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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 19 mai 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1972-05-19, Collections de BAnQ.

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[" Raymond Denault Co Je 16 que Le Royer Quest Montreal cov.ble année Trois-Rivières No 19 Vendredi, le 19 mai 1972 \u2019 1563, rue Royale .Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 œ FR ( 3 NI E DU TRIF Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents LES GRAVES AVARIES DUNE BONNE POLITIQUE & Depuis quelque temps, et l'honorable Basford en sait quelque chose, on dénonce en Chambre l\u2019activité prospère de nombreux entrepreneurs marrons qui construisent à travers le pays de «futurs taudis» avec l'argent provenant des taxes, que leur avance avec complaisance la Société Générale de Financement.Tous les entrepreneurs qui touchent ainsi des fonds publics par le truchement de l\u2019obligeante société de la Couronne ne s'engagent pas dans la double voie du favoritisme et de la compromission pour s'enrichir, mais un trop grand nombre, au dire des observateurs parlementaires, sont beaucoup plus pressés d\u2019empocher les profits que d'agir au sens de la loi.Qu'ils ne soient donc pas surpris des épithètes plus ou moins incrimi- nantes que l\u2019on accolle à leurs espèce.Ces entrepreneurs hardis, manipulateurs des fonds publics, exercent leurs activités dans la plupart des villes du Canada et tout le monde connaît leur audace et leur habileté.Mais hélas, personne ne songe à s\u2019en méfier, tant la publicité est bien orchestrée.Et lorsque l\u2019on découvre que l\u2019on s\u2019est fait abuser sur la qualité, le prix, il est trop tard pour réagir et il ne reste plus qu\u2019à payer.Et le terme mensuel, trop élevé par rapport aux services, reviendra pendant des décennies pour rappeler les tristes effets de la naïveté en affaires.Nous croyons que les récentes critiques formulées en Chambre sont fondées, mais nous les croyons inutiles parce que, trop isolées, elles sont dépourvues de force et n\u2019arriveront jamais à corriger les abus qu'\u2019eiles dénoncent.Si nous y faisons écho, c\u2019est pour remarquer que le système abusif dans lequel s\u2019enfonce de plus en plus notre pseudo-démocratie canadienne, ne craint plus rien ni personne, que l'intérêt public le laisse profondément indifférent.Nous constatons cependant avec espoir la levée sporadique des révoltes qui secouent le corps social en décomposition.Le peuple est à même de vérifier en tout la collusion de plus en plus évidente entre le pouvoir politique et la finance.Il voit, par exemple, comment le gouvernement défraie à même les fonds publics une politique de logement à prix modiques qui, par ses multiples dénis, confine à l'exploitation pure et simple des petites gens par des chevaliers d\u2019industrie auxquels s\u2019a- bandent les politiciens.Le peuple constate encore, dans un domaine connexe, le financement direct des entreprises privées avec l'argent du peuple.Les multiples primes a l'investissement faussent de plus le jeu de la libre concurrence.Tous ces programmes d'aide a l\u2019industrie ne résisteraient pas à une enquête qui révèle- rait les pires irrégularités.On a mentionné, à l\u2019occasion de ces débats, que les octrois pour la contruction de logements à prix modique avaient servi à d\u2019autres fins, comme par exemple à la construction de jolis appartement loués à $225.00 par mois.Les politiques sociales sont toujours saines au départ mais bien peu arrivent à vieillir de quelques années sans manifester des signes de gâtisme précoce.C.M.Bourses accordées à nos futurs artistes De futurs artiste ! Peut-être pour quelquees-uns, au moins, qui ont reçu des bourses pour $3,050, pour parfaire leur art par les Festivals de Musique du Québec Inc, section de la Mauricie Bois-Francs, lors de récitals présentés à la Salle Anaïs Rousseau du Centre Culturel de Trois-Rivières.Tout au cours de l\u2019année, près de cent cinquante concurrents se sont .inserits comprenant: le piano, le chant, les petits ensembles, là guitare et le violon.La finale provinciale des Festivals de Musique se déroulera en nos murs les 31 mai, les premier, deux, trois et quatre juin prochain.Parmi les réel- piendaires, il faut souligner André Bellefeuille pour sa chorale, Lise Kaspezak (piano) Michelle Botscher (chant), Sophie Pinard (piano), Marie Montplaisir avec qui lon peut reconnaître Mme Thérèse Guay, M.Robert Bonneau, le maître de cérémonie de la soirée et le Dr Paul Cabana, le président des Festivals de Musique, section Mauricie-Bois- Francs, A, 8) Bientot La Mauricie procure à tous les pécheurs le plaisir de mesurer leur habileté au courage de leurs poissons préférés, depuis la truite mouchetse jusqu\u2018au grand brochet du Nord, du doré au saumon de l'Atlantique.Le Résumé des règlements de la pêche et le répertoire des pourvoyeurs sont disponibles à la Direction générale du tourisme, ministère du Tourisma, de la Chasse et de la Pêche, Hôtel du Gouvernement, Québec 4e, Québec.Ci-dessus un de nos lacs calmes comme il en est des milliers en Haute-Mauricie.On cherche à vous protéger Le congrès de l\u2019Association des Consommateurs du Canada, s\u2019est déroulé avec enthousiasme tout dernièrement ,à l'hôtellerie \u201cLe Baron\u201d.De \u201cson côté le Maire Gilles Beaudoin était heureux de recevoir les dirigeants de l\u2019organisme pour la sgnature du livre d\u2019or de la cité trifluvienne.Avec celui-ci, nous reconnaissons Mme Pauline Valentine, présidente de l'A.C.C.de Trois-Rivières et Mme Thérèse Casgrain, sénateur.Plusieurs résolutions importantes furent adoptes tout au cours du congrès qui s\u2019est déroulé avec beaucoup d'enthousiasmes.> Page 2 La sensualité, ou la rencontre sexuelle, a été mise à toutes les sauces depuis quelques années, au cinéma, dans le livre, la revue.Et ce, dans la plupart des pays, aussi bien en Amérique qu\u2019en Europe, mais dans le monde occidental plutôt que l\u2019oriental.Sauf peut-être le Japon, en ce qui regarde lorien- tal, mais il faudrait établir jusqu\u2019à quel point l'influence américaine marqua les moeurs nippones, pendant les années d\u2019occupation qui suivirent la guerre de 39, 45, avant de conclure.Il reste que, de façon générale, l'appréciation se modifia en ce qui regarde la sexualité et les problèmes sexuels; que les anciens voiles de mystères se déchirèrent; que la censure tomba, dans le monde du spectacle comme dans celui des publications; que la pornographie s\u2019étala partout au grand jour, perdant du fait une forte partie de son attirance.Un mouvel état d\u2019esprit remplaça les tabous d\u2019autrefois, les prescriptions d\u2019un jansénisme trop étroit, une moralité qui défigurait la morale stricte, mais la situation d\u2019ensemble s\u2019améliora peu, de nouveaux excès remplaçant les anciens.Au point que nombre d'honnêtes gens se demandent où se trouve la vérité, comment la découvrir, jusqu\u2019à quel point l\u2019accorder avec les restes d'un enseignement peut-être sévère et périmé, mais s'inspirant quand même de la raison, du bon sens, de l\u2019équilibre mental.Il va sans dire que les écrits se multiplièrent, tendant à répondre aux questions posées.Les uns firent de leur mieux pour confondre liberté et licence, tandis que les autres essayèrent de jeter quelque lumière à travers les concepts et les conclusions contradictoires.Un de ces derniers, dû à Me Guy Durand professeur à l\u2019Université de Montréal, s'intitule Ethique de la rencontre sexuelle! Une vue catholique sur les problèmes de la sexualité L\u2019ILLETTRE L'ouvrage n\u2019est pas quelconque, qui ne mâche les mots ni ne cache le dessous des choses, et l'auteur a qualité pour exprimer une opinion équitable lui qui, laïque et non ecclésiastique, marié et père de trois enfants, n\u2019en est pas moins licencié en droit, diplômé en sciences religieuses, docteur en théologie, professeur de morale à la Facuité de théologie de l\u2019Université de Montréal.Son livre veut jeter un peut de clarté sur un monde qui, se croyant adulte et libéré, n\u2019a jamais été aussi obscur, ni rempli d\u2019échecs, de déceptions, d\u2019incapacités.Ces mots, empruntés à la préface signée par sa femme, Jocelyne Durand, sont suivis de cette inquiétante constatation : \u201cAlors qu\u2019on n\u2019a peut- être jamais autant parlé, publié sur l\u2019amour et la sexualité, jamais peut-être le désenchantement et le scepticisme n\u2019ont été aussi grands.\u201d * Xx * Madame Durand de continuer, pour la satisfaction de ceux qui gardent encore la téte entre les épaules: \u201cSous prétexte de libération sexuelle, le conformisme d\u2019hier a fait place à un laisser-aller tout aussi superficiel et non moins aliénant.\u201d Un ouvrage comme celui de Durand n\u2019est pas facile à résumer, qui s'appuie à la fois sur la morale et la théologie, le droit, l\u2019histoire des hommes et leurs aberrations, quand, trop souvent, l\u2019intérêt particulier et les satisfactions du moment sont mis avant les exigences de la morale et de l'intérêt général.La thèse de l\u2019auteur est d\u2019ailleurs assez claire pour qu'on n\u2019erre pas à son sujet, qu\u2019on ne cherche longtemps, en marge de sa lecture, dans quel sens conclure, ni pourquoi.Pour beaucoup de gens, ceux du moins qui possèdent une culture et des critères classiques, le vocabulaire employé se montre LE BIEN PUBLIC Le Port de Trois-Rivières maintient son activité Au cours du mois d\u2019Avril 1972, 75 navires ont fait escale dans le Port.Il y eut 313, 675 tonnes de marchandises expédiées ou reçues dans le Port.Les importations ont été de l'ordre de 199,910 tonnes comprenant 79,500 tonnes de grain et 57,700 tonnes d\u2019huile.Les exportations furent de 113, 765 tonnes incluant 81,880 tonnes de grain et 14,435 tonnes de papier-journal.Si on analyse les chiffres des quatre premiers mois de l\u2019année 1972, on constate que 167 navires arrivèrent dans le port (93 de ces navires pour refuge), que les importations se situent dans les 304,745 tonnes dont 125,675 tonnes d'huile tandis que les exportations 178,110 tonnes dont 53,185 tonnes de papier-journal et le tout, pour un grand total de 482,855 tonnes de marchandises, : Trois-Rivières, P.Q.Le 4 Mai, 1972, \u201cOrigami\u201d L'ART DU PLIAGE DE PAPIER Technique japonaise traditionnelle, l'ORIGAMI ou art du pliage de papier à des adeptes dans le monde entier.Passe-temps aux ressources ing.puisables, exercice intellectuel ou distraction pour les enfants comme pour les adultes, l\u2019ORIGAMI ne requiert qu\u2019une simple feuille de papier.Sans ciseaux ni colle, à l\u2019aide d'instruction et de diagrammes progressifs, l'ORIGAM! permet d'obtenir de véritables sculptures de papier comme la lampe d\u2019Aladin ou l'ciseau des tropiques, que l\u2018on peut réaliser sans peine après avoir appris les pliages de base.Ce livre est conçu pour l\u2019apprentissage de l\u2018ORIGAMI.|| est \u2018clair, pratique et amusant.L'ORIGAMI, un volume de 144 pages avec de nombreuses illustrations est en vente partout au prix de $2.00 l'exemplaire.déconcertant on ne peut plus.Alors que l\u2019auteur, dès les premières pages, dit les donnés sur lesquels il s\u2019appuie, plutôt que les données, il se complaît à un étalage de mots qui sont de lui ou de pareils à lui, et ne figurent pas dans les dictionnaires à la portée du commun : mature, génita- lité, générativité, oblativi- té complémentarité, infé- condabilité, plénifiant, relationnel, humanisation, distanciation.Si l\u2019art d\u2019écrire est au- jourd\u2019hui au prix d\u2019un pareil jargon, c\u2019est à en dégoûter les moins exigeants.L\u2019Illettré 1 Editions Fides, Montréal.Vendredi, le 19 mai 1972 Lionel Bertrand et ses vivants \u2018\u201c\u2018Mémoires\u201d Lionel Bertrand vient de publier le premier tome de ses \u201cMémoires\u201d, qui en comprendront trois.Dans ce premier volume, il évoque avec une sobre nostalgie son enfance, ses difficultés, son dur apprentissage de la vie.Son père disparu jeune, il est l\u2019aîné de la famille et doit pourvoir à la subsistance de sa mère et de ses frères et soeurs.Il le fait avec courage et détermination.Puis, après ses études, il est mêlé, un peu malgré lui à l\u2019époque, à la politique dans un comté qui en vit intensément.Il raconte ses premières armes dans ce domaine, évoque le souvenir de Jules- Edouard Prévost, d\u2019Athanase David \u2014 son parrain politique \u2014, de Claude-Henri Grignon et des brillants orateurs de l\u2019époque.Puis il rappelle, avec une égale sobriété qui l\u2019honore, mais aussi avec un souci du détail précis, son entrée officielle dans l\u2019arène politique, ses succès et aussi ses déceptions et ses déboires.Ce premier tome couvre les années allant de 1925 à 1958, et il s\u2019attarde évidemment sur la période au cours de laquelle il fut représentant du comté de Terrebonne à la Chambre des Communes.Il fut natu- rellemeent mêlé aux problèmes de la guerre de 1939 à 1945.Il adopta, en marge du parti officiel qu\u2019il représentait,l\u2019attitude courageuse, logique et sincère que l\u2019on connaît.Tl évoque cette période, toujours en termes justes et francs, ce qui lui confère une valeur richement historique.Une valeur historique qu\u2019on ne trouve pas ailleurs, un sens du réel pleinement vécu, Je n\u2019insiste pas.Qu\u2019on lise cet ouvrage.Il invite constamment à la réflexion.Une amitié de trente-cinq ans me lie personnellement à Lionel Bertrand.Non pas une amitié politique, mais une amitié tout court, bien plus forte et plus profonde, et qui provient du fait que nous avons toujours oeuvré dans les mêmes domaines, surtout journalistique.Je sais pertinemment que sa pensée politique a toujours dépassé les étroites et parfois tumultueuses lignes d\u2019un rigide parti, si libéral soit-il de nom ! Son indépendance, son honnêteté et sa franchise l\u2019honorent et honorent ceux qui bénéficient de son amitié.La publication de ces \u201cMémoires\u201d fait mieux connaître l\u2019homme intègre et épris d\u2019idéal réfléchi qu\u2019il a toujours été et qu\u2019il est encore.Son ouvrage restera le témoignage d\u2019une époque, ouvrage rédigé par un homme qui voit clair et loin.En livrant de cette façon sa pensée et ses souvenirs, il rend une fois de plus un grand service à ses concitoyens et aussi à l\u2019histoire politique et sociale du pays tout entier.VILLERAY ° Ouvrage de 300 pages, illustré.Éditions du Jour, Montréal.En vente dans toutes les librairies.Une vue nouvelle et originale de notre passé religieux.Un sujet grave traité avec la verve du romancier.HISTOIRE .de L\u2019EGLISE CATHOLIQUE AU CANADA (1604 - 1886) par l'abbé Hermann Plonte 520 PAGES: $8.00 EDITIONS DU BIEN PUBLIC .| 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué. Vendredi, le 19 mai 1972 LE BIEN PUBLIC Page 3 POUR LE BIEN PUBLIC La France revient Il y a lieu de se réjouir que cette année, la France revienne à son magnifique pavillon de Terre des Hommes.\"Ce pavillon sera sans aucun doute un des sommets de la saison 1972, si l'en en juge par les activités et les exhibits qu'on y offrira.Le pavillon de la France comptait parmi les beaux et les plus attrayants à l'Expo 67; il fut aussi alors un des plus fréquentés.On s'explique mal que, durant les saisons subséquentes, la France ait déserté son pavilon.D'autres pays ont fait de même d'ailleurs malgré les instances pressantes de la Ville de Montréal pour les y retenir afin de donner une suite logique quoique différente à Expo 67.Certains pays dont la Russie ont fait pis; ils ont démoli leur pavillon et n'ont même pas eu la gracieuseté d'en faire don à Montréal.De ces abandons il est résulté que les responsables de Terre des Hommes ont dû s'ingénier, notamment dans le cas du pavillon de la France, à meubler les vastes salles et étages d'exhibits hétéroclites souvent tenus et donnant souvent une pénible impression de vacuité.Mais à tout péché miséricorde, la France revient à Terre des Hommes et cela, dit-on, pour trois ans au moins avec des exhibits cohérents, bien montés, et de nature à attirer un public nombreux et avide d'enrichir ses connaissances.Cette année, le pavillon de France offrira entre autres choses une présentation d'une vaste exposition historique sur Napoléon.On pourra y voir notamment le trône de l'Empereur, sa re- dingotte, son fameux chapeau, des vêtements ayant servi à son sacre, des souvenirs de Joséphine, du Roi de Rome, des costumes militaires de l'époque et notamment de rares uniformes de la célèbre garde de ce grand personnage de l'Histoire.On sait le culte encore rendu à Napoléon en France et même au Canada français où, au début du siècle dernier, on vibrait aux faits d'armes du vainqueur d'Austerlitz et où on pleura littéralement aux jours de Waterloo.Combien de Canadiens français ont porté le prénom de Napoléon.Aussi une exposition napoléonienne devrait enflammer l'imagination des plus vieux comme des plus jeunes.D'autres exhibits intéressants et trop nombreux pour être énumérés ici constitueront donc cette année le retour de la France à Terre des Hommes.Inutile de rappeler l'ambiance chaude et bien française qui prévaudra au pavillon de la France par l'ouverture d'un Café de Paris, une brasserie française ou on dégustera les spécialités françaises avec le retour de la France en plénitude, Terre des Hommes prend tout son sens surtout à Montréal, ville encore bien française malgré ce qu'en disent les pessimistes qui prédisent toutes sortes de malheurs à la population francophone qui y habite.MAURICE HUOT Le Québec en prison Le trio fantastique vient d\u2019être réuni.Il fallait rassembler trois fins discoureurs, maîtres d\u2019éloquence et habiles cartésiens: un Cicéron, un Socrate et pourquoi pas un Orsonwelles, ou le triumvirat Pépin, Laberge et Charbonneau, et le Québec était mis en cage.A grands coups de butoir, les trois grands manitous ont fait fléchir le gouvernement en stimulant quelques travailleurs au sang chaud.Après s'être moqué et avoir défié avec verve les personnalités en vue et les technocrates de la politique, ils se sont fait coffrer.Nous devinons le résultat à venir: un conflit de plus en plus aigu, étant donné l\u2019absence des trois chefs indispensables à toute négociation intelligente, une publicité moussée pour les trois héros de la \u201cfête\u201d.Leur stratégie, pour sûr, est très bien minutée et suscitera des inquiétudes.Car, après réflexion, l\u2019absentéisme des trois chefs syndicalistes semble rendre certains mal à l\u2019aise.Qui d\u2019autre va ramener les derniers milliers de forcenés à la raison.Derrière la caserne, quelques casques et matraques, à l\u2019affût,.Depuis plusieurs semaines tous buvaient les paroles des trois Grands.Soudain ! les dieux sacrés sont mis à l\u2019ombre des murs gris et froids, les ouvriers et petits professionnels n\u2019entendent plus la voix de leurs trois consciences, prennent peur et débrayent.Pauvres brebis égarées ! 7 En définitive, les trois chefs ont la même influence sur les gens que la drogue; ils créent l\u2019accoutumance, puis la privation momentanée indispose si fortement l\u2019habitué qu\u2019il est prêt à accomplir des actes repréhensibles pour s\u2019en procurer.Transposons : inconsciemment, les travailleurs veulent la libération des chefs syndicaux, qui loin de s\u2019humilier à se pourvoir en appel, sortiront, par la pression de la masse laborieuse, dans la gloire alors que la Justice et la Politique se ridiculiseront dans une situation grotesque.Mais c\u2019est à voir.M.Bourassa en a ébranlé plusieurs lors de sa dernière conférence de presse au Canal 10.Plusieurs prient secrètement, ou à haute voix, pour que les chefs syndicaux se pourvoient de leur droit d'appel, moyen qu\u2019ils emploieront en tout dernier recours, voulant vraisemblablement \u201claisser bouillir la soupe\u201d.Rappelons-le, leur sortie de prison pourra être tardive, ils n'en porteront pas moins un grand coup! Reste à savoir si le peuple, dernier juge, saura encore de quoi il retourne vraiment dans ce litige.C\u2019est l\u2019émotivité et non la raison rai- sonnante qui chez nous aborde ct règle les problèmes.ALAIN DUFAULT _\u2014_ _\u2014m\u2014m\u2014m\u2014m\u2014mæm\u2014m\u2014m\u2014mx_m\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 1\" Le rôle de l\u2019un des nôtres dans le rappel d\u2019une grande figure Les grandes fêtes franco-québécoises qui viennent d\u2019avoir lieu à Tours, en France, nous sont aujourd'hui le prétexte pour souligner le rôle de premier plan assumé par l'un des nôtres au sein de l\u2019Association Touraine-Canada.Cette association culturelle de haut ton, patronnée par les plus hautes autorités, s\u2019est donné pour but de faire revivre le souvenir de celle que l\u2019on surnomme la Grande Ursuline, Marie Guyart, veuve Martin, devenue Marie de l\u2019Incarnation.Depuis longtemps déjà, Mgr Joseph Louis Beaumier joue le rôle d\u2019ambassadeur officieux du Canadafrançais, à Tours qui l\u2019a pris en grande amitié et considération, le faisant même citoyen honoraire de l\u2019illustre cité.Auteur d\u2019une vie de Marie de l\u2019Incarnation, Mgr Beaumier vient de publier un nouveau livre, un peu sur le même sujet, intitulé « Le Reliquaire de la Grande Ursuline » 1, ou il relate sa participation active, aux côtés de l\u2019archevêque Mgr Ferrand, du député Pierre Lepage, du Maire J.Royer et de plusieurs autres personnalités, à la restauration de la Chapelle Saint-Michel, bâtie en 1625 à Tours.C\u2019est en ces lieux aujourd\u2019hui vénérés des Tourangeaux que Marie de l\u2019Incarnation, la fondatrice de nos Ursulines, eut la révélation de sa vocation missionnaire.Elle avait 23 ans quand elle traversa les mers.Sa correspondance d\u2019un grand intérêt pour l\u2019histoire, vient d\u2019être publiée par les soins de Dom Oury, de l\u2019Abbaye de Solesmes.En compagnie d\u2019une délégation canadienne de 26 membres dont le Cardinal Maurice Roy et l\u2019historien et sous-ministre Guy Frégault, Mgr Beaumier vient d\u2019assister, à Tours, à ces fêtes du souvenir qui, dans le rappel d\u2019une grande époque, ont marqué le troisième centenaire de la mort de Marie de l\u2019Incarnation.Ces rencontres, au sommet de la spiritualité et de la culture jouent un rôle déterminant dans le rapprochement du peuple français et de celui auquel il a donné naissance sur les bords du Saint-Lau- rent.Nous ne pouvons que louer et remercier Mgr Joseph-Louis Beaumier d\u2019y avoir participé depuis de nombreuses années en notre nom, et de la façon la plus désintéressée.La restauration récente de la chapelle Saint-Michel à Tours et les célébrations émouvantes auxquelles se sont associées à cette occasion l\u2019Eglise et l\u2019Etat français, de même que l\u2019Eglise et l\u2019Etat du Québec, sont comme le couronnement de cette activité d\u2019un homme dont le couronnement de cette activité d\u2019un homme dont la haute compréhension de l\u2019histoire, jointe au respect des valeurs les plus vraies, valent le zèle apostolique.CLEMENT MARCHAND 1) Le Reliquaire de la Grande Ursuline à Tours, par Mgr Joseph-louis Beaumier, 166 pages abondamment illustrées, Éditions du Bien Public, Trois-Rivières, 1972. Page 4 LE BIEN PUBLIC en quelques mots Vendredi, le 19 mai 1972 par Maurice Huot En fouillant dans de vieux papiers, je trouve ce poème de Paul Déroulède, militaire, homme politique, et poète qui vécut durant la deuxième moitié du siècle dernier.Ce poème a, sinon un grand mérite littéraire, du moins celui de décrire la situation présente au Québec par analogie avec l'esprit qui régnait alors en France.Voici ces quatrains un peu prosaïques où nombre de québécois se re- CREDO \u201cJe crois en Dieu.Le siécle est mauvais I'heure est trouble; Un souffle de biasphéme égare les esprits; L'honneur contre l'argent se joue a quitte ou double; Le mal est sans danger et l'homme sans mépris.Je crois en Dieu.La mode est d'insulter le prêtre.Bien imprudent qui fait le signe de la croix! Quiconque est un chrétien est bien près d'être un traître.Des devoirs nul n'en veut, nous n'avons que des droits.Je crois en Dieu.Qu'importe à ma prière ardente.Des criminels joyeux le triomphe apparent ! Ce cercle de dégoût n'est pas l'enfer du Dante, Rolf if £5 i La signature du contrat du Régime de Rentes de la Ville de Trois-Rivières et le Trust Général s\u2019est Mon coeur n'a pas perdu l'espérance en entrant.Je crois en Dieu.La France attristée, \u2026 abattue, Laisse opprimer son âme et forcer son aveu; La grande Nation dort d'un sommeil qui tue, Mais l'heure du sursaut viendra.Je crois en Dieu.Ce poème en vers anciens se passe de commentaire.Il indique en tout cus que le Québec vit actuellement, sa crise antireligieuse comme la France l'a fait après sa Révolution.Rien de nouveau sous le soleil, et dire que nombre de jeunes naïfs québécois et aussi de plus vieux, croient qu'ils innovent.Au contraire, certains des changements apportés par notre révolution tranquille est un net recul sur le plan moral et spirituel.C'est du temps perdu qu'il faudra tôt ou tard rattraper si nous ne voulons pas retourner à l'époque des Ilotes et des Philistins.Il faudra tôt ou tard revenir aux valeurs essentielles contestées par des égarés pour ne pas dire des ignorants fieffés qui gueulent comme des putois et annoncent leur évangile de pacotille où l'ivraie étoutfe le bon grain.Réalisme du rapport Gray Le rapport Gray sur les investissements étrangers au Canada constitue pour nombre d'observateurs une timide prochain.l'ordre, approche du problème.Peut-être est-ce mieux ainsi car nous n'avons pas les moyens de jouer les David contre les Goliath.Le gouvernement canadien a pris en cette matière la position minimale pour tenter de satisfaire à la fois les nationalistes pan - canadiens et ne pas choquer les sociétés multinationales, Il s'agit d\u2019un domaine extrêmement complexe et délicat où de fausses manoeuvres pourraient faire un tort immense à notre pays au point de vue économique.Pour des raisons différentes on parle beaucoup tant au Québec qu'à Ottawa d'être maîtres chez nous.Voilà un ambition légitime, à condition d'avoir tous les atouts en mains.Or, tant s'en faut encore, nous n'avons pas tous ces atouts.Il est bien beau de tendre vers l'indépendance totale, mais ne serait-ce pas une dangereuse illusion, alors que nous nous dirigeons vers un monde économique de plus en plus interdépendant où les négociations, les compromis, la coopéralion deviennent de plus en plus impératifs ?Pour nous, le rapport Gray indique assez clairement jusqu'où on peut aller et ne pas aller en matière de contrôle des investissements étrangers.C'est probablement mieux ainsi.Quon le veuille ou non, le Canada est une moyenne puissance aux immenses possibilités mais qui, pour le moment, doit se contenter de vivre largement dans l'ombre de son géant voisin.N'en pas tenir compte serait de l'aberration.Le ralliement de la Fédération des Gardes Paroissiales du Canada se tiendra du 3 au 9 juillet, en la cité du Cap-de-la-Madeleina et plusieurs activités sont prévues pour les participants comme l\u2018assemblée du bureau militaire de la Fédération, unités pour la parade, la parade de nuit, à l\u2019occasion du jubilé d'argent de la garde du Cap-de-la-Madeleine, une messe concélébrée à la Basilique du Cap, ainsi que plusieurs autres activités sociales et principalement le ral- lement afin de permettre aux familles et aux membres de profiter d'un séjour prolongé dans la Mauricienaient que la Fédération aura son congrès annuel les 19, 20 et 21 mai Nous voyons d'ailleurs sur la photo quelques-uns de ceux-ci dans Jère rangée : le président du ralliement, Claude Baron, président de la Fédération, 2e rangée: Pierre Marcotte, le trésorier, Jacques Lafrenière, le secrétaire et Jean-touis Bordeleau, le vice-président, le souper du 25e anniversaire, le rassemblement des Par ailleurs, les organisateurs nous appre- L'abbé Antoine Milot, l'aumônier, Alfred Lafrenidre (A.B.) déroulé récemment en présence des parties con- = canadienne - française cernées, lors d'une rencontre à cet effet au salon = du Maire à l'hôtel de ville.La compagnie fiduci- dire est nulle autre que le Trust Général du Conada dont le directeur général est M.Louis Archambault (à droite, sur la photo), ayant à ses côtés signant les modalités, le Maire Gilles Beaudoin et le Conseiller Lionel Julien, ces deux derniers représentant la ville.(A.B.) \"\u2026.
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