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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 9 mars 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1973-03-09, Collections de BAnQ.

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[" lue J.Raymond Donault 19 rue Le Royer ouest Montreal 6le année Trois-Rivières No 10 Vendredi, le 9 Mars 1973 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents SE A ARE DES ESPIONS ET DES HOMMES A cause des blocs qui s'affrontent, le monde est farci d'espions, de ces êtres dissimulés et ténébreux que le commun frôle chaque jour sans la moindre méfiance.C'est que l\u2019espion, par principe, n'a jamais eu rien qui le distingue à l'attention.Même qu\u2019on le choisit pour le peu d'intérêt qu'il est susceptible d'éveiller et pour sa facilité à se fondre dans l'anonymat.Si ce mec avait quelque chose de remarquable dans sa personne, il lui serait difficile de passer inaperçu donc d'accomplir son boulot sans encombre comme peut et sait le faire le type très ordinaire possédant le physique de l'emploi.L'espion d'aujourd'hui n'est pas, comme celui d'hier, astreint à danser sur la corde raide.On ne lui demande plus de risquer sa vie dans des aventures .hasardeuses.Le plus souvent on lui propose une vie de bon bourgeois, sans autre servitude que celle de veiller constamment aux intérêts de l\u2019état qui l'en ploie, de saisir ici et là, d\u2019une situation, le détail révélateur et d'en faire rapport.En temps de paix, il lui arrivera même d'agir au niveau des idées qu\u2019il essaie d'incliner vers ses maîtres selon les nécessités de l'heure.Pour accomplir ce métier presque normal, c'est à peine s\u2019il doit savoir dissimuler et intriguer quelque peu pour arriver a ses fins, tant le côté insolite de celles-ci échappe à son entourage.x x X SCO < Le plus grand repaire d'espions de tout acabit à travers le monde est, pa- rait-il, le Pentagone lui- même.Son organisme promotionnel, le fameux C.|.A., dispose de milliards pour imposer son influence et son don d'ubiquité.Les représentants du C.|.A., sont partout où il est possible d'enrégimenter les idéologies et de les identifier aux intérêts de l'impérialisme américain.Nous serions peut-être supris d'apprendre que le C.|.A., américain peut avoir des représentants: dans notre ville: agents qui ne seraient rien d'autre que d'utiles indicateurs sur le plan de l'information et de la propagande, chargés tout au plus de préparer le terrain aux idéologies rassurantes et d'aplanir les voies qu'emprunte l'avant-garde du système dans ses manifestations à travers le monde.Dans un Québec en ébullition et même dans notre rassurant Trois-Rivières, il y a sûremnt des informateurs à la solde de l'étranger.|| y aurait même des espions, quoiqu'il s'agisse là d'un bien grand mot pour désigner un simple indicateur.x x X Rapprochement JEUNESSE ET GRACE AU CEGEP La direction des services aux étudiants chargés des activités socio-culturelles du Cegep faisaient connaître les manifestations culturelles cffertes aux étudiants et à toute la population, dans le cadre de Cegep présente.Ces groupes qui se composent \u2018Des Diplomates\u2018, les Compagnons de la Danse, la troupe \u2018\u2019Kino-Kiros\u2019\u2019, \u201cle Zip\", la troupe de \u2018\u2018Ballet-Jazz Nebrak\u201d, présenteront un festival culturel régional réparti de mars à avril avec une répé- danse moderne, un spectacle de la troupe polonaise, une p'èce du théâtre de Beckett sous la direction de Gilles Devôt, Acte sans parole (même) spectacle de la troupe de ballet-jazz, les Grands Ballets Canadiens, avec les Compagnons de la danse (voir photo), une pièce de Molière sous la direction de Patrick Schupp.Les responsables de ce style dynamique sont M.Georges Lemire, uiracteur du service aux étudiants, Rejean Deziel, coordon- tition différente chaque soir afin de faire une plus grande C'est ainsi qu'on pourra voir un spectacle de variété.tateur, aidés d'Hélène Mongrain et de Martine Claude Gatant aux relations publiques.(A.B.) La Presse Canadienne, d'habitude bien informée, vient de qualifier Marc Cayer d'espion à la solde du gouvernement américain.Elle écrit à ce sujet que l\u2019agronome québécois, originaire de Saint-Ray- mond, était à l'emploi de l'International Voluntary Services mais que sa tâche était surtout de fournir de l'information au sujet des prisonniers américains.En accomplissant ce métier avec compétence, notre mystérieux compatriote se serait mérité une bonne part de reconnaissance du gouvernement = américain.Voilà qui éclaire un peu notre lanterne sur les motifs qui avaient pu amener Marc Cayer à tenter l'aventure au Viet-Nam.Mais tout cela est-il vrai ?Qui doit-on croire dans cette affaire ?Marc qui nie tout ou la Presse Canadienne qui lur décerne un rôle assez éloigné de l\u2019agronomie.Clément Marchand Frère lointain Qui guides ton cheval D'une main ferme et honnête Vers le commun abreuvoir De l\u2019homme et de la bête Souviens-toi Dans ton réconfort De la fatigue qui perle Au front du chamelier d\u2019Arabie Soulevant l\u2019histoire Des prophètes et des pharaons Sous le lent sabot De son impassible monture - Le coeur de cet inconnu Chante le même maître que toi Celui de l\u2019humus odoriférant Celui du sable sans voix Celui des hommes résignés Souviens-toi O mon frère Combien doux Est le soleil Assagi d\u2019heures Quand il trame Un conte doré A la nuit toute proche Qui bientét va se poser Comme la colombe aimante Sur la courbe de horizon Entraîné dans la chorégraphie De l\u2019incommensurable cosmos Seul temple à la taille d\u2019un Dieu Magloire Gagnon (Photo Magloire Gagnon) Page 2 De François Provost, homme honnête et modeste, qui fut gouverneur de la ville des Trois-Rivières François Provost, nommé gouverneur des Trois- Rivières en mai 1699, fut un des grands serviteurs du Roi de France en pays de Canada, au temps où la belle et lointaine colonie s'appelait Nouvelle-France.Venu en Amérique avec le régiment de Carignan-Sa- lières, il poursuit le gros de sa carrière à Québec, lieutenant, capitaine et major commandant du pays en l\u2019absence du gouverneur Frontenac, lieutenant de roi en 1692.Il est le parfait fonctionnaire, visant à ne mécontenter personne et à se soumettre aux ordres de la cour.Il est simple, honnête, sans beaucoup d\u2019ambitions personnelles, se gardant de se mêler à la traite des fourrures à l\u2019exemple de tant de hauts personnages qui ne répugnaient pas à l\u2019idée de s\u2019enrichir vite.Quand Claude de Boutroue d\u2019Aubigné remplace Talon comme intendant en Nouvelle-France, il s\u2019accorde on ne peut mieux avec le major.Le premier n\u2019ignore rien des problèmes touchant les finances, tandis que le second connaît mieux que quiconque les domaines militaires et administrateurs.Chacun oeuvre .en son domaine, ne donnaht son avis que sur demande expresse des autorités.* * * Provost possède les qualités qu\u2019il faut pour susciter autour de lui querelle et jalousie, lesquelles se traduisent par des rapports malicieux à son endroits, auprès de Louis XIV et de Colbert son ministre.I1 n\u2019en perd pas pour autant la confiance des supérieurs.Ainsi, le 8 juin 1687, le marquis de Denonville, gouverneur de la Nouvel- le-France depuis prés de deux ans, n\u2019hésite pas a défendre Provost auprès de Colbert: \u201cCe que l\u2019on vous écrit méchamment du sieur Pro- L\u2019ILLETTRÉ vost ne doit pas le perdre dans votre esprit, puisque sans contredit c\u2019est le plus honnête homme, le plus droit, le moins intéressé que j'aie trouvé dans le pays; jusqu'ici c\u2019est le seul ancien officier que j'ai vu qui ne s\u2019est mêlé d\u2019aucun commerce, ni entré dans aucun des démêlés passés, ne s\u2019étant attaché qu\u2019à son devoir M.de Champigny vous pourra dire quel homme c\u2019est que notre major et s\u2019il est capable de quelque friponnerie.\u201d François Provost est un Parisien de Paris, né dans la paroise de Saint-Eusta- che, voisine de Saint-Ger- main l\u2019Auxerrois, celle des Rois.En tant que l\u2019on sache, il y voit le jour en 1638, fils de Charles Provost et de Jeanne du Houssard (ou Goussard).Le 6 août 1661, à l\u2019âge de 23 ans, il est nommé lieutenant au régiment du Poitou, dans la compagnie que commande le capitaine de Montoizon.Sa lieutenance confirmée en 1664, il est incorporé au régiment de Cari- gnan-Salières pour servir en Canada.* * * Raymond Douville, qui donna sur Provost un article remarquable au Cahier des Dix de 1971, le reproduit en tiré a part.C\u2019est là un document de choix, car l\u2019on sait peu de François Provost, plus oublié qu\u2019il ne convient, de ses contemporains comme des historiens traitant de son époque.On chercherait en vain, aux Trois-Rivières ou à Québec, un monument, une rue, une place rappelant son souvenir.Il reste dans l\u2019ombre et il ne demanda jamais plus.On doit toutefois savoir que cet homme servit sous six gouverneurs successifs, André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 LE BIEN PUBLIC MEDITATION La Plongée ?.Pourquoi ?Et puis.pourquoi pas ?De quel risque impardonnable, de quel angoissant danger parle-t-on ?Les gens nourissent-ils quelqu\u2019obsédant remord en baladant leur \u201cennui moderne et code social\u201d à 90 milles à heure sur les autoroutes du dimanche ?Ces macadams du destin causent pourtant trop de drames.Accuserionsnous la Mer d'autant de grabuges ! ?- La Plongée sous-marine, pour être profitable et pratiquée en sécurité, demande à ses adeptes l\u2019assimilation de théories élémentaires; mais enfin maîtrisé ce langage physiologique indispensable, la plongée prodigue tant de douceurs paisibles qu\u2019on oublie ces quelques exigences sous les premières et tendres courbures de l\u2019onde.x x X Alors seulement puis-je mordiller l\u2019insistante splendeur de mirages encore craintifs, qui étalent à vingt mètres un souple bouquet d\u2019algues mauves et d\u2019ombres bleues, ou partager la patiente attente vécue dans l'espoir de harponner une proie méfiante.dont j'ignore si elle nargue ou sympathise.Et maintenant, loin des blonds rivages foulés, l\u2019océan devient une drogue savante qui grandit et apaise l\u2019âme, la gorgeant de prolifiques générosités et de pouvoirs insoupçonnés.Ivre, je tarde à discipliner cet éparpillement de connaissances nouvelles qui s\u2019obstinent à renaître, toujours plus riches Vendredi, le 9 mars 1973 SOUS-MARINE et surprenantes.Mais pressée par une succession de grottes embrumées, de falaises épanouies, j\u2019unis bientôt au rythme de mon sang jeune et fort le sourd battement de la mer qui drape coraux, fonds de sable et génial ballet J\u2019anémones, dans une pulsation millénaire où d\u2019enthousiastes silences habitent les bulles argentées que j\u2019abandonne gravement entre sars, gorgones et botrylles rouges.Devrais-je remonter au soleil cru des Hemmes ce diaphane enchantement qui berce un souffle massif parmi l\u2019intarrisable jardin de fleurs salées, qu\u2019aubes diffuses et nuits errantes moissonnent tour à tour ! Rien de comparable aux venteux paysages lerrestres, dans ces champs noyés dont l\u2019'humide contact fige tout désordre et confère à mes sens cuphoriques une surnaturelle acuité.Solitude cosmique et véritable désin- carnation, Promenée sous la surface mobile, je serre aujourd\u2019hui l\u2019eau dans mes bras comme une présence, et regarde son reflet déverser entre mes yeux un tiède lambeau de mélancolie, souvenir d\u2019herbes invuillées; mais déjà l'horizon me façonne une bride, el comme on sort d\u2019une longue maladie, j'extirpe de la mer ces grands morceaux de chair consentante et d\u2019âme ouverte, qu\u2019émue, je lui laisse prendre à chaque éphémère rencontre.BELLE FEUILLE collabora avec cing inten- Il ne laissait que sa née $$627,200.00, incluant l\u2019ameublement, les aménagements ex- dants et les autres responsables de; l\u2019administration du pays sans avoir maille à partir avec qui que ce fut, préoccupé de la seule organisation et de la mise en marche du pays devenu sien.Douville résume sa carrière en une phrase significative: « I1 s\u2019aquittera de sa tache avec fidélité, rectitude et souvent courage, qualités que bien peu de ses contemporains en cette colonie ont méritées a la fois.» Francois Provost mourut 4 Québec le ler juin 1702, à l\u2019âge de 64 ans succombant aux \u2018attaques combinées de la goutte et de la gravelle.femme, Geneviève Macard, veuve de Charles Bazire au moment de son mariage, qui convola une troisième fois à plus de cinquante ans, épousant alors le marquis Henri d\u2019Aloigny de la Groye, capitaine de vaisseau et major dans les troupes.L\u2019Illettré Une piscine sera contruite au Cegep Le député libéral du comté de Trois-Riviéres, M.Guy Bacon, annonce que le ministre de l\u2019Education, M.François Cloutier, a autorisé le CEGEP de Trois.Rivières à prendre les mesures préparatoires en vue de la construction d\u2019une piscine.M.Bacon a fait savoir que le coût de ces travaux est évalué à ce jour au montant de Fernand Rivard tournera \u201cLes Oranges d'Israël\u201d Nous sommes en mesure de donner quelques précisions sur le film que l\u2019on s\u2019apprête à tourner d\u2019après Les Oranges d\u2019Israël de Michelle Guérin.Les Productions Carle-Lamy ont confié à notre concitoyen Fernand Rivard le soin de réaliser l\u2019oeuvre dans des décors trifluviens, rappelant de très près ceux que l\u2019auteur a mis dans son roman.Comme on le sait, Fernand Rivard a été l\u2019assistant de Gilles Carle dans La Mort d\u2019un bûcheron, production dont il a assumé la direction avec la maîtrise que l\u2019on sait.Il avait rempli le même office auprès de Claude Jutras dans Kamouraska, film tiré de l'oeuvre de Anne Hébert.Fernand Rivard a acquis une vaste expérience au, cours d\u2019une carrière qui l\u2019a vu oeuvrer dans maints secteurs de la publicité et de la promotion culturelle.Le tournage de Les Oranges d\u2019Israël débutera fin de mars pour se terminer au début de mai.Les protagonistes féminins seraient déjà choisis.Nous attendons avec hâte la sortie de ce film bien tri- fluvien, prévue pour l\u2019automne 1973.C.M.térieurs, des honoraires professionnels et les imprévus.Ce montant est réparti comme suit: $553,600.00 pour la construction, $55,400.00 pour les honoraires professionnels et $18, 200.00 pour les imprévus.Le CEGEP de Trois-Rivières -est autorisé pour l'instant à dépenser un montant n\u2019excédant pas $38,000.00 pour le paiement id\u2019honoraires professionels affectés à cette construction et relatifs à la conception des plans et devis nécessaires pour la demande de soumissions en vue de l'octroi d\u2019un contrat pour la mise à exécution des travaux.Le député de Trois-Rivières s\u2019est dit heureux de cette décision du ministre de I\u2019Education puisque tous les étudiants du CEGEP de Trois-Rivières, ainsi que les résidents de la région avoisinante pourront ppro- fiter de la construction de cette piscine.Réunion mensuelle et dîner des Femmes de Carrière Mercredi le 14 mars à 6.30 hres diner mensuel \u2018du Club des Femmes de Carrière, à l\u2019Hôtel Le Baron.Conférencier invité M.Pierre Duguay, Directeur Général du Conseil de Santé et des Ser.Vices Sociaux pour la région No.4.Le sujet de la conférence la \u201cLoi 65\u201d, Nous comptons sur la présence de tous les membres.POUR VOS ASSURANCES ® Automobile © Accidents ® Responsabilité ® Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 376-2665 573, rue Bonaventure Trois-Rivières Vendredi, le 9 mars 1973 BELCECUBELE BECEUBEBEE pour le bien EEGEEGECELELE LE JEUNE ET LE GROUPE La vie en groupes est le symbole de l\u2019échec chez le jeune.C'est un point de vue, me direz-vous.Aucunement, les faits prouvent que les groupes sont le symptôme de la dégénérescence des jeunes gens en dépit du fait qu\u2019ils semblent incarner l\u2019optimisme et la joie de vivre.Même si le groupe donne illusion de procurer aux siens l'évasion et la satisfaction d\u2019impératifs, il ne répond qu'aux besoins du moment.En groupes, on est porté à traîner un peu partout.Par conséquent, les brasseries et les bars ne comptent que sur les groupes de moins de trente ans pour faire des dollars: inconsciemment, la jeunesse stimule la société qu\u2019elle rejette.On se rend dans les tavernes et on boit, signe du refus des responsabilités et du je m\u2019enfoutis- me qui est maintenant le propre d\u2019une quantité de jeunes.Connaissant l'ambiance de la cité universitaire, j'ai constaté plus d'une fois que la pression exercée par le groupe justifie les attroupements: des écoles de déformation sont le théâtre de manifestations et d\u2019occupations.Les adultes se moquent pas mal des petits merdeux dont le passe-temps est de fumer une cigarette de mari et de lancer des jurons.En outre, les demi-étudiants et musards et renifleurs, éternels fauteurs de désordre, sont mal vus des vrais jeunes qui croient encore en la nécessité de l'étude et de la discipline.Il est manifeste qu'on ne confiera pas de postes clés aux blancs-becs.En revanche, les adultes ont le don de voir, dans l\u2019irresponsabilité des groupes, le prétexte à jeter le mépris sur les laborieux; ils ont inté- rét (?) à garder encore un temps les postes intéressants pour leurs vieillards illettrés et désabusés par les compromissions qui constituent l'énergie même du système de promotion au mérite.Alain Dufault Un don de 1 ° Là * fl l\u2019Union Régionale Un geste humanitaire vient d\u2019être posé par les dirigeants de l\u2019Union Régionale des Caisses Populaires de Trois-Riviè- res, quand ils firent cadeaux d'une TV-couleur aux autorités, pour la salle d\u2019attente de l\u2019hôpital St-Joseph de Trois- Rivières.Assistaient à cette remise, MM.Lucien Chevrette, président du conseil d\u2019administration, Jean-Ÿ.Dessureault,idi- recteur général, Lionel Charest, v.-p.du conseil de la caisse, Mlle Colette Tessier, hospitalière et M.Fernand Gauthier, gérant de la Caisse Populaire N.-Dame.(A.B.) Le bonspiel invitation CHLN Le bonspiel invitation mixte du Club de Curling Laviolette, en collaboration avec Trois.Rivières et CHLN radio 55, se déroulera du 18 au 24 mars.L'inscription qui ne coûte que $10., permettra l\u2019accès au pia- no-bar, un déjeuner succulent, danse avec orchestre et de superbes cadeaux.Mme Thérése Grégoire nous fait savoir que la date limite d\u2019inscription est le 13 mars et que pour informations supplémentaires il faut signaler 379-1099 ou 379-4455.Avis done aux intéressés.(A.B.) ur peu dépassée ?dimensions.don qui fait plaisir.Gloses critiques \u2014 L'amour est un élan de libération sur un sentier d'esclavage.\u2014 Vivre, c\u2019est marcher peu de temps, de désirs en désirs et d\u2019espoirs en espoirs.\u2014 L'existence est un mouvement cyclique allant de Paction au repos, de Paller au retour.\u2014 L'école, \u2014 cette société d\u2019hier enseignant a celle de demain, \u2014 ne sera-t-elle pas toujours \u2014 L\u2019homme absent de l\u2019histoire n\u2019est qu\u2019à demi présent à son temps.\u2014 L'histoire est en définitive l'exploration.du présent dans ses plus grandes \u2014 Le plus heureux des marchés, c\u2019est le \u2014 L'école éduque ou humanise dans la mesure où elle est personnelle.\u2014 Dialoguer, c\u2019est être honnêtement l\u2019autre en même temps que l\u2019on reste soi-même.Fernand Bernard LE BIEN PUBLIC Page 3 uDllC-ccccccccuse ECULGELELELEELLELELBEE LE DEMERITE Depuis hier les automobilistes québécois sont assujettis à un système démérite qui permettra au Bureau des véhicules automobiles de suspendre ou de révoquer le permis d\u2019un conducteur qui aura commis plusieurs infractions soit au Code pénal ou au Code de la route et même les règlements municipaux.Nous ne pouvons qu\u2019applaudir à la mise en force de ce nouveau système en vertue duquel chaque automobiliste québécois aura un fichier ou dossier dans lequel on inscrira chacune des fautes qu\u2019il commettra.Remarquez bien ici qu'il ne s'agit pas des accidents comme la chose existe dans d\u2019autres provinces, quoique bien souvent y ait étroite relation entre les deux, c\u2019est-à-dire entre les mauvais conducteurs et les accidents.Selon les autorités du ministère des Transports, le système de démérite veut surtout atteindre les mauvais conducteurs, c\u2019est-à-dire ceux qui ne sont pas soucieux et de leur sécurité et celle d\u2019autrui.C\u2019est ainsi que les conducteurs trouvés coupables de négligence criminelle entraînant la mort, perdront 12 points et leur permis automatiquement; négligence criminelle simple, 9 points, le délit de fuite et la conduite d\u2019un véhicule durant une suspention entraînera une faute de 8 points; la conduite dangereuse 7 points.Quant à l\u2019accusation fréquente de facultés affaiblies, elle signifiera 6 points et le refus de subir le test d\u2019ivressomêtre 5, ce qui pourrait vouloir dire le retrait temporaire du permis de conduire pour plusieurs.Il y a un fait à signaler et il est très important, bien que non souligné dans les journaux, le système de démérite s\u2019applique également aux réglements municipaux ce qui revient à dire que les excès de vitesse et bruler les feux rouges dans les rues de la ville vont être inscrits dans les fichiers personnels.Il va sans dire que le nouveau système va en faire réfléchir plusieurs surtout ceux qui bien que ivres au volant, s\u2019en tiraient avec une amende.Lorsqu\u2019on sait que l\u2019ivresse est responsable de 50% des accidents et qu\u2019il y a eu 2,000 morts au Québec en 1972, nous ne pouvons faire autrement que de féliciter le gouvernement de cette mesure préventive.JACQUES GINGRAS Benoit Périgny, l'ami des handicapés Le directeur de l\u2019Association des Handicapés adultes de la Maurice, M.Benoit Périgny de Trois-Rivières, n\u2019est plus.C\u2019est avec consternation et une profonde émotion que nous avons appris son décès survenu le lundi 26 février, à l\u2019hôpital Saint-Joseph.M.Périgny qui n'était à- gé que de cinquante-huit ans avait consacré presque la moitié de sa vie au service \u2018d\u2019une Association qu\u2019il avait fondée et qu'il dirigeait habilement depuis vingt-trois ans.Handicapé lui-même, il prit l\u2018initiative de mettre sur pieds une Association qui grouperait tous les handicapés non seulement de Trois-Rivières \u2018mais encore de la Mauricie.Pour lui comme pour tous ceux et celles qui souffraient d'un handicap, l\u2019Association était vraiment devenue le lieu des rencontres et du partage dans les domaines du travail, des loisirs, etc.On se rappellera toutes les initiatives qu'à su prendre M.Périgny pour aider, reconforter, orienter, divertir les handicapés qui, par milliers depuis vingt-trois ans, se sont présentés à son local de la rue St-Antoine, à Trois-Rivières.Nous pensons au travail qu\u2019il a donné aux handicapés inactifs, aux heures de loisirs qui créent iett développent l\u2019amitié, aux voyages organisés à travers la province, aux pèlerinages des premiers dimanches de chaque mois, de mai à octobre, au Sanctuaire de Notre- Dame du Cap, au dépouillement de l\u2019arbre de Noël chaque année, etc.En avril \"72, M.Périgny lançoit un journal, I'Ami des handicapés non seulement pour présenter certaines informations intéressantes, mais aussi pour \u2018donner aux handicapés la chance de s'exprimer et lier ensemble tous ces gens dans une seule et même famille où l'on fraternise vraiment dans le partage et une charité authentique.L'âme de cette merveilleuse Association était et demeuré M.Périgny, un grand chrétien qui a su prendre au sérieux l\u2019Evangile qu'il vivait en profondeur tous les jours de sa vie.A son contact, nous avons vu vivre le Christ en lui.Pas un Christ déformé par tant de pseudo-chré- tiens, mais un Christ bon, doux, patient, généreux, charitable au possible, authentique.Un témoin de la foi et de la charité à l\u2019oeuvre Un homme engagé à fond pour une cause aussi noble que celle d'aider l'homme souffrant et handicapé, en y mettant le prix.Il savait se donner, oublier son handicap pour penser aux autres.|| voulait rendre les handicapés heureux.|| aimait tellement | \u2018Association qu'il s\u2019était identifié à elle.C'était en quelque sorte sa famille d'adoption.S'il tenait à vivre, même au plus fort de sa maladie et de ses souffrances morales, c\u2019\u2018est qu'il ne voulait pas quitter l\u2019Association, partie de son coeur.Pour les quelque cinq cents membres de l\u2019Asso- Ciation des Handicapés adultes de la Mauricie, Benoit Périgny était plus qu\u2019un directeur général compétent, sage et avisé, mais surtout un vrai père, un confident, un ami.Aussi était-il recherché et aimé de tous et de chacun.Benoit Périgny est plus vivant que jamais pour l\u2019Association et tous ceux qui l\u2019ont connu.GABRIEL DESTREMPE, o.m.i.Devant un auditoire restreint Le récent concert de l'Orchestre Symphonique fut de belle qualité.Avec un programme bien rempli comportant la Symphonie no 29 en la Majeur, K 201, dans ses quatre mouvements et le Concerto en sol de Ravel avec le soliste Frans Brouw, complétée par la Symphonie no 7 en ré majeur, op.70, en ré mineur, op.70, de Dvorak, ce fut l'occasion d'une performance intéressante autant du soliste pianiste que du chef d\u2019orchestre Bernardimn est malheureux toutefois.qu\u2019un auditoire plutôt restreint vint y assister.Est-ce que le nombre des-mélomanes a diminué à ce point à Trois-Rivières?Il faut se demander sérieusement si nous aurons toujours la possibilité de recevoir l\u2019'Orchestre Symphonique de Québec dans nos murs ?(A.B) Page 4 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires LECTURES \u201cJARDIN D\u2019OCTOBRE\u201d, poèmes d\u2019Alice L.-Lévesque « Jardin d\u2019octobre » est le titre du dernier ouvrage de cette charmante poétesse qu\u2019est Alice-Lemieux-Lé- vesque.Elle a déjà quelques oeuvres à son crédit.Certaines ont reçu des hommages officiels : Prix David, Prix Champlain, etc.C\u2019était bien mérité.Elle a innové dans le vers libre, ce qui ne veut pas dire libertin.Au contraire.Les poèmes de Mme Lévesque sont remarquables de pensée sereine, de douce philosophie, de connaissance et d\u2019amour de la vie.« Jardin d'octobre », est le titre symbolique de poèmes consacrés à la réflexion qu\u2019inspire à l\u2019auteur l\u2019art de savoir vivre et vieillir dans la sérénité.Quelques strophes puisées ici et là feront mieux comprendre son mode de pensée, à la fois riche, sérieuse et profonde.Le premier poème s\u2019intitule « Victoire » et voici la première strophe: Victoire d\u2019être vivante et de marcher toujours.D'avoir conquis l\u2019orage des midis et de l\u2019avoir aimé puisqu\u2019il a préparé l\u2019abordage d\u2019octobre.C\u2019est al.\u201d : que les feuilles ont des teintes de fleurs.D'autres pensées aussi lumineuses parsèment ce recueil.Citons-en quelques-unes.Ne joignez pas mes mains lorsque je serai morte.Le grand départ n\u2019est plus le temps de l\u2019oraison, mais ouvrez-les plutôt comme on ouvre une porte Afin qu\u2019un soleil neuf inonde ma saison.J'ai la fidélité d'une feuille de chêne qui s\u2019accroche à la branche d\u2019hier tout au long de l\u2019hiver.Je vous reparlerai encore de mes fleurs ces grandes oubliées dans un monde sans âme.Un monde de ciment et de recherches vaines.Alice Lemieux-Lévesque est une grande poétesse, humble, inspirée et sincère.Ses oeuvres font aimer ce qu\u2019il y a de beau de la vie.Elle aime chanter les fleurs.Elle à compris le vrai sens de l\u2019existence.La lecture de ses poèmes est reposante.On ne peut en dire autant de la majorité des poètes qu\u2019on dit « de notre époque ».(Une édition Garneau).\u2018Les Cahiers d\u2019Histoire des Jésuites\u201d C\u2019est un livre d\u2019un bien autre genre que vient d\u2019écrire l\u2019éminent historien de la compagnie de Jésus, le père Lucien Campeau, en inaugurant une série sous le titre général ci-dessus.Cette série remplacera une petite revue à tirage limité et qui avait pour titre Lettres du Bas-Canada.On y publie d\u2019excellents articles et reportages malheureusement trop peu connus et non livrés au grand public.Espérons qu\u2019on songera à en re- publier quelques-uns dans cette nouvelle série.L'ouvrage du père Campeau comporte deux études très fouillées, comme d\u2019ailleurs tout ce qu\u2019il écrit.La première a pour titre « La première mission des Jésuites en Nouvelle-France (1611-1613) ».Il s\u2019agit du travail missionnaire des Jésuites en Acadie.La seconde étude a pour objet de faire connaître les débuts du Collège de Québec.Les historiens savent que ce point d\u2019histoire n\u2019a jamais été étudié profondément.La lecture du travail du père Campeau les renseignera à satiété.(Editions Bellarmin).interloto < LE PREMIER NUMÉRO COMPLET 4 9 cacNe$125,000.Le deuxième numéro complet 5 6 3 3 6 6 8 Réflexions d\u2019un architecte morose Sous ce titre, l\u2019élégante revue française «La maison de Marie-Claire (numéro de janvier 1973) publie dans son courrier des lecteurs des réflexions, évidemment de ce qui se passe en France dans le domaine de ce qu\u2019on appelle «l\u2019architecture moderne»; mais ces réflexions dépassent les limites de son pays.Aussi nous voulons y faire allusion, même si ça ne change rien à ce qui se passe.L\u2019auteur de cet article, l'architecte et urbaniste Jean-Louis Jolin, de la ville de Metz émet cette franche opinion: « On est frappé par la rnédiocrité de l\u2019architecture en France.» Et il s\u2019explique.Il met de côté les immeubles conçus pour être avant tout fonctionnels et dont les ordres à cet effet sont fournis par les intéressés eux-mêmes.Ceci, pour Ulintérieure.Mais me pourrait-on donner à la façade un ton moins froid, moins rigide, un ton qui s\u2019inspirerait en partie de la tradition \u2018ou tout simplement d\u2019un élémentaire souci artistique ?Mais non, et ici les architectes lui donneront raison.Le public aussi.C\u2019est que, selon M.Jolin, l\u2019architecte est à la merci du caprice des dirigeants des ministères, des entrepreneurs en construction, et souvent aussi du client particulier.Et comme l\u2019architecte doit vivre lui aussi, comme tout le monde, il doit se plier à tous ces caprices et fantaisies.C\u2019est pourquoi on a constamment sous les yeux tant d\u2019horreurs d\u2019où le goût du beau est exclus.C\u2019est pourquoi aussi on a vu et on voit encore des architectes et des décorateurs refuser d\u2019exécuter des oeuvres qui déplaisaient à leur sens artistique.Mais ces professionnels, qui ne sont hélas! pas assez nombreux, devraient faire école.\u2014 0 \u2014 \u201cApprendre a à regarder\u201d C\u2019est là le sous-titre du dernier paragraphe de cet article de bon sens.L\u2019auteur écrit ceci : «Quand l\u2019architecte présente fière- ment son projet d\u2019exécution, on lui demande quelques «petites modifications.Au bout de plusieurs passes de la sorte, le projet est devenu méconnaissable, informe.Dans bien des cas, l\u2019architecte accepte les modifications au fur et à mesure et, écoeuré, laisse glisser son oeuvre vers la médiocrité.Et puis la fois suivante, se disant que de toute façon le projet sera modifié, il présente une esquise insignifiante qui est acceptée, Il ne fait plus de «l\u2019architecture, il fait du « bâtiment».Comme toujours, ce n\u2019est pas une seule, mais un faisceau de raisons qui font la médiocrité de l\u2019architecture.C\u2019est l\u2019état d\u2019esprit d\u2019une nation qui ne voit pas ce qu\u2019elle regarde.Ne pourrait-on donner aux Français le goût de regarder avec qualité?» On pourrait ajouter: «\u2026 Et aux Canadiens, donc!» Car le goût n\u2019a pas de fron- tiéres.La médiocrité et l\u2019insignifiance non plus.Nous continuerons à subir le mauvais goût, même si la plupart du temps il en coûte plus cher.\u2014 0 Une note juste sur les immigrants Dans sa paisible retraite de la rue des Ursulines, madame Claire Roy continue à donner chaque lundi aux abonnés de notre quotidien local ses «propos délibérés».Ils sont toujours empreints d\u2019une sérénité, d\u2019une sobre philosophie et d\u2019une profonde connaissance de la vie.Je ne parle pas des réponses psychologiques qu\u2019elle fournit presque chaque jour aux questions des femmes angoissées.Certaines de ces réponses demandent du doigté, de la délicatesse et surtout de la patience.Dans ses propos délibérés de lundi dernier madame Roy traite longuement du problème des immigrants, non pas sur le plan politique, mais par rapport à nous, Canadiens et surtout Canadiens-français.Je retiens tout simplement cette judicieuse réflexion: « C\u2019est aux citoyens du Québec que l\u2019on a fait la réputation d\u2019être peu accueillants pour les immigrants.Vous me direz qu\u2019en période de chômage il ne faudrait pas augmenter la population qui cherche du travail.Vendredi, le 9 mars 1973 Mais les économistes nous disent qu'il y a de la place pour une population plus nombreuse qui augmenterait la quantité de consommateurs.Et les arrivants sont beaucoup moins difficiles pour le choix d\u2019un emploi.Il en existe de tout genre dont les Canadiens ne veulent pas parce qu\u2019ils ne sont pas assez payants ou trop durs».Les immigrants qui arrivent ici pour trouver une vie plus rayonnante ont connu la misère dans leur pays.Nos ouvriers à nous ont toujours été choyés et l\u2019abondance les a rendus capricieux.Si au moins ils s\u2019arrêtaient de temps à autre à réfléchir à cette élémentaire vérité.VILLERAY.MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS DU CANADA APPEL D'OFFRES FDEP 73-89.P DES SOUMISSIONS CACHE- TEES, adressées au Chef des Services Financier et Administratif, Ministère des Travaux Publics du Canada, 625 avenue du Président-Kennedy, Montréal 111, Qué, (5ième étage), et portant la mention: \u201cSOUMMISSION POUR MODIFICATIONS GENERALES EDIFICE FEDERAL DE TROIS-RIVIERES QUEBEC\u201d.seront reçues jusqu\u2019à 15:00 heures (heure de Montréal), le 21 mars 1973.On peut se procurer les documents de soumission sur dépôt de $25.00 sous forme d\u2019un chèque bancaire VISE établi à l\u2019ordre DU RECEVEUR GENERAL DU CANADA par d\u2019entremise du bureau du Ministère à l\u2019adresse suivante: 625 avenue du Président-Kennedy, (283-6553 et 283-6656), Sième étage, Montréal 111, Qué, et on peut les consulter aux bureaux de poste de Trois-Riviè.res, Shawinigan et Grand\u2019Mére ainsi qu\u2019aux Associations des Constructeurs, 4970 place de la Savane, Montréal 308, et 400 rue Williams, Trois-Rivières (Québec).Le dépôt sera remis sur retour des plans et devis, en bon état, au plus tard un (1) mois après l\u2019ouverture des soumissions; après cette date le dépôt sera confisqué.On ne tiendra compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules imprimées fournies par le Ministère et faites en conformité des conditions qui y sont stipulées.On n\u2019acceptera nécessairement ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Paul H.Paré, Chef des Services Financier et Administratif.A re À yo 9 TIRAGE DU 2 MARS 1973 3,222 GAGNANTS 1,071,261 BILLETS VENDUS | $721,050.EN PRIX sagne $50,000.Le troisième numéro complet 5 0 71819(114 020m $25,000.BILLETS SE 1 TERMINANT PAR 9 1 6 1 GAGNENT $5,000.1 a par 3 3 6 6 8 gagnent $500.oe par 1 8 9 1 4 gagnent $500.BILLETS SE 98 TERMINANT PAR 9 1 6 1 GAGNENT #1 ,000.96 FLAN par 3 6 6 8 gagnent $100.97 Te par 8 9 1 4 gagnent $100.BILLETS SE à | 974 TERMINANT PAR 1 6 1 GAGNENT $250.96 Torin par 6 6 8 gagnent $50.95 Bae par 9 1 4 gagnent $50. Vendredi, le 9 mars 1973 Comme le Conseil Municipal vient de l\u2019annoncer officiellement, il y aura une place Louis-D.Durand à Trois-Rivières, en l\u2019honneur de cet homme affable et cultivé qui, avec les abbés Tessier, et Turcotte, les Ernest Denoncourt et Léon Trépanier, incarna la fierté trifuvienne, l\u2019année où notre wille atteignit ses trois siècles d\u2019existence.A même une correspondance récemment échangée, peut-être in- téressera-t-il le grand public de connaître l'historique de ce geste que vient d'accomplir la Ville de Trois-Rivières.D'abord, une première lettre que j'adressais au maire le 15 février dernier: « Mon cher Gilles, Bien que tu étais très jeune à cette époque, les Fêtes du Troisième Centenaire trifluvien ont dû te marquer.On devait en parler beaucoup au foyer des Beaudoin, Ton père fut toujours un ardent patriote de la petite patrie triflu- vienne.Ces fêtes marquèrent le début d\u2019un véritable réveil triflu- vien, dont les bons effets se font encore sentir de mos jours.«Comme tu le sais, c\u2019est Me Louis-D.Durand, intellectuel de grande classe, écrivain, historien, orateur recherché qui, avec quelques proches collaborateurs, fut l\u2019âme de ces célébrations dont le rayonnement s\u2019étendit au monde entier.Or Louis-D.Durand, décédé il y a huit ans, semble sorti de la mémoire de sa ville pour laquelle il a tant fait.Alors que beaucoup d\u2019autres qui n\u2019ont pas son mérite ont été honorés par la ville, lui n\u2019a pas encore donné son nom à une place ou à une rue qui rappelle son souvenir.Il me semble qu\u2019il reviendrait à Gilles Beaudoin, maire de Trois-Rivières, aidé de son conseil, de réparer cet oubli.LE BIEN PUBLIC LA PLACE LOUIS-D.DURAND «Les mérites de Louis-D.Durand ne sont pas seulement d\u2019ordre civique.Ils touchent également à la littérature et même au mécénat.De plus, il est l\u2019auteur de deux ouvrages sur l\u2019histoire de Trois-Ri- vières («Paresseux, ignorants, arriérés» et «Laborieux, diligents, débrouillards») dont la critique a écrit le plus grand bien.«J'ai pensé \u2014 et je m\u2019en suis ouvert à notre commun ami Georges Beaumier, greffier \u2014 qu'il existe maintenant en plein coeur de Trois-Riviéres un endroit qui pourrait étre décrété par la Ville «Place Louis-D.Durand».Cet endroit se trouve à l'angle des rues Bonaventure et Hart.I] n\u2019y a pas si longtemps s\u2019y élevait la maison si typique où Me Durand avait son bureau, où Mes Méthot et Abran eurent aussi le leur.Ce fut la première maison qu\u2019habita le père de Louis et de Germaine Durand, quand, venant de Champlain, il établit un important commerce rue des Forges.«Il est assez rare qu\u2019une ville puisse récompenser à titre posthume l\u2019un de ses fils aussi méritant.Me Louis-D.Durand que j'ai connu intimement s\u2019est dévoué de mille façons aux intérêts de ses concitoyens.En plus de ses travaux d'historien, la liste de ses présidences, de ses participations bénévoles, de ses dons, est impressionnante.L'idée d\u2019écrire cette lettre m\u2019est venue de la façon suivante: m\u2019intéressant aux écrits restés inédits de Me Durand pour fins de publication, j'ai été recu par sa soeur Germaine, dont l\u2019appartement décoré d'oeuvres d\u2019art et de souvenirs de toute une époque, est comme un musée rappelant le souvenir de cet être discret et attachant que fut ce grand Trifluvien.«Ne te semble-t-il pas que l\u2019heure est venue pour Trois-Rivières de poser le geste de la reconnaissance en se donnant une Place Louis-D.Durand?Qu\u2019en pensent le Maire et les Conseillers ?.» Et voici la réponse qui me fut adressée par le maire Beaudoin le 22 février dernier: «Pour faire suite à ta lettre du 15 février 1973, je suis très heureux de t\u2019annoncer que le Conseil est complètement d\u2019accord pour que le petit parc qui sera aménagé en face de l'hôtel Château de Blois porte le nom de Louis-D.Durand.«Je te remercie beaucoup de porter à notre attention des sujets comme celui-là qui souvent nous échappent, à cause de nos occupations journalières.Si jamais d\u2019autres points intéressants pour la communauté trifluvienne te venaient à l\u2019esprit, n\u2019hésite pas à communiquer avec moi et je ferai tout mon possible pour y donner suite.» Et ce dernier mot que j\u2019adressais au maire le 27 février dernier pour le remercier et féliciter le Conseil de sa décision.«En lisant ta lettre du 22 février, j'ai éprouvé beaucoup de joie à la pensée que la Ville de Trois-Ri- vières, par décision unanime du Conseil, donnait le nom de Louis- D.Durand au petit parc qui sera bientôt aménagé rue Hart, entre Laviolette et Bonaventure.La personnalité de ce Trifluvien méritant qui a tant accompli pour les siens prend ainsi pour l'avenir la place symbolique qui lui revient.Page 5 «Ce geste hautement significatif du Conseil par rapport à la littérature et à l\u2019histoire sera apprécié par toute la population et, d\u2019une façon particulière, par nos intellectuels: journalistes, écrivains, éducateurs, amants de notre passé.«Je tenais à te remercier personnellement, toi et Messieurs les Conseillers, au nom de Mlle Germaine Durand et au mien, pour ce geste \u2018dont la portée sera de fortifier les vertus civiques chez les nôtres en désignant pour l\u2019avenir à leur imitation une figure qui les incarne si bien.» X X X Le geste de la ville rendant hommage a Me Durand deviendra donc un rappel permanent des fêtes du Troisième Centenaire.Comme le note avec à-propos Jean-Marc Beaudoin dans le Nouvelliste du 6 mars: «Si le Flambeau a la flamme éteinte constitue un très bel hommage de la jeunesse de Trois-Rivières, ce monument est le seul à commémorer les fastueuses célébrations du troisième centenaire de fondation de Trois-Rivières.» «Ce sera désormaisplusoumoins vrai, de noter encore Jean-Marc Beaudoin, car le conseil municipal, suite à une suggestion de Clément Marchand écrivain et directeur des Editions du Bien Public, rendra hommage au président de ces grandes fêtes, Me Louis-D.Durand.«A l'endroit même où s\u2019est posé le pic des démolisseurs, au coin de Bonaventure et de Hart, là où Me Durand avait son bureau dans la maison paternelle, cette place deviendra donc celle de Louis-D.Durand.» Clément Marchand EET 7 TRIBUNE M.Gatien Lapointe n\u2019était pas en cause Un malentendu (en fait une suite de malentendus a donné à croire, dans mon article paru récemment dans Le Bien Public et intitulé: \u201cIl est temps que je parle moi-même de mon roman\u201d, que Monsieur Gatien Lapointe était visé alors que je parlais des influences qui ont appuyé sur le jugement sévère du jeune étudiant François-Pierre Déry, dans sa critique sur Le Devoir.Je regrette infiniment cette erreur, tout en reconnaissant cependant que d\u2019autres influences ont été exercées sur ce M.Déry; je finirai par les connaître de toute façon.M.Lapointe m\u2019assure \u2014 et n\u2019ai aucune raison de douter de sa parole \u2014 qu\u2019il n\u2019aurait jamais fait écrire quelque chose par un autre, et que d'ailleurs il n\u2019a pas encore eu le temps de lire mon roman.Il lui aurait donc été impossible de porter un jugement.En cette société restreinte de la culture trifluvienne, il se passe hélas bien des \u201cgrenouillages\u201d inutiles et néfastes, alors qu\u2019il y a tant à faire au point de vue positif! Qui n\u2019a jamais été attaqué injustement, à commencer par la signataire de ce petit texte ?Cependant il faut se consoler: on ne critique pas ceux qui ne font rien du tout ! Encore une fois toutes mes excuses à Monsieur Lapointe, que j'ai toujours admiré de toute façon.Inutile, je pense, de souligner également que Monsieur Clément Marchand était encore moins visé, même si d\u2019aucuns l\u2019ont cru ! MICHELLE GUERIN Le jumelage Trois-Rivières-Tours Monsieur, Je lisais dans l'édition du Bien Public, du vendredi 23 février, la nouvelle du jumelage de Trois-Rivières-Tours.C'est une nouvelle qui me réjouit car je m'y sens directement impliquée.Comment ?Hé bien, parce que j'ai une amie là-bas.Nous avons commencé à correspondre ensemble, jeune étudiante, et voilà maintenant 16 ans que nous nous écrivons régulièrement, que nous échangeons photos et présents.Nous parlons de notre famille, notre ville, notre pays, de différents événements qui arrivent un peu partout dans le monde.H y a quelques mois, la même photo du pont qui enjambe le Cher avait paru, et je lui avais fait parvenir cette vue de sa ville.Elle fut surprise car c\u2019est un endroit familier pour elle, y passant très souvent.Ce jumelage créera un lien de plus entre nous, car même si je ne demeure pas à Trois- Rivières même, ma paroisse est tout près, et je me sens membre de la région trifluvienne.Notre plus grand rêve à tous deux est de nous rencontrer un jour, de mieux nous connaître afin d'échanger de vive-voix après tant de lettres.Un jour, pas trop lointain, nous espérons.Voilà, c\u2019est peu de chose, mais j'étais contente de lire cette nouvelle et tenais à vous le dire.Merci.Mme Lucie Lefrançois 1341 boul.St-Louis St-Louis-de-France Cté Champlain. Page 6 LE PEUPLE REGARDAIT\" \u2014 III Le Christ est Romain Le peuple aime I\u2019Eglise, sa Mére, comme il aime Jésus, son Maitre et Bienfaiteur.Le vrai Peuple de Dieu, éprouvé aujourd\u2019hui dans sa foi et sa confiance en l\u2019Eglise, témoigne à la face du monde, et surtout à la face des « faux frères », de sa fidélité aux grandes traditions chrétiennes.Il se fait l\u2019écho des siècles passés.Dans le volume cité plus haut, Mgr Rupp raconte la fin admirable d\u2019un fils du Tyrol catholique, Andreas Hofer (1810); il écrit: « Cet homme (père de famille) est al- lé à la mort comme un héros et l\u2019a reçue comme un martyr.L'épopée tyrolienne, soeur de la vendéenne (au temps de la Révolution française), trace du « Peuple de Dieu » je ne sais quelle silhouette très virile, tranchant sur celle que certains commentateurs de Vatican II ont popularisée.» (Héros.p.114).Héritier de l\u2019Epopée mystique notre peuple canadien catholique pourra lui aussi, à son heure, susciter de vrais héros ! Mais en attendant, que de « faux prophètes » s'adressent au peuple pour le tromper, pour l\u2019endormir! Ce sont eux qui introduisent, dans les rangs des clercs et des religieux et religieuses, des usages mondains, qui blessent l\u2019Eglise au coeur.Le scandaleux relâchement actuel rejoint celui que l\u2019histoire relève au XVIIIe siècle en Europe.Mgr Rupp cite I'exemple de deux saints prêtres, le Rédemptoriste Clément-Marie Hofbauer, autrichien, et Séraphin de Sarow, moine russe, dont la vie fut une réponse à l\u2019excessive mondanité des prétres au XVIIIe siècle.En France, on tolérait dans les séminaires les amours officielles, les galanteries des clercs appelés aux ordres majeurs.En Bavière, en Autriche, les professeurs de théologie n\u2019avaient guère la foi (« Rien de nouveau sous le soleil » dit l\u2019Ecclésiaste).» (Héros.p.123).Au lieu de France ou Autriche, lisez Canada ou Québec au XXe siècle !.Et le peuple regarde !.Autre étonnement pour le peuple: sentir et ressentir qu\u2019en plusieurs milieux catholiques on montre de la froideur pour Rome, qui va jusqu\u2019à une certaine résistance non voilée.Le peuple chrétien n\u2019est pas aveugle ni insensible à une tendance de néo-gallicanisme qui se fait jour.Même en liturgie il se glisse une nouvelle allergie, celle du canon romain à la sainte messe ! Le 23 juin 1972, S.S.Paul VI disait aux cardinaux que plusieurs éléments « semblent viser la dissolution du magistère ecclésiastique », entre autres «la subsidiarité entendue comme autonomie; l\u2019Eglise locale (ou diocésaine) voulue presque comme séparée et libre et se suffisant à elle-même.» (Os.R.7-7-72).Ce glissement néo-gallican ne serait-il pas attribuable à d'anciens étudiants de Rome, qui n\u2019ont pas su se laisser « romaniser » ?Qui n\u2019ont pas su boire à la source pure de la Rome de Pierre ?« Quiconque aime l\u2019histoire, dit S.S.Paul VI, et sait y découvrir un dessein qui va plus loin que les vicissitudes humaines, quiconque aime la fidélité à la parole de Dieu et en considère la source évangélique et la fin ultime,.éprouve pour Rome amour, vénération, con- MACHINES A CIGARETTES e Pour de plus amples informations : Tél.résidence: 374-9348 ou Bureau: 374-6939 LE BIEN PUBLIC BILLET POINT GASTRONOME Napoléon Bonaparte a toujours suscité chez moi la plus vive admiration.Il est l\u2019un des plus grands hommes de Phistoire et sans doute le plus discuté.Ce militaire génial, d\u2019une témérité fulgurante à déjouer l\u2019ennemi sur les champs de batailles, malgré une nervosité excessive; c\u2019était aussi un guerrier d\u2019une énergie infatigable.Et puis, Dieu sait ! s\u2019il jouait de ses amours avec ardeur, avec passion, d\u2019un coeur brûlant.Un homme d\u2019une personnalité aussi forte, aussi dynamique, était-il un bon compagnon de boustifaille?Etaitil un fin gourmet?Grande fut ma déception, d\u2019entendre dire par Gérard Delage, que \u201cBonaparte n\u2019appréciait nullement la bonne chère et ne possédait aucune étiquette de la table.\u201d D'abord, l\u2019empereur Napoléon s\u2019attable le premier, bien avant les autres convives; il renverse une large part du potage sur son veston et ses jabots de dentelle, qui portent déjà les vestiges du mets précédent, parce qu\u2019il veut ignorer l'usage de ln serviette.Notre empereur mange goulâment, comme un affamé, trempe son pain dans tous les plats, se promenant les doigts dégou- fiance: ici passe le Christ fait homme, fait pasteur des hommes; ici passe sa tradition authentique.» Une vieille romaine, mère d\u2019un grand artiste, disait : « Lorsque prêtres, religieux, religieuses abandonnent l\u2019esprit romain, on entend saint Pie X se retourner dans sa tombe.»Voilà le cri de la Rome fidèle ! (Mgr Rupp: Neux Docteurs, p.74, 83).Fille du peuple, sainte, théologienne et, par surcroît, Docteur de l\u2019Eglise, Catherine de Sienne a compris Rome.Avec une grande profondeur et une remarquable précision, elle a saisi le fait romain.« Elle est, dit Mgr Rupp, maîtresse dans ce domaine dont l\u2019importance et l\u2019actualité ne peuvent échapper à personne.A l'heure ou certains n'ont de Rome qu\u2019une théologie trop partielle, son enseignement est d\u2019une opportunité très grande, et le geste de S.S.Paul VI qui le souligne mérite toute notre reconnaissance.» Avec un peu d\u2019humilité, de foi et d\u2019amour mettons- nous à l\u2019école de Catherine de Sienne.Elle nous enseigne plus par des faits que par des traités.« C\u2019est par des actes surtout que notre Sainte a écrit sa thèse de doctorat sur Rome.» (Id.p.64, 100).ROMA, AMOR, toute la pensée et le coeur de sainte Catherine de Sienne sont là.Essayons de l\u2019imiter.Le peuple chrétien ne se laisse pas facilement prendre aux pièges substils des anti-romains.Au contraire, il conserve encore « le sens de l\u2019Eglise de Rome ».Il accueille avec enthousiasme que le Christ soit Romain, selon le mot de Dante, cité par le Pape.(Os.R.19-11-72).Si «le Christ est Romain », il en tient à son Vicaire sur la terre; et si Pierre a choisi Rome comme siège de l\u2019Eglise, c\u2019est qu\u2019il a obéi à l'Esprit-Saint qui l\u2019a guidé; et si nous sommes des enfants légitimes de l\u2019Eglise, nous nous réjouirons de savoir que « le Christ est Romain.» Le peuple regarde toujours.et voit clair.Si son « instinct de foi» lui fait discerner les faux bergers, il sait reconnaître aussi les vrais, les saints pasteurs.L\u2019histoire rapporte que le pape saint Pie V (1566-1572), qui fit appliquer les décrets du Concile de Trente, disait aux Cardinaux: « Nous ne paralyserons les progrès de l\u2019hérésie que par une action sur le coeur de Dieu.C\u2019est à nous, lumière du monde, d\u2019animer les coeurs par l'exemple de notre sainteté et de nos vertus.» Le peuple, témoin de l\u2019oeuvre reformatrice du nouveau pape, fut tellement «enthousiasmé qu\u2019il voulut lui élever une statue» de son vivant.(Daniel-Rops: Hist.de J\u2019Egl.vol.5, p.132).On pourrait en dire autant de notre admirable Pape Paul VI, qui s\u2019acharne, depuis dix ans, avec un inlassable héroisme, à mettre en pratique le Concile Vatican II, malgré l'opposition calculée des contestataires de tout acabit.Le peuple chrétien regarde.et souffre avec le Pape, Vicaire de Jésus-Christ.Il serait tout disposé à lui élever une statue ! Et non sans raison.MGR JOSEPH-LOUIS BEAUMIER Vendredi, le 9 mars 1973 linants sur la nappe, oubliant volontiers de se servir de sa fourchette.Napoléon considère l'heure du dîner comme une corvée pénible, une perte de temps insupportable.: Un groupe d\u2019une quinzaine d'invités accompagnent Bonaparte, la plupart du temps autour d\u2019un guéridon trop étroit, ce qui rend le service presqu\u2019impossible.Le docteur Cabanes, le médecin de l\u2019empereur, dira plus tard, très justement à ce propos: \u201cBonaparte boit sobrement peu de vin, mais il le hoit pur; il mange vite, beaucoup, sans mastiquer; il adore surtout la pâtisserie, cause très peu avec ses amis, toujours préoccupé.Il se lève d\u2019un bond, prend congé de ses hôtes sans même s\u2019excuser, comme s\u2019il venait de s\u2019acquit- terid\u2019uneintolérable besogne\u201d.Un jour, Napoléon écrit à sa soeur, Madame Dubois-Cran- ce : \u201cAujourd\u2019hui, ma chère, en tout et partout, je n\u2019ai pris que 18 minutes pour les repas !\u201d Enfin, tous ses proches sont unanimes\u2019 à affirmer que la bonne chère n\u2019était pour lui d\u2019aucun intérêt.De petit caporal, il est devenu un empereur prestigieux, violent et nerveux qui révait de gouverner le monde entier! Si ce n\u2019eut été de cette soif fougueuse du pouvoir, il aurait pu prendre le temps de manger, surtout trouver beaucoup de détente dans les agapes fraternelles autour de la table où se nouent souvent de solides amitiés dans les plaisirs de la gastronomie qui font la gourmandise des yeux et finalement les délices du palais ! Dommage ! comme le disait si bien un ancien député de Shefford: \u201cSi Napoléon Bonaparte avait aimé au moins les champignons, il n\u2019aurait peut-être pas perdu la bataille de Waterloo !\u201d Céline Leblanc Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \"Huile à chauffage Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 PPRAAANHOAÎ Vendredi, le 9 mars 1973 LE BIEN PUBLIC Page 7 en e Regarder L'homme est un spectacle pour lui- même.Il s'amuse depuis toujours à voir agir ses semblables et parfois à se voir agir lui-même.Depuis les temps les plus reculés, il se rend au spectacle ou bien il s'en tient à observer ses contemporains du haut de sa fenêtre ou de son balcon.Aujourd'hui, la télévision a remplacé largement la fenêtre ou le balcon.Au fond, il s'agit de l'assouvissement de la même vieille curiosité.Ce n'est plus qu'une question de qualité, d'intensité et de variété du spectacle.D'aucuns disent que la télévision vaut mieux que la fenêtre, le balcon, ou la simple promenade dans le quartier pour voir le monde.Le débat est ouvert.Je crois que, pour pleinement jouir d'un spectacle, il faut en faire partie.Il faut se sentir les coudes or la herse d'une scène, l'écran de verre de la TV, mettent obstacle à une pleine participation.Le peintre Gérome évoqué Certains peintres longtemps relégués aux oubliettes sortent parfois de l'ombre et l'intérêt se renouvelle autour de leur art.Au Minneapolis Institute of Art l'on a exhibé récemment les peintures de Jean-Louis Gérôme, un peintre français classique qui connaissait notamment son monde de la Rome antique.A Minneapolis, on « accroché sa fameuse peinture qui décrit avec une richesse de détails incomparable un grand cirque de la Rome des Césars où des Chrétiens s'apprêtent à mourir sous la dent des fauves et qui groupés et agenouillés sous la loge des notables, font une prière.C'est une peinture magnifique et fort impressionnante.Au premier plan, on voit un lion suivi de tigres sortant d\u2019une trappe que l'on vient d'ouvrir et qui un instant éblouis par la lumière drue du ciel romain se reflétant sur la piste de sable, hésitent et paraissent troublé par les cris de la plèbe excitée par ce qui va se passer, c'est-à-dire le massacre des Chrétiens que la propa- grande officielle a apris a hair.; Cette oeuvre de Gérome est une précision anecdotique admirable.Que de patience il fallait pour peindre comme cela! C'est ici que l'on constate que si la peinture peut être comme la poésie, un simple état d'âme, elle peut devenir un sujet d'élévation de l'Üme quand elle comporte un message, une leçon.Evidemment il faut que la leçon soit servie avec art.Gérôme avait le goût de l'Antiquité car il a donné époque, comme en témoignent Le Siècle d'Auguste et la naissance de Jésus-Christ et Mort de César.En sculpture il avait réalisé ses Gladiateurs.Un tableau que l'on a pu ad- mimer;récemment au' Minneapolis Instituteest:dussi Le Marchand de Tapis qui- nous reporte en Orient.C'est un autre tablédu\u2018magnifique où le souci du détail est poussé à ses extrêmes limites.Sans doute ne peint-on pas avec cette rigueur aujourd'hui.L'on est trop gâtés par la précision de la photographie en couleurs.L'on préfère avec raison en contrepartie, la suggestion, l'\u2019esquisse, le vaporeux.Toutefois, ce retour À la virtuosité des peintres d'autrefois comporte un intérêt certain.Profitons de ces quelques notes pour indiquer que nombre de peintres canadiens sont dans l'oubli parce que l\u2019on n'organise pas des rétrospectives de leurs oeuvres qui languissent soit dans les caves de nos musées ou dans des collections privées.La nausée Ce qui se passe au Vietnam depuis le fameux cessez-le-feu et les ronflantes signatures de paix est assez obscur.Cependant, il nous est arrivé assez de nouvelles de ce côté pour que nous nous nous rendions compte que la paix n'est pas sérieusement assise en ce pays.Fautil s'en étonner ?Après tant d'années de guerre où les populations du Nord comme du Sud s'endorment au bruit de la cannonade et des bobardements et ou la majorité couche avec un fusil, il serait étonnant que tout se fut éteint et apaisé parce que des hommes en redingote qui ont longuement discuté derriére des portes feutrées ont sablé le Champagne en se jurant une paix qui n'a pas encore pénétré les esprits du peuple.L'on soupçonne aussi l'hypocrisie de pays qui, clandestinement, semblent agir dans les coulisses e qui se foutent de la paix au Vietnam comme il n'est pas possible de s'en fouter.Ne soyons pas dupes de cette co- mdie de la haute politique internationale.Cependant, regrettons que le jeu romal des conventions soit faussé au point que les forces de contrdle canadiennes expédiées là-bas soient déjà sur le point de revenir avec la nausée.Quand on ne respecte plus rien, ni les cessez-le-feu, ni les ambassadeurs, ni l'ordre, ni le jeu des relations humaines normales, que peut-on attendre d'une prétendue civilisation ?es mots.\u201d ® © @ Maurice Huot Claude Mélancon La mort de Claude Mélançon, journaliste, relationniste du CN pendant de longues années et amateurs de la faune québécoise, sera passée inaperçue pour nombre de gens, mais il convient de s'y arrêter car, en Claude Mélançon, est disparu un grand Canadien; un homme au Jugement sûr qui savait s'intéresser aux valeurs qui restent, un homme affable dans toute la force du terme, un homme lucide et un homme de caractère.J'ai eu ou cours de ma carrière de journaliste de précieux contacts avec Mélançon.À chaque fois, j'ai suis sorti enrichi, plus objectif dans mes conceptions.Cet excellent Québécois n'avait pas de prétention pour un sou.C'était un modeste à l'humilité sincère.Il avait compris que l'on est au service des autres avant d'être au sien.De la sans doute, sa popularité immense auprès de tous.Nommé censeur de la presse en temps de guerre, il sut par sa finesse et son gros bon sens éviter bien des situations délicates et il ne se fit que des amis.Admirateur de la grande Nature, il donna plusieurs volumes sur nos cnimaux canadiens qui font la joie et l'instruction de notre jeunesse et de nom- br d'adultes.À sa façon il était poète comme pouvait l'être Lafontaine, car qui se rapproche de la Nature est un poète qui s'ignore.Au sujet de la disparition de Claude Mélançon il y a une remarque à faire.Nombre de gens qui ont largement contribué dans leur sphère à l'avancement des nôtres disparaissent, et trop disparaissent, et trop discrètement les média d'information rappellent un instant leur souvenir.C'est que trop de jeunes occupent les postes-clés de l'information.N'ayant pas vécu au temps de ces personnalités ayant peu connu ces gens, ils ne sont pas sensibilisés à leur carrière.De là sans doute les timides notes qui paraissent à leur décès; notamment quand il s'est écoulé beaucoup de temps entre l'heure de retraite et le décès des personnes concernées.C'est le cas pour Claude Mélançon décédé à Surfside, Floride à l'âge de 78 ans.Paiement inclus | ë que $3.pour |O Pai : = .(O Paiement sur facture.> | s'abonner à nothe journal.O C'est un renouvellement.« | 0 C'est un abonnement-cadeau au | 2 | VEUILLEZ ADRESSER destinataire dont les noms et pe LE BIEN PUBLIC POUR UN AN À adresse apparaissent ci-dessous, | m | suivis de mes propres noms et | 82 adresse.8 .32 A Nom | sif w= Adresse Sec + 3 Ville | 353 +, | e | | (vos noms et adresse s\u2019il s\u2019agit d'un sbonnement-cadesu) raat Page 8 la plus importante société de fiducie canadienne - française TRUST GÉNÉRAL - DU CANADA SERVICES FIDUCIAIRES COMPLETS Edifice Place Royale, Trois-Rivières Tél.: 378-4875 VENEZ HABITER MAINTENANT Une maison pas comme les autres 45 FUTURA vendues es MSNM 2a5h \u20147à 40, rue OUIMET \u2014 PROXIMITE NOUVEAU PONT 374-3478 \u2014 378-3955 \u2014 378-6888 \u2014 379-3037 CLAUDE-G.LAJOIE LTEE COURTIER / CONSTRUCTEUR Visites : 9 h.tous les jours.TEL.: (619) 376-3007 A.L.DISTRIBUTION ENR.ALFRED LAFRENIERE & FILS TRANSPORT GENERAL Distributeur de CIRCULAIRES JOURNAUX.CALENDRIERS.ETC 113, VAILLANCOURT CAP-DE-LA-MADELEINE 478-663) Nicole OM.Leclerc S OPTICIEN D'ORDONNANCÉ (Face à pascal) Ouest 4424, boul.Royo! v trois-Rivières- Centre d'Achets HUILE À CHAUFFAGE pr NOUS ALBERT H@® ome LACHARITÉ INC.© 44 24 VIE HEURES PAR JOUR.LE BIEN PUBLIC Importante subvention à Super Chrome CLAUDE G.LAJOIE, député fédéral de Trois-Rivières- Métropolitain, annonce aujour- d\u2019hui, par l'entremise de l\u2019honorable Don Jamieson, ministre de l'Expansion économique régionale, qu\u2019 une subvention a été accordée à la compagnie Super Chrome (Trois-Rivières) Inc, 2875, rue de l'Industrie, Trois- Rivières.Cette compagnie a accepté une offre de quelque $70,500 pour l\u2019expansion d\u2019un nouveau produit dont le genre de l\u2019industrie est le placage par élec- tro-galvanisation et phosphatage.Ce projet permettra de créer quelque 14 emplois.L'of- [re à la compagnie représente 17 p.100 du coût d\u2019immobilisation approuvé, soit S250,000, et $2,000 par emploi.Le président de la compagnie est M.Raymond Leblond.M.Guy Bacon adjoint parlementaire au ministère des finances Le Premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, annonce la nomination de M.Guy Bacon, député libéral de Trois- Rivières à l\u2019Assemblée nationale, au poste d\u2019adjoint parlementaire au ministre des Finances, M.Raymond Garneau.En annonçant cette nomina- ticn, M.Bourassa a précisé que le député de Trois.Riviéres avait toujours manifesté un grand esprit de travail depuis son élection et qu\u2019il est assuré qu\u2019il remplira cette nouvelle fonction avec un doigté remarquable.Elu le 29 avril 1970, M.Bacon sera appelé à seconder le ministre des Finances, M.Raymond Garneau, et le ministre d\u2019Etat aux Finances, M.Oswald Parent, dans leurs nombreuses fonctions.Un trifluvien authentique, M.Guy Poliquin, maintenant délégué général du Gouvernement du Québec à New-York, était le conférencier invité de la Chambre de Commerce de Trois-Rivières.Après avoir tracé l\u2019historique de son rôle, il démontra devant un auditoire fort attentif, le travail réalisé jusqu'à maintenant par la délégation qué- becoise.Selon lui, le Québecois se doit de s\u2018ouvrir sur le monde et en particulier sur le monde francophone et d'entretenir des préoccupations d'ordre social et culturel.En ce qui le concerne, sa représentation auprès de la communauté financière de New-York se veut positive et agressive.Comme on peut le constater, M.Poliquin connaît bien son rôle et il est heureux que ce soit l\u2019un des nôtres qui ait cette grande tâche de faire jouer le Québec et Trois-Rivières, sur le valoir international.Le conférencier avait été présenté par un ami de longue date M.Maurice Duval, président de CHLN-Télé Média.Parmi les personnalités présentes on remarquait le maire Beaudoin, M.Bill Mclellan président de \u2018la Chambre de Commerce, et les représentants des média.(A.B.) Vendredi, le 9 mars 1973 ; TE LS informateur Cu affaires sociales o ondes TPT I les PRET ad vous renseigner sur toutes les is administrées par le ministere des Affaires sqgiales du Québe L J 83 De CECT en affaires sociale = SIEGE] du Québec La) la RER TEN des Affaire ales [ A "]
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