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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 27 octobre 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1972-10-27, Collections de BAnQ.

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[" kk.J.Raymond Denault 19 rue Le Royer Ouest Montreal 6le année Trois-Rivières, No 42 Vendredi, le 27 Octobre 1972 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.\" .Enregistrement numéro Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: 53.00 par année * La copie: 10 cents La bataille du cidre D'une récolte à l'autre, depuis qu'on l\u2019a introduit sur le marché, le cidre du Québec s'améliore et il est déjà le meilleur au monde, au dire des connaisseurs.Dans quelques années, il concurrencera vraiment la bière et le vin sur la table du consommateur.Actuellement, la vente de notre excellent cidre, cette boisson authentique de notre sol, échappe a I'accaparement des grands \u2018magasins d'alimentation genre Steinberg.Seuls les épiciers détaillants détiennent des permis pour la vente du cidre et de la bière.C'est ce qui leur permet de survivre.\u2018 mais sans doute pas pour longtemps.Car ces épiciers indépendants qui sont légion, ont raison de craindre les traîtrises de la Régie des Alcools qui est sur le point, pa- raît-il, de succomber aux pressions des gros intérêts.Il y a quelques mois, M.Jacques Demeules, président de la Régie, posait un premier geste défavorable aux épiciers détaillants.Et voici comment.Désireux de s'accaparer ce commerce de choix, les magasins Steinberg ont présenté une requête auprès du Juge Trahan, président :de la Commission de contrôle des permis de vente d'alcool, pour obtenir le droit d'ajouter \u2018le cidre et la bière à la liste de leurs produits.On sait.que, si un tel permis était accordé à Steinberg et à ses semblables, ce serait, à très brève échéance, la ruine des Spiciers indépendants du Quéec.; Conscient de ce danger, le Juge Trahan, en bon magistrats'apprêtait à rejeter cette requête quand, mu par on ne sait quel mobile, le président de la Régie des Alcools, M.Demeules, entra en instance et demanda au Juge Trahan de suspendre son jugement et de le réserver tant qu\u2019il n'aurait pas pris connaissance d\u2019un mémoire très spécial.Ce mémoire relatif à la requête de Steinberg, le président 'Demeules entendait le présenter!au Juge Trahan, dans un effort apparent pour mettre fin aux privileges exclusifs dont ont joui \u2018jusqu'ici les épiciers détaillants dans la vente de !a bière et du cidre.Nous ignorons dans quel sens évoluera Cette affaire, mais nous - pensons Que le Juge Trahan, voulant protéger les petits épiciers, déboutera tout simplement le président Demeules de son: opposition, rejettera la re- quéte et fera fi d'une démarche_ a Sous le signe de la spontanéité et de la .simplicité, le peintre François Desruisseaux expose d'intéressantes pièces comprenant des peintures et des sérigraphies, au hall d'entrée de I'V.Q.T.R.Parmi ses oeuvres d\u2019une naïveté et d'une candeur désarmantes, on trouve des pré occupations aussi inattendues que la pollution de l'air, de l'eau.Il est une toile pour enfants et quelques sérigraphies où l\u2019artiste démontre une versatilité déconcertante dans l'emploi des formes géométriques.Nous croyons que Desruissebux n\u2019a pas fini de nous étonner, car l'art - de ce peintre nicolétain ne cesse d'explorer de nouvelles possibilités picturales.Sur la photo prise lors du vernissage qui avait lieu récemment, le député Claude Lajoie que l\u2019on reconnaît a tenu à venir saluer le talent de son ancien camarade de classe Desruisseaux.Avec eux, visitant l'exposition, le recteur de I'U.Q.T.R., M.Gilles Boulet.(A.B) BLUE coms MITES MRL PLE NEL OU 0 LH, WBARL SS, NWN ATeL SNC REMTRASW, AUS que ne suggère aucunement le bien commun.Si l'affaire prenait une mauvaise tournure pour les indépendants, c\u2019est le gouvernement Bourassa qui serait pris à revers par la réprobation violente de tous ceux qui commencent à en avoir assez des incessantes manigances des gros possédants.La bataille du cidre doit être gagnée par les petits indépendants.Autrement, ce sera la levée des boucliers contre nos législateurs.Mais nous sommes confiants qu'aucun gouvernement au Québec.conscient da ses seuls intérêts, ne voudra risquer cet impair.Clément Marchand pens.Paul Rose à la carte La Milice du Québec célébrait lundi le 16 octobre \u201972 l'anniversaire de PAUL ROSE, condamné à la prison perpétuelle pour l'assassinat de Pierre Laportepatriote ou un simple criminel de droit commun ?A-t-il droit au titre de héros, ou, plus modestement, à l\u2019appella- tin de bandit de petite pègre ?La question reste en sus- Est-il un Le trajet organisé par le président de la Milice du Québec, M, André Maheu, passait par le Pied du Courant, l\u2019ancienne prison où furent exécutés les patriotes de \u201937 de Saint-Denis sur Richelieu.Le président Maheu a mentionné lors d\u2019une conférence de presse que « Paul Rose s\u2019était battu pour la même cause que les patriotes ».Hélas, ce n\u2019est pas aussi sûr que ça ! Cette déclaration imprécise montre bien un des aspects du terrorisme intellectuel auquel succombe le citoyen dans les moments de crise.Il faut être dupe et peut être né de la dernière pluie pour avaler ce lapsus grotesque.Bien à son insu et sans qu\u2019il ait pu véritablement aider à la cause qu\u2019il entendait servir, Paul Rose aura peut- être été l\u2019un des protagonistes qui a fait le plus de tort au Québec depuis un siècle.En tendant un piége, en cloitrant et en faisant périr un ministre québécois estimé, Paul Rose et son groupe, selon toute apparence, ont noirci la réputation du Québec au Canada et outre frontières, ce qui a eu pour conséquence une réticence dans le sens de l'investissement étranger et une méfiance certaine.Il est vrai que par leur malhabileté, leur sans gêne el leur piètre sens des intérêts du Québec, les autorités l\u2019ont poussé à accomplir son forfait.Jusqu\u2019où va aller cet encouragement à la bêtise ?L'avenir nous le dira; malheureusement, \u2018plusieurs groupes de pression ont la sentimentalité un péu trop en éveil.Il est regrettable que certains aient si peu de tête, ou trop, et qu\u2019on les stimule et encourage leurs erreurs.On ne saurait louanger la décision du directeur de la police de Montréal d\u2019avoir donné le feu vert à cetia parade.Alain Dufault nen Che ic tit oe \u201cAvons-nous réellement besoin des artistes ?\" telle est la question que posait Me Philippe Casgrain, personnalité bien connue dans le monde des arts, devant les membres de I'Accueil Féminin\u2019.\u2018 Il à fait l\u2019historique de I'Ecole Nationale de Théâfre du Canada qui, en l'espace de quelques années, en raison des efforts constants déployés par les directeurs de l'époque, a réussi à attirer des centaines de jeunes gens talentueux.Aujourd'hui, l\u2018Ecole doit même refuser des candidats du Cana- da, du Québec, des Etais et autres pays européens.! Selon M.Casgrain, il n'y à pas un seul théâtre pro- fessionrel qui n\u2019utilise les services d'un diplômé de l\u2018École Nationale de Théâtre.On voit sur la photo, outre le conférencier, Mmes Carmen Nadeau, présentatrice; Lily Levasseur, lère vice-prés.; M.Beauchamp qui a remercié; Mme Guy-Paul Simard, hôtesse et Mme Claudette Masson, anima-\u2019 trice, . Page 2 BILLET HOMMAGE A JUDITH JASMIN Le monde journalistique pleure actuellement départ d\u2019une célébrité féminine Judith Jasmin, décédée après une longue maladie, dans un hôpital de Montréal, à l\u2019âge de cinquante-six ans.Cette femme était un phénomène dans le métier de l'information politique, un journaliste qui alliait les qualités humaines et intellectuelles aux qualités professionnelles, .Femme complète, fine, sensible, d\u2019une rare intelligence, elle possédait son métier à fond, qu\u2019elle exerçait depuis vingt-cinq ans avec la même ferveur, sans prétention ni lassitude ! Fille du notaire Amédée Jasmin, elle était née à Montréal.Avec ses parents, à l\u2019âge de cinq ans, elle part pour l\u2019Europe.À Paris, la jeune fille fréquente le lycée Versailles.De retour au pays, dix ans plus tard, elle termine ses études au collège Margueri- Congrégation de Notre-Dame, Congrégation de otre-Dame, à Montréal.D\u2019abord, elle se tourne vers le métier de comédienne.Ainsi, en 1938, Julith Jasmin créa le personnage d\u2019Elise Velder dans La Pension Velder de Robert Choquette, sur les ondes de Ra, dio-Canada.En 1945, notre journaliste réalise a CBF: Voix du pays, Studio G7, En tré des artistes et enfin, Voix parisienne dans Chronique de France.Deux ans après, elle passe au Service International de Radio-Canada, et réalise des émissions destinées aux auditeurs d\u2019outre-mer; Cependant, c\u2019est comme animatrice de Carrefour, Premier plan et Champ Libre, que Judith Jasmin s\u2019est le plus distinguée.Prêtée, par le Service International en 1951, Mademoiselle Jasmin accompagne la princesse Elizabeth et le duc d'Edimbourg dans leur voyage à travers le Canada.Radio-Canada, l\u2019enverra à Londres pour décrire le couronnement d\u2019Elizabeth II.Judith Jasmin était aussi correspondante \u2018de Radio- Canada à l'ONU en 1966, puis à Washington, d\u2019où elle est revenue à Montréal en 1970 pour des raisons de santé.Dans ses nombreux interviews, elle aura devant elle des personnages d\u2019accès aussi difficile que l\u2019abhé Pierre, Ionesco, Henry de Montherlant, Marcel Pagnol et bien d\u2019autres.Les téléspectateurs garderont à jamais le souvenir LE BIEN PUBLIC d\u2019une femme brillante, belle, spirituelle, intègre, profondément humaine ! Comme couronnement de sa carrière, Judith Jasmin obtenait, il y a quelques mois à peine, soit en mars derniers, le Prix du journalisme Oli- var-Asselin pour l\u2019excellence de ses reportages.Le monde du journalisme, de la radio et de la télévision se trouve appauvri par sa disparition.Sa fière allure, de grand reporter manquera à notre paysage intellectuel.Sans la moindre recherche.elle dégagenit une chaleur humaine qui enveloppait ses commentaires: elle savait communiquer !.Judith savait l\u2019art de dégager l\u2019essentiel d\u2019un sujet.Ses synthèses s\u2019imposaient par la rigueur eritique de Fexposé.Admirable dans Pélégance de son expression.verbale, la clarté et la fermeté de sa pensée, elle possédait même l\u2019intuition de la pensée mass culine, elle Judith Jasmin, féminine jusqu\u2019à la fine pointe des doigts.Ce départ est attristant.Seule la foi nous explique la mort, cette impitoyable faucheuse.La foi, c\u2019est une grande et légitime espérance: Tant que nous vivrons, nous oscillerons entre les ombres et la lumière de cet, te foi, qui, à certaines heures, se surperposent entre Dieu et nous.Céline Leblanc Vendredi, le 27 octobre 1972 Monuments et Musées les plus visités de Paris 1.Tour Eiffel 2,758,000 2.Château de Versailles 1,224,000 3.Louvre 1,207,000 4.Arc de Triomphe 439,000 5.\\Sainte-Chapelle 415,000 6.Salle du Jeu-de-Paume 373,000 7.Château de Fontainebleau 269,000 8.Trianons de Versailles 268,000 9.Tours de Notre-Dame 253,000 10.Panthéon .147,000 11.Conciergerie 136,000 12.Malmaison 95,000 13.Musée d\u2019Art moderne 89,000 14.Arts africains et océaniens 77,000 15.Musée de Cluny 66,000 16.Cathédrale de Saint-Denis 56,000 puis le donjon de Vincennes (37,600), le château de Rambouillet (30,000), le musée archéologique de Saint-Germain-en-Laye, etc.\u2014 A titre de comparaison, le Mont-Saint-Michel a reçu 426,000 personnes (ler monument de province et 5e de France), le château du Haut-Koenigsbourg, en Alsace, 280,000, Chambord 242,000 et Azay-le-Rideau 195,000.Mais il ne sagit là que des monuments officiellement enregistrés.Enfin, il faut mentionner que les terrains de l\u2019aéroport d\u2019Orly reçoivent 3,000,000 de visiteurs par an.(Daprès l'hebdomadaire Découvrir la France, Larousse) RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél.: 378-4831 André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A. Vendredi, le 27 octobre 1972 en C Bilinguisme pour le Québec seulement Aux derniers jours de la campagne électorale le bilinguisme a fait surface, comme un sous-marin qui a navigué sur un long parcours entre deux eaux.Le bilinguisme semble bien nécessaire dans un pays où l\u2019on veut vendre le fédéralisme rentable et même l'impossible multiculturalisme.Bilinguisme, il faut s'entendre.ll s'agit du bilinguisme dans la fonction publique fédérale, non pas du bilinguisme au niveau des provinces anglaises, ni du bilinguisme de rue pratique que l'on pourrait s'attendre à trouver dans les restaurants, les \u2018petits magasins, dans le peuple.C'est pourtant ce bilinguisme qui serait rentable pour la fameuse unité du pays.Il est curieux que le fédéral et les provinces se soient rejoints sur le plan des échanges, les plans conjoints, sur nombre de questions, sauf celle du bilinguisme effectif et pratique ! Le bilinguisme ne semble bon au niveau de la rue comme des institutions que pour le Québec.C'est pourquoi tant de gens du Québec et les groupes français des autres provinces n'y croient pas très fort au bilinguisme.Il n'est que décent, tout en étant obligatoire que dans un pays officiellement bilingue comme le Canada, pour des raisons d'Etat et constitutionnelles, on livre les documents officiels et les renseignements dans l'une ou l'autre langue.Mais il y a des raisons de tradition, d'histoire qui devraient faire que le français ait été accepté et pratiqué autant que l'anglais depuis longtemps à la largeur du pays.Cela n'a pas été.On nous le promet pour bientôt, disent les libéraux et M.Spicer, promoteur du bilinguisme pour l'heure.Faut-il y croire ?De toute façon, si Ottawa bouge, plusieurs provinces anglaises dont certaines par tous les moyens ont tenté d\u2019'éteindre la langue française et cela pen- LE BIEN PUBLIC dant plus de 100 ans.Ces provinces ne sembient pas particulièrement disposées à marcher avec le bilinguisme d'Ottawa.Du moins pas encore.Et après cela on demandera encore à travers le Canada: qu'est-ce que Québec veut ?Beaucoup craignent que le bilinguisme joue finalement contre les Canadiens français.Ces craintes sont- elles en tous points exagérées?Quelques-uns prétendent que le Canadien francais n'y gagnerait rien.C'est certainement erroné, car le Canadien français vivant en Amérique du Nord et au moment où la langue anglaise est en puissance de devenir la langue de communication du Marché Commun européen, du moins pour les rencontres of- ticielles de ce grand organisme, il serait vain de prétendre que le Canadien français devrait se cantonner dans la seule langue française.Ce que l'on craint au Canada c'est qu'entre deux bilingues, l'un francophone d'origine et l'autre anglophone, ce dernier à compétence pro- tessionnelle égale, trouve encore l'emploi.Et cela à cause de la force de la majorité anglophone dans l'ensemble du pays et à cause d'une tendance bien naturelle de la part de l'anglophone à protéger les siens en se servant des moyens légaux à sa disposition.Le problème est loin d'être résolu.Et l'on parlera sans doute de bilinguisme pour et contre pendant de longues années.Ce qui serait souhaitable c'est qu'au moins la représentation proportionnelle au sein de la fonction publique fédérale soit observée et aussi dans certaines provinces anglaises comme l'Ontario, les provinces Maritimes.Mais encore une fois le bilinguisme ne serait totalement acceptable que s'il descendait de la colline d'Ottawa dans le peuple canadien tout entier au niveau des provinces, des municipalités, et de la rue, dans les entreprises privées autant que publiques.Autrement, ne parlons plus de bilinguisme.Page 3 es mOtS.\u2026.\u2026 Eve et la chaise curule Dans la campagne électorale qui s'achève nombre de femmes briguent les suffrages.On dit alors que c'est une manifestation de la libération de la femme et de ses tentatives d'égaler l'homme en tout.Certaines femmes peuvent apporter à la politique à la vie publique quelques éléments valables.D'autre part, l'expérience a prouvé que certaines politiciennes n'avaient pas ce qu'il fallait pour exercer un tel rôle.Nous pourrions donner des noms.Certaines ont agi en dictatrices, d'autres étaient insignifiantes par leur effacement.Les femmes ont-elles en général la résistance physique et morale pour contrer les pressions de la vie du politicien moderne?Sont-elles capables de subir les critiques continuelles et parfois cruelles des oppositions dans les parlements, les incisives luttes électorales ?En un mot, ont-elles les nerfs assez solides pour vivre constamment une vie publique qui devient de plus en plus exigeante ?Le matriarcat politique ne peut-il pas découler de l'accès de nombreuses femmes à la vie publique ?Dans certains cas, des amis et partisans poussent certaines femmes, plus exaltées et sentimentales qu'efficaces, à chausser les bottes d'un politicien défunt.Une veuve de politicien, même si elle a vécu dans l'ambiance d'un homme public a-t- elle nécessairement les qualités pour le remplacer ?Le métier de politicien reste un métier d'homme quoiqu'on en dise.Qu'une femme se glisse ici et là dans les rangs des politiciens, mais qu'un grand nombre de femmes y accèdent et accomplissent de la bonne besogne pendant des années, bon an, mal an, nous en dou- ton, tout en souhaitant bonne chance aux candidates qui veulent aller brûler leur tablier au feux, ardents de la Politque.C'est plus chaud que la cuisinière ! -\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ _\u2014 _\u2014_\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _ \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _ _ _\u2014_\u2014 \u2014 \u2014 \u2014_\u2014_ _\u2014 _ \"\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\" \"\u2014 \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 \u2014 _ _\u2014 m_ _ _ _\u2014 - - _ _ \" \"\u2014 _ _ _\u2014_\u2014_\u2014\u2014m\u2014m\u2014m\u2014\u2014\u2014 Les jeunes et la politique dans le régime actuel et ça comprend, Alors, les ainés l'on fait dans le passé.Les jeunes prendront une nouvelle direction qui sor- guerres, || fout donc une autre planche de salut, c'est-à-dire un gouverne- L'argent a toujours gagné les élections | 3e nes devront faire là com Le 30 octobre prochain le sort du Canada sera entre les mains des jeunes de 18 ans et plus qui voteront pour la première fois.|| n\u2019est pas suffisant que cette jeunesse aille voter, il faut aussi qu'elle sache comment voter pour assurer son avenir.Dans \u2018optique des deu partis politiques qui ont toujours tenu la vedette au Canada, seules les guerres créent la prospérité.La preuve de cette conception en a été faite, puisque deux générations ont été sacrifiées lors des guerres de 1914-18 et de 1939-45.Au cours des dix années de crise de 1929 à 1939, le gouvernement n'avait pas d'argent pour des oeuvres de paix, mais il en a trouvé pour des oeuvres de guerre en 1939.L'histoire se répète encore aujourd'hui.|! n'y a pas d'avenir pour la génération montante.Le problème du chômage reste sans solution.en attendant la prochaine guerre mondiale.La pension de vieillesse qui vient d'être augmentée assure le vote des personnes âgées en faveur des vieux partis.Cette catégorie d'électeurs est \u2018\u2019pognée\u201d\u2019 trepoids en votant massivement pour un changement de régime.L'argent ayant tous les droits, c\u2019est lui qui a gagné les élections jusqu'à ce jour au Canada.Les caisses électorales sont là pour le prouver.Dans certains pays, on a cru se défaire de la dictature de l\u2019argent en votant \u2018\u2019socialiste\u2019\u2019, mais on s'est donné un régime d'esclavage dont on ne peut plus se défaire.Les jeunes ne veulent ni de la dictature ni de l\u2019esclavage, ils veulent la liberté.C'est pourquoi ils voteront autrement que leurs tira le pays des sentiers battus dans lesquels les vieux partis ont embourbés.Aucun des deux vieux partis - rouge et bleu - ne veut un changement du régime économique actuel qui crée l'endettement, tolère le chômage et engendre les ment qui contrôle la finance ou lieu de la finance qui contrôl un gouvernement.Les jeunes sont intelligents et ils voteront \u2018pour leur sécurité avec la liberté, ce dont les vieux partis ne veulent pas entendre parer.MAURICE DUSSAULT 110A, des Forges Pour rendez-vous Tél.: 375-2944 Dr Denis Morin OPTOMETRISTE Verres de contact.Trois-Rivières. Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 27 cctobre 1972 LE PARTI LIBERAL DU CANADA et sa présence à Trois-Rivières Js : n° Wa re OU ¥ ON LX 7 .Se 34 \"EN hg ; 2 4 +48 5 Nu x ; 8 2 9 2e A Tp nA, 4 RA 2 * ( +8 % Lan CRRA hd: Ya / À 4 ay ok pers æ ® $y a Ba o = pt § ë % : HN À ca £ a Ered pais 3.fs PAU Sd FL ei di LE q 3,7 73 Pos» 3 yl .n visite à Trois-Rivières nt le premier ministre © Les Trifluviens accueillent chaleureusem® Claude Lajoie Un homme qui vous représente avec efficacité Un député qui représente un grand parti Vendredi, le 27 octobre 1972 2 get sh Pe Vie ae A LE Cyt = eA en AEE : LE BIEN PUBLIC ¥ 3 @ à vs N gouvernement libéral fédéral dans TROIS-RIVIERES \u2014 Je m'engage à ce que : l.\u2014La pension soit universelle à 60 ans en vue d'assurer quelques années de loisirs et repos aux artisans de la première heure.2.\u2014Le monde du 3è âge reçoive un montant additionnel de $15.00 par mois et que les pensions soient indexées suivant le coût de la vie.3.\u2014Les jeunes puissent accéder immédiatement aux emplois que leurs aînés auront libérés.4.\u2014Les étudiants, leurs conjoints ou leurs parents puissent déduire $50.00 de frais mensuels pour fins d'impôt.5.-Des prestations spéciales soient versées par l'Assurance-chômage durant 12 semaines en cas de maladie ou de grossesse.6.\u2014Les programmes de Perspectives- Jeunesse et nente pour fournir aux jeunes une occasion exceptionnelle de faire leurs débuts.7.\u2014Les exemptions de base pour fins d'impôt soient portées de $1,000.a $1,500.8.\u2014Les frais de garde d'enfants soient admissibles aux fins d\u2018impôt.9.\u2014Il y ait une stimulation des programmes de récyclage de la main- d'oeuvre.10.\u2014Les dépenses de recherches d\u2019un emploi soient déductibles de l'impôt.11.\u2014Le tour des îles St-Quentin - Go- din-Ogden soit balisé pour que le \u201cTour des îles\u201d\u2019 soit désormais intégré aux loisirs du Trois-Rivières Métropolitain.Initiatives Locales soient établis de façon perma- Page 5 Claude Lajoie candidat libéral officiel dans Trois-Rivières BIOGRAPHIE: Claude G.Lajoie est né à Trois-Rivières le 26 janvier 1928 et a fait toutes ses études à Trois-Rivières même.A l'instar du Premier Ministre, il a choisi sa femme, Léonore, dans une famille de la Colombie-Britannique.Ils ont huit enfants âgés de 6 à 21 ans.Très connu dans la région comme entrepreneur en construction, il est Président de la compagnie Claude G.Lajoie Ltée et des Entreprises Vaperel Inc.(courtiers en immeuble).Le candidat libéral est aussi Président de l\u2018Association ces Constructeurs de la Mauricie, membre des Chambres de Commerce de Troi-Rivières et du Cap- de-la-Madeleine; M.Lajoie est Chevalier de Colomb, membre du Club Kiwanis et de plusieurs clubs sportifs de la région.Très actif sur la scène politique, M.Lajoie est Président de la fédération libérale de Trois-Rivières et a été élu à la Chambre des Communes en mai 1971, lors d\u2019une élection complémentaire.Membre du Comité de la Chambre des Communes des affaires indiennes et du développement du Nord canadien et du Comité permanent des transports et des communications, M.Lajoie a été délé- légué aux Nations Unies en octobre 1971 & titre d\u2018ob- Ensemble Doyons pratiques dans ; rois-Rivières Métropolitain (Conservona notre voix dana le prochain gouvernement libéral en votant pour \u2018\u2018Au Québec, nous avons 74 députés à faire élire en '72, dont un Premier Ministre et huit Ministres\u2019.PARTI LIBERAL DU CANADA (QUEBEC) CLAUDE LAJOIE le 30 octobre i! Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 27 octobre 1972 Notules et commentaires De quelques revues privées d'intérêt public On aurait tort de croire que les revues périodiques publiées par des entreprises privées sont conçues uniquement pour promouvoir les intérêts de leur firme, qu\u2019elle soit financière, industrielle ou tout simplement commerciale.C'était peut-être le cas autrefois.Mais comme en bien d'autres domaines, la publicité de ces firmes atteint un niveau supérieur, donc éducatif.Nous l\u2019avons d\u2019ailleurs déjà signalé à quelques reprises, et nous y reviendrons aussi longtemps que ces revues spécialisées serviront l\u2019intérêt public.Nous parlerons tout d\u2019abord aujourd\u2019hui de l\u2019artistique présentation et de l'intérêt varié des articles de la revue saisonnière de la Fédération des Caisses populaires Desjardins, revue institulée Ma caisse populaire.Il est question d\u2019écono, mie bien sûr, mais avec tant d\u2019intelligence et de souplesse que le peuple s\u2019éduque presque malgré lui.Un article de Gilles Tittley, par exemple, traite de l'initiation de l\u2019enfant au budget familial.Le rédacteur en chef Camille Fleury parle des responsabilités sociales des épargnants.D\u2019autres articles ouvrent sur notre monde québecois des horizons nouveaux, agrémentés de photos de grande classe comme celles qui illustrent la chasse automnale des grands oiseaux migrateurs.Le directeur de la revue, André Kaltenback, journaliste chevronné et plein d'initiatives nouvelles, a su lui donner l\u2019allure populaire et l\u2019élan que connaît présentement ce mouvement de chez nous, Une autre revue privée de grand intérêt Le périodique intitulé « Ressources », porte-parole du ministère des Richesses naturelles du Québec, n\u2019est pas très connu, et c\u2019est bien dommage.Publié tous les deux mois, il est adressé gratuitement à toutes les personnes qui en font la demande.Mais qui le sait, sauf ceux qui, par hasard, peuvent consulter un numéro dans les bureaux de rédaction des journaux ou dans quelques sal+ les d\u2019attente ?C\u2019est bien dommage, car cette modeste revue contient toujours des études du plus grand intérêt, toujours basées sur le développement économique et industriel du Québec et rédigées par des spécialistes, On y traite évidemment de la pollution sous toutes ses formes.Trois articles sont consacrés à ce problème, dont un sur les conséquen- cesjuridiques qu\u2019il entraîne.La philosophie de Punch Imlach Ce grand sportif, admiré même par ceux qui le détestent, est avant tout un humain, un philosophe.Il l\u2019a prouvé à maintes reprises et ses récentes réflexions en marge de la fameuse série Canada-Russie le démontrent une fois de plus.Citons quelques-unes de ses idées.« Les Soviétiques, dit-il, nous ont appris beaucoup de bonnes choses: la valeur de l\u2019engagement, de la discipline, du désir et du conditionnement physique.J'employais toujours ce slogan lorsque j'étais avec les Leafs: « Le prix du succès est un travail constant».Et, évidemment, le travail acharné procure un bon conditionnement physique.Vous devez aspirer à une excellente forme physique et avec l\u2019engagement vient le désir d\u2019être le meilleur pour accomplir quoi que ce soit.Il était facile de vendre l\u2019idée d\u2019un dur travail aux Leafs qui n\u2019avaient pas remporté la coupe Stanley depuis un bon moment.Mais après trois triomphes, c\u2019était différent.«La nature humaine semble ainsi faite: lorsque vous possédez quelque chose, vous ne voulez pas travailler aussi fort pour la conserver.Je suppose que les Russes étaient dans le même état d\u2019esprit que les Leafs, il y a quelques années.Ils sont à leur poste onze mois par année.Ils sont reconnus comme des héros chez eux et ils désirent naturellement prouver au monde entier qu\u2019ils sont les meilleurs.Ils ne touchent pas des salaires de $100,000.par année, mais ils sont traités avec un peu plus de respect et ont un meilleur statut social que la moyenne des travailleurs du système russe.» Imlach a analysé cette fameuse série du point de vue psychologique.Il lui aurait été facile, comme il l'a affirmé, d'obtenir un poste officiel avec l\u2019équipe.Mais il a préféré observer la série « en toute objectivité ».Ce fut une excellente décision, ses observations ont du poids et en feront réfléchir plusieurs.C\u2019est déjà commencé, selon ses dires: « Nos joueurs semblent maintenant accepter plus facilement l'importance du conditionnement physique, après avoir combattu la force des Russes.Détroit et Buffalo mettent en pratique des méthodes de conditionnement physique et ce, sans «le chamaillage habituel ».Comme nous le disions au début, Imlach, homme de sport avant tout, est aussi philosophe.Il rejoint, dans ses observations, le fabuliste La Fontaine: «Travaillez, prenez de la peine, c\u2019est le fonds qui manque le moins ».Nos sportifs trifluviens du temps passé.Pour rester dans la veine sportive, nous avançons une suggestion.Nous sommes surs que la population trifluvienne verrait d\u2019un bon oeil, à cette période de l\u2019année où débute la saison du hockey, que quelqu\u2019un prenne l\u2019initiative d\u2019honorer, ne serait-ce que par la publicité, ceux qui il y a un quart de siècle et plus se sont signalés dans notre sport national.Quelques-uns des nôtres ont évolué dans la ligue nationale, et y ont fait belle figure.Signalons quelques noms.D'abord Fred Béchard, père de « Ti-bé » Béchard, le sympathique arbitre actuel.Puis il y eut Armand «Foxy» Gariépy, Jack Toupin, Gilles Dubé, Pit Balleux, ainsi que les fréres Gauthier, Charlie et Antoine, ce dernier présentement conseiller municipal.Il y en eut d\u2019autres dont les noms m\u2019échappent.Notre Société Saint-Jean- Baptiste qui fait beaucoup pour les arts et veut faire encore plus ne déchoirait certainement pas à descen4 dre sur la glace et à honorer nos gloires anciennes du hockey qui, lui aussi, est un art dans son genre, et un populaire.Une publicité dégoûtante Il nous tombe sous la main un exemplaire de l\u2019édition du 27 septembre dernier du journal distribué de porte en porte chez nous, Hebdo de Trois-Riviè- res.Notre attention porte sur une annonce d'une pleine page de programme de la «Lutte grand prix» pour le ler octobre prochain au Colisée de Trois- Rivières.On voit d\u2019abord au premier plan un lutteur étendu sur le plancher de l\u2019arène, la figure entièrement ensanglantée.Un peu plus bas, à droite, un gladiateur debout, torse poilu, et la figure également pleine de sang et une large entaille au front.Plus bas, le «Killer» Kowalski et ses mains d\u2019étrangleur au premier plan.Est-ce là du sport ?Non, mille fois non.On com- - des prend que des spectacles de ce genre plaisent à une certaine classe.Mais les journaux devraient refuser de publier de telles atrocités que des promoteurs sans vergogne leur imposent.Le sport de la lutte tel qu\u2019il existe présentement chez nous est cent fois plus odieux et plus néfaste que les exhibitions des « topless » et les photos de nos journaux pornographiques.Nous ne sommes pas des délicats mais une certaine réserve devrait régner dans une province qu'on dit civilisée.Nous espérons qu\u2019un excellent athlète comme Edouard Carpentier assainirait un peu le soprt de la lutte.Vain espoir, hélas ! VILLERAY.L'ELECTEUR EST DEMORALISE Au cours de la campagne électorale fédérale, l\u2019on aura pu se rendre compte combien les gens, en général, y ont semblé peu intéressés.Les journalites qui, par métier, circulent beaucoup, vous diront qu'ils ont constaté que l\u2019homme de la rue a perdu confiance dans les institutions, dans les politiciens et la Politique.Chacun s'occupe donc de sa petite affaire, de ce qui peut affecter son milieu immédiat, sa famille, un point c\u2019est tout.Les gran- questions sociales comme l\u2018unité du pays, la constitution qu\u2019il faudrait réécrire, le bilinguisme, et tant d'autres sujets généraux, ne soulèvent pas chez l'homme de la rue la passion, les discussions fécondes.Durant ces derniéres années, des croisades ont été lancées pour une société plus juste, pour la défense des droits du pauvre, pour la rénovation des maisons devenues des taudis, pour l'augmentation des pensions de retraite.Mais déjà, il semble que les croisés pour toutes ces nobles causes soient moins nombreux.Dans plusieurs milieux, on parait convaincu que tout cela exige de grands efforts souvent inutiles, qu\u2019on ne pourra jamais POUR VOS ASSURANCES e Automobile e Accidents e Responsabilité e Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières St-Arnaud Soirée.cum: canadienne au Pavillon ous wes vaincre l'\u2019inertie des bureaucrates, apaiser la soif des technocrates et des développeurs, pour le profit exagéré.Aussi, est-ce avec le sourire rentré, sinon avec une sourde colère proche du désespoir, tout au moins avec beaucoup de scepticisme, qu'il écoute les ténors de hustings lui promettre quelque chose de nouveau et de mirobolant ! Le citoyen moyen est sur la défensive.| craint de perdre le peu qu\u2019il a.Il ne croit pas que son sort va s'améliorer.C\u2019est le règne du chacun pour soi.c\u2019est le manque de foi.C\u2019est le sauve-qui-peut en présence d'un monde bouleversé où personne ni les dirigeants ni le dirigés ne paraissent capables de faire le point.MAURICE HUOT Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 INVITATION SPÉCIALE SAMEDIS SOIRS À HUIT HEURES BIENVENUE Vendredi, le 27 octobre 1972 UNE AVANT-PREMIÈRE AU CINÉMA FLEUR DE LYS Lors de l\u2018avant-première au Cinéma Fleur de Lys du film \u2018Le p'tit vient vite\u201d, on remarque, parmi les invités, de gauche à droite Mme Jean-Pierre Guérin, M.Paul Denis, gérant du Cinéma Fleur de Lys, Mme André Bouchard, M.Jean-Pierre Guérin.\u201cLe p'tit vient vite\u201d Toute lo presse trifluvienne s'était donné rendez-vous pour l\u2019avant-première du film canadien Le p'tit vient vite au Cinéma Fleur de Lys de Trois-Riviè- res-Ouest, dernièrement.Ce film mettant principalement en vedette Yvon Deschamps et Denise Filiatrault présente à première vue un aspect bouffe et c'est d'abord en ce sens qu'il est intéressant de le visionner.Toutefois, même sous des dehors légers, ce film est édutateur; il est fort attachant principalement avec les répliques familières à Deschamps, qui cachent souvent un petit côté moralisateur, surtout à sa conclusion.Il faut signaler cependant que, même si, dans l\u2019ensemble, il est fort hilarant & plus d'un moment, on y trouve à quelques reprises, quelques longueurs.De toute évidence , on a voulu faire comique et.on.y.a réussi jusqu'à un certain point.Il se dégage du flim une image assez fidéle de la société québécoise.Mais, a sens, il y \u2018a\"peut-étre trop de figurants non absolument nécessaires a l'ensemble.Sans ces surcharges qu'on eût pu éviter le film se serait sûrement classé parmi les rpeilleurs-du \"Québec: 27 ; ÎTa qu'il est, ceperidant, il est ivoir : il est sain; il déride.: 374 Ë H(A.) LE BIEN PUBLIC la plus importante société de fiducie = canadienne - française = TRUST GENERAL «.
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