Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 12 septembre 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le bien public, 1975-09-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" So0.Can.du Miorofilm Inc- 19 ouest rue Lo Royer Montreal Trois-Rivières, Mos 37 et 38 Vendredi, les 12 et 19 septembre 1975 de choses et d'autres Le manque de fierté commen.To=\u2014 2 corait-il à caractériser les Triflu- \u2014\u2014\u2014 viens ?Sans mot dire, que de provocations au bon sèns ils doivent subir sur leur propre territoire, depuis quelques années ! Que d'accrocs à la décence, la l\u2018année du centenaire de la Confédération, le gouvernement fédéral, en mal de largesses, nous =: _ \u201cies à payé un centre culturel, nous _ étions bien loin de penser que => \u2014\u2014 huit ans après, nous en trahirions la mission en acceptant que ce \u2014 Se am = .copie des journalistes comme Re- \u2018 lieu privilégié soit désaffecté et soustrait à sa propre fin.C'est pourtant ce qui arrive et personne ne proteste, si l'on ex- né Lord et Raynaild Brière, fidèles défenseurs des valeurs que trop d\u2018administrateurs publics ont tendance à ignorer de nos jours.On aurait pensé qu'un toillé de protestations eût accueilli ce © geste irresponsable et malencontreux du conseil de ville incapable de maintenir le centre culturel dans sa vocation première et le louant au gouvernement de la province pour qu\u2019il y loge le Conservatoire.Que pensent de cette politique à courte vue nos associations et corps publics ?Le plus incompréhensible dans l'affaire est que cette déchéance de notre centre culturel est l\u2018oeuvre d'un.organisme national qui a pour mission de répandre la culture.C'est en effet le ministère des affaires culturelles de Québec qui nous dépossède au- jourd'hui notre Centre, qui l\u2018af- \u2018 fecte, en le louant, à l\u2018une de ses écoles.C'est encore de la culture que lon y diffusers, objectera- ton ?Oui, mais de la culture spécialisée et privée de sa portée populaire.Nous espérons ferme que, si \u2014\u2014\u2014_ ram et simple décence civique! Quand, a = =.lili.- Llpsopt, ~ server pour des aménagements futurs.On sait qu\u2019il serait le site idéal pour les quartiers généraux de la police municipale.Ce que l\u2019on sait peut-être moins, c'est que les Frères de Saint-Vincent de Paul ont commencé par offrir ce terrain à la ville pour la somme modique de $75,000.Nos édiles n'ont rien vu passer alors, occupés qu'ils étaient à autre chose.Aujourd\u2018hui pour corriger les effets de leur impéritie, il en coûtera le double aux contribuables, si, toutefois, il est encore légalement possible à la ville de récupérer le terrain.Plus que jamais les élus du peuple devraient tenir compte de l\u2018axiome \u201cgouverner, c'est prévoir.\u2018 Enregistrement muméro 0475 Courrier de la Deuxième dasse Port de retous garanti Le roi de nos forêts à nouveau pourchassé L'\u2019orignal hante toujours les forêts du Québec en particulier celles de la Mauricie où il abonde encore.|| se pourrait cependant que des chasses trop abondantes mettent en danger la survie du superbe animal.Cette année la saison de chasses s'ouvre le 27 septembre pour se terminer le 13 octobre.Les chasseurs, choisis au sort après tirage par ordinateur, doivent être des résidents du Québec.Nous pensons que les lois qui protègent la vie de l'orignai sont trop permissives.À tout le moins on devrait défendre ces concours de panaches et ainsi décourager les braconniers de se livrer à des pratiques vénales en marge de ce noble sport.Le Grand Prix des Trois-Rivières (nom qu\u2019il devrait porter) a été couru le ler septembre.Trois semaines après la course, le parc de I\u2019Exposition n\u2019a pas encore re- propreté des lieux.Le Grand Prix à en effet presque transformé ne- tre coquet petit parc en un deuxième dépotoir municipal.Cet état de choses est caracté- trouvé sa propreté habituelle.Les détritus laissés partout par une foule indotente l'encombrent encore.De vieux pneus, des cannettes vides ot des sacs bouchon- ristique de Vinsouciance des services préposés & l\u2018entretien de nos parcs et de nos rues que l'on voudrait d'aspect plus pimpant et dont le coup d'oeil laisse actuelle- nés traînent toujeurs deci delà.Un visiteur s'étonnait de la mal- DU BON FRANÇAIS Un touriste de Montréal se trouvait récemment de passage à Saint-Pierre, capitale de l'archipel français de Saint-Pierre-et- Miquelon.Tout \u2014 aspects et même parler \u2014 y rappelle la bonne vieille Bretagne.On sait \u2014 ou on ne sait pas\u2014 que des universités ontarien- ne \u2014 celles notamment de Toron'o et de Kingston \u2014 y envoient leurs étudiants pour qu'ils s\u2019y familiarisent avec la langue française.Or, notre touriste eut justement l'occasion de rencontrer une de ces jeunes anglophones d'environ vingt ans, et d'échanger quelques mots avec elle.Il lui demanda entre autres pourquoi on ne les dirigeait pas plus simplement vers la province de Quément à désirer.C.Me \u2019 .Visite d'un romancier * .e à Trois-Rivières Mardi, le 14 octobre prochain, à 20 heures p.m., dens la salle Anaïs Rousseau, au Centre Culturel, le directeur et le personnel \u2018de la Bibliothèque municipale accueillent M.Yves Thériault, écrivain, auteur de romans appréciés tels Agaguk, Le dompteur d'ours, Aeron, etc.M.Thériault se fera un plei- sir de répondre aux questions qu'on voudra lui poser.Toute la population est invitée à cette rencontre et l\u2018entrée est gratuite.Notons, pour ceux qui ne s'en souviendraient plus, que M.Thérieult a été annonceur à la radio (Poste CHLN en 1937-1938) et qu'il a écrit pour ce poste de nombreux sketches radiopho- le bail n'est pas encore signé, © le ministère des affaires culturelles y pensera à deux fois avant de complaire aux visées de notre Conseil qui veut absolument monnayer l\u2018avenir de notre Centre plutôt que de s'employer à une meilleure utilisation des lieux au profit de la culture populaire.Les Frères de $S.V.de Pavaient signé une promesse de vente à un homme d\u2019affaires désireux d'acheter le terrain de l\u2018an- clen Patronage Saint-Charles.Or la ville, convoitant à son tour le vaste emplacement, intervient avant qu'il ne soit trop tard.ll a fallu qu'un simple citoyen fente de s'emparer de ce lopin de choix peur que la ville dé couvre soudain ses indéniables ag in gan Urbanist.bec.\u201cAh non ! répondit-elle en marquant lentement chaque meer \u2014 oe l'exposition augmente en Bot de syllabe : il parait qu'au Québec on parle.le cheval |\u201d En page 2X IONS beaucoup Lu valeur de I'immense Le Pére ISCOPE ; on conçoit que la par Alexis Klimov ville veuille maintenant se le ré- Page 2 i LEBIEN PUBLIC Notules et commentaires Débraillé vs Discipline TI nous tombe sous les yeux, en cette saison de l\u2019ouverture tumultueuse des classes, un article de journal publié il y a quelques années et qui porte a réfléchir.» Une mère cause avec ses filles et rappelle ses années de pensionnat.Règlement rigide, il va sans dire, non seulement dans son application du programme scolaire, mais aussi dans la tenue vestimentaire.Des bas noirs, en coton l'été, en laine à côtes l\u2019hiver.Les souliers étaient noirs aussi, et le cuir verni n\u2019était permis que pour les grandes fêtes.Quant aux robes, si le tissu n\u2019était pas de première qualité, elles devenaient rouges ou vertes.Les jupes à mille plis étaient toujours froissées.\u201cJupes sous lesquelles il nous fallait porter une besace pour y placer nos petits riens et nos voiles.\u201d Bonne philosophe, la maman, devenue aujourd\u2019hui grand\u2019mère, termine en disant: \u201cIl est vrai que la discipline était rigide.Il ne fallait pas courir dans les corridors, il fallait saluer très bas les religieuses que nous devions rencontrer, ne pas babiller dans les rangs, faire les devoirs pendant l\u2019étude et la correspondance uniquement les jours de congé.Toutes les petites filles du monde regimbent un peu contre le réglement puis, quand elles sont devenues mamans, leurs années de pensionnat leur paraissent trés belles, pleines de souvenirs charmants.\u201d Il est vrai que dans notre monde actuel fl n'est pas question de revenir a cette stricte discipline.Autres temps, autres moeurs.Oui, mais aujourd\u2019hui, quelles moeurs ! Qu\u2019un enseignant ou une enseignante possédant encore un peu de morale et du sens du devoir ose parler de morale ou de discipline, on fait tout simplement rire de soi, non seulement par les élèves, mais souvent par des collègues et même des supérieurs.On n\u2019a qu\u2019à regarder circuler dans les rues les élèves qui s\u2019en vont à l\u2019école ou en reviennent, échevelés, en blouse et jeans le plus sales possible.C\u2019est à hous dégoûter de la civilisa- n ! Car c\u2019est à l\u2019école que l\u2019on .commence maintenant la déplorable manie du \u201cdébraya- .ge\u201d, le virus le plus insidieux de notre crise économique, à laquelle nos gouvernants ne peuvent ou ne veulent pas trouver de remède.Un peu de droit Il faut bien admettre que la situation sociale actuelle crée souvent des problèmes difficiles à résoudre.Bien des couples se marient sans trop se soucier des conséquences.Il n\u2019en reste pas moins que, dans toute cette affaire, c\u2019est l\u2019enfant qui est le gros point d\u2019interrogation.Qu'adviendra-t-il de lui s\u2019il n\u2019a pas de statut légal ?Voici un cas typique, signalé récemment dans un de nos hebdos et auquel répondent les avocats chargés de la chronique légale dans ce journal, pour éclairer la population.Un couple, sans trop de convictions religieuses, se marie civilement.L'épouse donne naissahce a un enfant, qui n\u2019est pas baptisé, selon le désir de ses parents.Il n'a donc pas de nom légalement parlant.1l n\u2019a pas de certificat de naissance attestant notamment la date de sa naissance, car ce certificat lui sera nécessaire plus tard à diverses étapes de sa vie, à partir de son entrée à l\u2019école.Il ne nous appartient pas de donner ici des consultations légales, d\u2019autant plus que le cas que nous citons est savamment expliqué.Mentionnons tout de même la conclusion à laquelle ces hommes de loi arrivent, et sans doute les intéressés seraient-ils bien avisés de consulter eux-mêmes un conseiller juridique compétent.Pour éviter des problèmes et des procédures, il faut faire baptiser un enfant dans les quatre mois qui suivent sa naissance.Si on juge que le baptême est une chose périmée et inutile, il faut faire enregistrer la naissance de l\u2019enfant par le secrétaire- trésorier ou le greffier de l\u2019endroit du domicile des parents.Mais ici se présente une autre difficulté.L\u2019habitude veut qu\u2019un certificat de baptême soit délivré \u2018par les autorités de la paroisse.Dans un cas urgent, pense-t-on à ce détail, surtout si l\u2019enfant qui a besoin, lorsque deve- venu adolescent ou adulte, d\u2019un tel document et ne sait où le dénicher ?Si les supposés indifférents ou les \u201ctoqués\u201d contre la: religion voulaient cesser d\u2019être égoïstes et penser qu'ils sont responsables de la vie qu\u2019ils ont donnée à un petit être sans défense.Car un bébé sans nom légal ne vaut guère mieux qu\u2019un animal.\u2014*\u2014 Passons à table.Nous lisons chaque semaine avec grand plaisir la chronique que notre ami Roger Champoux consacre à la gastronomie, un art dans lequel il est passé maître.- Un récent article étudie les plaisirs et le goût de la table, qui s\u2019en vont en décadence.À qui la faute ?Avant tout à l\u2019usage facile des mets mis en conserve et dont on se sert presque toujours, parce que plus rapides de préparation.\u201cEt le goût dans tout cela ?\u201d, se demande le chroniqueur.\u201cIl en prend un rude coup, écrit-il, car, privé de traditions culinaires, ne s\u2019inspirant plus du rituel de nos mères qui s\u2019approchaient d\u2019un fourneau avec révérence et attention; ne vivant plus des échanges quotidiens de la table familiale, le goût ou, si vous le préférez, l\u2019art délicat de l\u2019alimentation, joie du corps et de l\u2019esprit, s\u2019étiole, dispa- rait.Déjà dans trop de familles, les aliments surgelés rivalisent avec les conserves.Pendant que les yeux dévorent les spectacles télévisés, les mâchoires broient des aliments à protéines hydrolysées à structure d\u2019inosina- te bisodique, le tout standardisé et chimiquement pur.Ça n\u2019a goût de rien, mais ce n\u2019est pas mauvais.\u201d Ces justes observations de Champoux nous rappellent celle que nous faisait récemment un immigrant étranger, donc pas Français, cuisinier de son métier qu\u2019il exerce présentement dans les restaurants d\u2019un grand hôtel de chez nous.Car le mal n\u2019est pas uniquement dans les familles.D a atteint les restaurants les plus huppés.Le cuisinier dont nous parlons aime son métier, a un bon salaire et serait heureux si on ne l\u2019obligeait pas à préparer des mets mizotés d\u2019avance.\u201cÇa manque de personnalité\u201d, disait-il.Nous avons l\u2019impression d\u2019être des automates.Sous prétexte d'économie, on nous empêche de créer, d\u2019exercer notre art.Car la cuisine est avant tout une oeuvre d'art.\u201d Nous avons heureusement chez nous de nombreux restaurants, \u2014 les plus grands ne sont pas les meilleurs \u2014 pour qui la cuisine est-avant tout un art.En terminant citons un proverbe chinois que rapporte I'ami Champoux: \u201cL\u2019amour passe, la cuisine de meure\u2019\u2019.\u2014x\u2014 Hommage à un Trifluvien Un journal de fin de semaine consacrait récemment un élogieux article au père Léon Lajoie, jésuite, qui depuis douze ans exerce son apostolat chez les Indiens de Caughnawaga, qui sont environ 5,000 dont 90% sont catholiques.\u2019 4 i; \u201c ys / t i Vendredi, le 12 et 19 septembre 1975 Un triflavien nommé | Ambassadeur en Colombie Maître Pierre Garceau, avocat de Trois-Rivières, vient d\u2019être nommé par le Gouvernement d\u2019Ottawa, ambassadeur en Colombie, Amérique du Sud.11 ira bientôt résider dans la capitale de ce pays de langue espagnole BOGOTA, avec sa famille: son épouse née Angèle Neveu, son fils et ses deux filles.M.Pierre Garceau, fils du regretté Nemèse Garceau de Trois-Rivières-Ouest, a deux soeurs religieuses.Soeur Claire Garceau, de la Congrégation des RR.de l\u2019Immaculée Conception de Montréal, qui doit se rendre en décembre prochain à la mission du Pérou, pays voisin de la Colombie, où son frère sera ambassadeur.\u2014 Une autre de ses soeurs Camille Garceau est religieuse de la Congrégation des Medical Sisters des Etats-Unis; elle a été missionnaire aux Indes, puis au Vietnam, qu\u2019elle a dû quitter à cause de la guerre et de la persécution communiste.Nous félicitons Son Excellence M.I\u2019Ainbassadeur, ainsi que les familles Garceau et Neveu, honorées par cette importante nomination.M.Pierre Garceau, ancien éléve de notre Séminaire de Trois-Riviéres, représentera \u2018dignement le Canada en Amérique du Sud, tout comme son oncle par alliance le Dr Philippe Panneton l\u2019a fait comme Ambassadeur du Canada à Lisbonne au\u2019 Portugai, où il est décédé en 1960.' \"GP.Ce que le rédacteur ne signale pas, \u2014 ce n\u2019est pas un reproche \u2014 mais que nous tenons, nous, a écrire, c'est que le père Lajoie est un Trifluvien de naissance, issu d\u2019une de nos plus honorables familles.Il est le fils du juge Léon Lajoie, de regrettée mémoire, et après de brillantes études, il choisit d'être missionnaire dans la communauté des Jésuites.Missionnaire ne veut pas toujours dire oeuvrer en pays étranger, pour évangéliser les infidéles.L\u2019apostolat peut s\u2019exercer partout, et il y a beaucoup de travail a accomplir dans notre propre pays.Le père Lajoie en offre une preuve convaincante.Le rédacteur a raison d\u2019écrire: \u201cLe père Lajoie, un Blanc, francophone par-dessus le marché, est l\u2019homme de confiance de la presque totalité des habitants de la réserve.Cela a de quoi étonner au moment où un réveil national des- Amérindiens provoque chez plusieurs d\u2019entre eux une certaine agressivité contre les Blancs\u201d.Le père Lajoie accomplit son oeuvre avec sagesse, * perspicacité, humilité et oubli de soi.Ce en quoi nous les Trifluviens, croyons reconnaître les qualités de son vénérable père, dont il suit les traces, dans une autre sphère, \u2014x\u2014 Pour s'amuser.Pour mettre un terme à cette petite chronique, citons quelques phrases écrites \u201csérieusement\u201d par de grands écrivains, la plupart académiciens.ou presque.\u201cQuel plaisir d\u2019arriver couvert de neige dans une chambre éclairée par des parfums\u201d.(Balzac, La peau de chagrin).\u201cLe renard s\u2019était approché à pas de loup\u201d (Léon Cladel, Urbains et ruraux).\u201cIl était cinq heures du matin quand j\u2019entrai dans la ville.Les maisons commençaient à mettre leur nez aux fenêtres\u201d ( Théophile Gautier).\u201d \u201cOn entendit la voix de quelqu\u2019un qui parlait bas le plus haut qu\u2019il pouvait\u201d.Scarron, Le roman comique).\u201cJ'ai trente ans de plus que vous, ma chére Léonoryous avez 19 ans, et moi \u201cUne femme ne doit jamais écrire que des oeuvres posthumes à publier après sa mort\u201d.(Stendhal, De l\u2018amour).\u201cJe vais me marier en Amérique; n\u2019ayant pas eu d\u2019enfant dans ce monde, j'ai des chances d\u2019en avoir dans l\u2019autre\u201d.\u201cJ'ai fait sa connaissance dans un omnibus.Son premier mot fut un coup de pied\u201d.(Labiche).Excusez-les ?VILLERAY.aaa SSRIS TV SOG LE BIEN PUBLIC 1563, rue Royale, Trois-Rivières 1-819-378-8404 Abonnement : $3 par année Vendredi, le 12 et 19 septembre 1975 LE BIEN PUBLIC ALEXIS KLIMOV RÉFLEXIONS Agrippa d\u2019Aubigné n\u2019a jamais su à quel point son enfance à été malheureuse.À l\u2019âge de sept ans, ne se contentant pas de lire le fançais, le latin et l\u2019hébreu, il pousse l\u2019aliénation jusqu\u2019à traduire le Criton.Bénis soient nos pédagogues: ce n\u2019est certainement pas grâce à eux que nos enfants pourront retrouver le souffle des Tragiques ! \u2014\u201c#_ Rivarol se trompe en affirmant: «La politique est comme le sphinx de la fable: elle dévore tous ceux qui n\u2019expliquent pas ses énigmes.» La politique cherche toujours à détruire d\u2019abord ceux qui ont réussi à percer ses énigmes.J Tu quoque, fili mi.Mon Père, mon Père ! Pourquoi m'as -tu abandonné ?Jamais, paroles plus terribles n\u2019ont été prononcées sur terre.César et le Christ.Le glaive et la croix soudés dans l\u2019incandescence de la souffrance._\u2014\u201c#_ Une fois de plus, je me suis arrêté à la remarque si profonde de Mauriac, selon laquelle toute oeuvre est une tentative de répondre à la triple question inscrite par Gauguin sur le grand tableau qui passe pour être son testament sipirituel: «Que sommes-nous ?Ou allons- nous ?D'où venons-nous ?» Et, une fois de plus, je suis frappé de découvrir le nombre de créateurs qui, cette question résolue, n\u2019ont pas tardé à descendre dans la tombe, leurs oeuvres étant alors achevées ou sur le point de l'être: Dante, Michel- Ange, Gervanès, Mozart, Novalis, Balzac, Dostoïevski, Soloviev, Tolstoï, Proust, Vierne.\u2014_\"\u201c#_ L'inscription qui devrait figurer au fronton de toutes les universités: « Toute science devient poésie, \u2014 une fois devenue philosophie.» (Novalis) \u2014_% Souvent, je pense au véritable drame de notre époque: l\u2019impuissance à se débarrasser d\u2019un héritage maudit laissé par le XIXe siècle et consistant en ces deux systèmes complémentaires et aussi inhumains l\u2019un que l\u2019autre: le capitalisme et le marxisme.Toutes nos énergies devraient être consacrées à la fois à la destruction de cet héritage et à la recherche d\u2019une nouvelle voie.Une tâche exaltante, notamment, pour les universités occidentales.Mais ces dernières préfèrent subir la loi du nombre., Le marxisme est devenu leur credo.Elles regroupent d'immenses troupeaux d\u2019étudiants et de professeurs échangeant des slogans politiques en guise de bêlements et broutant les abstractions les plus insipides: les bien-pensants du dernier quart du XXe siècle.Bernanos n\u2019en a pas fini de se retourner dans sa tombe ! \u2014_\u2014\u201c#\u2014 Un être humain qui ne vomit pas sur les tests psychologiques, n\u2019est pas digne de porter le nom d'homme.\u2014_% De nos jours, les principaux traits de l'homme exemplairement normal sont: l'amour du confort, la haine de l\u2019originalité, la certitude de détenir la compétence nécessaire pour juger autrui, la science des désodorisants, l\u2019admiration inconditionnelle pour les psychologues les plus incompétents, la facilité à digérer la propagande marxiste et la publicité capitaliste, l\u2019ingratitude, l\u2019intérêt pour les illustrations de magazines du genre Play Boy, le goût des sports télévisés et l\u2019infidélité.\u2014\u201c#_ L'entrée de Benito Mussolini dans la nouvelle équipe dirigeante du Parti Socialiste Italien montre que celui-ci a pris enfin la bonne voie.» Lénine (1912).A l\u2019audition de cette citation, les marxistes-léninistes deviennent sourds a n\u2019entendre pas Dieu tonner.Et pour cause\u2026 ! \u2014#_ La nouvelle vertu à la mode est la disponibilité.Elle est née, bien sûr, d\u2019un processus de compensation comparable à celui qui fait éructer, à tout bout de champ, le mot dialogue par des gens n\u2019ayant à peu près rien à se dire.De toute façon, la disponibilité est devenue la principale justification de toutes les infidélités.1.Ces réflexions sont tirées du prochain ouvrage d\u2019Alexis Klimov, La Grande Purification.Exorcisation |.Vient de paraître ADORATIONS Les lions de Babylone logiques, L'origine des jardins zoo- lisons - nous dans l\u2019hebdomadaire Découvrir les tées sur des bas-reliefs.cages avaient des barreaux faits de gros madriers, et elles Volume de 140 pages.Edition du BIEN PUBLIC, Trois-Riviéres.Auteur: le R.P.Marcial de Jésus VIVE- ROS, de la Congrégation des Coeurs sacrés de Jésus et de Marie.Edition originale en espagnol, publiée à Mexico en 1974; traduction en français par Madame S.MeBriar- ty de Québec.Cette édition canadienne est munie d\u2019une permission de l\u2019Archevêché de Québec.L'original espagnol était recommandé par le R.P.Francisco BOLUDA, Supérieur provincial des Péres des SS.Coeurs, qui écrit: \u201cLes personnes qui ont la bonne habitude de passer quelques minutes devant le Saint Sacrement, adorant la Présence réelle de Jésus- Christ, trouveront dans cet ouvrage un abondant matériel pour faciliter le dialogue de leur âme avec Dieu.\u201d Dans ce manuel on trouve une ADORATION d\u2019environ 15 pages pour chaque jour de la semaine: Dimanche : La Sainte Trinité.\u2014Lundi: Les Ames du Purgatoire.\u2014 Mardi: Les Saints Anges.\u2014 Mercredi: Saint Joseph.\u2014 Jeudi: Le Sacerdoce et la Sainte Eucharistie\u2014 Vendredi: Le Sacré-Coeur de Jésus \u2014Samedi: La Sainte Vierge Marie.Madame McBriarty (née S.Turgeon) nous offre une élégante traduction, sous un format commode: ce manuel se glisse dans la poche ou la sacoche; cependant sa présentation est attrayante et les caractéres bien voyants facilitent la lecture.Nous y trouvons une richesse doctrinale conforme aux fins de toute priére: adorer, remercier, réparer, demander.Nous y avons admiré 1'élévation des pensées et des sentiments, et surtout une application spéciale aux besoins actuels de notre société décadente, parmi les bouleversements de la crise qui éprouve la Sainte Eglise.Voila une nourriture substantielle pour les âmes fidèles, les apôtres et spécialement les âmes consacrées (prêtres, religieux, religieuses).Et qui sait ?Peutêtre ces ADORATIONS urront-elles réapprendre prier aux adorateurs d\u2019idoles: science, technique, animaux (Larousse), remonte à l\u2019aube de l'histoire, et les rois de Babylone gardaient en captivité des animaux variés : Eléphants, Rhinocéros, Dromadaires, Singes, etc.Mais ils possédaient surtout des Lions.Ceux-ci habitaient encore, à l'époque, le Proche-Orient.Pour les transporter, les Babyloniens utilisaient-des cages en bois, qui ont été représen- argent, sexualité, sport, car ces âmes en peine sentent souvent le vide de leur âme et elles ont soif de valeurs spirituelles, elles aspirent inconsciemment au bonheur céleste auprès de Dieu, leur fin dernière.Ces ADORATIONS m'ont rappelé un peu les VISITES AU SAINT SACREMENT de saint Alphonse de Liguori et les HEURES SAINTES du Père Matéo.Mais ici le style est évidemment plus moderne, tout en conservant le ton apostolique et pratique.GEORGES PANNETON, .prêtre.étaient munies, à l'arrière, de deux longs bras permettant de les accrocher à un chariot.De l\u2019autre côté, elles étaient fermées par une trappe ou une porte à glissière, commandée par un gardien placé dans une logette située sur le toit de la cage.Les Lions étaient ensuite lâchés dans de grands parcs, où ils vivaient en semi-liberté.Leur sort n\u2019en était pas, pour autant, toujours enviable: bien souvent, ils servaent de gibier aux souverains qui, en char ou à Cheval, les criblaient de flèches.Sardanapale, notamment, s'illustra dans ce genre de \u201cchasse.\u201d D'autres\u2018 Lions étaient mieux traités : ils coulaient des jours paisibles dans les palais, et on ne leur demandait qu'un seul sacpifice : la tonte.On leur rasait en effet la face et la plus grande partie du corps, pour ne leur laisser qu\u2019une crinière en collerette et quelques touffes de poils sur les flancs, la croupe et le bout de la queue.Reste à savoir si ces Lions se prêtaient à cette opération avec la docilité d\u2019un Caniche.Page 8 Les hirondelles ou le bonheur qui revient On considère souvent les hirondelles comme les oiseaux du bonheur.Elles appartiennent à l\u2019ordre des passeréaux, du latin passer qui signifie \u201cmoineau\u201d.Oiseaux migrateurs, elles possédent une adaptation au vol tout à fait remarquable.Comme nous le dit le Larousse des Jeunes, \u201crépandues à peu près dans toutes les régions du monde, eles ont un corps élancé, des ailes longues et pointues.Leurs pattes sont très courtes et ne leur permettent guère de marcher, mais leurs ongles peuvent s'agripper aux moindres aspérités.Leur régime alimentaire est strictement insectivore: un couple d\u2019hirondelles et sa nichée consomment plus de 100,000 insectes par mois.Elles chassent en volant, le bec grand ouvert pour gober leurs proies au passage; pour boire, elles agissent de même, en Tasant la surface de l\u2019eau.Les hirondelles vivent en septembre leur migration annuelle vers l'Afrique.Elles reviennent, à la belle saison, aux endroits où elles sont mnécs: on dit qu\u2019elles annoncent le printemps.Avec des ailes plus \u2018longues et plus étroites, les martinets sont encore meilleurs voiliers que les hirondelles: ils volent couramment à une vitesse se situant entre 60 et 90 km à l\u2019heure et peuvent pousser des pointes à plus de 200, voire, pour certaines espèces (martinet d'Asie notamment), à plus de 300 m à P\u2019heure.Ils parcourent ainsi, à haute altitude, plusieurs centaines de kilomètres par jour.Ils s'accrochent parfois à des parois verticales, mais ne se posent jamais sur le sol.Comme les hirondelles, ce sont des oiseaux migrateurs.Il vivent aussi en colonies, mais ils se battent fréquemment entre eux.Bien que le fait ne soit pas absolument prouvé, il est vraisemblable que les martinets passent la nuit en plein ciel, où ils dorment en planant, à une altitude d'au moins 2,00 m.En Asie du \u2018Sud-Est vit une espèce particulière de martinets, la salangane.Cet oiseau construit son nid sur les parois des grottes avec sa salive mélangée à des débris d'algues marines.Ce nid, utilisé dans la cuisine chinoise, est trés recherché en Orient ou, sous le nom de \u201cnid d\u2019hirondelle\u201d, il fait l'objet d'un commerce important dans certaines régions.\u201d ADOCIÉTÉ CANADIENNE OU CANCER Page 4 A PROPOS DES LE BIEN PUBLIC SOUVENIRS EN VRAC DE MONSEIGNEUR ALBERT TESSIER Au Canada français, le mon- \u2018de de l'édiiion n'est plus désertique comme il l'a longtemps été.Il y a aujourd'hui abondance, voire surabondance de publications.Il se publie tellement de livres que même le plus honnête des critiques littéraires ne saurait tenir compte de tout.De cet état de chose, il résulte que de précieux ouvrages passent inaperçus.C'est le cas, cette année, d\u2019un volume publié en mars et dont bien°peu de gens ont entendu parler, soit \u2018\u201cSouvenirs en vrac\u201d de Mgr Albert Tessier.Professeur, historien, écrivain, photographe, cinéaste, éditeur, archiviste, mentor d'une pléiade d'écrivains, artistes et artisans Mer Tessier aura été, au Canada français, un éducateur dans tous les sens du mot.Aujourd'hui âgé de 85 ans, il demeure plus alerte et plus actif que nombre d'hommes qui n'ont pas même 40 ans.Il occupe ses nombreuses heures de retraite à classer de précieux documents d'archives ou encore, s'emploie à de durs travaux manuels \"qui rebutent de plus jeunes que lui.Il suffit de le suivre une journée à son domaine estival de Tavibois pour s'en rendre compte.Pour le plasir de ses amis, Mgr Tessier a consenti, il y a un an, à livrer ses mémoires qu'il a intitulées: \u201cSouvenirs en Vrac\u201d.Publié en mars par les Editions du Boréal Express, l'ouvrage demeure malheureusement peu connu.C'est regrettable, car on y trouve, entre autres choses, une excellente leçon de travail.Comme l\u2019écrit le préfacier, M.Hervé Biron, cet ouvrage n'a rien du plaidoyer pro domo.Au contraire c'est le récit le plus modeste qui se puisse trouver d'une vie laborieuse toute au service \u2018de la collectivité, de la jeunesse surtout.Adversaire des méthodes sclérosées en éducation, Mgr Tessier a été un semeur d'idées nouvelles qui, aujourd'hui encore, trouvent peu d'application.Sait-on, par exemple, qu'il a été novateur au point d'insérer le principe de la cogestion dans les maisons d'enseignement qu\u2019il a dirigées pendant 28 ans, soit les Instituts familiaux.Quel étudiant d'université ne rêve pas aujcurd\u2019hui de la cogestion de l'institution qu'il fréquente.Cela, Mgr Tessier l'a établi, sans bruit, sans scandale, appuyé dans son travail par des hommes aussi éminents que Mgr Irénée Lussier ou le Père Alcantara Dion, par des femmes merveilleuses comme Mme Thérèse Casgrain qui, pourtant, vit d\u2019abord d'un fort mauvais oeil sa nomination au poste de visiteur de ce qu'on nommait en 1937 les \u201cEcoles ménegè- res\u201d.Ceux qui ont suivi Mgr Tessier de 1937 à 1965 savent que sa tâche ne fut pas toujours facile.On a glissé de nombreux obstacles sous ses pas, cn l\u2019a parfois entouré d\u2019hostilité.Il s'est même trouvé un éminent cardinal français pour venir le déprécier au Canada mé- me.Ce cardinal (Tisserant) dont la morgue n'eut d\u2019égale dans l'histoire contemporaine que celle d'un certain général ignorait tout du sain humanisme que Mgr Tessier avait im- Jamais dans notre littérature Le Village n'a été si magnifiquement .raconté.planté dans l\u2019enseignement familial.Sous quelque angle qu'on regarde son oeuvre, Mgr Tessier -excelle.Que d'artistes que d\u2019écrivains lui doivent le succès de leur carrière.On ignore généralement que c\u2019est Mgr Tessier qui a édité les premiers volumes de Félix Leclerc dont les trois recueils, Adagio, Allegro et Andante se sont vendu à plus de 50,000 exemplaires en moins de deux ans.On ne sait pas non plus que c\u2019est chez Mer Tessier, à Tavibois, que l'artiste Jordi Bonet a peint ses premiers tableaux.Mécène, Mgr Tessier n'était pourtant pas riche.Il ne l'était pas de naissance, puisque fils de cultivateur qui devait compter ses sous.Il ne l'était pas non plus à titre de professeur c:r Je Séminaire Saint-Joseph des Trois-Rivières où il a enseigré une grande partie de sa vie ne payait ses prêtres que $120 par année.Visiteur des écoles mé- .nagères, on lui a offert à l\u2019origine $1,600 par année.On pardonnera le cliché, c\u2019est à la nécessité, _mère de l'invention, que Mer Tessier doit ses succès de tous ordres.Son entregent, son pouvoir de persuasion lui ont valu de précieuses amitiés auxquelles il doit, entre autres choses, la reconstitution des archives et de la bibliothèque du séminaire des Trois- Rivières, totalement démunies après l'incendie de novembre 1929.La bibliothèque compte aujourd\u2019hui 60,000 volumes et les archives plusieurs centaines de milliers de documents précieux dont certains signés en 1759 par Louis XV, roi de France.ae TT eX, LH EEE chez votre libraire ou chez Véditeur $10.Les Presses KLaurentiennes, inc.C.P.° 130, Notre-Dame-des-Laurentides, Québec © ; Du même auteur, chez le même éditeur : JE M'APPELLE PAX L'histoire d\u2018un chien heureux qui Médite sur son bonheur Vendredi, te 12 et 19 septembre 1975 Pour donner une juste idée de la somme de travail abattu par Mgr Tessier, il faudrait Jonguement parler de ses cours a \"Radio-Collége\u201d; il faudrait dire que lui, qui n'avait pas de secrétaire, écrivait 2,500 lettres par année; il faudrait parler des milliers de conférences illustrées qu'il a données, \u2014 illustrées de ses propres photos ou films; il faudrait parler des \u201cPages trifluviennes\u201d publiées sous son inspiration (38 volumes).A l'heure de la Loi 22, il faudrait rappeler que Mgr Tessier a été laiguillon qui a mené la \u201cBell Telephone\u201d à se franciser quelque peu, la forçant, en particulier à nommer Trois-Riviè- res par son nom et non \u201cThree Rivers\u201d et ce, en 1936.Les \u201cSouvenirs en vrac\" re- Eorgent de faits savoureux qu\u2019on a plaisir à lire et qui ne comportent pas un seul trait moralisateur.L'ouvrage est fait du plus pur et du-plus élémentaire bon sens, comme la vie et l\u2019oeuvre de l\u2019auteur.MARCEL GINGRAS Mystère cosmique et FRANÇOIS HERTEL François Hertel restera jusqu'à son épanouissement dans son cher Cosmos un penseur récidiviste.Il poursuivra, avec d\u2019autant plus de fébrilité intelligente sa course le long des abimes, qu\u2019il sait et sent que les risques qu\u2019il prend encore avec la pensée ne laissent in- différent aucun de ceux qui, de façon sympathique ou hostile, ont été curieux de ceux.qu'il a déjà courus.Il est un exemple attachant de ce qu\u2019on peut appeler la vocation du risque.Dans cet ouvrage, Hertel ne vise pas à constituer une somme de ses idées mais il groupe dans une série de chapitres en forme de mosaïque, ses ré- condition humaine flexions sur des thèmes fondamentaux inspirées par des années d'intimité avec quelques oeuvres de poésie.A l'idée d'un monde élargi jusqu\u2019au Cosmosinférée par Hertel de ses recherches, à ce monde nouveau, flottant à une place relativement modeste dans la globalité universelle, correspond une métaphysique nouvelle, qui est une intéressante synthèse de certaines métaphysiques anciennes et modernes, et nécessitant un nouveau langage.Ce langage, il l'appelle d'un terme récent qui appartient à la cybernétique, \u201cle métalangage\u201d.Pour Hertel, ce métalangage est, depuis l\u2019Antiquité, celui des poètes.Tél 378-4875 la plus importante société de fiducie TRUST GÉNÉRAL «+ +++.» « DU CANADA SERVICES FIDUCIAIRES COMPLETS Édifice Ploce Royale, Trois-Rivières conedionne - françaises Jamais dans notre littérature \\ La Riviére Si n\u2019a été glorieusement chantée.paginaire. Vendredi, le 12 et 19 septembre 1975 LE BIEN PUBLIC Page 5 + rare ALAN 3 CHAMPLAIN S\u2019EN EERVEILLATY Champlain fut le premier à s\u2019émerveiller de la richesse, de la variété et de la beauté sauvage de nos mussifs boisés troués de lacs ct de rivières.Après lui, d\u2019autres se sont chargés de mettre en valeur les richesses naturelles du Québec et en particulier nos immenses ressources forestières._ À cet effet, une brochure intitulée « La forêt du Québec » à été publiée par le ministère des Terres ct Forêts.Cette brochure a pour but de renscigner le public sur l'industrie forestière, la politique forestière cet le territoire forestier du Québec.Le territoire La forêt québécoise couvre quelque 444 300 milles carrés, soit 55% de la superficie totale du Québec ou encore 2% de la superficie des forêts mondiales.Outre la taïga au nord, où les forêts sont faiblement boisées et sans potentiel commercial, (superficie: 146 200 milles carrés), la toundra avec ses 115 000 milles carrés, ses marais.ses lichens et ses arbustes constitue l'oasis de plusieurs familles d'oiseaux, de caribous et méme.depuis 1967 d'une quin- zuine de bœufs musqués.La forét commerciale couvrant la partie sud de la province, sur une superficie de 298,100 milles çuvrés constitue un domaine boisé aussi vaste que la France et la Grande-Bretagne réunis.Les essences forestières Le potentiel de la forét commerciale se \u201c répartit en cing grands domaines.ce sont : la pussière.la sapiniere.l'érablière à = bouleau jaune, l'érublière kuuren- \"caryers.l'érablière à Les essences résineuses y sont en majorité : en tête on retrouve I'épinette, suivie du sapin et ensuite viennent les feuillus, soit le bouleau blanc, le bou- Icau jaune, I'érable, etc.La presque totalité des \u2018forêts québécoises appartient à l\u2019état.C\u2019est le ministère des Terres et Forêts qui est chargé de l\u2019administrer.Une minime partie est aux mains du secteur privé.Pour en retirer un rendement maximum, les forêts commerciales sont réparties en divers secteurs dont voici les principaux : les concessions forestières, les forêts domaniales et les réserves cantonales.tienne ct Les concessions forestières Les concessions forestières sont ordinairement des territoires boisés où les arbres du terrain, donnés à bail, sont cédés exclusivement au concessionnaire qui pratique l'industrie des pâtes et papiers, et ce, sous les contrôles rigoureux.du ministère des Terres et Forêts.Les forêts domaniales Ces forèts ont été créées pour subvenir plus spécialement aux besoins de l'industrie du sciuge.Les droits de coupe sont achetés pour des périodes de cinq ou dix ans et portent sur des études et des essences bien déterminées, ceci afin de protéger cer- tuines espèces et de garantir le reboisement, Les réserves cantonales Longtemps sources.de matières premières pour les agriculteurs et les colons.les réserves eun- tonales servent de plus en plus à assurer l'approvisionnement de cer- tines usines de seiage et de pâtes et papiers.Apport économique En 1969, sur une possibilité annuelle de coupe de 23 millions de cordes, on en a récolté 12 millions.Une exploitation forestière de si grande envergure apporte au Québec une contribution économique considérable, vu le nombre de travailleurs embauchés et les salaires versés.Seulement pour la coupe du bois, on a versé en 1969, 145 millions à 19 200 travailleurs de la forêt.Considérée dans son ensemble, l\u2019industrie forestière québécoise procure dc I'emploi à 84 462 personnes, dont 19 200 en forêt et 65 262 en usines.La forêt, ressource renouvelable, compte largement au nombre des plus importantes richesses naturelles du Québec.Elle se compare avantageusement à d\u2019autres industries manufacturières et se révèle, à maints égards d\u2019un apport économique considérable.Champlain avait bien raison de dire: « Des bois, qui sont de hauteur esmerveillable.» D.G.C.Gon peut vaincre le cancer SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER 7 Nous avons accueilli le Vicaire Général du Pape ces Un des plus éminents prélats romains, le Vicaire Général - du Pape, Mgr J.-P.Canisius Van Lierde, d'origine hollandaise, a fait une brève visite dans notre ville, le 5 septembre dernier, où il a été l\u2019hôte de Mgr Pelletier.Il s\u2019est arrété quelques instants aux éditions du Bien Public, où vient de paraître la version française d'un récent ouvrage de mariologie.\u2018L'Esprit Saint et la Très Sainte Vierge\u201d d'abord paru en italien ct dont il est l\u2019un des principaux auteurs.La traduction française de cet ouvrage est l'oeuvre d\u2019un trifluvien, l'abbé Lionel Mélançon.L'ors de la présentation du nouveau livre, on voit ici, de @.à d.M.Ciément Marchand, directeur du Bien Public, l'abbé T,ionel Mélançon, Mgr Van Lierde, Mme Marie-Paule Giguére, fondatrice de l\u2019Armée de Marie, l'abbé Philippe Roy, de Québec, directeur de l'A.M.et le P.Denis Laprise, O.S.Cam.Le lendemain de sa visite à Trois-Rivières, le Vicaire Général de Sa Sainteté Paul VI présidait une grande fête mariale et eucharistique, à la Basilique de Sainte-Anne de Beaupré, sous les auspices de l'Armée de Marie, association qui recrute 275,000 membres à travers le monde.(Photo André Bouchard) Siège, des postes élevés.Mgr Jean-Pierre C.van Lierde est l\u2019un de ces hommes à l\u2019Esprit apostolique sur qui l\u2018Eglise compte pour accentuer son renouveau spirituel, à une époque d\u2019instabilité et de bouleversement des valeurs.Héritier de la riche tradition des humanistes hollandais, nourri d'une double culture, écrivain, penseur au style personne!, il affiche en même temps des qualités morales qui font de Jui une des valeurs les plus authentiques de notre monde spirituel.Ç.M.Nous avons pu causer quelques instants avec le distingué visiteur.Ce qui frappe chez Mgr van Lierda, c\u2019est la personnalité rayonnante, la sincérité du geste, la cordialité de l\u2019accueil.Homme au magistral équilibre, il respire la force, la puissance de l\u2019action, mises toutes deux au service d\u2019un idéal hautement spiritualisé.On conçoit que cet éminent prélat d\u2019origine hollandaise a su gagner la confiance de plusieurs papes et rendre à l'Eglise des services exceptionnels en occupant, près le Saint Croquis La-Péradiens (IV) LE CALVAIRE DU RAPIDE NORD \u2018Heureuse Croix ! Tu es la balance où fut pesé ce corps, notre rançon: tu as enlevé à l\u2018\u2019enfer sa proie.\u2018 Vexilla Regis.VIe s.P.Venance FORTUNAT Sous la rustique arcade Montés les end degrés, Loin de nos balustrades, L\u2019Homme crucifié, Le Christ pendu au bras d'un arbre du village.Réplique du Calvaire, rappel de l\u2019autre Croix.O arbre d\u2019un seul fruit, dépouillé de feuillage, Attendris tes rameaux, que la tête du Roi Comm\u2019 sur une poitrine enfin sur toi.Montant de tes racines La sève de la foi, Vive sous ton écorce, Nous retombe à présent Avec tendresse et force En un divin présent.Elle irrigue la terre Du Sang même d\u2019un Dieu.Quel effarant mystère Nous rappelle ce lieu ! SIMONE ROUTIER e l\u2019Académie canadienne-française Page 6 BUEULELEEE BUEBELGELCEEN BE LE BIEN PUBLIC EBGELELELLELLELEE Lévesque a bien raison ! La venue de René Lévesque à Trois- Rivières dernièrement n'aura pas passé inaperçu.Les propos acerbes du chef péquiste à l\u2018endroit de certains députés de la région ont fait couler beaucoup d\u2019encre de même que ses commentaires sur l\u2018industrie du textile.ll faut bien avouer que sur plusieurs points M.Lévesque a raison.Prenons par exemple la situation précaire de l\u2019industrie du textile en Mauricie et plus précisément le cas de l\u2019Associated Textile de Louiseville qui doit fermer ses portes en décembre prochain.On peut d\u2019abord s'en prendre au député de Berthier- Maskinongé qui vient tout juste de refuser de se mouiller les pieds en rencontrant les employés de cette industrie; mais nous croyons qu\u2019il faut surtout contester la faible politique du gouvernement fédéral en matière d\u2018importation des textiles.Dans le cas de l\u2019ATC de Louiseville il faut également dénoncer la politique fédérale qui a accordé une subvention importante pour l\u2018achat d'équipement pour cette compagnie qui, après avoir tenu sa promesse d'opérer pendant cinq ans, décide maintenant de se retirer.Si nous avions été dotés d\u2019une solide politique de contrôle des importations peut-être n\u2019en serions-nous pas là.On dira qu'avec les bouleversements sociaux que nous vivons il est facile pour le chef d\u2018un parti d'opposition de jouer son rôle de chien de garde et même dans certains cas d'attribuer tous les maux de la terre au gouvernement en place.Mais dans le cas qui nous occupe les paroles de René Lévesque n'avaient vraiment rien d'exagéré.R.G.Juneau, un choix judicieux ! Même si la façon dont le premier ministre Trudeau a choisi son futur ministre - des communications ne s\u2018insére pas directement à l\u2019intérieur des cadres normaux de la démocratie, il n\u2018en demeure pas moins que c'est là un exellent choix.M.Juneau est sans doute parmi ceux qui connaissent à fond le dossier des communications dans lequel il trempe depuis longtemps de par ses fonctions au C.R.T.Cet il ne fait nul doute que personne d\u2018autre ne saurait mieux faire que M.Juneau dans ce domaine.Il ne reste plus maintenant qu\u2018a faire élire le nouveau ministre qui doit porter sa candidature dans Hochelaga au mois d\u2018octobre.Et comme en politique il y a toujours une certaine dose d\u2018\u2019imprévu il est justifié de se demander ce qui arriverait advenant une défaite de M.Juneau, ce qui toutefois est fort improbable.Certes la situation serait sérieuse bien que le premier ministre Trudeau pourrait contourner partiellement le problème en nommant M.Juneau sénateur ce qui lui permettrait de conserver son titre de ministre des communications.Mais il n\u2019est pas dit que dans un tel cas il remettrait sa démission, ce qui ne serait pas sans compliquer les choses.Mais tout cela n\u2019est que pure spéculation puisque la circonscription de Hochelaga est libérale depuis 54 ans et qu\u2019il serait plus que surprenant que M.Juneau vienne briser la tradition.R.G \u2018industrie papetière du Québec en danger! Dans son éditorial du 30 avril dernier, CJTR dévoilait ses craintes de voir l\u2019industrie papetière aux prises avec de sérieuses grèves à travers le Canada.Partout au pays, à peu d\u2019intervalles, les conventions collectives se terminaient et on pouvait déjà entrevoir des négociations ardues et des revendications consistantes de la part des travailleurs.Ce qui avait été prévu s'est réalisé.Dans un premier temps les travailleurs de l'Ontario et de la Colombie Britannique n\u2019ont pas réussi à s'entendre, ce qui a eu pour effet récemment, le déclenchement d\u2019un arrêt de travail.Cette situation pénible semble maintenant vouloir atteindre le Québec ce qui également était prévu surtout par les compagnies qui ont profité des derniers mois pour accumuler des stocks en prévision de négociations longues et difficiles.Une première compagnie du Québec, dans la région de Beaupré connaît donc depuis hier un arrêt de travail qui pourrait être le premier d'une série dévastatrice à se produire dans la province au cours des prochaines semaines.Dans ce cas, comme dans ceux qui marquent les autres provinces touchées, les revendications salariales sont pour le moins exigeantes; on réclame une augmentation de $2.00/l'heure.Cet exemple nous permet maintenant de répondre aux interrogations que nous mettions de \u2018avant en avril dernier.Cette première grève est certes le prélude d\u2019une menace qui s\u2019abattra sur l\u2019industrie papetière québécoise et lorsque l\u2019on considère cette extrapolation avec sa couleur locale on s'aperçoit rapidement qu\u2019il serait plus que malsain pour une ville comme Trois- Rivières de se retrouver avec plusieurs milliers de travailleurs des pâtes et papiers en grève.Actuellement les prévisions permettent de croire que d'ici quelques semaines plus de 8,000 travailleurs de ce secteur auront droit de recourir à la grève.Nous avons la nette impression que la région de Trois- Rivières aura sa bonne part du gâteau.R.G.¢ Vendredi, le 12 et 19 septembre 1975 ur le bien public-22concoses RBYDIIC: 2200005000 Promenade à l'Expo de Québec Cette année, l\u2019expo-Québec exerçait sa fascination du 28 août au 7 septembre au Colisée de Québec.Réputée pour ses nombreux bestiaux et sa couleur commerciale, lExpo-Québec pullule de bingos, de maisons hantées et de kiosques attrape-nigauds avec leur roulette où les dépensiers d\u2019habitude se croient millionnaires en vacances à Las Vegas.Et dans cette esbroufante kermesse prolifèrent les bicoques où l\u2019on vend pommes sucrées, pogos et crêpes.Parmi les stands qui rivalisent d\u2019ingéniosité, un perrugier a placé son robot avec un postiche qui se soulève de la tête el se replace d\u2019un mouvement mécanique à la surprise des visiteurs.Les ministères du gouvernement québécois se font voir et une de leurs démonstrations attire les curieux, il s\u2019agit de ia cellule .d\u2019un centre de détention reconstituée dans les petits détails: un lit avec un petit matelas dur, un évier, une toilette, les barreaux et le bruit incessant de va-et- vient dans l'édifice aux murs de béton.À ma question naive, l\u2019hôtesse me répond que les délinquants qui occupent ces piaules ne bénéficient pas, en 1975, de la télécouleur et de l\u2019air climatisé.Or, dans notre société de gaspillage érigé en, système, il semble que ce soit une lacune.(?) Au rayon des événements insolites, un garçonnet en jeans délavés escalade la redoutable clôture surmontée de fil de fer barbelé.H n\u2019avait peut-être pas l\u2019argent pour régler l\u2019entrée, comme d\u2019autres mômes gavés.Les spectacles se succèdent sans arrêt.Au défilé de modes, les mannequins portent des créations d\u2019automne, elles déambulent avec élégance, l'air supérieur, cheveux au vent et sourire aux lèvres.Les adolescents, friands de ce genre de spectacle, postés comme des sentinelles, scrutent la frimousse de ces filles à la ligne aérodynamique.Fait suite, un orchestre philhamonie swing animé de jeunes à poil long et chemise ouverte, dirigé par un chef d\u2019orchestre sautillant, portant jeans et cheveux roux.La qualité de la pièce exécuté rappelle \u201cLady Marmalade\u201d que l\u2019on entend dans les discothéqques.Troisième numéro, \u201caérien\u201d celui-là.Trois acrobates font des pirouettes à 50 pieds du sol, deux trapézistes et l\u2019autre sur moto, ils évoluent comme des hirondelles, retenus par un pied et donnant des frissons au public par un déhanchement habile qui les fait changer de direction.Le point culminant de l\u2019expo-Québec est atteint par la présence des Forces Armées Canadiennes.Dans son grand pavillon, un jeep blanc dans lequel les tout- petits vont se faire photographier mains au volant et regard hardi.L'oeil critique reconnaît dans ce côté fort luisant de l\u2019Armée, la stratégie de leurs annonces publicitaires surfines axées sur le sport et les loisirs.En revanche, trois belles pièces retiennent l\u2019attention: un hélicoptère militaire CH 135 \u201cTwin Huey\u201d de 10,500 1bs, mesurant 157 pieds, pouvant contenir 12 personnes et l'équipement, atteignant 23,500 pieds et consommant 80 gallons l\u2019heure.Un Char d'assaut \u201cCenturion\u201d mesurant 28 métres, pesant 52 tonnes, transportant 1 pilote, 1 commandant, un cannonier et 1 tireur.Enfin, un canot imposant muni de 2 moteurs Mercury de 150 forces.Venez dire après ça que l\u2019expo-Québec, c\u2019est du réchauffé ! ALAIN DUFAULT Vendredi, le 12 et 19 septembre 1975 Catéchisme versus Cathéchèse Catéchisme et Catéchèse sont-ils des mots synonymes ?Y-a-t-il, sous ces mots une même chose ?La Catéchèse a-t-elle supplanté le catéchisme ?.Essayons de répondre à ces questions.1.Les mots et la chose \u2014 Le mot Catéchisme semble bien, lui aussi, avoir subi le sort de tant d\u2019autres mots: la mise au ban ! Ce serait, comme dit avec humour le Cardinal Wright, « une forme d\u2019éducation stérile, analogue à celle qui consiste à apprendre par coeur les tables de multiplications » !.(Doc.C.15 oct.72).Aussi on n\u2019ose presque plus prononcer le mot., Cependant je constate que le Saint-Pére Payl VI, qui s\u2019y connaît en fait de mots, et de choses cachées sous les mots, emploie souvent.le mot catéchisme: * « Le catéchisme nous enseigne.la voie de la prière et des sacrements.pcur parvenir au Saint-Es- prit ».(Oss.R.26-5-72).- * «Même un enfant, instruit dans le catéchisme.peut répondre qu\u2019il connaît les choses merveilleuses de l\u2019Eucharistie ».(Oss.R.9-6-72).* «L'ancien catéchisme demandait.chrétien ?» (Oss.R.27-7-73).* « L'ancien catéchisme n\u2019a rien perdu de sa sagesse philosophique et théologique.: nous avons recu le don de Lewistence pour connaître et aimer Dieu ».{Oss.R.2- * À l\u2019Angélus du 7 septembre 1973, le Pape trouve moyen d\u2019employer trois fois le mot catéchisme.Pourquoi aurions-nous peur d\u2019utiliser ce mot traditionnel, qui correspond à des réalités vitales pour un chrétien de tous les temps ?Il est vrai que le mot Catéchèse a fait fortune depuis quelques années.On l\u2019a tellement employé que souvent on ne sait plus guère à quoi il correspond.Que de gens, que de professeurs, parfois même incroyants en pratique, parlent de catéchèse ou « font la catéchése » ! Que de cours donnés a tous les degrés ! .Tout tend 2 devenir caté- chèse, comme tout tend à être pastoral ! \u2014 La chose cependant est plus importante encore que le mot.Qu\u2019y a-t-il de caché sous le terme catéchisme ?Une parole de Jean XXIII l\u2019exprime clairement: « Le Catéchisme est le souci constant de l\u2019Eglise.celui de rompre le pain de la vérité, la présentant en une manière simple et intelligible, afin qu\u2019elle puisse être retenue, méditée et transmise dans les familles comme un héritage des plus précieux ».(Doc.C.15-10-71).Paul VI dit à son tour que « L\u2019ancien catéchisme.notre syllabaire religieux.avait le mérite d\u2019une valeur actuelle et pleine de sagesse, celle d\u2019être présentée sous forme de dialogue, et le dialogue conserve aujourd\u2019hui sa pleine valeur dans le discours religieux ».(Oss.R.27- 7-73).Le catéchisme est un abrégé commode de la foi.Ce n'est pas un manuel de théologie.Déjà au Ile siècle, saint Irénée (140-203), évêque de Lyon rédigea pour ses gallo-romains un petit exposé de la doctrine chrétienne, véritable « premier-né des catéchismes », selon le mot de Daniel Rops.(Vol.I, 347).Au XVIe siècle, durant les années sombres de la Réforme protestante, saint Pierre Canisius (1521-1597), qui a consacré sa vie à l\u2019enseignement religieux, « avait rédigé un résumé de la doctrine catholique si parfait que, jusqu\u2019à nos jours, on dira familièrement, pour: « Sais-tu ton catéchisme ?Sais-tu ton Canisius ?» (D.Rops, v.5, p.413).La catéchèse, elle, s'étend à un champ beaucoup plus vaste, très vaste même.Le Décret Christus Dominus du récent Concile demande « qu\u2019on compose.un Directoire sur l\u2019enseignement catéchétique du peuple chrétien, dans lequel on traitera des principes fondamentaux et de l\u2019organisation de cet enseignement, ainsi que de l\u2019élaboration de livres traitant de la question ».(n.44).Etes-vous LE BIEN PUBLIC Les Jeux Olympiques en Grèce Les jeux Olympiques qui auront lieu l\u2019an prochain à Montréal ne doivent pas nous faire oublier ceux qui avaient lieu il y a plus de 2,000 ans à Olympie, sous le ciel brûlant du Péloponnèse.N'oublions pas non plus que c'est sur l\u2019initiative du Français Pierre de Coubertin que, le 6 avril 1896, les jeux Olympiques furent rénovés et organisés à Athènes.7 Aujourd\u2019hui, on ne saurait visiter Olympie sans se rappeler l\u2019ordonnance des jeux grecs, comme nous y invite \u201cLeur fondation, selon la légende, est due à Héraclès, mais ils n\u2019entrèrent dans l\u2019histoire qu\u2019avec la première olympiade (776 av.J.C.).Ils étaient célébrés toutes les cinquièmes années (à la nouvelle lune qui précédait le soistice d\u2019été)et organisés par les Grecs qui dominaient le sanctuaire (Pisates, puis Eléens à partir de 580 av.J.-C.).Des ambassadeurs sacrés étaient envoyés, dans tous les pays grecs pour annoncer la célébration prochaine des Jeux et procla- RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.Jeanne Frigon, C.A.Roger Letendre, C.A.Case postale 1464 ase postale Tél.: 379-1831 le Grand Larousse Encyclo- mer une tréve sacrée.Les pédique: Ce Directoire est sorti le 11 avril 1971.(Voir A.A.S, 1972, p.97 à 176).Partout on s\u2019était lancé dans la caté- chèse, pas toujours selon le Directoire.Tellement lancé « qu\u2019un sentiment de désarroi semble se faire jour parmi bon nombre d'experts en matière catéchétique ».(Card.Wright: Doc, C.17 oct.71).Et le malaise ne fait que grandir.Pour être court, disons que la catéchese.devant intégrer le catéchisme, s\u2019étend à un grand nombre d\u2019élé- \u2018ments, qui entourent l\u2019enseignement religieux: personnes, livres, méthodes, matériel, etc.Ce n\u2019est pas mon dessein de toucher au point litigieux de la catéchèse actuelle.«Ce qu\u2019il nous faut aujourd'hui, disait le Cardinal Wright, dans son style imagé, ce sont des messagers de la foi qui proclament ce qu\u2019il y a d\u2019essentiel en elle, non pas des coupeurs de cheveux en quatre, tout érudits qu\u2019ils puissent être ».(Doc.C.15 oct.72).Au fond, ces pages veulent être un plaidoyer pour l\u2019enseignement positif de notre Sainte Religion, donc du Catéchisme.2.Nécessité transcendante de la sainte Doctrine.Catéchisme est synonyme de condensé de la foi catholique ou Sainte Doctrine.« La foi qui sauve, affirme saint Augustin, est engendrée, nourrie, protégée et fortifiée seulement par la Doctrine Sacrée de la Parole de Dieu ».C\u2019est précisément le rôle du catéchisme d\u2019entretenir la foi qui sauve.Le saint Pape Pie X, à la suite du savant Benoit XIV (1740-1758), a écrit cette parole qu'il faudrait graver en lettres d\u2019or dans toutes nos églises, nos collèges, nos écoles: « Nous affirmons qu\u2019une grande partie de ceux qui sont condamnés aux supplices éternels doivent cet irréparable malheur à l\u2019ignorance des Mystères de la Foi, qu\u2019on doit nécessairement savoir et croire\u2019 pour être admis au nombre des élus ».(Ency.Acerbo Nimis, 1905).: Parlant du Sacrement de Pénitence, Paul VI disait dernièrement que c'est là un « discours qui renvoit à l\u2019instruction religieuse coutumière, toujours extrêmement importante tant pour son contenu doctrinal que pour la praxis pastorale ».(Oss.R.7-3-75).Partout aujourd\u2019hui on parle de foi diminuée, affadie, sans mordant sur la vie quotidienne.Rien d'étonnant à cela: l\u2019instruction religieuse elle-même manque; elle s\u2019estompe graduellement.Saint Pie X le déclare sans détour: « Si la Foi s'est alanguie de nos jours au point d\u2019être presque mourante chez beaucoup, c\u2019est que le devoir de l\u2019Instruction religieuse est accompli trop négligemment ou complètement omis ».(Ib.) .Au cours des siècles, les véritables apôtres du peuple ont reconnu le besoin primordial de l'instruction religieuse.Ils y-ont répondu avec zèle et intelligence.Un nouveau modèle vient de nous être présenté dans le Bienheureux César de Bus, comme nous le verrons plus ioin.Que de saints nous pourrions citer en exemple sur le sujet ! Qu\u2019on le veuille ou non, le contenu de notre Foi, de notre Credo, doit être inséré quelque part: ce n\u2019est pas une affaire de pure mémoire ou de « moi je pense que ! » Le Cardinal Garrone a raison de dire: «Nous avons certainement besoin et d\u2019urgence d\u2019un catéchisme, qui soit le commentaire intelligent et ouvert du Symbole de notre Foi ».(Oss.R.25-4-75).De plus, notre Foi n'est pas seulement affaire de connaissance, mais elle est aussi affaire de wie.Nos connaissances religieuses sur les Mystères, sur les vérités révélées, sur les Sacrements, sont ordonnées à la réforme de notre vie: « Le juste vit de la foi >, nous dit saint Paul.(Rom.I; 17).Mgr Joseph-Louis Beaumier Page 7 pélerins et les ambassades officielles des cités (appelées théories) affluaient alors, tandis que les athlètes, arrives depuis dix mois, s\u2019exerçaient dans le gymnase d'Elis sous la conduite des hellanodices, désignés pour présider les Jeux.Les athlètes, qui prêtaient serment sur l\u2019autel de Zeus, devaient être de race grecque, de condition libre.Les fêtes duraient cinq jours.Au premier jour se tenaient les sacrifices, processions et diverses célémo- nies les Jeux proprement dits occupaient les trois jours suivants.Les divers concours proposés aux athlètes ont varié dans le temps, mais les principaux étaient (aux Ve et VIe s.): la course à pied (dromos), simple, double ou sextuple; la course en armes (hoplitodromie) ; la lutte à main plate (pâle); le pugilat (pugmé); le pancrace (pankration); le pentathlon, groupant cinq exercices (course, lutte, lancement du disque, pugilat, pancrace).Les coucurrents étaient opposés deux à deux par tirage au sort.A l\u2019hippodrome se déroulaient les courses de chars: quadriges, biges (deux chevaux), et les courses de chevaux montés.Le cinquième jour, on proclamait les vainqueurs, qui recevaient chacun une palme et une couronne d'\u2019olivier, puis les olympioniques formaient une procession solennelle, qui était suivie d\u2019un banquet au Prytanée.La gloire des vainqueurs était immense, et rejaillissait sur leur famille et sur leur cité: on les accueillait en triomphe, on leur offrait un banquet où était exécuté un chant composé en leur honneur, on leur élevait des statues, Cette gloire était la seule récompense réelle, mais l\u2019introduction des courses de chars et l'entretien des chevaux, qui coûtait fort cher, amenèrent la création de véritables écuries de courses aux mains des familles riches; sous cette influence, les Jeux, qui, au début, étaient ouverts à tous, furent peu à peu accaparés par des athlètes qui s\u2019y entraînaient spécilalement.Pendant les fêtes, Olympie était le carrefour de la Grèce; artistes.poètes, orateurs y faisaient connaître leurs oeuvres à l\u2019ensemble du monde grec.\u201d POUR VOS ASSURANCES ?3 2 2 RICHARD BERGERON Courtier en Assurance 573, rue Bonaventure Téi.: 375-2668 Trois-Rivières Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 12 et 19 septembre 1975 COURSES ®* COURSES Avez-vous vérifié votre inscription dans l\u2019annuaire?Voyez-y tout de suite! L\u2019impression du nouvel annuaire débutera sous peu! Pour toute correction, communiquez avec notre bureau d\u2019affaires avant le 7 octobre au numéro suivant: 379-4621 Bell Canada COURSES ® COURSES ® COURSES MERCREDI, VENDREDI et DIMANCHE SOIR B heures ATTENTION GUICHET DE VENTE À L'EXTÉRIEUR DE L'ESTAADE OUVERT DE 8h A 7h16 TOUS LES SOIRS DE COURSES rom au non COURSES ® COURSES *® COURSES TIRAGE DU 5 SEPTEMBRE, 1975 LICENCE COMPLÈTE ADMISSION: $1.50 Mercredi, soirée des dames 50° Les enfants en-dessous de 16 ans gagne OI IT 3 \u2018125,000.S3ISHNOD e SISHNOD 1,106,336 - BILLETS VENOUS AO A Grâce à la société culturelle Québec - URSS, dont le président, pour notre région, est M.Lucien Bornais, ainsi que les débardeurs, et des différents corps policiers et beaucoup d\u2019autres personnes qui se sont donné la main afin que le navire russe \u2018\u2018Alexandre Les membres de l'équipage du M/S Alexandre Pouchkine semblent des artistes hors de pair.Ceux-ci ont présenté une intéressante démonstration de leur savoir-faire.Ainsi les invités ont pu assister à un court concert de balalaïkas.sans dire que ce ne fut pas assez long, mais fut fort goûté.Il faut dire que de tels ensembles sont assez rares dans nos parages.{Photo et texte André Bouchard) 3,274 GAGNANTS Il va 2% $718.800.00 EN PRIX Pouchkine\u201d fasse escale au quai de Trois-Rivières pour quelques heures.Plusieurs | personnalités de la région furent les invités du capitaine et du Consulat russe, représenté en la personne de M.Mickhail N.Zarezov, de Montréal.Tous ont pu apprécier le specta- i 7(2(4(6(2/8 M/S JACQUES-CARTIER -Rivières les accueille avec chaleur cle offert par plusieurs membres d'équipage, ainsi qu\u2018un excellent buffet typiquement russe.Chaque année, ce navire très connu, fait peau neuve, car on augmente toujours l'espace dans les salles à spectacle afin d\u2018accommoder le plus de gens possible.Somme toute, espérons que ce magnifique navire reviendra encore nous visiter l\u2018an prochain et qu'il poursuivra aussi la croisière du St-Laurent Saguenay jusqu'aux Îles St-Pierre et Miauelon.Nous pouvons remarquer sur la photo le Consyl Général russe et son épouse M.et Mme Mikhail N.Zarezov a gauche, le capitaine au centre et M.Lucien Bornais à droite.\\ Murielle St-Germain Parmi les personnalités qui se trouvaient lors de l\u2019accostage du M/S \u201cAlexandre Pouchkine\u201d à Trois-Rivières, se trouvait également le vice-consul de ce pays soviétique à Montréal.Celui-ci a tenu à pcser avec un de nos reporters Murielle St-Ger- main.C\u2019est ainsi qu\u2019on peut reconnaître M.Anatoly A.Khakhalev.(Photo et texte André Bouchard) CROISIÈRES , SUR LE ST-LAURENT Tor JUIN AU 30 SEPTEMBRE 2 DEPARTS PAR JOUR 14:00h < 20:00h SALLE CHAUFFÉE-BANQUETS BAR-DANSE-ORCHESTRE NARRATION - 250 PERSONNES Disponible pour groupes.Croisière spéciale pour étudiants.2000 Berri (Angle Ontario) Montréal Qué.H2L 4N5, Tél.: 873-5350-53- 8|-\"50.000.PRRIES 71614 8] = '500.] 10 win | 4]4]0 8 100.| 99 lmnantpa 0 8 \u201860.| 943 fran par 0 011|9|»25,000.9] wwe 500, 9] ween 4100, 9] smn +50, billets se terminant par sagrent *5, 000.11 iminant pr 4161218 98 re par 6 8 99 8 gagnent billets se agnen gagnent \u201cterminant par 3 101 lement par 3j ever 1,000.3 1002 fim on \u2018250.gagnent "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.