Le bien public, 29 juin 1973, vendredi 29 juin 1973
[" kL.J.Raymo 19 rue Le e | Enregistrement 62e qnnée » numéro 0475 Trois-Rivières, No:26 Courier de la \u201c Vendredi, le 29 Jui \u201cç xième casse \u2019 i973 ) Port de retour garanti 1563, rue Royale Abonnement; $3.00 Trois-Rivières, Qué.par ann 5 | ORGANE 0 TRIF \u2014 , La Reine evite le Quebec Un souverain avisé doit parfois se déplacer pour aller vers ses sujets.Même à travers les cordons de police, il doit s'offrir des bains de foule à sa façon.Ce souci de se rapprocher fait partie de l'iconolâtrie royaliste selon laquelle la vue du Prince Régnant ravive les sentiments féaux et suscite la passion de servir.Plus que les Latins, les Saxons ont démontré de l'intérêt pour le culte monarchique.Le Prince Régnant est en réalité la seule supériorité qu'ils acceptent car, même s'il ne porte à peu près plus jamais de couronne et se promène le plus souvent en veston, tout comme l'un de ses sujets, il n'en incarne pas moins cette notion d'ordre et de puissance presque divine qui correspond bien aux aspirations profon- nd Dénault Royer ouost A cause d'une fagon différente de concevoir la dignité humaine, les Latins sont tout autres.lls sont facilement républicains.S'ils aiment les rois, ce sont ceux des autres, dont l'utilité, selon eux, est surtout de fournir aux grands magazines d'excellents sujets de reportage, aux heures creuses et sans faste de la république.Au Canada, le Québec a été le premier à se signaler par la manifestation d'un sentiment antiroyaliste.La Reine Elisabeth n'oubliera pas de sitôt sa dernière visite à Québec où les prernières troupes de choc du séparatisme avaient « attaqué » son cortège.Depuis ce « dimanche de la matraque », qui n'avait pourtant rien de bien terrible, la Souveraine du Canada est revenue souvent dans son cher dominion mais elle a soigneusement évité de remettre les pieds au Québec, et nous la comprenons.Elle à réservé le privilège de sa gracieuse personne à ceux qui sont capables de l'apprécier, soit à nos compatriotes anglophones des autres provinces qui sont restés, dans l'ensemble, Comme on le sait, l\u2018auteur de L\u2018Immortel adolescent, Simone Routier, de l\u2019Académie Canadienne-Française, vit depuis quelques mois au Foyer de Sainte-Anne de la Pérade où elle reçoit beaucoup d'amis.On la voit ici, à droite sur la photo, en compagnie d'une visiteuse, Jacqueline Komprécos, devant le parterre fleuri de .roses blanches d'ardents royalistes.Au temps où M.Trudeau, au sommet d'une popularité incroyable, se croyait tout des de son peuple pour la prospérité et la domination.Qui dira l\u2019euphorie intérieure que ressent brusquement le Sujet à la vue de son Souverain ?Il se produit à-ce moment une identification quasi religieuse entre sa nature et la sienne.Par ce processus, un sentiment d\u2019accomplissement racial s\u2019épanouit dans l\u2019âme du Sujet qui goûte enfin, un court instant, la détente intégrale des énergies et le repos fugace de l'esprit lassé de ses rè- ves de possession.-En effet, chez lui, l'esprit de conquête fait un moment relâche en contemplant dans le Prince la personnification même de la réussite et du succès.Pourquoi la foule excitée accourt-elle au passage rarissime du Prince ?C'est que, lasse de courir après de vaines chimères, elle approche enfin celui dont la seule vue contente ses aspirations et procure artificiellement à son ambition un point d'arrivée.Les Saxons sont gens à rois, qu'ils soient anglais, hollandais ou scandinaves.Pour eux la royauté est une nécessité politique de la démocratie.lls ont \u2018besoin d'un symbole vivant du conservatisme et de la stabilité.permis, il s\u2019était laissé aller à des considérations d'un éclectisme douteux sur l\u2019avenir de la monarchie constitutionnelle au Canada.Les anglophones de neuf provinces canadiennes devaient bientôt rappeler à l\u2019ordre cet étourdi dont on n'avait, mais pas du tout, prisé les velléités pourtant timides de républicanisme.Aujourd'hui assagi, nous comprenons que M.Trudeau, revienne à des positions plus conservatrices et nous serve des truismes dans le genre de ceux-ci : « La monarchie est le privilège des Canadiens », «La monarchie est probablement la seule forme de gouvernement acceptable », « Si la monarchie n'existait pas, la grande question serait de savoir qui serait à la tête du pays », etc.A l'occasion d'un grand diner à Toronto, la visiteuse royale a surenchéri en affirmant que «la Couronne demeure pour le Canada un symbole d'unité nationale ».Comme nous les connaissons, l'unité nationale dont parle la Reine se fera au Canada sans les Québécois, si l'on insiste trop.Clément Marchand I PW go date eo.I] Photo Michel Derome Nos étudiants en vacances: quelques- uns s'emploient a la fenaison.Il n'est pas donné a tout le monde de savoir comment transporter les ballots de foin.Admettons que cette formule de se délier les muscles vaut bien le farniente dans l'atmosphère -surchauffée de \u2018nos villes.: : nacrées, de glaïeuls, de dahlias el d\u2018euphorbes.Très modestement ce poète, dont les oeuvres figurent dans les anthologies, collabore en toute simplicité au Bulletin du Foyer.Nous publions dans ce numéro un important texte de Simone Routier sur Jeanne Mance.A BECANCOUR nouvelle usine de trente millions $ PE 0° g pa CS MN ka ea al i woh \" + a Esquisse de la future usine de $30 millions de la CIL, à Bécancourune nouvelle usine de $30 millions pour cil Canadian Industries Limited construira une usine au coût de $30 millions, à Bécancour, sur la rive sud du Saint- Laurent, pour la fabrication de chlore et de soude caustique.L'usine produira chaque année 140 000 tonnes de chlore liquide et 154 000 tonnes de soude caustique, ce qui en fera l'une des plus importantes dans son genre au Canada.Le ministère de l'industrie et du Commerce du Québec a collaboré à la réalisation du projet, en accordant notamment une aide financière de l'ordre de deux millions de dollars.La nouvelle usine sera érigée dans le parc industriel du centre du Québec, à Bécancour, à environ 12 milles à l\u2019est de Nicolet.Le fleuve est navigable toute l'année à cet endroit.La construction commencera cette année et la mise en exploitation des nouvelles installations est prévue pour le début dé 1975.Les travaux procureront de l'emploi à environ 220 personnes pendant deux ans et demi.Le fonctionnement de l'usine exigera l'embauchage permanent d'une centaine de personnes.Les investissements seront élevés par rapport au nombre d'emplois créés à cause de la technologie de pointe et de l'automatisation qui caractériseront cette nouvelle usine, laquelle devrait constituer le noyau susceptible d'attirer de nombreuses industries complémentaires.D'autre part, le transport des matières premières et des produits finis, par bateau, chemin de fer et camion, créera indirectement d\u2019autres emplois dans ces secteurs et dans un certain nombre d'entreprises du type tertiaire.Le chlore et ia soude caustique produits dans la nouvelle usine seront vendus dans l'est du Canada et, principalement, aux entreprises de pâtes et papiers du Québec.La nouvelle usine alimentera également les marchés étrangers.Lorsque l'usine de Bécancour sera en marche, la CIL, dont Je siège social est à Montréal, aura six centres de production au Québec, ainsi que deux laboratoires de recherche et un important réseau de distribution et de ventes à travers le Québec.Toutes les usines de Canadian Industries Limited observent strictement les règlements destinés à protéger le milieu, qu'ils soient municipaux, provinciaux ou fédéraux. Page 2 Un recueil de poèmes et proses de Mar Félix-Antoine Savard, qui ajoute peu de chose à sa gloire Félix-Antoine Savard, ou Monseigneur Félix-Antoine, prélat domestique, aura éte chez nous, dans le monde artistique et littéraire, un des.heureux de son temps.De même que Gabrielle Roy, Robert Choquette, Félix Leclerc et quelques autres, avec cette différence qu\u2019il attrapa, accumula, entassa plus que n\u2019importe qui.Sauf Gabrielle Roy, qui ne quitta point son domaine, les autres cherchèrent ça et là les honneurs et argent que la littérature n\u2019apportait pas.Choquette à la radio, à la télévision, dans la diplomatie : Leclerc dans la chanson, suivi d\u2019une guitare dont il ne joue pas \u2014 ou si peu.On l\u2019ignore à peu près partout, mais Monseigneur Savard, romancier - poète et professeur, connut jusqu\u2019à la scène avec sa Dalle-des Morts au Théâtre du Nouveau Monde.Mise en scène de Jean Gascon et musique de Gabriel Charpentier.Ce qui ne lui apporta point sa plus sûre gloire.Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières r Tél.: 375-9666 L\u2019ILLETTRÉ « Cette belle incantation poétique est peu théâtrale, écrit Louis-Martin Tard, historien du T.N.M., malgré les efforts de Sitta Riddez, Huguette Oligny, Michelle Rossignol, Masson.L\u2019accueil est fervent mais l'auditoire est réduit.» L\u2019auteur est quand même de la Société royale et de l\u2019Académie canadienne- française; française (1938) ; premier prix littéraire de la province de Québec (19 39) ; récipiendaire de la médaille Lorne Pierce (S.R.C.) et du prix Duvernay (1945 et 1948).* * x Sa plus sûre réussite est son roman Menaud, mai- tre-draveur, qui remonte à 1937 et dont on possède une édition de haut luxe depuis 1967.\u2019 Menaud et ses compagnons sont des draveurs, donc des bûcherons, des hommes du bois, des chas- seurs-nés, des êtres simples et peu instruits, comme leurs ancêtres et leurs pareils comme ceux qui viendront après eux.Ce qui n\u2019empêche certains d\u2019entre eux de parler mieux que des académiciens, d\u2019une langue imagée autant que châtiée, où se mêlent les beaux mots de France et les canadianismes les mieux venus.C\u2019est à n\u2019y pas croire, mais c\u2019est ainsi.Que les réalistes en fassent leur deuil, les fils ou continuateurs de Maupassant, ceux qui voient les hommes et les choses comme ils sont, sous leurs couleurs vraies, leur mettent dans la bou- POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Coutier en Assurance Tél.: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Riviéres Jeareau Prudent dit: Apprenez d'un Instrueteur de la Croix-Rouge.Soyez bon nageur et prudent, Encouragez los autres à la prudence.Communiquez avec fa Croix-Rouge pour plus - Albert Millaire et Jean - Pierre les peignent dar | LE BIEN PUBLIC che le seul et solide parler qu\u2019ils connaissent.Ecoutons, par exemple, ce jeune faraud de Monseigneur Savard, qui vient d'offrir à sa promise un gobelet de bois sculpté dans une loupe de bouleau.: \u2014C\u2019est là qu\u2019un jour, en passant dans la boulonniè- re torse, Joson trouva cette forme rare.\u2014 Et moi, pour tes lèvres, je l\u2019ai sculpté, ce gobelet, à la porte de ma tente, un jour d\u2019automne qu\u2019un mâle bramait d\u2019ennui vers les échos de la montagne.\u2014 Et vingt fois, je l\u2019ai mis à tremper dans l\u2019eau des framboisiers odorants; et vingt fois, avec une corne luisante je l\u2019ai poli, pour toi, comme l\u2019ivoire.Nous sommes deux ou trois a chercher parmi nos familiers de la forét, un bûcheux parlant ce langage fleuri.* * * N'ayant pas ce souci, l\u2019auteur de Menaud en a d\u2019autres.Ainsi vient-il de publier à Montréal un ouvrage de poèmes et proses qu\u2019il intitule Le Bouscueil, (!) et il en annonce deux autres en attendant ses Mémoires.I1 a donc, pour longtemps, du pain sur la planche.Bouscueil, mot de la Pe- tite-Côte-Nord, évoque la débâcle des rivières au printemps, ce qui l\u2019amène à dire que ses écrits, tels que recueillis suivirent le cours de ses rivières intérieures.Nous le croyons sur parole, mais pour parcourir des proses qui apportent peu de chose à l'humanité; des vers qui n\u2019en sont pas, la plupart sans rimes, sans hémistiches ni césure, où il note l\u2019impression \u2018d\u2019une seconde, un aspect du passage, un mot qui le ravit, un souvenir de lecture, l\u2019écho d\u2019une conversation, la musique du vent s\u2019insinuant entre les feuilles.Des \u2018annotations dont il pourra peut-être, un jour propice, tirer quelque chose de valable.Sans se montrer malcommode, hargneux ou mauvais coucheur, on se demande parfois si Monseigneur Savard se prend au sérieux, ou pour un autre.1.Editions Fides, Montréal.NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX- ROUGE@B AGIT EN VOTRE NOM Vendredi; \u2018le: 29\" juin 1973 pour les Québecois, à savoir la route.Décidément, au Québec, la vie.dants de nos villes.Boulevard Saint-Jean.évolution et transformation.réfléchir.Maintenant on se tue en groupe Aujourd\u2019hui nous aurions aimé vous parler de d\u2019ile Saint-Quentin, de sa mauvaise utilisation et de la malpropreté qui y règne notamment à son extrémité nord.Ça sera pour une autre fois, les événements tragiques survenus au cours des dernières heures nous amènent à traiter de ce qui est en train de devenir un autre sport national tres, nous semblons être justes un peu moins prudents, pour ne pas dire plus bêtes et inconscients.Au cours des derniers jours, 4 tragédies routières ont fait une quinzaine de morts; 5 lors d\u2019une collision frontale dans le bas du fleuve, 5 autres dans un impact survenu dans le parc La Vérendrye où une semaine plus tôt 3 personnes perdaient Plus près de nous, dans la région de Saint-Narcisse, deux collisions, entraînaient la fin prématurée de 5 rési- Ça fait beaucoup de morts dans l\u2019espace de quelques jours même cn excluant les accidents moins importants et la victime du délit de fuite survenu Le Québec qui connaît un des plus bas taux de natalité au monde ne peut se permettre ainsi de voir dispa- raitre des jeunes gens prometteurs et des adultes dans la force de l\u2019âge, éléments nécessaires à une société en pleine tomobilistes fassent preuve de la plus grande prudence surtout à l\u2019orée de la période estivale alors que les routes sont plus achalandées que jamais, Si les conducteurs refusent de se protéger et de protéger leurs concitoyens, il faudra alors que les forces de l'ordre démontrent une plus grande sévérité encore à l\u2019endroit des fautifs et que les juges rendent des sentences qui feront se tuer et tuer les autres sur on n\u2019est pas comme les au- Il faudrait donc que 1 es au- JACQUES GINGRAS Les fromages L\u2019Américain moyen consomme en moyenne 4, 5 kg de fromage par an.Tel est le chiffre donné par le Dictionnaire des fromages publié chez Larousse.Les Etats-Unis sont ainsi devenus le plus gros producteur de ce produit, là-bas presque uniquement industriel.Et certes, de l\u2019aveu même d\u2019un gastronome yankee, Dale Brown, la quantité compte plus que la qualité.Il raconte qu\u2019en 1801, Tho- \u2018mas Jefferson, lors de son entrée en fonction comme président de la République, se vit offrir par un groupe d\u2019admi- mirateurs de Cheshire (ville du Massachusetts baptisée du nom d\u2019un fromage anglais, tout comme on édifia plus tard, aux Etats-Unis, une ville nommée Roquefort, pour produire sans vergogne un faux Roquefort) un fromage de 700 kg.Le aux Etats-Unis traîneau qui l\u2019apportait mit trois semaines pour arriver à Washington.Cela créa un pré- cédent.Le président Jackson reçut à son tour un fromage de 600 kg.Exposé d\u2019abord dans le vestibule de la Maison-Blan- che jusquà mûrissement, il fut servi le jour de la naissance de George Washington, le président tenant table ouverte.Le fromage dura deux heures, et, note un contemporain, à 800 m alentour l\u2019air était empuanti.Mais aujourd'hui, répétons- le, la plus grande partie du fromage consommé aux Etats- Unis est du fromage industriel et, plus souvent encore fondu, c'est-à-dire un mélange de fromages naturels à divers Stades de leur mirissement, moulus et fondus ensemble.Cela donne un produit insipide, à l\u2019image de trop de nos nouveaux fromages français.RENÉ DE COTRET, André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.Comptables agréés ST-ARNAUD & CIE 1 300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 Vendredi, le 29 juin 1973 LE BIEN PUBLIC Page 3 BBELELGELEE BEBGELELELE R: LENNOXVILLE LA JOLIE Lennoxville, c\u2019est la ville dorée des Cantons de l\u2019Est.Au volant de l\u2019Impertinente, ma Comet, je me suis rendu dans cet Eldorado transplanté au Québec, là où m\u2019attendait l\u2019imprévu.Parti de Saint-Hyacinthe, les villes rapprochées se succèdent arborant un petit air de famille.Granby, Waterloo la ville industrielle, Magog le centre touristique, enfin Sherbrooke, la Surprenante, ses côtes raides et ses problématiques feux de circulation.Au Centre- Ville on prend la route 22 et on arrive à Lennoxville.A Lennoxville, les arbres ont fière allure et camouflent les maisons cossues.D'ailleurs, ces arbres et arbustes sont finement taillés et créent une atmosphère d\u2019aisance.Des fleurs annuelles au riche coloris parsèment l'entrée des résidences grand chic.Un chien de race, un Arlequin, pose immobile sur un domaine.Les rues qui rappellent des données coloniales portent des noms prestigieux : Glendale, Queen.La jeune génération voudra peut-être un jour changer le nom de ces rues.Les vieillards s\u2019arrêtent sur votre passage.Les gens, confortablement assis dans leur paradis fleuri, n\u2019ont d\u2019autres préoccupations que vous observer.On dirait que la vie est d\u2019avance gagnée pour eux et qu\u2019ile n\u2019ont qu\u2019à se maintenir entre deux bons repas.A \u2018 Lennoxville, on est ébloui par l\u2019architecture imposante des villas, les voitures de sport ou de grand luxe et les motocyclettes aux couleurs vives.On sent que les gens font surtout confiance à la matière en laquelle ils mettent toute leur complaisance.Les petites villes de province sont très attachées à tout ce qui tape l\u2019oeil.On quitte à regret ce décor enchanteur qui laisse sa marque dans l\u2019esprit du voyageur ébloui par l\u2019exotisme des propriétés, mais il faut se résigner et rentrer chez soi.Oublier ce cauchemar de richesse bourgeoise qui s\u2019étale un peu partout dans Lennoxville la jolie.Alain Dufault BILLET Origines Il était une fois, il y a de cela.bien bien longtemps, ., un négociant arabe, qui transportait sa provision de lait, dans une \u2018\u2019panse de mouton\u2019, tout en cheminant, à dos de chameau, une longue journée durant, en plein désert, lequel le séparait de la ville voisine.où notre fermier se rendait afin d'y vendre son produit.Durant ce pénible trajet, sous une chaleur brûlante, suffocante le cher homme songe à se désaltérer à même sa réserve de lait mais, Oh stupeur ! il s'aperçoit que le lait est converti enune multitude de petits caillés blancs et onctueux; le tout baignant dans un liquide bleuté, dont le marchand se régala avec délice ! et du \u201cpetit lait\u2018\u2019, et des savoureux grains crémeux.et puis voilà le FROMAGE COTTAGE était né ! Est-il vraiment possible d'évoquer le fromage cottage, sans éveiller en nous l\u2019idée du YOGOURT, cet aliment-miracle?Les deux ont un passé lointain et honorable ?La légende du yogourt tenez-vous bien, remonterait à Abraham, a qui un ange en aurait enseigné les secrets de fabrication.Depuis le fond des âges, en passant par l'Antiquité, petit à petit, jusqu'à nos jours, le yogourt se taille une place enviable dans tous les pays du monde, spécialement en Bulgarie, où il devient la nourriture principale des montagnards de cette contrée, qui l\u2019appellent: KEFIR.Marco Polo lui-même, cite le fait qu\u2019il en avait mangé en Chine.Au fait, le yogourt, méme s'il flattait le palais des peuples anciens, connaît aujour- d'hui une vogue sans cesse grandissante, après avoir été délaissé cependant pendant très longtemps.Ce produit à saveur irrésistible, se trouve à la base de nombreuses recettes culinaires délectables ! Ainsi, on met le yogourt à contribution dans des plats de poulet, saumon, dans les salades et dans beaucoup d\u2019autres mets.Le yogourt est également utilisé en médecine dans les régimes alimentaires des sujets atteints de troubles gastriques ou intestinaux.Cette friandise se consomme ,nature, ou aromatisé, aux fruits.Inconnu hier, ce dérivé du lait a conquis l'Amérique après publication dans le Reader\u2018s Digest d'un article qui lui était \u2018favorable.Le fromage cottage et le yogourt, ces deux inséparables se savourent aussi ensemble, et sont proclamés, par nos grands chefs cuisiniers spécialités gastronomique, lesquelles auraient la propriété de rendre les femmes plus belles, les hommes virils et plus forts et surtout, pensez-donc, de favoriser lo longévité ! ur le bien publi A, ELELGELELLELLELEE PUDMIC 222 0voesoes Qu\u2019on arrête d\u2019en parler et qu\u2019on le réalise Il n\u2019est pas question que les îles Saint- Quentin et Saint-Joseph soient \u2018envahies par l\u2019entreprise privée.Elles appartiennent à la population et la ville va faire en sorte qu\u2019elles demeurent disponibles et à l\u2019abri des gros projets domiciliaires.Voila en subtance ce que laissait entendre le maire de la ville de Trois-Riviè- res M.Gilles Beaudoin au cours d\u2019une rencontre avec \u2018des personnes et organismes dont le but est de préserver les îles et leur donner la seule et unique vocation qu\u2019elles doivent avoir ,c\u2019est-à-dire, servir à des fins récréatives, touristiques et éducatives.Nous croyons ici que monsieur Beaudoin est sincère dans son idée de créer un parc familial des îles, où les résidants de toute la région pourraient venir se récréer et se détendre.Bien sûr, les eaux sont polluées et il ne saurait être question de se baigner dans le fleuve ou la rivière mais on peut toujours construire une ou plutôt des piscines, lesquelles serviront jusqu\u2019à ce que les autorités gouvernementales aient pris les mesures nécessaires pour que l\u2019on cesse des îles.L'idée de faire un parc des îles n\u2019est pas nouvelle.' nie, les politiciens à tous les paliers nous ont fait des promesses de toutes sortes, l'aménagement de l\u2019île Saint-Quentin surtout.Il y a quelques mois, une étude faite par 'U.QT.R.a la demande des autorités municipales en venait a la concluision que tous les espaces verts en bordure de la rivière devraient être réservés au grand public et que les îles, elles, devraient devenir un énorme parc.Depuis plus d\u2019une décen- A l\u2019époque, on avait approuvé ce projet et à nouveau aujourd\u2019hui, on souscrit à l\u2019idée du maire et des personnes qui ont à coeur la conservation et la tranformation Toutefois, pour réaliser ce projet, il va falloir un peu moins de promesses de de déverser toutes sortes de déchets dans le Saint-Maurice.Québec et d'Ottawa tandis que la ville, elle, devra prendre les moyens nécessaires pour empêcher les terres de tomber entre les mains d\u2019habiles promoteurs, pour qu\u2019elles restent accessibles à la collectivité et non à une minorité de gros bonnets, qui ont les moyens de se partager le gâteau.JACQUES GINGRAS \u2014\"\u2014\u2014\u2014PPR Différé au printemps LANGUE FRANÇAISE La Commission du Centenaire de Sainte-Thécle vient de remettre au printemps prochain son projet de construction d'un édifice dans le parc Saint-Jean de Sainte-Thécle.En effet, lors de sa derniére réunion, la Commission du Centenaire de Sainte-Thécle a procédé a un examen de ses finances.Après avoir analysé les recettes et les dépenses prévues pour les prochains mois, les membres de la Commission du Centenaire ont cru bon de retarder au printemps prochain, la question de construire un édifice sur le parc Saint-Jean de\u2019 Sainte-Thècle.A ce moment si les finances le permettent, la Commission verra à la construction d\u2019un formidable édifice.Cette décision vient de déterminer le sort à l\u2019importante coupe de mois de la Consolidated Bathurst.C'est alors qu\u2019une grande partie de cette coupe sera vendue à l'acheteur qui satisfera le plus les désirs de la Commission du Centenaire.Le reste sera conservé pour la fabrication des panneaux d\u2019information qui seront d'un attrait inoubliable.Ces panneaux sont actuellement sculptés par un individu de Sainte-Thècle.D'autre part, la Commission \u2018du Centenaire invite la population à participer au concoure des poupées lancé dernièrement.De plus, elle remercie ceux qui collaborent à la réalisation de la monographie historique que chacun sera heureux de se procurer.Jacques Piché Mais \u2018voyons ! qui veut vivre centenaire ?Or donc, si vous le souhaitez, approchez, et .dégustons ! En Bulgarie, pays des consommateurs de yogourt, les centenaires ne se comptent pa PCELINE LEBLANC (La plupart de ces renseignements m'ont été fournis par l\u2019Institut de Technologie Agricole de St-Hyacinthe) UN RECUEIL DES MISES EN GARDE DE L\u2019ACADEMIE FRANCAISE PRESENTER Présenter un examen ne doit pas se dire pour: Se présenter à un examen.PRET A - PRES DE Il ne faut pas confondre: Je suis prêt à partir (Je suis disposé à partir) avec: je suis près de partir (Je suis sur le point de partir).On pourra dire, dans des sens différents: Vous n\u2019êtes pas prête à l'oublier, ou: Vous n\u2019êtes pas près de l\u2019oublier.RABATTRE - REBATTRE Il faut distinguer rabattre, qui veut dire rabaisser, de rebattre, qui veut dire battre de nouveau.On rebat (et non rabat) les oreilles de quelqu\u2019un.Un sujet banal est dit rebattu et non rabattu.\u2019 RAMA Abréviation du grec ora- ma qui signifie spectacle, est accolé a tort dans la langue de la publicité a des noms qui n\u2019ont rien à voir avec la vue.La plupart des mots ainsi formés n\u2019offrent aucun sens, Ex.: Discorama.REPARTIR Signifie partir à nouveau, ou répondre vivement.DE- PARTIR signifie séparer, et s'emploie surtout à la forme pronominale: Se départir, s\u2019écarter de, au sens figuré.Ces verbes appartiennent au 3e groupe, et se conjuguent comme partir.Il repartait ce matin.Il ne se départait jamais de son calme.Aux temps composés, REPARTIR, au sens de Partir de nouveau, se conjugue avec l\u2019auxiliaire ETRE: Il est reparti ce matin; au sens de Répondre vivement, on emploie l\u2019auxiliaire AVOIR: Il ne lui a reparti que des injures.REPARTIR Il ne faut pas confondre REPARTIR et REPARTIR, qui signifie partager.et appartient au 2e groupe: Il répartissait, il a réparti les bénéfices.RESSORTIR Dans le sens de sortir de nouveau, appartient au 3e groupe et se conjugue comme partir.Il ressortait de sa maison.RESSORTIR A Signifie appartenir à, être du ressort de, relever de; il appartient au 2e groupe et se conjugue comme finir.Ex.: Il ressortissait à cette juridiction.RETICENT - RETICENCE Désigne.l\u2019attitude de ceux qui passent sous silence ce qu\u2019ils devraient dire.On en fait souvent à tort des synonymes de hésitant et hésitation.(à suivre) L'oeuvre que nous reproduisons ici est duc au grand peintre de Nicolet, Rodolphe Duguay.Elle fait partie des collections permanentes du Musée du Québec.On sait que Rodolphe Duguay vient d'être admis dans l\u2019ordre seleat des fils du Canada qui compte les plus grands noms de notre élite Le Christ porte sur lui toutes les miséres du village.\u2014 L'impression d\u2019abandon, de tristesse d'accablement qui se dégage de ce dessin symbolise merveilleusement les christs, crucifix et calvaires qul se dressent un peu partout sur les routes du Québec, La foi populaire de nos ancêtres trouve dans ces monuments, rustiques ou élaborés une façon prodigieuse de se manifester.On se rappelle que ces calvaires servaient de points de ralliement pour les processions de la Fête-Dieu et des Rogations de méme que d'endroits pour les exercices du mois de Marie lorsque l'église parvissiale était trop éloignée.Certains d\u2019entre eux sont dignes du plus grand intérêt La Commission des monuments historiques en a classé quelques-uns des plus représenta- 4ifs, notamment ceux de l\u2019Ancienne Lorette et de Varennes On peut leur rapprocher les chapelles de procession; plusieurs ont été reconnues comme historiques, ainsi celles de St-Sulpice, de St-Louis de Lotbinière et les deux qui se trouvent sur l\u2019THe-aux-Coudres AVIS LEGAUX CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Trois-Rivières COUR SUPERIEURE No 7239-D (DIVISION DES DIVORCES) DAME DORIS IVY WATSON domiciliée et résidant dans les ville et district de Trois-Rivières, Requérante vs JAMES JOHN RAINVILLE, de lieux inconnus, Intimé.ORDONNANCE Il est, par les présentes, ordonné à l\u2019intimé de comparaîi- tre \u2018personnellement ou par le ministère de division de Québec, ou au greffe de la Cour supérieure du district de Trois- Rivières, dans un délai de QUARANTE (40) JOURS 2 compter de la premiére des deux insertions de la présente ordonnance en anglais et en français dans le journal \u201cLe Bien Public\u201d de Trois-Rivières pour répondre à une requête en divorce dont copie a été déposée à son intention à l\u2019un où à l\u2019autre de ces greffes.District de Trois-Rivières pour le Régistraire de la Cour des Divorces, Division de Québec GUY LEBRUN, Juge de la Cour supérieure, Distriet de Trois-Rivières, CHARTIER & MENARD, Prooureurs de la requérante.Ce 22 juin 1973.LAC ST-PIERRE DEPART RETOUR un .1238 LEAVE RETURN PRIX s2.50 FARE CHAMPLAIN DERLRT RETOUR uw .un LEAVE RETURN PRIX $3.00 FARE LA CAOGIEHE QU CAPITAINE DEPART RETOUR 2000 \u2014 2345 LEAVE RETURN PRIX $3.00 FARE VENDRED: SAMED! DVANCHE AVEC ORCHESTRE S 6.0Ù GROISIERES VS JACQUES-CARTIERCRUISES C.P.11 TROIS-RIVIERES 819-375-3000 LUE TARA AT CNE CANADA PROVINCE OF QUEBEC District of Trois-Rivières SUPERIOR COURT No 7239-D (DIVISION OF DIVORCES) DAME DORIS IVY WATSON domiciled and residing in the City and District of ! Trois-Rivières, Petitioner vs JAMES JOHN RAINVILLE, from unknown places, Respondent.ORDER It is ordered by these presents to Respondent to appear per- sonnaly or by his lawyer's agency at the office of the Divorces, Division of Quebec or at the office of the Superior Court of the District of Trois- Rvieres, within FOURTY (40) DAYS from the first of the two insertions of the present order published in english and in french in the newspaper \u201cLe Bien Public\u201d of Trois-Ri- vières to satisfy to a request of Divorce, copy of which has been left to this intention whether at one the other offices.\u2019 District of Trois-Rivières, for the Registrar of the Court of Divorces, Quebec Division.GUY LEBRUN, Judge of the Superior Court, District of Trois-Rivières.CHARTIER & MENARD, Attorney for Petitioner.This 22nd day of Junes 1973.(Lol ANIME + LE BIEN PUBLIC -50 ans de sacerdoce de M.l'Abbé Antonio Magnan Sr UN TEMOIGNAGE VIVANT Au milieu de ses confrères et de quelques intimes M.l\u2019abbé Antonio Magnan Sr célèbre le 50e anniversaire de son Ordination sa- verdotale, (29 juin 1923).Dans le contexte actuel de la vie ecclésiale, où se manifeste de plus en plus une désaffection du Sacerdoce catholique; devant la montée désastreuse des « Opinions» des faux prophètes et des pseudo-théo- logiens, qui minimisent systématiquement la doctrine du Sacerdoce, l'événement d\u2019un Jubilé d\u2019Or Sacerdotal prend figure de témoignage vivant.Je pourrais ajouter que c\u2019est le souvenir de l\u2019âge d\u2019or du Sacerdoce ! .Pour être un vrai témoin du Sacerdoce, point n\u2019est besoin d\u2019être un docteur en théologie, un diplômé en philosophie, ou un sociologue averti, il suffit d\u2019être un vrai prêtre, qui croit en sa vocation divine et qui la vit.C\u2019est ce qu\u2019a fait M.l\u2019abbé Magnan depuis 50 ans.Ordonné prêtre en 1923.M.l\u2019abbé Magnan exerce son ministère durant six ans dans diverses paroisses.Puis, pendant près de quarante ans, il est aumônier des principales maisons religieuses du diocèse: Ursulines, Religieuses du Précieux - Sang, Carmélites Soeurs de Marie-Répara- trice, Religieuses de l\u2019Assomption.Ses qualités de travailleur soigneux, discret et ponctuel lui valurent de consacrer les dix dernières années de son activité sacerdotale comme archiviste de I'Evéché du diocèse.Doué d\u2019une étonnante mémoire, M.Magnan possède un arsenal de souvenirs sur le plan généologi- que et historique; i] est ainsi d'un précieux secours pour des confrères en quête de renseignements précis.D'autre part n\u2019eût-il été fidèle qu\u2019à célébrer le saint Sacrifice de la Messe que déjà il aurait mérité de l'Eglise et des âmes.Le Concile de Trente déclarait que «l\u2019oblation du saint Sacrifice de la Messe est la fonction sacerdotale la plus unportante.» J.COPPENS, théologien contemporain sérieux rapporte que le successeur du célèbre cardinal Mercier (Malines), «le Cardinal Van Roey, pasteur soucieux du troupeau que la Providence lui avait confié, théologien érudit autant que sûr, remerciait, dans son testament spirituel, le Seigneur de lui avoir accordé la grâce et le privilège d\u2019avoir pu offrir tous les jours de sa vie sacerdotale le saint Sacrifice de la Messe.» Et Coppens d'ajouter: «plus près de nous, des prêtres et religieux Instruits tenaient, jusque dans leurs vieux jours et au milieu de leurs infirmites, a monter à l'aut-i du Seigneur qui renouvelait leur jeunesse spirituelle.» Aujourd'hui, hélas! combien de prêtres et religieux se mcntrent plus que reti- cents à l\u2019égard de la célébration dite «privée ».Ils sc défient de la «dévotion personnelle» des prêtres qui tiennent encore, parce qu\u2019ils ont la foi, à célébrer le saint sacrifice, même sans une \u2018assistance.Où est la foi de ces novateurs ?.! .J'aime mieux croire à la parole de S.S.Paul VI et d\u2019 enseigner sa doctrine que de prêtrer l\u2019oreille aux arguties des docteurs «subtils», qui énervent la foi des prêtres et des fidèles.« Nous recommandons, dit le Pape VI, avec une paternelle insistance aux prêtres.de rester conscients du pouvoir que I'Evéque consécrateur leur conféra d'offrir à Dieu le Sacrifice et de célébrer des Messes tant pour les vivants que pour les défunts au nom du Seigneur, et de célébrer chaque jour la Messe en toute dignité et dévotion, afin qu\u2019eux-mé- mes et les autres fidèles profitent de l'application des fruits abondants issus du Sacrifice de la Croix De cette façon ils contribueront grandement aussi Vendredi, le 29 juin 1973 M.l'abbé Antoine Magnan sr qui célèbre cette année son 50e anniversaire d\u2018ordination sacerdotale.au salut du genre humain.» (Ency.Myst.Fidei).Au déclin de sa vie sacerdotale, M l\u2019abbé Magnan applique cette doctrine du saint Sacrifice de la Messe.Honneur à sa fidélité ! 17 juin 1973.Mgr Joseph-Louis Beaumier le [j theatre des marguerites inc.LCI A TTT 13 HELENE LOIS PIERRE DUFR ANNE VILLENEUVE « GEORGES CARRERE MARDI, MERCREDI, JEUDI à 9.00 hres SAMEDI (2 spectacles) 7.30 hres et 10.30 hres DIMANCHE 7 30 hres Prix spéciaux RELACHE pour étudiants LUNOI ET VENOREDI (ie dimanche seulement) Admission .$3.00 {plus taxe) Samedi .$3.50 (plus taxe) Billets en vente au guichet pour informations ou réservations 377-3223 Trois-Rivières} INC.\u201d 8 heures HUILE À CHAUFFAGE TES QE LACHARITE eo i MERCREDI, VENDREDI et DIMANCHE SOIR NOUS ASSURONS VOTRE CONFORT.JOUR, GUICHET DE VENTE A L'EXTERIEUR COURSES ® COURSES DE 5h À 7h15 TOUS ATTENTION DE L'ESTRADE OUVERT LES SOIRS DE COURSES COURSES ® COURSES ® COURSES LICENCE COMPLETE ADMISSION: $1.25 Mercredi, soirée des dames 50° Les enfants eni-dessous de 18 ans eccompagnes ou non ne sont pas admis.SASYNOO e SISYNO9 \\ NL LE PREMIER NUMÉRO COMPLET| 2/9 |9 | 1 | 8] 3|cacve 200,000.) Le troisième numéro complet (8(5(8(4(4/0s:0ne $50,000.) SUPER LOTTO 7 BILLETS SE TERMINANT PAR] [9/9] 7 | 8 | 3|GAGNENT $10,000.] billets se terminant par| | 5/8! 4|4|0]gagnent $1,000.( £3 MORE) 10 BILLETS SE TERMINANT PAR 9|1/8|3/GAGNENT $2,000.71 billets se terminant par 814|4/0) gagnent $300.= y M 697 BILLETS SE TERMINANT PAR 1 | 8| 3 | GAGNENT $500.TO] billets se terminant par 414,0] gagnent $100.TIRAGE DU 22 JUIN,1973 | Le deuxième numéro complet _|4|6|1|0|6|3|seve $100,000.| Le quatrième numéro complet|3/2/5/0/7|6jsae $25,000.767988 BILLETS VENDUS 7 billets se terminant par |6| T|10/6| 3] sagnent $1,000.1 billets se terminant par] |2/5/0{7|6G|gagnent $1,000.j 3084 GAGNANTS 70 billets se terminant par VIO|G | 3 |sagnent $300.11 _ billets se terminpot par 5/0{7/6|sagnem $300.$1,225400.EN PRIX 689 billets se terminant paf [ TT 0]6]3 gagnent $100.683 \u2018billets se terminant par O17/6|gagriem $100. Vendredi, le 29 juin 1973 LE BIEN PUBLIC .Page 5 IR Un congrès qui fut une grande réussite _ + @ Ll 5 æ% £ : 0 o pt in + = cs 0 9 .Q = 0 v I oy \u2014 um ~ \u201d = c @ 3 31% ie on v 2e - | ¥ J 02 x | XL ao = Sous le thème Programme professsionnel, l\u2019Institut des Comp- ù 2 Oo ; > tables Agréés de Québec, tenait son congrès de quatre jours, en a a 5 a nos murs.On a traité notamment du développement professionnel £ Oo = si avec Howard |.Ross.des changements socisux et technologiques - bn 9 A AS et le défi qu'ils posent au comptable agréé, qu'il soit vérificateur, Lu demir photo de teus-D, Durand conseiller ou administrateur, avec l\u2018éminent professeur Hugo Vyter- : _ .i : hoeven et de la motivation du développement professionnel, les avan- Les Editions Hurtubise Trois-Rivières a décidé de réparer un oubli en ren- tages, les moyens et les méthodes de formation avec M.Rémy HMH publiaient récem- dant un hommage fort significatif à l'un de ses fils les plus Gagné, psychologue.Entre-temps, il a été discuté des projets de ment un roman de Jean loi 250 et 264 et le regroupement de la profession comptable.\u201cLES HI- méritants: le petit parc que l\u2019on aménagera bientôt rue IND sl pre LE Un programme fut préparé également pour les épouses, mais O'Neil_ intitulé Hart, entre les rues Bonaventure et Laviolette, portera le il était surtout d'ordre récréatif.11 faut noter aussi que les délices RONDELLES\u201d.nom de Louis-D.Durand du palais ne furent pas négligés, car il y eut le \u201cPow-wow Caribou\u201d Ce second roman de , .of to soirée aux ues LON), avec le muet international, le O'Neil paraît un peu plus Les journaux de Trois-Rivières ont rappelé les anté- e spag et le i ., \" .: .Rivières sait bien recevoir.C'est ce que nous a montré M.Pierre de cing ans apres son pre- cédents de ce geste hautement civique que vient de poser Fortier, C.A.de Trois-Rivières, président du Congrès et ses acco- mier: \u2018Je voulais te parler le Conseil municipal à la suggestion de Clément Marchand, 2 5 à | \u2019, î .* * .vies peut reconnaître d'ailleurs ce dernier, avec à ses côtés, M de Jérémiah, d'Ozelina et ami et éditeur de l'écrivain disparu.Le Maire Beaudoin et Louis G.Branchaud, secrétaire de l'Institut et M.Gabriel Pellerin.de tous les autres.les conseillers trouvaient à l'occasion de rappeler, à la gé- Il semble que ce soit l\u2018un des grands congrès à Trois-Rivières, de- nération actuelle et à celles de l\u2019avenir, la mémoire de Me puis quelques temps.(A.B.) Louis-D.Durand, ce citoyen cultivé, discret et serviable auquel la communauté trifluvienne est redevable à plus d'un COMMUNIQUE titre.11 avait été président des Fêtes du Troisième Centey naire, collaborant avec les abbés Tessier et Turcotte a I'animation de ces fétes prestigieuses.Historien, conférencier, homme d'action, il a servi les intérêts de ses concitoyens avec un dévouement exemplaire.!! est, parmi nos anciens, LA MERVEILLEUSE INVENTION DU Dr MARCHAND le plus généreux donateur de l'Alma Mater./ Le Séminai éjouit d \" lace d'h CONTRE LA CALVITIE at a Séminaire se réjouit donc qu'une place d'honneur Elle perpétuera sa VOUS DONNERA UNE COIFFURE NATURELLE mémoire, à l'endroit même où, il y a quelques années, pour : exécuter un plan d'urbanisme, on dut démolir la pittores- ET PERMANANTE que maison où le père de Louis-D.s'était établi en arrivant , , ; de Champlain et où l'avocat plus tard eut son bureau, sous coiffe dou ze ans.je Se Jans Je domaine oe a le même toit que ceux de Mes Léon Méthot et Victor Abrancheveux.tpg J'ai eu l'occasion d'aider sur le plan international Le Ralliement PAUL-AIME TREPANIER, ptre des milliers d'hommes chauves à retrouver leur apparence juvénile.\u2018 J'ai transmis à toutes ces personnes mes cor- fe a: .naissances, mon \u2018expérience, mes capacités et mes D intéressants projets pour le Rotary idées dans ce domaine.À certains je recommandais un tissage, à d'autres une prothèse ou encore une transplantation car jusqu'à maintenant ces procédés étaient les seuls existants.Dernièrement, je me suis rendu à la Clinique du Dr Marchand où j'ai pu constater avec enchantement PES l'efficacité de la toute dernière invention révolution- \u201ca naire, l'implantation naturelle qui consiste le seul : Ly LN procédé de remplacement \u2018de cheveux en perma- RICHARD AUDET, 7 fois Lauréat Nance qui mérite vraiment cetté appellation.International en coiffure masculi- De plus, le Dr Marchand garanti son travail à vie, ne et en remplacement de che- et je dois avouer que nous sommes face à la plus veux à New York, Boston et Chi- étonnante \u2018et fantastique réussite jamais connue cago.contre la calvitie, et après avoir vu personnellement cette merveilleuse méthode d'implantation naturelle, je suis persuadé que très bientôt les hommies et les femmes ayant des problèmes de Calvitie se rendront compte par eux-mêmes que ce procédé est vraiment la solution qu'ils cherchaient pour résoudre ce fléau qu'est la calvitie.\u2019 , J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer le procédé d'implantation naturelle à l'émission du canal 10 \u201cMadame est servie\u201d et plusieurs journaux, tels que \u2018Montréal- Matin\u201d, \u201cLa Presse\u201d et le \"Photo Journal\u201d ont consacré de nombreuses pages a ce sujet.D'autres importants reportages paraîtront bientôt à cet effet.Si vous voulez constater par vous-même ce qu'est l'implantation naturelle, je |: vous invite cordialement à me téléphoner afin de prendre rendez-vous, et je serai , q très heureux de vous démontrer ce que l'implantation naturelle peut faire pour vous Depuis quelque temps le Club Rotary de de façon très privée et confidentielle.\u2018 Trois-Riviéres compte un nouveau président et Je suis à votre entière disposition.fort sympathique comme les précédents.En effet Sincèrement vôtre, | M.Jacques Lacharité, homme d'affaire trifluvien RICHARD AUDET Tél.: 861-8075 861-2310 bien connu, était intronisé officiellement, en ° remplacement du président ex-officio le Dr Jean Si VOUS PREFEREZ à : LPA.12.11.72 B Bruneau.On peut les reconnaître d'ai 9 RICHARD AUDET \u2019 .Lachorité habitué dyna- AFIN DE RECEVOIR $ 720 ouest, Ste-Catherine, Montréal : Tome hoe ches fils d'Albert Lachorité que OS AER AT ows pre Ee : l\u2019on n\u2019a pas oublié, nous faisait savoir qu'il avoit resse .Basse sean en aa aan ana nan es \u2018inté iet haine année.DE MA PART A Ville LL Prov.oo LUTE I ny d'intéressants projets pour la prochaine ann Page 6 LE BIEN PUBLIC JEANNE N (INEDIT) Jeanne, votre coeur est donc si inquiet d\u2019être fervent sans holocauste, heureux sans déchirement Que vous voici engagée sur cette mer de courroux, cette houle d\u2019antipodes, ce creux miroir de guets-apents ?Ce n\u2019était donc pas assez pour vous toute cette mystique du diocèse de Langres, votre voeu sur ce haut plateau des béatitudes Que pas une voix aimée ne vous y a retenue, que vous projetez ainsi loin par-devers vous votre solitude ?Certes, nous savons qu\u2019entre deux ANGELUS, il en surgit des incidences à l\u2019ombre d\u2019un natal clocher.Et n\u2019est-ce pas justement par là que votre cousin, Messire Nicolas, le chanoine Dolebeau, est passé ?\u2014 Nicolas, frère et neveu de deux Jean, jésuite et récollet, aux coeurs brûlés de missionnaires \u2014 Ce Nicolas qui, devant votre inextinguible soif, votre élan sans boussole, certaine mi- avril n\u2019a plus voulu se taire ?Et, dès le mercredi de la Pentecoste, dûment nantie du consentement de votre directeur, délicate et ardente Jeanne, vous gagnez Paris.Que de religieux à consulter avant de connaître votre bienfaitrice dont il faut taire le nom \u2014 elle s\u2019appelle de Bullion \u2014 pour vous trouver ici ! Cela après vous être embarquée à la Rochelle où vous croisez \u2014 les miracles avec vous ne font que commencer \u2014 M.de la Dauversière, Ce fondateur de la Compagnie de Montréal à qui Dieu, entre deux silences, ou deux limpides prières, Enjoignit d\u2019aller en cette isle lointaine, avec des âmes consacrées de France, fonder un hôpital.Quelle faveur pour lui de vous voir \u2018ainsi surgir du parvis de l\u2019église des Jésuites et de pouvoir à ce tournant crucial Vous associer au sieur Chomedey de Maisonneuve, le croyant, l\u2019indéfectible, le valeureux, votre capitaine; Celui-là même, votre cadet de six ans, qui vous épaulera et, dans la force et l\u2019humilité, partagera vos combats, vos inéluctables peines.Au départ vous étiez deux vaisseaux; voici le vôtre seul et le premier après trois mois de vents contraires, d\u2019un difficultueux trajet, A contourner l\u2019isle d\u2019Anticostie avant d\u2019atteindre Tadoussac, pauvre mission, huttes perdues au creux des montagnes, où vous effectuez un arrêt.Et puis, les deux bras du fleuve se resserrant sur vous, c\u2019est Kébecq, jeune doyenne à l\u2019abrupte promontoire.Quelques habitations y sont agrippées, cinq ou six hangars grelottent au pied de sa falaise.O Jeanne, recueillez-vous, c\u2019est l\u2019Offertoire\u2014 300 ANS \u2014 Après le port et la côte vous gagnez la rue Saint-Louis; des colons la faulx sur l'épaule vous y saluent; d\u2019une salle des Ursulines fusent des refrains De France ! O émotion ! Le gouverneur vous accueille.Non, M.de Maisonneuve n\u2019est pas encore là; à trois reprises il a dû rebrousser chemin.On l\u2019apprend après des semaines d\u2019inquiétude quand paraît enfin son drapeau blanc.A lui aussi on dit que l\u2019entreprise de Montréal est une folie.Mais « tous les arbres de l\u2019isle dussent-ils se changer en \u2018autant d\u2019Iroquois» c\u2019est là et non ailleurs qu\u2019on l\u2019a chargé d'établir une colonie.Dieu heureusement et M.de Puiseaux sont là.Au fief de Saint-Michel, voisin de Sillery, ce dernier fait vôtres sa confiance, sa propriété, son manoir.La bienfaisante et pieuse Mme de la Peltrie vous y apporte sa pétillante présence, son amitié, son précieux savoir.Vous y passez un long et froid hiver d\u2019attente tandis qu\u2019à Sainte-Foy vos ouvriers, à même les chênes, De votre généreux seigneur, vous taillent et jouxtent le franc bois de barques, pinasse et gabarre aux odorantes carênes.Si bien qu\u2019en mai toute la maisonnée se jette au fleuve (l\u2019eau maintenant ça vous connaît) pour glisser entre les rives sauvages d\u2019inquiétantes forêts.Dix jours durant vous filez ainsi jusqu\u2019à Montréal avec une seule escale à la bourgade des Trois-Rivières où vos rameurs dénouent leurs poignets.Après le lac Saint-Pierre, le boa pervenche s\u2019étrécit, dans l\u2019obscurité glaçée de la nuit vous louvoyez entre d\u2019encombrantes isles.Sous le ciel enfin étoilé apparaissent des prairies, constellées de fleurs au pied d\u2019ormes, de noyers et d\u2019érables tranquilles.Géante crinière à la dérive, scalp hirsute, forêt vierge, voici Ville-Marie.M.de Maisonneuve en embrasse la terre qui dort.Un autel est dressé, Mme de la Peltrie et vous le décorez, le Père Vimont y monte pour entonner le VENI CREATOR.\u2014 S'il est une vieille France ou la cour minaude, il en est ici une autre où l\u2019âÂme se trempe au sacrifice, à l\u2019école du Calvaire.Entre les hauts piliers du bois sombre, on emprisonne dans un clair bocal d\u2019humbles lucioles, \u2018yivante lampe de sanctuaire.Le lendemain on dresse des tentes, on creuse un fossé, on plante une palissade, les arbres du lieu, dépouillés, s\u2019en constituent les pieux.Passe une escouade d\u2019Algonquins; on a baptisé l'enfant et débute pour vous, Jeanne, toute une carrière de marraine.Puis ces Indiens quittent les lieux.De nouveau c\u2019est l\u2019hiver.Noël bientôt sera là; mais soudain la Petite Rivière fait des siennes menaçant l\u2019habitation de Ville-Marie.Vendredi, le 29 juin 1973 NCE Là encore le surnaturel triomphe: M.de Maisonneuve fait un voeu, l\u2019onde hésite et lentement s\u2019arrête, définitivement assagie.Sur ses épaules votre gouverneur transporte \u2018alors à une lieue de là, jusqu\u2019au sommet de la montagne, une très lourde croix.Depuis elle domine votre fort, témoin de vos labeurs d\u2019administratrice, d\u2019infirmière, témoin des sournoises et sanglantes attaques de l'Iroquois.Témoin, lors de certaine situation désespérée, du salut que vous apportez au pays en plaçant généreusement M.de Maisonneuve.En situation d\u2019aller quérir en Europe l\u2019urgent secours en hommes, en vivres, en médicaments, en religieux, en forces toutes neuves.Témoin aussi de criantes injustices à votre égard, au sien.Témoin de vos départs, de vos retours, témoin de ces arrivées de paquebots.Dont les missives fébrilement décachetées si souvent viennent compromettre jusqu\u2019à l'existence même de votre monde nouveau.Témoin encore de cet \u2018accident, de la triple cassure si mal soignée de votre bras, alors que revenant à l\u2019hôpital vous chutez sur la glace.Accident si intempestif et douloureux où vous révélez une fois de plus de quelle trempe vous êtes et qui appellera sur vous une incommensurable grâce.Votre soeur d\u2019âme, Marguerite Bourgeoys, à ce deuxième avant-dernier voyage en France est là vigilante à vos côtés.Au Séminaire de Saint-Sulpice à Paris, votre main de charité est guérie \u2018au seul contact du coeur embaumé de son fondateur, M.Olier.Mais la Société de Montréal s\u2019amenuise; on y meurt, les capitaux font défaut, aux Sulpiciens elle passe son flambeau tandis qu\u2019en Champagne, A Troyes, Marguerie Bourgeoys, pour sa Congrégation de Notre-Dame, recrute, elle aussi, d\u2019'intrépides compagnes.Puis, pour rentrer au Canada vous reprenez toutes deux la mer sur le Saint-André, ce malheureux navire hopital.Non désinfecté à bord duquel se déclare la peste.Elle fait dix-huit morts et lorsqu'un brancard vous descend à Kébecq vous êtes vous-même au plus mal.Mais, Jeanne, Ville-Marie a encore besoin de vous afin que vous y soyez jusqu\u2019au bout la mère de ses quinze-cents colons de la Nouvelle-France.Et l\u2019on voit aujourd\u2019hui combien vous aviez raison de quitter votre haut plateau de Langres 6 pure, 6 secourable, ô héroique Jeanne MANCE.SIMONE ROUTIER de l'Académie canadienne-française d'après la VIE DE JEANNE MANCE Vendredi, le 29 juin 1973 LE BIEN PUBLIC Page 7 Notules et commentaires Hommage au journal \u201cLa Liberté\u201d On ne pourra jamais évaluer tout ce que nos compatriotes de l\u2019Ouest canadien ont dépensé, de courage, d\u2019énergie et d'argent pour créer, maintenir et développer les organismes qui leur permettaient de rester eux-mêmes.\u2018A certaines périodes de -leur histoire, ils ont vécu dans un véritable camp de concentration spirituelle, étant donné l\u2019étroitesse d'esprit de ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler ridiculement le « fair play » britannique et la mesquinerie peu reluisante des Irlandais de même religion.Mais ils ont lutté sans cesse, et ne sont pas prêts à mourir.Leur survie tient de l\u2019épopée, et nous souhaitons qu\u2019un jour un cinéaste éclairé leur donnera, sur les ondes mondiales, autant de mérite que ce défenseur symbolique des droits constitutionnels britanniques.Ces réflextions nous sont inspirées par le numéro spécial que le journal « La Liberté» de Saint-Boniface et Winnipeg vient d'éditer à l\u2019occasion de ses soixante ans de vie active et sans cesse progressive.Le bon frère oblat Roméo Cloutier, d\u2019origine trifluvienne comme on sait et qui n\u2019oublie pas son pays natal, vient de nous faire parvenir un exemplaire de cette édition.Nous l\u2019en remercions.Les Trifluviens ignorent sans doute, du moins pour la plupart, qu\u2019un des premiers rédacteurs de ce journal était Hector Héroux, qui a été de longues années par la suite rédacteur en chef du quotidien local Le Nouvelliste.On peut regretter qu\u2019Hector Héroux n\u2019ait pas laissé un récit de ses souvenirs de journalisme dans l\u2019Ouest.Ce numéro-souvenir de « La Liberté » est fort riche en faits historiques, anecdotes et récits des luttes menées par nos compatriotes de l\u2019Ouest.Luttes intestines \u2018aussi, car, semble-t-il, on se chamaillait entre NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM \u201c Michelle Guérin, groupes français, oubliant trop souvent que l'union fait la force.* * * - On fait renaitre Benjamin Sulte Le 6 \u2018août prochain marquera le cinquantième anniversaire de la mort de ce grand historien - pionnier que fut Benjamin Sulte.Il a longtemps boudé les Trifluviens qui ne lisaient pas ses oeuvres étant, a-t-il écrit, « surtout des joueurs de cartes et des buveurs de gin».C\u2019était sans doute vrai, et Sulte incompris \u2018assouvissait ainsi sa rancoeur passagère, car il était bougon et aimait faire état de ses sautes de caractères.Etait-il sincère en traitant ainsi ses concitoyens de sa ville natale ?A l\u2019époque de sa jeunesse, peut-être.Mais une fois transplanté à Ottawa il continua à seru- ter notre histoire régionale.Ses dernières années lui apportérent des consolations.Son «fils spirituel » le regretté Gérard Malchelosse a publié une vingtaine d\u2019ouvrages contenant ses principaux articles.Sa compétence fut reconnue dans la capitale, alors qu\u2019il fut membre de nombreuses sociétés savantes, dont la Société royale.A sa mort, Trois-Rivières lui fit des funérailles civiques, sous l\u2019inspiration de cet \u2018autre historien de chez nous Arthur Béliveau, alors greffier de la Cité.Par la suite, Hervé Biron remit son oeuvre en lumière.Il a son monument dans le parc Champlain, tout près de l\u2019Hôtel de Ville.Une plaque commémorative fut apposée sur sa maison natale, aujourd\u2019hui démolie.Ainsi sa mémoire a été maintes fois rappelée et sans doute, dans l\u2019au-delà, a-t-il pardonné à ses concitoyens leur indifférence.Il y a quelques mois à peine, un jeune et consciencieux historien de chez- nous, Réjean Hould, professeur a l'UQTR, a constitué un dossier complet consacré à la mémoire de Sulte.Ouvrage miméographié à tirage limité et fort précieux.Dans une récente entrevue accordée à une rédactrice du Nouvelliste, Réjean Hould a pertinemment expliqué pourquoi il s\u2019est attaché à Yoeuvre de Sulte.C\u2019est lui qui mit en lumière notre riche passé.Tous les chercheurs qui sont venus après lui se sont largement inspirés de ses oeuvres, de ses recherches, de ses trouvailles.Des historiens grincheux \u2014 ils pullulent au- jourd'hui \u2014 ont mis en doute sa valeur d\u2019historien, bien qu\u2019ils aient libéralement pillé ses oeuvres, L'oeuvre de Sulte est remise en lumière.Il est de chez nous.Il est une de nos gloires.Il est décédé le 6 août 1923, il y a donc cinquante ans.Espérons, à la suite de Réjean Hould, que cet événement sera marqué.* * *x Hommage à un poète trifluvien Sulte a écrit un jour qu\u2019il y a des Canadiens français partout.Et il l\u2019a maintes fois prouvé dans ses articles.Rares sont nos familles qui ne peuvent se louer d\u2019avoir des ancêtres qui ont parcouru le monde.Dans cette notule, nous n\u2019irons pas si loin.Comme à peu près tous les journaux, La Voix des Mille Iles de Sainte-Thérèse, a publié un numéro consacré aux fêtes de la Saint-Jean- Baptiste.Articles patriotiques, messages des autorités, etc.Nous avons constaté avec plaisir et satisfaction que ce journal a cru bon de publier, encadré de textes publicitaires régionaux, un poème de notre sympathique poète triflu- vien, le docteur Paul Godin, poème intitulé « Notre drapeau» et qui rappelle, par son inspiration, le célèbre morceau de Crémazie.Poéte humble, volontairement effacé, rimant pour se distraire, Paul Godin a griffonné des textes et des poésies qui méritent de figurer dans une anthologie des écrivains trifluviens, tout à côté de son frère Louis-Georges et de son fils Gérald.Car cette famille Godin est au premier rang de notre modeste patrimoine littéraire régional.* * x L\u2019acteur Jean Doat et la Mauricie Un récent numéro du magasine Perspective consacre un article, sous la signature de Jean-Pierre Nicaise à ce sympathique artiste qu\u2019est Jean Doat, français devenu canadien d\u2019adoption.D\u2019adoption, et aussi de coeur.Car nul immigrant plus que lui ne s'est incorporé à la vie québécoise et à ses habitants.Il le signale à peine à son interlocuteur, non pas par pudeur, mais par discrétion sans doute.Car il aime le peuple du Québec, il aime l\u2019observer, sans faire état de sa renommée d'artiste.Aucune des régions du Québec ne lui est étrangère.Sa grande distraction est de partir à l\u2019improviste, s'arrêter à une ferme, frapper à la porte et causer avec le propriétaire et les autres membres de sa famille, De passage a Trois-Rivières il y à une quinzaine d\u2019années bloqué ici par une tempête de neige, il avouait être en route pour Péribonka, où il voulait assister à la messe de minuit, comme Louis Hémon avait fait longtemps avant lui.Il ne put s\u2019y rendre cette année-là, et c\u2019est pourquoi la tapisserie du salon d\u2019une vieille maison trifluvienne a longtemps gardé l\u2019empreinte de l\u2019arrière de son front dénudé, lorsqu'il s\u2019y \u2018appuyait en racontant ses aventures.Nous ignorons si cette empreinte existe encore.Mais nous savons que les souvenirs que Jean Doat conserve de la pittoresque Mauricie sont toujours vivants dans son esprit.Ce sont là des empreintes qui ne s\u2019effacent pas.* * *x Les membres du Conseil sont en colère ! Et ils ont raison.Ils ont raison aussi toutes ces personnes pacifiques qui aimeraient trouver quelques moments de paix sous les arbres du parc de l'Hôtel de ville et qui en sont empêchées.Pourquoi ?Elles protestent individuellement depuis longtemps contre le manque de surveillance.Il \u2018a fallu attendre le massacre actuel, mis en lumière par d'éloquentes photos du Nouvelliste, pour que les honorables conseillers sursautent et s\u2019indignent.Réagiront-ils de façon concrète?Espérons-le.Est-ce que les policiers chargés de maintenir l\u2019ordre et la paix sont sous leurs ordres ?Si oui, qu\u2019ils donnent les instructions nécessaires.Nous savons que ces instructions ont déjà été données par le Conseil à notre corps policier mais celui-ci ne s\u2019en préoccupe guère dans certains cas.Si la police entreprenait une lutte sérieuse contre ces fauteurs de bruit au coeur de la cité, il parviendrait à de meilleurs résultats.Mais on ne semble pas bien pressé d\u2019affronter le sans-gêne et l\u2019effronterie de ces férus de pétarades.On craint sans doute de passer pour vieux-jeu si l\u2019on flanque une bonne contravention à un motard ou à ce propriétaire insolent et irresponsable de grosse cylindrée.Le Conseil ne peut donc rien faire, semble-t-il, pour règlementer le bruit causé tous les soirs par ces petits messieurs qui se fichent des gens et pour mettre fin à la vitesse excessive de leurs bolides.Peut-être at- tend-il, comme dans le cas du vandalsme de la Place civique, que des accidents ou des incidents regrettables se produisent.On dit que gouverner.c'est prévoir.Espérons que cette vérité se concrétisera dans notre ville, pour le plus grand bien et la sécurité des citoyens.Un sanctuaire de silence et de paix Ces lignes suivantes s\u2019adressent à quiconque désire passer quelques jours dans le silence et la paix.«La sainte paix», que beaucoup de gens désirent sans toujours la trouver.Voici un endroit idéal.La maison appartient aux pères franciscains, et servait originairement pour retraites spirituelles.Elle l\u2019est encore, mais les hôtes ne sont pas assujettis aux régimes d\u2019autrefois: sermons périodes de silence, services religieux, ete.Les résidents sont libres.Aucune discipline de lever et de coucher.Tout est récréation.Les repas sont succulents.La bâtisse est dans la grande nature, tout près du lac Sant-Louis, agrémentée d\u2019arbres et de pelouses.Bref, un véritable endroit de détente.C\u2019est une maison d\u2019accueil dans le meilleur sens du mot et ouverte a tous, hommes et femmes.Je viens personnellement d\u2019y passer quelques jours, et la recommande fortement.Publicité gratuite, il va sans dire ! Adresse : Maison des Franciscains, 250 avenue Chrst-Roi, Chateauguay.(Téléphone : 514-691-5400) Pour une cure de paix, c\u2019est l\u2019endroit idéal.VILLERAY Le plus solide des nids Les nids des Oiseaux, li- sons-nous dans l\u2019hebdomadaire Découvrir les animaux (Larousse), constituent une intarissable source d\u2019émerveillement.Un zoologiste du Muséum de Paris, A.Brosset, vient de découvrir au Gabon un nid dont le mode de fixation est tout à fait insolite.Ce nid est celui d\u2019un Bulbul de I'cspéce Criniger barbatus (les Bulbuls sont, rappelons-le, des Passereaux bruyants et remuants, répandus dans les régions chaudes d'Afrique et d'Asie).Le nid en question, qui mesure 9cm de diamètre, est fait de tiges et de crins végétaux.L\u2019Oiseau le construit sur une assise de feuilles et de débris de bois plus ou moins pourris; un champignon ne tarde pas à se développer sur cette assise et y soude littéralement le nid.L\u2019examen au microscope montre que les filaments enchevêtrés du champignon \u2014 ce que l'on appelle le mycélium \u2014 unissent fermement le nid à son support.Ce phénomène est unique dans le monde des Oiseaux.Le Bubul peut être tranquille: ainsi fixé à sa branche, son nid ne risque pas d\u2019être jeté à bas, même par un vent violent. Page 8 À 90 ANS Mme Vénérande Douville-Veillet raconte ses années d\u2019enseignement dans le Bas-de-Ste-Anne Une plaquette qui ressuscite un passé bien à nous: SOUVENIRS D'UNE INSTITUTRICE DE PETITE ÉCOLE DE RANG, vient de pa- raitre aux Editions du Bien public, Trois-Rivières.L'auteur, Mme Vénérande Douville-Veillet, nonagénaire, y raconte ses quatre années d'enseignement à La Pérade au début du siècle.Quand elle arriva au Bas-de-Sainte-Anne, en septembre 1903, Vénérande Douville comptait déjà trois ans d'expérience, ayant débuté dans la carrière à 17 ans a Saint-Aiban pour ensuite enseigner deux ans.a la petite école du Rapide Nord de la Pérade où elle avait elle-même fait ses premières études.Il faut lire ce qu'elle écrit du mobilier, des manuels, de l'hygiène, du salaire ($8.par mois), etc.pour mesurer l'héroicité de ces temps et de cette race d'héroines que furent alors les institutrices de nos écoles de rang.\u2018En hiver, il nous fallait souvent garder nos manteaux, nos capuchons et nos grands bas\u201d, rappelle Mme Veillet.|| fallait aussi percer la glace de la rivière pour en tirer l\u2019eau des élèves et de la maîtresse.À $80 par année, \u201cil fallait trouver sa récompense dans l\u2019amour de son travail et de ses élèves\u201d.Comme elle ne pouvait visiter sa famille qu\u2019une fois par mois, les familles avoisinantes ont joué un rôle d'importance dans sa vie d'institutrice rurale.Entre autres, celle de son cousin, Alphonse Tessier, qui lui fut comme une seconde famille.L'un des fils Tessier, Albert, devenu Mgr Albert Tessier, P.D., historien bien connu de la Mauricie, fit ses premières classes à l'école de Mile Douville, un honneur dont elle reste très fière et à bon droit.Mme Veillet n'enseigna point longtemps, même si l'enseianement était une tradition dans la famille: sa mère, ses deux tantes, son grand-père étaient de la profession.Elle demeure aujourd'hui à la maison Providence de Saint-Casimir, toujours sur les bords de la rivière Sainte-Anne mais à neuf milles en amont.Nous lui souhaitons bonheur et sérénité! A.G.\u201cSouvenirs d'une institutrice de petite école de rang\u201d, par Vénérande Dou- ville-Veillet, Trois-Rivières, Éditions du Bien public, 1973, 34 pages.$1.00 \"Le MAGISTER\" - mai-juin 1973 oR Le.Le dernier congrès libéral tenu à Trois-Rivières a été l\u2018occasio d'une rencontre entre le premier ministre Robert Bourasss et M.Guy Guévremont.Ce dernier, actuellement vice-président de Reynolds Aluminium, faisait partie des cadres de Marine Industries, de la famille Simard, à Sorel.M.Guy Guévremont bien connu pour sa participation aux oeuvres diccésaines de bienfaisance a accepté de participer activement à l'organisation du dernier congrès régional des libéraux à Trois-Rivières.A plus d'un titre, pour.M.Bourassa, Guy Guévremont est un homme-clé.(A.B.) LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 29 juin 1973 - Café-terrasse, cookerie, le ptit train au Festival Western A i.3 tL rl a ERE Ee pus Fa Rad Ur rot Jo (ha C\u2019est un événement attendu de tous.Et des dizaines de milliers de visiteurs vien- .dront de tous les coins de la province pour assister au Festival Western de St-Tite qui revient cette annéz avec des attractions nouvelles et différentes.Entre-autres, il y aura le café-terrasse qui verra sa surface quadruplée, où toutes sortes de compétitions seront présentées, et la COOKERIE du Festival.Les organisateurs font savoir que 9 flammes remploceront la reine du festival et seront représentées par des jeunes filles de chaque région du Coeur du Qué- Ls à trae ETE ; = a .ES SL Woy ra A.=.Eee wii asst Cade mil sue annoncé qu'en plus du petit train \u2018\u2019Melchers\u201d, il y aura le bateau du festival rap- pellant les pcpulaires \u2018\u2019showboats\u2019\u2019 des années 1900.Et comme dernière attraction et non pas la moindre il faut signaler \u2018\u2019The Royal Lippizan Station Show\u2019\u2019, les 7 et 9 septembre.Sur cette photo, nous pouvons voir dans l\u2019ordre les responsables du Western \"73: MM.E.Veillette, Roger Boulet, J.-René Marchand, prés.du Festival Western \u201873, Raynald Boulet et André Léveillé.Cette année, on mettra l\u2019accent sur la qualité et le fini das démonstrations offertes au \"Par ailleurs, les organisateurs ont grand public.(A.B.) IL S'APPELLE LIONEL GRONDIN I! est natif de St-Maurice Comté de Champlain et quitte l\u2019école après sa 9e année pour joindre le marché du travail et tenter sa chance dans la vie.les chances qui se présentent par la suite peuvent se résumer comme suit: Lionel travaille d'abord comme messager dans un magasin à rayons à Montréal.Il devra, \u2018se faire la main\u2019, a différentes tâches, comme journalier sur les chantiers de construction.Il vous dira aussi qu'il a l'occasion de s'improviser vendeur à un comptoir d'articles de sport.À certaines autres périodes, pour joindre les deux bouts, il doit pratiquer le métier de pompiste et celui de garçon de ferme.Bref, près de 4 ans d'expérience plus ou moins heureuse, entremélés de périodes creuses; et pendant lesquelles Lionel réalise selon ses propres termes qu\u2019\u2018\u2019être spécialiste en tout, c'est être spécialiste en rien\u2019.ESSAYONS! On est en 1968, il a 20 ans.\u2018\u2019Essayons les cours du soir, se dit-il, plutôt que de végéter comme je le fais présentement\u2019.Il s'inscrit en 10e année à temps partiel.Quatre ans plus tard, le 7 juin dernier, Lionel nous informe qu'il complète sa 2e année à l'Université du Québec et se dirige vers un Baccalauréat en Mathématiques.: = En essayant.M.Lionel Grondin a surtout voulu se réaliser véritablement dans une société exigenate et difficile: mais remplie de ressources pour ceux qui choisissent les vrais outils de leur épanouissement.L'ÉDUCATION AUX ADULTES À LA RESCOUSSE! - Voyez la semaine prochaine, comment M.Grondin a réalité ce second départ en s'adressant au Service de l'Education aux Adultes de la Commission Scolaire Régionale des Vieilles-Forges et comment il atteindra son objectif.or Communiquez toute demande de renseignements par écrit, à Commission Scolaire Régi des Vieilles- Forges, Service Educad, Case Postale 100, Trois-Rivières ou par téléphone à 378-5121 poste 301: vu ce EE de ES = Service d'Éducatio "]
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