Le bien public, 9 août 1974, vendredi 9 août 1974
[" M.J.Raymond penault 19 rue Le Royer Ouest Montreal fev.vu \u201c62e année Trois-Rivières, Nos 32 et 33 À + s Vendredi, les 9 et 16 août 1974 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél, 378-8404 Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents D \u2019 es a ai DESERT ANRT Quand on sait vouloir De tous les membres de l'ancien cabinet Trudeau, le jeune depuie de Saint-Maurice, Jean Chrétien, est celui qui vient de recevuir ia plus g.ande marque de coniiance de la part du premier ministre.C2 fils de la région, natif de la Baie de Shawinigan, Un~ancien du Séminaire Saint-Joseph, accède à l'un des postes de commande dans le goy- vernement canadien.Ancien secrétaire parlementaire de Pearson, ancien ministre du Revenu, hier encore ministre des Affaires Indiennes où il a exceilé, Me Jean Chrétien devient président du Conseil du Trésor.C'est là le fait le plus marquant du dernier remaniement ministériel.Ce jeune ministre de quarante ans fait honneur à la Mauricie qu\u2019il a bien servie en lui obtenant tant de réalisations majeures, notamment l\u2019aménagement d'un grand parc national au coût de plusieurs millions.Homme simple et direct, il possède un naturel affable et un sens de la camaraderie qui sont l\u2019un des atouts de sa personnalité politique.Ses qualités humaines le désignaient sans doute à l'attention de M.Trudeau, mais il doit sa récente promotion à son sens aigu des responsabilités, à sa fiabilité parfaite en toutes circonstances.Egalement à son dynamisme hors du commun qu'il sait allier à la réflexion et au goût de la tâche bien faite.: Ces traits d'un caractére positif et attachant ont toujours plu à M.Trudeau qui vient de permettre à son jeune ministie d'établir une nouvelle marque dans la palitique fédérale.\u2018 A son nouveau poste de président du Conseil du Trésor, précédemment détenu par l'imposant M.Drury, Jean Chrétien administrera toutes les dépenses gouvernementales, supervisera tous les programmes gouvernementaux et règlera toutes les conventions collectives entre l\u2019état et ses 400,000 employés.On va dire que c'est beaucoup demander à un homme qui ne fait partie du ministère que depuis sept ans.|l est vrai que l'ascension de Jean Chrétien obéit à une dynamique qui, par ses tangentes audacieuses, pourrait comporter quelque danger.Nous nous empressons d'ajouter que, malgré une apparente inconstance des antécédents, la nomination de Jean Chrétien au plus haut poste administratif du gouvernement fédéral est de tout \u2018repos.Si, dans sa montée, il a brûlé les étapes, il faut insister sur l'excellente mobilité d'action et l\u2019adaptation facile à toute nouvelle tâche qui sont les marques du député de Saint-Maurice.Le Trésor du \u2018 Canada, dont il a la garde, sera l'objet d'une vigilance attentive et, une fois de plus, l'on pourra compter sur les précieux services de rue des Arts (Photo des archives d'Armour Landry) \u2014 Aux Vieilles Forges, d'éminents visiteurs, en 1933 \u2014 L'ancieri directeur du Syndicat d'Initiative Armour Landry est resté trifluvien de coeur et d'esprit, même s'il vit à Montréal depuis plusieurs décennies.La Métropole lui a fait bon accueii.Il est le photographe et I'historien que l'on met à contribution dans la réalisation de maints projets d'édition et pour les grands reportages à l'étranger.À Montréal, il a donné maintes conférences sur les débuts de Vile-Marie et les téléspectateurs se souviennent de l'avoir vu maintes fois à la télévision, se plaisant à relever ou à rectifier des points d'histoire.Nous donnons ici en primeur un document: photographique d'un grand inté- rét pour les trifluviens.Nous ne trouvons rien de mieux pour l'accompagner que le texte d'une excellente rédaction d'Armour Landry lui-même.Sais-tu, mon cher Clément, que tu es en train de souffler la poussière recouvrant quelques-uns de mes souvenirs les plus chers.Tu viens de me faire voir la dernière photo des « Dix » Je te montre le premier document iconographique illustrant les initiateurs de la formation de ce groupe, photo prise avec mon appareil-photo -par Ernest Denoncourt.« Bridging the chasm.» comme aurait dit Longfellow.Cette photo fut prise aux Vieilles Forges, près des sources sulfureuses en bordure de la rivière.Pour ceux qui ne sont pas des vieux de la vieille, voici I'identificaton de nos personnages : Me Louis-D.Durand, Me Maréchal Nantel, I'abbé Henri Vallée, M.Nérée Ferron, Me Victor Morin, M.Gérard Malchelosse, M.Aegedius Fauteux, mon soi- même, l'abbé Albert Tessier, avec le fils cadet d'Ernest Denoncourt.Me Morin tient en main une sonde à minérai d\u2019oxide de fer que l'on trouvait sous une couche de tourbe dans les anciens marais de la région des Vieilles Forges.Elle fut forgée par mon grand- père, Raphaël Landry, un des derniers mouleurs de la fabrique de hache (1883) des Vieilles Forges dont la cheminée de l'atelier reste encore debout.Lors de cette visite M.Malcnelosse était venu voir L'abbé Tessier avec ses collaborateurs de Montréal pour discuter de la future constitution de la Société des Dix.Montréal 7-VIII-74 L'infortunée Une beile initiative que celle de la rue des Arts sur le carré des Forges.Le but de celle-ci était de faire connai- tre les artistes de chez-nous, un peu comme la rue du Trésor dans la vieille capitale.Il est malheureux cependant que, quelques jours après i!inauguration des vandales aient complétement détruit les installations.Heureusement que les responsables ont pu remettre en état cette galerie en plein air.Cette photo nous fait voir une partie de cette ruelle pittoresque qu'ii est désormais - convenu d'appeler « Rue des Arts.» {André Bouchard) Jean\u2019 Chrétien, à \u2018juste titre l'une des valeurs politiques les plus sûres de la Mauricie, l'un des hommes dont toute une région est, heureuse de se réclamer.: CM Page 2 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires Qu'est-ce qui ne va pas ?co ! Notre propos n\u2019est pas d\u2019accabler tout le corps policier.Il est des agents qui font leur devoir, mais il en est d\u2019autres.Le peu de succès obtenu par nos mainteneurs de l\u2019ordre fait que nous nous demandons, cette année, comme l\u2019an dernier: « Qu\u2019est-ce qui ne va pas ?Oui, qu\u2019est-ce qui ne va pas à l'hôtel de ville entre nos dirigeants et le corps policier ?.Qui est le maître ?.Pendant ce temps, ce sont les contribuables qui assument les frais d\u2019une politique d\u2019indécisions.| Le maire Beaudoin a diagnostiqué l\u2019abcès il y a une couple de semaines, lorsque, se désistant de son flegme habituel et avec l\u2019approbation unanime des membres de son Conseil, \u2014 ce qui est rare \u2014 il a fait une violente sortie contre le manque de surveillance policière en ville, principalement dans le centre- ville.On ne peut que lui donner raison.Ce n\u2019est pas la première fois d\u2019ailleurs que, dans les colonnes de notre journal, nous déplorons le manque de surveillance et le laisser-aller des policiers.Un membre haut- gradé de la Sûreté du Québec disait récemment que les policiers de Trois-Ri- vières avaient le surnom de « gros-derrières », parce qu\u2019ils étaient toujours assis dans leurs véhicules.Ce n\u2019est pas un honneur pour notre ville.Ce même membre de la Sûreté a décelé en moins d\u2019une demi-heure plus de quinze infractions aux règlements de la circulaion dans une seule rue du cen- tre-ville: excès de vitesse, dépassement illégal, bruit excessif de moteurs particulièrement de motos, crissement de pneus, etc.Pendant cette demi-heure, aucun policier en vue.Pourquoi ?.Où se nichent- ils, nos policiers ?, .Plusieurs de nos policiers seraient d\u2019avis qu\u2019on est trop tolérant et seraient disposés à agir mais ils ne forment apparemment pas la majorité.Nous convenons que la police ne peut pas tout faire mais nous sommes d\u2019avis que, dans les limites de ses possibilités, elle pourrait faire mieux.Les contribuables ne peuvent que donner raison au Conseil municipal de commencer à se montrer sévère.Nous savons que des plaintes ne cessent d\u2019affluer tant à l'hôtel de ville qu\u2019au bureau de la police contre ce laisser- aller injustifiable.\u2018 Seule une action énergique pourrait remédier à cet état de choses.Mais qui prendra l\u2019initiative ?.\u2014 0 \u2014 Hommage à un Trifluvien de vieille souche Qui, à Trois-Rivières, ne connaît la famille De Celles, attachée à la compagnie de téléphone Bell depuis des générations.Le journal de la compagnie, Bell-Canada, vient de consacrer une page entière à l\u2019un des membres les plus remarquables de cette familles monsieur Maurice De Celles, un des bons musiciens du Québec et qui n\u2019a jamais oublié sa petite patrie trifluvienne, qu\u2019il a quittée depuis près d'un demi-siècle mais à laquelle il est resté très attaché.Dans la vieille capitale, où il demeure depuis sa retraite, il continue à s\u2019intéresser à la musique, et c\u2019est l'hommage que vient de lui rendre le porte-parole de la compagnie Bell.Citons \u2018quelques extraits de cet article: « Employé de Bell depuis 1925, à Trois-Rivières, M.De Celles arrivait à Québec en 1928.Tout de suite, on lui demanda d\u2019enseigner la clarinette à l\u2019Académie commerciale, puis le voilà embrigadé dans l\u2019ensemble musical de cette institution.« Comme si cela ne suffisait pas à occuper ses journées, il devint en 1942, premier clarinette de l\u2019Orchestre symphonique de Québec, que venait de fonder le Maestro Wilfrid Pelletier; il y passera 15 ans comme premier hautbois et professeur de solfège et de saxophone.«Dans ses heures de « loisirs », Maurice DeCelles a été clarinettiste dans I\u2019'Harmonie des Cadets de St-Jean-Baptiste, chef de musique et instructeur des fanfares du patronage Laval, de Loretteville et du collège de Lévis.« Partout, il s\u2019efforçait de mettre en valeur les oeuvres folkloriques.Pour prêcher l'exemple, il a été l\u2019auteur de nombreuses compositions pour fanfares, la plupart inspirée du fol- Klore canadien-français.«A compter de 1942, il devint professeur d\u2019instruments à vent au Conservatoire de musique de la province, où il a formé des musiciens de grand talent, tel que le hautboïste Jacques Simard et le saxophoniste Pierre Bourque qui ont tous deux remporté le Grand Prix du Conservatoire de musique de Paris.«Ce qui fit dire au chef d'orchestre torontois Howard Cable: «La plupart des musiciens du Québec lui doivent leur - formation musicale.» «Sa renommée a dépassé nos frontières.Depuis 1953, il est chef de musique invité à la Mid-West Band and Orchestra Clinic qui réunit chaque année à Chicago plus de 8,000 instrumentistes, Aux Etats- Unis encore, un groupe musical de Darthmouth lui a demandé récemment des arrangements, « En 1958, il fut le premier musicien nord-américain à faire partie du jury au concours international de musique aux Sables d\u2019Olonnes, en France, dans la section des harmonies et fanfares, invitation qui s\u2019est répétée en 1972.Incidemment, M.De Celles est membre de la Confédération musicale de France.« Pour lui, la musique folklorique est un puissant facteur de patriotisme.Cela explique sans doute son attachement et dévouement aux ensembles amateurs.«J'ai découvert, dit-il, que la musique est le meilleur médium de culture.Mais il faut descendre dans la masse du peuple, inculquer aux jeunes le goût de la bonne musique.La musique, c\u2019est la voie qui mène à la compréhension des peuples.» «M.DeCelles déplore que dans des maisons d\u2019enseignement secondaire qu\u2019il a bien connues, les fanfares soient disparues : « C\u2019est pourtant une excellente école de formation et de discipline.Je sais que les parents veulent pour leurs enfants une éducation musicale.Cela ne coûte pas une fortune: il suffit que tous les gens de bonne volonté se donnent la main pour le plus grand bien de la jeunesse ».« Plus de trente années consacrées à inculquer la musique aux jeunes, Expérience qui s'ajoute à de longues années dans les ensembles professionnels et amateurs.Qui se chargera de recueillir tous les souvenirs et observations de Maurice DeCelles ?» Tous les Trifluviens, nous en sommes sûr, applaudiront à cet éloge bien mérité d\u2019un des nôtres qui nous fait toujours honneur dans la Capitale de la province.\u2014 0 \u2014 Mgr Antoniutti et la Mauricie Selon les dépéches des journaux, le cardinal Ildebrando Antoniutti, âgé de soixante-seize ans, a trouvé la mort dans un accident de la route, près de Bologne, alors qu\u2019il allait prendre l'avion qui devait le ramener à Rome.Il fut délégué apostolique au Canada de 1939 à 1963 et était très estimé dans la région mauricien- ne, où il se plaisait à venir, comme il le disait à rer Pt + Vendredi, les 9 et 16 août 1974 ses intimes.Il était très sympathique et ce n\u2019est pas sans émotion que les triflu- viens ont appris sa mort tragique.Il avait assisté en 1941 au congrès eucharistique de notre ville et avait prononcé une allo cution dont se souviennent les citoyens de l\u2019époque.Il parlait un excellent français et plusieurs se souviennent avec quelle cordialité il aimait à causer avec les paroissiens, et particulièrement les enfants.Il fit également une visite inoubliable a Nicolet le 7 octobre 1950, alors qu\u2019il présida la consécration épiscopale de monseigneur Albertus Martin.Autant de souvenirs qui rendent chère sa mémoire dans notre région.On disait de lui qu\u2019il était un «papabile».Ses manières raffinées de grand pontife romain aurait sûrement bien cadrées avec les suprémes honneurs dont l\u2019Eglise revêt celui qu\u2019elle investit de son autorité.\u2014 0 Un consul original à Trois-Rivières La vaillante collaboratrice à notre journal, madame P.-E.Neveu, tante de notre autre Vvaillante collaboratrice Marie Prayal, est, comme tous les Panneton, une insatiable lectrice et à qui rien n\u2019échappe.Elle vient de nous faire parvenir un article publié récemment dans Le Devoir article dans lequel il est question d\u2019un consul américain bien original et qui vécut à Trois-Rivières quelques années.Il avait nom Urbain Ledoux et était né a Sainte-Hélène-de- Bagot en 1875.Il avait deux ans quand sa famille émigra aux Etats-Unis.Il tata du journalisme à Montréal, à Woonsocket, puis, on ne sait a la suite de quelles relations, il entra dans la diplomatie.Il fut consul américain à Trois-Rivières, puis en France, à Bordeaux, et enfin à Prague.Il quitta ce \u2018dernier endroit sans laisser d\u2019adresse, et ce n\u2019est que quelques années plus tard qu\u2019on le retrouve à New-York, vivant pauvrement et n\u2019ayant qu\u2019un but: aider ses compatriotes sans travail.Il avait adopté le nom de «monsieur Zéro».L\u2019écrivain franco-américain Rosaire Dion-Lévesque, qui vient de mourir, l\u2019a connu et a écrit sur lui quelques pages, lesquelles, espérons- le, seront un jour publiées.Car il fut certainement un des canadiens-français les plus originaux et les plus excentriques qui soient, aux Etats-Unis.Ce «monsieur Zero » devint une sorte de prophète, illuminé, visionnaire, prêchant un peu partout dans les bouges et les endroits les plus miséreux, Il organisa même une marche sur Washington, à la tête d\u2019une foule considérable de chômeurs.Il fit à pied le trajet New-York\u2014Washing- ton afin d\u2019obtenir une entrevue avec le président Harding.« Monsieur Zero» vivait à New-York dans une petite chambre misérable.C\u2019est là qu\u2019il mourut, abandonné de tous.Espérons qu\u2019il existe tout de même quelques documents sur sa vie de consul à Trois-Rivières.\u2014 0 \u2014 Pauvres touristes ! .Et bien, oui, pauvres touristes ! Nous sommes à peine quelques-uns, bien intentionnés, partiellement documentés, et à nos moments libres, à renseigner les touristes qui viennent visiter, dépliant en mains la deuxième ville française du Québec.Ils vont vainement, le samedi et le dimanche, en plus de tous les soirs de la semaine, frapper à la porte du bureau de la Chambre de Commerce, au manoir Niverville, qui a de l\u2019allure et qui retient l\u2019attention.Fermé.Aucune réponse.Alors, les touristes s\u2019informent aux alentours.Quelques guides bénévoles acceptent, quand ils en ont la compétence, de les conduire dans les vieilles rues trifluviennes.Mais qu\u2019en reste-t-il ?La plupart des plaques historiques ont disparu.La terrasse Turcotte, berceau du vieux Trois-Ri- vières, est dans un état déplorable.Le reste est à l\u2019avenant.Parlant ici au nom de ceux qui se font les guides bénévoles des touristes qui nous visitent, je dis franchement: «Nous avons honte de ne présenter que des miettes.Alors que nous aurions tant à offrir aux friands d\u2019histoire ancienne.» Nous avons honte surtout de montrer aux visiteurs cette belle demeure des .seigneurs de Tonnancour, qui, dans un état déplorable attend toujours la restauration à laquelle elle aurait droit et qui décrépit de jour en jour sous la poigne inerte du ministère des Affaires culturelles.N\u2019avons-nous pas raison, parfois, de grogner et de nous impatienter ?, , .VILLERAY.LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM Vendredi, les 9 et 16 août 1974 BECEBCCELE BILLET LE BIEN PUBLIC Page 3 ur le bien public.:::::co0000 BEGELELEEE\" BECECELEELELELLECEE * BLUULECLULULELLLUEUEEE Le sommeil et son mystère Pourquoi dormons-nous ?Afin de réparer nos forces, d\u2019effacer la fatigue, le labeur de la journée, aussi, pour oublier nos soucis, bien sûr.Nous y arrivons «par cette voie royale du rêve,» qui nous mène à l\u2019insouciance totale,» selon Freud.Que se passe- t-il pendant que nous dormons, et pourquoi dormons- nous ?Personne encore n\u2019est capable de répondre avec certitude à ces questions complexes.Cependant, des études et des observations entraînent tous les jours de merveilleuses = découvertes, dont certaines, sans éclaircir pour autant les mystères et secrets du sommeil, orientent quand même vers de nouveaux horizons qui ouvrent à leurs tours, d\u2019autres perspectives.Certains exemples font mieux comprendre la prudence des chercheurs quelle que soit leur discipline, pour faire état d\u2019une nouvelle trouvaille ou découverte, sans oublier l'énorme complexité de ces recherches.C\u2019est ainsi que le docteur Mouret, chef du service d\u2019exploration fonctionnelle du Système nerveux, lequel est également maître de Recherche en neurophysiologie du rêve et assistant du professeur Jouvet de Lyon, a cité le cas suivant assez extraordinaire d\u2019un malade qui n\u2019avait point dormi pendant six mois, sans éprouver nullement le besoin de sommeil.Alors, ce sommeil dont on dit tant de bien, serait-il tellement nécessaire ?En dehors du fait que le cas de ce patient a remis en cause quelques idées que l\u2019on croyait acquises, il aurait aussi mis en évidence combien la sensation que nous avons d\u2019avoir bien ou mal ou pas du tout dormi, est scientifiquement sujette à caution.Chaque soir, notre hom- me-qui-ne-dormait-pas, était en proie à de multiples phénomènes hallucinatoires, à la suite desquels il était per- - bien suadé avoir rêvé, donc dormi.Or, les tracés électriques et encéphalographiques enregistrés 24 heures sur 24, ne rcproduisaient aucune phase de sommeil.Inversement, d\u2019autres sujets, dont la preuve était faite qu\u2019ils avaient dormi huit ou même dix heures\u2018 d\u2019affilée, se plaignaient amèrement au lever, de lassitude, parce qu\u2019ils n\u2019avaient point fermé l\u2019oeil de la nuit, ce qui permet de se demander, s\u2019il n\u2019existerait pas dans le cerveau, un centre de satiété du sommeil\u2018?Au cas où l\u2019on en ferait un jour la preuve, il resterait à trouver en plus, ce qui pourrait dérégler ce système; mais dans l\u2019immédiat, cette erreur d'appréciation ne peut être prouvée que dans les services hautement spécialisés.Sur ce plan, la science médicale désire s\u2019entourer de beaucoup de circonspection, afin d\u2019éviter des conséquences fâcheuses ct funestes, dans la vie courante.Combien de gens, en effet, absorbent de grandes quantités de barbituriques afin de retrouver un som- moeil qu\u2019ils n\u2019ont, en réalité.jamais perdu.perturbant ainsi dangereusement leur santé, en ébranlant fortement leur système\u2018 nerveux.C\u2019est la mode du XXe siècle, dit-on, qui- propose cette façon d'agir.Au fond, avouez que rien ne ressemble plus étrangement à la mort que le sommeil et son mécanisme obscur et secret, durant lequel notre esprit plonge et voyage en plein «royaume du rêve», .Au vrai, Parchitecture d\u2019un sommeil normal qui, comprend cinq phases, «st un sujet fort complexe, qu\u2019il convient de scruter et d\u2019examiner les « yeux grands ouverts!» Et puis zut ! A moins que le tout ne soit une véritable histoire à «dormir debout » ! Céline Leblanc \u2014 Renseignements puisés dans la revue Marie-Claire.LES FESTIVITÉS DU CENTENAIRE JUSQU\u2019AU 29 SEPTEMBRE Sainte-Thécle, \u2014 Les festivités du Centenaire de Ste- Thècle se poursuivront jusqu\u2019au 29 septembre 1974, mais il y a actuellement une relâche au cours du mois de juillet.Les prochaines activités auront lieu au mois d\u2019août alors qu'il y aura des hommages rendus -aux jubilaires d\u2019Or et d'Argent de l\u2019année à l'église de Sain- te-Thècle.IL n\u2019est pas nécessaire à ces jubilaires d\u2019être originaires de Sainte-Thécle pour que leurs noms soient soulignés.De plus, le 24 août, ce sera une grande épluchette de blé d'Inde au Parc St-Jeah à 18 heures, et les 24 et 25 août, les activités prévues sont une grande exposition de machinerie agricole antique et une comice agricole de grande ampleur.La clôture des festivités du Centenaire aura Lieu le 29 septembre prochain.Le lancement de l\u2019Album souvenir sera fait au cours de l'automne 1974.Ce sera le troisième livre à paraître dans les cadres .du Centenaire et il comprendra une rétrospective complète des festivités du Centenaire et la liste de tous les religieux, et missionnaires originaires de Sainte-Thécle.Gaétan Veillette LA DEMISSION DE NIXON La démission du président Nixon, annoncée le 11 août, est un événement sans précédent dans l\u2019histoire.Après cinq ans et demi, à la présidence de la plus importante nation au monde, Richard Nixon a été forcé de démissionner devant la menace de destitution imminente qui pesait sur lui! Le premier ministre Trudeau a exprimé ce qui peut être considéré comme la pensée des Canadiens lorsqu\u2019il'a dit: « Nixon, dans ses relations avec le Canada, a - été un homme juste, correct et très amical.Quant à son rôle dans le monde, a ajouté le premier ministre Trudeau, Nixon a poursuivi des objectifs de paix et de détente avec les pays de l\u2019est, objectifs aveë lesquels le Canada était parfaïte- ment d'accord.» M.Trudeau n\u2019a pas voulu parler de la politique intérieure des Etats-Unis ni faire allusion aux scandales qui ont traumatisé l\u2019Amérique depuis deux ans.Il est trop tôt pour porter un juge- \u2018ment global sur tout ce qui s\u2019est passé durant cette période chez nos voisins mais nous sommes heureux de constater que l\u2019Amérique peut avoir confiance dans ses institutions et dans le rsssort moral de la nation.Souhaitons que le nouveau président.M, Gérald Ford, redonne à la nation américaine un leadership d\u2019intégrité et d\u2019honnéteté dont le monde a besoin pour la paix et la prospérité.Puissent tous les hommes politiques de la terre, et spécialement ceux de chez nous, réfléchir sur les tragiques événe- ments dont nous avons été les témoins.Marcel Thérien LE BILL 22 EST MAINTENANT LOI! Le bill 22 est maintenant devenu loi! Il reste à tous les citoyens conscients de leurs responsabilités de collaborer avec le gouvernement pour que cette loi donne les meilleurs résultats possibles._ Souvenons-nous qu\u2019une loi n\u2019est pas éternelle et que la loi 22 pourra être amendée ou tout simplement révoquée si les citoyens le désirent.Rarement un projet de loi aura été aussi contreversé.D'une part certains francophones y ont vu une trahison et même une tragédie et d\u2019autre part, des anglophones et des néo-canadiens ont jugé qu\u2019ils devenaient des citoyens de seconde zone avec le même bill.Quant au gouvernement, auquel nous avons donné une majorité colossale, l\u2019an dernier, il est d\u2019opinion que la loi 22 est une loi réaliste pouvant assurer le progrès de la langue française tout en accordant à la minorité anglophone les droits dont elle a besoin pour s\u2019épanouir, à l\u2019intérieur d\u2019un pays qui est le Canada et où les deux communautés linguistiques ont choisi librement de vivre ensemble dans un régime fédératif.La commurrauté francophone existe en terre canadienne depuis 300 ans, et cela grâce à son inébranlable détermination.Depuis trente ans, la communauté francophone a fait des progrès immenses dans tous les domaines et cela non seulement au Québec mais partout dans le Canada.Cela ne s\u2019ést pas toujours fait sans difficulté, mais cela s\u2019est fait quand même et aujourd\u2019hui, les canadiens d\u2019expression française conservent intacte leur fierté et leur détermination d\u2019assurer le progrès de leur collectivité dans chaque partie du pays où ils se sentent chez eux.Le bill 22 servira-t-il au progrès de la langue française au Canada ?Seul l\u2019avenir nous le dira.Marcel Thérien + Reminicences A chaque tombée du jour au bout de la ma rue, je toujours là.- Aujourd\u2019hui, c\u2019est le bruit des gros a- note de poésie.Je vibrais à ce spectacle des mons- m\u2019étonne de ne plus entendre les bruits de la cour de triage du Canadien Pacifique qui sépare Outremontde Ville Mont-Royal.J\u2019étais habitué dans mon enfance et ma jeunesse de m\u2019endormir au bruit sourd des wagons de marchan- chandises qu\u2019on accouple et désaccouple, à ceux' des locomotives poussives qui crachaient leur panache de fumée sous l\u2019effort de partir et de repartir, entraînant derrière elles des rames de wagons.Aujourd\u2019hui, ces bruits me manquent quand la nuit d'été vient légère et bleutée de l\u2019horizon encore rougeoyant.Les silerr cieuses Diesels ont remplacé les locomotives à vapeur qui haletant d\u2019impatience et les cours de triage sont moins achalandées quoique les centaines de rails fuyant vers divers horizons mystérieux sont vions à réaction qui em plissent le ciel.Je me rappelle que jeune, j'allais volontiers passer des heures aux abords des cours de triage de mon voisinage.J\u2019étais fasciné par le mouvement des trains.Que de fois j\u2019ai rêvé de wm\u2019accrocher à l\u2019un d\u2019eux pour un voyage plus long que ceux que j'entreprenais en tramway autour de la ville.\u201c Je trouvais le rêve cherché auprès de ces gros wagons de marchandises dont quelques-uns i roulaient lentement toutes portes ouvertes et vides, comme pour m'accueillir.Je regardais les rails lisses qui allaient se confondre avec horizon, les signaux verts et rouges le long des voies, le ballast couvert de roches bien tassées.J\u2019aimais même ces herbes folles qui poussaient aussi entre des rails secondaires et qui y jetaient une .tres d\u2019acier que des hommes en casaques bleues animaient.\u2019 En ce soir d\u2019août, mon écran intérieur mieux que celui de la TV réanime ces images de mon enfance, les heures solitaires que je passais près de la.cour de triage.Ces images n\u2019ont pas une ride, Elles remontent comme cela à la surface de ma conscience.Comme tant d\u2019autres d\u2019ailleurs.Comme tant de visages disparus un instant estompés mais qui prennent par moments tellement de vivacité, Impressions qui agitent mon âge.Joie gratuite demeurée telle malgré les ans, sensations imperceptibles pour d\u2019autres mais toujours renaissantes pour moi.Pas besoin de la mémoire de l\u2019ordinateur pour évoquer ces \u2018points lumineux, C\u2019est ainsi pour chacun qui a quelque peu vécu, Page 4 CIl )0000000 Aprés le bill 22 Le bill 22 qui a été adopté .récemment, a fait couler beaucoup d'encre et encore plus de salive.Sans doute est-ce une loi confuse qui a fait hurler des deux groupes ethniques de la province; soit les anglophones et les francophones parmi lesquels il n'y pas que des Canadiens français pas plus que le mot anglophone ne désigne les seuls citoyens ressortissants à la race britannique, car parmi les anglophones, sinon d'origine du moins d'allégeance, il faut compter avec de nombreuses ethnies immigrantes comme les Italiens, les Grecs, les Yougoslaves, les Portugais etc.: Féroces ennemis -Si certains groupes cana- diens-français ont paru faire plus de tapage que les anglophones, c'est qu'ils sont, il est vrai, plus nombreux, mais l'opposition à la loi qui en somme a tout de même malgré ses restrictions et portes de sorties proclamé que le français est langue officielle au Québec, a trouvé de féroces ennemis chez des anglophones.Ceux-ci se croient perdus, du moins certains d'entre eux, parce que le français devient prioritaire dans la belle province là où d'ailleurs il est né.On se demande vraiment si ces anglophones fanatiques n'ont pas la berlue quand on songe qu'ils ont imposé l'anglais dans neuf autres provinces! Vers l'avenir Jé crois que le gouvernement Bourassa a été le plus loin qu'il pouvait aller tout en sauvegardant les droits de la minorité anglophone puissante il est vrai, mais minorité quand même.Il reste maintenant à voir comment cette loi sera appliquée.J'avoue qu'au niveau scolaire, cette lui laisse encore beaucoup d'ambiguité.Elle laisse encore le choix des écoles françaises ou anglaises, quoique ce choix soit par les mécanismes que l'on sait plus en faveur de l'école française qu'anglaise.En réalité, au .Québec je ne crois pas qu'on ait besoin d'écoles an- les extrémistes\u2019 LE BIEN PUBLIC glaises, toutes les écoles devraient être françaises avec une part d'enseignement de l'anglais, car j'estime la connaissance des deux langues indispensables, tout en donnant la priorité incontestée au français si nous voulons changer quelque chose dans l'usage de cette langue qui allait en s'atrophiant au point de nécessiter une loi pour l'empêcher de disparaître ou de descendre dangereusement la côte.Trop de Canadiens français se sont laissés berner par cette propagande, ce mythe, qui veulent que c'est en sachant beaucoup d'anglais qu'ils réussiront.C'est faux, c'est par leur compétence, par la conquête de leur économie.Pourquoi la langue anglaise s'est-elle imposée en Amérique du Nord ?Parce que ceux qui la parlent sont les possédants des richesses de toutes sortes.S'ils parlaient une autre langue, ils imposeraient cette autre langue.Aux Canadiens français d'imposer leur langue en faisant de plus en plus d'affaires en s'intégrant au mouvement financier et commercial, en devenant patrons au lieu d'éternels subaltermes.Le bill 22 devrait aider beaucoup des nôtres à prendre conscience de leur force numérique, de leur potentiel dans tous les domaines.Pas à rejeter .Malgré ses faiblesses, je ne suis pas de ceux qui croient que le bill 22 est à rejeter.Il est à perfectionner, pas à rejeter, car il constitue un pas en avant vers la reconnaissance du français sous le couvert de la loi.On avait besoin de ce commencement de législation linguistique, en faveur de la majorité des citoyens d'origine française du Québec.Pas les américains Ne craignons pas que les étrangers, les Américains avec lesquéls nous faisons plus de 90 p.c.de nos échanges commerciaux boudent le bill 22.Ils nous parleront français par l'entremise de leurs agents, ils engageront du personnel francophone pour nous vendre leurs produits, ils étiquetteront en français, afficheront en français.Ils n'attendaient qu\u2019une loi pour ce faire.Avant, ils ne savaient sur quel pied danser avec nous parce que nous n'avions pas le courage comme gouvernement et aussi hélas comme peuple de nous affirmer.Des fuyards Le bill 22 était à peine devenu loi, que déjà à la radio anglaise de Montréal les fanatiques anglophones commençaient à faire peur au monde en prédisant que nombre des leurs allaient quitter la province.Plusieurs ont quitté la province bien avant qu'on parle du bill 22 et malgré que toute liberté, droits, et privilèges leur étaient acquis.Si plusieurs compagnies anglaises ont quitté le Québec, c'est pour des raisons économiques.À nous de créer un climat économique qui empêchera certaines maisons ou individus cossus de quitter la province de Québec.La piastre L'inflation, un déséquilibre économique international la fuite des taxes et du coût de l'argent trop élevé sont en parue blamables pour une certaine émigration de capitaux.Beaucoup d'étrangers sont venus faire leur galette au Canada pour ensuite repartir vers des cieux qu'ils jugent plus cléments.Ils sont libres, mais ne croyons pas que c'est parce qu'ils craignent d'être forcés d'apprendre la langue française.Leurs intérêts financiers immédiats pèsent beaucoup \u2018plus dans la balance.Confiance au Québec Et puis le Québec est une province riche, qu'elle est appelée à un immense développement industriel et partant à des retombées monétaires certaines pour l'ensemble de la population.La province de Québec demeure un marché intéressant.phones et de britanniques veulent céder leur place, des Canadiens français plus instruits la prendront et feront les.affaires qu'on leur aura abandonnées.Nulle crainte là-dessus.Si trop d'anglo- Vendredi, les 9 et 16 août 1974 elques mots.:=.Ce ne sont pas les effervescences de tempérament contre la culture française au Québec de la part de fanatiques qui changeront quelque chose.Le Québec français, il nous le faut, ne serait-ce que par fidélité à nos ancêtres qui ont sué sang et eau pour nous ouvrir ce pays.Le bill 22 est la première manifestation législative de cette prise de conscience.Il faut le saluer comme un pas en avant et non pas s'y opposer systématiquement et sans nuance.Le prolétariat Il semble de plus en plus évident que nous assistons présentement au règne de la force ouvrière.Récemment, cette force s'est\u2019 avérée souveraine.Et comme Rochefort le notait au siècle dernier en France, les ouvriers font ce qu'ils veulent.Les gouvernements peuvent bien à certains moments réprimer cette force mais elle revient à la charge et reprend le terrain perdu.Avec'le développement de la technologie, l'industrialisation, les syndicats se sont dotés d'armes efficaces pour.appuyer leurs revendications toujours plus ambitieuses.Les syndicats comme toujours réclament encore de plus hauts salaires des conditions de travail plus favorables.Ils en viennent maintenant à réclamer la congestion, le partage des bénéfices réels de l'entreprise et par tous les moyens ils visent à la violence pure et simple pour arriver à leurs fins.Jusqu'ici heureusement les gouvernements ont réussi parfois de peine et de misère à réprimer les excès des syndicalistes les plus radicaux.Mais que nous réserve demain ?Et comme s'exprimait Rochefort dans une entrevue, \u2018une révolution se réprime toujours jusqu'au moment où elle ne se réprime plus.Et Rochefort d'ajouter, on ne meurt qu'une fois\u201d La classe moyenne est au- - jourd'hui cernée entre deux establishments, celui du capitalisme et celui du socialisme devenu capitaliste.C'est une position peu confortable que celle de cette classe qui risque d'être exploitée à la fois par en haut et par en bas. Vendredi, les 9 et 16 août 1974 UN BEAU MORCEAU Quand nous parlons d'un \u2018\u2019beau\u2019\u2019 morceau, il faut faire le parallèle avec la personnalité.De quelle façon définit-on la personnalité ?Voyez-vous même.Pénétrons dans la salle de danse, dans ce haut- lieu des plaisirs faciles où chacun est jugé selon son mérite.D'une part, le jeune homme voit évoluer le mannequin\u2019, véritable actrice-née; en revanche, il déplore sur la piste la présence d'\u2018\u2019épaves\u2019\u2019 ou garçons manqués qui sont, par leurs vêtements et leurs allures masculinisés, la honte de leur sexe.L'homme, qu\u2019on dit orgueilleux, fait bon marché de sa vanité et se plie jusqu\u2019à terre devant les caros- series féminines au galbe intéressant.J\u2018avoue au lecteur que je fais partie de cette catégorie d'observateurs un peu noix et je le prie de ne pas considérer avec un trop grand sérieux l\u2019analyse que je lui propose.Assez bavardé sur des détails de troisième or- a dre.Passons à l\u2019observation méthodique.Quel garçon n\u2019a pas éprouvé une grande peine a la vue du premier spécimen, I\u2019 \u201cépave\u2019\u201d ?Il s'agit d'une fille à la démarche inégale, saccadée et grotesque, un vrai crabe ! Nerveuse, s'allongeant le cou à droite et à gauche, pour chercher du regard une connaissance, elle néglige les causeurs à table; ceci dénote son instabilité profonde.L'\u2018\u2019épave\u2018\u2019 porte un vêtement mal ajusté, terne ou criard, qui camoufle au lieu de mouler le corps qui le porte.Sa chevelure, négligée à l\u2018\u2019aspect d\u2019une forêt et tombe drue.Quand elle ouvre la bouche, c\u2018est terrible ! Elle fait peur à tous les braves garçons à la ronde: Voix menaçante, débit mononote mal servi par un vocabulaire infect ou stupide.De plus, elle se met en colère.Or, quand le phénomène se répète, elle doit renoncer à une carrière sentimentale.Elle se plaint de son entourage à haute voix et, suprême erreur, raconte ses déboires au premier venu.On n'a plus de doute sur la personnalité d\u2018une fille.à qui l\u2019on offre un digestif dispendieux du type cointreau, qui le refuse, claironnant que c\u2019est imbuvable et préférant le coca- cola.De deux choses l\u2019une, elle ne sait pas boire sobrement ou ne connaît pas les boissons, ce qui dénote un grave manque d'éducation chez la jeune fille moderne pour qui les affaires de bar sont très importantes.Le comble du mauvais goût est atteint par une fille franchement idiote qui invite elle-même un garçon à danser.Imaginez le comportement de celui-ci , devant une offre aussi inconvenante et dépourvue d\u2019apprêt.En 1974, plusieurs filles ont quelques-uns ou la totalité de ces traits.Si jeune fille savait.Mon coeur pleure.Le deuxième, le \u2018\u2019mannequin\u2019\u2019, sait se mettre en valeur.Prudente et indépendante, elle n\u2019expose ses sentiments à son chevalier servant qu\u2018en privé car elle a son franc-parler et elle ne tolére pas la surveillance.Elle ne dit pas de sottises.Par ailleurs, elle conseille son amoureux, ce qui a tôt fait de l\u2019éblouir.Elle fait partie de cette race de femmes plutôt sages, volontiers conservatrices, conscientes de leur rôle dans la société.Elle attache une haute importance à son travail et se soucie fort de sa bonne apparence.Les messagers de la beauté féminine n\u2019ont plus de secrets pour elle.La propreté de sa coiffure est un souci quotidien et elle reste longtemps devant le miroir pour la mise en place de ses arabesques.Elle cherche un petit chapeau amusant, un foulard de couleur seyante et, avant chaque sortie, attache une importance majeure au tracé du crayon noir le long de la paupière qui lui donne un regard vif et noble, lequel attire imrmanquablement l\u2019admiration et l'émotion des jeunes mâles qui, néanmoins, par gêne ou hébètude, resteront de marbre.Pas longtemps cependant.Le jeune homme, sûr -de ses performances, sera atteint de symptômes étranges, fera de nombreuses acrobaties appréciées des jeunes filles, y laissera peut-être sa peau.Qu'importe! ces beaux morceaux au sourire coquin et au regard doucement provocateur mènent une vie dominatrice de seigneuresses, car elles savent séduire par la ruse ceux qui se croyaient à l\u2018\u2019abri de la tentation.ALAIN DUFAULT LE BIEN PUBLIC Page 5 L'Office de la langue française publie deux nouveaux lexiques * li Ut Dans les cadres de l'exposition de Trois-Rivières et sous l'égide de la Commission du Centre de Formation Professionnelle, région no 4, deux lexiques de l\u2019office de la Langue Française ont été lancés officiellement en présence de quelques invités d'honneur.Ces lexiques portaient notomment sur la manutention, le soudage et la \u2019 Sur cette photo prise lors du lancement, on le maire Gilles Beaudoin, plomberie.peut reconnaître Morissette, Louise Du- fresne, animatrice de l'Office de la Langue Française, Roland Roberge, directeur général du CFP, M.Pierre-Paul directeur régional de gion no 4, Léo Turgeon, directeur régional du Ministère de l'éducation, le député Guy Bacon et M.Roland Paquette, nouveau coordonnateur régional pour l'Office de la Langue Française.(André Bouchard) lo Main-d\u2018Oeuvre, ré Maurice Bellemare: Une énergie du tonnerre Cet étonnant homme restera dans l\u2019histoire de la région trifuvienne comme un modèle d\u2019énergie, de jovialité et de débrouillardise, De clairvoyance aussi, basée sur une longue expérience de la politique et des hommes.Il a une connaissance \u2026 approfondie du milieu québécois.Travailleur acharné, il n\u2019a cessé de lire, de se renseigner, et il arendu de précieux services non seulement à son parti, mais à toute la province.Il faut lui rendre cet hommage d\u2019avoir bien servi les siens, avec loyauté, avec persévérance.Homme actif s\u2019il en fut, il a une réputation de politique intègre, sincère et continuellement dévoué.Il a accepté la gageure de se présenter dans le comté de Johnson, au cours de cette élection partielle.Gagnera-t-il ?Peu importe.Ce qui compte ici, c\u2019est le geste.Il est de la lignée de ces hommes forts de chez nous, et ce, depuis les débuts de la colonie.Il a sa place au premier rang parmi ces hommes courageux qui ont bâti notre région.VILLERAY.Investissement de $6 millions au Mt Ste-Anne Le minitére du Tourisme, de la Chasse et de la Péche, M.Claude Simard, vient d\u2019annoncer que les travaux de construction de l'hôtel, des condominiums et du village des boutiques dans le parc du Mont- Ste-Anne, représentant des déboursés de $6 millions, débuteront incessamment.L'hôtel qui sera administré par les hôtels du Canadien Pacifique, comprendra 125 chambres divisées en six modules identiques, répétés en position inversée, suivant une alternance ; le caractère de cet hôtel se rapprochera plus de celui d\u2019une auberge de vacances favorisant ainsi une meilleure détente.La livraison de lhôtel est prévue pour l'été 1976.Monsieur Simard souligne qu\u2019en ce qui regarde les condominiums, la proportion comporte dix modules de 9 unités de logement, dont 90 condominiums; ils seront situés entre les modules de l'hôtel et les pentes de ski.On s'attend à ce que cette construction soit terminée à l\u2019automne 1976.Enfin, le village des boutiques sera réalisé en fonction d\u2019un concept d\u2019un module de base 15\u2019 15\u2019 l\u2019unité; l\u2019évolution du village des boutiques se déroulera normalement, en fonction de la demande et des besoins.Mariage pour un linguiste ou \u2018\u2019convoler en justes noces\u2018 L'été est, par excellence, la saison des mariages.Donc, certains \u201cse marient\u201d, mais d\u2019autres convolent.C\u2019est la même chose ?Pas exactement.Convoler est en effet un mot familier qui ne signifie pas simplement se marier, mais côntracter un nouveau mariage.Ainsi en convient le Grand Larousse de la langue fran- aise, qui donne pour origine e latin \u201cconvolare\u201d, accourir ensemble et, dans la langue juridique (de \u201ccum\u201d intensif et \u201cvolare\u201d, voler, aller rapidement vers), se marier en secondes noces.Le terme a vieilli.Dans la langue littéraire, il peut signifier \u2018\u2018aspirer ou passer à un nouvel état\u201d.Il ne semble d\u2019ailleurs pas que ce mot implique des limites et, s\u2019il est facile de se marier (premières noces), rien n'empêche par la suite de convoler en deuxième, en troisièmes noces, toujours \u201cjustes\u201d., et si le coeur vous en dit, naturellement ! Ce tirage atteint 25 millions d'exemplaires Dans le but de raviver le goût à la lecture de ce livre sacré, les témoins de Jéhovah ont présenté = dernièrement aux lecteurs français une nouvelle traduction de la Bible en langue moderne qui s\u2019intitule LES SAINTES ECRITURES\u2014 TRADUCTION DU MONDE NOUVEAU, Etant donné que cette traduction reflète fidèlement le style et la simplicité des écrivains mêmes de la Bible, les éditeurs croient sincèrement que celle-ci rendra plus agréable encore l'examen des Saintes Ecritures.La nouvelle traduction évite la tendance moderne d\u2019éliminer l'usage du nom divin dans la Bible et de le remplacer par des noms communs tels que Seigneur et Eternel.Cette traduction rétablit le nom de l\u2019auteur de la Bible à la place qui lui revient, se servant de sa forme latinisée, JEHOVAH, Publier des versions de la Bible n\u2019est pas nouveau pour les témoins de Jéhovah qui l\u2019impriment et la diffusent depuis 1926.La Traduction du monde nouveau elle-même a été publiée en plus de 25 'millions d\u2019examplaires en 6 langues depuis sa parution en 1961.Le tirage de la nouvelle traduction en langue française s'élève à 770,000 copies.Selon les dernières statistiques la Bible est traduite en 1526 langues et dialectes et est distribuée à raison de 47 exemplaires à chaque minute.C'est le plus gros vendeur dans le monde du livre. Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, les 9 et 16 août 1974 La brasserie du Roy par ANDRÉ VACHON de la Société des Dix et de la Société Royale du Canada À son arrivée à Québec, en 1665, l\u2019in- \u2018tendant Jean Talon se donna pour mission de diversifier et de fortifier l\u2019économie canadienne.La plupart des colons vivaient sur des terres, mais ne pratiquaient qu\u2019une agriculture de subsistance, faute de débouchés pour leurs produits.Il y avait bien le commerce des fourrures \u2014 le seul qui fût alors de quelque importance \u2014, mais il demandait peu de main-d'oeuvre et, surtout, il était dirigé presque exclusivement par des marchands de France, qui empochaient le plus clair des bénéfices.Il entrait par conséquent bien peu de numéraire dans la colonie ! même pas assez pour payer les nombreuses marchandises qu\u2019on devait importer annuellement de la métropole 2.Talon comprit qu\u2019il fallait placer l\u2019agriculture sur une base commerciale en créant des industries locales pour en absorber l'excédent de la producton.Ainsi pourrait-on réduire graduellement les importations, et peut-être même produire en vue de l\u2019exportation *.En 1666, Colbert de Terron, intendant de Rochefort, expédia à Québec deux « chaudières à Brasserie », que Talon s\u2019empressa de demander .au ministre en lui offrant d\u2019assumer de ses propres deniers la construction d\u2019une brasserie, Avec son imagination habituelle, l\u2019intendant avait immédiatement vu l'utilité de cette « manufacture ».Déjà, les habitants récoltaient du blé en surabondance (130 978 minots en 16684) : Talon les encourageait donc à cultiver de l\u2019orge et du houblon, dont il fabriquerait de la bière, laquelle remplacerait avantageusement les vins et les eaux-de-vie, trop chers pour la majorité des colons?et dont l\u2019importation coûtait annuellement quelque cent mille livres.En plus de permettre des économies, de stimuler l\u2019agriculture et de créer des emplois, la brasserie, dans l'esprit de Talon, serait un encouragement à la navigation commerciale et assurerait peut-être l\u2019entrée de numéraire par l\u2019exportation qu\u2019on ferait aux îles d\u2019Amérique d\u2019une partie de la bière brassée à Québec.Colbert accorda à Talon les deux précieuses chaudières.Aussitôt les notables de la colonie \u201d, M.de Tracy en têteS, et le clergé même?partagèrent l\u2019enthousiasme de l'intendant pour le projet d'une brasserie.On voyait en elle une source d\u2019enrichissement pour le pays, mais aussi le moyen de combattre le fléau de l\u2019ivrognerie et d\u2019instaurer un ordre social et moral meilleur !, Chacun y alla de son petit couplet sur les vertus de la bière, bonne !! et « nourrissante » 12, «très saine & non- malfaisante !3, qui « excitera l'habitant au travail de la culture de la terre» 1 et «se pourra debiter & bon marché» 15, Enfin, selon Colbert \u2014 c'était aussi l\u2019avis des Jésuites!#8 \u2014, le «vice d\u2019Ivrognerie et les au[tres] qui l\u2019accompagnent souvent ne -causeront pl[us] de scandale, ou du moins les occasions ne seront pl[us] si frequentes p[ar] les qualitez froides de Ja biere dont les vapeurs ne font q[asi] perdre l\u2019usage de la raison » 17 ! C\u2019est dans ce concert de louanges et de bénédictions que Talon donna l\u2019ordre de commencer la construction de la brasserie, qu\u2019il situa sur les bords de la rivière Saint- Charles, près des «ateliers de marine » (chantier maritime) qu\u2019il venait de créer.On construisit d\u2019abord, en 1668, sept voûtes de maçonnérie aux murs épais, à certains endroits, de sept à huit pieds !$, où seraient conservées les lourdes barriques du sain breûvage.\u2018 Sur ces voûtes s\u2019éleva ensuite un bâtiment qui joignait «la ma- * gnificence à la commodité » 19, selon le mot de Frontenac.Les travaux ne furent achevés qu\u2019à l\u2019été ou à l\u2019automne de 1671 2, mais on avait commencé à brasser dès le printemps de 167021, L'édifice avait été conçu pour servir temporairement de logement aux charpentiers du chantier maritime voisin 22, Au dire de Marie de l\u2019Incarnation, c\u2019était en effet une « très-ample Brasserie» bâtie «avec de très-grands frais » 23, Les deux années qui suivirent l\u2019ouverture de la brasserie furent très encourageantes.Talon avait si fortement incité les colons à cultiver de l\u2019orge et du houblon qu\u2019il put en exporter aux Antilles 24, Lui-même allait donner l\u2019exemple en faisant planter six mille perches de houblon dans sa terre des Islets 25, En 1670, quelques mois apres inauguration de la brasserie, il avait expédié aux Antilles « de la bierre faite dans la brasserie establie a Quebec, de l\u2019orge et du houblon du mesme pays» 2.Il n\u2019en était pas peu fier ! L\u2019année suivante, il déclarait pouvoir exporter \u2018annuellement deux mille barriques de biè- ° re, outre les deux mille qu\u2019il estimait nécessaires « pour l\u2019usage du Canada\u201d, ce qui allait donner lieu «à la consommation de plus de douze mille minots de grain par chaque année [.] au bénéfice et soulagement des laboureurs » 2.A son départ, en 1672, Talon croyait avoir atteint, avec sa brasserie, le but qu\u2019il s\u2019était fixé.C\u2019était au reste le sentiment de Frontenac, qui incidemment, jugeait la bière de Québec très bonne, bien qu\u2019un peu chère 2, Pourtant, dès 1673, l\u2019entreprise périclita, pour disparaître en 1675.L\u2019un des objectifs de Talon était en effet de limiter le plus possible l\u2019importation des vins et des eaux-de-vie.Or, cela ne plaisait ni aux colons, qui préféraient en général l\u2019eau-de- vie à la bière, ni à la Compagnie des Indes occidentales, qui levait une taxe de dix pour cent sur toutes les boissons qui entraient dans la colonie.Tant qu\u2019il fut à Québec, Talon put créer et entretenir les conditions nécessaires au progrès de la brasserie.Ainsi, le 5 mars 1668, il avait obtenu du Conseil souverain qu\u2019aucune boisson n\u2019entrât au pays sans le congé du Roy » \u2014 entendons: sans l\u2019autorisation de l\u2019intendant \u2014 et que la quantité n\u2019en excédât pas mille deux cents barriques, soit huit cents de vin et quatre cents d\u2019eau-de-vie 2, Bien plus, en 1670, il avait expédjé aux Antilles une partie de l\u2019eau-de-vie destinée au Canada, en expliquant à Colbert que la bière «sera [it] d'autant plus en usage [dans la colonie] qu\u2019il y aura [it] moins d\u2019autres boissons » ¥! Talon parti, les fermiers des droits firent le raisonnement inverse, et c\u2019en fut bientôt fait de la Brasserie du Roy.Cette brasserie était la propriété per- connelle de Talon, qui la vendit à l\u2019Etat, en 1685 ,pour la somme rondelette de trente mille livresS!.On en fit la résidence de l\u2019intendant et le siège du Conseil souverain.Sauf les voûtes, qui subsistent encore, cet édifice fut entièrement détruit par le feu dans la nuit du 5 au 6 janvier 1713.André Vachon.1.L'arrivée du régiment de Carignan, en cette année 1665, augmenta momentanément l'argent en circulation, comme l'a noté Marie de l'Incarnation: « L'argent qui -étoit rare en ce païs, y est à présent fort commun, ces Messieurs [les soldats] y en alant baucoup apporté.Ils paient en argent tout ce qu'ils achètent, tant pour leur nourriture que pour leurs autres nécessitéz, ce qui accommode beaucoup nos habitants » (29 octobre 1665).Marie de l'Incarnation, Correspondance (Oury), 759.2.«Et, par ce qu'elle [la colonie] ne paye pas en argent monnoyé ce qu'elle emprunte [importel, elle donne des denrées, pour retour, qui payent au Roy les entrées dans son Royaume.» Ces denrées, ajoute Talon, l'auteur de ce témoignage, sont « consistantes en pelleteries», dont on exporta, en 1667, pour près de cinq cent mille livres (1667).Correspondance de Talon, dans.RAPQ, 1930-31: 63.* Voir ma biographie de Jean Talon dans DBC, I.629-646.3.Correspondance de Talon, RAPQ, 1930-31: 54.4 Thomas Chapais, Jean Talon.(Québec, 1904): 278.5.Correspondance de Talon, RAPQ, 1930-31: 71.6.Ibid, 84.7.Ibid, 84, 101.8 Mémoire de M.de Tracy (1667), APQ, Cl1A, 2, 154.9.JR, LI: 172-174.10.Loc.cit; Correspondance de Talon, RAPQ, 1930-31: B4, 98 s.\u2018 11.Ibid, 97.12.Jug.et délib, I: 478.13.JR, LI: 172-174.14.Correspondance de Talon, RAPQ, 1930-31: 97.15.Ibid, 84.16.JR, LI: 172.17.Correspondance de Talon, RAPQ, 1930-31: 97.18.Historique des voûtes Talon (Québec, s.d.): 6.19.Correspondance de Frontenac, RAPQ, 1926-27: 20.Correspondance de Talon, RAPQ, 1930-31: 160.21.Ibid.136.22.Ibid.160.23.Marie de l\u2019Incarnation, op.cit., 865.24.Correspondance de Talon, RAPQ, 1930-31: 136.25.Ibid., 161.26.Ibid., 136.27.Ibid, 160 s.: voir aussi p.176.28.Correspndance de Frontenac, RAPQ, 1926-27: 12.29.Jug.et délib.I: 477-479, 30.Correspondance de Talon, RAPQ, 1930-31: 136.31.Chapalis, op.cit, 467-469, Le golf, un sport pour tous les ages.Le golf est un sport qui procure à ses adeptes, entre le développement de adresse et du coup d'oeil, une impression de liberté, un contact direct avec la nature, les sensibilise à l\u2019harmonie du paysage, à la qualité de l'air et de la lumière.Tous ceux qui aiment marcher, respirer, peuvent le pratiquer et entretenir ainsi jusqu\u2019à un âge avancé, leur forme et leur sveltesse.La Grande Encyclopédie Larousse nous décrit de la ima- nière suivante un terrain de golf ou \u201cparcours\u201d: il \u201ccomprend 18 trous.Sa longueur totale oscille entre 5,5 et 6,5 km.Les \u201ctrous\u201d eux-mêmes diffèrent.Les plus courts mesurent de 95 à 200 m, les plus longs n\u2019excédent pas 500 m.L'important est, du départ (teet-short) à l\u2019arrière (green), de faire rentrer la balle dans le trou avec le moins de coups possible.Le départ est une plate-forme, signalée par deux boules de couleur, d\u2019environ 15 m de long sur 10 m de large.Le joueur place sa balle entre les deux boules et frappe son premier coup.Avant de parvenir sur le green (endroit où l\u2019herbe est tondue à ras, d\u2019une surface de 400 à 500 m), il devra jouer un, deux ou plusieurs autres coups.Tout dépendra de sa \u201clongueur\u201d, de son adresse, de la chance ou de la réussite.S\u2019il tape une bonne balle, il se trouvera sur le fairway, littéralement le bon chemin, là ou l'herbe est favorable.Sinon, il devra jouer un deuxième (ou troisième) coup difficile : dans le rough, derrière un arbre dans un cours d'eau, ou dans un \u201cbunker.\u201d Vendredi, les 9 et 16 août 1974 LE BIEN PUBLIC Page 7 Le piège du type \u201cattrape-jambe\u201d, \u2018 instrument de torture diabolique Nombre de femmes adorent les manteaux de fourrure coûteux parce, qu\u2019elles les trouvent beaux, élégants et chauds.Plus d\u2019entre elles, cependant, en porteraient avec joie et orgueil si on leur apprenait que des pièges \u201cattrape-jambe\u201d ont servi à capturer les animaux dont dont elles se parent.Le trappeur fait d\u2019ordinaire la tournée de ses pièges à des intervalles de plusieurs jours et le plus souvent de plusieurs semaines; les animaux piégés meurent donc lentement de faim et de soif.Parfois, ils rongent le membre pris au piège et s'échappent.Pour les em- pécher de se libérer ainsi, l'homme a inventé un piège encore plus cruel pour l\u2019animal (spring pole trap) qui le soulève du sol et le retient pendu par le membre piégé jusqu\u2019à ce qu\u2019il meure.Le piégeage barbare des animaux à fourrure se pratique dans bien des parties du monde.Au Canada seulement, il se tue chaque année quatre millions d\u2019animaux au moyen de l'\u2018attrape - jambe\u201d (steel - toothed leghold trap), piège interdit en Angleterre depuis 1958, après qu\u2019une commission gouvernement l\u2019eût qualifié d\u2019\u201cinstrument de torture diabolique\u201d.On élève, il est vrai, certaines espèces d\u2019animaux à fourrure en captivité, mais cette pratique n\u2019a pas pour autant réduit le nombre d\u2019animaux piégés.A moins que chaque pays producteur de fourrure adopte une loi pour interdire l\u201cattrape-jambe\u201d, on ne verra pas la fin de ce monde de piégeage diabolique, Il est bon de se souvenir, en outre, \u2018que la demande suscite l\u2019offre.On trouve actuellement sur le marché tant de magnifiques manteaux en imitation de fourrure, faits de nylon ou d\u2019autres fibres et ressemblant à s\u2019y méprendre au produit naturel.Ils sont légers, chauds ct attrayants et leur propriétaire peut prendre plaisir à les porter sans se préoccuper de leur origine.Cet argent emprunté à l\u2019étranger Le Québec vient d\u2019emprunter $150 millions aux Etats- Unis, à un taux d\u2019intérêt-suici- de de 10%.Pourtant, ces $150 millions, notre Caisse de Dépôt était en mesure de les fournir sur demande, sans intérêt et sans frais de parrainage, par la simple inscription de chiffres , dans ses colonnes de dépôts, au crédit du gouvernement.Mais nos dirigeants et nos législateurs de tout acabit, n'ont pas encoré appris à manier les armes et les outils- miracles qu'ils ont entre les mains, Cet argent emprunté à 1%étranger, nos gouvernants n\u2019en verront même pas la couleur, car il sera directement transféré et gracieusement confié au monopole bancaire privé.Ces $150 millions importés permettront aux banques privées de fabriquer, par la simple inscription de chiffres dans leurs colonnes de dépôts, des centaines de millions de nouveaux dollars, qui pourront être prêtés soit au gouvernement du Québec, soit à d\u2019autres emprunteurs plus petits, qui auront à leur tour mordu à l\u2019hameçon, Permettons donc à la Banque du Québec, d'assumer ses responsabilités majeures, dans cette lutte à mort contre l'inflation, qui anéantira bientôt les structures de la vie économique de notre province et de notre pays.Un futur déposant à la Banque du Québec ! .J.J.Lajoie POUR VOS ASSURANCES e Automobile ® Accidents e Responsabilité e Incendie RICHARD BERGERON Coutier en Assurance Tél.: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières Le rendez-vous sur la lune C\u2019est l\u2019humanité entière qui avait rendez-vous, il y a cinq ans, avec Armstrong, Aldrin et Collins, sur la planète Lune, ce lundi 21 juillet 1969.Grâce à la mise en plaçe d\u2019un système de mondovision, 600 millions de personnes purent assister au plus fantastique des reportages télévisés et voir un être humain fouler le sol d\u2019un autre astre que le sien.Pour la première fois, l'Homme se déplacait, accompagné de son ombre lunaire.Voici la scène, telle que nous l\u2019a contée lc Journal de l'année 1969-1970 publié par Larousse: \u201cC'est seulement à 3 h 52 mn qu\u2019Armstrong, aidé par son camarade, réussit à sortir de la cabine, où l\u2019on a réalisé le vide.Il descend lentement les neuf barreaux de l\u2019échelle : ses jambes apparaissent sur les écrans de téléviseurs.Prudemment, il pose son pied gauche sur le sol et prononce sa phrase désormais historique : \u201cCe n\u2019est qu\u2019un petit pas pour l'homme, mais un bond gigantesque pour l'humanité.\u201d Il est 3 h 56 mn 20 s; à 4 h 14 mn ce sera le tour d\u2019Aldrin.Pendant leur bref séjour sur la Lune, les deux hommes ont un programme très chargé à remplir.Armstrong s'empresse de ramasser des échantillons du sol lunaire, aussitôt mis en sûreté dans.la cabine pour le * cas où quelque incident im- paserait un «départ précipité.Puis ce sont les cérémonies protocolaires.-Un drapeau des Etats-Unis est planté sur le sol.plaque fixée à l'étage inférieur du LM, sur laquelle il lit l'inscription: Ici, des hommes de la planète Terre, ont, pour la première fois, posé le pied sur la Lune, juillet 1969 A.D.Nous sommes -venus pacifiquement au nom de l'humanité entière.\u201d Le plus grand rêve des hommes était réalisé.Armstrong dévoile une.CONGELATION ET RESURRECTION Il y a quelques années, un film original fit triompher, une nouvelle fois, le talent de Louis de Funés, en racontant l'histoire d\u2019une congélation et d\u2019une résurrection \u2014 sujet d\u2019espérance, s\u2019il en est, pour l\u2019humanité en perpétuelle quête de survie.Or, on mous l'indique, dans l\u2019ouvrage consacré à l'Homme par Larousse, \u201cCarrel avait envisagé que, par des hibernations périodiques, on prolongeât la vie humaine, on guérit certaines maladies, on utilisât de meilleure façon les individus exceptionnellement doués.Pour l'instant, on ne peut sans danger abaisser la température interne au- dessous de 10o C: tout se passe comme s\u2019il y avait une \u201cbarrière du froid\u201d, mais de nouvelles techniques permettront vraisemblablement de la franchir.Il serait d\u2019un grand intérêt de pouvoir réaliser une hypothermie voisine de 0 .°C, car à cette température les échanges respiratoires sont extrêmement réduits, et sans doute en résulte- rait-il, pour l\u2019organisme, un bienfaisant repos, une \u201cpause\u201d régénératrice.Chez certains insectes, on a montré que des refroidissements de courte durée allongeaient la durée de l'existence: l\u2019expérience a été réalisée sur un petit papillon, la teigne des ruches (Galleria mellonella), par le docteur Louis Destouches \u2014 qui n\u2019était autre que le grand écrivain Louis-Ferdinand Céline, auteur du Voyage au bout de la nuit.On peut même envisager un blocage complet de l\u2019activité vitale en soumettant l'organisme humain à des températures très basses, bien inférieures à celle de la congélation.Dès maintenant, on a pu maintenir en vie durant six mois, à la température de-20 °C, un cerveau de chat imprégné de glycérol.Un auteur américain, M.Ettinger, estime qu\u2019il ne serait pas insensé de congeler des cadavres dans l\u2019espoir de les ressusciter ensuite lorsqu\u2019une science, mieux armée que la nôtre, serait devenue capable non seulernent de guérir la lésion qui entraîna la mort, mais encore de réparer les dégâts causés par la congélation elle-même.' Aux Etats-Unis, deux ou trois personnes, paraît-il \u2014 un profésseur de physiologie, James H.Bedford, un étudiant, Steven Lay Mantell \u2014 seraient présentement congelées en attente de résurrection; et plusieurs autres auraient pris leurs dispositions pour une congélation post mortem.\u201d L'histoire du Québec en trois régimes Les Editions l\u2019Aurore annoncent le lancement de L\u2019HISTOIRE DU QUEBEC EN TROIS REGIMES de Léandre Bergeron.Inutile de présenter l'auteur qui a connu le succès en faisant paraître il y a quelques années un PETIT MANUEL D'HISTOIRE DU QUEBEC.En fait, L\u2019HISTOIRE DU QUEBEC EN TROIS REGIMES est une adaptation pour le théâtre de cet ouvrage.Voici le cadre des échanges culturels entre la France et le Québec, le lycée de Saint- Quentin est venu jouer du Molière à l\u2019école secondaire de Vaudreuil en mars 1973.Cette année, une troupe de 112 élèves de Vaudreuil est allée présenter L'HISTOIRE DU QUEBEC EN TROIS REGIMES, Le lendemain de la présentation, le proviseur du lycée interrompait cet échange en interdisant l\u2019accès au lycée à la troupe québécoise pendant que de jeunes lycées distribuaient un tract dont les premières lignes étaient: \u201cQu\u2019est-ce que les Québécois nous ont appris ?Ils nous ont appris ce que c\u2019est que la culture.\u201d Un show politique inoubliable, L\u2019'HISTOIRE DU QUEBEC EN TROIS REGIMES sera joué à la place des Arts de Montréal dans le cadre des Fêtes nationales du Québec les 21, 22, 23, 24 juin l\u2019an prochain.L'HISTOIRE DU QUEBEC EN TROIS REGIMES sera joué dre Bergeron est publié dans la collection \u201centre le parvis et le boxon\u201d des Editions l'Aurore et est en vente partout.Pour le linguiste: l'agape n'est pas un festin Bien qu\u2019on emploie souvent agape au \u2018sens de festin cet usage doit être évité.Ainsi que le signale le Grand Larousse de la langue française, ce mot vient du latin ecclésiastique agape et du grec agapé \u2014 amour\u201d.Il signifia ensuite, au pluriel surtout, \u201crepas pris en commun par les premiers chrétiens: La communion .était générale comme les repas nommés agapes (Fénelon)\u201d.Familiérement, le terme désigne un \u201crepas entre amis: La table où s'offre une opulente agape (Hugo).Ce ne sera pas un festin, disait-il, une simple agape fraternelle (Duhamel.)\u201d.Ceci dit, vous pourrez profiter en toute quiétude des immanquables agapes de l\u2019é- Etudes de rentabilité pour un Cooprix aux Trois- Rivières métropolitain La SSJB de la Mauricie et un magasin Cooprix Une étude de rentabilité vient de débuter pour l\u2019implantation éventuelle d\u2019un magasin Cooprix en Mauricie.Suite à une résolution du congrès de lan dernier, des démarches furent entreprises aussitôt et ce n\u2019est que tout récemment que la Fédération des magasins Cooprix acceptait de piloter notre résolution auprès du Ministère des Institutions Finnancières, Compagnies et Coopératives.Le Ministère, par l\u2019un de ses services, a dépêché des spécialistes pour entreprendre une étude scientifique pour évaluer s\u2019il y a rentabilité favorable à la venue dun magasin Cooprix en Mauricie et plus spécialement aux Trois-Rivières métropolitain.Egalement, un sondage de l'opinion publique sera annoncé en temps et lieu, a savoir si la venue d'un tel commerce comblerait les désirs de la population, Afin de mener à bon port ce projet, s\u2019il est rentable, la Société entend solliciter les corps intermédiaires pour lui prêter main-forte à solutionner dans le domaine de la consommation, la progression inflationniste.Elle recourra indéniablement auprés de ceux qui sont les plus impliqués dans le phénomène de l'inflation, les consommateurs.Ils seront invités à suivre les phases évolutives et à la réalisation du projet du Cooprix en territoire métropolitain et a apporter leurs suggestions et leur participation.Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Tirois-Rivières Tél.: 375-9666 PRPS SSS on André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 æ, Page 8 LE BIEN PUBLIC | Vendredi, les 9 et 16 août 1974 ET SET OST EVPERE FAN Sur cette photo, lors des explica- A INNA ata RAR \" Ne * .2 \u2019 P Tente IRA : Bell: pour ou contre tions \u2018données aux différents corps ze .intermédiaires, on peut identifier, M.| interu rbain ; Comme les dirigeants de \u2018cette com- Laurent Bouchard, directeur-commer- Est-ce que les abonnés de Bell Ca- pagnie l\u2019ont souligné, c'est le publie cial pour la région Shawinigan et nada voteront en faveur de l\u2018aboli- qui décidera en définitive.Si le Trois-Rivières, Lionel Archambault, tion du service interurbain tel qu\u2019il tout s\u2019avérait négatif, le projet serait vice-président de Bell et Marcel Gréest utilisé dans le contexte ?AU retardé pour une période indéfinie.goire.(A.B.) cours d\u2019une importante conférence de \u2019 presse, Bell faisait connaitre les mo- dalités de son projet.Il -ne fait au- z cun doute que si le projet était ac- BELLE OPPORTUNITE Co PP ee deu dans CAP-DE-LA:MADELEINE : Motel, restaurant, 8 les communications entre les diffé- unites prés de la Basilique, revenu intéressant, par- rentes régions de la Mauricie.fait pour partir à son compte (photoMLS) Robert Tetrault 658-6681 et 348-6831.IMM.WESTGATE COURTIER HUILE À CHAUFFAGE NOUS ASSURONS VOTRE CONFORT, ALBERT H.® oLACHARITE I Elle demeure a l'état d\u2018un beau souvenir La 69ème Exposition de Trois-Riviè- res, vient tout juste de prendre fin.Elle n'est plus qu\u2018un souvenir dans HEURES , l'esprit des 150,000 personnes qui PAR l'ont visitée.JOUR.24 Chaque année, elle est la cible de la critique et parfois avec raison.Cette fois, il semble que l'on a misé sur une meilleure présentation et que même plusieurs nouveautés de bon aloi complétaient le décor.Cette exposition a donc bien réussi.Mais comme l\u2019on déclaré le Ministre de l'agriculture, Normand Toupin, il faut que les agriculteurs y aient une place de choix, sinon son ministère se verra dans l\u2019obligation de réduire les subventions.Peut-être a-t-il raison | Ici quelques-unes de belles poupées qui nous disent au revoir et, peut-être, à l\u2018an prochain.26270 rue Notre-Dame T.R.M/S JACQUES-CARTIER CRUISES @, À \"ec, a Ya, 1 JUIN au 30 SEPTEMBRE, DEPARTS TOUS LES JOURS CROISIERE DU\" CAPITAINE 10.00 - LAC ST-PIERRE: #2.50 (2% heures} || ORCHESTRE - 3 been : 43.50 14,00 - CHAMPLAIN : 63.00 (3 heures)» Î'Î VENDREDI - DIMANCHE | Départ: 20,00 20.00 - CROISIERE DU CAPT.: 63,00 (3h.) Juin - Sept.Départ: 20.00 Enfants: 1 à 6 ans (sane charge) SAMEDI Dé : 6 à 15 ans {moitié prix) Départ: ne \u2019 RESERVEZ A L'AVANCE ATTENTION SPECIALE AU GROUPE DE 50 ET PLUS Sur semaine ORCHESTRE disponible sur reservation \"ar\" ERIE INFORMATIONS - RESERVATIONS, ; | Capt.Luc Hervey 1495 du Fleuve - C.P.64 Trois-Rivieres, P.O.G9A SEV Est-ce ici l'abbé Antonio Magnan?.Non, mais n\u2018est-ce pas son sosie ?- Plusieurs s'y sont trompés, en particulier Mgr Albert Tessier, qui, \u2018spontanément, demanda, en regardant la photo: \u2018\u2019Comment, l\u2018abbé Magnan était avec vous ?Il s\u2019agit ici du père Peretti, supérieur de la communauté des Pères de l'Immaculée Conception, à Rome, grand ami du Québec.Il est ici photographié dans les jardins de sa Communauté, à Rome, avec Mgr, Jean-Marc Vallières, secrétaire de l\u2018Evêché de Nicolet, et de madame Raymond Douville, en mai dernier.duillet - Août\u201d CLL.- PPR LZ ZX RAAT 0) Oral alti al a il alate lites oc lost dot 7) oO ey | 4 4 on peut pe « .> un e la plus importante sociéte de fiducie Oo yy .: \u2014\u2014 = MERCREDI, VENDREDI et DIMANCHE SOIR Bheures 2 vaincre | canadienne 4 ATTENTION | ucence compere |S \u2026 +.+++ < ++»
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