Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 8 août 1872, jeudi 8 août 1872
[" 106 année Ste.Anne de la Pocatière (P.Q.) 8 août 1872 Numéro 43 GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Culfivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis Éditeur-Propriétaire FIRMIN H, PROULX A qui loutes lettres concernant [administration de ln fiuzelte a1 les demandes pour abonnement devront être adressées franco.L'abonnement est de $1 ar an, payable d\u2019avance.bu ne s\u2019abonne pr pour moins d\u2019une année.L'avis de discontinoa- tion doit être donné par écrit à ce Burean, et tes arrérages devront alors avoir été payés, sans quoi l\u2019abonnement sera censé continuer, malgré le refus de la Gazette.Rédacteur J.D.SCHMOUTH Toutes lettres, correspondances, concernant la Rédaction, devront être di- fectement adressées au Rédacteur, ANNONCES : a 1ère insertion, 10 cts.la ligne ; 2me insertion, fy etc.3 cts.par ligne, Pour les annonces à lon terme, cenditions libérales.Que ceux qui désirent s\u2019adresser aux cultivateurs annoncent dans\u2018 notre Gazette agricole.Si ln guerre est la dernière raison des peuples, l'agriculture doit en être la première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité, CAUSERIE AGRICOLE LES MACHINES PHOPRKES À LA RKCOLTE : FAUCHEURES, FANEUSES ET RATEAU À CHEVAL, Dans notre dernier numéro, nous avons démontré combien il est avantageux pour le cultivateur csmadien de se pourvoir d'un bon matériel agricole.Les raisons que uous avous à l'appui de nos avancés sont, croyons noue, plus que suffisentes pour engager tous les praticiens à abandonner les vieux instruments qui ne répondent plus à nos besnins actuels.La civilisation a marché rapidement depuis un demi- sièole ; de grandes améliorations se-eont socomplies et le matériel agricole entre autre a vegu deu perfectionnements considérables.C'est la plus pure idée philauthropique qui a présidé à toutes ces heureuses innovations.L'homme ne doit pue être, comme autrefois, le cerf attaché à la terre.La no- lesse de son origine lai donne le droit d'exiger la place la plus honorable parmi les êtres de la création.C'eat un roi qui commande et auquel tout doit obéir en ce monde.Pour conquérir la position élevée que le Créateur lui a donnée, l'homme poseède un moyen infaillible, eon travail intellectuel.Son intelligence n\u2019est dono mise à l\u2019œuvre; elle a soumis à son empire les vapeurs légères et même l'électricité.Ces vapeurs légères, elle les à enfermées dans un es- pacs limité, et les n forcées de transporter de lourdes locomotives trainant après elles d'immenses voitures obarzées des richesses de tous les continents.Cette électricité, elle ten sert pour ses correspondances avoc toutes les parties de le terre, Pendant que ces immenses conquêtes se faisaient dans le monde, le oultivateur ne devait pas demeurer pénibloment courbé sur son travail, il était nécessaire de le faire parti- âne eux sucoës obtenus par l'esprit bumain ; pour cela, il fal lait diminuer le travail manuel et le remplacer par celui de l'intelligence.C'est alors que sont appsrus oes instruments et ces machines perfectionnés dont la mise en opération exige plus d'attention et d'adresse que de force physique.Examinona le travail de la faucheuse, de la fancuse et du rateau à cheval et cumperons leur fouctionuement avce celui des ancieng outils mus à bras d'homumes, tels que la fauix, le râteau à main et la fourche.Quelle différence ! Les premiers l'emporteut sous tous les rapport sur les seconds.Ils ont pour eux la rapidité d'exécution, la perfection, l\u2019économie dans le travail et surtout cet immense avantage de lui épargner de grandes fatigues.En effet, un seul ouvrier assis commodément sur le siège d'une faucheuse coupe, sans se presser, une étendue égale à celle que pourrait faucher siz faucheurs habiles, et encore ces derniers doivent-ils mettre en œuvre toute la force musculaire de leurs bras.; Quant à l'économie de travail obtenue par les instruments mus par les chevaux, elle-ne fait plus doute aujourd\u2019hui, et la preuve c'est que d'année en année, le ombre de ces ius- truments augmente rapidement dans nos campagnes, Le oul- tivateur est trop économe, il sait trop avec quelle-difficuité se font les épargnes pour dépenser son avoir, le fruit de ses sueurs, cu achats d'instruments dont l\u2019utilité et l\u2019efficacité ne lui auraient pas été surabondamment démontrées.Pour ces démonstrations, il a fallu recourir aux calouls répétés dans mille ciroonstances; nous en avons dit quel- ues mots en terminant notre précédente causerie au sujet des faucheuses et nous pourrions les renouveler pour les faneuses et les râteaux à cheval si nous en voyons la nées.sité.L'utilité des trois machines qui font lo sujet de cette causerie est done reconnue, du moins par le plus grand nouibre des oultivateurs.Il est vrai qu'il existe encore quelques répugnances ; mais nous le disous aves plaisir, ces répugnances deviennent de plus en plus rares et le temps d'est oértainement pas éloigné où nous Jes verrons entièrement disparaître pour le plus grand profit de la culture cg, nadienne, on HT *e pio- 90-014 jour \u2018ay *aqand Pp jeu 338 GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014 Ce succès nous prouve aveo quelle rapidité se propagent les améliorations et les innovations, lorsque nous réussi- sons à démontrer clairement lenr utilité et leur efficacité.Le cultivateur est prudent naturellement et nous ne sèrons pas le premier à l\u2019en blâmer ; il veut des preuves avant de prendre une décision, en cela il agit sagement.Il faut donc que les promoteurs des améliorations agricoles donnent des reuven de l'efficacité des perfectionnements qu\u2019ils proposent, il faut, pour ainsi dire, qu'ils fassent toucher du doigt les avantages qui en résulteront, et, s'ils réussissent à obtenir ce premier point, la victoire leur appartient ; |a nécessité et le n sens du cultivateur feront le reste.Les chosbé ne se sont pas passées autrement lors des premières introductions de faucheuses, de faneuses et de râteaux à obeval.On a fuit fouctionner oes instruments sous les yeux du publio agricole, le sucoës a couronné cette épreuve et aussitôt chacun à voulu se pourvoir de ces utile machines.Malheureusement entre vouloir et pouvoir la différence est grande.La fortane, l'aisance même, n'est le partage que d\u2019un trèe-petit pombre à In campagne, et il ne faut pas s'étonner si beaucoup de cultivateurs fauchent encore tout leur foin à bras d'hommes.Les machines sont teujours \"un prix élevé et d\u2019abord il n\u2019y a que les cultivateurs aisées qui puissent faire les dépenses nécessaires pour leur achat ; mais avec le temps, on fait des épargnes et ceux qui ne peuvent se pourvoir de ces machines dès les premières années le fout un peu plus tard.\u2019 Mais le manque de moyens n\u2019est pas la seule cause qui ait retardé l'introduction des faucheuses, des faneuses et des râteaux à cheval dans nos cultures.Leurs défauts en est une autre dont l'importance ne peut être mise en doute car il ne faut pas croire que les constructeurs de ces machines sont arrivés à la perfection dès leurs premiers es sais.Au contraire, les premières étaient très-défectueuscs ; elles faisaient un très-mauvais travail, exigeaient beauoou de forces et ne pouvaient fonotionner que dans des conditions qu'il était bien difficile de remplir.Aujourd\u2019hui même toutes ve sont pas également bonnes, toutes ne fout pas un travail également parfait.Ici, comme pour tous les autres inetruments il y à un ohoiz à faire ; et pour faciliter ce choix nous allons passer en revue quelques-unes des ma- chives les plus généralement connues en commençant par les faucheusee.Paucheuses\u2014Les meilleures faucheuses connues sotuel- lement sont celles de Wood, de Brigham, dd\u2019 Allen, de Buckeye eb de Sprague, presque toutes d'invention américaine.Les trois premières sont surtout employées en France et en Angleterre.En Canada, nous donnons généralement la préférence aux deux dernières.La faucheuse Wood a remporté les premiers prix dans un concours de toutes les faucheuses françaises et anglaises.Un en fabrique de deux modèles, le petit modèle pour un cheval et le grand pour deux chevaux ; ces deux modèles n'ont de différences sensibles que dans la longueur de la scie.Lors du concours, la machine à un cheval coupa 60 perches de prairie dans l\u2019espace de 31 minutes, la largeur de la coupe étant de trois pieds ; celle à deux chevaux faucha - %5 perches dans le même lape de tempe, la largeur de la coupe étant de 4 pieds, Mais ce ne sont Ja que des chiffres de concours qu'il est impossible d'adopter comme buse de calculs dans la pratique commune.Lorsqu'on tient compte des pertes de temps difficiles à éviter complétement, on admet généralement que la machine Wood à un scul cheval peut faucher, en une journée de 10 heures, que étendue de G4 arpent, et si l'on remplace le cheval tous les trois heures on peut obtenir une coupe de 9j arpents.Aveo une machine à deux chevaux, le fa mo en par journée de 10 heures est le plus généralement éva- ué à 134 arpents dans les prairies qui ne sont pas trop fréquemment coupées par des fossés.La faucheuse Buckeye à acquis dans la oulture canadienne une réputation justement méritée.Les fabricants canadiens l\u2019ont adoptée de préférence à toute autre et la faveur dont elle jouit dans le pablio prouve combien ce choix à été judicieux.Les hautes qualités de cette machine se firent surtout connaître daus un graud concours de faucheuses et de mois sonneuses tenu à Auburn, dans l'Etat de New-York, sous les auspices de la société d'Agriculture de cet Etat ev juin 1866.Dans oo concours cinquante-neuf machines se dispu- térent la palme et l'épreuve dura trois semaines.La Buckeye se montra supérieure à ses conourrentes sous tous les rapports et les experte lui sccordèrent Ia grande médaille d'or.Cette machine se recommande surtout par la facilité aves laquelle on peut régler ls hauteur du fauchage, par solidité et ss faible traction ; dans les nombreuses épreuves faites du dynsmométre sa traction n\u2019a jamais dépassée deux cents à deux cent cinquante livres.Enfin, le printemps dernier, nous avons vu ap) araître une nouvelle faucheuse smériosine de la maison Sprague.Les fabricants, désireux de fairo connaître les qualités de leur nouvelle machine demandèrent un concours des faucheuses les plus renommées et ce concours Jeur fut accordé le 18 avril dernier à ls ferme-éoole de Puilboreau, en France, en présence d'un grand nombre de cultivatears et de savants agronomes.Le rapport, présenté B les experts à 1a société d'agrical- ture sous les auspices de laquelle les épreuves eurent lisa constate, lo.que la lame ou soie donne soixante et douze P coups par tour de roue et qu'elle se débarragee facilement des tiges qui couvrent le sol quelque nombreuse qu\u2019elles soient, 20.que le mouvement de la lame est obtenu par des engrenages qui multiplient trente-six fois la vitesse de l\u2019essieu des roues de la machine et que les engrenages, réunis dans une sorte de boîte en fonte, sont soustraita à toute cause qui pourrait les engorger ; 30.que l'embrayage et le débraysgo s'obtiennent d'une façon très-simple à \u2019aide du pied du conducteur assis sur son siége; 40.qu'une des particularités de l'instrament est la facilité avec luquelie conducteur peut relever la lame, soit pour transporter l'instrument, soit pour passer dans un chemin étroit, une porte, soit encors ur éviter un obstacle pendant le travail ; 50.Qu'une autre partioularité de la faucheuse Sprague est Ia simplification apportée dans sa construotion au point de vue du démoo- ; 60.qu'elle rétnit toutes les conditions de légèreté à de solidité désirables.Cette machine est de deux modèles, l'un pour un cheval.l'autre pour deus.Lie premier aveo une lame de trois piedr de long a fauché 60 perches en une heure.Le second a fau- ohé 14 arpent dans le même espace de temps avec une lame de 3 pieds et 9 pouces de long.Les experts ont de plos re: marqué que pendant le marche de l'une ou de l'autre de ces faucheuses les uevaux ne paraisssient pas fatigués pr® le tirage.STE ee REVUE DR LA SEMAINE Courrier allemand, © met parfaitement Dans un excellent article intitulé numéro du 13 juillet de Echo de Rome, GAZETTE DES CAMPAGNES 339 a découvert les menées et les tendances perverses des enue- mis de l\u2019Eglise et 4s la Papauté.Nous détachons de cet article les quelques extraits suivants pour montrer à uos lecteurs combien sont grandes les perséoutions que le Religion » à subir en Europe et combieu il est urgent pour tous les catholiques de se serrer autour de la Ohsire de Saint.Pierre.\u201c La guerre que vient de déclarer à 1s Papauté, le nouvel empire germanique se Jéveloppe en Allemagne.Le patronage ouvertement donné au schisme des Vieux Cafholiques, \u2014la loi eur la sécularisation des Ecoles,\u2014la destitution de l'évêque de l'armée,\u2014les intrigues nouées autour du nom du Cardinal Hohenlohe,\u2014les mesures prises contre l'évêque d'Ermeland,\u2014enfin, .la loi de proscription portée contre les Jésuites et les congrégations religieuses, ne sont que les premiere incidents de ce grave conflit.Chaque jour nous apportera désormais la nouvelle de quelques mesures odieuses.Hier le Chanoelier proposait, c'est-à-dire ordonnait au Conweil Fédéral d'étendre à l'Alsace-Lorraine (provinces volées à le France) la loi contre les Jésuites, demain nous appren- drous la rupture de toute relation entre l'Empire et la Papauté, et aprés-demain il s'agira d\u2019on syvode lsique, im- périe qui prétendra régler seul et souversinement à Berlin questions catholiques concernant l\u2019Allemagne.Tout indique, chez les ministres qui dirigent actuellement la politique du nouvel Empire, l'intention arrêtée d'entrer en lutte ouverte et directe aveo le Saïnt-Siége.Le ton de ses jour- saux est à l\u2019intimidation.L'homme qui a pris pour devise le fer et le sang ne ne laissera pas arrêter par les protestations du Vieux prêtre de Rome (le Saint Père).Les catholiques en sont duement avertis ; dans sa lutte avec l'Eglise, l'habile et tenace chancelier apportera l'audace, l'énergie et la résolution qui l'ont conduit au triomphe de Sadowa et de an.\u2018 \u201c Mais 4 ces menaces, évidemment destinées à paralyser la défense des catholiques allemands, les hommes d'Etat prussiens veulent bien joindre des raisons, \u2014ou plutôt des considérations et des théories.Il faut bien expliquer et, ¢\u2019il est possible, légitimer aux yeux de l\u2019Europe le fait d'une agression si soudaine et ei violente.Ces éluoubrations de journalistes ot d\u2019orateurs dévonés au prince chanoelier sont de toutes façons pénibles à lire.Mais il faut écouter et noter ce langage.Les événements vont se développer, et pour les apprécier d\u2019une manière exacte, il importe de savoir à quel point de vue se sont placés les ennemis de l'Eglise.\u201c Tout se résume à ceci : il existerait une opposition totale entre les tendances de l'Eglise Romaine et les aspirations du peuple allemand.L'histoire, l\u2019étade comparée du caractère allemand et des inatitutions catholiques démon- trernient avec surabondance que l'influence de la Papauté n\u2019est pas compatible avec la civilisation germanique.Le os tholicisme est un élément étranger, funeste, introduit violemment au sein des raves allemandes._ \u201c Il en contrarie l'expansion et le progrés.La proclamation du dogme de l'Infaillibilité et ls conquête de l'unité politique de l'Allemagne sont deux faite qui doivent fatalement eotrer en lutte.L'idéal germanique et l'idéal catholique romain doivent s'exclure.Les catholiques allemande seront toujours les ennemis intérieurs de la patrie allemande et les satholiques étrangers en seront toujours, au dehors, les plus redoutables adversaires.L'Allemagne ne sera vraiment une qe si l'unité religieuse vient compléter l'unité politique.l'a fallu conquérir la seconde sur l'Autriche et sur la France, il faudra conquérir ls première sur les Jésuites et sur la Papauté.C'est au nom de cette idée que M.de Bismark cherche en ce moment à liguer les peuples allemands contre le Saint- Siége.Il compte y parvenir comme il parviot à les liguer en 1870 contre la France.Mais les ciroonetances sont ici bien différentes, et rien n\u2019annonce encore que le chancelier de l'Empire doive réussir.Son scepticisme politique lui fait totalement ignorer ls force et la portée du sentiment catholique en Allemagos.Le sens religieux a des clairvoyanoes inspirées et de surnaturelles énergies que ne soupçonne pas le tout-puissant ministre.Il ne parviendra oi à tromper les uns ni à dompter les autres.Les oatholiques ont les yeux ouverts et le cœur préparé.Quelles qu'aient pu être leurs illusions dans Je passé, ils savent trèe-bien maintenant Ia distinction qu'il faut faire entre la politique prussienne et l'intérêt allemand.\u201c La protection si libéralement offerte sux Vieuz Catholiques tourne à ea confusion.Il n\u2019est point parvenu à donner la moindre importance à ce schisme misérable et ce n\u2019est pas aves lui oi par lui qu'il pourra transformer le ca- tholioisme allemand, en petite Eglise d'Etat.L'affaire des exoommunications se terminera en stérile violence ou en compromis ridioule pour M.de Bismark.Enfin la prosorip- tion des Jésuites vient d'euvrir les yeux aux rares catholiques qu'éblouissait encore la grandeur matérielle du nou- ve Empire.\u201c Au sud de l'Allemagne les majorités catholiques de la Bavière et du Wurtemberg se montreront «absolument récalcitrantes aux vues du Ministre.Au nord, où les minorités catholiques sont de plus en plus imposantes, les mêmes sentiments se manifestent.Partout on se déclare ouvertement pour le Pape, et tandis que M.de Bismark est à Wartzin, on se demande autour da trône impérial ai ce n\u2019est pas une mauvaise et dangereuse politique que d'ignorer ou de froisser les sentiments religieux de près d\u2019une moitié de I'Empire.Les populations catholiques allemandes si imbues du principe d'autorité, oi disposées, il y à un ao, à marcher aveo le nouvel Empire, ne cachent plus leurs mépris et leur horreur pour ls perséouteur de I glee.Les manifestations de foi, de piété, de dévouement au Saint Siége se sucoëdent eur tous les pointe de l'Allemagne.\u201c Quant à l\u2019Alsace-Lorraine, l\u2019attitude que vient de ! prendre le gouvernement impérial n'est pas faite pour biter œuvre de la germanisation de ces provinces.On avait dit et répété aur tous les tons que ces populations céderaient bientôt à l'irrésistible attrait du caractère allemand.Elles semblent plus que jamais irréeonoiliables.\u2026.La persécution religieuse ne sera pas un reméde à un pareil état.« Mais, dit-on, les mesures anti-catholiques du gouverue- ment impérial ont précisément pour but d\u2019auéantir ces résistances.Qu\u2019il nous soit permis même à oe point de vue humain, de douter absolument de l'habileté M.de Bismark.Les Saint Siége n\u2019a jamais eu d'hostilité systématique et précongue contre un empire allemand.Le Pape, sans approuver ce qu'avait en d\u2019inique et de violent l\u2019œuvre de l'u- nifiontion, ne demandait pas à briser avec le nouveau pouvoir.Il se montrait dis à traiter aveo lui, dans un esprit de concorde et d'équité, les pans suscitées en Allemague par les événements de 1870 et 1871.Il n\u2019y avait à cette entente dans la paix et dans la justioe qu\u2019une seule condition : il fallait que l'Empereur onbli&t les origines du Roi de Prusse, qu'il bris&t avec les traditions de ruses et d'apostasie qui sont malheureusement dans sa maison, qu\u2019il ne tentât pas de grouper les catholiques allemands en Eglise nationale, et qu'il renongât à faire un empire évangélique 340 d\u2019un pays où les catholiques sont au nombre de quatorze millions! II fallait enfin que, s'inspirant d'une politique vraiment sage, libérale, conformément à l'état des sociétés contemporaines, il respectât la conscience du dernier de ses sujets.\" C\u2019est ce que n\u2019a pas voulu fuire, sinon le chef, du moins le ministre omnipotent du nouvel empire.Nous le déplorons au point de vue eatholique ; au point de vue purement français, nous n\u2019aurions pas à nous cn pluïndre; au point de vue allemand, un avenir prochain se chargera de nous dire si l\u2019empereur ot l'empire ont été bien conseillés et bien servis, \u201d Voilà un Ben triste état de chose pour notre sainte mère l'Eglise et pour son Auguste Chef; mais ce ne sont là que des épreuves destinées à purifier le catholici«me et dont la religion sortira victorieuse ; il n'y à pas à en douter.Malgré les attaques der empires prussiens ct de tous les Bismarke du monde entier, l'Eglise demeurera inébraolable sur le roo «ui lui sert de base, elle en a regu\u2019 ia promesse de Jésus Christ lui-même ; mais malheur à qui ose l'attaquer.Le tempe des épreuves passera et l'Eglise reprendra la position éminente qu'elle doit occuper dans le monde, Les audiences continuent régulièrement au Vatican.Pie IX toujours désireux d'encourager les fervents ostholiques de Rome et du monde entier, con-idère comme un de ses premiers devoirs de recevoir les nombreuses députations de toutes les classes de la société catholique résidente à Rume ou étrangère, et, ce devoir, il le remplit avec une bonté, une ; amabilité, qui fait l\u2019étoonement de tout le monde.Ces nombreuses audiences prouvent encore combien est florissante la sunté de Notre Saint-Père, en dépit des douleurs qui assi- égrnt continuellement son cœur si rompatiseant et si généreux.Pendant Ia seconde semaine de juillet, les députations qui ant obtenu des audiences ont été plus nombreusca que jamais, Nous noterons entre autres, la députation des anciens employés du mini-tère des finances pontificales.À l'adresse qui lui fut alors présentée, Pie IX fit une courte mais bien belie réponse dont nous détachona les quelques passages suivants : er Après que Jésus-Christ eut dit à St.Pierre : Preis , mes agneaux, Puis mes brebis, il lui prophétisa les perséeu- tions qui devaient
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