Le bien public, 9 février 1973, vendredi 9 février 1973
[" 19 rue Le Royer ouest Montreal 6le année Trois-Rivières No.6 _.Vendredi le 9 Février.973 1563, fue Royale; Trois-Rivières: Qué.Tél.378-8404 lue fev.\u2018 J.Raymond penault Enregistrement numéro Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents SI TORONTO M'ÉTAIT CONTE ll paraît que Toronto a entrepris de s\u2019enflér, de devenir plus grosse que Montréal.Les efforts de tout le Canada anglais se conjuguent pour faire de la capitale ontarienne la métropole de tout le pays.Depuis un certain octobre, québécois et même bien avant, puisqu'il date des premières années du « déblocage», un mouvement de désaffection montréalaise s'est amorcé au profit de Toronto où l'on construit en vitesse des multitudes de gratte-ciel pour y empiler les sièges sociaux des plus importantes compagnies.On se dépêche de mettre les valeurs économiques à l'abri des convoitises québécoises, jugées entreprenantes et dangereuses depuis la levée d'un parti indépendantiste qui a coïncidé avec l'affirmation d'un caractère québécois plus tranché et beaucoup moins accommodant.On a vu comment le Canada anglais a réagi en marge des distinctions internationales dont la ville de Montréal s\u2019est montrée digne: l'Exposition univer- sélle en 1967, les Jeux Olym~ piques en 1976.: Entre temps, l'attribution d\u2019une franchise aux Expos, l\u2019avènement d'un cinéma québécois, l'\u2019augmentation du tourisme qui tient les constructeurs de grands hôtels en haleine.Il n\u2019en faut pas plus pour éveiller de vieilles jalousies entre les deux villes, pour attiser une rivalité toujours présente qui fait que Toronto n'a jamais pu applaudir à la montée de Montréal sur le grand échiquiey international au même titre qua New York, Paris, Londres, \u2014 alors que la capitale ontarien- ne, malgré sa richesse, n'arrive pas, tout comme Pittsburg, Philadelphie ou Cleveland, à se départir de son humiliant caractère provincial.Ainsi, on va à Toronto quand on y est obligé, pour faire des affaires et non pour y passer un agréable week-end.; De moeurs placides et puritaines, les Torontois ont toujours tenu à garder un cachet d'austérité ei de respectabilité à leur ville, afin qu'avant tout cela donne confiance aux investisseurs américains qui recherchent la sécurité pour leurs placements.Alors qu'il était encore ministre de l'expansion économique régionale, Jean Marchand avait constaté, comme d'autres, la \u2018dégringolade des \u201cmarchés montréalais et, pour en cerner la cause, avait demandé à une « équipe d'économistes de I'U- : niversité de Montréal d'étudier le phénomène et de lui sou- meftre Un rapport.Ce sont les conclusions de cette étude que le nouveau ministre de l'expan- , sion, Don Jamieson, s'efforce de nier.Ce qu'il doit cependant reconnaître, ce sont des faits aussi symptômatiques que celui-ci, par exemple, à savoir que, « pour la majorité des ins- fits ions financières, la décision de |préter.dans Montréal une gomme supérieure \u2018à $100.000 Li est prise à Toronto ».Où Montréal reprend cependant l\u2019avantage sur Toronto, note ironiquement le rapport, c'est dans le nombre des compagnies de prêt aux consommateurs.Et l\u2019on comprend pourquoi.Le successeur de Jean Marchand ne peut nier non plus cette autre évidence du déclin de la Bourse de Montréal.Les hauts fonctionnaires fédéraux, qui n\u2019ont jamais aimé la métropole québécoise, ont fait de leur mieux pour y contribuer.La Banque du Canada a même pris une part du marché de l'argent que détenait Montréal pour l'envoyer à Vancouver.Les auteurs du rapport notent que les anglophones de Montréal émigrent en masse vers les provinces anglaises.Quant à savoir la vraie cause de cette émigration accélérée, il n'en est guère question, puisque le rapport a été commandé par le fédéral qui tient à cacher la vérité.Et pourtant nous la connaissons.Cette vérité est dans l'air depuis un bon moment : effrayés par le climat socio - politique que Montréal tente, d'imposer au pays, les anglophones, pour la plupart gens d'extrême droite, réagissent avec toutes les rigueurs punitives que leur suggère un vieux fond de conservatisme.|! leur faut affamer le Québec pour lui faire passer ses manies, et quoi de plus sûr pour y arriver que de retirer massivement leurs fonds venus tout droit d'un long passé de favoritisme fédéral.Qu'arrivera-t-il si Toronto parvient trop rapidement à satelliser Montréal ?Ne commen- ce-t-on pas à le prévoir à Ottawa ?Les dénégations embrouillées de M.Jamieson ne parvienent pas à cacher l'embarras du gouvernement canadien devant ce nouveau danger que constitue le séparatisme des anglophones par rapport au Québec.Clément Marchand across ru due.La ronde infernale de perception des impôts commence aux deux palliers de gouvernement.Rien qu\u2019au provincial, plus de 3000 employés supplémentaires sont engagés chaque printemps durant la période de production des déclarations, pour recueillir cette manne.Ces impôts pourraient être réduits de moitié, n\u2019étaient ces mesures socialisantes que l\u2019on applique partout et qu\u2019un certain parti se vante de faire disparaître si jamais il prend le pouvoir.Sous la coupe de l\u2019entreprise privée nous retournerions ainsi au pauperisme des années \u201930.Non ! Payons nos impôts de bon coeur ! Photo Lise-K.Biron CaN rd cac NEY TIT Verre 1 3 Louis Désaulnionrs LE GRAND MAITRE DE LA SERIGRAPHIE Ceux qui visiteront l\u2019exposition des 21 sérigraphies chrema- tiques de Louis Désaulniers (ayant pour thème les allées et venues d\u2019un essuie glace dans un pare-brise) verront à son meilleur cet art subtil et délicat, ca- poble de surclosser la gamme des multiples.Ces sérigraphies originales relèvent d'une fantaisie créatrice qui ne craint pas de s'aventurer résolument hors des sentiers battus.Possédant un sens inné des coloris, Désoulniers s\u2018avére un maitre de la gravure, alliant à la finesse du trait, la souplesse de l'exécution.C\u2019est le 14 février à 20 h.30 qu\u2018aura lieu & la Galerie du Parc du Pavillon St-Arnaud de Trois-Rivières, le vernissage de cette magistrale exposition connue sous le titre de AUTOSERI- GRAPHIES DE DESO.Cette exposition qui représente pour |'artiste deux années de labeur et de recherches intensifs se poursuivra jusqu'au 25 février.Elle sera ensuite présentée dans les principales villes du Québec avant de partir pour l'Europe et les Etats-Unis.Louis Désaulniers, est recon- - nu comme un maître de la sérigraphie d'art et l'originalité de | ses oeuvres est merveilleusement | servie par une technique qu'il: contrôle de façon exception- | nelle.Une trame sonore, créée par i Léo Plamondon, cinéaste, vient ajouter à l\u2019ensemble.Les écloi- | rages sont de Gilles Roux, tandis que l\u2018accrocrage a été confié Robert Dolbec.Ch LOUIS DESAULNIERS Photo Gilles Roux ZR | Page 2 Le chroniqueur théâtra- littéraire - potinier d'un journal matinal de Montréal, qui porte chevelure \u2018 opulente, décerne un certificat de non-existence, ou à peu près, au poète Louis Lisons plutôt: « Un monsieur un peu malmené par Lise Payette, au cours d\u2019une émission, a eu une rê- action un peu méchante.Il a cité un vers d\u2019un poète -inconnu, Louis Bouilhet : « On est plus près du coeur quand ia poitrine est plate.» (Montréal - Matin, 12 juillet 1972).Appréciation un peu hâ- ttive, semble-t-il, de Louis Bouilhet, conservateur de la Bibliothèque Municipale de Rouen, ami intime de Gustave Flaubert et lui ressemblant, ami aussi du jeune Guy de Maupassant qu\u2019il recevait et auquel il donna des leçons de style.Le vers cité ci-dessus, extrait d\u2019un poème du recueil Festons et ustraga- les, s\u2019y présente comme suit: Qu'importe ton sein maigre, mon objet aimé ! On est plus près du coeur quand la poitrine est plate; Et je vois comme un merle en sa cage enfermé, L\u2019amour entre tes os, révant sur une patte Le quatrain qui suit ne paraît pas moins enlevé, le rernier alexandrin surtout, que la plupart des gens connaissent sans savoir d'où il vient: Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 PRAPRARAAN) Comment Louis Bouilhet est dit poète inconnu par un journaliste montréalais L\u2019ILLETTRE Tu n\u2019as jamais été, dans les jours les plus rares, Qu\u2019un banal instrument sous mon archet vainqueur, Et, comme un air qui sonne au bois creux des guitares, J\u2019ai fait chanter mon rêve au vide de ton coeur.\u2014#\u2014 Bouilhet et Flaubert se ressemblaient au point qu\u2019on pouvait prendre l\u2019un pour l\u2019autre, et de mauvaises langues les disaient demi-frères.« Les deux anciens \u2014 par rapport à Maupassant \u2014 se ressemblent de manière extraordinaire, écrit, T\u2019his- ttorien littéraire Armand Lanoux: même front dégarni sous une couronne de longs cheveux, même grosse moustache jaunie, la barbe en plus pour Bouilhet.» Célibattaire et fanatique de son art, farceur à l\u2019occasion, Louis Bouilhet ne voyait en lui-même qu\u2019un modeste poète provincial qui ne monterait jamais haut dans le ciel de la renommée.Il vivait seul, pauvre, besogneux, cultivant un magnifique jardin de fleurs, heureux par elles et ses amis.Maupassant, qui voyait clair \u2014 même en ses jeunes années \u2014 perca vite les raisons de son évidente mélancolie: «On ne connut jamais les tortures de son âme, car Bouilhet était de cette race forte des souriants chez qui tout semble gai, même la douleur.» Maupassant ne le connut qu\u2019au début de 1869, et la foule qui envahit alors son jardin, pour se presser autour du cercueil de chêne, piétina ses plates-bandes de roses et d\u2019oeillets.\u2014 Né en 1882 a Cany au pays de Caux, non loin de Fécamp, Bouilhet est peut- étre plus connu en son temps par ses pièces de théâtre que par ses poèmes.Il est vrai qu\u2019il n\u2019était pas facile alors de percer en vers, à une époque que dominaient Hugo, Lamartine, Vigny, Musset, Gautier, lesquels précédaient à peine Baudelaire.Sauf erreur, les pièces du poète rouennais étaient en vers ciselés et a belles tirades.Rappelons pour mémoire Madame de Montarcy, Héléne Peyron, L\u2019Oncle Million, -Faustine, la Conjuration d\u2019Amboise.Cette.dernière fut le principal succès de l\u2019au- faits; la barbe LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 9 février 1973 JESUS ETAIT-IL BEAU ?\u2014 Lu au hasard, dans Jours de France des considérations esthétiques sur Jésus, que nous résumons.Jésus était-il beau?Du visage du Christ, nous ne savons rien.Nulle part on ne retrouve une description précise de \u201ccelui\u201d que le prophète Isaïe et le psalmiste célébraient comme \u201cle plus beau des enfants des hommes\u201d.C\u2019était un Juif, plus exactement un Nazaréen.ll existe à la bibliothèque vaticane, cetle fameuse lettre que Publius Lentulus, proconsul romain en Judée et prédécesseur de Ponce - Pilate, adressait au Sénat de Rome, en ces termes: \u201cUn homme singulièrement vertueux a surgi et vit parmi nous; ceux qui l\u2019accompagnent, l\u2019appellent le Fils de Dieu.Il est de haute taille et attire les regards.Sa figure inspire à la fois l\u2019amour et la crainte.Ses cheveux sont longs et blonds, retombant sur les épaules (paradoxal pour \u201cun Juif 1); ils sont légèrement crépus ct bouclés, une raie les sépare au milieu, selon l\u2019usage des Nazaréens.Les joues sont à peine rosées, le nez et la bouche sont bien est pleine, couleur de la noisette.Ses yeux sont superbes et son regard est irrésistible, révélant la sagesse et la candeur.Ses yeux bleus s\u2019éclairent de lueurs subites.Cet homme aimable ordinairement dec- vient terrible lorsqu\u2019il réprimande et, même alors, il émane de lui une sereine assurance.Nul ne l\u2019a vu rire, mais souvent, on l\u2019a vu pleu- teur, qui remonte à 1866, trois ans avant sa mort.Bouilhett savait le latin comme le français, écrivait l\u2019un comme l\u2019autre, et il apprit le chinois pendant dix ans, dans l\u2019intention de employer à des traductions.Il n\u2019ignorait rien des poètes grecs et latins qu\u2019il citait de mémoire pour l\u2019établissement de Flaubert, Maxime du Camp et autres, qui ne connaissaient pas méme les noms de ceux qui lui paraissaient familiers.Fils d\u2019un chirurgien militaire revenu de la campagne de Russie avec Napoléon, il commença lui- même l\u2019étude de la médecine sous la direction du docteur Achille - Cléophas Flaubert, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Rouen, père de Gustave, mais il y renonça tôt, préférant la poésie à la physiologie.Dans ses Souvenirs littéraires, Maxime du Camp n\u2019hésite pas à voir en Bouilhet l\u2019humaniste le plus distingué qu\u2019il lui fut donné de rencontrer.Poète inconnu, ou inconnu tout court, Louis Bouilhet ! eh rer.Le ton de sa voix est grave, réservé et modeste.Il est aussi beau qu\u2019un homme peut l\u2019être.Les prodiges ct miracles qu\u2019il opère ne se comptent plus.On l\u2019appelle: Jésus, fils de Marie.\u201d Voilà le portrait esquissé par ce consul romain\u2026 En plus, de splendides images du Christ inspirées de la tradition nous ont été laissées à travers les âges, par plusieurs peintres, parmi lesquels: Le Greco, Rembrandt, Giotto, Angelico, Van der Weyden, Fouquet.Cependant, la plus belle figure livrée au monde, est celle de Léonard de Vinci.toute de radieuse beauté et de sérénité.Par ailleurs, François Mauriac, nous dira que: \u201cLe seul modèle authentique est celui du Saint-Suaire\u201d, célèbre relique arrivée au XIVe siècle avec les croisades.\u201cMais l\u2019étrange, poursuit Mauriac, c\u2019est bien le seul type humain sur lequel tout le monde s'accorde, et qui se présente à l\u2019esprit, et qu\u2019il ne nous appartient point de discuter, puisque tous les peintres s\u2019inspirèrent précisément de ce Saint-Suaire de Turin, qui servit à ensevelir Les Américains, qui ont toujours une petite avance sur nous, ont proclamé Jésus \u201cHomme de l\u2019Année\u201d en 1971, Quelques mois plus tard, la vague \u201cJesus-Christ Superstar\u201d déferlait sur les côtes de France, enveloppée d\u2019un Opéra-Rock \u201cPop Music\u201d, sur les grandes scènes du T.N.P.en passant par le théâtre Saint-Martin jusqu\u2019à l\u2019Olympia, avec un très éclatant succès de curiosité pour un déploiement aussi insolite.Mais il n\u2019en reste pas moins vrai, qu\u2019en beaucoup de rencontres, Jésus, lorsqu\u2019il était sur la terre, quand il était aimé, l\u2019a été au premier regard ! Il a suffi d\u2019un appel pour que ses apôtres abandonnent tout ce qu\u2019ils possédaient en ce monde cet le suivent ! Son pouvoir incommensurable réside dans ce regard qui a converti la Samaritaine, Zachée, Marie- Madeleine et combien d\u2019autres.Ce regard indicible, irrésistible dont la toute- puissance s'affirme chaque fois qu\u2019une créature en larmes, repentante, tombe à ses genoux, dans la poussière de ses misères, par les chemins de la Judée et de la Galilée.CELINE LEBLANC Jésus.\u201d Le logement sera bientôt un luxe Depuis quelques jours, des milliers de locataires de notre région vivent dans l'inquiétude de voir leur propriétaire leur imposer une hausse de loyer.Disons au départ ce qui les inquiète ce n\u2019est pas tellement le principe de l'augmentation, car les locataires savent qu\u2019occasionnellement il faut en arriver là, mais bien le pourcentage de la dite majoration.A ce point de vue, il faut admettre qu\u2019ils ont raison d\u2019avoir des craintes, car depuis quelques jours on entend et voit un peu partout que dans plusieurs villes du Québec notamment à Montréal et Sept-Iles des logements qui étaient loués à $90.00, $125.00 ct $250.00 sont passés à S120.00, $155.00 et $300.00 ce qui à notre avis est nettement exagéré.Il s\u2019agit peut-être là de cas isolés mais ils ont un effet d\u2019entrainement et de nombreux propriétaires ne se gênent pas pour infliger des hausses injustifiables à leurs locataires.D'ailleurs, les statistiques fournies par la Commission des Loyers du Québec, démontrent que les propriétaires de maisons appartements s\u2019apprêtent \u2018à augmenter le loyer de leurs locataires dans une proportion de 15%.Et pour ça malheureusement, il n\u2019est pas besoin d'aller à Montréal ou Québec pour trouver de ces propriétaires-profiteurs, ici même à Trois-Ri- vières et au Cap-de-la-Madeleine, il existe de ces gens qui ont ou vont augmenter leurs loyers de $10.$15.et méme $20.00 par mcis.Il est de notre devoir de dénoncer ces hausses qui ne peuvent se justifier ni par les frais de chauffage, d\u2019entretien de réparation et encore moins par les taxes municipales qui ont véritablement augmenté pour la première fois cette année; les autres années, il y avait diminution de la taxe scolaire qui annulait automatiquement la hausse de la ville.De plus, une enquête effectuée par la Commission des loyers du Québec, confirme ce que d\u2019aucuns savent depuis longtemps, à savoir que la location d\u2019appartements est un commerce très profitable dont le rendement atteint 10%, 15% et même 18 pour cent.Quant à nous, nous croyons qu\u2019il est normal qu\u2019un ipropriétaire fasse 10% à 12% de profit étant donné que les obligations sans risque rapportent 8%, mais de 15% à 18% comme veulent obtenir certains propriétaires des secteurs Lambert, Sainte-Margueritc de l'Esplanade et a Trois-Riviéres- Ouest c\u2019est nettement au-delà du bon sens.Ces messieurs ou compagnies sont en voie de transformer le logement en un objet de luxe alors qu\u2019au contraire, il est et doit demeurer un besoin social.À ce sujet, il nous faut féliciter les petits psopriétaires de un ou deux logements qui dans l\u2019ensemble se montrent beaucoup plus humains avec des augmen tations de 3, 5 et $7.: Nous (pensons que le temps est venu pour le gouvernement; non pas de tout prendre en main dans ce secteur, mais d'intervenir de façon à faire entendre raison aux exploiteurs et à.les mettre au pas s\u2019il le faut.JACQUES GINGRAS Vendredi, le 9 février 1973 Notules Du linge sale en public Un proverbe bien connu dit que le linge sale doit se laver en famille, et non en public.Proverbe chinois sans doute, de l\u2019époque où la Chine songeait à la philosophie plutôt qu\u2019à la guerre.Le ministère des Affaires culturelles, dédaignant la sagesse antique, a décidé de révéler au public la lamentable histoire qui aurait dû rester en cabinet privé et qui met aux prises la direction de la Bibliothèque nationale avec les autorités du ministère de qui elle relève.Voici en résumé les faits.La direction de la Bibliothèque a pris, il y a deux ou trois ans, la louable initiative de récupérer les manuscrits de nos écrivains les plus connus et de les mettre en lieu sûr.Nombreux sont les écrivains qui ont souscrit à cette demande.Toute une section de l\u2019annexe nommée Aegidius Fauteux, (en I\u2019honneur de l\u2019ancien conservateur de la Bibiothèque) est consacrée a ces documents.Cette initiative avait été prise par le conservateur actuel, Georges Cartier, homme a la fois compétent et intransigeant.Or, une décision subite des autorités de son ministére lui enlève ce secteur pour le transférer aux Archives.Il s\u2019ensuit des discussions acerbes, arguments de part et d'autre, démission du directeur, polémique à n\u2019en plus finir dans les journaux, etc.Affaire fâcheuse et de régie interne.L\u2019avoir étalée au grand public ne donne aucune solution.Georges Cartier a démissionné de son poste avec grand fracas.C'est regrettable, car il était un homme d\u2019action, rempli d\u2019initiatives.Mais il ne pouvait subir l\u2019ostracisme, de même que d\u2019autres, au même ministère, ont démissionné l\u2019un après l\u2019autre.Les hommes compétents, les chefs de service, même un sous-mi- nistre adjoint, sont partis.S'il est un ministère où il ne devrait pas exister de dirigisme pointilleux, c\u2019est bien celui des Affaires culturelles, où le public espère trouver avant tout la paix et l\u2019harmonie.Devant cet état de choses, NUMÉRO COMPLET |9|5|8)6 LE BIEN PUBLIC et commentaires la grande majorité des intellectuels, dans quelque domaine que ce soit, ont bien raison de se demander : « À quoi ce ministère sert-il ?.Il pourrait faire tant de bien ! » L\u2019opinion de Laurent Laplante Laurent Laplante, maintenant attaché à la rédaction du Devoir, est un journaliste de grande expérience et reconnu pour sa perspicacité et son jugement sain.Disons en passant, à l\u2019intention de ceux qui l\u2019ignoreraient, qu\u2019il est le fils de notre ami si regretté et ancien collaborateur, Rodolphe Laplante.Laurent Laplante a tâté lui aussi du fonctionnarisme, à titre de directeur du service de l'Information du gouvernement.Il s\u2019en est vite lassé, mais sa brève expérience de l\u2019atmosphère politique l\u2019a enrichi.Il a, lui aussi, suivi de près l\u2019imbroglio que nous venons de commenter, et Le Devoir a publié ses commentaires en premier éditorial, le 29 janvier dernier.Citons quelques paragraphes de cet article, ne serait-ce que pour justifier nos propres remarques : «Certains voudront, é- crit-il, encore jeter sur les épaules de Mme Kirkland- Casgrain l\u2019odieux de toute cette affaire.Loin de moi la pensée de décrire Mme Kirkland - Casgrain comme le ministre idéal des Affaires culturelles.Toutefois on remarquera que les ministres se succèdent à la tête de ce ministère pendant que persiste le malaise, pendant que tous les canaux normaux de communication et de dialogue demeurent fermés.Face à l\u2019épidémie de démissions qui sévit dans ce ministère, il faut chercher ailleurs qu\u2019au bureau du ministre la source des difficultés.» Et après avoir énuméré les noms des chefs de service démissionnaires (et il en oublie, entre autres Maurice Beaulieu, qui dirigeait l\u2019Office de la langue française), Laplante tente de diagnostiquer la source du malaise : « I] semble que le sous-ministre Guy Frégault, à la tête d\u2019un ministère de dimensions modestes, n\u2019ait pas toujours résisté à la tentation de garder GAGNE$125,000.numéro complet | 3|$|3|0|012 la main sur tous les leviers de commande et de contré- ler jalousement l\u2019accès des cadres au bureau du ministre.Pour ce motif, M.Frégault se trouve aujourd\u2019hui au coeur d\u2019une controverse d'importance.La directive qu\u2019il vient d\u2019asséner au lieu de la défendre souplement coûte au Québec la perte d\u2019un autre haut fonctionnaire hors pair.» Une fois de plus, les intellectuels ont raison de se demander: «Pourquoi ce ministére s\u2019obstine-t-il a éliminer les compétences?.Autres moeurs, autre époque ! .Une de nos vieilles amies trifluviennes, qui vit au- jourd\u2019hui de souvenirs qu\u2019elle raconte à ses intimes avec une prodigieuse mémoire, nous disait récemment qu\u2019elle aimerait lire l\u2019ouvrage de Lamartine \u201cGraziella\u201d.Pourquoi ?lui a-t-on demandé, car cet ouvrage est depuis longtemps tombé dans l\u2019oubli.C\u2019est que, dit-elle, dans ma jeunesse, un ami me l\u2019avait donné en cadeau.Un abbé venu voir ma mère malade, aperçoit le livre sur une table du salon.Il me dit que l\u2019auteur de cet ouvrage était à l\u2019index et de le jeter au feu sans le lire, et devant lui.Ce que je fis.Je lançai le bouquin dans notre poêle à bois.Aujourd\u2019hui, en remuant mes souvenirs de jeunesse après tant d'années, celui- ci me revient parfois à la mémoire.Etait-ce un mauvais livre ?Moi, je ne le crois pas, car l\u2019ami qui me l\u2019avait donné était un homme honnête.Que répondre?.Les temps ont bien changé, lui dis-je.Les moeurs ont évolué; l'Index d'autrefois a été bien modifié.Mais pourquoi aujourd\u2019hui vou- lez-vous le lire ?C\u2019est uniquement pour savoir, dit-elle, si mon ami d\u2019alors était réellement honnête.Je crois toujours qu\u2019il l\u2019était, mais il ne m\u2019a pas mariée.Il reste un beau souvenir de ma jeunesse.Et je vis aujourd\u2019hui de ces souvenirs.Ils me nourissent dans ma vieillesse et m\u2019aident à aimer la vie.Les romanciers les plus cotés n\u2019ont jamais imaginé une scène aussi émouvante.Et celle-ci est authentique.Souvenirs Ces souvenirs d\u2019autrefois sont toujours savoureux.Pourquoi les jeunes d\u2019au- jourd\u2019hui ne s\u2019intéressent- ils pas a les recueillir ?Ils sont inestimables.On en aura une preuve éloquente ces mois prochains, lorsque seront publiés aux Editions du Bien Public les prestigieux mémoires de l\u2019institutrice d\u2019une école de rang à Sainte- Anne.La brochure paraîtra dans la collection « Notre passé» des Amis de l\u2019Histoire de La Pérade, brillamment inaugurée par Mgr Albert Tessier, qui a fait un survol de l\u2019histoire de la paroisse, D\u2019autres brochures suivront, et elles sont impa- ticmment attendues par les fervents de la petite histoire On nous informe que cette excellente initiative sera suivie par d\u2019autres vieilles paroisses de la région, qui ne veulent pas laisser se perdre «les souvenirs de l\u2019ancien temps ».Que les jeunes, dans toutes nos paroisses, se mettent à la besogne.Ils en retireront à la fois de l\u2019intérêt personnel pour eux et du profit pour leurs concitoyens.Qu'est la véritable démocratie ?.On vient d\u2019assister dans le Québec à un autre déluge de paroles, à l\u2019occasion du congrès du Crédit social.Avant l\u2019arrivée de la télévision, on pouvait facilement se libérer, en fermant son poste de radio ou son journal.Mais la télévision nous offre cet avantage d'assister, comme si on était présent, à des marathons de verbiage comme les films haut cotés en offrent rarement.Au moins on peut s\u2019amuser plus qu\u2019en regardant certains programmes idiots.Mais quand on y réfléchit ensuite, que reste-t-il de tout cela ?.Du désenchantement quand ce n\u2019est pas du dégoût ou de la désillusion.Ce que cherchent avant tout ces aspirants à ce qu\u2019on appelle béatement la « chefferie », c\u2019est le pouvoir, la domination, l\u2019assiette au beurre, l\u2019écrasement des adversaires.Tel est leur idéal.Ces impressions moroses, ou désabusées si l\u2019on veut, nous viennent d\u2019une récente lecture d\u2019un ouvrage sur la démocratie à l\u2019époque la plus florissante de la politique en Grèce.Par exem- Page 3 ple on y lit ceci: « On se tenait si soigneusement à l\u2019écart des affaires de la cité qu\u2019il était alors plus difficile de rencontrer des gens qui voulussent exercer les charges jpubliques, qu\u2019il ne l\u2019est aujourd\u2019hui d\u2019en trouver qui ne le désirent pas.C\u2019est qu\u2019on considérait alors l\u2019administration des affaires publiques non comme un commerce, mais comme un apostolat, un dévouement désintéressé, et qu\u2019on se préoccupait moins, le jour où on entrait en charge, de rechercher d\u2019abord si ceux qui partaient n\u2019avaient pas laissé quelque profit à faire, que de voir si, par leur faute, quelque question demandant une solution immédiate n\u2019était pas restée en souffrance.» Un autre passage mérite, croyons-nous, d\u2019être cité, à notre époque de syndicalisme outrancier et anti-éco- nomique : « Non seulement les dirigeants des affaires publiques se faisaient un devoir d\u2019être d\u2019accord dans ce domaine, mais dans la vie privée elle-même ils avaient les uns pour les autres tous les égards que se doivent des gens raisonnables, citoyens d\u2019une même patrie Les pauvres étaient si loin de porter envie aux riches qu\u2019ils prenaient autant de soin des intérêts des grands propriétaires que des leurs, en pensant que la prospérité de ceux-ci était la condition de leur propre bien- être.Et les riches non seulement ne méprisaient pas ceux qui étaient dans une situation de fortune inférieure, mais, considérant comme une honte pour eux-mêmes la pauvreté de leurs concitoyens, venaient en aide à leur misère.» Ce sont là, dira-t-on, des principes utopiques.A notre époque, hélas ! c\u2019est vrai.Aussi, tout va mal.Le programme \u201cLes Forges de Saint-Maurice\u201d On nous demande souvent de donner publiquement notre opinion en marge du programme «Les Forges de Saint-Maurice ».Nous attendons avec impatience qu\u2019on évoque sérieusement l\u2019atmosphère de cette époque pour en parler favorablement.D'ici là, subissons ensemble, la vision de cet absurde travesti.VILLERAY.TI OO LILI WJ TRAGEDU2FEVRIER ~~ is 1,088,509 BILLETS VENDUS ~\\ $718,400.EN PRIX gagre $50,000.Le troisième numéro complet 2 5 9(6/7|3|8|s2e $25,000.TERMINANT PAR BILLETS SE 8 6 billets se terminant par 3 0 gagnent $500.billets se terminant par 916 gagnent $500.nf | nd | vl | =f | dnd fn 0/|cacnent $5,000.1 0 0 anf | ed | wd | =) 012 11318 101 Tehminant Par 6 cacnent $1,000.| 81 derminent par 010/2/7/gegnent $100.| 101 Dréihan par 617/3/8|gagnent $100.| 986 TeñminANt PAR canent 9250.) 978 terminant por 0|2|7|gaonent #50.| 986 termnan par 7{3|8|oagnent #50, Page 4.LE BI EN PUBLIC Co.Vendredi, le 9 février 1973 ; > : ER MAINTENANT L Office.de la Langue Francaise VENEZ HABIT A RECHERCHE Une maison pas comme les autres POUR LES RÉGIONS DE 45 FUTURA vendues L'ESTRIE, DE LA MAURICIE, DE L'OUTAOUAIS UN (UNE) LINGUISTE FONCTIONS ,\u2014\u2014 Assurer la fonction d'assistance linguistique au milieu \u2014 Répondre aux demandes de renseignement linguistique \u2014 Analyser les besoins linguistiques du milieu \u2014 Favoriser particulièrement la promotion d'une terminologie technique normalisée e 5400.de rabais pour le temps des Fêtes COMMENCEZ A PAYER LE ler FEVRIER 1973 QUALIFICATIONS Visites : 2 à 5 h.\u2014 7 à 9 h.tous les jours.\u2014- Parfaite connaissance de la langue française \u2014 Excellente connaissance de la langue anglaise \u2014 Formation universitaire \u2014- Une expérience dans le domaine de l'animation sera un atout 40, rue OUIMET \u2014 PROXIMITE NOUVEAU PONT 374-3478 \u2014 378-3955 \u2014 378-6888 \u2014 379-3037 CLAUDE-G.LAJOIE LTÉE COURTIER / CONSTRUCTEUR TRAITEMENT , PROMUE À L'ÉGLISE UNIE \u2014 DE : 87,500 a $10,000 Mile Elaine Jenssen oeuvrant au sein Selon les titres et les qualifications de plusieurs mouvements, ajoute une autre plume à son chapeau.En effet, TÉL.: (819) 376-3007 .dimanche dernier, elle fut nommée POSTES À membre du conseil d\u2018administration de l'Eglise Unie, de Trois-Rivières.A A.L.DISTRIBUTION ENR.\u2014 Sherbrooke, Trois-Rivières, Hull notre connaissance c\u2019est seulement la 2e fois qu'une femme est nommée à ALFRED LAFRENIÉRE & FILS Faire parvenir, sous pli confidentiel, candidature et Un tel poste au sein de cette Eglise\u2014 T , oof RANSPORT GENERAL curriculum vitae avant le 23 février 73 au : Félicitations à Mile Jenssen pour une ; telle marque de confiance et en mê- Distributeur de Coordonnateur de l'action régionale me temps pour un tel honneur.CIRCULAIRES JOURNAUX.CALENDRIERS, ETC Office de la langue française Service d'information-diffusion 113, VAILLANCOURT CAP.DE-LA-MADELEINE 275, rue de I'Eglise (5éme étage) Québec 2 Mentionner : Concours O.L.F.0273 , p= > YO £ , .æ (> \\ Poste & 5 A l\u2019occasion de ia St-Valentin / Dites-le avec des FLEURS la plus importante société de fiducie TT canadienne - française = _ TRUST GÉNÉRAL .\".;.DUCANADA SERVICES FIDUCIAIRES COMPLETS Edifice Place Royale, Trois-Rivières Tél.: 378-4875 ES 7, Rivières Enr.Jardin Centre \u201cLes Rivières, 379-6602 , _ NOUS \"\u2018 ASSURONS VOTRE |, CONFORT.ALBERT H® LACHARITE Floriculture H.G.Gauthier Inc.1936 Boul.Roy JA 1 24 HEURES .\u2018PAR qi 1 CGJOUR: + À.5; iby al.Trois-Rivieres-Ouest 375-18 13 \u2018 a RS ve Ca Vendredi, le 9 février 1973 DUPLESSIS, FIDELE AMI DES OUVRIERS Dans sa conférence intitulée, DUPLESSIS ET LES TRAVAILLEURS, l'historien Robert Rumilly a démontré que l'illustre Trifluvien a toujours été et qu\u2019il est resté jusqu\u2019à sa mort le fidèle ami des classes laborieuses.M.Rumälly prononçait, samedi le 3 février, la première d'une série de conférences qui porteront sur nos Grands Hommes Politiques.Cette conférence organisée par l'Institut Politique de Trois- Rivières avait lieu à l\u2019Université du Québec, au campus des Forges, dans le cadre des Conférences Culturelles de l\u2019éducation permanente.Pour le bénéfice de l\u2019auditoire attentif qui l'a accueilli, M Rumilly a révélé que c\u2019était Maurice Duplessis, alors qu'il était premier ministre de la province, qui avait nommé pour la premiére fois un ouvrier au poste de ministre du travail.Il lui avait donné pour consigne de respecter l\u2019ordre, d\u2019être juste et surtout de tou- \u2018jours donner le bénéfice du doute aux travailleurs.Au cours d'une carrière de vingt-cinq années au parlement de Québec Monsieur Duplessis a mis de l'avant des législations qui ont été à l\u2019avantage non seulement des syndiqués mais de tous les travailleurs parce qu\u2019il se rendait compte que les syndicats ne réussiraient jamais, même en les appuyant, à grouper 100% de la classe laborieuse.Certaines de ces législations comme la loi du salaire raisonnable, celle prévoyant des écoles d\u2019apprentssa- ge, notamment l'école de papeterie, ont suscité de l'intérêt dans le monde entier.M.Rumilly a parlé longuement de la grève de l\u2019amiante qui a marqué un tournant dans l'histoire du syndicalisme au Québec.M.Duplessis a toujours protégé les syndicats catholiques mais certains chefs n\u2019ont jamais Woulu admettre que le gouvernement puisse jouer un rôle plus important qu\u2019eux-mêmes dans l'amélioration du sort des travailleurs.En somme M.Rumilly a montré que Duplessis était dans la lignée des grands premiers ministres, Gouin et Taschereau, que le Québec avait connus et il s\u2019est dit confiant que l\u2019histoire lui rendrait justice.Le samedi 10 février, monsieur Rumilly abordera le sujet DUPLESSIS ET L\u2019AUTONOMIE.Subvention accordée aux Dépanneurs du Cap Claude G.Lajoie, député fédéral de Trois-Riviéres-Métro- politain, annonce aujourd\u2019hui, par l'entremise du ministère de la Main-d'oeuvre et de l\u2019Immigration, dans le cadre du Programme des initiatives locales, qu\u2019une subvention a été accordée au projet H-3044, Les dépanneurs du Cap-de-la-Ma- deleine, 139, rue Rochefort, Cap-de-la-Madeleine (Québec).La contribution fédérale s\u2019élève à $63,911 et créera vingt- sept(27) nouveaux emplois pour une une période de 594 semai- nes-hommes de travail prévues.Le projet propose de faire des réparations de tout genre dans le but de venir en aide à la population défavorisée.Félicitations aux promoteurs, MM.Gustave Marchand, Gaston Houde et Benoît Coureau; na.» .re ' rr on LE BIEN PUBLIC Page 5 L Office de la Langue Française RECHERCHE POUR LES RÉGIONS DE L'ESTRIE, DE LA MAURICIE, DU SAGUENAY, DE L'OUTAOUAIS UNE SECRETAIRE FONCTIONS \u2014 Prendre en sténographie les rapports, lettres ou autres textes qui lui sont dictés par son supérieur \u2014 Transcrire à la dactylo ses notes sténographiques ou enregistrement d'un texte à la machine à dicter \u2014 Fournir des renseignements de routine par téléphone \u2014 Recevoir et acheminer les visiteurs \u2014 Tenir à jour le classement des dossiers \u2014 Exécuter toute autre fonction connexe à son domaine QUALIFICATIONS \u2014 Détenir un diplôme de fin d'études secondaires \u2014 Connaître la sténographie, dactylographie, disposition des textes, méthodes et usages propres à la tenue d'un secrétariat \u2014 Connaître la langue française à un degré d'excellence TRAITEMENT \u2014 $3,500 a $4,500 Selon les titres et qualifications \\ POSTES À \u2014 Sherbrooke, Trois-Rivières, Chicoutimi, Hull Faire parvenir, sous pli confidentiel, candidature et curriculum vitae avant le 23 février 73 au : Coordonnateur de l\u2019action régionale Office de la langue française Service d'information-diffusion 275, rue de l'Église (5ème étage) Québec 2 Mentionner : Concours O.L.F.0273 Poste &.L Office de la Langue Française RECHERCHE POUR LES RÉGIONS DE L'ESTRIE, DE LA MAURICIE, DU SAGUENAY, DE L'ABITIBI UN (UNE) ANIMATEUR (TRICE) FONCTIONS \u2014 Assurer la représentation de l'Office dans la région \u2014 Établir des contacts avec les organismes socio- économiques et les moyens d'information du milieu \u2014 Faciliter toute action de promotion du français dans le milieu \u2014 Cette personne devra également, sous la responsabilité directe de l'Office de la langue française, développer des méthodes d'animation diversifiées, selon les besoins de l'Office de la langue française.QUALIFICATIONS \u2014 Parfaite connaissance de la langue française \u2014 Excellente connaissance du milieu régional, pour lequel la candidature est déposée \u2014 Formation universitaire \u2014 Une expérience dans le domaine de l'animation et de l\u2019audio-visuel sera un atout TRAITEMENT \u2014 De : $7,500 à $11,000.Selon les titres et les qualifications POSTE À \u2014 Sherbrooke, Trois-Rivières, Chicoutimi et Rouyn Faire parvenir, sous pli confidentiel, candidature et curriculum vitae avant le 23 février 73 au : Coordonnateur de l\u2019action régionale Office de la langue française Service d'information-diffusion 275, rue de l'Église, (5ème étage) Québec 2 Mentionner : Concours O.L.F.0173 Poste a.naire st-Joseph de-Irois-Rivières EXTERNAT ET INTERNAT POUR GARÇONS Tél.: 376-4459 et 376-4450 © INSTITUTION PRIVEE DECLAREE D'INTERET PUBLIC © COURS SECONDAIRE DE ! à V INCLUSIVEMENT sanctionné par un certificat de fin d'études secondaires et donnant accès à toutes les études collégiales et universitaires.© PROGRAMME OFFICIEL DU MINISTERE DE L'EDUCATION avec ou sans latin: arts, lettres, sciences.Admission pour septembre 1 973 Sur réception du coupon ci- RETOURNEZ AVANT LE 19 FÉVRIER 1973 .Séminaire St-Josenh, i joint, le Bureau des Admis- Q Co Po o sions vous fera parvenir 858, Boul.Laviclette, Tepe; ius.oo tous les renseignements Nom se sens00000000.tte Le ; concernant le test d\u2019admis- Adresse nc SLE Pt du Père sévetrenseneçosronenn pad | .Ville censssismmminsssspsmnnngsagsssssnnsnsnss so TORE oise bps sini Classe actuelle 1972-1973 voessesssanse nt Mai iigéètepbes Classe postulée en 1973-1974 PTTTTIT TEEN os eu0he >.Ecole fréquentée en 1972-1973 i EN SECONDAIRE | - CANDIDAT: tout étudiant qui termine sa classe de 7e ou de Ge année.CONDITION D'ADMISSION: l'élève devra avoir réussi un test d'admission.EN SECONDAIRE Il, 111, IV et V S'adresser pour tout renseignement à la direction des études.promo - 1.\" 02.2 2220020029 #R#25æe»es BUREAU DES ADMISSIONS : cr \"20 Ey 3 LA Page 6 - LE BIEN PUBLIC LES CANUTS Un des titres dont s\u2019enorgueillit la ville de Lyon est celui de «Capitale de la Soie ».J\u2019ai voulu visiter le quartier des anciens ouvriers de la soie, les «canuts» ou «soyeux».! Ce quartier est situé sur un plateau bien exposé; il a une physionomie à part, tellement que ses habitants disent: nous descendons en ville quand ils vont au coeur de Lyon; d\u2019ailleurs, ils préfèrent contempler de loin l\u2019agitation d\u2019en bas et passent parfois des mois sans y descendre.Le quartier des Canuts s\u2019appelle aussi la Croix- Rousse, du nom d\u2019un croix de pierre ocre qui se dressait, avant la Révolution, à l\u2019un de ses carrefours.Les rues y sont étroites, les maisons hautes et grises, sans aucun ornement.Ces maisons avaient été construites spécialement pour loger les canuts et leurs métiers; les fenêtres y sont très nombreuses pour obtenir plus de clarté et les étages sont élevés, car les métiers à tisser étaient très hauts.Pour aller plus rapide- d\u2019une rue à l\u2019autre, notre guide nous fait emprunter les fameux «traboules », qui sont des passages étroits faisant communiquer entr\u2019eux des immeubles, d\u2019une rue à l\u2019autre.Les canuts utilisaient ces traboules pour transporter plus facilement les pièces de soie, à l\u2019abri des intempéries.Chemin faisant, ils se reposaient en s'appuyant à des « consoles » placées à cet usage dans la rue, à différents endroits.Les ouvriers de la soie formaient une classe laborieuse et pauvre qui connut des heures sombres.En 1831, leurs modestes revenus ayant été fortement réduits, les canuts se révoltent.Empruntant les traboules qu\u2019ils connaissent par coeur, ils descendent sur l'hôtel de ville qu\u2019ils occupent facilement, tandis que les soldats chargés de les mâter montent par les rues tortueuses.Mais ila victoire des Canuts est de courte durée car les promesses qu\u2019on leur a faites ne sont pas tenues longtemps.Alors c\u2019est une deuxième révolte en 1834: cette fois, le secret des traboules est connu et les malheureux canuts sont enfermés par les soldats dans ces couloirs resserrés.où un grand nombre trouvent la mort.Que sont devenus les canuts en 1973 ?Pour le savoir, je suis allée à la Maison des Canuts» qui est une coopérative de vente, mais aussi un petit musée de la - Profession.J'y appris beaucoup de choses sur la soie et son industrie.On me présente d\u2019abord, dans une corbeille, un cocon de ver à soie; jusqu\u2019à ce jour, je n\u2019en avais vu que sur les images ou aux vitrines des confiseries Iyonnaises (le « cocon de Lyon » est un délicieux bonbon à la pâte d\u2019amande, en forme de cocon).Mais celui que je tiens dans mes mains est un vrai cocon, blanc et soyeux, le petit bruit produit en l\u2019agitant est celui du corps de la chrysalide, endormie pour toujours dans ce sarcophage miniature.N\u2019est-ce pas merveilleux que de l\u2019intérieur de ce cocon, on puisse tirer un fil de soie ininterrompu dont la longueur peut atteindre et même dépasser deux kilomètres (un mille et quart) ! Saviez-vous que l\u2019histoire de la soie commence en Chine, au 3e siècle?En effet, les Chinois sont les premiers qui aient su élever le ver a soie et tirer: parti de son travail.La soie fut importée en Europe au l4e siècle; le 16e siècle fut dans toute l\u2019Europe celui de la soie, comme en témoignent les riches tableaux des peintres de cette époque.En France, François ler décréta que toutes les importations de soie passeraient par Lyon: aussi, vingt ans plus tard, la ville comptait déjà plus de 5000 ouvriers en soiries.C\u2019est Henri IV qui eut le mérite d\u2019encourager jl\u2019élevage du vers à soie en France même.En 1865 se situe l\u2019apogée de la sériciculture en France, surtout dans les départements du Midi.Mais après cette date, une véritable révolution se produit dans l\u2019industrie soyeuse, avec l\u2019introduction du métier mécanique et le changement de la mode.Les canuts sont réduits à la misère.Heureusement les textiles artificiels viennent relayer la soie, avec la découverte de la soie artificielle ou rayonne par le Baron Chardonnet en 1930 et Lyon occupe aujourd\u2019hui la première place dans ce domaine, en Europe.De nos jours, le Japon est le plus grand producteur de soie, suivi par la Chine, l'URSS, l'Inde et lItalie.Un maitre-artisan nous explique ensuite le fonctionnement des métiers à tisser exposés dans l\u2019arriè- re-salle.Avant le 18e siècle, il fallait trois ouvriers pour faire marcher un métier à bras.Mais en 1804, Jacquard, un mécanicien lyonnais, inventa un mécanisme simple et ingénieux, encore utilisé sous le nom de «mécanique Jacquard», qui permet à un seul ouvrier d\u2019exécuter des étoffes aux dessins les plus compliqués.Pour illustrer ces explications, nous avons le privilège de voir à l'oeuvre un des derniers soyeux lyonnais.Il tissait une étoffe précieuse destinée à recouvrir un fauteuil d\u2019époque.Ces reproductions de tissus anciens coûtent évidemment très cher et sont commandés par des conservateurs de musées et de palais ou par de riches collectionneurs, pour en faire des tentures, des dessus de meubles ou des panneaux muraux.Le maitre-artisan fait marcher aussi pour nous un métier mécanique a quatre navettes, beaucoup plus perfectionné mais très bruyant.Il faut une semaine pour monter pareil métier dont il n\u2019existe plus que quelques spécimens 2, destinés à la fabrication d'étoffes spéciales, de très grand prix.Le tissage sur ces métiers fait appel à plusieurs catégories d\u2019artisans: d\u2019abord, le dessinateur en soiries, puis le liseur et le metteur en carte, grâce auxquels le métier peut reproduire mécaniquement le dessin des tissus.L'exposition comporte aussi plusieurs échantillons de riches étoffes, des velours précieux et même des portraits tissés jen Isoie ! Nous terminons notre visite dans la salle de vente où le choix est difficile parmi l\u2019éventail de très belles cravates et écharpes de soie naturelle, offertes à des prix raisonnables.Il se fait tard et il nous faut quitter le «village des canuts» pour redescendre dans la grande ville.Nous reprenons les traboules ; les rues sont désertes, les maisons hautes semblent vides; tout-à-coup, au coin d\u2019une rue, un bruit caractéristique nous intrigue: nous nous dirigeons dans sa direction et, à travers les fenêtres d\u2019un rez-de-chaussée, nous voyons l\u2019un des rares métiers survivants, en plein fonctionnement.Ce métier solitaire, à la lueur du soleil déclinant, nous fait l'impression d\u2019un fantôme du passé.Qu'il est loin le temps où tout le quartier des «soyeux» résonnait du bruit des métiers de milliers de canuts, pauvres mais fiers, dont la devise restera gravée dans ma mémoire: «VIVRE EN TRAVAILLANT OU MOURIR EN COMBATTANT» MARIE PRAYAL Lyon, le 29 janvier 1973.1.canut: de canette, petit cylindre sur lequel sont enroulés les fils de la navette.2.ll y avait en 1860, 60,000 métiers a bras 3 Lyon.Il en reste 6.Sur 600 métiers mécaniques, il en reste 54 dont la.moitié seulement sont en activité.BILLET Vendredi, le 9 février 1973 FEMME DE QUALITE L\u2019on apprenait tout récemment, le décès de Madame Grace Elliott Trudeau, survenu à l\u2019âge avancé de 83 ans.Elle était la mère de notre Premier Ministre du Canada: Pierre Trudeau.Inspirée de Cécile Brosseau, la vie de cette « grande dame» se résume ainsi : discrétion, réserve, simplicité, générosité sans publicité.Elle ne donnait pas à tort et à travers mais, lorsqu\u2019elle donnait, elle n\u2019en faisait point un étalage de gloire! Fervente chrétienne sans bigoterie, tolérante à l\u2019extrême; l\u2019éducation de l\u2019îme amenait celle des manières.Pas de \u201ctoc\u201d, ni dans les choses ni dans les idées.Femme qui se fit forte afin de ne point étre faible, femme qui paraissait forte, mais qui n\u2019était en fait, que discipline et féminité ! Suppléer au père défunt, être pour ses enfants, autant un père qu\u2019une mère, ce n\u2019est pas chose facile, et pourtant elle y réussit.Sensibilité et tendresse cachées derrière une froideur apparente.Souri constant de la parfaite maitrise de soi.Les domestiques sont comme de la famille et me quittent Madame Trudeau qu\u2019à leur mort, après l\u2019avoir entourée d\u2019une véritable vénération.C\u2019était surtout une grande voyageuse, avec beaucoup d\u2019amis, un peu partout à travers le monde! Femme de haute culture, l\u2019esprit ouvert à la mesure de sa science de la vie et des idées, allant déjà, il y a quarante ans passés, jusqu\u2019à soutenir la cause du ballet chez nous.Plus tard, Grace Trudeau a joué un rôle auprès de l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal, et pour \u201cLes Amis de l\u2019Art\u201d.Musicienne elle- même, aimant la peinture, la sculpture, le chant, et bien sir, tous les arts! Sportive étonnante, faisant encore du ski à 68 ans, Madame Trudeau était l\u2019élégance même, parfois somptueuse, mais toujours sobre, seyant parfaitement à cette personnalité sans fragilité.Bijoux d\u2019aristocrate, non de bourgeoise, le plus souvent fabriqués par des créateurs d\u2019avant-garde ! Cette femme méprisait de paraître, ne veillant qu\u2019à la classe et la plus fine distinction.Parfaits usages, sans raideur, sans snobisme, horreur de la vulgarité.Fortune discrete qui me claironne pas, n\u2019offense personne, w'humilie point, ne blesse jamais; oreille ouverte aux confidences et aux mouvements dignes d\u2019intérêt.Intelligente, brillante et raffinée, c\u2019était une grande dame, et, ma foi, l\u2019on ne pouvait pas dire qu\u2019elle était très jolie.Cependant, elle avait exactement la «tête», ainsi qu\u2019en a une son fils Pierre, qui tient de sa mère tous les traits et l\u2019attitude tellement digne d\u2019un homme qu\u2019on trouve assurément très séduisant ! CELINE LEBANC 23 NOUVEAUX EMPLOIS A ST-SEVERIN Québec \u2014 26-1-1973 \u2014 Le ministre de l\u2019Agriculture, monsieur Normand Toupin, député Libéral du comté de Champlain, annonce que la paroisse de St-Séverin recevra bientôt un montant de $19,071.00 en subvention dans le cadre du programme \u201cInitiatives Locales 1972-73\".Aprés que ce projet eut été approuvé par le Ministére des Affaires Municipales du Québec et accepté par le Gouvernement Fédéral, St-Séverin pourra remettre en marche la confection de trottoirs.23 nouveaux emplois seront créés par ce programme spécial.POUR VOS ASSURANCES ® Automobile © Accidents e Responsabilité © Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières André Saint-Arnaud, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés Paul René de Cotret, C.A.1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 qassgsnsenes Vendredi, le 9 février 1973 LE BIEN PUBLIC Page 7 Il y aura donc une taxe spéciale pour les maisons neuves construites sur des terrains où les services municipaux sont inexistants.Ce n\u2019est pas trop tôt.Jusqu'ici les gros constructeurs ont eu la partie belle.Ils se sont enrichis aux dépens de la ville qui dut consentir des dépenses ruineuses pour les accommoder.Ce temps est révolu à Trois- Rivières, comme l\u2019a récemment expliqué le Maire Beaudoin devant les membres du Club Riche- ENFIN LE MAIRE BEAUDOIN VINT mais on s'est saigné à blanc pour permettre à une dizaine de nouveaux quartiers domiciliaires de s'impianter sur notre territoire en ces dernières années.Les services d\u2019eau, d\u2019égoût et de voirie étaient spontanément accordés à ces entrepreneneurs qui, en des endroits où le terrain était bon marché, construisaient des maisons unifamilia- les avec l'argent du gouvernement pour les revendre à gros charges supplémentaires qui se traduisirent par des impôts accrus.Sous prétexte d'aider la ville à se développer, ce qui est un motif très louable, les administrations précédentes \u2018ont donc conduit les propriétaires au sacrifice.On sait ce qu\u2019il en coûte présentement pour percer des rues «en plein bois », pour y construire des trottoirs, aprés avoir mis en place les canalisa- ces quartiers éloignés et étendus la protection policière qui, aujourd\u2019hui, constitue l\u2019une des dépenses les plus onéreuses à grever le budget municipal.Dans ces conditions désavantageuses la construction éparpillée de maisons unifamiliales a coûté à la ville des millions qui ne seront jamais remboursés.Ces dépenses profitant a \u2018des privilégiés étaient un accroc à la justice distributive par rapport à l\u2019ensemble de la popuia- tion.Il n\u2019était que juste que l\u2019on lieu.La ville n'a plus les moyens d'étendre indûment ses services.Elle ne les a jamais eus, profits.Les toute propriétaires de la ville ont assumé ces tions d'usage d'aqueduc et d'égout.Il a même fallu accorder à y mit fin.Nous félicitons donc le Maire Beaudoin et le consei! actuel d\u2019en avoir pris l\u2019initiative.C.M.L e rreur d u l ibre examen la population a droit à des explications Vers 1700, Montesquieu a prédit: «Les Catholiques sont maintenant victorieux des Protestants; mais un temps viendra ou les Catholiques se feront Protestants.» Nous assistons actuellement à une infiltration inquiétante des hérésies protestantes dans notre Eglise catholique, soit dans la liturgie, soit dans la doctrine et la morale, surtout par la théorie luthérienne du LIBRE EXAMEN: (ne pas confondre avec le Libre arbitre).Dans Le Bien Public du 2 février, le R.P.Jean Bousquet, O.Pi, a posé une question aux lecteurs, aprés avoir fait 1éloge de la revue Relations, dont le No de déc.portait le titre: «L\u2019évolution de la conscience morale au Québec\u201d.Répondons briévement.Avec notre ami dominicain, j\u2019admire la qualité du style et la tenue savante des artiéles de Relations.Cependant, je regrette la nouvelle orientation de cette revue, devenue plus ou moins moderniste, surtout depuis le trop fameux Congrès de Bruxelles (sept.1970), où des théologiens dans-le-vent ont dépassé la doctrine traditionnelle de l'Eglise et les directives pontificales.Relations prend le large, tout comme la grande revue jésuite de France Les Etudes, qui vient de se prononcer en faveur de l\u2019avortement et de la contraception', elle a été solidement réfutée dans L'Homme nouveau du 21 janvier 1973.Un ami jésuite me dit sa honte devant la .défection de ces deux revues, et son espoir que le Général de la Compagnie de Jésus va rappeler à l\u2019ordre ces docteurs téméraires qui s\u2019éloignent de Rome.Le R.P.Bousquet a raison de poser la question fondamentale: « Si l'autorité de la conscience (individuelle) prime celle du Magistère dans le cas de la contraception, le principe vaut pour l\u2019adultère, la promiscuité, l'homosexualité et tout ce qui a trait à l\u2019obligation morale.» \u2014 Dans la pratique, chacun doit agir suivant sa conscience; encore doit-il avoir une conscience éclairée et une volonté soumise à la Loi de Dieu et aux prescriptions infaillibles de l\u2019Eglise sur la foi et la morale.Voilà le devoir de tout bon catholique.Nous revenons ainsi à la question cruciale du LIBRE EXAMEN protestant, qui désoriente certains théologiens et qui contamine peu à peu l'esprit de nos catholiques: « Moi je pense que.Je n'admets pas telle directive du Pape, etc.» Orgueil et mauvais esprit.Pas d\u2019autorité.Non serviam de Lucifer.Envers nos Frères séparés nous devons montrer de la charité et de la bienveillance, avec l'espoir de les attirer à l'Eglise catholique, car elle seule possède toute la vérité de l\u2019Evangile, sous l\u2019autorité du successeur du Premier Pape, à qui le Christ a dit: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise (une seule).J\u2019ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas.Confirme tes frères dans la foi.» (Matt, 16, 18; Luc, 22, 32).L\u2019hérétique Luther a donné aux Protastants le théorie du LIBRE EXAMEN (libre interprétation de la Bible par chaque fidèle, supposé éclairé par l\u2019Esprit- Saint), erreur qui a causé nombre d\u2019hérésies et la division des Protestants en un grand nombre de sectes, sans unité de Foi.Lors du Congrès Eucharistique international de Bogota, Colombie, en août 1968, S.S.Paul VI a dit dans un discours: « Aujourd\u2019hui, certains théologiens recourent à des expressions doctrinales ambiguës; d\u2019autres s\u2019arrogent la permission d\u2019énoncer des opinions qui leur sont propres et auxquelles ils confèrent l\u2019autorité qu\u2019ils contestent plus ou moins ouvertement à Celui qui, de droit divin, possède ce charisme soigneusement gardé et redoutable.Ils vont jusqu\u2019à admettre que chacun dans l'Eglise peut penser et croire ce qu\u2019il veut, retombant ainsi dans le LIBRE EXAMEN, qui a brisé l\u2019unité de cette même Eglise; et ils confondent la légitime liberté de la conscience morale avec la liberté de pensée mal entendue et souvent aberrante, faute de connaissance suffisante des vérités religieuses authentiques.Nous vous répétons, par la voix même de Pierre : Demeurez fermes dans la foi» (I Pierre, 5 9).Les bons catholiques, et au premier rang les prétres et les religieux (notamment les membres des grands Ordres si méritants: Jésuites et Dominicains» entendront cette exhortation de notre Saint- Père, Vicaire de Jésus-Christ; ils accepteront sans discuter les directives qu\u2019il donne dans ses encycliques et ses discours, pour orienter la Foi et la Morale des chré- ti-ns, afin qu\u2019ils marchent à la suite du Christ portant sa Croix.Il ne saurait être question pour nous de «créer une théologie pour le Québec et les Québécois » comme l\u2019insinue la revue Relations.Nous sommes catholiques romains et fermes dans la Foi, comme le recommande saint Pierre: c\u2019est ainsi que nous ferons rayonner le Christ, que nous attirerons nos Frères séparés, afin d\u2019établir ensemble le régne du Christ dans notre patrie.GEORGES'PANNETON, prétre.Le député Philippe Demers a porté des accusations assez sérieuses à l\u2019endroit du gouvernement Bourassa et a notamment visé le premier ministre qui aurait fait du patronage au bénéfice de sa belle famille.Ce n\u2019est pas notre intention ici de porter un jugement ou encore de porter atteinte à la réputation de l'une ou l\u2019autre des nombreuses personnes qui sont impliquées dans la signature du contrat à intervenir entre le gouvernement et les Immeubles Vendômes Inc.mais bien de demander qu\u2019un peu de lumière soit faite sur les faits que nous connaissons actuellement et qui sont les suivants: le gouvernement s\u2019est engagé pour une période de 10 ans à louer à coût global de près d\u2019un million de dollars une bâtisse de 25,704 pieds carrées qui servira à loger les services de la sûreté du Québec, actuellement rue Laviolette.Selon le député unioniste, le prix obtenu par les administrateurs et propriétaires est nettement exagéré et attribuable à ce que l'on retrouverait des membres de la famille Bourassa parmi ceux-ci.Vérification faite, il ressort en effet que le nom de M.Jean Simard cousin de Mme Bourassa, apparaît sur le dernier rapport financier de la Compagnie, Les Immeubles Vandômes Inc.que l\u2019on retrouve au ministère des Institutions fi- ranciéres compagnies et coopératives à Québec.Voyons maintenant, les chiffres que l\u2019on dit exagéré, l'immeuble est loué annuellement $98,491 par le gouvernement et son \u2018évaluation municipale se chiffre à $200,000 et sa valeur réelle serait d\u2019environ $300,000.Le dernier locataire de la salle Fleur-de-Lys, était la commission scolaire Régionale les Vieilles- Forges qui n\u2019a pas renouvelé son Bail en 1969 en raison du prix trop élevé de location soutient M.Demers.Ce prix était de $2.10 le pied carré de 66-69 alors qu\u2019avec le nouveau contrat il sera de $3.83 en moyenne, la valeur globale de location est donc passée de $540,000 4 $985,000 ce qui représente une augmentation de $445,000.C'est justement cette hausse que dénonce le député unioniste qui soutient que la construction d\u2019un immeuble semblable coûterait au maximum 3500,000.Le contrat stipule toutefois que les propriétaires vont payer jusqu\u2019à $50,000 pour des améliorations qui devront être apportées à la Bâtisse.Comme on peut le voir les propos du leader parlementaire de l\u2019U.N.et les chiffres rendus publics peuvent créer des doutes et soulever des questions dans la population, tel le fait que le ministère de l'éducation trouve trop onéreux le coût de location à 540,000 par année et qu\u2019un autre ministère lui consent à louer à $985,000.Nous croyons que M.Bourassa ou le ministère impliqué a tout intérêt à faire la lumière sur cette affaire, car après tout c\u2019est l\u2019argent des contribuables qui est en JACQUES GINGRAS cause.L'AGENCE DE DISTRIBUTION C.R.R.inc.invite les commerçants, maisons d'affaires, industries à se prévaloir de son service de distribution de MACHINES A CIGARETTES ® Pour de plus amples informations : Tél.résidence: 374-9348 ou Bureau: 374-6939 Page 8 M.GILLES GATIEN REÇU PAR LE MAIRE BEAUDOIN le président général de la Société Richelieu International était de passage à Trois-Rivières, au cours de la semaine, après avoir été reçu à l'hô:el de ville par le maire Gilles Beaudoin.Par la suite, il prononçait une conférence sur le rôle du Richeleu devant le Club.Il semble également que le Richelieu ajoute à ses préoccupations une oeuvre importante, celle de la valorisation économique et sociale du Troisième Âge.(A.B.L'Opération-contact a regroupé cette année quelque 25 repré- sentanis des CEGEP et Collèges à travers le Québec.Les dirigeants de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières ont en effet accueilli ce groupe lors d'une rencontre qui s\u2019est tenue à l\u2018U QTR lundi, le 22 janvier.Formée principalement des responsables des Services d'Orienvation \u20ac\u2018 d'Inforination scolaire et professionnelle de la région économique numéro 4 et de régions aussi éloignées que le Saguenay- Lac St-Jean ct le Bas St-Laurent, cette rencontre avait pour but \u2018de renseigner ces gens sur les programmes offerts à l'UQTR.A cette occasion, M.Christian Demers, doyen du ler cycle, et M.Henri-Paul McGee, registraire, ont répondu aux questions des membres de l'assemblée.Les vice-doyens des familles et autres personnalités de l'UQTR ent également assisté à la rencontre.LE BIEN PUBLIC Une ouvertu Le programme de baccalauréat spécialisé en lan- ques modernes actuellement dispensé à l'U.Q.T.R.vient d'être reconnu par le secrétariat d'état canadien.C'est ce qu\u2018a annoncé le recteur Gilles Boulet à une conférence de presse, ajoutant que l'U.Q.T.R.devient la \u2018sixième université à l\u2019\u2018instar d'Ottawa, Montréal, Sudbury, Laval et Moncton a donner le programme.Ainsi, les étudiants deviennent par le fait même éligibles aux bourses du gouvernement fédéral pour les cours de traduction.\u201cNotre Eglise en projet\u201d a Sous le thème: \u2018\u2019Notre Eglise en projet\u201d, Mgr Geor- ges-L.Pelletier vient de lancer la troisième et dernière étape du Concile diocésain de Trois-Rivières, l'étape de l'Assemblée Conciliaire.Jusqu'à présent, on a voulu la participation la plus large possible de tous les membres de l\u2019Église diocésaine pour trouver les solutions aux problèmes actuels, Il est à signaler que des délégués élus représentent le plus fidèlement possible les chrétiens de toutes conditions à cette assemblée où l\u2019on étudie les moyens à prendre pour tirer les meilleurs résultats possibles du Concile Diocésain.D'ici l'été, quatre sessions de l'Assemblée \u201c \u201cVendredi, le 9 février 1973 re précieuse pour nos étudiants à l'UQTR 9 On peut voir sur la phohto dans l\u2019ordre les principaux responsables de sa mise sur pied à savoir: M.Francis Whyte, en charge du programme de traduction, à l'U.Q.T.Ret professeur au département des lettres, Geoffrey Vitale, directeur du Module des langue modernes, Mme Claudette Verrette, de la Société des Traducteurs du Québec, M.Felix Rush, chef de la section Langues Modernes à I'U.Q.T.R.et M.Armand Guillemette, dir.du département des Lettres à FU.Q.T.R.(A.B) sont prévues et les autres se dérouleront à compter de septembre.L'Assemblée fera également appel'à des experts et à des spécialistes selon les thèmes étudiés.Tous ceux que ces questions intéressent sont invités à titre d'observateurs.Sur la photo prise lors de la conférence de presse, on reconnaissait entourant Mgr Pelletier, M.Charles D'Amour, président du Nouvelliste et membre du comité de publicité du Concile, Mme Jeannine Corriveau du Comité Central, l'abbé Paul-E.Landry, secrétaire-général du.Concile Diocésain et Charles Plamondon représentant'les laïcs.(A.B.) Le hand-ball un sport qui prend de plus en plus d'ampleur Le hand-ball prenant de plus en plus d\u2019ampleur dans 2 Bs wr : Fa w i.J ] les milieux scolaires de notre région, 1'Association Régionale de la Mauricie en collaboration avec l\u2019Association, a décidé d\u2019organiser un tournoi d\u2019envergure provinciale.Ce tournoi a pour :but de promouvoir, à l\u2019échelle Nationale, le hand-ball' de niveau collégial, universitaire\u2019 et civil.Plus de vingt.équipes venant de tous les.coins, - de la province se disputeront : la victoire dans leur catégorie respective.5 5 ; Il est heureux que mos jeunes collégiens -puissent s'intéresser d\u2019une façon \u2018amateur a un sport qui devrait prendre de l'ampleur\u2018 avec les années, Sur la photo prise lors \u2018dela conférence de presse on.identifie, dans l\u2019ordre habituel: MM.Yves Gagnon, : ie bas = anh Lg BESTA 1/ 1 vip.\u2018Yves Lafrenière, président, Claude Taversy, Gilles,.: /Doucet, sec-trés., Rejean\u2019 Mailhot, conseiller techni-.!! .que et Jean Shoiry arbitre en chef.(A.B.) i "]
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