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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 18 mai 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1973-05-18, Collections de BAnQ.

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[" he Jo Ray Royer ouest 19 rue Le Montreal 6le année Trois-Rivières, No 20 * Vendredi, le 18 Mai 1973 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.si | ORGAN ond Donault fev ot DU TRIF e Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année VEIL IEN * La copie: 10 cents Reprenons confiance Ce n'est pas souvent que l\u2019on offre au Québec un surprêt de $500 millions et que le Québec le refuse, n'en ayant pas besoin.Les agents de Ames Company, la grande firme américaine de courtage, ont dû rester pantois quand ils ont pris connaissance, récemment, de la décision du premier Ministre Bourassa de ne pas utiliser cette somme.Que se passe-t-il donc au Québec depuis les derniers trimestres, pour faire oublier soudain certaines carences graves au niveau des structures de notre économie ?Les alarmistes prétendaient que l'incidence politique pesait lourd sur notre avenir économique.Un jour, un Rockefeller était pourtant venu nous dire que l'activité indépendantiste de certains groupes ne nuisaient en rien aux investissements américains Les activistes du mythe trudeauiste s'employaient à qui mieux mieu à nier cette évidence.Mais ils ne sont aucunement parvenus a miner un climat de confiance qui se traduit aujourd'hui par un redressement remarquable de notre économie.En veut-on une preuve certaine ?Le Québec a amélioré sa pôsition sur les marchés financiers.|| emprunte à meilleur compte et il n'y a plus tellement d\u2019écart entre les valeurs obligataires du Québec et celles de l'Ontario.Il y a deux mois, on décelait même une marge de quelques points favorables au Québec sur des émissions d'obligations lancées le même jour dans les deux provinces.Quand un Jacques Parizeau, économiste à la vue pénétrante, percevait des signes d'essoufflement dans la course on- tarienne au progrès, on mettait cette observation pourtant réalise sur le compte d\u2019un nationalisme inventif.Et pourtant, il avait quelque peu raison puisque l\u2019on admet aujourd'hui que la situation du Québec est devenue aussi bonne, sinon meilleure, que celle de l'Ontario où l'on abuse des emprunts, au point de saturer le marché canadien.La mégalomanie administrative, la politique de grandeur, ies désavantages nés d'un trop fort instinct de concurrence sont en train de produire leur effet chez nos voisins ontariens.Face aux derniers succès du Québec sur les marchés de change, les pires détracteurs du gouvernement du Québec sont donc forcés d'admettre que sa situation financière est saine après un remarquable raffermissement sur divers plans.Tout se tient dans une économie où joue l'interdépendance des facteurs.Ainsi, en empruntant moins qu'en Ontario, on a évité depuis deux ans les hausses d'impôt au Québec! De plus, comme conséquence d'un impôt stabilisé, la confiance est revenue chez les investisseurs.On n'en veut pour preuve qu'une embauche de 144,000 personnes de plus que l'an dernier à la même époque.D'après Statistique-Canada, l'indice de développement atteindra cette année 10 p.c.au Québec, quand il ne dépassera guère 7 p.c.en Ontario.N'est-ce pas que ces données sont encourageantes et viennent contredire à point les tendances masochistes dont souffre ici le tempérament national ! Clément Marchand Le championnat 1 T7 bi OS C'est du 15 au 17 juin qu'aura lieu le championnat de Golf \u201cLa Canadienne\u201d, du Club de Golf Ville de Montréal.Il est ainsi le premier championnat de la L.P.G.A.au Québec.Il y aura 25 équipes formées de célébrités | Le grand responsable de l\u2018événement dans la région est nul autre que M.Charles Laganière de l'Agence Beaumont.Celui-ci nous faisait savoir d'ailleurs qu'il y aura des départs par autobus pour les intéressés aux dates précitées.Des autobus spéciaux seront nolisés à cet effet.Plusieurs organisaieurs de \u2018\u2019La Canadienne\u201d étaient reçus à l'émission de CHLN, Omnibus 550, avant de donner, à l'Hôtel de Ville de Trois-Rivières, la conférence de presse à ce sujet.On peut donc reconnaître sur cette photo, prise au studio même, Jocelyne Bourassa, Emile \u201cButch\u201d Bouchard, l'un des patrons d'honneur, Charles Laganière et les deux animateurs Magloire Gagnon et Jean Bédard.(A.B.) .On veut informer le public sur les services ANN Lame TT et région) inauguraient officiellement une importante tournée d'information.Le but est de sensibiliser le public à ce qui doit survenir en juin prochain tu sein de chacun des établissements publics de santé et des services sociaux.Au cours des quatre prochaines semaines cinquante-sept rencontres d'information sont prévues auprès des établissements, des usagers de services, des groupes socio-économiques et de toute la population du territoire.Sur la photo, on reconnaît les principaux responsables, au nom du conseil, à savoir: M.Pierre Duguay, directeur général, Dr Philippe Bellefeville et Fernand Paquet, président.Ceux-ci se sont dit confiants des résultats de la participation du public.(A.B.) % tude Canadienne\u201d hihi EERE LR RN ER ER TF TR Lg LI Tie iN dl M RF ; it XE ii 4 k gy LE PARTI LIBERAL A-T-IL BIEN FAIT ?le chef du Parti libéral et Premier ministre du Québec participait récemment au lancement d\u2018un livre intitulé \u201cles premiers mille jours du gouvernement Bourassa\u201d qui retrace, comme son titre l'indique, les réalisations du gouvernement libéral depuis 1970.Ce livre, disponible dans toutes les librairies et tabagies du Québec, vise à renseigner les Québécois soucieux de remplir adéqua- dement et sincèrement leur rôle de citoyen.H convient d'ajouter pclrtant que l'ouvrage, sans étre entaché de par- tisanerie, est néanmoins dénué de cette parfaite objectivité qui eût prévalu en d'autres circonstances.Le livie foisonne d'utiles renseignements sur le régime Bourassa, sur ses réalisations.Mais il contient une bonne dose d\u2018apologie.Donald Crousset ET- TOI L'HIRONDELLE .(Inédit) O trottinants moineaux de mon parterre, matutinaux abonnés à mes croûtes de pain, Ayez donc la gentillesse quand, petits ventres rebondis, vous retraversez le chemin De porter mon premier bonjour à Monsieur le Curé, à l'épicier, au commis, à Monsieur le Maire.Et vous, goglus, étourneaux et merles, n'oubliez pas dans vos arabesques planées au-dessus de la rivière De saluer dans l\u2019île mes deux toutes fidèles aux succulents gâteaux, aux fondants poulets.Et toi, mâle rossignol, qui au moment de tes amours chante au crépuscule ton tendre virelai, Vois toutes ces étoiles dans l'amphithéâtre de la nue, ton attentif et brillant auditoire.Toutes veillent avec toi et font de ton chant une façon d'offertoire, De purification de la nuit; nul ne l'interrompt si bave au pied de l'arbre quelque crapaud lourd.Et toi, printannière hirondelle, lorsque dans quelques années, dans quelques mois, dans quelques jours, Tout à l'heure, ou demain, tu bécoteras dans ma tremblante main la toute dernière, .l'ultime miette, Vivement porte-la avec mon âme tout au haut du double clocher où passera aussitôt te la reprendre une blanche mouette.SIMONE ROUTHIER de Académie canadienne-française Mai 73 Page 2 Quand la belle Otero mourut en 1965, dans la quatre - vingt - dix-septie- me année de son age, elle n\u2019avait plus de contempo- Trains capables de rappeler à son propos des souvenirs piquants.Car elle occupa en sa jeunesse une place considérable dans le monde du spectacle.Elle est de celles qui connurent ensemble les foules et la faveur des grands, dont elle profita si bien qu'elle prit sa retraite à 45 ans, riche d\u2019une dizaine de millions non pas de francs-or ni de marks, mais de solides dollars.Fortune qu\u2019elle dilapida en quelques années pour se trouver pauvre comme devant, aussi dénuée que le jour où elle quitta la ville de Cadix, âgée de douze ans.N\u2019ayant pour bagage que les vêtements qu'elle une tablette de chocolat, portait, tenant d\u2019une main de l\u2019autre son billet de chemin de fer, elle monta à bord d\u2019un train en partance pour le Portugaln\u2019était ni Lisbonne ni Ma- Au vrai, sa destination drid, mais Paris, où elle finit un jour par arriver.Sept ans plus tard, elle était l'enfant gatée de la Ville-lumiére et l\u2019une de ses demi - mondaines les plus illustres, qui collectionnait les rois et les princes, les banquiers, et les millionnaires, avec la même avidité que perles et diamants.On raconte que, revenant de Russie apres maints spectacles et sa tournée des grands ducs \u2014 non pas celle connue jusque là \u2014 elle avait dans ses écrins des colliers ayant appartenu à Marie- Antoinnette, aux impératrices Eugénie de France de même que de plus moet Elisabeth d'Autriche, destes babioles, dont une paire de boucles d'oreilles ornées de brillants, totalisant les cent carats.Née près de Séville en 1868, elle dansait en s\u2019accompagnant de castagnettes et il y avait en elle tant d\u2019allant, de rythme endiablé, de grâce ondulante et de souplesse féline, qu\u2019elle eut à vingt ans le monde à ses pieds.On raconte qu\u2019elle dina un soir entre deux rois face à un empereur.Des hommes se suicidèrent pour elle, dont l\u2019explorateur Jean Payen et le comte Cheney, membre du fameux Jokey Club La brillante et fastueuse carrière de celle qui fut la belle Otero L'ILLETTRÉ qui venait de perdre deux millions au casino.Cest a Monte-Carlo qu\u2019elle débuta, alors qu\u2019on la disait la femme-enfant d\u2019un comte italien.Celui-ci venait de perdre à la roulette son argent, sauf dix louis d\u2019or qu\u2019il lui remit et elle s\u2019empressa à son tour de les jeter sur le tapis vert, pour les convertir en $30,000.Il n\u2019est pas sûr que l\u2019anecdote ,soit \u2026 véridique mais elle cadre dans la légende de Caroline Otero, qui passa les trois-quarts de sa vie à jouer et s\u2019y ruina, à l\u2019exemple de tant d\u2019autres.L\u2019écrivain Colette, qui la connut quand elle évoluait comme elle sur les planches, rappelle en ses souvenirs (Mes Apprentissages) que la belle Otero, appelée la belle Otarie par ses ennemies intimes, l\u2019invitait de temps en temps à manger chez elle.En attendant son odorant puchero \u2014 pot-au-feu \u2014 elle jouait au bésigue avec son invitée, puis dansait des heures pour son plaisir, la dernière bouchée avalée.* * * Arrivée à Paris en 1892, Caroline n\u2019a pas le sou et ellle loge dans un hôtel minable de la rue de Helder, où elle rencontre l\u2019agent théâtral qui la présente à Adolphe Franconi.Celui-ci l\u2019engage à mille francs par mois pour son Cirque d\u2019Eté, puis elle passe aux Folies-Bergère.La voilà lancée et c\u2019est la fête continue, aussi bien à Paris que dans les autres capitales, mais elle paraît surtout soucieuse, comme le note un témoin de l\u2019époque, «de se pousser aux premières places de ce demi-monde, où l\u2019audace et la beauté tiennent - lieu de titres de nobesse.» Ses folies ne se comptent plus, ni ses aventures, ni ses liaisons et, comme on ne prête qu\u2019aux riches, le monde lui attribue la plupart des têtes couronnées d\u2019Europe, les barons de la finan ce, les capitaines de l\u2019industrie.Quand elle quitte la scène en 1922, elle dispose d\u2019une fortune énorme pour l\u2019époque, mais elle court à Monte-Carle, y perd en quelques années ce qu'elle possède, au point de se demander un jour si elle mangera le lendemain.Elle passe à Nice ces dernières années, dans une chambre meublée de la rue d\u2019Angleterre, faisant face à la gêne avec autant LE BIEN PUBLIC Au fil du temps - Lamour qui sentretien a petit feu peut mourir brusquement.\u20140\u2014 L'homme heureux est celui qui, habitant un modeste logis, a la force de ne pas envier la maison cossue du voisin.\u20140\u2014 On a plusieurs fois constaté que c\u2019est le beau vase félé que l\u2019on conserve le plus longtemps.\u20140\u2014 Parait-il que, pour se reposer, il faut savoir changer d'air.C\u2019est bien mais il peut être tout aussi reposant de changer d\u2019idée fixe.\u20140\u2014 La plupart des gens font des folies simplement pour attirer un peu l\u2019attention.\u20140\u2014 Aux tenants du women\u2019s lib on peut dire qne, si les hommes consentent à être embêtés par une femme, il ne désirent pas du tout l\u2019être par plusieurs toquées.\u20140\u2014 Les erreu\u2019s de esprit ne sont pardonnables qui si elles sont compensées par les bons mouvements du coeur.\u20140\u2014 Vouloir mettre la paix dans le monde quand on ne Pa pas même en soi, est lu plus grande des illusions et des vanités, \u20140\u2014 Les plaignards chroniques sont souvent des idéalistes frustrés.MAURICE HUOT de crânerie, écrit un chroniqueur, que, jadis, à l\u2019opinion publique.Ce qui est moins connu, c\u2019est qu\u2019elle vivait d\u2019une maigre pension que lui versait, a-t-on dit, ce Casino de Monte-Carlo, où elle avait commencé sa tapageuse carrière, auquel elle attira une clientèle unique, et qui la pluma à son tour sans scrupules, quand elle s\u2019y exposa, incapable de résister à sa passion du jeu.L\u2019Illettré Vendiredi, le 18 mai 1973 Vous allez trop loin messieurs les enseignants La colère gronde chez des milliers d'étudiants des Cegeps de la province.Comment pourrait-il en être autrement ?Leurs professeurs ont décidé de retenir les notes de leurs examens de la fin d'année dans le but de forcer le ministère de l'éducation à reviser sa position sur l\u2019épineux problème de la déclassification.Nous comprenons parfaitement bien l'anxiété qui s'est emparé des étudiants des Cegeps dont celui de Trois-Rivières qui, depuis un mois, sont ballottés d\u2019un bord et de l\u2019autre par les professeurs, l\u2018administration et le ministère de l\u2019éducation.Au cours des dernières semaines les jeunes ont accepté, sans trop ruer dans les brancards, le petit jeu des professeurs qui mettaient en pratique des nouvelles formules pédagogiques.Ça c'est le terme poli, en d'autres mots ils faisaient la grève du zèle et bon nombre d'entre eux refusaient de dispenser leurs cours d\u2019une façon normale voire acceptable ce qui, il va sans dire, ralentissait le travail de la fin d\u2018année qui a tout de même une certaine importance pour ne pas dire une importance certaine.Non, vraiment nous pensons que les professeurs sont allés trop loin en décidant de retenir les notes car ils vont faire subir aux finissants ce que le ministère leur fait subir, c'est-à-dire une certaine forme de déclassifi- cation.Prenons le cas des étudiantes infirmières, comment vont-elles pouvoir obtenir leur permis de l'Association si elles n\u2019ont pas le diplôme requis et que penser des jeunes qui se dirigent vers la fonction publique, ils comptent sur leurs trois années de cours.Mais sans attestation d'études, on ne leur en reconnaîtra que deux si jamais on les embauche.Nous vous invitons donc Messieurs à avoir recours à votre conscience professionnelle et à penser au climat d'incertitude que vous créez chez vos étudiants.Nous avons déjà clairement laissé entendre que nous étions sympathiques à votre cause, mais ce n\u2019est pas en faisant du tort aux jeunes que vous allez réparer celui qu\u2019on vous fait.Nous vous demandons un peu de retenue vous qui étant dans l\u2019enseignement et savez pertinemment ou du moins, devriez savoir que tous les moyens ne sont pas bons pour atteindre un but, peu importe son importance.JACQUES GINGRAS RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.VEUILLEZ ADRESSER .LE BIEN PUBLIC POUR UN AN A (O Paiement inclus.(O Paiement sur facture.[] C'est un renouvellement.[J C'est un abonnement-cadeau au destinataire dont adresse apparaissent ci-dessous, suivis de mes propres noms et les noms et Le Bien Public, 1563 rue Royale, Trois-Ri adresse.0 Adresse = Ville e Découpez et adressez à : (vos noms et adresse s'il s'agit d'un abonnement-cadesu) | | | | | N | om | | | | | Vendiredi, le 18 mai 1973 LE BIEN PUBLIC sececesses DOUF le bien EN RENVERSE S.V.P.Depuis la réforme de l'éducation style révolution tranquille, la pagaille s'est installée partout depuis l'école primaire jusqu'à l'université.Que de conflits, de grèves légales ou illégales, tantôt de la part des enseignants, tantôt de celle des enseignés.En quelques années l'on a réussi à abattre presque toutes les structures qui prévalaient autrefois mais avec quels résultats ?L'indiscipline est généralisée, la contestation est chronique.Que dire des tatonnements inqualifiables des dirigeants, du vandalisme, de la construction d'coles éléphantesques, de leur équipement & un prix fou, des coûts hallucinants qui écrasent les contribuables.La réforme de l'éducation devait nous apporter l'âge d'or, les meilleures méthodes éducationnelles.On était allé dans divers pays s'in- pirer de la façon d\u2019éduquer les enfants de la génération du progrès technocratique et technologique.On a fort mal vu ou interprété ce qui s'y trouvait.De toutes façons, après tant de bourdes commises, il n'est pas besoin d'être grand clerc pour s'apercevoir que l'on ne pourrait continuer longtemps dans ce sens sans aboutir au chaos.Trop d'effrontés incompétents ont mis leur grain dans le régime d'éducation d'essais risques ou désatreux à tous les niveaux, et dire qu'il y a des pontifes pour clamer bien haut que la situation est irréversible, car bien entendu on ne connaît plus la marche en renverse ni les freins, mais que l'accélérateur.même si on fonce dans le décor.A quand la contre-réforme?Car le besoin s'en fait cruellement sentir.Quand on a failli, il fœut voir l\u2019humilité de se l'avouer et de se reprendre.Une école n'est pas un simple contrat payant pour la \u201ccaisse\u201d, une simple affaire de béton, de gadgets pour produire des diplômés à la chaîne, mais un lieu où l'on instruit et éduque en tenant compte des valeurs fondamentales.Or ce sont ces dernières qui ont été les plus négligées.L'école ne peut être l'enjeu des disputes entre patrons et employés, tandis que les élèves vont la bride sur le cou.L'école doit constituer un terrain d'entente et de coordination entre parents, mai- tres et autorités pour que l'éducation s'y fasse de façon normale.On ne conçoit pas l\u2019école sans le dévouement, le bon exemple, la bonne volonté.C'est pourquoi, s'il en est encore temps, si le char n'est pas trop embourbé, nous demandons que l'école style révolution tranquille qui nous a valu la pa- Page 3 uDbllC-ceccocceece BILLET \u201c UN DÉPART \u201cSaint - Hyacinthe - Thet- ford-Mines, c\u2019est l\u2019aventure qui devient réalité; et quand c\u2019est au volant de l\u2019Impertinente, le voyage n\u2019est plus qu\u2019une ballade vers CKLD, formatrice de techniciens et de speakers pour la adio.Après les salutations d\u2019usage à toute la famille, je monte au volant de l\u2019Impertinente qui bondit comme un chat.Il est six heures dimanche soir et le soleil essuie pinceau de lumière sur l\u2019Impertinente, toute bleue, qui file maintenant comme une comète, Les plaines se succèdent avec monotonie.Ce n\u2019est qu\u2019à partir de Princeville que le pittoresque se met de la partie: Vallons, pins pointant vers le ciel et montagnes qui s\u2019estompent dans le lointain.L\u2019Impertinente trottine de vallées en monticules, puis s\u2019engage dans une route qui ferait peur au diable lui-méme.Ici ! le lac Noir sommeille à deux pas de la route.Le soleil déclinant regarde des nuages et leur donne des teintes d\u2019orange et de mauve.Puis l\u2019astre chavire et l\u2019Impertinente suutille dans le noir vers la grisâtre Thetford.Alain Dufault Promotion à M.Gilles Le Tourneux Trois - Rivières \u2014 Monsieur Guévremont, président secteur Entreprises Industrielles, de la Campagne de la Fédération des Oeuvres de la Mauricie, annonce la nomination de M.Gilles Le Tourneux, au poste de vice-président de la Campagne, secteur Entreprises Industrielles pour la région de Trois-Rivières.M.Le Tourneux est gérant du Trust Général du Canada, à Trois-Rivières.ASSEZ, CEST ASSEZ La reconstitution du site historique des Vieilles-Forges qui devait commencer incessamment, semble quelque peu retardée selon les informations obtenues par le quotidien local.sans qu'on les contredise.Il est résulté une cacophonie d'opinions, gaille, soit réformée.à nouveau.Maurice Huot LANGUE FRANÇAISE UN RECUEIL DES MISES EN GARDE DE L\u2019ACADEMIE FRANCAISE AMENER \u2014 RAMENER Ne doivent étre utilisés au sens propre que dans le sens de conduire en menant.On ne dira pas: « J'ai ramené une montre de Suisse, mais: J'ai rapporté une montre de Suisse.AMODIER Dont le sens précis est donner à ferme, ne doit pas s\u2019employer comme synonyme de modifier légèrement, aménager, amender.APRES QUE A la différence de AVANT QUE, qui implique une notion d\u2019éventualité, APRES QUE ne se construit pas normalement avec le subjonctif, mais avec l\u2019Indicatif.On dira: Après qu\u2019il fut parti, que nous fûmes partis, et non: Après qu\u2019il soit parti.ATTERRIR SUR LA LUNE Doit être préféré au néolo- \u2018gisme «alunir».En effet, dans atterrir, la racine terre a le sens de sol, et ne \u2018désigne pas \u2018exclusivement notre planète.Ainsi utili- se-t-on, par opposition, amerrir, qui signifie: Reprendre contact avec la mer et, par extension, avec l\u2019eau.AVATAR Vient du sanscrit avâtara qui désigne chacune des incarnations successives du dieu Vichnou.Ce mot s\u2019emploie *figurément pour désigner chacune des formes diverses que prend une chose ou une personne.Il est donc impropre dans le sens de mésaventure.AYEZ ET SOYEZ Il faut écrire: Ayez Soyez et non: Ayiez, Soyiez.BATTRE SON PLEIN Cette expression devrait être employée au singulier.Ex.: La marée bat son plein.Lorsque l'usage l\u2019emploie au pluriel, il convient de dire leur plein.Ex.: Les enchères battent leur plein.BENEFICIER Ne peut avoir pour sujet que la personne ou la chose qui bénéficie.On dira: Vous bénéficiez de cette mesure, et non: Cette mesure vous bénéficie.BRUIRE Certains conjuguent ce verbe comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un verbe bruisser.Le verbe bruisser n\u2019existe pas.CAR EN EFFET Constitue un pléonasme.La locution en effet a pour premier sens réellement, mais, employée au début d\u2019une phrase, en effet est précisément synonyme de car.CATASTROPHE Est un néologisme outrancier et arbitraire.On peut dire extrémement abattu.CELUI! - CEUX; CELLE - CELLES Doivent être suivis de la préposition de ou d\u2019une proposition relative, On: dira: Ceux qui ont été choisis, et non: Ceux choisis.(à suivre) En fait, il se pourrait même que le projet annoncé à la veille des élections fédérales en octobre dernier, ne voit jamais Je jour, du moins pas dans la forme rendue publique à l\u2019époque.On se rappellera que le ministre Jean Chrétien à grand renfort de publicité, faisait savoir à cing jours des élections que le gouvernement fédéral en était arrivé à une entente de principe avec le ministre des Affaires culturelles du Québec.En vertu de cet accord, on solutionnait l\u2019épineux problème de la possession du terrain en effectuant un échange avec Ottawa qui cédait à Québec un vieux moulin et un terrain dans la région de Montréal.C\u2019était l\u2019euphorie, le comité des Vieilles-Forges qui avait consacré de nombreuses journées à l'affaire était content, le maire, les députés et l\u2019ensemble de la population, tout le monde était heureux.Or, voici que sept mois après les élections, la situation s\u2019a- vére tout autre.On est dans une impasse, l\u2019entente verbale qui serait survenue entre monsieur Chrétien et le ministre Claire K.-Casgrain dans les cadres du fédéralisme rentable, ne s\u2019est jamais matérialisée et il appert qu\u2019on est plus loin que jamais d'un accord.Le Québec exigerait aujourd\u2019hui des meilleures garanties que celles mises de l\u2019avant l'automne dernier et aussi que le fédéral verse plus qu\u2019un million de dollars au cours es prochaines années.Il est vraiment malheureux que le projet des Vieilles- Forges, qui est d\u2019une importance capitale pour notre région, fasse encore l\u2019objet de petites chicanes stériles et soit le jeu des politiciens.Il nous semblait que depuis dix ans, on avait assez perdu de temps avec cette affaire.Mais non, plus ça change, plus c\u2019est pareil, on jette de la poudre aux yeux, on déforme quelque peu la vérité.Bref, on se foute de nous et nous en avons marre.Si pour solutionner ce litige il faut avoir recours à l\u2019autorité des messieurs Bourassa et Trudeau, qu\u2019ils interviennent, Il faut classer l'affaire des Vieilles-Forges vite et bien, Sachez messieurs les politiciens que la population a de la mémoire et n'aime pas se faire chanter deux fois la même chanson.JACQUES GINGRAS Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendiredi, le 18 mai 1973 IY VOIX GRAVE PAR L'ABBE HERMANN PLANTE Après une carrière de plusieurs siècles, à nulle autre comparable, le catéchisme, ce pédagogue au col raide, a été mis à sa retraite.Subrepticement: personne ne l'a prévenu, ni consulté, ni averti une fois le fait accompli.Son procès fut tenu à huit-clos et soudain il a réalisé que sa chaire était occupée.Sans égard aux services qu'il avait rendus et qu'il pouvait rendre encore.Sans pension d'aucune sorte ; il n'avait, du reste, jamais envisagé cette éventualité, vu qu'il se sentait en pleine forme et se croyait immortel comme l'Eglise, sa mère.Ainsi, ce solide vieillard, qui n'avait connu que des prospérités, expérimentait, à son tour, que les malheurs appréhendés nous frappent rarement, tandis que nous sommes atteints en plein front par des coups inattendus, voire contraires à nos prévisions.Il ne sait trop à qui s'en prendre.Aux catéchètes ou aux théologiens ?Aux laïcisants ou à de puissants fonctionnaires ?Peut-être aux communistes ?Aux évêques ?Bref, à tout le monde, sauf à lui-même.Il savait, en tous cas, que le coup avait été ourdi par une minorité agissante, avec la connivence tacite d'une minorité silencieuse et d'une majorité apathique.C'est toujours la même histoire.Nul maintenant ne fait son éloge, peu lui manifestent quelque sympathie.Bien au contraire.La jeune catéchèse, sa fille, renie toute parenté avec lui et voudrait changer de nom.Petite folle ! Les étudiants ne le connaissent guère ei ne daignent même pas s'informer s'il est mort ou vivant ; mécontents de leur sort et très inquiets de leur avenir, ils ne s'intéressent, en général, au passé que pour lui imputer les malheurs du présent.Des parents justement alarmés lui rendent visite, parfois, mais ce n'est que pour lui faire de dramatiques confidences: \"Vous, on ne vous comprenait pas facilement et on ne vous a pas aimé comme on aurait dû, mais ce que vous nous avez enseigné, c'était de la religion, de la vraie.Celle qui vous remplace, ah! monsieur, si vous saviez! .Si vous saviez ce qu'elle enseigne à nos enfants et ce qu'elle ne leur enseigne plus! \u201d Ces propos faisaient ballotter le vieux catéchisme entre la désolation profonde et un secret contentement.Il préférait donc, dans son impuissance, rester tout seul, loin des flatteurs et des importuns.Il s'est noblement résigné à son sort, le coeur gros, bien sûr, mais nullement ulcéré.Comme il avait depuis longtemps pratiqué le dépouillement de lui- même, il conçoit et admet que l'enseignement religieux puisse se donner sans lui et par d'autres méthodes que les siennes.Après avoir tant et tant voyagé, rencontré de si hauts personnages, oeuvré en des milieux si divers, voila qu'il est brutalement coupé du monde et confiné dans une bibliothèque qui n'est fréquentée que par des érudits de l'ancienne génération.Le passage subit de la pleine activité à un complet désoeuvrement provoque chez la plupart un choc terrible qui se répercute jusque dans le physique.Les athlètes pour qui le corps est comme un dieu, les travailleurs qui n'ont que leurs bras pour gagner leur vie, les activistes qui se désertent eux- mêmes, quand l'âge, la maladie ou la retraite les clouent sur place, dépérissent et se recroquevillent comme des feuilles détachées de leurs branches, tandis que les sages qui ont su, dès leur jeunesse, apprécier la grâce et le temps, cultiver la maîtrise de soi, rechercher la vérité et aimé la beauté, s'épanouissent dans les mêmes conjonctures et produisent des fruits mûris à point, comme des chênes qui s'alimentent à leurs propres racines.Le catéchisme, n'ayant jamais été le jouet de ce qui brille, bouge et amuse, joint à la supériorité de l'esprit l'étendue des connaissances et l'habitude de la réflexion.Il peut donc tirer de son tut intérieur de quoi nourrir ses journées.Il loge, indépendant et fier, avec d'indéfectibles amis, intellectuels de haute renommée, experts en théologie.Notre bon vieux s'installe, en pantoufles, tout auprès d'une large fenêtre, dans un pan de lumière et une zone de tranquillité.Quel privilège que de pouvoir enfin s'entretenir tout à loisir et sans être dérangé avec les génies de l'humanité ! Le catéchisme, en cet état, n'envie plus rien ni personne, tant il est heureux de plonger dans la Bible, de passer, quand bon lui semble, des Pères aux docteurs de l'Eglise, puis à Bossuet, puis à l'une ou l'autre des sublimes épopées chrétiennes : La Divine Coméde, Le Paradis Perdu, La Jérusalem délivrée, les Martyrs.Que de puissantes conceptions, que de sentiments purs, que d'expressions merveilleuses ! Pourquoi, se demande-t-il, ce commerce si bienfaisant n'est-il accordé qu'à une infime minorité et est-il le plus souvent retardé jusqu'au déclin de la vie ?Pour se détendre, le catéchisme prie, ou médite, ou rêve, ou contemple, ravi, la frondaison des érables que caresse la brise et le bleu du ciel que sillonnent les nuages diaphanes.Le soir et aux heures d'insomnie, il s'amuse à écrire ses Mémoires.Vraiment, il se sent du goût et possède toutes les aptitudes pour ce genre d'écrit : outre qu\u2019il n'a rien à cacher \u2014 chose rare chez les vieux, il a la probité d'un historien, il est doué d'une mémoire exceptionnelle et il est totalement dépourvu d'imagination.Cela débute par une autobiographie qui n'a pas sa pareille dans nos annales religieuses, sauf pour le style.Il était venu tout droit de la France, d'une France au temps de sa splendeur.Champlain l'avait invité à monter en grand honneur dans les premiers convois de colons.Les Récollets, puis les Jésuites l'avaient présenté avec autorité aux Indiens.Malheureusement, ces hommes des bois lui signifièrent qu'ils ne pouvaient concevoir un ciel sans gibier ; quant à son enfer, il ne saurait être plus épouvantable que celui où ils vivaient à l'année longue.Pis encore, dès que le catéchisme prétendit les forcer à la continence, à la fidélité conjugale et & l'amour des ennemis, ces impolis lui tournèrent le dos pour regagner leurs villages.A Québec, quel contraste ! Les gouverneurs, les uns après les autres, lui ouvrirent la porte de leur palais ; hormis les marchands, nos Français le traitèrent comme un envoyé du pape, l'écoutaient comme la voix de l'Eglise.Tous ne pratiquaient pas ce qu'il enseignait, mais quoi de plus normal ?Mgr de Saint-Vallier l'eut en telle prédilection, qu'il lui attribua son nom, vers 1708; tous les évéques apres lui le recommanderont avec insistance aux curés et ceux-ci l'imposaient aux parents et aux maîtres.Le catéchisme eût préféré n'avoir pas besoin de ces décrets ecclésiastiques; était-il donc à ce point dénué de compétence et de charme ?Vers 1750, Mgr Languet, de France, le sevra de la Bible et le dépouilla de la liturgie, puis, sous le régime anglais, il perdit graduellement de son poids, sinon de son prestige, de sorte qu'il lui fallut recevoir des transfusions de sang français.Quoique toujours bien musclé, il devint sec et plat.Dès lors, vers la fin du siècle dernier, il n'était plus connu que sous le nom de Petit Catéchisme de Québec.Il continua néanmoins & monter dans les chaires, à pénétrer dans les foyers et les écoles grandes ou petites ; il faisait le tour des classes, plusieurs fois la semaine, où il enseignait sans rencontrer de résistance ni même d'objections.Mieux encore, dans les Séminaires et collèges classiques il damait le pion à la philosophie elle-même, officiellement du moins et par ordre de préséance.Toutefois il n'a pu s'y maintenir qu'en empruntant des noms étrangers: Vandepitte, Lasfargues, Boulanger, Delogne, Falcon, Baumgartner.Ici se passa, en 1938, un incident qui aurait dû normalement compromettre sa position : l'Evangile et les Epîtres parurent au programme du prospectus.Mais, soit que les catéchè- tes n'en aient pas été avertis, soit qu'ils n'aient pas voulu ou n'aient pas pu en tenir compte faute de compétence, les choses allèrent à peu près comme devant.De sorte que, durant les vingt ans qui suivirent, le catéchisme a pu, en toute sécurité, ignorer des concurrents qui n'auraient pas tardé à devenir ses rivaux.C'est sur cette note de satisfaction que se termine la première tranche des Mémoires.La catéchisme hésite à les poursui- Vre, car il prétend, non sans raison, que personne assurément ne les lira et qu'ils aboutiront aux archives, enfouissement sans gloire dans la poussière.Au fond, il espère toujours qu'on viendra, un de ces jours, lui redemander ses services.Mais la caravane des jours a défilé sous ses yeux d'un pas mécanique et rapide et, loin de combler ses espoirs, elle a dissipé ses secrètes illusions.Non, sa retraite est définitive et elle commence à lui peser.À l'exil du monde succède celui du Vendiredi, le 18 mai 1973 coeur.On ne l'attaque pas, on l'oublie; parce qu'il ne peut plus rien faire, on n'est pas loin de croire qu'il n'a jamais rien fait qui fût digne de mention.L'euphorie des premiers mois triomphe difficilement de la monotonie des occupations, de la fatigue, de l'ennui.Comme tous les vieillards, le catéchisme a conscience de sa fragilité ; sa force morale ne le rend pas insensible à l'impression d'être inutile et à la perspective de sa fin prochaine avec son cortège de souffrances.Il a donc décidé de reprendre la plume.Ce lui sera une diversion à ses soucis et une raison de vivre utilement.Par cette nouvelle tranche de ses Mémoires, il veut avant tout élever un modeste monument à la justice et à la vérité, de façon à confondre hommes, femmes et enfants qui n'ont d'yeux que pour \u201cla statue de la liberté.Il écrit en traits indélébiles ce qu'il a fait pour notre Eglise et notre peuple.Et voyez! Son enseignement a véhiculé des connaissances essentielles en des formules immuables.Grace à lui, les catholiques du Québec étaient éclairés et fermes dans leur foi, constants au travail, courageux dans l'épreuve, sereins devant la mort.Bien qu'ils aient été, malgré lui, les chicaniers, les sa- creurs et les buveurs que l'on sait, ils s'étaient acquis la réputation de former le peuple le plus catholique du monde.Ils violaient la loi morale, mais ne la niaient point; s'ils commettaient le péché qu'ils détestaient, ils avaient assez de foi et d'humilité pour s\u2019en repentir et s'en confesser.On ne les voyait guère l'évangile à la main, mais ils en pénétraient leur vie quotidienne ; rarement parlaient-ils de la charité fraternelle, mais ils se dévouaient gratuitement les uns pour les autres, les parents pour leurs enfants, les professeurs pour leurs élèves, les étudiants pour leurs confrères et les pauvres pour de plus pauvres qu'eux.Ils croyaient en l'enfer qu'ils redoutaient, en la grâce qu'ils imploraient, en la miséricorde qu'ils espéraient.Les cinq ou dix justes que Dieu cherchait en vain dans les villes coupables, sans doute les trouvait-il dans la plupart de nos familles nombreuses.Le vaillant catéchisme en revendiquait l'honneur et le mérite, tout en faisant, bien entendu, la part à l'Esprit-Saint.Rien qu'à mettre cela blanc LE BIEN PUBLIC sur noir, d'une écriture fignolée et voyante, il éprouvait, à la fois, la fierté d'un père devant ses fils, le contentement d'un propriétaire qui évalue ses immeubles et l'ivresse d\u2018un convalescent qui musarde sous la frai- cheur des bois.Pourtant, comme tout le monde et surtout les retraités, il traverse de brèves périodes de neurasthénie.Aujourd'hui, la pluie, au dehors, tombe drue, fine et glacée.Le catéchisme est envahi par une noire mélancolie.Sa conscience profite de ces moments pour le harceler comme une guêpe.Rejeté dans son fauteuil, le regard méditatif, il établit, en toute loyauté, son bilan.Les remises en question d'aujourd'hui lui aident à déceler les points faibles de son enseignement et de ses méthodes pédagogiques.Certes, j'ai exposé la doctrine en toute son intégrité; je n'ai omis aucun des dogmes catho- iques, fussent-ils les plus élevés ou les plus déconcertants : la Trinité, la Croix, l'Immaculée- Conception.J'aurais dû, toutefois, compléter mon savoir par l'étude de la sociologie, de la Psychologie, des religions comparées, de l'amour, libre ou non.\u2018Pour faire passer le message\u201d, comme ils disent, j'aurais dû aussi changer un peu mon vocabulaire, employer des expressions courantes.Pourquoi, par exem- pe, m'en suis-je tenu mordicus à la vieille formule : Lecture de l'Evangile, quand il eût été si simple de dire : Célébration ou Proclamation de la Parole (par la parole)?Et moi, qui sais le latin et du grec, comment n'ai- je pas compris du premier coup, des mots aussi limpides pour l'esprit et aussi doux à l'oreille que : triomphalisme, intégrisme, structuralisme, subsidia- rité, ressourcement, sensibilisation, oecuménique, authentique, prophétique, pneumatique, problématique, charismatique, ké- rygmatique ?.Aurais-je perdu de rna lucidité, dont je suis si fier et qui, pourtant, redouble mes chagrins ?Voyons donc ! Est-ce à trois ou quatre cents ans qu'on enrichit son vocabulaire et qu'on étend son savoir, alors qu'on ne parvient même pas à modifier de bon gré un iota à son régime de vie, ni à corriger une seule de ses habitudes ou de ses manies ?\u201cJ'ai davantage encore en- - seigné la morale, mais avec une forte tendance au rigorisme.On m'a traité de janséniste ! C'est qu'il est plus facile de susciter la crainte que d'inspirer l'amour.\u201cJ'ai fait réciter par coeur (combien de fois !).les commandements de Dieu et de l'Eglise et j'ai à peine effleuré les Béatitudes et le Sermon sur la Montagne.J'ai fait centrer toute l'attention, jusqu'au scrupule parfois, sur les actes bons ou mauvais, plutôt que sur la qualité de la conscience, l'orientation du coeur, la disposition fondamentale de l'âme.J'aurais dû exalter davantage les vertus théologales.Et les cardinales ?Qui peut seulement les nommer ?J'ai talonné de près les amoureux, alors que j'ai laissé en paix les haines, les jalousies et les perfidies monstrueuses.J'ai vu sans m'émouvoir l'orgueil, l'ambition et l'hypocrisie, ces vices pharisaïques qui n'empêchent personne de passer pour un monsieur, et j'ai fulminé contre l'impureté et l'ivrognerie qui rendent l'homme semblable à la bête.\u201cAi-je jamais parlé des vertus naturelles : la noblesse des pensées et des sentiments, la distinction des manières et du langage, la discrétion, la ponctualité, le souci du travail bien fait, l'indulgence envers le prochain et le respect de sa propriété ?Comment ai-je pu tolérer qu'un catholique pratiquant fût taciturne, défaitiste, rancunier, malpropre et grossier, buté ou bonasse, fielleux dans ses critiques, toujours de méchante humeur, et n'ait rien d'autre à déclarer en confession que d'avoir eu des mauvaises pensées et manqué à ses prières ?\u201cBt que n'ai-je mieux écouté les jeunes, suscité leurs questions, souffert leurs objections, Page 5 deviné leurs doutes et leurs problèmes, ménagé leur faiblesse | Que ferais-je aujourd'hui avec des méthodes qui ne laissaient aucune place au dialogue ?Quand la catéchèse actuelle a tant de misère, en dépit de ses attraits, de ses minauderies et de ses contorsions, à se faire embrasser par la jeunesse, moi, avec mon attirail de dogmes et de miracles, de prescriptions, de défenses et de menaces, si je voulais, comme jadis, m'imposer avec empire, non seulement je crierais dans le désert sans faire peur, mais j'y souléverais une violente tempête de sable.\u201cQue j'y consente ou non, mon règne est fini, mon temps est révolu.On a beau faire, on est tributaire de son siècle.J'ai eu tort, c'est vrai, grand tort ; je le reconnais.Mais, depuis le commencement du monde, le bon Dieu passe le meilleur de son temps à réparer nos erreurs et à combler nos lacunes.Comme tous les autres, j'ai été un serviteur inutile, mais j'ai fait de mon mieux, avec les instruments que j'ai crus les meilleurs.\u2018Hélas ! l'idéal nous est à tous inaccessible.\u201d \u2014 \" Comme l'étoile !\u201d, lui murmura une apaisante et mystérieuse voix.LE RALLIEMENT- Chez les directeurs de trafic Les directeurs de trafic des différents ports des régions environnantes et même de Québec se réunissaient dernièrement afin de discuter de leurs problèmes communs tout en fraternisant.Sur cette, photo prise lors de cette rencontre, on peut reconnaître, ,dans l\u2019ordre: M.Théo Lauzon, directeur du port de Trois-Rivières, Guy Biron, (représentant des industries de l\u2018amiante), Gordon Cooke (papier) et Ted Rothally (marchadise en vrac).Il ne fait pas de doute que ces rencontres favorisent le dialogue entre les responsables des différents ports et sont de nature à apporter \u2018des solutions valables aux usagers.(AÀ.B.) Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendiredi, le 18 mai 1973 (Collaboration spéciale) GUIGNOL Vous connaissez l\u2019expression: «Faire le Guignol ».Mais, saviez-vous que son origine est lyonnaise ?Pour éclaircir ce point, suivons la foule qui, par ce beau dimanche printanier, a envahi le Parc de la Tête d\u2019Or.Les enfants, accompagnés de leurs parents, y sont très nombreux.Les animaux du jardin zoologique ont leur préférence, mais aussi une autre attraction qui fait l\u2019objet de notre recherche: le Théâtre en plein air de Guignol.Le tintement d\u2019une clochette annonce justement une représentation et les amateurs se dirigent vers un kiosque situé au centre d\u2019une petite place bordée de grands arbres.Moyennant une somme modique, les enfants prennent place sur des bancs, dans une enceinte face à la scène, alors que les adultes se groupent derrière les barrières.En attendant le lever du rideau une musique gaie fait patienter les jeunes spectateurs.« Véritable Guignol du Vieux Lyon », lit-on sur une affiche.Enfin les trois coups et la pièce commence.Le décor est naïf et conventionnel.Les marionnettes entrent en scène.Guignol est toujours au coeur de l\u2019action: c\u2019est un personnage populaire, à la fois malicieux et sympathique, toujours à l\u2019affût d\u2019une farce ou d\u2019un bon tour à jouer au gendarme, à sa propriétaire, etc.Le dialogue est spirituel et semé de mots d'argot lyonnais.Guignol s\u2019adresse souvent aux « go- nes» ! qui lui répondent avec enthousiasme.Les poursuites, les feintes, les bastonnades se succèdent à la grande joie des petits et la saynète a toujours une heureuse conclusion, ponctuée par une chanson à boire des héros.Le Théâtre de Guignol a une histoire amusante qui vaut la peine d\u2019être contée.Nous sommes en 1769.Laurent Mourguet, un canut lyonnais, devient chômeur et pour gagner la vie de sa nombreuse famille, il se fait arracheur de dents.Comme, à cette époque, les opérations de ce genre ne sont pas sans douleur, il imagine de montrer une marionnette pour que ses patients pensent à autre chose.C\u2019est ainsi que naît Guignol.Un voisin, cordonnier de son état, vient souvent donner la réplique, mais comme il aime un peu trop le bon vin, VE ES EE EN i DONNE BIEN QUI DONNE À LA i : CROIX- : (ROUGE! Cn on on on om oF Mourguet le remplace par un deuxième personnage : Gnafron, au nez rouge et au grand tablier.Puis il y ajoute Madelon (la femme de Gnafron) et d\u2019autres comparses.L'affaire prenant de l\u2019ampleur, des représentations sont données à la campagne, dans la plaine des Brotteaux (aujourd\u2019hui l\u2019un des quartiers les plus cossus de Lyon).Elles ont beaucoup de succès et les Théâtres de Guignol se multiplient \u2014 dans les cafés entr\u2019autres, où les clients donnent joyeusement la réplique \u2014 mais aussi dans les familles où l\u2019on monte soi-même un petit spectacle de marionnettes, le dimanche.Les fils de Laurent Mourguet iront donner des représentations jusqu\u2019en Algérie.En 1969, on fêtait le deuxième centenaire de la création du Théâtre de Guignol.J\u2019ai pu voir au Musée de la Marionnette de Lyon, les premières poupées de Mourguet; elles sont fanées, défraîchies mais combien émouvantes.A ce même Musée \u2014 très intéressant \u2014 des marionnettes de tous les pays sont exposées dans des vitrines: marionnettes à baguettes, à fil, à tringles, etc.Pour ceux qui ont lu et aimé « La petite Fadette », j'ai remarqué les marionnettes sculptées par Maurice Sand et dont les costumes ont été confectionnés par sa mère, la célèbre George SAND, qui composait également les textes des pieces.A Lyon, en 1973, on peut toujours voir du théatre de Guignol, d\u2019abord au Parc de la Tête d\u2019Or, puis au Théâtre Municipal, enfin dans une petite salle du vieux Lyon «Le Petit Bouif » 2.A ce dernier endroit, l\u2019éclairage, les décors et le jeu de scène sont si bien agencés que l\u2019on a l\u2019impression de voir évp- luer des personnages réels.Aussi, si l\u2019on va dans les coulisses après la représentation, est-on tout étonné de constater la petite taille des marionnettes au repos; elles paraissaient beaucoup plus grandes pendant le spectacle, tellement elles semblaient vivantes ! On trouve encore des descendants de Laurent Mourguet parmi les animateurs de ces Théâtres de marionnettes qui perpétuent ainsi l'une des traditions lyonnaises les plus originales.Aujourd\u2019hui, comme hier, le Théatre de GUIGNOL continue a amuser les enfants.et les gens d\u2019esprit ! Marie PRAYAL Lyon, le 6 mai 1973.1.Enfant, en argot lyonnais.2.Bouf: savetier, cordonnier (en langage populaire).OPINIONS LIBRES Usure vs Pauvreté \u201cTroisième budget sans hausse de taxe\u201d, clame le premier ministre du Québec.Le contribuable moyen, dont le revenu est déjà amputé du tiers, par le fisc, est gravement handicapé dans sa fonction de consommateur, et il approche dangereusement le seuil de la pauvreté.Nos gouvernants doivent donc faire appel à l'emprunt.lls hypothéquent sans vergogne, la province et l'avenir de la génération montante, en octroyant un taux d'intérêt de 8%, aux créateurs et prêteurs d'argent, qui approchent, de façon inconsciente et criminelle du seuil de l'usure.Et pourtant, il existe des solutions logiques à ces problèmes financiers absurdes.Le réservoir de notre Caisse de Dépôt, qu\u2019on maintient vide à dessein, pourrait s'adjoindre des succursales dans des endroits stratégiques, et il serait alimenté surabondamment en billets de la Banque du Canada, par l\u2019apport des deniers de l'Etat et l'épargne populaire.Les capitaux nécessaires au développement de la province y seraient alors disponibles, à un intérêt nominal, sans commissions ni frais de courtage, et surtout sans le parrai- Une découverte Je viens de découvrir que l'inventeur de la formule logique de l\u2019arbitrage des prix, qui aurait freiné la hausse du coût de la vie depuis vingt ans, est le sénateur Maurice Lamontagne, économiste et ancien élève du R.P.Georges- Henri Lévesque, ex-directeur de la Faculté des Sciences Sociales de l\u2019Université Laval.Tous les travailleurs syndiqués de la CSN \u2014 et peut- être aussi des autres centrales syndicales \u2014 attribuaient la découverte de cette invention à l'ancien chef ouvrier, Jean Marchand, vu qu'il en a parlé durant douze ans, précisant que l'arbitrage des prix était la solution pour freiner les augmentations de prix.Le fait que l\u2019économiste Maurice Lamontagne fut d\u2019inventeur de cette formule ajoute du poids à la valeur de l\u2019arbitrage des prix.L'ex-syndica- liste Jean Marchand avait un économiste pour l\u2019appuyer.Je ne croïs pas que deux cerveaux aussi brillants aient pu se tromper aussi longtemps.Le public est en droit de savoir pourquoi ces deux honorables messieurs sont devenus muets sur cette question.Qu'\u2019est- il advenu de leur formule logique de l\u2019arbitrage des prix?Il serait temps qu\u2019ils \u201csortent de leur patente\u2019.MAURICE DUSSAULT nage d'investisseurs étrangers ou indigènes.Un futur dépoant à la Banque du Québec, J.J.LAJOIE.Qu\u2019est-ce qu\u2019une Momie ?Les croyances funéraires dans l\u2019Egypte antique, indique le Dictionnaire de l\u2019archéologie (Larousse), liaient étroitement la survie de l\u2019âme à l\u2019intégrité de la dépouille mortelle, obtenue par embaumement; la momification était le résultat de procédés longs et minutieux, qui se doublaient dun rituel magico-reli- gieux.Elle durait soixante- dix jours.L\u2019embaumeur retirait d\u2019abord le cerveau, qu\u2019il retirait par les narines au moyen d\u2019un crochet métallique, et dissolvait au moyen d\u2019un liquide spécial la partie qui n\u2019avait pu être extraite.Puis il enlevait les viscères, qui étaient conservés dans des vases canopes.L'intérieur du corps était nettoyé avec du vin de palme et rempli de substances aromatiques, puis la peau était recousue.Le corps était ensuite déshydraté au moyen de cristaux de natron sec.Le corps, desséché, était lavé et enveloppé de fines bandelettes, dont la longueur, pour un embaumement de qualité, pouvait atteindre plusieurs centaines de mètres, et qui étaient imprégnées d\u2019un liquide aromatique les rendant adhésives.Des amulettes étaient glissées entre ces bandelettes à des places rituelles et dontri- buaient à la protection magique de la momie.Un masque était enfin appliqué sur le visage.Les Egyptiens embaumaient aussi leurs animaux sacrés, \u201cRéservation\u201d ou \u2018\u2018Location\u2019\u201d\u2019 ?Réservation, au sens d\u2019\u201caction de retenir une place dans un avion, un bateau, un hôtel, etc.\u201d, a été introduit en France par les touristes de langue anglaise, précise le Dictionnaire des difficultés ( Larousse).Francisé par l\u2019adjonction d\u2019un accent, il représente l\u2019anglais reservation, qui signifie \u201clocation\u201d (to reserve et to book sont symonymes: \u201cretenir (sa place)\u201d.Ce mot, qui est entré dans l\u2019usage, paraît vouloir concurrencer, en plus \u201cchic\u201d, le location français, avec lequel il fait double emploi.Dans un train, un compartiment peut être réservé pour la poste, mais une place est louée si elle a été retenue (et non réservée) par location.A noter, toutefois, que les bureaux de réservation des compagnies aériennes sont chargés de retenir les places dans la limite des disponibilités, mais ne délivrent pas les billets.Par là, ils diffèrent des bureaux de location, et cette nuance pourrait justifier une appellation particuliére.Haut pourcentage pour Trois-Riviéres .Claude G.Lajoie, député fédéral de Trois-Riviéres- Métropolitain, désire annoncer, par l'entremise du secrétaire d'Etat, l\u2019honorable Hugh Faulkner, dans le cadre du Programme des perspectives- jeunesse, que vingt-huit (28) projets ont été acceptés pour la circonscription de Trois-Rivières-Mé- tropolitain.Le montant global de ces projets se chiffre à $227,501 et procurent quelque 211 nouveaux emplois d'été.A l'échelle nationale, tous leg projets présentés et approuvés à travers le Canada représentent 13 29 par circonscription tandis que pour le Trois-Rivières - Métropolitain, ils représentent approximativement 27%.Féliciations aux promoteurs de ces projets.POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél.: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 +++ ttes LE BIEN PUBLIC 1563, rue Royale, Trois-Rivières 1-819-378-8404 Abonnement : $3.par année Vendiredi, le 18 mai 1973 en Le régime d'honneur Récemment plusieurs évasions de prisonniers ont été signalées au Québec.Chaque fois que certains prisonniers s'évadent, l'on trouve des gens pour exiger plus de sévérité envers ceux qui ont fauté.Il en résulte que, pour une poignée de prisonniers qui pour un temps prennent la clef des champs, la grande majorité est menacée de restrictions inutiles.Depuis quelques années l'on tente d'implanter dans les prisons du pays des modalités plus humaines et plus souples.Alors qu'autrefois on mettait l'accent sur la punition, l'on tend aujourd\u2019hui à considérer la majorité des prisonniers comme récupérables.On abrège les longues sentences, si bonne conduite me LE BIEN PUBLIC dangereux.On place les prisonniers dans diverses catégories en les sélectionnant selon l'âge et la gravité des délits.On a compris que la prison n'est pas toujours la solution idéale pour certains individus.Il y a toute une gamme de nuances qu'un tribunal est appelé à apprécier en rendant sentence.Certains condamnés pourraient même continuer à gagner leur vie en société tout en étant dans l'obligation de se rapporter en prison à chaque fin de semaine.On peut indiquer à d'autres placés sous le régime de probation de rentrer chez eux à certaines heures le soir et de fuir certaines compagnies.Ces gens sont soumis à un régime restreignant et s'ils ne s'y conforment pas, ils peuvent encourir une peine plus sévère, mais dans maints cas Il en résulte non seulement une attitude plus humaine donc au fond plus réaliste de la société envers eux, mais aussi de substantielles économies pour l'Etat et les contribuables, car il en coûte des milliers de dollars par année pour chaque prisonnier enfermé pour de longs séjours improductifs.Le régime d'honneur devra évidemment cesser dans les cas graves où un prisonnier: ne démontre aucune bonne volonté.Cependant dans leur propre intérêt nombre de prisonniers sont disposés à bien répondre à un régime d'honneur qui peut leur apporter des adoucissements.L'on me faisait remarquer récemment avec jutesse que notre régime d'exemptions d'impôts n'est pas sans faille.Pourquoi, par exemple, n'ad- mettrait-on pas comme reçus Page 7 el es mots ee ® Maurice Huot nes accordent à des proches, parents ou amis qui sont dans le besoin ou qui doivent recevoir une aide supplémentaire ?Evidemment il faudrait en faire la preuve.Mon interlocuteur soulignait que parfois l'aide de parents à de grands enfants même mariés, mais pour une raison ou l'autre incapables de joindre les deux bouts, peut atteindre parfois la forte somme.Pourquoi ces personnes qui consacrent ainsi des sommes importantes de leurs revenus pour suppléer aux prébendes de l'Etat seraient-elles pénalisées par l'impôt alors que des compagnies qui donnent aux oeuvres de charité des montants parfois pas plus importants en tiennent compte dans leur feuille d'impôts.I] faudrait voir ce qu'on peut faire en ce sens.Comme il y a.On libère aussi sur parole des prisonniers jugés non le régime mitigé ou de surveillance assez étroite suffit.de charité l'aide parfois substantielle que certaines person- quoi mais est d'être l'impôt rigoureux loin toujours juste.- _\u2014_\u2014_\u2014_\" _ \u2014 \u2014_m\u2014mæ _ _\u2014m\u2014mRmAR\u2014am\u2014m\u2014m\u2014\u2014m\u2014m\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 BILLET UN PEU D'HISTOIRE.Le 15 août 1561, tout de blanc vêtue, mune jeune femme de dix-huit ans.une jeune fille plutôt, appuyée au bastingage d\u2019une galère, regarde s\u2019éloigner les falaises de Calais.De grosses larmes roulent de ses yeux lumineux.C\u2019est Marie Stuart ! Elle quitte le royaume de France, sur lequel elle a régné durant une année et demie, après avoir demeuré à Paris depuis 1548.Elle porte le deuil de son mari, François II, un adolescent inélégant, « bouffi et boutonneux», qui vient de mourir, et Marie, reine d\u2019Ecosse depuis l\u2019âge de cinq ans, reine blanche de France, s\u2019en retourne vers son pays natal.Cette jeune fille n\u2019était point liée par le mariage, car François II ne fut jamais un épous pour elle.« La beauté de Marie Stuart, nous dit Brantôme, valait un royaume », Tandis que DuBellay soupirait: « Vous ne verrez jamais une chose plus belle ».Et Ronsard ajoute : « Au milieu du printemps, entre les lis, naquit ! Son corps, qui de blancheur, les lis même, vainquit.« Que l\u2019on me dresse un lit sur le pont, ordonne Marie; je veux dès l\u2019aube voir encore la France.» Une fois installée, elle s\u2019écria: « Adieu, France ! Je pense ne vous voir jamais plus!» -charme de Darnley C\u2019était déjà l\u2019automne lorsque Marie arriva à Edimbourg, puis au lugubre château de Holyrood qui sera désormais sa demeure.Que de difficultés attendent la reine blanche ! Elle est catholique, et devant elle, se dressent les protestants écossais !Sa vie sera une longue suite de déboires, de péripéties douloureuses, de drames religieux et judiciaires, de folles amours désespérées ! Et puis, elle doit se remarier; une reine blanche ne peut régner sur l\u2019Ecosse\u2026 Qui va-t-elle choisir ?Un candidat se présente : Lord Henry Darnley (Stuart par son père, Tudor par sa mère), donc son cousin.\u2018Marie le trouve à son goût.D'ailleurs la grâce et le s\u2019accompagnent de qualités viriles: il monte à cheval, chasse et danse à la perfection; en outre, Henry sait égayer les mornes soirées d'hiver par des récits les plus variés.Bien plus, il joue du luth, parle latin et compose des ballades.Cependant, malgré tout cela, il n\u2019est guère intelligent; on l\u2019appelle le « Genty Huteaudeau », un maître sot, de la sottise même ! A Wemyss Castle, où Marie Stuart reçoit son prétendant, elle en tombe follement amoureuse .Elle veut épouser Henry Darnley sans tarder .N\u2019est-il pas son cousin ?Catholique comme elle ?N\u2019affirme-t-il pas qu\u2019il l\u2019adore ?Il souhaite, lui aussi, cette union; mais, l\u2019ai- me-t-il vraiment ?Le 29 juillet, en la chapelle de Holyrood, Henry, à genoux devant Marie, lui jure fidélité et loyalisme, lui passant au doigt trois anneaux d\u2019or et de diamants ! Hélas, bien vite, la reine va se rendre compte qu\u2019elle a épousé un incapable, un fourbe, un ivrogne, un coureur de jupons.Ambitieux, fat, imbécile, le «Genty Huteaudeau » n\u2019a qu\u2019un désir: la soif de régner ! Malheureusement, il a conquis le coeur de Marie, qui découvre l\u2019amour dans ses bras ! La Reine le nomme « comte de Ross» et Lord « d\u2019Ardmanack ».Dans l\u2019intervalle, un certain italien du nom de David Riccio, remplit l\u2019office de maître de chapelle à la Cour.Cet office l\u2019oblige à consulter la reine Marie assez fréquemment; c\u2019est alors que Henry devient l\u2019âme d\u2019une conspiration de jalousie ! et l\u2019italien Riccio tombera percé de cinquante coups de poignards ! Après tant de fourberies, la reine Marie déchante un peu, et son amour se meurt, pour celui qui se fait maintenant appeler: le Roi.Elle jetterait plutôt les yeux du côté de Lord Bothwell, qui cumule les fonctions d\u2019intendant et de shérif d\u2019Edimbourg.Depuis longtemps d\u2019ailleurs, il fait une cour assidue a la reine, qui cédera a la force et l\u2019épousera.Il faut dire, que, auparavant, Bothwell faisait étrangler par des complices le roi Henry lui-même.(assassinat odieux qui ne restera pas sans punition).Le régicide suscita une insurrection générale par toute l\u2019Ecosse.Enfin, n\u2019en pouvant plus de résister à la Réforme et aux projets secrets, diaboliques d\u2019Elizabeth d'Angleterre, la reine Marie dut abdiquer en 1568 et s\u2019enfuir en Angleterre même où la reine Elizabeth 1ère y régnait en ce temps-là, avec despotisme et arrogance.Elizabeth d\u2019Angleterre (fille d\u2019Henri VIII et de Anne Boleyn), était la cruauté faite femme.Elle fit emprisonner Marie Stuart, qui véeut dix-huit longues années de captivité et de chagrin.et finalement, l\u2019abominable reine de l\u2019Albion la fit décapiter en 1587.Marie Stuart n\u2019aima vraiment avec passion, que son deuxième époux: Lord Henry Darnley, à qui elle donna un fils: Jacques VI d\u2019Ecosse, qui devint plus tard Jacques ler, roi d\u2019Ecosse et d'Angleterre.Et puis.et puis .qui a bien pu dire un jour, et proclammé que les princesses et les reines étaient toujours heureuses ?CELINE LEBLANC * En plus de connaissances historiques acquises avec les années, ces recherches ont été aidées.certains détails concernant cet article ont été puisés dans des manuels d'Histoire et dans \u201cParis Match\u201d.Le soleil descendu La nuit venue Dans le noir ébéne Seuls leurs yeux Phares éteints.INCOGNITO Sortent les femmes jolies Transparents comme le plus pur cristal Eclairent leurs pas lentement Vers le matin gris de brouillard Alors sous la pluie elles entrent MAURICE GABIAS Page 8 LUNETTES Nicole ON.Leclerc OPTICIEN D'ORDONNANCES (Face à pascal) Centre d'Achots Trois-Rivisres-Ouest on 378-6631 4424, boul.Royo! VENEZ HABITER MAINTENANT Une maison pas comme les autres 50 FUTURA vendues Visites: 2 à 5 h.\u2014 7 à 9 h.tous les jours.40, rue OUIMET \u2014 PROXIMITE NOUVEAU PONT 374-3478 \u2014 378-3955 \u2014 378-6888 \u2014 379-3037 LE BIEN PUBLIC Vendiredi, le 18 mai 1973 ; ; 7 0 TH TE ET CGO EN \" RCE fé, ETH TERY x en vue des Jeux .1 Olympiques de 76 La 5ème Assemblée générale de la Confédération des Sports re- greupant l\u2019élite dirigeante sportive québécoise s'était réunie en fin de semaine à Trois-Rivières.Le but de lo réunion était de prendre connaissance des nombreux rapports et d\u2019élire le nouveau conseil.Deux invités d'honneur étaient présents soit le député Paul Phaneuf et M.Roger Rousseau, président des Jeux Olympiques de 1976.On peut voir sur cette photo le nouveau président M.» meni = NN le HUILE A CHAUFFAGE py I ALBERT H® LACHARITE J [oR © 4.46 24 3 HEURES PAR JOUR.COURSES ® COURSES ® COURSES NOUS ASSURONS VOTRE CONFORT, Gérald Simon, Pierre Leblanc, coordonnateur au Conseil des Loisirs de la Mauricie, une hé- tesse et publiciste et M.Wodowski, v-p.à l'exécutif.(A.B.) EDUCAD \u2026 c'est votre affaire \u2026 Objectif \u2026 Accessibilité \u2026 La première chronique étalait quelques exemples entre mille et une situation qui confrontent aujourd'hui l'adulte | engagé dans le complexité des techniques nouvelles ou préjudiciés, 4 la base par un, manque de formation académique.Une création du Ministère de l\u2018Education La Drection Générale de l'Education aux Adultes est une création du Ministère de l'Education et constitue un agent de promotion de la main d'oeuvre Québécoise.\u201cL'objectif vitime du Ministère de l'Education en créant la Direction Générale de l'Education aux Adultes demeure en réalité la transformation d\u2019un système d'éducation traditionnellement concentré sur l'enfant en un système d'éducation permanente pour des hommes qui n'auront jamais fini d'apprendre dans un monde en perpétuel changement\u201d (Réf.: cahier des précédures D.G.E.P.no 1) Le Service d'Education aux Adultes de la Commission Scolaire Régionale des Vieilles Forges contribue à la réalisation de cet objectif par des programmes de formation s'échelonnant depuis l'éducation de base jusqu'au secondaire V.464 St-François-Xavier, Trois-Rivières \u2026 une adresse à retenir: c'est là où se trouve le Centre d'informations et de renseignements du Service d'Education aux adultes de la C.S.R.V.F.Son activité ne se confine pas cependant à ce lieu uniquement.Le service dispose de nombreux centres de formation (écoles) sur tout le territoire desservi par cette méme Commission Scolaire.\u2018 \u2026 Si vous ne pouvez vous rendre au .464, St-François-Xavier, Trois-Rivières le Service d'Education aux Adultes va vers vous.En effet, si un groupe, une association, située dans les limites du territoire concerné, manifeste le désir de suivre certains cours, le service fournira des locaux et déléguera sur les lieux le ou les professeurs qui se chargeront de dispenser les cours désirés, \u2026 Enfin, vous ne pouvez pas vous rendre au 464, St-François-Xavier, Trois-Rivières et vous ne pouvez pas davantage vous joindre à un groupe .alors faites appel à la Division des COURS PAR CORRESPONDANCE dispensés par le Service d'Education aux Adultes.! Cette abondance de moyens veut rendre accessible au plus grand nombre, une formation mieux adaptée aux exigences de notre temps et le recyclage périodique d'une main d'oeuvre concurrencée par l'avènement de l\u2019automation.À ce dernier poste, votre Service d'Education aux Adultes collabore étroitement avec toutes institutions engagées dans la formation spécialisée telles que: La Commission de Formation Professionnelle, les Centres de Main d'Oeuvre du Canada et du Québec.Soyez fidèles à EDUCAD !.la chronique vouée au service de l'adulte étudiant.Celle de mardi prochain traitera de l\u2019admissibilité aux cours que dispense la GSRVF à travers son service d'Education aux Adultes, une formation spécialisée.: : CLAUDE-G.LAJOIE LTEE COURTIER / CONSTRUCTEUR MERCREDI, VENDREDI ct DIMANCHE SOIR 8 heures ATTENTION GUICHET DE VENTE À L'EXTERIEUR DE L'ESTRADE OUVERT DE 5h À 7h15 TOUS accompagnés ou non LES SOIRS DE COURSES ne sont pas admis.\"i COURSES ® COURSES *® COURSES LICENCE COMPLETE ADMISSION: $1.25 Mercredi, soirée des dames 50° Les enfants en-dessous de 16 ana SISHNOJ e SISHNOD wn w wn 1 2 oO oO ® mn w mn La > Oo © Vient de paraître MAURICE DUPLESSIS ET SON TEMPS ROBERT RUMILLY TOME |: 1890 - 1944 722 pages - Hors-texte TOME Il: 1944 - 1959 750 pages - Hors-texte 2 volumes dans un boîtier cartonné $20.00 En vente partout et chez Fides DES 245 est, boul.Dorchester Montréal 129 - Tél.: 861-9621 Service d\u2019education aux adultes Commission S:olaire Régionale des Vieilles Forges "]
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