrée ul renfermers un jour qui n\u2019est pas éloigné, plusieurs villes fcriseantes.Le Colonisateur Canadien nous on donne quelques renseignements.\u201c Les endroits propres à être colonisés peuvent être partagés suivant l'avantage qn\u2019ils offrent à ls colonisation et auivaut - les moyns de ceux qui se destinent a ce genre d\u2019exploitation.Pour les personnes qui ont peu de ressources pécunisires dont elles peuvent disposer, nous leurs conseillons de s'établir sur les terres Loiséee qui avoisinent le lao Nipissing, à l\u2019Esturon, à Sudbury, aur l\u2019embranchement d\u2019Algoma et à Chemis- «+ ford.Ces terres se vendent 50 cts l\u2019acre dout 25 cts pprables comptant et la balance dans deux ans avec intérêt, I! ÿ a de ces terres qui se donnent pour rien et d\u2019autres se vendent 20c.300.et 50 cents.\u201c Il y » sur ces terres boisées plusieurs mines anotuellement en voie d\u2019expluitation ; on y fait des chantiers de bois et partout sur la ligue principale du Pacifique Canadien le colon ut trouver de l'emploi.On peut pour aiusi dire choisir le genre le travail qui nous convient, et tout en Woccupant à défricher em terre, assurer ss subsistance, et même faire des épargnes, Les mêmes avantages se renonntrent à Port Arthur et à Port Pian où la navigation du lac Supérieur est une nouvelle rce de revenus pour cette partie du pays.CONDITION DE CONCESSION.\u201cUn colon peut se procurer un lot de terre boisée de 320 Actes plus ou moins, aux conditions suivantes : « \u2018 Qu'il demeurera pendant quatre ans À partir de la date de l'achat, qu'il défrichera et ensemencera au moina dix arpents g AR\" chaque cent acres et y bAtira une maison habitable de 16 par 20 pieds, # 20.Le pin est réservé jusqu'au 30 avril suivant l\u2019issu de la patente, mais en attendant, il pourra s'en servir pour se bâ- ir et pour clôtarer.\u201d Nourriture des vaches laitières pendant lhicer.\u2014Aujourd'hui que l'industrie laitière occupe une larga place dans notre pro- uction agricole, il est da devoir de chacun, selon son faible pouvoir, de faciliter par la valgarisation des moyeus pratiques, Lt l\u2019extension de ce genre de produit.\u201c Il estaans contredit que l\u2019aptitude des races joue un rôle + considérable dans la production lactifère ; mais n'oublions pas roo plus que l\u2019alimentation du bétail joue aussi un très grand rôle.La société d'industrie laitière de la Province de Québec, \u2018prend une large part dans ce beau mouvement, en nous recom- DMandant, d\u2019aue manière particalière l'ensilage des fourrages \u201certe.Depuis sa dernière réunion à Québec, grand sombre de vos membres se sont livrés à cette expérience, et à ss réunion prochaine aox Trois-Rivières, nous serons à même d'apprécier les résultats obtenue, par des conférenres qui nous seront données à ce sujet.Portons tous nos efforts à la vhigarisation de l\u2019eneltnge des fourrages verts qui eat certainement avantageux pour l'alimentation des vaches laitières.Moyen de s'assurer un bon troupeau de vaches laitières.\u2014Des milliers de vaches sout gardées par nos cultivateurs sans que ceux-ci essaient de s'assurer s'ils en obtiennent des produits rémunérateurs qui les compeusont non seulement de leur troable d'élevage mais qui donnent en rendement en lait la valeur que ces vaches reçoivent en nourriture.Dans cvs conditions, l'élevage du bétail ne peut être qu\u2019nue source de perte constante pour celui qui s\u2019y livre.Nourriseez-bien vos vaches laitières, tenez un compte régulier ec de tous les jours de ln quantità de luit qu\u2019elles vons donnent.Vous serez alora on état de ne garder que les meilleures vaches laitières.Les élèves gni en proviendront ne manqueront pas d\u2019hériter des gnalités lactifères de leurs mères, et nveo les soins minutieux que vous apporterez dans leur élevage par un choix judicieux des élèves et une bonne nourriture, vous ne manquerez pas d\u2019avoirun beau troupeau de vaches laitières, RECETTES Mal de ventre d'hiver chez le cheval, Il arrive, dans les premiers tomps de l\u2018\u2019hiver, que des chevaux manifestent de la gône pour uriuer; ils agitent la queue et grattent le 601 comme s'ils éprouvaient des coliqnes.Cette gêne dure qnelquefois plusieurs jours et peut augménter au point de mettre en daoger la vie du cheval qui en est atteiut.C\u2019est ordivairement ls mauvaise qualité des aliments récoltés duus l\u2019année qui canse ces dérangements d\u2019ailleurs faciles à à combattre.Il auffit presque tonjonre, pour les faire disparaître, de mettre le cheval à la diète pendant deux ou trois jours, avec des tisanes de graines de lin et de chiendent blanchies avec de la farine d'orge et rentermant un pea de sel de nitre et de sel de Glauber.L'ennemi et l'ami du charançon Le plus grand ennemi du charançon, c\u2019est le haricot, et son ami de prédilection, c\u2019est le petit pois aco, Voulez-vous purger nu tas de blé du charançon qui l\u2019infecte ?Rien de plus facile : faites moudre des haricots, ©b semez-en Ja farine sur lu superficie du tas de bié; immédiatomens vous verrez la colonie dévoraute se sauver de tous oôtés.Voulez-vous, au contraire, faire envahir votre blé par le charançon Ÿ Rien de plus facile encore : placez un tas dé pois sacs.Vous ne tarderez pas à voir le charançon e'y établir ; puis envahir le tas de LI6, Ce Ainal, il faut éviter de placer des récoltes de pois ronds dans les greniers à blé ; saupoudrer de farine de haricots les tas de blé infectés de charançons.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL 1886-Arrengement pour la saison d'hiver-1887 Le et après lnndi, 14 dia 1886, les trains de ce chemin partiront de la Station de Ste Anne (le dimanche exoepté) comme suit : Pour Lévis.- 12.35 A.M.Pour Lévis.- 9.50 A.M.Pour St-Jean et Halifax, - 1038 A.M, Pour Lévis.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026 - 310P.M, Pour ls Rivière-du-Loup.- 350P.M.Pour la Rivière-du-Loup.- 10,2 P.M.Tous les trains marchent eur l'heure du temps conventionnel de l'Est.D.POTTINGER, Burintendant en chef Barean du chemin de fer, Moncton, N.Bk., 23 novembre 1886, 56 GAZRITE DKS VAMPAGNES 1873-G- RIP !-1887 JOURNAL COMIQUE DU CANADA Annonce pour l'année prochaine.E \u201c GRIPT \u201d est maintenant si con:u qu'il est peu néces- L saire d\u2019en faire Ia description on de le lonauger.C'est LE SEUL JOURNAL A DESSINS AU CANADA et il est vendu À environ la moitié prix des jouruaux sem- biables aux Etats-Unis.LES DFSSINS DU GRIP, outre leur méritn d'être strictement impartiaux lorsqn\u2019ils ont rapport aux politiciens, out tonjours celui au patriotisme et de la morale, Les dernières améliorations mont universellement sdmirées.Le journal a été porté à 16 pages et est imprimé sur du papier pesant, crème et glacé, ce qui donne une belle apparence aux avures et à l'impression.Et, malgré cette angmentation de format et les autres améliorations, le prix du \u201c GRIP \u201d est Seulement de $2 pour un an; de 5 cents le numéro, (c\u2018était le prix demandé quand il n\u2019était qu\u2019on journal de quatre pages.) Programme du GRIP\u2019: Plaisanterie ans vulgarité ; Patriotisme sans partisanerie ; Férité sans déguisement.No restez pas sans ce journal populaire canadien à dessius, Bon prix eat à la portée de tous, Adressez à la Grip Printing and Publishing Co, 26 et 25, Front street West, Toronto.Les nouveaux abonnés, en envoyant $2, recevront le journal le reste de l\u2019année 1886 et jusqu\u2019au 31 décembre 1887.Une Prime Spéciale Offerte, Tous les souscripteurs au \u201c GRIP, \u201d anciens on nouveaux, auront droit à vne copie de la magnifique lithographie \u201c Len chefs conservateurs \u201d ou son pendant ** Lis chefs libéravx, * qui seront publiés prochainement, en payant 5 cents pour frais le port.9 décembre 1886.i Avis aux entrepreneurs.Des soumissions seront sollicitées sous peu de jours pour ln construction de la section du chemin de fer de Cup Breton w'étendant de Grand Narrows à Sydney, distance de 45 milles, Cel avis prélimiuaire est donné afin que les entrepreueure désirant faire leur soumission pour l\u2019ouvrage puissent avoir le tempe d'examiner la localité avant l'hiver.Par ordre, A.P.BRADLEY, Dé t des Chemins de Fer et C Boorétairepartement des Chemins de Fer et Canaux Ottawa, 0 Novembre 1886, + A VENDRE BETAIL AYRSHIRE, COCHONS BERKSHIRES, VOLAILLES PLYMOUTH ROCK M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St Jacques, MONTREAL S'adresser à AVIS.Charles Boncher, cultivateur, de Ste Anne de Ia Pocatière informe le public qu'il ne sers resporsable d\u2019auoune dette con- traotée ev soa now par eon fils Joseph Boucher.CHARLES BOUCHER, cultivateur.Ste Anne de la Pocatière, novembre 1826, A vendre à Deschambault Un magnifique tanreau demi Durbam, de trois ans.Le propriétaire a obtenu pour cet animal, trois premiers prix aux exhibitions agricoles de la Société d\u2019agriculture du comté de Portneuf.S'adresser à SAMUEL PAQUIN, Deschambanlt, P.Q.ei A VENDRE pete! Ayrshire : veaux mâles et génisses, pure race, aveo - Aussi : Moutons Cotswold, de choix, S'adresser J.B.BEAUDRY, ST Marc, Comté Verchères, P Q.L, A.LANGLAIS, 25%, ws les Cours de Rimouski, de Kamonraska et de Montmagny.Il a'occape de prêts d'argent hypothécaires et autres.A Vendre.MOUTONS ET GOGHONS.Un agneau Shropshire.\u2026\u2026.$10.00 Deux \u2018\u201c 5 chaque .800 Deux do $ do - 5.00 Un Schropehire de 2 ane, 2000 Un aguesu Border-Leicester.8.00 U agnean Cotswold-Leicester.600 Deux beanx sgneaux Yoikshire-Leicester, chaq 10.00 Deux agnetles Yorshire-Luicoster, chaque\u2026 .8.00 Deux brebis Cotswold, de denx ans, chaque 12.00 Denx brebis Cotawold, d\u2019un an, chaque.12.00 Une troie Berkohire, 2 mois.4.00 Trois verrats do do .4,00 B'adresser à E.CASGRAIN, Arpenteur, L'Islet, P.Q.ECREMEUSE DE LAVAL Te INSTRUMENTS de Paterson § Frère : Charrues d'acier, Charrues a siége, Charrues a un cheval, Charruesa 3 et a 3 oreilles, Herses et Cultivateurs a dents à ressort, Fancheuses à un choval et a 2 chevaux, Muissonneuses, Lie 18es, Râteaux Haoche-paitle, Moulins # mouture Raymond, eto.INSTRUMENTS de la Compagnie Manufactarière Massey : Faucheuses Toronto, Râteaux, eto.INSTRUMENTS PLANET, Jr.Semoirs à graines de jardin, petits Cultivateurs à bras, Cuitivatenrs, Houes a cheval, etc.Les meilleurs instruments de co geure.Petits semoirs à graines de Rundolphrand nombre d\u2019ivstruments agricoles d\u2019un usage journalier.Ulartues à double versoir avec arrache-patates.Machines à moudre de Vessot.Ustenuiles de beurrerie et englus à vapeur, sur commande, etc.Assortiment de pièces de réparations.Dents de Fauchenses.Tordouses.Moulins à scie portatifs, de toutes sortes.Matériel de froma- gerle, cto., ete, A vendre ches LEFRANCOIS & THIBOUTOT.26 mal 1885.10, rue 8t Paal, Québed.+ / "]
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