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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 15 décembre 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1972-12-15, Collections de BAnQ.

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[" Ke J.Raymond Donault 19 rue Le Royer Ouest al Montre fov.' .6le année e Trois-Rivières, Nos 49 et 50 À Vendredis, 15 et 22 Décembre 1972 *- 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.= JORGAN Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année La copie.\u201d 10 cents LE PREMIER NOEL AUX TROIS-RIVIERES DANS LA PETITE CHAPELLE DU PLATON, LE 25 DECEMBRE 1634 * POUR PLUSIEURS COMPAGNON DE LAVIOLETTE, LEUR PREMIER NOEL AUX TROIS-RIVIERES FUT LEUR DERNIER SUR LA TERRE L'histoire ne consigne pas le fait de façon absolue, mais rien ne nous empêche de croire et d'écrire que, le 25 décembre 1634, la messe de minuit fut célébrée pour la première fois aux Trois-Rivières.Les fondateurs du 4 juillet précédent, que le sieur Samuel de Champlain avait envoyés ici sous la conduite du\u2019 sieur de Laviolette, avaient bâti le fort, les comptoirs à fourrures, quelques habitations et une petite chapelle en bois rond qui servait.en même temps de presbytère.Cette première messe de minuit fut chantée en terre triflü- vienne soit par le Père Paul Le- Jeune, soit par le Père Jacques Buteux, ces deux jésuites ayant été, après le 4 juillet 1634, les desservants de la chrétienté tri- fluvienne.ah A RN a ét Ai I im ) 4 7 Page 2 Imaginons à distance et pour mieux apprécier, dans l'espace et dans le temps, ce que fut cette première messe de minuit dans la chapelle en bois rond.| i 7 of Ek hy LSE Le Pére LeJeune.premier auteur des Relations des Jésuites et, en quelque sorte premier \u2018\u2019curé\u2019\u2019 des Trois-Rivières, ou le Père Buteux, qui, en 1652, christianisera de son sang notre rivière Saint-Maurice, monte à l'autel rustique, face au mur où la chaleur violente du poêle dissout la résine.Quelques chandelles éclairent la scène, mais on est si pauvre que l'Enfant-Jésus doit se contenter de pénombre et d'odeur forte comme dans son étable de Bethléem.Ces-premiers Trifluviens, comme les bergers à l'étoile, ont appris à fond le détachement des biens de la terre Ils ne donnent que ce qu'ils ont, mais ils donnent tout ce qu'ils ont, y compris le petit Jésus de cire, que des mains pieuses ont fait si beau sur sa couchette de sapin.Le Père Buteux LE BIEN PUBLIC LAVIOLETTE AU PREMIER RANG Laviolette est au premier rang de l'assistance.On saura plus tard qu\u2019il était là à coup sûr, car l'histoire dira que, en février 1635, il assumait encore le commandement de la colonie du Saint-Maurice.Prennent place autour du chef, les co-fon- dateurs de la Cité, Jean Guiot dit LeNégrier, Pierre Drouet, charpentier, Isaac Lecomte, tailleur, Guillaume Née, Michel Souet, Michel Coysy, probablement aussi Duplessis-Bochart, et quelques autres.L'approche d'un deuil cruel, que le Père LeJeune a consigné dans sa très noble histoire des Relations des Jésuites, nous assure que toutes ces personnes étaient, le 25 décembre 1634, agenouillées devant le petit Jésus de la chapelle du Platon.Le Père LeJeune raconte, en effet, que, pendant l'hiver excessivement dur de 1634-35, une épidémie de scorbut a \u2018\u2019donné commencement aux chrétiens défunts en ce pays\u201d.Guiot meurt le 6 février, Drouet, le 6 mars, Lecomte, le 9 mars, Née, le 23 mars, Souet, le 7 avril, Coysy, le 26 avril.A la messe de minuit, ces co- \u201clons robustes, qui ne savent rien de la douceur fluide du thant grégorien, se rappellent les cantiques de Noël qui, outre-mer, ont inondé leur enfance de joie pure.Le sieur de Laviolette entonne lui-même ces cantiques; d'autres voix gutturales se joignent à la sienne et répondent au message des anges: \u2018Paix sur la terre aux hommes de bonne vo- ve lonté\u2019'.Guillaume Née et Michel Souet ne savent, pas plus que les autres, qu'ils devront bientôt mourir.Dans la chapelle en bois rond, ils songent aux épouses qu'ils ont laissées en France, aux épouses pour lesquelles ils ont ici trimé plus dur afin d'apporter aux Trois-Rivières, à la première occasion, ce dont on manque douloureusement ici, des mamans.Après l'évangile, le célébrant se tourne vers les fidèles et leur rappelle brièvement le grand mystère de Noël, un mystère qui, à partir de maintenant, enchantera pendant des siècles le coeur et le ciel des Trois-Rivières.Le Père Buteux ou le Père Lejeune conjure ces hommes de continuer à espérer malgré les rigueurs d'une saison d'épouvante, il montre comment le Christ, roi du ciel et de la terre, n'était pas mieux pourvu qu'eux à Bethléem et, sans doute, se per- met-il de prophétiser en regard de la Cité future qui, née dans la la souffrance, saura mieux préparer ses sujets à la Cité de Dieu.PH) NSA TN ZANT} @ PA oR ) N 35 \\ as, I =) EU 7 A xx 2 X 4, Me > : RACH ey ZAP) et RE AL IE \"AS a Laviolette UN PREMIER REVEILLON Laviolette et ses compagnons sont venus de France ou l'on fait bombance après la messe de minuit.Une fois consommé le sacrifice des trois messes, une fois éteint le dernier lampion, car il serait périlleux de laisser un feu vif dans l'austère architecture de sapin, les \u2018\u2018curés\u201d, le commandant du fort et ses hommes se retirent dans l\u2019habitation et réveillonnent.Jusqu'aux petites heures du matin, on chantera à gorge déployée la joie de Noël et on la chantera de si grand coeur que, trois siècles plus tard, l'écho en résonnera encore jusqu'aux plus lointaines habitations des derniers coteaux, jusqu'aux colonies de la plus haute Mauricie.En France, on a réveillonné au lard et à la volaille.Ici, on mord à belles dents dans les tranches de chevreuil ou d'orignal.Car la naissance de l'Enfant-Jésus, Dieu et homme, doit être une fête pour l'âme et pour le corps.Parmi les convives, aucune femme.Marie LeNeuf, première maman trifluvienne, n'assistera pas avant 1636 à la messe de minuit du Platon.Vendredi, le 15 décembre 1972 CROISSANCE D'UNE EGLISE Ce Noël de l'an 1634 a marqué pour l'église trifluvienne un commencement.Il fut, sur le plan réduit de la patrie terrestre, ce que le commencement de Bethléem, plus pauvre encore et plus grand de toute la grandeur de Dieu, signifie pour la chrétienté tout entière.A Noël 1972, d'autres Trifluviens, qui doivent tant aux premiers perpétueront le même radieux commencement dans leur cathédrale gothique, noyant leurs regards dans des faisceaux de lumières et de couleurs et confiant leurs coeurs à l'allégresse tumultueuse des orgues.Dans des centaines d'églises et de monastères, Trois-Rivières et la Mauricie continueront la paix de Noël partie de la petite chapelle en bois rond et exalteront leur foi dans les cantiques mêmes que le sieur de Laviolette, premier citoyen de leur ville et capitale, a entonnés sur le Platon en ce 25 décembre 1634.Le Père LeJeune Combien de temps est demeurée la petite chapelle en bois rond ou combien de fois l'a-t- on remplacée ?Nous l'ignorons.Nous savons seulement que les Jésuites ont maintenu la desserte des Trois-Rivières jusqu'en 16 68.Les récollets, étant partis de Nouvelle-France en 1629, après la prise de Québec par les Kirk, sont rentrés au pays et, en 1670, ont assumé la direction de l'église trifluvienne.Après le départ de la Compagnie de Jésus et avant l'arrivée des fils de saint François, la desserte trifluvien- ne avait été, par intérim, confiée aux prêtres de Saint-Sulpice.Capitanal \u2018Les dessins: Fastes Trifluviens, 1932) Vendredi, le 15 décembre 1972 \u201cPasse la pau ct la jore dc Noël Etre vôtrts toute l'annee éuvant TÉL.376-2869.376-7498 \u2014 RES.375-2317 Depuis FLEE upuis AUTO ENR.MARCEL DUPUIS, Prop.SYSTÈMES.ÉLECTRIQUES Coin BONAVENTURE et STE-MARIE \u2014 TROIS-RIVIÈRES, Qué.(A 375-4937 & FiLS LTÉE REMBOURREURS - MEUBLES - AUTOS UPHOLSTERERS - FURNITURE - CARS 1850, rue Laviolette, Trois-Rivières DECORATION INTERIEURE INTERIOR DESIGN | F Tél.: 378-3295 Garage Lévesque & Fils Réparations générales Spécialités : freins à disques et ordinaires, mise au point du moteur, etc.50 - Tère rue STE-MARTHE TROIS-RIVIÈRES : CAP-DE-LA-MADELEINE : 397, BOUL.STE-MADELEINE CASE POSTALE 400 TEL.378-4041 MOBILIERS ET ACCESSOIRES DE E BUREAU CLÉMENT MORIN 35.RUE NORMAND TEL.1819) 375-4575 CAP-DE-LA-MADELEINE, Ye - SERVICE prit » Ds ARBRES $ ; 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on est pris par notre place de banc réservée pour la messe de minuit.On l\u2019a payé ce banc-là, il est à nous.|i faudrait que pour nous à Noël, l'important ce ne soit pas le cadeau, mais le plaisir que l'on procure aux autres, le bonheur que l\u2019on donne, la fraternité que l'on manifeste.Notre système économique fait produire plus pour nous faire consommer plus! La promotion des biens matériels crée en nous des « besoins » nouveaux souvent superflus : en retour, «ceux qui ont plus», se voient investis d'un prestige social (Ça flash !).A Noël, on exploite au maximum notre tendance au matérialisme, au risque de masquer le vrai sens de Noël: d'ailleurs, tout le conditionnement socio-culturel fait en sorte que nous soyons moins aptes à résister aux assauts de la publicité.On est tenté: on succombe souvent.680, boul.St-Louis Route 19 Tél.: (819) 375-7701 G.et M.Bordeleau Inc.Portes Prémontées Armoires - Moulures - Fenêtres St-Louis-de-France (Comté Champlain) L Thibodeau TRANSPORT INC.JEAN M.VEILLEUX GERANT DU TERMINAL ET DES VENTES- 2350, DES RECOLLETS TROIS RIVIERES, P.Q.TEL.: Bur.375-9611 Rés.374-9442 TEL.: 376-7176 MME H.J.LACOMMANDE CONTRACTEUR EN CIMENT CONTREMAÎTRES: R.PICHÉ: 376-4881 D.CÔTÉ: 376-3365 1935, DES CHENAUX TROIS-RIVIÈRES TÉL.: 374-1781 JULES TESSIER, ca.COMPTABLE AGRÉÉ \u2014 CHARTERED ACCOUNTANT 7.NOTRE-DAME CAP-DE-LA-MADELEINE Boulangerie Lemire & Frère Ltée \u2014@ GEORGES LEMIRE \u2014 DENIS LEMIRE 310 RUE THIBEAU CAP-DE-LA-MADELEINE TÉLÉPHONE : 374-1144 Tél.: 376-7232 D.R.\u201cAuto-Body\u201d Enr.Débosselage et peinture 215, Dessureault Cap-de-la-Madeleine Résidences : GERMAIN DUPONT HENRI-PAUL ROUSSEAU Vendredi, le 15 décembre 1972 LE BIEN PUBLIC Page 17 Les pharmaciens et le contrôle des médicaments Le président du Collège des pharmaciens, M.Jacques Gagnon a poursuivi une campagne d\u2019information en invitant ses membres à cesser la publicité sur les médicaments brevetés ou pas, à les retirer de la portée du \u2018public et à accentuer considérablement l'information dont la population a besoin & ce sujet.D'ailleurs, selon M.Gagnon, la place sans cesse grandissante qu'occupent les médicaments et les drogues dans le vie moderne, exige que la pharmacien recouvre totalement son véritable rôle de professionnel de la santé.(A.B.) (André Bouchard) Au terme de l'année qui s\u2019achéve, c\u2019est pour Les Arts en plein essor nous un agréable devoir de remercier le a la Ga'lerie du Parc public en général et notre personnel Une belle exposition de groupe que en particulier pour sa remarquable collaboration.celle qui se tient jusqu'au 23 décembre prochain à la \u201cGalerie du Parc\u201d du Pavillon Mgr St-Arnaud.!l faut particulièrement remarquer le peintre nicolétain Rodolphe Duguay, pas moins de six croquis, deux aquarelles et deux crayons.On peut voir sur la photo avec Mme Liette Lamontagne quelques autres bons exposants tels que Jacques Jourdain (5 ta- | bleaux) Richard Normandin (six aéro- CENTRE DU graphies) Thérèse Brassard 12 émaux ere anes Dionne wre | CONFORT AU FOYER GULF tistes y exposant sont Bernard Chaudoin deux bijoux et deux miroirs, Ro- André Leroux, gérant land Giguère (six oeuvres), Rose Anne Monna (une oeuvre), Tobie Steinhouse (sept pièces) Gérard Tremblay al.(six serigraphies) et Luc Vanasce) (8x 2620, rue Notre-Dame Tél.: 374-6221 joux).(A.B.) oo + JOYEUX NOËL À TOUS 1972 fut l'une des grandes années de P.A.Gouin Ltée.De toute la Mauricie, on est accouru à nos comptoirs.Merci à notre vaste clientèle de nous avoir fait confiance.p.a.go Itee Te) R 4 == TEL 1379 6310 Page 18 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 15 décembre 1972 es PE automobiles UN PIONNIER DE L'AUTOMOBILE : M.NAPOLÉON LAMY En quête de détails précis sur les débuts de l'automobilisme aux Trots-Rivières, j'étais sûre de les trouver chez Monsieur Napoléon Lamy, qui fut le premier à entrer dans le mouvement, c'est le cas de le dire! Il me les a fournis, avec une bonne grâce qui n\u2019a d\u2019égale que la précision de ses souvenirs.C\u2019est en 1905 que cireula dans nos rues la première voiture à traction mécanique: elle y fit sensation! L'aspect du véhicule, avec ses cuivres étincelants, et surtout le bruit singulier de son moteur, il n'en fallait pas plus pour ébahir les bonnes gens.C\u2019était une Stanley a vapeur, sans boîte d'engrenage: une simple valve contrôlait la vitesse qui était presqu\u2019illimitée.Vu l\u2019état des chemins, on se contentait de filer sagement ses quinze milles à l'heure, pour la sécurité des ressorts et des passagers.Il n\u2019y avait pas de côtes que cette voiture ne pût monter, et elle fit sans encombre la première randonnée extra muros, de Trois-Rivières à Saint- Tite.L\u2019échevin Lamy en était le propriétaire.Elle ne stationnait pas devant sa maison sans qu\u2019une ribambelle de gamins ne l'entoure aussitôt, la palpe, l'examine, le plus dégourdi de la bande osant même jouer de la corne effrontément.On lui faisait cortège au départ; à son passage, chacun courait aux fenêtres ou sortait sur le pas des portes, et les enfants apeurés allaient se réfugier dans les jupes maternelles.LA MAXWELL DE M.BOULAIS En 1907, M.J.F.Boulais, gérant de banque, fit l\u2019acquisition d\u2019une Maxwell, 2 cylindres, à quatre vitesses, d\u2019un .beau rouge flamboyant.11 la conduisait avec autant de brio et d\u2019élégance qu\u2019il montait son cheval pur-sang; mais, \u2014\u2014 PAR CLAIRE P.NEVEU \u2014 comme la monture, l\u2019auto avait ses caprices: l'effort de ses deux cylindres ne venait pas à bout des pentes un peu prononcées.Et pour démarrer, il fallait cranker, c.-à-dire tourner la manivelle à l'avant du moteur.\u2019 La même année, M.Majorique Lafontaine achetait une McLaughlin à deux vitesses et à cylindre unique.L'allure bizarre de cette voiture, qui n\u2019avançait que par saccades, lui valut le surnom de \u201cbuffalo\u201d.Le pauvre \u201cbuffalo\u201d n\u2019eut pas une carrière brillante, il échoua au garage Lymburner; on l\u2019employait comme remorque.1907 vit aussi l\u2019arrivée de la première Fordà-pédales aux Trois-Rivières.Elle appartenait à M.Georges Morrissette; elle fut l'ancêtre de la routière de luxe moderne, dont rêvent nos jeunes sportifs.LE TRAJET TROIS-RIVIERES MONTREAL Ceux qui ont vu la Clément-Bayard de M.Edmond Dufresne ne l'ont sans doute pas oubliée.C'était une voiture de marque européenne, d\u2019un beau rouge foncé, aux proportions monumentales : le dossier du siège arrière dépassait d\u2019un bon pied la tête des occupants.M.Arthur Lacoursière qui la conduisait, raconte avec fierté qu\u2019elle fut la première auto tri- fluvienne à réussir le trajet des Trois-Rivières à Montréal.C\u2019était l'affaire d\u2019une journée: On partait a cing heures du matin, pour arriver vers sept heures du soir.Il faut se rappeler que la vitesse moyenne ne dépassait guère quinze mâlles à l'heure, et qu\u2019un si long trajet, sur des chemins de terre, ne se faisait pas sans incidents; il y avait les côtes, qui ne se montaient souvent qu'avec l\u2019aide d'un cheval, les chemins boueux, Auto de la \u201ccaravane\u201d Glidden qui fit le trajet Etats- Unis \u2014 Canada en vue d'établir un tracé de route pour l\u2018'Automobile-Club.La voiture de tête jalonnait son passage de confettis.A la Pointe-du-Lac, on prit la route du bord de l\u2019eau et les chevaux furent requis pour tirer les autos des sables.les ventres-de-boeuf qu\u2019il fallait parfois monter de pagées de clôture, les pneus crevés que l\u2019on réparait sur place, et il fallait ensuite souffler les pneus avec pompe a bras.Les gens qui accomplissaient de telles randonnées prenaient figure de héros, et il est permis de supposer qu\u2019ils ne manquaient pas d\u2019exagérer en racontant leurs exploits, par ex.\u201cj'ai crevé dix fois en allant de Trois-Rivières & Montréal\u201d.LE BOGHEY-MOTEUR Un genre d'automobile qui eut une vogue éphémère, fut le Boghey-Moteur, surnommé par ses fabricants \u201cmachine améliorée\u201d.Imaginez un boghey ordinaire, avec de grandes roues de bois à jantes de caoutchouc, un siège capitonné et un tablier de cuir vemi miroitant au soleil.mais sans cheval.celui-ci était remplacé par un moteur dissirnulé sous la voiture.Le seul que l\u2019on vit aux Trois-Riviéres, fut acheté en 1909 par M.Thomas Bournival, qui l\u2019appelait en badinant son aéroplane, sans doute 4 cause de la hauteur des roues, qui faisaient planer le conducteur au-dessus des humbles piétons.Le boghey fit sensation ! Précédé des pétarades de son moteur, et suivi d'un nuage de poussière, il soulevait des discussions sur son passage : était-ce là, oui ou non, la voiture de l'avenir, se demandaient les rentiers bedonnants, en hochant leur vieilles barbes ?M.LAMY REMPLACE SA STANLEY PAR UNE MAXWELL En 1909 également, M.Napoléon Lamy remplaca sa Stanley par une Maxwell, qui dut à sa couleur rouge foncé le plaisant surnom de punaise.Cette punaise avait toutes les audaces : elle fit, pour ses débuts, le voyage au lac Archange, avec montée du portage jusqu\u2019à la tête du lac.(Faites-en autant Airflows de 1935!) M.Lamy, qui était accompagné de M.Zéphyr Duplessis, avait eu la prudence de soulager la punaise de ses ailes.ce qui ne l\u2019empêcha pas de s\u2019élever allègrement jusqu\u2019au sommet de la montagne.Les personnes qui se trouvaient alors au club crurent qu\u2019on leur montait un bateau \u2014 qui en l'occurence était une auto.Mais ils se rendirent à l\u2019évidence, en reconduisant les voyageurs a leur voiture, que Mgr Massicotte photographia sous tous ses angles.Ce n\u2019est pas tout de monter au lac Archange; il faut redescendre en ville.\u2018La belle affaire! Impossible de faire l\u2019ascension de la montagne: le moteur n\u2019avait pas de pompe à gaz et l\u2019essence descendait au carburateur par gravité.Alors la punaise monta à reculons.Ce n\u2019était pas plus malin que ça.Mais il fallait y penser.M.Lamy était un expert.Au retour, un gamin, les voyant filer sur la route, s\u2019élança vers la maison en hurlant : \u201cPoupa ! poupa ! Viens vite!!! Y a une voiture qu\u2019a pas d\u2019cheval attelé dessus, personne qui pousse, pi ça marche, ça marche en m.(sie).\u201cQUAND \u2018IL PLEUVAIT i En 1910, M.J.Arthur Robert fit l'acquisition d\u2019une Ford à quatre cylindres, munie d\u2019u- .ne- \u2018eapote, ce qui était une inriovation.\u2018Quand, la \u2018température était belle, on lais- - sait L la.capote repliée à l'arrière; gay.faisait plus * : chic! Le\u2018 temps se gâtait-il,.on {pressait l'allu- ., RE ; \u2026., \u20184, Vendredi, le 15 décembre 1972 LE BIEN PUBLIC Page 19 a AL Tae\u201d nae 013 Sad Or = > mr y san ; RRR mie gin \\ Se Vers 1910, les bons bourgeois de Trois-Rivières firent leurs beaux dimanches de ces prestigieuses Stanley, Maxwell, Mclaughlin et Ford-à-pédales.Malgré les pannes et les crevaisons, très fréquentes à l'époque, on ne craignait pas d'organiser des expéditions au pays de l\u2018oncle Sam où l'industrie de l'automobile prenait déjà de l\u2019ampleur.Burlington, Plattsburg, lac Champlain et retour par Montréal.Ci-dessus quelques-unes de ces premières autos trifluviennes stationnées en bordure du fleuve.(Photo Le Nouvelliste).re \u2018pour atteindre avant l\u2019orage l\u2019abri de la maison, mais le plus souvent, les premières gouttes de pluie étoilaient le pare-brise plus tôt qu\u2019on l'avait prévu.Il fallait alors, à l'abri d\u2019un gros arbre, s\u2019affairer à dégainer, déplier et fixer la capote, déranger les occupants du siège arrière pour prendre sous les coussins les toiles de côté, les attacher par l'extérieur en recevant sur le dos le plus fort de l\u2019averse, et, quand tout était bien clos, le soleil, libéré des nuages, venait nous faire la nique à travers les carreaux de mica.L'année suivante, nous retrouvons la wail- lante punaise, toujours en quête de records, conduisant à New-York, MM.Lamy et Robert.Bien qu\u2019ils fussent au pays où le temps est de l'argent, nos voyageurs filèrent leur petit bonhomme de chemin sans brûler les étapes.Heureuse époque, où on avait le loisir d\u2019admirer un beau paysage ! En 1911 arrivaient deux nouvelles Ford, consignées à M.Albert Gagnon et au docteur E.-F.Panneton.Le bon docteur, type du médecin de famille d\u2019autrefois, tempérait d'une prudente réserve son admiration pour les inventions modernes; ainsi, il n\u2019allait pas visiter ses malades sans emporter, avec la trousse d'usage, une canne et même des caoutchoucs, si les chemins étaient boueux.La-crainte d\u2019une panne lui faisait prendre ces précautions qui font sourire; car, en ce temps-là, bloquer était une aventure humiliante, qui vexait le chauffeur et dépréciait la voiture.EN 1913, M.LAMY VENDIT 42 FORDS L'année 1913, vit naître le commerce d\u2019automobile local: M.Napoléon Lamy devint l\u2019agent de la compagnie Ford, et fit on douze mois, quarante-deux ventes.On était pourtant en 1913! La mauvaise réputation du chiffre fatidique serait-elle surfaite ?Dans sa boutique d\u2019horloger, de grandes affiches illustrant les derniers modèles, voisinaient sans vergogne avec les horloges à la recherche du temps perdu, et :personne n\u2019aurait songé à acheter une voiture sans prendre son avis.Tant que les autos ne furent pas en nombre suffisant pour faire vivre un garagiste, on avait recours à l\u2019universel M.Lamy en cas de détresse; celui-ci se prétait avec la meilleure grâce du monde à ces consultations bénévoles: i! était le bon samaritain des chauffeurs en panne.Le premier garage fut ouvert en 1908, coin des rues St-Antoine et Champlain, par les frères Lymburner, ci-devant voituriers; M.Wilbrod Martin, et plus tard M.Bruno Quessy y furent employés comme mécaniciens.En 1909 M.Albert Duplessis exploitait une petite boutique, rue St-Georges, face à la rue Champlain.LE TOURISME AUTOMOBILE DÉBUTE Il est intéressant de noter ici un événement qui marque les débuts du tourisme dans notre province; j'en ignore la date exacte, mais on m'assure que c'était avant le feu.La terrible conflagration de 1908 fait époque dans l'histoire trifluvienne; on dit chez-nous avant le feu, comme en France avant la guerre.L'Automobile Club des Etats-Unis, voulant déterminer la route officielle vers Québec, à inscrire au Blue Book, délégua un certain nombre d\u2019automobilistes pour faire le trajet à titre d\u2019expérience.Le convoi était précédé d\u2019un camion chargé de confettis, qu'il semait sur son passage; c\u2019était une façon ingénieuse, et bien.américaine, de jalonner la piste au profit des retardataires, qui durent en voir de toutes les couleurs: petit Poucet n'aurait pas mieux trouvé! Au sortir du village de la Pointe-du-Lac, les chefs de file suivirent le chemin qui longe le fleuve; il était alors impraticable (en sable mouvant), mais on se gardait de l'indiquer, pour le plus grand profit des propriétaires de chevaux ! Comme bien l\u2019on pense, ils s\u2019y enlisèrent, et rebroussant route qui suit le côteau Ste-Marguerite jusqu\u2019à la ville.Ce détail que l\u2019on m\u2019a donné, éclaire le souvenir cunfus que je gardais d\u2019un défilé de voitures fantastiques faisant son entrée sensationnelle dans notre cité par l'extrémité ouest de la rue Des Forges, entre deux haies de curieux émerveillés.Quelques-unes étaient conduites par des chauffeurs nègres, et nous ne doutions pas que tous les passagers fussent des millionnaires ! Les autos poussiéreuses et fatiguées furent remisées sur les quais, dans les hangars de la compagnie Richelieu, tandis que les voyageurs, non moins fatigués et poussiéreux, logeaient à l\u2019hôtel Dufresne, qui faisait alors face au fleuve.Ils furent des précurseurs.chemin, prirent la - SPECIALITE VETEMENTS DE BASE MME M MARTIN PROP.AJUSTEMENT GRATUIT PAR - 3 CORSETIERES DIPLOMEES Drseleue MADAME MARTIN 374-9090 1556 ROYALE TROIS RIVIERES JOYEUX NOËL À TOUS © PERMIS DE RESTAURANT o Tél: FR.5-437 Restaurant Royal REPAS COMPLETS ET LÉGERS CUSSINE CANADIENNE © OUVERT JOUR ET NUIT © 1622.RUE ROYALE TrROIS-RivIÈRrEs.P.Q.Gorges Veillaee, prep Page 20 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 15 décembre ze Joyeux NoËt À NOS CLIENTS AMIS ET EMPLOYÉS Photo Deschamps Marc Dufresne ; Président du Club Kiwanis 6sso) Marc Dufresne agent ESSO 3360, Richelieu, Trois-Rivières-Ouest Tél: 374-4812 A tous mes concitoyens du Québec, et en particulier à mes électeurs du comté de Champlain je souhaite beaucoup de bonheur à l'occasion des Fêtes.Que les accents de Noël soient pour tous la promesse d'une Heureuse Année ! Honorable Normand Toupin député de Champlain à l\u2019Assemblée Nationale et Ministre de l\u2018Agriculture Les automobilistes de cette époque \u2014 gens enviés s\u2019il en fut \u2014 s\u2019affublaient d\u2019un accoutrement tout à fait spécial: cache-poussière, lunettes et casquettes pour les hommes; pour les dames, manteaux de toile, bonnets d'auto, ou grands voiles de gaze aux couleurs vives, couvrant le chapeau, parfois le visage, et se nouant sous le menton.Ces accessoires étaient irdis- pensables pour se garantir de la poussière des routes dans des voitures ouvertes à tous les vents, et la mode, cette éternelle inconséquente, voulait alors des chapeaux à larges bords, que les épingles fichées dans les faux chignons ne suffisaient pas à tenir en place.RANDONNÉES À LA CAMPAGNE La montée des côtes était alors un spectacle couru, qui provoquait des discussions et mê- re des paris: \u201cmontera, montera pas?\u201d Plus tard, les trifluviens trouvèrent l\u2019épreuve classique: l\u2019ascension de la Côte-à-Rochelcau, au nord de ls municipalité du Cap-de-la-Madelei- ne.Le \u2018chemin montant, sablonneux, malaisé\u201d, fournissait aux moteurs l\u2019occasion de donner la mesure de leur force.Une promenade a la campagne n\u2019allait pas sans incidents cocasses.Les chevaux s\u2019emballaient a la rencontre de ces machines bruyantes.Aussi, leur conducteur apercevait-il une auto, qu\u2019il se jetait en bas de son siège pour aller couvrir de son veston la tête de l\u2019animal et le maintenir par la bride, en faisant de sa main libre des signaux désespérés.Les autres occupants de la voiture sautaient fossés et clôtures pour se mettre en sûreté, et il n\u2019était pas rare de voir une prude Enfant de Marie, ou une bonne Dame de Sainte-Anne, enjamber sans pudeur, dans un envol de blancs jupons, les plus hautes barrières.Et les vaches!! C'était de l'affollement pour le chauffeur comme pour le troupeau.Il fallait s\u2019arrêter, et laisser passer cette houle rousse et blanche aux relents de lait chaud, ou louvoyer à petite vitesse en frôlant de droite ou de gauche les bonnes bêtes ahuries.O vaches de 1935, qui vous rangez \u2018paisiblement sur notre passage, vous ne saurez jamais quelles terreurs ont connues vos grand-mères ! En 1902, les carossiers Studebaker, devenus fabricants d'automobiles, célébrèrent leur cinquantième anniversaire en mettant sur le marché ce type d\u2018avto-boghey.Il avait fallu cinq ans de labeur pour en arriver là.On raconte que la piste d'essai avait été construite sur le toit même de la manufacture.La Suburban de 1912 constituait un sommet du chic.Elégante décapotable avec moteur avant deux cylindres, quatre vitesses, ressorts à lames, capot, pare-brise.Vers 1890, Gottlieb Daimler construisisit la première voiture à traction mécanique.On le voit ici se prélassant sur la banquette arrière, mené par un élégant chauffeur bien stylé portant frac et chapeau melon.Dans les paroisses éloignées de la ville où on ne le lisait guère les journaux, plusieurs ignoraient même l'existence des automobiles.Qu\u2019on imagine leur épouvante à la vue de cette bête à feu (sic) trouant la nuit de ses yeux lumineux, et déchirant le silence de son vrombrisse- ment diabolique.Je n'en veux pour preuve que cette histoire tout à fait authentique.Un beau soir revenait du village un jeune paysan, qui avait la triste habitude de boire plus que de raison; il allait titubant, insouciant des chiens de ferme qui aboyaient dans l\u2019ombre, quand il vit fondre sur lui, dans un fracas de tonnerre, un être fantastique, aux yeux fulgurants ! Que cette vision d\u2019épouvante fût une manifestation de Satan lui-même, il n\u2019en douta pas un instant et il s\u2019éveilla à l'aube, au creux d\u2019un fossé, courbaturé et boueux, mais dégoûté à jamais de la bouteille.Ce n'est pas de nos jours que le passage d\u2019une auto dans la nuit aurait la vertu de dégriser un pochard en goguette.Que les temps sont changés! Il semble que les années, au siècle de l'automobile, prennent le rythme accéléré des voitures modernes.On prétend vivre plus vite qu\u2019au temps de nos grand-mères, mais qu'on prenne garde de ne pas vieillir plus tôt ! Cette volée de souvenirs, que la visite de notre Salon de l\u2019Automobile a fait lever dans ma mémoire, je les ai notés avec le plaisir teinté de mélancolie, qu\u2019éprouvent à se rappeler ceux qui ne sont plus tout à fait jeunes.Je regrette que ma plume n'ait pas l'agilité de l\u2019alerte punaise, mais il faut lui pardonner si, malgré moi, elle a gardé l\u2019allure poussive des vieux tacots d\u2019autrefois.Que voulez-vous, c\u2019est de son âge! Vendredi, le 15 décembre 1972 LE BIEN PUBLIC Les beaux surnoms champlainois Ces quelques pages retrouvées dans les papiers intimes «de l\u2019écrivain trifluvien étaient restées, comme beaucoup d\u2019autres, inédites.Grâce à dl\u2019aimable obligeance de sa soeur Germaine, nous reproduisuns ici ces croquis campagnards de Louis-D.Durand.Ils évoquent avec un humour amusé la wie paisible et sans heurt des marchands, boutiquiers et rentiers du beau village de Champlain.Nous avons mis entre parenthèses les noms véritables des personnages, ici décrits avec ce sens du pittoresque et du récit coloré dont Louis- D.Durand, écrivain naturel et aisé, nous a donné tant de preuves dans les deux livres qu\u2019il nous a Jaissés : \u201cParesseux, ignorants, arriérés\u201d et \u201cLaborieux, diligents, débrouillards\u201d, malheureusement épuisés et introuvables de nos jours.Nous avons pensé que rien ne convenait mieux, pour un numéro de Noël qui se veut un reflet de la vie québécoise, que ces pages alertes où revivent ces figures inoubliables de villageois.C.M.Ici, à Champlain, je suis un peu, et même beaucoup, chez moi.Ma famille y vit depuis longtemps, depuis près de trois cents ans, pour être exact, et si cela ne nous rajeunit pas, une invitation aussi charmante que la vôtre fait remonter à mon cerveau tant de souvenirs de ma lointaine enfance qu\u2019à vous voir réunis ici, parents, amis et connaissances très chers, il semble que le temps n\u2019a pas eu de prise sur vous ct, que, par un miracle identique, je suis redevenu, moi aussi, le petit gars qui passait ses vacances les pieds nus entre le quai de la Zéphir, le moulin chez Hercule Arcand, la malle chez cette bonne Madame Philippe Bailly, à faire des commissions chez M.Piton «(Louis Bailly), ou chez les Panna, (Arthur, Sam et Eugéne Brunelle), ou chez le ferblantier Claie Hop (Joseph Gervais), quand il n\u2019était pas dans les cerisiers chez Pâcaud (M.Marchand), ou chez la Flûte, (Mme Modeste Dubord), ou dans les gadeliers chez M.Richard Laganière, ou sur la tasserie chez Ti-Guit (Ludger Laganière).Si je me laissais aller à ces souvenirs, j\u2019aurais trop de noms à mettre en cause, trop de figures à évoquer qui vivaient à partir de chez cet artiste qu\u2019était le notaire Marchand, avec son lorgnon de travers sur le bas de son nez, jusqu\u2019un peu plus loin que le ruisseau chez Flarna, en deça de la route à Baillette, peut-être, autour de chez Bébé l\u2019Auguste (Morinville).Je courrais le risque d'en oublier, noms et figures de braves gens, le coeur sur la main, le sourire et la chanson aux lèvres, travailleurs et charitables et droits comme l'épée du Roi, Pensez un peu,.vous qui commencez à avoir de l\u2019âge, à ce curé si simple et si humain, qu\u2019il suffit de dire son nom pour faire son éloge: Pierre Marchand, prédécesseur de ce bon M.Prosper (Cloutier); pensez aux MM.Hardy ses \u2018voisins, à Bébé Toupin qui vient de nous quitter, si jeune encore qu\u2019il doit bien nous être permis d'associer à son souvenir la silhouette élégante et gracieuse de celle que, mauvais garnements, nous appelions irrévérencieu- - sement de son simple prénom: Rosette.Et voyez le Dr Berlette (Dr Henri Marchand) derrière sa courte moustache blonde, si vif et si fin; en face qui se berce sur sa galerie en fumant sa courte pipe, à peine visible dans sa barbe, c\u2019est Lanore Carpentier, hôtelier; puis revenant de la poste avec son journal sous le bras c\u2019est Rori Laganière qui vient de , répondre à un appel téléphonique et qui a taquiné en passant ce pauvre et sympathique ami dont le souvenir est resté gravé dans la mémoire de ceux qui ont eu le bonheur de le connaître: Momi (J.B.) Bailly.Et nous voilà déjà chez Cissero (Urcisse Un inédit de Louis-D.Durand Morinville) qui nous fait tout de suite penser a4 Eugene Matton, a croire que le C.P.R.n'aurait pas pu marcher si, avant eux, Poléon Abel, la voix tout enrhumée dans une barbe courte mais abondante et roussâtre, ne leur avait pas enseigné qu\u2019il faut toujours être au train beau temps, mauvais temps, de jour et de nuit.Puis c\u2019est Bossu Dubord qui va passer devant chez ce pauvre Monné (Nérée Marchand), dans la \u201cla nue\u201d.Il est haut en couleurs, il a la voix tranchante ce matin, c\u2019est qu\u2019il s\u2019en va chez Piton (Louis Bailly, magasin), frapper de la loi en faisant rire son monde.Et je pourrais vous les dépeindre, en commençant par M.Bedon (Norbert) Arcand, ventru sur ses courtes jambes; Elie Gouin qui tire de la patte; Alphonse Cossette, plus taquin encore que bien planté; (Xavier) Bourbeau-pasde-nez intelligent et si rusé, La Guêpe (Hercule Arcand) aussi imposant par sa stature que par la violence de ses énoncés de principes; Lin de Grandmont qui marchait le train serré; (Philippe) Bourbeau \u201cnoeu\u201d qui riait toujours.Et je pourrais faire la même chose au magasin d\u2019Arthur Brunelle.Vous voyez le sourire de Major qui nous accueille tous de la même façon obligeante.Il y a déjà là le Père Ernest Dubord qu\u2019on n\u2019a jamais soupçonné d\u2019être trop dépensier; M.Séraphin Turcotte, qui, ne laissant pas ses pommiers de loin, à cause des maraudeurs, se méfie des farces de Bébé (Lucien) Chorelle; le pére Hubert Brunelle ne s\u2019attarde pas parce qu\u2019il craint que M.Léon Turcotte ne le devance sur la batture et il a encore ses ampilles à acquer; Zénophile Brousseau attend sur sa galerie que Richard Laganière le prenne en passant, lui qui dira un mot d'amitié à la Bouée (Mme Victoria Guimond) après avoir fait choquer Memène (Philomène Gignac), ce qui ne l'empêchera pas de saluer poliment la vieille Madame Maurice Pintal, si gentille, si petite et «i menue, qu'il me semblait que c\u2019était un scandale d'entendre mon vieil oncle Louis Brunelle l'appeler la Becqs.Mais Faraud (Georges Hamelin) montait aussi; en machouillant sa moustache; Bourse (Hercule) Hamelin ne manquait pas d'aller rappeler à son vieil ami Eugène Brunelle, toujours si cérémonieux, le son d'une voix de fer qui ne connaissait pas beaucoup les inflexions diplomatiques.Puis Ti-pie (Alphonse Hamelin) et Pierrela-glace (Pierre Marchand) se mettaient de la partie pour faire endéver, enrager, \u201cachaler\u201d, et mon grand\u2019pére Baby, le bonhomme Béche, souriait dans son pinceau poivre et sel, jauni par le tabac, attendant que Coopers, (Alphonse Turcotte), avec qui il avait échangé des propos de pêche, donnât le signal du départ, ce qui ne tardait pas parce que Coppers ne demeurait pas à la porte puisqu'il était bâti sur le bord de la rivière Champlain.Comme tout cela nous reporte loin en arrière et nous replonge dans une existence qui ressemble peu à celle que nous vivons aujour- d\u2019hui.Les gens rivés sur l'exemple de ténacité et de courage des anciens gardent le souvenir du travail, de la modestie, du charme, de celles qui ont été ici à Champlain nos grand\u2019mères et nos aïeules, si douces, si gaies et si secourable.Prions Dieu qu\u2019il veille sur notre petit peuple, et qu\u2019Il multiplie dans notre petit peuple des mamans comme celles qui se sont succédés à Champlain jusqu\u2019à nos jours.Louis D.DURAND Canada Province de Québec District des Trois-Rivières VILLE DE TROIS-RIVIERES AVIS PUBLIC Est par le présent donné que le Conseil de la Ville de Trois- Rivières, à sa séance du 27 novembre 1972, a passé un règlement intitulé : \u201cNo.191-30-M, règlement amendant l\u2019article 352 du règlement No.191 pour permettre l\u2019utilisation des sous- sols de maisons à logements multiples pour fins d\u2019habitation dans le secteur Porto.\u201d Ledit règlement a été approuvé par les propriétaires de ce secteur le 6 décembre 1972.Ledit règlement est actuellement déposé dans les archives du Conseil, au bureau du Greffier, à l\u2019Hôtel de Ville, où tout intéressé pourra en prendre communication.(signé) Gilles BEAUDOIN, Page 21 Canada Province of Quebec District of Trois-Riviéres CITY OF TROIS-RIVIERES PUBLIC NOTICE Is hereby given that the Council of the City of Trois- Rivières, at its meeting of November 27th, 1972, passed a by-law entitled : \u201cNo, 191-30-M, by-law amending article 352 of bylaw No.191 to allow, in Ponto sector, the utilization of basements of multiple family house with a view to live in.\u201d The said by-law was approved by the property-owners of this sector December 6th, 1972, The said by-law is now deposited in the archives of the Council, in the City Clerk\u2019s office, at the City Hall, where everyone interested can take cognizance of it.(signed) Gilles BEAUDOIN, .Maire.Mayor.(signé) Georges BEAUMIER, (signed) Georges BEAUMIER, Greffier de la Ville.City Clerk.VILLE DE CITY OF TROIS-RIVIERES TROIS-RIVIERES AVIS PUBLIC Est par le présent donné que le Conseil de la Ville de Trois- Rivières, à sa séance du 11 décembre 1972, a passé un règlement intitulé : \u201cNo.497-A, règlement abrogeant le réglement No.497 autorisant le Conseil à employer une somme de $102, 083.44 restant disponible en vertu des règlements Nos 218, 237, 254-C, 355, 357, 365 et 472 pour le prolongement du collecteur Père Daniel ct la construction d'une chambre de vanne.\u201d Lequel! règlement deviendra en vigueur suivant la loi.Ledit règlement est actuellement déposé dans les \u2018archives du Conseil, au bureau du Greffier, à l'Hôtel de Ville, où tout intéressé pourra en prendre communication.Hôtel de Ville, \u2018Trois-Rivières, le 13 décembre 1972.(signé) Gilles BEAUDOIN, Maire.(signé) Georges BEAUMIER, Greffier de la Ville- °° - / | ¥ : ; ; ; \u201d PUBLIC NOTICE Is hereby given that the Council of the City of Trois- Rividres, at its meeting of December 11th, 1972, passed a by-law entitled : \u201cNo.497-A, by-law abrogating by-law No.497 authorizing the Council to use an amount of $102,083.44 available in virtue of by-laws 218, 237, 254-C, 355, 357, 365 and 472, for the extension of Père Daniel collector and 4he construction of a valve chamber.\u201d Which by-law shall come into force according to law.The said by-law is now deposited in the archives of the Council, in the City Clerk's office, at the City Hall, where everyone interested can take cognizance of it.City Hall, Trois-Riviéres, December 13th, 1972.(signed) Gilles BEAUDOIN , Mayor.(signed) Georges BEAUMIER, PSE LE EAP CC CRE CLEA City Clerk.~N R â A tous les 3 abonnés du Service A de la 4 Belle-Vision à et à toute la A population 4 de Trois-Rivières À et de la région : à x : ~ JOYEUX La Belle Vision [19721 Inc.1579 RUE ST-PHILIPPE, TROIS-RIVIERES - IRR NNRRR BARRIER NNN INE NINN NNN NEN: NINN TÉL: 375-9601 NOË Page 22 Charles Thibault, l\u2019une des originales et vivantes figures du dernier siècle L\u2019ILLETTRÉ Charles Thibault, avocat en vue du siècle dix-neuvième, qui exerça sa profession à Waterloo et a Montréal, fut échevin de cette derniére ville, tint en son temps pas mal de place et se permit plus de bruit que la plupart des hommes publics.Orateur puissant, capable de discourir pendant des heures sans reprendre son souffle, redouté de ses adversaires politiques, ceux-ci ne pouvaient jamais prévoir ce qu\u2019il allait leur servir et se demandaient comment parer ses coups.Se réclamant du parti conservateur, Thibault était de ceux qu\u2019on appelait ultramontains.Né en 1840, il se trouvait dans la force de l'âge en 1870-75, et il compta longtemps parmi ses ennemis intimes, sur le plan politique, celui qui allait devenir premier ministre du pays et l\u2019idole de ses compatriotes canadiens- français : sir Wilfrid Laurier.On n\u2019est pas sans savoir, chez ceux qui savent, que le regretté Joseph Gingras, jadis avocat à Waterloo et à Montréal, comme lui à son exemple, était l\u2019un de ses petits-fils, lequel tenait de lui et fut à son tour orateur remarquable.Dans le second tome de son Histoire de la province de Québec, que réédite à Montréal la maison Fides, Robert Rumilly rappelle a maintes reprises l\u2019originale figure de Charles Thibault, oublié comme on ne l\u2019est pas, après trois-quarts de siècles et plus.\u201d * L\u2019homme mourut en 19 25, âgé de 65 ans.NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM Au cours de ses violer- tes campagnes électorales, il lui arrivait de dire n\u2019importe quoi, dans le feu de l\u2019enthousiasme et le tumulte montant de la foule.Il tenait à l\u2019occasion les propos les plus décousus, que personne ne pouvait d'ailleurs entendre, de près ni de loin, On le payait de la même monnaie, et quelqu\u2019un s\u2019avisa un jour d\u2019attirer l\u2019attention sur la longueur de ses pieds, après quoi on ne l\u2019appela que Thibault-lesgrands-pieds.Ce qui constituait une sottise a ajouter a tant d\u2019autres, car il avait des pieds ordnaires, ni plus longs ni plus larges que ceux de la moyenne des gens.Il s\u2019en amusait le premier, ne manquant pas d'humour.Un avocat de Saint-Hya- cinthe, qui étudia le droit à Montréal au début du siècle, me conta qu\u2019un jour, de l\u2019étude où il poursuivait sa cléricature, on l\u2019envoya auprès de Charles Thibault, avec mission de lui remettre certains documents.Entrant dans son cabinet, il ne put s\u2019empécher de lui chercher les pieds du regard, et Thibault de dire, une lueur de malice dans l'oeil.\u2014N\u2019allez pas croire ce qu\u2019on raconte et éviter un désappointement ; ils ne sont plus grands ni plus gros que d\u2019autres.* % # Thibault était du même âge que Laurier, né comme lui en 1847, comme aussi Joseph-Adolphe Chapleau et Honoré Mercier, futurs premiers ministres du Québec; Laurent-OIl- vier David, père d\u2019Athanase ; Louis-Olivier Taillon, qui fut ministre à Québec et maître-général des Postes à Ottawa, dans le cabinet de sir Charles Tupper.Dès qu\u2019il entrait dans la bagarre politique, Thibault se trouvait dans son élément naturel, tel un poisson dans l\u2019eau.LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 15 décembre 1972 Retour d\u2019une tournée triomphale en Europe Micheline René se fera entendre des siens PRO ORGANO Mauricie se réserve depuis longtemps le luxe d\u2019un récital de haute tenue avec orgue et soprano.Depuis belle lurette, les triflu- viens n\u2019ont pas eu la chance d'entendre un tel récital.Dès 1970, le comité de sélection avait jeté les yeux sur Micheline René, \u201cnotre\u201d soprano de calibre international.Du même coup, nous tombions dans la difficulté des «dates disponibles.Pourtant, en mars \"71, nous pouvions compter sur elle soit pour septembre, soit pour décembre 1972.Jean Morrissette, organiste de St- Hyacinthe et président provincial de Pro Organo, se prêta de bonne grâce à un changement de date pour un récital.Entre temps, après un triomphe au Lincoln Center de New- York, après un éclatant début dans le rôle de Michaela de Carmen à l'Opéra du Québec à la Place des Arts, Micheline René eut le privilège d'aller à Salzbourg et Genève travailler avec les Herbert Graf et Lotfi Mansouri.Là-bas, Genève, Divonne, Londres la couvrent d\u2019éloges en Zerbina de Mozart, en La Cantarina de Haydn et en la Coryphée-sopnano de I'Antigone d\u2019Honegger.Elle n\u2019a mas pour autant, abandonné le récital; et des tournées l\u2019attendent pour 1973.Tout de mêmie, elle tient à en offrir les prémices à ses amis des Trois-Rivières et de la région.Les abonnée de PRO OR- GANO auront donc l'honneur et l'avantage d\u2019entendre un programme de calibre qui mous fera goûter des Arias de Bach, Handel, Mozart, Yon et Gounod, dimanche, le 17 décembre 1972 à 20.30 hre en la Chapelle du Séminaire St-Joseph.LA SSJB APPUIE LE COMITE DE L\u2019AEROPORT DES TROIS-RIVIERES Le Conseil d'administration de la SSJB lors de sa réunion tenue mercredi soir accueillait favorablement la demande du C.E.R.M.pour épauler le comité de l\u2019aéroport des Trois- Rivières dans ses démarches auprès de la Commission Ca- Débordant de ressources, jamais pris à l\u2019improviste, il parlait sans arrêt, une fois lancé, passait d\u2019un sujet à l\u2019autre et s\u2019égarait dans les nues, retombait sur ses pattes comme un chat, ne se sentait jamais à court, entonnait une chanson à boire ou récitait les litanies des saints avec le même flegme, quand le bruit de la foule empêchait d\u2019entendre quoi que ce fût.Il importait qu\u2019il parlât, avec des éclats de voix tonitruants, et il ne s\u2019en privait pas.Bavard et verbeux, sûr d\u2019en imposer, effronté comme dix et ne doutant de rien, surtout de lui-même, il palabrait avec la même facilité que la rivière écoule ses eaux.Si sa manière offrait des avantages en période électorale, elle.avait aussi ses inconvénients, ses ennuis, en d\u2019autres circonstances.J'ai sous les yeux, dédicacé et signé de sa main, le texte d\u2019un discours prononcé par lui à Waterloo, le 28 juin 1887, pour la célébration de la Saint-Jean- Baptiste.La brochure a pour titre celui-ci, assez solennel: Le Double avènement de l\u2019'Homme-Dieu, ou les deux unités politiques et religieuses des.peuples.Qu'on le croie ou non, elle n\u2019a pas moins de trente-cinq pages.: nadienne des Transports pour que celle-ci accorde 3 Air- Gaspé un permis d\u2019opération à l\u2019aéroport local.Cette compagnie est désireuse d'offrir ses services.Il est bien évident que la population et les corps intermédiaires de la Mauricie, appuieront cette compagnie pour nous offrir ses facilités de transport dans un centre économique aussi important que le nôtre.La régionale demande à toutes ses sociétés locales d\u2019appuyer la résolution du comité de l\u2019aéroport et les prie d\u2019inciter les autres associations du milieu à poser le même geste dans le plus bref délai.Invitation est lancée également à tous les membres de la SSJB, d'exprimer individuellement leur appui au comité de l'aéroport en communiquant avec le C.ER.M., C.P.421, Trois-Rivières.Trois-Rivièrese, ce 7 décembre 1972.= L'AGENCE DE DISTRIBUTION C.RR.inc.invite les commerçants, maisons d'affaires, industries à se prévaloir de son service de distribution de MACHINES A CIGARETTES ® Pour de plus amples informations : POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 375-2665 573, rue Bonaventure Trois-Rivières RAPP Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \"Huile à chauffage Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 Tél.résidence: 374-9348 ou Bureau: 374-6939 = ZEVVOVTONVONYONTONTONTO NYC NYONVONONTONTONTONTONTONTONTO NYC VTC VA 556, Des Forges Trois-R 25% de réduction avec cette annonce RiRo Distri bution GROS \u2014 DÉTAIL Radio - Montres - Bijoux - Bas - Cosmétiques, etc Roland Rioux, prop.ees ivières Bur.: 379-5111 RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.Case postale 1464 f 1300, Notre-Dame I Tel: 378-4831 Vendredi, le 15 septembre 1972 LE BIEN PUBLIC Page 23 LE FROM AGE DE Messe se ses A asa Aaa assassins MONSIEUR DE TALLEYRAND Les anecdotes abondent pays respectifs, le fromage a propos de Talleyrand et de leur choix.de la table, lisons-nous dans Cinquante-deux variétés le Dictionnaire des froma- furent ainsi rassemblées, et ges(Larousse).Celui qui ré- le jury, jury peu banal on clamait, plutôt que des ins- l\u2019avouera, décréta à l\u2019unani- tructions de son gouverne- mité la suprématie du Briement, un chef français; ce- Et l\u2019un des congressis- lui qui eut Carême pour tes, devant cette royauté cuisinier; celui qui trouva nouvelle, murmura, mon- avec élégance le moyen de trant Talleyrand: \u201cC\u2019est présenter deux magnifiques bien le seul roi qu\u2019il ne turbots tout en n\u2019en servont trahira pas !\u201d qu\u2019un à ses invités, tenait à On sait que Metternich Vienne, lors du congrès qui voulut sa revanche.Il l\u2019eut ne fit pas que s\u2019amuser, ta- avec le dessert.Les pa- ble ouverte, tisseries viennoises étaient renommées.I] demanda au On raconte que c'est AU célèbre Sacher de créer un cours d\u2019un dîner qu\u2019il offrait gâteau : ce fut le Sacher a Metternich que la conver- \u2018Torte qui remporta à son sation aborda le chapitre tour tous les suffrages.des fromages.Nous avons pensé à vous.Pensez maintenant aux vôtres X% Vous trouverez à la Librairie Poirier les pius belles étrennes pour enfants : livres et albums des grandes collections.Le représentant de la France soutint que le fromage de la Brie était le meilleur du monde.Ce ne % Profitex de nos spéciaux de fin d\u2018année.E Castlereagh.amateur de Nos prix sont inférieurs aux prix courants.Stillon, du baron de Falk, ministre de Hollande et qui, comme tel, pronait de Limbourg.Et d\u2019autres.% Invitation cordiale aux bibliothécaires, enseignants, religieux et étudiants.haar lent t BOCA Quelques semaines plus tard, Talleyrand réunissait ¥ 5 | les ambassadeurs de toutes ko les nations, qu'il avait in- B Enr.» vités a faire venir, de leurs Ze >.#& 1505, Royale Tél.: 379-1535 Trois-Rivières & se Da SPPRIISPSSIIISS PSS $ x PAPE PAPER SOUHAITEZ JOYEUX NOEL, BONNE ET HEUREUSE ANNEE avec pes FLEURS SATISFAITS ET COMMANDEZ VOS FLEURS A LA A l'occasion des Fêtes nous sommes heureux de présenter FLORICULTURE H.6.GAUTHIER nos meilleurs voeux à la population trifluvienne Assurances Funéraires ROUSSEAU & FRERES Ltée 3 ; : IMITEZ DES CENTAINES DE CLIENTS & MH pr = > Page 24 CIl Au secours Docteur Welby Dans le grand bouleversement venu avec la réforme des soins médicaux, l'on se pose des questions quant a l'avenir de la pratique médicale.La réforme est partie du principe qu'il faut permettre au plus grand nombre d'accéder aux soins médicaux les plus larges sans risque de ruiner qui que ce soit.C'était un bon départ.À la pratique cependant, dans le concret de tous les jours, si tout le monde a en principe accès à tous les soins, n'a-t-on pas la nette impression que tout le monde est mal soigné ?Dans ce domaine comme en tant d'autres, n'a-t-on pas à la hâte édifié des structures administratives qui sont fort en train de déshumaniser la médecine ?Les patients ont-ils vraiment le choix de leur médecin dans lequel pour une raison ou pour une autre ils ont confiance ?Le médecin de premier contact est-il celui qui peut suivre désormais ses patients à travers le dédale qu'on leur fait suivre par après ?On commence avec un médecin et on finit par une théorie de spécialistes de plus en plus difficiles à atteindre.À l'hôpital, le patient est passé de mains en mains et ne s\u2019y retrouve plus.On le dit et on le croit, il n'est plus dès lors qu'un porteur de numéro que les médecins ne connais: sent pas et ou si peu.Comment soigner vraiement dans de telles conditions quand on sait que l'acte médical est un acte de personne à personne, d'un ami malade traité par un médecin ami.Dans nos hôpitaux modernes, on soigne des maladies en usine, on ne soigne plus des malades, car le rapport médecin- patient n'est plus qu'une rencontre initiale, quitte à le remettre à une équipe d'inconnus par la suite.Ah, le beau régime ! Venez à notre secours Dr Welby, héros de la TV qui êtes en train de réapprendre aux bureaucrates et aux technocrates de la médecine ce que devrait être un vrai médecin.La violence en douce Il y a quelques mois, un ministre du Québec affirmait que le terrorisme politique n'existait plus au Québec.Ce qu'il ne disait pas c'est que ce sont les terroristes eux-mêmes qui ont supprimé le terrorisme.C'est qu'un mot d'ordre a été lancé à travers le monde pour remplacer la lutte armée contre les pays libres par l'infiltration des institutions démocratiques.En Allemagne récemment pour ne as nuire au rapprochement entre l'Ouest et l'Est les mouvements clandes- LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 15 décembre 1972 elques MOtS.>.+.iins ont fait taire leur agressivité extérieure pour ne pas nuire à la marche vers le pouvoir par le noyautage.Au Québec qui niera que le mot d'ordre n'ait pas été donné par ceux.qui veulent en douce renverser le régime, notamment dans le domaine social, communautaire, celui des communications et par l'infiltration dans l'appareil gouvernemental.On cherche à miner l'Occident par l'intérieur.En Europe dans Le soir de Belgique, Raoul Garnier écrivait récemment en éditorial: On n'en finirait pas de citer les publications qui, sous le prétexte d'étudier la psychologie et la sociologie de l'Education, prêchent la subversion politique quand ce n'est pas la subversion morale.\u201c Evidemment on parlera encore de chasse aux sorcières avec de petits rires nerveux.Il faudrait relire soigneusement ce que Rumilly écrivait il y à quelques 15 ans sur l'in filtration gauchiste au Canada français.Quand la revue Relations par de changement de la morale au Québec, elle constate, mais nous donne-t-elle les raisons profondes?Un autre numéro de la savante revue pourrait peut-être nous éclairer non seulement sur les changements dont nous sommes tous conscients, mais sur ceux qui travaillent à amener ces changements.Un riche numéro Le numéro de décembre de la revue Relations des RR.PP.Jésuites suscitera sans doute beaucoup de réflexion.C'est un numéro spécial qui traite de \u2018Morale et Changement\u2018 ou l'évolution de la conscience morale au Québec à l'heure de la censure abolie, l'avortement, la pastorale des marginaux, la pratique religieuse abandonnée, du dé- froquage, etc.I] y a même une chronique sur :le théâtre miroir de nos moeurs.Ce numéro spécial en éclairera plusieurs sur le monde de fous dans lequel on est embarqué, ou mieux dans lequel on nous a embarqués.Lignes ouvertes A l'occasion du renouvellement des permis de TV et de Radio, l'on s'est interrogé récemment sur l'opportunité des lignes ouvertes radiophoniques ou hotlines où le peuple sous le couvert de l'anonymat se défoule et dit ce qu'il pense parfois en termes verts des gens.et des choses.Personnellement nous doutons que ces lignes ouvertes soient supprimées.Elles sont trop commodes pour les gens au pouvoir et les éminences grises qui ne s'en servent pas mais écoutent ou font écouter leurs surveillants.Quant à l'anonymat complet de ces lignes j'ai mes doutes.Il est maintenant assez facile de répérer d'où vient un appel.Quant à l'expression entièrement libre des habitués des hot-lines j'en doute aussi.L'on a mille et un trucs pour écarter les indésirables, interrompre leurs propos toujours fransmis en différé; un commercial ici, un commercial là, le temps dont on ne dispose plus.Les animateurs peuvent aussi y exercer du dirigisme en limitant les débats, en les ai- guillants où ils veulent.Cependant l'expérience reste valable.Le citoyen a l'impression de pouvoir exprimer tout ce qu'il veut comme il veut.Et puis pour les postes privés et publics comme c'est rentable! C'est le public non payé qui en fait les frais.C'est rentable! C'est le public non payé qui en fait les frais.C'est lui qui comble les vides entre deux commerciaux.Dans ces conditions les hotlines ne sont pas nuisibles; au contraire, elles sont une sorte de divertissement sans plus ou, sous des apparences de vouloir remuer ciel et terre autour de problèmes d'actualité, on ne remue exactement rien car un clou y chasse l'autre, une opinion plus ou moins fondée y remplace une autre.,, Du moment que grâce au différé on élague les dialogues des mots grossiers tout semble sauvé.\u2014 \u2014> == == = \u2014 \u2014 \u2014 v\u2014 ep\u2014 \u2014\u2014 em\u2014\u2014 (vos noms et adresse s\u2019il s'agit d\u2018un abonnement-cadeau) 5 | 4 n'en coûte que $3.pour [] Palement inclus.8 , .: aiement sur facture, > | s'abonner à notre journal.( C'est un renouvellement.| & | {D C'est un abonnement-cadeau au | $ | VEUILLEZ ADRESSER destinataire dont les noms et @ LE BIEN PUBLIC POUR UN AN À | odresse apparaissent ci-dessous, | ue | suivis de mes propres noms et | $9 adresse.| 9 ©; Nom $3 gl | y = gi Adresse | gs] 3a.Ville E38 | = e | | Vendredi, le 15 décembre 1972 sper ur le bien LE BIEN PUBLIC Page 25 e ubllC.cccococeece BBECEEELEE EGELELEUUUELELELELE La neige et l'automobiliste Petite neige floconneuse, combien en us-tu ensevelis d\u2019automobilistes ?Tes honteux exploits ne se comptent plus.Tes méthodes sont pourtant toujours les mêmes.Tu exploites les naïveté du commun des conducteurs.Tu enquiquines avec une égale facilité les coureurs aux puissantes sportives et les prétentieux aux rutilantes limousines.Ton air mesquin n\u2019a d\u2019égal que ton vêtement blanchâtre.Tu recouvres l\u2019autoroute d\u2019une large couverture de diamants étincelants.Tu la couvres si bien que les dépassements deviennent étrangement périlleux.L\u2019automobiliste rassuré, se trouvant en confiance \u2018sur ce tapis argenté, se grise de vitesse, sentant le flottement rassurant, mais combien trompeur, des pneus sur la surface enneigée.Félicité de la piste paradisiaque ! Croyant être devenu maître de la route, le sport'f enfonce imprudence l\u2019accélérateur, donnant toute la Jiberté possible à son fauve roulant.Il croit dominer la route.Notre Héros s\u2019ennivre trop tôt de la gloire du conquérant, aveugle qu\u2019il est sans le savoir.Même à vitesse diminuée, le conducteur au tempérament stable ne réalise qu\u2019à demi la pénétration envoûtante de la nuit; la couche de neige s\u2019épaissit dangereusement ; sous le voile permanent de cette tempête sans fin, les autres voitures deviennent des ennemis sans merci.Pneus à neige, à crampons, à clous, chaînes, tu ne trouves absolument rien à ton épreuve, neige diabolique.Les plus hardis conducteurs méritent avec tes bons soins les plus magistrales glissades.Même le plus lucide, le virtuose du volant, constate à l\u2019improviste ton étreinte poignante, neige félonne.L\u2019habileté cst parfaitement inutile face à ta traîrise extrême.L\u2019intelligence seule annonce la tournure des événements.Le matamore chez qui cette qualité est tout-à-fait ah- sente oublie souvent les limites de son véhicule.Grande ennemie de l'homme d\u2019aujourd\u2019hui, quand cesseras-tu de te moquer de nous ?Les voitures modernes créées dans les laboratoires, conçues dans les ateliers de design et produites sur les chaînes de montage répondent aux caprices des plus exigeants.Ces réussites, l\u2019incarnation métallique de la perfection, sont d\u2019une stupidité invraisemblable sur les routes enneigées.Ces chefs-d\u2019oeuvre de bon goût aux ressources inouïes, ont été imaginées pour les routes idéales; les moto-neiges, elles, se chargeant de dévorer les pistes enneigées.Les voitures puissantes se sentent d\u2019une gaucherie à nulle autre pareille lorsqu\u2019elles arpentent nerveusement les routes recouvertes du tapis neigeux.Quels traquenards nous prépares-tu, neige trai- tresse ?Tu viens à bout des plus rusés conducteurs, n\u2019utilisant pour les séduire que ton petit air malicieux.La tempête apaisée, tu aménages laborieusement, avec autant dee zèle, tes tombeaux blancs, tes profonds précipices où tomberont les fiers mais imprévoyants auto mobilistes.Rien n\u2019est plus trompeur qu\u2019une calme journée ensoleillée et une neige fofolle qui poudroie sur la chaussée, la rendant par le fait même piégée.Voie rapide tu t\u2019es abaissée à te rendre complice de cette \u201cfine\u201d neige.Tu mérites l\u2019expression de mcn élémentaire méfiance.Tu ne me prendras plus à ton innocent manège.La neige est patiente avec le conducteur fanfaron; elle seule connaît la situation idéale où d\u2019un procédé sournoise clle acheminera vers le gouffre l'as des hautes pereformances, au pied pesant et à la courte vue.Neige repoussante, tu te moques grossièrement de Pautomobiliste.Au moment où tu préparais tes tours pendables dans l\u2019ombre de la nuit avec la bassesse qu\u2019on te connait, la sagesse me donnait rendez-vous.+ ALAIN DUFAULT BBELEEEEBEBEBELBELLELE Le Canada redevient un dominion On ne reconnait plus M.Trudeau ou plutôt le voyons-nous maintenant sous son vrai jour: opportuniste et sans principe, exclusivement préoccupé de se maintenir au pouvoir, dût-il, pour y arriver, pratiquer des volte-face et exécuter devant son dompteur les pirouettes les plus humiliantes.L'unique préoccupation de M.Trudeau est maintenant de retrouver sa popularité au Canada anglais, coûte que coûte.La leçon du dernier scrutin n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, ni dans l'entendement d'un esprit léger.M, Trudeau prouve à tous qu'il a de la classe comme politicien s\u2019il a, selon nous; bien peu l\u2019étoffe d'un homme d'état.Avec un empressement qui devrait plaire aux anglophones du pays, le premier ministre renonce aux politiques qui devenaient une garantie pour le Québec.Tout d'abord, en cinq secs, il se débarrasse de la french maffia, n'accordant à la plupart des dix ministres du Québec que des postes subalternes dans l'économie fédérale.|| va plus loin.Aussitôt après avoir reçu la bastonnade, il pousse la soumission jusqu\u2019à voler sur Londres pour rassurer la Reine et la Cour de St.James.Se sachant appuyée par ses feaux sujets du Canada anglais, la royauté anglaise s'empresse de reprendre le ter- ain perdu dans l'aire constitutionnelle et d'exiger d'un Trudeau mis à la raison qu'il délaisse sans tarder ses petits airs républicains.La mode canadienne revient soudain au colonialisme, tout comme la ligne vestimentaire emprunte à un style vieilli d'un siècle.Les augures du colonialisme n'auront pas été lents à remontrer la tête et à utiliser à leur profit cette soudaine poussée de patriotisme victorien à travers tout le Canada anglais.C'est donc acquis: la Reine continuera à signer les lettres de créance des ambassadeurs canadiens, fournissant là au monde entier ia preuve évidente que le colonialisme britannique est resté actif outre-Atlantique.Après una tentative infructueuse d'évasion du contexte impérialiste, le Canada redevient rapidement le dominion sans personnalité nationale qu'en réalité il n\u2019a jamais ces- .Sé d'être.x x X Devant tant de bonne volonté, nos compatriotes anglophones ne sont-ils pas satisfaits ?Exigera-t-on encore davantage du premier ministre à nom québécois, pour lui garder son titre et le maintenir en poste a la chofferie d'un grand parti.Pour plus de sûreté, M.Trudeau a résolu d'aller plus loin, beaucoup plus loin, dans la voie de la subordination, Cette mesure du bilinguisme dans la fonction publique, il la répudie.|| n\u2019en sera plus question pour les fonctionnaires anglophones qui n'auront jamais à parler les deux langues « officielles» pour détenic un poste important dans l'administration.Toujours, on les y admettra en priorité, même unilingues.Seuls les francophones du Québec devront continuer à être, dans l'exercice de leurs fonctions secondaires à Ottawa, de rassurantes illustrations d'un bilinguisme à l'action.L'on commence à regimber dans la presse au Québec.Editorialistes et commentateurs s'étonnent d\u2019un revirement de politique aussi patent.Quant à nous, l\u2019opportunisme plus ou moins cynique de M.Trudeau ne nous surprend guère; il est inscrit dans sa fibre la plus intime.Choyé par l'électorat francophone au dernier scrutin, le premier ministre n\u2019a cependant rien de plus pressé, pour apaiser le Canada anglais, que de déposséder abruptement ses compatriotes québécois des, quelques prérogatives arrachées de hautq lutte en ces derniers temps au fédéralisme anglo-saxon.Une fois de plus le Québec, qui se croyait en voie de devenir un partenaire à part entière, se voit débouté de ses naïves prétentions.La sorte de statut particulier que le nouveau gouvernement Trudeau est en train d\u2019octroyer au Québec, quelle autre province en voudrait?L'unité canadienne à la mode des vainqueurs de 1760, ne voilà-t-il pas ce que l'on tente d'imposer à présent au Québec, comme solution de rechange à un indépendantisme dont, d'un impair à l\u2019autre, l'on consacre le principe, depuis quelque temps, avec une régularité .symptômati- que.Clément Marchand x x X La simplicité est la note dominante de la vignette de Jeffery Matthews pour les deux timbres spéciaux émis le 20 novembre à l\u2019occasion des noces d\u2019argent au couple royal.Ce timbre représente le \u2018portrait en profil et se distingue par les couleurs contrastantes bleu acier et vilolet.Décès de Mme Ernest.Paquin Nous avons eu la douleur d'apprendre le décès de Mme Ernest Paquin après une brève ma\u2019adie.était âgée de 59 ans et 11 mois au moment de sa mort.A l\u2019époque où le Club Bellevue connaissait son apogée, on se souvient de la présence de Gaby qui savait plaire à tous par sa distinction, son entregent et sa bonne humeur.Fervinte sportive, on la voyait souvent sur les courts et elle ne manquait jamais d'assister aux grands tournois du haut de sa veranda, car les Née Gabrielle Lambert, Mme Paquin parties se jouaient sur les courts situés à l\u2019arrière de la propriété.Mme Ernest Paquin laisse dans le deuil, outre son mari, homme d'affaires bien connu, membre de l'une des familles pionnières de La Pointe-du-Lac, une fille Sonia, un potit-fils Serge et une soeur, Marguerite, veuve du Dr Hervé Lacharité, de Montréal.Elle laisse en p:us pour la regreiter, de nombreux beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces.Son service funèbre a eu lleu vendredi, le 15 décembre, en l'église Saint-Jean-de-Brébeuf.A ses proches, Nous offrons nos sincères condoléances. 15 décembre 1972 Page 26 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le uw TR 4 semer Bell veut éviter les erreurs et le \"beep beep\u201d Ceux qui feront des appels Interurbains n\u2019auront plus à entendre le traditionel signal \u2018\u2019Beep beep\u201d considérant que leur appel sera acheminé fout de suite et que les numéros seront enregistrés automatiquement.Voilà ce que faisait savoir récemment au cours d'une conférence de presse M.Laurent Bouchard, directeur commercial de Bell Canada à Trois- Rivières.Le but de ce nouveau service est d'éviter de nombreuses erreurs de comptabilité tout en épargnant du temps aux usagers, Le nouveau service s\u2018applique aux lignes dont les numéros commencent par 374, 375, 376, 378 et 379.Sur la photo ci-jointe, M.Bouchard présente une partie des installations avec Mlle Renée Lacoursière des Relations Publiques et Gilles Bernier contremaitre en chef.(A.B.) Modernes aventuriers Une excursion peu banale se déroulera au cours des prochains jours.En effet un periple assez dangereux sera effectué par le tandem Poirel- Goyette.De Caracas à Miami en ce- not pneumatique voilà le trajet envisagé.Il s\u2019agit pour nos deux \u2018\u2019aventuriers\u201d de vaincre les eaux séparant le Vénézuéla et la Floride par les Caraïbes.La pratique du Yoga et de la plongée sous-marine a constitué une bonne préparation pour ce voyage, dont le but est d\u2019explorer certains fonds sous-marins pour les étudiants en plongée sous-marine des Universités Canadiennes.ll faut signaler aussi que trente-deux Îles seront contournées tout au long du trajet et la profondeur des eaux variera d'une centoi- ne à vingt trois mille pieds.Un élément de danger est certes possible dans un tel voyage si l\u2019on considère que nos deux voyageurs ouront à faire face aux récifs de corail.|| va sans dire que nous souhaitons la meilleure chance durant les six à huit semaines que durera le voyage.Encourageant les deux explorateurs on aperçoit M.Charles Laganière, de I'Agence Beaumont.(A.B) VOYAGESPSF AUMONT TRAVEL INC.« Les dirigeants de la Caisse Populaire Ste-Marguerite ont décidé d'ouvrir un comptoir dans le secteur Duvernay près de la côte Richelieu.Il semble .Cs bien qu\u2019il y ait un réel besoin en 1515, rue Royale / Trois Rivières, / Tél.(819) 379-1212 ce sens.Le nouveau comptoir devrait être en service incessamment.C\u2019est ce \u2014 - - que l\u2018on a appris récemment au cours L'Association Canadienne d'Urbanisme a tenu un d'une conférence de presse à laquelle colloque de trois jours au Sheraton Château de Blois.assistaient outre les membres de la Au-delà de cent participants ont délibéré sur des commission de crédit, le gérant Guy I \u2018urbani A d Vanasse, Georges Meyers, président et prob emes complexes d urbanisme.Au cours de ces Jacques Voyer attaché à l'éducation, assises, S.H.le Maire Gilles Beaudoin, au nom de Finformation et à la publicité à l\u2018Ula cité, a regu les dirigeants de cet organisme dont nion Régionale des Caisses Populaires l\u2019urbaniste trifluvien André \u2018Laneuville (3ème sur de Trois-Rivières.(A.B) la photo) avec qui l\u2019on peut reconnaître M.Claude Lafrenière, président du congrès, signant le livre d\u2019or et le gérant de la cité, Jacques Charette.(A.B.) BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE TROIS-RIVIÈRES P.Q. Vendredi, le 15 décembre 1972 A toute la population du beau comté de Trois-Rivières Guy Bacon député de Trois-Rivières à l\u2019Assemblée Nationale ERIC OEIC ICI CEC CEE EEE EEE CNE EVENE IC EN ne PE TR pr APRN D hmm 4 R ; BERERINMNE FREI II FEI RN DBM ANN R NMI RARIRIRNNRRNIRARABENRREN NRHN ENR RNF INR H ER RAN NNR Amateurs de sports en plein air Aoyey loa bienvenus au Domaine.Juneau.Enr.Futur site touristique \u2014 Terrain de camping pour roulottes \u2014 Ambiance typiquement canadienne française.Piscine \u2014 Terrain de pique-nique \u2018 Arrangerzents spéciaux pour groupes \u2014 Nouveaux développements en perspective.BIENVENUE AUX MOTONEIGISTES, SKIEURS ET RAQUETTEURS Les propriétaires, M.et Mme Philippe Juneau sont heureux de vous offrir leurs meilleurs souhaits HAHDIANNNAENIENENE N HFN RR FERRI NNREXNB HARKER REI ARRAN RR INN LE BIEN PUBLIC Page 27 l y a déjà quarante ans que Ls-Georges Godin nous a quittés Cette année marque le 40e anniversaire de la mort de l\u2018auteur de \u201cMémorial trifluvien *.Le Dr Louis-Georges Godin était homme d'esorit et savoureux conteur.le nombre de ceux qui l'ont connu s\u2019amoindrit avec les années.Voulant leur rappeler le souvenir de cet être attachant, trop tôt arraché à la vie, nous reproduisons ces lignes publiées en 1932, su lendemain de la mort de Louis-Georges Godin, Le Bien Public vient de perdre son meilleur ami, son collaborateur le plus précieux.C'est toujours avec un avenant sourire qu\u2019il nous remettait bi-hebdomadairement ses fzuillets humoristiques qu'il intitulait \u201cPincées\".Nos lecteurs se souviennent des billets délicats et nuancés qui, colligés, formèrent un volume \u201cles Dicts du Passant\u201d et, plus récemment, ils ont goûté les lettres piquantes qu\u2019il adres- cait à Lebourru.Le printemps dernier, à l'instigation de son confrère et ami, M.l'abbé Albert Tessier, il consentait à rédiger ses souvenirs sur le vieux Trois-Rivières, pour suppléer, comme il disait, à l\u2019insuffisante portée de la tradition orale.Et les amants de la petite histoire ont pu savourer les pages si vivantes de son \u201cMémorial Trifluvien\u201d, * .+ Le Dr Ls-Georges Godin est mort, dans la nuit du 8 octobre, à son domicile de la rue Laviolette.Quoiqu'il souffrit depuis quelques années d'une lésion cardiaque, rien ne laissait prévoir une fin aussi prématurée.C'est pourquoi la population trifluvienne a été douloureusement surprise par cette pénible nouvelle.Le Pr Godin n\u2019était âgé que de trente- cinq ans.Comme tant d\u2019autres qui avaient dy talent et qui portaient de beaux rêves dans le secret d'eux-mêmes, il est parti fans avoir donné sa pleine mesure, sans avoir pu concrétiser ses projets.II laisse l'oeuvre inachevée.Il était à écrire les derniers chapitres de la deuxième partie de son \u201cMemorial\u201d.Au lendemain de sa mort on a retrouvé sur sa table de travail une simple feuille où s'inscrivaient ces mots: MEMORIAL TRIFLUVIEN.\u2014 Rue NOTRE-DAME.\u2014 (suite).Et c'est tout.Il emporte avec lui les souvenirs qu\u2019il savait Taconter de façon si prenante.+ + ° Louis-Georges Godin laisse pour le regretter outre son épouse et ses enfants, un cercle restreint d\u2019amis choisis.Par sa bonne humeur, sa jovialité, son exquise façon de recevoir des confidences et de les garder, il s\u2019était acquis non seulement l'estime, mais l'affection de ses compagnons.On se sentait parfaitement à l'aise à causer avec lui.Il mous laissait raconter notre petite histoire et sa figure s\u2019illuminait d\u2019un large et franc sourire.Il savait trouver le mot qui réconforte et qui déride.Il était d'une belle gaîté; et cela quoiqu'il souffrit beaucoup intérieurement.Notre collaborateur possédait de précieuses qualités morales qui le rendaient sympathique à ses patients ou aux intimes ayant commerce avec lui.Sa bonne humeur, son affabilité, sa gaîté franche, faisaient que l'on se sentait d'accord avec lui, que l\u2019on appréciait son entregent et sa gentillesse.Comme médecin, il était sensible et compréhensif, sachant manifester de l\u2019attention à ses patients, s'attacher à bien panser leurs maux tout en leur prodiguant conseils et encouragement.Il avait conscience de la noblesse de son art dans lequel il voyait un excellent moyen de soulager les misères humaines.+ Louis-Georges Godin était doué d\u2019une belle voix de baryton.Il se faisait entendre quelquefois dans les concerts populaires.Je me souviens avec qu\u2019elle émouvante simplicité, i! interpréta, certain soir, dans la salle académique du Séminaire, de vieux Noéls languedo- cicns.Ce praticien, en plus de pénétrer toujours plus avant les secrets de la science médicale, profitait de ses loisirs pour cultiver et orner son esprit.Il savait s'assimiler le meilleur des oeuvres lues et transposor ses souvenirs dans une, langue simple mais combien expressive, Il s'intérossait aux manifestations de littérature locale.I! aimait à encourager les jeunes.Quelques jours avant sa mort, j'eus à passer chez lui.Il s\u2019informa de nos publications tri- fluviennes auxquelles il portait un grand intérêt ct se réjouit de leur mouvement progressif.\u2014Je crois, me dit-il, que la meilleure façon de préparer les fêtes de 1934, c'est d\u2019aider, par des écrits, à la vulgarisation de notre petite histoire.Un jour, comme je le questionnais sur za jeunesse, ses expériences, ses rencontres d\u2019écrivains, il me traga un bref mais vivant tableau de la vie d'étudiant à Paris.Il évoqua ses relations amicales avec Marcel Dugas.Il avait connu J.-H.Rosny aîné, et Pierre Benoît, dont il vantait la mémoire prodigieuse ct d'esprit blagueur.\u2014C\u2019était au temps des joyeuses réunions au café des Deux-Magots, rendez-vous des esprits les plus originaux.\u2014Croyez-vous que vous retournerez là-bas un jour pour y retrouver ces souvenirs, lui demandai-je ?\u2014Oh! non.Tout cela est bien fini.Ni mes amis, ni moi, ne retrouverons l\u2019exubérante gaité que nous possédions alors.Et me glissant sous l\u2019aiselle de récents nu- mérus des \u201cNouvelles littéraires\u201d et quelques livres il me reconduisit à la porte avec une aimable grâce de petit seigneur.Le Dr Louis-Georges Godin est un de ces optimistes à la philosophie muancée auxquels des aléas de la vie n\u2019enlevaient pas la force de sourire et de s\u2019enthousiasmer.C'est pourquoi sa fin soudaine nous laisse une impression douloureuse.Nous aurions souhaité qu'il demeurât encore longtemps avec nous.Sur la tombe fraîchement recouverte de ce médecin désintéressé, de ce collaborateur original, de cet ami sincère des lettres triflu- viennes, j'ai voulu jeter trop hâtivement cette gerbe d\u2019impressions pour que sa figure empreinte de finesse ct de bonté revive une dernière fois dans l'âme de ceux qui l\u2019eurent pour confident ou qui goûtèrent dans nos colonnes ses proses alertes et de bon ton.Clément MARCHAND Page 28 De retour parmi nous depuis quelque temps, M.Maurice Bourget, assistant- gérant et directeur de l\u2019information de la station radiophonique CHLN \u2014 Téls- Média, était le conférercicr devant le dynamique Club Richelieu macelinois.Comme il fallait s\u2019y attendre M.Bourget a traité de la radio qui emploie au moins 9,000 personnes dont la totalité des salaires dépasse les soixante-cing millions de dollars.Parlont de la radio, il en à fait un bref historique rappelant que son champ d'activité est régi par le CRTC, que CKAC fut la première station française au pays, que CHLN a vu le iour le 17 octobre 1937 avec 16D watts seulement et que plusieurs personnalités du monde de la radio et de la TV y ot fait leurs premières ar.nas.Selon lc cznférancier,, avec son affiliation avec Radio-Carada, l'information de CHIN a pu prendre une dimension internationale.Le tout se termina par quelques questions intéressantes et pertinentes de l\u2018ouditsire.Sur la photo recevant un briquet pour sa pré- scnce au Richelieu on reconnaît M.Maurice Bourget lui-même et le Dr André Aubry, président du Club.(A.B.) Au début de la semaine, se réunissait la Chambre des Notaires, au Château de Blois.Puisque tous les deux mois le Conseil siège dans différentes villes, T.-R.fut donc l'hôte de cette association.Nous avons réuni pour la photo de gauche à droite: MM.Jean-Bernard Coupal, sec.-trésorier, Lionel Martin président de l\u2018Ass.des Notaires du district de T.-R.à la Chambre des Notaires.Murielle Saint-Germain VRAIMENT LE BELL EXAGERE Vraiment la compagnie de téléphone Bell exagére dans ses dernières requêtes d'augmentation de tarifs formplées auprés de la Commission Canadienne des Transports.Cette fois-ci, il ne s\u2019agit pas de hausser de 6 ou 8% ses taux, mais une hausse générale de tous ses services en passant de l\u2019augmentation mensuelle de 5 cents jusqu\u2019au prodigieux bond de $11.00 à $22.00 pour les frais d\u2019installation d\u2019un appareil.Il faut aussi souligner les hausses sur les appels interurbains de 2,5 ou 10 cents dépendant du genre d'appel, une autre de 40 cents sur le taux de base mensuel, plus .25 lorsqu'on aura recours à l'assistance annuaire ot finalement doubler à 20 cents l\u2019utilisation des téléphones publics.Comme on peut le voir Bell n'oublie personne dans ses requêtes, lesquelles si acceptées, entreront en vigueur au cours des deux prochaines années.À ce rythme là le téléphone qui est une nécessité va devenir un luxe.Depuis quelques jours, nous avons entendu de nombreuses personnes s\u2019élever contre le projet de cette firme qui depuis trois ans a déjà collé 3 augmentations; la dernière en juin 72, sans pour autant améliorer son service au dire de plusieurs abonnés, qui plus souvent qu'à leur tour ont dû dialoguer avec un gentil enregistrement qui a le don de vous mettre les nerfs en boule.Les dirigeants de cette firme donnent comme justification à Jeur demande, le faible taux de rendement des investissements, 6.6% par année semble-t-il, la hausse toujours croissante des dépenses pour fins de modernisation et d\u2019éventuelles difficultés à emprunter sur le marché, dans des conditions qu\u2019elle juge raisonnables.' Nous n'irons pas jusqu'à dire que la compagnie fait preuve de mauvaise administration ou ment au public.Toutefois, nous croyons qu'une grande partie de ses difficultés provient de changement fréquents de ses appareils téléphoniques de toutes les formes et toutes les couleurs.Peut-être que s'il a avait moins de téléphones roses dans les salles de bains, les affaires de la compagnie Bell seraient moins noires.JACQUES GINGRAS LE BIEN PUBLIC BILLET Vendredi, le 15 décembre 1972 Les \u201chots lines\u201d L\u2019annonceur mène le bal.Celui-ci débute avec une brève présentation et pose des questions.L\u2019eauditri- ce moyenne» téléphone pour chasser l\u2019ennui ou mordre au sujet.La conversation débute.La femme, dans la quarantaine se laisse vite embobiner par l\u2019animateur émouvant et expansif.Le speaker se sert alors d\u2019une de ses armes préférées: la réflexion, la question pertinente, ou l\u2019explication.La dame, stimulée par la voix chaude du meneur, s\u2019enhardit et du discours général passe au dialogue personnel.L'annonceur, sûr de lui, renchérit et prend position sur le cas, La dame, ayant commencé son argumentation, oublie la pré- FEES ES EE ASTM SSI Claude Hénaire propriétaire Depuis plus de 20 ans à votre service.ù Ti sence des centaines de milliers d\u2019auditeurs: le dialogue devient intime.L'animateur, sensitif et dévot, détaille et commente les principes de la dame.Celle-ci, confiante, opine id son tour et étale ses expériences personnelles.L\u2019animateur gagne du terrain, plaint l\u2019auditrice et lui règle son problème.Ce monsieur s\u2019improvise moralisateur au besoin, l\u2019auditrice se sentant impliquée plus sérieusement donne des détails.Le speaker affiche une pseudo-sincérité et embaume la grande fille de compliments et d\u2019encouragements.Un vrai confident, cet anmonceur! Le défoulement aidant les auditeurs se régalent des confessions de l\u2019oratrice.Le stade ultime vient d\u2019être >.RT Coton ol AT LT Ld CP Ry HAL EE HAY pee s-Rivière atteint.Surgit un problème crucial, celui de la coms- cience individuelle et collective, Une étude plus fouillée démontrerait exploitation de la femme a des fins publicitaires.Les cotes d\u2019écoute sont un impératif dépendant de la verve et de la popularité de l\u2019animateur.Malgré l\u2019intérêt des relations matrimoniales des auditrices, un contrôle (des ondes) serait souhaitable pour conserver un reliquat de bon sens à nos émissions.Des annonceurs à la parole facile collectionnent les confidences et s\u2019informent des comportements extra- conjugaux de ces dames.Serais-ce un symptôme de décadence ?Alain Dufault PP) ton\u2019 pas, a 1411 ntr ial ud LUCE Tel.: 379-5077 a SE SE SHE EEA TA a SEP EH SR ATHENS EE EE LE GEANT DU TAPIS offre ses meilleurs voeux à l'occasion de Noël et du Nouvel An Vendredi, le 15 décembre 1972 LE BIEN PUBLIC Page 29 a aa a li Joyeux.Noël Meillours voeux pour l'an Nouveañ L'hiver est rigoureux, gardez-vous au chaud én recourant à notre service de livraison d'huile à chauffage en tout temps et par toute la ville.MERCI A NOTRE VASTE CLIENTELE, Mes meilleurs souhaits POUR PLUS DE SATISFACTION, JOIGNEZ-VOUS A ELLE.à tous mes chents el amis LUCIEN DEFOY | Huile à chauffage 691, rue Hertel Tél.: 375-9666 2 lala OPTICIEN 6 RET A 2065, QUE ST-FROLPER V TROIS-RIVIÈNES, Qué.+++ tt Heures de bureau : Du lundi au vendredi : 9 hres à midi \u2014 1 hre à 5 hres 30 Vendredi soir 7 hres à 9 hres Samedi, fermé toute la journée.a A Meilleurs voeux de bonheur a Loccasion de Noël.ot du Nouvel On.LÉOPOLD DUPLESSIS e Epinette, B.C.Fir, Pin *® Contreplaqués e Pin et Cédre noueux © Isolants * Peinture Glidden Téléphone: 374-4604 2093, Bellefeuille AMAAAARAARAAAAAAAARAAAAAAAAAAAAAAAANS ANNNANNANANNNAAANWHNAANNAAW +++ t hr aaa na sess RS RSR TSS BUFFET JUNEAU ENR.offre & toute la population ses meilleurs voeux a l'occasion des Fétes.Le BUFFET JUNEAU ENR.remercie sincèrement les étudiants les professeurs, les milieux de l'éducation, les organisateurs d'événe- ments sociaux pour la confiance accordée au: cours de l'année écoulée.Le BUFFET JUNEAU ENR.désire exprimer sa bien vive reconnaissance à ses employés pour leurs précieux services et leur collaboration dévouée.La direction et .personnel du : SERVICE SOCIAL DE LA MAURICIE INC.désire offrir ses meilleurs voeux ; BUFFET JUNEAU Enr.Spécialiste en banquets et buffets froids, Equipement mobile très moderne pour service là où vous le désirez.Location de tables, de vaisselle, Philippe Juneau \u2014.\u2014 Pointe-du-Lac Tél.: 377-2026 C.P.500 à toute la population trifluvienne à l'occasion de NOEL ET DU NOUVEL AN 2700, Boul.des Forges Trois-Rivières a LA al al al al a a a A a eb te te tt re Page 30 UN JOYEUX NOEL À TOUTE LA POPULATION DE TROIS-RIVIÈRES Zip Man INVITATION SPÉCIALE Soirée.zzz canadienne P ill TOUS LES SAMEDIS SOIRS au avi on A HUIT HEURES St-Arnaud BIENVENUE ESS MESSE LE CONSEIL ECONOMIQUE REGIONAL DE LA MAURICIE CERM offre aux lecteurs du Bien Public et a tous les Mauriciens ses voeux les meilleurs à l\u2019occasion des FÊTES .Le Président Le Directeur Général GASTON BELAND GERALD DUROCHER LE BIEN PUBLIC TON VILLAGE.Pendant la saison de Noël, fais-toi un peu touriste.Visite ton patelin.Tu le connaitras mieux.Tu l\u2019aimeras davantage.Les touristes qui visitent ta ville ont un regard admiratif et lui trouvent un intérêt que tu ignores.Pourquoi ?Tu la connais trop peu.A Noël, sous ses décors étincelants et multicolores, ta ville à un charme particulier.Attention ! Que ton regard ne soit pas superficiel| Découvre vraiment ta ville, ses rues, ses parcs, ses édifices.ses taudis.Réjouis-toi de ses beautés, Combats ses laideurs.Mieux connaître son village, sa ville, c\u2019est déjà aider à la bâtir, à la rendre heureuse.Beau Noël ! Vendredi, le 15 décembre 1972 Le Noël des gens NOEL, c'est une fête que tout le monde connaît.Alors tout lc monde veut aimer, se comprendre.Réjean, 14 ans.NOEL, c\u2019est une fête de joie et tout le monde est heureux.Danielle, 14 ans.NOEL, pour moi, c\u2019est la plus grande fête de l\u2019année, une fête très joyeuse.Je trouve que l'on ne pense pas tellement que c'est la fête de Jésus; je pense que l\u2019on a plus hâte de recevoir nos cadeaux, puis d\u2019aller à la messe de minuit pour entendre les beaux chants.Blanche, 15 ans.C\u2019est un moment de joie, d\u2019amitié, de partage et de rassem- hlement en famille, plus un échange de présents.Danny, 13 ans.Pcur moi, c'est une grande fête.C\u2019est que Jésus est venu au monde ce jour-là.Tout le monde se réunit pour fêter NOEL, pour prier, puis pour recevoir des présents.Chantal, 14 ans.NOEL, pour moi, c\u2019est un rayon de soleil en moi.Tout le monde est joyeux.Margot, 15 ans.NOEL, c'est une grande joie, pas nécessairement parce que je reçois des cadeaux, mais parce que j'aime en donner, j'aime faire plaisir aux autres, et en même temps ça me fait plaisir.Sylvie, 14 ans.NOEL, pour moi, c\u2019est la réunion de toute la famille, on s\u2019échange des cadeaux.On va à la messe de minuit.C\u2019est une fête, car Jésus le Sauveur est né.Marianne, 13 ans.NOEL, pour moi, c\u2019est premièrement un rassemblement entre paroissiens, non une petite messe avec les petites habitudes de chaque année, mais toujours un renouveau.NOEL, pour moi,, c\u2019est ma famille, ,ma parenté réunies dans la joie.C\u2019est le temps le plus joyeux de l\u2019année.Claudette, 14 ans.Cathal Trois - Rivières a Loccasion des fêtes a fous nos clionts of amis, à toute la population de la région 1005 rue (Père Daniel Quebec Steel Ltd | | Vendredi, le 15 décembre 1972 LE BIEN PUBLIC - Au Séminaire, il y a 50 ans PAR L'ABBÉ ARMAND S.TESSIER ET LE DR LORNE BERLINGUET Les 14 et 15 juin 1972, les élèves de Rhétorique de la promotion 1922- 23 fêtaient leurs noces d'Or de Conventum.De 31 qu\u2019ils étaient en rhétorique, il en restait 18, les autres ayant été rappelés à la Maison du Père.Malheureusement, cinq ne purent se joindre au groupe.Etaient présents: le Dr Lorne Berlinguet, vice-président et son épouse, M.et Mme Maurice Bourbeau, M.Benoit Brouillette, l'abbé Edmond Dubé, l'abbé Maurice Dusseault, de la Louisiane, Mtre Charles Gélinas et son épouse, le R.P.Joseph Hébert O.M.l., M.Miville Lesage et son épouse, l'abbé Jean-Baptiste Levasseur, M.le juge Jules Provencher et son épouse, M.et Mme Paul Rivard, de Miami, Floride, M.Henri Tessier et l'abbé Armand S.Tessier, secrétaire du Conventum.Les confrères se réunirent d'abord au Séminaire.Ills assistérent a une messe d'action de grâces concélébrée par les abbés Edmond Dubé, Jean-Baptiste Levasseur, Maurice Dusseault, Armand S.Tessier et le pére Joseph Hébert.Dans son homélie, l\u2019abbé Edmond Dubé rappela avec émotion le souvenir des onze confrères disparus, tout en nous rappelant que nous avions été fidèles à notre devise: Semper ubique fideles, et que nous avions essayé de vivre de notre mieux, chacun dans sa sphère respective, la devise du Séminaire: Religioni et Patriae.Après la messe, les Autorités du Séminaire nous offrirent Un vin d\u2019honneur au grand salon, et nous eûmes le plaisir d'y rencontrer Mgr Albani Mélangon, supérieur, qui nous fit signer le livre d\u2019or de la maison, et notre ancien professeur, l\u2019abbé Hector Marcotte, toujours en pleine forme malgré ses quatre-vingt onze ans.Un succulent dîner, non plus au « chiard à l\u2019eau » comme jadis, mais avec filet mignon sur canapé, copieusement arrosé du vin préféré du général de Gaulle, nous fut offert gracieusement par le Séminaire.A la fin du repas, notre vice-président, le Dr Lorne Berlinguet avec son humour coutumier, nous fit revivre le souvenir de nos anciens professeurs et leur rendit hommage.Voici le iexte de son allocution: Le Dr Lorne Berlinguet évoque la vie au Séminaire il y 50 ans «Déjà cinquante ans.Dies sicut umbra.Tempus fugit » ., depuis notre passage Rhétorique et cinquante ans depuis que votre vice- président débutait en huitième (la Sorbonne d'alors) avec Maurice Dusseault, «la Duss ».Après quelques années, ce dernier devait me quitter pour le sacerdoce, me laissant seul sur une classe de 42 a poursuivre mes études classiques.Donc, aprés un cours complet de dix années au Séminaire St-Joseph, je me proclame le doyen des membres de ce Conventum.En effet, plusieurs d'entre eux, avec les années, sont venus se joindre à nous parce que ce Séminaire « n\u2019était pas comme les autres, mais différent des autres» comme disait Duplessis au sujet des Provinces.Monseigneur le Supérieur, dès que nous avons décidé de célébrer ce cinquantième anniversaire dans le décor complètement changé de notre Alma Mater, nous étions hésitants, méme inquiets.Nous nous demandions si notre âge d\u2019or, dans l\u2019optique de la gériatrie, nous le permettait.ll fut question de béquilles, de chaises roulantes et de civières.Rien de cela n'est survenu comme vous pouvez le constater avec moi.Tous les convives mâles ont cependant les champs visuels corrigés par des lentilles; figures un peu ridées par les années; bouches édentées ou garnies de dents qui ne leur appartiennent pas et pour lesquelles ils ont dû payer; courbature exagérée par le fardeau des années vers leurs assiettes ; têtes blanchies par les hivers ou boîtes crâniennes à fleur de peau dépourvues de leur plumage emporté par les doux zéphirs; tous ont accouru de quelque point que ce soit du continent Nord-Américain où chacun dans sa sphère, Monseigneur e Supérieur et Mesdames, portait bien haut la noble devise de leur Alma Mater: Religioni et Patriae et celle de notre classe qui vient en sorte compléter cette dernière ; Semper ubique fideles, fidèle toujours et partout.Heureuk comme des enfants de se retrouver ici chez nous, dans ce foyer de haut savoir parfumé de toutes sortes de souvenirs, vos bras ouverts, Monseigneur le Supérieur, ne suffisaient plus à contenir votre grand coeur.Vous poussiez votre délicatesse et votre générosité à avoir vos enfants attablés à vos côtés pour cimenter les liens d'amitié déjà existants.Merci à vous, Monseigneur, et aux Autorités du Séminaire, au nom des confrères et en mon nom personnel.En fils bien élevés, il est juste et bon de s'acquitter aussi d\u2019une dette de ieconnaissance envers tous ces dévoués professeurs et directeurs spirituels qui, comme des phares lumineux, ont su guider nos barques à bon port.C'est l\u2019abbé J.G.Gélinas, à la mine austère, assis en classe à son pupitre le samedi après-midi, qui nous .fait monter à tour de rôle dans une tribune défraîchie et ébranlée par le temps, afin de nous exercer dans l'art de la parole.Toujours craintif à monter dans cette tribune, soit dit en passant, j'étais heureux d\u2019en descendre plus vite parfois.Historien averti pour nous inculquer l\u2019amour de la Patrie, qu'il possédait au sunperlatif, ses cours étaient pointillés de renvois aux cours d'Histoire du Canada par l'abbé Ferland, Thomas Chapais, les Mélanges historiques de Benjamin Sulte, etc.Comme professeur de latin, nous avions l'abbé Alphonse Caron qui, d'une voix doucereuse et monotone, doué d'une patience infinie, avec moult thémes latins, préparations et versions latines, essayait de nous faire comprendre la langue de Cicéron, sans oublier la grammaire Ragon, tribunal supréme qui tranchait tous nos recours en justice.Personne n\u2019a oublié la personnalité corporante, a la voix de stentor, de l'abbé Auguste Laflèche, le « Gros Gus » comme nous l\u2019appellions, qui s'efforçait de nous enseigner les subtilités de la langue grecque d\u2019alpha à oméga.Que dire aussi, (il faudrait employer un langage musical) de l'abbé Page 31 Joseph G.Turcotte, l\u2019homme tout désigné pour nous perfectionner dans la langue de Shakespeare, le Marchand de Venise, Roméo et Juliette, Charles Dickens et ses contes: « Marley was dead to begin with.» De l'abbé Turcotte, nous avons surtout gardé le souvenir du maestro qui, durant tout notre cours, nous a procuré, a l'instar de Mgr Léon Arcand, les heures les plus délicieuses.En effet, lors des cérémonies religieuses à la chapelle, où nous avions l'impression d'être transportés à la chapelle Sixtine, alors que la chorale du Séminaire avec Paul Marineau et le Grand Tess exécutait les oeuvres de Palestrina, de Casimiri ou de Ravanello.Ou bien encore à la salle académique, quand il nous donnait ses concerts et ses choeurs lors des grandes fêtes ou des représentations théâtrales.Actuellement hospitalisé sous mes soins depuis un an, je me suis fait un devoir de lui transmettre, = ZA py ° AN ij Ly op.N H JS j 4 LTYYY) i Le AE ILL LY À l\u2019occasion de Noël et du Nouvel An, l\u2019Union régionale des Caisses populaires Desjardins de Trois-Rivières qui regroupe 140 caisses, adresse ses meilleurs voeux à toutes les personnes qui sont attachées de près ou de loin au Mouvement DESJARDINS.Les caisses populaires DESJARDINS sont toujours là pour répondre à tous vos besoins.L'UNION RÉGIONALE DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS Trois-Rivières Page 32 hier matin, toute notre reconnaissance pour avoir mis tant de beauté et d'harmonie, tant de joie aussi dans nos âmes d'adolescents.Permettez-moi de rappeler aussi à votre souvenir les figures pittoresques de nos professeurs de philosophie : l'abbé Joseph Jacob qui essayait de mettre un peu de plomb et de sagesse dans nos têtes avec ses syllogismes: Tu fumes.or Atqui, un tas de fumier fume.donc Ergo.tu es un tas de fumier.Lui, il ne fumait pas.Sur le bout de ses doigts atteints d\u2019éléphantiasis, il s\u2019évertuait à nous convaincre qu\u2019il y avait des millions de « quiddités » i.e.l\u2019ensemble des conditions qui déterminent un être particulier.Quant à l'abbé Emile Trudel, féru de mathématiques et de théorêmes, directeur de la défunte fanfare du Séminaire, professeur en cosmographie, il chargeait parfois Maurice Bourbeau de nous expliquer la constitution physique du soleil.Munis d'un télescope, nous sortions certains soirs pour étudier et admirer la voûte des cieux.Les fumeurs de pipe ne manquaient jamais ces occasions pour tirer une « touche ».Taquin au suprême, il nous faisait rire sous cape quand, à la chapelle, il nous laissait entrevoir, avec son chuintement particulier, le bonheur dont jouissaient «les chiens du chiel ».et que, de sa voix de ténor, durant le chant de la Passion de la Semaine Sainte, il ponctuait, à dessein ou non, l'affirmation de Pilate: « Quod scripchi, scripchi.».N\u2019avait-il pas eu la malice, un jour de faire courir le poisson d\u2019avril a LE BIEN notre regretté Omer Gaboury, en lui envoyant chercher, à sa chambre « le rapport de la circonférence.».Devenus Finissants, nous avions le bonheur d'avoir deux excellents professeurs, mais antagonistes quand il s'agissait de courants d'air.D'une part le père Moreau, muni de gros sous-vêtements à peine visibles aux poignets, avec ses principes physiques, qui trouvait qu'il passait toujours assez d\u2019air par les fentes des fenêtres.D\u2019autre part, l\u2019abbé Hector Marcotte qui, à grand renfort de dissertations, soutenait que le grand air, les fenêtres ouvertes et l'eau froide au lever étaient un gage assuré de santé et de longévité.L\u2019expérience lui a donné raison, puisqu'il a atteint ses quatre-vingt onze ans.Nous en profitons pour redire à ce saint prêtre, à cet autre curé d'Ars, notre profonde gratitude et lui souhaiter encore de nombreuses années pour continuer, à la manière de St- François d'Assise, de faire le bonheur des petits oiseaux.A tous ces éminents professeurs, notre souvenir, notre gratitude et notre admiration.Puisse le bon Dieu vous le rendre au centuple.Si mes statistiques sont exactes, nous étions vingt-sept finissants, et sur ce nombre, fait digne de mention, seize optaient pour la soutane ou la vie religieuse.En rhétorique, nous étions trente.Nous restons dix- huit pour fêter nos noces d\u2019or de Conventum.!| n\u2019en manque que cinq qui n\u2019ont pu se joindre à nous.Je tiens à remercier ceux qui se sont déplacés d'aussi loin que la Louisiane et la Floride pour venir, avec leurs épouses, revivre les belles an- {StaniCeniesale asta smolssalnpnto mata malt male mateo alent male sta, ott atan altos) 2 mals slam ole mata slam slate wal 2, a A A BO AS Péri >.D sc Nos meilleurs voeux de santé et bonheur à l\u2019occasion de Noël et du Nouvel An SOCIÉTÉ D'ALUMINIUM REYNOLD' [CANADA] LIMITÉE Cap-de-la-Madeleine, Qué.PUBLIC nées de notre jeunesse.Haec olim meminisse juvabit.II sera doux un jour de nous rappeler ces choses.Cave ne cadas.Tienstoi bien, nous prévenait ce monsieur Ragon dans notre grammaire latine.Ce moment de réminiscences et de réjouissances a sonné.Le vin plus ou moins capiteux de nos succès ou de nos déboires, de nos ambitions, de nos espoirs ou de nos désillusions est tiré.|| nous faut le boire.Et c'est à cette dégustation que je \u2018vous convie tous au Manoir du Lac Caché de St-Alexis des Monts où nous nous rendrons après ce diner, pour continuer à fraterniser comme de Jeunes Anciens.Soyez des «-Semper ubique fide- les» à notre Alma Mater, à notre Conventum.Continuons la belle tradition des lettres collectives annuelles et des réunions quinquennales pour resserrer les liens que le quotidien et les activités de la vie tendent sans cesse de relâcher et de démolir.Ici les mots appropriés me manquent pour pouvoir exprimer toute mon admiration et ma reconnaissance pour l\u2019activité déployée par notre inlassable et infatigable secrétaire et confrère, l'abbé Armand S.Tessier.Il a les jambes longues et il en couvre du terrain en peu de temps.Avant de terminer, Monseigneur le Supérieur, si notre système éducatif a pu être boiteux dans certains domaines, il n\u2019existe rien de parfait me diriez-vous, cependant l\u2019évolution rapide de nos jours nous laisse per- Nous ne voulons pas res- le travail plexes.ter indiifférents devant > LE CLUB RICHELIEU CAP-DE-LA-MADELEINE (Un club social dynamique au service de la région) offre à tous ses membres et à la population de sa ville ses meilleurs voeux à l\u2019occasion des Fêtes Dr André Aubry, président Vendredi, le 15 décembre 1972 prodigieux que vous déployez pour assurer à notre jeunesse la formation religieuse et sociale dont elle a absolument besoin pour affronter l\u2019avenir incertain qui s'ouvre devant elle, mais qui sourit aux audacieux: Audaces fortuna juva.En guise de gratitude de la part de mes confrères, veuillez accepter, Monseigneur le Supérieur, cet humble cadeau-souvenir pour commémorer notre passage dans les murs de notre distinguée et vénérable Alma Mater à l\u2019occasion de notre Jubilé d'Or de Conventum 1922-72.Le remerciement du Supérieur Monseigneur le Supérieur félicita les membres du Conventum d'avoir choisi leur Alma Mater comme premier lieu de réunion.Il donna ensuite quelques éclaircissements sur le rôle actuel du Séminaire et toutes ses transformations, espérant qu'avec son personnel compétent et dévoué, il pourra continuer l\u2019oeuvre éducatrice des Anciens.Après la photographie traditionnelle du groupe, les congressistes visitèrent la bibliothèque, puis partirent pour le Manoir du Lac Caché à St-Alexis des Monts y vivre intensément pendant deux jours les souvenirs d'autrefois.Merci aux Autorités du Séminaire qui nous ont bien reçus.Tous f: rent d\u2019avis que ce Conventum des Noces d'Or fut le plus complet et le plus réussi de tous ceux que nous avons eus.Armand-S.TESSIER ptre, Secrétaire du Conventum 1922-72 du Vendredi, le 15 décembre 1972 LE BIEN PUBLIC Page 33 Une soirée mémorable chez les Femmes de Carrière Un souper de Noël bien réussi que celui du Club des Femmes de Carrière, dimanche dernier.Après une intéressante conférence de Mme Livia Thur, vice-recteur & I'enseignement et à la recherche sur l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, les membres et leurs invités purent écouter avec grand plaisir les mélodies de Marie Daveluy, professeur de chant au département de musique \u2018de l\u2018Université.|| est évident et avec raison d'ailleurs que tous les convives-auditeurs ont pu apprécier ce programme que la direction des Femmes de Carrière, ont mis sur pied avec toutes leurs possibilités.Ceux et celles qui étaient présents s\u2019en souviendront longtemps.Sur la pho- ti, on reconnait Mme Marie Daveluy, M.Pierre Châtillon directeur du Module de Musique Mlle Anna Rose Boudreoult, présidente du Club, Mme Livia Thur et M.Michel Dussault.Ce fut une excellente soirée consacrée à l\u2018expression des idées et à l\u2018audition de très belles pièces musicales interprétées par des artistes sincères.(A.B.) CONTE DE NOEL L'enfant qui avait froid C\u2019est aujourd\u2019hui le vingt-quatre décembre à onze heures p.m.et c\u2019est en cette veille de Noël que j'ai rèncontré un enfant dans la rue.Il était seul, effrayé et il avait froid, ce pauvre enfant.Pas plus de six ans, il avait les cheveux bruns, les yeux bleus et il était maigrichon.Je ne pus m\u2019empêcher de le recueillir au moins pour ce soir- la où tous se réjouiraient bien au chaud.Je le menai donc chez moi où je lui donnai des vêtements secs, puis je l\u2019ai entraîné ts =.au salon où l'on était attendus 4 pour la distribution des gages.= Pour lui j'avais emballé un li- 4 vre d\u2019images.5 A deux heures, la distribution v prenait fin.Que le jeune André (c\u2019était le nom de l'enfant) était heureux de vivre enfin une soirée en groupe! On dansait, on chantait, on riait.Rien de plus amusant que de voir combien l\u2019enfant prenait part à la fête.Plus il s\u2019amusait plus j'étais contente.Pas de bonheur sans un sourire, disais-je à un copain.«Tu vois cet enfant ?Il était pâle et malheureux quand je l\u2019ai vu, et maintenant il est heureux et il a repris quelques couleurs.J\u2019en suis si heureuse.» Plus il rit plus je suis fière de moi.La vie est si belle quand on peut faire plaisir à quel- qu\u2019un.Quand je pense à ce qu'il serait devenu dehors par un pareil temps, j'en frémis d\u2019horreur.On est tellement mieux quand on aide quelqu\u2019un dans le malheur.La vie de ce Noél fut vraiment merveilleuse.Je fus com- On n'achète pas un 4 iz blée et j'ai comblé les désirs chauffe-eau à la légère.BRL A Voyez \"un amour de d'un jeune enfant.Il faut considérer ses a Cascade\u201d chez un de Je ne pourrai jamais oublier avantages, son prix.rox ces dépositaires.le soir où j'ai rencontré cet enfant, le soir où je l\u2019ai rendu heureux, le soir où il n\u2019a pas pensé à ses malheurs.Non, je n\u2019oublierai jamais ce Noël, je l\u2019appellerai le «NOEL» de mon Pauvre André.Suzanne Secondaire Il! cas Page 34 ELEGIE A LA REINE DE COEUR ou ELEGIE DEVANT L\u2019ETERNEL ELÉGIE À LA REINE DE COEUR RENÉ LORD, ÉDITIONS DES FORGES, TROIS-RIVIÈRES, 1972, 56 p.Avancer, placer le pas, trouver son sens d\u2019aventure, parer.une \u201cfixation de l'être à l'instant de la remise / au monde\u201d; nager \u201c(tous les billots du Saint-Maurice / cimentés / pour empêcher la noyade)\u201d; plonger pour trouver sa surface, accepter \u201cla coupure fatale / l\u2019envol latent / l\u2019impatience des chevilles\u201d; prendre son soleil et le semer aux sources de la vie.Voilà l'Elegie lancée à d'action du feu nourricier, prometteur d'avenir parce qu\u2019étrangleur du moment.Voilà l'Elégie lancée à la Reine de Coeur.Mais, qui est-elle cette Reine de Coeur si souvent invoquée dans cette messe de \u201cIa guerre des ombres\u2019, dans ce cantique pour une lumière nouvelle et salvatrice ?Quel est ce retour au pays maternel, dans cet océan-marmite qui \u201cbout / et siffle et dance / selon le rituel immuable de la / sorcellerie\u201d?Qui est cette \u201cmère de douceur close\u201d, cette \u201csource dans la fcrét qui flambe\u201d, ce \u201cpassage d'air\u201d, \u201ccett: fuite de lumière\u201d, ce \u201cnaufrage de paix\u201d?Et puis, quel est cet cette invocation aux divinités ancestrales, responsables du \u201c\u2018premier cri\u201d, cette \u201cprésence multiple\u201d qui peut servir \u201cpour affronter la nuit\u201d ?Quel est ce besoin de voyage aux Laurentides de l'enfance et ce rappel des billots flottants à la dérive du Saint-Mau- rice ?Ne serait-ce que \u201cl'amour / pour empé- cher le fracas du métal\u201d ?Ne serait-ce que le cri percutant de l\u2019enfance qui s'envole, déracinée comme les \u201carbres d\u2019en-haut de La Tuque\u201d, où LA PHALANGE DES ANCETRES PRESENTS cède le pas au triste et noblee JEU de la quotidienne vie d\u2019adulte.La Reine de Coeur y est alors remplacée par \u201cune jeune fille / nue / mais couverte de sable blanc\u201d: « mon amour château-feu-de-joie mon amour kermesse éternelle » Et commence \u201cLE MYSTERE DU SEVRAGE SALVATEUR / DE L\u2019INEXORABLE MORT- REDEMPTION / POUR FERTILISER LE CHAMP LIBRE / DE LA VIE\u201d; et l'on enire \u2019 L'absence + rite vof Comment peut-on laisser we, Tambour en silence Et fleur sans papillon Au sein de ce décor De fête et de blancheur Pourquoi tolére-t-cn Chanson sans troubadour Moutons esseulés Et cheminées rouillées Quand jaillit Ja Lumière Que font tous ces petits Cette Nuit Cherchent gite et féees Dans leur existence gelée Vidée de sa fraîcheur Où vont ces pas trop lourds Dans un sillage de feu Quand à chaque élan S'éteignent voix et clarté L'Absence est plus que mort Elle est vie à moitié A mioins que par sa grâce Je demeure comblée.YVANE LE BIEN PUBLIC dans ce voyage pour l\u2019éternel, où l\u2019on doit sacrifier sa wcarte-maitresse pour continuer un Fériple rédempteur: « troisième tour le moment abattre la Reine de Coeur la laisser choir dans les spermes hétérogènes et la bière fumante » C\u2019est la délivrance qui surgit derrière cette \u201cfemme à Ja chaleur tonique / (qui) détermine le gcste\u201d; c\u2019est elle que la carte tombera au moment propice, \u201cune carte lourde comme une montagne / du poids des morts ancestrales / muettes et opaques et massives / et présentes\u201d, entraînant avec elle \u201cla somme des ancé- tres accumu'3s / rapaillés en faiscau de censeur / présents derrière la carte à jouer / présents et lourds derrière la main qui joue\u2019.C\u2019est par cette femme \u201cgardienne des braises secrètes / ct des femelles souvenances de famille\u201d, que l\u2019on se découvre la force d\u2019accepter l\u2019affrontement du \u201cmatin répété\u201d, d\u2019oublier la mort et de vivre \u201ctant et tant / comme un oiseau sans fatigue\u201d, l'amour comme un voyage à l\u2019éternel: «mon amour saisons bouleversées décembre reculé il existe ici des réserves de santé bonne notre maison blockhaus contre la mort nous sommes l\u2019escargot complet et inébranlable nous sommes deux flammes torses d\u2019un feu tenace nous sommes conflagration qui couvre foyer irradiant » François-Pierre Déry JEAN LEVESQUE, Chef des cuisines Vendredi, le 15 décembre 1972 Service d\u2019un jour pour finition de films Kodacolor, noir et blanc ou diapositives.SL-Cyr Studio 1295, rue Hart JOUR DE NOEL o
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