Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 18 octobre 1877, jeudi 18 octobre 1877
[" Ste.Anno de la Pocatière (P.Q.), 18 Octobre 1877 LD Si la guerre est la dernière raison des pouples, l'agriculture doit en être la première, Emparons-nous du aol, el nous voulons conserver notre nationalité, < see ABONNEMENT : $1 PAR AN.Rédacteur-Propriétaire : FIRMIN EH.PROULX.PARAIT TOUS LES JEUDIA .SUMMAIRE Revue de la Semaine : Re'raite et ordivations an Colléga de Ste, Anse.\u2014Nou Exce\u2018lence Mgr.Conroy, légat pelle ce qre le clergé et In population ca: faveur de sen compatriotes irlandais, lors d- l'épidémie de 1847 \u2014Les chemins d fr à Manitobn ; de nouvelles voies de communication.au point de vue des intérêts agricoles \u2014L u élre- tions géuéra'en en Fiunee ; Mge.l'Arvhesêque de Bourges an.nonee un tiidaum pendant le temps des élections.Causerie Agricol- : De ln nourriture et du parrge des bé es à taire \u2014Précantions à prendre pour tirer an bon produit des bêtes à lrine \u2014Dn temps le plus favorable à \"acon plement.\u2014Des soirs qu'i.fant donner dla brebis après qu\u2019elle amis bus, el du l\u2019azneau.\u2014A quel âge les ngneaux pu-ivent êlre sevrés.\u2014Des agneaux qu'on veut élever.Suj-ts divers : Exposiion P'rovineiale à Q iébec (Suite) : Dia êtes à laine Moyens hygiéniques propres À conserver an sine té les antmunx de travail -\u2014Noîns à donner aux chevaux pen- dunt l\u2019hiver\u2014 Soins à donner au bétail.Choses et autres: Des f mines qui s\u2019ovenpent d'agriculture.B biograph e : Le qintrièime lisre de lecture du In Nouvelle Roi de livre de hetore gr.duée, par M A ii Moutpotit, 1 vol.12, plei 6 reliure taie, oité de 60 gravaces ut ren bow duns ie texte : In dez 8400.Moutréat, Jib Ro lard & Fils Editeurs Libraires No, 12 «4 14, Rue SL Viicent, Ree ttes: Cole froide.\u2014Moy n pour détruire la vermi-ve du bé- tai.= Moyen de détruire fe vor blane, Annonces : Dycision j'idicinire concernant les jo\u2026rrarx BAT Nina} mout sous prions vrais tous sup lions on of (J apossés RETALDATAIMES de L0us j-yerau plus tL! «LF REVUE DE LA SEMAINB Pimanche, le 14 du courant, jour de ia clôture d'une retraite dus élèves du Collége de Ste.Anne, durant laquelle le Rivd.Pare Suché a été lo prédicateur, Ba Grandeur Mgr.l'Archevé jue de Quebso n fait los ordinations sui- vubles dans la chapelle du Collégo : Tousurée \u2014MM, Zéphirin Bernier, Etienoo Gosselin, Le, Philippe Miville J -Félix Blanchet, Grorges-Théodore Pulletier, J.-Louis Saint Pierre, Thomas Lessard, Louis.Nugaire Leseard et Adolpho Michaud, : Minorés.-MM.B, Degjardins, Louis O.Tremblay et Paut Chéverd.Tous sout de l'Archidiocèse de Québec.Et lundi, le 15, Tonsuré\u2014M.James Conuelly, du diocèse de Kingston\u2014- Les cultivateurs qui «n 1847 avaient répondu avso tant de ze à l'appel de notre olorgé canadien, à l\u2019ocoasion d l\u2019épidéure qui avait vévi ei crucllement à l'égard des émigrés irlandais, lers do leur arrivee da-s le pays, liront avec un wensibie plaisir cette ulin ivn oi noble, vi giudreuse cb si délicat, de So» Exe stleooe My: Usar y lorsqu'il rappelle à notre rouvenir outte époque ul »-> compatriotes ont sté ei orucilement éprouvés.Lor- de sa vi-ito aux Troia Rivières cn Soptembre der- dur, Mer.Coorcy, «a reponse & une adresse présentée aug ety us de octie vid, à suisi l'ocus iou qui lui était offer our ctueroicr, au uom de\u2019ses compatriotes, le slergé cana- 03 Nous avous grandement bo oùn de ce qui nous est dû LY KP pour res contrer lus frais do publication de In Gazette.LI ! puotiférsu de 1847, dien et la population ostholique de notre Provinde pour lu Charite horYque qu'is avaieut excreco envers les pauvres sasuteg vioselinog 4 1p psoey 3 GAZETTE DES CAMPAGNES Voiei en quels termes il le fit : * Vour aves bien voulu, dans votre adresse, prneer à l'Irlande, ma p»trie.Je vous remercie de la bienveillance que vous & inspiré cette allusion.Comme premier Evêque de de l'Irlande, qui ait visité votre pays, j3 orois remplir vo devoir raoré en remerciant loi publiquement, au nom de ma trie, le clergé et la population catholique de ln Provinoe le Québeo, de la charité héroïque qu'ils ont exeroée envers les psuvres prstiférén de 1847, doot les tombeaux ont fair de Ja Grosse Isle un des plus touch «nts monuments de votre beau fleuve.Vous leur avies offert dans votre jeune pays un refuge qu'en leur refusait daus leur terre natale ; et loreque la maladie los eut frappés sur le neuil même de leur nouvelle patrie que vous leur préparics, que la terreur et la mort les eurent aoudeinem-nt abattus.loin de ies vbandonoer, vous aves neoueillin avec une charité iorffab'e ces viotimer de maheor, Plorieure, parmi le olerg4, se devoudrent conragousement à la mort pour voler au secoura de oen in fortunés, pour les arracher, lorsque cela était possibl , à la mort, et lorsque la mort était inévitable, pour les préparer à rencontrer leur Juge Eternelst Vous aves reoueillis eur le sein de leurs mères inani mées, les petits orpheline Irlandais, vous les eves regus dana vos demeures ; et loin de los considérer comme dus étrangers, vous en aves fait les objets de votre tendresse pater pelle.l'a seront toujours comme des anneaux qui lieront le eur reconnaireaut de l'Irlande au cœur simant du Cana da; et dans toute l\u2019ffusion de mon cœur, je prie qu'ils fansent decoendre dans votre pays, les plus abondantes bénédictions du ciel.«= A l'appui de ce que nous lisions daus les journaux sn.gleis publié» à Manitoba, au eujet de l'avenir prospère de cette province, nous empruntons du journal le Métis, publié en cet endroit, oe qui suit : « 11 est à peu près certain que d'ici A I'automoe de 1878, votre province sera reliée aux Etats Unis par une voie ferrée, Les travaux progrossent aotivemcot dans la seotion du chemin de St.Paul et du Pacifique qui s'étend de Breckebridge et G yodon.Comme on le sait il ne restera plus en nufte qu\u2019à prolonger la route de ce dernier endroit ou de Firher's Landing jusqu'à Pembine, ce qui n'est qu\u2019une bu- gstelle, Du côté canadien, les opérations ne ralentiront pas si nous devons en oroire les paroles autorisées des ministres fédéraux.# Dans ea réponse à l'adresse de la société de colonisation de Manitoba, | honorable M.Pelletier, ministre de l\u2019agriou! ture du Canada, à déclaré n'avoir entendu exprimer qu'une seule opinion dans le pays tout entier eur la néocszité pres vante de nouvelles voies de communication.Et il ajoute que le Gouvernement ne pouvait résister à cette légitime pression des intérêts les plus précieux de notre province.« L'Honorable Mivistre à cité vo fait qui donue uv poids immense à nos réclamations.\u201c Cette anuée, à t-il dit, +\u201c vous uves une récote superbe, vos champs eont couvert» * dea plus belles moissons : la consommation de fuit sers * loin d'être égale à la produotion.\u201d Que fuire de cet excé- dent de produits ?.\u201c La réponse serait exacte si nous avions la vapeur à potre rervice.Espérons que la visite des bonorabies ministres fédéraux à Manitoba aura pour effet de mieux fuire appré- ckcr la richesse que reodle le fertile valléo de ia Rivière- Rouge, ot de nous donner le plus tôt possible les moyens du tes exploiter.\u201d = Les dloctions générales on France ont eu lieu di manche dernier ; quant aux résultats obteous, nous ne pouvons guère compter sur len détails plus ou moins contradio- toires que nous fournissent les dépêches télégraphiques, D.puis longtemps la Revolution re préparo à 0e grand événement qui suivant elle devra amener In réalisation de oe fameux programme par lequel on demandes : L'smnistie pleine, entière et immédiate pour toutes les condamnations et faits relatifs aux communards en 1870 ; La séparation de l\u2019Eglise et do Etat, ls suppression du budgot des cultes, l'expulsion des Jésuites, l'applieation à tous les prêtres des mêmes lois qu'aux autres oitoy:ns, la suppression des communautés religieuses ; L'iustruction exclusivement laïque dans son p-rsounel et dans ron pragramme, gratuite à tous les degrés, obligatoire au premier degré seulement, et organisée de telle sorte quo obaque enfant rrgvive une instruetion professionnelle ; La suppression de toute loi restreigaant la liberté iodivi- duelle, la liberté de la presse, la liberté de l'enssigaement, la liberté de réunion et d'association ; La refonte des lois qui régissent la fimille, notamment : le retour à la loi sur le divorce, l'égalité de la femme devant le codo civil, le remaniement des luis de propriété en vuc de ramener la propriété individuelle À sa source légitime, le travail ; La gratuité de la juetice, l\u2019et: b'issemeut du jury élu par le suffrage uviverae!, pour toutes les affaires.Chuque cito- jeu électeur ruchaut lire et écrire, aura le droit d'en faire partie ; L'abolition de tous les monopoles et privilég: » ; L\u2019appliontion da prineipe électif À toutes les fonetions publiques ; L'abolition du sorutin seoret; l'abolition de ls peine de mort; la suppression de la police dus mœurs, Voilà, lecteurs, une partie du programme du vrai parti républicain, de ceux enfin qui veulent is répubiique démo- eratique et sociale.Co ront ces priscipes que l'on & acceptés ou rejutés dimanche dernier ; on & cu à décider en oo jour là ti la France devait être placée catre les maine des brigands, vomme lus appelait uveo raison Thiers sux.quels is a laiesé \"a suoccesion Malheureusement si en France on a à regretter les écarte de ces révolutionnaires qui voudraient établir daus leur puy» le règne de la terreur, il y en a, ct en plus grand gembre qui s'uniront eu Maréchal MaoMahon pour défendre dans l'ordre et ju paix les intérêts de la religion et du pays.Be fice de ces grande événements la France catholique « dû accomplir son devoir avec calme et résolution ; elle à dû s\u2019entourer des conseils do «es évêques et & leurs instances tourner ses regards vers Dieu et le prier d\u2019éloigner du pays 0e règne de sang et d'imbécilité rôvé per In révolution, et qu'elle demande aujouru'hui à la populage de sanctionner.Parmi les nombreuses lettres pasloralee adressées par + Epircopat au peuple franguis, nous publions oclle de Mgrv\u2019Archevêque de Bourges, souorgant un triduum pendant le temps dus 6lcotions : Monsieur le curé, \u201c Les prochaines élections ont une importance capitale pour in France et pour 'Egliss Tous lo sentent : il est inutile d\u2019insister.Bi le programme révolutionuaire triomphe, s'en est fait pour longtemps peut être de autre pays, du ses destinées, de ses ictérôls lus plus graves os de nus causes les plus chères ! Ev pareille viroonstauve, les eatholiques n'ont pas À houiter ; ils n'ont pr lu droit de ss désiatorssser de GASETTE DES \u2014 \u2014 cette lutte décisive.Où leur a dit déjà bien des fois ce qu'ils avaient à faire, nous n'avons pas à le redire ici.Mais ce que nous devons leur rappeler, parce que peut être on n'y eongo 8 asses, c'est quontte le devoir d'agir et de rester unie levant le danger comman, ils ont le devoir de prier.Dieu soul tient entre ses main los destinées des peuples, ne l\u2019oublions pas ! s Par conséquent, prions ! Prions pour la grav le oxure de l'ordre, laquelle est attachs le salut du pays 1 Prions pour l'union des partis conservateurs, afia qu'ils ne se divisent pas au moment du sorutin ! Prions pour que tous accomplissent courageusement leur devoir.Suchons, au besoin, faire taire momentanément nos préférences personnelles, devant la nécessité suprême de l\u2019union ! Puissent lrs élections prochaines nou- donner aue Assemblée forte, unie, conser vatrioe, chrétienne, qui s'occupe avant tout des vrais inté rêts de la France, et qui oppose une résistance invincible sux efforts du radicalisme.« À cet effet, monsieur le curé, nous von'ons que, durant les trois jours qui précèderont lo seratin, c'est à-dire les 11 13 et 13 octobre, un triduum soit chanté dans toutes les paroisses de notre diocèse.\u201cLe matin, à la sainte messe, on sjoutera aux oraisons ordinaires lce ornisons de Spiritu sancto \u201c Le soir, à l\u2019heure qui paraîtra la plus convenable, aura Heu un ealut solennel, dans legnel, outre les prières d'usage, on chantera l\u2019antienne Da pacem, Domine, aveo l\u2019oraison Deus a quo sancta et, après la bénédiction, l'invooation Cor Jesu, sacratissimum miserere nobis, répétée trois fois.« Le Saint Père a duigné accorder des iodulgances spéoi- ales pour tous les fdèles qui partioiperont à ces triduum CAUSBRIE AGRICOLE DB LA NOURBITURE KT DU PACAGE DEB BETES A LAINE.Les bêtes à laine ont deux sortes de nourriture : colle de la maison, et la pêture.À la maison, l'hiver, lorsque les pôturages manquent, on les nourrit de foin, de paille et de son ; on leur donne aus- vi des navets ; la verce, le eainfoin et la luserne leur ront très bons ; ct dans la disette, des f'uilles d'ormesu, de frème et de bouleau, des cosses et feuillages de légumes, des choux, ete.Le fourrage et le grain de l'orge et de l'avoine, semés et déponillés ensemble, sout encore excellents pour pourrir les moutons en hiver, ain: que le foin des prairies ue l\u2019eau de la mer baigne.La luserne est une excellente nourriture pour ies besti aux en hiver ; mais comme cette nourriture est très substantielle et très échauffante, il ne faut pas leur en dooner trop ; deux livres de luzerne sèche par jour, suffisent, ou deux livres et demie de paille d'avoine pour chaque brebis.Il ne faut avoir da moutons, qu\u2019sutant qu'on peut en nourrir, quoique ls quantité des bostiaux en général fasse la richesse des terres, et qu\u2019il n'en coûte pas plus pour la garde d\u2019un grand troupeau que d'un petit.Ti ne faut pas mener pattre loin de Ia maison lea brebis qui ont des agneaux, flu que leur lait ne s'échaufe point, et quo les jeunes agneaux, quand ils soront ass: suivre leurs wéres, ne se fatiguent poiot trop.Ii ert même à propos de dovuer, ovtre la jâture, de bon foiv aux mères, matin et soir, na qu'elles aient plus de lsit, ct faire mav- ger de l\u2019herbe tendre acx jeunes agneaux, pour les fortifier plas tôt., Tous les péturages humides, my \u2014\u2014\u2014\u2014 goux, ne convieanent point aux bôtes à laîne ; il leur fant den lieux seos, aérés et élevés.On évite les broyères, leo friches, où terres incultes, et les revers les plus arides leur fournissent Ja nourriture la plus saine en général, Il faut les éloigaer des forêts et den endroits où il y n des chardons où épines, ces plantes leur donnent la gale et gâte la laine, et éviter de leur faire paître les herbes battues d'orage, et sur lesquelles l\u2019eau aura oroupi Oette nourriture les fait mourir en peu de temps quand elle est mouillée, et dont lea bôtes à laine, ordinairement affamées au sortir de l'hivar, mangent trop.Il faut encore pour les égayer, changer son- vent de pâturage, cela leur fait plus de bien que ne ferait l'herbe du meilleur paogge, 'îls la paissaient toujours, Ces animaux ne boivent pas souvent, mais il leur faut de Peau claire, nette et point chaude.Il ne faut abreuver les bêtes à laine que selon Ia pourriture sèche où humide qu'elles prennent, de peur de leur causer des maladies.CAMPAGNES Précautions à prendre pour tirer un bon produit de bêtes à latne.1! est nécesesire de donner au bélier souvent du pain, de l\u2019avoine ou de l'orge.Pour tirer un bon produit des alliances des bites & laine, il ne faut jsmuis donner le bélier aux brebis que dane le temps le plas favorable à l\u2019eccouplement, et qui répond le tieux à la saison où les agneaux prenn« ot un bon scorols.sement.Aussi bien des personnes n'achôtent des béliers que pour cette saison et n'en défont après, ou bien ils les font châtrer et les engraîssent parmi les moutons.DU TEMPS LE PLUG FAVORABLE A L'ACCOUPLEMENT.Le temps n\u2019est pas le même partout, il dépend du froid des hivers, Plus les hivers sont rig ureax, plns il faut retar- Her le temps des socouploments ; comme les brebis portant environ cinq mois, on ve doit le permettre qu\u2019à le fin de l\u2019automine, sfn que les aguesux ue naissent pas dans on temps où le grand froid nuirait à leur scorolesement dans le premier ga.Vers lo 15 de Novembraest le temps le- plus convenable, On ne laisre le bélier aveo les brebis que pendant le t:m qu'il leur faut pour concevoir, sfa que l'on soit sûr du temps de l\u2019aocouplement, ot que lce agneaux ne viennent pas plus tôt qu'on voudrait, à cause du froid qui eu feit b eu- coup périr, ou qui empêche qu'ils no ve forliBent.Quand le temps de l'agnèlement approche, il faut y être attentif jour et nuit.Des soins qu'il faut donner à la brebis après qu'elle @ mis bas, et de l\u2019agneau.Quelques heures après que la brebis n mie bas, ll faut lv i doncer un peu d'eau tiôde, du son, de l'orge où de l'avoise, i | | | ot encore moivs los marécs | son était humide, on pourrait l'aider en l\u2019essuyent avec du ebfin Ia meilleure vourriture qu\u2019on trouvera pour le saison.Ausitdt que l'agneau cet né, où le lève, on le tient drois sur ses jambes, et ensuite on l'approche de sa mère pour l'accoutamer à la eonnsître et à la têter.Pour que la brebis & forts pour | allaite son egnenu et qu\u2019elle le soigne, on comprime les mamelons de ls md.e, c'est à diro le bout du pis, afin de le dé- bouchor en faisant sortir ua peu de lait, Li faut aussi que la brebis tèche sou petit pour le sécher ; vi elle ne le fait pas, on répand un pou de sel eur lui, et on engsge alors, par cet sppas, ls mère de le lécher.Bils oa\u2019. 354 GAZETTE DES CAMPAGNES foin ou vo linge.On doit er f rmer la brebis deux jours avro sou agncau.afio du le terir chaudemeot et qu'il apprenne à la connaître.Si quelqu'agneau n'approche point de au mère pour lu te ter, il faut I'y porter, lui frotter les lèvres avec du beurre et dn erindous, (t y mettre du lait.Toutes len bri bia qui auront rgnelé, seront enforn\u2018er et nourrjes pendant quutre jours, aves du bon fain et di son m8ié avio un peu de ml; ot on leur fern boire de I'eau ti #de, blanchie avco vo peu de furine.Le regain leur eel fort bon.On les pourrit ausei de conte de v2rce où de pois.L\u2019orge Jeur est avssi salutoire ai: i que les pois chichca, Au bout de quatre tonte, on conduit la inére aux champs vec les autres mautoue ; mair on ne les mène pss loin, de peur d'échauffer ton lait, qui rendrait l'agneau g-leux Aussitôt auc l'rgnesu conneîtra es mère, on pourra le laisser aller aux champs : vec les antree, tardix que son pe tit sera bien chnu-lement, ess sortir de la bergerie.Quend il aura pris un peu de force, et qu'on le vorra bondir, on Peut le mettre di hors soir et matin.pour teter sn mère avant qu\u2019elle sîlle aux chumps, et après qu\u2019elle en cet reveuue, Et er.fin lorsque l'agneau sero naecz fort pour manger on Jeu da son ou du fuin, tandis qu =n wére sera oux champs, on lui en donsers du plus mevu pour l\u2019amuacr ct | eropêch r de beer, Tous les ngpaux doive: être enfermés ensemble, on dans une bergeris } artionrière, Ce lieu sera garni de bonne ct fred he litière, nfio qu'ils dorment plus souvent Ii faut qu'ils nient toujours à boire pendant le jour.Ou peut donn:r aux j-nnet sgnea: x, outre le lait d+ leur mère, de l\u2019avoinr, de ia vr cu moulue, du rainfoin, de l'hrbe vu do la farine d'u:ge ; tour oes aliments ront bons ct pro- ftob'es II leur faut de petits auges ct du petits râtelicra pro Fortionnés à leur hauteur, pour qu'ils ne gâtent poiut 0° qu'on leur donne & mang.r.On peut cncore fuire ouir des pois Je manière qu'ils ne soient pus réduits en ; té ; ensuite les mettre dans du lait, et faire prendre cette pourriture aux agueuux, après les wvoir fait un peu j'Âner, pendant que les méros seront sux 01x champs ; co pu de temps il- profitent et engreissent 8'ils font d+ bor diffionlté d' n prendre, on lee y acooutume, ta leur sn fiisaut avaler aveo ic doigt, et en leur trempant le bout de la mâchoire dans le re.u cù sont les pois ct le luit.Avant que les wéres voient revenues des chawps, où 6e cette margeaille s'il en rerte, car elles auraient biec:tôt tout avalé, En élevant ler j unes ogneaux de dette manicre, vo les zerd en pru do trmps ct ço peu de fruie assez fort- ct asm g gras pour valoir le double des ngueaux ordinaires, Après avoir exuminé tous les agnesux venus Ca saison ordiuaire, on doit se d-fuire des plus fuibles, et garder lee plus furta, les plus beaux et leu plus chargés de laine, pour multiplier son troupeau.Les ugncaux d'une première portée ne sont jumais aussi besux que les autres : on le v od or divairement au lieu de les garder.Pour fuire profiter prompt meot les agneaux, où à parfois l\u2019h'bitude de \u2018eur couper la queue À quinss jonrs ou trois semaines, lorsqu'ils soot un peu forts ; ou fait cette opération par un t.wps doux, & Pendroit d'une joloture entre deux 08, et on mel des ceudrce sur ia plaie : si lu ceadre De suffi ait pas, on is wêlerait aveo du suif.Si l\u2019on nettoie la bergrie où vont les agueaux, on risque de leur faire venir des ob pores davs la bouche.Où les gué rit en leur frottant les gencives uveo du vinaigre.BR On ne conduira les agneaux aux champs que dars les ! beaux jours du priotempe ; et il« resteront par conséquent, depuis qu'ils ront nés, dans les étables, sans 6n sortir que le matin et lo soir, pour teter lours mévos au retour des chimps.La neige fondue, une gelée du print \u2018mps, un v-nt fioid, dé.truitaient les «goeaox, ei on les wunait aux chimps avant qu: In sai-on dew frimate fut passée, Dara les beaux jours du printemps, quan-i les agneaux out environ un mois, si les geléos sont passées, 0 commenos à les mener paîere avco lrura môres, ils cout assg forts ; on ler méne d'sbord autour de la inuison, dans des endroits Cù fi y vit de la v-rduro.Pour tirer ¢u profit des brebis, on na mène poiat les sgueaux paître av.o leurs m:ôres ; on les tient enfurmés dans une bergerio réparée, on les envoie aux champs séparément, et on ne les mène pas loin, de prur qu'ils ve s\u2019é- chauffont.On les ramèns de meillewre h\u2018ure que les brebis, afin d'éviter la confusion ; oo les cof rme dans leur bergerie, et ou lea \u2018&:ha aussitôt que lours wères ront arrivées.Il n'y à jumais à orsindre que lu brobis m\u2018connaisse son agneau, ot que celui oi re trompe.À quel âge les agneaum peuvent être sevrés Ow :èvre les agoezux lorsque le lait de ln mère co.u mense A tarir ; ulors l\u2019agneau a environ deux mois.Le sevrage se fait eclon que l\u2019on peut plus tôt donner du bonne h«rbs, Souvent où les sèvre à la tonte, la mère et le petit ne Ge recounaissent plus.Si l'agneau reste aveo aa niêre, elle le sèvre d'elle même, lorsque le Iuit lui mnnque ; quelquefois il se dégofite lui même quand il a de bons ; âturagae.7 Pour sevrer les agneaux, en les sépiro des mères, et s\u2019il est possible, on les éloigno de manière qu\u2019ils ne puissent s'entendre réciproquement.Pour qu'iis c'onblient plus prompteunt.on peut reunir juequ'à viogt à trente : gneaux avco une vieille brebis, pour les conduire et les empêcher de s'écarkrr.On les miène p Ître dans des prairies de trèfle, cto., on des prairies ordinaires qui ne soient pas humides.Lorsqu'ils se sont oubliés récipro juemrnt, alors où les mône peître pble-mêle.Des agneaux qu'on veut élever.Ii o« faut point garder les sgnenax de ia première portée d'une brebis, ils sont toujours faibles, ct choi-ir dans les astres ceux qui sont les plus forts, los plus chargés de laine, et qui vicnnent de la plus bolle racs ct dus plus jeQues brebis.On lea prend presque toujours blancs, pares que Ia laine offre tous les avantages.On proportionne le nowbra aux mo- J«us de les élever, I ya des agneaux que les oulti-.teurs appellent turdil.lous, parce qu'ils ne viennent qu\u2019en mai ou e+ juin.Ce sont ordinairement le premiers des jeunes brebi
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.