Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 4 mai 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1882-05-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" XIXo année ite.Anne de la Pocatiére, P.Q., 4 maf 1882 No.40 GAZETTE DIS 0! HPAGNE JOURNAL DU OULTIVATEUR ET DU COLOM PARAÎIESANT TOUS LES JEUD!3 Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN H.PROULEX.L'abonnement peut dater du ler de chaque - mois, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019année.On ve s\u2019abenne pas moins que pour nn au.L'avis de discontinuation dolt Cire donné por écrit, au Bureau du soumigné, UN MOIS avant l'expiration de l'année d'abonnement, et les arrérages alors devront avelr été payés ; si non, l'abonnement sera censé continuer, malgré même le refus do ls Gassiés au Buresu de Poste.Tout ce qui concerne ls rédaction et 2 l'administration de ce journal doit être adressé - à Fræmin H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.ANNONCES: Fromière inseréion «19 contina par ligne Deaxidms tusortiou, eto.3 contin par lige Pour anncuce: d Lag tome, conditions linda.tralia, Conz qui désirons d\u2019hdrorers tout particnlres remant aux ou'tivatoure nour la vonte de torres instruments d'egricultare, oto, etc, trenvarons avountapganx d\u2019z.aroncor dare 08 Jornal, MM J.53.Rolland & Fil, librairen 3 Montréal LL J.A, Lens)als, Hbrairs à 85 Kool de Québes oùt Won vaulu s6 Gherger de l'agence de la $Gusette des Compagnes.* ec SA TEESE COC IES STI ABONNEMENT : 8i 1a guerre est la dernière raison des peuples, l\u2019agrionltire doit on être Ja premiere ABONNEMENT 81 PAR AN Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité, $1 PAR ANses SOMMAIRE.Revue de la Semaine : La passion de VEglise traverse ici-bas la voie donloureuse parcourue nn jour parson divin Fondateur.\u2014Ordinations à la Basilique Notre-Dame de Québec.\u2014Con- tributions en faveur du rétablissement du Souinuive de St- Germain de Rimouski; 8a Grandeur Mgr l\u2019évêque de St- Germain de Rimouski remercie tous ceux qui ont contribué à cette bonne œuvre.\u2014Dou géuéreux en faveur de l\u2019égliso de St-Roch des Auluaies.\u2014Rapport général du Commissaire de l\u2019agriculture et des travaux publics do la Province de Québec, pour l\u2019année 1881 ; détails intéressants sur l'industrie laitière \u2014Le Gouvernement de la Province de Québec recommande l'établissement des cercles agricoles.\u2014Nos compatriotes aux Etats-Unis, Causerie Agricole : Le jardin potager (Suite): Cerfouil, Céleri.Sujets divers : Cercle agricole de Ste-Perpétue, dans le comté de l\u2019Islet ; détails intéressants co icernant cette nouvelle paroisse.\u2014Avantages de l\u2019emploi du cemoir mécanique.Choses ct autres : \u201c Traité sur Pélevnge ct los maladies des bos- tiaux,\u201d par J.-A.Couture, médecin-vétérinaire.~Production abondante do fourrage.Becettes : Metelas ou sommiers de mousse.\u2014Nettoyage des chapeaux de feutre.À nos abonnés.\u2014Nous avons commencé il y n 3 semaines, à ea- ier par la poste des comptes pour abonnement À la Gazette Campagnes : c\u2019est ce que nous n'avions pas fuit dopuis lo mois de mars 1879.Cette semaine quelques-uns de vos abonnés nous ont reproché do ne pas leur envoyer leur compto d\u2019abounement chaque année, et avec raison, Cependant on croirs quo faire rds de deux mille comptes n\u2019est pas la besogue do quelques | P jours seulement, et que la chose nous est difficile quand nous \"avons à la fois à nous occuper de l\u2019imprimerio et de la rédaction de la Gazette des Campagnes.Nous nous proposous de le faire à l\u2019avenir.Quand nous avous expédié des comptes en mars 1879, plusieurs de nos abonnés nc us out demandé du dé Jai, et la plupart du cenx-là ne nous oyt pas envoyé ce qu\u2019ils nous avaieut promis, Nous avons besoin de cc qui nous est do ot nous entretenons l\u2019espoir que l\u2019on tiendra & honneur de uous payer une dette aussi légitime.ons invitons nos abonnés d\u2019avoir à oncoglatrer leurs lettres eontenant de l'argent, pour plus de sûreté.Un regu sera expédié dans le premier numéro de is Gasette publié après la réception de telles lettres d\u2019euvoi d'argeut.REVUE DB LA SEMAINE La Passion de l'Eglise \u2014L'ég'ise est la personnification do Jésus-Christ sur la tetre, et elle traverse iei-bas la voio douloureuse parcourue un jour par son divin Fondateur.Le grand drame do la Passion semble se perpétuer pour eilo à travers los siècles, avec ses douleurs, et 1s spectacle de ses hontes ot do ses inigratitudes, L'église n\u2019a jamais cessé de répandre ses bienfaits sur le monde ; c\u2019est elle qui l'a renouvelé, qui l\u2019a arra- thé à la corruption et a la barberio.Comme ces foules qui suivaient Jésus, haletantos, sur les montagnes de lu Judée, lex peuples s'attachèrent à l'Eglise pour re cucillir ses bienfaits ot se nourrir de sa parole.Ce fut l\u2019Eglise qui los éleva, los initia peu À peu aux mer- voillos de lu civilisation chrétionne qui les rendit capables de toutes les vertus et de tous les héroïsmes.Tout co qu'ils ont eu do bon, tout ce qu\u2019ils ont fait de grand, c\u2019est à l\u2019église qu'ils le doivent, Et anjoard\u2019huit \u2018 Pauvre viville mère du monde moderno renié et battle pur son fils, \u201d commols'écriait un jour l'historien Michelet.Les nations gui avaient grandi à l\u2019ombro do l\u2019Eglive, qu\u2019elle avait pour ainsi dire nourries ot fortifiées de son lait divin, l\u2019ont oubliée ot méconnuo; &n voix, douce ot sévère à la fvis, leur parie toujours, mais on ne l'écoute plus.Elie, qui ne demande qu\u2019à exercer sur la terre sa mission acifique et son bienfaisaut apostolut, on l\u2019accuse au- Jjourd\u2019hui d\u2019empiélur sur les droits de Cesur et on voudrait l\u2019exclure de cette société qui est son œuvre.De nouveaux Pharisieys umoutent contre elle les multitudes ot lu présentent comme une ennemicqui & pire en keuret à les lyranniser.Et In foule, oublieuse et ingrate, répète le crisdes juifs d'il y n dix huit siècles : \u2018* Nous ne voulons pas qu'elle règne sur nous.\u201d Et il se trouve des Pilates pour obéir aux caprices de la foule et :.ccumplr ves volontés.Que de fois, n\u2019eat-il pas vrai, vous l'avez rencontré daus l\u2019histoire, >» > Tep.uoyy \u2018[uusnog judien y 5,401 on0g 314 GAZETTE DES CAMPAGNES le proconsul romain, l'ami ot le reprérentant de C'é- sar?Pilate n'a rion des haines qui grondent nutour de lui, ot peut-être les condamne t il dune le fond de son cœur.C'est un sceptique, ami de res aigus et qui cherche à vivre en paix avec tout le monde.Cet uc- cusé qu\u2019on amène à son tribunal, il voudrait le eau- vor, car il sait qu\u2019il est innocent.Mais, su dekors, la populuce crie, furicuse et implacuble.Pilato a peur; il oralnt de p.rdro l\u2019amitié de César ct les faveurs de la foule ; l'amour du pouvoir et de la popularité étouffent ces sentiments de justice ot d'honnéteté qui sont en lui, et il livre Jesus, Puis, après s'être lavé les mains, il retourne à ses affuires, oublieux et Indifférent.Le rang du juste à coulé ; muis qu'importe ?Lin foule eat suticfuite et Pllate restora proconsul.sian! pour comblen do politiques 1'Eglise n'esl- elle pas aujourd'hut cette viotimo expiatoire, sacrifiée per ia peur ot l'ambition Ÿ Combien, parmi seux qui la perséeutont, rendent un hommage recret A res vor- tus ot à sos grandeurs, Muis la révolution est là qui fait entendre ses cris impérieux ; elle s'impationte et elle reclame une victime: on lui livre l'Eglise, Mais.du moins, si les Pilates modernes peuvent flagoller ct crucifier l'Egtiso, il n\u2019est pus en leur pon- voir do la faire mourir.E le vit, plus grande ot plus lorieuse sous !es coups dont on l\u2019uccable.Chacune de scs épreuves no fait que grandir pour elle le res ct ot l'uffection de ses enfunts.Elle à autour d'elle des légions do filèles prêts à Ia servir et À la défondre.C'est lÀ sn suprême consolation et aussi le gage asuré de son triomphe futur.\u2014 Journal de Rome, Ordinations\u2014Mgr l'archevéquo de Québec a fait les ordinalions rnivantes à lu Basilique Notro Dumo de Québec, lo 30 avril dornier : Prêtres: M.Charles Octave Gagnon, M.P -Charles- 8.Gouin, M.J.Arthur A, Gouin, M.Joseph Valin et M.J.-B.Thiboutot, de Quebec.Diacre: M.Duvid Moriarty, du vicariat apostolique du Nebrurka.Contributions en faveur du rétablissement du Séminaire de St-Germain dz ftimouski \u2014Nous vouons de r.cevoir une listo imprimée contenant les noms des j-wroistes qui ont contribué à cetto bonne œuvre, aves je mon tant des souscriptions obtenues.Sa Grandeur Mgr l\u2019éveque de St-Germain do Ri-! mouski remercie les souscripteurs en Cus Lermnes: * En publiant la liste ci-jointo des contributions en faveur du 1étublissoment du Séminairo de St Germain de Rimourki, réduit en cendros lo 5 avril dernier, c'est pour moi un devoir bien doux d'exprimer, tant en mon propre nom qu\u2019en celui des Direuteurs de celte muison, notre plus vive et plus sincere recon naissance envers tous vos charitables bionfaiteurs, Que le Seigneur duigne suppleer À notre insuffisance, et les récompenser au centuple de lours abondantes offrandes.« Nous croyons cependant devoir remorcior plus particulièrement : \u201c10, Mgr I'Archovéque de Québec, et NN, SS, les évêques de Trois-Rivières, de St Hyacinthe ot de Sherbrooke, gui ont bien voulu, À l'occasion du Jubilé, recommander chaudementnotre œuvre à leurs diocésains, ot log Messieurs de leurs administrations qui les ont si bion secondés ; « 20, M.le Grand-Vicaire Cyrille Légaré, qui s\u2019est donné tant de peine pour remonter nos bibliothèques, et dont lo zèle à été couronné de tant de siocès, ninsi qe tous ceux qni ont répondu à son appel d'une mu- nière st empresséo ; \u201c Bo, Les curés, les fabriques ot les fidèles des di- vorses paroisses ct missions de notre diocèse, qui se sont imporé tant de sacrifices pour nous venir en aide, comptant pour rien ceux qu'ils avaient déjà faits pour la construction de l\u2019édifice incendié ; « do.Le clergé ot le peuple des diocèses montion nés plus haut.ainsi que nos bons amis des autres di- ocbses, dans toutes les classes de la société, pour leurs dons généreux, et pour los témoignages touchants et multipliés de eur sym pathic; * Bo, Le Comité Catholique du Conseil de 'Instraction Publique, po :r le subside qu'il a eu la libéralité de nous voter; 80.Messiours les rédacto:rs et propriétaires de journaux, pour les articles «i bienveillants qu\u2019il nous ont consacrés, ct leurs chaleureuses invitations à leurs abonnés de nous assister ; * To.Les membres du Comité central do secours de Rimouski pour la bonne volonté et l'activité qu\u2019ils ont déployés pour la réussite do ces contributions.© Au milieu d\u2019une calamité tol'e quo celle qui est venue si inopinément fondre sur nous le 5 avril dernier, c'est une grande consolation et un puissant encouragement de goncontrer tant de cœurs compatis- santa et bienfiannts.Merci encore une fuis à tous, gratit: de ineffaçable ! \u201c Rimouski, ler m:rs 1882, « + JEAN, Ev.bz St.@.pr Rivouexr, \u201d Voici Ju réeupitulation des dous qui ont été faits en argent: Diocèse do St Germain de Rimouski.$6976.69 Archidiocèse de Québec.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.5260.76 Diocèse des Trois-Rivières as 947.25 Diocèse de St Hyacinthe.476 50 Diocèse de Montréal.460 00 Diocèse de Sherbrooke.289.03 Dincèse d'Ottawa.146.00 Diocèse de Chicoutimi \u2026 36.00 Archidiocè:e du St Boniface.20 00 Etate Unis d'Amérique.140 25 Danemark.100.00 Tolul jusqu\u2019an ler mars 1882.814,861.48 M.le Grand-Vicaire C.-E.Légaré qui s'était mis à la tête d'une souscription en livres dans le but de remonter la bibliothèques de cetto institution, à pu obtenir 983 vulumes; les MM.du Séminaire de Rimouski ont en ontro reçu dans le mème but 849 volumes ct 23 cartes, furmant on tout 1832 volumes et 23 cartes.Don généreux cn faveur de l'église de St Roch des Auinaies.\u2014 On nous informe qu'un cultivateur de St Roch des Aulnaies, M Wilham Pelletier, vient de donner au Révd M.K, Dufour lu somme de quatre centa piastres destinée à l'achat d\u2019un ¢ Chemin de lu Croix \u201d à être placé duns l'église de cette paroisse.Rapport général du Commissaire de l'agriculture et des travaux publics de lu Prov-nce de Québec, pour l'an née 1881.\u2014 Nous venons du recevoir Aveo infiniment GAZzkTTE DES OAMPAGNES 815 états de pinieir cet intéressant rapport qui contient en outre an travail de la plus grande utilité et gig nous les cir oonstanaes actrelles ne peut manquer d'intéresser vi- veme rt les cultivatenrs; o'cst un travail de M.Burré eur l\u2019industrie laitière, fruit do se: observations vt de ses recherches dans les psys en grando renommée pour la £:brication du beurre et du from ge.Ce tru- vail'mérite d'être lu et approfondi par tous ceux gui ont intérêt À voir cette industrie prospère dans notre Provineu.Nous aurons occasion du tempn à autres d'en publier des extraits, Cercles agricoles \u2014 Voici comment l'Hon.M.Chupleau.dans co méme rapport, upprécie l'établisre- ment des cercles agricolés : * Les cerc'es agtico'es qui se forment dans bon nombro de paroisses, pro Mmottent de devenir avant peu d\u2019utiles auxiliaires des sociétés d'agriculture.Quoiqu'ile ne fassent point pur- tie de l'organisation ugricole telle qu\u2019établie pur lu loi, ils n\u2019en méritent pss moina bon acoueil de la part du Gouvernement, qui ne vatrnit trop louer le zèle des citoyens éclairés dont l'initistive n presidé à leur formation, et qui etimulent parmi leurs membres l'étude et !a discussion des questions qui intéressent le lus les cultivateurs.Rien n'empêche, an reste, que los cerc'es do paroisso ne deviennent autant de vuc- eursnles des sociétés d'agriculture de comté.Il serait même fort à désirer qne les cultivateurs de chuque paroisee foimassent un e rele agricole, dont le prin cipal officier serait le ropréseniant dnns le burenu de direction de la société d'agriculture du comté, sur le même principe quo le maire d\u2019une municipalité locale la repré-ento duns le conaeil de comté.\u201d \u2014 L'Echo des Cunadiens de Manchester, fait un Iugubre tableau de la ritaation des fu milles canadiennes qui ee laissent entraîner par les embaucheurs au service des grands manufacturiers américains : « Malheure: sement pour nous dit-il, ils sont par trop écoutés.Dans plusieurs paroisses, après avoir médité sur les vaines promesses des embaucheurs, dus familles qui vivent à l'aire ee déeldent A immigrer aux États-Unis, Elles sont remplies d'espoir: elles vont enfin trouver le secret de faire de l\u2019urgent, elles rentent déjà les pigeons 1ôtis.Elles arrivent.Leur première pensée se portent vers le Canada, « Doivent-elles regretter de l\u2019uvoir quitté?Elles ne le savent pas encore; muis l'injustice que leur fait l'étranger, la dureté du travail, l\u2019air infecte des manufactures, la liberté ravie ; tout contribuo a le leur faire regretter amérement.« Quo n'a.ton vu de ces pauvres familles indignement arrachées de leurs foyors pur la trabison, rouf- frir micérablement aux Etats-Unis.Les pères de fa milles se trouvent sous le contrôle des manufuotu riers, \u2014qui en font ce qu\u2019il leur semble bon,\u2014et travaillent péniblement pour quelques sous de suluire par jour, LL, .; «Inoupables do faire vivre seu's leurs familles, ils so voient obligés d'enfermer leurs enfants pendant de longues années, dans les filatures de coton.LA l\u2019air est putréfié, impur ; cessamment dans cet air corrompu.Les maladies se contractent, on est mulade pendant longtemps ; le une poussière épaisse voltige in- |P médecin donne ses soins, et lu famille enfonce graduellement dans les dettes.« Que font alors les manufacturiers ?Voyaut qu\u2019une famille estdans un besoin immédiat, ils lui fourniront ce qu'il lui faut, en le lui chargeant; plus tard, ile retiendront un certain montant sur los gagos de leurs employés, de manière à co qu\u2019ils ne puissent pas changer de lieux, Nous voyons la chose xe répéter tous les jours.À Sunevok, plus d'une fumille à dû passer trois jours sans prendre aucune nourriture.« Eh bien, cen dupes des embaucheurs, cos victimes d\u2019une injustice criante, devront servir d'exemple aux Canadiens qui vivant heureux au Cunuda, auraient l'intention de venir se fxer aux Etats Unis.\u201c« Puisse-t-il être salutaire et profitablo à tous.\u201d Malgré ces avertissements toujours réitérés de la part de nos confrères et compatriotes des Etats-Unis, hous n\u2019en continnerone pas moine À être Jes tristes spectateurs de ln désertion de nus campagnes de la part de nos nationaux qui n\u2019ont ancune raison de préférer le chemin de l'exil à lu carrière ri noble de cultivateur.Cet engouement est une véritable épidémie dont nous ne pouvons nous expliquor la cause.Itn'y à pas même quinze jours un cultivateur seul avec si femme, n'ayant pus d'enfant, venduit sa terro $4,000 pour alier \u201cbucher du bois a Montann, laissant ss femme seule daus sa paroisre natalo, et cels, disait il, pour aller gagner do l'argent.Nous pourrions citer de nombreux excmples de ce genre.lls nous reviendront sans douto cos cnltivateurs, mais avec nine santé délubrée ; îls ne pourront ulors poursuivre leurs travaux de culture, et leurs économies no serviront qu\u2019à payer les soins des médecins, avec la perspective de ne 7ivre que peu d'années, Ils reront enlevés a leur famille encore jeunes, et cela puree qu'ils ony vouiu faire de Purgent à l'étranger.CAUSERIE AGRICOLE LE JARDIN POTAGER (Suite).Cenreuir \u2014 Le cerfuail est une plante annuelle de lu même Classe que la carotte, le céluri, etc, ayant par conséquent la plupart de ses caractères semblables.Toutes les parties de cotte plunto sont d'un goût et d'une odeur un pou aromatique, oxcepté su ruclue qui est Acre.On bo fuit urnge que de ses fouilles pour la tnbie; elies scrvent A aromatiser los bouillons que l'on donno sux malades; elles les rendent plus diges- tihles.Ellos outrent dans la composition des bouillons d'herbes.Le suc du cerfeuil, l'infusion ot la décoction de ses fouilles sont ealutuires contre la jaunisso et l'inflammation du fui.Bouillies et appliquées sur les yeux ent'ammés avec augmontation de lu douleur par la lumière, elles ont une action salutuire.On assure mème qu'en maintes fois on n eu À se Jouer, pour les hé- morrhoïdes, de l'emploi en fermentation de leur dé - coction préparée avoc du lait.Un remède vulgaire consistant en l'application sur la partio malade de feuilles pilées do cerfeuil est utile pour les contusions simples, mais pro luit au contraire deu effets nuisibles our les blessures avec plaies.L'infusion où In décoction do cerfeui) se préparent À la dose do 1 à 2 onces par pinte d\u2019eau, Cuiture\u2014Deopuis le commencement du printemps jusqu\u2019à lu fiu de l'été, on sème tous les quivse jours 316 GAZETTE DES CAMPAGNEE to cerfouil en planches on en bordures, à lu volée ou mieux par rayons Tout terrain labouré lui convient ; une terre légère et sèche lui convient copeudant le mieux.À mesuro que lu raison w'échuuffu, on lo sème à des expositions moins frappées du soloi+; pendant tes fortes chuleurs on lo rdme À l\u2019ombre de quelyne mur, et on Jarrose tous les jours, Au mois de sep 1erabre on pert le semer à toute exposition.Le dernier purse l'hiver et fait sa tigo au printemps.La graine n'est bonne à semer que pondunt un an.Uno plunte excessivement vénéneure, la petite ciguë (carotte à Moreau), eul trè- souvent mêlée au corfouil, dont elle n à peu près la formo et les dimensions; los lobes où divisions do sen feuitles sont seulement un peu plus pointus que ceux du cerfouil; la plante tout entière est aussi d'un vert jlus foncé.La ciguë a uve odeur nauséaborde, tandis na l'odeur du cerfeuil est balsamique, On ne saurait trop recommander à ceux ui épluchent du cerfenil on qui surelent les planches de cette plante, d'éliminer toutes les feuilles d\u2019un vert lus foncé que les autres.car ces feuilles sont proba Blement de la petite cigné.Céleri.\u2014 Le céleri est uno plante potngère très-osti- mée que l'on fait entrer dans un grand nombre de préparations eulinuires.; Le nombre des variétés du céleri est passnblement grand ; mais toutes ces variétés peuvent être rungées on trois cutégories.Co ront: 10 Lie céleri à conpor ou le putit céleri que l'on enltivo spécialement pour ses feuilles; 20, le céleri à blanchir, grand céleri ordinaire que l'un cultive pour ses côtes blanches ; le céleri rave dont on consumme principalement la ra.eine.La culture de ces trois entégories de céleri dif- fèro beaucoup, au moins dans certuines parties, Les semis, lo choix du terrain, ru préparation, son on- raissement sont à peu près les mèmen; mais le traitement des plantes, après leur lovéo, subit des différences.; , ; Les jardiniers qui sont preseés do jouir ou qui connaissent l'importance do In précocité des produits, gurtout lorsque ces produits sont destinés à la vente, aiment à obtenir du bon produit très à bonne houre.Pour celu, ils n'attendent pus que lu température ot lu terre se soiont réchanfFécs naturellement; ils pro duisent une chaleur artificielle an moyen de couches- chaudes, ot c'est dans ces couches qu'\u2019ile rèmout leur céleri.Les semis dans les couches chnudos eo sément toujours À ia voléo, ek on m-lo à la graine un pou + graine de lnitue.Ja graine était très fine, pour .i semer également, on la mélange avec du sublo fin, Si la torre «o réchauffe de bonne heure le printemps, on peut semer In graine à une bonne exposition, en runge espacés de rix poucos, dans un torrain riche ct humide.On doit choisir un terrain frais pour planter le céleri.; Pendant lu première végélation de la plante, \u2018on fait des arrosuges légors, eL pour celu on emploio lo plus souvent de l\u2019exu tiède.raque la plante est levée ot aufisamment développé, on enlèvo toutes les muuvaises herbes qui pourraient leur nuiro, ct en mème temp= 06 celniroit s'il en est besoin, If faut à «haquo p'ante un curta-n o-paco pour végéler i l'air, et ni cet eapace lui manque elle s'étiole, r ste faiblo et souvent périt.Lorsquo le plaut n attoirt lu longueur du doigt on le trursplunte.La manière de faire blanchir le céleri diffère beaucoup suivant les localités.Dans nos cultuies pota- Eères ordinaires, on suit généralement une vieille m:thode qui donne d'assez bons produits, mais qui est lente.Voici en quoi elle consiste: Quand le céleri à atteint un développement suffisant pour qu'il soit transplanté, on ouvre sur une planche préparée d'a vance des tranchées de 14 à 15 pouces de profondeur sur 9 de largeur et distautes de 12 à 15 pouces les unes des uutres; la terre do ces tranchées est jetée sur les sentiers qui la séparent, On fume copieusement le fond de cos tranchées, et l'on trunsplante à demeure en ayant la précaution de rogner les rucines qui sont trop longues ainsi que les sommités de ses fouilles, et enlevant toutes los feuilles gourmandes, Pour eutte opération il faut choisir une journée sombre où uno journée où il y n apparence de pluie.On urrose copieusement deux fois par jour, soir et matin, pour faciliter la reprise des planta; on arrose davautage quand les plants ont repris leur viguour.Tons les quatre ou cinq jours on fait écouler au fond des tranchées une petite quantité de terre qui en u été retirée pour fuciliter la roprise des plants; on recouvre la tranchée de planches qu'on ôte le soir lorsque le soleil a disparu à l'horizon, Les urrosages doivent être continués pendant tout lo cours de la végétation, car le céleri aime à se trouver au scin d'ane fraicheur constante.Lorsque la terre retirée de la tranchée a toute été rejetée À l\u2019intérieur et qu'elle est revenue au niveau naturel du terrain, ou a recours aux renchaussages quo l\u2019on renouvelle tous les dix ou quinze jours, suivant lo développement que prend le cé eri.Après le renchaussage, il ne reste plus qu\u2019une potile partie des feuilles hors de terre, Par celte méthode, on obtient des céleris mesurant dix-huit à vingt pouces de longueur dans la partie blanche.Mais le long espace de temps que la plante à passé sous terre lui fait quelquefois contracter la ronille et le produit en est moins estimé.Pour prévenir cette perte, on améliore la récolte précédonte.On ne transporte plus le céleri au fond des fosse, on se contente de préparer des planches et d.plantor à lour surface.Avce des arrosnges copieux ; iso est cortaine ct on laisse le céleri se développer librement en lui donnant les sarcluges doot il peut avoir besoin.Lorsque le développement du céleri cet suffisant, ot qu\u2019on n l'espérance d'en écouler bientôt sur les mar- chéa, on prépare des tranchées do dix huit pouces de profondeur.On arracho lo céleri, on le lie on bottos en uyant soin de lui conserver au pied le plus de terru possible, et on dépose le tout dans ia tranchée; puis on remplit cette dernière de terre, en no laissant au dchors que lo petit bout des fouilles.Huit jours après lo céleri est blanchi et il peut être livré à la consommation.Afin d'avoir du céleri nouveau toujours A aa disposition, on continue l'enfouissage tous les buit jours sur les autres parties du terrain; mais aussitôt que le céleri est blane, il ne faut pas tarder à le consommer, autremont Il se détériorerait.La cuitaro du céleri à couper est beaucoup plus simp'e, mais son produit n'est pas aussi recherché, sk Ici on ne fait pas de travaux spéciaux pour amener GABETTEK DHS CAMPAGNES 317 l\u2019étiolement, on se contente de saroler et de donner un léger renchausange.On te sert de ses fouilles de même que de ces racines pour arsaieonner les soupes et les potages.La (roisième espèce de céleri appelée céleri rave ou céleri-navet ne ge cultive que pour ses racines.C\u2019est un légume très recherché qui n'est pas encore vulgariré dans nos cultures, mais vi gagnerait à l'être, «ar au culture n'est pas plus difficile que celle du pavet, et il donne un produit plus abondant que le grand céleri.Il exige cependant des arrosages plus quents et plus abondants que ce dernier.On eème Ia graine de céleri-rave eur couches- chaudes comme le grund céleri, et on lo transplunle à demeure sans ouvrir de tranchées.On arrose copi- curement pour emener la reprise; puis nand celle- ei est bien certaine, on déchausse Lompiètement lu partie remplie du céleri de manière que la chevelu seul soit implanté dans la terre et que le bulbe soit entièrement à l'air libre.Tout autour du céleri ou creuse avec la main un petit bassin que l'on avroso abondumment avec le goulot de l\u2019arrosoir.Il faut que le fond de ce bassin soit constamment humide dans les temps de sécheresses.On doit arroser deux fois par jour, soir et matin, Si le bassin vient À se remplir de nouveau de terre il fant le vider, autrement un nombre considérable de petites rncines s'échapperaient du bulbe et l'ompécheraient de grossi* On pout consommer le céleri rave dès que le bulbe est suffisamment développé, mais la récolte définitive ne se fait qu'à l'automne.Elle se fait de la même ma nière que pour Jes navets.Les feuilles sont données aux bestitux ou jetées sur le fumier.Le céleri dostiné à la graine ne doit pus être blan chi, quelle que soit l'espèce à laquelle il appartient.Le céleri ne donne sa graine qu\u2019à sa deuxième année; cependant on ne doit pas l'arracher de terre, Pour le préserver des intempér.es de l'hiver, on doit au con traire le recouvrir, l\u2019onterrer sans la paille aussitôt que les froids font leur upparition, et on ne le découvre que le printemps suivant.Malgré ces précautions, on p ut en perdre .un certain nombre de pieds, et pour prévoir ces accidents on doit en laisser plus ue moins.Il faut également éloigner les uns des autres les plantes, s'ils appartiennent à différentes va riétés, car elles pourraient s'entreféconder et donne raient les produits ayant perdu leurs propriélés par- tioulières.Le printemps suivant, on ameublit la terre autour des pieds; où la fame s'il est besoin, on sarcle et ou donne les autres roins nécessaires à la plante.Enfin, lorsque les tiges florales se développent, on les supporte avec des tuteurs et on abandonne ls plante à elle même jusqu\u2019au moment de lu récolte.\u2014 (A suivre.) \u2014\u2014_\u2014 rem Cerole agricole de Ste-Perpétue, comté de l\u2019Islet.Les colons de Bte-Perpétuc, membres de ln Société d'agriculture du comté de l\u2019Islet viennent de fonder dans leur pn- roluse un cercle agricole.Ils se sout réunis le 16 avril dernier, à l'invitation de leur jeune ot zélé pasteur, le Révd M.Alfred Pouliot, qui les a convaincns de l\u2019avantugo pour eux de se rencontrer de tempe à autres, pour s\u2019entretenir d'agriculture ; ponr aviser au moyen de ne pas épuiser leurs terres nouvelles ; pour sexciter mutuellement à faire de bous pâturages et de asses prairies ; pour s'engager À teuir en bon ordre le bétuil qui donnera par là uu plus grand profit; et pour s'entendre sur Vachat des graines desemonces les plns convenables à leurs terres.Après un début aussi excellent, lu Révd Pare Lacasse, qui veunit «le donner une causerie agricole au cercle de St-Aubert, fut heureux de saluer les cercles nouveaux de St-Pamphile et de Ste-Perpétue, et de donner aux membres de ces deux cercles de précieux conseils.Mardi, le 18 avril, à la suite d'un office religieux, célébré avec pompe à Ste-Perpétue, où l'hurmoutum avuit prêté ses accords, chou rare en ves endroits, le Révd Père Lnonsse représenta qu\u2019une culture bâsée sur de grandes dépenses n\u2019était pas de leur compétence; cependant rien w'empéchait de faire en petit ce ni se fait eu grand par ceux qui sont capables de fortes exploitations, on qui ont d\u2019immonees domaines à faire valoir.Il les enconragea beaucoup à semer de Is graine de trèfle, puisque Cest le moyeu d\u2019avoir do belles prairies, comme c'est aussi le moyen d'augmenter le troupeau, le tmnier et la féoondité de Ja terre.Il leur couseitla fortement la culture des Imes., Stanislas Drapeau, dans ses de Ja colonisation «lu Bne-Cunadu, centre de colonisation dans le comté de l\u2019Islet, Elgin qui, quoique récent, mérite l\u2019attention particulière des amis du progrès, Le sol est généralement fertile, malgré qu\u2019il soit pierreux en certains endroits.C\u2019est lo bois mon qui domine sur le chemin Elgin; cependant l'aspect do la contrée plauge rapidement en arrivant aux alentours du chemin Taché ; là le sol cst généralement moins pierreux et le bois franc s\u2019y trouve en plus grande quantité.\u201d Le chemin Taché traverse qui comprend les townships Lafontaine sant prow de 'église de cette pmoisse, dire que avenir de cette paroisse repose sur l'ouverture des terres qui avoisinent co graud chemin.Déjà l\u2019on constate des défrichements considérabies, surtout dans la partie Ouest ; et maintenant que les golées ont ccesé de faire des ravages, les colons reprennent courage.Plusieurs de ceux qui uy sont fixés dans les premières années, voyant leurs moissons (létruites par des gelées qui s'y répétaient claque unuée en plusieurs eu- droits, se sont expatriés pour un temps, dans lu vus d\u2019améliorer leur position ; d\u2019autres constatant que les terres plus élevées de St-Pamphile, près de la frontière, offraient plus d'avantages, ont déserté leur premier établissement, en sorte que le progrès da cetto paroisse n\u2019a pus été tros-sonsible.Les premiers Gtablissewents de Ble-Perpétue remontent à 1859.M.David Lizotte, qui est uu des principaux cultivateurs de cette paroisse, fixé A quelques arpeuts de égliso, est, dit- uni, le premier colon.C'est «dans sw maison que lo missionnnire célébrait la sainte messe et rencontrait les quelques fidèles dinséminés sur la route Elgin.M.Drapeau écrivait uu Gouvernement qu\u2019il n'avait trouvé eu 1859 que Luit familles le lung de la route Elgin.Anjou d'hui le nombre d'âmes \u2018lans toute Ju colonie s'élève à 1,509, dont 517 pour Ste-Perpétue.M.Drapeau, dans ses mémoires de 1863, chapelle sur tout le parcours de la route Elgin, nons en comptons trois.C\u2019est réellement un grand centre de colonisation, et si jamais, comme on le dit, 11 se fait nue voie forrée das I'immenso vale lée qui traverse le chemin Taché, certainement les dix town- ghips qui se trouvent daus les profondeurs du comté do l'Islet, donneront le l'usrace À plus de vingt paroisses, Aujourd'hui, à Ste-lorpétue, le courage renaît, l'on remarque un élau nouveau, car ln gelée dispurait à mesure que les terres s'ouvrent ; les récoltes sout plus abondantes, et les colons qui ont pu couserver leurs terres aus trop s'endetter, sout dans Paisance, eu sorte qu\u2019il y + plus do confiance que aniais dans l'avenir de cetto puroisses Depuis trois ans un bon moulin à farine ost en opération.M, André Lemelin, riche propriétaire do la Rivière-Ouelle, ayant nn pouvoir d\u2019eau très-puissant, à un mille seulement do l\u2019église de Ste-Perpétue, entreprend ce printemps Is construe- tion d'un second moulin à farine.La paroisse le Bie-Perpétue, war la route Elgin, se trouve à vingt-quatre milles du fleuve St-Laurent, et les premiers co- lous qui ¢'y fixèrent, partaicut eu grande partie de St-Aubert, même aussi de St-Jean Port-Joli; mais si ces colons ont souffert de rudes privations dans les commencemen's, les secours spirituels ne leur # jamais fait défaut, comme le pronve lu liste des prrtenrs qui y ont donné leurs soins.En 1859, 1e Révd M.Clovis Roy, premier curé de St-Aubert, étndes sur les dévelonpements disait en 1863: \u201c Il yaur celui du chemin toute Ia paroisse de Ste-Perpétue et Garneau, en pas- et tous s'uccordent à ne mentioune qu'une et aujourd\u2019hui fut le premier missionnaire sur la route Elgin. 318 SANNTTE DNS CAMPAGNES En 1860, le Révd M.Joseph Martel remplaga le Révd M, Clovis Roy À St-Aubeit et sur la route Kigin.Eu 1860, le Révd M.Alphonse Cusgralu, premier curé de Ste.Louise, devint aussi missionnaire sur la route Elgin Jusqu\u2019en En 1869, le Révd M.Ignace Langlais, premier curé de Bte- Perpétue, fut tixé au centre des trois missions alors existantes sur la route Elgin.En 1#71, le Kévd M.Joseph-Benoit Soulard devint curé de Ste-Perpétue avec en outre a desserte des deux autres missions.En 1879, le Révd M.Adelbert Blanchet remplaga le Kévd M.Soulard & Ste-Perpétue et les denx autres missions jusqu'en 1860, lorsqu'il fut norumé curé de St-Pamphile.Eu 1680, ls Itévd M.Ludger Pérusse fut nommé curé de Ste- Porpétue, svec Ja desserte & St-Benoit du Lsc Noir, En 1881, lo Révd M.Alfred Pouliot remplaga le Révd M, Pérusse, Depuix 1668, 1a promidre chapelle de Ste-Perpétue est devenue Ju 16sidence du pasteur; et cette même année l\u2019on fit la dédicnce de l'église actuelle, comme l\u2019indique la note snivante qui se trouve dune les aichives de cette paroisse : ** Bénédiotion des chapelles de Ste-Perpétue ct de St-Pamphile.\u201c Monseigneur C.-Frs Bauillargeon, Archevêque de Québec, m'ayant anforisé à fuire bénir lvs chapelles de Ste-Perpétue et de $t Pamphile par un prêtre par toi choisi, ju crois que cet honneur n'appartenait à personne, À autant de titres, qu\u2019au zélé curé de Ste-Louise des Aulnets, qui avait été pendant plusieurs années chargé «le Ja desrerte du ces pénibles missions et qui avait pris une part wi active daus la construction de ces deux chapelles.Ce fut donc avec empressement que jo Vinvitai à venir consucrer à ln prière ces nouveaux temples élevés À In plns grande gloire de Dieu ; et ce brave missionnaire, ne- coupagné du Kévd M, Joseph-lenvit Soulard, nous ft À tous le plaisir de venit bénir nos pauvres chapellrs, celle de Ste.Perpétuo Je 18 décembre 1869, et celle do St-Pumphile te 21 du wéwe mujs, .\u201c (Signé) J.LANGLais, PTRE.\u201d \u2014-(Communiqué.) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Avantages de l\u2019emploi du semoir mécanique, Nous empruntons ce qui suit À une circulaire p»- bliée par MM, Chs T.Côté & Ce, fabricants d'instru nents nratoires : L.Distribution excellente de la semence \u2014Le semeur à la main lo plus exercé ne peut reteudre pouvoir distribuer oxnetement toujours le même nombre de graine de semence par mètre carr6 do In terre ensemoncée par lui à Ia volée, tandis qu'avee un Lou gemoir Lien réglé, on no peut pas en répandre davantage sur wne Hh1face que sar ane autre, Kt cetto régularité de ré partition n\u2019est jus seulement eu surface, elle est aussi grande deur.ut de vie do ln régnlarité de la semaille dang le lan horizontal.on peut dire qu\u2019un semeur exercé, par un temps calme, en suivant Jes buns principes, peut arriver à uns grande régularité, où pout dire aussi qu\u2019un semoir donnera une répartition d\u2019autant miilleure qu\u2019on la comparers avec celle d\u2019un semeur moius habile.L'emploi de semoir dispousera dono Je eultivateur des sorvices d'un homme spécial de plus en plus diflleile à rencontrer daus nos cumpagues, et Pur suite de plus e1 plus exigeant, ze veut, «i grand qu'il soît, n'a nucune influence défavorable sur [a remailie nu semoir, tandis qu\u2019il peut rendre la ne- pill #)a volév non-senlement défectueuse, mais mame jnspra- cable, Quant nu dépôt de Ja semence dans le plan vertical, les se- moits enfouisscut inmédiatenent les semences, qn'ils répandent en lignesà une profondeur :égulière, qui peut être réglée à la profondeur reconnue comme Ir plus favorable suivant Je climat et suivant la nature de Ja terre arable, tandis \u2018que dans la se- maille & In volée, le répaudage et le recouvroment sont deux opérations distinctes, consécutives et l\u2019on sait combien est ir- régullor l'enterrago de ln semence fait à la herse.Une partie de in senience eat trop enterrée, oile ne germe pas et doviont la proie des tou geurs, une autre paitie ne l\u2019est pas assez, elle ent muhgée par lew oiseaux et duns aucun cus, ou ue peut cn régler cxaetement lo recouvrement désirable.Do là, germination irrégulière et croissance inégale des plantes.poil II.Levés et oroiseanoe des plants toujours uniformes \u2014Les se- meuces déposées au remoir partout À la même profundeur, è - tout À des distances ésules, lèvent toujours vuiformémeut dans les meilleures conditions pour donner dos plantes vigoureuses, qui ne gônent pus leurs voisines et que lours voisines ne gôneut pas, de sorte que les plautes sn développent et se muiutienneut dans une terre homogène et Lien préparée avec ane uniformité qu\u2019il est impossible de rencontrer «aus la semaille faite à la volée, puisque les semences mal groupées lèvent {uégalement et que bientôt après leur germination, les plantes les moins serrées et les mieux placées prennent un dévoloppement plus rail que celles gui sont pressées les unes contre foe autres ou lont le gere u été affaibli par un enterrage trop profond, IIL, Economie de semence \u2014L\u2019économis de semence ent blen certainement un des plus grands avantages qui militent en faveur de l'uloption des semoirs.\u2018Tous les grains de semence étant déposés par le semoir dans la situation Ja plus convenable à tonr germination, on peut ds lors, économiser une portion de semence qui représente au moins la porte qu\u2019entraine forcément nae partition inégale à la volée et surtout au recouvrement plus défectueux encore, Les cultivateurs lea plus éclairés, toujours partisans des semailles claires, portent cette perte de semence au tiers ou à Ja moitié de la semence habituellement répandue à la volée.Mais ee n\u2019est pus tout.Après l'excellente distribution de la semence, qui ve fuit remarquer, comme nous l\u2019avons précédemment indi- té, par sn régularité verticale, vient so placer le tallage, mode de multiplication des touffes tout particulier aux séréales, qui peut ancore encore permettre de diminuer, la quantité de semence, D'hablies praticiens français, MM.Deuprez père et fils, exposent les principes de leurs bella et importantes cultures do blés de la mauière suivante : \u201c Nous avons remarqué, disent ces excellents praticiens, quo dans les terrains en bon état de culture et d\u2019engrais, i) ne fallait employer trop «de semence, lorsqu'on sème an semoir, car sl au printemps Ja plante est trop serrée, on obtient à ln mois- sou des petits épis, moins de grains et moins de paille.La trop grande quuntité de semences employées à été longtemps et est encore l\u2019une des causes qui s\u2019opposeut lo plus A J \u2018emploi des semolrs.\u201d MM.Desprez ont trouvé les moyeus d'obtenir des épis nombreux et bien garuis avec le mivimum de semence qui ait jamais été employé.TV.Possibilité des binages\u2014S'il est avéré que les semailles très épaisses ne produisent jamais de gros reudements, il ne l\u2019est pas moins que les herbes adventices, envahissant les céréales, diminuent beaucoup lenr rendement.Le préjudice que les miauvaises herbes causent à l\u2019agriculture est vraiment în- calculable.Car ton-ssulement les plantes nd ventices dérobent chaque unnée, une honue part des engrais, mais elles étoufent des portions plus ou nioius étendues des récnltes céréales en y déterminant la verse.Réserver exclusivement pour ls plante utile le terrain et l\u2019engrnis qu\u2019on Ini consacre, ce doit être le but constant de tout bon cultivatenr.Or, ce but n'est ntteint qu\u2019exceptionnellement par la semaille à la volée, tandis qu\u2019il est utteint régulièrement par Ja semaille en lig ies, parce que seule elle peut rendre facile la destraction des mauvaises herbes.Dans un champ de céréales ensemencé à la volée, les binages ne sont pus praticables et on est réduit à n\u2019en donner aucun, quand bien même les mauvaises herbes devraient étouffer nne partie de In récolte; on se borne alors à des sarclages toujours plus où moins incomplets, insuffissots, An coutraire, daus un champ de blé, ensemencé en ligne» espncéos, on pent donner facilement & În Lone mécaniqne un ou duux binages, qui produisent toujours d'excellents effets.V.Résistance aux intempéries ct auæ accidents comme la verse, la rouille, l'échaudement\u2014Les blés semés an sewolr, par suite de 1a régularité de leur enfouissement, de Jour croissance, de leur situation en lignes creuses, protégées À droite ct à gauche par lus petites mottes de terre quo les coutres distributeurs ont légèrement, détournés, paraissent mieux résister à l\u2019action des froids que les blés somés à la volée.Les plantes céréales somées un pen claires, on ligues espacées et binées, étant plus égales, plus robustes, mieux nérées dans leurs partis basses par une circulation plus facile et plus complète den courants\u201cd\u2019uir, produisent inconteatablement des fes régulières plus fortes, qui résistent beaucoup mieux que dans certains cas, GAZETTE DES UAMPAGNES 819 les blés semés à la volée dans les mémes conditions, anx intem- éries, au froid, au chaud, à l\u2019oxcès de nécherrase ou à l\u2019excès Whumidité et aux necidents gni en proviennent, comme la verse, la rouille, l\u2019échaudement dans les terres riches.VI.Augmentation de récolte \u2014Dans les terres également ter tiles, également, bleu prépurées, les céréales soméen au scmoir roduisent-elles un rendement inférieur à celles qui y sont semées à la volées Ÿ Cetle question est très-coutroveisée, et il faut avoner que nous mangnone de xpérionces comparatives sufflsumment uembreuses, faites sérieusement côte à côte sur les mêmes terraius, pour la trancber expérimentalement.On constate la nécessité de la perfection de la répartition an semoir et l'on prétend qu\u2019en comparant des champs semés sclon les deux méthodes, là réussite est parfois tout à l\u2019avantege du bon semeur.Cela pout être, mais les bous semeurs À Ju main sont rares et jes semoirs procbdent toujours avec lu même régularité.Et c\u2019est à cette aniformité qu'il fant attribuer comme censéquence (ane bopne végétation, une abondunte fructifl- cation.Les ¢pis longe, complets, blen remplis ne viennent que sur Ces plantes vigoureuses et ce n\u2019est pas dans les semis ser- réa que ces tiges fortes et ruides ve rencontrent.De là, non- seulement une augmentation de produits, meis anesi plus de qualité dans les graine, qui se font remarquer par uv poids spécifique plus élevé.Les principaux avantages que proeurent les semailles de cé- rénles faites au semoir mécanique sont dono en résumé : \u201c Economie de semence, augmentation de récolte, plus beaux épis, moins de verse.\u201d En présence do ces avantages que l\u2019on ne peut plus sériense- ment contester et qui assurent une supériorité réelle aux semailles en ligues sur les semailles à lu volée, on doit être surpris de ne pas voir les semoirs plus fréquemment en usage.Conclusions.\u2014 Si maintenant nous considérons les ensemencements dans leur ensemble, nn premier fait nous frappe et ressort clairement.On trouve les semailles en ligues adoptées d'une manière générule, dans les pays où l\u2019ugriculture est prospère, perfectionnée, maîtresse de ses terres, taudis que, partont ailleurs, l'emploi In semoir est presque une Tareté et les semailles à la volée, A la main prédominent.À mesure due Pariculture se perféetionne, que les terres sout mieux cu tivées, Béfoncées, nmendées, fertilisées, le semoir est consisléré comme un instroment nécessaire, non comme cause de perfectionnement, mais cu:mue conséquence, comme couronnement à tout un ensemble d\u2019améliorations préalables.Bemer trop épais gous le prétexte d'étouffer les herbes adventices et abandonner ensuite lew céréales à elles-mêmes, juequ\u2019à la muisson, c\u2019est le fait d'une culture trop primitive, troy négligée, trop dangereuse pour notre époque.\u2018\u2019est comme on Ve analifiée, la culture \u201c à la grosse aventure.\u201d Actuellement plus que jamais, il faut que le cultivateur, par une prévoyance toujours plus intelligente, plus active, plus sontenue, s'assure lui-même coutre les chances adverres et qu\u2019il ne livre au hasmd que ce qu'il ne pourra pas lui soustraire.Certainement l\u2019agriculture ne dominera jamais les intempéries, main se croiser les bras devant les herbes qui envahissent ron champ et attendre de ls clémence des saisons lo succès de ses récoltes, n'est ce pas trop ressembler à ces soi-disant politiciens en tous genres, qui n'ont pus d\u2019yeux pour voir, ni d\u2019oreilles pour entendre t En définitive, nous croyons avoir démontré que partout où l'emploi du semoir mécanique est praticable, il procure des avautages qui en recommat dent fertement l'adoption et, son usage, obligeant les cultivatenrs à apporter plus de soine daus Ja préparation et le nettoiement de leurs terres, entraînora forcément l\u2019agriculture vers des progrès en tous points désirables.On doit donc encourager libéralement tous ceux qui, ar expériences pratiques, propageront cette excellents mé- fhode d\u2019ensemencement daus les localités où elle est encore peu connue.P.8\u2014Les sociétés d'agriculture et les Cercles ngricoles pourraient se procurer À dos conditions avantageuses le \u201c Sle- Mmoir, herse ¢t rouleau combinés \u201d du 8, Vessot, chez MM.Cha- T.Côté & Cie, à Québec.On ne pourrait mieux en faciliter l'achat que par une souscription entre tous les wembres d\u2019un cerole agricole, qui auraient le privilége de s\u2019en servir à tour de rôle.Il en pent être ainsi ponr tous les instruments ars- toires qui seraient, par ce moyon, moins coûteux.Choses of autres.\u201c Traité aur l'élevage et les maladies des bostiaux, \u201c par J.-A.Couture, médecin-vétérinatre.\u2014Tel est le titre d\u2019un nouveau livre que nous veuons de recevoir ct de lire avoc la plus grande attention.Les précieux conseils qu\u2019il renferme uutant pour éviter les malailies chez les animaux que pour les gnérir, nous confirment que ce livre est indispensable dans une ferme, ot que tous les cultivatenrs devraient se faire nn devoir de l\u2019acheter.Nul autre que M.Couture qui possède l\u2019art vétérinaire théorique et pratique à nu ei haut dégré qu\u2019il a été cholsi eomine professeur de matière médicalo et d'anatomie pratique à l'ésole vétérinaire de Montréal, ne pouvait réunir dans un eadre anssi restreiut autant de bous conseils sur l'élevage des animaux et des différentes maladies auxquels ils sont soft et que l\u2019on pourrait le plus souvent éviter par des soins atfeninfs et une bonne hygiène.M.Centure qui a étudié cette profession de l\u2019art vétérinaire et qui a déjà plusteurs années de pratique, No se contente pau wouloment de donnet des resettes pour le guérison clos liffé- reutes maladies dont sout atteints les audiaux, 11 déorit tons les eymptômes de quelques affections que ce suit avsc cette habileté d'un homme au niveau «de la science dont ti s\u2019oceupe, Ce livre est absolument nécessaire aux cultivateurs qui sont la plapart très-éloignés de médecins vétérinaires qui Le sout pas eu nombre suffisants daus nutre Province, et que même trop souvent on ne consulte pas.L'howme, quand il est ma- Jade, tremble pour lui-même, et rien ne lui coûte pour sa gué- Tison ; quan son cheval ou son bœnt ust malule, i ne tremble que pour sa bourse.La crninte de déprnser quelque argent lui tait différer d\u2019appeler lo secours d'un vétérinaire, et ce n'est que quand Ia maladie prend un aspect dapgsreux, sonvent même quand il est trop tard, que l\u2019on a recours à ses talents.Nous disious plus haut que le nombre des vétérinaires n\u2019est pas en nombre suffisant dans notre Province, et la raison en est à Ge que le plus souvent daus nos campagnes on préfère avoir recours aux charlntuns où empiriques qu\u2019à un médeciu vétérinaire, parce que ça coûte moins cher ; pour cotte raison cette profession n'offre pns les avantages qu'un jeune homme qui s\u2019y livre a droit d'en attendra, l\u2019our l\u2019art vétérinaire, quelle est la couséquence de cette préférence f Elle est facile à déduire, et l\u2019expériencu est là pour prouver que ce résultat est inévitable.Les vétérinaires diplômés, dans la plupart des campagnoa se voient mis de côté ou à pou mos, ot, wils sont en vogue, fa arrivent difficilement à vivre du fruit de leur travail, sont forcés de préférer lu résidence des villes, ear là ils trouvant considération et argent.Les cultivateurs, sans doute, ne demandent pre mieux que de ge servir de gons éclairés.Eh bien, soit! mais au moins il faut les payer et ne pas regarder de si près quaud il s\u2019agit do la vie d\u2019un animal, Il y à un remède à cet état de choses, et le voici : lo.Il fant que les oullivateurs mettent de côté toute cou- faq 1a routing dea charlatans ; o.Qu'ils remunèrent convenablement les habiles pratici qui se vouont à la profession do vétérinaire.praticiens De cette façon, nous en sommes certain, où verra se répandre dans les campagnes des geus écinirés qui nous coûteront cent fois moins cher, en définitive, que les charletans, puisque, tout en payant quatre ou cing fos ).Jus la visite, on courra la chance de pordre vingt fois moins d\u2019auimaux, à quelque catégori« qu\u2019ils appartiennent.Nous félicitons M.Couture pour le déaintéressement qu'il a montré en publiant 60 : livre.Si ses enscignements et aes conseils sont scrupuleusement suivis, on verra certainement di- minner le nombre des mataslies rh-z les animaux, et aux char- la'ans les chauces de faire de l'argent aux dépens des cultivu- tours.Nous verrions avec plaisir les 'irocteurs «le nos sociétés d\u2019a- ioulture offrir ce livre en prix à nos expositions agricolc.ous ne pouvons qu\u2019engager les cultivateurs à en faire achat Ce traité de l'élevage ot des maludtics des animaux est on vento au prix de 50 centins, On peut se le piocnrer en s'adressant à M.J.A.Largl aie, libraire, 177, rus Ste-foseph, 8t-Roch de Québec; ou à M.J.-A.Couture, Vétérinaire, 49, rue Desjardins, Québec.Boyes certains que pour la dépense de 50 centins que vous feres pour I'achat de ce livre, vous vous épargneres la herto ca plusieurs cents piastres eu suivant serupnlensemont les sonseils qui vous sont donnés par M.Couture. 220 GAZETTE DES OAMPAGNES Production abondante de fourrage.\u2014I] est reconnn aujourd\u2019hui me la prospérité ces exploitations agricoles dépend surtout du nombre proportionnel de hcstiaux eutrotenus dave chacune d'elles, et de la matière dont ils sont nonrris, Le cultivazeur doit donc v'aitucher À se procurer le plus de nourriture pon- sible, afin qu\u2019il puisse avoir un nombreux bétail et lui fournir uve alimentsiion qui soit à In fois ubondante et substantielle.C'est en employant ce moyen, que nos agriculteurs éclairés se procurent cette grando quantité de funilor grœs qui reud leurs ferics si fertiles, Malbuurensement 31 n\u2019en est pas toujours ainel : beaucoup de enltivateurs distribuent In nourriture avec trop de parcimonie ; d'autres emploient des fourrages de trop mauvaise qualité, prodiguent Ja paille etn'obttennent Jemais qu'un fumier maigre ont l\u2019action fertiiisanto est loin d\u2019apyrocher celle obtenue avec un fumier provenant do Vestianz nourris senvenmablement, Nous venons de dire qu'itne bonne alimentation fournit les mellloure eugrais; avons-nous bexotn d\u2019ujenter qu\u2019elle à ausel ls propriété de produire de bons bestiaux À No voyens-nous pes tous Jen jones des animaux de méme origine acquérir decs une ferme deux fois antant de valeur que gare une autre, ot sels sons Ja seule iuffuence du la ronrriture De pareils faits indiquent suffisamment au cultivateur que tous ses efforts doivent ne dliiger vers woe production abondante de foarrages.Voici lu momunt des scmaillos arrivé, et c\u2019est le temps de souger à l\u2019améliorution des prairies ef A so livier & Ia culture des légnmes sur une plas graude échelle, \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 RECETTES Matelas ou sommiers de mousse.Voici comment on les prépare : Ou recueille au commence ment «le sept-mbrc Ja mousse la plus longue et la plus douce.Ou ln fait récher à l'ombre, pois on la bat hurune claie afiu de faire tomber tu terre et d\u2019en faire sortir Ju poussière.On en fait slors des gomimiers qui penvent être placés sous des matelns de laine ct méine remplneer ceux-ci.Lorsque la mousse commence à s\u2019uflaisser, il soffit de les baitre sans môme les découdre et ils reprennent toute leur élasticité, On assure que les matelas de mousse ne sont jamais ronyés par lvs souris ct ne pruvont éervir de retraite aux puces et aux pupaises.11 est étonvaut qu\u2019ils soient st pen usités, Nettoyage des chapeaux de feutre Rien n\u2019est pius nuisible anx chapeaux quo l\u2019eau, la pluie et Ja poussière ; vette dernière w'imprègne entre les filaments du feutre et le rend cra-senx eb sualpropre.Pour éviter cet inconvénient, il stllit de brosser soigneusement chagne jour nn cha- penu.Mais lorsqu\u2018il à été fortement monitlé, il faut Pessuyer soigneusement ivec un linge suffisamment doux, jusqu\u2019à ce qu'on ait étanché l'enu qui se tronve à fu stirface.On change la place du linge clhinque fois, et l\u2019on frotte en tournant dans Te sens des poils, Si le chapeun ge trouve défurmé, on le rétablit avec les 3uuius dans eon état primiilif, et on le suspend jusqu\u2019au moment où il sern presque are ; alors un le brosse À plusicurs reprigea pour fairo prendre aux poils Is direction qui leur cou- vient.Si l'ou trouve qu\u2019ils n'aient pas assez de lustre, on pent facilemont leur en donner nm plos brillant, en les repassant aveu un fer ordinaire à repasser le linge, et on fluit par leur sonner un nouveau coup de brosse, Ce sont de petites alton.tious et des soins le propreté \u2018qui cuûtout pou, ct qui facilitent une wise propre et élégante.ACTE DE FAILLITE DE 1869.Dans l\u2019affaire de DIONNE & DESSAINT de SAINT-DENIS, faillis.Uu troisième et dernier dividende à été préparé et sera ; ayé après lundi le 8 Mai prochain.J78.HAMEL, Ayndie.27 avril 1822.i LIGNES DE TELECRAPHE, De Selkirk à Edmonton.AVIS.F8 SOUMISSIONS cachetéos seront regnes par le sonssi- gné jusqu'à midi de MERCREDI ls 17e jour de Mai pro- ekain, en Ene somme ronde, pour l\u2019aoh1t de ln Jigne de télé- grap! e du Gouvernement ¢ comprenant les joteanx, fils, feo oire et Instruments) entre Selkirk et Edstonton, Les eondltions sont qu'il sers entretenu une ligne de com- munieation télégraphique entre Winnipeg, Humbolt, Battle ford «t Edmonton, et que les messages da gouvernement seront tranemis grarie.Les soumisslonnaires doyront mentionner, en us de ls somine ronde qu'ils pont prêts > donner pour Ia ligno de télégraphe, © (aux msximum qu'ils chargeront s Li 1 mission des dépêches, 8 7 paille pour 18 trou Par ordre, F.BRAUN, Secrétaire.Dépt.des chemins de fer ct canaux, Ottawa, 18 Avril 1882, A VENDRE Bétail Ayrshire, Cochons Berkshire, races pures, S\u2019adresser à M.LOUIS BEAUBIEN, 16, Rue St-Jacques, Moutrésl.MAISON A VENDRE.Une magnifiqne maison eituée à doux nrpents de l'église de Saint-Paschal, comté de Kamouraska, et à deux arpents de la Station du chemin de fer Tntercolonial est actuellement en vente.Cette maison est complètement terminée tant à l\u2019intérieur qu'à l\u2019extérieur.Adjoignant à cebte muison, on peut y établir un jardin 5 agnifiqne.Les conditions de vente sont faciles.\u2014Pour conditions, s'adresser à E.& J.CHAPLEAU, Marchands, St.Paachal, P.Q.AVIS AUX ACHETEURS.Pour trouver n'importe quel article A BON MAROER MARCHANDISES SECHES MAISON JACQUES CARTIER MAGASIN DU BON MARCHÉ Vous serez toujours servis avec un seul prix.H.GAGNON & CIE, No.58, Rue de ia Couronne, St-Rooh, Québec, "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.