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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 21 février 1969
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1969-02-21, Collections de BAnQ.

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[" \u2019 e année 2 58 \u201cmn SN No 8 - \u2014 SSS Trois Rivières SES Sy = Steet = vendredi, SS le 7 février 1969 Courrier.de la deuxième classe e Enregistrement * No 0475 Port de retour garanti e 1563, Royale Trois-Rivières == SUR UN COLLOQUE La poésie, est-ce que cela s'écrit encore ?Oui, la poésie, cela s\u2019écrit encore, à l\u2019époque de la technique.Seulement le style n\u2019est plus le même, plus âpre et plus saccadé, correspondant tant bien que mal aux halètements de la vie moderne.Les modes changent autour de lui, mais l'homme, même soumis à de brutales osmoses, est rarement modifié en profondeur.Il reste, au regard de l\u2019univers, cette créature fragile et précaire qui demande à se définir, à se connaître, à s\u2019exprimer.Par une disposition naturelle au narcissisme?Que non pas! Cette recherche sidentifie a cette quête même de l\u2019existence qui reste d\u2019un même pathéti- tique, à toutes les époques de l'histoire de l\u2019homme.L'homme heureux est sans histoire, pourrait-on dire en paraphrasant un mot célèbre.Mais voilà, et la nature le veut ainsi, à côté de gens nés pour l\u2019euphorie, le contentement de soi et d\u2019autres satisfactions quiinspire un optimisme congénital, il y a les êtres marginaux, de plus en plus nombreux dans les sociétés évoluees.Et ce sont parmi eux, les contemplateurs, les non-possédants, les in- quié\u2018ants que se recrutent ceux qu\u2019il est convenu d\u2019appeler les poètes: gens qui ont des problèmes personnels (d'adaptation) et qui en causent sur des plans multiples par leurs écrits, leurs dessins ou leurs chah- sons.Mais toujours, et cela est heureux,.ces problèmes de subsistance appellent des solutions qui sont dans la ligne de survie -de l\u2019'humanité.Pas plus aujourd'hui qu'hier, la poésie, 'moüûvante et migratrice par\u2019 essence, Na consenti à se réfugier dans le poéme écrit; quelles qu'en soient la forme et l'esthétique.Toujours elle à investi, à sa façon, tantde Moyens d'expression qui évoluent avec le temps, sé- lon les cheminements.de ] intelligence .et les \u201cmulti Ples expériences inscrite: - (Suite à laipâge 2) Le tenace hiver qui nous tient depuis déjà trois mois cemmence à se fatiguer.La soleillée est plus tiède; il lâche prise.La venue du printemps est imminente et cela se voit sur le lac Saint-Pierre où les brise-glace ont oeuvré durant de longues semaines de gel et de frimas pour briser les embâcles et accélérer le mouvement des glaces.Le ministre de l'Agriculture PENCE EL WHYTE & CF IEEE | \u201c àty U , ; 18 : 18 + 1d 3 1 JE VE A pe ff.UT 47 ile 1 = ti u 5 i en 2 s ë * .= » 4 - ; ÿ + t+ | 5 x { i ro sok 41% 3 | J] 1 ÿ LÀ Ae f | \"À + 3 à i = A , [3 A l\u2019issue de la traditionnelle cérémonie de mise en chantier de l\u2019Agrocentre CIL de Nicolet, quelques personnages officiels échangent des vues'sur ce nouveau mode de -cômmercialisation de produits et Servicestagricoles.Sur la \u201cphoto, de gauche \u2018à droite, M: Yves Roy, président de la \u2018firme LES ENGRAIS CHIMIQUES YVES ROY INC., qui exploitera le nouvel Agrocentre; Jl;hon.Clément Vincent, ministre de l\u2019Agriculture et: de.la.ColoniSation- du Québec; MM.J.-Charles Asselin, vice-président et avocat en chef A préside la misc en chantier de I\u2019Agrocentre CIL de Nicolet =, PS I AWRY atl, de la CIL; Gaston Gagné, directeur régional \u2014 Agrocentre, Québec, Est de l'Ontario et Moritimes; Jean-L.Leclerc, directeur adjoint des ventes au Québec, division des Engrais chimiques CIL.Dans son allocution:prononcée à cette occasion, le ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation a insisté sur les liens plus étroits qui rapprochent.iindus- fie.et Je,gouvernement dans le domaine de l'exploitation agricole et il a souhaité bienvénue et borfysliacg tre- 3 Q 4 na \u2018prise qui s\u2019iMiplante daris Nicolet.HESS ps TETEU © Page deux LE BIEN PUBLIC \u2018Monsieur Oswald Mayrand Le journaliste Oswald Mayrand décédé à sa résidence d\u2019Outremont à l\u2019âge de 92 ans, était un homme de grand jugement.J'ai eu l\u2019avantage de faire partie pendant douze uns, de l\u2019équipe de confrères qu\u2019il dirigeait à La Patrie.C\u2019est lui qui m\u2019avait demandé de passer à ce journal alors que je tenais la plume au défunt Le Canada de la rue Saint-Jacques.Oswald Mayrand qui savait écrire d\u2019une plume limpide sinon fouaillante, aimait susciter de l\u2019enthousiasme chez les jeunes journalistés.Il leur ouvrait d\u2019emblée les colonnes du journal qu\u2019il administrait pour la partie rédactionnelle.seiller avec tact, comme un père le fuit communément pour un fils et tempérer Pardeur parfois présomptucuse de ses jeunes collègues.Monsieur Mayrand, comme on l\u2019appelait à cause de l\u2019autorité qu\u2019il savait exercer POUR VOS ASSURANCES e Automobile © Accidents e Responsabilité RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 375-2655 6573, rue Bonaventure Trols-Rividres Il savait con.sans vaine tracasserie, uimail à dire en souriant au sujet de certains journalistes de La Patrie et d\u2019ailleurs: \u201cBien de la voile mais pas de gouvernail\u201d.Cette expression qu\u2019il utilisait volontiers mais qu\u2019il ne réclamait pas comme sienne, était celle qui m\u2019avait le plus frappé.Je l\u2019avais même entendue des lèvres d\u2019un enseignant Clerc de Saint-Via.teur au cours primaire, et j'en uvais fait dès lors mou profit.L'ancien rédacteur en chef de La Patrie dont on déplore aujourd\u2019hui la perte, s\u2019était retiré dans sa résidence de la rue Péronne depuis sa retraite en 1959.C\u2019était un homme frugal, toujours affable, qui déplorait les excès nour lui-même comme pour les autres.Il avait des dons véritables de diplomate et eut fait bonne carrière en ce sens.Ce don de diplomatie il préféra l\u2019exercer dans sa famille d\u2019abord ct dans son milieu de travail.Les dirigeants du défunt consortium de journaux et de postes de radio qui était la propriété de la famille Berthiaume et du sénateur DuTremblay, avaient raison de donner pleine confiance à Monsieur Mayrand.Plus d\u2019une fois, ce dernier sut régler, par sa vaste expérience des hommes, des situations délicates, pour le compte de ses employeurs.Avant sa mort, l\u2019auteur de Fleurettes Canadiennes m\u2019a- LA LAURENTIENNE COMPAGNIE MUTUELLE D'ASSURANCE Roland Paillé, gérant Division des Trois-Rivières 1185, rue Hort Trois-Rivières Tél.375-3115 ETE Programmes vait fait part de quelques- unes de ces situations d\u2019où il sortit du pétrin ses employeurs.Oswald Mayrand était un homme de courage, qui sut faire face aux difficultés de lu vie avec sérénité.Tempérament ardent, l\u2019on sentait qu\u2019il se contenait devant certaines circonstances pénibles.Sa force il l\u2019employait plus à se dominer qu\u2019à éclater.C'était un homme prudent et attentif aux besoins des autres.Comme tant d\u2019autres, je lui dois l'exemple qu\u2019il donnait à tous d\u2019une vie parfaitement rangée ainsi que «des conseils particuliers dont j'ai tenté de faire mon profit.D'autres journalistes qui sont passés à son école peuvent en dire autant.Devant les difficultés de la vie qui ne l\u2019épargnaient pas plus que les autres, Monsieur Mayrand dire: \u201cau lieu de se plaindre que les roses aient des épines, ne vaut-il pas mieux de dire que les aimait épines portent aussi des roses\u201d.Les roses, Monsieur Mayrand les cultivait avec amour dans son jardin.Jusqu\u2019à la fin, il travailla, car il était un grand travailleur.Sa longue retraite il Putilisa à continuer à faire le bonheur des siens et à écrire des poèmes et mémoires.Fidèle à son principe de mens sana in corpore sano\u2026 l\u2019on vit peu avant sa mort ce vert vieillard pelleter de la neige en face de sa demeure.Que la terre soit légère à cet honnête homme qui a bien mérité de tous, de ce confrère qui, sans insister, a su toutefois montrer la voie de la sagesse à ceux qui l\u2019approchaient.MAURICE HUOT CJTR.1150 Vendredi, le 21 février 1969 STRATÉGIE OU TRAGÉDIE: Qu'est-ce qui se passe chez les LEAFS ?.(Mystère et boule de gomme).À un point des qualifications pour les séries, avec à peine une réserve suffisante de joueurs, voilà que la direction décide de sévir à l'endroit de son joueur vedette, Claude Lemieux, brisant ainsi une combinaison heureuse; celle de Lemieux-Gratton-Le- duc.C'est à en perdre son la- La poésie \u2026 sur le plan sensible.La poésie, tout comme l\u2019entendement, est un produit de l\u2019évolution et obéit à ses lois.Ma par un besoin de transcender les réalités ambiantes, d\u2019arracher un sens plus valable à ce pénible quotidien que nous vivons tous, l'homme est appelé a transformer la simple parole en apostrophe, en cri de vie, en chant d\u2019espoir.C\u2019est un peu cela, cette poésie fonctionnelle, née avec le premier homme pour lui rendre la vie supportable et qui ne mourra qu\u2019avec le dernier, mettant ainsi un point final a cette grande aventure de I'Esprit.Clément Marchand tin.Sur ce, j'ai interrogé là.dessus plusieurs membres de la direction, qui m'ont répondu qu'ils maintiendraient leur position à lé.gard de Claude Lemieux, c'est-à-dire la suspension de deux joutes.Et qu\u2019uppe- ramment linfractian qu'il aurait commise à l'endroit de ces derniers, serait extrêmement grave.C'est tout de même curieux de voir que l\u2019on attend à la toute fin de saison pour punir un indiscipliné, comme ils le disent, surtout qu\u2019une telle suspension peut coûter très cher et priver joueurs et public de bon hockey en éliminatoires, A mon avis, le geste le plus grave c\u2019est de vouloir faire passer Claude Lemieux pour une forte tête, un indiscipliné, un indésirable, après avoir servi la couse des Leafs pendant trois années.On aurait dû s'en aviser avant aujourd'hui, si tel est le cas et prendre les mesures qui s\u2018imposent, Si la direction décide de se faire hara-hiri, qu'elle le fasse, mais pas au détriment de ses supporteurs.Robert Béliveau tO 4 POUR TOUS LES GOUTS MUSIQUE : POUR TOUS LES JEUNES | POUR TOUTE LA FAMILLE Ecoutez CJTR 1150 Tous les jours \u2018CHAMPION = TOUJOURS LE A i \u201d, ! ¥ au CADRAN S Mis 50 Vendredi, le 21 février 1969 ~ LE BIEN PUBLIC En quelques mots Page trois atsiés LE JUSTE MILIEU En cette ère d'évolution rapide, il faut se garder de deux excès: agrippage à une façon dépassée de voir certaines choses et, au contraire, projection vers la nouveauté pour la nouveauté même si cela est fou comme braquel.Ah, que le juste milieu est difficile à atteindre! Je lisais l'autre jour dans un magazine populaire, les expériences d'un certain ministre protestant pour réformer son église des faubourgs de Toronto.Ce ministre est sans doute bien intentionné, il veut notamment réduire l'appareil du culte à sa plus simple expression.Il est contre tout véte- ment ecclésial, toute différenciation d'avec les fidèles.Quant à l'église-édifice, elle est réduite à une série de salles fonctionnelles avec panneaux interchangeables et coulissants selon les besoins du moment.Il n'y a plus de tribune du haut de laquelle le ministre parlait autrefois.Non, or.s'asseoit sur des fauteuils confortables disposés en table ronde, et on cause au même niveau avec le ministre.Une simple table surmontée d'un crucifix est tout ce qui reste à St Luke pour rappeler qu'on est dans un temple.Après Vatican II, l'Eglise catholique elle-même se dirige vers plus de simplicité.Ici et là, on se livre selon les milieux à des expériences de soustraction et de division dont l'antique triomphalisme fait les frais.Cela répond, dit-on, à l'esprit des temps actuels.Je veux bien.\u2018Mais ne VANITE l'homme est essentiellement vaniteux, autant probablement que la femme.De cette vanité naît le désir du superflu.Au-dessus du train quotidien de la vie, chacun désire ce superflu qui s'exprime par des objets de luge.On se privera méme du nécessaire de l'indispensable, pour pouvoir tenter d'épater les autres avec une voiture rutilan- le, un téléviseur plus huppé, des vêtements ou une table dispendieux, un appartement dont on a difficulté à payer le loyer.La production à grande échelle a exploité cette va- faut-il pas viser au juste milieu dans ces transformations?C'est bien beau la bonne simplicité, le tutoiement entre fidèles et pasteurs, le \u201cturtle neck\u201d au lieu du collet romain, les églises devenues des garages, la liturgie en manches de chemise, et même la mini-jupe autour des autels, mais est-on sûr de faire bonne route en ce sens?Quand le peuple va à l'église ne s'attend-il pas à quelque décorum?Lui qui, toute la semaine, vit dans la bonne simplicité du travail, ne s'attend- il pas qu'à l'église, il trouvera des lumières non seulement spirituelles mais physiques, du beau chant, des fleurs, un sermon sinon littéraire, du moins bien prononcé, un décor enfin qui soit digne d'un, lieu de prière et de culte?Qu'en certains milieux cléricaux on ne fasse pas l'erreur de croire que le peuple n'ait plus besoin de s'exalter, au sein de l'apparat et de la pompe.Que l'on fasse attention à ce que l'Eglise n'abandonne tout de son antique triomphalisme, car le transfert pourrait bien s'effectuer du côté profane où l'on ne dédaigne pas du tout la mise en scène et le spectacle dans les amusements et les fêtes civiques.Si cela arrive, il n'y aura plus que l'Eglise pour verser dans l'effacement et la timidité d'expression.Aller à l'église pour prier en manches de chemise, me semble aussi déplacé que d'aller au concert classique écouter Mozart ou Beethoven en \u2018\u2019jeans\u201d et les mains sales! nité en créant des nécessités fictives.La production de plusieurs biens n'a pas pour but l'amélioration de la vie, mais souvent elle va à l'encontre d'une vie raisonnable.Parfois on a l'impression que l'homme produit pour se détruire.La production, la richesse ne doivent pas devenir un but en eux-mêmes.Ces facteurs sont nuisibles s'ils ne contribuent pas à l'élévation du genre humain.Or qui ne constate que beaucoup de choses sont produites qui sorit, A ee Le \u2018eu inutiles et Témé nuisibles.pan Maurice Huot SAVOIR DE QUOI ON PARLE _ Fentendais récemment un jeune homme déclarer à une petite cour qui buvait ses paroles comme celles d'un oracle, que la génération précédente et méme celle plus avant n'ont pas connu de grandes difficultés.Qu'en sait-il, ce jeune homme?Quant à moi, si j'avais pu m'adresser à lui je lui aurais dit que je suis né au milieu d'une première grande guerre mondiale; que j'ai eu connaissance qu'au temps de la grippe espagnole on transportait les corps des défunts dans des voitures hippomobiles où on les entassaient littéralement .J'ajouterai que comme tant d'autres, j'ai souffert moi aussi de la crise des années trente où les emplois étaient rarissime et pour les- ration de \u2018chanceux\u2019, quels on payait les \u201cheureux\u201d qui en avaient, des salaires ridicules si on les compare à ceux d'aujourd'hui.Et ce n'est pas tout, les gens de ma génération ont connu les affres et ont souffert pour eux-mêmes et les autres, d'une deuxième grande guerre mondiale dont les suites sont encore ressenties.Aujourd'hui, cette géné- selon cet imberbe, doit maintenant souffrir les folies d'une jeunesse déséquilibrée! C'est complet! Chaque génération connaît ses difficultés, la génération des vingt ans d'aujourd'hui a les siennes, mais il me semble que les précédentes se plaignaient moins que la nouvelle qui compte pourtant beaucoup d'avantages éducationnels et sociaux inconnus jadis.FEU JEAN ROBERGE Mon ami J.-P.Bonneville de la \u201cFrontière\u201d de Rouyn, signale dans le plus récent numéro de son vaillant journal de la région du cuivre et de l'or, la mort de Jean Roberge.Ce dernier était mon typographe au moment où je débutais en journalisme à \"La Voix Populaire\u201d de Timmins, en Ontario.Jean Roberge fut toute sa vie au service du grand métier de l'imprimerie.Je l'avais revu il y a quelques mois alors qu'il faisait une visite à Montréal.Je ne l'avais pas vu depuis mon départ de Timmins en 1936, mais j'avais retrouvé en lui les trzits de ce jeune homme qui m'épaulait alors avec tant de générosité pour produire \"La Voix Populaire\u201d\u201d de Timmins alors que les rues de cette ville n'étaient pas encore pavées et que l'on se promenait sur des trottoirs TROP DE LIBERTE La liberté est un grand bienfait si on n'en abuse pas.Mais dans le Québec, certains éléments en abusent.Notamment ceux qui préchent la révolution et ceux qui lâchement placent des bombes sur le passage de personnes qui ne leur ont rien fait et qui vont paisiblement & leurs affaires.Devant certains méfaits récents, on souhaite presque que lailiberté soit un-peu res- \" tréinte dans le Québec pour faite une pause nécessaire au de bois.Roberge a toujours vécu dans les pays du Nord et au moment de sa mort, il travaillait encore avec M.Bonneville à \u2018La Frontière\".Comme ce dernier, je salue le défunt, un homme intègre, un grand travailleur, un ami et en même temps je veux rendre hommage à tous les typographes et hommes d'imprimerie que j'ai connus au cours de ma carrière.De tous j'ai reçu un traitement attentif et une amitié sincère.A la famille de Jean Roberge, j'offre ici mes plus sincères condoléances.Il faisait partie de ces travailleurs obscurs sans lesquels les journalistes seraient bien démunis.Par son métier, Jean Roberge a servi toute sa vie la cause française, celle de l'Eglise et de sa patrie.Paix à ses cendres! .milieu de toutes les folies dont certains groupements et individus nous abreuvent.Car enfin, si certains ne veulent pas se servir .sensément de la très grande, trop grande liberté qu'on leur accorde, qu'ils \u2018en soient privés, pour le bien de ceux qui sont respectueux des autres, d'eux- .mémes et des lois.La terreur doit en tout cas cesser dans la province et tous les moyens doivent être pris pour qu'elle cesse\u2026 Page quatre tutes Spt Celui qui se pourléche les babines à la pensée d\u2019un steak d\u2019orignal, d'une paire de perdrix au chou ou d\u2019un civet de lièvre, après une entrée de truite mouchetée à peine sortie du lac, si fraîche qu\u2019elle se tord dans la poêle, ne croira pas sa bonne fortune s\u2019il aperçoit dans une librairie un ouvrage conçu et né dans les pays d'en haut, intitulé en long, à la manière ancienne: L\u2019Art culinaire au pays des Bleuets et de la Ouananiche, 1 S'il se le procure, s\u2019il réussit surtout à induire sa femme, non pas en tentation, mais à en tirer quelques recettes choisies et en tenter l\u2019essai, il n\u2019a pas fini de se régaler.A la double condition, cela va de soi, que le cordon- bleu n\u2019ait pas \u2018de hauts-le- coeur de commande, devant des nourritures étranges et LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 21 février 1969 QUI MANGERAIT DU SIFFLEUX AU FOUR?plus ou moins exotiques, même si elles sont de chez nous, et que le pourvoyeur du foyer sache fournir les éléments de base et les ingrédients dont elle peut avoir besoin.S'il y arrive, il se prépare une série de boustifailles qui justifieront l\u2019achat en gros de potions et médicaments chargés de remettre en état, vu les risques de la goinfrerie, l'estomac et le foie, l\u2019intestin et peut-être la rate, celle qu\u2019on ne doit confondre avec la femelle du rat.Car les graisses et les épices, les sauces trop lourdes et liées avec art, certaines fines herbes, sont à redouter en la matière, les individus réagissant de façon différente à leur endroit, selon l\u2019âge et l\u2019usure des organes, l\u2019aptitude plus ou moins prononcée à la ripaille.* Kk x S'il est vrai, selon un proverbe ancien, qu\u2019on creuse sa fosse avec ses dents, nombre de recettes venues du royaume saguenéen sont aptes a hater l'acheminement vers le champ des morts, pour peu qu\u2019on s\u2019abandonne aux abus qu'elles peuvent provoquer.Si l\u2019alcool tue lentement, le trop-bien-manger aussi, et il s\u2019agit pour chacun d\u2019user de prudence, modération et mesure, devant un trop riche menu.N\u2019y a-t-il de quoi aiguiser l\u2019appétit d\u2019un gourmet qui serait un tantinet gourmand, en proposant a un déjeuner gastronomique, dans des circonstances sortant un peu de l'ordinaire, des mets aussi alléchants que ceux-ci: la gelée de cornes de chevreuil, la fesse d\u2019ours, le ragoût de chevreuil, l\u2019outarde rôtie et le ragoût d\u2019outarde, le rôti de loup-cervier ou lynx, le pâté au raton laveur ou celui d\u2019écureuil, le caribou à la graisse de rôti, la fricasse de rat musqué, le lièvre à l\u2019étouffée et le siffleux au four, le porc-épic en tranches ou en rôti, la queue de castor.Qui mangerait du\u2014G2 Voilà, au chapitre des viandes, de quoi mettre l'eau à la bouche de plusieurs, ou faire reculer d'horreur ceux qu\u2019effarouche le seul mot de gibier.N\u2019empéche que ce doit être une expérience que de s\u2019empiffrer au loup-cervier ou au siffleux, s\u2019arrosant la luette avant, pendant ou après la mangeaille, de vin de betterave ou de sureau, frênette désaltérante, café aux gourganes et fine aux cassis, selon ces messieurs- dames de Chicoutimi, Alma ou Pointe-Bleue, x + * nous parlous la langue de 150 millions d'hommes La langue française est le bien commun de la francophonie.Nous nous devons d\u2019être francophones à part entière en ayant le souci de parler et d\u2019écrire correctement notre langue.Ce qui est répréhensible, ce n\u2019est pas de commettre des fautes en s\u2019exprimant, c\u2019est de négliger de se corriger.Parler avec correction, c\u2019est s\u2019affirmer.bien parler, c'est se respecter .Ce message vous est présenté par les organes d'information du Canada français Ce livre de recettes dy nord, qui paraît dû à la collaboration de nombreuses personnes et n'est signé d\u2019aucun nom, aurait gg préparé sous les direction et surveillance de Madame Roland Bouchard, dans les cadres \u2014 pour écrire à moderne \u2014 de la Fondation Culinaire Régionale du Sp.guenay-Lac-Saint-Jean, Il est ce qu\u2019il est, une sorte de document historique.Il a ceci d\u2019orignal qu'il suggère une infinité de mets, allant de la soupe au dessert, sans oublier l\u2019apéritif ni le pousse-café, dont la plupart des gens n'ont jamais entendu parler, et dont le secret fut communiqué par de vieilles dames, des hommes du bois, chasseurs ou bûcherons, même des Indiens, et des religieuses qui les allèrent chercher dans les archives de leurs couvents respectifs.Un important chapitre est consacré à cette fève appelée gourgane, cultivée surtout dans la région sa- guenéenne, à peu près inconnue ailleurs dans la province, mais appelée foul au Proche-Orient, où elle n\u2019est pas ignorée.A noter que Madame Yaël Avner, épouse de l\u2019Ambassadeur d\u2019Israël au Canada en 1967, y alla de sa contribution par une recette sur le foul à la sauce aux tomates.Mais il y a encore la soupe à la gourgane, la gourgane sautée, la farce à la purée de gourgane, la gourgane à la vinaigrette Dans un autre ordre d'idées, il y a de quoi ré- ver a se représenter la soupe au poisson blanc, celle aux huîtres mêlées de lièvre, la ouananiche farcie et au four, la salade à la ouananiche, la carpe en pâté, la lotte au vin blanc ou à l\u2019huile, la tourtière sague- néenne, où il entre du liê- vre, de la perdrix et de l\u2019orignal.De la.tentation de gour- maridise, délivrez-nous, Seigneur! ' L\u2019Illettré 1 La Fondation Culinaire Régionale Saguenay-Lac-Saint- Jean, 729, rue Lacombe, Chicoutimi, | Vendredi, le 21 février 1969 Si vous décidez de sortir Mpour arroser votre parterre, # en été il va sans dire, et que # ous êtes un citoyen habi- dtont le quartier St-Jean-Bap- Étiste de la Salle, deux pas- Asants ou automobilistes sur #cing vous demanderont pro- Abablement de leur indiquer Île chemin pour sortir du Aquartier.1g À Quelle est la raison pour f laquelle tellement de gens déprouvent toutes les diffi- À cultés du monde à s\u2019y recon- Anaître dans la plupart des Pnouveoux développements # domiciliaires?II semble Aparadoxal en effet, qu'avec 4 les techniques que nous pos- Asédons oujourd\u2018hui ,avec les # développements qu'a connu l'urbanisme au cours des dernières années, nous soy- Fons encore mis en présence d de situations telles que celle que je viens de vous décrire.C'est encore dans le jeu L'URBANISME l'art de mêler les gens de la politique municipale qu'il faut chercher la solution a ce dilemne.Essayons de retracer le trajet que suit ordinairement le plan d'un quartier que l\u2019on veut développer.Le contracteur est assurément le personnage le plus important dans toute cette affaire.C\u2019est lui qui, après avoir acheté une certaine superficie de terrain, organise la disposition de ceux-ci dans le but évident d'obtenir le plus grand nombre de lots possible.Cette démarche est compréhensible si l\u2019on considère que plus il y a de terrains, plus le contracteur fera de ventes.Cependant cette recherche en vue d'obtenir un plus grand nombre de terrains est la cause directe de la si incompréhensible disposition des rues.La suite de l'histoire, certaines personnes se plaisent LE BIEN PUBLIC à l'imaginer de diverses façons.De mauvaises langues iront jusqu\u2019à prétendre, que le contracteur étant un homme assez à l'aise, se permet de fournir dans la caisse électorale d'un ou deux échevins.Il ne reste qu'un pas à faire à ces mêé- mes personnes, pour conclure ensuite que le contrac- teur peut ainsi aisément faire accepter son plan par le conseil de ville.Mais loin de nous cette pensée.La situation existante est évidemment très irrégulière et doit être corrigée.La solution saute aux yeux: l\u2018urbaniste de la ville est le personnage le plus compétent pour juger de la valeur du plan préparé par le con- tracteur.Celui-ci devrait avoir tous les pouvoirs nécessaires pour accepter ou refuser les plans préparés par les contracteurs et cela sans être obligé de passer par le conseil de ville.J'ose espérer que cette suggestion ne restera pas lettre morte.GERALD MILOT M.l'abbé Pierre Gravel, curé de Boischatel, près de Québec, rédige ses mémoires.En voici un extrait, daté du 12 janvier 1943, qu'il a intitulé MA RAISON DE VIVRE : \u201cJ'ai pris parti depuis longtemps, et à mon insu.Ou mieux, mes pères ont choisi pour moi.Oh.j'aurais pu passer dans l\u2019autre camp! Les sollicitations, les offres alléchantes ne m'ont LE SEN PUBLIC Le seul hebdo de langue française à Trois-Rivières Ce journal commente l\u2018actualité de la semaine.Abonnement : $2.00 pas manqué.Mais je suis heureux avec les miens, les modestes miens.J'aime leur pauvreté, leur lutte courageuse contre l\u2019infortune et la persécution; la langue qu\u2019ils parlent et leur façon de vivre me sont chères.Je partage aussi leurs généreuses colères, leurs sursauts de légitime indignation.Je suis avec eux, corps et âme, chair et sang, coeur et esprit.On a voulu m\u2019injurier en me traitant de Laurentien.J\u2019accepte avec joie que cette injure me définisse.Je suis et ne veux être qu\u2019un LAURENTIEN.\u201cJe défends d\u2019humbles choses, si chères et qui donnent toute sa valeur à ma vie: mes parents, mes amis, ma paroisse natale, ma \u2018province, ma race.Au-dessus de toute autre race et toute autre maison, il y a pour moi, une grande race et une bonne et chère vieille maison.\u201cJe me bats pour d\u2019humbles choses: ce sang, cette langue, cette tournure d\u2019esprit, cette façon \u2018particulière, d\u2019envisager la vie qui me viennent des paysans et des charpentiers couchés sous le signe des croix blanches.Ils avaient conservé, en leur coeur simple, en leur raison droite, les vertus et les qualités essentielles de la France.\u201cJe rêve et le parle pour eux, en leur nom.Je suis ce qu'ils me firent.Mon âme est le violon qui vibre et chante sous Un prêtre patriote l\u2019archet des morts.Voilà l'explication de mon oeuvre, la raison d\u2019étre de toute ma vie humaine.\u201cLa patrie, je n'essaierai pas de la définir; elle vit en moi, elle s\u2019identifie à ma chair et a mon sang, à ma personne {out entière.La renier, ce serait me détruire.Et voici ce que je veux pour elle et pour les miens: liberté dans mon culte et dans mes lois civiles; Liberté d'être heureux dans mes champs, dans mes villes; Liberté de fleurir au soleil du progrès.Maître de mes traités, mes impôts, mes oboles; Maître de mon langage en mes libres écoles; Maître d\u2019adorer Dieu dans mes libres forêts.\u201d Le Boischatel, 5 fév.1969 Page cing en potinant Le public lettré de notre ville connaissait bien les Gérald Godin, Gilles Boulet, M.Borduas, Alphonse Piché, Madeleine Saint-Pierre et les autres, mais il eut l\u2019occasion, lundi soir dernier, à l\u2019occasion d\u2019un colloque sur la littérature de renouer connaissance avec Jacques Ferron, un conteur charmant et spirituel dont la critique fait toujours grand cas.La présence de Jacques Ferron, médecin de sa profession, comme son pére, sur la scéne du Centre Culturel complétait un tableau de Famile, L\u2019auteur de \u201cLa Charette\u201d, \u201cContes\u201d, \u201cLes grands soleils\u201d, originaire de Louiseville se faisait un plaisir d'être parmi nous et semblait très à l\u2019aise dans ce milieu trifluvien qu\u2019il connait bien.e La route trans-québécoise s'en vient.Elle devient le projet prioritaire du ministère de la voirie, La Mauricie n'attend qu\u2019un bon réseau routier pour se développer.© Les événements de Nianey sont disgracieux.lls sont encore causés par immiscion fédéral dans les affaires de la Province.Depuis quand le Canada s'intitule-t-il pays francophone et fréquente-t-il les réunions où il est surtout question de culture et de l\u2019enseignement du français.© Le ministre de l\u2019industrie et du commerce, M.Beaudry a finalement pu annoncer Une bonne nouvelle aux gens de la région de Québec: celle de la construction d'une raffinerie de pétrole de $70 millions, à Saint-Romuald.e Gérald Godin a quitté la Société Radio-Canada où it fut recherchiste durant quelques années.|| travaillera à la production de films pour l'Office National du film, son directeur étant nul autre que son ami Jacques Godbout.© Ford va bientôt mettre sur le marché sa nouvelle petite voiture, la Maverick, qui coûtera moins de $2.000.Et c\u2019en sera fait du marché américain pour les petites voitures européennes.® Quand il n'y a pas de provocation, le public est rarement hostile envers qui que ce soit.Exemple: Trudeau accueilli à l'égal d'un prince au Carnaval de Québec, alors qu'on lui avait lancé des oeufs l'an dernier à Montréal, à la Saint- Jean.\u2019 DEPUIS 1696 (JOHN DE KUYPER & FILS (CANADA) LTEE » BLENDED Giti « DISTILLE J ouéBEC / Ditesnjour! ça ne coûte rien et ça fait plaisir GOUVERNEMENT DU QUEBEC \u2018ministère du tourisme, de la chasse et de la pêche Page six LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 21 février 1969 DIMANCHE DU LUNDI AU VENDREDI oo SAMEDI 7:30 MIRE ET MUSIQUE 7:30 LES LÈVE-TÔT 7:30 MIRE ET MUSIQUE ., = 3 .1 a 8:15 COURS } GCP JEEP \"= COURS UNIVERSITAIRES NIN \"AN UNIVERSITA; 9:30 AVEC UN GRAIN DE SEL 10:00 SCOLAIRE 10:30 10:30 EN MOUVEMENT : 10:30 LE JOUR eam TONTON DU SEIGNEUR 10:45 MONSIEUR SURPRISE © wr» 11:00 SOURIS VERTE 11:30 11:30 EXTRAVAGANTE LU 8 11:30 LE SEL DE à ROQUET BELLE\u201c LA SEMAINE : OREILLES ULTRAMAN 12:30 ; | [TT \u201cou ET LES JOURS 1:00 PELE-MELE Fi ] ;> 1:00 SENTINELLES : DE L'AIR 2:00 3 I - L'UNIVERS M 2:00 FUSÉE XL5 DES SPORTS [5 2:30 SA, X a CENT MILLIONS Kk oof og DE JEUNES 3:00 FEMME D'A 4:00 BOBINO 4:30 LA BOÎTE À SURPRISE rn Vendredi, le 21 février 1969 pen oi y sujet du plus | Pie pont de Paris Le Pont-Neuf n\u2019est \u2018plus euf.Il se trouve même tre le plus ancien pont de aris qui soit demeuré sous a forme primitive, tous eux qui l\u2019ont précédé ayant té détruits, reconstruits ou emaniés.C\u2019est qu\u2019il a été ati pour défier le temps, { expression solide com- ne le Pont-Neuf n\u2019a pas té démentie par l\u2019histoire.e là est née une seconde xpression, se porter come le Pont-Neuf, c\u2019est-a- ire être d\u2019aplomb sur ses ases et jouir d\u2019une santé paltérable.Au XIXe siè- le, les fabricants de \u201cdia- le vert\u201d et de \u201cbasque es- agnol\u201d ont essayé de \u201ccorriger\u201d cette locution et d\u2019en aire se porter comme un fo neuf, ce qui n'a plus lle sens qu\u2019une \u201cpomme de fore en robe des champs\u201d.Heureusement, cette inopportune réfection n\u2019a pas rouvé longtemps créance, et la réputation du vieux pont est demeurée intacte.Henri III avait posé la première pierre du Pont- Neuf, le 31 mai 1578.Le roi, vêtu de noir, était fort triste ce jour-là.Le matin même, il avait assisté, en l\u2019église Saint - Paul - des- Champs, à un service fune- bre dit pour le repos de l\u2019âme de ses deux mignons préférés, Quélus et Maugiron, tués en duel, le 27 avril.Il pleuvait.Le roi pleurait.La cérémonie fut sinistre, et peu s\u2019en failut que le peuple ne baptisât le nouveau pont le Pont-des- Pleursî H fallut vingt-neuf ans pour le terminer.Le trésor roya! était périodiquement tari, et les fonds manquaient.Le roi avait essayé de gager un emprunt sur les bijoux de la couronne.En présence de la reine mère, Catherine de Médicis, et de quelques grands dignitaires du royaume, il avait desserti cinq gros diamants de la châsse de la Sainte- Chapelle, pour les engager ou pour les vendre.Mais cela n\u2019avait pas suffi, et ce fut Henri IV qui finança les derniers travaux sur sa cassette personnelle.(André RIGAUD, dans la revue mensuelle VIE ET LANGAGE, Larousse édi- leur.) \u2014_\u2014\u2014\u2014 ee \u2014 - \u2014\u2014_\u2014\u2014 3 : LA CROIX-ROUGE TOUJOURS -PRÊTE A AIDER 4 D LE BIEN PUBLIC D'où vient cette-locution ?I1 s\u2019agit de l'expression\u2019 \u201cse croire le premier moutardier du pape\u201d (se donner des airs d'importance).Elle remonterait au pape avignonnais Jean XXII, qui raffolait de la moutarde et aurait créé, pour un de ses petits neveux, la charge de \u201cpremier moutardier\u201d.Rien ne confirme cette assertion, et le pape Jean XXII ayant succédé à Clément V en 1314, il serait étonnant que l\u2019expression, qui apparaît au XVIIIe siècle, ait mis plus de trois cents ans pout s\u2019accréditer dans notre langue.On ne la trouve, en effet, dans aucun dictionnaire avant celui de Trévoux (1771), ni dans notre langue, semble-t-il, avant la moitié du XVIIIe siècle: \u201cLa qualité de Madame la consule de Nîmes l\u2019avait rendue si fière qu\u2019elle se croyait la première moutardière du pape\u201d (Dunoyer, 1757).Bornons-nous donc a déclarer obscure l'origine d\u2019une locution plaisante et iro- Page sept (\u201cDictionnaire des locu- nique, dont le sens est, au tions françaises\u201d, Larousse reste, fort clair.éditeur.) André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agrées 857, rue St-Pierre Case \u2018postale 1464 Tél.: 378-4831 La publicité vous informe de ce qui est nouveau.Vous jugez.votre bon sens fait le reste JaNAarE * Page huit LE BIEN PUBLIC Mgr Joseph-Louis Beaumier accueilli à Tours De nombreux Amis de la Cause de MARIE DE L'INCARNATION se réunissaient, le 24 janvier dernier, dans la Chapelle Saint-Michel, à Tours, pour le dévoilement d'un Mémorial dédié aux Canadiens, victimes d\u2019un accident d\u2019avion dans les Alpes, en 1950.On voit ici Mgr l\u2019Archevêque de Tours, Louis Ferrand, causant avec Madame Lepage, en présence de Mgr J.-Ls Beaumier, clé- légué canadien à ces fêtes du souvenir.Auteur d\u2019une vie de Marie de l'Incarnation, notre distingué concitoyen, souvent reçu par les autorités religieuses et civiles de Tours, est presque devenu un citoyen honoraire de la capitale touran- gelle dont il a si bien su évoquer le passé historique dans son livre sur Marie de l'Incarnation.Bousquet parle du Canada d\u2019aujourd\u2019hui à o Ly ¢ Pe ra A Cc a Devant l\u2019assemblée générale de Touraine-Cana- da, dimanche le 26 janvier, l\u2019ancien Ambassadeur de France au Canada M.Bousquet pro- nonce une conférence sur \u201cLe Canada d\u2019aujour- d'hui\u201d\u2019.M.le Député Pierre Lepage, président de l\u2019association, à gauche.lrez-vous bientôt à l\u2018\u2019\u2019Hôtel des Trois-Rivières\u2018 ?LR LÉURCALE ii ii i] | .Voici \u201cHôtel des Trois-Rivières\u2019, nouvellement édifié dans un quartier spacieux de Tours, et qui sera officiellement inauguré par M.le Dé- puté-Maire Jean Royer, à la fin de février.L\u2019ar- A=, = FR - = chitecture aux lignes très simples rappelle le style quitprévalait en France et aux colonies, à I\u2019épcque de Marie de l\u2019Incarnation.Vendredi, le 21 février 1969 eme.Grace porte gaiment la tuque québé-oise Vêtue à la canadienne, la Princesse Grace de Monaco, félicite les jeunes Indiens de l\u2019équipe de Caughnawaga.Le Salon Nautique vous attend | Tous voudront voir la belle et gracieuse DIANE NOEL qui présidera avec charme au.10ième Salon Nautique National du 22 février au 2 mars à la Place Bonaventure à Montréal.\u2018 Plus de 300 modèles de bateaux de plaisance, défilés de mode commentés par Eliane Bédard, spectacles sur\u2019 Scène: PAOLO NOEL, M.Radio-Télévision '69 THE RAFTSMEN, les chansonniers de la mer, pour les jeunes LES DAUPHINS les samedi el dimanche après-midi, Le Centre Marin avec films et cliniques sur le nautisme, La Marina le sympathique bar.Pour les \u2018out- petits \u201cLe Coin des Mousses\u201d garderie gratuite süûrveillée par du persunnel compétent.Du plaisir pour toute la famille! ON VOUS ATTEND AU SALON.NAUTIQUE NATIONAL.4.3 "]
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