Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 30 mars 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le bien public, 1973-03-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ke 19 rue Le Nontreal 6le année Trois-Rivières, No 13 Vendredi, le 30 Mars 1973 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 J.Raymo nd Denaulb Royer Ouest fev ote Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: 53.00 par année * La copie: 10 cents pere Le berceau vide On n'obéit plus guère chez chez nous à l'incitation biblique, reprise par le Christ : « Allez, croîssez et multipliez- vous.» La conjoncture économique a sûrement joué dans cette évolution des moeurs.I arrive que la courbe démographique des Canadiens français est désormais, descendante, même au Québec où la baisse de natalité atteindra bientôt un seuil critique.De ce fait, le maintien de la majorité francophone se trouve en danger, particulièrement dans la région de Montréal où les autres grou- nes ethniques ne connaissent pas la même baisse.Selon un rapport de la commission d'enquête sur la santé et le bien-être, récemment rendu public par M.Castonguay, la dénatalité a commencé à se faire sentir au Québec en 1959, De 1959 à 1969 le nombre absolu des naissances a baissé de plus de 12,000 à moins de 7,000 en moyene, par année.Si l\u2019on cherche les principaux facteurs liés à cette dénatalité « on les trouve dans l'urbanisation, la sclolarisation et l'émancipation de la femme.Ajoutons à ces facteurs l'effet limitatif de la pilule anovu- lante et l'on verra pourquoi le taux de natalité au Québec est passé de 29.7 en 1957 à 14.8 en 1971, pour devenir le plus bas de toutes les provinces au Canada.Le démographe Jacques Henripin assure que la reproduction des générations est encore assurée, mais à la condition que les jeunes femmes de demain ne décident pas d'avoir de moins en moins d'enfants, Comme on le voit, le Québec francophone à bout de souffle n'est guère en situation de prétendre à la pérennité bien longtemps.S'il doit faire l'indépendance politique, qu'il se hâte, pendant qu'il donne encore l'impression de la force.En 1980, il sera déjà trop tard, selon des prospections démographiques inquiétantes, pour ne pas dire alarmantes.Clément Marchand 2 Le Ministre de l\u2018Industrie et du Commerce était de passage à Trois- Rivières et plus précisément devant la Chambre de Commerce locale.Auparavant, il avait visité trois industries locales, la CIP, la Wabasso et la Domtar.On peut le voir ici, avant son allocution, en compagnie de MM.Arthur Rousseau, délégué industriel à Trois-Rivières, pour le Ministère de l\u2019industrie et du Commerce, Guy Bacon et Pierre Laforte, homme d'affaires bien connu.(A.B.) Le rôle fondamental de l'Université du Québec à Trois-Rivières et le but ultime de tous ses organismes el de tous ses membres, c'est de permettre aux étudiants de faire I'apprentissage réussi de la science grâce à l'enseignement et à la recherche.L'Université doit être une présence authentique et efficace au milleu régional dont elle fait partie.Voilà les élements essentiels d'une synthèse critique présentée par le recteur Gilles Boulet, après quatre ans d'existence de l'Université, devant les membres du personnel ensel- gnant, les étudiants et le personnel de l'U.Q.T.R.ky L'élude reéirospective du recteur englobait quant \u2018points d'intérêt \u2014 l'intéraction des personnes et des organismes constituaht l'U.Q.T.R., le dynamisme et l'esprit de créativité nécessaire à une vie usiversitaire qui se développe vraiment, les exigences de la présence dans un milieu régional spécifique et enfin les axes de développement que l'U.Q.T.R., s\u2019est fixé.Le recteur a ensuite élaboré et a situé l'Université dans sa véritable dimension.Ces considérations autorisées ont fait refléchir l'auditoire à plus d'un passage.(A.B.) ROUTES FLUVIALES La voie maritime du Saint-Laurent connait le début de saison le plus pré- ccce de ses quatorze ans d\u2019existence.Les premiers navires à destination des villes américaines des Grands Lacs ont commencé à l\u2019emprunter trois semaines plus tôt que l'an dernier et l\u2019on prévoit une saison record.On s\u2019est souvent demandé si l'ouverture de la voie maritime du Saint-Lau- rent n'avait pas affaibli Montréal et donné une impulsion directe a 1'économie torontoise.La situation de la métropole québécoise s\u2019est en effet détériorée depuis que les navires porteurs des richesses d\u2019outremer passent sans trop ralentir devant un port en perte sérieuse d'activités.On se demande également si la concrétisation du projet n\u2019a pas surtout servi les intérêts américains.Une fois de plus le Canada a essuyé la rude mise en échec de l'once Sam.et, par la suite, laissé la voie libre vers les Grands Lacs, après Jl\u2019avoir longtemps obstruée à son avantage.Comme toujours, le Canada a dû se comporter en bon voisin d'un géant accapareur.C.M.L\u2019 INSTITUT S\u2019ALLEGE Tout ne semble pas aller pour le mieux a l\u2019Institut Psycho-Social, dirigé par le Dr Jean Dargis.Un petit groupe de « professionnels » y intrigue depuis quelqua temps, tentant, à défaut d\u2019y saper l'autorité du directeur, d\u2019y instaurer un climat d'indiscipline et de résistance a tout ce qui s'oppose à ses prétentions.Dix de ces « spécialistes » ont déjà remis leur démission que la direction a acceptée avec empressement.On espère qu\u2019avec le départ de ces mécontents, l'Institut Psycho-Social, à demi paralysé par les discussions interminables, retrouvera son efficacité après sept mjois d\u2019affrontements entre l'autorité, dû- ment appuyée par le ministère, et quelques membres de son personnel.On ne permettra sûrement pas aux démissionnaires d\u2019intriguer davantage et, si la chose devait sa produire, le personel restant en place devrait éviter de céder à des pressions exercées de l'extérieur ; cela, pour éviter, cette fois, des congédiements.Le ministère des Affaires Sociales suit de près l\u2019évolution d\u2019un conflit qui ne vient aucunement de l'incompétence du directeur mais plutôt de l'hostilité d\u2019un groupe plus enclin à contester qu\u2019à collaborer.On peut cependant se demander si la direction n\u2019a pas manqué de souplesse et de dynamisme en permettant à cette petite insurrection de se politiser au point d\u2019irréconciliabilité qu\u2019on lui connait aujourd\u2019hui.C.M. Page 2 Comment le bon Père Frédéric et le saint Frère Didace Pelletier appartiennent aux Trois-Rivières Le Franciscain Frédéric Janssoone, connu sous le nom du bon père Frédéric, vécut de 1838 à 1916.Les Franciscains des Trois-Rivières, dont il fut, lui consacrent deux brochures remplies de substance, préparées sous la direction du Père Romain Légaré, vice -postulateur de sa cause de béatification.La première s'intitule Connaissez-vous le Bon Père Frédéric, due à la collaboration de divers contemporains, dont le célèbre et regretté Père Ephrem Longpré, médiéviste de réputation internationale, tandis que la seconde présente une vie en raccourci du serviteur de Dieu, d\u2019après ses propres textes.Si le Père Janssoone, Français d\u2019origine, fit du Canada son pays d'adoption, s\u2019y fixant surtout aux Trois-Rivières, cela ne remonte qu\u2019à juin 1888, alors qu\u2019il atteignait cinquante ans.Il comptait déjà deux autres carrières à son actif, l\u2019une en France et l\u2019autre au Proche-Orient, missionnaire des Lieux Saints à Bethléem et à Jérusalem, prédicateur et aumônier au Caire, en Egypte.Il atteint là-bas le plus haut poste destiné à un Franciscain français en Terre Sainte : premier assistant ou second dignitaire de la Custodie frangis- caine qui compte alors 350 religieux.Nommé pour six ans, il y reste douze, vient entre temps au Canada, ou il passe huit mois, en 1881- 1882.Il revient au pays en 1888, dès lors me le quitte plus, passant le plus clair de son temps aux Trois-Ri- vières et au Cap de-la-Ma- deleine.Il meurt à Mointréal en odeur de sainteté, le 4 août 1916, âgé de 77 ans.Le Père Frédéric voit le jour à Ghivelve, miodeste village de la Flandre fram- çaise, il y a près de 135 ans: le 19 novembre 1838.Il passe les vingt-huit derniéres années de sa vie au Canada, son pays d\u2019adoption, après une douzaine en Palestine, qu\u2019il dit son pays d\u2019élection.Si le père Frédéric fut le saint religieux que l\u2019on sait, il mit du temps à devenir prêtre, les circonstances jouant contre lui.L\u2019ILLETTRÉ RE Il n'est pas a la moitié de ses humanités que sa mère, devenue verive et chargée d\u2019enfants, tofïnbe dans une pauvreté vpisine de la misére.Pour lui {venir en aide, Frédéric abandonne ses livres et se mue en commis voyageur dans la petite ville d\u2019Estaire, Cela va durer huit ans.A la mort de sa mère en mai 1861, il met les bouchées doubles \u2018 pour terminer ses jétudes classiques, entre au noviciat franciscain d\u2019Amiens en juin 1864, Ordonné prêtre le 17 a- ioût 1870, il sera aumônier militaire pendant la guerre franco-prussienne, avant de devenir un des fondateurs puis supérieur du couvent franciscain de Bordeaux.Il cesse de missionner en France dès 1876, pour tomber dans son aventure de Palestine, puis celle du Canada.Il faut noter la rencontre, en pays trifluvien, de deux figures comme celles du Frère Didace Pelletier et du Père Frédéric Janssoone, à quelque deux siècles de distance.Ils appartiennent à la même famille religieuse, l\u2019un étant Récollet, l\u2019autre Franciscain, mais l\u2019on n\u2019est pas sans savoir que Récollets, Franciscains et Capucins sont tous fils de saint Francois d\u2019Assise.Né en 1657 a Beaupré, prénommé Claude à son baptême, le Frère Didace fut le premier frère convers du pays à entrer chez les Récollets de la Nouvel- le-France, et il mourut en odeur de sainteté aux Trois- Rivières, le 21 février 1699.Claude Pelletier et sa soeur Marguerite, d\u2019un an plus jeune, furent confir- \u2018més par Manseigneur de Laval, premier évéque de Québec et de la Nouvelle- France.Entré chez les Récollets en 1678, en qualité de frère convers, il y prend le nom de Didace et passe sa vie à exercer son métier de charpentier-menui- sier, dont dl apprit les rudiments en sa jeunesse.Il travaille à la construction de nombreux couvents et églises de son ordre, en Nouvelle-France et jusqu\u2019en Terre-Neuve.Il meurt aux Trois-Riviè- res en 1699, laissant une réputation de religieux prédestiné.Le Père Fréderic fut au dix-neuvième siècle le plus zélé propagandiste du Frère Didace, dont il ne cessa de dire le parfait esprit de sainteté.LE BIEN PUBLIC TRIBUNE LIBRE Vendredi, le 30 mars 1973 ORNIERE OU AUTOROUTE La fonction premiére du gouvernement du Québec consiste à percevoir l\u2019argent nécessaire à son administration.On récolte donc cet argent sous des formes et des couleurs variées, qui s\u2019appellent: taxes, emprunts, subsides fédéraux, loteries, permis, amendes, cotisations à des fonds de rentes, d\u2019assurance-maladie, d'accidents du travail.Ces récoltes monétaires s\u2019effectuent également par l'entremise de commerces et d\u2019institutions étatisés, tels l\u2019Hydro-Québec, la Régie des alcools, les hôpitaux, les universités.Ces rentrées massives de dollars, qui requièrent des régiments de collecteurs Canada pénètrent dans l\u2019antichambre du Ministre des Finances, ils sont automatiquement éjectés de leur trajectoire, et sont obligés d\u2019al- cial.armés d\u2019ordinateurs, se chiffrent par milliards, et s\u2019échelonnent dans une rotation perpétuelle.Mais, dès que ces billets de la Banque du ler faire un long détour dans les ornières sinueuses du monopole bancaire privé, qui se prétend, de droit divin, l'unique et éternel dépositaire des deniers de l\u2019État.Tôt ou tard cependant, ce rôle vital de réservoir sans fissure, devra être assumé par notre Banque ou Caisse de Dépôt, qui deviendra alors l\u2019autoroute où convergeront les circuits financiers de notre système économique et so- Un futur déposant à la Banque du Québec, J.J.LAJOIE, 825, Trois-Rivières.rue Ste-Geniève, OPINION LIBRE GRAINS DE BON SENS Dans le Bien Public du 2 mars, nous avons lu un essai philosophique, sous le titre Y a-t-il nécessairement opposition entre la Science et la Foi?\u2014 L'auteur donne une explication embarrassée : «J'ai trouvé une foule de réponses.Cette question ne peut avoir de réponse catégorique.» -\u2014 Il aurait dû tout simplement consulter un bon traité d\u2019apologétique.Certes, on trouve des esprits peu éclairés qui donnent des réponses contradictoires.Mais l\u2019Eglise nous a donné une réponse catégorique: il n\u2019y a pas d\u2019opposition entre la Science et la Foi, car elles ne sont pas sur le même plan: le natu- rei et le surnaturel.Chez un esprit normal et sincère, la Science devrait conduire à la Foi.Comrne disait un grand savant du XIIIe siècle, Roger Bacon: « Si un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science ramène à Dieu.» A motre époque où l\u2019idolâtrie de ia Science matérialiste a pris des proportions planétaires, nous avons connu un homme qui dominait tous les problè- ces, qui les jugeait et les résolvait magistralement; il prenait les savants par la main, pour les éclairer et les conduire à la lumière divine.Ce maître en sciences humaines et divines, le pape Pie XII, disait : «L\u2019Eglise m\u2019a pas peur de rencontrer l\u2019abi- me: certaine que toute vérité vient de Dieu, elle ne craint point les interférences.» Ce grand docteur qui a projeté de fulgurantes clartés devant les savants réunis en congrès à Rome, a montré que la Science peut servir de marchepied pour monter vers le Dieu créateur et maître du monde.L'histoire nous présente l\u2019alliance de la Science et de la Foi dans les plus grands savants chrétiens: Newton, Bacon, Képler, Galilée, Leibnitz, Cuvier, Fabre, Ampere, Farady, Pasteur, Laennec, Carrel, etc.Ces savants ont reconnu que les cieux et la terre proclament la gloire de Dieu et la puissance du Créateur.Mais revenons à notre apprenti philosophe.Après un acte de foi au Dieu créateur, il termine mal son exposé: «Cet infini, beaucoup le trouveront en la personne du Père, de Jésus fils et de l\u2019Esprit.Mais pour d\u2019autres, POUR MOI, ce Dieu est trop terrestre, trop ressemblant à nous dans notre médiocrité; et il ne nous suffit plus.» \u2014Orgueil de l\u2019homme, qui refuse l'Incarnation du Fils de Dieu.Saint Paul dit que le Christ s\u2019est abaissé jusqu\u2019à notre humanité (sauf le péché), pour nous sauver et nous ouvrir le ciel.Notre philosophe aurait-il oublié son Catéchisme ?T1 termine par une profession de foi si confuse quelle tourne au panthéisme: «POUR MOI, Dieu c\u2019est l\u2019infini, c\u2019est le monde, c\u2019est tout ce qu\u2019on ne peut expliquer, qu\u2019on ne pourra jamais approcher, encore moins saisir.» \u2014 Raisonnement absurde: le monde, l\u2019atome confondus avec le Dieu infini! .Il devrait comprendre que Dieu est le Créateur qu\u2019on ne peut confondre avec aucune créature matérielle (monde, atome)\u2018; que Dieu est un pur Esprit, infiniment parfait, absolument distinct de la matière.Qu'il relise l'Evangile pour comprendre que ce Dieu infini s\u2019est abaissé jusqu\u2019à notre humanité dans l\u2019Incamation, qu\u2019il a voulu instituer la Sainte Eucharistie pour nous permettre de l'approcher, de le saisir, même de le manger enfin qu\u2019il nous appelle à nous unir à Lui, dans la gloire du ciel.Egaré dans une fausse philosophie, notre auteur semble nier toute cette magnifique destinée a laquelle Dieu nous appelle dans sa bonté ineffable.Je suppose charitablement que notre jeune philosophe s\u2019est mal exprimé, que son texte a trahi sa pensée; car je présume qu\u2019il doit être un bon chrétien.JEAN-PAUL.LE PARC AUTOMOBILE MONDIAL Le nombre total de véhicules en circulation ou susceptibles de circuler, indique la Grande Encyclopédie (Larousse), c\u2019est-à-dire le parc automobile mondial était de 67 millions en 1955 et de 90 millions en 1960; il est de 190 millions en 1970.Le parcours moyen annuel des voitures particulières augmente lui aussi : en 1958, une voiture parti- culiére parcourait 9,000 km par an en France et 14, 000 km en Allemagne; en 1970, les trajets moyens étaient passés respectivement à 11,000 km et à 16, 500 km.Le parc des co- mions et celui des deux- roues sont aussi en pleine expansion.André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 Vendredi, le 30 mars 1973 CIl C Peine capitale L'on ne voit pas pourquoi en présence de la montée de la criminalité et soutout de la particulière malice de certains crimes, la peine capitale ne serait pas rétablie?Pourquoi aurait-on plus pitié des meurtriers que de leurs victimes ?Que l'on soit plus rigoureux au cours de procès pour meurtre afin de mettre toutes les chances possibles du côté de l'accusé, soit.Mais pourquoi ceux qui n'hésitent pas à tuer de sangfroid ou même sous l'influence de drogues seraient-ils épargnés ?En réalité, la peine de mort pour certains types de criminels irrécupérables est plus douce que la prison à longue portée.Car la prison à perpétuité ou pour de très longues années est pire que la peine de mort.Elle détruit l'homme à toute fin pratique.Et puis celui qui n'a aucun espoir de s'en sortir n'hésitera pas, croyant se libérer, à tuer dans certains cas, car son sort ne serait pas empiré.Ce serait encore la prison.La peine de mort rétablie ce serait à nouveau la crainte \u201ccommencement de la sagesse\u201d pour plusieurs.La France terre de liberté Les récentes élections françaises en auront fait réfléchir plusieurs.Au premier tour de scrutin le front de la gauche était encouragé.au second tour plusieurs électeurs, par crainte de l'avènement de socialistes radicaux et même de communistes, changèrent leur vote en faveur des modérés et des gaullistes.C'était là sagesse.Certes les gaullistes ont saisi l'avertissement.Ils ont perdu plusieurs sièges.Ils corrigeront certaines de leurs attitudes.Mais enfin, la France a prouvé qu'elle ne veut pas du crois ou meurs et de la dictature politique.Elle veut demeurer terre de liberté.Tiraillements toujours Le récent refus de M.Bourassa de se rendre a Ottawa devant le comité des Affaires indiennes en rapport avec le développement de la Baie James remet encore en cause les tiraillements perpétuels entre le fédéral et le provincial.Les nombreuses conférences fédérales-pro- vinciales n'ont jamais abouti à grand\u2019 chose.Le vice fondamental réside dans la constitution qu'il faudrait réformer de A a Z.De toute facon le Québec n'entend pas se laisser asphyxier et servir éternellement de ballon politique.Seuls des arrangements dont quelques-uns à caractère permanent, garantissant entre autres choses l'expansion normale de la nation canadienne-française pourront donner satisfaction au tiers de la population du pays.LE BIEN PUBLIC Les Anglophones et les Néo-Cana- diens ne pourront voir fleurir l'unité canadienne, si jamais celle-ci est possible, que par la reconnaissance par tout le pays, en fait et en pratique, de la culture française.Toute tentative de bloquer par des moyens directs ou indirects la libre expansion du Canada français ne pourra que nuire au Canada, car le Canadien français ne veut céder aucun de ses droits.C'est vital pour lui, peuple minoritaire, dans l'ensemble du pays.Et ce peuple a été jusqu'ici extrêmement patient.La paix pancanadienne résidera dans la reconnaissance d'une minorité à sa propre culture, sa langue, une philosophie différente, et même une religion propre, le catholicisme.Et cela je l'écris même en cette période où sur le plan religieux on veut mettre tout dans le même sac, les mûres avec les pas mûres.Le peuple canadien-français est originellement catholique.Sa spiritualité, il la tient du catholicisme, même dévié et mal compris.C'est même sa religion qui a donné au peuple canadien-fran- çais le meilleur de lui-même Dire que le Canadien-français n'est qu'un parlant français sans principes et sans doctrines spirituelles, c'est nier la vérité.C'est surtout s'illusionner.La langue française, non pas la nouvelle langue \u2018joualesque\u201d que certains voudraient lui faire adopter, la religion catholique épurée, modernisée, mais appuyée sur la Foi, la Révélation, les dogmes bien définis, voilà l'héritage le plus clair du Canadien-français.Un héritage de haute civilisation dont il ne doit pas se laisser démunir pour le plat de lentilles de la seule réussite économique, du progrès scientifique.La langue bien préservée, la religion bien observée ne sont pas contraire à la réussite économique et scientifique du Canadien-français.Mais ce serait un désastre si on substituait ces dernières valeurs aux premieres.Sachons additionner, ne soustrayons pas arbitrairement.VEUILLEZ ADRESSER 9! n'en coûte que 33.pour Aabonner à notre journal.LE BIEN PUBLIC POUR UN AN À Page \u20183 es mots.>.\u2026\u2026 00000000000000000000000000000000 i L'homme brimé.- Se taire pour éviter des conflits quand la justice est en cause est une lâcheté impardonnable.Ces jours derniers, des journalistes ont mis à jour une situation pénible, inhumaine même, dans un hôpital de la région de Montréal.La, de pouvres malades sont traités comme des chiens, & cause de graves lacunes dans le système hospitalier.Il paraît que la situation intenable pour les patients durait depuis fort longtemps.Il a fallu que le vase déborde pour qu'une lumière crue soit projetée sur des faits révoltants.Dans combien d'autres institutions plus ou moins bien pourvues de locaux adéquats, de personnel assez nombreux et compétent des situations semblables existent?Il taudrait le savoir.Cependant il ne faut pas blämer à droite et à gauche sans discernement.Les responsabilités sont difficiles à départager.Il y a des employés qui craignent pour leur job.Il y a des malades qui conscients de leur état n'osent se plaindre de peur de représailles.Il y a des autorités qui ne semblent avoir ni le goût, ni les moyens de changer quelque chose.Mais l'on ne peut, c'est évident laisser des vieillards et des malades chroniques pourrir et subir les défaillances d'un régime de santé qui est loin d'être en état de répondre aux besoins de la population.L'important c'est d'avoir le courage d'exposer devant l'opinion publique des situations inacceptables au risque d'amener des conflits.Heureux conflits qui peuvent amener une amélioration de la qualité de vie.Le respect de la personne humaine est ici en jeu.En dépit des batailles d'intérêts particuliers, c'est l'intérêt général qui doit dominer.Quand les hommes devront se taire pour cacher des avanies, la barbarie sera au coin de la rue.Il faut évidemment assainir le climat social et surtout lutter pour que l'homme en détresse ne soit pas brimé.Surtout le malade, l'infirme qui ne peuvent se défendre.\u2014 \u2014\u2014 \u2014\"\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 () Paiement inclus.| (O Paiement sur facture.| () C\u2019est un renouvellement.O C'est un abonnement-cadeau au | destinataire dont les noms et adresse apparaissent ci-dessous, | suivis de mes propres noms et | adresse, Nom Adresse Ville Le Bien Public, 1563 rue Royale, Trois-Rivières.e Découpez et adressez (vos noms et adresse s\u2019il s\u2019agit d\u2018un ebonnement-cadeau) Page 4 VENEZ -HABITER MAINTENANT Une maison pas comme les autres 45 FUTURA vendues Visites: 2 à 5 h.\u2014 7 à 9 h.tous les jours.40, rue OUIMET \u2014 PROXIMITE NOUVEAU PONT 374-3478 \u2014 378-3955 \u2014 378-6888 \u2014 379-3037 CLAUDE-G.LAJOIE LTÉE COURTIER / CONSTRUCTEUR TÉL.: (819) 376-3007 A.L.DISTRIBUTION ENR.ALFRED LAFRENIERE & FILS TRANSPORT GÉNÉRAL Distributeur de CIRCULAIRES JOURNAUX.CALENDRIERS, ETC 113, VAILLANCOURT CAP-DE-LA-MADELEINE ( + d A hot Tr R ver .0 ast 4424, boul.Royo! entre ois vie es VV s Cc 3 HUILE A CHAUFFAGE NOUS ASSURONS VOTRE CONFORT.ALBERT H.® §LACHARITE LTT TEL: 374-461 24 Ey HEURES PAR JOUR, LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 30 mars 1973 UN PLAN NATIONAL DE DEVELOPPEMENT DES LOISIRS Kos oS pg roan © La remise du Plan de Développement des Loisirs à Trois-Rivières aux autorités municipalités par le Ceritre c{Etudes en Lcisirs de I'U.Q.T.R.L'étude porte sur |\u2019\u2018analyse et la localisation des emplacements socio-culturels et récréatifs, ,sur les équipements en place, sur divers services récréatifs offerts par les agences publiques et semi-publiques du milieu, le budget, le comité consultatif et les recommandations.Le coût de l'exécution de ce travail s'élève à $34,415., dont 24,000 sont assumés par le ville de Trois-Rivières.Lors de la conférence de presse à cet effet, on pouvait remarquer MM.Albert Morrissette, Michel Bellefleur, Léopold Auger, le maire Gilles Beaudoin et l\u2019échevin Jean- Guy Laferté.(A.B.) Vizzini et Luciano Les Editions de l'Homme lanceront en mai l\u2019ouvrage suivant: Vizzini.La presse française en tire déjà des extraits.Paris Match titre: « Comment j'ai trahi mon ami Luciano ».Sal Vizzini, préfet de police de Miami, devenu Sicilien et portant le nom d'emprunt Michael Anthony Cerra, se lie d'amitié avec le grand patron de la Mafia «Lucky» DES HUMANITÉS AUDITORIUM rue Laviolette 8h00 P P.M.Luciano; on note aussi sa rencontre avec Vincenzo Facchini et Onorio Raimondo.Le livre fait état des ren- contres des deux personnages et surtout de l\u2019univers propre de la pègre et des petites manies du roi du crime organisé.On y dé- crit aussi les incidents qui se sont produits lorsque Vizzini accompagnait le caïd de la Mafia, appelé Charlie par ses intimes.Le récit raconte enfin les tracasseries du monde interlope et comment Vizzini s\u2019est fait passer pour un faux colonel d'aviation, a volé des documents à Luciano et ekt resté vivant.Vizzini paraîtra en mai aux Editions de l\u2019Homme.Alain Dufault NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN Lanta OT ADMISSION: ADULTES: $1.00 ÉTUDIANTS: 50° RESERVATIONS: Tél.: 378-9171 Poste 321 Jus | Oro LE PREMIER NUMÉRO COMPLET| 3 |5/7|8|6|9|cacne 3200000] Le troisième numéro complet |4|7/3|7|1|O|sa0e $50,000.6 BILLETS SE TERMINANT PAR| 15|7|/8/6 9 GAGNENT $10,000.6 billets se terminant par| 171317] 1 |O| gagnent $500.62 BILLETS SE TERMINANT PAR 7|8|6|9|GAGNENT $2,000.61 billets se terminant par 3/7) 1|0O| gagnent $100.625 BILLETS SE TERMINANT PAR 8 | 6 | 9 | GAGNENT $400.624 billets se terminant par 71110] gagnent $50.TIRAGE DU 23 MARS, 1973 | Le deuxième numéro complet [3/6/48] 7 4 [sone $100,000.| Le quatriéme numéro complet|5(6(6!1(2[6|o: $25,000.692,374 BILLETS VENDUS 6 billets se terminant par} 16 (4 [8 {7 | 4 |sagnent $500.5 billets se terminant par| 16/6/1|2|6j/gagnent $500.2769 GAGNANTS 63 billets se terminant par 48/74 gagnent $100.61 billets se terminant par 6!1/2]6/|gagnent $100.$929,500.EN PRIX 621 billets se terminant par 8 | 7 [4 | gagnent $50.625 billets se terminant par 112|6| gagnent $50, Vendredi, le 30 mars 1973 LE BIEN PUBLIC ; Page 5 Jean-Loup Chauby sous contrat au XVe Un artiste de renommée internationale est présente- I: ment à Trois-Rivières, | È s'agit de Jean-Louis Chau- ry kA by, vedette du disque et de i ia télévision, l\u2019\u2019écrivain à ) succes\u2019, Il compte à son actif plus de 900 chansons et ce ne sont pas les moindres artistes qui les interprétent.1 Il faut citer Juliette Gre- v co, Mireille Matthieu, Udo Jurgens, Annie Girardot, Les Trois Menestrels, Franck Fernandel, Amalia Rodriguez et bien d'autres au Québec comme Ginette Ravel, Les Jérolas, Ginette Reno, Vicky etc.- On peut dire qu'il est le .ar a seul artiste Français qui ait 1 _ Carve : obtenu tant de succès en ' z \u2019 .si peu de temps.Pour les 1973, l'année de la relance économique amateurs la direction du \u20181973 doit être l\u2019année de la relance économique de restaurant \u201cLe XVième\u201d Tiois-Rivières\u2018\u2019, tel est le mot d\u2019crdre que larfçait hier nous fait savoir qu'il sera midi M.Guy Bacon, alors qu'il remettait un chèque de engagé pour plusieurs mois $11,000 dans les goussets de la cité de Trois-Rivières, au prochainement et qu'il fi- nom cu Ministre Guy Saint-Pierre, de l\u2018Industrie et du nit son premier contrat de Commerce, en vertu du programme de stimulation à la trois semaines.Sur la pho- création de commissariats indusriels, to prise lors du lancement, Il va sans dire que le maire Beaudoin a accueilli avec à la conférence de presse, beauccup ca satisfaction cette souscription qui est un 7 on remarque avec l'artiste, encouragement.Auparavant, le député de Trois-Rivières » M.René Berger, prcpriétai- avait été l\u2019objet d\u2019une réception, à l\u2019occasion de sa nomi- ois \u2018ken : re du restaurant, qui devien- nation comme adjoint parlementaire du ministre des Fii FPR eA 3 dra à n'en pas douter un nances, M.Raymcnd Garneau.On voit ce dernier en pré- ai Fin 5 ORR CaCO : rendez-vous des amateurs sence du maire Beaudoin et ce J-Paul Bellemarre de la nds Ia TE ENN JPN de la Shanson contempo- commission d\u2018expansion industrielle.(A.B.) raine.B.J Le nouveau restaurant gastronomique du 156 étage de l'édifice Place Royale Trois-Rivières Téi.:374-312% Le rendez-vous des gourmets AU CHANSON BAR LOGEMENTS NEUFS À LOUER pour un temps limité Rue Louis-Pasteur (voisin Hopital Ste-Marie) Jan?51/2 - 41/2 - 31/2 pièces vedette du disque © Ultra moderne ® Salle de lavage et de la télévision © Meublé ou non © Câble Mardi au samedi: - ® Salon ® Tapis mur à mur Sh p.n.à 2h am.© Cuisine © Stationnement avec prise de courant Le dimanche, de ©'3 chambres à coucher © Chute à déchets Th à minuit.© Entrée laveuse et sécheuse © Service de concierge .[ TOUT COMPRIS: Eau chaude, électricité, chauffage, Passez une soirée agr éable taxes locatives ou autres.| précédée d\u2019un bon repas à notre fameux restaurant Pour information et rendez-vous: SPÉCIAUX DU MIDI 3 | 8- 5 G 7 7 A compter de $ 134 FIANCÉS réservez maintenant PAUL PERRAULT CONSTRUCTION LTÉE Libre pour le Ter mai ou avant.OUVERT AUX VISITEURS A COMPTER DU 19 MARS \\ pour votre banquet de noces.La sonorisation du Chanson Bar est une courtoisie de la Maison de l'Audio Page 6 LE PEUPLE REGARDAIT \u2014 V L'homme de Dieu « Su tu es le Fils de Dieu, descends de la Croix !.Tu ne descends pas ?Tu n\u2019es pas le Fils de Dieu!.Nous ne croyons pas en toi!.Nous ne croyons pas en ton sacerdoce, ni en ta royauté!.» .Aujourd\u2019hui, de semblables apostrophes sont lancées à la face de I\u2019Eglise, attachée a la Croix.Méme s'ils ne parlent pas aussi crûment et aussi cruellement que les grands prêtres et les scribes de l'Evangile, certains « scri- bes-théologiens » contemporains ne sont pas moins inso- lants.C\u2019est se moquer de l\u2019Eglise que de minimiser le sacerdoce de Jésus-Christ et le réduire à une sorte de profession sociale, ou même à un simple métier-gagne- pain.Un vrai prêtre a d\u2019autre chose à faire dans la société actuelle.« La question du sacerdoce est au coeur du problème de l'Eglise d\u2019aujourd\u2019hui>» (card.Daniélou).Rien d\u2019étonnant qu\u2019il soit si méchamment attaqué.Le prêtre catholique doit se présenter devant ses concitoyens comme « l'homme de Dieu».Un homme, certes, non pas un ange, mais un homme de Dieu qui parle de Dieu, qui vit de Dieu, qui donne Dieu à ses frères, mais non un sociologue, un psychologue, un psychanaliste, un politicien.« Pourquoi des prêtres s'imaginent-ils, dit le card.Daniélou, que Dieu n\u2019intéresse pas les hommes d\u2019aujourd\u2019hui, et que pour les intéresser il faut leur parler de questions sociales, de questions sexuelles ?Est-ce qu\u2019ils ne se trompent pas profondément ?Est-ce que, au contraire, il n\u2019y a pas chez les hommes d\u2019aujourd\u2019hui un immense besoin de Dieu ?» (Doc.Cath.1 nov.70, p.979).Si les prétres de 1973 vivent comme de vrais prétres de Jésus-Christ, ils vivront de la foi, la seule façon de vivre chrétiennement.Vivre de foi ce n\u2019est pas vivre de théologie; ni de cette « démagogie théologique » dénoncée par le Card.Wyszynski.La Théologie n\u2019est pas la Foi.Nous le savons trop aujourd\u2019hui.Que de pseudo- théologiens nous étourdissent avec leurs déclarations saugrenues et étouffantes! Que ces savants sont loin des « martyrs de la vérité », dont l\u2019est de l\u2019Europe offre de nombreux exemples.« Aujourd\u2019hui, écrit Mgr Rupp (Héros chrétiens, p.128), l'immense armée des croyants russes expie, dans la pureté d\u2019une souffrance acceptée et aimée, le vertige érotique, l\u2019idolâtrie de Mammon, l\u2019impiété cléricale, la trahison des docteurs qui désolent, honteusement, les terres de l\u2019Ouest » (de l\u2019Europe, et, ajoutons, de l\u2019Amérique du Nord).| L\u2019exemple du saint martyr André Bobola (1657) trouve ici sa place.Prêtre, il le fut dans tout son être; consacré à Dieu, il le fut corps et âme; témoin de Jésus- Christ, il le fut par un martyre, qui l\u2019identifia à Jésus couronné d\u2019épines et flagellé.L\u2019inspiration satanique de ses bourreaux les amena à attaquer son sacerdoce de la façon la plus subtile, « taillant dans la chair du martyr une tonsure et une chasuble.Ils affirment ainsi, écrit Mgr Rupp, que le prêtre est tel jusque dans sa chair et son sang.C\u2019est, prophétiquement, répondre aux contestataires du XXe siècle pour qui la prêtrise, loin d\u2019être vie, n\u2019est qu\u2019une fonction.» (Id.p.100).Qu'ils sont loin du saint martyr Bobola, ces prêtres modernes qui rougissent, par respect humain, de parai- tre ce qu\u2019ils sont.Qu\u2019ils sont loin du saint martyr du 2 e a Je = L'AGENCE DE DISTRIBUTION C.RR.inc.invite les commergants, maisons d\u2018affaires, indus-g tries à se prévaloir de son service de distribution de&£ SAAR CR Fhe Ree Res IAIN MACHINES A CIGARETTES oe, > ® Pour de plus amples informations : Tél.résidence: 374-9348 ou Bureau: 374-6939 v) AN Sah = \" a hey + : © ®, e, > x oN .NU LE BIEN PUBLIC L'UQTR: Quatre ans après Le recteur Boulet fait \u2014Le rôle fondamental de l'Université du Québec à Trois- Rivières et le but ultime de tous ses organismes et de tous ses membres, c\u2019est de permettre aux étudiants de faire l\u2019apprentissage réussi de la, sclence grâce à l'enseignement et à la recherche.\u2014 L\u2019Université du Québec à Trois-Rivières doit être une présence authentique et efficace au milieu régional dont elle fait partie.Ce sont en capsule deux éléments importants qui ressortent du message que le recteur de l'institution, M.Gilles Boulet, a livré devant les membres du enseignant et les étudiants men- bres des conseils de modules, comités et commissions, réunis à l\u2019auditorium du pavillon Pierre-Boucher, à l\u2019occasion du quatrième anniversaire de l\u2019Université du Québec à Trois- Rivières.C'est en effet le 19 mars 1969 que l\u2019UQTR a reçu la sanction officielle du gouvernement du Québec.Cette rencontre avec le recteur, tenue ie lendemain de cet anniversaire, se voulait avant tout, selon les mots mêmes de M.Boulet, une période de réflexion sur les quatre années de I'UQTR et sur son devenir.personnel enseignant et non- sacerdoce, ceux qui ne trouvent plus dans leur état qu'une profession! Qu'ils sont loin du saint martyr de Jésus- Christ tous ces clercs qui se « désacralisent » (quel mot barbare!) ou lâchent tout par faiblesse ou par découragement ! Pourquoi avoir honte de notre appartenance au Christ-Prêtre et à l\u2019Eglise notre Mère?Jésus n\u2019a pas caché son « identité » de Fils de Dieu, même si ça lui a valu de mourir sur la croix.S.S.Paul VI nous met en garde: « Présentement nous sommes assaillis par la sécularisation, par la tentation de faire perdre au clergé ce qui le marque extérieurement, et aussi, malheureusement, ce qui le marque intérieurement.Ce qu\u2019on appelle le « respect humain », qui a fait tomber Pierre lui-même, pourrait nous induire nous aussi en tentation de cacher ce que nous sommes, et nous faire oublier l\u2019exhortation de saint Paul : « Ne vous conformez pas à ce siècle.» (Rom.12, 2).Mais des « grands prêtres» nous répètent : « Descends de la Croix!.Enlève ta croix !.» Il se rencontre des esprits légers, ou mondains, pour nous répéter: « L\u2019habit ne fait pas le moine; le col romain ne fait pas le prêtre».Ces gens s\u2019amusent ou s\u2019abusent.Mais ils n\u2019amusent pas ni n\u2019abusent nos braves chrétiens, eux, sans diplômes il est vrai, mais non dépourvus de bons sens et de respect pour les personnes consacrées à Dieu.« L'habit non seulement indique qui est celui qui le porte, mais il donne intérieurement à celui-ci conscience de ce qu\u2019il doit être.» (S.S.Paul VI: Doc.Cath, 12-12-72, 1104).Nous habitons un pays où nous avons la liberté de faire beaucoup de bien mais aussi pas mal de bêtise.Dans d\u2019autres pays, où les catholiques ont souffert et souffrent encore pour garder pures et fortes leur foi et leur religion, le clergé, les religieux (ses), respectent leur condition avec courage et fierté, même à la face des com- rnunistes.Dans de la catholique Pologne, « pays profondément religieux, l\u2019habit clérical est une noblesse ».Mgr Rupp écrit: «J\u2019ai moi-même parlé aux clercs d\u2019Esztergom (Hongrie), en juillet 1970, lors d\u2019un séjour dans leur séminaire.Ces grands jeunes gens, en soutane, pleins de discrétion et de gentilesse, consacrent leurs vacances au service des pèlerins » au grand sanctuaire marial de « Czestochowa, le Lourdes polonais ».L'auteur ajoute: « Combien de moines russes, combien de séminaristes tchèques, polonais, hongrois, combien de jeunes croates, slovènes, roumains, lituaniens, expient les désordres des clercs d'Occident et les abominables orgies de Woodstock et autres lieux ?» (Héros.p.20, 27, 128).Pour que le ciel nous protège, nous «clercs d\u2019Occidents », de l\u2019aveuglement qui conduit à la ruine, prions Sainte Catherine de Sienne, nouveau Docteur de l\u2019Eglise, et prêtons l'oreille à son avertissement: « La source de tous les maux du clergé réside dans l'amour égoïste d'eux-mêmes, d\u2019où est issu l\u2019arbre d\u2019orgueil qui a pour rejeton l\u2019aveuglement.» Au Nom du Sang de Jésus, Sainte Catherine de Sienne, priez pour nous.MGR JOSEPH-LOUIS BEAUMIER Vendredi, le 30 mars 1973 e le point LE BUT ULTIME Le recteur s\u2019est particulièrement attardé sur la fonction fondamentale le but ultime de tous les organismes et de toug les individus de l\u2019Université qui oeuvrent à l\u2019intérieur des organismes, à savoir: que l\u2019enseignement se maintienne et se développe et que la recherche I'accompagne de façon à ce que les étudiants puissent faire I'apprentissage de la science et de la discipline et atteindre le but qu\u2019ils se proposent dans la vie.\u201cLes organismes, les individus n\u2019ont qu\u2019un objectif, qu\u2019un but: servir cete démarche des étudiants vers de la science par l'enseignement et la recherche\u201d, a-t-il dit.Ce qui implique qu\u2019il faut constamment se méfier du danger inhérent à pareille démarche, soit la création de petite empires ou fiefs.Ce qui est essentiel, ce n\u2019est pas l'organisme ni le poste que chacun occupe, mais la réalisation de l'objectif ultime.II faut pouvoir réaliser cette complémentarité de chaque action individuelle en vue d\u2019une action commune axée sur l\u2019objectif fondamental.l\u2019apprentissage SON ROLE DANS LE MILIEU Exprimant sa foi en l\u2019avenir de I'UQTR, M.Boulet a soutenu que cette institution doit être une présence coordonnée, dirigée, pensée, permettant de mettre à la disposition de ceux qui en ont besoin, le talent et les possibilités de tous les membres de cette communauté aussi bien les chercheurs, les professeurs.que les techniciens et les administrateurs et les professionnels.L'Université du Québec 2a Trois-Rivières ne doit pas remplacer les organismes divers déjà en place, mais être en mesure de répondre à un certain nombre de besoins, d\u2019être à l\u2019écoute, d'entendre et de deviner les besoins du milieu et souffrir pour aider les gens.\u201cElle doit faire cette démarche d\u2019une présence authentique et efficace au milieu\u201d, a- t-il affirmé.Concernant la participation étudiante au fonctionnement et au développement de I'UQTR le recteur la considére comme un mécanisme fondamental et essentiel.\u201cC\u2019est non seulement une nécessité qu\u2019il faut accepter, mais rechercher.RRRRPS Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 PRRAAARAAS Vendredi, le 30 mars 1973 Notules L\u2019oligarchie politique La politique québecoise s\u2019oriente de plus en plus et de façon dangereuse vers I'oligarchie.Nous avons déploré la semaine derniére les ravages causés par l\u2019arrogante technocratie qui s\u2019est infiltrée dans les rouages administratifs au point qu\u2019il n\u2019en tiendra bientôt qu\u2019à eux de saper les bases même d\u2019une saine démocratie.Le gouvernement majoritaire vient d\u2019ajouter une goutte d\u2019eau qui pourrait bien faire déborder le vase du mécontentement.On dirait que les dirigeants cherchent par tous les moyens à fomenter la révolte, qui arrive à un dangereux niveau.Se voter une augmentation de salaire scandaleuse alors que les finances de la province sont anémiques, que les fonctionnaires, et particulièrement les secteurs supérieurs, attendent depuis des mois l\u2019ajustement de leur \u2018traitement, que la détresse économique atteint toutes les classes, c\u2019est a se demander si ceux qui ont pris cette initiative sont réellement conscients de leurs responsabilités.Un son de cloche Un journal hebdomadaire cien ministre et par consé- dont le directeur est un an- quent responsable des écrits et remarques qu'il publie, apportait ses commentaires dans son édition de la semaine derniére.Commentaires traités'sur le ton humoristique, mais qui cotoie le tragique Voici ce qu\u2019il écrit: Au fait les députés à Québec vont augmenter leurs sa- aires.Un simple député, avec ses frais de «déplacements, gagnera quelque chose comme $500 par semaine; s\u2019il est ministre il gagnera quelque $800 par semaine.Entre vous et moi, c\u2019est toute une \u201cjobbing\u201d.et une pension après 60 mois de députation.C\u2019est utile quand on se fait décoller ou débarquer.\u201cC\u2019est la \u201cjobbe\u201d qui m'irait comme un gant.Je vois pas beaucoup de gens dans le coin qui gagnent autant.La grande obligation: étre candidat.La deuxiéme obligation: faire un dépôt de présentation.La troisième obligation recueillir assez de votes pour en avoir plus que les autres qui ont la même envie que vous.Moi, je vais me pr r.Je ne ferai pas de campagne, je ne dépenserai pas même une cenne noire.Si on veut de moi, on m\u2019élira.Si on me bat, j'aurai eu au moins mon nom dans les journaux.Mais au fait, comme disait récemment Séraphin, mon «dépôt sera peut-être chez le diable.!\u201d En attendant, pour satisfaire l\u2019appétit des ogres, c\u2019est notre économie familiale qui s\u2019en va chez le diable! LE BIEN PUBLIC et commentaires Démission Sacha Guitry a lancé un jour cet aphorisme, qui a fait fortune comme plusieurs de ses spirituelles réflexions: «Ce serait beau de voir un jour un avocat demander la condamnation de son client».Les québécois seraient justifiés de dire aujourd\u2019hui «Ce serait édifiant de voir un membre du cabinet démissionner sur une question de principe aussi fondamentale que cette augmentation injustifiée de traitements.Mais ce n\u2019est qu'un réve, une illusion.D\u2019ailleurs le peuple ne se nourrit que d\u2019illusions.Un homme admirable Bernard Benoit Quel Trifluvien des année \u201940 me se rappelle cet homme rayonnant de vie et de bonne, humeur toujours en action, au premier rang de tous les mouvements sociaux et patriotiques?Il eut une des carrières les mieux réussies dans le domaine de l'assurance.D\u2019abord gérant local de la compagnie Great West, il devint ensuite un des piliers de la Laurentienne, répondant dès le début à l\u2019appel du docteur Tardif, fondateur de cette compagnie québécoise.Par son activité, son sens des affaires et son patriotisme agissant, il contribua grandement au succès de cette entreprise.Plus tard, il se transporta à Montréal et contribua au fusionnement de plusieurs compagnies pour en faire une force financière au service des nôtres.En 1966 il devenait bénévolement conseiller administratif des oeuvres de charité du cardinal Léger.Il éleva une nombreuse famille, à laquelle vinrent s\u2019ajouter deux onphelins.Ayant eu la douleur de perdre son épouse \u2014 dont bien des Trifluviens se souvienjnent encore, il se consacra a l'éducation de ses enfants tout en continuant son absorbant travail, On croira peut-être qu\u2019il s\u2019agit ici d'une notice nécrologique.Mais mon.Au cours des derniéres semaines, Bernard Benoit abandonnait tous ses postes de commande, réglait ses affaires matérielles et, le 14 mars dernier, il franchit la porte du monastère de Saint-Benoît-du-Lac, où il sera désormais simple frère convers, sous le nom de frère Bernard.Digne couronnement d\u2019une riche carrière.On peut être assuré que son sourire et son optimisme en face de la vie ne le quitteront jamais.\u20140\u2014 Propos sur de petits livres Une des modes littéraires de notre époque est la publication de petits ouvrages de poésie luxueusement édités sur beau papier et à tirage limité.La beauté réside le plus souvent dans la présentation, mais ces brochures feront un jour la joie des biblic- philes.Ils ne sont pas tous d\u2019égale valeur, bien sûr, mais on éprouve toujours à les parcourir une satisfaction qui souvent dépasse la simple curiosité.Les uns sont fantaisistes de facture, affichant beaucoup de blanc, ce qui n\u2019est pas désagréable; d\u2019autres ont une teinte d\u2019érotisme, ce qui est à la mode du jour; certains relèvent de l\u2019acrobatie pure, ce qui démontre au moins de l\u2019imagination; d\u2019autres enfin se veulent avant tout humains et nous donnent l'impression de l\u2019envoi d\u2019une gerbe de fleurs à un ou des êtres chers.Ceux-ci sont simples, sans prétention aucune, ils sont avant tout sincères et remplis d\u2019une saine tendresse.C\u2019est dans cette dernière catégorie, croyons - nous, qu\u2019il faut placer une charmante petite brochure discrètement éditée récemment sous le titre « Soleil et terre».L'auteur, Fernand Bernard, la dédie «A ma famille, à mes amis ».Poèmes d\u2019une exquise sobriété et dont la lecture est à la fois tonifiante et reposante.\u20140\u2014 Anniversaires historiques Le mois de mars ramène deux événements historiques qu\u2019il importe, croy- ons-nous, de souligner.Peut-être même prendrons- nous cette habitude, au fil des semaines qui suivent, car les Trifluviens sont de plus en plus friands de faits se rapportant à notre histoire locale et régionale.Le 22 mars 1867, Mgr Laflèche chantait sa première grand-messe pontificale à Sainte-Anne-de-la- Pérade, sa paroisse natale.Tous les prêtres qui l\u2019assistaient étaient comme lui natifs de Sainte-Anne.A cette occasion, le nouvel évêque étrennaît une mitre de grand prix et une crosse également d\u2019une grande richesse, dons de ses coparoissiens.Les citoyens de cette paroisse de chez nous furent en liesse pendant deux jours.Il ne reste plus évidemment de témoin oculaire.Mais la tradition a perpétué de père,en fils dans la paroisse le souvenir de cet événement.L'autre événement que nous voulons souligner eut lieu le 27 mars 1651.A cette date, le pére Jacques Buteux partait de Trois- Rivières pour accomplir une longue et pénible randonnée, à pied, en raquettes et en canot vers le Haut Saint-Maurice, pour aller évangéliser les indiens Attikamègues, autrement appelés « Têtes-de-Boule ».« Depuis longtemps, écrit Mgr Albert Tessier dans une petite brochure devenue introuvable et qui devrait être rééditée, les Attikamègues du Haut Saint- Maurice sollicitaient la visite du père Buteux.Il put enfin se rendre chez eux au cours de l\u2019année 1651.Parti de Trois-Rivières le 27 mars, il voyagea durant trois mois, à travers les régions ou nul blanc ne s\u2019était encore aventuré.Cette expédition porta le religieux jusqu\u2019aux sources mêmes du Saint-Maurice.Il y rencontra des tribus du nord à qui il promit une autre visite pour l\u2019année se proposant d'aller jusqu\u2019à la Baie d\u2019Hudson».Le père Buteux revint le 18 juin à Trois-Rivières.L'année suivante, il devait trouver la mort, massacré par des Indiens hostiles, dès le début du long voyage qu\u2019il entreprenait.\u2014 0 \u2014 Un bel exemple de vitalité Parler de Mgr Laflèche et du père Jacques Buteux, c\u2019est en même temps évoquer la figure de Mgr Albert Tessier, a qui la Mauricie doit tellement de reconnaissance pour l'oeuvre qu\u2019il a accomplie au cours de sa carrière.Le mois de mars marque également l\u2019anniversaire de naissance de Mgr Tessier.Il vient en effet de franchir, discrètement mais allégre- ment, une autre année qui le conduira bientôt vers l\u2019octogénarie (néologisme de ma confection).Ce qui me tient en bonne santé, nous affirmait-il récemment, c\u2019est le travail.Je n\u2019ai pas le temps de ne rien faire.Je me lève chaque matin en sachant que ma journée sera occupée.C\u2019est ce qui me tient en forme.Je n\u2019ai même pas le temps de .penser que je vieillis comme tout le monde.Dans sa calme retraite de Keranna l'hiver, et de Tavibois l\u2019été, il poursuit son admirable mission : servir sa région et incul- Page 7 quer à ceux qui y vivent amour de leur coin de terre.\u20140\u2014 Notre vieux moulin Une photo saisissante du vieux moulin de la Commune, publiée dans Le Nouvelliste de samedi dernier, nous fait voir hélas ! une fois de plus son état de décrépitude avancée.Par la même occasion Claude Héroux rappelle son historique à travers les ans.Depuis des dizaines d\u2019années, on espère sa restauration.Rien ne bouge.Un petit sursaut d'intérêt, par ci par là, de la part des autorités.C\u2019est tout.Pourtant il aurait suffi d\u2019une infime partie du budget monstrueux consacré à la défiguration du manoir Niverville pour rendre la vie à cette vénérable relique du passé trifluvien.VILLERAY MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS DU CANADA FDEP73-135P .APPEL D'OFFRES DES SOUMISSIONS CACHE- TEES, adressées au Chef des Services Financier et Administratif, Ministère des Travaux Publics du Canada, 625 avenue du Président-Kennedy, Montréal 111, Qué., (Sième étage), et portant la mention : \u201cSOUMISSION POUR Cap-de- la-Madeleine (Québec) \u2014 50, rue Toupin \u2014 Edifice fédéral, Modifications générales\u201d.seront reçues jusqu'à 15:00 heures (heures de Montréal), le 6 avril 1973.On peut prendre connaissance des plans, devis et formules de soumission, ou se les procurer au Ministère des Travaux Publics du Canada, Bureau des Soumissions, (283-6553 et 283- 6656), 625 avenue du Président- Kennedy, 5iéme étage, Montréai 111, Qué.et on peut les consulter aux bureaux de poste: Cap-de-la-Madeleine, Trois- Rivières, Shawinigan, Grand- Mère, Yamachiche et Champlain (Québec).On ne tiendra compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules imprimées fournies par le Ministère et faites en conformité des conditions qui y sont stipulées.On n\u2019acceptera nécessairement ni la plus basse, ni aucune soumission.Paul H.Paré, Chef des Services Financier et Administratif.POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél.: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières ¢ J Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 30 mars 1973 La légende du Sucre d'Erable \u2014 puisée à l'aide de manuels encyclopédiques \u2014 Il était une fois, il y a de cela très longtemps, au Québec, alors que le pays était couvert de forêts vierges.où couraient en toute liberté de superbes bêtes -sauvages, les Indiens étant, en ce moment là, les seuls habitants de la contrée.il était une fois.un petit indien du nom de Yava (fils du grand chef de la Tribu surnommé « Oeil de Lynx »), chef indien aussi ambitieux que fier; il rêvait de voir son fils devenir champion chasseur.C\u2019est pourquoi, pour ce faire, il commença très tôt a dresser Yava au tir a l'arc.(sport aussi difficile que rusé).Yava lui-méme était adroit et racé.il se voysit déjà apportant au camp les plus belles collections d'animaux a fourrure, sous le regard ébloui de son père! Hélas, mon Dieu ! que la chose est ardue! Yava avait bien du mal à viser juste la cible installée par « Oeil de Lynx».Durant tout l'hiver; très rude cette année-là, par matins lumineux.notre petit homme parcourait le bois, campé bien droit dans ses mocassins, épaulait l\u2019are pesant et visait de mieux en mieux.les buts à atteindre.Yava réussissait merveilleusement bien: il allait de progrès en progrès.Tous les espoirs étaient permis.Vraiment, il était prêt pour la grande com- pétion du printemps! Enfin, .enfin, .après ce long hiver de froidure, le vent s'adoucit, le soleil monta plus haut dans le ciel ,dardant ses rayons d'or sur tous les arbres, et la neige fondait en flaques d'eau.Yava et son père se réjouissaient à Jl\u2019approche de cette grande expédition de chasse, où tous les jeunes Indiens prouveraient leur adresse, leur habileté et combleraient d'orgueil, le coeur de leurs parents ! La veille du concours, Yava se leva au petit jour, la matinée étant particulièrement splendide; il plongea bien droit dans la forêt et s\u2019ajusta sur une série de beaux arbres longs et effilés, tous pareils.Le garçon prit une flèche dans son carquois, épaula l\u2019arc et visa le grand arbre le plus lointain.La flèche siffla sans hésitation et vlan!.se planta dans l\u2019écorce dure.Bravo! Yava, fou de joie, courut retirer la flèche et selon la coutume indienne, la mit entre ses dents afin de mimer autour de l\u2019arbre le chant de la victoire ! Notre jeune tireur s\u2019arrêta net, stupéfait, renversé.Quel goût inconnu jusqu'alors ?lui ne connaissait que la saveur du chevreuil rôti et du poisson fumé.Merveille des mervilles.que ce gout sucré persistant tellement délicieux., Yava regarda la flèche, et puis de l'arbre blessé; il vit s\u2019échapper goutte à goutte ce liquide précieux; il y regoûte.mais oui ! c'est bien la sève de l\u2019érable qui venait pour la première fois de réjouir le palais d\u2019un humain Yava, transporté de surprise, courut au.camp, annoncer la nouvelle de sa découverte.En ce jour radieux de printemps, notre érable canadien avait subi sa première entaille\u2026 Bien plus tard, Yava fut certes, un glorieux chasseur.Cependant, sa célébrité réside surtout dans la découverte de la sève sucrée de l\u2019érable -! Céline Leblanc ey 0 | .= $ «, $ À Le Bonspiel de Curling de Trois-Riviéres-Chrysler CHLN disputé au Club de Curling Laviolette a remporté un grand succès.Soixante-quatre équipes s\u2019y étaient inscrites et le tout était réparti sur une semaine.Comme nous le fait voir cette photo prise au lancer c'e la première pierre, on reconnaît, le président du Club, M.René Grégoire, Sylvain Cing-Mars de CH LN, Maurice Bourget, Jean Boulanger, gérant chez Chrysler et Armand Houle.(A.B.) TROIS-RIVIERES CHRYSLER vous invite a venir voir la Colt mini compacte, si vous avez l'intention de vous acheter une VOITURE MOYENNE À PETIT PRIX À COMPTER DE Entrez dans une ère d\u2019économie, de \u2018 performance avec une de nos élégantes .MINI-COMPACTES La plus américaine | ! Vaste choix de modèles et de couleurs he des japonaises.Une visite vous convaincra de la performance économique de nos mini-compactes Dodge CHRYSLER ur VENTE -SERVICE 2525 ROYALE TROIS-RIVIÈRES 374-2453 TROIS-RIVIERES HRYSLE pod ASS "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.