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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 16 janvier 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1970-01-16, Collections de BAnQ.

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[" 58e année Nos 3 et 4 Trois-Rivières vendredi, les 16-23 janvier 1970 i / ¥ A fx wil), ; Sd 5 ju as G .GG A = oe rn deuxiéme classe e Enregistrement No 0475 Port de retour garanti e 1563, Royale Trois-Rivières Bourassa, comme prévu Des trôis candidats en lice, M.Robert Bourassa, nouveau chef du parti libéral, est celui qui paraît le plus éloigné du peuple.Alors que MM.Wagner et Laporte prenaient figure de vrais représentants des classes moyennes, très accessibles aux petites gens, il arrive que le jeune économiste de trente-six ans, qui succède à M.Lesage, est la.personnification même de l\u2019universitaire froid et distant, plus à l'aise dans les abstractions que dans les réalités.Il est surtout un économiste connu pour son conformisme à des valeurs éprouvées.C'est ce qui a fait dire aux éditorialistes, au lendemain de son choix, que l\"\u2019establishment\u201d financier qui sévit dans tout le Canada, ne pouvait compter, pour le Québec, sur un meilleur représentant que M.Bourassa.A ce titre, le nouveau chef libéral, pourra compter sur l\u2018appui total de lo houte finance qui voit en lui une valeur sûre, d\u2019une porfoite orthodoxie politique.Les moyens illimités dont dispose le capital s'emploieront maintenant à \u2018faire passer\u201d l'image de M.Bourassa.La publicité essaiera d\u2019humoni- ser le plus possible ce visage étroit de théoricien.Selon nous, l\u2019éminence grise derrière M.Bourassa ser, non pas M.Lesage, définitivement évincé, mais nul autre que M.Pierre Laporte, le fidèle gardien des traditions libérales, le seul capable d'empêcher M.Robert Bourassa de s\u2018enfoncer dans le personnage du théoricien.Le jeune économiste n'a eu aucun mal à se rendre populaire en certains milieux par ses critiques faciles de l'économie québécoise.Nul mieux que lui n\u2019a su dresser le bilan de nos infériorités.H lui restera maintenant à préciser la- dessus sa pensée et à compléter ses critiques partiales par des suggestions d\u2018ordre pratique.\u2019 C'est sur cette aptitude à passer de la théorie à la pratique que le public jugero maintenant l'action politique de M.Bourassa.Il attend de lui la formulation claire de cette politique de relèvement économique qu'il estime être le seul à pouvoir concevoir dans les circons- fances actuelles, pour le Plus grand bien du Québec.Cc.M: A LA SUITE D'UN CONGRES A la suite d\u2019une longue campagne, le parti libéral du Québec s\u2019est donné comme chef Robert Bourassa, un jeune homme cousu de diplômes et apparemment appuyé par la machine libérale tant d\u2019Ottawa que du Québec.J\u2019ai suivi comme tout le monde, mais du bout de l\u2019oeil seulement, ce congrès de parti au cours duquel on a cru bon de se dispenser des services de Claude Wagner et de Pierre Laporte au poste de chef.L\u2019on a préféré un jeune homme sans expérience politique qui, d\u2019ici les élections, devra ajouter à sa personnalité l'agressivité nécessaire pour tenter de s\u2019emparer du pouvoir, ce qui évidemment n\u2019est pas dans le sac.Au cours du Congrès libéral, le chef sortant en té- te, les candidats s\u2019en sont pris à l\u2019Union Nationale qu\u2019ils ont désignée comme l\u2019adversaire principal à abattre, le parti québécois de René Lévesque venant au second rang.Je n'ai pas l'intention de revenir longuement ici, sur les accusations souverainement injustes portées contre l\u2019administration de l\u2019Union Nationale depuis 1966.Ces accusations sont tellement puériles qu\u2019elles ne méritent pas d\u2019être toutes relevéés.L'on s\u2019est par exemple vanté au congrès libéral d\u2019avoir, en 1960, lancé le Québec sur la voie du progrès et de la prospérité par la fameuse \u201crévolution tranquille\u201d.Oui à coups de millions de dollars, en y allant plus fort que le violon et en endettant la province pour des années à venir.M.Lesage lui-même dans son discours de sortie n\u2019hésitait pas à dire que la province de Québec est devenue la province la plus taxée de toute l\u2019Amérique du-Nord.A qui la faute?À ceüx qui \u2018sont arrivés au pouvoir en 1960 tellement assoiffés du pouvoir, qu'ils se sont lancés dans des programmes sans se demander si la population pouvait en absorber les frais.C'était l\u2019époque de grandeur par excellence où l\u2019on voulait faire vite sous prétexte de rattrapage.Quand l\u2019Union Nationale a pu enfin mettre un terme à ces extravagances en reprenant le pouvoir, elle dut mettre les freins à l\u2019exécution de plusieurs programmes et à en ralentir d\u2019autres, sans quoi nous nous serions trouvés devant une catastrophe.Cela on ne l\u2019a pas dit évidemment au congrès libéral.Certains libéraux disent qu\u2019ils n\u2019ont pas eu le temps d'accomplir tout ce qu\u2019ils voulaient faire durant leur (Suite à la page 4) Maurice HUOT M.JEAN LESAGE NOUS LAISSE SON AUTO-PORTRAIT Les événements révèlent les hommes sous leur vrai jour.L\u2019adieu de M.Jean Lesage comme chef du parti libéral n\u2019a pas eu la résonance parthétique qu\u2019avait affichée le départ de son prédécesseur, Me Geor- ges-Emile \u2018Lapalme.Par un discours resté dans les mémoires, ce dernier avait atteint a la grandeur dans ses considérations sur son role dans la politique québécoise, au soir d\u2019une carrière marquée de frustrations.Quant à M.Jean Lesage, malgré tous ses dons, il a semblé incapable de toucher ses auditeurs, car il n\u2019a pas su s\u2019oublier un instant, sortir de son personnage, pour se livrer à des considérations de portée générale.On sent qu\u2019il a été, reste et sera toujours un politicien, brillant si l\u2019on veut, mais tristement opportuniste.Le discours de M.Lesage a donc déçu par son manque d\u2019élévation au-dessus des mesquines contingences de la politique partisane.Il a eu tort ,selon nous, d\u2019adopter ce ton vantard qui lui a fait perdre le pouvoir en 1966.Le bon peuple prise un peu plus de nuances chez un homme public.Les faiblesses et les doutes ne l\u2019effraient pas, car il sait, d\u2019instinct, que seul I'homme public: capable de douter de lui-méme, de se tourner vers les autres, est capable de concevoir une action progressive en politique.a ja.15 ne ak : Le discours d\u2019adieu de M.Lesage manquait également de désintéressement.Il s\u2019y avouait insolement le désir d\u2019impressionner son successeur afin de le garder plus sûrement sous son influence.Que M.Jean Lesage, dans chaque paragraphe de son discours, ait trouvé moyen de rappeler que l\u2019histoire véritable du Québec commençait avec son règne, qu\u2019il devait être considéré comme le père du Québec moderne, que l\u2019histoire retiendrait la vigoureuse impulsion vers le progrès donnée par son équipe du tonnerre aux affaires de la province, cela était surérogatoire et, pour le moins, déplacé.L\u2019électorat a déjà jugé, une fois pour toutes, ces vantardises qui sont souvent de vulgaires prétentions.On commence à comprendre et à savoir que la marche de l\u2019histoire n\u2019exigeait aucunement en 1960, la présence de M.Jean Lesage à la direction des affaires de la province.C.M.çais.Pourquoi cet accent des canadiens français?\u201cNous parlions français au XIVe siècle; nous le parlions au XIIe\u201d, disent volontiers les Canadiens.C\u2019est exact: si leur territoire n\u2019est pas inclus dans les limites géographiques où s\u2019est élaborée la langue française, leurs ancêtres sont venus de France au XVIIe siècle et au XVIIIe, emportant avec eux une langue déjà fixée.La plupart s\u2019étaient recrutés dans les provinces du Nord-Ouest, Normandie, Poitou, Picardie, Saintonge, un peu la Bretagne, un peu le Bassin parisien; l\u2019Est, le Massif Central, éloignés de la mer, ont fourni un contingent beaucoup plus réduit.Les régions d\u2019où ils provenaient étaient très disparates, et ils arrivaient trop au compte-gouttes, bateau par\u201cbateau, pour conserver des patois, tout au plus des tournures régionales et maritimes; leur mélange les uniformisait.Sur place, ils inventaient des expressions pour désigner les particularités du climat, de la faune, de la flore.Leur prononciation, demeurée rurale ,tendait à se nasaliser, à se télescoper, diphtonguant les voyelles, avalant les syllabes: faut-il y voir un effet du froid rigoureux qui, en hiver, amène les promeneurs à ne parler que du bout des lèvres?Cet accent ne rappelle guère, en tout cas, celui des Anglais ou des Américains parlant fran- (Auguste VIATTE, auteur de l\u2019ouvrage LA FRANCOPHONIE;qui vient de paraître chez Larousse.) ho Page 2 Le Dr Conrad Godin, fidèle au passé trifluvien Trois-Rivières a toujours été une pépinière d\u2019historiens.Le président réélu de la Société d'histoire, le Dr Conrad Godin est le vaillant continuateur des Mgr Tessier, Raymond Douville, Ls-D.Durand, Hervé Biron, Yvon Thériault, Denis Vaugeois et Jacques Lacoursière.On le voit ici s\u2019opposant catégoriquement à la démolition de la Prison et plaidant pour la res- LE BIEN PUBLIC ERT TSE tauration du Vieux Moulin, l\u2019un des plus anciens en Amérique du Nord.À cette réunion annuelle, le Dr Godin a été réélu président, J.J.Garneau, vice-président, H.Trudel, secrétaire, E.Bellemare, ass.-secrétaire (extrême droite), Mlle E.Dupont, trésorière et Mme C.G.Roy, directeur.Le Centre Culturel est entre bonnes mains M.A.Brousseau, président de la Commission du Centre Culturel de Trois-Riviéres .recevait les bénévoles travaillant sur les huit commissions de cet organisme, récemment.Cette rencontre avait but également de présenter le nouveau di- decteur du Centre: M.Michel Robert.\u2018En plus de ce dernier, à gauche, à l\u2019issue de cette magnifique rencontre, nous pouvons remarquer Diane Dufresne, directeur de la publicité, M.À.Brousseau, Louise R.de C.Dufresne, vice-présidente, ainsi que M.J.Langevin, représentant le Ministère des Affaires Culturelles dans la région.La troupe: \u201cLes Philanthropes\u201d ont fait les frais au spectacle.A.B, Le Motel Le Baron fera honneur à Trois-Rivières .Clr de a : : 3 gg Le nouveau Motel Le Biron, en bordure de la rue Royale, est en:voie de parachévement.Cettephoto nous montre l\u2019état actuel des travaux qui seront complétés dans.quelques mois.Notre reporter qui-a visité, la vaste construction croit -Que.ce: Motel de grand-style comptera®parmi les plus belles réalisations de l\u2019industrie hôtelière dans la.province.\u2019 Vendredi, les 16-23 janvier 1979 Sur les pentes enneigées de la Mauricie Coen De ces temps-ci les skieurs s\u2019en donnent à coeur-joie, sur nos pentes enneigées de la Mauricie.Comme nous pouvons nous en rendre compte sur le cliché ci-dessus, les adeptes de tous âges de ce sport hivernal y vont de leurs ébats sur une piste du Centre de Ski Mont-Carmel dont le propriétaire est M.F.Gauthier de Trois-Rivières.La neige a tout de même ses avantages, malgré les embêtements qu\u2019elle crée sur les routes.A.Bpra BAP nent) IAN EA EADS TAS J 3 Xe :.M Xa a OR L'abbé R.Bouchard a traité du Synode et de la Commission Dumont, lors du déjeuner des \u201cAutorités Religieuses\u201d au Club Richelieu de Trois-Rivières, Etaient présents les pasteurs des différentes paroisses de la ville.Notamment, étaient à la table d'honneur MM.le chanoine Guay, représentant Mgr Pelletier, C, E.Clément, curé de St-Pie X, entourant le président du club le Dr P.Bellefeuille.A.B.Trocs- Reiucenee Clngolen Ltée A Louis Lacroix, >prés.L'incompaïräble ;*Denler\u201d \u2018 CT cit TO: 219:378 2088 ae or 2808 bide nada ERLE a ro! sb le i Trols-RiViiérésil Qué: |: NE ii - 3 -rpifcifs! [ be HE _ = uit RH Cr EEE Le pius important ouf pit dial vôi centre du genre wit! rT.on bli sans frais.de , Trois-Rivières à Nicolet Vendredi, les 16-23 janvier 1670 LE BIEN PUBLIC i 1858 | Sn quelques mots UN MOT DE MGR PAUL GREGOIRE Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal, dont les ceuvres de charité apparaissent déjà dans le diocèse réputé \u201cle plus difficile\u201d au Canada, parlait l'autre jour à la tribune du club Riche- lieu-Montréal du mouvement de l'Eglise locale en faveur des déshérités de la.Pointe Saint-Charles.Mais avant sa causerie, l'archevêque de Montréal eut un mot délicieux qui faisait fonction d'allusion à un savoureux incident survenu quelques jours plus tôt dans la paroisse Saint-Ger- main d'Outremont, alors qu'un laïc insatisfait des propos d'un membre de l'équipe sacerdotale qui prononçait son homélie, bondit dans le choeur pour s'emparer du micro et tenter de rectifier ce qui s'était dit du haut de la chaire à l'heure de la messe.Ayant cet incident sans précédent en tête, Mgr Grégoire qui allait entrer dans le vif de son sujet, eut avec le sourire cette phrase délicieuse dans les circonstances: \u201cJe vais m'emparer du micro que j'espère pouvoir garder jusqu'à la fin.Inutile de dire que les journalistes ont facilement établi le rapport et ont souri a leur tour.On racontera sans doute ce mot dans la biographie du successeur de S.E.Mgr Paul-Emile Léger, devenu missionnaire! RUMILLY ET SAINT-LAURENT L'on goûtera sans doute la lecture de l'histoire de la ville de Saint-Laurent écrite par Robert Rumilly et publiée par la maison Beauchemin non seulement si l'on habite cette partie de l'île de Montréal, mais aussi à cause de la lumière que ces textes projettent sur toute l'histoire de Moniréal et des débuts de la .colonie.Cette histoire porte le cachet de ce grand vulgarisateur qu'est Robert Rumilly.L'on y note le souci du détail savoureux qui en quelques mots, nous fait revivre comme si on y était, une époque disparue et haute en couleur.Rumilly excelle a placer dans leur cadre véritable les événements petits ou.grands qui ont pu se passer dans l'histoire de la ville de Saint- Laurent sur laquelle \u2018il s'est plus particulièrement penché.C'est un autre travail de bénédictin auquel il s'est livré, et dunt nous retirons tout le profit.\u2026 \u2014e bouquin de l'auteur de l'Histoire de la Province de Québec, sur Saint-Laurent, constitue une mine de rensei- LES 60 ANS DU Le Devoir célèbre soixan- - te ans d'existence! Le journal Henri Bourassa a survécu à travers mille viscissitudes jus- quici en gardant son même Visage physique et à peu près idécl de ses fondateurs qui le voulaient-libre de toute cognements en plus de l'intérêt très vif que l'on peut y trouver du seul point de vue de l'écriture claire et nette, des observations personnelles de l'écrivain.Ceux qui savent combien Saint-Laurent a été jusqu'à tout récemment ün territoire lent à se laisser entamer par l'envahissement de la grande métropole tout proche.Ceux -qui souvent, ont traversé ses vieilles rues et ont vu ce qui reste de ses larges maisons aux toits français, les beaux édifices aussi, dûs aux soins des Pères de Sainte-Croix goûteront ce livre plus que les autres, mais tous y trouveront a s'intéresser.Ainsi, tous les grands événements historiques qui ont affecté l'Île de Montréal avant et après la conquête ont eu leurs répercussions à Saint-Laurent et c'est: ce que Rumilly fait si brillamment ressortir.Il ne s'en tient pas comme d'autres ont pu le faire pour certaines anciennes paroisses ou villages, à une sèche chronologie, mais il met de la chair, de la cculeur, de la vie quoi, dans son récit.Et c'est cela qui est passionnant! DEVOIR terie, chapelle ou cénacle.Son directeur actuel, Claude Ryan, assurait récemment- dans un éditorial, que cette liberté le journal qu'il dirige entend toujours l'assumer.Fondé et gouverné longuement par-un personnel de Page 3 cadres foncièrement religieux et aujourd'hui ayant à sa direction un homme qui a encore ses larges entrées dans le monde ecclésiastique, et qui l'a officiellement fréquenté par le truchement de l'Action Catholique, le Devoir entend aussi sous Ryan, garder l'idéal spirituel qui l'a toujours guidé dans son action sociale tout en tenant compte de l'oecuménisme et de la tendance à la promotion du laïcat dans notre société.La Gazette écrivait samedi dernier que Le Devoir est devenu une \u201cinstitution\u201d et faisait grands éloges de la tenue de ce journal tant au point de vue fond que forme.Personnellement, j'ai passé quatre ans dans la boîte de la rue Notre-Dame sous ia direction de Georges Pelletier, et dans l'ambiance d'Omer Héroux, du notaire Robillard alors chef de pupitre, d'Emile Benoist, de Paul Sauriol, de Lucien Desbiens, d'Alexis Gagnon et autres.Ce furent quatre années exaltantes, et le Devoir constituait pour le jeune journaliste que j'étais alors, une bonne école de formation.Je n'ai jamais regretté mon séjour dans cette boîte à l'époque des années 30 et du début des années 40.Ah, comme je me sentais parti pour la gloire quand dès le premier jour de mon entrée dans la maison de la rue No- tre-Dame, Louis Dupire l'étin- + ICE EZ celant secrétaire de la rédaction m'invita à écrire un billet en première page pour le lendemain.Et puis ces années de réportage mêlé à l'expression de quelques idées.Ce plongeon dans l'actualité quotidienne de la politique, du palais de Justice, ces multiples conférences, manifesia- tions, soirées d'associations qui sont le pain quotidien du journaliste et qui font tant connaître les hommes, comme tout cela était stimulant! .Comme tout cela nous tenait en haleine, nous les débutants d'alors.Je pourrais raconter ici des souvenirs personnels du Devoir, qui envisagés avec le recul du temps sont ou dorés ou décapés.Je pourrais faire état aussi de certaines mesquineries rencontrées, mais un jour-de fête n'est pas propice à éclairer certains coins sombres et cachés d'une imai- son.Sachons rester au salon avec les invités et contentons nous de célébrer avec ses amis les hauts faits du Devoir et à lui souhaiter encore de nombreuses années de vie ! Une chose est certaine Le Devoir doit demeurer indépendant et il doit y avoir le plus possible de journaux indépendants.Car une trop grande.concentration d'inté- réts journalistiques ne pourrait que nuire au progrès des idées et au bien-être de la population.UN JEUNE HOMME RICHE PAS COMME LES AUTRES Beaucoup se scandaliseront, mais personne ne pourra nier que Michael James Brody, ce nouveau millionnaire par héritage de 20 ans a bon coeur.Depuis qu'il a touché sa fortune évaluée a quelque $26 millions, qu'il distribue des centaines et des milliers de dollars à droite et à gauche, avec un souverain mépris du veau d'or, au sein d'une société qui.met toutes ses espérances dans l'argent.Je trouve cela plutôt sympathique, et autrement plus gai que ne le sont certains héritiers passés qui, n'ayant aucune générosité au coeur, ont conservé ou dépensé exclusivement pour eux leur avoir.A une conférence de presse donnée a New York, Brody a précisément dit qu'il dépenserait une grande partie de sa fortune & faire du-bien aux personnes dans le besoin.Il tient parole.Fasse qu'il trouve sur son chemin les véritables pauvres que sa fortune est capable de soulager et non de vulgaires flatteurs et tapeurs.Les ladres, les millionnaires qui ne peuvent faire un don sans ressentiir un coup a leur coeur de pierre, se désolent et lèvent les bras au Ciel.Moi j'admire ce jeune homme que l'on\u201ddit bohème et même hippie, je crois que s'il persiste dans ses bonnes dispositions humanitaires et pourquoi pas charitables, il rachétera la conduite de beaucoup de jeunes et aussi de vieux qui ne rêvent que d'accumuler pour satisfaire leur égoïsme et leurs caprices\u2026 Au jeune philantrope Brody, je souhaite le don de discernement pour que ses dons portentia bon escient. Page 4 LE BIEN PUBLIC PRAETERITA Le glossaire de l\u2019abbé Blanchard, avec ses colonnes de vocables à proscrire ou à retenir, ne répondait peut-être pas adéquatement à toutes les exigences des traducteurs rigoristes, mais il est indéniable qu\u2019il contient maints correctifs qui allaient, dès lors, contribuer à franciser et à populariser la terminologie du baseball.Les appellations: lanceur, receveur, premier but ou coussin, voltigeur, sont des découvertes de l\u2019abbé Blanchard et sont, aujourd\u2019hui, entrées dans le langage sportif courant.C\u2019est lui qui, le premier, a suggéré cette trouvaille de traduire \u201cshort-stop\u2019\u201d\u2019 par arrêt- court.Peut-on concevoir expression plus juste, plus précise?Cette invention linguistique ne fait-elle pas image et, dès son énoncé, ne nous fait-elle pas voir à l\u2019oeuvre ce joueur posté entre le 2e but et le 3e, recueillant la balle frappée au champ intérieur dans cette direction pour la retourner prestement à tel ou tel coussin?Sans doute, dans cette recherche des formes correctes pour les opposer à telle ou telle expression dite fautive, tout ne peut être également heureux et satisfaisant, quelles que soient la bonne volonté et la compétence du traducteur.Chaque langue ayant ses idiotismes, le baseball et son vocabulaire étant d\u2019origine anglaise, les scribes et commentateurs sportifs auront à frapper bien des récifs et devront, longtemps encore, se donner bien du mal avant de découvrir l\u2019exact équivalent, dans la langue de Molière, p.ex, de \u201csqueeze-play\u201d, ce risque-tout retenu exécuté par le frappeur avec un coureur au 3ème but, de \u201cbalk\u201d, cette feinte mal réussie et illégale du lanceur, de \u201cshoe string catch\u201d, qu\u2019on a tenté de traduire par vol au sol, attrapé spectaculaire au pas de course, à quelques pouces du gazon, de \u201cknuckle ball\u201d, ce lancer de la balle qui voltige comme un papillon.Comment traduira-t-on \u201cbatting circle\u201d, l\u2019endroit où le frappeur attend son tour de se présenter dans le rectangle qu\u2019on désigne ainsi, \u201cstruck-out\u201d, le retrait au bâton que les tout jeunes dénomment \u201cmort dans la mite\u201d, de \u201cpop fly\u201d, cette mini-chandelle dans le champ intérieur, et combien d\u2019autres locutions: fielder\u2019s choice, clean-up batter, hit and run-play, etc, etc:?Il y a là un travail de longue haleine que nous faciliterait, sans doute, l\u2019excellent M.Blanchard s\u2019il était encore au milieu de nous avec son esprit d\u2019invention.* * * De par ma formation et mes activités antérieures je serais enclin à traiter de sujets plus graves, mais, sur les instances de nombreux anciens, que ces évocations intéressent, semble-t-il, je poursuis ce rappel de souvenirs sportifs d\u2019un autre âge, dont quelques-uns remontent à 80 ans en arrière.Vers les années 1896-1902, durant les vacances d\u2019été, des collégiens trifluviens d\u2019alors: Ernest Turcotte, Jos.Béland, Charles Arcand, Antonin de Carufel et autres, avaient la coutume de se grouper pour former une équipe itinérante de joueurs de baseball représentant les jeunes de Trois-Rivières.A eux se joignait, d\u2019ordinaire, bien qu\u2019il fût de Champlain, Jos.Toupin, plus tard médecin et longtemps député, à l\u2019Assemblée législative de Québec, de la division électorale de St-Jacques, à Montréal.Nous allions visiter des clubs d\u2019étudiants à Nicolet, à Sorel, au parc Maisonneuve à Montréal, lesquels, à leur tour, venaient nous rencontrer sur le terrain, près des Pins, où, durant plusieurs années, devait dominer la formation championne de cricke- teurs si habilement pilotée par le père de notre Dr Conrad Godin.Empressons-nous, en passant, de féliciter cordialement notre si sympathique Docteur, membre, depuis 18 ans, de la Commission scolaire de Trois-Rivières dont il fut, déjà, le président, également membre de la Commission scolaire des Vieilles- Forges depuis 1964, animateur social sans pareil, cicerone, depuis toujours, courtois et bénévoles, des touristes et visiteurs de marque qui s\u2019arrêtent chez nous, récemment décoré, honneur insigne, de l\u2019ordre du mérite de la Fédération des commissions scolaires du'Québec.Dans nos déplacement, à l\u2019extérieur, Skip Langlois, receveur du Richelieu \u2014 ainsi dénommé de \u201cskipper\u201d probablement parce qu\u2019il était apte à commander \u2014 nous accompagnait souvent.Plus âgé que nous, il était comme le mentor de l\u2019équipe grâce à son-entregent, à 1 Aca \u2018 son expérience et à sa manière efficace de nous diriger.Il nous a sans doute valu bien des matchs victorieux.Dans ces excursions nous avions aussi un chargé d\u2019affaires, sorte de fondé de pouvoir responsable de l\u2019administration matérielle de l\u2019entreprise.Nos fonds personnels ou collectifs n\u2019étant pas des plus reluisants nous avions confié ces fonctions de financier à plus fortuné que nous, savoir: Wilfrid Hétu.Il était le fils du Docteur Hétu, estimé l\u2019homme le plus riche de Trois-Rivières.Wilfrid, émargeant au budget doré de son père qui ne lui ménageait pas les libéralités, nous avions calculé que nous étions fort intéressés à émarger, nous, à son budget cosssu.Au reste, il se prétait de bonne grâce et généreusement à ce rôle de collaborateur bénévole car il aimait ces randonnées de collégiens en vacances et ne pouvant y participer directement, en raison d\u2019une faiblesse de sa vue, il savait apprécier la compensation qui lui apportait son association zélée et libérale à l\u2019œuvre commune.D'\u2019ailleurs, à ses heures et à sa façon, il nous apportait un concours très prisé.Fortement musclé, il avait le don de frapper facilement et puissamment des ballons ou chandelles appelés: \u201cflies\u201d d\u2019une extrémité à l\u2019autre de la cour, exercice précieux pour les joueurs de champ extérieur en particulier.* * x C'est ce même rôle de participation indirecte que tenait un autre de nos chauds partisans mais inapte, en raison de sa corpulente rotondité - alias obésité, à s\u2019inscrire régulièrement sur l\u2019équipe.Je veux parler de ce personnage pittoresque, de cantrebassiste mémoire, Albert Rocheleau, musicieñ hors de pair dans sa spécialité et jouissant d\u2019une réputation provinciale.Il avait été membre de la fanfare du régiment de la garnison à la Citadelle de Québec, se faisant souvent entendre, comme soliste, dans les concerts de ce corps de musique sur la Terrasse, en face du château Frontenac.Plus tard et longtemps il devint l\u2019instrumentiste le mieux doué, le plus apprécié, le plus populaire de notre Union musicale à Trois Rivières.A combien de parades, en toute saison et par tous les temps, n\u2019a-t-il pas pris part dans les rues -tortueuses de.notre vieille et histo- \u2018(Suite à lavpage 5) Vendredi; les 16-23 janvier 1970 A la suite.(Suite de la page 1) terme minimum de cing ans! Cest heureux pour eux et pour nous que le bon sens revenu au pouvoir.Mais voilà que la soif du pouvoir s\u2019est à nouveau emparée des libéraux québécois.Voilà qu\u2019on veut lancer une nouvelle équipe de rêveurs dans la mêlée pour reprendre d\u2019un second souffle la valse des millions qui ne pourrait se solder que par de nouveaux impôts.Il faut souhaiter que ce nouveau malheur ne s\u2019abatte pas sur la province.Il faut espérer que les Québécois continueront à faire confiance à l\u2019équipe qui jusqu'ici a manoeuvré pour minimisetr les dommages causés par l\u2019équipe du tonnerre des années soixante.La campagne électorale québécoise de 1970 commence, que l\u2019électeur sache raison garder et qu\u2019il ne cède pas aux faux mirages de ceux qui vont faire miroiter à ses yeux des paradis qui n\u2019existent que dans leur imagination.Les chiffres sont là et ils ces prochains mois qui vont être exposés durant prouveront que le Québec, actuellement sous les coups d\u2019un ébranlement économique universel, a déjà commencé à remonter la côte sous l\u2019égide de l\u2019Union Nationale.Personne de sérieux ne croira que M.Bourassa et l\u2019équipe qu\u2019il entend former ferait des miracles si par hasard les libéraux reprenaient le pouvoir.Du côté constitutionnel, du côté nationalisme, comme du côté bonne entente nécessaire avec le Canada ,sous l\u2019aspect éco- némique depuis 1966, l\u2019U-nion Nationale a réalisé de grandes choses, qui seront soulighées durant le vif de la campagne électorale qui .aura lieu plus tard.La question est de savoir qui pourrait mieux faire?Et la réponse est simple et vraie a la.fois, personne ou nul.MAURICE HUOT Perdre 40, 60.ou même 100 livres en quelques mois d'est Pas chose.impossible pour les Weight Watchers, un groupe d\u2019obéses qui se liguent pour Maigrir et s\u2019encourager mu.\u2018tuellement à rester.sveltes.Séléction,du Reader\u2019s Digest \u201cde décembre décrit les réglements et le menu -auxquels s\u2019agtréi- gnent les adhérents de cette association qui compte 1,500,000 membres et 80 succursales .aux Etats-Unis, au, , Canada et¥dans \u201cplus Les autres Pays. { Vendredi, les 16-23 janvier 1970 LE BIEN PUBLIÉ JACK KEROUAC, LUN DES PHENOMENES DE L'EPOQUE Page 5 ee 0 C\u2019est une étrange histoire que celle du romancier Jack Kerouac, qui vient de mourir dans un hôpital de Floride, à l\u2019âge de 47 ans.Canadien français, de Lowell au Massachussetts, élevé dans ce quartier fran- co-américain qu\u2019on appela longtemps le Petit Canada \u2014 mais qu\u2019on a tort de qualifier de ghetto \u2014 dont les habitants se groupent autour de l\u2019église Saint-Jean- Baptiste, à deux pas de la rivière Merrimack, on voit en lui le responsable du mouvement hippie aux Etats-Unis, si ce n\u2019est dans le monde.Et ce, semble-t-il, à son corps défendant, car il ne fut jamais à la tête de ce mouvement, ni d\u2019un autre.Ses livres lui valurent cette singulière fortune, au cours desquels il se cherchait lui-même et essayait de s'expliquer, mais il ne parait pas avoir jamais rêvé de donner naissance à l'idéologie qui nous vaut les barbus chevelus et farfelus que l\u2019on sait.Il était lui-même un inquiet, un individualiste outrancier, en rébellion contre les diverses formes de l'ordre, y compris la religion et la morale conformistes, quelles qu\u2019elles soient, mais il ne songeait pas, semble-t-il, à jouer les prophètes dans un sens ou un autre.Il eut beau se défendre d'être hippie, il fut toujours et demeure l\u2019une des idoles de ceux qui le sont.* * +* Cetie gloire plus ou moins douteuse, il la partage avec le poète Allen Ginsberg, qui était de pas- Programmes sage à Montréal ces dernières semaines, Gregory Corso, William Borroughs.Kerouac fut lui-même l'invité du Sel de la Semaine de Fernand Séguin, à Radio-Canada, en 1967.A l\u2019époque, il raconta qu'il vivait encore a Lowell avec sa troisième femme, d\u2019origine grecque, dont la famille, dit-il en plaisantant, doit comprendre au moins trois cents Grecs.Il dit aussi que rien ne le choquait autant que de s\u2019entendre appeler roi ou pape des beatnicks, des parasites avec lesquels il n\u2019avait rien de commun, même s\u2019il était comme la plupart d\u2019entre eux un vagabond, dans la vie comme dans la littérature.Ce sont d\u2019ailleurs ses livres qui lui valurent la popularité auprès des insatisfaits deguenillés, lesquels se retrouvèrent dans sa conception du monde, ses idées, son mécontentement ou sa révolte face à la société telle que nous la connaissons, capitaliste et capitalisante, broyeuse d\u2019hommes, écraseuse, inhumaine souvent, étouffante pour l\u2019individu, prosterné devant le veau d\u2019or symbolique et le papier-monnaie qui ne l\u2019est pas.* Xx x Demeuré Canadien français, le voulant ou non, et connaissant les limites des siens dans un pays comine les Etats-Unis, même en ce demi paradis franco-améri- cain de la Nouvelle-Angle- terre, Kerouac écrit en anglais, et c\u2019est à cette condition qu'il put connaître la célébrité.mars\u2019 Elle lui vint surtout de son roman On the Road, traduit et publié en France sous le'titre de Sur la route, où il raconte sa découverte de l\u2019Amérique dans les années 50, où il montre ensemble le monde de l\u2019existentialisme, de l\u2019alcool et de la drogue, des filles faciles ou peu sévères, en même temps que les beautés sylvestres et autres de son pays.Son premier ouvrage, The Town and the City, rappelant sa famille et sa jeunesse à Lowell, autobiographique en grande partie, contenant un vocabulaire et des passages en ce joual dont il ignorait le nom, connut un échec complet.L'auteur ne se laissa pas décourager pour autant reprit la plume ou se remit à sa machine à écrire, et son oeuvre représente aujour- d\u2019hui une vingtaine d\u2019ouvrages, tirés à plusieurs millions d\u2019exemplaires et des traductions en dix-huit langues.C'était la fortune, mais qui n\u2019apporta à Kerouac ni le calme ni la joie, ni la paix intime qu\u2019il cherchait, lui qui écrivait à quarante ans: \u201cJe m\u2019aperçois avec horreur que je me suis abusé toute ma vie, en disant qu\u2019il y avait autre chose à faire pour que la parade continue.En fait, je ne suis qu\u2019un clown malade d\u2019écoeurement, comme tout le monde.\u201d Kerouac était un témoin peu ordinaire de son époque, et c\u2019est dommage qu\u2019il n\u2019ait pas eu le temps de tirer ses conclusions.PRAETERITA (Suite de la page 4) rique cité trifluvienne?A certains jours de pluie et de vent tempétueux on n\u2019entendait plus, au cours du défilé, avec les battements du tambour et des cymbales, que les ronflements sonores de l\u2019énorme contrebasse avec laquelle notre virtuose paraissait s\u2019identifier, entortillé qu\u2019il était, de la tête aux pieds, par le pavillon géant et les spirales tentaculaires de son mastodonte instrument.Ayant des propensions à devenir tuberculeux, il soutenait que souffler fréquemment et puissamment dans cette embouchure musicale avait été pour lui la thérapie salvatrice qui l\u2019avait immunisé contre ce mal redoutable.Ayant recours au même procédé pathologique, jouant de la clari-+ nette, cette fois, Henri Lavigne, successeur de M.Weber à la direction de l\u2019Union musicale, affirmait ayoir été préservé de la même maladie.C) TR .1150 au CADRAN POUR TOUS LES GOUTS MUSIQUE POUR TOUS LES JEUNES POUR TOUTE LA FAMILLE Ecoutez CJTR 1150 Tous les jours \u2018 CHAMPION \u2014 TOUJOURS Et puisque nous nous entretenons tout bonnement, ici, d\u2019anciens, entre anciens, ajoutons brièvement que le Docteur Lorne Berlinguet, notre distingué chirurgien sous- gradué d\u2019Edimbourg et de New York, a épousé la fille de Wilfrid Hétu, dont plusieurs prétendants de valeur se disputaient la main, disait-on.Beau sportif, au hockey spécialement, il jouait à la défensive sur l\u2019équipe senior du Séminaire et avait comme coéquipiers Rosario Richer flanqué d\u2019Evariste Gervais.À l\u2019attaque figuraient les rapides avants: Léon Girard, Maurice Dussault, Richard Rochefort, Charlemagne Hébert, Paul Rivard et Laurent Lambert.Quarante années se sont déjà écoulées depuis que ces vétérans accomplissaient leurs exploits.FUGIT IRREPA- RABILE TEMPUS! H.Marcotte, btre (Ralliement) in potinant.Hélas, les affaires < avant tout.Parmi les nouvelles qui font sursauter, il y a celle de l\u2019accord récent survenu entre la France et la Libye pour la fourniture d'une cinquantaine d\u2019avions \u201cMirage\u201d.Pas plus que les Etats-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne, la France aux idées généreuses et humanitaires n\u2019est excusable d'envenimer la guerre au Proche- Orient, Il n'est pas vrai que les affaires passent avant tout, comme au temps des barbares.Pour mettre du bifsteck sur la table, on n\u2019a pas le droit de semer la mort à distance.Que la France idéaliste laisse ces méthodes a ces pays dont les progrés économiques sont basés sur le mépris des vraies valeurs humaines.© La vertu inaccessible Appelés à donner leurs impressions sur le congrès du leadership libéral, la plupart des journalistes et observateurs de la politique provinciale ont noté la franche allure de kermesse que prenait la manifestation.Dans le passé, les fines consciences de MM.Bourassa, Laporte et Wagner s'étaient pudiquement voilées devant les prétendues immoralistes et autres indécences commises par les organisateurs d'un semblable congrès tenu par l\u2019UN, l\u2019an dernier.Or, au dire des courriéristes interrogés, le dernier congrès des libéraux ne différait de celui des unionistes que par I'hypocrisie, écueil qu\u2019avaient su éviter ces derniers.e Notre collaborateur, M.le Chanoine Georges Panneton se remet actuellement à l'Hôpital Saint-Joseph, d\u2019une délicate intervention chirurgicale pratiquée sur lui avec succès par le Dr Georges Normand.L\u2019écri- Chronique de Recuilli dans une lettre provenant d\u2019un bureau d'agents de réclamations de Trois-Rivié- res: \u2026 étant donné que les dommages causés à la maison propriété de.ne sont pas accidentels et qu\u2019ils ont été faits intentionnellement.étant donné que votre fils au moment du dommage n\u2019était qu\u2019âgé de moins de \u2026 ans.Nous faisons donc part de ces commentaires à X et nous suggérons dans les circonstances si jamais une réclamation était présentée par M.X de voir à protéger vos intérêts.= Lu dans un quotidien très répandu en Mauricie, ct dont on se sert, paraît-il, pour appren- dre le français dans certaines écoles anglaises de la région: \u201c.Ces derniers ont aussitôt alerté les pompiers qui n\u2019ont pu rien faire pour sauver personne.\u201d \u2018 \u201cOù trouver ce qu\u2019il vous manque?\u201d \u201cS57 Lu dans une lettre écrite par un professeur de CEGEP: \u201c.est-ce que chez- vous il vous serait utile d\u2019avoir un type possédant ces connaissances.\u201d 57 Le bilinguisme, c\u2019est beau!!! Peut-on apprendre, connaître, aimer une seconde langue lorsqu\u2019on \u201ctorture\u201d la première?la fouine \\ \\_JONN DE KUVPER & FILS (CANADA) LTÉE + BLENDED GIN + DISTILLE AU auésec / 2s LE BIEN PUBLIC La presse ministre est au Canada.A force d\u2019en abuser, il ne faut jamais difficilement quand, par exemple ,il garde pendant toute une vacance l\u2019avion du gouvernement et son équipage à sa disposition aux Antilles, sous prétexte que le chef de l\u2019état doit toujours avoir à sa disposition un mode de transport rapide et sûr pour rentrer Vendredi, les 16-23sjanvier 1970 critique.acceptable \u2019 -~ (Suite de la page 8) ainsi le rendre odieux aux yeux de tous, C\u2019est bien ce qui semble ärriver à M.Trydeau qui, sous certains rapports ne sait plus où s'arrête la convenance en matière de \u201cdolce vita\u201d.Autrement, il fournirait moins de motifs à la gent besogneuse de la presse de formuler sa critique, au nom de tous les Canadiens restés attachés à la transformer un droit en un privilège et saine démocratie.Clément Marchand vain bien connu, auteur de plusieurs ouvrages sur la spiritualité et l'histoire religieuse du diocèse de Trois-Rivières, vient de publier un dernier ouvrage intitulé: \u201cSommaire de théologie dogmatique\u201d.À M.le Chanoine Panneton nos voeux de prompt et complet rétablissement.© Une exposition des dernières tapisseries de Louise de Cotret Panneton sera visible à la Galerie du Vieux Trois-Rivières.Cet artiste qui sait se renouveler promet d'intéressantes réussites dans cette discipline de l\u2019art où ses dons si originaux excellent.° Rodolphe Duguay, notre plus grand paysagiste vivant Une exposition des oeuvres du peintre Rodolphe Duguay s'ouvrira cette semaine au Centre Culturel.Les amateurs d'art cherchent à se procurer les peintures les plus récentes de cet artiste dont la cote, solidement établie depuis longtemps, ne cesse cependant de monter depuis que ce merveilleux paysagiste a relégué ses pinceaux.C'est surtout à Montréal que le mouvement d'intérêt autour de Duguay se fait sentir.On se , rend compte que bientôt les oeuvres de notre plus grand paysagiste vivant feront prime sur le marché de la peinture.L'expositon Duguay revêt une importance que vient souligner la présence du ministre Tremblay au vernissage.La région s\u2019honore d\u2019avoir produit un artiste dont le nom restera synonyme de poésie d'expres- \u2018sion idéale, de technique parfaite.C.M.© L'économie trifluvienne se porte bien si l\u2019on en juge par le fort volume des ventes de publicité dans les journaux et les postes de Trois-Rivières.Seule une ville prospère et au pouvoir d'achat vigoureux commande une telle dépense publicitaire chez les marchands.Un des facteurs nouveaux de prospérité à Trois-Rivières est, on le sait, l'implantation de l\u2019université dans nos murs.Cela a signifié l'addition de six ou sept millions de dollars à notre économie.Il y a de quoi soutenir puissamment le train de vie de la plupart de nos institutions.° © D'après le nouveau chef, M.Robert Bourassa, il y a moyen pour le Québec d'obtenir plus d'argent à Ottawa.Pour que les demandes soient agréées faut-il vraiment qu\u2019elles soient formulées par des voix libérales?Nous aimerons savoir comment le gouvernement Trudeau ac- cuëélllera cette \u2018opinion de M.Boûrässa.- M.Gilles Boulet annonce plusieurs nominations à la haute direction de l'UQTR A l'issue d\u2019une réunion du Conseil d\u2019Administration de l\u2019Université du Québec à Trois- Rivières, M.Gilles Boulet, recteur, a annoncé la nomination de deux vice-recteurs, d\u2019un secrétaire général et d\u2019un adjoint personnel.En effet, M.Jean-Guy Béliveau a été promu au poste de vice-recteur aux Affaires Etudiantes, avec, en plus la responsabilité du service de la bibliothèque et du service de I'Audio-Visuel et M.André Brousseau devient vice-recteur aux Communications, chargé particulièrement de responsabilités vis-a-vis le service d\u2019Informatique, le service des Relations Extérieures, le bureau des Relations de travail avec le- personnel professionel, le bureau d\u2019organisation des Centres de Recherche, le bureau des Projets Spéciaux., D'autre part, le titre de secrétaire que détenait M.Maurice Borduas est changé en celui de secrétaire général et il aura la responsabilité du bureau de la Statistique et du bureau des Annuaires et Prospectus, tandis que M.Clermont Dion, secrétaire administrateur du Cabinet du Recteur, est nommé Adjoint personnel au Recteur.La Croix-Rouge est = à l'oeuvre aujourd'hui FLCC QU A Dans la région de Trois-Rivières, le grand champion c'est Del Dugré votre ageñt\u2018Molson! Brassée au Québec par Molson Molson, là tu parles! Vendredi, les 16-23 janvier :19:70, \u2014\u2014 LE BIEN PUBLIC Page 7 ON Te M.Simard « antretiont avec son Le nouveau directeur de la Sûreté Municipale M.Simard est entré officiellement dans ses fonctions, au début de janvier.Mais déja, il est fort au point avec l'admin tion de son service.\u2018état-major état-major composé, de gauche a droite, de l'as- sistant-directeur R.Poitras ,des capitaines G.Gagnon, W.Massicotte et E.Barbeau.M.Simard avait proposé au conseil municipal de se rallier au rapport de la Commission de Police.A.B.Le Dr A.Trahan entre en fonctions < >! us NN æ Lette ML) Mardi dernier avait lieu l\u2019intronisation du nouveau président du \u201cClub Richelieu Madelinois\u201d pour la présente année.Nous pouvons remarquer assis, à gauche: Dr A.Trahan, \u2018nouveau président, M.R.Paquin, président ex-officio.De plus, nous pouvons apercevoir dans l'ordre \u2018habituel, MM.R.Béchard, secrétaire, P.Coutellier, panetier, R.Vézina, vice-président.Une dégustation de vins et fromages a marqué cet événement.AB.Nous pouvons le voir ici.conférant avec son Le Kiwanis a eu son diner des infirmes .C'est le début de la rénovation urbaine Lo BA TS A *o, vrs - FREE RAE * ed 20008 3 ~ ea Ty ANSE SHAE -\u2014 + - « Rb RT pd TRE BS président-fondateur de l'Association des Infirmes du diocèse.Assistaient à ce diner le Lt- Gouverneur M.Rioux, (à gauche), S.H.le maire Matteau et l'aumônier M.l'abbé C.-E, Robert.A.B.Fidéle 4 sa tradition depuis onze ans, le Club Kiwaais de Trois-Rivières tenait son diner des infirmes, au Club Canipco; *ces.jours derniers.Nous voyons:ici-debout, le- président Ls-G.Pérusse remettant-\u2018un Présent à M.B.Périgny, Lez visages étaient souriants, ce jour-là M.Robert Lussier, Ministre des Affaires Municipales, était de passage \u2018à Trois-Rivières à_l'occasion de la première pelletée de terre sur le site de la rénovation urbaine, secteur Notre-Dame- de-la-+Paix.Sur cette photo, le maire Matteau et le Ministre Lussier, M.A.Laneuville, directeur du Service d'Urbanisme l\u2019un des grands.artisans, \u2018du projet.A.B.! Jeg ei i Le plateau Wil duitéafit au port local, F,-Groleau, ed] i uitr atic i au po bre nal te à aines de b, ; a ! Seis Rivieres , le Capitaine A.M ar-' # rif; Len Le Bateat ete gee) ST 4 a qu Su pian DT.Siolimeyer, de Match igre : Tél.Bur: 378-8311 u Société des Artisans loca le ler Montréal ais, du\u2018port local e ves- | ARE \u201ci =Bolljaugeant Bi.Sater ifagenier ry 8; ils une Bano kniKov, de Baltic Shipping.Une- \u2018intéressante.: \"T&L: \\Rés: -378-0184 | Coopérative d'assurance-vie' : Baison de blé é canadien, A: avant.plan, M.T.A.réception a suivi cet heureux événement:: A.B.Hr Ee & \u2018 no.LT.nl + uzon, directeur* du ES N.-Beaudoin -Rérant - Page 8 LE BIEN PUBLIC Si Pierre Laporte l\u2019avait emporté Au moment où on lira ces lignes, l\u2019on saura depuis longtemps qui l\u2019a emporté à la chefferie libérale québécoise, de Pierre Laporte, Robert Bourassa ou Claude Wagner.Depuis de longs jours, les journaux ont suivi la campagne du leadership libéral et ont exposé les diverses déclarations de ces trois aspirants a la téte de ce vieux parti classique qui ne s\u2019est pas beaucoup renouvelé depuis Alexandre Taschereau et dont la philosophie est aussi vague que la matiére qui compose la planéte Mars.Moi qui suis simple observateur parce que journaliste, j'ai aimé la tenue de Pierre Laporte dans ces efforts pour capter le vote de ses commettants et même de ceux qui sont froids à son égard.J'ai trouvé que Laporte avait les deux pieds à terre et ne se perdait pas dans des chimères, Son expérience des hommes par le journalisme d\u2019abord, et par la politique active ensuite, pèse loord dans la balance, Laporte n\u2019a pas axé sa campagne sur la jeunesse que l\u2019on révère à mon sens un peu trop dans certains milieux pour gagner des votes ou pour satisfaire à de sordides intérêts commerciaux.Pour Pierre Laporte, la jeunesse qui a quelque chose à dire, ou mieux, à faire, est bienvenue.Elle qui se contente stérilement de contester et de pleurer peut rester chez elle! Voilà de l\u2019excellent réalisme.Pour moi, Pierre Laporte offre aussi des qualités d\u2019orateur, une force intime capable de faire observer l\u2019ordre, et des connaissances économiques suffisantes pour aspirer au titre de chef de la phalange libérale pour autant que cette phalange peut encore apporter quelque bien au Québec.Claude Wagner pourrait au besoin lui servir de lieutenant dans le domaine juridique et Robert Bourassa a des qualités indéniables de spécialiste en économie.Mais Pierre Laporte combine toutes ces qualités et il a en plus l\u2019expériene pratique des choses de la politique.Mais il ne faut pas croire comme certains que l\u2019élection d\u2019un chef dans le clan libéral sera automatiquement suivie de la victoire libérale dans cette province.L\u2019Union Nationale est encore là, bien vivante, et ses oeuvres depuis 1966, appellent une réélection.L\u2019Union Nationale a contribué en grande partie à freiner les excès de la folle politique de grandeur déclenchée par la phalage libérale et assoit- fée de pouvoir au début des années 60°.De plus, l\u2019Union Nationale a inauguré une politique bénéfique à court ou à long terme dans cette province.Elle avait d\u2019abord à réparer les pots cassés.Avec les pauvres moyens du bord laissés par l\u2019équipe libérale elle a fait en peu de temps des miracles! Elle a poursuivi des politiques de nature à faire progresser le char de l\u2019Etat en y ajoutant aux besoins immédiats d\u2019une province en pleine explosion sociale, économique et culturelle.Je me suis limité ici à escompter la victoire de Laporte dans la clan libéral parce que je crois qu\u2019il pourrait devenir un bon chef de l\u2019Opposition.Je ne crois nullement à la victoire libérale aux prochaines élections car les libéraux n\u2019ont pas besoin que d\u2019un bon chef.Ils doivent travailler d\u2019arrache-pied à effacer des années d\u2019erreurs et de flottement et cela ce n\u2019est pas facile car les quarante ans et plus se souviennent et vont encore aux polls.Maurice HUOT LA PRESSE CRITIQUE LES VACANCES DE M.TRUDEAU C\u2019était à prévoir.Les vacances répétées du chef de l\u2019état canadien font gloser.On commence à se demander si M.Trudeau, fort d\u2019une popularité soigneusement entretenue, ne se prend pas pour un monarque absolu.Il oublierait que le Canada n\u2019est pas l\u2019Arabie séoudite.Les objections au train de vie de M.Trudeau aux frais de l\u2019état viennent de la presse torontoise surtout, et c\u2019est bien ainsi.Tout commentaire dans le même sens, mais venant du Québec, eut été mal venu.Il reste qu\u2019avec ses manies princières, M.Trudeau obtient ce que lui refusait la politique de l\u2019homme d\u2019état: soit l\u2019unanimité dans tout le pays.Hélas pour lui, cette unanimité en est \u2018une de reproche pour des abus de vie privée et non approbation pour la politique de son gouvernement, - .Depuis qu\u2019il est premier ministre, M.Trudeau a fait un usage abusif des avions .gouvernementaux pour se transporter, lui et sa suite, d\u2019une villégiature à une autre.Les vacances se multiplent et deviennent de plus en plus longues.* Selon le \u201cGlobe and Mail\u201c, ces incessants déplacements intercontinentaux en Lockheed Jet Stars constituent des dépenses inconciliables avec le régime d\u2019austérité préconisé par M.Trudeau.De nos jours, il se peut que la réputation enviable de play boy, que M.Trudeau s\u2019est laborieusement acquise au cours de son existence, doive être interprétée comme une excellente publicité pour le Canada.En effet M.Trudeau fait éternellement jeune; il a l\u2019allure sportive de l\u2019éphète, possède des manières de grand seigneur, sait plaire aux femmes, joue devant la galerie d\u2019un certain charme froid et désinvolte qui n\u2019est qu\u2019à lui.Il est bon qu\u2019on la produise en des endroits selects et devant des gens de qualité.L'image qu\u2019il présente de notre pays est flatteuse et à ce point rentable qu\u2019elle mérite bien les soins dispendieux dont on entoure ses déplacements à travers le monde.Par contre, a remarqué un leader parlementaire aux Communes, enchaînant avec la presse, la façon \u2018d\u2019agir du premier: (Suite à la page 6) Clément Marchand Vendredi, les 16-23 janvier 1970 AVIS LEGAUX DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: LA PERRUQUE (TROIS-RIVIERES) INC.ayant son siège social et sa principale place d\u2019affaires à 1632, rue Royale, Trois-Rivières, P.Q.Des Soumissions cachetées, accompagnées d\u2019un dépôt par chèque visé de dix pour cent (10%) de l'offre, seront reçues au bureau de Armand Gagnon & Maurice St-Louis, Syndics-Conjoints, 1350 rue Royale, Trois-Rivières, Suite 1409, jusqu\u2019à vendredi le 23 janvier 1970 à midi, pour l\u2019achat des biens suivants: 1\u2014Lot de perruques, demi-perruques et postiches .$836.00 2\u2014Ameublement et équipement .ooo.o.772.00 Les biens ci-dessus pourront \u2018être visités, le 22 janvier 1970, de 4 à 5 heures de l\u2019après-midi, à 1632 rue Royale, Trois- Rivières, P.Q.: Les inspecteurs se réservent le droit d\u2019accepter ou de refuser toute soumission, Conditions de vente: comptant ou à termes acceptables au syndic et aux inspecteurs.Toute taxe découlant de la vente de ces actifs sera à la charge de l\u2019acquéreur, en plus du prix d\u2019achat.Pour plus d\u2019informations, s\u2019adresser aux soussignés à 1350 rue Royale, Suite 1409, Trois-Rivières , P.Q.Tél.376-4435, MAURICE ST-LOUIS, ca.Syndic responsable pour l\u2019administration et ARMAND GAGNON Syndic-conjoint.Dans l\u2019affaire de la proposition de: DELPHIS LACHANCE, contracteur et administrateur d\u2019immeubles, faisant affaires à 2325 rue de Gannes, Trois-Ri- vières, Qué.Débiteur AVIS DE LA PROPOSITION AUX CREANCIERS AVIS est par les présentes donné que DELPHIS LA- CHANCE de la ville de Trois-Rivières, dans la Province de Québec, a déposé une proposition entre nos mains, en vertu de la Loi sur la Faillite.Il sera tenu une assemblée générale des créanciers du débiteur, au bureau du Séquestre Officiel, au Palais de Justice, 250 rue Laviolette, en la Cité de Trois-Rivières, dans la .Province de Québec, le 30ième jour de janvier 1970 à quinze heures et trente de l\u2019après-midi.- Daté de Montréal, ce 16ième jour de janvier 1970.MAURICE ST-LOUIS, c.a.Syndic responsable pour administration et ARMAND GAGNON Syndic-conjoint.Dans l'affaire de la proposition de : LACHANCE & BONENFANT INC., contracteur.général, faisant affaires à 983 rue Royale, Trois-Rivières, Qué.Débitrice.AVIS DE LA PROPOSITION AUX OREANCIERS AVIS est par les présents donné que LACHANCE & BONENFANT INC.de la Ville Trois-Riviéres, dans la Province de Québec a déposé une proposition entre mes mains, en vertu de la Loi sur la Faillite.Il era tenu une assemblée générale des créanciers de la compagnie débitrice, au bureau de Me Maurice Bourbeau, Séquestre Officiel, au Palais de Justice, dans la Ville de Trois-Rivières, dans la Province de Québec, le 30ième jour de janvier 1970, à 15:30 heures de l'après-midi.Daté de Montréal, ce 16ième jour de janvier 1970.MAURICE ST-LOUIS, ca.Syndic responsable pour l\u2019administration ' et ARMAND GAGNON Syndic-conjoint.AVIS AUX CREANCIERS DE LA PREMIERE .ASSEMBLEE Dans l\u2019affaire de la faillite de: JULES DIAMOND, contracteur, faisant affaires sous la raison sociale de \u201cDIAMOND CONSTRUCTION ENRG\u201d*1815 De Malapart, Place Lambert, Trois-Riviéres; Qué.- Failli ; LA AVIS est par les présentes donné-que JULES DIA- HA MOND a fait cession le 12idnie jolir¥de janvier 1970, et\u2019Gue la premiére assemblée des créanciers sera \u2018tenue.le 30 janvier 1970, 2:00 \u2019p:m.au buraudu: Séquestre Officiel; au \u2018Palais de Justice 250\"rue Laviolette* Trois-Rivières;/dans la Province de Québec.' vieres; dan Daté de Montréal, le 16ième jour de janvier 1970, MAURICE ST-LOUIS, ça.Syndic responsable pour: - l\u2019administration\u2026 pos îÜ et.ARMAND GAGNON .Syndic-conjoint.oo ry "]
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