Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 13 septembre 1883, jeudi 13 septembre 1883
[" XXI année Ste-Anne de la Pocatière, P.Q., 13 septembre 1883 No.7 0 2 GA 78 DES CA PAGNES JOURNAL DU CULTIVATEUR ET CU COLOR PARAIISANT TOUS L¥8 JEUDS\" Rédactour-Propriétaire : FIRMIN H.PROULX, L'abonnement peut dater du ter de chaque mois, on commencer avec le ler numéro de l'année.On ne s\u2019abonne pss moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné écrit, au Bureau du aoussigué, UN MOIS avant l'expiration de l\u2019année d'abonuement, ot les arrérages nlors devront svoir été pnyés ; sl non, l\u2019abonnement sera censé continuer, malgré même lo refus de la Gasstte au Bureau de Poste.Tout co qui concerne Ja rédaction et l'administration de oe journal doit étro adressé à FinMen H.ProuLx, Rédacteur-Propriétaire.ANNONCES: Premidre insertion.10 centins par ligne Deuxidme iueertion, eto.3 entins par ligne Pour annonoes à long terme, conditions libs.rales.Coux qui désirent s'adresser tout particulia- teimeont aux oultivatours pour la vente de terres Instruments d\u2019agriculture, eto.ete., trouverout avantageux d'annoncer dans ge journal.§ MM.J.B.Rolland & Fils, libraires à Montréal M.J.A, Langlais, libraire à St-Roch de Québec ont bien vouln es charger do l\u2019agence de ia < Gazette dap Campagnes.\u201d oo ABONNEMENT : | $1 PAR AN Si la guerre est ln dernière raison des pouples, l\u2019agriculture doit en être 1a première.Emparons-nous du so), si nous voulons conerrver notre nationalité.ABONNEMENT $1 PAR AN SOMMAIRE, Revue de la Semaine : Le lega pieux pour le l\u2019ape\u2014 Dévotion à In Sainte Viergo sous le vucable de Notre-Dame des Itois, dans le diocèse de Sherbrovke.\u2014 Bénédiction de cloches à St-Louis de Knmouraska ; célébration du SV anniversaire de prétrise du Révd M.N.'T.Hébert, curé de Kumourashn.SC Hxcursion des membres de la Presse d'Ontuiio et de la Presse Associée de la Proviuce de Québec (Suite) : De In Buie * de Ha! Hn! à Cacounn.Causerie Agricole : Des labours (Suite) Des charrues simples et des charrues a avant-traln.Correspondance : Le bovheur a la csmpague et le malheur de l\u2019ém lgration- Louis Bélair.Sujels divers : La pondaison des poules en hiver, Choses et autres: Exhibition agricole et industrielle de la Société d\u2019agricniture du comté de Téruieconata.\u2014S.Lesage, écr., député ministre de l\u2019agriculture pour lu Province de Québec, vlent d'être nommé membre du Conseil «l'agriculture.Reecttes : Ciment pour réunir los pièces de foute ou de fer.\u2014 Colle de farine imputrescible, EF Nous publievons dans le prochain numéro de la Gazette des Campagnes, le rapport des juges pour les fermes les mieux tenues dans le comté de Montmagny.EN VENTE AU BUREAU DE L, PAGNES \u201d \u201c L'élevage du choval ; \u201d des soivs à lui donner \u2014Prix, 20 \u201c GAZETTE DES CAM- ots.i Loa veillées canadiennes, \u201d traité élémentaire d\u2019agriculture, approuvé par la Société d'agriculture du Bus-Canada, par Frs L Osssye \u2014Prix 25 cts.« Petit traité sur la culture du tabac, \u201d par La N.Gauvreau, éer., N.P., meinbre du Conseil d'agriculture de Ja proviuce de Québec, 2e édition.\u2014Prix, 10 cts.: \u201c Le monton, \u201d traité pratique sur l'élevage des montons en Canads, par Évgdve Cargrain, écr., arpenteur, mewbre du Convell'd\u2019agrichiture de Ja province \u2018le Québec.\u2014 Prix, 15 ote.\u201c Le vétérinaire pratique \u201d traitant des soins à donner aux chevaux, aux bœuts, aux moutons, eux cochons et à tous lus animaux de bassc-cour, par E.Hocquart.\u2014Prix GO cts.« Justruction élémentaire sur In conduite dus arbres frui-' tivra, ?greffe, talile, resaviation des arbres mai taillés on épuirés par la vieillesse ; ure, réculte et conservation dus fruits, par A, DuBreuil\u2014Prix, 60 cin.we Lettreasurla vis rurale, \u201d par M.Victer de Tracy.\u2014Prix, ote REVUE DE LA SEMAINE Tie legs pieux pour le Pape.\u2014 Le journal Ia Cruz a en une excellente idéo, à laquelle nous donnons l'hospitalité de nos colonnes, et que tious nous emprossons de vignaler à l'attention de no: lecteurs : Dans un des derniers numéros du journal la Cruz, nous avons proposé, pour su bvenir aux besoins de Su Suintoté, un moyon d\u2019après lequel, dans tout testument fait par les catholiques, il serait etipulé une certaine semme d'argent en faveur du Pape régnant ou do BON successeur.Nouns avons la satisfaction de pouvoir annoncer au- jourd'hui que notre idée ndéji regu le meillour accueil d'un grand nombre de personnes distinguées et do directeurs de la presso catliolique, et nous nous empressons de les remercier.Mais toute idée ou projet ulile nyant nécessairement bosoin d\u2019ètre propagé et répandn partout avec insistance, si l\u2019on veut qu\u2019il en sorte de bons résultats, nous devons reproduire notre appel aux journaux catholiques, et notamment aux Semaines religieuses et au clergé, afin que, grâce à leur influence et on montrant les besoins toujours plus grands et plus pressants da Souverain Pontite, ils invitent les fidèles à laisser dans leur testament une partio de leur avoir par la formule cuivante: Je laisse au Pontife Romain régnant ou d son Succestaires remettront à l'évéque de mon diocèse, L'aumône est nn des puissants moyens do ranctifi.cation: et le nombre est grand de ceux qui voudront, pour la tranquillité de leur conecience, lsisser dans leur testiment ane somme d'argent pour racheter leurs faules, leurs défaillances, les excès de cupidité nu de lucre qu'ils auront pu commettre dans leurs affaires, Kt qui dono u plus droit À le rece-oir que le prenior ot lo plus auguste des pauvres, nutre Père à tous ?\u2014\u2014\u2014 seur telle somme d'argent, que mes exécuteurs lestamen-_ 49 vondumocssy,| \u2018209 \u2018wearey T7 y 50 GAZETTE DES OAMPAGNES Nous avons la conviction que la presse catholique, le clergé et les catholiques feront à ce projet an accueil qui ne pourra manquer d\u2019être fécond.Il ny & point ici d'excuse légitime, S'ils s\u2019en trouvent À qui il coûte de donner pendant leur vie, refuseront ils de disposer après leur mort d\u2019une somme quelconque, puisqu'il s\u2019agit de biens qui ne pout leur rer- vir que dans ce monde, et puisque dans l\u2019autre monde, il leur sera rendu compte des libéralités ainsi faites ?Pénétrons-nous donc de la nécessité de faire un testament auquel soit attaché un legs en faveur du Pape.Ceux là eont tout apécialement obligés de le faire, ne serait ce que par reconnaissance, qui, soit ecolési- astiques, soit laïques, ont été l\u2019objet d'une faveur quelconque de Sa Sainteté, grâces, titres, honneurs, distinctions, promotion ou nomination.Il y a beuucoup de choses qu\u2019on ne fait pas parce qu'on n'y pense pas, et qu'on accueille svec empres sement aussitôt qu'elles vous sont indiquées, parce qu'on en reconnaît alors la nécessité absolue.C\u2019est pré cisément.À cet ordre de choses qu\u2019appsrtient ls pennée du legs pieux pour le Pape, et nous avons la con- vietion qu'elle sera bien sccueillie de tous les catholiques.Dévotion à la Ste Vierge sous le vocable de Notre.Dame des Bois.\u20141i a été fait lecture, dans toutes les églises paroissiales du diocèse de Sherbrcoks, d\u2019une lottre circulnire de Sa Grandeur Mgr l\u2019Evêque pour encoursgor la dévotion à lu Ste Vicrgo sous le vocablu de N, 1).Des Bois, nom de la nouvelle paroisse fondée il y a sept ou huit ans dans le canton de Cheshum, comté do Compton.Il y à en cet endroit, en fave de l'église, un rocher au pied duquel jaillit une source d\u2019eau vive, à la vertu de laquello on attribuo des faveurs signuléos obtenues par des prières a la Mare de Dieu, Des indulgonces particulières sont accordéos à ceux qui feront un pélerinage À ce sanctuaire et prieront aux intentions de l\u2019évêque du diocèso pour la propagation de la Fui et de lu dévotion nu culte de arie.Bénédiction de cloches à Kamouraska, et célébration des n°ces d\u2019or du Revd M.N.T.Hébert curé de cette paroise.\u2014 La bénédiction de cloches à Kumourm ka, qui uvnit été annoncée pour lo 20 soptembre courant, a été remise au 10 octobre, à trois heures de l\u2019après midi, et la célébration des Noces d'or du ltévd M Hé bert aura lieu le lendemain, 11 octobre prochain.M, Hébert uvait manifesté le désir de ne pas fêter res Noces d'or, vu certaines difficultés oxistantes à l'égard de la construction d\u2019une église à la route St Germain, contrairement à la volonte de l'autorité ecclésiaatique.Mais nux instances de la majorité des puroissiens de Kamourueka, cette füte religieuse uura lieu avec le plue grand éclat et elle sera en tout digno de celui Qui pendant près de trente années leur n été si dè- voué.Nous espérons que le plus beau flenron que l'on aurs À présenter à ce dévoué ouré, ot celui qui lui sern suns doute le plus agréable, ssra do voir la partie de ses paroissicns qui à montré tant de résistance à ne us se soumettre à lu decision de reur Evêgue, quant ï lu construction de cotte église, fuite acto de complète soumirsion, Nous apprenons qu'un grand nombre de cultivateurs du Ssguonay dont il a été pour ainsi dire le fondateur, se propusent de prendre part à cette belle fête.Ce serait un tribut de reconnaissance bien mérité de la part de celui qui à autant favorisé la colonisation duns le Saguenay.Excursion des membres de l'Association de la Presse d'Ontario et de la Presse Associce de la Province de Québec.\u2014 (Suite).\u2014 Nous venons de parcourir une distance do quinge milles sans trop de fatigue ; mais peu habitué À franchir une aussi longue distance par des chemins escarpés, ot en aussi court temps, nous n\u2019é tions cependant pas fâché de prendre le vapeur et goûter in peu de ropos.Pour le journaliste, le repos - ne signifie pas absolument un temps d'arrêt, car c\u2019est dane ce temps là où il se sent plus disposé à donner à son imagination libre court.Aussi dès notre arrivée sur le vapeur, y avons-nous va nombre de journalistes prendre la plume à la main pour rendre compte à leurs lecteurs do ce qui avait frappé le plus leur imagination et était de nature À les intéresser, D'un autre côté, ceux qui, Comme nous, n'avaient pas À fournir de copie pour un journal quotidien, se réunissaient en groupe pour so rendre compte mutuellement de leurs impressions de voyage.Pour nous, il nous faisait plaisir de connaître ce que pensait de nos régions agricoles un agriculteur pratique de longue date, M.Wm Weld, vénérable vieillard qui dirige avec ta lent dopuis dix huit années un journal d\u2019agriculturo : le Farmer Advocate, publié à London, dans la Province d'Ontario, ct qui & une liste de plas de dix huit mille abonnés, Nous avons été lecteur assidu de ce journal, à titre d\u2019'abonné, depuis &a fondation.Souvent nous avons constaté que M, Wold ionnait place à la critique dans son journal, do la part de ses correspondants, contre tout ce qui se pratiquait dans notre Province\u201d en fait d'agricalture, et notamment contre les écoles d\u2019agri culture et nos exhibitions agricoles de comté, méme de lu Province, M.Weld qui n\u2019avait jiumais visité notre Province, comme il l\u2019a fait aujourd\u2019hui, n'en pouvait avoir qu\u2019une bien faible idée, au point de vue agricole.Anjourd\u2019hui, il entret'ent une meilleure opi- non de la valeur agricole de notre Province, et voici co qu'il nous disait : * Après la trop courte promenade que je viens de fuiro, et d'après ce que j'ai vu dana le voisinage de Québec et sur lu rive nord du St Laurent, je suis énor- mémont surpris du grand nombre de formes bien tenues qu\u2019il m'a été donné d'y voir.Elles ne présentent pas tous les avantages que nous possédons dans la Pro vince d'Ontario, mais généralement olles sont en très bon état de culture.La belle apparence des terrce dans le voisinage do Chicoutimi et suivant les rapports qui m'ont été fait du Saguenay, ne me font pas douter qu'il y ait place dans la vallée du Lac St Jean à former une autre grando province.** Depuis Chicoutimi jusqu'au Grand Brû'é j'y ai va des champs de pommes de terre bien supérieures en appsrence À celles que nous récoltons dans la Province Ontario; en effet lour force de végétation m'a parue «i extraordinaire que je suis débarqué de ma voiture pour en oxaminer leure tiges de pus près.Et à ce moment M.Woeld sortit a fond de son cha peau doux magnifiques tiges de pommes de terre, en nous disant qu'il en avait réservé une pour nous lu donner ; il profits de cette occasion pour nous expliquer comment il se fuisait que ces pommes de terre GAZETTE DES CAMPAGNES ne er possédaient une qualité vues dans ss propre Province; tant il est vrai de dire que c'est au contact d'hommes pratiques en sgrioul ture, et de gens instruits qui savent se rendre compte de tout, qu'on trouve toujours occasion d\u2019en apprendre sur cette science dont le fond est toujours inépuisable et qui nous fait apercevoir des richesses là où nous ve oroyons y voir qu'un pur accident.Parmi les bôtes à cornes, M Weld en a remarqué qui avaient une grande ressemblance avec les Jerseys et qui pourraient être vendues pour des animaux de cetie race dont on vante tant les qualités Initières.Dans d\u2019autres endroits il a remarqué dos bêtes à cornes qui avaient entièrement ls forme et Ia couleur qui distinguent la race Holstein.Dane un avenir prochain, qui sait si Chicoutimi et le Saguenay ne pourront pas offrir sur les marchés étrangers des animaux supérieurs de race, dont on apprécie tant les qualités dans d'autres pays, et qui ae trouvent actuellement dans cette localité, sans même qu'on y attache beaucoup d'importance ?Il ne tient qu'À vous, cultivateurs de Chicoutimi et du Saguenay, d\u2019ouvrir ln marche à cette exploitation si payante \u2018de l\u2019élevage des animnuz, puisque vots en avex les moyens.M.Weld nous dit que parmi vos bôtes à cornes il a remarqué des Jerseys dont ou vante tant les qualités laitières, et des Holsteins que l'on considère être la meilleure race pour la fabrication du bourre en même temps qu\u2019elle est très avantageuse pour l\u2019engraissement, pour la viande.À vous, de les conserver dans toute leur pureté et même de les per- feotionner davantage par de bons soins et uno abon dante nourriture, de même qu\u2019en faisant nn choix judicieux des veaux qui en proviennent, et que vous destinez à l'élevage.Si vous aoguérez la réputation d'avoir de tels animaux eur vos fermes, on ira là les acheter plutôt que de les faire venir d'Europe à des prix fabuleux.Pendant cette dissertation agronomique toujours courte entre fore qui croient jamais n\u2019en savoir assez en fait d'agriculture, le vapeur avait déjà parcouru uno longue distance jusqu'à ce que nous voyous tous les excursionnistes £e rendre sur le devant du vapeur, en disant: nous arrivons au tableau.C\u2019est un énorme rocher qui, sur une hauteur de plusieurs cents pieds, montre une surfsce verticale, absolument nnie et polie, qui lui donne l\u2019apparence d'un véritable tableau et d'où lui est venu le nom qu'il porte.Le vapeur euit de près ces oaps et rochers escarpés dans les insters- ties desquels quelques épinottes et bouleaux ont trouvé assex de sol végétal pour prendre racine.Nous suivons Is base des falaises qui forment le rivage du côté nord du Suguenay, formé par une chaine continue de rochers arides; puis nous arrivons au c&p appelé \u201c La Trinité, \u201d en raison de trois coupes diminutives.Il a su moins dix-huit cents pieds do haut ot son sommet déborde de beaucoup ss base.On ne peut passer sous son dôme, sans penser combien est petit l'homme comparé À ces masses dont l'équilibre tient à un pouvoir qui réveille sensiblement l'idée de la divinité ! En nt si près de cette chaine de rochers arides ot # une aussi grande élévation, nous ne pouvons nous géfendre de le crainte du danger constant qu'ile ine supérieure à celles qu'il avait |p 51 \u2014 irent, même lorsque le oslme règne.Nous devons la belle et religionse idée félicitor M.Robitaillo sur ant le signe do la Réquil a ou d'élever sur ce cap emption, et plus bas, eur [8 troisième coupe, Une statue de l'Immaculée Conception que tous les voyageurs invoquent avec la plus grande ferveur en passant vers ce lieu.On a constaté depuis que ces deux monuments reli- gleux ont été érigés sur cos hauteurs, que tous les voyageurs, protestants comme catholiques, re font un devoir de leur offrir un tribut d'hommage et de ro.connaissance : les protestants par an profond recueillement, et les catholiques par nne fervento prière à Mario Immaculée.Vraiment, il n'y a pus un soul d\u2019entre nous qui ne s0 soit pas senti ému loraqua, au milieu d'un silenco profond, le chant du c«ntique \u201c Nous vous invognons tous, etc, * n\u2019est fait entendre et dont l'écho se reportait au loin, Nous étions alors voisin d\u2019un ministre protestant, M, Dewart, et sur son visage nous pouvions voir qu'il ressentait une bien vive émotion à l'égard de cette manifestation de foi do la part des eatholiques.C'est peut être cette émotion dont il n\u2019a pu se défendre qui lui à fait dire, dans son compte rendu de excursion, que les catholiques étaient d'une foi ad mirable dans leurs actes religieux, ot d'un attachement profond à leur évèque ot à tous los membres du clergé, quand il s\u2019agit d'opérer des œuvres de bien.A peu do distance de IA, nous arrivons au car « Etornité, \u201d d'une hauteur do plus de 1800 pieds.Il nous semble que le vapeur va presque toucher ce formidable génut ; mais il n\u2019en est rion, car les meilleurs tirours, les bras les plus musculeux d\u2019entre les exonr- sionniates, essaient de lancer des pierres sur ce Cup, mais elles sont loin de l\u2019atteindre, et plus d'un pari se serait engagé à ce sujot, sans pouvoir même l'effleurer, Rien de plus beau que l'effet do l\u2019écho, dans te voisinage de ces formidables rochers.Le sifflet du bateau à vapeur & retenti à plusieurs reprises, et à chaque fois l\u2019écho résonnait de vallées en vallées et de ravines en ravines durant l\u2019espace de plusieurs secondes.Malgré la jouissance que nous éprouvions à admirer ces magnifiques scènes, la noirceur nous empêche de voir plus loin, et nous devons passer le reste de la .soirée par des amusements de salon : musique, chants et un procès en règle, où rien ne manquait, depuis le juge, les jurés, jusqu'à l\u2019huissier.Inutile de dire que ce procès, où le coupable n'avait pas à craindre un plaidoyer ennuyeux ni on châtiment bien rigoureux, fat une longue suite de farces qui nous ont ait trouver le temps bien court.Nous arrivons à la Rivière du Loup à une houre après minuit, puis de IA nous nous rendons À Oacouns, à l'Hôtel Saint-Laurent.LA n'a pas été la partie la plus gaie de notre excursion, car quoique nous arrivions à cet hôtel à une heure aussi avancée de la nuit, nous avons attendu près de deux heures avant qu'on ait pu nous indiquer la chambre que nous devions prendre.Le lendemain matin, vendredi le 11, immédiatement avant notre départ pour Fraserville, M.le Notaire J.B.Bopulieu nous présenta une magnifique adresse pu nom de 1a municipalité da la parolsse de 52 GAZETTE DES CAMPAGNES Caconna, À laquelle répondirent MM.Tyo et LeVus- «eur, M.le Notaire Thos Jones fit leciuro de celle adresso en anglais.\u2014 (À suivre).CAUSHRIE AGRICOLE DES LABOURS (Suite), Le sop est octte partie de la charrne qui lui sert de base, et c'est IA que les diverses autres pièces eont fixées.En effet, lo sop reçoit sur ron devant Ia douille du roc, les deux étangons y sont aussi attachés ; l\u2019oreille et Ia perche sont aussi en communication aveo lui, de même que les mancherons.Très souvent lo sop est en bois, mais alors il doit être recouvert avec du bon fer fouillard eur sa fuce inféricure ot sur cello qui frotte sur la terre non labourée; quelquefois il est formé tont entier de fer forgé, mais cela n'est pas essentiel.Tout ce qu\u2019on doit exiger d\u2019un sep, c\u2019est que sa face supérieure et sa face latérale soient parfaite ment unies et se rencontrent en formant un angle parfaitement droit afin de diminuer autant que possible le frottement.On conseille de creuser légèrement le dessous du sep afin de donner une meilleure assise à In charrue Comme le frottement et par conséquent lo tirage dépend en grande partie de In longueur du sep, où à cesayé de rendre ce dernier le plus court possible, mais la chose n'était pas possible, car on s\u2019exposait à rendre irrégulière la marcho do la charrue ; c'est alors qu\u2019une nouvelle amélioration est venue permettre de raccourcir le sop tout en augmentant lu stabilité de la charrue, Dans ce but, nous avons des charrues chez lesquelles les traîta sont attachés à la gorge au moyen d'une chaîne ou d'une barre en fer, an lieu d'être at tachés à ls partie inférieure de la perche : par ce moyen on a diminué de près de moitié la longueur du sep.En Angloterro, et deruièrement dans quelques autres pays, on a adapté au talon du sop une ou deux petites roulettes très bonnes snr tesquelles le t4- Jon repose au moyen d'un ession.Cependant les ox- périonces fuitos quant à l\u2019efleacité do cette innovation ont prouvé quo dans terres fortes ces roulettes gâ- nsient davantage la marcho de la charrue plutôt qu'elles ne l\u2019aiduient Les mancherons sont dos loviers au moyen desquels on conduit la charrue on l\u2019introduisant duns le sol ou en la faisant sortir, La plupart des charrues ont deux mancherons; mais il n'y a que le mancheron de guuche qui soit ossentiel, et il doit être on ligne directe avec la perche, el très fort.Dans une churrue bien construite, le mancheron de droite n\u2019est pas absolument nécessaire, et le lubourour doit toujours avoir lu main droite libro afin de fuiro disparaître les engorgements de lu churrue aus nrriter ea marche.Lo seul cas od le mancheron de droite soit nécessaire, c'est lorsqu'on voat prendre une nouvollo raie et faire rentrer promptement Is charrue dans lo sol.Plus la force de la charrue sera considérable, plus les mancherons devront être longs; duns tous les ene, ile ne doivent pas ôtre trop courts, cur alors ile ne serniont pas assez puissants ot le lnbourour éprouveruit beaucoup de fatigue à diriger son instrument.La longueur moyenne des manchorons doit être do quatre pieds, ot l'écartemont des bras À lour extrémité peut varier do dix-huit À vingt-quatre pouces, Lies régulateurs sont très précioux dans une charrue, car ils on corrigent bien des défauts.Leur bat prinoi- pal est de régler la largeur des bandes de terre et Ia profondeur des sillons; ponr cela, il y à deux régulateurs: un vertical ot l'autre horizontal.Dans quelques charrnes cependant ces deux régulateurs sont formés pur uno seule et môme pièce que l\u2019on fait mouvoir dan lo sons désirable pour réglor la profondeur d'un labour, soit en abaissant ou élevant lo point de traction, Dans les charrues où les traits sont attachés à la gorge, on obtient co résultat au moyen d\u2019une barre verticale qui glisse dans une rainure, à l'extrémité intérieure de la percho: cette barre soutient les traits, On lai donno la position requise ot on la fixe au mo yen d'une choville do fer ou d\u2019une vis de pression.Si l'on abaise le régalateur, il est évident que l\u2019on abaisse le point de traction, on force lo soc à sortir de terre et le labour so fait alors dans une moindre profondeur; au contraire, ai on élève le régulateur, le point de traction sera beaucoup plus haut et le soc de Ia charrue aura une plus forte tendance à s\u2019enfoncer plus profondément dans le sol.On modife aussi la largeur du labour À volonté, en portant à droite ou à gauche le point d'attache des traits.Si l'on porte le point d'attacho des traits à droite et qu\u2019il y reste fixé, le 500 appuiera plus forte- meut sur la terre non labourée, il s\u2019y engorgera davan- tago et In bande de terre enlevée sera beaucoup plus large.Au contraire, si l\u2019on porte le point d'attache vers la gauche, la pointe du soc chorchora à s'éloigner de Iu terre non lubourée et la trancho de terre prise psr la charrue sera moindre.La chaîne ou les traits sont attachés immédiatement nu bout de l'age, de même que les régulatours, mais ils sont de formes dif- férentos, Dans les charrues écossaiees, par exemple, los régulateurs sont formés de deux pièces : lo régula- tenr vertical et le régulateur horizontal.Le régulateur vertieul est fixé duns la perche même, laquelle a son extrémité fondue et garnie de trous à différente hauteur ; le régulateur horizontal est en forme de crémaillère possédant une rungée de dents dans l'une des- quellos on engage le crochet du bacul au moyen duquel les chovaux sont utlelés à lu charrue.Ls largeur du sillon qu\u2019on doit enlever à chaque trait de charrue ne doit pas être fixée d\u2019une munière indifférente.Il est bien vrai qu'au moyen du régulateur on peut prendre n'importe quelle largeur, mais lo soc ct l'oreille ne se règlent pas comme le régala- teur.Les charrues ne sont pas assez porfsctionnées pour cela, 1l ost évident que si l'on prenait une largeur de terre plus large que le permet la largeur et l\u2019évasoment de l'oreiile, on forait un très mauvais labour, ear il y aurait une grande partio de la terre qui ne serait pus coup
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.