Le bien public, 5 juillet 1957, vendredi 5 juillet 1957
[" primé ot publié (563, rue Royale K#si: FR.6-8404 gis-Rivières, P.Q.ORGANE DU RÉ pu ANNEE \u2014 No 27 = En In canadien de langue Jancaise au poste de io Sg ouverneur general Depuis quelques jours, il est rumeur que l\u2019hon, Louis St- Brent, ancien premier ministre du Canada soit éventuelle- pt nommé gouverneur général, en remplacement de Vincent Assey, qui a déjà dépassé d\u2019un an le mandat normal de cinq Md Cette idée a été mise de l'avant par le Manchester Guarde Londres, à la suite du passage de M.Diefenbaker dans Mcapitale britannique.L'actuel premier ministre aurait-il Ruté de cette possibilité avec des membres de sa suite ou More aurait-il confié cette idée à un journaliste dans le but Wsonder l'opinion publique?Nous ne le savons pas.Mais ls espérons que le futur gouverneur général sera de nouveau canadien, Une autre rumeur voulait que M.Diefenbaker profitat kon voyage à Londres pour tenter d'obtenir de la reine mère elle acceptât le poste bientôt laissé vacant par M.Masseye si cette nomination serait glorieuse pour le Canada, en distinguant en quelque sorte dans le rang des nations du monwealth, nous ne croyons pas qu\u2019elle serait pourtant Mhaitable.Pour la première fois de son histoire, le Canada mmait, en 1952, un Canadien de naissance au poste de gou- eur général.C'était confirmer ainsi, par un geste élo- ent, la souveraineté politique de notre pays.Il faut désor- is que ce précédent soit respecté.Et cette fois, s\u2019il s\u2019agit de nommer un canadien de langue nçaise à ce poste, nous ne pouvons qu'applaudir à une me- e qui mettrait sur un pied d'égalité les deux grandes races poys dans un domaine qui relève de la haute politique.lternance d'un Canadien de langue anglaise et d'un Canan de langue francaise a la vice-royauté est un autre précé- ft à instituer, et celui-là serait de nature à renforcer encore antage les liens qui unissent les deux groupes ethniques les Bs importants du Canada.fhon.Duplessis parle du rôle F la languejet de la culture hd IN M lo veille de notre fête na- Wale, le premier ministre de Province, l\u2019hon.Maurice Du- Mssis, a été l\u2019un des princi- EUx orateurs à la séance in- Qeurale du congrès de refran- Motion, tenu sous les auspices £ Conseil de la Vie Française.KB Paul Gouin présenta M.Mplessis comme \u2018\u2019le chef des Mnçais d'Amérique\u201d\u201d.Dans fl Important discours, le pre- per ministre Duplessis décla- {due la langue française est manifestation d\u2019une culture Mispensable à la civilisation Mrétienne.La province de Rébec, dit-il, a un rôle très Recial à jouer.La culture Wiiçaise en Amérique reçoit 4 UN appui nécessaire à la rvie de la civilisation frange et catholique, La famille l\u2019école sont les deux princi- §ux bastions de la conserva- $n des traditions ancestrales.dest du devoir du gouvernent de la province de Québec lutter pour le respect inté- @' de l'autonomie en matière gducation.C'est pour nous Feoceupation quotidienne 2\" 'ampleur et la portée dé- Sent les partis litiques -mêmes, po va ll est assez pénible, ajoute M.Duplessis, qu'il faille rappeler périodiquement aux nôtres l'obligation de défendre leurs traditions dans ce qu'elles ont de-plus élevé.Rappelant le rôle primordial de lo France dans l'élaboration de la civilisation occidentale, le chef du gouvernement de Québec croit que la culture et la langue françaises sont liées à la civilisation chrétienne dont elles forment un élément copi- tal.Cette liaison s'affirme avec .une éloquence particulière chez nous et cela nous impose une mission redoutable.Que nous le voulions ou non, la province de Québec constitue en quelque sorte le point d'appui pour toutes nos minorités disséminées à travers l\u2019Amérique du Nord.La conservation de la langue française et de notre culture est principalement le fait de l'école, de l\u2019enseignement à tous les échelons.On ne saurait donc assez insister sur l\u2019importance primordiale des droits exclusifs des provinces en matière d'éducation, Jamais nous ne devons sacrifier ici la moindre parcelle, à moins (Quito à la page 4) , OR EN-POTINANT.L'hon.Juge Aimé Marchand qui vient de s\u2019éteindre à Québec, à l'âge de 75 ans, était un ancien du séminaire St-Joseph où l\u2019on garde le souvenir de ses succès académiques vraiment extraordinaires.Il décrocha en effet le prix du Prince de Galles en 1902 et couronna son examen de mathématiques, fait inusité dans les annales universitaires.Un autre élève du Séminaire St- Joseph remporta également le prix tant convoité.Il s\u2019agit d\u2019Eugène Gouzie, devenu jésuite, théologien de renom et expert en Ecriture Sainte.Quant à, Aquila Durocher, il s\u2019était vanté, après son renvoi du Séminaire de Nicolet, de remporter, pour le séminaire St-Joseph qui l'avait accepté, les honneurs du Prince de Galles.Mal lui en prit! Tout brillant qu\u2019il était, il rata le fameux prix par la faible marge de un dixième de point parce que le surveillant, très rigide sur les principes, ne lui permit pas de recopier les dernières lignes de A em VEIL TRIFLUVIEN TROIS-RIVIERES, VENDREDI, 5 JUILLET 1957 Abonnement $2.00 par onnée- aux E.-U.$3.00 5 sous lo copie Autorisé comme matière de nocomde classe M Ottawainistère des Postes, A L'OCCASION DU QUATRE-VINGT-DIXIEME ANNIVERSAIRE DE LA CONFEDERATION Petite histoire de la nation canadienne , Le Canada, dont nous voulons ici souligner le quatre-vingt- dixième anniversaire, est un pays âgé par rapport à la durée de la vie humaine, mais relativement jeune encore en tant que nation.C'est en 1534 que Jacques Cartier fit son premier voyage au Canada, mais l'événement historique que nous célébrons le ler juillet ne devait avoir lieu qu\u2019un peu plus de trois siècles plus tard.Ces trois siècles furent témoins du dur labeur des défricheurs et de mille rudes épreuves auxquelles les premiers colons français et anglais étaient mal préparés.Ces pionniers eurent à affronter des hivers comme ils n\u2019en avaient jamais connu et à vivre entourés de tribus hostiles.Ils connurent la guerre, la famine, les adversités de toutes sortes et, par-dessus tout, le pénible sentiment d\u2019isolement que leur inspirait le fait d'é- tre privés des commodités de l\u2019existence, séparés de leurs proches et gouvernés pur des chefs qui ne comprenaient rien aux difficultés de lu vie dans un pays neuf.Notre quatre-vingt-dixième anniversaire est une excellente occasion de repolir les trophées que sa composition, ce qui aurait exi- gé une minute ou deux de plus que le temps attribué.Durocher mourut pendant la première grande guerre, de la* grippe espagnole.* * * C\u2019est devant une assistance recueillie, formée d\u2019invités d\u2019honneur et de paroissiens, que S.E.Mer G.-L.Pelletier a présidé à la bénédiction de la nouvelle église paroissiale de St-Jcan-de-Brébeuf.Ce temple à l\u2019architecture remarquable avait été ouvert au culte à Noël, l'an dernier, pour la messe de minuit.M.l'abbé Ovila Gagnon s\u2019est dévoué sans relâche à l\u2019établissement de cette jeune paroisse.Il doit être félicité pour l\u2019ensemble des réalisations qui ont marqué le début de son apostolat paroissial comme curé-fondateur de St- Jean-de-Brébeuf.* * * Cette année marque le cinquantième anniversaire de la fondation de la Wabasso Cotton.Cet événement sera marqué par une célé- -bration de caractère civique.Des représentants de nos associations et corps publics visiteront l'usine à cette occasion et assisteront à un diner que leur offrira la compagnie, à la salle Fleurdelysé de l'hôtel St-Maurice, samedi midi, le 13 juillet prochain./ * * Le maire André Julien est sorti victorieux d\u2019une dure lutte politique au cours de laquelle il eut comme adversaire, M.Maurice Bellemare, député provincial du comté de Champlain.Les tenants d'une administration saine, à l\u2019abri de toute ingérence politique, se réjouissent du résultat du scrutin qui a donné à \u2018M.Julien une majorité de 185 voix.* * Le diocèse de Trois-Rivières a célébré solennellement le jubilé d'argent sacerdotal de Mgr Paul- Emile Doyon, protonotaire apostolique et vicaire général.Dimanche dernier, à la Cathédrale, dans une émouvante instruction sur le sacerdoce, S.E.Mgr Pelletier, a dégagé les leçons d'abnégation, de courage ct de dévouement dont le jubilaire a donné le parfait exemple depuis les vingt-cinq ans qu'il est prétre et les dix ans qu il remplit les hautes fonctions de vicaire général du diocèse.* * méritèrent nos ancêtres à cette époque et de faire un bref éloge de leur clairvoyance et de leur intrépidité.Les habitants des autres parties du monde regardent avec respect, et parfois avec envie, les conditions de vie qui existent en Amérique du Nord.La vie n\u2019y est pas l\u2019existence frugale et souvent misérable que l\u2019on mène dans tant d\u2019autres pays.Nous considérons comme une chose tout à fait normale une aisance qui dépasse les rêves les plus utopiques de certains peuples étrangers.Mais nous devons nous rappcler que notre prospérilé actuelle repose sur l\u2019endurance surhumaine des temps anciens, Pour survivre comme peuple indépendant sur cette bande de terre, entre des régions stériles et un pays dont l\u2019expansion industrielle a été extrêmement rapide, il fallait que les premiers Canadiens fussent tenaces et doués d\u2019une grande facilité d'adaptation.Si le Canada est devenu un pays stable, la chose est surtout attribuable au fait que jamais un autre peuple n\u2019a déployé autant d\u2019ingéniosité pour tirer tout le parti possible des occasions favorables qui se présentaient.Il est intéressant de noter que l\u2019illustre historien, Arnold J.Toynbee, reconnait souligne même \u2014 la valeur de l\u2019adversité.C'est dans les circonstances difficiles, dit-il, plutôt que dans les conditions £aciles que l\u2019on accomplit vraiment quelque chose.Les habitants des régions où la vie est trop douce restent des peuplades primitives.Le type canadien .Il serait étonnant, étant donné l\u2019Apreté de notre histoire, que nous soyons devenus des gens gais et frivoles.Nous ne nous froissons pas lorsqu'on dit qu\u2019il y a en nous un peu de la prudence de l\u2019Ecossais, un peu de la froideur de l\u2019Anglais, un peu du conformisme du Français et un peu de la détermination de l'Allemand.Peut-être ce mélange d'éléments divers nous a-t-il conféré une certaine manière de voir, d\u2019où sortira une culture unique en son genre.Chose certaine, nous ne suivons pas avrum*ment les canons du parré - nous r\u201d nous berçons pas non plus de projets chimériques.On a dit de nous que nous étions portés à agir avec bon sens même en périodes de prospérité commer- ciale et à conserver notre sang-| froid quand les choses ne vont pas trop bien.Cela tient peut-être à des raisons philosophiques et psychologiques.Si les premiers aventuriers français ct anglais qui débarquèrent ici connaissaient assez mal les moyens de subsister dans les forêts sauvages, ils étaient riches de plusieurs siècles de culture.Ils appartenaient à des races qui avaient appris à penser.Ils avaient accès, par leurs ancêtres cet leur expérience, aux principes qui régissent la vie des hommes, et ces principes ils nous les ont transmis.Durant ces quatre-vingt-dix années, notre pays a réussi jusqu\u2019à un certain point à unir la culture iatine et la culture anglo-saxonne, à trouver une voice moyenne entre les conceptions britannique et américaine de la vie et à se faire une place dans le domaine international en tant que nation désireuse de vivre sa vie paisiblement, mais disposée à prendre sa part du fardeau des affaires mondiales.La diversité raciale Le Canada est un pays bilingue.Plus de trente pour cent de sa population est d'origine française.Dans la province de Québec, cette importante minerité a conservé une homogénéité de coutumes, de religion et de langue qui la distingue sur le plan national et sur le plan international.En raison de la dualité fondamentale et de la diversité de son immigration, le Canada ne versera jamais dans un nationalisme racial étroit.C\u2019est ce qui ressort des chiffres que nous fournissent les recensements suivants : 1871 1931 1941 1931 Pour- Pour- Pour- Pourcen- cen- cen- cen- tage tage tage tage Britannique 60.55 51.86 49.68 47.9 Française 31.07 28.22 30.27 308 Autre 8.38 19.92 20.05 21.3 Nous pouvons utilement pousser un peu plus loin notre analyse de la composition raciale du peuple canadien.A l\u2019époque de la confédération, le groupe racial britannique le plus nombreux était celui des Irlandais, et les Irlandais et les Ecossais pris ensemble l\u2019emportaient en nombre sur les Anglais dans une proportion voisine de deux à un.Après 1881, les Anglais devinrent le groupe prédominant et les Ecossais passèrent au second rang à partir de 1911.Au moment du recensement de 1951, le classement par ordre numérique des principaux groupes raciaux était le suivant : Français, Anglais, Écossais, Irlandais, Allemands, Ukrainiens, Scandinaves, Hollandais et Polonais.Le Canada comptait aussi, à cette époque, 165,600 Indiens et Esquimaux.Tout ce monde ne pouvait évidemment pas s'associer sans connaître quelques divergences d\u2019opinions.Il fallait de toute nécessité adoucir jusqu'à un certain point les arêtes trop vives des convictions et des coutumes.Notre grande contribution au fusionnement de plusieurs races en un seul peuple est due à la bonne fortune que nous avons eue de n\u2019aller que juste assez loin et jamais trop loin dans cette voie.Chacun de nous a droit à son individualité propre, mais ce qui fait notre force, c\u2019est notre union sur les choses importantes et fondamentales de la vie économique et \u2018nationale.(Suite à la page 8) \\ PAGE DEUX LE BIEN PUBLIC Le vénéré Sanctuaire Notre-Dame du Cap tel qu\u2019il apparaît aux pêlerins au moment de leur arrivée sur les terrains, au Cap-de-la-Madeleine.ravissant monument qui abrite la Madone miracu- Ce ressemble à un leuse du Rosaire a été construit en 1714, sous l'épiscopat de Mgr de St-Valier.église conservée dans son intégrité.Son intérieur C\u2019est la plus vieille écrin précieux.POINTS DE VUES Essor du Québec vers le Nord Désormais, les ours de Chutes- des-Passes ne déploreront plus l'invasion gigantesque de leurs anciennes solitudes gelées et paisibles.Ils semblent bien résignés à l'occupation massive provoquée par l\u2019essor continuel de l\u2019industrie * canadienne vers le nord.Une consolation pour la perte de leur froide tranquillité, cependant, pourrait être le fait que chaque nouveau gain de l\u2019armée d'invasion abat des records dans la construction et autres travaux industriels.Le plus récent record a été établi par l'expansion, d\u2019un quart de milliards, réalisée sur la rivière Péribonca par l'Aluminum Company of Canada, filiale de I'Alumi- .Nlum Lted.\u2018À Chutes-des-Passes, cette expansion se présente sous la forme d'une immense nouvelle usine hydro-électrique.Elle fournira de- l\u2019énergie à de nouvelles fonderies d'aluminium ajoutées aux usines voisines de l'ALCAN, faisant de cette compagnie la plus importante entreprise productrice d'aluminium dans le monde, car elle porte sa capacité annuelle 4 plus de un million de tonnes.Pour parvenir a cette fin, la so- citété devra briser deux autres records mondiaux.Par exemple, les cing générateurs qui y sont installés seront les plus gros que l\u2019homme ait jamais tenté de construire.Chacun aura une capacité de 200,000 chevaux -vapeur.is émettront 330,000 volts d'\u2019électricité, autre record mondial, destinés aux nouvelles fonderies.Ces générateurs seront installés dans une centrale souterraine ultramoderne taillée dans le roc solide.Une route de 100 milles de long, de la SAVEUR et davantage dans chaque breuvage quand vous à travers un terrain montagneux, dut être aménagée en premier lieu.Une piste aérienne de 4,000 pieds a été construite dans le flanc d'une montagne pour faciliter un prompt approvisionnement.350 jeunes iront aux campements 4-H L'Association Forestière, pour la 10ième année consécutive, organise pour le bénéfice des membres des Clubs 4 H, 6 campements provinciaux qui permettront à plus de 350 jeunes de ce mouvement de jeunesse de vivre durant 8 jours en pleine forêt, de participer à des > excursions d\u2019étude et à différents cours sur les sciences naturelles et de profiter des avantages de la vie d\u2019équipe.Pour éviter les longs déplacements, les membres des clubs 4-H désignés pour se rendre au camnpe- ment sont diriges soit vers Réserve de Parke près de St-Alexan- dre ou le lac Monroe près de St- Faustin.Ces camps sont permanents et aménagés d\u2019une façon très confortable.Chacune des six équipes a son local, et il y a en plus des salles d\u2019étude, un réfectoire, une salle de cours etc.Le but de ces campements est de permettre aux jeunes 4-H de se renseigner davantage sur les res- es sources naturelles, d'apprendre a travailler en équipe et de se familiariser avec la technique des dirigeants des
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