Le bien public, 25 mars 1966, vendredi 25 mars 1966
[" 3 BL imprimé et publié = 1563, rue Royale Trois-Rivières, P.Q.Abonnement $2.00 par année aux E.-U.$3.00 Tél.378-8404 ORGANE DU REVEIL TRIFLUVIEN 5 sous la copie 55e année \u2014 No 12 \u2014 Trois-Rivières, vendredi, le 25 mars 1966 \u201cLe Ministère des Postes à Ottawa a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi, comme objet postal de deuxième classe, de la présente publication.\u201d Éducation chrétienne et Athéisme pratique Dans sa Déclaration sur l'Education chrétienne, le Concile Vatican II invite les parents chrétiens à mettre leurs enfants à l\u2019école catholique, dans la mesure du possible et à favoriser l\u2019éducation chrétienne intégrale.Dans Le Devoir du 13 novembre 1965, un religieux a osé écrire ces mots malheureux: \u2018Médiocre, timorée, la Déclaration sur l\u2019Education chrétienne n\u2019est pas vraiment accordée au Concile\u201d.Ce religieux se croit- il plus intelligent que le Pape et l\u2019Assemblée conciliaire?Tous les bons chrétiens recevront les directives con- cilitires avec reconnaissance et soumission; ils encourageront l\u2019école catholique et combattront les laïcisateurs qui veulent chasser Dieu pour faire de nos enfants des païens, par l\u2019école neutre.L\u2019Athéisme pratique est à ce point passé dans nos moeurs, écrit un journal de Paris, que nous nous apercevons à peine combien, autour de nous, fout est vide de Dieu: la philosophie, l\u2019art, la littérature, l\u2019expression humaine, les moyens de grande diffusion comme la presse, la radio, le cinéma, la télévision, tout ce qui éduque les masses et fait l\u2019opinion publique.On peut compter sur les doigts les films qui, depuis la fin de la guerre, ont posé le problème religieux.C\u2019est dans cette perspective qu\u2019il faut lire l\u2019intervention du R.P.Arrupe, général des Jésuites, au Concile.Certes, l\u2019allusion à \u2019athéisme militant et agressif y est présente.Certes, le matérialisme dialectique est en tête et dispose des moyens matériels, politiques et culturels les plus puissants.Mais la problématique est autrement plus vaste.Car la croisade contre l\u2019athéisme inconscient et invisible qui, chaque jour, imprègne davantage notre civilisation est une nécessité capitale de notre temps.Car l\u2019athéisme invisible est plus subtil er- core que l\u2019athéisme militant, et ce n\u2019est pas peu dire, .Au Canada, nous avons nos athées militants; nous avens aussi l\u2019athéisme invisible.Nous avons comme en France, méme dans le clergé et parmi les éducateurs chrétiens, des défaitistes qui laissent le champ libre aux laïcisateurs et qui, par leur inertie ou par leurs moqueries, paralysent les apôtres de l\u2019école catholique et de l\u2019éducation chrétienne, qui suivent les directives du Concile.B.P.Lo Guipion C\u2019est à l\u2019heure du fisc que l'on se rend compte à quel point le gouvernement veut notre .bien, ° ° ll y a tellement de moyens honnétes de ne pas faire d'argent pourquoi prendre les autres?e C\u2019est aujourd\u2019hui \u2026 plus que jamais.qu'il faudrait en certains milieux politiques écouter le conseil que feu Maurice Duplessis don- naît à certains bavards : \u201cToi, tais-toi\u201d! Dans les villes, qui connaîtrait ses voisins s\u2019il n\u2019avait recours aux listes électorales?° Vergor L'HYDRO SE REVELE A NOUS UNE ENTREPRISE DYNAMIQUE ET RAYONNANTE Un franc succès a marqué le dernier diner-causerie de la Chambre de Commerce.L'Hydro-Québec y était à l'honneur.Nos hommes d\u2019affaires étaient venus, par centaines, acclamer quelques-uns des grands patrons de la régie d'état: MM.Jean-Paul Gignac, commissaire, Robert-À.Boyd, directeur général, Marcel Couture, directeur des relations publiques, Pierre Godin, ingénieur, directeur régional récemment nommé.Un grand enthousiasme rè- gnait dans la salle quand M.Boyd annonça un nouvel investissement de plus de deux millions dans notre ville.* * * La causerie de M.Gignac était une pièce de choix.Tous ont écouté avec lè plus grand intérêt l'exposé de ce que devient l\u2019Hydro-Québec après deux ans d\u2019in- tégrotion des compagnies privées, deux ans de travaux intenses et de progrès dans tous les secteurs d'un des plus grands complexes hydro-électriques au monde.* * * L'Hydro-Québec n\u2019a pas de meilleur ambassadeur que M.Jean-Paul Gignac.Ce jeune commissaire possède une personnalité attachante, faite de distinction et de simplicité.Il est un ingénieur qualifié doublé d'un économiste dont les théories avancées font déjà autorité dans le monde des affaires du Québec.L'une de celles-ci se rattache à la politique des achats préférentiels dans un esprit de promotion industrielle.Cette théorie, M.Gignac l'a résumée d\u2019un seul trait, mardi soir dernier, en disant: \u201cSi l\u2018\u2019Hydro-Québec consent des avantages spécifiques à une nouvelle entreprise s\u2019établissant au Québec, ces avantages reviendront partiellement à l'Hydro elle- même puisque cette nouvelle entreprise emploiera de l'électricité, et presque en totalité à l\u2019économie du Québec.\u2018 \u2019 * * * On souhaite que se maintienne longtemps au sein de I'Hydro-Québec ce climat de conquête, cet esprit d'équipe, cette ardeur à la tâche qui ont marqué les débuts.On sent que les structures de notre plus grande entreprise québécoise ont désormais acquis solidité et résistance.Tout est effort constant de présence oux problèmes économiques et de renouvellement au sein de cette industrie-clé dont le fonctionnement est assuré chez nous par plus de 12,000 employés.Voilà un défi qui, après avoir paru présomptueux, a été relevé avec une aisance presque incroyable par ceux dont on se plaisait couramment à nier le sens des affaires dans tout le Canada.* * * La présentation de M.Jean-Paul Gignac par Me François Lajoie a maintes fois déridé \u2018assistance.Elle abondait en formules de bonne frappe qui dénotent l\u2018\u2019esprit exercé de leur auteur.* * * Notre camarade Jacques Hébert, ci- devant commentateur radiophonique au poste CKTR devient agent des relations publiques pour lo région de Trois-Rivières.Ses qualités d\u2019organisateur et son esprit d'entregent trouveront à s'exprimer pleinement dans sa nouvelle tâche.* * * En conclusion de la dernière visite de l\u2019Hydro dans nos murs, disons qu\u2019elle à soulevé un intérêt que l\u2019on constate rarement à ce point pour aucune couse dans les milieux d'affaires trifluviens.Il faut ajouter que tout avait été méticuleusement agencé en vue du succès de cette manifestation.Nos félicitations à l'ami Marcel Couture, directeur des relations publiques à l\u2018Hydro, dont les services avaient règlé tous les détails avec le souci de la chose bien faite qu\u2019on leur connaît.Comme toujours, Marcel avait tout arrangé et tout prévu pour que la visite de hauts fonctionnaires de I'Hydro-Québec dans sa ville laisse une vive impression dans le public et suscite de résultats avantageux dans le concret. Page deux LE Ecole de dégradation Radio et Télévision pourraient faire des merveilles pour le bien et l'éducation des masses populaires.Il est regrettable qu\u2019on les emploie trop souvent à les dégrader, par exemple: dans les concours où des grandes personnes (pères et mères de familles) s\u2019abaissent jusqu\u2019à des bouffonneries grossières, devant un auditoire abruti, pour gagner quelques dollars .dans les réunions de danse yé-yé, où des adolescents se \u201c tortillent comme des bêtes de façon indécente, aux applaudissements d'une jeunesse au goût dépravé, .On nous prépare ainsi une génération de crétins, réfractaire à tout ce qui est noble et beau.C\u2019est un fléau universel, à preuve ce qu\u2019écrit à Paris L\u2019Homme Nouveau du 6 février 1966: La puissance que la radio et la télévision pourraient représenter, pour la défense et la dignité de l\u2019homme, a éclaté pour moi, ces jours-ci, avec = évidence.Ainsi j'ai appris qu\u2019une poignée de stylists (sic) travaillent dans le plus grand secret à préparer de style de telle mode qui s\u2019imposera deux ans après.Femmes, hommes, tout le monde devra s\u2019y plier: la radio l\u2019af-' firme.Et comme elle s\u2019y emploiera, les intéressés y mettant le prix, la mode aura raison, elle gagnera.Aussi bien, la télévision prête son généreux concours.Voyez la présentation des collections de printemps.Le premier jour: deux centimètres au-dessus du genou (pour les jupes); le troisième jour: cinq centimètres.Alors le commentateur croit devoir se pâmer, et on l\u2019entend prononcer avec ferveur le mot : cuisse! Toujours dans le même ton, une chanteuse est in- terviouweée; une gosse encore.Et le reporter met le paquet: \u201cVous êtes formidable! Vous soufflez toutes les vedettes.Vous êtes La Femme .\u201d Mais, ce n\u2019est pas assez; bien entendu, notre homme est un moraliste, un psychanalyste: \u201cAvez-vous des complexes?Les déshabillés de votre film, comment les conciliez-vous avec votre pudeur de femme?etc .\u201d Ainsi se prolongeait une écoeurante préparation du DE CE première partie, ni seconde, spéciale urgence.!' .-cortingents, \u201ceed Ca uk de,l'Eglise et du monde.- 4 L'ÉGLISE DANS LE MONDE Constitution Pastorale \u2018\u2019Gaudium et Spes\u201d (Schéma XII) La constitution pastorale \u201cGaudium et Spes\u201d a été promulguée par S.S.Paul VI, le 7 décembre 1965.Elle comprend deux parties qui constituent cependant'un tout bien homogène.On l\u2019appelle en effet Constitution \u2018\u2018pastorale\u201d parce que, s'appuyant sur des principes doctrinaux, elle entend exprimer les \u2018rapports de l'Eglise et du monde, de l\u2019Eglise et des hommes d\u2019aujourd\u2019hui.Aussi l\u2019intention pastorale n\u2019est pes absente de la l'intention doctrinale de la Dans la première partie, l\u2019Eglise expose sa doctrine sur l'honneur, sur le monde dans lequel l\u2019homme _ est placé et sur sa manière d\u2019être par rapport à eux.Dons la seconde elle envisage plus précisément certains aspects de la vie et de la société contemporaine et en particulier les questions et les problèmes qui à cet égard paraissent revêtir aujourd\u2019hui une s'ensuit que, dans cette dernière partie, les sujets traités, régis par des principes' doctrinaux, ne comprennent pas seulement -des éléments permanents, mais aussi des éléments On doit donc interpréter cette Constitution d'après les norrnes générales de l\u2018interprétation théologique, _-en tenant bien compte, surtout dans :la seconde Partie, des circonstances mouvantes qui, par noa- \u201cture, sont inséparables des thèmes développés.Cad .\u2019 .4 a La S'interrogeant sur ce que deviendra le Schéma XIII le R.P.Congar estimait, dans une.conférence .qu'il dohnait récemment à la résidence des évêques [| d'Amérique latine, que ce texte, joint à d\u2019altres, M: vasinaugurer un nouveau chapitre dans les relations - |» L'Eglise dans le monde de ce temps, qui paraît ;|- -dans laicollection \u2018L'Eglise aux Quatre 1 vend dans toytes les bonnes librairies et aux Editions Fides, 245 est, boulevard Dorchester, Montréal 18.TEMPS ents\u2019\u2019, se public à adopter un nouvel animal pour films sexy, largement payants.Oui, puissance de la Radio.Une autre preuve en fut administrée par l\u2019inventeur du tiercé (jeu à l\u2019argent ou gambling): \u201cD\u2019où vient, lui demande-t-on, cette furie de jouer, qui s\u2019est emparée de 26% des femmes de France et de 33% des hommes?\u201d Il répondit sans ambages: \u201cC\u2019est la publicité faite par la radio et la télévision.\u201d Un autre échantillon de cette puissance nous fut offert presque aussitôt: L\u2019Office de Radio & Télévision de France peut créer un grand homme, une vedette, un compositeur.On l\u2019a constaté de visu avec ce gros garçon qu\u2019elle a extrait de sa province pour le propulser avec sa pauvre chanson à Paris.Tel Napoléon débarquant à Fréjus et volant de clocher en clocher, notre aigle sur sa route emporte des suffrages crescendo: 50%, 60%, 100%.puis léger recul, preuve d\u2019authenticité: 99%.L\u2019hon- néte garcon, un peu étonné de sa prouesse, pousse une dernière fois sa triste chanson.A la gloire, il faut le reconnaitre, de la Télévision qui, comme Dieu, s\u2019affirme ainsi capable de créer.a partir du néant! Dommage, n\u2019est-ce pas, que cette grande machine s'emploie dans I'Est a défaire les chrétiens, et trop souvent à défaire l\u2019homme, la femme, l\u2019enfant, en barbouillant en eux l'image de Dieu, et cela avec notre stupide et lâche conniven- Le mercredi 16 mars, à l\u2019émission Avec Madeleine, Madeleine Arbour a lancé LE CONCOURS JEUNESSE OBLIGE AUTOMOBILE.L'enjeu: une rutilante Peugeot Alouette 404, qui sera remise au gagnant à l\u2019émission Jeunesse oblige du mercredi 27 avril.Le concours est ouvert à tous les jeunes qui, à cette n'auront pas plus de 21 ans.BIEN PUBLIC LA CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER \u2026, Vendredi, le 25 mars 1966 BIENTOT LES OEUFS DE PAQUE C\u2019est peut-être aux Phéniciens, qui adoraient le créateur sous la forme d'un oeuf, que nous devons les oeufs de Pâques.Suivant leur croyance la nuit, principe de toutes choses, avait engendré un oeuf d\u2019où étaient sortis l\u2019amour et le genre humain.Vers Pâques, !e soleil arrive sur l'équateur, et nous quittons les longues nuits, l\u2019oeuf primitif se brise et le genre humain renaît.Les oeufs de Pâques se font sous la forme d'oeufs en sucre, en pastillage, en chocolat ou en toute autre matière de confiserie.Autrefois, à l\u2019occasion de la fête de Pâques, on se contentait d'échanger de simples ocufs de poule, colorés différemment ou décorés, sur la coquille, d\u2019une façon plus ou rnoins artistique.Les oeufs de Pâques les plus symboliques sont ceux dont la coquille est teintée en rouge vif.Dans quelques régions de France, ces oeufs étaient disposés dans les jardins, et les enfants de la maison venaient les y chercher et manifestaient une joie exubérante Jorsqu\u2019is les trouvaient dans un nid de verdure.Le \u201cLarousse Gastronomique\" nous indique comment un peu préparer les oeufs durs de diverses couleurs.Rouge corail: mettre de oeufs bien frais dans une casserole où, pendant 45 minutes, op aura fait bouillir de l'eau avec un sachet contenant, pour 2 jj.tres d\u2019eau, 150 grammes de cochenille et 50 grammes d\u2019alun, assaisonnée de sel et acidulée d'un peu de citron.Cuire à \u20ac.bullition soutenue les oeuf; pendant 12 minutes.Les &.goutter.Les rafraîchir.Les faire sécher.Marron foncé: cuire les oeufs ainsi qu\u2019il est dit ci-dessus dap; de l'eau additionnée de 2% grammes de bois de campêche, de 5 grammes d'alun et de se), Vert: cuire les oeufs ainsi qu\u2019il est dit ci-dessus dans de l'eau .additionnée d'épinard; blanchis, égouttés et pilés au mortier.Jaune: cuire les oeufs dan: de l\u2019eau salée additionnée de peaux d\u2019oignons jaunes, d\u2019une pincée de safran et d\u2019un file: de jus de citron.U, vent de jeunesse et de renouveau souffle sur la Première Banque au Canada depuis la mise en vigueur du \u201cService Bancaire de Base\u201d.Le Service Bancaire de Base a supprimé les méthodes désuètes et mis l\u2019accent sur l'essentiel: l'exécution rapide et efficace des trois services fondamentaux que vous utilisez pour vos opérations bancaires habituelles, En effet, quand vous entrez dans une banque, c\u2019est neuf fois sur dix pour effectuer des opérations sur (1) un compte d'épargne, (2) un compte courant ou (3) un compte de chèques.En adoptant le Service Bancaire de Base, nous n'avons fait qu\u2019organiser nos succursales de manière à vous offrir le meilleur service qui puisse exister dans ces trois domaines essentiels.Bien entendu, le Service Bancaire de Base ne nuit en rien à nos autres services .et vous continuerez à trouver à la Banque de Montréal un éventail de services financiers plus large que dans tout autre genre d'institution financière.Passez donc très bientôt à la plus proche suceursale de la Banque de Montréal._\u2026 On est\u201d\"dans le vent\u201d à la Première Banque BANQUE DE MONTREAL WABI au Canada Vendredi, le 25 mars 1966 rma Le plus étonnant du roman de Roger Fournier, À nous deux, est la préface que lui consacre Henri Guiliemin.Le plus étonnant, le plus curieux aussi.Et l\u2019on cherche, en marge, quelle mouche a pu piquer Guillemin, qui en a vu d\u2019autres, comme il l\u2019écrit lui-même, et ne s\u2019étonne de rien depuis longtemps.Si l\u2019on voulait blaguer, on demanderait si le sieur Guillemin est sérieux, s\u2019il ne se moque pas du lecteur, ou si d\u2019autres raisons, difficiles à imaginer, motivèrent son attitude ?Sans doute y a-t-il chez Fournier une manière à lui, de la personnalité, mais pas plus que chez beaucoup d'autres, et pas assez pour qu\u2019on s\u2019énerve et parte a 1 l'épouvante, comme ne le À dirait peut-être pas le pro- # fesseur Guillemin, mais ÿ comme il le fait volontiers.LE BIEN PUBLIC Page trois ROGER FOURNIER et le culte des naïfs Fournier est un spécialiste des gros mots, voire des grossiers, dans son premier ouvrage surtout, mais cela ne scandalise guère au jour d\u2019aujourd\u2019hui, pas même M.Guillemin, qui croit devoir le dire après deux lignes d\u2019admiration à Ya- \u201c dresse de Louis-Ferdinand Céline, et un sournois coup de pied à René Bazin.* * * L\u2019une des originalités de Fournier, si on lui en prête plusieurs, c\u2019est d\u2019avoir une pincée de scandale autour de son nom.Dans l'espérance, peut- être, d\u2019attirer les naïfs, les voyeurs, les marcheurs, aider ainsi à la vente de son ou ses bouquins.N'\u2019a-t-il accepté, par exemple, de se faire présenter à la télévision, à une émission pour ceux qui se couchent tard, comme auteur d\u2019un roman cochon.C\u2019était à se demander, entre les sourires de commande du trio se produisant au petit écran, s\u2019il était question d'un ouvrage sur pores et pourceaux, gorets, porcelets et cochonnets.On promettait, en tout cas, des cochonnailles plutôt grasses que maigres, mais il est à parier que plus d\u2019un gourmet porté sur ce genre de bonne chère, en fut pour ses frais et resta sur sa faim.Ce qui ne veut pas dire que la prose de Roger Fournier est à recommander aux adolescents, même s\u2019ils ne croient aux sauvages ni au père Noël, Il reste que, malgré ses petites audaces, l\u2019auteur vient loin en arrière de Justine et de cette demoiselle dont le nom se résume en O majuscule.On a même de la difficulté à le situer entre les Péchés roses de l'époque 1900 et les folichonneries des carabins de Paris.* *x* x Ce qui, en définitive, nous éloigne de la littérature non engagée et de la littérature pure \u2014 quand elle ne l\u2019est pas.Fournier lui-même s\u2019en rend compte, qui se sent comme obligé de faire machine arrière, son second ouvrage étant moins cru que le premier.Au moins dans des mots, sinon le sujet ou l\u2019intention.La caractéristique de son récit, c\u2019est le cynisme.A l'endroit des hommes et des femmes, des femmes surtout, de l\u2019argent et des moyens pour se le procurer, du sens à donner à la vie, ou lui refuser.Pour l\u2019auteur ou son héros, rien ne compte que les satisfactions à tirer de l\u2019argent et de la femme, le premier d'abord, capable souvent de procurer l\u2019autre \u2014 et l\u2019on admettra qu\u2019il n\u2019y a là, pour les viveurs chevronnés, aucune découverte.Et après, une fois relégués à l\u2019oubli le travail et la famille, la religion, la dignité humaine, que reste- t-il, sinon la possibilité du suicide ?Pas même le suicide, qui exige un certain courage, et ne veut pas l'appel à ce courage.Le moins qu\u2019on puisse conclure, c\u2019est qu\u2019A nous deux, numéro deux de Roger Fournier, n\u2019est pas dans la note optimiste, ni gaie, ni énergique, ni réconfortante.Sous un autre angle, le livre est écrit à la diable, et cela jure aussi, dans un paysage que l\u2019on voudrait littéraire.L\u2019Illettré (1) Cercle du Livre de France, Montréal.Le mirage Dieu sait si elles sont i belles, les Cathédrales de à France, parmi toutes celles de Chrétienté!.Si belles qu\u2019on se demande si vrai- ÿ ment elles devront s\u2019écrou- # ler et flamber un jour, le d jour de la grande liquida- # tion (?) du monde; .brai dées avec tout le reste, 4 comme assez .volontiers.on ÿ se représente la fin: du ÿ monde, Dieu sait qu \u2018elles sont un 4 sacrement.à leur manière.fl signe sensible de la Foi\u2019 et ÿ de l'Amour d'un peuple ÿ chrétien qui, lui du moins, ÿ avait le sens de la grandeur # de son.Dieù.et.\u201cqui \u2018ne ÿ s'apaisait \u2018 que \u201clorsqu \"il fl avait apporté a la Majesté M divine sa fortune; son génie, M ses forces, .en.témoignage, À à la face des Ariges.ÿ Et cependant, quand: je M Vois nos Cathédrales, \u2018six M jours sur sept \u2018désertes, et 4 Cinquante \u2018 dimanches .sur 4 cinquante deux si: tristement vides de fidèles, tandis que circulent, entre les nefs de Notre-Dame de Paris, les groupes de touristes de l\u2019Agence Cook, et, sous les voûtes de Notre- Dame \u2018de Reims, des promeneurs en casquette et cigarette à la lèvre; ou, face à la chaire de Notre-Dame de Rouen, des curieux qui déambulent, tandis que le prêtre parle de Dieu.je me demande si ces chers et vénérables sanctuaires, passés monuments historiques ne sont pas en voie de ressortir aux Beaux-Arts, puisque la chrétienté n\u2019est plus à même de les animer et qu\u2019elle les trahit.En fait, il faut reconnaître qu\u2019elles appartiennent toutes à un autre age de chrétienté.Ou plutôt, puisque n'\u2019existe plus la Chrétienté, à une autre âge dumonde.\u2026 La Cathédrale lieu sacré où toute une cité, était le.des C tout un peuple, unanime du moins dans sa foi, se retrouvait pour offrir à Dieu son hommage.Il n\u2019existe plus de peuple chrétien unanime, depuis la Réforme.Il n\u2019existe plus de peuple chrétien, depuis la laïcisation et l\u2019athéisme officiel de la Société.Les monuments demeurent, mais à titre de monuments, monumenta: restes, reliques, épaves.Et l\u2019équivoque est redoutable; et nous faisons son jeu.On a vu la fureur révolutionnaire parfois, ou la cupidité, ou le vandalisme éclairé, abattre des merveilles comme les monastères de Jumièges, Cluny, le Bec, etc.Grâce à Mérimée, des pouvoirs plus astucieux ont réalisé que, la religion morte, l\u2019histoire et l\u2019art devaient en relever l'héritage.Nous ne sommes plus au temps ou le Mont Saint-Michel faisait de\u201csôn t athédrales église une prison, ou le Palais d\u2019Avignon subissait les outrages du génie militaire.Mais les monastères de Clairvaux, Fontevrault, Prémontré, sont encore des maisons de force, qui étaient jadis des havres de grâce.Les Cathédrales, elles, sont debout, malgré les guerres, restaurées avec savoir et goût, rendues à l\u2019Eglise, mais en fait, puisque les chrétiens ne veulent ou ne peuvent plus les remplir, elles sont livrées aux badauds.Et les chrétiens ne souffrent même pas du détournement qui les profane.Le pire, néanmoins, est que ces églises royales, _triomphales, mentent à nos esprits et nous cachent la misère de la chrétienté, sinon des catacombes, du moins des campagnes déchristianisées et des banlieues sans baptême.Ce qui nous tient un-juste langage misérables, aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019église réduite aux dimensions de son peuple, et pauvre.Nous connaissons de respectables dames, menant au fond de leurs châteaux aux volets clos des jours mettant un point d'honneur à porter un nom et une noblesse qui fait pitié à leurs fermiers qui roulent de luxueuses voitures.L'Eglise, Dieu merci, si pauvre soit-elle devenue, est toujours une jeune femme sans ride, écrivait saint Paul.Ne la faisons pas une douairière.Puisque nous sommes aujourd\u2019hui le petit troupeau, pusillus grex, pourquoi n\u2019en pas avoir la franchise et l\u2019humble fierté, qui referaient de nos assemblées une étroite cohérence de fidélité et d\u2019amour?Les Cahiers de Sainte Jeanne, octobre 1960. Page quatre LE BIEN PUBLIC Vendredi, le25 mars 1966 mm Les décorations Papale En reconnaissance de services signalés qu\u2019ils ont rendus à l'Eglise, au Saint- Siège ou à la société, le Souverain Pontife accorde divers titres de noblesse des Ordres de Chevaliers et d\u2019autres honneurs à des laïcs, hommes ou femmes.Ces titres sont accordés par le Pape en sa qualité de souverain temporel.Le titre le plus ordinaire qu\u2019il octroie est celui de COMTE ROMAIN qui précède le nom de famille de l\u2019individu.Ce titre peut être personnel, ou il peut être transmis aux héritiers mâles, premiers-nés de chaque famille.Les différents Ordres de chevalerie accordés par le Saint-Siège sont les suivants : L'Ordre Eminent de Jésus- Christ, l'Ordre de l\u2019Eperon d\u2019or, l'Ordre de Pie IX, I'Ordre de saint Grégoire- le-Grand, l\u2019Ordre de saint Sylvestre, l'Ordre du Saint Sépulcre, l\u2019Ordre des Chevaliers de Malte.\u2014 Parmi les autres décorations accordées, on remarque les médailles Pro Ecclesia et Pontifice, Bene merenti, et celle de Terre-Sainte.L'Ordre éminent de Jésus-Christ Cet Ordre, aussi appelé Milice de Notre-Seigneur Jésus-Christ, a été institué par le pape Jean XXII, en 1319, au Portugal, en souvenir des Templiers portugais reconnus innocents, au cours du fameux procès qui a amené la suppression des Chevaliers Templiers dans tout l'univers.Les différentes expéditions d'Afrique, dont le but était de conquérir l'Islam, ont permis à l\u2019esprit militaire de 1'Ordre des Templiers de se perpétuer pendant un certain temps, mais la discipline religieuse déclina peu à peu.Au XIXe siècle, les biens de l\u2019Ordre furent confisqués.Aujourd\u2019hui, l\u2019Ordre des Templiers est devenu une décoration papale, après avoir changé de nom pour devenir l\u2019Ordre éminent de Jésus- Christ.» L'Ordre de L'Eperon d'or Cet Ordre, qui porte aussi le nom de Milice dorée, a une origine douteuse.Reconnu comme l\u2019un des plus anciens de tous, il fut pendant longtemps l\u2019un.des plus convoités.Mais la remise inconsidérée qu\u2019en fit la famille Sforza, de même que les évêques assistants au trône, en diminuèrent le prestige; et en 1841, Grégoire XIV plaça cet Ordre sous le patronage de saint Sylvestre.Mais, en souvenir du Jubilé de la définition du dogme de l\u2019'Immaculée Conception, saint Pie X rétablit l'Ordre de l'Eperon d\u2019or et, en 1905, le plaça sous le patronage de l\u2019Immaculée Conception.Cet Ordre ne compte qu\u2019une catégorie de cent chevaliers.N'y sont admis que ceux qui, par de hauts faits d\u2019armes, par des écrits ou par des actes remarquables, ont contribué à l\u2019expansion de la Foi et se sont faits les champions de l\u2019Eglise.L'Ordre de Pie IX Cet Ordre a été fondé par Pie IX en 1847, pour récompenser ceux qui posent des gestes exceptionnels en faveur de l'Eglise ou de la société.Peuvent en être décorés, aussi bien les non- catholiques que les catholiques.L'Ordre comporte trois classes: Chevaliers Grand - Croix, ¥ Commandeurs et Chevaliers, L'Ordre de Saint Grégoire-le-Grand Cet Ordre a été institué par Grégoire XVI, en 1831, pour récompenser les vertus civiles et militaires des sujets des Etats pontificaux.L'Ordre comprend deux grandes divisions: civile et militaire, chacune étant divisée en trois catégories: Chevaliers Grand- Croix, Commandeurs, Chevaliers.L'Ordre de Saint Sylvestre Cette décoration a connu deux périodes: Instituée par Grégoire XVI en 1841, en vue d\u2019absorber l'Ordre de l\u2019Eperon d\u2019or devenu décadent, il fut subdivisé en deux Ordres distincts par Pie IX le 7 février 1905.L'un de ces Ordres conserva le nom de Saint Sylvestre, alors que l\u2019autre continua à porter le nom de Milice dorée.Depuis la subdivision de Pie IX, l'Ordre compte trois classes: Chevaliers Grand-Croix, Commandeurs, Chevaliers, L'Ordre du Saint-Sépulcre L'origine de cette décoration est des plus douteuses, et certains la font même remonter à Saint Jacques, premier évêque de Jérusalem.Parmi les fondateurs que l'on mentionne, on remarque l'impératrice Sainte Hélène, mère de Constantin, l\u2019empereur Charlemagne, et le chef de Croisade Godefroy de Bouillon.Les historiens critiques s'accordent pour affirmer que cet Ordre est une branche des Chevaliers de Jérusalem, reconnus par le pape Pascal II, en 1113.Il est cependant admis que l'Ordre a été fondé par Godefroy de Bouillon, pendant la Première Croisade, en juillet 1099.Les rois latins de Jérusalem instituèrent une garde d'honneur autour du Saint Sépulcre du Christ.Lors de la disparition du Royaume latin de Jérusalem, les Chevaliers du Saint-Sépulcre furent chassés de Terre-Sainte, et au cours des ans, l\u2019Ordre perdit de son prestige.En 1489, il fut uni aux Chevaliers Hospitaliers par Innocent VIII, et fut rétabli par Alexandre VI en 1496.Ce dernier pape accorda aux Franciscains, gardiens du Saint-Sépulere, le pouvoir de décerner l\u2019Ordre aux personnes méritantes.Lors de la restauration du Patriarchat latin de Jérusalem, en 1847, Pie IX transmit le pouvoir au nouveau Patriarche et à ses successeurs.En 1932, il rédigea une nouvelle constitution.Le pape est maintenant le Grand Maître de l\u2019Ordre du Saint-Sépulere, et le Patriarche de Jérusalem en est le recteur et l\u2019administrateur.Cet Ordre du Saint- Sépulcre jouit d\u2019un grand prestige en Europe, où il fut octroyé à la royauté, à la noblesse, aux chefs de républiques et aux autres personnes qui se sont signalées par leurs services à l'Eglise, dans les arts, les sciences, ou la littérature.Les membres de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre sont tout d\u2019abord désignés par l\u2019Evêque du diocèse, ensuite par le Patriarche de Jérusalem, et ils sont finalement approuvés par le Souverain Pontife.L'Ordre comprend trois classes: Chevaliers Grand-Croix, Commandeurs, Chevaliers.Il y a aussi une section féminine de l\u2019Ordre: celle des Dames du Saint-Sépulcre, qui est aussi divisée en trois catégories.Chevaliers de Malte Cet Ordre est le plus ancien accordé aux laïques et aux évêques de l'Eglise.Fondé vers le milieu du XIe siècle, on en retrace l\u2019origine aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, et ensuite, aux Chevaliers de Rhodes.Il est connu sous le nom de l\u2019Ordre des Chevaliers de Malte depuis 1530.Les divisions causées par la Réforme et par la direction que s\u2019en sont attribué certains personnages, furent supprimées par le pape, qui refusa alors de reconnaître l\u2019élection du Tsar Paul de Russie au poste de Grand Maître des Chevaliers de Malte, Depuis cette date, le Grand Maitre de 1'Ordre est nommé par le pape.Les conditions d'admission au sein de cet Ordre sont: foi catholique, âge légal, nobi- lité au 16e quartier, intégrité de caractère et situation sociale équivalente.On compte quatre prieurés de l'Ordre des Chevaliers de Malte; cet Ordre comporte des Commandeurs et plusieurs classes de Chevaliers.Médaille Pro Ecclesia & Pontifice Cette médaille a été frappée par Léon XIII, qui la remit pour la première fois, le 17 juillet 1888, aux personnes, hommes et femmes, qui avaient contribué à assurer le succès des fêtes de son Jubilé et celui de l\u2019Exposition du Vatican.Cette décoration a été maintenue par les successeurs du pape Léon XIII, qui laissèrent sur la médaille l'effigie du fondateur; elle est remise en reconnaissance de services signalés à la Papauté et à l'Eglise.Médaille bene merenti Grégoire XVI institua, en 1832, deux médailles de mérite: l\u2019une civile et l\u2019autre militaire, pour récompenser l'audace et le courage.Les successeurs de ce pontife conservèrent l\u2019idée du fondateur de la décoration, et continuèrent à frapper la médaille à son effigie.Médaille de Terre-Sainte L'idée de cette médaille revient à Léon XII, qui désirait en décorer les pèlerins de Terre-Sainte ayant fait peuve d\u2019intentions profondément religieuses, en accomplissant ce pèlerinage.Pour l\u2019obtenir, ces pèlerins doivent en outre produire un certificat de leurs curés respectifs, attestant l'intégrité de leur vie chrétienne.Cette médaille est maintenant remise aux pèlerins par les Gardiens des Sanctuaires de Terre-Sainte.Corporation de la Cité des Trois-Rivières AVIS PUBLIC Est par le présent donné que le conseil de la cité des Trois- Rivières, à sa séance du 22 novembre 1965, a passé un règlement intitulé: \u201cNo 316-A, Règlement modifiant le règlement No 316 relativement à la substitution de certains travaux dans le secteur Lambert\u201d, lequel règlement deviendra en vigueur suivant la loi.Le dit règlement est actuellement déposé dans les archives .du conseil, au bureau.du greffier, à l\u2019Hôtel de Ville, où tout intéressé pourra en prendre communication.Hôtel de Ville, Trois-Rivières, le 22 mars 1986.(signé) Gérard DUFRESNE, Maire.(signé).Georges BEAUMIER, .Greffier.| Latham sz Femme d'un équilibre parfait Marie de l'Incarnation, fondatrice du Vieux Monas tère des Ursulines à Québec, était une grande dame, Dans les différents états de vie qu'elle connut, elle suscite partout l'admiration de tous par sa dignité, sa simplicité, par un mélange d'aisance et de modestie.Elle nous or sente une image rafraf sante de quiétude., Z a .Bans ses.lettres à son fils, devenu bénédictin, elle no montre la fécondité spi x tuelle d\u2019une.maman à gard de son fils qu'elle cor uit dans les voies SP .tuelles les plus hautes.Le Comité des Fondateurs de l'Eglise du Canada, \" 25 ouest, rue Jarry, Montréol A.FA tri.A Sire BP fh We.= pli = Vendredi, le-25 mars 1966 | Ce qui en restera L'Expo universelle de Montréal coûtera cher, c'est entendu.L'on espère (que peut-on faire de plus?), qu'elle rapportera ! aussi gros.Certains Montréalais n'ont de cette immense affaire qu\u2018une idée vague et se demandent ce qu'eux retireront de cette foire qu'ils n'anticipent que comme un endroit de plus où aller se distraire le dimanche ou à certains jours creux.En fait, l\u2018Expo qui coûtera des millions, apportera beaucoup aux citoyens de la métropole et de toute la province.À certains elle apportera des profits directs.A lo masse, elle aura valu lo construction de routes nouvelles, d'édifices permanents, d\u2018un métro etc.Sans l'Expo, \u2018tous\u2019 ces travaux n'auraient pas été entrepris avec autant de célérité.Non, l'Expo ne sera pas qu\u2018un feu d\u2018artifices passager d'activités mais la cause de l'expansion et d\u2018un aménagement plus rationnel de la plus grande ville du pays.La couse de riches lendemains dont toute la province profitéra aussi.\u2019 La compensation Dieu est juste.|| a donné à chaque être selon son bon plaisir un degré variable de santé, d'intelligence et d\u2019aptitudes.À ceux qui semblent les plus dépourvus, il a donné des ressources insoupçonnées.Ainsi l\u2019on rapportait récemment le cas d'un retardé mental selon les normes savantissimes du monde scientifique qui pouvait calculer mieux et.plus rapidement que toutes les machines électroniques.Je connais personnellement un gargon réputé re- tarcé mental qui jouit d'une mémoire que pourraient lui envier maints hommes considérés brillants.Ce garçon M'o mentionné l\u2019autre jour EE Be EE En | Quelques er EEE a EE ES ane le numéro de téléphone qui fut le mien il y a plus.de 15 ans, et dont j'ai changé plusieurs fois depuis.|| y a des gens que l\u2019on croit dépourvus et qui normalement aussi sont plus riches que nos supposés favorisés de la fortune et de certains autres _avantages extérieurs.Il y'a des compensations- Il y a telle cho-.se- que le bonheur apparent - dons lo vie.apporte aux yeux du monde et le bonheur réel aux yeux de Dieu, Les vieillards Un religieux qui se consacre au bien-étre des vieillards à Montréal disait l\u2018autre soir à la radio les raisons qui le poussent lui et ses aides à porter secours aux \u2018vieillards dans la détresse aux vieillards isolés, sans amis, sans parents.C'est que la vieillesse reçoit souvent en cadeau la mala-\u2019 die, l'isolement de plus en plus profond.|.y a des vieillards qui habitent de petites chambres, d'autres sont dans des institutions.Beaucoup sont dans le besoin, leur maigre pension ne suffisant pas à leur valoir le strict nécessaire.C'est à cette vieillesse dans la détresse que les secours doivent aller.Le secours prend de multiples formes: dons en-argent en nature (vivres et remèdes); visites, envois de petits superflus et gâte- \u201csympa- ries mais surtout, thie, ne serait-ce que sous la forme de savoir les écouter raconter leurs peines.Quelqu\u2019un pour m'écouter paroît le premier besoin d\u2019une civilisation où chacun mène sa petites vie sans s'occuper des outres.Où l'on ne trouve jamais le temps d\u2018écouter les autres.Mais tous les vieillards ne sont pas de cette catégorie.Aux Etats-Unis, des organismes ont imaginé de loger les vieillards isolés où + RENÉ DE COTRET, C Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, \u20ac A.ST-ARNAUD & CIE 857, rue St-Pierre .Tél.378-4831 Case postale: 1464.fleurs.toire, Te, - LE BIEN PUBLIC EE EB ie Te ee Mots formant encore le couple \u201c dons de vastes conciergeries situées loin de la grande ville, dans des sites semés de pelouses vertes et de :Aux dernières nouvelles, plusieurs de ces vieillards habitués à vivre chez eux sont retournés à la ville préférant le bruit et l\u2019incon- \u2018fort relatif des grands centres à ces palais isolés qui \u2018ressemblent à des cimetières.Les vieillards veulent rester en contact avec la jeune génération.Au moins la voir s\u2018affairer.Aux Etats-Unis encore des vieillards richement retraités ont organisé leur propre demeure collective où ils n\u2018admettent que des gens de leur calibre financier.pas de faibles autour d\u2018eux.lls sont vieux par l\u2019âge mais non par le corps.Ils jouent au golf, conduisent encore leur auto et participent à toutes sortes d'activités sportives et sociales qui selon lo description qu\u2019un magazine en fait, tueraient de plus jeunes qu\u2018eux.Comme on le voit, il y a vieillesse et vieillesse et vieillards et vieillards.\u2018 Fêtes d'obligation Depuis que l\u2019Etat ne reconnaît plus certaines fêtes d'obligation religieuse dans le Québec (et pourtant, l'Etat du Québec est en majorité de religion catholique) c\u2019est une belle po- gaille.Le Jour de la Fête des Rois à Montréal l\u2018hôtel.Le Québec Ces forts ne veulent - de Ville de Westmount était ouvert, l\u2019hôtel de ville d'Outremont était fermé.Certains commerces étaient fermés d'autres ouverts.Les catholiques étaient obligés d'aller à la messe bien qu'ayant travaillé toute la journée.|| semble qu\u2019une seule solution s'impose pour éviter la répétition de cette pagaille qui consiste à ne plus savoir si on ferme ou bien si on ouvre les jours de fêtes religieuses ce serait que l'Etat du Québec ordonne qu'on ferme et pour tout le monde ces jours-là.serait-elle le seul Etat où c'est la minorité même cousue d\u2019or qui mène ou bien la majorité?Si on soumettait à un referendum la question de savoir si le peuple du Québec veut que les fêtes religieuses traditionnelles soient chômées volontairement por la majorité et obligatoirement par lo minorité, l\u2019on serait peut-être éclairé enfin sur ce sujet.Actuellement c'est la belle pagaille dans \"la belle province\u201d.Page cinq C'est beau, le progrès La promotion du laïcat par le laïcat nous a valu de nombreuses grèves récemment dans les écoles, les hôpitaux et autres institutions de services public ou privé.Depuis que l\u2019on a voulu reléguer les soutanes à la sacristie il en coûte de plus en plus cher pour faire fonctionner ces institutions où le dévouement se paie en bon or maintenant.Avant l'on n'entendait pas parler que les écoles n'ouvriraient pas leurs portes, parce que les maîtres voulaient faire la grève.Nos écoles étaient dirigées par de bons frères et soeurs et si tout n'était pas parfait, du moins on y enseignait à temps voulu.Aujourd'hui que nous avons trouvé un système d'éducation perfectionné, il en coûte trois fois plus cher aux contribuables et les écoles sont fermées.C\u2019est beau, le progrès.Et il parait que cela ne fait que commencer.d Toudnant & Fil B Bernaz cufgnan & LS ST TES Courtiers \u2018Assurances Agréés, Incendie \u2014 Accidents \u2014 Responsabilité Automobile \u2014 Vol 1185, rue Hart LA LAURENTIENNE COMPAGNIE MUTUELLE D'ASSURANCE Roland Paillé, gérant Division des Trois-Rivières Trois-Rivières Tél, 375-3115 Le Centre des Etudes Universitaires préparera aux licences d'enseignement secondaire De plus en plus le Centre des Etudes Universitaires étend ses cadres, ouvrant à notre jeunesse un éventail.d'options qui couvrent quelques-uns des secteurs les plus importants de l'enseignement supérieur.Mardi dernier nous apprenions, au cours d\u2019une conférence de presse donnée par l'abbé.Gilles Boulet en présence de ses colla- _borateurs, que le Centre préparera désormais a la licence d'enseignement universitaire.Ce titre convoité s'obtient après un.cours de trois ans et prépare les professeurs à l\u2019enseignement dans les classes de niveau secondaire, soit de la 7e à la 11e années.+ Le cours lui-même se divise en deux parties: la psychopédagogie (durée d\u2019un an) et la discipline .particulière choisie par l'enseignement: lettres, his- langues, sciences, commerce, sciences familiales (durée de deux ans).Au terme de ces trois années, l'Université Laval accordera la Licence.Dès septembre 1966, le Centre offrira l\u2019année de psychopédagogie des Licences d'enseignement secondaire et dès septembre 1967 la première année de spécialisation, || semble qu\u2019à partir de 1968, on soit déjà en mesure de suivre à Trois-Rivières le cours complet de la licence d'enseignement.Cette nouvelle étape dans l\u2019établissement d'une université à Trois-Rivières nous confirme dans l\u2019idée que l'abbé Boulet sait hâter les événements, sans jamais rien brusquer.Ce n'est qu'après des semaines de démarches patientes auprès de Laval qu\u2019il a obtenu pour le Centre l'autorisation d'offrir l'année de psycho-pédagogie des Licences d'enseignement secondaire.Nous disons tout simplement bravo! L'Université s\u2019en vient chez nous à pas de géant.VIENT DE PARAITRE LA VIE DES CANADIENS-FRANÇAIS AU DEBUT DU SIECLE (par Berthe Potvin) Que connaît-on aujourd'hui de la vie des nôtres au début du siècle?Bien peu de choses.Et pourtant combien utile serait parfois ce petit bagage de connaissances.C'est précisément cette tâche que s\u2019est donnée Berthe Potvin dans son nouvel ouvrage \u201cLa Vie des Canadiens- Français au début du siècle\u201d, un volume qui sera une révélation pour les jeunes et ramènera de touchants souvenirs aux lecteurs plus âgés.Berthe Potvin rapporte des faits qui sommeillaient dans le passé de son enfance.Elle ne raconte pas une suite d\u2019événe- ments qui se succèdent, Elle a pris au hasard les mille et une facettes de la vie d'autrefois et nous présente ainsi simplement une image conforme à la réalité du début du siècle: Les anciennes coutumes, les métiers, les amusements, etc. Page six Defuncti L'exhumation, en ce début de l'an du Seigneur mil neuf cent soixante-six, des corps ensevelis dans la crypte de l\u2019église-cathédea- le de Trois-Rivières, plus particulièrement ceux des quatre premiers évêques de notre diocèse, Nosseigneurs Cooke, Laflèche, Cloutier et Comtois, aura, par la pieuse curiosité et I'intérét extraordinaire qu\u2019elle a suscités, et vu surtout l'importance et la réputation des personnages concernés, revêtu l\u2019aspeet d\u2019un événement historique.Le dynamique et persuasif directeur du RALLIEMENT n\u2019a prié de \u201ccouvrir\u201d l\u2019événement en fonction du rôle considérable joué par ces pontifes, ces prêtres, ces grands éducateurs disparus, en faveur de notre Alma Mater, et de la dette de reconnaissance contractée envers ces bienfaiteurs par la première institution de haut-savoir de Trois-Riviéres.J'ai eu la témérité d\u2019accepter l\u2019invitation.Au demeurant, ce n\u2019est pas tant la faible voix de l\u2019humble signataire du présent article qui se fera entendre, que celle, combien plus éloquente, d\u2019anciens et précieux écrits, qui feront revivre en quelque sorte sous nos yeux quelques-unes des plus nobles et des plus illustres figures de l\u2019Église trifluvienne.\u201cDefuneti adhuc loquuntur\u201d (Héb., XI, 4): par-delà le tombeau, ils continuent de nous parler! Monseigneur Thomas Cooke Voici d\u2019abord en quels termes touchants Messire Charles-Olivier Caron, Vicaire général et Administrateur du diocèse, qui devint le deuxième Supérieur du Séminaire, annonçait la mort de Monseigneur Thomas Cooke, premier évêque de Trois-Rivières, courageux, héroïque fondateur, avec l'honorable Joseph-Edouard Turcotte, du Collège (plus tard Séminaire) de Trois-Rivières: \u201cLa mort vient de frapper une grande et sainte victime; ce coup æ retenti douloureusement dans toute l\u2019étendue du diocèse et hors de ses limites.C\u2019est le trentième jour d\u2019avril dernier (1870), sur les cinq heures du soir, que l\u2019Illustrissime et Révérendissime Thomas Cooke, premier évêque des Trois- Rivières, remettait son âme à Dieu, à l\u2019âge de soixante-dix-huit ans et quatre-vingts jours.De cette lon- sue vie, toute remplie de mérites, cinquante-six années ont été consacrées au service de l\u2019Eglise.et Dieu sait avec quel zèle et quelle fidélité, Sa vie a été celle d\u2019un apôtre infatigable, tout brûlant de ce feu qui s'appelle la soif du aalut des âmes, l'amour de l\u2019Eglise, l\u2019amour de Dieu.Le diocèse des Trois-Rivières a recueilli les fruits des labeurs et des sacrifices des trente-cinq dernières années d\u2019une si sainte vie; et les bienfaits d\u2019un épiscopat où brillèrent constamment, la sollicitude la plus paternelle, ont acquis à l\u2019illustre défunt la vigilance, la piété, le dévouement, pendant dix-huit ans, le zèle, LE BIEN PUBLIC par / abbé Antonio Magnan, sr (Le Ralliement) des droits à l\u2019amour et à la reconnaissance de ses diocésains.\u201cVous partagerez donc avec moi, mes très chers Frères, la douleur d\u2019une telle mort, et vous ne manquerez pas d\u2019unir aux miennes vos larmes et vos prières pour le repos de l\u2019âme de celui qui fut pour vous le bon Pasteur et le bon Père\u201d.(METR (Laflèche, volume I, circulaire numéro 10) Monseigneur Louis-François Richer-Laflèche Nous lisons, dans le Prospectus (Annuaire) du Séminaire Saint- Joseph de Trois-Rivières, pour l\u2019année académique 1898-1899) : \u201cLe 14 juillet 1898, à une heure de l\u2019après-midi et après quelques jours seulement de maladie, Monseigneur Louis-François Laflèche s\u2019endormait doucement dans le Seigneur et couronnait, par une sainte mort, toute une longue vie d\u2019abnégation, de zèle et de labeur.\u201cUne tristesse immense s\u2019est em- purée de la ville des Trois-Rivie- res; et telle était la vénération dont jouissait l\u2019illustre prélat dans le pays tout entier, que sa mort a pris les proportions d\u2019un deuil national.Nous ne pouvons donner ici une biographie, même abrégée, du vénéré et regretté défunt, mais un devoir de piété filiale et un besoin de notre coeur ne nous permettent pus de laisser ignorer complètement ce qu'il a été pour notre maison.Ce n'est pas seulement un bon et dévoué Pasteur que nous perdons en Mgr Laflèche, c\u2019est un bienfaiteur insigne, un père qui nous environnait d\u2019une sollicitude toute spéciale.*Appelé par la Divine Providence à recueillir la succession au tro.ne épiscopal de Mgr Cooke, le fondateur du Collège de Trois-Riviè- res, Mgr Laflèche devint par le fait même le gardien de cet héritage sacré, le continuateur obligé de ges oeuvres.\u201cLe collège, fondé depuis dix ane seulement, se développait lentement et péniblement, au milieu des difficultés de sa jeune existence.Des hommes dévoués et infatigables le dirigeaient sûrement dans la voie du progrès; mais l\u2019institution ne pouvait se passer de la protection épiscopale qui l\u2019avait soutenue depuis son berceau.\u201cPar une détermination toute de foi et de raison, et sous le sentiment de sa charge pastorale, Mgr Laflèche comprit qu\u2019il ne pouvait laisser languir et s\u2019étioler, pour ainsi dire, l'oeuvre de prédilection de son vénéré prédécesseur.Aussi ne fut-il pas lent à témoigner de ses sympathies envers ce collège,-et à approuver le projet de construction que des besoins impérieux ne tardèrent pas à réclamer.Et ce n\u2019est pas assez de dire que Monseigneur approuva ce projet.Entrant pleinement dans les vues des directeurs du collège, et notamment de l\u2019entreprenant curé des Trois-Ri- vières, à cette époque, Messire Charles-Flavien Baillargeon, il s\u2019associa efficacement à l'entreprise et voulut en faire l\u2019oeuvre capitale de son épiscopat.Nuls sacrifices ne lui coûtèrent pour la mener à bonne fin; et tandis que la Corporation épiscopale se ressentait encore de l\u2019état de gêne qui uvait si longtemps pesé sur elle, il ne voulut cependant rien épargner pour assurer l\u2019avenir du collège.Et cette protection, il nous l\u2019a continuée, dans la mesure du nécessaire, jusqu\u2019à la fin de sa longue carrière.\u201cMais le côté matériel de l\u2019oeuvre n\u2019était pas le seul objet de sa sollicitude.Ce qui assure et rend désirable l\u2019avenir d\u2019un collège catholique.ce qui en est ame et, pour ainsi dire, la forme, c\u2019est l\u2019organisation du personnel dirigeant, c\u2019est l\u2019esprit dont il est animé, c\u2019est l\u2019application judicieuse et opportune des règles données par l'Eglise pour le bon fonctionnement de ces sortes d\u2019institutions.Mgr Laflèche eut la noble ambition de faire lu collège de Trois-Rivières une institution de premier ordre, sous le double rapport civil et canonique.Par son initiative et sous la garantie de sa haute protection, la corporation laïque qui a si bien contribué au succès de cette oeuvre, voulut hien se désister de ses droits, en faveur d\u2019une corporation toute ecclésiastique, et un bill du parlement donna bientôt l\u2019existence légale à \u201cla Corporation du Séminaire Saint-Joseph des Trois- Rivières\u201d.Le 19 mars 1874, par un acte aussi important que solennel, Mgr Laflèche érigeait le collège en séminaire diocésain, et dès lors notre maison était officiellement placée sous l\u2019égide tutélaire et immédiate de l\u2019Eglise.C'était comme une seconde existence qui lui était donnée, et Mgr Laflèche, par tous ces actes, était devenu comme le second fondateur du Séminaire.\u201cIl n\u2019en faudrait pas davantage pour placer ce grand évêque parmi les apôtres de l'éducation de la jeunesse.Aussi scrait-il difficile de revendiquer avec plus de force et de persistance qu\u2019il ne l\u2019a fait, avec plus de foi et de bon sens, le respect des vrais principes qui doivent présider à la formation intellectuelle, morale et religieuse des enfants et des jeunes gens\u201d, A notre époque d'\u2018avant-gardisme\u201d effréné, où tout, jusqu\u2019aux valeurs les plus authentiques et les Vendredi, le 25 mars 1966 dhuc Loquuntur plus sacrées, est remis en question la lecture de ces hautes considérations, si étonnamment actuelles, bien qu\u2019elles remontent à bientôt soixante-dix ans, fera respirer comme une bouffée d\u2019air frais.Monseigneur François-Xavier Cloutier Je trouve, dans le même Annuaire 1898-1899 de notre Séminaire Saint-Joseph, cet élogieux commentaire de la nomination de Messire le chanoine François-Xavier Cloutier au siège épiscopal de Trois-Ri.vières: \u2026Enfin, la voix du Père commun de tous les fidèles est parvenue jusqu'à nous, et lundi, le 12 juin courant (1899), le Bref pontifical élevant Monseigneur Fran.çois-Xavier Cloutier à l\u2019épiscopat lui a été remis par Mgr Marois, le distingué Vicaire général de Québec.\u201cCette date fera époque dans nos Annales.Mgr Cloutier est un fils de notre Séminaire et, le premier, il procure à la famille trifluvienne l\u2019honneur de prendre place parmi les Princes de l'Eglise, dans la personne de l\u2019un de ses enfants.\u201cEst-il nécessaire de dire combien cet événement nous réjouit, et quelles actions de grâces nous rendons a Dieu et au Prince des Pas teurs, interprète des divines volontés?.«.'Et maintenant, cher et vénéré Seigneur, que toutes les âmes de ce diocèse vous acclament comme leur premier Pasteur, permettez- nous de saluer avec les sentiments d'une affection toute particulière votre accession au poste d\u2019honneur que la Divine Providence vient de vous confier.Le siège épiscopal sur lequel vous venez prendre place a été illustré depuis sa fonda tion, par deux prélats dont la mé moire nous sera particulièrement chère.L'un a donné l'existence au Collège des Trois-Rivières, sous les inspirations d\u2019une foi qui ne doute de rien.Le second en a fortifié les assises, élargi les proportions et l\u2019a fait ce que nous le voyons au- jourd\u2019hui.A vous, Monseigneur, nous en avons l\u2019espoir, la Providen ce a réservé le rôle bien enviable de lui donner le perfectionne ment.\u201d Ce désir prophétique devait te réaliser, puisque c\u2019est sous l'administration de Mgr Cloutier que fu rent construites la pieuse et super be chapelle du Séminaire (1903), puis Pannexe de brique (1915), qui abritera plus tard (de 1929 à 1965), le Grand Séminaire diocésain, et que l\u2019on vit s\u2019ériger l'imposant et splendide Séminaire de ierre de taille, orgueil de Troit ivières, du diocèse et de tous le Anciens.Dans son style châtié, M.le che noine Télesphore Giroux, ance?Supérieur du Séminaire, terminalt ainsi (RALLIEMENT, septembre Vendredi, le 25 mars 1966 vetohre 1934), une longue et captivante chronique biographique \u2018de Mgr Cloutier: \u201cVous du Séminaire, nous sec- rions des ingrats, si nous allions clore cette notice sans déposer sur la tombe à peine fermée de notre biecnfaiteur, l'hommage de notre profonde gratitude.D\u2019autres, ses prédécesseurs, eurent l'honneur de fonder le Séminaire et d\u2019assurer ses premiers pas.Lui, il eut la tâche ardue de conserver l'héritage et de l'augmenter considérablement.\u201cDe combien de manières su sympathie ne s\u2019est-elle pas manifestée à l\u2019égard de notre oeuvre! Sans parler de nos fêtes qu\u2019il honorait de sa présence, de ses allocutions aux élèves, il lui arriva parfois, pour ne pas nuire à la composition du personnel, de renoncer à nous demander un prêtre dont il avait besoin pour le ministère.\u201cSes largesses pécuniaires méritent aussi notre gratitude.Il nous souvient d\u2019un soir de fête de Saint- Joseph où Mgr Cloutier, s\u2019adressant aux membres du Conseil du Séminaire, à la fin du souper, leur dit: \u201cMessieurs, le Séminaire doit dix mille piastres à la Corporation épiscopale.Dès maintenant, je lui fais remise de sa dette: veuillez l'effacer de vos livres\u201d.\u201cQuand la construction du nouveau Séminaire fut décidée et qu\u2019il fut résolu de tendre la main aux anciens élèves, c\u2019est auprès de Mgr Cloutier que fut tentée la première démarche.Le Supérieur, après lui avoir représenté ce que coûterait le nouvel édifice.et insinué que son exemple impressionnerait favorablement le clergé, fixa sa contribution à cinquante mille piastres.Monseigneur fut surpris et pres- qu'effrayé de 1\"*énormité\u201d de la somme qu\u2019on lui demandait: puis.après quelques minutes de ré flexion: \u201cSoit, dit-il, je vous donnerai cinquante mille piastres, mais je les paierai par dix versements annuels de cinq mille piastres\u201d, Il tint parole.Mais, pour fuire honneur à ses engagements, il fut obligé de s\u2019endetter.pour la premiere fois! \u201cEt maintenant'iln\u2019ést plus! Dépouillé de tout ce qui fait la grandeur humaine, il\u2019 ada; comme le plus humble de ses: diocésains, rendre compte à Dieu de son administration.Espérons qu\u2019il est- déjà entré dans la joie du Maître, qu\u2019il à servi si longtemps et avec tant de fidélité; car il\u2019a pu- répondre, vomme le bon et fidèle serviteur de l'Evangile: \u201cSeigneur, je vous rends, agrandi et presque doublé, le diocèse que vous m\u2019avez donné.J'y ai multiplié les associations pleusea et les.oeuvres de secours; je l'ai peuplé de communautés d'hommes et de femmes qui perpétuent le sacrifice de la louange et de l\u2019expiation,-et je-n\u2019ai perdu, par mu faute, aucune des âmes que Vous m\u2019aviez confiées.Puisse Votredivine miséricorde me pardonner .ce qu\u2019il y aurait pu avoir de.trop, humain dans mon oeuvre\u201d, y ; Monseigneur D Alfred-Odilôn Comtois L'Annuaire du Séminaire (1945- 1946) publiait, en marge du décès subit.le 26 août 1945, de Monseigneur Comtois, les\u2019 réflexions qui- suivent : 0.\u2018trouvées en parfait état sur : Mar LE \u201cComme un coup de tonnerre dans un ciel serein, la triste nouvelle frappe d\u2019étonnement les Trifluviens d\u2019abord, puis tous les fidèles du diocèse, en attendant que les ondes de la radio la transmettent a travers tout le pays.\u201cUne crise d\u2019angine a terrussé Son Excellence Mgr Comtois, peu de temps après le souper pris au chalet des Guides catholiques, campées au Lac Vert.près de Saint-Matthieu.\u201cDans l\u2019après-midi, Son Excellence avait reçu, au Séminaire, les Zouaves pontificaux, venus d'un peu partout célébrer le centième anniversaire de la naissance de feu le chevalier Gédéon Desilets.\u201cLe matin, au Sanctuaire de No- tre-Darne-du-Cap.Monseigneur avait célébré la sainte messe.à l\u2019occasion du pèlerinage des Cercles Lacorduire et Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.\u201cCette mort si soudaine nous apparaît moins imprévue, maintenant que l\u2019on sait à quels malaises sérieux Mgr Comtois fui en butte dans les jours précédents.Mais.n'écoutant que l\u2019appel des âmes et ne voyant que le bien à faire, il ne voulut pas s\u2019alarmer outre mesure de son état de santé, el se rendit aux trois pressantes invitations de cette journée du dimanche, 26 août 1945, qui devait être sa dernière.Mgr Comtois est donc tombé sur la brèche.au soir d\u2019une journée épiscopale on ne peut plus remplie.\u201cLe diocèse est plongé dans un deuil profond par la disparition de son premier Pasteur.Tous, clergé et fidèles, s\u2019acquitteront d\u2019un strict devoir de reconnaissance, en priant avec ferveur pour le repos de lâ- me de celui qui les a tant aimés et servis avec dévouement jusqu\u2019à la fin\u201d.Mer Comtois avait donné au Séminaire Saint-Joseph, son Alma Mater, plus de quinze années de sa carrière sacerdotale, dont treize comme professeur et trois comme directeur du Grand Séminaire.Même après son départ du Séminaire, il avait su, principalement comme Auxiliaire, puis comme Evêque.de Trois-Rivières.apporter de nombreux et tangibles témoignages de son attachement à la Maison où il avait reçu sa formation.Ce fut lui qui, en juin 1935, présidu les grandioses célébrations du soixante-quinzième anniversaire de fondation du Séminaire\u20140\u2014 Cette calotte et cette croix Thomas Cooke, sont les restes mortels du premier évêque des Trois-Rivières, maintenant parmi les reliques les plus touchantes que le musée du Séminaire offre à la vénération des visiteurs.Elles permettent à notre époque un contact direct avec les origines de l'Eglise triflu- vienne.Co BIEN PUBLIC Page sept Il y a près d'un siècle, le clergé de la cité des Trois-Rivières posait, en- entourant le premier évêque trifluvien, devant la façade de l'évêché du temps.Plusieurs des personnages dont nous entretient notre collaborateur, M.l\u2019abbé Magnan, se reconnaissent sur cette photo d'archives: de gauche à droite: Messire C.-Flavien Baillargeon, Curé, Messire E.Panneton, premier Supérieur du Collège des T.-A., Mgr L.-F.Laflèche, Evêque d'Anthédon et Coadjuteur, Messire L.S.Rheault, Procureur à l\u2019Evêché, Messire Ls Richard, Directeur du Collège, Mgr Thomas Cooke, Evéque des Trois-Rivières, Messire Legris, prêtre secrétaire, Messire Olivier Caron, V.G., Messire Bouchard, vicaire.Cette précieuse photo prise le Ter octobre 1868 nous reporte à une époque où le rabat gallican était encore de misc.Deux ans plus tard, retour de Rome où il venait d'assister au Concile du Vatican, Mgr Laflèche, devenu évêque de Trois-Rivières, demandait à ses prêtres d'abandonner le rabat afin de suivre l'usage romain.A noter que la calotte portée par Mgr Cooke est celle qui a été retrouvée dans la sépulture du saint évêque, lors de l'exhumation de ses restes de la crypte de la Cathédrale.Combien impressionnante dans sa simplicité, celte cérémonie du 7 février 1966, à la crypte de l\u2019église- cathédrale, où Son Excellence Mgr G.-L.Pelletier.le, très digne héritier du zèle apostolique el continuateur des oeuvres de ses prédécesseurs, «escendit prononcer une dernière prière et tracer une dernière bénédiction, avant leur translation, sur les restes des quatre premiers Pontiles de ce diocèse, \u2014_\u2014\u2014 Je m'en voudrais de ne pas donner, en terminant, ne [üt-ce qu\u2019une brève mention.aux plus marquants de ces hommes de Dieu dont les corps reposaient également sous notre plus que centenaire cathédrale.Ce sont, par ordre de date de décès: Messire Charles-Flavien Baillargeon (19011.bienfaileur insi- une du Séminaire; Mgr Louis Richard \u2014 le père Richard \u2014, figure légendaire.dont la forte personnalité s\u2019est pour ainsi dire identi- fice avee le Séminaire.dont il fut, près d\u2019un demi-siècle = durant, l'âme, et, en une certaine mesure.SEE SET STE on a AD HN - Pia e, le factotum.Supérieur à trois reprises, Mgr Richard aura rempli à peu près tous les offices de la Maison à laquelle il avait consacré sa vie.Il décédait pieusement, à l'Hôpital Saint-Joseph de Trois Rivières.en la fête de l\u2019Epiphanie 1908, à l\u2019âge de soixante-neuf ans et un mois.dans la quarante-qua- trième année de son sacerdoce.Quelques jours plus tard.dans un arliele touchant consacré à sa mémoire, Monsieur Omer Héroux rendait au vénéré Supérieur défunt ce témoignage ému: \u201cC'était bien, dans un sens vrai, dans un sens profond.le père Richard\u201d.Puis: Mgr Jean-Baptiste Comeau 11913), dont la charité, à la mesure de son grand coeur, était inépuisables Mgr Ubald Marchand, 11923).un doux et un humble, un homme si profondément bon, si assidu, lui aussi, à son confessionnal: Mgr Jules Massicotte (1924), orateur distingué et disert, dont le verbe claironnant rappelait celui de Monseigneur Bruchési.In pace Christi omnes requies- cant ! Page huit LE BIEN PUBLIC Vendredi; le 25 mars 196g.NZ Une campagne de nettoyage s impose Rivières Dans le moment, on parle de rénovation des zones de taudis, de l\u2019épuration des eaux, des expropriations pour l\u2019élargissement de certaines rues dans notre ville, Le phénomène n\u2019est pas nouveau .et non seulement pour nous trifluviens.Ces grands problèmes de l\u2019heure présente se retrouvent dans tous les coins du Québec.Toutefois, on peut se demander pourquoi les administrations municipales d'autrefois n'édictaient pas des règlements sévères en prévision de l\u2019avenir?Je me suis posé maintes fois cette question! Eh bien, je dois dire que notre charte amendée en 1901, et sanctionnée le 28 mars de la même année contenait d\u2019excellents règlements qui, si on les avait appliqués selon les termes et l\u2019esprit de la loi, auraient pu éviter bien des maux de tête aux administrateurs actuels.En effet, diverses règle- mentations permettaient aux officiers de la Municipalité de conserver propres et salubres tous les secteurs de notre ville; mais, négligents .ils ne - POUR VOS ASSURANCES e Incendie e Accidents e Responsabilité © Automobile RICHARD BERGERON Courtier en Assurances 1244, rue St-Ollvier Tél.5-2655 Trois- Rivière surent pas faire respecter les lois et surtout n\u2019osèrent point appliquer les sanctions nécessaires.Et ça dure.L'article 165, à l\u2019item 39, réglait déjà la polution des eaux, du moins domestiques, car le règlement permettait \u201cd\u2019empêcher la contamination des eaux des criques, rivières, étangs, lacs ou cours d\u2019eau municipaux situés dans les limites de la cité ou adjacents à celle-ci; pour empêcher que des déchets ou autres matières n\u2019y soient déposés\u201d.Eh bien, la ville avait le droit de faire cesser la pollution du Saint-Maurice et du fleuve .c\u2019est clair! Mais.du laisser-aller.On parle de rénovation urbaine; on étudie le projet depuis longtemps; des études sont encore en cours.On parle aussi d'urbanisme.On veut apporter des solutions, tantôt mitigées, tantôt radicales.Le problème nous confronte avec une réalité triste.On prépare actuellement des lois d\u2019urbanisme et de rénovation urbaine.C\u2019est bien.On veut aérer les villes?C\u2019est bien! Mais on semble oublier aussi que : certaines villes, dont Trois- Rivières, possédaient des règlements qu'on pourrait prendre pour des règlements \u201cd'urbanisme\u201d.Ce qui n\u2019a pas empêché les taudis de proliférer.Encore là, le législateur de 1901, en édictant les règlements municipaux de Trois-Rivières, donnait, légalement, aux administrateurs municipaux les armes pour combattre la laideur et prévenir des expropria- Dans le commerce de la chaussure le nom de J.A.GOSSELIN & HI signifie toujours élégance, qualité, prix modérés J.A.GOSSELIN - Prenez la bonne habitude de vous chausser chez Rue Royale, Trois-Rivières tions coûteuses quand il s\u2019agirait de l\u2019élargissement de certaines rues.Au numéro 172, à l\u2019article ou paragraphe 8, on permettait de conserver la ville dans une excellente propreté, quant aux constructions.Car la ville pouvait \u201cfaire abattre, démolir, ôter, quand cela sera jugé nécessaire, toutes les vieilles murailles, cheminées, ou constructions de toute espèce, menaçant ruine, et pour faire éloigner des rues tous appentis, écuries ou autres bâtiments construits sur le niveau et dans le voisinage immédiat d\u2019une rue, et pour déterminer le temps et la manière dont ces constructions seront abattues, démolies ou ôtées, et par qui les dépenses seront supportées.\u201d Le législateur ne s'est point arrêté là.Après avoir constaté abus ci et là, abus qui pourraient devenir coûteux pour la municipalité (et ils le furent à cause de la violation des règlements durant des décennies), il ajoute par l'article 12 qui \u201coblige ceux qui pourront avoir fait ou qui feront des empiètements sur les rues ou places publiques de la cité par des maisons, clôtures, constructions ou embarras de toute espèce, à faire disparaître ces em- piètements ou constructions en accordant à de telles personnes un délai raisonnable, qui sera spécifié par l'inspecteur de la cité en donnant son avis; et si ces personnes n\u2019ont point fait disparaître ces empiète- ments ou obstructions dans le délai spécifié, le conseil pourra ordonner au dit inspecteur de les faires disparaître, en prenant avec lui l\u2019aide suffisante.Le conseil pourra allouer à l'inspecteur ses dépenses raisonnables, et les recouvrer devant toute cour de justice, ayant juridiction compétente, de toute personne qui aura fait ces empiètement ou causé ces obstructions\u201d.Quand on regarde autour de nous, surtout dans la partie basse de la ville, on se rend parfaitement compte que si ces réglements avaient été appliqués a la lettre, on aurait déja une ville plus belle, plus aérée, et sans un si grand nombre de maisons délabrées, et surtout sans ces centaines de \u201ccabanes-hangars\u201d qui sont de véritables nids de saleté et qui sontwun cons- à Troistant danger d\u2019incendie.On se rend parfaitement compte aujourd\u2019hui que la Cité devra débourser, pour certains élargissements de rues des sommes énormes, les règlements de construction n\u2019ayant pas été appliqués avec assez de sévérité depuis 1901.Pour ma part, j'ai vu bâtir des maisons ou édifices là où la ville aurait du garder une lisière de terrain.j'ai vu aussi bien d\u2019autres propriétaires bâtir du neuf en arrière d\u2019une vieille façade, puisque la ville avait défendu de construire sur la ligne de rue.mais, a la fin de la construction, la façade était entièrement neuve, et le bâtiment collé au trottoir, malgré une interdiction formelle.Comme sanction?Rien .du laisser-aller! Dans la présente année 1966, tout le bas de la ville pourrait prendre un visage absolument neuf, rafraîchi, et aéré, si on appliquait immédiatement le règlement de démolition des vieilles clôtures, vieux hangars croulants, tombant en ruine.il y aurait des centaines de démolitions qui ne coûteraient rien a la ville, sinon un camion ou deux qui pourraient aider à l\u2019enlèvement des matériaux de rebus.La Cité pourrait exiger de tels nettoyages peu coûteux au citoyens manquant de\u2019 civisme.Les exigences élémentaires de propreté justifieraient une campagne de nettoyage à l\u2019échelle de la ville.Une période déterminée pourrait être assignée en même temps qu\u2019un avertissement préviendrait les citoyens récalcitrants des sanctions possi- LE GIN \u2014\u2014\u2014\u2014 bles.Ce serait un excellent début de rénovation urbaine qui ne coûterait rien à la ville et qui obligerait les citoyens à prendre conscience du mieux-vivre et du bien-être accru qu\u2019ils retireraient de cours propres, déblayées, où le soleil reluirait partout et où les en: fants se sentiraient bien, .ce qui les attirerait et leur éviterait les dangers du jeu dans les rues.A quand cette campagne de propreté! Jean-Marie Houle Canada, Province de Québec, District des Trois-Rivières.No 30858 COUR SUPERIEURE JACQUES LECOMPTE, psychologue, domicilié et résidant à 378 Julien, Cap-de-la-Ma- deleine, vières, Vs DAME GLORIA MAE SAWYER, ménagère, épouse légalement séparée de biens en vertu des Lois de la Province d'Ontario Canada, dudit Jacques Lecompte, domiciliée et résidant autrefois avec son mari, maintenant dans les cité et district de Montréal, Défenderesse, IL EST ORDONNE à la défenderesse de comparaître sous un mois.Trois-Rivières, ce 21 mars 1966.Paul-Emile Marchand, Protonotaire, C.5, District des Trois-Riviéres.(25 mars-ler avril): i« KUYPER LA VRAIE SAVEUR DE HOLLANDE\u2014DEPUIS 1006.» John de Kuyper & Son\u2014 Blended Gin\u2014DieWié su Québec, district de Trois-Ri- - Dernandeur, a sa oi OR el 20et dé: bte \u201cAe "]
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