Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 24 janvier 1969
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le bien public, 1969-01-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Se année No 4 Trois-Rivières vendredi, le 24 janvier .1969 \u2014 PORTRAIT PREMIER MINISTRE Habile à masquer ses dé- - ficiences, Mike\u2019 Pearson n\u2018a- Dans la vie; il arrive que.le persécuté ;se trouve en situation de prendre une:douce revanche.Et toute \u2018à galerie d\u2019applaudir alors:au phénomène toujours réjouissant du renversement de la vapeur.La bonne Judy.LaMarsh fut la Cendrillon! du:cabinet Pearson, auquel elle servit obligemment de bouc émissaire et dont elle \u2018essuyÿa ° mointes fois les mauvais procédés.L'ancien premier ministre, toujours \u2018 favorisé par les circonstances,: se pensait maintenant hors d'atteinte du boomerang que pouvait provoquer l\u2018\u2019imposant égérie.Hélas, il avait sous-estimé le pouvoir d'attaque de l\u2019ancienne secrétaire d'état qui, aujour- d'hui, dans des mémoires fort piquants, ridiculise son ancien chef qu'elle nous présente tout simplement comme un faux bonhomme dans le privé et un piétre homme d'état face à ses responsabilités de .premier ministre d'un grand pays.Même s'il est impossible d'approuver tous les traits de l'impitoyable mémoralis- te, il faut tout de même reconnaître que le portrait, même poussé, reste vraisemblable.+ Comme premier ministre du Canada, Pearson a personnifié lirrésolution et l'opportunisme comme pas un avant lui.À cet égard, il a eu les défauts.de l\u2019un ce ses prédécesseurs, Mac: Kenzie King, mais point ses qualités, ORGANE DU RÉ D'UN vait cependant/rien du politicien = vulgaire, encore moins du'démagogue.Esprit superficiel, enclin aux spéculations souvent hasardeuses, il avait l\u2019art de se mettre en difficultés.Affecté d\u2018un penchnt pour chimère, il était dépourvu de sens pratique et sa politique hésitante n'eut jamais la moindre prise sur le réel.Quand il gagna le prix Nobel de la paix, c'est surtout le gouvernement de M.Saint-Laurent que l\u2019on décora à travers sa personne mais sa réputation bénéfi-: cia grandement de cette re- - connaissance officielle que se méritait alors la politique canadienne.L\u2019ayant vu à l\u2019oœeuvre, improvisateur hésitant, Judy LaMarsh a bien raison de mettre en doute ses qualités de chef.|| se trouva toujours embarrassé dans ce rôle pour lequel il n'était point fait.Changer son fusil -d\u2019épaule était pour lui de-bonne- guerre.Sa pensée épousait les .circonstances, sans essayer de les modifier.|| man- \u201c quait de virilité et de stature.Les attitudes courageuses n'étaient pas son.fort; tant s\u2019en faut.Que de fois, on l\u2018a vu, comme dans le cas de M.Favreau, chercher des échappatoires et laisser tomber un ami, plutôt que d'avoir à le déferidre, en justifiant: des \u2018attitudes qu'il | avait: Iui:méme conseillées.- (Suite à la page 2) pe la - $1.5 million, propriété de M.Jacques Corbeil, industriel du Québec, ouvrira ses portes en sep- Imprimé et publié 4 1563, Royale Trois-Rivières Deuxième | classe \u2018Port de retour .garanti\u201d ÿ 3 r fy EIL TRIFLUVIEN .à Trois-Rivières STE TRE EE ET pi dr * res \u201c3 CLARA \" oS SET AR FN Hi de.3 pride PY 5 LT NS ; 2 IN Yo TTC] AAA CP Hôtels exploitera à Trois-Rivières un motel de 102 chambres.L'immeuble d\u2019une valeur de Rivières, M.Jacques Corbeil, l'hon.Dufferin Roblin, vice-président exécutif de Canadian Pacific Investments, M.C.G.Burton, vice-prési- .dent exécutif de CP Hôtels, et le député de Trois-Rivières, à Ottawa, M.J.-A.Mongraintembre 1969.On voit ci-haut, lers de l'annonce (Photo Canadien Pacifique) du projet, le maire René Matteau, de Trois- \u201c Le nouveau pont Sorel-Tracy vient d'être inauguré TOR A UC.EE RTE RETIENS TN eR TE > i J + \"2724 [/ ts\u201d PS NEL OR 2 SRF Wy ds RIK Ny i$ 5 EN QU = ec .hi ar AT a 220 joy ARTs A ee OEE Mary pat rd REAR A Ma ECA = 4 So dtr a TITRA =r ee = NE Sn wean.LT Le nouveau pont entre Sorel et Tracy, long d'un rivière.Il vient d'être inauguré par le Ministre demi-mille, repose sur 16 piliers dont quatre en de la Voirie, M.Lafontaine.De Kuyper tient toujours la première place CN NG Rarer; CM = CHE LE \u2018Es à \u2018 + ! \u2019 I 1 CA A) ot : *.Eu Lb A i .WJ.a ri Tn a La - \" rE mm y } 1 a Pr .te .: : sh pias tL .à if * jte pt qu | | : gt RME Sen POLE \" vol PR gs .; Lt, .à + \u201c a .NRE rt j.\u201cdiltr i: ie Lo dels \u2018délicéption ultra-môderne i \u2018 : « : 4 ; hacer Cand i \u2018féi, à tLt.\u2018Saviez-vous que le \u201cgin au grand coeur\u201d est;ii \u2018;:1967.; L'édifice, \u2018 | cé \u20ac popûlaire Su Québec que.son volume de vente | s'élève | du\u2019 site de\" \u201cTerre des Hommes\u201d et dépasse de beaucoup celui de toute autre mar- \u2018 de l'autoroute Bonaventure; à Montréal.Henry .que?Le traditionnel gin de Kuyper Geneva est de Kuyper \u2014 descendant en droite ligne de John * \u201d idistillé ici même, dans la Belle Province, depuis de Kuyper de Rotterdam, qui fonda l'industrie \u20181983: Voici le nouveau visage de la distillerie en 1695 \u2014 dirige:la succursale nord-américaine -, = John de Kuyper & Fils, entièrement.Ténoyée en de la compagnie, - mea AE Fmd re Fp oot .Ne Page deux \"TIREZ AU CLAIR\u201d Monsieur Jacques Keable, Animateur de l\u2019émission \u201cTirez au clair\u201d, Case postale 6000, Radio-Canada, Montréal, P.Q.Cher monsicur Keable, J'ai écouté attentivement l\u2019émission \u201cTirez au clair\u201d, hier soir, jeudi le 16 janvier.J'aurai été profondément indigné par les propos vulgaires et outranciers de Michel Chartrand, lequel s\u2019est plu a déverser son fiel sur tous ceux qui ne partagent pas ses idées saugrenues.Je suis étonné que, comme animateur, vous n\u2019ayez pas cru devoir intervenir pour faire cesser ses exagérations, et lui faire remarquer que des dizaines de milliers de téléspectateurs entendaient ses élucubrations tout en observant sa bizarre tenue vestimentaire.Peut-être que les insolences de Chartrand ont procuré un certain contentement à quelques hurluberlus de son acabit; mais, par contre, celles auront provoqué un profond.dégoût chez tous les gens.bien.pensants., C\u2019était vraiment pitoyable de voir la 'quasi-pagaille qui existait lorsque des dirigeants du C.T.Q.approuvaient certaines dispositions du \u201cbill\u201d en discussion, alors que les responsables du C.S.N.étaient d'avis contraire.L\u2019un des participants qui a peut-être le mieux résumé la réunion (?) est celui qui a déclaré que \u2018dans tout cela, c\u2019est encore le brave et honnéte ouvrier qui est l\u2019exploité, et ce, en raison des luttes intersyndicales.\u201d Il aurait pu ajouter qu\u2019il existe de soi-disant experts syndicalistes qui ne sont en réalité que de tristes opportunistes qui ne soupirent qu\u2019à se procurer la gloriole, tout en tenant à continuer à recevoir les rémunérations attachées à leurs emplois lucratifs.D'ailleurs, et encore à propos de Michel Chartrand, c\u2019est ce même individu qui, il y a quelque temps, interrompait grossièrement le ministre Armand Maltais, à la télévision, et ce, au point où M.Maltais s\u2019est vu dans l'obligation de cesser son allocution.Et c\u2019est alors que M.Marcel Pepin, président du C.S.N.s\u2019est adressé à son \u2018\u2018confrère Chartrand\u201d (dixit M.Pepin) pour le rappeler à l\u2019ordre et lui dire sans ambages qu'il devait avoir la décence de respecter la personnalité de M.Maltais et lui laisser la liberté de s\u2019exprimer devant son auditoire.L\u2019émission \u201cTirez au clair\u201d du 16 janvier aura donc été un bien triste spectacle; et nombreux devaient être les participants qui se sentaient humiliés de se voir dans une telle ambiance où le plus élémentaire savoir-vivre était inexistant chez une grande partie des interlocuteurs.Monsieur l\u2019animateur, je ne saurais aucunement mettre en doute votre bonne foi; mais, à regret, je reste convaineu que vous n\u2019avez pas réussi à garder le contrôle de l\u2019émission et ce, par suite des agissements de certains énergumènes.Bien à vous, MAURICE LAURIN (Juge à la retraite) DEPUIS 1696 Jom DE KUYPER & FILS (CANADA) LTEE + BLENDED GIN « DISTILLE ~ J QUEBEC uyper legin augrand \\ coeur LE BIEN PUBLIC A LA RECHERCHE DU COMEDIEN ET AUTEUR JULIEN DAOUST Québec, le 19 décembre 1968.\u2014 La Direction générale du Théâtre du ministère des Affaires culturelles est à la recherche de témoignages et de documents qui permettront aux responsables de retracer les activités de Julien Daoust.Cette homme, fondateur du Théâtre national, a eu, en dehors de ses activités littéraires, une carrière théâtrale paticu- lièrement active.Il a notamment fait des nombreuses tournées, à travers le Québec et aussi à l'extérieur (Etats-Unis), où existait une forte concentration de gens d'origine cana- dienne-française.Il reste sans doute nombre de photos, articles, programmes ou encore des lettres et des livres publiés à son sujet.La direction générale du Théâtre est intéressée à tous les faits et gestes de ce Québécois qui a contribué activement à la vie culturelle du Québec.Les documents doivent être adressés à Guy Beaulne, directeur général du théâtre, ministère des Affaires culturelles, Hôtel du Gouvernement, Québec.Ceux-ci seront retournés aux personnes qui en expriment le souhait, en précisant bien leur adresse.Pour vos photographies VOYEZ Michel BONENFANT (Photographe au Bien Public) RENDEZ-VOUS e COMMANDES 921, des Mélèzes Tél.374-4488 Vendredi, le 24 janvier 1959 LES BONNES RECETTES Sirop d\u2019orange Choisir de belles oranges bien mûres.Sur deux ou trois oranges enlever finement le zeste que l\u2019on met de côté pour parfumer le sirop, puis achever de peler les oranges.En écraser la pulpe, exprimer ensuite le jus dans un torchon mouillé.Peser le jus.Mettre 800 grammes de sucre pour 500 grammes de jus.Mette le tout sur le feu, dans une bassine en cuivre.D'autre part, tendre un linge mouillé sur un cadre de bois; étendre dessus les zestes d\u2019oranges.Dès que le sirop entre en ébullition le verser bouillant sur ces zestes.Faire bien refroidir avant de mettre en bouteille, Nota\u2014 De la même façon se prépare le sirop de citron, mais comme le jus de ce dernier est trop acide, il convient de lui ajouter une quantité égale d\u2019eau et d\u2019y joindre la proportion voulue de sucre.(Extrait du \u201cNouveau Larousse Gastronomique\u201d), PORTRAIT D'UN ANCIEN.(Suite de la page 1) Nature encline a la civilité et aux délicatesses, il était à l'aise dans les salons tenus por de vieilles dames dont il avait d\u2019ailleurs les belles manières et le dodelinement du chef.Son excellente éducation de famille se voyait dans tous ses gestes, dans ses sourires obligés, dans sa main tendue.Plusieurs ont pourtant eu à se repentir de s'être laissés prendre à cette urbanité quelque peu troîtresse.Par un curieux snobisme de l'esprit, lui si près de ses affinités bourgeoises, il mit toujours beaucoup de coquetterie à flirter avec la gauche, à rechercher la collaboration des jeunes à l'esprit progressiste.C'est ce qui permit à Pierre Elliott Trudeau de devenir rapidement son douphin.Une fois de plus, Mike Pearson, à la politique si coduque, avait voulu faire jeune devont l\u2018opinion publique.Malgré ses exagérations, la chronique du: règne de Pearson que nous livre ou- jourd\u2019hui la volumineuse Judy LaMarsh avant de plonger dans l\u2018oubli, ne manque pas de vérité.Elle marque un heureux précé- dent dans nos annales politiques, où l'on n\u2018avait jamais osé s'attaquer aux réputations surfaites.À ce parti-pris de voir les hommes tels qu\u2019ils sont, on n\u2019a pas fini de faire écho.Clément Marchand André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agrées 857, rue St-Pierre Case postale 1464 Tél.: 378-4831 CITR = au CADRAN POUR TOUS LES GOUTS Programmes MUSIQUE POUR TOUS LES JEUNES \u201c POUR TOUTE LA FAMILLE Ecoutez CJTR 1150 Tous les Jours CHAMPION - TOUJOURS Vendredi, le 24 janvier 1969 222) fn Peller Jxsæs=sa LE BIEN PUBLIC quelques RI PA ey Page trois LES BOUCLIERS SE LEVENT Il fallait s'y attendre, une levée de boucliers s'est opé- ree déjà contre les velléités du gouvernement de M.Trudeau d'appointer un représentant canadien près le Saint-Siège.Roger Champoux, dans La Presse du samedi 18 janvier, parle du modérateur de l'United Church of Canada, M.Robert B.Mc- Clure, de Toronto, qui aurait dit non à cette représentation diplomatique près le Vatican.\u201cL'attitude de 1'United Church of Canada, d'écrire Champoux devance les faits, rejoint un début de panique, et se révèle aussi inutile que maladroite.Nous pensions que les dirigeants religieux de confession = protestante avaient depuis longtemps abandonné ces formules d'un autre âge\u201d.Parmi ceux qui s'effarouchent que le Canada ait un ambassadeur au Vatican, il y a ceux qui se consolent en songeant que si cette représentation existe un jour, elle n'aurait aucun motif religieux.Mais pourquoi n'aurait-elle pas un caractère religieux aussi bien que laïc?Je le mentionnais dans un précé- dent article, le Canada comp- ie plus de 8 millions de Catholiques, la religion fait partie de la culture d'un peuple.Or si l'on admet qu'il y a deux cultures fondatrices ici au pays, deux langues officielles distinctes, pourquoi ne pas admettre aussi qu'il y a une religion pratiquée par presque la moitié des habitants du Canada et que l'Etat, en vertu de la Démocratie et du nombre, doit en tenir compte.Du point de vue religion les catholiques sont les plus / EN MARGE D'UN Le livre de Judy LaMarsh : \u201cMemoirs of a Bird in a Gilded Cage\u201d, ou, ce qui pourrait se traduire en français, \u201cMémoires d'un oiseau dans une cage d'or\u201d et dans lequel l'auteur raconte le milieu parle- nombreux au Canada, les autres dénominations religieuses ne réunissant qu\u2018un nombre bien inférieur aux Catholiques.C'est pourquoi nommer un représentant au Vatican de la part du gouvernement canadien ne serait qu'un geste de pure justice démocratique.Beaucoup d'encre va couler d'ici la nomination d'un ambassadeur au Vatican.Si M.Trudeau cède sur ce terrain aux pressions qu'on va lui faire pour tenter de jeter encore une fois le projet aux oubliettes, comme du temps de King, ce sera un désastre! King avait l'excuse lui d'être Protestant, excuse derrière laquelle M.Trudeau ne pourra se réfugier.Rappelons-nous-le, il y a deux cultures principales au Canada et le mot culture englobe non seulement la langue mais la religion quoi- qu'en disent certains.Mon opinion est que le gouvernement canadien doit non seulement aider à sauvegarder les deux langues officielles du pays, mais aussi les religions majeures pratiquées par le grand nombre des citoyens, en partant toujours du principe que les croyances religieuses sont parties intégrantes de la culture d'un peuple.On a trop longtemps ignoré cet aspect d'une réalité.Mais pas en Angleterre où la reine est aussi chef religieux.Cessons \u2018de nous leurrer, le premier ministre:du Canada devrait étre ipso facto, le protecteur des deux grandes entités religieuses au Canada, le Catholicisme et le Protestan- | tisme, puisqu'elles reflètent les crôyances de la majorité de la population.NOUVEAU LIVRE ma.\\ 335887 La galerie de portraits que Mlle LaMarsh a peints, certaines observations acides sur le milieu parlementaire d'Ottawa ont soulevé les commentaires les plus variés.Moi, je ne blame nullement l'auteur de ce qu'elle a écrit, mais je blame une société politique qui a cédé aux lamentations des féministes et des bas- bleus et qui a permis que des femmes jouassent le terrible jeu de la politique.Je regrette, mais je suis de ceux pour qui certains métiers sont purement du ressort masculin.Si les femmes s'y introduisent, tant pis pour -ceux qui ont laissé faire.La place de la femme n'est pas dans l'enceinte des Parlements, car la femme est un ê- tre trop émotif, trop instable pour prétendre diriger même partiellement, les affaires de la nation.De plus, la femme est essentiellement indiscrète, ce qui est une raison de plus pour l'écarter des affaires publiques.Chez les peuples anciens, la femme ne prenait pas part directement aux affaires pu- LA DISTINCTION L'on parle tant aujourd'hui de l'égalité entre humains, qu'on croit réellement que c'est arrivé en certains milieux naïfs.Au temps de la monarchie, en France, on tait soit de la Cour, soit des manants.Tout le monde le savait et l'acceptait.Cela dura jusqu'au jour où le peuple s'étant fait leurrer par les révolutionnaires, jeta tout par terre.+ >= Depuis, l'on prétend non seulement en France mais ailleurs, avoir nivelé toutes les couches sociales et l'on a presque réussi à faire croire au peuple que tous sont égaux.En réalité, les castes que l'on\u2018croyait avoir abolies sont revenues sous d'autres for- * mes.Aujourd'hui, on n'a plus mentaire fédéral où elle a séjourné, a fait son tour de presse.Dans certains milieux politiques on a mal accueilli les jugements que Mlle LaMarsh a portés sur ses anciens collègues du cabinet Pearson.4 de rois ou presque plus, mais on a par contre force roitelets qui jouent les démocrates.Tout comme aux jours les plus glorieux de la monarchie, nn cherche à se distinguer les uns des autres.Ainsi, que de bliques, bien que certaines femmes, par leurs charmes, leurs intrigues, leur ascendant sur des hommes en position de gouvernants, on pu influencer indirectement la marche de l'Etat.Ici au pays, l'on se demande vraiment ce que les quelques femmes qui ont accédé à des charges publiques ont apporté de vraiment constructif?De plus en plus, la femme entend envahir plusieurs champs d'action.Il faut se demander ce que, au point de vue social, cela apporte de bien, de remarquable?La femme souvent exagère et juge plus avec ses nerfs et son coeur qu'avec la raison froide.Cela peut valoir des catastrophes.Beaucoup d'hommes sont coupables d'avoir permis aux femmes d'envahir toutes sortes de champs d'action, ils se- 1dient bien mal placés alors pour reprocher ensuite aux femmes d'écrire ce qu'elles pensent des milieux professionnels masculins.Qu'ils endurent maintenant! .clubs exclusifs partout où le commun des mortels ne peut entrer! Que de cercles financiers où le menu fretin de l'économie est exclus! Et parlons du monde des Arts et des Lettres, que de petites chapelles où l'on s'encense mutuellement tout en snobant les autres.L'on sait aussi que dans certains hôtels tous n'entrent pas, même s'ils peuvent acquitter | la note.: L'on croit généralement que ce désir de se distinguer est le seul fait des possédants.Qu'on se.détrompe, même aux échelons inférieurs de la société, l'on a ses petites exclusivités.On n'en finirait pas de distinguer parmi toutes les distinctions qui s'offrent dans notre monde très démocratique, égal, et fraternel.Au temps des rois, on se distinguait ouvertement.Aujourd\u2019hui, on se distingue aù- tant mais plus hypocritement. Page quatre Remise en question du bâton courbé Présentement, les journaux de la province de Québec parlent de plus en plus de l\u2019utilité rentable de cette petite modification apporté aux gourets de hockey: le bâton courbé.M.Frank Selke Sr a donné son opinion dans le journal La Presse à M.Marcel Desjardins le 6 janvier dernier.Les bâtons recourbés, a-t-il déclaré, je les mettrais dans une fournaise\u201d il a 90% raison après tous les Howe, Béliveau, Richard et méme Bobby Hull qui comptait ses premiers 50 buts sans l\u2019aide de ces machins.Cela explique bien que cette légère modification n\u2019est pas tout le succès obtenu par ce dernier comme le soutient Billy Reay, l\u2019instructeur du Chicago.Et je relis à nouveau dans l'édition de mercredi, 15 janvier 1969, \u201cCampagne visant à bannir le bâton courbé\u201d.Et que les instructeurs Bernard Geoffrion et Scotty Bowman, respectivement des Rangers de New-York et des Blues de St-Louis, tentent d'obtenir un règlement pour abolir l\u2019usage de ces armes.Donc réflexion faite, je me suis pas le seul à soutenir que l'abus dans l\u2019usage de ces boomerangs n\u2019est pas justifié.Toujours me référant à l'article de Pierre Gobeil de la Patrie, semaine du 25 février 1968, eh bien! ce pauvre type que Billy Reay avait mis dehors, c\u2019était moi.Comme je l\u2019avais trouvé ridicule je n'avais pas relevé ses assertions idiotes et colériques au sujet des bâtons courbés.VENDEURS DEMANDES Nombreux avantages pour hommes ambitieux désirant se rendre chez les éleveurs de bestiaux dans les lieux circon- voisins, afin de vendre des produits de haute renominée et trés bien établie et fondée depuis plus de soixante ans.L\u2019expérience dans la vente et la connaissance du soin des bestiaux seront à votre avantage.Devra posséder une automobile et travailler sur une base permanente.Il n\u2019y a aucune limite de salaire dans ladite position.La Compagnie possède un plan d'assurance-vie et médicale ainsi qu\u2019un plan de pension.Il est à votre avantage d\u2019y apposer votre candidature! Pour de plus amples renseignements écrivez à : Case Postale 53 Sherbrooke, P.Q.POUR VOS ASSURANCES eo Automobile © Accidents .® Responsabilité RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières AEE \\ Tout de même ce qui importe, c\u2019est qu'on vide la question une fois pour toutes, sur ces bâtons recourbés et de grâce qu\u2019on ne lui accorde pas plus d'importance qu'elle en a.Restons-en aux principes de base qui règlent une bonne joute de hockey, le patinage rapide, la mabilité du joueur dans son secteur, le jeu de positions et l'esprit d'équipe.Et si ces règles sont bien suivies, on n'aura pas besoin de se rabattre sur des bâtons courbés pour cacher des déficiences.R.Béliveau LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 24 janvier 1969 MONSEIGNEUR FELIX-ANTOINE SAVARD OBTIENT LE PRIX DAVID POUR L'ENSEMBLE DE SON OEUVRE C\u2019est Monseigneur Félix-An- toine Savard que le gouvernement du Québec a voulu honorer cette année en lui offrant sa plus haute récompense littéraire: le Prix David.En l'absence du premier ministre, le nom du lauréat a été dévoilé par le ministre des Affaires culturelles M.Jean- Noël Tremblay, lors d'une réception dans la Chambre rouge du Parlement de Québec.Monseigneur Savard, romancier, poète et dramaturge, reçoit le Prix David pour l\u2019ensemble de son oeuvre.Ainsi le veulent les nouveaux règlements du prix, adoptés cette année par le ministère des Affaires culturelles.Auparavant, le lauréat était choisi parmi les gagnants des Concours littéraires du Québec.Le montant du Prix David a également \u2018té augmenté de $3,000 à $5,000.Né à Québec en 1896, Monseigneur Savard a passé son enfance à Chicoutimi.C\u2019est là qu'il fit ses études classiques et théologiques et fut ordonné prêtre en 1922.Il a ensuite exercé son ministère au Saguenay, en Charlevoix et en Abitibi.En 1937, il fit son entrée dans la littérature avec Menaud Maître-Draveur; L'Abatis, poème de son aventure abitibienne, parait en 1943; La Minuit parait en 1948 et lui vaut le prix Duvernay.En 1959 paraissent Martin et le pauvre et également Le Barachois pour lequel il reçoit le prix du Gouverneur général en 1960.Il publie sa première pièce de théâtre, La Folle, en 1960 ct, en 1965, la seconde, La Dalle des Morts.A ces oeuvres peut s\u2019ajouter une longue liste d\u2019autres écrits: articles, poèmes, etc.\u2026 \u2026.\u2026 Monseigneur Savard vit au- jourd\u2019hui a Saint-Joseph-de- la-Rive où il a fondé, en 1965, avec le concours de M.Mark Donohue, la papeterie Saint- Gilles, fabrique artisanale me papier, sans but lucratif.La publicité vous informe.Sollicité, vous achetez une fois.votre / bon sens fait le reste JANICE! Vendredi; le 24 janvier 1969 LE BIEN PUBLIC II semble que les équipes Je visiteuses sociales devront redoubler de vigilance pour prévenir des drames comme celui qui vient de se produire à Shawinigan et qui a coûté la vie à ta petite Lyne Bergeron.On sait qu'une accusation de négligence criminelle pèse contre la personne qui avalt la garde de cette enfant.© Le Canada anglais s'offusque de plus en plus des retrouvailles France-Québec, alors que, selon nous il devrait les encourager, si l'on veut en arriver à changer.notre \u201clousy french\u201d pour du bon français.On sait que les ontariens vont apprendre le Français en France car le Québec ne leur inspire aucune confiance dans ce domaine.Alors, pour améliorer la situation linguistique de la seule province de langue française, pourquoi le Canada anglais n'encouragerait-il pas les échanges culturels entre Paris et Québec?e Le Général de Gaulle prouve qu'il est pour le Québec un ami tenace.Son attitude empreinte d'une chaude cordialité reste axée sur la réalité francophone dont le Québec est l\u2019une des principales composantes hors Je France.La réception qu\u2019il a ménagée à M.Jean-Guy Cardinal s'adressait, à travers la personne de notre ministre de l'éducation, à tous \u201cles français du Québec\u201d.LA CROIX-ROUGE TOUJOURS PRETE A AIDER LE BIEN PUBLIC Le seul hebdo de langue française à Trois-Rivières Ce journal commente l'actualité de la semaine.Abonnement : $2.00 Division des } 185; rue Hart Trois-Riviéres vd : EE pm \u2014\u2014\u2014e e Qu'il y ait du mal à lutter contre les cartels et les monopoles, fussent-ils politiques ou raciaux, nous n'en sommes pas trop convaincus.Au lieu de vouloir tout niveler, on devrait encourager les particularismes nationaux souvent teintés d\u2019une certaine originalité.Seul le désir de domination inspire les centralisateurs.© Lors de son voyage à Londres, M.Trudeau n'a peut-être pas fait avancer la cause du Commonwealth, comme toute l'anglophonie s\u2019y attendait, mais il a servi une utile leçon de décence aux marchands de ragots que l\u2019on a tort d'appeler journalistes.: © Pendant les brèves années qu\u2019il a détenu le pouvoir à Québec, M.Johnson s'est souvent ouvert devant des intimes de la difficiulté de gouverner économiquement.Les technocrates et hauts fonctionnaires ne regardent pas à la dépense.En fait, ils dépensent sans compter l'argent du peuple, uniquement préoccupés qu\u2019ils sont de leur seul avancement et de leur seule sécurité.II arrive que nos journaux regoi- vent de certains ministères des communiqués de presse qui, sans raison, ont coûté pour une mince enveloppe contenant une seule feuille la somme de cinquante sous.Même si la poste de M.Kierans est devenue l\u2019une des plus lente au monde, ne conviendrait-il pas d\u2019affranchir d\u2019un simple timbre de six cents ces envois qui ne se rattachent à aucune urgence.Administrateur sagace, M.Bertrand réussira-t-il à imposer une certaine décence économique à cette république des fonctionnaires?Heureusement qu\u2019il pourra compter, dans cette tâche ardue, sur le dévouement et la collaboration de plusieurs grands commis de l\u2019état dont plusieurs sont originaires de la région de Trois-Rivières.Drummondville est un centre urbain en plein progrès.Nous y verrions bien un aéroport international.Songeons que dans moins d\u2019un quart de siècle, cette .ville sera une banlieue de Montréale Bravo à M.Jean Chrétien qui a annoncé l'établissement d\u2019un parc national au coût de $8,- 300,000 à Pointe-Forillon près de Gaspé! © Des statistiques révèlent que l'économie du Québec est en bonne santé.Les comptes cou- \u201c rants bancaires ont en effet to- LA LAURENTIENNE COMPAGNIE MUTUELLE D'ASSURANCE Roland Paillé, gérant Trois-Rivières Tél#375-31 15 * talisé plus de $16 milliards en 1968, ce qui est presqu'autant que toutes les autres provinces du Canada, l\u2019Ontario mis à part avec ses $25 milliards de comptes courants.Tout cela signifie que le pouvoir d'achat des entreprises et des citoyens du Québec s\u2019est renforci d'environ 10% au Québec en 1968.e Le budget de la ville de Trois-Rivières (sept petits millions) fait pitié en comparaison de celui de la Régionale.Notre compte de taxe scolaire se fait de plus en plus convaincant.Par ce temps de dégel, le pavé se détériore rapidement au grand dam des automobilistes qui conduisent leurs véhicules à travers trous, les oreilles abasourdies d'un bruit de ferraille.La voirie municipale aura fort à faire dans quelques mois pour rapiécer les rues.© Les petits vieux, rentiers et retraités à la petite semaine ont commencé à réoccuper le parc Champlain sous le bon soleil de la matinée.Est-ce présage d'un printemps hâtif ou d\u2019un hiver qui s'accorde une pause avant de se relancer?© En marge d\u2019une réception offerte à l'Elysée pour marquer la visite de M.Cardinal, l'ineffable John Diefenbaker voudrait que l'on proteste auprès de Ja France pour son inconduite diplomatique à l'égard du Canada.|| veut que l'on rappelle à de Gaulle le sacrifice des Canadiens morts sur le sol français pour sauver la France.Diefenbaker oublie que les soldats canadiens sont morts en France pour défendre la démocratie et le régime capitaliste menacés.Plus qu'aucun autre pays au monde la France a payé pour la sauvegarde des libertés.Seul un esprit mesquin et borné comme celui de l\u2019ancien chef tory peut inventer de pareilles raisons.e A Prague, l'occupant russe soulève de plus en plus de réactions.La présence de l\u2019ours mal léché déplait souverainement à la nation tchèque, l\u2019une des plus policées d'Europe.Page cinq Le Tonneau des Danaides M.Paul Dozois, le ministre des Finances du Québec, a parfaitement raison de s\u2019élever contre les manoeuvres des enseignants et de leurs dirigeants, pour tenter d'obtenir des contrats de travail qui se solderaient par une centaine de millions de dollars de plus pris dans la poche des contribuables.Les contribuables ne sont pas contre une bonne éducation, mais ils s'opposent à ce qu'on les ruine à payer plus qu'ils ne le peuvent en taxes scolaires a la suite de la mise en place de nouvelles structures qui datent du régime libéral du gouvernement Lesage.Les enseignants tains autres croient-ils que = l\u2019argent poussent dans les arbres ?M.Doxois a dit que les enseignants, même s'ils mena- et cer- insatiables cent le gouvernement de grèves tournantes ou vire- voltantes n'auront pas un sou de plus.Îl a raison.Les propriétaires qui sont à la veille de.perdre leur maison à cause de la montée effarante des taxes scolaires, croient aussi que le gouvernement doit tirer la ligne quelque part.Nos gens n'ont pas droit à plus d'éducation que les contribuables sont capables de payer.ll n\u2019y a pas que le secteur de l'éducation auquel il faut pourvoir en cette province.Îl faut songer au bien-être de beaucoup d'autres secteurs de la population.Il faut donc être raisonnable dons les revendications.Si chacun a droit au nécessaire, personne n'a droit au luxe.Ceux qui croient qu'on peut incessamment vider le Trésor et qu'il se remplira comme par magie sont des rêveurs et des utopistes.Et puis, le public commence à réaliser que les-structu- res scolaires mises sur pied par \u2018administration précédente, coiite non seulement un prix fou, mais se demande si ce régime nouveau fonctionne vraiment avec efficacité pour le bien général.Certains échos qui parviennent de divers milieux scolaires commencent a susciter des doutes a ce sujet.Vous avez raison M.Dozois! Il faut tirer la ligne quelque port et c\u2019est le moment, tous les gens raisonnables et réalistes avec vousl.MAURICE HUOT.sont b Ditesnjour! ça ne coûte rien et ça fait plaisir GOUVERNEMENT DU QUÉBEC rñinistère du'tourisme, de la chasse et de la pêche Page six us Sc Pour nombre de gens, Léon Gérin, premier sociologue qui compte chez les Canadiens français, est surtout connu comme linguiste traducteur.Cela tient à ce premier fait qu\u2019il fut traducteur a Ottawa sa vie durant, chef du service de traduction des débats aux Communes, puis a cet autre qu'il publia en 1937 un ouvrage de traduction: Vocabulaire pratique: l'anglais au français.On a raison de croire qu\u2019il: devint traducteur comme d\u2019autres, par besoin de gagner sa vie, mais il ne se désintéressa jamais de la chose intellectuelle.Il publia en 1898, alors qu\u2019il était déjà membre de Lucien Watler PARLONS LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 24 janvier 1969 LE SOCIOLOGUE LEON GERIN ET SAINT-JUSTIN la Société royale du Canada, une étude soumise à celle-ci, intitulée L'habitant de Saint-Justin , contribution a la géographie sociale du Canada.Ce travail remarquable, essai de monographie sur le paysan québecois du dix- neuvième siècle, s\u2019attarde, comme il est dit dans un texte déjà ancien, \u201cà la topologie du village de Saint- Justin, sur la terrasse lau- rentienne qu\u2019il compare a Maskinongé, dans la plaine basse.et à Saint-Didace, dans la montagne.\u201d L\u2019auteur y met en scène deux familles, portant les noms de Gagnon et Casaubon, essayant de déterminer les traits des gens du temps, dans un milieu donné, et de classer, dans la mesure du possible, la famille canadienne.Celle-ci, selon lui, se rattache au type dit quasi-pa- triarcal, demeuré communautaire en bonne partie.x * * : Malgré son travail de chaque jour, ou pour s\u2019en reposer, Léon Gérin n\u2019abandonna jamais ses recherches sociologiques.Son dernier ouvrage du genre remonte à 1938, alors qu\u2019il avait 75 ans: Le Type économique et social des Canadiens: milieux agricoles de tradition française.Il le donne un an après son Vocabulaire pratique, ce qui témoigne de sa vigueur intellectuelle.A la suite de son étude sur \u2019habitant de Saint-Jus- tin, sur la rive nord du Saint-Laurent, Gérin se transporta sur la rive sud et y entreprit deux autres enquêtes, l\u2019une sur le cultivateur de -Saint-Dominique, dans le comté de Bagot, l\u2019autre sur le colon émigrant de L\u2019Ange-Gardien, dans celui de Rouville.La premiére se poursuivit en 1887, la seconde en 1903, et les deux sont réunies dans un mémoire à la Société royale, remontant à 1908 et portant ce long titre: Deux familles rurales de la rive sud du Saint-Lau- rent: les débuts de la complication sociale dans un \u2018 La publicité occupe une place .prépondérante dans notre vie.Son développement extraordinaire | parlée et écrite une influence déter professionnels s'efforcen parler et d'écrire une lan Bien s'adresse.ui confère sur la langue minante.Les publicitaires t, par respect pour leurs clients, de gue dynamique mais correcte.parler c'est se respecter et respecter ceux -à qui l\u2019on LE FRANCAIS INTERNATIONAL Ce message vous #st nrhsanté Dar les organes d'Information du'Canada français milieu canadien-français.L'auteur alla fureter encore dans un autre coin, soit le comté de Charlevoix, où il étudia sur place le paysan de Saint-Irénée, ce qui donna la monographie ci- après: La famille canadien- ne-française, sa force, ses faiblesses; le paysan de Saint-Irenée, hier et au- jourd\u2019hui, Sauf erreur, cette étude ne peut être lue en entier que dans la Revue trimestrielle canadienne, en son numéro de mars 1932, mais elle est résumée dans Le Type économique et social des Canadiens.Gérin était simple et de commerce facile, et ¢\u2019était un ravissement de le rencontrer, si l\u2019on arrivait à le faire parler.Comme beaucoup d\u2019hommes de valeur, il n\u2019était pas liant au premier abord, et il cherchait à connaître la qualité de l'interlocuteur, avant de se livrer.Il donnait du moins cette impression, comme s'il n\u2019aimait pas a causer avec des gens qui n\u2019entendraient rien à ses propos, en marge de sujets lui tenant à coeur.Ç Son oeuvre \u2018sociologique fut négligée pendant une vingtaine d\u2019années, mais 2l- le est d\u2019une telle envergure qu\u2019on y revient, se rendant compte qu'il traca la voie en un domaine peu exploré chez nous, et qu\u2019on ne saurait l\u2019ignorer sans se priver d\u2019une science de base.C\u2019est pour souligner son importance et la nécessité de lui revenir, comme à une source, que deux spécialistes d'aujourd'hui, MM.Jean-Charles Falardeau et Philippe Garigue, l'un attaché.à l\u2019Université Laval, l\u2019autre à celle de Montréal, donnent une édition - nôü- velle de son :-Habitant de Saint-Jüstin, avec présentation et appréciation de l\u2019œuvre, de même qu\u2019une bibliographie, aussi complète qu'il est possible, de l\u2019auteur.! Léon Gérin était le second fils d'Antoine Gérin- Lajoie, auteur de Jean Rivard, roman économique et social.Né er 1863, il mourut en \u20181951.L'Tllettré AN ! 1 Les Presses de: VUnibver- sité de Montréal. Vendredi, le 24 janvier -1969 Le spécialiste : qualifié en éducation physique, dont nous avons déjà exposé les observations judicieuses, rappelait les faits et gestes remarquables d\u2019un groupe de jeunes sportifs trifluviens qui, il n\u2019y a pas si longtemps encore, s\u2019étaient réunis pour constituer le club de canotage \u201cRadisson\u201d.Ces.jeunes pagayeurs se recrutaient dans la catégorie des 20-25 et rivalisaient d\u2019adresse et d\u2019endurance avec des équipes de même mais beaucoup plus vieille formation: Lachine, Cartierville, Châteauguay, Grand- Trunk, à Montréal et environs, Toronto, Ottawa et St.Catherines en Ontario.(Qu\u2019un typo zélé n\u2019aille pas, ici, supprimer le \u201cs\u2019\u201d à St-Ca- therines, car c\u2019est avec cet pe que les gens, la-bas, orthographient le nom de leur ville).Et il arrivait que nos vaillants avironneurs, aux prises avec ces \u201cpaddlers\u201d vétérans ct fiers, triomphaient insolemment, décrochaient le championnat et mettaient à l\u2019affiche, par tout le pays, le nom victorieux de Trois- Rivieres.Le \u201cRadisson\u201d est dissous depuis une dizaine d\u2019années, au vif regret d\u2019un grand nombre, mais - des fervents de ce beau sport nautique ont tenté, récemment, de le reconstituer.Par tous les media d\u2019information ils.ont adressé un appel pressant à tous les jeunes tri- fluviens, vaillants, généreux, prêts à se soumettre à un entraînement particulièrement -dur dans ce genre de sport, a une discipline rigoureuse ct suivie, génératrice non sculement de force musculaire mais aussi d\u2019énergie persévérante et de maîtrise de soi.L\u2019appel ne fut pas entendu, ou par si peu.C'était, semble-t-il, trop exiger de tout un secteur, minoritaire, espé- rons-le, de notre jeune génération, de tous ces hippies \u2014 nous répétons, ici, les expressions sévères et récentes d\u2019un journaliste qui n\u2019est pas le premier venu \u2014 barbus ou pas, obsédés sexuels, déjà libertins dans un climat d\u2019érotisme, de révolte et d\u2019anarchie, petits réformateurs au nombril encore humide, se figurant que notre planéte a commencé a tourner depuis qu\u2019ils ont les pieds dessus.Comme l\u2019on voit, cet éditorialiste ne porte tendrement.ni dans son esprit ni dans son coeur -ces spécimens exceptionnels de notre jeunesse en fleurs.A Mexico, aux \u2018derniers jeux olympiques, .cette.manifestation éblouissante de: l'excellence humaine, la.physique surtout, a-t-on pu.\u2018 prétendre, Nous étions censés.être .représentés par l'élite.de nos \u2018plus brillants athlètes dans les diverses disciplines.Or, de l\u2019avis des correspondants canadiens eux-mêmes, témoins .des-diverses compétitions, - aux pommes appelées 1 pêches\u201d, toutes blanches et déli- LE BIEN PUBLIC PRAETERITA le Canada s\u2019est rangé quasi à la queue du classement final et d\u2019ensemble, dépassé par plusieurs petits pays, pauvres, mais mettant en .lice non des ramollis de la vie facile dans l\u2019abondance, dès l\u2019enfance, gratteurs de guitare et avaleurs de stupéfiants, peut-être, mais des concurrents lutteurs robustes et intègres, formés et entraînés à la spartiate, jamais précccupés, eux, par tous les \u201chappenings\u201d que l\u2019on sait.Au cours de ces grands Jeux, les canadiens n\u2019ont décroché qu\u2019une seule médaille d\u2019or, et, à la surprise générale, elle a été décernée non à nos jeunes représentants, constamment réduits à l\u2019impuissance, mais à notre équipe d\u2019équitation composée de trois écuyers d'âge mûr.Deux médailles d\u2019argent ont été méritées, en natation, par une jeune canadienne.Plus, une de bronze, remportée par je ne sais plus qui.En somme, résultat peu reluisant, on en conviendra.A Rome, le mois dernier, dans un match dit de \u201cla coupe du monde\u201d, au golf, deux canadiens ont pris la première place, mais Balding a 44 ans et Knudson 31 ans.-Dans le dernier challenge, en zone américaine, pour l\u2019obtention de la coupe Davis, la jeune équipe canadienne Belkin-Carpenter-Fau- quer a été vite éliminée, surclassée 5-0 par les Mexicains.Moralité: ?* Les survivants de la fin du 19e siècle se font de plus en plus clairsemés.À cette époque, il y avait un vaste jardin la où sont situés, aujourd\u2019hui, les courts de tennis, le terrain de jeux ou les séminaristes prenaient leurs ébats et ce que nous appelons, depuis, le bocage.M.Lelaidier, maître-ma- raîcher français, hautement diplômé, avait transformé ce terrain inculte en un jardin, d\u2019une superficie considérable, où poussaient et s\u2019étalaient à profusion légumee, fleurs, bosquets, arbres fruitiers, cte.Sa culture de prédilection, dans laquelle il s\u2019était spécialisé, était celle des melons.Il les produisait géants, bien charnus et roses, tendres et juteux a souhait.Dans ce jardin plantureux il y avait aussi un verger, des pommiers \u201cpommes cieusement-succulentes.Hélas! tout.-cela était.su.dâns lês.alentours et faisait Tobjet.des .\u2018coñvoitises d\u2019une foule de pilleurs sans scrupules.Nuit et jour le jardin était envahi par des maraudeurs de tout acabit de plus en plus nombreux.Les razzias se multipliant, avec les déprédations sérieuses \u2014 clôtures renversées, branches fracassées, etc, qu\u2019elles entraînaient, \u2014 vint un jour où, la tolérance n'étant plus possible, le conseil de la maison, à l\u2019instigation, plausiblement, du procureur, l\u2019Abbé Ls Denoncourt, plus tard Chanoine-procureur à I'Evéché, puis curé fondateur de la paroisse Saint-Philippe, décida de mettre fin a la culture du jardin et de raser les pommiers.Désormais, tout ce petit territoire allait uniquement devenir un lieu de promenade et d\u2019agrément où devaient se multiplier les plantations d\u2019essences variées, aujour- d\u2019hui des arbres imposants, tout particulièrement sous la surveil lance experte de l\u2019Abbé J.-B.Carignan, longtemps professeur, paysa- giste-horticulteur-jardiniste amateur bénévole durant ses loisirs.C\u2019est dans notre jardin que notre cher ancien, ami et voisin, le regretté Dr Auguste Panneton, aimait tant et si fréquemment à faire les cent pas.Il y prolongeait sans doute sa méditation du matin.Il était si profondément pieux, un si édifiant modèle de vie chrétienne pleinement pratiquée.Ce n\u2019est pas sans une particulière émotion que je me rappelle l\u2019y avoir rencontré l\u2019avant-veille même de sa disparition si soudaine.* Avant de quitter leurs anciens quartiers pour aller habiter, sur les coteaux, l\u2019imposant nouveau Grand Séminaire, les séminaristes, avec le concours des employés techniciens, aptes à tout faire, de la \u201cboutique\u201d, s\u2019étaient appliqués, \u201ccon amore\u201d à ériger un petit chef- d\u2019oeuvre de fontaine, avec jet d\u2019eau faible ou volumineux, suivant un système savant de pression graduée.Ce jet d\u2019eau, style rocaille; était posé à proximité des courts de tennis, à l\u2019ombre des érables, des marronniers et des sorbiers aux petits fruits rouges, fruits qui nous valaient, en plein hiver, en janvier ou février, la visite réjouissante des gros-becs à tri- \u2018ple coloris et des charmants jaseurs du cèdre coquettement huppés, quand les grives et les sansonnets gourmands en avaient laissé quelques grappes avant la migration d\u2019automne.Cette fontaine attirait, de partout, des centaines d\u2019oiseaux de toute taille, de toute nuance, de tout gazouillis: grives, hirondelles, chardonnerets, mésan- .ges, pinsons chanteurs, viréos; ils - s\u2019y donnaient rendez-vous et s\u2019y livraient, dans la vasque inclinée qui leur permettait de s\u2019aventurer à diverses profondeurs, à des bai- -gnades enivrantes.Nous:pouvions Page sept vérifier sur place la véracité et l\u2019exactitude du témoignage de tous les ornithologistes, professionnels et amateurs, quand ils affirment que les oiseaux, tous les oiseaux, ont une tendance instinctive à chercher l\u2019eau, à s\u2019y plonger, à s\u2019y toiletter.Nul ne jouissait davantage de ce spectacle reposant que le Frère Tharsice, de l\u2019Instruction chrétienne, Breton d'origine, d'une belle culture et d\u2019une grande distinction, professeur auxiliaire au Séminaire, après avoir dirigé plusieurs établissements scolaires de ga communauté.Les beaux jours des vacances d'été, il s\u2019affairait durant des heures autour de la fontaine, distribuant graines-friandises à ses amis ailés qui voltigeaient à l'aise autour de lui.ll s\u2019interposait souvent pour éloigner étourneaux et moineaux violents et agressifs afin de protéger les plus délicats, les plus faibles, les plus craintifs., Il aimait fréquenter ce lieu calme et serein.Il se plaisait dans ce décor pittoresque.Il était heureux.Hélas! tout cela état trop beau, trop idyllique, et ne pouvait durer.Les jeunes barbares du voisinage et de plus loin, sans doute, pris du prurit de tout briser, de tout démolir, se tenaient à l\u2019affût.Durant des semaines, ils allaient s\u2019acharner à la ruine du bel et inoffenaif ouvrage.C\u2019est la nuit, on le comprend, quand toute surveillance cessait, qu\u2019ils opéraient, méthodiquement, systématiquement.Chaque matin, par les dégats constatés, on avait la preuve qu\u2019ils s\u2019étaient livrés à leur maladive et révoltante besogne.Une autre pierre avait été arrachée au pic et fracassée, une autre pièce de la tuyauterie avait été tordue.Après quelques semaines de cet acharnement et de ce raffinement dans la destruction, là où chantaient la fontaine élégante et les oiseaux de toute catégorie on se sent comme écrasé sous la tristesse d\u2019un silence lourd et lugubre, de la plus pénible des désolations.Et quelle devait être - Jasrésultante réaliste de-ce désordre?L'été dernier, dans notre secteur, àkpei- ne pouvions-nous dénombrer le tiers des oiseaux qui nous visitaient dans le passé.\u201cMalum, si- cut et bonum, est \u2018diffusivum sui\u2019; dit l\u2019axiome.Certaines engeances \u201d malfaisantes tendent à se reprodui: re, à se perpétuer.Les.jeunes ven-,-: dales démolisseurs.7e d'aujourd'hui ; sont, vraisemblablément; les petits.fils \u2018des pillards dua jardin de M?C Lelaidier, H.MARCOTTE, ptre (Le Ralliement) LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 24 janvier 1969 Page huit ALBUNESOUVENR DES LEAFS JUNIORS TROI-RVIÈRES 68- ROBERT GAILLARDETZ JEAN KIROUAC ANDRE BELANGER DENIS HERON ROBERT DUGRE ailier droit ailier droit gardien de buts gardien de buts | er se io so Né le 4 mai 1950 Né le 17 mars 1949 née le 2 janvier 1951 150 livres, 5'10 n 165 a Vv pi 142 livres, 5'9\" 173 livres, 5'8\" 163 livres, 5'11\" | 5 livres, \" PAUL LAROSE ALAIN BALTHAZARD ROBERT RICHER JEAN-PIERRE DENEAULT J.-G.GRATTON ailier droit ailier gauche ailier gauche défense droite ailier droit , Né le ler novembre 1950 Né le 16 août 1950 Né le 4 mai 1950 Né le 28 avril 1950 170 livres, 5'10 156 livres, 5' 9\u201d 152 livres, 5' 10\" 166 livres, 5'10\" 170 lbs, 6 pieds Gracieuseté de Ad, Les Breuvages Bégin Ltée Pepsico EMBOUTEILLEURS | uy Nesbitts \u2014 Snow White \u2014 John Collins \u2014 Mountain Dew Schweppes \u2014 Abénakis Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine Tél.:, 375-7757 RICHARD LEDUC 5 CLAUDE LEMIEUX - LUC SIMARD CLAUDE, GAGNON, :.CAM ILLE BEDARD centre au allier gauche.; ailier gauche défense gauche .\u2026, instructeur Né le 24 août-1951' né le 20'juillet 1949 hh Né:le 29 juillet 1950! ' , Né\u2018le.13 janvier ;1949; = 1 1,88 ans, 6 pieds, 195 lbs 163 livres, 5'11\u201d 158 livids)- 5'8\" 160 livres, 58\" \"187ilivres, 5'107, > .- .: Originaire \u2018du Lac St-Jean "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.