Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 14 juillet 1870, jeudi 14 juillet 1870
[" 9me année Sainte Anne de la Pocatière (P.@.), 14 juillet 1870.CAL Numéro 18 GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon, parafîssant tous les Jeudis ABONNEMENT : 81.00, payée invariablement d'avance.L'abonnement date du ler avril, ler juillet, ler octobre, eu ler janvier.On ne s\u2019abonne pas pour s d'un an.Tout avis de cessation d'a- bounement devra être donné a ce burean, par écrit, un mois d\u2019avance.Mila guerre ent la dernière ramon des peaples, lagricuhurs doit en être la première.ANNONCES : 1a insertion, $0 ets.la la « ete.3 cts.oe Pout les annoncen & long terme, conditions libévhles.Cenx qui désirent s\u2019adros- Ba ser spécialement aux Cultis pi vatoure, trouveront avanté- M geux d'annoncer dans journal, Fiaparons-noue du sol, of ave vnulons conserver notre sétionsinté ~ Firmin H.Proulx, Editeur-Propriétaire, à qui toutes lettres, réclamations, envois, etc., doivent étre adressés franco CAUSERIE AGRICOLE Races bovines de l'Angleterre.RACE ALDERNEY.\u2014Il existe depuis longtemps dans les îles de la Manche, voisines de la côte Frangais, mais appartenant à la Grande Bretagne, une race de bêtes-à cornes très-recom- mandable, non pas tant par ra conformation que par ses heureuses aptitudes laitières.Cette raco c'est celle que nous connaissons sous le nom de ruce d'Allerney et que l'on vomme uussi quelquefois race de Jersey et race de Guernesey.L'origine de cette race est très-peu connue.Cependant bon nowbre d'opinious diverses ont été formulées à cet égard, mais plusieurs reposent sur des probubilités peu justifiubles et sur quelques faits assez contestables pour qu'il nous soit permis né les accepter qu'avec la plus grande réserve.D'après l\u2019une de ces opinions, la race d'Alderney n'aurait pas d'autre origine que la race normaude.Ii paraît qu'à l'é- ue où le Duché de Normandie était soumis dans toute son étendue à la puissance d'un seul maître, il s\u2019est fait dans los îles do la Manche de nombreuses importations d'animaux de la race Normande.Mais cette opinion est plus que contestable.Oar d'abord, le pommerce des îles avec le continent était alors à près nul, soit parce qu\u2019on trouvait ailleurs de meilleurs débouchés, wit parce que les hostilités presque continuelles qui existaient entre la Franco et l'Angleterre rendaient ce commerce très-difficile.Malgré cela ocpendant, on pourrait encore croire à une parenté asses rapprochée entre les deux races, si l\u2019on pouvait reconnaître quelques points de ressemblance assez marqués ; mais non, au contraire, ls conformation, la tuille de la race d\u2019Aldernay u's que peu ou point d\u2019analogie avec oelle de Normandie.Cette opinion n\u2019est dono pas soutonable et n'a eu que très-peu de partisans.i est bien vrai qu'en Angleterre, on donne assez souvent le pom de race vormaude à Ia race des flee; mais, où comprend bien qu\u2019il n'y & rien de moins judicieux que de baser sou opinion sur une simple identité de Dom.Auvei plusieurs auteurs sont-ils d'un avis tout-à-fait différent.Ches eux, il est à peu près hors de doute que la race bretonne serait le point de départ de la race Alderney.Une grande analogie de formes, de dimensions et d'aptitudes donnent beaucoup de crédit à cette hypothèse.D'après M.Emile Beaudement, les deux races auraient à peu près le même taille moyenne, leurs qualités et leurs défauts seraient communs, leurs cornes dffriv raient [a même disposition, et trés-souvent la même courbure, la couleur du poil présenterait les mêmes nuances et leu méênes teintes.Toutes sersient plus remarquables par ls qualité du lait que par sa quantité, Îl est juste cepeadant de faire remur- ger que la race des îles s'éloigne énormément de celle de la retagne par l'état avancé d'amélioration où elle se trouve.Muis cela n'influe en rien sur les caractères généraux et ai la dernière n'a pas suivi la première dans ses mouvements de progression, c'est qu'elle n\u2019a pas eu cette main habile qui s fait sa rivale 6e que nous ls voyons aujourd'hui une des premières raccs laitières et certuinement une des meilleures pour ls fabrication de la crême.Une fois arrfvée dans les îles nnrmandes ls race bretonne y aurait trouvé un olimat d'une graude douceur et âme Wobrr:- ture excellente qui auraient tout d'abord contribué à lui faire prendre lo dessus sur los autres sujets de le race rostés sur lo continent.Puis vinrent les guerres entre la Francs et l'Augleterre qui isolèrent complètement les îles.Enfin, ces dernières mêtues prohibèrent, sous les peines les plus sévères, toute lmpor.tation de bétail étranger.Toutes con causes réunies contribuèrent, dans une forte mesure, à conserver la race sans asoun mélange de sang étranger, à favoriser la sélection, et à créer un type spéoial et complètement pur de tout alliage.Quoiqu'il on soit de toutes ces opinions plus ou moios fondées, il u'en ost pas moins incontestable que la race Alderney u's, depuis plusieurs siècles, subi aucun croisement, et que toutes ses améliorati elle ne les doit qu'à elle-même au moyen de la sélection.C'est un fait important à constater, pour les cultivateure canadiens surtous, qui soutenu depuis ames longtemps ls besoin d'amé.ent e =, 14 + CNE A REP Ada TVA SRY IIIT SAT .« KS] ; elles n'ont pas peu contribué à la création d'une des meilleures 114 GAZETTE DKS CAMPAGNES « liorer leurs bêtes laitières et qui ont besoin dans ce travail d'un guide sûr et éclairé.Les habitants des Îles normandes se sont donnés un but à atteindre et ils ont incessamment travaillé à l\u2019attoindre en fixant sans aucun secours étranger, les qualités et les aptitudes qu'ils voulaient propager.L'amélioration de la race s'est formée par le concours de la population toute entière de ls localité.Tous les cultivateurs y ont wis la main, parce que tous y étaient intéressés et que les eirconatances les y poussaient naturellement.Agglomérée sur une es) très restreinte, la race pouvait être suivie avec une grande exactitude ; l'amélioration obtenue par un propriétaire, était immédiatement remarquée par son voisin qui l'adoptait en raison des avantages qu'elle procurait ; puis de proche en proche, elle profitait à toute la localité.C'est là la marche de toute amélioration ; mais ici le fait est plus palpable, parce que l'étendue était plus restreinte et les résultats par cels même plus frappanta.Alors on conçoit que l'amélioration a d0 marcher avec une grande rapidité ; cependant elle à encore besoin d\u2019une grande surveillance pour s'achever et se généraliser, car la race avait des défauts difficiles à vainore.Les auteurs anglais, habitués à n'avoir sous les yeux que leurs magnifiques bêtes de boucherie, ont grandement critiqué les animaux d\u2019Alderney.Nous concevons parfaitement que si l'on cherche dans cette race laitière, la conformation des types de\u2019 boucherie, on se trompera énormément, et on y remarquera de nombreux défauts : une poitrine mal faite, une épine dorsale | trop infléchie dans la région des reins surtout, un ventre trop volumineux, des os trop saillants, défauts très-graves dans un | animal de boucherie.Mais ce n'est pas en ce sens que la race | s'est acquise une grande renommée et que nous voudrions la | faire remarquer ; c'est comme bôte laitière et sous ce dernier, a) , elle possède de nombreuses qualités qui la rendent pe 4 ieuse.Les améliorateurs de cette race se sont proposés un autre but que d'obtenir des bêtes remarquables par leurs fucultés lai- : tières, et nt de là, ils ont atténué et effacé les défauts qui les déparsient et augmenté ou rehaussé les qualités qu\u2019elles jent déjà.C'est ainsi qu'ils peuvent montrer maintenant une excellente race capable de lutter victorieusement avec Ja race Ayrshire, sinon sur la quantité du moins sur la qualité du lait.! Le moyen unique qu'ont employé les améliorateurs de la race des îles normandes dans la formation de la race actuelle a été la sélection.Comme nous l'avons vu, les circonstances s\u2019y prêtaient sdmirablement.Les reproducteurs mâles et femelles étaient choisis dans lu raco elle-même et on ne permettait à aucun animal étranger d'entrer dans Je pays corime reproducteur.L'administration intérieure de l'Île comprenant les immenses avantages de la sélection vint en aide à l'initiative particulière et langs des prohibitions qui forma la porte à toute imports- tion.\u2018 Pour sauvegarder la pureté de la race insuluire, dit ME.Beaudement, la législature de 1789 a pris des mesures pro- bibitives, encore en vigueur, qui défendent l'importation de tout animal reproducteur, taureau, génisse ou veau.Dcs amendes et des confiscations sont édictées contre les contrevenants ; les animaux sont abattus au profit des pauvres.La sagesse de ces prohibitions ne saurait être contestée, car races connues pour la production du lait.C'était d\u2019ailleurs le moyen le plus Aûr d'arriver à un bon résultat.Des croisements ont déjà été essayés entre quelques races anglaises, les Devons et les Herefords entre autres et la raco d'Alderney, mais ils p'ont pas produit des sujets bien recommandabies sous le rap- port laitier; les métis ont pris quelques-uns des caractères des tes de boucherie, mais ils n'ont pas conservé l'aptitude laitière qui distinguait leurs ascendants 3) la race d\u2019Alderney.Tandis que la sélection a toujours eu de bons résultats.Ces faits prouvent quo le perfectionnement de la race ne pouvait s'obtenir que par une sélection intelligente et perséré- ante, et c'est cette voie si bien tracée que l\u2019on a prise.Pouvait-on faire an meilleur choix ?Les résultats sont là pour répondre.Maintenant, il se présente uve question à laquelle nous allons essayer de répondre : la race d'Alderney poutelle servir à l\u2019emélioration de notre rase canadienne de bêtes-à-cornes ?Comme nos lecteurs pourront le remarquer lorsque nous donnerons les caractères distinetifs de Is race que nous étudions, les bâtes-à-cornes de ce pays ont de nombreux points de res- remblance avec celles de la race des ties normandes, tant par lu conformation et les proportions que par les aptitudes ; et, cependant, il n\u2019est pas probable qu\u2019un\u2019 croisement entre ces deux races produise des résultats bien remarquables.Nous n'avons aucuo fait qui prouve que vet avancé soit exact; mais nous pouvons néanmoins faire quelques comparaisons et en tirer des conclusions assez justes.La race bretonue, en France, se trouve, vis-à-vis de la race d'Alderney dans ln même situation que la nôtre ; elle aussi possède de nombreux points de contact avec ls race insulaire.Suivant M.Beaudement, auteur des plus compétents, il s\u2019est fait dans ces derniers temps des croisements entre les deux races, mais\u2018 les produits des croisements, dit notre auteur, ne sont guère améliorés, en général, dans leur conformation, et on ne les cherche pas comme animaux reproducteurs ; ils ac quièrent souvent plus de qualités laitières et beurrières qu'on n'en trouve dans la race locale.\u201d N'est-il pas plus que probable que les croisements entre la race canadienne et la race d\u2019Alerney n'auraient pas d\u2019autres résultats.D'ailleurs, voici une opinion que nous avons souvent fait connaître et que nous rappellerons ici parce que le sujet nous y pousse naturellement.Notre race canadienne possède déjà à un degré très-remarquable les qualités et les aptitudes qui font la renommée de la race insulaire.Chez un grand nombre d'individus, ces aptitudes sont assez développées pour qu'il soit référablo de chercher à les propager et à les augmenter par cs mêmes moyens qui ont si bien réussi aux cultivatours dos Îles de la manche : par la sélection enfin.Les éleveurs anglais sont certainement au premier rang dans le monde entier ; mais comment en sont-ils arrivés là ?C'est en suivant certains principes bien déterminés et en agissant suivant les circonstances et les besoins de la consommation.Alors, sù nous voulons marcher sur leurs traces et les suivre même de loin, 0e n\u2019est pas précisément en leur empruntant leurs animaux; mais plutôt en adoptant les principes qui les ont si sûrement gaidés.Nous avons sous les\u201d yeux un besoin d'amélioration tout-à- fait analogue à celui auquel ils ont satisfait.Nous voulons amé liorer une race laitière sous le rapport de l'augmentation de la faculté laitière.Eux aussi ont voulu la même chose et ile ont adopté la sélection pure et simple, parce que dans cette dernière circonstance c'était le moyen le plus certain ot le plus efficace ; pourquoi agirions-nous autrement ?À quoi nous conduisent et'qu'ont produit jusqu'à présent tous ces croisements faits sans but arrêté, avec des reproducteurs nullement appropriés à l'amélioration désirée ?Nous insistons beaucoup sur l'amélioration de nos bôtes lei- tières par la sélection, paroe que nous sommes gonvainou que nul autre moyen n'est plus convenable.Si l\u2019on nous pdait de faire connaître on oyen d'améliorer notre race portes, où GAZETTE DES CAMPAGNES ns notre race de mouton, nous ne donnerions certainement pas la sélection comme le meilleur.Car pour que la sélection amène une amélioration rapide et certaine, il faut que la race sur laquelle on opère possède déjà à un degré asses remarquable les aptitudes et les qualités que l'on vent augmenter.Or, les vaches canadiennes sont déjà remarquables par la qualité et souvent par ln quantité de leur lait ; la sélection leur convient dono pour en faire de meilleures laitières.Mais le porc canadien n\u2019a pas une très-forte aptitude à l'engraissement, tout le monde l\u2019avoue et notre mouton n\u2019a pas une belle laine généralement ; alors que ferait la sélection daus ces deux cas puisque le germe même des aptitudes que l'on veut fixer n'existe pas?Evidemment très-peu de chose, aussi n'est-ce pas pour ces animaux que nous recommandons la sélection.(A continuer.) re el pre REVUE DE LA SEMAINE Les nouvelles qui nous arrivent d'Europe ne sont pas rassurantes.La guerre pourrait bien éclater entre la Prusse et la France et gagner le reste de l'Europe.La succession au trône d'Espagne en serait l'occasion, sinon la cause.La révolution, une Bis de plus, aura mis le feu aux poudres, et il est probable qu'elle saura en profiter.La Prusse qui jusqu\u2019à présent n'avait pas paru s'occuper beaucoup des affaires d'Espagne, est soudain entrée en lice.M.Bismark qui sait toujours attendre le moment favorable, et qui ne joue pas mal ses cartes, à présenté son candidat au trône d'Espagne svec prestesse, et il était presque accepté lorsque les autres puissances ont appris la chose.t Si le prince de Hobenzollern qui est le candidat de la Prusse ; est définitivement accepté la guerre est inévitable, à moins! qu'on ne convoque à la hâte le and congrès de la Paix.Nous ne voyons que M.Loyson ci-devant Père Hyacinthe, et son | digne acolyte, l'abbé Gratry qui puissent jeter de l\u2019eau froide | sur cet incendie.: C\u2019est le temps pour eux d'alligner leurs phrases creuses, et, d'en essayer l'effet sur les puissances européennes.Toutes ea} nations sont sœurs : il faut qu'elles s'embrassent, et que M | Loyson étende sur elles le grand manteau de ses trois grandes : religions.nouvelles de Belgique sont meilleures.Les élections qui viennent de e'y faire, out donné une preuve de plus de la vivacité de la Foi Catholique dans ce pays.La lutte a été régu lièrement engagée sur Io terrain religieux, et le libéralisme a été vaineu malgré toutes les intrigues et les scandaleuses iniquités du Gouvernement.On lit dans le Bien public de Gand : « Nous avons remporté une belle victoire et nous avons le * droit d'en être fers.« Battu à Audenarde, battu à Verviers, battu à Soignies, \u201c battu à Charleroi, battu même à Anous, où il perd M.de \u201c Brouckere, représentant du doctrivarisme bypocrite, le mi- \u201c pistère libéral à reou à Gand le ooup mortel.+ Honour sux catholiques de l'arrondissement de Gand ! \u201c La lutte à été acharnée; le triomphe n'en est que plus \u201c éclatant.Lutter contre toutes les influences du pouvoir, lut- \u201c ter contre une pression administrative dont rougirait le der- \u201c pier sous-préfet de l'empire français, c'est une rade tâche.\u201c Le succès que nous avous remporté atteste d'autant mieux \u201c la puissance de l'opinion catholique dans l'arrondissement de * Gand.«(lest en effet comme catholiques que nos candidate se \u201csont présentés aux électeurs; c'est comme catholiques que \u201c nous les avons défendus dans la presse ; c'est comme catho- « tiques qu'ils triomphent ! \" L'Impartial du Loiret, organe du catholicisme libéral à Orléane, ayant bl&mé certains prêtres orléanais d'avoir préssaté au Ssint-Père une adresse, où ils exprimaient des opinions contraires à celles de lour évêque, Mgr.Dupanloup, l'Univers lui répond : « Jusqu'ici c'est la thèse ordinaire : le prêtre n'a le droit de \u201c parler que s'il goûte les brochures du P.Gratr où pense \u201c comme les abbés de la défunte Concorde, ou los bébés poli- « tiques du Français.Mais si son esprit et son cœur sont tour \u201cnés vers Rome, s\u2019il est avec la grande majorité du Concile, \u201c aveo le Pape, il doit se taire.Autrement, il manquera à es \u201c mission de paix et de charité.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.L'homme qui \u201c pour user du droit de dire tout haut ce qu'il pepse brave \u201c certaines colères, est au-dessus de certaines ironies.L'Impartial du Loiret, malgré tout, est scandalisé de la conduite de ces prêtres orléanais, et il soutiont qu'ils ne peuvent protester de leur amour pour le Pape sans faire pièce à leur Evêque, Heureusement, le Pape a pensé différemment, et il a adressé un bref bien flatteur aux courageux prêtres d'Orléana.Il s fait le même honneur au clergé du diocèse de Saint- Bricuc.Les évènements que nous pourrions enrégistrer pour notre pays ne sont ni bien nombreux ni bien intéressants.Toute Is semaine, les journaux ont été remplis de comptes-rendus, den distributions de prix.De tous les coins du pays se sont envolés vers le toit paternel les élèves des colléges et des oouvents, et mille échos ont répété les éloges et les félicitations que leur ont adressés les amis de l'éducation.Nos hommes d'état attendent avec anxiété la manifestation complète et certaine des sentiments de la mère-patrie à notre égard.On comprend que la politique anglaise domine entièré- ment la notre et que le programme du ministére Gladstone peut modifier considérablement celui du gouvernement oans- ien.Nous recevons à l'instant le Journal de Québec du 8 juillet, qui contient plus d'une colonue d'injures à notre adresse.Suivant son habitude, M.l'écrivain du Journal laisse à peu près de côté ce dont il est question, et il veut nous attirer sur uo terrain où il sait que nous ne pouvons pas descendre.C\u2019est loyal et généreux, et nous devions nous attendre à se bon procédé de ls part d'un gentilbomme aussi policé.M.l'écrivain du Journal nous fait de longues théories sur l'obéissance et sur le respect.I1 faut voir le ton et le style qu'il y emploie : « Ce n'est pas sur notre ignorance personnelle qu'il a gémi l'orgueilleux petit homme, et la leçon 5 subordination, de res\u201d peet parfait pour l'autorité et de soumission sacerdotale pour tout ce gui émane de la source dont on émane, restera un enseignement triste à qualifier.\u201d Que voulez-vous?Le style c'est l'homme, et pour me servir de son poli langage, il émane de la source dont on émane ! Chateaubriand disait : \u201c C'est la beauté des sentiments qui fait ln beauté du etyle.Quand l'âme est élevée, les paroles tombent d\u2019en haut, et l'expression noble suit toujours la noble pensée.Horace et le Stagirite n'apprennent pas tout lart:ilya des délicatesses ot des mystères de langage qui ne peuvent être révélés à l'écrivain que par la probité de son cœur, et que n'enseignent point les préocptes de la rhétorique.\" Prenant ces prinoi ur vrais on ne peut pas exiger que le atyle du outnal vont le ces depx belles qualités, la noblesse et ls délicatemse.: 116.GAZETTE DES CAMPAGNES pret \u2014_ Ilya dene l'article du Journal bien des abaurdités que| Rien de oe qui doit contribuer à former un bon agriculteur noüs pourrions relever.Nous aimons mieux laisser passer.Le public comprendra qu\u2019il est malvenu à nous prêcher le respect, l'homme qui non-seulement n\u2019a respecté aucune réputation, mais qui ne s\u2019est pas respeots lui-même, Nous ne pou- tons pas non plus acceptor uno leçon d'obéissanee de l'homme qu o's jamais obéi qu'à ses instinots d'ambition et de cupi- ité Si M.Tartufo veut absolument édifier ses lecteurs en offi- chant un grand respeot pour l'autorité, qu'il ne commence dono pas par la traîser devant le publio pour y faire juger un débat qui aous concerno, mais qui ne regarde vi le Journal ni le public, tribunal d'ailleurs incompétent | \u2014\u2014 = om CORRESPON DANCE Monsieur, l'Editeur, Je demande un petit coin dans votre excellente Gazette des Cumpagnes pour vous faire connuître un détuil d'économie domestique que j'ai observé par ici ; j'ose espérer qu\u2019il sers agréable à plus d'un de vos lecteurs, Vous savez que le lit constitue en grande partie l\u2019aliment Qu cultivateur; voun saver aussi que c'est le beurre qui fait sa fortune.Pour lui, il n'est gnère d'autres moyens de fcire un peu d'argent, comme où dit.Or, comment concilier ces deux © partie du lait pour Is subsistance d affrontent les plus rudes travaux et fuire du beurre en quantité suffisante pour l'échanger contre une sonme d'argent qui permet d'acheter tous les objets indispensables à la maison et que chacun ne saurait faire par soi-même ?\u2014 N'est-ce pas un pro- bléme insoluble ?Mou cher Monsieur, quelques femmes industrieuses ont trouvé ce secret.Il existe, paraît-il, daius la munière de traire les vaches.Il faut traire les vaches dana un de ces vases on trait In va hoses : dépenser une grande e ceux qui du matin au soir deux vases différente.Dans che seulement la moitié de son Juit, et dans l\u2019autre on trait immédistement l'autre moitié.Le premier lait est pauvre et fait une crême relativement mince, tandis que la seconde est extrêmement riche, fait une crême épuisse ct donne un beurre excellent.Pour les dépenses de ln wxison, le premier lait est absolument o qu'il faut, il nourrit parfuitement et suffit à toutes les exigences de n'importe quelle famille.Et cependant In quantité de beurre ve diminue pas sensiblement.Le Lon Init n'est pas touché et la mère de famille eut surprise d'avoir, à l'automne, un boo nombre de belles tinettes de beurre qui donnent un re Ten magnifique.Voilà, Monsieur l'Editeur, ce jue j'ai observé.Depuis longtemps on fait ici l'expérience Pot Pa elle i de cette recette et c'est à ells en grande partie, peut-être, que les braves bubitants de la Rivièreu-8ud doivent leurs petites fortunes.Un Voraokvr.8t.Pierre, R.8., 6 juillet 1870.\" Le dépeuplement des campagnes .(Suite) Des écoles de village organisées comme nous le désirons ne laisseraient plus déserter vers les villes les plus capables de ces jeunes auxquels elles seraiout parvenues à inspirer ce goût du savoir, qui naît du savoir même.Hs seraient tous accueillis avec empremement par les fermos départementales, par les écoles d'agriculture, gui ne repoussent que ces élèves à prétentions qui veulent Qekuopup savoir en apprenant peu.n'est étranger cation libérale d\u2019 si ce n'est à la pl le progrés et le coup trop, en agriculture et ailleurs.Lour théorie, qui n'est objections par les produits, com cieme de la routine qui persiste agricole que le privilége de faire les plus beaux raisonnements et les plus mauvaises récoltes.Il ue pourra plus continuer à soutenir que l'agrioulture est l'art de se ruiner honnêtement.nécessaire pour se mettre à qu'il faut chercher à ramener absence n'avait fait de mal.Ila ritable, qui procède par voie de réparation.tances ont appelés à surveiller la cultu | ne résisterout pas au désir de l'améliorer, | maintenant que doivent com en valeur du sol, il l'a déjà fait reconnaît un savant économiste, puissent fuire davantage.à son père qu'il n'a jamais vu, ne connaît pas.\u201d d'accueillir avec toutes ses bonnes ne Teut pas rester un étranger pour u 3 leur enseignement.Elles suppléeot à cette édu- aujourd'hui qui prépare à toutes les carrières, lus libérale de toutes.Elles savent distinguer changement, deux choses que l'on confond beau- que la pratique raisonnée, l'expérience acquise, résolrant les attra vigoureusement le stoï- 4 ne reconnaître à la science C\u2019est de ces établissements d'instruction agricole d'un degré supérieur que nous espérons voir sortir de Jeunes agronomes éolairés et cours geux qui, possé.lant tout oe qu'il faut pour de- res d'un trop petit domaine, auront l'énergie a tête d'une grande exploitation, et embrasser l\u2019honerable et avantageuse profession de fermier.Voilà l'honorable carrière pouvant conduire à la richesse, vers laquelle nous voudrions guider ces jeunes hommes qu\u2019une venir propriétai éducation mal dirigé n dégolités de leur position sans leur donner les moyens de se placer ailleurs.Us trouveraient 4 satisfaire toute leur intelligence, toute l'expansion de leur vie, duns Je gouvernement de ce petit royaume qu\u2019on appelle une ferme, qui leur offrirait de plus cette noble indépendunce à laquelle la conscience seule peut d'une manière si heureuse, si imposer des devoirs.\"exemple de leur vie occu) utile à eux et aux autres, retiendrait à la campagne beaucoup de ces étnigrants vers les grandes villes qui vont se jeter tête baïssée dans les voies si encombrées de l'ambition, toujours étroites et basses, où, si souvent, on ne parvient à avancer qu'es rampant.Ily a duns l'exemple une puissance qui les aurpasse toutes ; sans y songer, on redresse les autres en marchant droit.Le fila imite son père plus volontiers qu'il ne l'écoute.L'exemple eat ln plus pénétrante et In plus douce des influences.Pracepta docent, exemplu trahunt.Æn voyant tant de belles maisons de campagne laissées si souvent désertes par leurs opulents propriétaires, on comprend ue le pauvre villagevis veuille les imiter, échanger ea chétive demeure contre une habitation quelconque dans ces villes, si préférées par les riches, et où il doit, lui aussi, espérer qu'il se trouvera mieux.Ce sont donc les privilégiés de la fortune et de l'intelligence À leurs maisons des champs, afin ue leur exemple, ce précepte visible, puisses exercer autour \u2018eux ea puissante influence.Leur présence actuelle fera encore plus do bien que leur imiteront ainsi le repentir vé- Comme tous lea propriétaires intelligents que les oircons- re de leur domaine, ile et c'est sur eux seuls pter les amis du progrès agricole.u faire avec ses bras pour la mise ; il n\u2019y & désormais, comme le , que la science et le capital qui Tout ce que le travailleur a \u201c Un enfant, nous dit le chancelier Lbopital, ne sourit pas ni la terre à son maître qu\u2019elle aimer.Elle s'empresse le étaire qui et il ee toujours Pour bien cultiver la terre il faut I GAZETTE DÉS OANPAONES 11% \u2014\u2014 disposée à rendre aveo générosité les caresses qu'elle re- goit.Par leur résidence à la campagne les hommes que nous y appelons deviendraient les bienfaiteurs de l'industrie agricole, les vrais apôtres du progrès.Leurs champs fertilisés ne tarderaient pas à prouver leur reconnaissance pour cette résolution, qu\u2019aucun homme raisonnable ne saurait regarder comme un sacrifice.Faire du bien à l'agriculture, notre mère nourricière à tous, douner du travail à ceux qui en manquent, les fxer ainsi dans leurs villuges au moment où ils s'apprêtent à les déserter, comment trouver un emploi plus légitime et plus satisfaisant de son temps et de sa fortune ?C'est dans les champs que l'agriculteur, mûri par l'expérience de la vie, faisant la prospérité de tous en s'occupant de la rienne, trouvera, ce qu'il est si difficile de rencontrer ailleurs, ce repos saus fadeur, cet intérât dans le calme, seul bonheur qui soit à la portée de l'homme intelligent et sage.Séparé des agitations bruyantes et des plaisirs frolatés de la ville, estimant à leur juste valeur tous ces bicos illusoires, meilleurs à espérer qu'à posséder, ea vie douce et sereine lui rappellera chaque jour qu\u2019un jardin fut le berceau du monde, rt que c'était alors que l\u2019homme babitait dans un paradis.\u2014 6 be LA BAUME.Savez-vous nager ?(Traduit de l\u2019American Agriculturist pour la Gazette de Sorel ) Tous les garçons, toutes les filles devraient eavoir nager.On croit natureliement que le natation est plus appropriée aux gar- çuns qu\u2019aux filles ; mais ces dernières, ce nous semble, en out un besoin presque susei immédiat que lea premiers.Nager eat va grand amusement, el les garçons ne devraient pas seuls en rofiter.P Afin de prévenir tout accident, il importe que chacun soit en état de nager, où, an moina, se tenir la tête hors de l\u2019eau.Il ya un temps où les enfants peuvent apprendre l\u2019art de nager : c'ent lorsque les parents y donnent leur consentement.Quant à la sûreté \u201cle l\u2019endroit où «doit %e faire cet apprentissage, les enfants doivent toujoure s\u2019en rapporter an jugement de personnes plus âgées ; et il vant mieux que conx qui ne savent pas nager se fassent accom / pagner, jusqu'à ce qu\u2019ils aient appris à te faire, par quelqu\u2019un d\u2019un âge plus avancé qu\u2019eux mêmes.En nugennt, ayez toujours le soin de vous diriger vers le rivage.Une fois que l\u2019eau s\u2019élève Jusqu'à votre poitrine, tournez-vous vers le rivage et essayez à nager ; fuites-le avec calme et «ans vous exciter outre-meaure.Sans doute que votre essai doit avoir lieu dans une place où l\u2019eau devient par degrés plus profonde, don! le fond eat aûr, où ie courant n\u2019est pas trop fort.Il y a des choses au sujet desquelles les jeunes gens ne dovraient pas se fier à leurs propres jugements, Si vous avez appris à nager en caleçons, mettez du vieux panta- lona et essayez si vous pourrez nager dans ce nouveau costume : vous :rouverez d\u2019abord la chose difficile, mais vous réunsirez.Voyez ensuite ai vous nagez avec une chemise et un habit, et enfin avec des chaussures.Bien psu de personnes apprennent à nager avec leurs vélements, et c\u2019est pourtant la partie la plus importante de la natation.Celui qui tombe à l\u2019eau par accident, n\u2019a pas lo temps de se déshabiller ; et il ne faut pas uttendre que de telles occasions se présentent pour constater qu\u2019il est beaucoup plus difficile de nager avec ses habite que lorsqu\u2019ou est dépouillé presque entièrement.Quant aux manières de nager, ce qu\u2019il y a de mieux à faire, c\u2019est de suivre les Instructions d\u2019un ami plus Agé où d'un parent.Eflorcez-vous d\u2019être un robuste nageur, avant que de vous livrer aux évolutions fantastiques de la natation.Apprenez d'abord à nager, pnis à flotter, et eufin à refouler l\u2019eau ; ce sont les choses les plus utiles au nageur, qui pourra leur ajoutez plus tard, sil le Joe à propos, autant de tours et de façons de son choix qu\u2019il le irers.r= > Du choix des poules pour la reproduction On doit toujours apporter le plus grand soin dans le ohoix des poulea destinées à la reproduction.On parvient par ce moyeu à Améliorer considérablement la race.La poule Joit être douce, bien emplumée, avoir le bassin large et l\u2019abilomen gros et pendant, trés richement garui de plumes ; elle doit s\u2019occuper constamment à chercher sa nourriture et témoigner Ia plus grande teudresse pour ses poussins.Si on ne veut avoir des poules que pour la ponte, on pet se passer de coq ; les portes pondent tout autant.Il ne faut pas non plus oublier que es œufs non féconde x ee conservent plus facilement que les autres.Les poules engrainsent facilement et ont une chair délicate lorsqu'elles ont à la fois la huppe abondaute, la oréte volumineuse, les pattes noires ou bleuâtres, ou d\u2019un bleu foncé, les 06 légers, la peau b'anche et fine.8 poules sont bonnes pondeuses quand elles ont à ln fois : l\u2019oreille d\u2019un blans mat, lorsque ses plumes sont lunffues, longues et pendantes.; s poules sont couveuses lorsqu'elles ont à la fois : le corps trapu et bas sur pattes, les cuisses gainies de plumes légères et abondantes.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Travaux du mois de juillet (Suite.) Depuis la fin de juin et le commencement de juillet, on continue à rechuusser les patates et le blé-d\u2019Inde.inairement lo rechaussage se donne en deux fois 3 quinze jours d'intervalle.Si les patates ont regu les hersages que nous avous déja fait connaître, il n\u2019est pas nécessaire de les aurcler avant de les rechausser; mais pour le blé-d\u2019Inde, on fait précéder cette dernière opération dPun bon sarclage à la hous à cheval ou à lu gratie entre les lignes.; Ou sarcle également les betteraven, les carottes, les féveroles, les choux, le tabac.C\u2019est lors de ce sarclage qu\u2019on fait l\u2019éclaircissage des planter remnées à demeure, c\u2019est-à-dire l\u2019enlévement des plantes surabondantes Cet'e opération délicats doit être fuite aussitôt que possible ; mais il n\u2019est pas bon de la taire avant que lea p:antes aient atteint deux ou trois pouces «le hauteur.On sarcle aussi le lin semé au commencement de juin, lorsque ln croissance des mauvaises herbes l\u2019exige.i Vers Ja fin du mois, lor que les guusses inférieures dea féveroles commencent à paraître, on coupe le sommet des plantes afin d\u2019empécher la formation de nouvelles fleurs et de favoriser le développement des fruits, Cette opération se fuit au moyen d\u2019une fenele.Enfin les navets hâtifs peuvent encore être semés pendant ce mois, Des prairies.\u2014C\u2019est en juillet pour la presque totalité des oul- tures en Canada que l\u2019on fauche, fane et rentre le produit Jes prairies : opérations qui se contiuue peu dans une grande partie du mois suivant.; ; Une grande erreur s\u2019est introduite dans ler opérations agricoles an sujet des prairies : généralement on fauche trop tard.Il en résulte une foule d\u2019inconvénients, Les plantes épuisent d\u2019autant plua le sol qu\u2019elles l\u2019oceupent plus longtemps: en vieillissant sur pied, les tiges jannissent et perdent de leur valeur ; le fourrage n'est plus ni aussi nourrissant ni aussi auceulent ; une prairie fauchée lorsque les plantes sont mûres repousse difficilement ; et, pour les prairies de tréfle en particulier, en fauchant tard, on se prive d\u2019une deuxième coupe ou du moins on l\u2019affaiblit beaucoup.Cependant, il ne faut pas non plus faucher trop tôt, parce qu\u2019on y perdrait sur la quantité.La meilleure époque c\u2019est lorsque les plantes ont en pleine floraison.Des chevaux.\u2014Ce mois est le commencement des grands travaux de la récolte et aussi des des chaleurs ; Les aitelages sont alors sujets 4 des affections Fes surtout aux refroidissements.Pour les en préserver, on les frottera avec un bouchon de foin on de paille en les déelant et on interceptera tous les courants d\u2019eau.Les écuries devront en, outre être propres et bien uérées ; mais \u2018énéralement on ne nourrit les chevaux à l\u2019étable que lorsque es travaux obligent à leur donner une nourriture plus substantielle que celle qu\u2019ils prennent su pâturage. 118 \u2014 11 est trée-recommanduble à cette époque de changer les heures e travail ; par exemple, faire partir les attelsges à quatre heures le matin et les faire rentrer à dix heures, puis ne les faire sortir Qu'à deux ou même qu\u2019à trois et les faire rentrer à huit.Les animaux se roposent pendant les fortes chaleurs du jour.On peut faire travailler maintenant, mais sans les écheuffer, les juments qui ont pouliné dans le mois précédent.Petite chronique En dépit des secours que l\u2019on » donnée aux incendiés du Saguenay, une grande détresse règne encore dans ce district.Les malheureux habitants ont réussi, à force de sacrifices, à ensemencer leurs terres, mais aujourdhui ils manquent d\u2019une foule de choses : meubles, voitures, harnais, etc.; Le comité présidé par le Révd.D.Racine, curé de Chicontimi, & adressé une requête au Gouvernement de Québec pour demander $25,000 en faveur des incendiés.Cette somme distribuée entre ces malheureux, donnerait 850 à chacun.Ils estiment qu\u2019elle serait à peine suffisante pour faire face aux besoins les plus urgents.La paroisse des Trois-Pistoles à «donné $968 tant en effet qu\u2019en argent, en faveur des incendiés du Saguenay.La paroisse de Joliette a également souscrit $315.73 en faveur de ces malheureux incendiés.- Les citoyens de Chicago or.t souscrit une somme de $489 pour les incendiés, dont $303 pour ceux de Québec et $186 pour ceux du Saguenay\u2014 Les moulins à farine de MM.Parkins, à la Côte St.Paul» ont été entièrement détruits par le feu le 6 juillet, La perte est de 75,000 minots de blé et une immense quantité de farine.\u2014 La pêche au saumon, cette année, n été trés-abondante.On rapporte qu\u2019à Gaspé il en a été expédié 8,100 gnarts.LA RECOLTE.\u2014 Le blé est récolté dans le Kentucky et le sud de PHitinoia, de l\u2019Indiana et de l\u2019Onio.Cette récolte est en général meilleure qu\u2019on ne s\u2019y attendait.Quant aux autres produits, ils ont, à peu près partout, une trés-belle apparence.Les orages et ta grêle ont causé de grands dommages dans plusieurs localités.Un de nos abonnés nous éerit du comté de Coshocton, Ohio : Nous faisons Ja moisson des bléa qui ont été en bien des endroits endommagés par la grêle.Les champs qui ont été épargnés par la grêle, ne «lonneront eux-mêmes qu\u2019une demi récolte, le mais n\u2019est pas très-avancé pour la saison.* Une dépêche de Chicago nous donne les nouvelles suivantes : \u2018 La récolte du blé est presque terminée dans le sud de l\u2019Illinois.On assure que c\u2019est ls meilleure que l\u2019on ait fait dans cette région depuis bien des années.Le maïs est beau.\u201d* * Voici maintenant les renseignements gue nous trouvons dans le dernier rapport du Conseil d\u2019Agriculture, de Washington : « De toutes les données fournies à ce Bureau par ses correspondants et par les journaux, on peut conclure que la récolte de blé de cette année sers de plusieurs millions de boisseaux inférieure à cells de 1869.L\u2019Hlinois\u2014l?Etat le plus important par son blé\u2014en récoltera 17 p.c.de moins que l'année dernière.La Californie qui, eu égard à su populations produit beaucoup plus de blé qu\u2019aucun autre Etat, n\u2019en donners pas, comme en 1869, 21,500,000 boisseaux ; elle en donnera à peine quinze millions.La moyenne «du rendement, pour tout le pays, sera d\u2019environ douze boisseaux.?* \u2014Nous donnons ces chiffres pour ce qu\u2019ils valent, et sans jurer que les spéculateurs n\u2019y ont pas touché, Dans ces derniers temps, Ja spéculation à ia hausse à fait rage sur les marchés de l\u2019Ousst, et principalement sur celui de Chicago.C\u2019est pour cela que nous n\u2019acceptons que aous bénéfice d\u2019inventaire les ranuvais bruits qui courent sur la récolte de blé.\u2014 Phare des Lacs.SR BEOETTES Pour fumer la viande Ceux qui n\u2019ont pas de petite maison spécialement destinée à cet usage, peuvent se servir d\u2019un tonneau vide de mélasse, et pratiquer près de la terre une ouverture assez large pour y pas- GAZETTE DES OAMPAGNES \u2014 ser une casserolé avec quelques charbons, Les copesux seca d\u2019¢- rable sont le meillear aliment de le fumée, qui ne doit fire en plus grande quantité qu\u2019il n\u2019en faut pour entourer le jambon.Les copeaux exigent plus de feu, par conséquent peuvent plus facilement occasionner l\u2019incendis.ceux qui ne peuvent point se procurer de tonneaux vides de melasse, peuvent se servir également de grandes boîtes, par exemple de boîtes vides de marchandises.\u2014 F.G.\u2014 Semaine Agricole.Pour mettre le bardeau à l\u2019épreuve du feu Mettre dans un vaste pe 1 minot de chaux vive, à minot de sel de saumure et & ou 6 livres (le potasee ; répandre aur le tout de l\u2019eau en quantité suffisante pour faire fleurir ia chaux, et dissoudre la potasse et le sel ; plonger dans cette solution les boîtes de bardeaux par un bout, et ensuite par l\u2019autre, et les y laisser chaque fois, pendant deux heures.Enfin, quand le bardesu est employé, laver deux fois de suite, tous les deux ou trois ans, le bardeau sur le toit, avec l\u2019eau de Ia solution.\u2014F.G.Pour obnserver le cuir Faire fondre dans le même vase, 20 parties de suif et 3 parties de résine, et bien méler le tout.Dans un autre vase, faire dis- sourire 7 parties de bon savon à laver duns 70 parties d\u2019eau de luie pure.Faire bouillir le contenu de ce dernier vase, y mêler k conteuu du premier, et faire bouillir de unuveau.Cette solution conserve le cuir des chaussures et les harnais surtout.\u2014F.G.Contre les éeuptions Faites dissoudre du sel Epsom (sel à purger) et lavez-en les parties malades deux ou trois fois par jour.Contre les sueurs nocturnes Prenez quinze à vingt gouttes d'élexir de vitriol une on deux fois par jour ; la dernière devant être prise le soir avant de se coucher.temps en temps on peut y subetitoer du thé de sauge froid.Moyen facile de faire du cirage liquide Prenez deux onces cle noir de fumée, une demi-cuillerée à soupe d'huile douce, une demi-once de sucre brun.Mélangez parfaitement ces tois substances ensemble, pois ajoutez pen a peu un derniard de bière et une cuillerée à thé de gomme arabique.Agitez le vase pour faciliter la dissolution de la gomme arabique, après quoi on peut en faire usage.FEUTILI.EBTON LA FILLE SU BANQUIER SECONDE PARTIE xvi Comment Charlot trouva moyen de pénétrer dans une maison inabordable.(Suite.) Le Docteur réfléchit an moment, et continus avec plus de caime.\u2014 Soyez discret et eilencieux ; vous pourrez encore avoir besoin de moi ! n\u2019ayez pas peur ; je serai près de vous, quoique invisible, à l\u2019heure du danger, et quand vous m\u2019attendrez le moine, vous me trouverez à vus côtés.11 leur dit adieu d\u2019un geste rapide, ot avant que Georges fut revenu de sa surprise, il avait disparu.France et Charlot se trouvèrent ainsi seule dane ln rue.Que faire 7 Afin de s\u2019assurer de la vérité de ce qu\u2019on venait de leur dire, ile ne risquaient rien à sonner, et à demander.si on leur ouvrait, des renseignements sur une personne imaginaire.Charlot profiterait de cet instant pour reconnaître les abords de la plage GAZETTE DÉS CAMPAGNES 119 Ils approchèreat donc de ia porte, et Charlot ee tint autant que possible dans l\u2019ombre.Georges sonna.pas de réponse.Il sonna encore, mais sans plus de succès.; Après avoir attendu près de dix minutes inutilement, ile rega- gnérent tristement l\u2019autre côté de la ru.\u2014 Je ne quitterai pas d\u2019ici avant d\u2019avoir trouvé moyen de la sauver, dit Georges ; mais d\u2019abord, nous ferons bien d\u2019examiner les rues voisines ; comme cela, personné ne pourra entrer ni sortir sans que nous le sachions.\u2014 Si quelqu\u2019an entre, qu\u2019est-ce qui nous empécherait d\u2019entrer en même temps ?demanda Charlot\u2014 Pour qu\u2019on nous anisiese et qu\u2019on nous jette à la porte.Non, non, le docteur Raymond avait raison ; nous n\u2019svous de chance de succès qu\u2019en étant prudents.Tout en causant ainsi, ils se tenaient cachée par l\u2019angle d\u2019un mor, lorsque tout à coup ils entendirent ie bruit des roues d\u2019une voiture, à l\u2019entrée de la rue.~ Si cette voilure va dans cette maison, dit Charlot, avec réeo- tution, je la svivrai.; La voiture approchait lentement, et à la lumière des lanternes, nos amis virent que le cocher, qui iaissait flotter les rênes, était à moitié endormi sur son siége.Ils se glissérent tout près.\u2014 C\u2019est Rodolphe Mortagne, peut-être, murmoia Georges\u2014 Non, dit Charlot, qui avait jeté adroitement un coup d\u2019ail dans la voiture ; elle était vide.Alora une pensée lui traversa I'seprit avee la rapidité de 18- clair.\u2014 Ecoutez, monsieur Georges, dit-il, en saisissant le bras de son compagnon, st en lui parlent vivement à l\u2019oreille.Cette voiture va év.demment dans la maison.J'ai uu plan, je n\u2019ai pas le temps de vous l\u2019expliquer ; mais si vous aimez Emma Keradeuc, laissez-moi faire.Restez ici, et avant qu\u2019il se soit écoulé ane heure, j'ouvrirai cette porte en \u2014 Etes-vous fou, Charlot ?\u2014 Non, non ; Sez-vous à moi, une fois.Ne bougez pas d'ici, monsieur Georges, ne z pes avant que je vous appelle.Sans attendre de Téponee, Charlot glissa le long du mur, et atteignit la voiture juste au moment où elle allait s\u2019arrêter devant rte.cocher fit entendre un coup de sifflet long et retentissant.La résolution de Charlot fat prise en unclin d\u2019œil.I! passe sous la voiture, s\u2019occrocha aux ressorts, avec les pieds et les mains, et resta ainsi suspendu entre ia terre et la boîte.Un petit guichet s\u2019entr\u2019ouvrit dans la grande porte, et une figure apparut dans l\u2019ouverture.\u2014- Ah ! c\u2019est vous John, dit ane voix.\u2014 Qui voulez-vous que ce soit ?répliqua le cocher en riant ; ouvrez la porte.\u2014 Oui, mais pas avant que vous ne m\u2019ayez donné le mot.Je n'ai pas oublié mes ordres.= Alerte ! Etes-vous content ?\u2014 Cela suffit.La lourde porte roula sur ses gonds.Un instant la voiture entra dans la cour, et Charlot y pénêtra bravement avec elle.La porte se referma avec bruit, et France, qui se tenait en face, le dos appuyé contre Is muraille, resta seul dans Is tue.et vous entreres.> EVIL Dane ja forteresse La voiture traversa une cour large et mal pavée, et s\u2019arrêts vous one remise, Charlot se tint constamment suspendu aux ressorts, et sans être aperçu, tandis que le cocher descendit de son siège et dételu ses char x.Ce qu\u2019il fallut d\u2019énergie an jeune marin T conserver aa position et ne pas bouger, on le comprendra a ent.Pendant que le cocher s\u2019oceupait de sa besogne, le portier lui demanda pourquoi il rentrait si tard.\u2014 Je n\u2019ai pas eu le choix, parbleu! répondit Ia edcher.Ce n\u2019est que ce soir que j'ai reçu l\u2019ordre de :me tenir prêt à partir pour un long voyage, demain matin, et la voiture avait besoin de réparations.\u2014 Un vo: ! répéta le portier ; alors, les deux françaises vont changer de quartiers ?« Les deux / se dit Charlot ; qui peut être l\u2019autre ?Car, comme tous les habitants de Saint-Servan, il s'était per- anadé que la pauvre Jeanne avait péri en tombant dans la mer.Certainement rien n\u2019était plus loin de son idée que de penser qu\u2019elle était la compagne d\u2019Emma.\u2014 Bavez-vous où Monsieur va les conduire ?demanda le portier, qui était curieux comme tous ses pareils.\u2014 Non, et si je le savais je ne le dirais pas : quand je auis payé pour ler un secret, jo le garde.\u2014 À moine qu\u2019on ne vous offre davantage pour le livrer, mor- murs l\u2019autre.Le cocher allait répondre avec colère, quand son camarade lui frappa doucement sur l\u2019épaule.\u2014 Allons, allons.ne vous fâchez pas, dit-il; je serais désolé de vous offenser.Venez avec moi prendre un petit verre, avant de vous coucher.La porte se gardera bien toute seule, d\u2019eutant mieux, qu\u2019à présont tout le monde est rentré.\u2014 Vous n\u2019avez pas été dérangé, depuis tantôt ?\u2014 Non ; quelqu\u2019un a bien sonné, mais comme ou & pas donné le signal, j'ai laissé faire.ls poussérent alors les portes de l\u2019écurie, et s\u2019éloignêrent, à la grande joie de Charlot.Il était temps, car ses forces le trahissaient, \u2014 Ouf ! fit-il, en se Jaissant tomber à terre ; di ces imbéciles étaient restés quelques minutes de plus, j\u2019étais perdu.I s'approche de la porte, et l\u2019entr\u2019ouvrit avec précaution.Tout était silencieux dans la cour.Il attendit quelques minutes sans bouger, de crainte que le cocher ou le partier n\u2019eussent oublié quelque chose.Puis il sortit tout doucement, et se tenant dans Pombre, il observa la place tout autour de lui.La maison, qui était située au fond de la cour, était sombre et silencieuse comme un tombeau, pas un signe de vie, pas un filet de lumière aux fenêtres.La loge du portier était à main droite, et elle était éclairés par une petite lampe.Charlot se glissa de ce côté, tout le long du mur.La porte btait à demi poussée.Il entre, et 6e trouva dans une sorte de petite boîte, dont tout l\u2019ameublement consistait en un lit, ane table et une chaise.Mais Charlot ne prit pas le temps d\u2019inventorier son contenu.11 aperçut ce qu\u2019il cherchait, la clef.Il la prit, et sortit vite.Une seconde aprés il l\u2019introduisit dans la serrure de ln grande rie, \u2014 apeit., epsit.murmura-t-il, en approchant ses drres do i ouvertare.Geo n\u2019attendit pas longtemps.rges accournt, et se glis-a par Pentrebaillement.Puis la porte se referme iramédiaterment, p P = Comment avez-vous pu, commença Georges, mais Charlot arréta.je vous expliquerai cela plus tard, dit-il.Ce que nous avons à faire, pour le moment, dit-il, c\u2019est de pénétrer dans cette maison, oar j'en ai enten-la assez pour être convainou de l\u2019honnêteté de notre ami noir.Mademoiselle Emma est là.Et il indiqua en parlant, le sombre bâtiment dans l\u2019ombre duquel ils se tenaient.Le cœur de Georges France buttit violemment.\u2014 Je vais essayer, dit-il, si vous voulez veiller ici, tandis ve.a Charlot l\u2019interrompit de nouvean.\u2014 Non, M.Georges, il a été convenu que nous partagerions le danger, et il peut y en avoir derrière ces murailles.\u2014 Tu es un noble cœur ! dit Georges, en lui serrant la main.Lnissant de côté la grande porte, à laquelle on arrivait par un sscalier en pierre qu\u2019éclairaient en oe moment les rayons de lu lune, ils drent dans une petite cour, et examinérent les alentours de Ia maison.lle virent plusieurs portes qu'ile essayérent l\u2019ane aprés l\u2019autre.Toutes étaient barrées en dedans, Un profond silence régnait dans l\u2019hôtel.= Que faire ?dit Georges, en se retirant dana Vembre.= Parbleu | briser l\u2019une des portes, répondit Charlot 3 do bois Re Ep rn gene Kg\" sa ER ve - ry mn ene A em os \u2014\u2014y = 120 GAZETTE DES CAMPAGNES eat tont pourri ! Georges secur la tête, \u2014 Nous alarmerions la m sans la sauver.\u2014 Si seulement il y avait une fenétre sans volets, fit observer Charlot\u2014 Regarde.rompant.Et il indiqua une fenétre qui étail à huit ou dix pieds de terre.Elle était protégée seulement par des barreaux en bois, et semblait donner eur tee cuisines.\u2014 Je vaie monter eur tes épaules, aisément jusque là, [1 ne sera pas reaux.s ; \u2014 Mais je ne vois pas comment je pourrai vous auivre, dit Charlotaison, dit-il, vt nous nous perdrions .en voilà une ! répliqua Georges, en l\u2019inter- Charlot, et ainsi j'atteindrai difficile d\u2019arracher les bar- \u2014 Cela ne serait pas possible ; mais il n\u2019ya pas d\u2019autre chance | i monsieur Georges, «dit Charlot, avec Un {eur le terrain Avenue Mout-Royal, près de Mile-End.que ce soit, | tandis que vous.: de succès.\u2014 Vous avez raison, accent de tristesss ; et je comprends quil vaut mieux vous ; mademuiselle Emma préférera devoir son salut a vous plutôt qu\u2019à moi ; je ne suis pas assez fou pour ignorer cela.Georges saisit la main de Charlot, et la serra fortement.\u2014 Eile saura tout, répliqua-t-il, et elle appréciera votre noble dévouement ; mais, je vous en prie, Charlol\u2014 En voila assez se dit la dessus.Je veillerai, \u2014 il s\u2019arrêta un moment, puis ajoula avec vu soupir, cher mademoiselle Eminu.Tout en parlant, ils étaient approché de la fenêtre.\u2014 Etes-vous armé ?demanda Charlot\u2014 Non, par une étourderie im pardonnable, jai oublié de prendre mes pistolets.\u2014 Prenez les miens, dit Charlol, en lui donnant ses armes, à présent montez, et que le ciel vous proiége.Charlot baissa le dos de façon que George pût monter sur ses épaules, el puis, il se releva tout oucement jusqu\u2019à ce que son compagnon pût saisir les barreaux de la fenêtre.France en prit un, l\u2019arracha, et le passa à Charlot qui le laissa tomber à terre.Puis un second et un troisième suivirent le premier.L'ouverture était maintenant assez grande pour que le corps d\u2019un homme put passer, et Georges, au moment où Charlot lui murmurait \u201cbonne chance\u201d saisit le bois de la fenêtre, et se hissa dessus.Une seconde après il avait disparu La première partie de sa difficile entreprise était accomplie.La pièce dans laquelle Georges s\u2019élait ainsi introduit sans oé- réinonie, était, ainsi qu\u2019il #*y était attendu, ue sorte de cabinet rempli d\u2019une foule d\u2019objets au milieu desquels 1l Jui fallut marcher avec précaution pour Lie rien renverser.Hi rencontra enfin la porte, l\u2019ouvrit et se trouva noir qui conduisait à un escalier.El eut le soin d\u2019ôter ses brodequins.\u2014 Si je rencontre quelqu\u2019un, ee dit-il, je lui saute à la gorge, sans lui laisser le tumpe de crier ; et puis, lui mettant le canon du pistolet sur le front, je le forcersi a me condusrs a l\u2019appartement où Emma été enfermée.Muis il n\u2019aperçut pas un ombre, tandis que, d\u2019ua chat, il gravissait l'escalier.; Un bruit de voix arrivait bien ju squ\u2019à lui par intervalles, mais il était aisé de voir que ceux qui parlaient étaient Jane le bas de la maison.[Jescalier communiquait avec un autre corridor, gni, à son tour, communiquait avec un autre.Cette maison semblait être un vrai labyrinthe de corridurs.À chaque porte, et il y en avait beaucoup.appliqua successivement l\u2019oreille et les yeux.Mais tout était obecurité, et il n\u2019entendit pas le moindre son.11 s\u2019svançait lentement dana le troisième corridor, lorsque sou - dainement, à l\u2019autre bout, apparut une lumière qui se dirigeait vers lui.: Saisissant son {istolet d\u2019une main ferme, il se jeta dans une - sorte de renfoncement formé par un angle daue le mur, et attendit, le cœur ému.\u2014 irez cher- dans un corridor avec la légèreté Georges s'arrêta, et Deux personnes arrivaient le long du corridor, l\u2019un un anglais, portant une petite lampe, et l\u2019autre une vieille négresre, dont les traite d\u2019ébène, contrastaient étrangement avec ses vêtements anos.Elle avait sur son bras un plateau sions Île n\u2019étaient plus qu\u2019à quelques nait Georges, et ce dernier, sachant qu ment découvert, se disposait à s\u2019élancer sur eux, et la femme s\u2019arrêtérent.\u2018 (A continuer.) LE CONCOURS PROVINCIAL, AGRICOLE ET INDUSTRIEL Pour 1870 ouvert au monde entier! URA lieu en la Cité de Montréal, MARDI, MERCREDI, JEUDI et VENDREDI, 13, 14, 15 et 16 SEPTEMBRE, sur lequel étaient des provi- pas de l\u2019endroit où se te- Pil allait être infaillible- lorsque l\u2019homme Prix offerts.512,000 & $15,000 Pour la liste des prix et les blancs d\u2019entrée dans les deux dé- artements, s\u2019adresser au Secrétaire du Censeil d'agriculture, 0.615, rue Craig.à Montréal, ou aux Secrétaires deu Sociétés d\u2019Agriculture de Comté, qui en seront amplement pourvas- Les entrées, dans ie Département Agricole, devront NECES- SAIREMENT être faites le ou avant SAMEDI, le 27 AOÛT, mais pour les produite agricole, ce temps sera prolongé jusqu\u2019a SAMEDI, le 3 SEPTEMBRE, ainsi que pour les objets du De- : partement Industriel.N.B.\u2014Messieurs les concurrents voudront bien faire leurs entrées aux dates spécifiées ci-haut, après lesquelles le Secrétaire les refusera infailiblemeut ; cet ordre étant nécessaire pour terminer les bâtisses et autres préparatifs de l\u2019Exposition.Des arrangements seront faits avec les priucipsles lignes de Chemins de Fer et de Navigation, pour rapporter, FRANCO, 8 des- nation, tout objet ou animal expos qui n\u2019aura pas eté vendu.Pour plus amples informations, s\u2019uilresser an souesigne, Secrétaire du Conseil d\u2019ugriculture de la Province de Québec.GEORGES LECLERE, Secrétaire C, A.P.Q.Montréal, 14 Juin 1870.231 | 1 Chemin de For du Grand Trono à 02 er oetiEs a É RdISSROTILSE| 7 Pape 5p TE ! g: 8 q I i 3 2 É \u201cjs | EEE | > Ig ELE: LÉ > È LE bi qe { Ë : ?2 ip?.(Lots #5 \u20ac ui; Tuam p\u2019Exceason\u2014Partira de la Pointe-Lévi tous les eame- dis aprés-midi à 3-10, arrêtant aux Stations anivantes : 2 à 3-30 \u20146 à 4-15\u201410 à 5-15\u201412 a 5-45\u201416 à 7-0V\u201419 à 7-15- 28 à 8-45.Le train d\u2019excursion repartira de la Rivière-du-Loup tous lea lundis à 5-45 du matin, arrêtant aux Stations suivantes : 19 à 6-40\u201416 à 7-20 -19 à 8-20\u20141 9-10-5 à 10\u20148 à 10-40\u2014 Hadlow a 10-55\u2014Pointe-Lévi a 11-00, "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.