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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 28 juillet 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1972-07-28, Collections de BAnQ.

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[" Mo Je R aymond Denault 19 rue Le Royer Ouest Montreal 6le année Trois-Rivières Nos 29 et 30 Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 SANE fev.DU TRIF ADVENANT LA SECESSION DU QUEBEC Ottawa n\u2019enverrait pas l\u2019armée Pour la première fois, le premier ministre Bourassa a parlé en termes précis d\u2019« autonomie économique» du Québec.C'était en commentaire de l\u2019entente survenue récemment entre l\u2019Hydro et la Consolidated Edison, la plus grande consommatrice d\u2019électricité au monde, et de la ligne directe qui existera désormais entre le Québec et la Métropole.Nous vendons directement, surtout en été, nos énormes excédents de houille blanche aux New-Yorkais, et cela sans passer par l\u2019Ontario ou les Maritimes, comme ce fut le cas jusqu'au- jourd'hui.«C\u2019est une étape importante vers l\u2019autonomie économique du Quebec », a déclaré M.Bourassa, au sujet de cette entente qui nous rapportera quelques centaines de millions, sans parler des transits des chutes Churchill, ni des futures expéditions en provenance de la baie James.Un autre signe de maturité technique pouvant conduire à l\u2019autonomie économique a pu être enregistré tout récemment à Sorel lors du lancement du destroyer Iroquois entièrement construit par les nôtres, « le plus raffiné des bâtiments des forces armées canadiennes », selon l'expression même du premier ministre Bourassa qui, se référant à ce haut fait d'une technique incontestable, trouve là « la preuve que la main d\u2019oeuvre québécoise est d\u2019une qualité exceptionnelle », Cela nous amène à bifurquer sur un autre sujet, mais de même appartenance.Comme on le constate malgré soi, les effets suivent inéluctablement les causes dans le comportement de notre histoire.En accédant à l\u2019instruction et à la technique, les Québécois, seul groupe vraiment homogène en Amérique, s\u2019acheminent vers l'autonomie économique, grâce à une exploitation ou à une utilisation plus rationnelle de leurs richesses naturelles: métaux, forêt, électricité.L'Amérique et, peut-être bien, le Canada lui-même ne peuvent aisément se passer de nous, Ces constats semblent poser les prémisses d\u2019une sécession politique que d\u2019aucuns disent inévitable d\u2019ici moins de dix ans.Cette indépendance est-elle possible, est-elle souhaitable?C\u2019est une question à laquelle, qu\u2019on le veuille ou non, les forces Vives de la nation repondront beaucoup plus par des actes que par des paroles dans les années décisives que connaîtra notre ethnie d'ici la fin du siècle.Quoiqu'il en soit de ce débat où s'affrontent déjà des antagonismes décidés, la question de savoir si Ottawa prévoirait l'emploi de la force armée au Québec dans l\u2019éventualité d\u2019une séparation est revenue à l\u2019ordre du jour.Alors que MM.Trudeau et Turner ont déja mis en garde les indépendantistes en les menaçant de la troupe, s\u2019ils voulaient accomplir jusqu\u2019au bout leur \u2018desse:n, voici qu\u2019un autre ministre du cabinet fédéral, et non le moindre, puis- qu\u2019il s\u2019agit du ministre de la défense lui-même, M.Benson, s'inscrit en faux contre les velléités de répression de ses deux collègues.«Il n\u2019existe aucun programme Êédéral d\u2019urgence qui prévoie l\u2019emploi des forces armées pour empêcher le Québec de se séparer du Canada », a déclaré M.Benson, lundi dernier, au cours d'une émission-questionnaire sur le réseau de télévision CTV.«Les membres du gouvernement sont convaincus qu\u2019il est possible de garder le Québec au sein de la Confédération, et c\u2019est également là ma conviction personnelle », a ajouté le ministre.Et il a poursuivi: «Mais cet objectif en est un auquel on ne peut viser que par des moyens politiques, non par l\u2019emploi des forces armées.» Cette opinion d'un véritable démocrate anglophone est à retenir par ceux qui ont à observer et à commenter la situation actuelle au Canada.On sait que beaucoup d\u2019ultras de l\u2019autre camp, qui nous aiment d\u2019un amour abusif et voudraient nous retenir prisonniers, dans le giron confédératif, appellent les pires châtiments sur la tête de ceux qui agitent ici des idées d'indépendance, Il en est même qui vont jusqu'a prétendre que le fait de promouvoir la cause du séparatisme constitue un acte de trahison.À ceux-là, inébranlable dans ses convictions pacifistes, M.Benson rétorque qu\u2019il n\u2019est pas d\u2019accord, arguant que «le Canada est un pays où est reconnue la liberté d\u2019expression ».Puisse cette conception d\u2019un grand Canadien comme M.Benson toujours prévaloir à Ottawa.C'est sûrement la plus saine et la plus féconde.C'est elle d'ailleurs qui permettrait à un mouvement indépendantiste parvenu au pouvoir de s'inscrire sous l\u2019angle d\u2019une parité d\u2019intérêts et d\u2019une collaboration de tous les instants avec le Canada anglais.En courtisant une nouvelle option cons- titut!onnelle, le Québec actuel ne cherche pas à se singulariser ni à brimer qui que ce soit, mais plutôt à échapper à l'assimilation, à préserver sa langue et sa culture, à s'épanouir pour le plus grand enrichissement des deux puissants groupes anglophones de l\u2019Amérique du Nord.En un mot, le Québec, sans cesser d\u2019être un état nord-américain, désire que l'on trouve toujours ici, dans l'avenir, quelque chose de personnel, d\u2019original et de différent.CLÉMENT MARCHAND IEN a\u201d a ea ee ee Le a\" aes ee a ae a a ae a a LA CON EE PPT ana aa a\" SOE ERX XN Cala longue maladie.mérique.à notre histoire.dustrie lourde en Amérique du Nordcitoyen aimé de tous.nous cause la mort de ce cher ami.ublic VEIL ERNEST DENONCOURT NOUS A QUITTES Au moment de mettre sous presse, nous apprenons le décès de l\u2019architecte Ernest Denoncourt, survenu après une Ce tritluvien authentique était l'un des derniers survivants de l\u2019équipe du Troisième Centenaire.Grand ami de Louis-D.Durand et de Mgr Tessier, il avait pris une part active à la préparation de ces grandioses célébrations qui, en 1934, mirent Trois-Rivières en vedette dans toute l\u2019A- Ernest Denoncourt s'est toujours intéressé de très près Il était un spécialiste de certains sujets, comme celui des Vieilles Forges.C'est ainsi que Guy Dufresne, l'auteur d'un téléroman sur les Forges de Saint-Maurice, ne manqua pas de lui rendre visite, il y a deux ans, quand il commença à se documenter sur le passé de la première in- Dans un prochain numéro, nous rendrons hommage à ce En attendant nous tenons à manifestér à Madame Denoncourt et à ses enfants le profond regret que Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe # Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents persan C.M.UNE SOIRÉE VIENNOISE À LA PLACE DES ARTS « vas\u201d Depuis le lancement des \u2018\u2019séries d'été\"\u2019 de l'O.S.M., il y à quatre années, les \u2018Soirées viennoises\u2019\u2019 se sont avérées des plus populaires auprès du grand public.À l\u2019intérieur des Concerts d'été, l'Orchestre Symphonique de Montréal donna deux soirées de musique viennoi- se, à la Salle Wilfrid-Pelletier de ia Place des Arts, les 25 et 27 juillet derniers.Le directeur artistique de l\u2019O.S.M., Franz-Paul Decker, ovait préparé pour son public un programme des plus varié.I! dirigea notamment l\u2018Ouverture avec \"Die Fledermaus\u2019\u2019 de Strauss et \u201c\u201cCavalerie légère\u201d\u2019 de Franz von Suppé; les valses bien connues de Strauss comme \u201cSur le Danube bleu\u2019 et \u201cContes des fo- réts viennoises\u2019\u2019 avec Martin Andreas comme soliste à la cithare, ne furent pas oubliées, sans compter quelques \u2018\u2019polkas\u2019\u2019 choisies.Cette soirée donna l\u2019occasion d\u2019accueillir en la personne de Colette Boky, scprano, et John van Kesteren, ténor, deux excellents interprètes de mélod'es viennoises et d\u2019airs d'\u2019opérettes avec \"Das Spitzentuch des Kénogin\u2019\u2019 (Le fichu en dentelles de la reine), dont ils chantérent des extraits ainsi que du \u201cComte de Luxembourg\u2019 et de \u2018\u2019Friederike\u2019\u2019 de Franz Lehar.Notre photographe a pu croquer un peu avant le spectacle, les artistes: Franz-Paul Decker, Colette Boky et John van Kesteren.Murielle Saint-Germain l'excellent cithariste et soliste concertiste qu\u2019est Martin Andréas était un invité qui fut apprécié, lors du dernier concert Viennois donné par l'O.S.M.à la Place des Arts.Les pièces choisies pour la circonstar- ce étaient rendues avec un raffinement, on ne peut plus sensible et délicat.On peut vraiment dire que le répertoire de choix qui fut présenté ne manqua pas à plus d'un moment d\u2019ébahir les mélomanes venus nombreux.On à même dû en refuser plusieurs, vu le manque de places.Evidemment, il faut dire qu'avec le chef Franz Paul Decker, directeur artistique, l'O.S.M.a su rehausser son prestige et c'est tant mieux.Martin Andréas a déjà visité notre ville, l'invité d'André Bouchard, notre reporter photographe.(A.B.) Page 2 On vient en quelque sorte de découvrir, à Caracas, un autre héros de l\u2019indépendance vénézuélienne.Anglo-Canadien de naissance, il a nom John Robertson et il vit le jour à Montréal le 4 mars 1767, fils du colonel Daniel Robertson, citoyen éminent et l\u2019un des premiers juges de paix de sa ville natale.Il fut militaire sa vie durant, après avoir accepté du service à quinze ans, à titre de sous - lieutenant, dans le 44e régiment du Canada (celui d\u2019East Essex).Cinq ans plus tard, en 1787, il obtient son grade de lieutenant.Dès lors, les circonstances veulent que sa carrière se poursuive surtout aux Antilles.Dans l\u2019Île de Curaçao en particulier, au moment où elle tombe sous la domination de l\u2019Angleterre.C\u2019est là qu\u2019il passe les trois - quarts de sa vie d'homme.Avant de se joindre aux forces de Bolivar, poursuivant sa lutte contre le joug espagnol, puis d\u2019accepter une mission a la Jamaique, ou il meurt en 1815.A l\u2019occasion du cent-cin- quantième anniversaire de la seconde bataille de Carabobo, qui met fin à la guerre d\u2019indépendance du Vénézuéla, l\u2019érudit et fin lettré qu\u2019est Carlos Pi Sunyer donne une remarquable biographie de Robertson, intitulée El General Juan Robertson (Caracas, 1971).x x + Catalan d\u2019origine, ingénieur industriel, Don Carlos Pi Sunyer se consacre d\u2019abord à l\u2019enseignement, à Barcelone surtout, avant Un Canadien, parmi les héros de l\u2019indépendance vénézuélienne L\u2019'ILLETTRE de devenir député aux Cortès et ministre du Gouvernement de Madrid.Elu maire de Barcelone en 1934, il doit prendre la route de l\u2019exil cinq ans plus tard, alors que la guerre civile déchire son pays, et il s\u2019installe à Londres avec les siens.Il y séjourne jusqu\u2019en 1952, alors qu\u2019il prend le parti de s\u2019établir au Vénézuéla, après les travaux de recherche que lui confie le Gouvernement de Caracas sur le grand humaniste Andrès Bello \u2014 lequel vécut à Londres de 1810 à 1829.Il s\u2019acquitte de sa tâche avec un rare bonheur, se familiarise avec l'histoire du Vénézuéla et de ses héros, militaires et autres, pour en arriver a son étude minutieuse de Robertson.C\u2019est Pedro Grases, un autre Catalan, qui attire son attention sur la personnalité du général anglo- canadien.Il Pétudiera en même temps que Bolivar et Miranda, Bello, Palario Fajardo, Lopez Méndez, hommes de premier plan dans lhistoire du Vénézuéla et de l\u2019Amérique latine.Il s\u2019y intéresse à tel point qu\u2019il décide de se transporter avec sa famille à Caracas, où il a déjà un frère, l\u2019éminent physiolo- gue qu\u2019est le docteur Augusto Pi Sunyer.Un siècle et demi après Carabobo, John Robertson n\u2019est pas connu comme on le voudrait, ni au Canada son pays natal, ni au Vénézuéla, qu\u2019il pourrait appeler son pays d\u2019adoption.Dans l\u2019armée britannique, et malgré des qualités incontestables, il piétine sur place, n\u2019y trouvant guère d'avancement, qu\u2019il soit RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél.: 378-4831 4 LE BIEN PUBLIC au Canada ou a Londres, essayant d\u2019intéresser à sa cause parents et amis.Au point qu\u2019il décide, dès juillet 1807, de renoncer à la carrière des armes.Il est vrai que William Pitt, devenu premier ministre de l\u2019Angleterre, est si occupé en Europe, guerroyant contre Napoléon Bonaparte, qu\u2019il n\u2019a guère le temps de s'occuper des événements d\u2019outre-Atlan- tique.Robertson reprend du service, quatre ans après sa retraite volontaire, pour se voir nommé secrétaire du Gouvernement de Curaçao, que les hasards de la guerre font passer de la tutelle de la Hollande a celle de l\u2019Angleterre.Son nouveau poste est des meilleurs pour surveiller le mouvement d\u2019émancipation, dans les diverses régions de la côte nord du Vénézuéla, et voilà qu\u2019il se sent en sympathie avec les insurgés de demain.Où il entrevoyait une sinécure plus ou moins calme, il se trouve à un tournant qui donnera un relief historique au rôle qu\u2019il assume, Il se lie d\u2019amitié avec Bolivar et les autres chefs de la rébellion qui s\u2019accuse de plus en plus, et d\u2019aucuns croient qu\u2019il commanda lui-même un corps d\u2019armée, au cours de batailles visant à la séparation de la péninsule ibérique.Si ce dernier détail n\u2019est pas établi de façon certaine, il reste que Juan Robertson, comme disent les documents de l\u2019époque, appuie de coeur et d\u2019âme celui qui sera le Libertador vénéré de l\u2019Amérique espagnole.Il l'accompagne à la Jamaïque, pendant les sept mois qu\u2019il y séjourne en 1815, et c\u2019est là qu\u2019il écrit la fameuse lettre où il résume la vie de Bolivar et souligne avec enthousiasme les mobiles qui l\u2019animent dans sa lutte pour la libération.Robertson mourut le 15 juin 1815, à peine âgé de 47 ans.L\u2019ouvrage que lui consacre Pi Sunyer offre un intérêt remarquable.Il est précédé d\u2019une excellente préface de Pedro Grases, présentant ensemble le livre et son auteur.L\u2019INlettré Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 Départ pour le ciel d\u2019un apôtre marial Un prêtre qui résidait dans notre diocèse depuis deux ans, M.l\u2019abbé Charlemagne Bourgeois, vient d\u2019être rappelé à Dieu, à l\u2019âge de 67 ans.Né à Saint-Canut, comté de Deux - Montagnes, Ml\u2019abbé Bourgeois avait été ordonné prêtre au monastère des Pères Trappistes d\u2019Oka en 1929, avec le nom de Frère Séraphin.Après 34 ans de vie religieuse, dont 27 comme professeur de théologie, il dut laisser le monastère pour cause de maladie et devint prêtre séculier.Au diocèse de Québec, il fut successivement auménier dans trois institutions : l\u2019Institut Saint Pie X, à Charlesbourg, l\u2019École normale des Ursulines, à Mé- rici-Québee, puis Sanatorium Bégin, à Ste-Claire de Dorchester.Il prit sa retraite en 1970 et vint demeurer à Shawinigan Sud, où il exerça le ministère jusqu'à sa mort, le 29 juillet 1972.Expert en théologie, il publia en 1969, en collaboration avec le chanoine G.Panneton, un Sommaire de Théologie dogmatique (édit du Bien Public), qui fut honoré de lettres élogieuses du Souverain Pontife Paul VI et de Son Em.le Cardinal Ottaviani.L'abbé C.Bourgeois donna aussi des cours de théologie par conférences et par correspondance.Doué d\u2019une précieuse expérience et d\u2019une singulière prudence, il était devenu le conseiller d\u2019un bon nombre d\u2019apôtres, dans toute la province.Nous avons admiré chez ce bon prêtre l\u2019humilité et le zèle apostolique, la doctrine sûre et traditionnelle, le dévouement total au service de l\u2019Eglise.Sa piété et sa douceur lui attiraient les âmes, qu\u2019il dirigeait avec fermeté.Sa piété mariale le conduisit à orienter des groupes d\u2019apôtres de la Très Sainte Vierge.Il célébra sa dernière messe en la fête de Sainte Anne (26 juillet) et mourut le samedi suivant (29 juillet): grâce de Notre Dame à son apôtre fidèle.Sa confiance indéfectible en la divine Providence lui fit accepter, avec foi et sérénité, de nombreuses épreuves.En l\u2019été 1971, pendant la visite de ses trois soeurs dont une religieuse de Miséricorde, il subit un incendie, allumé la nuit par la foudre, qui détruisit une partie de son logement et sa bibliothèque ainsi que ses manuscrits.Le lendemain matin, au milieu des ruines fumantes de sa chapelle privée, il célébra une messe d\u2019action de graces.11 suivait en cela l\u2019exemple de Mgr de Laval, de la Vén, Marie de l\u2019Incarnation ursuline et de la Bse Mère d\u2019Youville, fondatrice des RR.SS.de la Charité, qui remercièrent le Seigneur après la destruction par le feu de leurs établissements = apostoliques.Nous pouvons leur appliquer ce passage de L\u2019Initation de Jésus- Christ: «Dieu protège l\u2019humble et le délivre; il aime l\u2019humble et le console; il s\u2019incline vers l\u2019humble et lui prodigue ses grâces; et après l\u2019abaissement, il l\u2019élève dans la gloire.» (Imitation, Livre II, ch.2).Puisse ce prétre si édifiant susciter parmi nous des prétres et des laiques fervents et zélés, qui marchent sur les traces de nos Saints Fondateurs, pour mener le bon combat de la Foi et pour établir le règne des SS.Coeurs de Jésus et de Marie dans notre Patrie si éprouvée.Georges Panneton, \u2019 prêtre.Une vue nouvelle et originale de notre passé religieux.Un sujet grave traité avec la verve du romancier.HISTOIRE de L\u2019ÉGLISE CATHOLIQUE AU CANADA (1604 - 1886) par l'abbé Hermenn Plante 520 PAGES: $8.00 EDITIONS DU BIEN PUBLIC 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué. Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 - LE BIEN PUBLIC Page 3 POUR LE BIEN PUBLIC Preparation lointaine aux elections L\u2019on dit que le hockey est le sport national des Canadiens francais, mais l\u2019on se demande si les élections ne constituent pas pour nombre de Canadiens, qu\u2019ils soient français ou non, le plus grand sport, le plus grand divertissement permis par la démocratie ?Tenter de changer l\u2019équipe qui gouverne à environ tous les cing ans, tel est l\u2019enjeu de ce divertissement où chacun trouve à s\u2019activer.Pour les vrais actifs, les élections sont l\u2019occasion rêvée de tenter de s\u2019emparer du pouvoir.Riches oisifs, professionnels fatigués de leur tâche ou désirant se donner une autre dimension sociale; industriels aux affaires déclinantes, rêveurs en couleur, politiciens régionaux ou municipaux désireux d\u2019accéder à des paliers plus vastes de gouvernements, illuminés, et quelques-uns qui se prennent pour d\u2019autres, se bousculeront bientôt sur la scène publique en vue des élections fédérales que l\u2019on prévoit pour l\u2019automne et peut-être pour le printemps de 1973.L\u2019on s\u2019étonne que tant de gens veuillent se jeter dans cette fournaise qu\u2019est la vie publique moderne, C\u2019est que la rémunération est intéressante avec ses bénéfices marginaux qui comprennent non seulement la possibilité de voyager, mais celle de dominer, d\u2019accéder au centre de décisions et d\u2019imposer ses idées dans nombre de secteurs.C\u2019est ainsi que le jeu de la chaise musicale pour s\u2019assurer un siège aux Communes reprendra de plus belle.Mais la politique a considérablement évolué depuis quelques années.Les gens sont plus éveillés à la chose politique, plus instruits, et aussi plus sensibles.Les moyens de communication ont rapproché, gouvernés et gouvernants sans que, pour cela, il y ait bien sûr plus de compréhension mutuelle et plus d\u2019intimité.Le dialogue à travers l'écran de verre de la TV, des micros de radio et des colonnes des journaux est peut-être plus actif, mais moins humain.Avant, le politicien avait un accès direct au public.Aujourd\u2019hui, viennent s\u2019interposer des sociologues, des technocrates, des manipuleurs d\u2019opinion publique, en somme, une série d\u2019intermédiaires qui falsifient les relations gouvernants-gouvernés et les rendent difficiles et artificielles.Avant, gouverner était chose plus simple, on exigeait beaucoup moins des candidats.Aujourd\u2019hui, la vie politique exige des travailleurs plein temps et muni d\u2019un - solide bagage de sciences humaines en plus de qualités non équivoques d\u2019administrateurs.Bientôt, et il faut s\u2019étonner que cela ne soit pas encore fait, il faudra que ceux qui se destinent à la vie publique suivent des cours qui les préparent plus précisément aux fonctions de leaders.De moins en moins, dans ce domaine, suffiront la simple bonne volonté, I'improvisation.Des cours de préparation a la vie politique devraient comprendre outre des spécialités, un cours général de psychologie, des connaissances précises en administration, l\u2019étude des règlements qui régissent les assemblées parlementaires etc.L\u2019ameuteurisme en politique est révolu.Quant aux partis en lice, ils devront veiller au recrutement plus sélectif de leurs candidats, car un parti ne pourra étre fort et exercer son rôle efficacement, s\u2019il prend le pouvoir, que si ses membres sont individuellment de qualité.Finis les jours où on acceptait un candidat simplement parce qu\u2019il était fort en gueule et avait plus de voile que de gouvernail.Finis les jours où il suffisait de poser sa candidature dans un comté pour être élu à cause de circonstances passagères et fortuites, pour ensuite se caler pendant cinq ans dans un siège de l\u2019hôtel du gouvernement et suivre les directives du parti au son de la cloche., Mais du côté des électeurs, il y a aussi une évolution.Comme je le signalais plus haut, ces derniers sont plus avertis, mais ils doivent combattre leurs intérêts trop étroits, leurs mesquines ambitions s\u2019ils veulent être bien gouvernés.Voter pour un candidat simplement parce qu\u2019il promet un ou deux dollars de plus pour la pension universelle n\u2019est pas rationnel.I] l\u2019est encore moins de faire de la cabale pour mousser la candidature d\u2019un quidam qui apportera des contrats à une petite industrie, ou un peu de travail sur les chemins publics et qui posera des cataplasmes sur les bobos sociaux, sans jamais apporter des solutions définitives aux problèmes les plus aigus.Les électeurs doivent certes songer en termes d\u2019améliorations individuelles de\u2018leur sort.C\u2019est humain, rnais aussi en termes plus généraux de bien collectif.Pour cela, ils ne doivent pas voter pour le premier venu qui tente de leur imposer un parti.Ils doivent participer dans les diverses phalanges aux conventions pour le choix des candidats.Ils doivent, comme simples citoyens, refuser d\u2019apposer leur croix à côté du nom d\u2019un homme qu\u2019ils connaissent mal ou pas du tout.Aux candidats, de mieux se faire connaître et pas seulement par des trucs de publicité.Trop souvent hélas, sont élus, des gens qui n\u2019ont pas réussi dans leur métier ou profession et qui croient qu\u2019ils feront mieux dans la vie publique.C\u2019est un non sens, car s\u2019ils ont échoué dans les activités qu'ils devraient connaître comment réus- siraient-ils dans les activités autrement complexes ou tout aussi complexes de la vie politique moderne?Aux élections, il ne s\u2019agit pas non plus simplement de changer plus ou moins l\u2019équipe il faut aussi mettre en place des gens qui ont un idéal social élevé, des gens qui ne travaillent pas uniquement pour se faire réélire en accordant des faveurs à certains groupements ou individus, mais qui sachent assumer des positions fermes et même non populaires si le bien de la nation l\u2019exige.Non, ce n\u2019est pas chose facile que de faire de la politique saine, Cela exige au- jourd\u2019hui du courage, de l\u2019abnégation, de l\u2019audace et de l\u2019imagination.Beaucoup s\u2019y croient appelés mais peu sont en réalité préparés à assumer le redoutable emploi de gouverner.L\u2019on manque évidemment d'hommes d\u2019envergure.Dans ce cas, il faut se rabattre sur la collégialité.Mais la collégialité doit être composé d'hommes sinon supérieurs du moins de bonne qualité.Un groupe de nouilles ne compenseront pas par le nombre pour la qualité d\u2019un ou deux vrais leaders, Beaucoup de problèmes nationaux et régionaux sont en suspens qui attendent des solutions au Canada.Ces résolutions n\u2019ont pas été apportées et il n\u2019est pas sûr qu\u2019un simple changement d\u2019équipe résoudra comme par miracle les problèmes, Cependant, il est évident qu\u2019un nouvel élan apporté par des troupes fraîches pourrait faire \u2018débloquer des situations apparemment sans issue.L'important pour tous, c\u2019est de voir la politique sous un angle moderne, en tenant compte de l\u2019évolution des temps et des hommes, non pas en vivant selon les traditions dépassées.MAURICE HUOT L\u2019as du .38 Les policiers \u2018incompétents, ou trop qualifiés, ct grassement payés font la manchette des journaux.C\u2019est à qui porterait le grand coup pour étonner l'opinion publique et imposer le respect.L\u2019un par son titre s\u2019érige en potentat, un autre joue du pistolet.Une de ces célébrités provient de Ste-Thérèse, et il ne s\u2019en laisse pas imposer par quelques barbus et poilus.En revanche, le peu d\u2019expérience fait commettre des erreurs impardonnables et un policier de vingt-et-un ans, vu son poste de responsabilité, doit payer la rançon de la gloire.Les hautes instances policières, évidemment, couvrent le tout sous le couvert de l\u2019accident.Les guignols climeront que les policiers excellent au moins dans l\u2019art de manier le ré- volver.Les éditorialistes de l\u2019heure, eux, rappellent l\u2019argument de l\u2019erreur de jugement inexcusable, et projettent l\u2019incompétence policière à l'échelle du Québec.Cette prise de position est, certes, louable ; on doit encourager les autorités à être plus sévères envers ceux qui assurent notre protection.Par ailleurs, le cas particulier de Ste-Thérèse confirme la règle selon laquelle les policiers, dans la plupart des municipalités, reçoivent un entraînement vigoureux avant leur service.L\u2019enquéte du coroner éclaircira la situation, et le policier pourra être blanchi de tout blâme, durement semoncé ou suspendu.On oublie, momentanément, le principal intéressé, soit André Vassart lui-même.N\u2019étant pas là pour motiver sn fuite, il faudra, un jour ou l\u2019autre expliquer sa conduite, le \u201cmobile\u201d dans le jargon des juristes.On accuse plus facilement un constable à la gachette rapide, lorsqu\u2019on a des fails compromettants sous les yeux, mais encore faut-il respecter l\u2019autorité et les citoyens.ALAIN DUFAULT LE CAS SAULNIER ENFIN CLASSÉ La pagaille entoure présentement le cas Saulnier.Il s\u2019agit, on s\u2019en doute, d\u2019un cas, et de rien d\u2019autre.Plusieurs sommités ont vaguement épilogué sur le cas: le juge Jacques Coderre, président du Conseil de sécurité de la CUM, René Daignault, chef de police de la CUM, Jérôme Choquette, ministre de lu justice du Québec, Guy Marcil, président de la Fraternité des policiers de Montréal, Jean Drapeau, maire de Montréal.Chacun, à sa manière, opine en se détachant du cas, le regarde en retrait, tire parti de la loi existante pour se libérer de ses responsabilités, fait une courbette ct s\u2019éclipse dans un écran de fumée.On veut confier à d\u2019autres le soin d\u2019une décision embarassante à l\u2019époque des vacances.On discerne depuis des semaines la combine Daignault - Saulnier et l\u2019on garde l\u2019impression qu\u2019ils restent de connivence.A la suite du volumineux rapport paru récemment sur les antécédents de M.Jacques Saulnier, les officiels bien pensants demeurent, comme avant, évasifs et soucieux de ne pas se compromettre dans leurs déclarations.Vaniteux étalage de bonne conscience! On admet l\u2019incompétence, l\u2019irresponsabilité et les pots-de-vin (télé- vision-couleur), à croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019avoir un poste élevé pour se permettre toutes les faiblesses de ce genre.Après les preuves d\u2019indélicatesse grave et de manquement à l\u2019éthique retenues contre l\u2019individu Saulnier, les principes de l\u2019élémentaire justice incitent Montréal à mettre à la porte le pseu- do-policier Saulnier sans plus de cérémonies.Ainsi a toujours été puni ce genre de compromission.Si Pon accepte chez un directeur de police qu\u2019il soit manoeuvré par le plus offrant, sur présentation de télévisions - couleur, yachts, chaines stéréophoniques., i plus forte raison va-t-on encourager les gens honnêtes à dévaliser les bijouteries, voler à l\u2019étalage et frauder le fisc, en prétextant par la suite son poste: l\u2019un directeur, l\u2019autre médecin, un tiers, député.ALAIN DUFAULT Page 4 Le \"Tapage infernal\u201d LE BIEN PUBLIC continue ! .Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 La police va-t-elle y remédier ?Dans notre édition du 23 juin dernier, nous avons reproduit le texte d\u2019une lettre au ton passablement acidulé qu\u2019un touriste américain avait écrite à un ami triflu- vien à la suite de son séjour dans notre ville.On se rappelle qu\u2019il qualifiait Trois-Rivières de « capitale du tapage infernal et de la vitesse excessive», C\u2019est peu flatteur pour notre ville, au temps où nos hôteliers et restaurateurs se plaignent que les touristes nous ignorent ou nous fuient.Depuis la publication de cet article et à la suite de nombreuses protestations qui leur sont parvenues, trois conseillers municipaux ont, d\u2019un commun accord, élevé la voix à une récente séance du Conseil de ville et dénoncé l\u2019inertie du corps de police.Le gérant municipal est allé plus loin encore dans communication entre eux pour s\u2019avertir mutuellement de la présence ou de l\u2019arrivée de la police.Il n\u2019en reste pas moins que le tapage des motards et des voitures sports continue de plus belle dans les rues qui devraient normalement être les plus paisibles, parce que les plus anciennes et vénérables de notre cité, particulièrement les rues Notre-Dame, des Ursulines, des Casernes, la terrasse Turcotte, Bonaventure, Laviolette ainsi que le boulevard des Forges.Chaque soir les motards enfreignent trois des règlements de circulation les plus importants: vitesse, bruit et dépassement sur une double ligne blanche.On ne peut pas dire que ces infractions se font au nez de la police, car on voit rarement un agent.Cinq citoyens nous ont affirmé qu\u2019ils se sont amusés (si on peut dire !), un soir, à noter les infractions à la circulation, à la place du Flambeau, caron sait.De sept heures a onze heures: 138 motards et autos de course (presque toujours les mémes) faisant un bruit de pétarade exorbitant; 96 allant, selon leur jugement: à une vitesse dépassant les limites de la loi et de la prudence ; 53 dépassant une double ligne sur la rue Bonaventure.Pendant ce temps, une voiture de police circula seulement deux fois, flegmatiquement, sans arrêt et sans dresser de contravention.Dans le même temps, un policier s\u2019intéressait à placer des billets de stationnement trop prolongé à des automobiles sur la rue Notre-Dame.Nous nous faisons ici le porte- parole de centaines de citoyens qui n\u2019osent se plaindre eux-mêmes ou intervenir, par crainte de représailles de la part de ces motards, dont plusieurs sont des voyous, ou du moins se comportent comme tels et n\u2019ont aucun sens des responsabilités et aucun esprit civique.état de choses déplorable, indigne d\u2019une ville civilisée et dont on ne retrouve d\u2019exemple que dans les films du \u201cfar west\u201d américain à une époque révolue.La solution est évidemment entre les mains de la police.Qu\u2019at- tend-elle pour agir?Qu\u2019elle commence par faire respecter le régle- ment municipal numéro 5 \u201cpour pourvoir à l\u2019organisation d\u2019un corps de police pour maintenir la paix, l'ordre et la sécurité publique dans la cité\u201d.Que la police ~pplique particulièrement, dans le cas qui nous occupe ici, l\u2019article 34, que nous citons: \u201cIl est défendu de se servir de voitures bruyantes, ou de les conduire avec bruit, ce qui comprend entre autres tout véhicule automobile, motocyclette et autoneige\u201d.Qu\u2019on applique donc tout simplement la loi.Les citoyens seront satisfaits, sachant que le corps policier accomplit son de- ses remarques.Il soupçonne les motards de posséder un système de 7 TRIBUNE #LIBF refour de plusieurs rues, comme RE 4 L'opinion d\u2019un vieux trifluvien sur quelques problèmes locaux Chaque jour ou chaque semaine le public a l\u2019occasion de connaître l\u2019opinion des journalistes attitrés sur les événements de de l\u2019heure.Mais on a rarement l\u2019occasion de connaître l\u2019opinion du public, sauf dans les quelques lettres ouvertes qui nous sont adressées.Souvent, sinon la plupart du temps, il s\u2019agit d\u2019opinions intéressées plus qu\u2019intéressantes.En voici quelques-unes que nous avons nous-mêmes sollicitées et que nous avons obtenues grâce à l\u2019amitié ui nous lie à ce sympathique citoyen doué d\u2019un profond esprit civique.Mon cher directeur du journal \u201cLe Bien Public\u201d, Lors d'une récente rencontre aux Vieilles Forges, invités que nous étions par Radio- Canada et les autorités municipales, nous avons ensemble discuté de divers problèmes qui concernent notre ville.Vous m'avez dit: \u201cJ\u2019aime votre franchise, votre sens civique éclairé.Pourquoi ne pas livrer vos opinions au public par la voix de notre journal.Je suis sûr que vos commentaires seraient fort appréciés\u201d.Je vous ai répondu à peu près en ces termes: \u201cJe vous remercie de vos compliments.Mais j\u2019aime parler, et je ne sais pas écrire\u201d.Vous avez rétorqué: \u2018Ecrivez comme vous parlez, et tout ira bien.Ce sera vivant\u201d.J'ai réfléchi à votre proposition.Je maintiens que je ne sais pas écrire.Mais, vous vous en êtes aperçu, je puis parler.Aussi j'ai dicté les propos suivants à ma fille qui est sténographe.Je crois que ça revient au même et que vous serez satisfait.1\u2014Le problème des Vieilles Forges.\u2014 Le site appartient au gouvernement provincial, plus précisément au ministère des Affaires cul- .turelles.Et ce depuis plusieurs années.Ce ministère n\u2019a rien fait pour améliorer ce site et le mettre en valeur.Le ministre Chrétien l\u2019a dit récemment, et il a raison.Voici que le Fédéral offre de l\u2019aménager et de l\u2019ouvrir au public.Ici la chicane commence.Le Fédéral, dit le Provincial, n\u2019a pas à se mettre le nez dans nos affaires, même à coup de millions.Décision ridicule du ministère provincial, qui cherche sans cesse à obtenir du gouvernement central des millions supposés nous appartenir.Voici une belle occasion d'entente, et on la refuse.2\u2014Le manoir Niverville.Sa restauration, ou plutôt sa transformation, coûtera au bas mot trois cents mille dollars.On aurait pu le restaurer avec au plus cinquante mille dollars, et les citoyens auroient été satisfaits.La différence \u2018aurait pu servir à améliorer et restaurer d'autres reliques de notre passé, dont le vieux moulin qui se détériore d\u2019année en année, et le premier cimetière anglican, rue St- François-Xavier, si riche d\u2019histoire.Ce qui est plus grave, en ce qui concerne le manoir Niverville, c\u2019est qu\u2019on l\u2019a complètement défiguré au point de le rendre méconnaissable.C'est ici l\u2019opinion de tous les vieux trifluviens comme moi.Ce n'est plus notre Manoir.Je comprends mal que les autorités municipales, nos corps publics, etc.n\u2019aient pas protesté contre ce massacre.Mais le mal est fait.Le ministère des Affaires culturelles portera à jamais l\u2019odieux de cette défiguration.3\u2014Où est notre esprit civique ?Mon cher rédacteur et ami, un mot avant de terminer.Je trouve que nous manquons d'esprit civique, de solidarité, Nous protestons individuellement, chacun de notre côté, mais sans cohésion.C'est là ma franche opinion.Je suis à blâmer comme les autres, je le confesse humblement.En toute franchise, UN VIEUX TRIFLUVIEN Que faire pour remédier à cet voir.Del Dugré votre agent Molson, c'estun gars bien de chez nous fier de son choix ot to ots 2/68: qu'on Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 Page 5 le ministère des Richosses naty- .° relles, par l\u2019intermédiaire de la Di- Les premiers rejetons oe, pour depuis quelques du boeuf musqué au nouveau Québec \u2014_\u2014 Nos réalisations sont nos meilleurs références Toujours au service des Trifluviens et des entreprises du Coeur du Québec Gérard Gaudreau & Associés Ingénieurs Conseil BUREAU: Edifice Place Royale SUITE 1003, TROIS-RIVIERES 379-6245 RES.: 760 DE L'ESPERANTO, TROIS-RIVIERES - 375-9427 ST-MAURICE MUSIC BOER EE- LA) 1538 Champlain-Trors-Rivieres LOUIS VETERE, Gérant VERIFIEZ AU MAGASIN NOTRE SPECIAL DE LA SEMAINE.LOCATION DE PHONOS (orthophoniques) _ MACHINES D\u2019AMUSEMENT hoix de C DISQUES CASSETTES Parlons courses automobiles L'épreuve de la Molson Tram-Am, la course la plus prestigieuse sur circuit routier au Québec, cette année, avait lieu les 28 29 et 30 juillet, à la piste de 1.3 mille de Sanair International à années des recherches en vue de I'implantation possible du boeuf musqué dans notre Grand-Nord.Déjà, en mai 1971, les boeufs musqués qui servent à l'expérience ont eu leurs premiers rejetons, ce qui est un heureux présage.Jusqu'ici, seul le caribou tirait sa subsistance de la toundra du Nouveau-Québec, immense étendue de près de 200,000 milles carrés où la végétation se trouve en état permanent de sous-utilisation.C'est pourquoi le ministère des Richesses naturelles du Québec tente d'y acclimater le boeuf musqué, dont l'habitat naturel est plus près du Pôle Nord.le ff theatre des narguentes ing DRE RR YN) NL TD GERARD POI VAE ROIS PEN GEORGES CKRRERFE, MARIETTE DUVAL A PARTIR DU 24 JUIN 1972 MARDI, MERCRED), JEUDI à 9h00 SAMEOI (2 spectacles) 7h30 et 1030 DIMANCHE 7h30 - RELACHE LUNOI et VENDREOI Prin epecioun pour etudiante (le dimanche seulement) .$3.00 (plus tone) cosaascsse $3.50 iplue tone) ¥ guichet ou chez Pollock Pow informations ou reservations: 377-3223 Trois-Rivisres Admiselon .St-Pie de Bagot.Cette épreuve était précédée du Challenge 2.5 pour sedans de petite cylindrée, qui fut gagnée par Bert Everett, tandis que les monstres de 305 po.cubes se dispu- térent une bourse de plus de $25,000.Une centaine de pilotes veñant tant du Canada, des Etats-Unis que du Québec, participèrent à ces épreuves.Le Trans-Am fut remporté par Waren Tope après 130 tours de pistes.Nous voyons de gauche à droite sur la photo prise lors de la conférence RÉGINALD DUBOIS conseliler-prog.succossoral Les PARTISANS COOPVIE de presse annonçant ce programme : MM.Dan Pleshoyano, vice-président du marketing à la Brasserie Molson, Maurice Cater, ancien champion.Frank Léveillé, directeur promotion à la Brasserie Molson, Léon Alain, et Dick Brown, pilotes.Murielle Saint-Germain Rés.: 52 Massicotte, C.P.42, Cap-de-la-Madeleine, Qué.Bur.: 1683 rue Royale, C.P.1804, Trois-Rivières, Qué.Rés: 375-9184 Bur: 375-8311 Depuis le 15 juillet Jacques Malchelosse vous invite à un \u2014LAVAGE GRATUIT- (Avec achat minimum de $3.00 dè gazoline) Cire: $0.50 Automobilistes profitez-en \u2014\u2014 q VWAAAAS ARAN CENTRE ESSO AAAS, wean \u2014\u2014- 378-6129 » Royale Page 6 eu Iie Le Ralliement créditiste du Québec tenait un mini-congrès à Trois-Rivières en fin da semaine.Plusieurs résolutions furent adoptées dont la tenue d\u2019un congrès qui doit avoir lieu ou printemps prochain dont Camil Samson n\u2019est pas nécessairement exclus.Pour ce qui est des élections fédérales, M.Phil Cosette (3ème dans l\u2019ordre) a notamment déclaré qu'il prendra position en temps et lieu.Celui-ci a même laissé entendre IL N°Y A PAS DE DOUTE.Pat CUITE DE 10% D\u2019HUILE.A ° Economie garantie de 10% d'huile Avec une fournaise Econojet de Gulf, nous garantissons, par écrit, que vous économiserez au moins 10% sur votre consommation d'huile à chauffage de l\u2019an dernier.; Programme de paiement de 10 ans Ce programme vous rend l'acquisition d\u2019une fournaise chose facile.Pour plus de renscignements, consultez votre Centre de Confort au Foyer Gulf ou votre entrepreneur autorisé en chauffage.Chauffage sûr et propre La fournaise comporte des dispositifs qui vous assurent un chauffage propre et sans danger et un fonctionnement sûr ct rapide.Toutes les pièces sont construites de façon à éliminer les bruits que produisent habituellement l\u2019expansion et la contraction.Centre de Confort au Foyer Gulf Votre Centre de Confort au Foyer Gulf a tout pôur assurer votre confort à longueur d\u2019année: chauffe- - eau, climatiseurs, humidificateurs, déshumidificateurs.épurateurs d'air et chaufferettes pour piscines.Vous, bénéficiez aussi de 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nerfs solides.À leurs côtés, on reconraît MM.Lucien Bachand, -vice-président, et Clément Patry, vice- président adjoint.(A.B.) À MODÈLE GEL 85-111 FOURNAISE ECONOJET DE GULFS'il n'y à plus de doute au sujet du mauvais état de votre viçille fournaise, faites-vous installer une fournaise.Econojet de Gulf dès aujourd'hui\u2014et économisez 10% d'huile à chauffage l'an prochain, 2 0 0 ; Payez en 10 ans\u2014vous n\u2019effectuez le premier versement que le ler octobre 1972.Plus installation ct taxes.Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 NS S >.| + .ENS RL .\u2014 Une fois de plus, l'exposition de Trois-Riv:ères est à ros portes.Cette année, les dirigeants ne semblent vouloir ne rien ménager pour en assurer la réussite.Ils ont choisi un thème fort approprié pour la conférence de presse qui se tenait sur le M/S Jacques Cartier! \u201cQuel Voyage |\u201d.Parmi les principales attractions, il \u2018aut souligner : l'Orchestre Bavarois d\u2019Hans Stumph, la compétition culturiste, la lutte Grand Prix, le Grand Cirque, les courses sous harnais, la Montgolfière, le salon de l\u2018artisanat, le pavillon commercial et les autres attractions habituelles pour une telle Sur la photo, nous reconnaissons M.Jean Alarie, M.Beaudet et le maire AVIS Me PIERRE LANGLOIS foire.CROISIERES M/S JACQUES CARTIER he =f AVOCAT 3 EXCURSIONS PAR JO désire aviser la Dép.10 h 00, durée 2 h: $2.50 population que Dép.1h30, durée 3 h: $3.00 Dép.8h 15, durée 3h: $3.00 SAM.» DIM, Danse avec orchestre Réservations et informations: Capitaine Luc Harvey son étude légale est désormais située au 186 BONAVENTURE C.P.64 \u2014 Trois-Rivières Tel 375-3000 TROIS-RIVIERES Tél: 379-2200 Disponible pour groupes la plus importante société de fiducie canadienne - française TRUST GÉNÉRAL «++».«DUCANADA SERVICES FIDUCIAIRES COMPLETS = = Edifice Place Royale, Trois-Rivières Tél.: 378-4875 VENEZ HABITER MAINTENANT Une maison pas comme les autres une FUTURA SA COMMENCEZ A PAYER LE ler SEPTEMBRE Visites 2 à 5h \u2014 7 à 9b, 681 GUILBERT 100 SAUVAGEAU, CAP PROXIMITE NOUVEAU PONT 374-3478 378-3955 378-6888 CLAUDE-G.LAJOIE LTEE COURTIER/CONSTRUCTEUR XBT man Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 Un père ne démissionne pas J'ai lu avec une bien vive joie les récentes réflexions de Jean Guitton sur les neuf ans de pontificat de Paul VI.(Oss.Rom.14-7- 72).Quel bon sens ! Quelle sérénité dans ces lignes d\u2018un penseur chrétien ! Ces brèves notes \u2018\u2019Après neuf ans\u2019, sont plus apaisantes et plus constructives que les propos insinuants de certains journalistes, clercs ou laïcs, sur \u2018\u2019l\u2019âge\u201d\u2019 du Pape régnant.On épilogue subtilement sur \u2018\u2019l\u2019âge de démission du Pape\u201d ! On veut a tout prix faire publicité autour de l\u2019âge, comme sur \u2018\u2019l\u2019âge de démission des évêques\u201d .Les tenants de l\u2019école des \u2018groupes de pression\u2019\u2019 sont a l'oeuvre! .Mais que valent ces battements d'ailes devant le souffle de I\u2019Esprit de Dieu?.qui réduira à néant leurs mesquins calculs.Au matin du 21 juin 1963, quand le Cardinal Giovanni Battista Montini accepta le Souverain Pontificat, le nouveau Pape, prenant le nom de Paul VI, eut une vision lucide de sa Mission.|| entrait dans un nouvel état de vie.\u2018Ce qui, jusque-là, écrit Jean Guitton, en lui était personnel, sans écho, va se trouver retentir partout, livré à la critique, au jugement.La vie privée désormais lui est impossible, et avec elle la détente, le repos, l\u2018arrêt, le \u2018\u2019suspens\u201d : il faut aller jusqu\u2019au bout.Et même la vieillesse, la retraite, ce temps intermédiaire que tout esprit désire avoir entre l\u2019activité et la mort, cela ne lui sera pas donné.Il faut aller jusqu\u2019au bout.On se décharge d\u2019une fonction.On ne se décharge pos d'un état, comme d'être fils, époux, père.Pas plus qu'on ne peut cesser de penser ou d'être artiste.\u2018 Remarquons cette belle pensée: \u201cOn ne se décharge pas d'être père\u2026 mère, époux.\u201cOn ne démissionne pas d'être - père.\u201cLe Pape, en fait, écrit encore Jean Guitton, pour les fidèles et pour beaucoup d\u2018incroyants, représente \u2018la Paternité universelle: || est \u201cL'Homme blanc\u2019 en qui notre humanité se reconnaît.Or la paternité n'a jamais été liée à l'âge, à la santé.On pourrait même dire que le sentiment qui m'attache à mon père se purifie et croît à mesure qu'il est corporellement plus faible.Vieillir, c\u2019est avoir tous les âges.C\u2019est même essentiellement jeunir, du point de vue de la maturité et de l'expérience, La paternité, qui ici se confond avec la souveraineté spirituelle, ne peut s'éteindre qu'avec le dernier soupir.\u201d Il faut relire ces dernières lignes: \u2018\u2018Vieillir, c'est avoir tous les âges.La paternité ne peut s\u2019éteindre qu\u2019avec le dernier sou- if .pir Mgr Joseph-L.Beaumier Il y a 200 ans naissait le duc d\u2019Enghien Petit-fils du prince de Condé, le duc d\u2019Enghien naquit à Chantilly le 2 août 1772.Il émigra en 1789 et combattit la Révolution dans l\u2019armée de son grand- père, \u201cAprès la dissolution des régiments royalistes (1801), précise le Dictionnaire de lu Révolution et de l\u2019Empire (Larousse), il s'installa à Ettenheim (pays de Bade), oti il vécut en compagnie de la princesse Charlotte de Rohan- Rochefort, sa cousine (et peut-être sa femme), d\u2019une pension octroyée par les Anglais.Lorsque le complot de 1804 contre le Premier consul fut découvert en France, Cadoudal, saisi par la police, avoua qu\u2019il avait attendu pour agir l\u2019arrivée à Paris d\u2019un prince de sang.Dans sa colère, Bonaparte crut, ou feignit de croire, qu\u2019il s\u2019agissait du duc d\u2019Enghien.Sur son ordre, un escadron de dragons franchit le Rhin et enleva le prince (15 mars).Celui-ci fut mené a Strasbourg, puis a Vincennes.Arrivé le 20 mars au soir, il comparut aussitôt devant un tribunal militaire présidé par le général Hulin.Le conseiller d\u2019Etat Réal avait été chargé de diriger l\u2019interrogatoire, mais, pour des raisons demeurées obscures, il arriva trop tard à Vincennes.Dans la nuit même, en effet, le procès avait eu lieu.L\u2019accusé avait nié toute participation au complot, mais s\u2019était vanté d\u2019avoir pris les armes contre la République.Déclaré coupable de trahison, il fut condamné à mort et fusillé séance te: nante, le 21 mars, dans les douves du château.Il avait demandé à parler au Premier consul.Cette requête avait été repoussée par Hulin et par Savary, qui commandait les troupes.Il semble que Bonaparte ait appris avec étonnement, sinon avec contrariété, la nouvelle de l\u2019exécution, mais il en assuma toute la responsabilité.\u201d LE BIEN PUBLIC Notules d'actualité Excellentes nominations Le gouvernement provincial vient de permettre à deux excellents hommes de loi d'accéder à la magistrature.Bien peu de nominations ont été à ce point justifiées.Mtre François Drouin qui.depuis 1945, était président général des élections, poste qu\u2019il remplit avec une droiture et une impartialité qui n\u2019ont jamais été mises =n doute, appartient à une des plus importantes familles de juristes de Québec.11 apportera i ses nouvelles fonctions le méme souci de justice.Quant a Robert Cliche, il est reconnu depuis longtemps pour ses idées d\u2019indépendance et son franc parler.Son rêve est de rendre ses concitoyens meilleurs et de leur permettre de réaliser leurs légitimes aspirations.Sa nouvelle fonction de juge le place à un niveau social où il pourra rendre de grands services.Sa philosophic de lu vie le désignait tout naturellement à cette fonction.A tous deux.nos meilleurs voeux.Le décès du père René Baudry On le savait malade depuis plusieurs mois, d\u2019une mala- dic qui ne pardonne pas.Son décès à Paris, le 25 juillet dernier, n\u2019a surpris aucun de ses nombreux amis, mais il nous afflige tous.Le père Baudry était à Paris la providence des Canadiens amateurs d'histoire.11 avait remplacé Robert de Roquebrune aux Archives ct son dévouement n\u2019avait pas de limite.H a peu publié, mais a amassé quantité de notes précieuses.L'étude sur Madame de Champlain qu\u2019il a confiée aux Cahiers des Dix dans l\u2019édition de 1968 est une oeuvre de grande valeur.Il apporte sur l\u2019épouse du fondateur de Québec des documents inédits qui témoignent de sa profonde érudition.La congrégation des Pères de Sainte-Croix perd en lui un de ses membres contemporains les plus précieux.Et L\u2019opinion de Mme Claire Roy Cette sympathique journaliste, dont les articles sont toujours un enrichissement, consacre su chronique du lundi 31 juillet à nos monuments historiques.Elle y apporte son bon sens coutumier.Au sujet du manoir Niverville, elle rejoint Popition qu\u2019un de nos correspondants émet dans une autre colonne de notre journal.Ce n\u2019est plus le manoir que les Trifluviens ont connu et aimé.\u201cOn n\u2019a pas, écrit-elle, tout à fait respecté le style de la maison primitive.C\u2019est très beau, mais c'est diffé- rent de ce que c\u2019était dans le passé\u201d.Personne ne contredira notre collègue du Nouvelliste, d\u2019autant plus que Pintérieur de la maison a subi des modifications aussi impor- lantes, sinon plus, que la facade.Les esthéticiens n\u2019auraient pu modifier plus atrocement Page 7 et de façon plus méconnnis- sable le visage d\u2019une vicille et respectable dame.LE FOUINEUR Il y a 15 ans mourait Malaparte Le 19 juillet 1957 mourait à Rome le grand écrivain italien Malaparte.Observateur de la vie humaine, souvent irritant par son lyrisme et sa brutalité, il possède un style souple et puissant, qui dénote un vigoureux tempérament littéraire.« Ayant pris goût au cynisme dans la vie aventureuse de soldat et de correspondant de guerre, li- sons-nous dans le Larousse 3 volumes, il a donné des tableaux réalistes de la vie moderne dans Kaputt (19 44), la Peau (1949), Ces sacrés Toscans (1956).Il a fait jouer à Paris deux pièces écrites en français: Du côté de chez Proust (1948) et Das Kapital (1949).Au cinéma, il a mis en scène le Christ interdit (1950) ».LA DEMI-DOUZAINE DE MOTS A CORRIGER (XXXIX) EXPRESSIONS COURANTES par Louis-Paul Béguin Formes fautives Demander une question Acter C'est trop de troubles En autant que Patroler Patroniser PPAR.S L'AGENCE DE DISTRIBUTION C.R.R.inc.Sinvite les commerçants, maisons d'affaires, industries à se prévaloir de son service de distribution de MACHINES A CIGARETTES ® Pour de plus amples informations : Tél.résidence: 374-9348 ou Bureau: 374-6939 Formes correctes Poser une question Jouer C\u2019est trop de travail, - c'est trop d\u2019ennui Pour autant que, à condition que Patrouiller Patronner (une candidature) I 2RVTOV6 NO NYO NE NYONVONYONYONVOOYONŸO VYONYO NYONYONTONYONTONTONO SE Pour rendez-vous Tél.: 375-2944 Dr Denis Morin OPTOMETRISTE Verres de contact.(vos noms et adresse s\u2019il s\u2019agit d\u2018un abonnement-cadeau) I'histoire canadienne, un 110A, des Forges Trois-Rivières.chercheur infatigable.T2 n'en coûte quiz 83, pou (E Paiement ins | .non coûte 3.pour | © Paiement inclus.2 | II .que $.po () Paiement sur facture.| 5 à abonner à notre journal.[] C\u2019est un renouvellement.& | DJ C'est un abonnement-cadeau au | 9 VEUILLEZ ADRESSER .destinataire dont les noms et 0 2 | LE BIEN PUBLIC POUR UN AN À adresse apparaissent ci-dessous, um | suivis de mes propres noms et | sin adresse.Qo Sy ;| Nom | a3 535 Adresse | g © =] | 200 Ville 3 o 8 Q-d \", | ° Page 8 L'AVENTURE _\u201cANTI-SÉMINAIRE\u201d LE BIEN PUBLIC \u201cLa seule voix à écouter\u201d Le prêtre qui lit à tête et coeur reposés, et surtout devant le S.Sacrement, le récent discours de Paul VI sur l'identité du sacerdoce en Jésus-Christ, découvre facilement qu\u2019on ne se prépare pas à un tel sacerdoce de façon aventureuse.Le prêtre de Jésus-Christ est un disciple qui écoute son Maître Jésus.«Il écoute la voix de l'Eglise, dit le Pape, quand elle parle dans l\u2019exercice de son Magistère, soit extraordinaire soit ordinaire.» Nos « sécularisants» modernes n\u2019aiment guère les paroles du Pape, qui désapprouvent leur attitude et leur comportement peu conformes aux disciples de Jésus- Christ.« Que de choses à dire, dit Paul VI, sur le fait que nous sommes à l\u2019école de Jésus-Christ, spécialement en ce temps où nous sommes assaillis par la sécularisation, par la tentation de faire perdre au clergé ce qui le marque extérieurement, et aussi, malheureusement, ce qui le marque intérieurement.Ce qu\u2019on appelle le « respect humain », qui a fait tomber Pierre lui-même, pourrait nous induire nous aussi en tentation de cacher ce que mous sommes, et nous faire oublier l\u2019exhortation de saint Paul: « Ne vous conformez pas au siècle présent », alors que l\u2019imitation de Jésus-Christ doit être l'inspiration qui guide pratiquement notre conduite.» (Os.R.25-2-72).Si, d\u2019une part, on minimise des valeurs d\u2019Eglise, d\u2019autre part, on surestime des valeurs humaines.On ne parle presque plus que de «sciences humaines », même dans les milieux où évoluent prêtres et futurs prêtres.On perd de vue l'équilibre du vrai bon sens, de l\u2019authentique sagesse chrétienne.Elle tombe juste, cette remar- qu du Cardinal Garrone: «Que de fois aujourd\u2019hui, quand on achève la lecture d\u2019un article, voire d\u2019un livre, qui se disent «de théologie », ne reste-t-on pas déconcerté! Où est la Parole de Dieu?Celle-ci ne peut avoir qu\u2019une seule place: la première.» (Oss.R.9 juin, 1972).« Pourquoi des prêtres, disait le Cardinal Daniélou (4 août 1970), s\u2019imaginent-ils que Dieu n\u2019intéresse pas les hommes d\u2019aujourd\u2019hui, et que pour les intéresser il faut leur parler de questions sociales, de questions sexuelles ?Est-ce qu\u2019ils ne se trompent pas profondément ?Est-ce que, au contraire, il n\u2019y a pas chez les hommes d\u2019aujourd\u2019hui un immense besoin de Dieu ?.Ce ne sont pas des sociologues, ce ne sont pas des psychanalystes, ce ne sont pas des physiciens, qui remplaceront jamais le prêtre dans la société.» (Doc.C.1 nov.1970, p.979).Pourquoi faire état toujours et avant tout de la « dimension humaine » pour le prêtre d\u2019aujourd\u2019hui ?L\u2019étude des enquêtes sociologiques tiendrait-elle lieu d\u2019étude de théologie ?Les rapports de telles enquêtes sont-ils plus autorisés que les Décrets du Concile sur l\u2019Eglise, sur la Charge pastorale des évêques, sur le Ministère des prêtres, sur la Formation des prêtres ?.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on a développé, souvent par «mode de pression », l'engouement pour les « Rapports » d\u2019enquêtes sociologiques, que la vérité directrice sort de ces rapports; comme ce n\u2019est pas le nombre des théologiens, même ceux qu\u2019on appelle « professionnels », qui produit la vérité.Aujourd\u2019hui, il faut être particulièrement attentif à ne pas se laisser entraîner dans le sillage des courants modernes de « vérité dirigée».Le mot de S.S.Paul VI aux évêques de l'Eglise universelle est à retenir.« Les conclusions de telles enquêtes ne sauraient constituer par elles-mêmes un critère déterminant de vérité.» (8 déc.1970).A lire certains théoriciens de la Pastorale, on a l\u2019impression que la Religion change d'objectif : au lieu d\u2019être la Religion de Dieu avec le Sacerdoce de Jésus-Christ, on trouve une « religion de l\u2019homme » avec un sacerdoce à sa taille et à son image.De telles faiblesses, et d\u2019autres encore, inhérentes aux expériences actuelles, se ramènent à une déficience radicale : un manque de confiance en l\u2019Eglise, et en l\u2019Eglise de Rome.Ce manque de confiance, hélas! il est trés actuel.S.S.Paul VI vient de le dire (23 juin dernier) : « Aujourd\u2019hui.le manque de confiance envers l'Eglise est fort chez un certain nombre de chrétiens et même de prêtres et de religieux; manque de confiance qui aboutit parfois même à une certaine agressivité, mais qui prend aussi, et plus souvent, la forme du découragement et de la désillusion.» (Oss.Rom.7 juill.1972).« La confiance dans l'Eglise, ajoute le Pape, se fonde sur les promesses et sur les charismes divins qui l\u2019accompagnent; sur le patrimoine de vérité transmis par la Tradition authentique; sur sa structure constitutionnelle et mystique.» Ce qui doit « prévaloir, dit encore le Pape, c\u2019est la foi-con- fiance demandé par Jésus-Christ à ses disciples, pour nous prémunir contre la peur et le découragement » \u2026.Quelques jours plus tard (29 juin), le Saint-Père disait: « On n\u2019a plus confiance dans l\u2019Eglise.On met sa confiance dans l'Eglise.On met sa confiance dans le premier prophète profane venu, qui vient à nous, parlant de la tribune d\u2019une journal ou d\u2019un mouvement social, et on court après lui pour lui demander s\u2019il possède la formule de la vraie vie, sans penser que nous sommes déjà en sa possession, que nous en sommes les maîtres.Une puissance adverse est intervenue, dont le nom est le diable, ct êtr mystériux auquel saint Pierre fait allusion dans son épitre.Nous croyons, dit le Pape, à quelque chose de « préternaturel », qui est venu dans le monde précisément pour troubler, pour étouffer les fruits du Concile oecuménique, et pour empêcher l\u2019Eglise de chanter sa joie d\u2019avoir repris pleinement conscince d\u2019elle- même.» (Doc.Cath.16 juil.1972, p.658).Revenant a notre sujet, « l\u2019aventure anti-séminaire », ajoutons que dans certains milieux de vie, le climat surnaturel est loin d\u2019être vivifiant.On ne trouve guère l\u2019ambiance que développaient autour d\u2019eux les saints, fondateurs ou initiateurs d\u2019oeuvres apostoliques durables, tels un saint Jean Eudes, un saint Vincent de Paul, un saint Charles Borromée, un Monseigneur de Laval, un Monsieur Olier, etc.On oublie de faire appel à l\u2019esprit de sacrifice, aux exigences des Béatitudes.Et pourtant aujourd'hui, comme toujours, Dieu suscite de l'énergie, du courage, de la foi, chez des jeunes.Plusieurs ont tout ce qu\u2019il faut pour se donner à Jésus-Christ, à l\u2019Eglise, au service des âmes, par une authentique vocation.Telle cette jeune fille, qui voue sa vie joyeuse et ardente au service de prêtres âgés et dont la piété n\u2019a d\u2019égale que le coeur au travail; tels ces étudiants d\u2019un coilège public qui, au témoignage de l\u2019abbé Anselme Longpré, veulent et cherchent un séminaire « pour trouver, disent-ils, un lieu convenable, une maison où l\u2019on apprend à se recueillir, à prier, à étudier sérieusement.» (Marie et Notre Temps).Si nous voulons attirer des jeunes vers un idéal de vie, vers un véritable héroïsme, dont notre temps a grandement besoin, faisons-leur entendre la grande voix, la seule voix à écouter, celle du Successeur de PIERRE, M.V.d\u2019Ormesson, ancien ambassadeur auprès du Vatican, disait dernièrement de Paul VI: « Puisque nous traversons une crise de civilisation, que nous ne savons plus où est la raison et la déraison, pourquoi ne pas écouter tout simplement celui qui, par définition, a l\u2018âme de notre humanité palpitante entre les mains et qui est le gardien du dépôt de la foi ?Mais, qui suit cet enseignement du Pape ?Pourquoi cette grande voix n\u2019est-elle pas plus écoutée » ?(Am.CI.23 sept.1971, p.524).«Le Pontife Romain, comme successeur de Pierre, est le principe perpétuel et visible, le fondement de l\u2019unité tant des évêques que de la masse des fidèles.» (Constitution sur L'Eglise, n.23).En terminant ces réflexions, je ne puis mieux faire que de citer les paroles enflamées des 2318 évêques, qui ont voté le Décret sur la Formation des prétres (28 oct.1965).Personnellement, j'ai toujours été frappé par ce témoignage de confiance à l\u2019adresse des éducateurs du clergé et des futurs prêtres, vraiment décidés à se consacrer à Dieu.« Poursuivant l\u2019oeuvre entreprise par le Concile de Trente, les Pères de ce saint Concile, en confiant sans inquiétude aux directeurs et professeurs des séminaires la charge de former les futurs prêtres du Christ dans l'esprit de renouvellement auquel vise ce saint Concile, exhortent avec force ceux qui se préparent au ministère sacerdotal à bien se convaincre qu'entre leurs mains reposent l\u2019espoir de l\u2019Eglise et le salut des âmes, et à accepter de bon coeur les normes posées par le présent décret, afin de porter des fruits abondants et impérissables, » (n.22).Tout commentaire ne-pourrait qu\u2019affaiblir ce texte officiel.Que l\u2019Esprit-Saint éclaire les intéressés ! MGR JOSEPH-LOUIS BEAUMIER Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 DICTIONNAIRE ECONOMIQUE ET FINANCIER de l\u2019anglais au français EUGENE LAFOND Depuis la Grande Guerre de 1914-1918, les Etats-Unis constituent le bloc économique le plus puissant du monde.L'époque immédiatement précédente avait été dominée par la Grande-Bretagne.Faut-il s\u2019étonner de la prééminence de l'anglais comme langue internationale des affaires ?Fautil s'étonner des emprunts du français à l\u2019anglais dans la terminologie des affaires ?Le français, langue égale- ne peut se permettre ambigui- ment à vocation internationale, té et imprécision, ou pire encore, absence de vocables en économique.C\u2019est pourquoi au Canada français, peut-être plus qu'ailleurs dans la francophonie, un DICTIONNAIRE ECO- NOMIQUE ET FINANCIER, complet et explicatif, trouve sa justification.L'auteur de cet ouvrage, EUGENE LAFOND, a répertorié plus de 3,000 termes utilisés en Amérique du Nord, pour lesquels il a trouvé une traduction indispensablel souvent déjà acceptée par le bon usage, parfois utilise, seulement par le technicien.Ouvrage de référence, le DICTIONNAIRE ECONOMI- QUE ET FINANCIER vient à point au moment où le français regagne péniblement une place dynamique en Amérique du Nord, et vient combler un vide inquiétant, ce que quelques tentatives européennes n\u2019avaient pu mener à bien.\u201cDICTIONNAIRE ECONO- MIQUE ET FINANCIER, de l'anglais ou français\u201d de EUGENE LAFOND, un volume de 256 pages, est en vente partout au Québec, au prix de $4.00 Pexemplaire.On peut aussi se le procurer chez le distributeur exclusif: L\u2019AGENCE DE DISTRIBUTION POPULAIRE INC.1130 est, rue de La Gauchetière, Montréal 132 (523-1600).TERRASSE STE-MARIE Réservez votre emplacement sur la TERRASSE STE-MARIE en plein centre hospitalier et institutionnel.Quelques terrains de disponibles pour construction résidentielles, unifamiliales, bifamilia- les et multifamiliales, Bureaux ou agents d\u2019affaires, (permis dans le domicile).- La Terrasse Ste-Marie s\u2019étendra à l\u2019arrière de l\u2019Hôpital Ste-Marie, de la rue de La Terrière jusqu\u2019à Laviolette.RENSEIGNEMENTS: 376-6500 POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél.: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 LE BIEN PUBLIC NOTRE-DAME DE L'OSIER Nous avions ce soir-là la visite d\u2019un Père Oblat de Marie - Immaculée, ancien missionnaire dans le Grand Nord Canadien.Après avoir évoqué les souvenirs savoureux de son séjour parmi les Indiens et les chercheurs d\u2019or du Yukon, il en vint à nous demander si nous avions entendu parler d\u2019un lieu de pèlerinage situé non loin de Grenoble, appelé Notre-Dame de l\u2019Osier et dont l\u2019origine coïncidait avec la fondation de la Nouvelle-France.Nous ne le connaissions pas et voulûmes en savoir davantage.C'est alors que notre invité nous fit le récit que voici : «Sous la minorité de Louis XIV, le 25 Mars 1649, dans un hameau perdu du Dauphiné, un cultivateur huguenot (1), âgé de 47 ans environ et marié à une catholique, se met à tailler un de ses osiers (petit arbre de la famille des saules).Il s\u2019aperçoit tout-à- coup que du sang s\u2019écoule par les branches coupées: il en a sur les mains, sur sa serpette et sur ses véte- ments.Croyant s'être blessé, il sexamine mais ne trouve rien.Il appelle sa femme, puis un voisin : tous trois constatent le prodige.Sa femme ne peut s'empêcher de supposer qu\u2019il y a là un avertissement surnaturel car, le 25 Mars, fête de l\u2019Annonciation, était une fête chômée à l\u2019époque, avec défense de travailler aussi bien pour les catholiques que pour les protestants.Pierre Port-Combet (tel était son nom), raconte son histoire a plusieurs amis dans les jours qui suivent.Ces faits étonnants auraient pu être perdus pour la pos, térité, si, à la suite d\u2019une enquête civile, un acte de contravention (avec amende) n\u2019avait été dressé contre notre homme, coupable d\u2019avoir violé la loi.Notre protestant reste très troublé par son aventure.Il songe à se convertir au catholicisme et se lie même d\u2019amitié avec le curé d\u2019un village voisin.Mais les pressions de ses coréli- gionnaires (nombreux dans la région) lui font remettre sa décision, Ses six enfants sont tous baptisés protestants.Pourtant le prodige de l\u2019osier sanglant a été ébruité et des gens commencent petit à petit à venir au pied de l\u2019arbre miraculeux.Pierre Port - Combet vend son terrain; on y bâtit une chapelle et les pèlerinages débutent.Mais il faut une seconde manifestation, sept ans plus tard, pour venir à bout des scrupules et des craintes du « huguenot ».Un jour de Mars 1656, alors qu\u2019il labourait son champ avec ses boeufs, il vit tout à coup paraître devant lui une « demoiselle» vêtue de blanc et de bleu et «d\u2019une beauté si éclatante et d\u2019un port si majestueux» qu\u2019il dira à sa femme : « J'ai vu la plus belle créature qui se puisse jamais voir au monde ».Voici le dialogue entre «la Visiteuse» et Pierre Port-Combert : \u2014 A Dieu sois-tu, mon ami! Que dit-on de cette dévotion ?Y vient-il beaucoup de monde ?\u2014 Bonjour Mademoiselle; il y vient assez de monde par-dela.\u2014 S\u2019y fait-il beaucoup de miracles ?\u2014 Oh, des miracles ! \u2014 Et ce huguenot qui a coupé l\u2019ozier, où demeure- t-il ?Ne veut-il pas se convertir ?\u2014 Je ne sais pas, il demeure bien par dela.\u2014 Ah, misérable, tu t\u2019imagines que je ne sache pas que cet huguenot, c\u2019est toi! Ensuite, Elle lui dit « que le temps de sa fin s\u2019approche, que s\u2019il ne change pas de son état, il sera l\u2019un des plus grands tisons d\u2019enfer qui fut jamais », mais « que s'il en change, Elle le protégera devant Dieu ».Elle lui demande enfin de dire au public « que leurs prières ne sont pas assez ferventes, mais que s'ils les font plus ferventes, ils recevront beaucoup plus de graces et de faveurs de Dieu ».Cette fois, notre homme est profondément ébranlé et déclare à sa femme «la résolution absolue dans laquelle il est de se changer».Mais il faut qu\u2019il tombe gravement malade, cinq mois après, pour abjurer solennellement le protestantisme devant plusieurs témoins, tant religieux que civils.Sept jours après, il meurt dans les plus pieuses dispositions, après avoir reçu les sacrements et on l\u2019inhume, selon son désir maintes fois exprimé, près de l\u2019osier miraculeux.Après ces derniers évé- nements, le hameau perdu devient rapidement un haut-lieu de pèlerinage, dédié à Notre-Dame de l\u2019Osier.Une chapelle «en dur » succède au premier oratoire.On compte parfois jusqu\u2019à vingt-cinq pèlerinages dans la même journée! Il arrive que les gens se confessent durant des nuits entières; de nombreux miracles se produisent.Les calvinistes de la région se convertissent, à commencer par les propres enfants de Pierre Port-Combet.A partir de 1834, les Oblats prennent l\u2019Oeuvre en main et travaillent à l\u2019érection d\u2019une grande basilique, consacrée en 1873.De nos jours, les pèlerinages sont beaucoup plus rares : deux fois l\u2019an en principe, pour le 15 Août et pour le 8 Septembre.Le reste de l\u2019année, les visiteurs y viennent individuellement ou en famille, mais de nombreux ex-votos très récents témoignent des faveurs \u2014 surtout spirituelles \u2014 que la Sainte Vierge continue d\u2019accorder à ceux qui l\u2019invoquent ».Ainsi se termina le récit du Père Oblat.Nous étions surpris de le voir aussi documenté sur le sujet, mais en nous quittant, il nous offrit discrètement un petit livre fort bien présenté, intitulé «Notre - Dame de l\u2019Osier », dont il était l\u2019auteur.En effet, sa communauté l'avait chargé en 1966 de faire une étude sur les origines historiques de ce lieu prédestiné, Cet ouvrage (2) nous intéressa énormément et nous prouva que l\u2019histoire extraordinaire de Pierre Port- Combet n\u2019était pas une légende, car l\u2019auteur avait retrouvé, après des mois de patientes recherches, les documents authentiques de l\u2019époque, dans les archives départementales de l\u2019Isère, de la Drôme et dans les bibliothèques de Grenoble et de Lyon.Quelque temps apres, nous acceptions avec joie l\u2019invitation de nous joindre à un pèlerinage spécial de laïcs traditionalistes, dirigé par le même religieux.Près de la petite ville de Vinay, dans un paysage de collines verdoyantes coupées par des vergers de noyers, avec comme décor la chaîne de montagnes du Vercors, nous aperçumes au loin de la basilique en briques roses de Notre-Dame de l\u2019Osier, se détachant sur un ressaut.Nous nous retrouvâmes environ cent cinquante : hommes, femmes et enfants représentant tous les âges et toutes les conditions, venus de Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Valence et Annecy, par un beau dimanche ensoleillé de Juin.Notre animateur nous réunit d\u2019abord pour nous faire l\u2019historique du pèlerinage.Pour notre part, nous le connaissions déjà, mais je notai deux points qui en font l'originalité : Le premier, c\u2019est que par le prodige de l\u2019Osier Sanglant, Dieu intervint pour rappeler l'honneur et le respect que l\u2019on doit à sa Mère.Le second, c\u2019est que contrairement à Lourdes, La Salette ou Fatima \u2014 par exemple \u2014 où les voyants étaient des enfants, à No- tre-Dame de l\u2019Osier, c\u2019est un homme mûr et, de plus, un protestant.Ce fut ensuite la Grand\u201d- Messe (de Saint Pie V) dans la Basilique.Les voûtes gothiques résonnèrent des chants grégoriens, dirigés par trois laïcs.A part la lecture de l\u2019Epitre et de l\u2019Evangile et le cantique final, le latin reprit sa place normale.Quelle piété, quelle ferveur dans l'assistance! Je surpris des larmes dans les yeux de plusieurs fidèles, profondément émus de retrouver la belle liturgie qu\u2019ils croyaient oubliée désormais.Puis ce fut le repas à l\u2019ombre de beaux tilleuls en fleurs.Une fois rassasiés, les enfants jouent sur la pelouse, les adultes conversent paisiblement et ce sont des moments d\u2019agréable détente dans un paysage enchanteur, tout près d\u2019une petite chapelle érigée à l\u2019endroit précis où la « belle Dame» apparut au laboureur : Notre - Dame de Bon-Rencontre.Dans l'après-midi, le Père nous réunit à nouveau pour une conférence.Il nous parla cette fois d\u2019un miracle bien plus ancien que celui de I'Osier, un miracle sur lequel repose toute la foi Catholique : la Résurrection du Christ, dogme que certains «théologiens » d'avant-garde .attaquent d\u2019une façon plus ou moins voilée en 1972.A nouveau le prêtre se double de l'historien pour nous rappeler que notre foi s\u2019appuie sur des vérités his- Page 9 toriques et non sur des « illuminations » ou des «rencontres intérieures » qu\u2019auraient eues les Apôtres.A l'appui de sa thèse, il nous lit les passages les plus marquants des Evangélistes sur les apparitions du Christ ressuscité a ses disciples ; puis le témoignage de Saint-Paul dans ses Epitres et enfin celui du grand apologiste Tertullien (qui se situe vers l'an 185 après J.-C.).Le prédicateur a atteint son but: nous avions été réconfortés par le très bel office du matin, nous sommes maintenant confirmés dans la Foi de toujours par le rappel des fondements de notre Credo.Je retiens cette conclusion lapidaire, dite avec une force et una conviction profondes: «Tout ce qui, au 20e siècle, est nouveau et ne cadre pas avec la foi de toujours, est à rejeter et est, soit hérétique, soit « babiole» sans importance ».Un peu de temps libre nous permet ensuite de visiter la Basilique et ses richesses: les reliques de l\u2019Osier qui saigna en 1649; une très ancienne statue de la Vierge, rescapée de la tourmente révolutionnaire; la mare près de laquelle poussait l\u2019Osier, découverte sous la sacristie par notre ami historien et conservée de façon étonnante près du tombeau de Pierre Port- Combet, retrouvé en même temps.Avant de nous séparer, ce fut la récitation du chapelet, suivie d'un Salut Solennel au Saint-Sacrement.Des poignées de mains chaleureuses s'échangent; on se surprend à formuler le souhait que d'autres journées semblables se représentent, car la France a été et reste le fief de la Très Sainte Vierge et les lieux de pèlerinage où elle est honorée ne se comptent plus.Pèlerins modernes, chacun reprend ensuite la route dans son automobile, avec au coeur la joie et le souvenir d\u2019un dimanche exceptionnellement bien rempli.Marie Prayal Lyon, 30 juin 1972 (1) Calviniste dans le langage du temps.(2) « Notre - Dame de J\u2019Osier», par le R.Pere L.Delarue, o.m.i.Il est possible de se procurer ce livre en écrivant au R.P.Coste, o.mi., Curé de Notre - Dame de de l\u2019Osier, F 38470 VI- NAY (France). Page 10 LE BIEN PUBLIC Vendredi, les 28 juillet et 4 août 1972 ob.4 25 a nt x nr 1d A A 5 A : as ¥; rai oe eo \u201c4 \\ A y & Ÿ o> ie set a ft ; it Jo i = met : | AA Ney gost ks 2 4 } Oy au x 4 ps ë B 2 22 =, a i = #1 sy a Ÿ ut Farm) 5 HA Ee * Co» es i iit ; b tL ry Fahy Mi ; \"RS §* a x qua Et puus GR0S-4 Loy , ve iv oH pt À *% al 14 4 wd 4 À nt AGE i «MA i a GS +4 Ÿ a wl AN Loe ¥; f E x un sue iy APY Lote | Rt NTRTIONS MONT pes RES pORNERR 10 LE NEL 0 noth oGRAMM EM pxcitANT P TE ENTE WAOl ce CE.cEDÉ MD aol encÉ RA pt 12 gcIAUX DE WD JOIN pROG RAMMES SES ESQuÉ SUPER GO vi cO ust ANAL PIMA NCHÉ speCTACE vÉ oN et oût AW BIANCE ZW OTRE to\\ Vist?\\£ ERCRED! v ONE LL 0 gsouË 1 piste W S S 15£E 5 aout RAFANC ws ES BRA St NL DE au COL eGLAC OR c astro TRE guthentdy pH) FAR ureusÉ SCENE JOVELLE e00 gT\\E animés pa rois (HA Wo LL A sPE sALO UNE LLE TS MERCIA ACLE Wiss DIVA me 6 AO NO Vv yon guerR5P* 43006 AND ol oid août et ém aus GR LE v1S \\TE on pt pav \\\\ URE 1R de de as roû 44 wit (1 au sta uve va r10 a ü s ng spec cl NE AR ÈRES LS s-RW! a g TRO nd ob ALED no one 6 authie\u201d \u2019 po ÉGION réside\" MM Ant gsiletsr A nv miss aires ntour éne rect eur s C Jules ard do e of aude ort .nel GW pons?porn and ault ugène Noël var\" Les TÉ prés Léo {hive FY.\u2019 "]
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