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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 6 septembre 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1974-09-06, Collections de BAnQ.

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[" J.Raymo Lie nd Donault 19 rue Le Royer Quest Montreal 62e année Trois-Rivières, Nos 36 et 37 Vendredi, les 6 et 13 septembr 1974 } 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.EXY Enregistrement numéro 047 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents Retour sur le grand prix La commandite, une réalité inhérente au sport.Et ce n'est pas d'hier.Depuis fort longtemps, les grandes firmes ont lié leur nom à des jeux pour leur promotion publicitaire.Par exemple, les Alouettes ont été longtemps identifiés à la Brasserie Labatt.Oh ne pense pas aux Expos sans, en méme temps, songer a se détendre en savourant une O'Keefe.Et ainsi de suite.Les brasseurs, pour leur part, couvrent un vaste éventail des sports.Presque tous les évé- nements sportifs importants tombent sous leur coupe.Dans bien des cas, ils seraient difficilement remplagables, tandis que, dans nombre d'autres, il s\u2019agit pour eux d'une affaire.La commandite de la plupart de nos sports par les brasseries est pour elles l\u2019occasion de réaliser de bons profits.Elle incite le public à la consommation, sans doute; mais il y a plus.La plupart du temps le support publicitaire que les « bières » reçoi- - vent de la commandite se double d'un profit immédiat d'opération.En d'autres termes, la commandite paie sur tous les fronts.Autrement, elle n'aurait pas lieu car, malgré l\u2019image rassurante qu'elle projette à leur sujet, les brasseurs ne sont pas toujours les mécènes que l'on croit.La plupart du temps, tout en se trouvant à les aider, ils retirent abondamment de nos sports., Ici, à Trois-Rivières, la brasse- re Molson, par les soins de son concessionnaire trifluvien, commandite le Grand Prix d'automobile, notre principal évènement \u2018sportif, et le seul a revêtir une importance nationale.Tout au long de ces journées, le nom de Molson est constamment mis de l'avant.Il arrive de la sorte que la direction \u2019 et la participation du Club Autosport Mauricien passe au sécond plan.L'organisation de ces deux jours dédiés au noble sport de la course est pourtant, et tout d\u2019abord, l'affaire de centaines de bénévoles qui s'emploient pendant des semaines à faire du Grand Prix l'évènement qu'il est devenu, c'est-à-dire, chaque année, l\u2019un des points culminants du sport automobile au Canada.|| faut également tenir compte des dizaines de milliers de dollars que la Ville investit dans la course, au nom des contribuables.Ce qui fait que la publicité de Molson, au cours de ces journées devrait peut-être s'en tenir à une discrétion bien étudiée.Le Grand Prix doit constituer un évènement sportif en lui-même plutôt qu\u2019un simple support publicitaire à-une compagnie.Personne n'a jamais songé à contester les mérites de Molson dans cette commandite.Seulement, on lui souhaiterait une-certaine re- Vignette du passé Les membres du Barreau trifluvien en 1932 De sa lointaine Bretagne, l\u2019ami Henri Lamandé nous fait tenir cette photo du barreau trifluvien en 1932.On célébrait à cette occasion le jubilé d'or du sénateur -Jacques Bureau et le diner avait lieu au restaurant Lamandé (Kerhulu à l'époque).On peut facilement identifier le groupe: Léon Lamothe, Albert Paquin, Jean-Louis Marchand, Miville Lesage, Robert Trudel, Maurice Bourbeau, J.-H.Laforest, Alfred Cambray, François Désilets, Raoul Ducharme, Georges Méthot, Aimé Marchand, Jacques Bureau, François Lajoie, J.- H.Fortier, F.-X.Lacoursière, Philippe Bigué, Arthur Béliveau, Adélard Provencher, Léon Lajoie, Maurice Fortier, Hervé Brunelle, Lucien Comeau, Jean-Jacques Laioie, Raymond Dubé, journaliste, Roger Deshaies, Nap.Vanasse, Hormidas Gariépy, Auguste Désilets, Edgar Bournival, Léon Méthot, Roger Bisson, Jean- Marie Bureau, Edouard Langlois, Louis-D.Durand, Léopold Pinsonnautt, Alfred Gaudet, Jules Provencher, Léon Girard, Raoul Provencher.En face de ce dernier, le journaliste aujourd\u2019hui décédé Charles-Auguste Si- Arnault.Nous laissons à nos lecteurs le plaisir de placer les figures sous ces noms.TS TD : Ti tenue dans sa façon de se manifester au grand public.Et aussi cette compétition automobile de grande envergure devrait maintenant s'appeler le Grand Prix de Trois-Rivières, sans retenir dans son appellation officielle le nom de la marque de bière qui lui est associée.|| y a là une question de dignité municipale et civque, une queston de fierté pour tous les Trifluviens qui, grâce à cette cour- | | se, sont si heureux de voir leur ville prendre la vedette au moins une fois par année.Clément Marchand Premices de l'automne: dans le grand ciel violacé, le vol ordonné des outardes, Aux Iles Canaries Sur la route fleurie, ah! ces fraiches maisons D'un ocre corallin, d'un vert, d\u2019un bleu, d\u2019un mauve Jetant de l\u2019arc-en-ciel à tous les horizons ! Ces mules, ces chameaux, cette odeur un peu fauve.Mandariniers, tabacs, arbres en espaliers, Pêchers, vignes, cactus, vastes vergers d\u2019oranges, Violette au parfum qu\u2019on ne peut oublier, Découpés sur l\u2019azur, hauts feuillages étranges.Petits bancs de pierre au bord du grand chemin, Où viendra le senôr que la nuit lourde oppresse Sérénader la mie au sourire carmin.Beaux Espagnols flâneurs dont l\u2019oeil noir vous caresse.Femmes à la démarche onduleuse, aux seins droits, Sous le poids des paniers, qui renversent leur tête.Mantillas aux balcons.Accents câlins des voix, Vent brûlant de la mer sur ces rires de fêtes.Bougainvilliers de ce violet qui fait mal.Regards, couleurs, senteurs, atmosphère, verdure.Ah ! toutes ces beautés, ce bonheur amical.Ténériffe, qu\u2019on sent si vif en ta nature! Ton île est un radeau magique où vit encor Un reste de candeur, d\u2019humble douceur humaine, Et quand s\u2019évanouit sur la mer ton décor, L\u2019être sait quel espoir cher désormais le mène.SIMONE ROUTIER - de l\u2019Académie canadienne-française. Page 2 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires Un bel exemple de gentilhommerie La gentilhommerie sincère et spontanée est de plus en plus rare, particulièrement dans le champ politique.C\u2019est pourquoi il importe, croyons-nous, de souligner les quelques exemples qui se présentent.Comme on sait, Maurice Bellemare vient d\u2019être élu député du comté de Johnson, après une lutte qui soulève encore des commentaires de toutes sortes.Un des plus beaux hommages à sa victoire lui vient d\u2019un adversaire en politique, Lionel Bertrand, ancien député libéral du comté de Terrebonne et ancien ministre du Tourisme et Secrétaire provincial dans le gouvernement Lesage.Ce sont deux gentil- hommes qui, sur le plan politique, pouvaient différer d\u2019opinion, mais qui furent toujours loyaux l\u2019un envers l\u2019autre.\u201cLe grand public semble heureux que l\u2019Union Nationale, avec Maurice Bellemare, reprenne sa place au parlement de Québec.Maurice Bellemare connaît les lieux, il y sera à l\u2019aise; il est vivant, coloré, dynamique, parlementaire chevronné, orateur emballant.Il ronnaît la procédure parlementaire qu\u2019ignorent les quatre-cin- quièmes de député actuel et il apporte au parlement une expérience de trois décennies d\u2019une vie politique intensément véiue.SUR LE PLAN PERSONNEL Je connais Maurice Bellemare depuis longtemps.Pendant les cinq ans où successivement je fus secrétaire de la provinie et ministre du Tourisme de la chasse et de la pêche dans le cabinet Lesage, Maurice Bellemare a pris la parole sur la plupart de mes projets de loi (et ils furent nombreux!) et intervenait régulièrement dans l\u2019étude de mes crédits.Il eut à mon endroit une courtoisie que je n\u2019oublie pas; il est vrai cependant que je le respectais.Je resois annuellement sa carte de souhaits; c\u2019est le reflet d\u2019une amitié parlementaire qui a on | peut vaincre le cancer : SOCIÉTÉ CANADIENNE | DU CANCER survéeu, Nous avons peut- étre des affinités communes, il a représenté le comté rural de Champlain pendant plus de 25 ans; pendant 27 ans j'ai vécu une vie politique intensive dans trois enceintes parlementaires.Nos comtés, nous les avions dans l\u2019âme; aussi nous y étions populaires, même adulés, et se qui est important, respectés.Dans la politique actuelle, de nombreux députés doivent leur entrée en politique beaucoup plus à la popularité du.chef qu\u2019à leur prestige personnel.Ils ne tourneront jamais un quart de siècle de succès électoraux.Quand la politique les abandonnera, quelques semaines suffiront pour jeter leurs noms dans l\u2019oubli le plus total.Pour atteindre un sommet politique et s\u2019y maintenir, un député doit être avec le peuple, le bien servir, le recevoir et l\u2019aider, et ne jamais se moquer de lui.En politique, c'est la vieille formule, et c\u2019est encore la meilleure.Elle rend l'homme public imbattable, et consacre son nom dans les mémoires.Maurice Bellemare vient de le prouver.LIONEL BERTRAND Nous savons que cet éloge bien sincère touchera profondément = monsieur Bellemare, car M.Bertrand et lui-même ont tou jours cherché à maintenir la politique à son véritable palier et n\u2019ont jamais renié leur mission : servir le peuple, être loyal et probe.Tous deux ont bien mérité de leurs concitoyens, et leur carrière à tous deux est un éloquent exemple d\u2019honnéteté et de dévouement.A défaut d\u2019enfants, ils peuvent avoir des disciples.Espérons-le, pour le plus grand bien de la collectivité ! Le \u2014 x Au temps de Mgr Laflèche Monsieur Maurice D.De- Celles, ce sympathique ancien trifluvien dont nous avons parlé dans une récente chronique et qui vit maintenant à \u2018Québec, se souvient de son ancien patelin et il en parle avec enthousiasme dans une lettre qu\u2019il a fait parvenir au directeur du Bien Public.Citons ici un paragraphe de ses souvenirs d\u2019enfance : \u201cA l\u2019époque de ma jeunesse, (1905-1928) Le Bien Public paraissait une fois la semaine, et, au foyer paternel, nous nous faisions une obligation de le recevoir, même quand le Nouvelliste a pris naissance.Maman, un Trifluvienne issue d\u2019une génération plusieurs fois centenaire, nous avait inculqué les principes défendus par votre journal.Elle se nommait Rebecca Duval, était la fille d\u2019Onésime Duval, un ultramontain du temps de Mgr Laflèche, faisant équipe avec le juge Nérée Duplessis, père de Maurice Duplessis\u201d.Que de souvenirs dans la mémoire de ces anciens Trifluviens qui n\u2019oublient pas leur petite patrie.\u2014 x \u2014 Un mot sur Raoul Jobin Ce grand artiste, qui a fait honneur au Québec et dont le souvenir reste vivace chez tous ceux et celles qui l\u2019ont applaudi dans les grands théâtres à travers le monde, aimait bien la région trifluvienne et il nous l'a souvent répété.D'ailleurs il avait étudié au collège des Frères du Sa- cré-Coeur de Sainte-Anne- de-La-Pérade et avait gardé de ces années un émouvant et sincère souvenir.Ce qui nous amène à parler ici de lui, c\u2019est que nous venons de lire dans le journal Carrefour Chrétien un \u2019 extrait de l\u2019homélie prononcée à ses funérailles par son fidèle \u2018ami l\u2019abbé Pierre ravel (on dit que l\u2019abbé Gravel éclata en sanglots au cours de son homélie).Nous citerons ici - la péroraison : \u201cTout cela, mes frères, pour vous dire en terminant que je demande au bon Dieu d\u2019ouvrir au plus tôt les portes du Ciel à cet homme qui a si bien chanté les airs les plus prenants des génies humains et qui a mieux chanté que tous les plus beaux \u2018airs de la poésie chrétienne.Et que Dieu accorde à nous tous d\u2019imiter son ardeur au travail, sa fidélité, sa fierté de Canadien et-sa fidélité à ses amis.On ne peut pas vivre sur terre.si on n\u2019aime pas quelqu\u2019un de bien et si on n\u2019admire pas ce qui est beau.Jobin a aimé ce qui était grand et admiré ce qui était beau, et nous a fait aimer en lui la beauté, la grandeur et la richesse du plus grand don de Dieu\u201d.Raoul Jobin méritait cet hommage posthume.Il fut et demeure un de nos grands ambassadeurs dans le domaine de l\u2019art à l\u2019étranger.Il méritait \u2018aussi que ce soit un de nos plus grands orateurs sacrés qui fasse son éloge.\u2014 x - Une note juste .Avec acharnement et combien de sacrifices, notre confrère Wilfrid Beaulieu continue à publier son intéressant journal, Le Travailleur, pour tâcher de maintenir vivante la langue française chez ses compatriotes de la Nouvelle- Angleterre.De généreux amis l\u2019encouragent financièrement, sans quoi il ne pourrait tenir le coup.Il a aussi d'excellents collaborateurs, américains, canadiens et même français.Ce qui fait que son journal est d\u2019une lecture à la fois agré- , _ Vendredi,:6 et 13 septembre 1974 able, diversifiée et toujours à la page.Citons aujourd\u2019hui comme exemple un commentaire intitulé \u201cAssez! Assez! on nous assomme\u201d : \u201cJ\u2019en ai jusque là de la monstrueuse fumisterie qu\u2019on appelle l\u2019affaire Watergate et je n\u2019ose plus tourner le bouton de mon poste de télévision de peur de tomber en plein milieu du procès écoeurant qu\u2019on s\u2019évertue à faire aboutir à la destitution du président Nixon.Ce n\u2019est pas que je refuse d\u2019envisager les faits, mais j'aimerais pouvoir le faire de mon propre jugement sans les commentaires biaisés de ces puants journalistes du petit écran, répétant les mêmes rengaines au point de vous en donner un haut le coeur.Je préfère m'\u2019orienter dans des journaux impartiaux et, entretemps, me reposer la tête avec de la belle musique provenant de mon radio FM stéréophonique.C\u2019est plus sanitaire pour les nerfs et beaucoup plus enrichissant\u201d.On ne perd jamais son temps à lire le journal de I'ami Wilfrid Beaulieu.un homme héroique et tenace, comme il en existe encore quelques-uns.Heureusement ! \u2014 x \u2014 Réflexion de la fin Le bulletin mensuel de la Banque Royale du Canada réflète toujours un humanisme et une philosophie qui nous portent à réfléchir sur le sens de la vie.Nous y avons déjà fait allusion dans ces chroniques.Le dernier bulletin porte comme titre \u201cQuelle est 'utilité de l\u2019art\u201d.Citons ce passage bien caractéristique: \u201cL'évolution de l\u2019art, à notre époque, est plutôt déroutante pour le profane, qui a un peu l'impression d\u2019être un rêveur passant insensiblement d\u2019un rêve à un autre.Chaque civilisation crée son style artistique particulier, mais on y discerne toujours quelques bribes des siècles antérieurs.\u201cL\u2019art change de point de vue, comme tant d\u2019autres choses dans la vie.Il est l'expression d\u2019une époque, parfois même une révolte contre la civilisation de l\u2019époque.Une génération dé- .daigne ce que la précédente applaudissait; pourtant ce serait une grave erreur de penser que le goût du jour est toujours le meilleur.\u201d Le rédacteur continue sur ce ton, tantôt mélancolique, tantôt plein de bon sens.Comme disait déjà lhistorien Tacite, il y a plus de deux mille ans: \u201cOn ne changera jamais rien à la bêtise humaine.Car ceux qu\u2019on dit humains sont plus bêtes que les bêtes\u201d.VILLERAY.La notion de nevrose On fait, depuis quelques années, du mot névrose, un usage abusif qui a fini par noyer le sens véritable de ce terme.D\u2019après le Dictionnaire de la psychanalyse publié par Larousse, c\u2019est à \u201cWilliam Cullen que revient son utilisation première en 1777.Dans la psychiatrie du XIXe siècle, le terme de \u201cnévrose\u201d désignait des affections fonctionnelles considérées en tant que maladies nerveuses (affections du système nerveux) et trouvant leur origine et leur point d\u2019appui sur tel ou tel organe (\u201cnévrose de l\u2019estomac\u201d, \u201cnévrose cardiaque\u201d, etc.).On voit ainsi que la notion de névrose \u2014 avant de recevoir de la psychanalyse une délimitation et un contenu plus stricts \u2014 portait la référence implicite d\u2019un coefficient psychologique (ou, comme on dit, subjectif) des maladies somatiques.Dans ces °conditions, le terme de \u201cnévrose\u201d recouvrait, jusqu'a Pierre Janet, un champ nosographique très large qui compterait aujour- d\u2019hui des troubles aussi divers que J\u2019hystérie, les maladies psy- chomatiques, les troubles neurologiques.Selon Laplante et Pontalis: \u201c.de nos jours on tend à le réserver, lorsqu\u2019il est employé seul, \u2018aux formes cliniques qui peuvent être rattachées à la névrose obsessionnelle, à l\u2019hystérie et à la aé- vrose phobique.La nosographie différencie ainsi névroses, psychoses, perversions, taffec- tions psychosomatiques, tandis que le statut nosographique de ce qu\u2019on nomme *\u201cnévroses actuelles\u201d, \u201cnévroses traumatiques\u201d, \u201cnévrose de caractère\u201d reste discuté.\u201d Un mot qui ne nous obsédera plus.Les jouets du chien Comme enfant le chien a besoin de jouer et de posséder des objets personnels.Ceux qui lui plaisent sont d\u2019ailleurs variés; une pantoufle, un 'morceau de bois, un caillou, une vieille balle suffisent souvent à faire son bonheur.Ainsi que le rappelle la revue hebdomadaire Larousse des animaux familiers, \u201cce qui importe est de ne pas donner à l\u2019animal un jouet qui, malgré son aspect anodin et amusant, risque de se révéler dangereux à l\u2019usage.De nombreuses occlusions intestinales, de multiples embarras gastriques sont provoqués par un morceau d'os en caoutchouc, sectionné d\u2019un coup de dent, ou par les objets de petite taille facilement avalés.La forme et la dimension des jouets sont donc d\u2019une importance capitale, et il semble raisonnable de se limiter aux balles d'un diamètre suffisant, aux têtes d'animaux qui émettent un couinement lorsqu'on appuie dessus, et surtout à l'os en peau de buffle, dont les morceaux ont le mérite d\u2019être digérés s'ils sont déglutis.De \u2018surcroît, le chien s'y fait les dents et en appré- cle l\u2019odeur carnée, très supérieure à celle du caoutchouc,\u201d Vendredi, 6 et 13 septembre 1974 LE BIEN PUBLIC Page 3 BELGECEBEEE BEBEBELELE our le bien BLGELGEULEECELELELELEE La loi doit être respectée Une société ne peut vivre et progresser si la loi, qui régit les relations des citoyens entre eux et celles des citoyens avec l\u2019état, n\u2019est pas respectée.Peut-on imaginer une simple joute de hockey sans règlements et s\u2019il y a des règlements sans qu\u2019ils soient suivis ?La société est plus compliquée qu\u2019une joute de hockey et même un enfant peut com-' prendre pourquoi il faut une autorité.Or, en ce moment au Québec des lois ne sont pas respectées et le gouvernement ne fait rien, ou si peu, pour que les coupables soient traduits devant les tribunaux et punis.C\u2019est aux grèves illégales que nous faisons allusions.Des grèves illégales qui pullulent présentement et qui perturbent la vie économique et soc\u2018ale dans divers secteurs de la province.Après les \u2018actes criminelles, au chantier de la Baie James, qui se sont soldés par la condamnation d\u2019un agent de la FT Q, après la récente condamnation de plusieurs travailleurs de la United Aircraft pour crimes d\u2019incendies et pour assauts sur la personne, après la mise en accusation de deux autres agents encore de la FTQ accusés d\u2019avoir extorqué la somme de 45 millions de dollars de la caisse de vacances des travailleurs, après les attentats à la bombe par des inconnus contre des lignes de transmission, après tout cela n\u2019a-t-on pas le droit de se demander si ce climat d\u2019anarchie va durer bien longtemps.Nous ne condamnons ni le mouvement syndical dans son ensemble, ni les travailleurs mais nous blâmons sévèrement le ministre de la justice et le ministre du travail qui semblent ne rien faire pour corriger une situation désastreuse et qui frise l\u2019anarchie.Nous navons pas élu un gouvernement pour qu\u2019il abdique son autorité, pour qu\u2019il tolère la violation ouverte et continuelle des lois mais pour qu\u2019il gouverne.Et gouverner c'est travailler au bien commun et cela exige de faire respecter les lois et les décisions des tribunaux.Marcel Thérien La drogue en Mauricie Depuis quelques semaines quatre importantes saisies de drogues ont été effectuées dans notre région.Il semble bien que c\u2019est facile de cultiver la marijuana et que certains se lancent dans le commerce de la drogue sans se soucier des conséquences tragiques que l\u2019usage non médical des hallucinogènes peut avoir sur la santé physique et mentale de ceux qui les absorbent.L\u2019évènement le plus dramatique survenu ces derniers temps est sans doute la mort à Shawinigan d\u2019une jeune fille de vingt ans, mort causée par une trop grande absorption de drogue.Quatre jeunes gens de 18 à 23 ans ont été arrêtés en rapport \u2018avec ce « pot Party » qui s\u2019est terminé d\u2019une façon tragique.L'enquête dans cette affaire n\u2019est pas terminée et il est trop tôt pour en dégager toutes les leçons qui s'imposent.Toutefois, il n\u2019est pas inutile d\u2019alerter notre jeunesse aux dangers de la drogue.Qui peut dire combien de jeunes ont ruiné leur avenir parce qu\u2019ils ont acquis l\u2019habitude de la drogue ?Les trafiquants sans scrupule offrent aux jeunes des drogues en leur promettant des sensations fantastiques.Il est vrai qu\u2019on ne peut supprimer le problème en faisant le silence autour des drogues, en considérant leur simple consommation comme inoffensive.Il est malheureux de constater que ce sont les jeunes presque toujours à l\u2019insu de leurs parents, qui sont les victimes d\u2019un usage abusif des drogues.Statistique Canada nous révèle que l\u2019an dernier, il y a eu au pays 42,000 crimes reliés à la drogue.C\u2019est une augmentation au double par rapport à l\u2019année précédente.Nous devrons rester vigilants a 1\u2019égard au probléme de la drogue en Mauricie afin que nos jeunes soient pleinement conscients des dangers auxquels la mort de la jeune Sylvie de Shawinigan, nous donne l\u2019occasion de réfléchir.Marcel Thérien OPINION LIBRE Etre malade n\u2019est plus un luxe où nous espérions, en même temps, un bon repos à l'hôpital; c\u2019est maintenant devenu un cauchemar ! Nous ne devons plus avoir de malaises, car il ne faut pas trop encombrer le service d\u2019urgence d\u2019un hôpital et il ne faut pas être, surtout, grand malade dit chronique; encore moins, car l\u2019hôpital ne peut pas garder ce malade trop longtemps.Quant à être un malade pour la chirurgie, ça passe, mais cinq jours après l'opération, c\u2019est assez, on vous retourne gentiment à la maison.A la maison, parlons-en; quel médecin va consentir à venir à domicile s\u2019il y a complications ?.Je connais une grande malade qui, à la suite d'aggravation de son mal, se trouva en grande douleur.Eh bien ! pour avoir du secours, il lui a fallu aller à l'urgence; départ de la maison à 13 heures et retour à 18 heures après une interminable attente.Que pensez-vous de l'état de cette grande malade au retour ?Le médecin de garde lui a bien dit: \u201cRevenez demain si ça ne va pas mieux et nous vous hospitaliserons\u201d.Le lendemain, la pauvre, il lui a fallu d'urgence l'hospitaliser, Peut-on se permettre d'être malade mais pour quelques jours seulement ; d\u2019autres attendent.On manque de lits.Retour de nouveau à la maison et d'autres malaises plus graves sont survenus, mais il faut user alors de ses propres moyens, de ses propres rudiments de médecine, car, bien entendu, pas de médecin à domicile, pas de place dans les hôpitaux.Alors la malade qui avait jusqu\u2019ici un bon moral sombre dans l\u2019angoisse et la douleur.Partie de l\u2019hôpital avec une tension de 180, elle se sent à la merci d\u2019une crise.Que pensez-vous de ces malades qui n\u2019attendent qu\u2019une petite visite d\u2019un médecin au moins comme support moral comme cela se pratiquait avant l\u2019Assu- rance-Maladie ?Pourquoi n\u2019y a-t-il plus de nouveaux médecins ?Est-ce le jeu des médecins en place ?A-t-on conscience de ces problèmes au Collège des médecins ?Qu'est-ce que le Gouvernement attend pour mettre ordre dans le domaine de la santé publique ?En attendant un mieux administratif qui tarde à venir, un malade souffre, souffre, et nous souffrons de la voir souffrir; c\u2019est la seule aide que nous pouvons lui donner.Colette Robert uDllC-zc00ccccoce EGEUKELELELELLELUELUE CE SOIR, J'AI VOULU ÊTRE HEUREUX .Hier j'ai arrosé mon gazon même si le bulletin du météorologue me présidait pour aujourd\u2019hui de la pluie et des orages.Il n\u2019a pas plu et ce soir, les étoiles sont accrochées aux nues.Mais qu\u2019il pleuve ou fasse beau, je n\u2019en ai cure.J'ai enveloppé mon coeur dans la sérénité.Du moins pour quelques heures.J\u2019ai voulu un moment être très heureux.Comme quoi le bonheur est parfois jait d'un peu de volonté.J\u2019ai chassé les regrets, les images tristes.Je ne veux plus varier comme le temps.Je repousse tout apitoiement sur moi-même et sur les autres.J\u2019essaie de me faire une âme ca- paracée, imperméable aux sautes d'humeur de mon entourage.Je sais pourtant que cela ne durera pas.Le sentiment comme toujours me dominera.On se croit parfois bien fort.On croit qu\u2019on éloignera à jamais le ver de l'ennui.Mais il revient au dedans si on l\u2019attaque par le dehors.On fait le tour de son petit univers et on ne trouve au fond que ruines.Demain je serai plus sage, plus souple.Je sais bien que je devrai sortir de mon égoïsme.J'irai comme les autres à la recherche de l\u2019amitié, ne serait-ce que celle de l\u2019humble écureuil qui vient vers moi quand je prends l\u2019air sur le balcon et pour lequel j'ai toujours un biscuit à jeter.Demain je dirai oui à une foule de choses et de gens même si jai envie aujourd\u2019hui de leur dire non.Si, parfois, j\u2019ai envié ceux qui sont apparemment indifférents, neutres, froids, je ne pourrai jamais les imiter.La mutation incessante des sentiments, c\u2019est peut-être cela la vie ?L\u2019immobilité est un mythe.S'ur- tout l\u2019immobilité du coeur dans la joie comme dans la peine.MAURICE HUOT Et quelle vie ! Trois-Rivières, \u2018 AU SOIR D'UN BEAU JOUR\u201d Quel beau titre pour souligner la vie bien remplie d\u2019un curé de chez nous ! Nous ignorons qui a suggéré ou curé de la paroisse Sainte-Marguerite, de le chanoine L.J.Chamberland, d\u2018écrire les souvenirs de sa carrière.Nous soup- çonnons que cet inspirateur fut Mgr Albert Tessier qui a écrit il y a quelques années l'ouvrage \u201cLe miracle du curé Chamberland\u201d, ouvrage bien accueilli à l\u2019époque, car il décrivait l\u2019apostolat, unique peut-être.dans notre histoire, d'un curé qui eut à coeur de bâtir de ses mains une paroisse en y faisant contribuer dans la joie tous ceux dont il avait charge.Ces mémoires, d\u2019un style simple, humble, sans prétention aucune et qui complètent admirablement dans le détail l'ouvrage de Mgr Tessier, nous font pénétrer dans l\u2018intimité d\u2019une vie toute dévouée au service \u2018des siens.On dit couramment que le prêtre a charge d'âmes.C'est vrai, mais quelques pasteurs, comme le curé Chamberland et d\u2019autres, vont plus loin dans leur apostolat, et croient nécessaire de s'intéresser également au bien matériel et économique des familles qui leur sont confiées.Le chanoine Chamberland l\u2019a compris, et \u2018au soir d\u2019un beau jour\u2019, il a raison d'être fier de son oeuvre.|| est et restera un bel exemple de désintéressement, de travail tenace, de compréhension et d\u2018amour de son prochain, dans le sens le plus pur de l'enseignement de l\u2018Evangile.Ce sont là quelques réflexions jetées à la \u2018hâte sur le papier à la suite de la lecture de son émouvant et modeste ouvrage.Ajoutons qu'à trois cents ans de distance, le curé Chamberland rejoint dans notre admiration ceux qui ont fondé et bâti notre région triflu- vienne.R.D. Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 6 et 13 septembre 1974 eIl Courage physique et moral \u2018Seul à bord de son célèbre monoplan, le Spirit of St.Louis, Charles Lindbergh, l'initiateur des vols transatlantiques parcourut la distance de New-York à Paris.Son envolée fut considérée comme aussi importante en 1927 que la traversée de Christophe-Colomb le découvreur de l\u2019Amérique.L\u2019exploit de Lindbergh ouvrit la voie du transport par-dessus les mers à bord d\u2019appareils considérables.On oublie peut-être qu\u2019avant lui, deux aviateurs militaires britanniques, John Alcock et Arthur Brown avaient en juin 1919 traversé l\u2019Atlantique de Terre- Neuve en Irlande.Mais ils étaient deux.Lindbergh était seul à affronter le danger.Ce qui frappe dans cette aventure du grand disparu c'est au moment de l\u2019envolée, le mépris qu\u2019il afficha pour les risques encourus.Il était doté d\u2019un courage physique et moral impressionnant.Certains hommes comme lui ont un courage physique à toute épreuve, Cela les amène à accomplir des gestes spectaculaires.Mais il y a des hommes dont le courage est d\u2019ordre oral.Ils peuvent endurer sans faiblir les situations adverses qui peuvent durer des années et parfois une Vie durant, et leur vaillance peut n\u2019être cônnue que d\u2019un petit nombre de gens.C\u2019est souvent dans l\u2019obscurité qu'ils oeuvrent.Ils sont peut-être au fond plus admirables que ceux qui atteignent le sommet d\u2019une montagne réputée inaccessible, ou qui plongent dans les profondeurs de l\u2019Océan ou sont morts dans les régions de l\u2019Arctique ou de l\u2019Antarctique.Et que dire des premiers Américains qui ont mis le pied sur la lune ! Tous ces exploits frappent à n\u2019en pas douter l\u2019imagination.Ils sont l\u2019oeuvre d\u2019humains d\u2019élite Lyndbergh, Saint-Exupéry furent de ceux là et nous les admirons avec raison.Mais dans nombre de cas leur geste a été relativement court.Une motivation intense les a servis.Il reste que la vraie endurance est du côté de milliers de gens qui, dans l\u2019adversité prolongée, ont tenu le coup.Mais pour ces héros, il n'y a pas eu de médailles, pas d\u2019ovations bruyantes, et, souvent, il y a eu l'oubli.L'élection dans Johnson Après la victoire de Maurice Bellemare dans l\u2019élection complémentaire de Johnson, d\u2019aucuns se demandent si l\u2019Union Nationale est un parti qui pourrait renaître de ses cendres ?Je le crois, car au Québec nous avons certes besoin d\u2019un parti capable de rallier ceux qui, sans être séparatistes ou fédéralistes, veulent composer avec ces deux attitudes politiques, pour suivre la ligne médiane.L'élection de Johnson ranime peut-être une option que l\u2019on croyait moribonde au Québec.C\u2019est peut-être l\u2019heure d'une nouvelle confrontation entre deux partis politiques de type traditionnel, malgré les autres groupements créditistes et péquistes.L\u2019Union Nationale a été récemment secouée par bien des facteurs d\u2019effritement.Mais une certaine braise couve sous les cendres, et des hommes comme Bellemare peuvent sans doute rallumer ce feu qui brûle bas mais ne s\u2019est jamais éteint malgré la mort, de plusieurs de ses chefs, dont Maurice Duplessis et Daniel Johnson, son disciple.Beaucoup de fausses manoeuvres ont été faites au sein de ce parti depuis quelque dix ans.Les têtes d\u2019affiche ont été dispersées.On a voulu changer Son nom.Bref le parti de 'UN a joué de malchance.Cependant, certains espoirs sont encore permis depuis le 28 août dernier, grâce à Maurice Bellemare qui a plongé dans la mêlée contre le tout-puissant parti libéral pour aboutir \u2018 à la victoire On a parlé de victoire - de personnalité, mais je crois qu\u2019il y a plus que cela dans le triomphe de l\u2019actuel chef par interim de PUN.Je crois que nombre de Québécois croient qu'il faut une bonne Opposition à Québec.Une Opposition fédéraliste mitigée n\u2019en serait pas moins nationaliste, québécoise, sans aller jusqu\u2019à flirter avec l\u2019option indépendantiste, plein de risques aux yeux d\u2019un grand nombre.Cette superfrancoféte Il n\u2019est pas facile d\u2019évaluer déjà les répercussions qu\u2019aura la su- perfrancofête qui s\u2019est déroulée à Québec.Pour les uns, cela aura servi à solidifier les liens qui ont été établis entre les divers pays francophones.Pour d\u2019autres, cela aura été l\u2019occasion de mieux connaître diverses cultures ayant la langue française en commun.Pour d\u2019autres enfin, ce fut avant tout un spectacle, un grand \u201cshow\u201d capable d\u2019apporter des sous à la capitale provinciale tout en amusant autochtones et touristes.On ne s\u2019arrêtera pas à évoquer quelques incidents qui ont valu de la publicité aux manifestations, Dans de telles manifestations il .y en aura toujours pour sombrer waits 1a piatitude ou la vulgarité.un général, on peut dire que ces maniestations ont constitué une .£ussice, un enrichissement pour tous les participants et specta- wurs.Ce fut une fête de la fraternité entre peuples et une prise de conscience de la force des francophones.1i faut souhaiter que ces fêtes de la francophonie mondiale se poursuivent.Il est évident que les avantages de ces réunions sont pius nombreux que les désavantages.Dns les pays riches comme le Canada, la France, la Belgique, ces fêtes ne posent pas de problèmes au niveau des sommes d\u2019argent à y consacrer.Dans les pays d\u2019Afrique, ces fêtes pourraient être limitées sous ce rapport à moins que les pays riches y contribuent.Mais c\u2019est l\u2019esprit qui compte le plus et non le plus ou moins grand déploiement des moyens physiques.Les fêtes fran- cophcnes entre pays, doivent avant tout étre des manifestations de solidarité d\u2019où toute propagande politique de type étroitement rationaliste ou international doit être bannie.Le nouveau César « On vient d\u2019assister à la montée d\u2019un nouveau César à la Maison- Blanche.La chute récente du président Nixon et l\u2019arrivée de Gérald Ford, constituent de grands événements qui n\u2019ont pas manqué de cristalliser l\u2019intérêt du monde entier.Nixon, dont il serait injuste d'oublier les bonnes initiatives tant sur le plan intérieur qu\u2019extérieur et qui a été victime d'incidents politiques grossis au-delà de leur importante réelle pour servir des intérêts divers et obscurs, n\u2019a pas laissé les Etats-Unis en posture défavorable, Ford devra cependant remonter le prestige américain assez entamé et parer aux insuffisances de l\u2019économie grugée notamment par l\u2019inflation.Mal aujourd\u2019hui universel il est vrai, mais que chaque pays doit combattre pour lui-même.Les Etats-Unis n\u2019en demeurent pas moins un des pays chefs de file du monde occidental, bien que la Communauté européenne s\u2019affirme de plus en plus comme capable de pourvoir à ses besoins et devient une concurrente sérieuse de l\u2019Amérique pour les marchés.Beaucoup de problèmes se posent, mais les Etats-Unis ont encore assez de ressources pour exécuter la relance et le président Ford semble bien déterminé à tout faire pour replacer son pays sur sa quille, en passant par une période de restrictions néces- es MOTS.+ \"ce tox saires dans le domaine des dépen- ces publiques, sauf pour le militaire, soit la défense.L\u2019armement d\u2019égal à égal étant une condition escentielle de sécurité.Les quatre prochaines années seront cruciales pour les Etats- Unis et à un certain degré pour le Canada, puisque que, par tant de liens économiques et géographiques, nous sommes tribulaires Ze tout ce qui se passe au sud.De Giscard Ce qui se passe en France ne laisse jamais d\u2019intéresser le Canada français.C\u2019est ainsi que je lisais avec plaisir, ces jours derniers, le texte d\u2019une allocution télévisée par le président Giscard d\u2019Estaing, dans laquelle cet homme lucide faisait, comme Gerald Ford aux Etats-Unis, promesse d\u2019une immense bonne volonté, chacun étant au début de leur règne.Dans cette allocution, Valéry Giscard d\u2019Estaing a promis du changement et, ce qui m\u2019a le plus frappé dans ses paroles, c\u2019est le passage où il traite des libertés publiques qui, dit-il, \u201cseront jmi- nutieusement respectées \u201d.\u201c\u201c Plus d'écoutes, plus de censure, plus de censure, ni sur les films ni dans les prisons, on peut critiquer librement ie Préaident de la République; il ne déposera pas de plainte, il préfère la protection du bon sens à celle de la répression.\u201d Ailleurs, il a parlé de laisser là le gouvernement par la peur au profit du gouvernement par la raison, dans le respect de tous.Il a parlé de poursuivre la libéralisation, faisant progressivement disparaître de la législation les dispositifs répressifs, notamment ceux qui datent précisément du temps du gouvernement par la frousse.On souhaitera& que de telles intentions passent en pratique dans nombre de pays et dans certains secteurs au Canada, pays où on aime à dire que nous jouissons de la plus grande liberté possible, ce qui n\u2019est pas complètement vrai si nous suivons de près certains évé- nements.Mentionnons nombre de relations patronales syndicales qui tiennent plus à des épreuves de force d\u2019un côté comme de l\u2019autre qu\u2019à des exemples de compromis, de bonne entente, de conciliation si nécessaire pour le bien commun.Comme disait Giscard d\u2019Estaing, si on cherchait plutôt que tenter de se faire peur mutuellement, de voir jusqu\u2019où on peut aller sans léser les droits d\u2019autrui, ce serait certes un progrès pour la paix sociale, si nécessaire non seulement pour obtenir un climat favorable à l\u2019action intellectuelle, spirituelle et même matérielle, ndredi, 6 et 13 septembre 1974 LE BIEN PUBLIC Page 5 @courstauxfadultes@ centres de formation TROIS-RIVIERES: POLYVALENTE DE STE-URSULE CENTRE D\u2019EDUCATION DES ADULTES LOUISEVILLE: POLYVALENTE DE LOUISEVILLE CAP-DE-LA-MADELEINE GENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE TOUTES LES PAROISSES RURALES AYANT UN NOMBRE SUFFISANT D'ÉTUDIANTS FORMATION GENERALE TEMPS PARTIEL DEBUT DES COURS: 23 SEPTEMBRE '14 7h a 10h Durée: Frais d'inscription: $6.0Q pour le tercours (45h) et $3.00 pour chaque cours additionnel (45h) NIVEAU LUNDI! MARDI MEACREO! JEUDI VENDREDI Cours de base Français 101 (90 hres) Mathématiques 111 Français 101 Cours pré-secondaire Français 104 Mathematiques 134 Cours secondaire 1 Anglais 111 (30 hres) Français 112 Anglais 111 Mathématiques 121 Cours secondaire 1 Anglais 121 (90 hres) Français 122 Anglais 121 Mathématiques 123 Mathématiques 124 Cours secondaire 111 Anglais 131 Mathématiques 141 ; Français 132 Mathématiques 125 Sciences 131 Cours secondaire IV Anglais 141 Mathematiques 142 Français 141 Chimie 141 Physique 141 , Français 151 Français 154 Français 152 Mathématiques 154 Mathématiques 158 Cours secondaire V Français 153 Mathematiques 152 Mathématiques 153 Biologie 151 Mathématiques 151 Mathematiques 154 Physique 154 Biologie 141.Mathematiques 153 Chimie 151 Chimie 153 Mathématiques 155 Physique 151 Rel.humaines 154 Chimie 152 Rel.humaines 153 Anglais 151 Physique 152 Géographie 151 Biologie 152 Rel.humaines 152 Sexologie 151 Histoire 153 15 semaines, congé durant la période des fêtes.Economique 151 Conversation anglaise 1,11, 11, IV {90 hres) - - & +oirs pat semaine Conversation française Lundi et mercredi ou mardi et jeudi Le citoyen face eu pouvoir Le travail en groupe (animation) Pour comprendre l'économique Preparation à la retraite Psychologie de l'enlamt Psychologie de l'adolescent _ Psychologie du couple Qu'est-ce qui se passe en éducation?Relations humaines Une société en changement (Initiation à l'étude des problèmes sociaux) : NOUVEAU COURS: La culture des jeunes, les loisirs ot vous MB.D'autres cours peuvent être offerts sur demande aux organismes, Frais d'inscription: Les frais s'élèvent à $4.00 pour 10 semaines (30 heures de cours).Îls ne sont pas remboursables si le cours se donne.*Frais de cours: Des frais supplementaues sont exiges pour ces cours et sont payables lois du ler cours.- Début des cours: Semaine du 23 septembre 30h.Dactylo pour tous $25.30h.Email sur cuivre (perfectionnement) $25.matériel a déterminer 30h.Peinture (perfectionnement) $25.matériel $15.30h.Photographie, $25.matériel $10.30h Sculpture sur bois (perfectionnement) $25.matériel $10.8h.Soins de vos plantes de maison $8.8h.Système métrique $6.30h.Tissage $25.15h.Yoga $20.30h.Principes fondamentaux de £3stion $25.matériel $15.30h.Tissage et tapisserie I-11 $25.Tout autre sorte de cours avec un minimum de 12 participants.(90 hres) ÉDUCATION POPULAIRE COURS AUTO-FINANCES INSCRIPTIONS ° p'mematior \u2014 Art culinaire | - 6 * Cours non financés par le ministère de l'Edu CONSEILLERS is de bien s'exprimer en publi oe \u2019 : © Ans Plastiques \u2018mot en pute cation 2! entiérement à la charge des partici- eo 0-11.12 septembre PEDAGOGIQUES * Céramique (debutants) pants).; HEURES: de 7h à 9h p.m.* Aluminium repoussé (débutants) 30h.Aluminium repoussé (perfectionnement) $25.SUR PLACE © Email sue cuives (débutants) matériel à déterminer $7.N.B.AUCUNE INSCRIPTION PAR TELEPHONE * Peinture (débutants).* Sculpture sur bois (débutants) 12h.Barman amateur, $12.POUR VOUS GUIDER Automobile pour tous 30h.Céramique (perfectionnement) $25.20 SESSION: DANS * Bricolage | - H matérielà déterminer Semaines du 20 au 27 janvier 1975 * Bricolage artisanal Cat ot ébilement 8h.Conduite préventive, $8.ENDROITS: Vos CHOIX ucation à la consommation : i Trois-Rivié Est-ce arnss que les femmes vivent?4 12h.Connaissance des vins $12.= ÉCOLE POLYVALENTE STE-URSULE DE Information en déficience mentale 30h.Couture III (confection d\u2019un manteau) S25.1725.boul.du Carmel * Initiation à la décoration interieure 30h.Cuisine internationale $25.matériel; $15.Tel.: 379-3644, apres 3 heures COURS (Entree sur la rue De La Terriere \u2014 CENTRE D'EDUCATION DES AOULTES 464, St-François-Xavier Jour: 379-5121, poste 301 Soir: 379-8714 Cap-de-la-Madeleine \u2014 CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE 500, rue Des Erables (Face à la Polyvalente du Cap) Jour: 379-1314, postes 244-45-48 Soir: 379-1816 - 379-1818 Louiseville \u2014 ECOLE POLYVALENTE DE LOUISEVILLE 491, Avenue Lupien Tel.: 228-5561, apres 3 heures Autres endroits \u2014 Des sorrees d'information et d'inscription seront or- ganisees par les responsables.Début des cours \u2018SEMAINE DU 23 SEPTEMBRE POUR RENSEIGNEMENT JOUR: 379-5121 S SUPPLEMENTAIRES SOIR: 379-8714 COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE DES VIEILLES FORGES CASE POSTALE 100, TROIS-RIVIERES Tel.: 379-5121, poste 301.SOIR: 379-8714 Page 6 en Une histoire de Longueuil Robert Rumilly vient encore d'ajouter à ses nombreux volumes d'histoire en publiant avec le concours de la Société d'histoire de Longueuil, l'histoire de cette ville de quelque 120,000 âmes sise face à Montréal, sur la rive sud, et qui a été quelque 40 ans plus tard que la Métropole, à l'origine de la colonisation française au Québec.Fin conteur, documenté comme pas un, mettant en vedette aussi bien les faits principaux que les détails savoureux et pittoresques, Rumilly a encore une fois comblé les lecteurs nombreux qui sont avides de connaitre mieux le passé, dans son Histoire de Longueuil, un fort volume de 500 pages brillamment illustré de photos et dessins sortis des archives mu- bliques ou privées.Qu'il s'agisse de retracer les étapes de la formation de la seigneurie de Longueuil sous Charles LeMoyne, premier seigneur de l'endroit laquelle date de 1697 ou de rappeler que Jacques Viger et Camillien Houde, deux maires fameux de Montréal, étaient originaires de Longueuil ou encore de parler du développement de l'éducation depuis ses origines dans cette ville, Rumilly est toujours à l'aise, toujours limpide et intéressant.On lit ses livres d'histoire comme des romans et quand on s'y plonge, on ne veut pas lâcher avant la fin.Peu d'auteurs peuvent se vanter d'exercer autant d'incantation chez les lecteurs.A remarquer que Gérard et Alain LeMoyne de Sérigny ont signé la préface du volume et ils n'ont pas hésité à le qualifier de \u201cmagistral\u201d.C'est le qualificatif qui convient entièrement à l'oeuvre qui devrait aller rejoindre tant dans les bibliothèques publique que privées, l'impressionnante histoire du Québec dont l'Histoire de Longueuil fait évidemment partie.En commandite, Rumilly a écrit déjà l\u2019histoire de plu- C LE BIEN PUBLIC sieurs villes et son Histoire de Longueuil s'ajoute comme un magnifique fleuron.Repli Avez-vous remarqué qu'après des vacances ou une fête familiale, ou autre, on sent le besoin du repli sur soi ?Après la grande extériorisation on éprouve la nécessité de réfléchir et de se recueilli: Ce besoin de calme on le trouve même au sein de la grande ville, et l'été est propice à ce refuge dans le silence relatif même à la ville.Surtout par beaux jours, le dimanche, quand nombre de citadins ont fui vers la campagne.C'est souvent que le citadin éprouve le sentiment de solitude même dans la grande ville, même aux points de foule et de rassemblement comme à Terre des Hommes où, malgré les touristes et les concitoyens inconnug, on passe comme étant soi-même inconnu et étranger.Malgré le choc des événe- ments locaux, nationaux, \u2018et internationaux charriés par les media il faut parfois vivre en sourdine, comme s'il n'y avait pas d'événement capable de nous faire perdre l'équilibre.C'est le temps de s'interroger sur ses amours et ses amitiés.C'est le temps de se rebâtir des rêves après certaines cruelles déceptions.C'est même la tentation de s'évader vers d'autres amitiés possibles.Mais pourquoi pas alors consolider celles qu'on prétend avoir déjà ?Et les heures filent, la volonté ne sait où se brancher.On flotte entre l'à-quoi-bon et le désir brûlant d'exécuter.Demain viendra qui abolira la zone de silence intérieur.On voudra alors à nouveau se mêler au quotidien, au travail, on sera pris ou plutôt repris par le tourbillon sans avoir pu fixer son désir.On n'aura même pas eu le temps d'exprimer ce qu'on voulait.Ainsi va la vie.Quand le vague à l'âme nous gagne il faut le secouer.Aller braver avec les autres cette vie qu'on aime et qu'on redoute à la fois, à travers la fatigue, les soubresauts de la joie et de la douleur mélées.L'homme polivalent A peu de jours de la réouverture des classes au Québec il importe, je crois, de rappeler aux jeunes que l'époque n'est pas aux solutions de facilité, mais au dur travail à la constance dans le travail.Aujourd'hui plus qu'autrefois peut-être, il faut que les jeunes apprennent à apprendre car les techniques se renouvellent à une vitesse folle et personne, qu'il soit professionnel ou ouvrier, ne pourra longtemps vivre avec de vieilles données sans un recyclage fréquent.Personne ne pourra plus remplir une carrière avec le seul enseignement de base reçu à l'école, au Cegep et même à l'université.L'éducation permanente est maintenant la règle, pour se tenir à flot.La vie sera désormais une formation dynamique continue.Mais c'est une belle époque qui offre tant d'options, tant de nouveaux chemins à découvrir et à parcourir pour se réaliser dans la vie.À condition toutefois que l'instruction reçue soit assortie de l'éducation, dans le sens le plus élevé du terme, à condition que les valeurs recherchées ne priment.pas les valeurs morales, sans lesquelles il n'y a pas d'homme complet mais des animaux savants.Or le régime scolaire actuel peut-il fournir cette éducation comme l'ancien régime le faisait ?Les structures permettent-elles cette formation complète ?C'est ce qui reste à voir.A des élèves inconnus de leurs maîtres, à des élèves perdus dans de trop grandes écoles, peut-on assurer la part de l'humain au niveau scolaire ou bien se contentera-t-on de bourrer les crûnes sans former les âmes?Voilà aussi qui est à voir.Quand la haute finance ronge tout Dans tous les conflits ouvriers qui opposent les syndicats aux patrons, la grande porte de sortie est pour les uns comme pour les autres, le compromis.L'épreuve de force ne saurait être ni pour Vendredi, 6 et 13 septembre 1974 es mOtS.ie un camp ou l'autre l'argument définitif, sans quoi on risque de débourser sur des injustices criantes.Actuellement, on fait face à une inflation dévorante.Les clauses monétaires plus que les conditions de travail sont donc en cause dans tous les conflits de travail.La solution n'est pas facile pour les dirigeants qui voient leurs profits rongés, ni pour les travailleurs qui doivent se serrer la ceinture parfois au- delà du possible.De vieux contrats de travail sont actuellement érodés par la hausse constante du coût de la vie.Est-ce la faute du travailleur qui n'a aucune influence sur l'économie générale ?Ce n'est pas toujours la faute non plus des entreprises dont bon nombre, .surtout chez les moyennes et les petites, doivent faire des miracles pour continuer & progresser ou même à demeurer stationnaires.Spécialistes et ignorance L'homme de la rue, le profane, croit que les spécialistes savent tout.Quelle erreur.Ils n'en savent parfois pas plus que les gouvernants qui sont souvent les plus mal informés.La plupart des gens, où qu'ils soient placés, prennent les décisions que leur dicte l'instinct beaucoup plus que les connaissances précises.A tous les échelons du monde des affaires, de la politique, du commerce on trouvera nombre de personnes qui affirment sans savoir.Selon leurs intéréts elles déclareront qu'il faut faire ceci ou cela.Qu'en savent-elles ?Probablement pas plus que le dernier des minables.On marche de confiance sans savoir ce que vaut celui & qui on se confie que ce soit au médecin, à l'avocat ou au garagiste du coin.Et même si certains pensent tout.savoir, on soupçonne bien qu'ils ignorent nombre de choses même les choses qui sont de leur ressort.Le monde est plein de météorologues qui vous annoncent la pluie qui ne vient pas ou le beau temps quand le lendemain est pluvieux. - Vendredi, 6 et 13 septembre 1974 Derain parmi les \u201cfauves\u201d André Derain, qui mourut retiré et solitaire, dans sa propriété de Chambourcy, voilà tout juste vingt ans, naquit à Chatou, chez un pâtissier - glacier dont l'ambition était d\u2019avoir un fils polytechnicien.Une épicerie \u2018abandonnée servit d\u2019atelier au fondateur du fauvisme, qui se lia d\u2019amitié avec Vlaminck, pein- .tre barbare, autodidacte et passionné de.course cycliste ! La Grande Encyclopédie Larousse nous raconte comment s\u2019élabora l\u2019oeu- WRI Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \"Huile à chauffage\u2019 e Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 RRRPRRRSNRNRESR POUR VOS ASSURANCES eo Automobile e Accidents e Responsabilité e Incendie RICHARD BERGERON Coutier en Assurance Tél: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières 4 vre de celui, à l\u2019égal de son ami Matisse, fut salué comme le pionnier d\u2019un art profondément original.«C\u2019est surtout en 1904- 1905 que ses peintures des bords de la Seine (péniches au pecq,, etc.) et de Londres (Hyde Park, Westminster) révèlent un artiste précocement maître de son style, encore influencé par le pointillisme néo- impressionniste, mais imposant une vision du monde brutale et joyeuse, plus composée que celle de Vlaminck.Derain participe au grand scandale de la « cage aux fauves, gloire du Salon d\u2019automne 1905.11 fréquente en même tenips les divers milieux d\u2019avant- garde, celui du « Bateau- Lavoir», où il rencontre Braque et Picasso, celui des poètes, Apollinaire et Max Jacob.Il est aussi l\u2019un des premiers à collectionner les masques nègres du Congo, en attendant d\u2019y joindre terres cuites chinoises et portraits coptes, Mais, trés vite, il appa- rait soucieux d\u2019allier à l\u2019éclat de la couleur la forme et la construction: sa Danse de 1907, ses premières secuptures marquent le parallélisme: \u2018avec les recherches de Matisse.Pour Derain, le «carême » suit le «carnaval» fauve: dans les tableaux peints en Proven- .ce, en 1908 à Martigues, en 1910 à Cagues (Vieux Pont); la gamme chromatique s\u2019assourdit, les ocres, les verts, les gris prennent la première place.Le «flirt» avec le cubisme est aussi plus poussé, la géométrie plus rigoureuse.Après la Première Guerre mondiale, Derain accentuera son orientation vers un certain classicisme, moderne et libre, mais nourri des maîtres du passé.Ayant goûté à deux vocations nouvelles, celles du décorateur et de l\u2019illustrateur, il abordera ensuite des entreprises plus vastes (les Héroides d\u2019Ovide, Pantagruel de Rabelais) en s\u2019inspirant, souvent avec ingéniosité et bonheur, des bois coloriés de l'imagerie populaire.» André Saint-Arnaud, C.À.Paul René de Cotret, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 LE BIEN PUBLIC i Page 7 Mar de Laval et la traite de l'eau-de-vie L\u2019Indien de la Nouvelle-France, qui n\u2019avait jamais connu l\u2019alcool avant l\u2019arrivée des Blancs, ne buvait que pour s'enivrer.Habitué a traduire les phénoménes naturels en termes spirituels, il croyait que, dans l\u2019ivresse, il était possédé par un esprit qui agissait par son bras et parlait par sa bouche.Aussi recherchait-il ardemment cet état d\u2019ébriété qui lui permettait de satisfaire \u2014 artificiellement, il est vrai, \u2014 quelques-unes de ses aspirations profondes: rivaliser de puissance avec les chamans, et acquérir, en particulier par son éloquence, une autorité qui éclipsât celle de ses chefs, Cette conception de l'ivresse n\u2019allait pas sans influencer le comportement de l\u2019Indien devant l\u2019eau-de-vie.L\u2019ivresse étant une possession, il la voulait aussi complète que possible: aussi l\u2019Indien ne buvait-il que s\u2019il avait \u2018assez de boisson pour s\u2019enivrer, et buvait-il tant qu\u2019il lui en restait une goutte.L\u2019ivresse était glorieuse, et la mort qui survenait pendant son cours était la plus désirable.L\u2019Indien estimait en outre n\u2019être point responsable des \u2018actes qu\u2019il pouvait poser quand il était dominé par la force \u2014 ou les- prit \u2014 de l\u2019eau-de-vie : libéré de tout sentiment de culpabilité, assuré de l\u2019impunité, il se laissait \u2018aller, dans les occasions, aux pires abus.La gravité et l\u2019étendue des désordres en vinrent a ce point que Mgr de Laval et les Jésuites s\u2019élevèrent vigoureusement contre la traite de l\u2019eau-de-vie.L'\u2019intempérance des Indiens, affirmaient-ils, non seulement causait leur mort mais ruinait les missions.Pour soustraire leurs ouailles au péril de l\u2019ivrognerie, les Jésuites cherchèrent à les regrouper dans des réductions; contre les trafiquants d\u2019alcool, Mgr de Laval prononça les sentences ecclésiastiques les plus sévères.On voulait empêcher les Indiens de boire à l\u2019excès et les sauver de la déchéance physique et morale, tout en assurant le succès de l\u2019évangélisation.L\u2019eau-de- vie, cependant, n\u2019était qu\u2019un facteur de désintégration culturelle parmi tant d\u2019autres qu\u2019avait introduits dans la société indienne la civilisation occidentale.Les vêtements, les vivres, les outils et tous les produits européens adoptés par les Indiens, voilà autant de causes dont l\u2019action combinée amena leur dépérissement.Il ne faut donc point isoler le facteur de l\u2019eau-de-vie, ni en exagérer l\u2019importance, comme on l\u2019a fait au XVIIe siècle.Que l\u2019eau-de-vie fût la cause unique, ou même première, de l\u2019échec partiel de l\u2019évangélisation, on n\u2019y souscrira pas non plus, car les Indiens étaient de toute façon incapables d\u2019adhérer pleinement et aussi rapidement qu\u2019on le souhaitait à une religion qui \u2018allait-trop directement et trop brutalement à l\u2019encontre de leur culture traditionnelle.Mgr de Laval et ses contemporains paraissent donc avoir grossi (involontairement) les méfaits de l\u2019eau-de-vie en lui attribuant trop exclusivement des accidents et des mécomptes dus en grande partie à d\u2019autres causes.À vrai dire, on n\u2019avait point, à cette époque lointaine, les connaissances scientifiques qui eussent permis d\u2019embrasser la question dans toute son ampleur.Il reste que, vu leur interprétation du problème de l\u2019eau-de-vie et les exigences de la morale chrétienne, Mgr de Laval et les missionnaires étaient tenus de s\u2019opposer \u2014 comme, du reste, ils le firent courageusement \u2014 aux trafiquants d\u2019eau-de-vie.Mais, quoi qu\u2019on imaginât pour le protéger, il était quasi impossible d\u2019empêcher l\u2019Indien de retomber tôt ou tard dans l'ivrognerie.Car, à mesure que sa culture se détériorait au contact de la civilisation occidentale et chrétienne, il éprouvait davantage le besoin de retrouver, dans l'ivresse, le climat de sa vie culturelle.Du caractère artificiel de cette reconstitution, il fut bientôt fort conscient, et développa à l\u2019égard de l\u2019eau-de- vie mme à l\u2019égard des Blancs une agressivité tenace.Mais le moyen de lutter contre une civilisation évoluée, dont il se sentait, chaque jour un peu plus, tristement dépendant ?Les Indiens de la Nouvelle-France illustrèrent ce principe, reconnu en anthropologie, qu\u2019une civilisation trop primitive, mise en contact direct avec une civilisation évoluée, est presque infailliblement détruite.André Vachon, s.r.c.de la Société des Dix.Les archives On commence heureusement à prendre conscience au Québec de l'importance des archives, non seulement pour conserver pour la postérité les traits et les travaux des artistes, hommes de science, politiques etc, mais pour mieux connaître gens et choses et les relations ayant pu exister entre Eux.Dans un ouvrage intitulé Friends que publiait vers les années 1950 Lord Beaverbrook, ce dernier rappelle que le cardinal Newman écrivit a sa soeur: Pour en arriver au sein des choses, la publication de lettres est la vraie méthode\u201d.Les lettres qu'écrivaient et qu'échangeaient les grands hommes ' les révèlent en effet plus que leurs oeuvres publiques.Ces lettres aux amis, aux parents, aux relations sociales permettent de scruter à fond les pensées, les soucis, les joies qui occupaient réellement leurs auteurs.Elles révèlent aussi par déduction, certaines franchises ou duplicités par des recoupements.Il importe donc de conserver en bon état dans nos bibliothèques publiques, les précieux documents, photos, et autres détenus pendant un certain temps dans les mains de collectionneurs qui veulent les céder au domaine public pour l'instruction de tous, ,afin de faciliter la recherche pour la rédaction d'études, d'essais, de monographies, de biographies etc.Maurice Huot Page 8 CAP-DE-LA-MADELEINE : Motel \u2014 restaurant \u2014 près basilique \u2014 revenu supérieur \u2014 besoin de rénovation \u2014 offre roisonnable sera acceptée (photo MLS) R.Tétreault, Téls.658-6681 \u2014 348-6831 {Code régional : 514) IMM.WESGATE COURTIER NOUS ASSURONS VOTRE CONFORT, \"24 MEURES PAR JOUR, 2620 rue Notre-Dame T.R.a 1 JUIN an 30 SEPTEMBRE, DEPARTS TOUS LES JOURS CROISIERE DU CAPITAINE 10.00 - LAC ST-PIERRE: 02.50 (2% hows) | ORCHESTRE - J howes : 63.56 16.00 - CHAMPLAIN : $3.00 (3 heures).VENOREDS - DIMANCHE Départ: 20.00 20.00 - CROISIERE DU CAPT.: 63.00 (3h) Juin - Sept, : Enfants: 1 À 6 ans [sans charge) | 76 à 16 ane (moitié prix) RESERVEZ À L'AVANCE ATTENTION SPECIALE AU GROUPE DE 50 ET PLUS Sur semaine ORCHESTRE disponible sur reservation \"BAR\" B19-373-3000 : \u2019 INFORMATIONS - RESERVATIONS.| Capt.Luc Harvey .1495 du Fleuve - C.P.64 Trois-Rivieres, P.O.9A SEV MERCREDI, VENDREDI et DIMANCHE SOIR Bheures ATTENTION GUICHET DE VENTE À L'EXTÉRIEUR .DE L'ESTNADE OUVERT DE 6h À 7h16 TOUS LES SOIRS DE COURSES LICENCE COMPLÈTE ADMISSION: $1.50 Mercredi, soirée des dames 50° Les enfante.en-dessous de 16 ans accompagnées ou non ne sont pas edmis.1%} w nm ee >) oO OU ° AV) w 12} pe 2 e ©) SISYUNOI ¢ SISHNOD Tirage: 6 septembre 1974 1% NO.COMPLET |g BILL veaminanr an | | [7] 1 cacne*125,000.ERCRILLGA 9 GAGNENT 5,000.| renmivint var LE BIEN PUBLIC Du nouveau en librairie « Laborieux, \u2018diligents, débrouillards ! » Titre d\u2019une oeuvre littéraire trifluvienne et compliments bien sentis à l\u2019adresse de tous les travailleurs qui ont édifié l\u2019histoire régionale.Tel était l\u2019en-tête d\u2019une annonce publiée par la Sté d\u2019Aluminium Reynolds, dans Le Nouvelliste, à l\u2019occasion de la fête du travail.C\u2019est là un hommage mérité au talent de Louis-D.Durand, l\u2019auteur de cette oeuvre dont on a tant parlé dans la presse à l\u2019époque de sa parution.Seul un érudit, comme André Piché, grand maître chez Reynolds, a pu penser à poser le geste qui rappelle un de nos meilleurs écrivains disparus.Louis-D.Durand n\u2019est plus, mais le souvenir de l\u2019être attachant qu\u2019il était demeure et son oeuvre revit dans le contexte littéraire d\u2019aujourd\u2019hui.En effet, depuis longtemps épuisés, les ouvrages de l\u2019ancien président du IIIe Centenaire sont de nouveau accessibles au public lecteur.Les Editions du Bien Public, après avoir réédité, par le procédé photo-litho « Paresseux, ignorants, arriérés ?» viennent le terminer la réimpression de « Laborieux, diligents, débrouillards ! » qui apporte la réponse à la question posée plus haut.Deux livres d\u2019un tour particulier qui sont d\u2019un érudit en histoire et d\u2019un savoureux conteur.Cc.M.AVANT LE GRAND SILENCE DE L'HIVER A l'heure oli la nature exulte de toutes ses couleurs avant le grand silence de l\u2019hiver, quelle chance de tourner le dos aux contraintes de l'ère moderne et vivre quelques heures à la manière des anciens coureurs de bois ! Excellent moyen d'éva- ° sion, en automne, la chasse attire des milliers de citadins en quête d'exercice physique et de vie au grand air.Grâce à des mesures préventives de conservation, le Québec possède encore une faune abondante, \u201c et les espèces varient de l\u2019original majestueux au mignon faisan, en passant par l\u2019élégant caribou.Mais, ipour préserver ce riche potentiel, modération et prudence sont de rigueur.Chasseur ou gibier, qui se- Vendredi, 6 et 13 septembre 1974 hg aboricux Diligents | Debrouillards Ed RUN UN EI) ra le plus rusé ?= Tél.: 378-4875 la plus importante sociéte de fiducie canadienne - française TRUST GENERAL e © @ .e ss #2 8 e e e .8 DU CANADA SERVICES \u2018FIDUCIAIRES COMPLETS Edifice Place Royale, Trois-Rivières = 5 3+ NO COMPLET GAGNE *50,000.BILLETS SE GAGNENT 9500, À TerMiNANT PAR Case postale 908, Place d'Armes Montréal 126, Qué.Tél: 873-5350-53 GAGNE *25,000.GAGNENT #500.BILLETS TERMINANT PAR | - 1 GAGNENT 7,000.Ÿ teni5 KES Sr GAGNENT 100.| renrfihEié éte |.GAGNENT *100.BILLETS 8 TERMINANT PAR GAGNENT 250.À TenmiNANS PAR BILLETS SE GAGNENT TERMINANT PAR *50.GAGNENT 450, "]
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