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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 8 septembre 1978
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1978-09-08, Collections de BAnQ.

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[" 3.Raymond Denault hee Royer Ouest 19 rue Le Montreal H2Y 1wW4 fev.7v 6% année Trois-Rivières, Nos 33 34 35 y Vendredi, le 8 septembre 1978 À 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.G9A 419 I\u20ac Bie Tél.378-8404 RGAN Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement $5.00 par année La copie.20 cents Le passé et l\u2019histoire Le temps, à la rigueur, se confond avec le passé, même s\u2019il lui est différent en ce qu\u2019il est immuable.La minute que nous vivons devient aussitôt le passé.Et quand ce passé a pris de l\u2019ancienneté, il s\u2019est enrichi; il se propose à nous, les mains pleines, riche en effet de tant d\u2019expériences.qui nous relient par le souvenir à ceux qui les ont vécues.Nous avons naturellement le respect du temps passé.«Le temps, a dit Virgile, emporte tout, même l'esprit.» Et c\u2019est contre cette conséquence inéluctable du temps que patiemment nous bâtissons l\u2019histoire pour y conserver la mémoire de nos gens, de leurs maisons et de leurs coutumes qui sont pour nous la révélation de leurs façons de vivre.Voilà pourquoi nous aimons l\u2019histoire, \u2014 surtout celle qu\u2019il est convenu d'appeler la petite, \u2014 qui nous permet de retenir la leçon de la terre dont les influences profondes ont déterminé le caractère de ceux dont nous descendons.On pourrait expliquer de deux façons la ferveur quasi unanime avec laquelle les habitants de nos villes et de nos villages tournent leur regard vers le passé pour en redécouvrir les traits essentiels.Tout d\u2019abord, il s\u2019est trouvé chez nous au début des années 30 un homme qui, par son enseignement subtil et convaincant nous a fait prendre conscience de la petite patrie et de tout ce qu\u2019elle représente.Mgr Tessier, un fils de Sainte-Anne, tout imprégné de ces valeurs vraies héritées des siens, sut remettre le passé à l\u2019honneur pour en tirer d\u2019utiles leçons pour le présent.Nous devons à cet animateur l\u2019engouement que suscite présentement la petite histoire dans toute la Mauricie; il a donné aux siens le goût de scruter les papiers de famille, les archives de paroisse et de recueillir le précieux héritage folklorique laissé par nos ancêtres sous forme de récits et de chansons.Mer Tessier fit école.Parmi ceux qu\u2019il entraîna à sa suite, \u2014 et on les compte par dizaines, \u2014 il y eut surtout Raymond Douville qui, avec les années, se révéla l'héritier spirituel de son maître.L'école du régionalisme tri- fluvien eut de bons effets dans toute la Mauricie.Aujourd'hui, après avoir tant écrit sur le passé trifluvien, l\u2019auteur d\u2019Aaron Hart, de La vie aventureuse d'Arthur Buies et de tant de savoureux ouvrages sur le passé, s\u2019est penché plus particulièrement sur celui de Sainte- Anne, sa paroisse natale, et est devenu le maître d\u2019oeuvre de l'admirable collection des Amis de l\u2019histoire, fondée du vivant de Mgr \u2018Tessier et dirigée depuis avec tant de clairvoyance et de dynamisme par le chanoine-curé Charles-Henri Lapointe.Depuis 1972, une centaine de chercheurs inventorient un riche passé.On reconstitue la vie colorée des pionniers.Une vingtaine d\u2019auteurs différents ont publié jusqu'ici vingt-cinq brochures qui constituent un ensemble unique dans les annales de la littératures régionale au Québec.Et le rythme de publication s'accentue.L'exemple de Sainte-Anne a également suscité dans les paroisses voisines un retour aux sources qui se traduit par la formation de comités historiques à l'avenir prometteur Champlain, Batiscan, Sainte-Geneviève, Saint- Stanislas, Saint-Narcisse, Saint-Adelphe sont entrés dans le mouvement, à la suite de centres importants comme La Tuque, Nicolet, Sainte-Thècle.D'autres suivront, à n\u2019en pas douter, répondant à l\u2019appel de ce grand éveilleur qui n\u2019est plus, Mgr Tessier, mais dont nous gardons le vivifiant enseignement.Et il est, une autre raison à ce soudain retour aux choses du passé, c\u2019est sans doute la précarité des temps présents et l'inquiétude, pour ne pas dire l'angoisse, de ceux qui, les premiers, vivent l'expérience hallucinante M.René Ribes, conservateur du Musée d'archéologie et responsable des recherthes.Carole Lapointe, Jean Lacoursière et Marcel Ledac, étudiants La Mauricie préhistorique Le Musée d'Archéologie de l\u2019U.Q.T.R.poursuit ses activités de recherches encore cet été.Sous la responsabilité de M.René Ribes, conservateur du Musée, un groupe d'étudiants a entrepris la prospection archéologique de divers lacs de la Mauricie.Ces étudiants, dans le cadre d\u2019un projet Jeunesse- Canada au travail que dirige Jean Lacoursière, ont visité divers secteurs de la réserve de Saint-Maurice et de la région du Grand Lac Bostonnais, où ils ont repéré 38 sites amérindiens et récolté de nombreuses pièces préhistoriques : pointes de flèches, grattoirs, éc'ats, af- fûtoires, meules, et plusieurs vestiges historiques : haches, vaisselles etc.De plus la découverte de plusieurs tessons de poterie décorés a permis de dater une partie des vestiges au début du Sylvicole moyen, vers 800 de notre ère.Des travaux d'analyse et de classification s\u2019tueront toutes ces trouvailles dans leur contexte chro- nologque et culturel.En plus de ces tâches, les étudiants numérotent et nettoient les pièces, dressent les cartes et les plans de chacun des sites, font de la photographie sur le terrain et au Musée et s'occupent à diverses tâches d'entretien du matériel.L'équipe de prospection composée de cinq étudiants, sans compter M.R'bes, a effectué quatre expéditions durant le mois de juillet et une cinquième en août, d\u2019une durée de dix jours, dans la région du lac Némiskachi, au nord-ouest de la réserve de Manouane.Ils ont réalisé une première dans notre région: la prospection archéologique en plongée sous - marine.Un matériel archéologique intéressant a été trouvé.A notre époque la plupart des lacs des Laurentides ont vu leur niveau augmenter d\u2019un mètre ou plus à cause des barrages qui régularisent le niveau des rivières.Les Amérindiens installaient leurs foyers et leurs campements temporaires sur les plages qui sont maintenant inondées.Nul doute que cette expérience apportera des résultats tangibles, tant au niveau d\u2019un monde nouveau livré à la recherche constante du &; progrès technique et aux valeurs insolites dont il provo- Ë* que l'émergence dans une société désemparée.Par trop inhibé et frusté, l\u2019homme d\u2019aujourd\u2019hui qui se refuse à vivre comme un robot, réagit instinctivement en se repliant sur le passé qui représente pour lui un oasis de paix, un îlot de tranquillité, un hâvre de grâce dans un monde tourmenté.La recherche du passé, l\u2019engouement pour le patrimoine - sous l\u2019angle de l\u2019histoire- naissent donc du refus d\u2019un genre de vie dérisoirement vidé de tout sens que voudrait imposer un matérialisme outrancier, L'étude historique sous toutes ses formes se propose comme un antidote à trop de poisons dont on voudrait gaver l\u2019esprit.Aimer les anciens et s'intéresser à ce qu\u2019ils ont vécu devient pour l\u2019homme contemporain l\u2019une des manifestations de son complexe de survivance.Clément Marchand du matériel archéologique re- cveilli qu\u2019au niveau de la méthodologie de l\u2019archéologie sous-marine.\u2018D\u2019autre part l'aménagement d\u2019une nouvelle salle d\u2019exposition permanente va bon train au Musée d'Archéologie.Une équipe de cinq personnes, graphistes et diplômés en arts plastiques, placés sous la responsabilité de M.René Verrette et faisant partie dun projet Canada au Travail, a conçu et préparé le montage du matériel didactique: tableaux, textes explicatifs et guide du Musée.Les grandes étapes de l\u2019évolution de la Vie sont présentées sur des tableaux explicatifs et appuyées par divers fossiles recueillis au Québec et ailleurs.Les plus anciens spécimens sont vieux de 425 millions d\u2019années.Des mollusques, des plantes et des dents de requin illustrent le foisonnement de la Vie et un tableau géologique four- nt les principaux repères chronologiques de l\u2019aventure terrestre.(Suite à la page 8) DCE ET CEST ; 24 4 Prospection sur le bord d'un lac en Haute-Mauricie.Un examen très altentif du sol est nécessaire pour découvrir des vestiges. Page 2 LE BIEN PUBLIC L'OEUVRI Que fait celui qui écrit?Que fait celui qui lit?Tout ce que fait l'homme qui travaille, mais à un degré éminent.Le livre, la lecture, c\u2019est par excellence l\u2019ouvrage, toujours le même et toujours autre.Cet ouvrage, l\u2019auteur le produit en se produisant, en traduisant des réalités naturelles et humaines.L'auteur écrit à partir d\u2019une certaine forme de la culture, de certaines données extérieures et inférieures, d\u2019un état du langage, de certains documents, de certaines lectures, à partir aussi d\u2019éléments très matériels, très objectifs: papier, encre, imprimerie, caractères, reliure, couverture.Autres oeuvres d\u2019autres humains.Voila, c\u2019est produit.Un nouveau livre est lancé, libéré: Histoire de La Tuque à travers ses maires (1911-1977) par Lucien Filion aux Editions du Bien Public des Trois-Rivières (262 pp., avec cou- verture-dessin signé Raoul Maillet, 115 photos et histoire toponymique, $8.00).Remarquons bien que jadis Raoul Maillet signait la couverture du précieux Album Souvenir du cinquantenaire des Frères Maristes de La Tuque (1911-1961) Ne faut-il pas imaginer de plus cet ouvrage du Maire Filion rayonnant fort confortablement à coté de ces autres livres qui traitent de La Tuque, cette plaque tournante isolée ou isolante avec son va et vient vers l\u2019Abitibi, le Lac St-Jean et Québec ou Trois-Rivières: La Mauricie par Raoul Blanchard (Ed.du Bien Public, 1950, 176 pp.), Au Coeur de la Mauricie (La Tuque), par Lucien Desbiens (Ed.du Bien Public, 1937, 66 pp.), Horizons Mauriciens par Sylvain (Ed.du Bien Public, 1962, 144 pp.) et l\u2019Histoire de la Ville de La Tuque par son ancien greffier, Aldori Dupont (éd.ronéotypée, 1962, 225 pp.) pour ne rien dire des monographies touristiques, commer- Inédit ciales ou industrielles presque annuelles.Ce livre produit d\u2019un maire lettré est une réalité: on le voit, on le touche, on peut même le lire.De toutes manières et toutes ma- tires, ce n\u2019est donc pas rien.Avant de l\u2019écrire, l\u2019auteur en avait une idée, il avait au moins le projet de l\u2019écrire, mais entre cette idée et le volume où elle se réalise (hauteur - largeur - profondeur), je trouve la même différence qu\u2019entre le désir de la chaleur et le poêle qui me chauffe ici au Lac Chat en Haute-Mauricie.Le volume écrit et édité est pour l\u2019auteur une réalisation une innovation extraordinaire, imprévisible et telle qu\u2019il lui est impossible, sans l\u2019écrire et sans le support de l\u2019éditeur, de se représenter ce qu\u2019il pourra être.Maintenant il apparaît à l\u2019auteur et au lecteur comme une nouvelle expérience, dont les effets, si consciemment qu\u2019ils soient produits, nous échappent, en face de laquelle nous ne pour- .rons pas nous retrouver les mêmes, pour cette raison: c\u2019est qu\u2019en présence de quelque chose d\u2019autre nous devenons autres, mais pour cette raison plus décisive encore: c\u2019est que cette chose autre - le livre - dont l\u2019auteur n\u2019avait qu\u2019une idée et le lecteur qu\u2019un désir de lire et que rien ne nous permettait de connaître à l\u2019avance, c\u2019est justement nous-mêmes, auteur et lecteur, devenus autres.Le livre, produit écrit et imprimé, entre dans le monde où il accomplit son oeuvre de transformation et de mutation.Lui aussi est le présent et l\u2019avenir de beaucoup d\u2019autres choses.Pour l\u2019auteur et le lecteur, l\u2019existence sera ce qu\u2019elle n\u2019était pas.Le livre n\u2019est-il donc rien?Pourquoi alors l\u2019action de fabriquer un poêle peut-elle passer pour un travail qui forme et entraîne l\u2019histoire et pourquoi l\u2019acte d\u2019écrire, d\u2019écrire, d\u2019éditer, de lire, appa- Vendredi, le 4 août 1978 Un maire écrivain raconte Une ville de l'arrière pays par ROLAND HOUDE rait - il comme une pure passivité, une jouissance parasitaire, un loisir, une vanité qui demeure en marge de l\u2019histoire et que l\u2019histoire entraîne malgré elle?Le livre, travail d\u2019Hercule comme tout travail.Mais différent, parce que plus persistant et transparent.L\u2019un dans l\u2019autre, pour l\u2019autre plutôt que rien d'autre.On peut se chauffer avec le bois ou le poé- le de l\u2019autre.Mais on ne peut ni parler, ni écrire, ni lire avec la main, la langue ou les yeux de l\u2019autre, à moins d\u2019être l\u2019autre et pour devenir encore autre.Aux alentours de 1908, l\u2019activité devint fébrile dans le Haut- Saint-Maurice: impulsion 'vigoureuse donnée à la fabrication de la pulpe et du papier, construction du chemin de fer Transcontinental, naissance du Village de La Tuque avec incorporation municipale en 1911.C\u2019est donc l\u2019histoire des maires de La Tuque que l\u2019auteur a décidé de consigner dans un volume.Des premiers magistrats: Wenceslas Plante, Alphondor Roy, Emile Hardy, Wellie Juneau, Réal Gravel, F.-X.Lamontagne, Omer Journault, Omer Veillette, Joffre Pilon, Onésime Dallaire et bien sûr, Lucien Filion, l\u2019auteur qui dirige avec doigté cette ville depuis juillet 1961.Ce volume constitue maintenant un modèle d'éclairage et d\u2019éclaircissements sur les liaisons politiques et économiques d\u2019une ville aussi bien que sur la mobilité des hommes publics à l\u2019intérieur d\u2019une région et d\u2019une province.A preuve, ce chapitre important pour l\u2019histoire du Québec (p.111-32) consacré à la vie publique d\u2019Onésime Dallaire de 1926 à 1961 ou ces pages délicates qui retracent la carrière du maire ouvrier Omer Journault (63-81) ou encore toute cette histoire locale d\u2019un corporatiime provincial qui s'implante vers 1920: la gérance municipale sans oublier, bien sûr, cette description ponctuée du L'AVEU Krach de 1929 qui fut aussi celui d\u2019un maire \u2018génie de la finance\u201d.Ce livre nous offre un autre modèle.Celui d\u2019un maire écrivain, d\u2019un maire historien qui remet à ses concitoyens ce qui leur appartient: leur histoire.Un livre, leur livre qui devrait se trouver non seulement à l\u2019entrée de leur bibliothèque municipale (une des plus coquettes et des plus efficaces de la province) mais également à l\u2019entrée de tous les édifices municipaux et scolaires de la ville.Par ordre du Conseil.À côté de la devise du Québec \u201cJe me souviens\u201d, et des armoiries de cette ville, \u201cIndustriis et labore cresco\u201d en traduction s\u2019il le faut.Continuerons-nous longtemps à parler de la place et de l\u2019importance du livre au Québec sans lui faire de place?Et pour les historiens (petits ou grands) quelle sera l\u2019utilité de ce travail?Comme si la question se posait encore, par surcroît! Donnons un exemple.Quand Mgr Tessier, esquissant la campagne de promotion d\u2019un chemin reliant La Tuque aux Grandes Piles et Grand\u2019Mére, maintient que \u201cC\u2019est à l\u2019été de 1920 que débuta la campagne.Elle fut amorcée par le maire Lalonde, de La Tuque, qui convoqua une Cinquantaine de délégués du gouvernement et des municipalités.\u201d (Jean Crête et la Mauricie, Ed.du Bien Public, 1956, p.64) nous nous apercevons, à l\u2019aide de l\u2019œuvre de Lucien Filion, que Mgr Tessier fait erreur puisque Emile Hardy est alors maire de La Tuque (17 janvier 1920 - 7 mars 1921) et le notaire Lalonde de Grand\u2019Meére.Petit détail ?Oui, sans doute.Mais tout est détail.Allez-y voir, prenez la 55.Lac Chat, ROLAND HOUDE Haute-Mauricie Université du Québec Août 1978 à Trois-Rivières.QUAND ON EST EN VACANCES L'ADIEU Mon ciel de joie s'est obscurcé -déjà l\u2019'automme des amours ?- Sur nos deux coeurs pourtant S'était arrêté le temps pour nous permettre de s'aimer: tu ne me disais pas les mots inventés par les autres et tu n'appuyais pas ta bouche sans un goût de miel ou de rose.Ton silence obstiné me fait mal et m'atterre - j'aurai donc tout souffert - N'appelle plus sur moi les caprices des nuits, ne me réveile pas de toi, ne me sors pas de l'ombre, n'agite pas l'écho où meurent les sanglots, Mon regard de blessure refles de ta morsure a précédé l'hiver.Marcelle Bachand-Fournier Au bout de la route, à mille lieux de tout frisson, ces mains décharnées s'acharnent à tirailler la prison inéluctabe qui semonce les barreaux abominables.Une main coupée, l'autre sanglante follement décrépies, aboient dans la nuit narquoise, où se réfugie la plainte arborée comme la pluie mélancolique dans sa grâce légitime.Des taureaux sanguinolents rôdent prudemment sur la côte: ils voient d'immenses voiles, des cratères géants, puis l'arène où le jour crèvera.Ne demandez pas aux larmoyants buissons d\u2019éteindre la vocanique usure du temps et de l\u2019espace! Un homme marche seul sous les floraisons amies, c'est le vent égaré, c'est ce sourire d'un homme pandu, c'est encore l'infâme tristesse qui coud la lune entière par peur de révéler des tourments assidus.Naguère, à la saison lumineuse, des barques longeaient le quai à la quête d'une osmose inquiétante.Cet homme a pleuré sans cesse l'absence aux profondeurs salissantes et l'âme manigançait une révolte par pure volonté en puissance.Avouez votre crime clamaient les grands trésors de la mer opaque.Le jour se leva avec une autre pensée.Qu'est-elle demanda la conscience?Et l'homme ne put répondre car s'étalait sa peine aux austères légions d'un coeur.Les incartades trahies, (non, ce n'est pas vrai) désorganisèrent le rôle suprême de ce sang qui giclait, de cet astre qui dardait son épisode amoureusement.\u201cNon, ce n'est pas vrai\u201d, se répétait invariablement celui qui jadis épousa un coeur jusqu'à la trahison.Ne ruisselez pas de larmes aux vestiges raidis ! Notre âme a vaintement recherché la chevauchée astucieuse, Dans cette infinie rurbulence, l'homme ne connue que le désert.Pleure-t-il qu'il ne veut ni admettre la vérité ni refuser le mensonge.Voyez cette loque épuisée, c'est l'ombre langoureuse où la haine promet un râle inexprimable.Aux volutes méchantes bien qu'inoffensives, la violence de cette douceur n\u2018empéchera pas la justice de vivre, Depuis ce temps aux grèves effondrées, je masque mon visage comme pour lui dire: n'offre pas l'hypocrisie vaniteuse au coeur qui t'ausculte, la torche éphémère de cette noirceur ne saura ni recueillir l'amour ni balbutier qu'évidemment la morsure de la justice n'a pas quémandé son consentement.Voilà pour ce soir, très cher lecteur.D'autres horizons viendront car il n'est permis ni à toi ni à moi de juger un temps inoubliable car, voyez-vous, il aimait, ce coeur chancelant, il aimait, ce coeur méchant.Marc Gariépy Il y en a qui prennent des vacances pour se reposer de ne rien faire à l\u2019année longue.\u20140\u2014 Les vacances les plus suaves sont ordinairement les plus courtes.Quelques jours en trop et tout peut se gâter.\u20140\u2014 Voulez vous savoir jusqu\u2018où quelqu\u2019un peut aller ?Observez-le en vacances.\u2014\u2014 ll y en a qui travaillent plus fort en vacances, pour s'amuser, qu\u2019en toute autre période de l\u2019année.\u2014o0\u2014 Les vacances sont une indication très précise que l'homme est fait pour batifoler.M.H. Vendredi, le 8 septembre 1978 BEBBBBBBCE RD BBCECEBEEE r le bien ECECEULELULELLLELEUEE COULEUR DU TEMPS Au pied d'une stèle L\u2019apostolat du sourire, de l\u2019accueil, voilà ce que pratiquait mon ami Réal, décédé récemment.De bon conseil, toujours prêt à écouter l\u2019autre avec attention, Réal s\u2019en allait sereinement dans la vie qu\u2019il aimait tant.Voyageur enthousiaste, homme cultivé, curieux de tout, causeur estimé parce qu\u2019il savait écouter autant que parler avec discernement, à la hauteur de touies les circonstances petites ou grandes, il plaisait à tous, rare don.Profondement dévoué aux siens, il ne cessait d\u2019embellir sa chère maison et c\u2019est en vaquant à ce soin, étrange destin, qu\u2019il trouva la mort.Mort instantanée, brutale, mais au fond mort douce puisqu\u2019elle lui épargnait les longues souffrances que des blessures moins graves auraient pu lui causer longtemps.Mort douce encore puisque la maladie n\u2019avait pas fait de long chemin dans sa chair comme il arrive pour tant d\u2019entre nous.J'avais vu cet ami quelques heures avant son décès.Il m'avait invité à venir le voir dans son jardin.L'homme propose mais Dieu dispose.Tous ses nombreux amis et connaissances ont été stupéfaits de sa mort rapide et complètement inattendue.Il était dans la cinquantaine et était promis à plusieurs années d\u2019activités encore.Ami de la musique il venait de se procurer un orgue et prenait depuis quelque temps activement des leçons.Ce qui prouve qu\u2019il avait gardé sa jeunesse d'âme, ce pouvoir de s\u2019enthousiasmer malgré l\u2019âge mûr.Réal vivait l\u2019instant présent avec intensité; peut-être suivant-il ainsi le conseil d\u2019André Gide dans ses Nourritures Terrestres.Vivre l\u2019instant présent, n\u2019est-ce pas le conseil sage de l\u2019Ecriture sacrée ?Tout à l'heure j'irai aux funérailles.Contrairement à l\u2019habituel, j'irai y prendre une leçon d\u2019optimisme, car par-delà le tombeau l\u2019ami semblera nous dire d\u2019avoir confiance.Lui qui n\u2019avait pas la vertu revêche, je me souviendrai toujours de son bon visage si accueillant.Je suis sûr que du haut du Ciel où le Père l\u2019a reçu les bras ouverts, il continue de nous sourire.Ce sourire a pris maintenant un éclat d\u2019éternité! MAURICE HUOT Claude Hubert, par lui-même (peintre).Je m'explique ici à l\u2019occasion de mon exposition qui se tient jusqu\u2019au 10 septembre au Centre Culturel de Trois-Rivières.C\u2019est depuis quelques années que je poursuis une quête inlassable pour exprimer la splendeur.Cette splendeur je l'exprime par l'unification d'une structure centrale, indéfectible par son action.L\u2019unification est composée de spectres en couches supperposées de couleurs impalpables.Cette forme que j\u2019applique sur toile, je l\u2019élève au niveau de la splendeur, elle est constituée d\u2019une lumière originelle, conservant son rayonnement par son action créatrice, elle est la pulsation du coeur, la vibration de l'âme et l\u2019instantanéité fulgurante de l\u2019éclair.C\u2019est une sorte de luminosité violente, comme la foi brûlante dans laquelle naît la joie d\u2019une fusion quasi amoureuse de l'âme et du bien.Il ne faut pas oublier que l\u2019art n\u2019est rien d'autre que l\u2019histoire de ces crises recherchant perpétuellement un fondement plus fondamental.C\u2019est aussi le miroir du destin, c\u2019est un discours sur le réel, le vécu et les mises en question de l\u2019époque.Elle peut d'autre part être intimement liée au comos, ne suscitant aucune question relative à la vie et la production de son auteur, mais chez moi, c'est l'existence sublimée qui jaillit de mes toiles.Je m\u2019arréte ici et je vous invite A venir me voir et a découvrir la joie qui se cache dans le fond méme de l'être et la bonté de toutes les bontés réunies.LE BIEN PUBLIC IMPRESSIONS Un promoteur avait laissé entendre qu'il organiserait des représentations de tauromachie au parc Olympique en mettant en vedette un grand toréador d'Espagne.Si cela vise à renflouer les déficits du parc Olympique de Montréal, on peut dire que ce sera prendre le taureau par les cornes.\u20140\u2014 En politique, il s'agit moins de savoir si on a discuté de tout que si on a satisfait tout le monde.\u2014o\u2014 On peut tout obtenir des gouvernements actuels pourvu qu\u2019on sache tricoter.\u2014 Le vice est toujours dans l\u2018exagération.Ainsi trop de pudeur ne vaut pos mieux que trop de laxisme.\u20140\u2014 Après avoir assez réfléchi, mieux vaut poser un geste que de s\u2019éterniser dans le pour ou le contre.\u20140\u2014 Dommage qu\u2019il n\u2018y ait pas de cours spéciaux de parachutage pour les politiciens.Ces derniers sauraient au moins dans quelle circonscription se laisser choir.\u20140\u2014 Les plaidoyers pro domo n\u2018ont jomais attendri personne.\u2014=0\u2014 Démosthène disait 348 ans avant Jésus-Christ qu\u2019il n\u2019avait jamais reçu de cadeau de Philippe de Macédoine pour l\u2018incliner à tromper les Athéniens.Comme quoi las pots-de-vin ne sont pas d'hier.\u20140\u2014 Qui dit non aujourd\u2019hui peut bien dire oui demain.Avis à ceux qui prennent un non ou un oui pour une réponse définitive.\u2014C\u2014 Méme un fon en chiffres est désarmé par un fort en mots.\u20140\u2014 Faire un grand coup d\u2019éclat est bien, mais faire une série de bons petits coups sans éclat est mieux.\u20140\u2014 Si la musique adoucit les moeurs, il n'y paraît guère en notre siècle où pourtant la musique est fort répandue.|l est vrai qu\u2019une grande part de cette musique moderne tient plus du bruit et de la cacophonie que de la musique.\u20140\u2014 Quand le moteur de l'auto chante, le coeur de l\u2019automobiliste ronronne.\u20140\u2014 Il monque quelque chose à la prière quand elle ne se termine pas par un merci.\u2014o\u2014 Il y a des erreurs qui débouchent sur le bien quand Page 3 pubDliC-cecoscesces ECELULEULEELELELEUEEE Autour du Grand Prix Molson Alors que tout avait bien fonctionné jusqu'ici, plusieurs questions se posent après la tenue du dernier Grand Prix olson (Trois-Rivières).Car, il faut bien le dire, malgré une publicité insistante et ampoulée, cette classique vient de connaître un échec lamentable.La pluie peut avoir contribué à éloigner 40,000 des 65, 000 spectateurs attendus.Mais l'insuccès se loge ailleurs; au dire de nombreux amateurs, il réside surtout dans l\u2019incapacité de cet événement sportif à se renouveler.On allonge la piste, mais il devient impossible d'y attirer les têtes d'affiche, les coureurs connus.Cette année, le Grand Prix Molson a arraché au Conseil de ville une décision contesté qui lui a permis d\u2018agrandir son circuit en envahissant \u2014 moyennant un faible dédommagement de $10,000 \u2014 le territoire des hommes à chevaux, et cela pour la durée de la meilleure fin de semaine de l\u2019été.La nouvelle piste a donc été aménagée au coût de $225,000 et, pour y parvenir, il a fallu bétonner partout, chambarder tout un secteur, paralyser la circulation sur des ortères importantes, etc.Hélas, il semblerait que le nouveau circuit ainsi obtenu a déplu, par sa lenteur devant l\u2019estrade des courses, à la maigre assistance et que, de plus, les coureurs en ont critiqué le tracé.Quoiqu'il en soit la course a eu lieu.Il s'agit maintenant de savoir jusqu\u2019à quel point la ville s'est engagée sur le plan financier dans la présentation de ce dernier Grand Prix.On a dit que le Cam (impliqué dans le dossier conjointement avec la brasserie Molson) était un organisme sans but lucratif.Nous voulons bien le croire, mais tel n'est pas le cas de son partenaire, commanditaire assidu, mais non désintéressé, de maints événements sportifs.Comme c\u2019est l\u2018habitude, on misait sur le secours d\u2019Ottawa et de Québec pour défrayer une telle aventure.Heureusement que, de ce côté, les choses ont bien marché.A tel point que l\u2019on est quelque peu surpris de la facilité avec laquelle des gouvernements responsables on* plongé une nouvelle fois la main dans les goussets des contribuables pour souscrire un octroi de l\u2019ordre de $210,000 quand il y a tant d'urgences négligées en tant de domaines.Etont donné ces dons généreux tirés de nos taxes, ne conviendrait-il pas de publier le bilan comptable de toute l\u2019opération.Quand il s'agit de sommes aussi importantes, il est naturel que l'on veuille savoir comment l\u2019argent est dépensé.Le Grand Prix Molson a déjà derrière lui une tradition de succès.|l est tout à l'honneur des directeurs et de leurs collaborateurs bénévoles qui s\u2019y dévouent sans compter.Sagement administré, il connaîtra un brillant avenir, Mais il doit éviter, s\u2019il veut se rentabiliser et apporter quelques avantages pécuniaires aux Trifluviens, toute mégalomanie, erreur de jugement ou faute de manoeuvre.De l\u2018avis de plusieurs, il n\u2019est pas sûr que le nouveau circuit qui a coûté une fortune voille l\u2019ancien.A moins qu\u2019en augmentant sensiblement des bourses déjà élevées on parvienne à attirer ici une autre classe de coureurs.Mais alors à quel prix ?Une surenchère à ce chapitre n\u2019est guère souhaitable.Le Grand Prix Molson 1978 est chose du passé.Mais tout n'est pas fini pour autant en ce qui regarde la municipalité qui a promis aux hommes à chevaux de couvrir la grande estrade pour l\u2019ouverture de la prochaine saison.Qui assumera ces nouveaux frais?|l paraît que, par des pressions, il sera possible d'obliger le gouvernement du Québec à payer la plus grande part.Espérons que l'état complaisant voudra jouer le jeu et ainsi grandement obliger les Trifluviens en leur évitant des ennuis.C.M.on sait les utiliser pour s'amender.~0\u2014 L'étre vil est aussi indiffé- rent ou bonheur des autres qu\u2018à leur malheur.\u20140\u2014 Quand il s\u2019agit de corriger les autres on trouve des arguments en quantité.Quand il s'agit de se corriger soi-même, l'imagination est courte.\u2014o\u2014 Parler beaucoup et ne rien dire est pour certains une ruse, un camouflage.Celui qui se fait violence aboutit souvent dans la peau d'un pacifique.\u2014o\u2014 Ils étaient là plusieurs aux idées divergentes, la musique s'est élevée.at les a unis.Ils avaient atteint leur dénominateur commun sous l'emprise de Brahms\u2014o\u2014 Certains sercient riches s'ils pouvaient vendre de l'esprit.Mais l'esprit est hors commerce.Maurice Huot Page 4 CI Tor , a Causes de violence La violence constatée dons notre société moderne et notamment, la violence de certains jeunes.s\u2019explique de diverses façons.Les psychologues.les psychiatres.les sociologues et autres savants émettent les opinions les plus variées à ce sujet.1] semble évident toutefois que les moyens de communication dont.surtout.le cinéma et la télévision.qui exploitent le goût du morbide chez les spectateurs constituent une grande cause de violence par mimétisme.- Les spectacles de violence qui se sont multipliés depuis un certain temps à la TV notamment, sont souvent montés par des amoraux et déséquilibrés et s'adressent aussi a des déséquilibrés réels où en puissance.- La censure des spectacles étant à peu près nulle, au Canada et au Québec, il semble qu\u2019il n\u2019y ait qu\u2019une façon de réduire la violence au petit et au grand écran, c\u2019est de boycotter les films pervers et de fermer la TV.Ainsi les industriels de la morbidité seront affamés et se tourneront vers des productions plus humaines.La molesse des gouvernements envers les monteurs de spectacles pronographiques (car la porno est aussi violence) ou de pure violence physique, explique aussi la montée du crime chez jeunes et moins jeunes.Le nombre d\u2019écoles où on ne fait plus d'éducation mais que de l'instruction (et encore).constitue un autre facteur de désordre remarqué dans notre société moderne à l\u2019échelle presque universelle, les mêmes causes produisant les mêmes effets.Il est évident que des réformes énergiques s'imposent pour endiguer la vague de stupeur qui déferle d\u2019un peu partout sur la génération montante.Même les écrans familiaux sont envahis.Dossiers fermés Nombre de grands dossiers sur des événements qui se sont produits dans le monde depuis une quarantaine d\u2019années et plus ont été fermés ou abandonnés.Mais, selon René-Victor Pilhes et Jean-Pierre Imbrohoris, dans un livre publié récemment sous les auspices de Radio Monte-Carlo chez Grasset, devraient êtres réouverts.On connait mal aussi la vie de certains êtres célèbres tant masculins que féminins.\u201c91s livre de Pilhes et Imbrohoris qui résume une série radiodiffusée en Europe, ouvre des horizons nouveaux et laisse plusieurs points d\u2019interrogation, depuis le naufrage du Titanic, l'assassinat du président Kennedy.l'affaire Stavisky etc, etc.Avec les autres on se renseigne aussi davantage sur la vie d\u2019Adèle Hugo, la mort de Staline, la longue marche de Mao, la mort Trotsky.Ce livre comporte des éléments valables, des certitudes même, mais dans plusieurs cas, il ne va pas plus loin que le connu jusqu'ici, ou bien il répète des hypothèses échafaudées déjà.N'importe, il constitue une lecture diversifiée propre à éveiller la curiosité chez ceux qui aiment les faits assortis de leurs interprétations multiples.Ces jeux Les Jeux du Commonwealth d\u2019Edmonton, Jeux modestes en comparaison de ceux de Montréal tiennent surtout leur mérite du fait qu\u2019ils auront stimulé davantage les jeunes du Canada en particulier à s\u2019adonner aux diverses disciplines sportives en plus grand nombre.Non pas nécessairement pour devenir champions et rafler des médailles.mais pour les immenses bienfaits à retirer de l\u2019activité physique tendant à des buts précis.Plusieurs jeunes athlètes de divers pays venus à Edmonton n\u2019ont gagné ou perdu que par des dixièmes de points ce qui prouve qu\u2019à certains niveaux d\u2019excellence, il n\u2019y a plus que des nuances.L'important c'est qu\u2019ils aient participé après s'être qualifiés après des mois et des années de travail.La leçon primordiale d\u2019Edmonton est que, pour réussir, il faut travailler après avoir entrevu un idéal.Les Jeux se multipliant un peu partout plusieurs jeunes voudront s\u2019adonner aux sports avec l\u2019aide officielle de chaque paysetainsi en retirer des bienfaits pour eux-mêmes et leur entourage.Les Jeux sportifs peuvent aussi contribuer à la paix mondiale en encourageant les échanges de l\u2019élite de la jeunesse mondiale.La TV a bien diffusé les Jeux d'Edmonton et pendant plusieurs jours, des images pleine de beauté, et de vie, ont remplacé sur le petit écran plusieurs spectacles médiocres auxquels hélas, il a bien fallu retourner pour la plus grande peine de ceux pour qui la TV n\u2019est pas une poubelle dans laquelle puisse jeter inpondérément n\u2019importe quoi.Fausse conception On parle énormément par les temps qui courent au sein de notre sacro-sainte démocratie permissive, des droits de la personne humaine.J'en suis en autant que ces fameux droits se limitent aux droits des autres et surtout au bien commun.L'individu qui exhibe sa nudité dans un endroit public et au sein d'une société qui réprouve majoritairement ces moeurs dépasse ses droits et brime la liberté de la masse qui croit qu\u2019une telle chose n\u2019est pas à faire.Le directeur d\u2019un poste de télévision qui, dans un but commercial, pervertit et lance sur l'écran domestique des images pornographiques n\u2019a pas droit à cette liberté car elle limite celle des autres qui sont justement scandalisés.Cette théorie ou idéologie qui veut que LE BIEN PUBLIC les moeurs aient tellement évolué qu\u2019on puisse montrer ou exhiber au- jourd\u2019hui ce que des siècles de christianisme ont réprouvé est pour moi une erreur, car les fondamentales n\u2019ont pas changé.Sondages, aruspices modernes Depuis quelque temps, les divers partis politiques et surtout les partis au pouvoir, scrutent les sondages pour connaître le pouls des votants.C\u2019est ainsi que, de plus en plus.la radio, les journaux, la TV, nous font rapport des pourcentages en plus ou en moins dont les partis sont l\u2019objet au thermomètres de la popularité.Certains de ces sondages sont indicateurs de tendances réelles quand ils sont bien faits.Toutefois, certains sondages - maison, non scientifiques, laissent à désirer et peuvent même fausser l\u2019opinion.En matière de sondages, il faut certes tenir compte de l\u2019échantillonnage des personnes interrogées, mais aussi de leur qualité.Beaucoup de personnes consultées au cours de certains sondages n\u2019ont peu ou pas d\u2019opinion, et ne savent même pas de quoi il retourne.En matière de politique comme en maints autres domaines, elles sont d\u2019une ignorance crasse.Alors que vaut leur témoignage ?Une autre remarque au sujet des sondages qu\u2019on qualifie d\u2019invention moderne pour connaître l\u2019opinion publique, ils sont vieux comme le monde car aux temps antique les gouvernements étaient tout aussi anxieux de savoir ce que pensait la plèbe.Les grands d\u2019aujourd\u2019hui, que ce soit les partis au pouvoir, les chefs d\u2019opposition, sans oublier les magnats des affaires, consultent les aruspices, les devins.Mais pas plus qu'il ne fallait accorder foi aux paroles du prêtre qui cherchaient des présages dans les entrailles des victimes de la Rome antique, il ne faut aujourd\u2019hui croire dur comme fer les sondages modernes de l\u2019opinion publique.Surtout en matière de politique, les gens connaissent des virements brusques de convictions, ce qui fait leurs opinions aussi changeantes que le vent.Réforme constitutionnelle Le projet de changements a la constitution canadienne que souhaite M.Trudeau peut constituer un bon cheval de bataille pour la prochaine élection.Cependant, il semble impossible de tenter de réformer la constitution avant que le peuple ne décide quel groupe politique il veut à la tête du pays.La réforme de la constitution et surtout l\u2019application de ces réformes ne pourraient se faire, selon les po- Vendredi, le 8 septembre 1978 elques mots.\u2026\u2026 liticologues les plus lucides, qu\u2019avec le renouvellement d\u2019un autre mandat pour le parti libéral ou pour une équipe nouvelle.Vouloir à court terme brusquer les choses dans le domaine de la constitution est inimaginable hormis que pour complaire à d\u2019étroites visées politiques.Une telle réforme ne saurait être imposée aux provinces, ces dernières ont des besoins propres qu\u2019il faut satisfaire.A cause de la complexité des besoins économiques régionaux, à cause de la divergence des points de vue d\u2019un bout à l\u2019autre du pays et notamment à cause du Québec et de ses besoins particuliers, les consultations devront s'étendre sur plusieurs mois.Or ce n\u2019est pas à la hâte, à la fin de son mandat actuel que le parti libéral d\u2019Ottawa peut agir en maître de jeu dans cette délicate affaire.Ce que nombre d\u2019esprits clairvoyants estiment nécessaire en l\u2019occurence c'est une réforme en profondeur qu\u2019il faut obtenir, ou une réforme en profondeur ne peut être conçue sous l\u2019angle de l\u2019électoralisme à court terme.Carrière bien remplie Maurice Ollivier, ancien conseiller juridique et parlementaire de la Chambre des Communes décédé récemment à l\u2019âge de 81 ans à Ottawa, était un spécialiste de l\u2019interprétation de la Constitution.Sa contribution à ce sujet est vaste et au moment où on parle tant d\u2019amender la constitution canadienne nul doute qu\u2019on voudra se pencher sur ses oeuvres en ce sens.J'ai connu Maurice Ollivier lors de mon séjour à Ottawa comme cour- riériste parlementaire et je me souviens de sa compétence comme haut fonctionnaire et de son accueil sympathique envers tous ceux qui le consultaient, notamment les journalistes.Maurice Ollivier semblait avoir la possession tranquille de la vérité dans son domaine.Peut-être pui- sait-il là sa quiète assurance, sa précision dans ses explications, sa sobriété dans ses paroles.Il aura été le conseiller officiel de la Chambre mais aussi de nombre de consultants venus de tous les coins du pays.On regrettera le départ de cet homme à l\u2019esprit lucide et brillant qui accomplit si bien une besogne qu'il aimait.Mais qui pour plusieurs, paraissait sèche et aride.Cela ne l\u2019empêchait pas de goûter un mot d\u2019esprit et même d\u2019en proférer lors de conversations plus générales.Il connaissait bien l\u2019envers du décor de la Chambre des Communes et de sa faune parfois pittoresque.On pouvait avoir confiance en Maurice Ollivier et ceux qui avaient aussi gagné sa confiance bénéficiaient de commentaires utiles sur ce qui se passait sur la colline parlementaire.Il fut un bon serviteur du pays. Vendredi, le 8 septembre 1978 Pas trop tôt En 1915, M.À.N.Dandurand se promenait à Montréal dans sa voiture mue à l\u2019électricité soit avec des piles.On se demande comment il se fait que depuis ce temps la technologie moderne n\u2019ait pas encore fourni des voitures électriques pour usage courant, quitte à écarter définitivement les véhicules mus par le pétrole ?On a placé une jeep électrique sur la Lune lors de T'incursion américaine sur cet astre et on ne serait pas capable encore de faire rouler les autos à l\u2019électricité ?La raison serait d\u2019ordre économique mais à l'avantage des marchands de pétrole.Toutefois, il y a lieu de croire que grâce à la lutte contre la pollution et à l\u2019érosion des stocks de pétrole dans le monde, l\u2019auto électrique finira par triompher de tous les obstacles d\u2019étroits intérêts.Anniversaire La Gazette de Montréal, journal anglophone aujourd\u2019hui mais français à ses débuts, célébrait récemment son 200ième anniversaire de LE BIEN PUBLIC parution.C\u2019est en effet en juin 1778, que paraissait le premier numéro de La Gazette du Commerce et Littéraire pour la ville et le district de Montréal.Fleury Mesplet en fut le premier éditeur.Maintes générations de journalistes ont oeuvré à La Gazette dont plusieurs Canadiens français versatiles dans les deux langues.Le plus vieux journal du pays à paraître ncore est justement La Gazette.C\u2019est un événement qu\u2019il faut saluer avec joie, surtout alors que les entreprises de presse connaissent tant de difficultés.Jean Carignan Celui qui s'intitule modestement un \u201cvioloneux\u201d mais en qui je reconnais les qualités fondamentales d\u2019un excellent violoniste, soit Jean Carignan, déplorait récemment lors d\u2019une entrevue accordée à la journaliste Nathalie Petrowki, le fait que, jeune, il n\u2019ait pas pu avoir l\u2019avantage d\u2019un enseignement classique du violon.Le destin, son destin, ne le lui a pas permis.Il est évident que Carignan avait un formidable talent de violoniste.II a amplement démontré jusqu'ici sa science des jeux de l\u2019archet.Or l\u2019archet au violon c\u2019est l'artiste, les doigts ne sont que les artisans.Carignan aurait pu devenir un grand virtuose et un artiste accompli s\u2019il avait pu rencontrer, étant jeune, des protecteurs.Combien de talents ont été perdus chez nous ou du moins sont incompléte- ment parvenus faute de circonstances favorables.Sur le tard, il est vrai, le talent de Carignan a été re- évident que, tant dans le domaine, privé que public on devra faire des efforts et établir des mécanismes de dépistage qui fassent qu\u2019aucun talent prometteur ne passe inaper- cu.II n'y a pas que la petite entreprise a aider au Quebec mais surtout le talent, quand il s\u2019offre avec autant d\u2019évidence que dans le cas de Carignan.Feu Phil Séguin Le journaliste sportif Phil Séguin qui oeuvra longtemps à La Patrie et plus récemment à Montréal-Ma- tin, est décédé récemment après une longue maladie.Phil était une encyclopédie vivante dans son domaine.De mémoire, il pouvait citer, à brûle pourpoint ou sur-le-champ, les statistiques les plus estompées Page 5 quant aux gagnants des divers trophées sportifs de telle ou telle année, de même que décortiquer la fiche des joueurs qui avaient terminé depuis longtemps leur carrière.Comme homme, Phil Séguin était un modeste, un effacé timide même.Grand lecteur, je ne l\u2019ai jamais trouvé que lisant quelque journal ou revue.À ses heures de loisir, il se livrait au jeu des mots croisés et ainsi il acquit une érudition peu commune tant en français qu\u2019en anglais.Quand il daignait parler, c\u2019était pour raconter une savoureuse anecdote ou taquiner un peu son interlocuteur.Mais le plus souvent, il était méditatif tout occupé à écrire ses papiers ou à se renseigner.Fervent du baseball surtout, il avait \u201ccouvert\u201d les exploits des Royaux, à l\u2019ancien stade Delormier de Montréal, mais il était versé aussi dans les autres sports dont le hockey.À 63 ans, Phil nous a quittés, et est allé rejoindre tant d\u2019autre confrères décédés et qui se sont illustrés dans nos quotidiens et nos hebdos du Québec.Cher Phil, nous retiendrons longtemps en mémoire ton fin sourire et la bonté de coeur que tu as si souvent exprimée envers tes compagnons de travail! Dans les 7 jours par MARCEL NADEAU Présence des Extra-terrestres \u201cL'homme se rendra-t-il un jour maître du cosmos ?Des êtres extra-terrestres venus des profondeurs de l'univers ont-ils effectivement séjourné sur terre dans le passé?\u201d Telles sont les principales questions que nous pose Erich von Dâniken dans son livre \u201cPrésence des Extraterrestres\u201d (Laffont 1969, Bibliochèque des Grandes Enigmes).Cette recherche s'appuyant sur une importante bibliographie soulève des hypothèses de plus en plus reprises ces dernières années concernant les nombreux mystères que recèle notre passé; notamment pour expliquer l'existence des pyramides, ou de dessins et sculptures particuliers, ou de certaines cités fort étranges, ne faut-il pas définitivement recourir à la notion d'inrelligences extra-terrestres ?Par ailleurs, si de telles intelligences existent, comment pour- rons-nous entrer en contact avec elles?D'autre part, en ce qui concerne les \u201cObjets Volants non Idencifiés\u201d, ne peuvent-ils pas être un indice de la possibilité d'autres volontés en notre univers ?D'après Däniken, l'histoire humaine nous a montré suffisamment que \u201cl'utopie apparemment irréalisable peut devenir réalité vécue\u201d; de cette manière, un futur plus ou moins lointain changera sans nul doute et du tout au tout l'interprétation traditionnelle du passé\u201d; l'avenir a toujours appartenu aux audacieux ! Qui osera croire ?Florence Scovel Shinn a publié plus d'un livre sur l'arc de la pensée constructive; qu'il nous suffise de citer les suivants: Le jeu de la vie et comment le jouer, Votre parole est une baguette magique, et La porte secrète menant à la réussite.Du Jeu de la vie (Ed.Astra), relevons quelques citations qui nous montrent que la foi n'est nullement la moindre des vertus; notamment: \u201cL'abondance existe toujours sur la route de l'homme; mais elle ne peut se manifester que par le désir, la foi ou la parole prononcée\u201d; \u2018Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu\u201d; \"L'homme doit se préparer à recevoir ce qu\u2019il a demandé alors qu'il n'y a pas le moindre s\u2018gne en vue\u201d.De tels préceptes de vie nous réfèrent non seulement à la tradition chrétienne, mais encore à plus d'un élément hindouiste ou similaire; cette prière que donne Florence Scovel Shinn vers la fin de son livre pourrait même être celle de tout aichimiste en quête de la Pierre philosophale: \u201cL'Amour Divin désagrège et dissipe maintenant tout état discordant dans mon esprit, dans mon corps et dans mes affaires.L'Amour Divin est le plus puissant Chimiste de l'Univers ec Il dissout ce qui n'est pas Lui-même !\u201d Suicide ou espérance humaine Les membres du Comité de direction du Cercle Gabriel- Marcel se sont réunis récemment pour déterminer le programme des débats et conférences qui auront lieu au cours des prochains mois.L'ordre de ces rencontres publiques est le suivant: le 18 septembre, Lise Delagrave anime un débat sur \u201cLe suicide\u201d; le 30 octobre, Négovan Rajic discute du \"Marxisme: Science de l'avenir ou idéologie du passé?\u201d; le 20 novembre, Simone Plourde, professeur de philosophie à l'Université du Québec de Rimouski, donne une conférence intitulée \u201cLes paliers de l\u2019espérance humaine\u201d; enfin, le 11 décembre aura lieu un panel dont le thème est \u201cL'Avortemenc\u201d.Comme à l'accoutumée, les débats auront lieu à l\u2019Hôpical Cooke de Trois-Rivières; quant à la conférence de Simone Plourde, elle sera présentée au Centre culturel également de Trois-Rivières.L'heure 20.00 hres.Par ailleurs, nous félicitons Lise Delagrave pour sa nomination au niveau du Comité de direction du Cercle Gabriel- Marcel; Lise Delagrave agira comme assistant-trésorier.Conférenciers prestigieux Au congrès de l'Association des Médecins de Langue Fran- * çaise qui aura lieu du 11 au 14 octobre 78 à l'Hôtel Le Reine Elisabeth de Montréal, sont iu- vités d'imminents conférenciers ; entre autres, monsieur Fernand Séguin et les docteurs Gustave Gingras et Henri Laborit.Le théme du congrès: Environnement et Santé.Dans une des éditions précédentes du journal Le Bien Public, Michelle Chatellerheault avait présenté d'Henri Laborit un ouvrage bien connu: \u201cL\u2019Eloge de la Fuite\u201d.Henri de Saint- Victor a interviewé précisément Henri Laborit qui doit assister au Congrès ci-dessus mentionné, il sera donc intéressant de lire ici quelques pensées maîtresses du conférencier d'honneur: \u201cLe principal environnement de l'homme c'est l'autre homme\u201d; \u201cOn ne peut pas isoler un homme de son environnement\u201d; \u201cA l'origine de toute la pathologie on trouve l'inhibition de l'action\u201d; \u201cQuand dans un même espace se trouve un autre individu, il y a compétition\u201d; et enfin: \u201cL'appropriation a amené les hommes a se dominer les uns les autres\u201d.(Bulletin AM.LE.C, Mai-juin 1978, Vol.XII, no.3).Estuaire La plus récente livraison d'Estuaire, Juin 1978 \u2014 Numéro 8, nous livre encore des poèmes dont la facture retient l'attention; entre autres, ce poéme de Jean-Yves Roy: \"Comme une porte verrouillée / Comme unc branche en soudure de séve / Comme un paquebot enfilé / Entre deux têtes de récifs / Je suis têtu / Mais j'ai des tendresses / A laisser fondre / Sous des haies ncigeuses / Jusqu'a l'été.\u201d Jean Royer, pour sa part, nous livre un entretien des plus intéressants avec Yves Bonnefoy sur le thème \u201cPoésie, licu de l'espoir\u201d; ainsi Yves Bonnefoy dira-t-ilé \u201cLa poésie prend la parole pour indiquer que le sens est possible, avec un espoir d'organiser un lieu, de défricher un espace dans le dehors du monde et par conséquent de bâtir quelque chose.\u201d Poésie d\u2019ailleurs Le numéro 52 de Poésie 1 nous présente La Nouvelle Poésie Castillane d'Espagne\u201d; je retiens le \"Tamerlan\u201d de Felix de Azua dédié à Guevara: \u201cLes gens ont dit de lui qu'il était très frivole / jeunesse amour et mort: la fleur parmi les os./ Les gens disent que sa mort est bienvenue, / mais nombreux nous pleurons la célèbre expérience, / la fin sereine.\u201d Le \"Hippy-Bleus\u201d de Manuel V.Montalban est, lui aussi, percutant: \u201cNon, ils ne sont pas nés pour graisser / les écrous du détonateur / ils préfèrent danser / sur les fleurs de lotus d'Hiroshima / et Nagasaki ou parmi les cistes / qui embellissent la stele de Pallas Athénée/ au Parthénon (.)\" Suite à cette \u201cNouvelle Poésie Castillane d\u2019Espagne\u201d, Poésie | consacre un numéro spécial aux \u201cPoètes et le Tabac\u201d; ainsi cette anthologie nous fe- ra-t-elle lire le poème \u201cNotre hiver\u201d de Jean Orizec: \"Déjà la cigarette est devenue / cette fumée porteuse de nuit / déjà la cendre, cette poussière hors d'âge / Mais toi, sauras-tu faire face à notre hiver / pour une combustion sans restes ?\u201d Où était la vérité ?Dans \"Nouvelles Abrégées\u201d d'Horner de Juin 1969, nous pouvions lire un article sur un voyage dans la vallée de Vilcabamba, haute de 4500 pieds, située à l'intérieur de l'Équateur, au cours duquel une équipe a constaté que la longévité dans ce coin paisible du monde était crès souvent de 130 ans.Cependant, rapporte \u201cNouvelles Abrégées\u201d d'Horner dg Juin 78, une nouvelle équipe, dirigée par le Dr Alexander Leaf du Harvard Medical School, revient d'un voyage à la Vallée ramenant avec clle l'évidence nécessaire pour réfuter le rapport antérieur.fls ont découvert, en fouillane dans les registres de baptêmes, de mariages et de décès, qu'il n\u2019y avait personne d'âgé de plus de 96 ans.Le Dr Leaf a commencé à avoir des doutes lorsqu'un homme qui lui avait été présenté en 1971 comme étant âgé de 122 ans, était soudainement âgé de 134 ans lors de la seconde rencontre en 1974.Toujours selon le Dr Leaf, le nombre élevé de gens âgés dans la Vallée ne dépend pas du fait qu'ils y vivent plus long- cemps qu'ailleurs mais du fait que les jeunes gens ont tendance à émigrer, ne laissant que les vicilles gens pour habiter la région.Ensuite pour avoir le dessus les uns sur les autres, ils commencent à ajbuter des années à leur âge réel, s'en tirant bien à cause d'une tenue de registres primitives, Page 6 Vient de paraître LA PE LA PETITE FILLE AUX YEUX ROUGES c\u2019est un délicieux et émouvant récit.écrit d\u2019une plume alerte et séduisante et présenté, par FIDES, d\u2019une façon fort attrayante, avec couverture glaçée.ornée d'une broderie antique sur fond sanguine et illustrée d\u2019un splendide médaillon signé André Bergeron.Récit d'une tranche de vie d\u2019une petite fille de sept ans qui ne peut admettre la mort de sa mère.Ce jour- là, le père, médecin, à l\u2019appel d\u2019une malade, était parti pour le village voisin et c'est durant son absence.dans le sentier conduisant au poulailler, où la douce maman allait chercher des oeufs pour le dessert préféré de la nichée, qu'elle glissa sur la glace dissimulée sous la neige.A son cri accourut Elzéar.l\u2019homme engagé, ainsi qu'une proche voisine.sage-femme; mais celle-ci ne parvint pas à enrayer l\u2019hémorragie.Et c\u2019est ainsi que, en devoir de sauver une autre femme, le malheureux docteur n'avait pas été là pour sauver la sienne.Et Bernadette, notre héroine, ne peut pardonner le vieux Jésus que l\u2019on appelle le bon Dieu, de lui avoir ainsi volé sa mère tant aimée.L'orpheline famille est nombreuse.Ce ne sont pas les $2.00, honoraires d\u2019un accouchement, que l\u2019on remplace le plus souvent pas un sac de patates, qui enréchis- sent un médecin de Village.Aussi est-ce le généreux oncle curé, qui, renonçant au voyage à Rome et au séjour à Jérusalem, viendra en aide à son frère éprouvé.Il paiera les études des garçons et facilitera l\u2019admission au pensionnat de Bernadette.Mais la maman n\u2019est plus là pour voir au trousseau de la fillette et ses compagnes la trouvent bien mal fagotée.Elle s'était pourtant choisi un beau manteau marine et rouge, mais l\u2019inopinée intervention de la cicé- rone-acheteuse avait tout gâté en lançant: \u201cMais, Bernadette, tu es en deuil, il y a à peine deux mois que ta mère est morte.Tu l\u2019as déjà oubliée ?Je ne te croyais pas si sans coeur\u201d.Quel coup de poignard.Et Berinadette était arrivée au pensionnat dans un lourd manteau noir à collerette, raccourci tant nal que bien.Voilà qui n\u2019ajoutait pas à l\u2019élégance d\u2019une robe déjà trop longue et à la chevelure mal coiffée.Et fusaient les commentaires malveillants: \u2018\u201cRegarde donc ses bottines.Si nos parents savaient que l\u2019on accepte ici des petites miséreuses.Si c'est vrai que son père est médecin, il doit boire pour être aussi pauvre\u201d.Mais toutes ne sont pas aussi cruelles.Isabelle, riche fille d\u2019avocat, la prend TE FILLE AUX YEUX ROUGES en amitié, au dortoir lui passe sa poupée.I y a surtout Soeur Aquila qui voit tout et qui adopte Bernadette comme sa fille spirituelle et qui, à tout instant interviendra pour la consoler et tentera de remplacer auprès d\u2019elle la maman trop tôt disparue.\u2018Mais, précise-t-elle à sa jeune protégée, une mère spirituelle, Bernadette, est une personne, le plus souvent une religieuse, qui, par amour pour Jésus, a renon- çé à une foule de petites joies humaines, comme par exemple, embrasser ses petites qui ont un gros chagrin, les serrer dans ses bras.Par contre, elle les aide à être heureuses en les aimant d\u2019une autre manière.tu comprends ?\u201d Oui, Bernadette comprenait et pour ne point décevoir cette nouvelle maman, elle s\u2019appliquait encore davantage à la pratique de son piano, répondant en cela au désir qu\u2019avait toujours exprimé sa mère de la voir lui succéder dans cet art.Cependant, dans son excessive sensibilité, le désir de retrouver sa vraie mère ne cessait de la tourmenter.si bien qu\u2019un matin elle décida de fuir et d\u2019aller mourir dans la neige pour la rejoindre au ciel.L\u2019évasion se solda par un séjour à l\u2019infirmerie et quelques dorlo- teries.Sa fugue n'étant pas passée inaperçue, on se rendit compte du degré de son chagrin, de sa sclitude et chacune se montra dès lors plus gentille et empressée avec elle.L\u2019oncle Charles la recevait a diner une fois par semaine au presbytère.Il parvenait à la faire se confier et réglait, au fur et à mesure, les petits et grands pro- blémes.Mais lorsqu\u2019il en vint un jour douloureux à lui confier qu\u2019il avait conseillé à son père de se remarier, Bernadette le quitta bruquement pour aller se jeter sur son lit où on la retrouva sanglotante et dévorée de fièvre.L'infirmerie de nouveau.Le père esi en voyage de noces, au retour il 1a voit convalescente.A la maison un nouvel ordre règne avec l\u2019autorité de la belle-maman qu\u2019elle refusera toujours d\u2019appeler maman.La famille continue de s\u2019agrandir et le récit de notre auteur se poursuit en chapitres tous aussi captivants les uns que les autres et dont nous laisserons aux critiques autorisés de souligner l\u2019entrain et les qualités de style: Les joies de Pâques, La fée Cécile, Les vacances en famille, Premier récital, Une grosse déception, Confidences, Au Lac Cristal, L\u2018aventure, Une décision d\u2018aduite, La rencontre, etc, etc, autant de chapitre qui se succèdent avec un intérêt grandissante et un charme soutenu.LE BIEN PUBLIC À certaine leçon de catéchisme, Soeur Rose demande à ses élèves d\u2019écrire en six lignes: Pourquoi elles aiment Jésus ?La lecture de la dernière composition donne ce qui suit: \u201cMoi, j'aime Jésus, mais pas le vieux qu\u2019on appelle le bon Dieu, parce qu'il m\u2019a pris ma maman.On dirait que ça ne lui fait rien, LUI de voir pleurer les enfants.J'ai promis de me défacher, mais je ne sais pas si je remplirai ma promesse.\u201d \u201cSans commentaires\u201d soupira Soeur Rose.\u201cEn lisant la signature, je n'ai pu m\u2019empécher de penser que peut-étre coule dans les veines de cette enfant quelques gouttes de sang d\u2019un ancêtre, un de ces révolutionnaires dont les écrits ont poussé le peuple de France à la Révolution\u201d.Or cette enfant s\u2019appelait ROUSSEAU ! Du même nom que l\u2019auteur d'EMILE et du PROMENEUR SOLITAIRE ; ne serait-il pas son ancêtre?L'élève Catherine, que son père, né à Joliette, mais ingénieur à Montréal, récemment converti, a confiée aux religieuses, Catherine, dans la bibliothèque de son père, n'a-t-elle pas lu cet auteur, a douze ans.Et comment ne s\u2019être point scandalisée d\u2019en voir l\u2019auteur, épris de liberté, sensible aux jolies choses, accomplir l'acte monstrueux d'abandonner ses propres enfants sur les marches de I'Hospice des Enfants Trouvés de Paris * Et elle méprisait profondément cet auteur.Non, la gentille Bernadette n'\u2019avait sûrement pas de son sang dans les veines.Et puis Bernadette, Nadette de son surnom, a douze ans, seize ans et puis dix- huit ans.L'oncle curé reçoit d\u2019un très intéressant jeune homme, rencontré chez ses agréables parents, au Lac Cristal, une demande en mariage pour sa nièce.Ils iraient vivre à Montréal, elle y serait heureuse et cum- blée.La réponse n'est pas prompte et les judicieux conseils de la très humaine et intelligente Soeur d\u2019Aquila éclairent au bon moment Bernadette.Mais n\u2019anticipons pas et laissons aux lecteurs de découvrir les surprises de la suite.Succession d'événements enfin heureux au coeur de cette intrépide Bernadette qui, devenue Madame Henri Grandbois, n\u2019est autre que la soeur de feu le docteur Arthur Rousseau, de Québec, la mère de Madeleine (Madame Pierre de Varennes), auteur du petit-chef- d'oeuvre peu connu, le recueil de contes publiés sous le titre de MARIA DE L'HOSPICE, mère de Gabrielle, auteur du présent ouvrage ainsi que de notre grand poète Alain Grandbois.Simone Routier de l'Académie canadienne-française Mai 1978.1.Edition FIDES, février 1978.La petite fille aux yeux roages de Gabrielle Grandbois-Paquin.Vendredi, le 8 septembre 1978 et la rue est en deuil! Une vieille à l'écoute mais celui de mourir.A présent les oiseaux l\u2019un d\u2019eux fut abattu et la pluie et l\u2019ennui Mai 1978.L'ARBRE MORT Deux arbres s\u2019aimaient d\u2019amour tendre l\u2019un d\u2019eux fut abattu sous les cris du silence Quelques enfants terribles qui s\u2019amusaient à faire la guerre autour de son tronc ou cachés dans ses branches fument muets leur calumet de paix! de ses moindres chansons de ses moindres murmures ne se sent plus le goût de vivre Cet arbre savait tout de la vie du quartier il savait les naissances et les sépultures il savait les mariages et les fiançailles.Derrière son éventail de ramures et de feuilles il percevait les rires les sanglots les saisons il savait les larmes et les chansons.volent au-dessus de son trou dans la terre et pleure la façade des maisons d\u2019alentour ! Deux arbres s\u2019aimaient d'amour tendre l'autre est entré en solitude ! Il ne voit plus que la nuit sur la ville le signal rouge et vert à l\u2019angle de la rue et les passants indifférents.L\u2019arbre tranché par l\u2019ouragan n\u2019a point le sommeil triste celui que rompt la scie ou le mépris des hommes cherche en vain son repos! GEORGETTE LACROIX SHAKESPEARE ET Shakespeare aurait écrit les Joyeuses Commères de Windsor à peu près à la même époque qu\u2019Henri V (vers 1599 ?) et, comme le dit la Grande Encyclopédie Larousse, \u201cpour plaire à la reine qui aurait souhaité voir Falstaff amoureux.Falstaff, qui semblait si bien se connaitre, ici ne se connait pas du tout, au point de s'imaginer séduisant deux dames de la ville et s\u2019en faisant entretenir.Sa paresse est telle qu'il leur adresse la même lettre à toutes deux, qui se la -communiquent; et telle sa, sottise, que, ses plans déjà dévoilés, il dit pis que pendre de M.Ford, l'un des maris, à M.Brook, qui est ce même mari déguisé.Aussi est-il berné de belle façon, fourré jusqu\u2019à étouffer dans un panier de linge des plus sales, versé dans un fossé fétide et enfin poursuivi, pincé, culbuté par de malicieux pseudo- lutins.\u201d L'homme qui écrivit cette comédie est, en vingt- trois ans d\u2019activité, l\u2019auteur de 154 sonnets et 38 pièces de théâtre.Il n\u2019a jamais livré son mystère et la légende lui tient souvent lieu de biographie.On sait cependant que William Shakespeare naquit à Stratford on Avon entre le 20 et le 26 avril 1564 et qu\u2019il fit de bonnes études dans une \u201cgrammar LES COMMÈRES school\u201d où il reçut une éducation démocratique.En 1582, il épousa une femme de huit ans son aînée dont il eut une fille On prétend \u201cqu\u2019il s\u2019approcha du théâtre en tenant la bride des chevaux des spectateurs\u201d.Acteur mais aussi homme d'affaires théâtrales, il fit également très bien les siennes.Un événement malheureux marqua sa vie: la mort de son fils Hamlet en 1596: le personnage d\u2019Hamlet en fut sans doute assombri.\u2018En 1598, ses comédiens jouent au nouveau théâtre du Globe, auquel son nom reste le plus associé.\u201d En 1608, il s\u2019installe dans la salle close des Frères Noirs: sa troupe s'appelle alors les \u201cComédiens du Roi\u201d.Ses dernières pièces se font plus intimes, plus \u201cromantiques\u201d et seront influencées par de jeunes auteurs.William Shakespeare mourut le 23 avril 1616, des suites, dit-on, d'un ' banquet avec Ben Jonson ! HOCIATE (SAMARNIENNE f)) PAY (U1 Vendredi, le 8 septembre 1978 LE BIEN PUBLIC Page 7 NOUVELLES SCIENTIFIQUES Des dinosaures à sang chaud?Selon Arnand de Ricqlès, ! chercheur au Laboratoire d\u2019Anatomie l\u2019Université de Paris VII et collaborateur à la revue scientifique La Recherche, les Stégocéphales (amphibiens primitifs, tous fossiles), les Pélycosaures et la plupart des Cotylosaures (deux ordres de Reptiles éteints) étaient des animaux ectother- mes, c'est-à-dire qu\u2019ils devaient utiliser des sources externes, comme la température ambiante, pour produire la chaleur nécessaire au maintien de leur température corporelle.Par contre, toujours selon le méme savant, pour \u201ctous les quadrupédes et bipédes franchement terrestres, de grande ou de trés grande taille (.).certains Thécodontes, Saurischiens,* Ornithischiens,* Oiseaux, Mammifères, l\u2019anatomie comme las caractéristiques de leurs tissus Osseux s'accordent à une croissance rapide et continue, un métabolisme actif, une physiologie en- dotherme\u201d.L'endothermie est bien connue chez les Mammifères et l\u2018Homme en particulier, qui produisent eux-mêmes la chaleur de leur corps.Le résultat de cette étude contredit l\u2019hypothèse classique, qui a prévalu jusque vers 1955, selon laquelle toutes les formes fossiles comme les dinosaures, les reptiles volants, les reptiles marins et même les ancêtres des Mammifères étaient ecto- thermes.comparée de Pluton possède un satellite Même si les projecteurs de I'actualité scientifiques, en Astronomie, sont tournés vers ces corps récemment découverts et encore tout imprégnés de mystère que sont les quasars, les pulsars, les trous noirs, les fontaines blanches etc, des découvertes intéressantes sont encore effectuées dans notre bon vieux systè- m solaire.Pluton, la plus éloignée des planètes du système so- faire, du moins selon les connaissances actuelles, possède une lune qui vient d\u2019être découverte par un astronome de l'Observatoire naval des Etats-Unis, J.W.Christy, en juin dernier.2 Le satellite, d\u2019un diamètre possible de 850 km, gravite à une distance moyenne de 20,000 km de Pluton, sur une orbite quasi-circulaire inclinée à 105° sur le plan céleste.On a proposé pour ce satellite le nom de Perséphone, reine mythologique des Enfers, qui serait la compagne de Pluton, même dans le ciel.* Ces deux ordres regroupent les dinosaures.(1) DE RICQLES, Armand.\u201cRecherches paléohistologiques sur fes os longs des tétrapodes\u201d Annales de Paléontologie (Vertébrés), 1978, t.64, fasc.1, p.85-111.(2) HUGUES, David H.\u201cPluto Satellite\u201d.Nature, vol.274, 27 juillet 1978, p.309.René Verrette IMPRESSIONS Il n\u2019y a qu\u2019une contrainte qui soit supportable, celle qu\u2019on assume en vue d\u2019un but élevé.\u2014 O0 \u2014 A certaines gens, on ne demande pas d\u2019avoir des idées on serait content s\u2019ils en avaient une seule.\u2014 0 \u2014 Puisque la vie nous offre une seule journée à la fois, pourquoi penser au delà ?\u20140\u2014 La bienveillance a souvent prévenu un homme d\u2019eprit de répondre du tac au tac.\u2014 0 \u2014 Le travail bien fait, donc fait lentement, est le meilleur raccourci.\u20140\u2014 Il faut faire comme le sculpteur, pétrir d\u2019abord sa propre argile avant de prétendre réformer les autres.\u2014 0\u2014 Vis-à-vis des gens comme des choses la présomption devrait d\u2019abord être favorable, il est toujours temps par la suite de corriger son optique, s\u2019il y a lieu.La cure la moins courue est celle du silence et pourtant quels bienfaits on en peut retirer.\u2014 0 \u2014 Il y a bien des formes de misère, mais quelque misère qu\u2019on ait il y a une façon de la prendre qui l\u2019allège.- 0 \u2014 Avec du bon sens On se fait moins de mauvais sang.\u2014 0 \u2014 Les vieux ont mieux que la chirurgie plastique pour se dérider, ils peuvent arborer le sourire de l\u2019amabilité.Maurice Huot \u2014C\u2019est la féodalité des Baux qui a laissé l\u2019empreinte la plus forte dans l\u2019histoire régionale de la Provence.Frédéric Mistral a dépeint ainsi les seigneurs des Baux, qui faisaient remonter l\u2019origine de leur famille au mage Balthazar: \u2018Race d\u2019aiglons, jamais vassale, qui, de la pointe de ses ailes, effleure le sommet de toutes les hauteurs.\u201d Georges Duhamel et la musique selon Urbain Blanchet, docteur ès-lettres M.Urbain Blanchet, professeur à l\u2019Ecole de musique de l\u2019Université Laval et président pendant dix ans des Jeunesses Musicales de Québec, a soutenu le 15 juin dernier, à l\u2019Université de Haute - Bretagne (Rennes), sa thèse de doctorat ès lettres (doctorat d\u2019Etat) intitulée: L'offrande la musique à l'oeuvre de Georges Duhamel : formation de l\u2019homme, rayonnnement de l\u2018artiste.IL obtint, après une soutenance qui dura plus de cing heures, la mention très honorable à l\u2019unanimité du jury.Ce dernier était composé des professeurs suivants: M.Jean Marmier, président, de l\u2019Université de Rennes.M.Maurice Lebel, professeur émérite de l\u2019Université Laval, n\u2019a pu mal- heusement se rendre à Rennes, où il avait été invité à faire partie du jury.Assistaient à la soutenance le professeur Bernard Duhamel, médecin.fils de l\u2019écrivain, et sa femme, Madame Jacques Vier, Madame Jeanne La France, professeur à l\u2019Université de Waterloo (Ontario), Madame Arlette Lafay, professeur à la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval, Madame Thérèse Bourassa, attachée d\u2019administration à l\u2019Université Laval, Madame Urbain Blanchet, ancienne élève de l\u2019Ecole du Louvre, quelques anciens élèves et amis.La thèse d\u2019Urbain Blanchet, qui comprend environ 1000 pages, est le fruit d\u2019une dizaine d\u2019années d\u2019études et de recherches, lesquelles ont pu être menées à bien, en partie grâce à l\u2019encouragement des autorités de l\u2019Université Laval, en partie grâce à l\u2019obtention de huit bourses, dont deux du Gouvernement français, deux du ministère de l\u2019Education du Québec et quatre du Conseil des arts du Canada.Licencié ès lettres (Laval), diplômé supérieures en littérature (Laval), en chant grégorien (Laval) et en musicologie (Sorbonne), Urbain Blanchet, après de longs stages d\u2019études à Paris, était admirablement prépa- paré pour composer une thèse de doctorat d'Etat et la soutenir dans une université française.Son étude monumentale sur la place et et le rôle de la musique dans l\u2019oeuvre du Duhamel parai- tra un jour en librairie, probablement à la fin de 1979.Urbain Blanchet est l\u2019un l\u2019un des rares Canadiens français à être titulaire d\u2019un doctorat d\u2019Etat d\u2019une uni- sité française, Nos plus chaleureuses félicitations au nouveau Docteur, professeur agrégé à la faculté des arts de l\u2019Université Laval.Maurice Lebel 30 août 1978.Plantes.du.aol.trifluvion XXIX LE MELAMPYRE LINEAIRE Cette plante herbacée (Mélampyrum linaire Desr.) de la famille des Scrophulariacées est d\u2019un aspect plutôt insignifiant, toutefois son écologie et sa fréquence dans la bleuetière, la prairie à Danthonie et la pinède grise mérite qu'on en parle.La plante, qui dépasse rarement 25 em de hauteur dans les endroits les plus pauvres mais atteint 45cm en lieux favorables, est ramifiée régulièrement avec des branches inclinées à 45 degrés.Les feuilles sont allongées, entières ou légèrement dentées.Ce sont les fleurs qui sont les plus caractéristiques: blanchâtre ou jaune pâle, leur corolle est soudée et tubuleuse, elle présente deux lèvres à la partie supérieure; la lèvre supérieure enferme les quatre étamines.Les fleurs sont dispersées dans le feuillage.En Europe on a constaté que le Mélampyre est semi-parasite : il possède de la chlorophylle et la photosynthèse est possible mais ses racines présentent des suçoirs minuscules qui peuvent s'implanter dans les racines d\u2019autres plantes, comme la Danthonie et les Bleuets.LA LINAIRE VULGAIRE La Linaire vulgaire (Linaria vulgaris Hill) est une jolie plante appartenant à la famille des Scrophulariacées.Introduite d'Europe, elle envahit les champs secs, sur le sable en colonies, mais peut se propager en terrain plus riche.'Les fleurs forment un épi voyant et la corolle, qui est presque complètement fermée, se prolonge vers le bas par un éperon.Le nom populaire anglais de la Linaire vulgaire, \u201cButter and Eggs\u201d provient du mélange de jaune et d\u2019orange pâle de la corolle.Les rameaux sont dressés et rapprohés les uns des autres, ils portent des feuilles lancéolées.Cette espèce attire beaucoup les abeilles.LE CORISPERME A FEUILLES D'HYSSOPE Le Corisperme à feuilles d\u2019Hyssope (Corispermum hyssopifolium L.) est une introduction très récente.Récolté en quelques endroits de l\u2019ouest du Québec (comtés de Pontiac, Labelle, Abitibi-Ouest) voici que le Corisperme fait son apparition aux Trois- Rivières.Observé d\u2019abord au Campus de l\u2019U.Q.T.R, où il forme une colonie sur le sable à peu de distance d\u2019un chemin de fer, il a été revu sur une terrasse sablonneuse, près du Saint-Maurice, le long d\u2019un trottoir.Cette espèce fait partie de la famille des Chénopodiocées.La tige se divise près du sol en rameaux étalés d'abord et finalement redressés.Les feuilles sont très étroites et allongées.Quand aux fleurs, elles sont très petites, dépourvues de corolle et disposées en épis plus ou moins denses; le calice n\u2019est constitué que d\u2019un sépale verdâtre lancéolé et le fruit contient une seule graine.RENE VERRETTE RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD LETENDRE, FRIGON et ASSOCIÉS Comptables Agréés Pau! René de Cotret, C.Ax André St-Arnaud, C.A.x 1300 Notre-Dame * k Case postale 1464 Tél.: 379-1831 Roger Letendre, C.A.Jeanne Frigon, C.A. Page 8 LE BIEN PUBLIC Avec Berdiaeff, Solgenitsyne et Alexis Klimov Conjurer le désastre des jours à venir Alexis Klimov vient de faire éditer un ouvrage sous le titre global de \u2018\u2018Soljénitsyne\u201d ! mais qui en fait renferme trois textes dont les sujets sont les suivants: \u201cSoljénitsyne, La Science et la Dignité de l'Homme\u201d, \u201cCulture et Anticulture chez Nicolas Berdiaeff\u201d, et enfin, \u201cSans tarder\u201d.La couverture de ce livre reproduit un fragment de tableau intitulé \u201cApocastase 11\u201d; beau désordre d'objets hétéroclites qu\u2019un temps doré aurait figé dans quelque apocalypse, cette représentation nous invite comme d\u2019elle-même à méditer, sinon le désastre de jours à venir, du moins un présent où une culture, \u2014 et d\u2019autant plus une civilisation, \u2014 ne peut nous laisser que la sensation du rejet ou de l'inutilité.IR - me EME ! Alexis Klimov Un tel constat nous situe bien d\u2019ailleurs dans l'atmosphère de ce recueil : c\u2019est \u201csans tarder\u201d qu'il faut faut nous porter, comme Soljénitsyne, à la défense de \u201cla dignité de l'homme\" de plus en plus menacée; c\u2019est \u201csans tarder\u201d que nous devons, comme Berdiaeff, mettre à nu les plaies d'une culture où le rationalisme et l\u2019utitita- risme ont fini par tout dominer.Soljénitsyne Ce texte qu'Alexis Klimov a déja fait paraitre dans la revue \u201cCo-Incidences™?et qui porte le titre \u201cSoljénitsyne, La Science et la Dignité de l'Homme\u201d indique, dans un remier temps, que la \u201cscience\u201d est incapa- le de répondre aux grandes interrogations que l\u2019homme se pose concernant son destin; dans un second temps, l'auteur souligne les éléments qui lui semblent \u201cles plus importants\u201d en vue d'indiquer \u201ctoute voie authentique\u201d.Dffectivement, si nous avons choisi d'être \u201cnon-objectifs\u201d, que peut la science pour nous-mêmes?Que peut-elle faire de ces vérités qui sont d'ordre existentiel ?Devant cette \u201cscience\u201d qui au fond n\u2019est qu'une \u201cloi de mort\u201d et qui, selon les mots de Soljénitsyne, ne nous \u201cprépare nullement à affronter la dureté de coeur, le monde calculateur\u201d, quelle vraie connaissance sera-t-il proposé à l'homme ?De cette manière, Alexis Klimov rappelle diverses valeurs qu\u2019il importe de cultiver sj nous voulons que l\u2019homme retrouve sa totale dignité : le développement de la Conscience, l'épanouissement de la Liberté, le dépistage du Mensonge et, par-dessus tout, la fuite de ce mal insidieux qui a pour nom la Tiédeur ou l\u2019Indifférence.Berdiaeff Ce second texte d\u2019Alexis Klimov 3, intitu- 1é \u201cCulture et Anticulture chez Nicolas Berdiaeff\u201d, nous réfère à I'objet d'une communication que l\u2019auteur donna à l\u2019Université de Reims, en septembre 1974, lors du XVIe Congrès des Sociétés de Philosophie de Langue Française.Pour Berdiaeff, il faut parler de l\u2019échec d\u2019une culture lorsqu'elle n'est que \u201cla création (.) de la médiocrité infinie\u201d, lorsque les \u201cproduits\u201d qu\u2019elle engendre, appartiennent à \u2018l\u2019ordre de l'objectivation\u201d, nous empêchant de nous réaliser en tant que personne.Bref, l'anticulture que propose Berdiaeff pourrait se résumer ainsi: loin de tout asservissement d\u2019une civilisation, la recherche, en chacun de nos actions, de la qualité et de l\u2019authenticité ! Sans tarder Cette section du recueil d\u2019Alexis Klimov regroupe des pensées publiées déjà dans \u201cLe Bien Public\u201d et la \u201cRevue des Ecrivains Canadiens\u201d *; à l\u2019instar de celles de Soléjnitsyne et de Berdiaeff, il s'agit d\u2019observations qui s\u2019avérent brillantes, offensantes méme \u2018\u201c\u2018pour 'omme exemplairement normal\u201d.De telles pensées, plutôt révolutionnaires, n\u2019ont cependant qu\u2019un but: fustiger \u201cle mal\u201d ou \u201cle dégradant\u201d jusqu\u2019en ses repaires les plus huppés.Ansi, à titre d\u2019exemple: \u201cla nouvelle vertu à la mode est la disponibilité.Elle est née, bien sûr, d\u2019un processus de compensation comparable à celui qui fait érue- ter, à tout bout de champ, le mot dialogue par des gens n'ayant à peu près rien à se dire.De toute façon, la disponibilité est devenue la principale justification de toutes les infidélités,\u201d Enfin, devant ces processus d\u2019objecti- _ vation de plus en plus corrodants que nous retrouvons dans nos sociétés, Alexis Klimov, à sa manière, nous enseigne que les plus grandes leçons de courage ne sont pas toujours là où l\u2019on pense : \u201cCombien d\u2019hommes braves, nobles, se sont laissés glisser dans un découragement mortel à cause d\u2019un harcèlement d'insectes.Cela explique les sempiternelles victoires des médiocres.\u201d Cet ouvrage que vient de nous offrir Alexis Klimov nous propose donc de retrouver, afin d'assurer la dignité et la maturation de l'homme, ce qui peut être \u201cle plus important\u201d.Quant à ceux qui ont opté pour \u201cle milieu du troupeau\u201d, ce cheminement vers la sagesse qu\u2019est \u2018toute voie authentique\u201d, pourra même être considéré comme source de véritable \u2018scandale\u2019! Marcel Nadeau 1.Klimov, A.: Soljénitsyne.Ed.La Société de Belles-Lettres Guy Maheux, Montréal, 1978, 80p.2.Co-Incidences.Université d'Ottawa, vol.VI, no 2, mars-avril 1973, 3.in La Culture.Actes du XVIe Congrès des Sociétés de Philosophie de Langue Française, Bruxelle-Paris-Louvain - Vander - Nauwelaerts, 1975.4.in Le Bien Public, no 3744, 12 septembre - 31 octobre 1975; (en partie) in SEC, vol, VIII, no 1, février 1977.Vendredi, le 8 septembre 1978 La Mauricie préhistorique .(Suite de la page 1) L'évolution des Primates et celle du genre Homo, auquel nous appartenons, est présentée très brièvement sur deux tableaux; des reproductions et des illustrations attirent \u2018attention des visiteurs.Une vaste collection d\u2019outils et d\u2019armatures découvertes sur les sites habités par l\u2019homme préhistorique en France occupe tout un secteur de la salle d'exposition.Les p'èces exposées ont été fabriquées par l\u2018Homo erectus, l'homme de Néandertal, l\u2019homme de Cro-Magnon et l'homme moderne, ancêtre des Gaulois.et de la plupart des Québécois ! La majeure partie de la collection exposée au Musée d'archéologie est l'oeuvre des Amérindiens, c-à-d.des Iroquois, des Algonquins et de ceux qui les ont précédés da- puis huit ou neuf mille ans.Des témoins précédant les Amérindiens sont d'abord présentés : le fossile d\u2019une baleine qui s'était échouée sur les haut-fonds des eaux glacées de la mer de Champlain, il y a plus de dix mille ans, des coquillages de la même époque et des fragments de bois fossile plus anciens, datés de 65,000 ans.Les visiteurs peuvent voir le matériel archéologique re- cusilli par les chercheurs du Musée d\u2018Archéologie en Mauricie depuis une quinzaine d'années.Les exhibits comprennent principalement des pièces lithiques (en silex ou en ardoise), comme les pointes de flèches, les grat- toirs, les haches et les gouges utilisées par les préhistoriques depuis plus de 80 siècles, des pièces céromiques (fragments de poteries), des outils en os et du matériel en métal de provenance européenne et adapté aux usages traditionnels, La collection amérindienne ne comprend pas que des artefacts utilitaires: des éléments de colliers, des objets de parure parfois d\u2019une étrange beauté et des pipes ornées de motifs stylés témoignent du sens artistique de nos prédécesseurs en Mauricie, malgré les préoccupations de survie qui les assaillaient constamment.Quelques poteries ont été reconstituées ainsi que plusieurs armes: (haches, javelines, casse-tête), qui ont été emmanchées.Ces objets donnent un meilleur aperçu du mode de vie des aborigènes.Un campement et une scène de chasse au gros gibier sont illustrées et des photos dé- mortrent diverses techniques de taiile pour la fabrication des outils, Des échantillons de matière première et de produits finis sont aussi montrés, La fin des travaux d\u2018aménagement est prévue pour la fin d'octobre alors qu\u2019au- ta lieu l\u2019inauguration officielle dont la date précise sera fixée sous peu.La population de la Mauricie, à laquelle cette salle est destinée, sera avertie des heures d'ouvrture et du calendrier des activités à ce moment là.René Verrette 5 Tél.: 379-7230 la plus importante société de fiducie TRUST GENERAL SERVICES FIDUCIAIRES COMPLETS Edifice Place Royale, Trois-Rivières canadienne-française + + DU CANADA "]
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