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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 28 avril 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1972-04-28, Collections de BAnQ.

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[" lt Mme Je Raymond Denau L9 rue Le Royer Quest .dontreal Trois-Rivières, Qué.5 | ORGANE 3% fev.6le année e Trois-Rivières, No 16 et 17 { ) / CE ARE Vendredi, 28 avril et 5 mai .1972 1 * 7 1563, rue Royale k é Enregistrement numéro 0475 Coursier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents On fait écho dans la presse aux idées insolites que l'on trouve dans un livre récent sur une culture appelée québecoise.Non sans quelque bon sens, l\u2019auteur Giuseppe Turi-y soutient, avec preuves à l\u2019appui, que le petit peuple impose à la longue et sa parlure et son style.Pour ma part, je lui donnerais volontiers raison.Selon moi, rien ne art aux bourgeois, aux snobs et autres demi-instruits de notre pseudo-élite de vouloir imposer ici du français académique ailleurs que dans certains livres rédigés par des monstres.La théorie du nivellement par le bas est d\u2019un constat universel et je ne vois pas pourquoi elle ne se vérifierait pas au Québec dans les moyens d\u2019expression.Le peuple trop longtemps humilié repousse à présent ceux qui jusqu'aujourd'hui lui refilaient de faussses valeurs, sous prétexte de civilisation et de raffinement.Il ne fait donc plus de doute que le joual, pas un joual pernicieux d'écrivains, mais le joual peu artificiel des petites gens, est en train de s'affirmer comme langue populaire, de gagner la bataille.Ne va-t-il pas jusqu\u2019à forcer les portes les mieux défendues, jusqu\u2019à envahir les milieux pédagogiques aussi bien que les cercles mondains.Même les gens instruits, par snobisme et encanaillement, non pas seulement chez nous, mais même en France, comme l\u2019a noté Pierre Daninos, s\u2019efforcent de mal parler.Ça fait plus vivant, parce que plus actuel.Et cela correspond on ne peut mieux au rejet de la tradition dont s\u2019entiche notre époque.Les termes joualisants et les anglicismes de tout poil vont bien dans le langage.Ceux qui les emploient en prennent un air dessalé qui impressionne.Comme l\u2019a fait remarquer avec justesse un philologue venu récemment conférencier ici, le langage vulgaire avec son incorrection et sa verdeur est l'indice d'un esprit délié, créateur, tandis que la langue châtiée trahit le conformisme sinon l'impuissance de ceux qui s\u2019en servent.Vu dans cette perspective, l\u2019avenir linguistique du Québec parait rassurant car I'immédiateté de notre joual natio- pal trahirait déja chez les gens du peuple une impatience a s\u2019affirmer carrément comme peuplade indépendante.En nous exprimant ainsi, nous voudrions déjà nous illustrer comme autochtones autonomes, libres, souverains.Au vrai, depuis longtemps déjà, nous ne parlons ni n\u2019écrivons comme les Français.Nous avons renoncé à leur sens des nuances et à leur syntaxe exigeante.Nous avons créé notre propre langue, notre idiome particulier qui s'appelle le québecois.Pas si mal pour une ethnie à laquelle il fut toujours de bon ton de dénier tout génie créateur.Le peuple veut se venger des savants.Et pour cela il invente sa propre grammaire dont l\u2019une des originalités est le refus de considérer la règle sur l\u2019accord des participes.Un organe qui ne sert pas connait la regression.Voilà pourquoi l\u2019assonance et l\u2019allitération envahissent tous les domaines de l'expression et, suggérant un accent et des tournures nouveaux, en arrivent à imposer un goût radicalement éloigné de celui qui prévalait encore à l\u2019époque des chemises blanches, des cravates étroites et des affreux pantalons sacs.Il y a une relation évidente entre les débridements de ce curieux jargon et la vulgarité délibérément provocatrice des propos que cette logomachie s\u2019essaie à véhiculer.Plus la langue a tendance à rejeter ses corsets syntaxiques, à se mettre à l'aise, et plus nettement apparaissent les manifestations de l'embrouillamini et du charabia, nouveaux maîtres de la pensée et du discours.Le goût de l\u2019insolite, du superlatif, correspondant à une espèce d'inflation intellectuelle, une propension de l\u2019esprit vers le compliqué et le vulgaire, un parti-pris d\u2019alittérature qui oblige à immoler le sens au profit de suggestions farfelues constituent à eux tous un régime de pensée et d'expression qui parait devoir s'imposer à la société de demain, aussi bien à la nôtre qu\u2019à celles de pays autrement évolués.Clément Marchand - - ¥ L'exceilent cithariste soliste et \u2018 concertiste Martin Andreas Trois-Rivières afin de rendre visite à l'un de ses bons amis, notre reporter André Bouchard.M.Ardreas, un grand maître venu d\u2018Autriche, qui a fait notamment partic de la troupe Les Feux Follets, a dit avoir un attrait particulier pour le folklore québécois typique d'antan.Actuellement, en plus de donner des cours privés, il est toujours sous contrat pour un grand restaurant de la Méiropole en plus de préparer un ouvrage pédagogique pour l\u2019enseignement élémentaire de la cithare.* que nous avons appris d'autres sources, il appert que ce musicien compositeur exceptionnel serait bientôt l\u2018invité de l'Orchestre Symphonique de Montréal.Un grand cithariste venu d'Autriche Doppelhammer Les Editions Hurtubise HMH Ltée publiaient récemment un ouvrage de Madeleine Ferron, originaire de la Mauricie, et Robert Cliche intitulé \u201cQuand le peuple fait la loi \u2014 La loi populaire à St-Joseph de Beauce.Sur notre photo prise lors de la réception de lancement on voit de g.à d.les auteurs M.Robert Cliche et Mme Madeleine Ferron en compagnie de l\u2019éditeur Claude Hurtubise.Nous publions dans ce numéro une entrevue accordée par l\u2019abbé Georges de Nantes à notre collaboratrice Marie Prayal qui a reçu le grand théologien de la contre-réforme à son domicile à Lyon.Nous rappelons à nos lecteurs que Marie Prayal, née Panneton, est la fille de Sylvain et la nièce de Ringuet et du Chanoine Panneton.SOLEIL La lumière sur mon pays Se précipite Tel un tigre du Bengale Déchirant le pâle cocon De l\u2019interminable hiver Dans l\u2019aurore Un appel à Ia vic En ma poitrine vibre Mon sang bat la marche De l'enthousiasme Quand à midi Le soleil plombe Avec insistance La nature entière Se tend vers lui Géant parmi les géants Seul le téméraire Ose l\u2019affronter à découvert : Tête haute front nu oeil fixe Quand vient l\u2019heure tendre De la paisible promenade A voix basse dans l\u2019herbe haute Le soleil Plonge son glaive Dans un monde nouveau Pour embraser Une nouvelle nuit Dans le temps infini.Magloire Gugnon Page 2 Ce n\u2019est pas par des gros mots que l\u2019on proclame sa virilité Du même éditeur mont- réalais, deux ouvrages nous arrivent en même temps : un recueil de nouvelles de Serge Deyglun, intitulé Ces Filles de nulle part, et le second roman de Marc Doré, Le Raton laveur.! Ils sont du même genre et du même esprit, qui n\u2019expose pas à mourir de rire.Ils ont l\u2019un et l\u2019autre de la couleur, peu de demi- teintes, et ils ne manquent pas d\u2019allant.Ce qui veut dire qu\u2019ils se lisent, sont faciles à lire, retiennent l'attention pendant un temps, sinon tout le temps.Des histoires de filles, pas de demoiselles pincées et guindées, à ne pas toucher avec des pincettes, mais de femelles qui savent ce qu\u2019elles veulent et pourquoi, où elles vont, et acceptent les sacrifices jusqu\u2019au dernier, pour atteindre ce qu\u2019elles désirent.Ce qu\u2019elles cherchent avant tout, c\u2019est l\u2019amour, l\u2019attachement d\u2019un homme, et il n\u2019est rien qu\u2019elles ne mettent en oeuvre pour l'obtenir.Logique, le jeu ne se peut reprocher à nos auteurs.S'il est entre eux une différence d'âge, peut-être POUR UN SERVICE PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d ENTRETIEN ET RÉPARATIONS de brûleur à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 L\u2019ILLETTRE une dizaine d\u2019années, il y paraît peu dans leur manière de travailler.Ce qui étonne, c\u2019est leur goût commun dus termes grossiers et salés, malpropres, même scatologiques, qui traînent dans n\u2019importe quel dictionnaire, la bouche du premier comme du dernier voyou.* # OR Serge Deyglun, fils de feu Henri, comédien-jour- naliste-auteur dramatique, est connu du public depuis longtemps.A cause de son père, de sa mère et de sa première femme, artiste de la scène, de lui-même aussi, qui conquit de haute lutte une niche particulière dans les journaux: celle de chroniqueur de chasse et de péche.Sauf erreur, Deyglun fils monta en sa jeunesse sur les planches, figura dans au moins une saynéte de télévision, se = produisit comme chanteur ou chansonnier, ou les deux, pour renoncer tôt au role d\u2019amuseur public.Il publia en sa jeunesse un recueil de poèmes et un roman le premier intitulé Né en trompette, l\u2019autre, Escales.Ces oeuvres remontent à 1950 a 1954, ce qui ne classe point l\u2019auteur parmi les éphèbes.Avant ou après, il navigue dans la mer des Caraïbes, à titre de marin, non de fils à papa, touriste ou écrivain en vacances, en rapporte les trois nouvelles de son dernier livre: Esther, Cajua et Gréda.Dommage que nous n\u2019ay- ions à portée de la main le roman que publia en sa brève carrière l\u2019éditeur Serge Brousseau, car il intéresserait d\u2019y chercher les recoupements avec l\u2019ouvrage d\u2019aujourd\u2019hui.+ > * Quand à Marc Doré, il en est à son second roman, un autre de lui s\u2019intitulant Le Billard sur la neige, que peu de gens, semble-t-il, ont lu ou vu.En tout cas, pas le soussigné.L'auteur serait.une sorte d\u2019humoriste inconscient, à LE BIEN PUBLIC Vendredi, 28 avril et 5 mai 1972 Dictionnaire du joual Quelle merveille! Certains de nos compatriotes ont eu la brillante idée qu\u2019il faudrait donner aux Québécois une langue bien à eux, une langue parfaitement adaptée à notre situation bien particulière de franco-amé- ricains.Il s\u2019agit, vous l\u2019avez sans doute déjà deviné, de cette parlure suave, riche, élégante et d\u2019une subtilité incomparable qui s\u2019appelle le \u201cjoual\u201d.Les promoteurs du joual, en effet, soutiennent que le peuple québécois doit manifester jusque dans sa langue l'identité et le caractére qui lui sont propres, et remplacer par le brillant idiome joualesque le fran- \u2018ais\u2019 international qui serait, selon eux, impropre à exprimer l\u2019âme dite nationale du Canadien-français.Promptement gagné à cette lumineuse théorie, j'ai pensé qu\u2019il plairait à nos lecteurs de prendre connaissance d\u2019un échantillon écrit, et hautement représentatif, des expressions les plus joualisantes qu\u2019il leur faudra employer s\u2019ils veulent être considérés comme des Québécois authentiques par nos \u201cpatriotes\u201d.S\u2019inspirant de Il'immortel chef- d\u2019oeuvre de la célèbre murale du Grand Théâtre de Québec, le dictionnaire en question pourrait s\u2019illustrer, dès l'introduction, par la morale suivante: \u201cVous êtes pas écoeurés de parler français, bande de caves\u201d, et le reste serait à l\u2019avenant.C\u2019est ainsi que, selon l\u2019optique de nos jouali- sants, on pourrait traduire en joual purement de chez nous les mots français qui suivent: Où suis-je: éyousse que chu; Où va-t-elle: oussé qu\u2019ava; Je le crois: chrétien; Elle s\u2019est attardée : alla taponnée; Enlève-toi de là: ôte-touéde- dla; Où est-il: éyousé quilé; Il fallait que je m\u2019arréte: y falla que j\u2019stope; Nous sommes fatigués: oin tannés; C\u2019est un dur: stunroff; Il a mis le contact: yâ plogué à swich; Je suis un vagabond: chtun robineux; Il s\u2019approche de moi et il me dit: y arrive à moué pi imdi à moué; Cela suffit: tôké; J\u2019en étais certain: chta sûr; Il paraît que nous réussissons: y parâ qu\u2019on pogne; Taisez-vous au plus vite: farmé la au plus sacrant; Taistoi: farme ta boête.Vous n\u2019aurez pas été sans remarquer qu\u2019il faut adapter une orthographe élastique et une syntaxe fort débonnaire.si l\u2019on se hasarde à écrire ou à parler ce merveilleux idiome issu en ligne directe de l\u2019écurie.Faute de quoi, vous risquez d\u2019être promptement désarçonné par le pesant galop de cette monture rustique.Si donc vous tenez à rester en selle, vous ne chevaucherez qu\u2019avec circonspection les trouvailles jouasti- ques suivantes: Il ne fonctionne plus dutout: yé toute dérinneché; Elle est bloquée: à djamé; Mets-le dans le réfrigérateur pour qu\u2019il ne sèche pas : Malé dans l\u2019frigidaire pour pas qui chesse; Nous avons fait une ballade en voiture, et nous sommes revenus à l\u2019heure de pointe: oan fette in tour de châr, pi ouin t\u2019arrive drette à l\u2019heure d\u2019la crowd; Mon patron s\u2019est fâché et il m\u2019a gifflé: mon boss sé choqué pi y m\u2019a mis sa main dans face; Il m'arrive de faire du temps de surplus, et cela me rend furieux: dé fois, ch\u2019fa dlovertaïme, pi çamma en .(censuré).I] y en a comme cela à l'infini.Nul doute que celui qui décidera de publier le premier dictionnaire fran- çais-joual fera des affaires d\u2019or.Vous m\u2019objecterez que les Québécois sont déja suffisamment isolés au milieu d\u2019une \u201cmer-de-deux-cent-mil- lions-d\u2019anglophones\u201d, sans aggraver gratuitement, et sottement, la situation en se retranchant pour ainsi dire, par l\u2019adoption du joual que nous sommes les seuls à comprendre \u2014 quand toutefois nous le comprenons \u2014 de l'univers francophone de 175 millions d\u2019individus dont nous faisons partie.Car il est clair que si jamais le peuple québécois tout entier en venait à parler \u201cce langage sonore aux douceurs souveraines, le plus doux qui soit né sur des lèvres humaines\u201d, nous dresserions entre la francophonie et nous le même genre de mur que celui qui nous isole des masses angophones dont nous sommes entourés.De ceci, nos joualisants se fichent éperdument; car ils sont d\u2019avis qu\u2019il est moins fatiguant de se laisser entraîner par le courant que de combattre pour le remonter.En attendant l\u2019heureux jour où le Québec pourra être proclamé officiellement le \u201cpremier Etat joual du monde\u201d, pratiquons conscieusement notre joual en faisant chaque jour quelques temps de galop de la manière que je viens de vous indiquer.juger par le titre de son livre, aussi révélateur qu\u2019imagé: Le Raton laveur.On n\u2019est pas sans savoir que cet animal, commun en Amérique du Nord, mais non exclusif, prend la précaution de laver à l\u2019eau les poissons, la viande ou les fruits dont il se nourrit, D'où son nom et son universelle réputation de propreté.Vu ce trait, on s\u2019étonne que l\u2019auteur se permette tant de mots orduriers et crus, sous le signe de ce net raton qui n'appartient pas à la famille des rats et des souris, mais se rapproche plutôt, quoi qu\u2019on en pense et dise, de celle des ours.Les saloperies n\u2019ajoutent rien à son récit, et l\u2019auteur se trompe s\u2019il croit se grandir par elles, ou avoir l\u2019air de dépouiller une robe prétexte qui l\u2019embarrasse et l\u2019humilie.Il y a d\u2019autres moyens de proclamer qu\u2019on a passé l\u2019âge de la puberté, de prouver sa virilité.L'Ilettré 1.Aux Editions du Jour, Montréal. Vendredi, 28 avril et 5 mai 1972 LE BIEN PUBLIC Page 3 POUR LE BIEN PUBLIC J'AI PENSÉ Le Bien Public dans la Salle de Concert Le 12 avril 1972, le théâtre Capitol présentait un concert admirable qui attirait les amateurs de musique classique.Le Bien Public, omniprésent aux spectacles de qualité appréciait les talents de l\u2019Orchestre sympi:o- nique de Québec.Qu\u2019arrive-t-il quand l\u2019inspiration vient de la Mauricie ?Une légère envolée attire l\u2019attention.Un repos, puis les archets se dressent.Quelques rumeurs languissantes et de légers pianottements retiennent l\u2019esprit.Les murmures des violons répondent à la question du piano.AÂ-t-on déjà vu un pianiste devenir maître d\u2019orchestre ?Les contrebasses et les violons s\u2019enhardissent et le piano adresse sa supplication qui dégénère en entrain.Le dialogue est ouvert, les violons apportent une touche d\u2019humour, le piano a des ailes.Les instruments à corde décuplent le geste du maitre, Quelle conversation animée! On dirait de vicilles dames fort cultivées répondant à quelque seigneur de la Renaissance.Une fugue soudaine nous suggère une conclusion prématurée qui ne vient pas.Voici de nouvelles variations, les instruments à vent se mettent de la partie.Une montée accélérée au piano suscite quelques adroits coups d\u2019archet.Les connaisseurs réclament le maître trois fois comme il se doit pour les brillantes représentations.Des cris hardis appellent des chuchottements.On dirait une balade en carosse par une rue mystérieuse où les paysages de la Suisse, de la Finlande, de la Norvège et des Flandres se superposeraient.Des voitures plus rapides nous dépasseraient, puis, le bruit des sabots sur la terre ferme, les grincements des harnachements.Mes voisins apprécient à des degrés divers cette symphonie.Caresse pour l\u2019ouie, repos total des sens, envoûtement, tout est complet.Tous sont conviés à un bal.Cette salle du Capitol, au coeur de la bourdonnante Trois-Riviéres, a été transportée, semble-t- il, dans un sanctuaire du Nouveau Québec connu des seuls Indiens et des caribous.La douce cuphorie atteint les plus distants ; tous perçoivent l\u2019effet voluptueux de l\u2019incitation musicale.Sérénité cristalline comme l\u2019eau du ruisseau.L\u2019orchestre s\u2019assoupit, se replie comme un village du Moyen Age.Notre imagination délire: marche des travailleuses vers l'usine, le petit lever des grandes dames, la cavalerie en parade, les bredouillements d\u2019un petit Bourassa, les colères des chefs syndicalistes.Des pas feutrés, suivis de chants et de propos éloquents.Investives ! Douce réconciliation.Montée violente comme la conférence d\u2019un Laberge.Sanglots étouffés.Ballade romanesque interrompue par les sursauts de colère d\u2019un Pépin.Fin brutale comme l\u2019effet d\u2019un Bourgogne ! ALAIN DUFAULT Quand il faut Au moment où ces lignes étaient écrites, le gouvernement du Québec procédait à l\u2019adoption d\u2019une loi sinon capable de faire l\u2019unité de tous les citoyens, du moins d\u2019apporter à la majorité un minimum d\u2019ordre et de sécurité, y compris aux non syndiqués et aux syndiqués eux-mêmes, après les jours cruciaux que nous venons de vivre.Il y a des limites aux pressions que peuvent exercer des travailleurs pour obtenir ce qu\u2019ils appellent leur justice.La pression est trop forte quand elle se répercute sur les malades, les enfants qui courent les rues au lieu d\u2019aller à l\u2019école, quand elle cause préjudice aux syndiqués eux-mêmes en les empêchant de rendre les services essentiels à la société.Il n\u2019est pas vrai que le Front commun constitue un bloc monalithique.Nombre de syndiqués n\u2019ont pas voulu la grève, de nombreux autres voulaient de moins en moins la grève à mesure que ses effets désastreux se faisaient sentir, d\u2019autres enfin ne voulaient plus du tout la grève quand les injonctions ont été édictées avec les graves conséquences que l\u2019on sait pour ceux qui, par ignorance ou par mauvais conseil, ont cru bon de ne pas obéir.De longues et laborieuses négociations ont été tenues pour tenter de régler la grève dans la fonction publique.Des concessions ont été faites par le gouvernement, mais non acceptées par le Front commun.Pendant ce temps, des milliers de citoyens souffraient de graves inconvénients; le gouvernement pouvait-il attendre indéfiniment ?On parle de matraque du côté syndical, mais la matraque ne s'abattait-elle pas sur le public en général par suite de cette grève légale au départ, mais qui, moralement au moins, devenait injuste à mesure qu\u2019elle se prolongeait ?Tl fallait rentrer au travail et négocier dans la sérénité et dans le respect de l\u2019autorité entre gens qui croient encore qu\u2019une société ne peut survivre dans l\u2019anarchie.Certes, il faudra repenser les mécanismes de négociations.Ne pas attendre, par exemple, la date limite de l\u2019expiration d\u2019un contrat collectif pour se mettre à table.Une convention collective devrait être étudiée avant l\u2019échéance de celle qui est en force, du moins en ce qui regarde les clauses principales.Et puis, dans le cas qui nous occupe, le droit de grève dans la fonction publique devra-t-il être retiré et remplacé par des augmentations statutaires tenant compte de l\u2019indice du coût de la vie ?C\u2019est à l\u2019expérience qu\u2019on juge du bien-fondé d\u2019une façon d'agir.Si le droit de grève est plus tard retiré aux fonctionnaires, il ne faudra pas blâmer la partie patronale mais ceux qui ont abusé de ce droit au détriment de l\u2019ensemble de la population.Est-il si difficile d'être raisonnable ?Et pourquoi ceux qui croient à la négociation, aux compromis, et au respect de l\u2019ordre ne pourraient-ils pas avoir la force de calmer les irresponsables et les démagogues de tout poil qui ne veulent que le trouble ?Il ne s\u2019agit nullement ici de tenter d\u2019abattre le syndicalisme, de nier les droits des travailleurs organisés.Il s\u2019a- \u2018git simplement de refuser à des groupes sinumériquement importants qu\u2019ils soient, de tenter de constituer un Etat dans l\u2019Etat en face du pouvoir légitime élu par le peuple en général.Dans toute épreuve de force, et on a acculé le gouvernement à une épreuve de force, c\u2019est ceux qui sont établir l\u2019ordre investis de l\u2019autorité qui doivent prendre la décision finale.A un gouvernement qui n\u2019est pas manifestement injuste l\u2019on doit obéir.Cela est élémentaire.Si on n\u2019est pas satisfait du gouvernement dans un pays libre, il y a les élections où s\u2019exprimer.Et là encore, c\u2019est l\u2019ensemble du peuple qui se prononce.Faut-il rappeler des vérités aussi élémentaires ?Il semble hélas que oui.Les Québécois sont encore, Dieu merci, fondamentalement des gens paisibles qui ne recherchent pas le désordre, Malgré l'agitation dont certaine minorité d\u2019anarchistes voudrait les voir investis, les Québécois sauront raison garder.Ces anarchistes, il est clair se servent du prétexte de revendications fausses, de faux problèmes pour tenter de soulever la masse de nos compatriotes contre l\u2019autorité.Ces anarchistes ne veulent pas le bien de la population, de meilleurs salaires pour elle, la sécurité d\u2019emploi pour elle, ils veulent saisir le pouvoir et plonger la province en dictature.Les fauteurs de troubles professionnels munis de toute la panoplie des armes psychologiques, tactiques et stratégiques, veulent manoeuvrer la foule pour l\u2019amener pieds et poings liés à leur merci.Ils exploitent la cause du français, ils exploitent le séparatisme, le fédéralisme, et quand ces questions paraissent trop abstraites pour diviser vraiment le peuple, ils se rabattent sur le syndicalisme dont les structures sont plus nettes pour exercer leur intrusion.Ils recherchent la lutte des classes et non pas l'entente, la négociation, la coopération entre les diverses couches de la société.Ce sont de mauvais bergers qu\u2019ils ne faut pas écouter.Même des chefs en responsabilité laïcs ou religieux s\u2019y laissent prendre.Il est temps de mettre la population en garde contre ces loups qui ne seront satisfaits d\u2019aucun compromis, d'aucune entente.C\u2019est là une action typiquement anarchique qui se cache sous les dehors rassurant du syndicalisme.Il faut espérer que les plus perspicaces s'ouvrent les yeux.Au nom de la liberté dont abusent des gens qui au pouvoir, refuseraient toute liberté aux autres se servent de la liberté démocratique pour semer leurs mensonges ou leurs demi-vé- rités pour abaisser les dirigeants légitimement élus.Certains d\u2019entre eux se servent aussi de l\u2019école pour empoisonner les jeunes cerveaux de leur propagande néfaste.Et récemment on a vu que certains d\u2019entre eux, consciemment ou non, se servent du syndicalisme pour tenter de dominer.Le syndicalisme demeurera mais il faut l\u2019épurer des faux bergers qui conduisent le troupeau par de mauvais chemins.Il faut se méfier des forts en gueule pour qui il n\u2019y a que leur vérité qui compte, que leur justice - maison qui compte, et qui nient aux autres tout droit de parolé ou d\u2019action.L'on n\u2019a qu\u2019à regarder en certains pays où toute vraie liberté a été supprimée pour voir que les mêmes causes produiront ici les mêmes effets si on n\u2019ouvre l\u2019oeil et le bon.Quand, dans un pays, on commence par dénoncer l'autorité légitime, à saper les forces morales par la propagande de l'érotisme, du persiflage, quand on rejette trop systématiquement les valeurs en place, qu\u2019on fait miroiter au peuple des avantages irréalistes pour cacher les vrais objectifs qu\u2019on recherche, il est temps de se réveiller ! MAURICE HUO1 Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 28 avril et 5 mai 1972 De la théorie à la pratique, à la classe de chant TE Rr TRE PE tiqu ci pa / FIL | = y \u2018 8 re 3 + wy .- 4 , ; Le UI) R Mao A A 5 TY * CDS Li 4a 5 AY N * Lu he A XY } Luv Re x : * x \u201cpil WP A 4 (AAA FNC | VIE A ZS Aa = \u2018 .Ca A - Q Le vice-président de la bourse de Mortréal M.André Dupuis était I'hote du Rotary où il prononça une allocution bien appropriée sur ce domaine assez mèconnu des Canaadiens-français.Auparavant, il fut reçu à l'hôtel de ville par le Maire Gilles Beaudoin qui se dit alors enchanté de voir un ancien trifluvien accécer à un tel poste.On sait que le responsable das conférenciers au Club Rotary est M.J-Guy Gamache qui ne ménage rien pour obtenir des conférenciers de fort calare.(A.B.) UN AUTODIDACTE DE GÉNIE ___ ORR A - a \"5 Sv 0 Le concert de la classe de chant, section musique UQIR des extraits du Messie de Haendel, et de Don Juan de présentait un concert choral brillamment interprété même | Mozart, Les Noces de Figaro et La flûte enchantée de ce si ces étudiants ne sont que des novices en la matière.dernier.Sur la photo, avec le compétent directeur du Il fallait voir ces jeunes pleins de promesses interpréter Module Jean Châtillon, on peut facilement identifier Marie-Paule Daveluy, professeur.(A.B.) Heureusement que les céramistes étaient là .CLUB MAURICIEN Py PY = XM FD Seg se Le Club Mauricien de Céramique a fail sentir agréable- Cctte exposition a été boudée par les trifluviennes et CBee A4 7 I Le 8 A ment sa présence, au Salon de la femme du Centre Mar- peut-être avec raison.Une fois de plus Viateur Parpu nr EE hf QE SNS nc RORY coîte.Heureusement que ces céramistes ont participé à ce , reault et son équipe du club ont su donrer du ton ; 7 Te Salon qui, par ailleurs a déçu le public par son allure là où il en fallait.(A.B.) JEAN-BAPTISTE ROY-AUDIT, un AUTOD!DACTE DE GENIE \u2014 Un carrossier qui devient nettement commerciale et son manque d'originalité.peirtre ! Un copiste de peinture religieuse qui, par la suite, acquerra une réputation .méritée de portraitiste ! Jean-Baptiste Roy-Audit, à qui le Musée du Québec vient de .Congrès S.S.J.Bconsacrer une exposition, a été longtemps oublié.Depuis quelque temps, cependant, on redécouvre son oeuvre.La peinture \"Le baptême du Christ\u201d (1824) que l'on voit ici, grâce à une photo prétée par le Musée du Québec, est la propriété de la fabrique de Deschambault.Il s\u2018agit vraisemblablement de la copie d'une peinture rapportée au Canada à la suite de la vente des biens du clergé français as moment de la Révolution de 1789.Roy-Audit a exécuté aussi de nombreuses copies de peintures pour différentes églises du Québec, notamment dans la régies de Montréal, avart de se lancer dans sa carrière de portraitiste, carrière favorisée par des relations acquises dans la bourgeoisie et l'armée.Roy-Audit est mert vers 1849 dans des circonstances mystérieuses, probablement à Grosse-lsle, alors qu'il revenait d'Europe, victime du typhus.UNE MINI-EXPOSITION SURPRISE Une mini-exposition promet des surprises aux amateurs qui se rendront à la Salle Saint-Maurice de l'hôtel Le Baron pour y voir les montages et compositions dus à la fantaisie d\u2019A- line-P.Duval.La pré-ouverture de l\u2018exposition aura lieu vendredi, le 5 mai.Me eS Méme si, sclon les observateurs, le congrès de la SSJB semble vouloir dire qu'il fut relativement calme et routinier, il demeure que près de 300 membres du diocèse s\u2018inscrivirent et que différents problèmes furent traités.Parmi les invités spéciaux, on pouvait remarquer l\u2018abbé Louis O'Neil qui parla notamment des artisans de la révolution tranquille.À l'issue du dîner un bel hommage tut rendu à Me Richard Rioux pour son excellente collaboration avec la société, On peut d'ailleurs le reconnaître avec le Maire J.-Réal Desrosiers et M.André Montour, président.Une résolution adoptée telle que les compagnies devraient réinvestir 35 pour cent de leurs profits au Québec attira particulièrement l\u2018\u2019attention.(A.8) : Cest un départ.à 8.00 p.m.les mercredi, samedi et dimanche Club de courses Laviolette :- 10 courses au programme Vendredi, 28 avril et 5 mai 1972 LE BIEN PUBLIC Page 5 / E PRINTEM PS LITT = BUN mn A I\" \" BRÈ p Le printemps déjà rêve aux roses, di in ull annnet {neal i nn ll undid luna ob mu A toutes les métamorphoses Qu'il accomplira dans la nuit Lettre à mon président de syndicat Pour s\u2019ouvrir au soleil qui luit ! Grâce aux impôts des salariés, j'ai pu faire sabilité du travail, il y a une certaine limite, L\u2019oiseau chantera dans l\u2019espace Sa romance pleine de grâce.Le bourgeon guette le moment De balancer sa feuille au vent.C\u2019est le réveil de la nature : Le soleil sourit à pleins bords.Le ruisseau reprend son murmure, La brise douce prend l\u2019essor ! Et bientôt la fleur, va paraître Dans la mousse du frais vallon.La ramure se sent renaître: Les nouveaux nids se bâtiront ! Finis le froid et la tempête, Le dur aquilon et le gel ! Chante, chrétien, la Pâque en fête : Viendra le Printemps Eternel ! Millicent \u2014 Ne dites pas.mais dites LA CONVENTION COLLECTIVE par Louis-Paul Bégin Formes correctes Adhérer à un groupe Etre admissible Les articles de la convention Les dirigeants Les cadres Les équipes de jour La formation des Formes fautives Joindre un groupe Etre éligible Les items de la convention Les officiers Les shifts de jour L\u2019entrainement des travailleurs travailleurs La formation professionnelle VOCABULAIRE DE LA FONCTION PUBLIQUE Formes correctes Les fonctionnaires Afficher un avis de concours La feuille de présence La caisse ou le régime de rentes Les avantages sociaux La pause café Formes fautives Les employés civils Poster une notice de concours La feuille de temps Le fonds de pension Les bénéfices sociaux Le break mes études classiques et universitaires cl aujourd\u2019hui être professeur de catéchèse à $8,700.par année.Le 9 mars dernier, j'ai voté contre les offres patronales, non pas parce que je voulais de meilleures conditions de travail, une plus grande sécurité d\u2019emploi ou une augmentation de salaire, mais parce que les secrétaires de mon école, les hommes de maintenance, les employés d\u2019hôpitaux et combien d\u2019autres ne gagneraient pas 100 dollars par semaine durant les prochaines années.Là où je ne marche plus, c\u2019est.lorsque mon syndicat exige le maintien des disparités salariales inacceptables entre les personnels de soutien et moi.En effet, la justice n\u2019est pas établie si un personnel de soutien gagne $5,000 par année et que moi j'en gagne $10,000.pour en ce sens que le médecin qui a une panne d'automobile sur la transcanadienne est aussi penaud que son mécanicien qui serait à la salle d'opération de l'hôpital.Le travail des deux n'a pas de prix en soi et a une même valeur au niveau de la personne, les deux sont indispensables, il s\u2019agit alors de s'organiser pour que les services de l'un n\u2019éerasent pas la personne de l'autre.En somme, ce que je demande, c'est que la justice ne se fasse pas toujours sur le dos des plus démunis.Lorsque les syndicats auront été capables de réaliser une certaine égalité salariale entre leurs membres, y compris les chefs syndicaux, ils seront en mesure de s'opposer sérieusement aux travailleurs profes- sicnnels qui font des salaires de $30,000.et plus Pour rendez-vous Tél.: 375-2944 Dr Denis Morin : OPTOMETRISTE Verres de contact.110A, des Forges = Trois-Rivières.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél.: 378-4831 André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.une année.plafonnement à afin de permettre à criante.Personnellement, j'accepterais un mon salaire dès cette année ceux qui gagnent moins que moi, de pouvoir me rejoindre, ou, tout au moins, qu\u2019ils puissent faire disparaître une par année.inégalité Je ne vois pas er quoi je suis justifié d\u2019exiger le double du salaire de la moyenne des gens simplement parce que j'ai 19 années de scolarité.Quant à l'argument de la respon- L'injustice aujourd\u2019hui, dans notre société un travailleur puisse gagner $4,000.et moins par année ct qu\u2019un autre puisse gagner $30,000.et plus par année.c'est d\u2019accepter que LIONEL EMARD 325 - Drummondville.Tél.: 472-6229 19 Lindsay En potinant : Un témoignage On a souvent parlé des conditions inhumaines dans lesquelles se poursuit la détention de Jacques Rose, emprisonné depuis le 28 décembre 1970, jour où lui et son frère se rendirent à la police après une médiation de Jacques Ferron.On se souvient que l\u2019écrivain avait servi d'intermédiaire entre les détectives et les prévenus avant que ceux- ci sortent de leur cachette au terme d'une longue re- clusion.C\u2019était donc, récemment en cour, une confrontation entre Jacques Ferron et Jacques Rose, le premier n\u2019hésitant pas à serrer la main du deuxième avant de prendre place dans le box des témoins.L\u2019on sait qu\u2019aucune preuve de participation à l'exécution de Pierre Laporte n\u2019a été retenue contre Jacques Rose jusqu'ici.Le procès qui vient de se dérouler après un long retard causé par la grève des paras n\u2019a trait qu\u2019à l\u2019enlê- vement de l\u2019ancien ministre du travail.Mais qu\u2019en est-il'des mauvais traitements dont le prévenu serait victime de la part de ses geôliers ?Si le témoignage d\u2019un médecin doit-être retenu, car Jacques Ferron est médecin, il semblerait que le célèbre felquiste a raison de se plaindre: « Jacques Rose semblait en meilleure santé au moment de sa capture qu\u2019il ne l\u2019est au- jourd\u2019hui », a fait remarquer au tribunal l\u2019auteur de « L\u2019Amélanchier ».Le massacre de nos monuments historiques Une fois terminés, les travaux de restauration du manoir de Niverville, rue Bonaventure, auront grugé près de $300, 000.C\u2019est beaucoup trop, de l\u2019avis du conseil de ville, qui n\u2019est pas loin de crier au grabuge devant cette orgie de dépenses dont les résultats pratiques sont plutôt piètres.Car cette restauration est un fiasco, en ce sens que des altérations malheureuses à l'architecture originelle du vieux manoir ont rendu ce dernier presque méconnaissable.La ligne du toit a été tronquée, modifiée.Ce n\u2019est plus un pignon vieux-canadien que nous voyons là, mais bien un toit tourangeau dont on retrouve des adaptations dans les vieilles demeures d\u2019En-bas-de-Québec.Le massacre de nos monuments historiques se poursuit donc.Nous n\u2019avons pas pu accepter la coupole qui dépare la belle devanture du couvent des Ursulines, Pour les mêmes raisons de fidélité au style originel de nos anciens monuments, nous ne prisons guère que, dans son état actuel, le Manoir de Niverville, à l\u2019architecture modifiée, ressemble plutôt au manoir Mauvide-Ge- nest, situé dans l\u2019Ile d\u2019Orléans, C.M.Rendez-vous printanier D'ici quelques jours, probablement le 5 mai, l\u2019Hy- dro-Québec fera revivre la beauté primitive des anciennes chutes Shawinigan.Le niveau de l\u2019eau s\u2019y prêtant, on ouvrira graduellement quelques-uns des déversoirs du barrage.Le pont de Shawinigan reste le lieu stratégique pour contempler ces chutes merveilleuses.Rappelons à la population que si la rive \u201cEst\u201d de la rivière Saint-Maurice est un endroit propice à cette fin, le voisinage des eaux tumultueuses comporte des risques certains.Aussi, nous recommandons aux parents de tenir leurs enfants à 40 pieds du rivage en raison de la vélocité du courant.Cinq minutes avant l\u2019ouverture des vannes du premier déversoir, une sirène d\u2019alarme se fera entendre comme d'habitude à coups répétés, Ce signal commande de se retirer en lieu sûr avant l'arrivée des eaux.Donc la fin de semaine prochaine, c\u2019est un rendezvous dans la ville de l\u2019Electricité pour contempler à nouveau les chutes Shawinigan dans toute leur splendeur.POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance * T6l.: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 28 avril et 5 mai 1972 La Contre-Réforme Catholique au XXe Siècle et son Chef: l'abbé de Nantes En France, il est un prêtre courageux qui a rendu l'espoir a des milliers de Catholiques affligés par la crise terrible que traverse actuellement l\u2019Eglise.C\u2019est M, l\u2019abbé Georges de Nantes.De passage à Lyon où il a donné une conférence (1) devant plus de 500 personnes enthousiastes, j'ai eu le privilege de l\u2019interviewer pour les lecteurs du \u201cBien Public\u201d.1\u2014 M.l\u2019abbé de Nantes, vous n\u2019êtes pas très connu au Québec, sauf par un petit nombre.Cependant, depuis quelques mois, vous faites des tournées de conférences dans les diverses régions de France et, à ce titre, vous faites partie de l\u2019actualité religieuse.De temps à autre, on parle de vous dans la presse et c\u2019est souvent pour blâmer votre attitude et vos écrits.Voulez-vous nous dire ce que l\u2019on vous reproche et de qui viennent ces critiques ?REPONSE : En effet, j'ai été l\u2019objet dernièrement et à plusieurs reprises, de blâmes et de sévères mises en garde de la part de nos Evêques.Mon nom a été cité à côté de ceux de P.Debray, Salleron, Madiran, l\u2019abbé Coache, tous traditionalistes reconnus.Ce que l\u2019on me reproche ?Mes critiques parfois assez vives contre certaines positions ou déclarations du Pape Paul VI, de nos Evéques et de plusieurs membres du Clergé.2\u2014 Certains font courir le bruit que vous prêchez la désobéissance au Pape et aux Evêques.Qu'en est-il de cette affirmation ?REPONSE : Non, je ne prêche pas la désobéissance au Pape et aux Evêques que je reconnais comme légitimes.Ce que je prêche, c\u2019est l\u2019obéissance «catholique», c\u2019est-à- dire une obéissance dont la limite est l'intégrité de la foi et de la Tradition.Ainsi, quand un Evêque défend à ses curés de dire l\u2019ancienne Messe en latin (la Messe de S.Pie V), Messe qui est évidemment bonne, j'estime qu\u2019on n\u2019est pas, en conscience, obligé de lui obéir.2bis\u2014 Pourtant, cet Evêque agit au nom de la discipline ecclésiastique ?REPONSE: Oui, mais quel cas fait- il alors de la tolérance et de la largeur de vue prônées par le dernier Concile ?Ainsi, l\u2019évêque de Grenoble, par exemple, laisse les prêtres contestataires d\u2019« Echanges et Dialogues » tenir leurs réunions sans les condamner, alors que ces mêmes prêtres (mariés pour la plupart) discutent dans leurs réunions pour savoir quelle est la meilleure façon de détruire l\u2019Eglise, en sortant de ses cadres ou en la démolissant de l\u2019intérieur ?.3\u2014 Quelle est votre opinion vis-à- vis du Concile Vatican II ?REPONSE : Voilà le noeud du problème.Depuis l\u2019ouverture du Concile Vatican II, j'ai toujours dit (et sur ce point, je n\u2019ai pas changé d\u2019une ligne), que ce Concile pourtant si prometteur, risquait de mener l\u2019Eglise catholique à la débâcle.Le Concile se terminait en 1965.Or, depuis environ six ans, quels sont les fruits du Concile ?Qu'est-ce que les simples fidèles peuvent eux-mêmes constater ?Les vocations diminuent de façon alarmante, les Séminaires ferment, de nombreux prêtres démissionnent et se marient, le catéchisme n\u2019est plus enseigné, les fidèles sont désorientés par certaines innovations liturgiques et beaucoup d\u2019entre eux abandonnent la pratique religieuse.Pourtant, aux yeux d\u2019un catholique profane, les actes du Concile paraissent inspirés et édifiants.C\u2019est que ce bon catholique n\u2019est pas théologien et qu\u2019il ne peut voir les dangers que comportent certaines positions du Concile.On peut comparer les actes du Concile Vatican II à de la bonne tisane, faite avec de bonnes plantes et du sucre de qualité, mais qui contiendrait un milligramme d\u2019arsenic.Et chacun sait qu\u2019un milligramme d\u2019arsenic absorbé à doses répétées peut causer la mort.Enfin, il ne faut pas oublier qu\u2019à l'inverse des Conciles de Trente et de Vatican I, qui étaient des Conciles dogmatiques, Vatican II n\u2019était que «pastoral », donc, non infaillible.Heureusement ! 4\u2014 Est-il vrai que vous êtes un prêtre sur qui pèse une certaine condamnation ecclésiastique ?REPONSE : Oui, je suis un prêtre « suspens a divinis », c\u2019est-à-dire sur qui pèse la défense de dire la Messe et d\u2019administrer les sacrements dans les limites du diocèse où je vis actuellement.J'ai été frappé de cette sentence par mon Evêque après la publication d\u2019une lettre que j'avais adressée au Cardinal Ottaviani et qu\u2019il m\u2019avait défendu de publier.Je n\u2019ai jamais été condamné pour ma doctrine ou mes écrits.J\u2019en ai appelé à Rome; j'ai demandé à être jugé.On ne m\u2019a pas convaincu d\u2019erreurs doctrinales, on ne m\u2019a pas condamné, mais on m\u2019a demandé de rétracter tous mes écrits et mes attitudes.J\u2019ai hésité, j'ai prié.Cela aurait été si simple d\u2019obéir et de rentrer dans les rangs.Mais, en conscience, je ne le pouvais pas, car cela aurait été abandonner le combat pour la vérité et la défense de l\u2019Eglise.5\u2014 Vous éditez, depuis 1956, une publication mensuelle d\u2019abord appelée «Lettres à mes Amis », puis «La Contre-réforme-catholique au XXe siècle».Quel est le nombre de vos lecteurs ?Se recrutent-ils uniquement en France ?(2) REPONSE: Les abonnés à la « Contre-réforme » se chiffrent actuellement à 35,000 et se situent d'abord en France, mais également dans de nombreux autres pays, dont le Canada.6\u2014 Voulez-vous me permettre une question plüs personnelle pour les lecteurs du «Bien Public»: En plus de l\u2019édition de votre revue, quelles sont vos activités ?\u2014 Vous avez fondé une Communauté de Frères.Pouvezvous nous en parler ?Quelle est leur Règle ?REPONSE : Avec une dizaine de Frères, j'habite St-Parres-les-Vau- des, un petit village près de Troyes, dans une grande maison qu\u2019on nous a donnée.Nous y menons la vie monastique dans toute sa rigueur.Pour la nourriture, nous produisons à peu près tout nous-mêmes.Nous imprimons notre bulletin mensuel et nous enregistrons des bandes magnétiques.Tous, nous portons la soutane.7\u2014 Qu\u2019est-ce que la CRC, ce mouvement que vous dirigez actuellement ?Espérez-vous y rallier la masse des fidéles ?REPONSE : En 1970, après avoir bien réfléchi et bien prié, j'ai décidé de passer à l\u2019action en fondant «la Contre-Réforme ».Ce n\u2019est pas suffisant de critiquer, il faut agir et préparer le renouveau de l\u2019Eglise.La CRC est un mouvement de Contre-Réforme et de Contre-Réforme Catholique.Elle touche actuellement, en gros, cent mille catholiques traditionalistes.Non, je n\u2019espère pas y rallier la masse des fidèles, comme c\u2019est l\u2019ambition de Pierre Debray avec ses « Silencieux », par exemple.Je demande à mes membres un travail sérieux, en profondeur.Aussi, je ne peux compter que sur un petit nombre de convaincus.Mais ce sont toujours les minorités agissantes qui ont influencé les événe- ments.8\u2014 Quelle est votre opinion sur la Nouvelle Messe ou plutôt sur les « Nouvelles Messes », puisque tant de paroisses en offrent des variantes ?REPONSE : Il est évident que la nouvelle Messe est une déformation, un appauvrissement de l\u2019ancienne, Elle a été congue dans un but certain d\u2019oecuménisme, au point qu\u2019un pasteur protestant n\u2019a pas craint d\u2019affirmer qu\u2019il n'aurait aucun scrupule à dire cette nouvelle Messe.Mais si la nouvelle Messe est tendancieuse et même dangereuse pour la Foi, je n'\u2019irai pas jusqu\u2019à dire qu\u2019elle est invalide, ni même à conseiller aux fidèles de s\u2019en abstenir, comme c\u2019est le cas pour, l\u2019abbé Coache par exemple.9\u2014 On vous dit traditionaliste, intégriste et même fixiste.Etesvous à ce point ennemi de toute nouveauté, dans la Liturgie de l\u2019Eglise par exemple ?REPONSE : Je suis évidemment traditionaliste puisque je défends les traditions millénaires de l\u2019Eglise.On peut même me dire intégriste en ce sens que je lutte pour garder la foi et la doctrine catholiques dans toute leur intégrité.Je suis aussi fixiste, parce que tant que Rome n\u2019aura pas donné le coup de barre qui s\u2019impose, je m\u2019en tiens personnellement et strictement à la Messe de Saint Pie V.Cependant, je serais le premier à prôner une amélioration de la Liturgie et de la Pastorale, dans le sens d\u2019une participation plus vivante des fidèles, à condition qu\u2019aucun dogme et aucune des traditions de I'Eglise ne soient en danger.10\u2014 A tous ceux qui sont désorientés et qui souffrent à cause de changements brutaux dans les offices, le catéchisme, la vie des paroisses, à ceux qui sont troublés et qui s'inquiètent des orientations des « nouveaux théologiens », pouvez-vous donner des raisons d\u2019espérer ?REPONSE : A tous ceux-là, qu\u2019ils soient prêtres ou fidèles, je dis qu\u2019il faut croire en la victoire finale de l\u2019Eglise, Il faut prier.et si l\u2019on a compris les causes profondes de la crise actuelle, il faut agir.À l\u2019époque où nous vivons, chaque fidèle se doit d\u2019étudier sa religion et de devenir un petit peu théologien pour dépister et combattre l\u2019erreur.C\u2019est là le but et le travail de notre CRC.Ayant eu l\u2019occasion de rencontrer M.l\u2019abbé de Nantes dans l\u2019intimité, j'ai été édifiée par sa foi lucide, sa grande piété et son humilité, oui, je dis bien humilité, quoiqu\u2019en disent ses détracteurs, car la véritable humilité ne consiste pas à battre sa coulpe et à nier les talents que l\u2019on possède, mais bien à mettre toutes ses possibilités au service de Dieu et du prochain.Dans cette période d\u2019 « autodé- molition de l\u2019Eglise » (3), c\u2019est une grâce qu\u2019il existe quelque part, en France, un abbé de Nantes.C'est le guide sûr, le savant théologien qui s'attaque aux causes du mal et qui trace et éclaire la route difficile à suivre.L'histoire de l\u2019Eglise réservera certainement un jour une place importante à M.l\u2019abbé'de Nantes.MARIE PRAYAL (Lyon, le 18 avril 1972) (1) Conférencier d'une grande éloquence et théologien hors-pair, son auditoire est suspendu à ses lèvres.Après ses conférences, il y a toujours une période où amis et adversaires peuvent poser toutes les questions qu\u2019ils désirent et réponse est donnée \u2018a tous de façon magistrale.(2) \u201cLa Contre-Réforme Catholique au XXe siècle\u201d, 10 \u2014 Saint-Parres-les-Vaudes, France.(3) Paroles mêmes de S.S.Paul VI. Vendredi, 28 avril et 5 mai 1972 i Des résistants Si l'on jette un regard sur la date de décès de nombre d'hommes publics, d'écrivains ou d'artistes célèbres, l'on reste étonné de leur longévité et aussi de leur capacité de travail tard dans la vie.Arrêtons-nous par exemple à des chefs politiques qui ont gouverné le pays canadien.Il faut avouer que, malgré leurs charges et leurs responsabilités, ils ont magnifiquement tenu le coup.John A.MacDonald est décédé à 76 ans; Alexander Mackenzie s'est couché dans la tombe à 70 ans; Mackenzie Howell est parti pour un meilleur monde à 93 ans; Charles Tupper est mort à 94; Sir Wilfrid Laurier est allé taquiner les pissenlits par la racine à 77 ans; Robert Borden avait 82 ans à ses funérailles; Robert Meighen n'a pas dételé avant le même âge et Mackenzie King est parti à 78 ans.En face de ces statistiques vitales ou plutôt mortuaires, qui dira encore que les grandes charges conduisent prématurément au tombeau.Des hommes beaucoup plus jeunes, qui soignent outrageusement leur santé et ne s'occupent que de niaiseries, sont décédés tôt, dans la force de l'âge, ont \"croulé\u201d, di- rait-on en langage moderne.Etre chargé à bloc de soucis et de travail ne rac- Courcit donc pas nécessairement les jours.C'est sous l'effet des plaisirs qu'on crève le plus vite.J'ai cité plus haut des exemples canadiens de longévité au sein des plus hautes charges mais, en faisant un tour d'horizon international, on pourrait citer les cas de nombreux Papes décédés à un âge très avancé.Citons encore parmi des vivants au des morts; Franco, Salazar, de Gaulle, Adenauer, Pétain, Foch, et parmi des artistes, Chaplin, Maurice Chevalier, Kreisler, Elman, Victor Hugo, Casals, et combien d'autres, sans oublier de nombreux peintres, sculpteurs écrivains, etc.Ces gene là n'ont jamais été partisans de la chaise berceuse et de la retraite.On ne choisit pas son destin, mais mourir au travail à un âge avancé est sans doute la meilleure chose qui puisse arriver à un homme.On meurt ainsi après avoir accompli quelque chose ou s'y être constamment efforcé, c'est au fond ce qui est important.Humour Tous les médecins vous diront que l'humour est le plus grand remède naturel aux maux de l'humanité.Aux yeux des gens graves (on peut être grave et vide) les humoristes sont des gens sans importance.Il n'est pas donné, il est vrai, à tous d'avoir de l'esprit.Pourquoi ceux qui en sont doués devraient-ils demander pardon à ceux qui n'en ont pas?L'humoriste a sa place dans la société et il est aussi utile que le banquier, le technocrate, l'artisan ou le professionnel.Les bons mots, les loufoqueries mê- en quelques mots LE BIEN PUBLIC Rall A me son de nécessité publique pour ramener à de justes proportions la vanité incommensurable des hommes.Prenez les gens au sérieux et ils se gonfleront au point d'éclater comme la grenouille de La Fontaine.Il y à moyen d'être humoriste sans être méchant.L'humoriste est un semeur de doute bénéfique pour tant de gens qui se sont fabriqués une tête dans la vie.Ainsi, ils sont incités à ne pas croire que c'est arrivé.Tous et chacun deviennent une cible pour l'humoriste.L'inconvénient c'est que quand le chapeau sied, la victime ne rit plus et prouve ainsi son manque de sens de l'humour.Beaucoup sont préts & rigoler un peu des autres mais peu ont l'humilité et la force d'ûme pour endurer qu'on se moque gentiment d'eux-mêmes.Le véritable humoriste ne s'épargne pas lui-même et c'est souvent quand il se décrit comme un pauvre type, un champion de la non réussite réussie qu'il fait le mieux rire.Ainsi ces mimes et acteurs comiques toujours empêtrés dans des aventures où ils ont le dessous font rire parce qu'ils se présentent comme moins intelligents que le spectateur ou le lecteur.Du sérieux, il en faut dans la vie.La vie n'est pour personne une perpétuelle partie de plaisir, mais il est bon qu'à travers les drames, la vie dure, on perçoive de l'enjouement, un sourire qui allège l'existence.Est-ce trop demander ?Serait-ce contraire au bon sens et à l'équilibre ?Certes pas.Sardou, un exemple de travail t Les jeunes auteurs d'aujourd'hui pourraient s'inspirer s'ils le connaissaient, de l'exemple et du courage de Victorien Sardou, car s'il fut un homme de lettres auquel le mot courage devant la vie peut s'appliquer c'est bien lui.Georges Mouly a consacré un gros bouquin de-notes et de souvenirs à Sardou, un bouquin qui rend le personnage des plus sympathiques.L'on ne parle guère de Sardou au- jourd\u2019hui.La jeunesse l'ignore totalement.On ne le mentionne que dans des manuels de littérature.On admire toutefois par la voix de ses biographes, sa détermination obstinée à réussir dans le domaine de la littérature théâtrale.Il faut lire par le menu détail le récit des efforts de cet écrivain pour percer.Certes il avait confiance en son talent.Il sentit, avant d'atteindre à la notoriété sinon à la gloire, qu'un jour les romans, oeuvres de théâtre et autres écrits qu'il accumulait dans ses tiroirs, seraient reconnus, si on acceptait enfin de lui donner sa chance.Il écrivait à un ami : .\u2018il suffira qu'on allume le premier pétard pour que tout le feu d'artifices s'embrase\u201d.\u2026 .C'est ce qui arriva mais après combien de démarches; de refus, de dédica- Page 7 par Maurice Huot ces à des acteurs et actrices célèbres, d'interventions d'amis en place qui le recommandèrent.Beaucoup de jeunes écrivains créateurs qui se rebutent dès les premiers refus, auraient profit à lire là correspondance de Sardou pour y apprendre que le succès n'est souvent dû qu'à la ténacité.Sardou n'amait pas plus que les autres solliciter, mais l'histoire raconte quel mal il se donna pour faire parvenir de précieux manuscrits à des vedettes, au temps où il était peu connu.Quand son nom fut fait, Sardou n'oublia pas ses amis dans la dèche et il prodigua pour eux son argent et ses démarches pour améliorer leur sort.L'érudition de Sardou ne se limitait pas au théâtre mais s'étendait à tous les sujets.La fréquentation des salons littéraires et mondains, ses études personnelles, le commerce qu'il entretenait avec les beaux esprits de son temps, avaient fait de lui un esprit fin, un autodidacte, d'une grande souplesse intellectuelle.Sardou fut récompensé de ses efforts.Il connut la gloire de son vivant et aussi l'aisance.Il força le destin à force d'opiniâtreté.Ceux qui ne croient comme tant de jeunes talents d'aujour- d'hui qu'au succès instantané et sans effort devraient lire la vie de Sardou.Mouly consacre presque la moitié de son volume à décrire la montée de cet auteur qui rédigeait à s'en donner mal à la tête de longues oeuvres dont il devait ensuite faire à la main des copies s'il s'agissait de pièces de théâtre.Et puis il lui fallut percer le cercle de fer du monde du théâtre; subir les promesses vagues et la plupart du temps non tenues de directeurs de théâtres officiels, de comités de lecture qui se faisaient tirer l'oreille même pour lire les manuscrits.Il fallait des mois et des années à un jeune auteur inconnu pour que ses oeuvres fussent jouées.Sardou dut donc travailler ferme avec le seul espoir de réussir plus tard.De moins courageux que lui lächè- rent et se réfugièrent dans des postes administratifs, tellement il fallait de persévérance et de ténacité pour faire accepter dans les revues, journaux, et à plus forte raison, dans les théâtres, le moindre petit bout de prose ou de vers, la moindre pièce en un acte.Bien que principalement intéressé au théâtre Sardou, chercheur scrupuleux qui connaissait comme pas un les monuments de Paris pour lesquels il fit l'histoire, possédait une bibliothèque de quelque cent milliers de volumes.Ses oeuvres étaient à base de documentation très serrée, de documents authentiques, copiés dans des bibliothèques.On n'en finirait pas de raconter les travaux de cet écrivain infatigable qui dut le succès à son travail méthodique autant qu'à son talent.1.Les papiers de Victorien Sardou, notes et souvenirs rassemblés et annotés par Georges Mouly, chez Albin Michel. Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 28 avril et 5 mai 1972 WY, as sin A cod de la récente semaine, dans le cadre de l\u2018exposition de bateaux au Centre ESTAR S24 al ESCAMILE SY C Commercial \u201cles Rivières\u201d, celle-ci J ed Cee Die .a avait un magnifique kiosque où les oo.=» + & URE NAUTIOUE Bientot les cours de cours de plongée sous-marine étaient eo ; B® , GATION , o annoncées pour les intéressés, Sur la - À.2 8G COURS se HAVI plongée sous-marine photo, nous apercevons, à droite, le : «ce nemeatrou er ; A 2, grand responsable des cours de plon- 2671 a A La Marina de Trois-Rivières ne ména- gée sous-marine qui continueront ge rien pour faire connaître ses acti- bientôt à la Marina, le Dr Roger vités à la population.Ainsi, au cours Goyette.(A.B.) LAMARINA | \"DE TROIS RIVIÈRES.VOUS OFFRE! Ÿ ST-MAURICE MUSIC 1e1.:375-4941@ > USHIRTERAFFRIRE CC - paca VERIFIEZ AU MAGASIN 4 Te.M.Roger Gagnon de la Tuque s rem- NOTRE SPECIAL DE LA rem an Cie \u201cSEMAINE.ps ant ur a concurrents des autres Choix de +2 localités de la Mauricie.\u2018est donc A4 dire que ce disciple de Démosthèna LOGATION D S U 2 sera l'un des participants au concours À national qui se déroulera prochaine- DE PHONOS et ternisé et les responsables se sont et CASSETTES dits enchantés de ce mini-congrès, £ Nous pouvons remarquer sur la photo, MACH INES d le président du Club Laviolette M.Gaston Germain, de Trois-Rivières, au Re ll Centre et le Dr Jean Perreault, (gau- D'\u2019AMUS EM ENT < À che), gouverneur du district, de la _ ment.Lors de cette rencontre, les (orthophoniques) membres de ces clubs ont bien fra- 7289 ville de Joliette.(A.B.) JE VOUS PROPOSE DE Comment vivre le bonheur chaque jour de lannee?© 0 2 ap O S 14,950.$ J er 5: En faisant, lors de l'achat de votre maison | le meilleur choix possible, , cest-a-dire, une maison .Novelec \u2018tout électrique\u2019 Novelec.1101» #e} LAJOIE LTÉE COURTIER / CONSTRUCTEUR 0 Rr 3 2 R37 i 5 Ch .EXPO-MODE-BEAUTÉ lors de son invi- 76, De irae Cr à Madeleine tation faite au publie, au mois d'avril, ones : 34 à exprimer ses goût et à participer à 379-3037 \u2014 370-6282 ce nouveau départ de la mode et de l'esthétique.Une maison doit être un endroit où il fait bon vivre; pour profiter e pleinement de cette atmosphére il faut choisir votre maison en tenant compte de l\u2019ambiance que son mode de chauffage crée.Vous ne pouvez faire meilleur choix en optant pour une maison NOVELEC alimentée uniquement à l'électricité.Les canalisations sont adéquates et permettent l'utilisation d'une quantité d'appareils électriques sans risque de surcharger les circuits; de plus, le chauffe-eau CASCADE est là pour satisfaire le moindre de vos besoins.N'est-ce pas que la maison NOVELEC est synonyme du confort bien d'aujourd'hui?Lors de l'achat de votre maison, exigez qu'elle soit certifiée NOVELEC.La Ligue électrique du Québec - la plus importante société de fiducie T canadienne - française = TRUST GÉNÉRAL e.
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