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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 15 février 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1952-02-15, Collections de BAnQ.

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[" Autorisé comme matière de seconde classe, Ministère des Postes, Ottawa.44e ANNEE \u2014 No 6 CS \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EEE Heureuse ville d'avoir un t ORGANE DU RÉVEIL TRÉFLUVIEN.\u2014\u2014* TROIS-RIVIERES, VENDREDI, 15 FEVRIER 1952 l ne S\u2019agit pas en l\u2019occurence du maire Mongrain et des Trois-Rivières, mais du maire Horace Boivin et de Granby.M.BOIVIN A FAIT UN SUCCES DE SA VILLE OU VEUT NOUS CONDUIRE M.MONGRAIN ?En marge d\u2019une déclaration sans ambages du maire Boivin de Granby au sujet de son indépendance comme maire et de sa non-participation aux politiques fédérale et provinciale.Tout fe monde compte Granby pour l\u2019une des villes les plus prospères de fa province.C'est une ville-modèle où rien.ne manque pour l'utilité et l'agrément des contribuables.Quoique les services urbains y aient été développés jusqu\u2019à la quasi perfection, le taux de la taxe y est peu élevé et fe service de la dette y est de faible importance.De pimpants quartiers domiciliaires y ont été aménagés depuis la guer- te.Grenby se paie même le luxe d\u2019un zoo-minioture.La prospérité de cette ville des Cantons de l'Est est l'oeuvre d une population progressive et industrieuse qui fut largement secondée par ses administrateurs.Au nombre de ces derniers, le maire Horace Boivin est certes l'un des plus méri- fonts.Avec tact et bon sens, avec un réalisme du meilleur aloi, il a dirigé tes efforts com- Muns en vue du progrès collectif.Sa ville, qui fui doit beaucoup, I'honore comme son ins- Pirateur et aussi son bienfai- tear, Si Gronby est devenue une ville-modèle, il faut dire que Son maire actuel, M.Horace Oivin, est le modèle des maires.Homme discret et réalisateur, ce grand industriel, Avare de paroles, mais prodi- ue en actes, a toujours.accompli le travail le plus effi- race en trouvant moyen d'at-.i er le moins possible I'atten- On sur sa personne.Si Ma un 9 vu clair et juste dans « situation de sa ville, il faut Hop ier qu'il s\u2019est confiné à sa au ae Maire, qu'il t'a prise Sérieux, qu\u2019il ne s\u2019en est Pas laissé distraire par - des Considérations étrangères à on rôle.En homme qui s\u2019y vornoit, c'est un moire.: con- dérole que les politiques fé- ven et provinciale ne doi- li pas être mélées à fa poque municipale, pour des connues \u2018de: tous.Il aventure dans le champs des politiques fédérale et provinciale, s'expose à causer un grave préjudice aux intérêts de ses commettants.\u2019 Le maire de Granby est de ceux qui ne voudraient pour rien au monde associer plusieurs politiques dans un même homme, car c'est là, selon lui, une multiplication dangereuse dont les résultats ne peuvent qu'être décevants.Dans l\u2019ordre des principes qu'il a toujours pratiqués, le maire Boivin, à qui üne rumeur mal informée prêtait des intentions électorales, vient de déclarer tout net qu\u2019il n'aura jamais l'intention d'être candidat soit du parti libéral, soit du parti de l\u2019Union Nationale, ou candidat indépendant, à des élections fédérales ou provin- cioles, dans quelque comté que ce soit, tant qu'il sera maire de Granby.\u2018Ce n'est pas, a-t- il dit, mon intention de démissionner du poste de premier magistrat que m'a confié la population, geste que je considère comme un témoignage de confiance et d'appréciation.\u201d Et M.Boivin de conclure: \u201cMon seul désir est de me dévouer aux intérêts de la ville de Granby, de consacrer comme por le passé mes efforts à son expansion industrielle, afin d'assurer en autant que faire se peut le bien- être et la sécurité d'une popu- \u2018lation qui m'est chère.\u2019 Voilà un vrai langage de maire.\u2018Quel \u2018 contraste frappant avec l'attitude du maire Mongroin! Les comparaisons sont souvent odieuses, mais parfois les circonstances les imposent avec force.M.Boivin fait ce qu'il dit.-M; Mongrain dit ce qu\u2019il ne fait pas.Connaissant bien fes idées du maire de \u2018Granby ou sujet de fa politique, nous imaginons ce qu'il a dû -penser dans son for inté- irieur, en écoutant le maire des ITrois-Rivières'débiter des pro- raisons soi £0, aha \u20ac ; : it qu Un maire qui court une pos échevelés devant les mem- bres du Club de Réforme.M.Mongrain, posant au surhomme politique, s'était vanté de rallier les maires du Québec, dans sa croisade contre M.Duplessis, accusé d'avoir violé l'autonomie des municipalités.Le maire de Granby, pour un, et non des moindres, n'a pas suivi.H s\u2019y connait bien trop en hommes et il a trop d'expérience pour s\u2018embarquer dans une pareille galére.Le maire de Granby vient de poser un geste que le maire des Trois-Rivières devrait imiter, s'ils est de bonne foi et s\u2019il a de la suite dans les idées.Les Trifluviens n'ont pas oublié les nombreuses déclarations faites par M.Mongrain, avant et pendant les élections municipales de septembre dernier.\u2018\u2019Pas de politique à l\u2019hôtel de ville! préchait alors ie candidat insinuant qui s\u2019offrait à servir au municipal, rien qu'au municipal.Les Trifluviens l'ont cru.M.Mongrain.se charge de leur monter à présent de quel bois il se chauffe.M.Mongrain se présente partout à titre de maire des Trois-Rivières pour parler politique provinciale.Dons une période d'urgence, alors que notre municipalité est accablée de problèmes épineux, qui réclament une étude réfléchie et une attention de tous les instants, notre premier magis- (Suite à la page 8) DANS CE NUMERO Chroniques et : commentaires .page 5._ Littérature .page 4 Dans les sept jours .page 8 La Parade des Sports cco.page 9 : Histoire \u2018page 11.Retenez chaque semaine.votre exemplaire chez vo re dépositaire.\u2019 el 5 sous la copie maire En marge d'un récent rapport Le Secrétariat du service d\u2019évaluation vient de publier un intéressant rapport statistique sur la population des Trois-Rivières.À la lumière de ces chiffres, il faut reconnaître que notre ville, malgré tout ce qu'on a pu dire, en est unc heureuse et prospére et l'on prend plaisir à rêver sur des chiffres clairs et éloquents.La publication d'un pareil rapport est tout à l'honneur de ceux qui ont apporté toute leur compétence à sa rédaction.Savez-vous que, depuis dix ans, 13,287 poupons ont été baptisés dans notre ville?Au cours de la même époque 4596 personnes seulement sont décédées?C\u2019est là une proportion confortable et rassurante.La médecine et les services de santé sont en progrès chez nous.C\u2019est évident.L\u2019accroissement naturel de la population catholique a été de 8692 âmes depuis dix ans alors que les annexions n'ont été que de 200 âmes.L'insignifiance de ce dernier chiffre s\u2019explique du fait que la population catholique se chiffre à 97.68% de la population totale.On compte 4839 maisons dans la ville dont 1459 construites depuis dix ans.Le tiers de ce total doit du Secrétariat du service d'évaluation Les chiffres parlent être considéré comme de l'habitation unifamiliale.La plupart des logements comportent de trois à six pièces.Ce qui n\u2019est pas une si mauvaise constatation puisque, toujours selon le rapport du bureau d\u2019évaluation, toutes ces maisons réunies comportent un total de 52,298 pièces.Si l\u2019on tient pour acquit que le total de la population en 1951 est de 53,237 âmes, on doit conclure que chacune des pièces logent 1.02 personne.Ce n\u2019est pas ce qu\u2019on peut appcler du surpeuplement.Une ombre au tableau, cependant.65% des Trifluviens sont locataires.Toutefois, bien que la situation reste anormale, il faut admettre qu\u2019il y a amélioration sur 1941, époque où 22% seulement de la population était propriétaire.Cette année le pourcentage est de 35%.L'accroissement de la population a été de 1,000 âmes par année depuis dix ans.Quand on sait que cet accroissement n\u2019avait été que de 35,674 en cinquante ans (1891- 1941) soit 713 âmes en moyenne par année, nous devons reconnaître que Trois-Rivières a connu aussi ce phénon:ène bien moderne (Suite à la page 8) UN TOUR DE PASSE QUI NE PASSERA PAS Le problème du budget et du règlement d\u2019emprunt est présentement le cauchemar des échevins.Mais c\u2019est surtout le cauchemar de M.Mongrain.Ce dernier cherche à mettre au compte de l\u2019administration précédente le plus gros du déficit budgétaire.Mais les échevins, qui peuvent voir plus clair'que le commun des mortels dans les chiffres |Jdes dépenses officielles, ne sont pas dupes.Le pourcentage du déficit est de beaucoup plus, considérable depuis l\u2019élection de septembre dernier, c\u2019est-à-dire depuis.que M.Mongrain se vante, un.peu partout dans la province, qu\u2019il.a le \u201cConseil.dans sa poche\u201d.Les échevins, depuis septembre, ont voulu-donner un appui loyal.à M.Mongrain,- appui.tellement loyal et franc Qu'ils.lui ont.donné carte blan-: \u2018che d\u2019äccomplir le miracle \u2018de ne remettre la ville a flot.Mais ils s\u2019aperçoivent aujourd\u2019hui qu\u2019ils ont des comptes à rendre à la population, aux contribuables.M.Mongrain, qui, depuis quelque temps, songe moins aux affaires .municipales qu\u2019aux intérêts -provinciaux, chercherait, pour redonner du mordant à son \u201c\u201cslogan\u201d d\u2019autonomie municipale, à se trouver un nouveau cheval de bataille, en accusant les êche- vins, qui ne veulent pas sombrer avec lui, de pactiser avec ceux qu\u2019il accuse d\u2019attenter à - l\u2019autonomie municipale.\u2018S\u2019il se trouve assez d'échevins pour refuser d'appuyer à fond le maire Mongrain, ils seront dénoncés comme portant atteinte à l'autonomie münicipale.PEP Avis a ceux qui veulent collaborer loyalement; dans un véritable esprit \u201ccivique! LE BIEN PUBLIC L'auto n\u2019est plus un objet le luxe PAGE DEUX Toronto \u2014 Un \u201cjuke box\u201d est- grandes agglomérations.Sans l\u2019automobile, les ouvriers ne pourraient même pas se rendre à leur travail, et ces usines ne pourraient pas fenctionner.Ce serait aussi le cas pour les mines, et pour les exploitations pétrolières de l'Ouest.VENDREDI, 15 FEVRIER 1952 qui a besoin d\u2019une auto ou d\u2019un camion \u2014 non pour la distraction ou le divertissement, mais pour le travail de chaque jour,\u201d Il y a même des régions où l\u2019au.k tomobile est le seul moyen de M.R.E.IRWIN M.R.E.Irwin, chimiste en chef de la British American Oil Company Limited, de Toronto, depuis 1945, a été nommé gérant de l\u2019usine pétrochimique de la nouvelle compagnie B.A.\u2014Shawinigan Limited, à Montréal-Est.Cette nomination a été annoncée aujourd\u2019hui à la suite d'une assemblée du conseil d'administration de la compagnie.Monsieur R.H.Hall, qui faisait partie du Service des Recherches de la Shawinigan Chemicals Limited, à Shawinigan Falls, devient l'adjoint de M.Irwin.On annonce en méme temps que M.Roy Campbell, de Toronto, successeur de M.Irwin comme chimiste en chef de la British American Oil, est élu administrateur de la nouvelle compagnie.La B.A.\u2014Shawinigan Limited a été fondée, l'an dernier, conjointement par la British American Oil et la Shawinigan Chemicals pour fabriquer le phénol et l\u2019acêtone et permettre au Canada de se suffir quant à ces deux produits chimiques.L'usine est en voie de construction près de la raffinerie de la British American Oil, dans l\u2019est de la rue Sherbrooke, et on prévoit qu\u2019elle sera terminée à la fin de cette année.« ent PLETEM! COM isTiE PAE ih sh da UIT \u2014 Un tableau où sont reproduits en couleurs 30 coquetels recherchés.Peut être encadré.Spécifier si on le veut en françois ou en onglois.Écrire à Melchers, C.P.279, Montréal, P.Q.il aussi nécessaire qu\u2019une automobile?C'est la question qu\u2019a posée aux journalistes M.Howard B.Moore, directeur gérant de la Fédération canadienne des marchands d\u2019automobiles, organisme qui groupe environ 3,000 dépositaires d\u2019autos.Chacun sait ce que c'est qu\u2019un juke box.C'est un phonographe automatique qui joue les disques qu'on choisit en appuyant sur un bouton, et qui fonctionne quand on l\u2019alimente de pièces de monnaie.Il y en a dans une foule de restaurants, d'hôtels et d'autres établissements.Les marchands d'automobiles du Canada lancent aujourd'hui une campagne à travers le pays pour inciter l'Etat à réduire les taxes sur les automobiles.L'un des arguments de la campagne, c\u2019est que le taux des taxes de vente et des droits d\u2019accise est le même pour le juke box que pour l\u2019automobile.\u201cOr.dit M.Moore, l\u2019auto n\u2019est plus un objet de luxe.Elle est autrement plus nécessaire que le juke box, le gobe-sous, les bâtons de golf et une foule d\u2019autres articles superflus qui sont taxés exactement sur la même base: 25% de droits d\u2019accise plus 10% de taxe de vente.\u201cEn 1939, rappelle M.Moore, ces impôts étaient de $65 pour un sé- dan ordinaire; aujourd\u2019hui, ils sont de $500.C'est une augmentation d'environ 670 p.100! Et pourtant, aux Etats-Unis, ces impôts n\u2019atteignent que $95.En outre, il ne faut pas oublier qu\u2019il s'ajoute, au Canada, des taxes provinciales et municipales aux impôts fédéraux, dans la plupart des régions.En certains endroits, la taxe de vente locale sur le prix de détail d\u2019'une voiture atteint 5%.\u201d M.Moore fait observer que 73 p.100 des autos en usage au Canada le sont par des gens qui s'en vont à leur travail ou qui en reviennent.Avec la décentralisation de l\u2019industrie de défense, nombre d\u2019usines sont aujourd\u2019hui à l'écart des Célébration du centenaire Libermann Les 25 et 26 Janvier derniers, eut leua Montréal, la verti et fondateur de la Congrégation Missionnaire des été prise le 1er février à l'auditorium des gardes- prononcée par le R.Père Gérard Roy, C.S.Es, Assis de gauche à droite : M.Savignac, rale de l'Hôtel-Dieu;-R.P.Luclen Michaud vicaire général du diocèse de KONAKRY.Debout : M.Jules Gobeil, R.P.L.Vaillancourt, R.P.8.Es.,, R.P.Louis Pouliot, 8j.provincial: Mmicale des Anciens du Séminaire de la C.S.Es., M.A.Rey d'Afrique; R.P.Ethelbert Thibault, Sulpicien.: célébration du malades de l'Hôt délégué du maire de Mont centenaire LIBERMANN, juif con- Révérends Pères du Saint-Esprit.Cette photo a el-Dieu à l'issue d'une conférence vicaaire général de KONAKRY' (Guinée).réal; Mère Rivard, supérieure géné- » C.8.Es, provincial; R.P.Gérard Roy, C.8.Es., conférencier, urt, Antonio Danis, C.8.E.s., R.P.Louis Taché, C.Aurèle Séguin, R.P.Bernard Taché, s.J.président de l\u2019Aburn, R.P.J.Larochelle, prov.des PP.Blance \u201cEt chez les cultivateurs, ajoute M.Moore, c\u2019est le grand nombre transport où il n\u2019y a ni tramway ni autobus.Thé exquis .saveur garantie ORANGE PÉKOE SALAIA Un livret qui vaut un gros livre Vous SEUL connaissez l\u2019histoire que raconte votre livret de banque.Saviez-vous qu\u2019il y a 8,000,000 de ces livrets au Canada ?Chacun d\u2019eux contient des renseignements strictement confidentiels et représente \u201cde l\u2019argent en banque\u201d.Votre argent fait partie du grand total de ces livrets, fonds considérable de dépôts dont les 3,700 succursales de banque du Canada assument la mobilisation et la sauvegarde.Votre argent en banque et celui de millions d\u2019autres déposants perniettent aux banques de fournir aux Canadiens le crédit dont ils ont besoin pour produire, fabriquer et vendre.C\u2019est ainsi que vous aidez les banques à charte à servir les Canadiens. VENDREDI, 15 FEVRIER 1952 ONTARIENS ENCHANTES DE LA VALLEE DE LA MAURICIE \"Le Droit\u2019 d'Ottawa se fait l'écho de la visite dans les centres mauriciens des \u2018\u2019Jaycees\u2019\u201d\u2019 ontariens.Belles réceptions partout.Merveilleux! Merveilleux! Quel voyage! Tels étaient les mots revenant sans cesse sur les lèvres des soixante Jaycees ontariens, qui en fin de semaine, ont visité la vallée du Saint-Maurice sur l\u2019invitation de la Fédération des Chambres de commerce des jeunes de la province de Québec.Pour la plupart ces Ontariens traversaient pour la première fois la frontière, et comme ils le disaient eux-mêmes, ils furent émerveillés de l\u2019hospitalité des Canadiens français.Dans chaque ville, suivant leur témoignage, ils apercevaient des visages nouveaux, mais toujours le même coeur, le même esprit, le méme désir de plaire, naturel et sincère.Comme on eut soin de leur faire visiter chaque cité, ils se rendirent compte que si les goûts des Québecois différaient des leurs sous maints rapports, ils étaient aussi enrichissants pour le Canada.Au cours de leur voyage, ils rencontrèrent près d\u2019une centaine de Canadiens français de tous les milieux, de tous les âges et purent apprécier à leur juste valeur les qualités du milieu de langue française.Pendant deux jours, les Ontariens ont été les hôtes des Chambres du Cap-de-la-Madeleine, Grand\u2019Mère, Shawinigan et Trois- Rivière agissant au nom de leur Fédération.Les Jaycees des deux races ont fraternisé à qui mieux mieux dans le but de se connaître et d'apprécier leurs qualités réciproques, Officiellement le voyage débutait à Montréal où les sénateurs de la Fédération, MM.Marcel-R.Lafaille, Pierre DesMarais, Léonard Roy, Jules Trudeau et Maurice Rinfret accueillirent les visiteurs par une réception intime au cours de laquelle s\u2019établit le premier contact officiel en terre québe- coise.A Trois-Rivières, l'Exécutif de la Chambre des Jeunes de l\u2019endroit conduit par Henri-Paul Martin, président, reçut les délégués à la gare, pour les conduire à l'Ecole de Papeterie, institution unique en son genre., Au Cap-de-la-Madeleine, M.le maire Morissette et les membres de son Conseil accueillirent les visiteurs à l\u2019hôtel de ville et les invitèrent à signer le Livre d'Or.La Chambre des Jeunes, sous la présidence de M.Chs-Emile Mongrain, offrit le diner au caféteria de l\u2019Aluminum Rolling Mill.A 5 heures, les soixante Ontariens se trouvaient à Grand\u2019Mère où le président, Eddy Calille, de la Chambre cadette, recevait à diner.A la table d'honneur, on remarquait entre autres: M.le maire Albert Thibeault, également président honoraire de la Fédération des Chambres de Commerce des Jeunes de la province de Québec.Une soirée récréative les réunit à Shawinigan; une fois de plus, ils constatèrent que les Canadiens français ont une façon bien à eux, franche et honnête, de recevoir.Le dimanche midi, ils rendirent visite à M.le maire François Roy et à son conseil, à l\u2019hôtel de ville de Shawinigan.Une courte promenade dans l\u2019édifice les laissa stupéfaits de sa beauté surtout en rapport avec le coût relativement peu élevé.La Chambre des Jeunes, sous la présidence de M.Gérard Dufresne, les recut a diner.PAPIERS-MOUCNOIRS Jolie boîte à bonbons aisément transformée en boîte à papiers-mouchoirs.Taillez une fente avec un demi-cercle au milieu, Pour conserver FRUITS et LÉGUMES Cases mobiles, bien aérées.Charpente à 3\u201d du mur.Montants: 2° x, 4\u201d, Coulisseaux: 1\u201d x 2\".Cases: 3\" x 30\u201d x 60\u201d, Fonds à cées de 1\u201d, pour ' Padeation).claire-voie (lamelles espa- TRY) [AAT RJ LJ LE BIEN PUBLIC L'aprés-midi s\u2019écoula a Trois- Rivières où la Chambre cadette de l'endroit prit charge d\u2019eux jusqu\u2019au départ définitif.Le souper fut présidé par M.Henri-Paul Martin, président.Son Honneur le maire J.-A.Mongrain leur souhaita la bienvenue et leur recommanda de se former pour devenir des chefs dans leurs milieux respectifs et les propagandistes du Québec auprès de leurs amis et de leurs Chambres afin que s\u2019établisse une compréhension mutuelle nécessaire au Canada.A Trois-Rivières comme dans les trois autres villes, les chefs de la délégation ontarienne, MM.Ken Russel, Ken Preston et Harry Smith, se firent un point d\u2019honneur de parler en français.Les jeunes Ontariens invitèrent officielement le Québec a leur rendre visite au cours de l\u2019automne.Ils ne tarisaient par d\u2019éloges sur l'hospitalité canadienne- française; aussi la Fédération provinciale considère-t-elle qu\u2019un pas de plus a été fait vers la compréhension mutuelle, principal objectif de-ce voyage.Les Chambres des Jeunes de l'Ontario représentées étaient: Toronto, Oakville, Chatham, Welland, Barrie, Aurora, St.Catharines, Owen Sound, Wallaceburg et Galt.PAGE TROIS Le général Vanier a pris séance à l'Institut Récemment élu membre associé de l\u2019Académie des sciences morales et politiques, le général Vanier, ambassadeur du Canada à Paris, a pris possession de son fauteuil le 7 janvier.Il succède à Maurice Maeterlinck.Le président de l\u2019académie, M.Emile Mireaux, lui a souhaité la bienvenue et a rendu un solennel hommage \u201cà l\u2019éminente personnalité\u201d du nouvel académicien, à sa vaste culture, à ses travaux, à \u201ctant de services consacrés par une magnifique carrière canadienne et internationale\u201d.Antoine-Jérôme Balard, chimiste français décédé en 1876, découvrit le brome en 1826.LA NOUVELLE OLDSMOBILE POUR 1952 est offerte en deux séries \u2014 la Classique \u201c98\u201d et la Super \u201c88\u201d.Les deux séries sont mues par le moteur \u201cRocket\u201d amélioré, dont la puissance en CV a été portée de 135 à 160 et qui est muni du carburateur Quadri-Jet à quatre cheminées.La commande hydraumatique, qui est facultative à coût additionnel sur les deux séries, a une nouvelle portée supérieure qui en accroît la performance.Un nouveau stabilisateur arrière améliore la manoeuvre de l'auto et réduit le roulis au minimum aux grandes allures.La direction hydraulique GM est facultative à coût additionnel sur la série \u201c98\u201d.En tout, huit modèles sont offerts, et ils présentent un nouveau stvle et des intérieurs plus luxueux.On voit ici le sedan quatre portières Oldsmobile Super \u201c88\u201d pour 1952, Qu'il s\u2019agi les ronds .parce que vous le con par son thermostat.Vous réglez au besoin d\u2019un gâteau cuit au fourneau, de viandes sur le gril ou de plats faits sur .toutes les bonnes recettes exigent une température constante et une .durée de cuisson précise.Avec un poêle électrique moderne vous êtes sûre d'ob- tenif de bons résultats.Vous savez que le fourneau est à la température voulue \u201c Cuire 35minutes dans un fourneau à 350 degres \u201d lez à votre gré recette.The gk id, hy I lL pr LAN y; wt 5 yr PRTY ET À la hauteur de votre gril.Sur les ronds du dessus, vous faites frire, comme vous le désirez.Dès que vous avez un poêle électrique pour vous aider, vous conduisez toute votre cuisson à votre guise.Faites votre choix parmi les modèles les plus récents chez votre marchand d\u2019appareils électriques et oubliez vos inquiétudes: votre fourneau suivra la bouillir ou mijoter PER, re RAND POWER CO. PAGE QUATRE== UN OUVRAGE DE JACOB RADER MARCUS SUR LES PREMIERS JUIFS EN AMERIQUE Le docteur Jacob Rader Marcus, professeur d'histoire au \u201cHebrew Union College\u201d de Cincinnati et directeur de \u201cAmérican Jewish Archives\u2019 est venu aux Trois-Ri- vières, ll! y a une couple d'années, se documenter, au fonds Hart des Archives du Séminaires en vue d'un ouvrage qu'il désirait publier sur les premiers juifs à venir s\u2019établir en Amérique.Cet ouvrage vient de paraître sous le titre \u201cEarly American Jewry\", un élégant ouvrage de 300 pages enrichi de plusieurs vignettes, dont une photo de Trois-Ri- vières en 1784.L'auteur étudie dans le détail la vie de la communauté juive aux Etats-Unis de 1654 à 1790, et au Canada de 1763 à 1800.!I est longuement question des activités de la famille Hart trifluvienne et de ses relations avec les autres financiers juifs du Canada et des Etats-Unis.Une étude plus approfondie de cet ouvrage paraîtra dans une de nos prochaines éditions.Nous voulions dès maintenant en signaler à nos lecteurs la publication récente et féliciter le Dr Mareus de son importante contribution à l\u2019histoire américaine et canadienne.L'ouvrage du Dr Marcus est une publication de \u201cThe Jewish Publication Society of America\u201d dont le siège social est à Philadelphie.R.D.A L A V OL EE T T E* de GEORGES LE SIDANER (Prix des Lecteurs 1951) Un matin de ler octobre.Gris, comme il doit étre pour la bonne règle.Un jeune homme, Yves Preux (qui pourrait tout aussi bien s'appeler M.Georges Le Sidaner, car À la Volette est un roman écrit à la première personne) se promène dans la rue principale de S.Voici un agent, \u201cpé- lerine bleue sur le bras et képi de même couleur\u201d.Voici une ménagère qui court chez le boulanger, une jeune fille dont \u201cle rouge à lèvres et la poudre cachent une toilette hative.\u201d La rue s'anime petit a petit.mais ou ce début presque banal va-t-il nous conduire?Ce pourrait tout aussi bien être un début de roman policier, mais la date nous incite à croire qu\u2019il s\u2019agit plutôt de la rentrée des classes.Pourtant ce tableau d'une petite ville qui s\u2019éveille et où tout est \u201cen règle\u2019 avec la tradition a suffi à mettre le lecteur en appétit.Le décor est planté, les acteurs peuvent entrer en scène.Nous allons retrouver nos jeunes années, car c\u2019est à l'école que l\u2019auteur nous conduit.Une école , de petite ville, comme il y en a tant, sans doute.Yves Preux est un jeune instituteur : il nous étonnerait que l\u2019auteur ait choisi son nom sans arrière-pensée.Ce jeune homme, en effet, débute, avec une mentalité de chevalier du moyen âge, dans la carrière ingrate et passionnante de matire d'école.Il \u2018n\u2019est point passé par l'école normale et ses études universitaires le désigneraient plutôt pour une carrière dans l'enseignement supérieur ou \u201cdans les bureaux\u201d.Pourtant Yves Preux a demandé un poste dans l\u2019enseignement primaire et il revient, l'ayant sollicité, dans l\u2019école même o il a appris à lire, Il désire confronter ses souvenirs avec la réalité et ceci nous vaut une oeuvre composée de cha_ pitres alternés où le jeune homme tantôt rappelle son enfance scolaire et tantôt recueille le fruit de sa jeune expérience.D'une part, le Petit Yves apprend non seulement à lire, à écrire et à calculer, mais apprend aussi la vie, faite de Petites joies et de petits drames.Il nous dit son bonheur quand psalmodiant ses premières syllabes dans la classe de sa mère qui enseigne aux petits, il découvre peu à peu les merveilles du langage imprimé.Il nous dit sa honte d'être traité d\u2019âne pour n'avoir pas su compter 3,70 francs, sa révoite soudaine devant les méchancetés d'un grand\u201d, sa déception après avoir sottement dépensé en friandises les deux francs que | lui avait don- on père en récom \u2018 deuxième prix.pense d'un omme nous sommes loin av le petit Yves Preux de cette enfance noire et sournoise, chargée \u2018de péchés que nombre de jeünes romanciers décrivent sorte de rancoeur! Devenu homme, le jeune instituteur a gardé la même foi dans la vie.S'il regarde toujours d\u2019un oeil amusé la petite troupe qui lui a été confiée et dont -il finira par gagner la sympathie, il se montre toujours aussi ironique envers ses collègues.Il ne voit que des timorés, comme Monsieur Bégusseau, le directeur, des aigris, ou des détraqués, comme ce Turc qui regrette la caserne et joue sur son clairon toutes les sonneries militaires depuis le \u201cgarde-a-vous\u201d jusqu'à \u201cl'extinction des feux\u201d en fantaisie.Seul, son collègue Mauge échappe à ce petit jeu de massacre.avec une Le jury du Prix des Lecteurs est formé, on le sait, de mille personnes qui ont accepté de verser leur quote-part pour avoir le droit de désigner le meilelur des ouvrages entre cinq ou six oeuvres sélectionnées à leur intention.I n'est pas bien difficile de découvrir les raisons qui ont amené ces lecteurs à choisir À la Volette (1).Chacun de nous peut retrouver dans cette oeuvre un peu du mystère de son enfance.Nous avons tous été ces petits êtres farouches et insaisissables qui viennent s\u2019asseoir devant l'instituteur, et nous retrouvons un peu de la fraicheur de nos jeunes années en revivant ces heures de classe, en reconnaissant dans ces petites scènes nuancées d\u2019un brin d'humour eds personnages qui furent nos amis ou nos maîtres.La délicatesse avec laquelle M.Georges Le Sidaner restitue les sentiments de l\u2019enfance, que les psychologues couvrent de mots solennels, prouve que son Yves Preux a compris les enfants.S'il est revenu dans l\u2019école où il fut petit, on peut dire qu'il a retrouvé les grâces de ses premières années.Il n\u2019est pas jusqu\u2019au style, parfois un peu \u201cscolaire\u201d, de l\u2019auteur qui ne restitue cette impression de vérité dont nous nous plaisons à dire qu\u2019elle nous paraît aussi juste que ces vérités poussées au noir de bitume des écrivains qui ne se sentent à l\u2019aise que dans le désespoir.Voilà un livre qui nous réconforte et qui donne à espérer que M.Le Sidaner confirmera les es- noirs que ce prix permet de fonder.Georges Hendrix (1) A ta Volette, Georges Le Sidaner liard, éditeur).roman par (René Jul- Napoléon fut \u2018promu au grade de général de brigade à l'âge de 24 ans, après, s\u2019être distingüé \u2018à la prise de Toulon en 1793, °° \u2018 LE BIEN PUBLIC VENDREDI, 15 FEVRIER 195; [8 of hours Lives TERRE D'ATTENTE: Chronique de la vie esquimaude \u201c\u2014Monsieur, si vous voulez bien, un morceau de votre crâne?\u201d Imaginons que nous sommes à manger, deux ou trois, dans une tente d\u2019Yvuyivik, \u201cl\u2019endroit où les glaces s'entrechoquent\u201d, au fond d'une baie du détroit d'Hudson.Un des hôtes, Esquimau à face pleine, aux yeux bridés, vous demande à brûle-pour-point: \u201cMonsieur, un morceau de votre crâne?\u201d Vous ne vous abandonnez pas à la décapitation pour lui être agréable, mais lui coupez une tranche de pain.Il rit, peut-être aux éclats, car les Esquimaux rient de tout et de rien.Un morceau de votre crâne, ce n\u2019est pas un jeu de mots, ni une plaisanterie.Ce n\u2019est pas non plus une farce macabre.Les Esquimaux manquent de termes pour désigner nombre de choses, celles-là surtout qu'ils connaissent par les blancs, et ils emploient des périphrases, des images, pour eux courantes, dans leurs conversations de chaque jour.Celle qui rend l\u2019idée du pain: ce qui est comme un crâne.Un lac est ce qui s'étend et un avion, non pas ce qui vole, mais ce qui a tendance à voler.Ce qui n\u2019est pas sans humour, par rapport aux appareils qui se font prier pour décoller.Un chien est un chien, mais une chienne devient un viande, on emploie cette tournure: ce qui a été du phoque, du morse, de l'ours blanc, de la baleine, on ne procède pas autrement pour caractériser un cadavre: ce qui a été un homme, une femme, un enfant.Les Blancs sont ceux qui ont de grands sourcils, parce que les Esquimaux ont les sourcils courts, Dieu est celui qui fit la terre; Marie, la mère de Jésus; le purgatoire, le porche du paradis; le Pie XII déplore le flot de littérature obscène qui inonde l'univers Sa Sainteté Pie XII a critiqué les efforts tentés en certains milieux pour accroître l'instruction sexuelle dans les écoles, et il a exhorté les parents catholiques à s\u2019unir \u201csans timidité\u201d pour vaincre ces efforts.Le Saint-Père a aussi exprimé son horreur devant le flot de \u201clittérature obscène et érotique\u201d qui corrompt les moeurs de la jeunesse et prévient la préparation convenable au mariage.L'attaque du Pape semble porter principalement contre les ouvrages populaires sur \u201cla vie sexuelle\u201d et les revues qui traitent des habitudes sexuelles de certains individus.Pie XII a fait ces remarques devant un groupe de péres de famille français \u2018et il a déclaré que l\u2019Eglise s'oppose fermement aux livres qui avilissents les relations sexuelles\u2018en \u201cexplorant les secrets de l'intimité conjugale\u201d.Le Souverain Pontife a fait remarquer que les livres et les articles qui traitent de l'initiation sexuelle sont aujourd'hui l'objet d\u2019un grand succès, qu\u2019ils inondent le monde, troublent les fiancés et {leurs jeunes compagnes.L'Eglise a traité séricusement de Yinstruction sexuelle et elle a laissé les nouveaux .époux libres dans ce qu'elle les a autorisés a faire, sans offense au Créateur, dans l'imi chien-femme.\u2018 Si, pour dire ciel, l'endroit qui fait heureux; l'enfer, l\u2019endroit qui fait avoir peur.* * * Cet aperçu de la lanque esquimaude nous vient d'un récent ouvrage de l\u2019abbé Carmel Lacasse, du Collège de l'Assomption, qui accompagna S.E.Mgr Lionel Scheffer, o.m.i., vicaire apostolique du Labrador, dans une tournée de ses missions.Celles-ci s\u2019échelonnent sur le littoral nord de la province de Québec, l\u2019une sur la baie d\u2019Hudson, les autres le long du Détroit, séparées par des.distances de cent à trois cents milles Le titre du livre, Terre d'attente (1), catactérise on ne peut mieux le pays et ses habitants.Rien ne va vite personne n\u2019est pressé, le temps ne compte pas et n\u2019a pas valeur d'argent.Les Esquimaux attendent sans cesse, et ils attendent surtout le gibier dont ils se nourrissent, vingt-quatre heures par jour.Il y en a toujours un certain nombre, accrochés à un haut rocher, figés sur une élévation de glace, qui scrutent le lointain avec des jumelles, dans l\u2019espoir d\u2019un animal à portée de carabine, C\u2019est chacun son tour à l'année longue, car la vie est commun, et le produit de la chasse appartient à tous.Aucune terre où l\u2019individualisme, l'égoïsme et l\u2019égotisme sont moins prisés.Les Esquimaux attendent et les Blancs aussi, qui choisirent de vivre près d'eux.Les agents de la Compagnie de la Baie d'Hudson attendent qu\u2019on leur apporte des peaux de bêtes, qu'ils payent avec des vêtements et des provisions.Les missionnaires attendent que les indigènes répondent à l'appel, et il leur arrive d'attendre longtemps.Le Père Mascaret, pour sa pulsion d\u2019une nature honnête\u201d.Le Pape a dit que les parents catholiques doivent assumer la responsabilité de tracer une ligne entre une instruction sexuelle véritable et honnête, et la littérature qui recherche l\u2019exploitation, dans un vil but, \u201cdes plus bas instincts d\u2019une nature corrompue\u201d.Le Pape a de plus ajouté que dans certains livres, 1'8ducation sexuelle est traitée de façon dangereuse.La lecture de ces publications cause de graves dommages aux lecteurs et les met dans un tel état d'esprit qu'ils se méprennent même sur le but fondamental du mariage.Toute littérature traitant de la vie sexuelle qui n\u2019a pas pour fin de sauvegarder une discipline constante est extrêmement dangereuse et indigne d\u2019un catholique.Le ciment naturel fut originairement produit au Canada entre 1830 et 1840 par Ruggles Wright, à Hull, P.Q., à même la pierre calcaire de la rivière des Outaouais.part, en sait quelque chose.* * * on lui en donnerait cinquante, Tant les rigueurs du climat et les misères quotidiennes ciselèrent ses traits.Venu de France pour se dévouer aux plus abandonnées des âmes, ses supérieurs l\u2019assignent à la mission d\u2019Yvuyivik, qui compte sept ans d'existence en 194 Douze familles d\u2019Equimaux y vivent: quatre-vingt-deux personnes.Les femmes fument comme les hommes, et chacun boit du thé à s\u2019en soûler, si l'on pouvait s\u2019en des conversions s'élève à zéro.Le Père Mascaret ne se décourage pas.Dans cette terre d'attente Dieu.C\u2019est la manière des missionnaires.Ils savent qu\u2019on vien- d'eux : ques, vous n'êtes pas pressés; vous savez bien que vous aurez le dernier mot.\u201d L'espérance, écrit l\u2019ab- la vraie foi son troupeau obscur, prévient les défaillances du semeur de lumière.\u201d Pour être ari- faune abondante.Ce quï \u2018permet des habitants, sans quoi personne ne saurait se nourrir.Le phoque est là, à longueur d'année; le morse à l'automne; la baleine blanche, de juin à la fin d'octobre.Il y a l'ours blanc et les renards blancs, bleus, rouges, argentés.Nombre d'oiseaux ajoutent au menu : l\u2019ag- pa, sorte de pingouin-miniature, la perdix et le hibou blancs, les oies et canards, le faucon, le cygne sauvage, le pigeon de mer, l\u2019oiseau de neige.Le poisson ne manque pas.Maintes variétés, dont des truites saumonées qui atteignent deux pieds et demi de long.Pour le reste, la farine et le thé, le sucre, l\u2019Esquimau s'approvisionne au poste de la Baie d'Hudson, et cela lui coûte, chaque fois, une jolie fourrure.Le livre de l'abbé Lacasse fourmille ainsi de détails vus, que le commun ignore, ignorerait sans lui.Il se lit, la langue n\u2019en étant ni banale ni pompeuse.On lui reprocherait certaines longueurs qui nuisent au récit, et une tendance à sermonner qui n\u2019ajoute rien.L'Iflettré (1) Editions Fides, Montréal.MERCI, M.LE MAIRE ! Je compte quelques lecteurs de plus, après la diatribe enflammée que S.H.M.le maire m'\u2019a servie à la radio, dimanche dernier, à sa causerie hebdomadaire.En effet, l\u2019éloquence de notre premier magistrat a rappelé à quelques Trifluviens que j'avais, dans ma, jeunesse, commis quelques bouquins, d\u2019ailleurs sans prétention et dont la valeur me laisse sans illusion.Quoique M.le maire n\u2019aie pas parlé de ma littérature dans l'in- ; L'île de Ball dans l\u2019archipel de! la Malaisie a une étendue, de, 2,100 \u2018 milles carrés et compte une popu- | ; i je \u201cis \u2018 it tention précise de la faire vendre, la chose s\u2019est produite quand même, sur une échelle modeste.Je nille cs et con une po [tiens à en informer M: le maire 1gtion de;plüs, d'un million ahabl- e à l\u2019en remercler.\u201c- Le podte de la rue Royale Ce Père Mascaret est un jeune À homme, trente ans à peine, mais Êw soûler.Après sept ams, le nombre Jig qu\u2019est le grand Nord, il attend.Il ; 4 attend son tour et celui du bon Pi dra à eux, tôt ou tard.Aussi un E vieil Esquimau disait-il à l'un x \u201cAh! vous autres catholi- FJ bé Lacasse, \u201cde gagner un jour à |B de, rocheux, inculte, le pays a une [i EE MTS POUR LE BI Le \u201cSoleil\u201d rend un hommage mérité à l'ion.Duplessis Mettant de côté l\u2019allégeance politique, le \u201cSoleil\u201d, organe officiel du parti libéral, vient de rendre un hommage sincère et bien mérité à I'hon.M.-L.Duplessis, pre- mier-ministre de la province et député des Trois-Rivières.Cette appréciation vient à la suite de la dernière session, au cours de laquelle le chef du gouvernement a démontré une activité extraordinaire pour donner à la province les lois qu\u2019elle attendait.Voici en quels termes est conçu cet éloge : \u201cDans son rôle de premier ministre, M.Duplessis n\u2019a jamais été plus sage, plus conciliant, plus habile.Toujours sur la brêche, il a donné l\u2019exemple de l\u2019assiduité, de la combativité, de l'endurance, sans perdre une occasion de profiter des circonstances pour se défendre avec verve ou pour riposter avec vigueur.Au comité des bills privés comme à l'Assemblée législative, il a procédé avec vigueur.Il a surtout été heureux dans la revendication- des droits provinciaux, sans attaquer personne.\u201d Cet éloge vient à la suite de celui que lui décernait, il y a quelques semaines, Claude-Henri Grignon, dans son journal parlé du dimanche soir.Le célèbre écrivain et pamphiétaire, libéral en politi- ; que, n\u2019a pas toujours été tendre envers M.Duplessis.Malis devant le dynamisme et la personnalité que le premier-ministre a démontrés, durant la dernière session, le gros Claude-Henrl, qui aime les vrais caractères, ne s'ést pas fait faute de lever son chapeau et de vanter les remarquables qualités de chef de I'hon.Duplessis.D'autant plus valables qu'ils viennent d'adversalres politiques de M.Duplessis, ces témoignages approbatifs ne sont pas sans causer beaucoup de plaisir aux Trifluviens qui, avec une constance que rien ne saurait démentir, élisent, depuis 1927, celui que l\u2019on se plait partout à compter parmi ies plus grands premiers-ministres qu'ait eus la province de Québec.Points de vue.La nomination de M.Massey comme gouverneur-général du Canada continue d\u2019attiser la crainte, chez les provinces-soeurs, qu'un Canadien de langue française devienne, un beau jour, gouverneur général du pays.La canalisation du St-Laurent est toujours l\u2019objet de déclarations peu heureuses de la part du gouvernement canadien qui assure, par exemple, qu\u2019il procédera sans l\u2019aide américaine, s\u2019il le faut.Le fait est que le barrage indispensable qui doit être construit à Cornwall ne peut l\u2019être sans la collaboration des E.-U.ou, tout au moins, de l\u2019État de New-York.La nation américaine est tout scandalisée de ce que sa Commission de l\u2019Energie atomique (AEC) paie, à son usine du Nevada, les tâcherons $250 la semaine, les plombiers $750 et ainsi de suite.Devant cet encouragement venu de si haut lieu, pourquoi les unions ouvrières américaines se géneraient- elles pour réclamer et réclamer encore, cependant que les yeux des unions canadiennes sont braquées sur elles.*x * * L'industrie canadienne des pâles et du papier, la plus considérable en Mauricie, marche de pair avec l\u2019économie du Canada.Cette industrie demeure première pour l'emploi de la main-d'oeuvre, première pour le chiffre global des salaires payés, première pour la valeur des exportations et \u2018la valeur de la production et première aussi pour le capital investi.La valeur totale annuelle de la production des pâtes et papiers dépasse la valeur réunie du blé et de tous les autres grains.Elle est à peu près égale à la valeur de toute la production minérale du Pays, y compris l'or, et elle est près de deux fois plus élevée que à Valeur de la production de l'industrie de l\u2019automobile.Ses ex- Portations se sont chiffrées l'an dernier par quelque $900,000,000, soit 24 p.100 de toutes les expor- {ations canadiennes ét 35 p.100 de es nos exportations aux Etats- * Kk * oh Nos ennemis, nous nous en 5 argeons.Délivrez-nous \u2018 plutôt, cigneur, de ces \u2018\u201cplanners\u201d qui = disent nos amis!\u201d Voilà ce que vent de paraphraser le cécéefiste lâche de la Saskatchewan, qui x e la CCF parce qu\u2019il est écoeu- es de l\u2019expérience socialiste que ont fonge-creux de M.Coldwell nfligée depuis trop longtemps ner a cette province.\u201cCes plan- A = ont dépouillé de son autorité Ce ay ure de Ja: Saskatchewanst un gouvernément démocratique\u201d, de éémir.noire M.On qui'se promet, éomme le renard du fabuliste, qu'on ne l'y reprendra plus.* * Notre boule ronde est décidément vieillotte.En se basant sur la décomposition des matières radioactives de certains rocs, -des savants du Smithsonian Institute ont établi que notre globe est vieux de trois billions d\u2019années (3,000,- 000,900).Un estimé, il y a quelques années, se contentait de dire: deux billions.D\u2019autres savants sont sûrs que la nouvelle bombe à hydrogène est mille-vingt fois plus puissante que la bombe atomique désuète qui tua 70,000 Japonais d\u2019un coup.Et la B-hydrogène est meilleure marché: seule- LE BIEN PUBLIC EN PUBLIC Mon Grain de Sel Lettre a Frere Lafond sur certains hommes publics PAGE CINQ Jai pris personnellement si grand plaisir à lire la chronique que Frère Lafond a publiée ans le Bien Public de la semaine dernière, que je me demande si un second article à peu près sur le même thème ne plairait pas aux lecteurs.Comme Frère Lafond, j'aime à puiser des enseignements dans les oeuvres des sages.Nous y apprenons des choses étonnantes et nous comprenons bien ensuite que les ambitions des humains, à travers les siècles, ne changent pas.Comme Frère Lafond également, je suis davis que le rédacteur d\u2019une feuille locale s\u2019est bien mis un doigt dans l'oeil, comme on dit vulgairement, en comparant son maître à Démosthène.Les comparaisons, presque toujours, trahissent le but qu\u2019on se propose en s\u2019en servant.Dans sa chronique, Frère Lafond a reproduit un excellent passage d'Eschine sur Démosthène.Il nous peint l\u2019homme tel qu\u2019il fut, exception faite de son art de l\u2019éloquence, dont il se servait, semble-t-il, à bien mauvais escient.A preuve cet autre passage du même Eschine, qui ajoute une pointe acérée au portrait du célébre démagogue: \u201cVous allez voir en plein l'extraordinaire jalousie de cet homme, sa lâcheté inouïe, sa méchanceté, et comment à ses commensaux, à ses collègues, il tendait des pièges tels qu'on n\u2019en tendrait pas de semblables, sans y regarder à deux fois, même à ment 400 $millions.Un prix de fin de semaine, quoi! ses pires ennemis.Il n'y a pas même l'organe de la voix\u201d.C'est un peu dur, je l'avoue, mais il faut tout de même admirer la franchise d\u2019Eschine qui, en une autre occasion, et s'en prenant cette fois à Ctésiphon, a tracé de son contemporain le portrait suivant: \u201cO toi, de tous les hommes le moins capable d\u2019une action grande et courageuse, mais le plus étonnamment audacieux en paroles, oseras-tu dire tout à l'heure à tes concitoyens, sans craindre de les regarder en face, qu\u2019il faut te couronner et t'élever un monument pour avoir causé le désastre de ta ville?Et s\u2019il le dit, vous citoyens, le supporterez-vous?\u201d Il ne faut pas croire qu'\u2019Eschine était un homme violent.Loin de là.Il voulait avant tout le bien de sa nation, et il croyait que son premier devoir était de chasser des charges publiques ceux qui s\u2019en montraient indignes, par leur façon d\u2019induire le peuple en erreur et de les exploiter.Voulez-vous connaître quelles étaient pour lui les principales qualités d\u2019un homme public?Je cite simplement un autre passage de son discours contre Ctésiphon : \u201cI sera naturellement modeste et réglé dans sa façon de vivre; un luxe effréné l\u2019induirait à se vendre et à trahir le peuple.Ensuite, il devra unir la sagesse à l\u2019éloquence.C'est une belle chose en effet de posséder la sagesse qui discerne le meilleur parti à prendre, en même temps que la science oratoire et le ta- rien en lui qui ne soit à vendre, lent de persuasion qui le font Que sera l\u2019année 1952 ?C'est la question que se posait Frere Geniévre tout récemment.Question bien séduisante pour un journaliste qui sait que, de nos jours, les lecteurs sont beaucoup plus friands de prophéties que d'histoire.Respectueux de la mode et par souci d'objectivité, l'intrépide Frère s'en fut consulter cartomanciennes et pythonisses et c'est dans un billet humoristique qu'il nous livre le résultat de ses démarches.Apparemment, la pythie manque d'imagination et n'a pas réussi à inspirer ses prêtresses.L'échec de mon illustre confrère ne m\u2019incite guère à consulter les tireuses .de cartes.D'ailleurs, j'ai horreur de ces gens-là.Je suis une petite nature et.je supporte mal leur odeur.leur gueule ravagée, pouah! Enfoncé dans mon fauteuil, je me suis contenté de révas- ser sur les événements probables de la nouvelle année.Je vous livre, tout chaud, le fruit de ma méditation.Procédons par ordre.d\u2019importance.Je prévois que New-York couronnera une Miss America à l'anatomie bléme.et lisse, en tout _point-identique à celle de Y&R dernier.L'événement: fe- dio, le cinéma et la télévision en feront\u2018grand état.Hollywood tournera quelques centaines de navets qu'on colportera dans tous les pays du monde.Les hommes d'état prononceront des discours à l'emporte pièce.Crises ministérielles, guérillas, menaces \u201catomiques\u2019\u2019, enfin, tous ces mille et un petits riens qui agrémentent les premiéres pages de nos journaux vont se succéder sagement.par ordre, tel que convenu dans le secret des ombassades.John Lewis va se buriner des rides toujours plus menagantes pour l'amour des mineurs.Quelques grands hommes vont crever dans l'oubli.Quelque Rita Hayworth ou Ingrid Bergman vont partir pour d'autres aventures.La guerre de Corée va se prolonger ad infinitum, et les bons Américains vont poursuivre leur campagne d'extermination méthodique des méchants Nord-Coréens, communément , appelés : comfnu- nistes.-\u201d Voilà à peu près \u2018tout ce qui peut se passer sur le plan international.Ici, au pays, nous verrons le Cercle du livre de France couronner un autre \u201cgrand\u201d ro- PRONOSTICS finir par se rétablir, et ce, dans le plus grand intérêt de la Compagnie Pepsodent.Il aura d'autres grèves \u2018\u2019illégales\u2018\u2019, \u2018des enquêtes et ses comités d'arbitrage pour prouver, pour la ième fois, que les patrons ont toujours raison et que le statu quo vaut infiniment mieux que tout changement.- On parlera encore des taudis, de la pègre, du vice commercialisé : palabres que tout cela.\u2018 On restera toujours au même point.Nous aurons eu, au-moins, le privilège d\u2019entendre des appels vibrants et les archives juridiques et policié- res se seront enrichies de dossiers très précieux.Ici même, à Trois-Rivières, nous célébrerons \u2014 en pensée du moins \u2014 Je tricentenaire de la mort du Père Buteux.On entendra à la radio les harangues émues des délégués ou Congrès de la langue française.On nous parlera beaucoup de l\u2019union nationale et des problèmes municipaux : affaire d'attendrir les coeurs avant l\u2018élection provinciale.Quantité de gens vont encore rater l\u2019autobüs et maudire la régie des transports.Voilà à peu près tout ce qui va se passer en 1952.Somme toute : une année.en-or.\u2026 :ra du-bruit.La presse, là ra- man \u201c\u2019canadien\u201d\u2019.- La Donalda à Séraphin vo \u201cJean Pellerin\u2019 ria 16 accepter des auditeurs.Sinon à l\u2019éloquence on doit toujours préférer la sagesse.\u201d J'aimerais bien ajouter, moi, humble chroniqueur, ce mot de la fin du célèbre discours d\u2019Eschine: \u201cPour la sagesse et J\u2019éloquence, que trouvez-vous en cet homme?Il parle bien et il vit mal.Et à cela que gagne la cité?Les discours sont beaux; les actes sont mauvais\u201d.Mais je crains, hélas! en citant trop textuellement, d\u2019être taxé moi-même de m'\u2019ingérer dans la politique.Qu'irais-je faire en cette galère?Je préfère observer, juger, commenter, et si Frère Lafond veut bien encore me donner l\u2019hospitalité d\u2019un petit espace, de temps en temps, je reviendrai.Frère Salière.Réflexion de la semaine \u201cNotre conception de la vie est si haute que nous ne pouvons.pas confler nos revendications d'amis de la paix à ceux qui se sont fait de la paix une idée dégradée, étroite au point que la destinée totale de l'homme n\u2019y puisse être contenue.\u201cCertes, notre reconnaissance \u2018et notre admiration vont à tous ceux qui travaillent sincèrement pour la paix, soit auprès de l'opinion, soit dans les instit@fions sociales ou internationales, mais pour que nous donnions à quelqu\u2019un pleine confiance sur ce point, il faut que nous sentions la préoceupa- tion de la destinée spirituelle, la référence à l\u2019Evangile, le recours à la -grâce de Dieu.\u201d Mgr Terrier, évêque de Bayonne (Adresse à ses diocésains à ,l\u2019occasion de la Noël) Histoires M.Jean Bruchési, sous-secrétaire de la province et historien de réputation, n\u2019est pas un homme sans malice.À preuve la petite remarque qu\u2019il glisse dans l\u2019introduction de la nouvelle édition (Beauchemin) de son Histoire -du Canada.\u201cEncore une Histoire du Canada!\u201d dira-t-on peut-être sur le ton ironique.Eh bien! oui.Ni la première, qui fut écrite par Pierre Boucher, ni la dernière.Le soleil brille pour tout Ie monde.\u201d On songe instirictivement au slogan publicitaire qui annonçait l\u2019œuvre du chanoine Lionel Groulx: \u201cLa première Histoire du Canada depuis Garneau.\u201d M.Bruchési, coincé entre les deux, a voulu réclamer un peu d\u2019air .et un peu de soleil! , La devise de l'Etat de la : Virginie de l'Ouest est \u201cMontani Semper Liberi\u201d, qui signifie \u201cLes Montagnards sont toujours libres\u201d.Les immenses dépôts de sel gemme, ou sel fossile, près de Cracovie, en Pologne, ont été exploités \u2018presque continuellement \u201cdepuis le 13e siècie. PAGE SIX LE BIEN PUBLIC LA SCIE MECANIQUE SE REPAND EN FORET- LE TRAVAIL DU BUCHERON TRANSFORME Une toute petite machine \u2014 à la- uelle on a déjà, dans le language agé de nos gens des bois, donné cause de son vrombissement le so- riquet de \u201cperdrix\u201d \u2014 s'est extra- airement mulitipliée cette an- inde dans les forêts du Québec.C'est la scie à gazoline, laquelle réduit de travail du bûcheron, accroît sa Production et par conséquent sa paye, et prolonge sa vie productive.On utilise dans l'est du pays la scie mécanique depuis déjà quelques années, mais ce n\u2019est que tout récemment qu\u2019on a réussi à en alléger le poids afin de la rendre vraiment pratique ur l'abattage autant que pour le débitage des billes.Les scies nouveau modèle pèsent à peine 25 livres et se portent très aisément.En raison de ces avantages nouveaux, la scie à moteur a presque détrôné la \u201csciotte\u201d traditionnelle dans certains chantiers.teur au nord de Montréal hommes, il y avait prés de 225 scies mécaniques.On estime à plusieurs milliers le total des scies mécaniques en usage cet hiver dans l'ensemble de la province.Avantages pour les hommes Le perfectionnement des nouveaux modèles de scies est en grande partie dû à la coor#ration de l'industrie forestière canadienne avec les manufacturiers, tant américains que canadiens.Les expériences se poursuivent et un relevé fait récemment par la Quebec Forest Industries Association à laquelle appartiennent la plupart des producteurs de bois a fait ressortir d'intéressantes constatations.D'abord, l'homme se fatigue moins, le moteur léger et rapide faisant à peu près fout le travail.l'ébranchage excepté.L'effort à fournir étant moindre, les hommes plus âgés peuvent gagner autant que les plus vigoureux.L'homme qui a passé la quarantaine peut donc mettre toute son expérience à profit.Le revenu net des hommes augmente \u2014 probablement dans une proportion de 20 pour cent, surtout dans les peuplements les moins denses où, avec une \u201csclotte\u201d, un travailleur gagne plus difficilement.La coupe n\u2019augmente pas Cette augmentation de la production individuelle ne veut cependant pes dire qu'on coupera plus de bois dans l\u2019ensemble \u201828 forêts.En effet, la récolte est limitée à l'accroissement annuel des boisés, pour assurer la perpétuité de la production Yorestière.Voilà donc le bûâcheron en voie de se changer en mécanicien, en e de métier \u2014 et même en capitaliste, vu la mise de fonds que représente sa scie à moteur.Les jeunes gens apprécient particulièrement cette invasion de la mécani- ue qui s'ajoute aux autres amé- ons en forêt au des dernières années: réseau moderne, transports camps plus confortables, le aussi Variée qu'abondante, té et même eau courante.On cite nar exemple un sec- où sur £, La popularité croissante des scles à moteur constatée cette année dans la forêt du Québec entraînera des changements considérables dans les conditions de vie des bûcherons.Dans la photo du haut, Ernest Robert, de S.-Zenon, abat une journée d'ouvrage très avantageuse, avec peu de fatigue, en dépit de ses 43 ans.La scie à moteur donne aux travailleurs plus Agés l'avantage de mettre leur expérience à profit.En bas, à gauche, Albert Vigeant démontre com len il est aisé d\u2019abattre un arbre quand c'est \u201cla perdrix\" \u2014 sobriquet donné A la scle à moteur \u2014 qui fait le travail.La 8 production quotidienne des hommes augmente ainsi, mais la coupe totale reste la même, car elle est } tée à l'accroissement annuel des boisés afin de faire durer éternellement nos forêts.Dans la photo de droite, Gérald Beauséjour observe comment l'instructeur Isidore Champagne aiguise la scle mécanique.cent d'ordinaire l'achat des scles pour leurs hommes.Il y eut cet rovince, contre à peine quelques centaines l'an dernier, L'emploi des scies méca- ques en usage dans la Les compagnies forestières finan- niques s'ajoute aux autres progres qui ont transformé le travail en forét pour le rendre comparable et, à nombreux points de vue, su Une propagande néfaste Sur l'avis de mauvais conseillers, l'Inde s'apprête à combattre la famine par le contrôle des naissances.Un grand spécialiste de !a \u201cplanification familiale\u201d dont le programme essentiel consiste à prôner l\u2019usage des moyens anticonceptionnels \u2018et des cliniques d\u2019avortement, le Dr Abraham Stone, de New-York, vient d'arriver dans la capitale indienne .pour donner un coup de main au leur à celui de l'industrie urbaine.iver plusieurs milliers de scies mécani- VENDREDI, 15 FEVRIER 1952 La persécution en Chine Un archevêque récemment expulsé de Chine écrit: \u201cLes accy.sations portées contre nous se ramènent à deux chefs: nous sommes antipatriotes, car nous sommes opposés à l'Eglise nationale; nous sommes les amis des impérialistes, ou profit desquels nous pratiquons l'espionnage.Pour étayer cette dernière affirmation, les communistes ont trouvé un moyen très simple: ils prétendent que l'installation des laboratoires de physique de nos collèges comporte des postes émetteurs de radio et que nos machines à écrire sont des téléscripteurs de communiquer avec l'étranger.Cette accusation risible a été largement diffusée dans la ville d\u2019Anking à l\u2019aide de hauts-parleurs.Pour accréditer cette fable, les communistes sont allés jusqu\u2019à organiser, avec les machines à écrire volées dans notre résidence centrale, une exposition que les élèves des écoles et la population ont été invités à visiter \u2019\u201d\u2019 L'\u2019héroïque prêtre chinois, Jean Tong a répondu à ce accusations dans sa touchante profession de foi.Le texte de cette pièce mémorable \u2018vient de paraître dans une brochure: \u201cLa résistance de la Chine catholique\u201d où l'on trouvera les derniers détails sur la persécution et la fidélité des ca_ tholiques chinois.(Au Secrétariat de l\u2019Institut Social Populaire, 15 sous l\u2019exemplaire).Les touristes de pays étrangers ont dépensé au Canada en 1950 la somme de $275 millions, soit une diminution de $11 millions sur l'année précédente.C'est au Danemark que l'on compte le plus bas taux de mortalité due à la tuberculose, soit 19 par 100,000 habitants.L'Université Nationale de la Colombie, située à Bogota, fut fondée en 1572.ministre de la santé.Or, sait-on qui a délégué ce mauvais conseiller?L'O.M.S.(Organisation Mondiale de la Santé), une filiale de 4 .'O.N.U.Et pour comble, le direc-| P i .eur de l'O.M.S., premier respon- til sable de cette initiative, est un canadien, nul autre que le fameux Jr Brock Chisholm! N'y aura-t-il pas quelqu'un parmi nos représentants à l'ON.U.pour protester contre une conduite aussi déplora- ole?RCE PA LaF AE TT ATA AS 7 pare 117 i 7, = 8 RY (4 i I RN >.Ji >> My ESCORTE BLINDEE EN MALAYSIE \u2014 Les membres de la mission américaine de l'étain, en Malaisie, ne semble pas trop inquiets de la présence d'un char blindé pection.Sous la présidence du général Thomas E.W comprend MM.George L.Weaver, Spencer 8.caoutchouc et en étain, mais infesté aussi de bandits communistes.qui les suit partout dans leur tournée d'ins.Ison, au centre, les membres deo cette mission, qui Shanmon et Chartes W.Merrill, visitent ce pays riche en CAN RGO (É (AA ALE TH Cr LA 2 CE Vie 10 34 IEEE eA ry, dig Eco GE 4 ou.% CU Un congrès français dans un décor américain?Une découverte du musée qui permettra peut-être de déterminer l'emplacement exact de la bataille du Long Sault Au cours de sa causerie prononcée le 27 janvier sur le réseau français de Radio-Canada, M.Paul Gouin, conseiller technique auprès du Conseil exécutif de la province, a entretenu ses auditeurs de l'oeuvre admirable accomplie par le Comité de la survivance française en Amérique et du troisième Congrès de langue française qui aura lieu du 18 au 22 juin prochain, à Québec, pour se continuer ensuite jusqu\u2019au 24 juin, jour de notre fête nationale, aux Trois-Rivières, à Montréal et à St-Hyacinthe.Dans le domaine des grandes entreprises qui ont pour but d\u2019assurer le maintien et l\u2019épanouissement de la culture française en Amérique, le Comité de la survivance a organisé deux souscriptions nationales dont l\u2019une en fa- veur de la Presse acadienne a rapporté, en dehors des Provinces Maritimes, au-delà de $110,000.et l\u2019autre, en faveur de la Radio- Ouest française, a donné la somme de $211,000.en plus des souscriptions recueillies dans les Provinces de l'Ouest.Dans le but d\u2019assurer à nos groupes minoritaires les élites dont ils ont besoin, le Comité de la survivance a également sollicité et obtenu des institutions d\u2019enseignement de la province de Québec, des bourses d'études aux degrés primaire, secondaire et universitaire.Des centaines de jeunes gens et de jeunes filles des autres provinces et des Etats- Unis ont ainsi bénéficié depuis quinze ans de bourses d\u2019études d'une valeur globale de $500,000.Ce qu\u2019il y a d\u2019admirable dans LE BIEN PUBLIC tout ceci, c'est que ce comité a accompli toutes ses oeuvres et M.Gouin n\u2019en a cité que quelques- unes, sans jamais demander d\u2019argent au public pour lui-même.Ce sont les écoliers et les écolières, les enfants du Québec, qui spontanément lui ont assuré les fonds nécessaires à sa propre survivance.Depuis 1940, Le Sou de l\u2019Ecolier, recueilli dans les écoles primaires d'une partie seulement du Québec, a fourni au comité une somme de près de $60,000.Ce geste est un symbole; une oeuvre qui a pris'racine dans le coeur ct l'âme de nos enfants, ne peut que se développer, ne peut que s'\u2019épanouir dans toute sa plénitude, dans toute sa beauté.Et c'est pourquoi, M.Gouin est persuadé que non seulement les enfants mais la population tout entière du Canada français et de l\u2019Amérique française se fera un devoir, un orgueil, un honneur, de collaborer moralement, intellectuellement et financièrement au troisième Congrès de la langue française en Amérique.Ce Congrès devra se dérouler dans un décor français.Il importe que le visage de notre province soit en harmonie avec les sentiments français que nous exprimerons, que nous afficherons à Québec et à travers tout le Canada français en juin prochain.Il importe que nous fassions disparaître de nos routes, de nos villes et de nos villages, ces enseignes d\u2019inspiration américaine qui constituent un véritable sacrilège envers la langue française et qui, si nous les conservons, seront un objet de scandale pour les visiteurs étrangers et pour nos frères qui, à travers toute l'Amérique, luttent avec tant de vaillance et d\u2019opiniâtreté, pour la conservation de leur héritage culturel.Le concours d\u2019enselgnes organisé par le Ministère de l'Industrie et du Commerce est un des moyens pratiques que nous avons à notre disposition pour refranci- ser le visage de notre province d'ici le printemps prochain.M.PAGE SEPT Gouin invite donc nos conseils municipaux et nos associations patriotiques, artistiques, sociales et professionnelles à collaborer activement, dès aujourd'hui, à ce concours, en lui écrivant aux soins de Radio-Cänada, à Montréal.Notre honneur exige que le troisième Congrès de la langue française en Amérique se déroule dans un décor français.Pour cela, il faut accélérer notre campagne de refrancisation, la transformer en une véritable croisade.La devise de notre province est \u201cJe me souviens\u201d.Posons dès aujourd'hui les actes qui démontreront à nos visiteurs de l\u2019été prochain que nous avons su nous souvenir de nos origines françaises en reconstituant le visage français de notre province.Les sièges de l'ancienne église de Lammi, près d\u2019Helsinki, en Finlande, seront réchauffés l\u2019hiver prochain au moyen de tiges électriques dissimulées dans le parquet.\\ 7 Yl ans \u201cce monde ; nouveaux Ca vers de notre hymna national nous rappelle que notre Nouveau Monde est encore bien nouveau.Le Canada reste encore un pays de régions inexplorées pleines de - richeMes sans nombre, recouvertes de vastes forets, sillonnées de cours d'eau, source illimitéo d'énergie électrique.La photo ci-contre ost celle d'une des belles chutes de la rivière Kaniapiskau, dans lo nouveau Québec.Ces richesses hydrauliques, minérales, forestières et agricoles sont à nous.Sachons contre la convoitise et l'agression, les g ui les avons conquises et pour nos descendants à qui nous Ls devons.Ce soldat fièrement posté en marge le symbole vivant de notre seul et unique moyen ense: une bonne et forte armée.image est rô s conserver.Sachons les défendre arder pour nous-mêmes celle Nos soldats d'aujourd'hui sont de dignes citoyens de la collectivité canadienne.Bien logés, bien nourris, bien vêtus, bien soignés et bien payés, ils sont également toyens heureux, conscients des ci- remplir un essentiellement utile.Jeunes gens, soyez du nombre! Choisissez le régiment que vous voulez afin de vous enrôler dans tre armé Ecoutez le programme \u201c\u201cBéni fut son berceau\u2019 tous les vendredis voir à 8h.au réseau français de Radio-Canada.votre armée.S'ADRESSER À: ; c , Dépôt d'effectifs No.3, Casernes Connaught, 3, côte de la Citadells, QUÉBEC, P.Q. PAGE HUIT Dans les sept jours UN TARZAN TRIFLUVIEN A lire à tête reposée les discours et les causeries de M.Mongrain, on s'aperçoit vite combien tout cela est vide de sens et plein de contradictions.Un assidu des causeries radiophoniques du premier magistrat de la cité a réussi à faire sténographier en partie ses deux dernières causeries.Ces quelques bribes donnent cependant une assez bonne opinion de ce que M.Mongrain pense de lui-même.Dans son allocution de dimanche dernier, il se donne, du moins en fait, le titre de Tarzan trifluvien.Tarzan, l'homme des exploits surhu- hains, des réalisations irréalisables.Vous n\u2019avez qu'à lire, après les avoir entendues peut-être, les exploits de notre Tarzan municipal.Voici un extrait de sa dernière allocution: \u201cOn comprendra qu\u2019avec la centaine de téléphones que je reçois chaque jour, et les quelque trente ou quarante personnes que je dois interviewer, de même que les nombreuses réunions qu\u2019il me faut présider et les voyages que je dois faire, non seulement je dois négliger complètement mes affaires personnelles, mais il me devient difficile de recevoir chacun à l\u2019instant voulu, et que je cherche des méthodes d'organisation de mon travail pour pouvoir servir un plus grand nombre de mes commettants, au moment où ils ont besoin de mes services.L'administration municipale prend de l\u2019ampleur, et devient une entreprise si considérable que 12 ou 15 heures de mon temps suffisent à peine à y pourvoir.\u201d Ce que M.Mongrain n\u2019a pas osé ajouter, \u2014 par humilité sans doute \u2014 c'est qu\u2019outre les 12 ou 15 heures qu\u2019il doit passer chaque jour à chercher à régler la chose municipale, il doit également, par esprit de générosité humanitaire, fournir quelques autres heures de son temps à aller semer la bonne parole à l'extérieur.Ainsi, la semaine dernière, il s\u2019est arraché de force aux problèmes aïgus que lui occasionne l\u2019étude du budget, il vole en Abitibi, et durant trois jours et trois nuits, il cherche à convaincre les abitibiens qu\u2019après avoir sauvé Trois-Ri- vières, il sauvera la province toute entière.Plus modestement, lundi soir dernier, il quitte son siège de Maire en pleine séance, et vole cette fois au secours des gens du Cap-de-la-Madeleine, qui avaient besoin de ses lumieres et à qui il fait part de ses prétentions.M.Mongrain a raison.Les Trifluviens doivent le plaindre.C\u2019est trop, réellement trop pour un seul homme.Les échevins les premiers le savent, eux qui suent et méditent sur l\u2019enfantement douloureux d\u2019un budget dont on redoute la mise à jour.\u2018Mois vous allez payer pour, par exemple\u201d M.le maire commencerait- il à montrer de la hargne et de la mauvaise humeur?L'incident suivant le laisserait croire.Pendant les premières semaines de l\u2019hiver, les trottoirs du boulevard des Forges ne furent pas entretenus.Comme ces trottoirs constituent la seule voie de pénétration vers le centre des contribuables du \u201cchamp de tir\u201d et de Spémont, un groupe de ces derniers se rendit assister à une séance du conseil pour y réclamer l\u2019entretien des trottoirs susdits.Dans un mouvement d\u2019impatience, le maire Mongrain s\u2019écria, à l'adresse de ces gens: \u201cNous allons entretenir ces trottoirs, mais vous allez payer pour, par exemple\u201d! Pourquoi, M.le maire, ce ton de menace déguisée.Vous savez bien que le défaut d\u2019entretien de ces trottoirs comporterait des inconvénients graves.Alors que ces trottoirs n\u2019étaient pas encore déblayés, un malheureux enfant a été tué dans la rue par un camion qui n\u2019a pu l\u2019éviter, non loin du Club des Raquetteurs.Curiosité légitime M.Mongrain cherche beaucoup à savoir, de ce temps-ci, LE BIEN PUBLIC qui appuie, qui supporte, qui encourage la campagne que \u201cLe Bien Public\u201d poursuit depuis quelques semaines, de concert avec les autres journaux trifluviens de bonne foi, pour lever le rideau sur ses tactiques municipales.Pourquoi chercher?M.Mongrain n\u2019avait qu\u2019à s\u2019adresser à nos bureaux.Nous aurions pu lui démontrer qu'en plus de tous ceux qui n\u2019ont jamais pu prendre sa politique et son ambition au sérieux, des centaines de ses anciens partisans, déçus, nous ont supplié de dénoncer ses tactiques.Et chaque jour, des encouragements nous arrivent.Nous continuerons, avec I'appui de tous ceux qui veulent ici une politique saine, un esprit véritablement triflu- vien.Les chiffres.(Suite de la page 1 .) de l'agglomération rapide et massive.La population actuelle est donc de 53,237.Remarquons, en passant, que ce chiffre se partage comme suit: 24,746 hommes et 25, 367 femmes.Une majorité de 621 pour ces dames.Ce fait est des plus réjouissants pour la population mâle et atteste d'un équilibre biologique des plus admirables.Autres chiffres à signaler.La population des Trois-Rivières est française a 95.93%.Un peu plus du quart de la population totale (28.51%) travaille et un peu plus du cinquième fréquente l'école.2018 femmes gagnent leur vie hors du foyer.On pourrait apporter bien d\u2019autres chiffres.Mais nous en avons cité assez pour conclure ceci: Trois-Rivières est une ville pleine de promesses qu\u2019on considère comme l\u2019une des plus françaises de la Province et qui n\u2019est pas prête, je crois, de perdre, ce titre de gloire dont elle est fière.Corporation de la Cité des Trois-Rivières S Sa?Avis public Est par le présent donné que le conseil de la cité des Trois-Riviéres a sa séance du 11 février 1952 a é un règlement intitulé: \u201cNo 25-Z-2, Règlement amendant le règlement No 25 imposant certaines taxes dans la Cité, et ses amendements, quant à ce qui concerne l'escompte jusqu\u2019ici accordé sur paiement des taxes municipales\u201d lequel règlement deviendra en vigueur quinze jours après sa publication suivant la loi.Ledit règlement est actuellement déposé dans les archives du conseil, au bureau du greffier, à l\u2019Hôtel de ville, où tout intéressé pourra en prendre communication.Hôtel de ville, .Trois-Rivières, 12 fév.1952.(signé) J.-A.Mongrain, : Maire.[ (signé) Georges Beaumier, Greffier.Pour vos travoux consultez EDGAR DUVAL Entrepreneur-briqueleur VENDREDI, 15 FEVRIER 1952 Appréciation Lorsque fut lue au Conseil la lettre du Comité de Propagande des Fêtes de 1952 demandant un octroi municipal pour l'organisation du programme, le Consell décida unanimement de remettre la question au prochain budget.Seul un échevin émit son opinion.Il fut bref, mais catégorique : \u2014\u201cViarge, Jj'biffrais ça d'euite, moë!\u201d On dit que même le Maire eut un vague regard de stupeur, car cet échevin est un de ses plus zé- léës partisans.* Que dira-t-il ?tout * * D'après la dernière édition de \u201cLa Patrie\u201d du dimanche, M.La- Palme.se prépareralt à faire une \u201cretentissante déclaration\u201d concernant le Maire Mongrain.Serait-ce qu'il donneralt enfin son avis sur l'offre de services faite en caucus À certains libéraux fédéraux qu'il serait prêt à servir, mais à condition de remplacer M.Lapaime comme chef provincial.Pourquoi pas?* * +* Une lettre peut tout changer I semble que Roméo Desrochers, le populaire tailleur sur mesures de la rue des Forges n'est pas content du tout de la malencontreuse coquille qui s'est glissée dans l'affiche de la vitrine de son magasin: \u201cPour être bon tailleur, il ne suffit pas d'avoir du \u201cgallon\u201d.Roméo prétend, et avec raison, qu'il serait préférable d'écrire \u201cgalon\u201d.Ce qui éviterait évidemment toute confusion.D'autre part, on a vu des coquilles plus dangereuses.Et chaque jour les journaux en sont remplis.* + * La date des élections Les potins vont naturellement bon train sur la date probable des prochaines élections générales dans la province de Québec.Un journal rapporte, à ce sujet, que notre premier ministre, l'hon.Maurice Duplessis, aurait récem- ment rencontré, sur la rue, à Québec, l\u2019ancien premier ministre, l'hon.Alexandre Taschereau, et que la conversation suivante se serait engagée entre les deux hommes: M.Taschereau: \u201cA quelle date faites-vous vos élections?\" * M.Duplessis: \u201cNous n'avons ja- mals eu de secret l'un pour l\u2019autres; Je vais vous le dire.C'est le 5 février.\u201d M.Taschereau: \u201cNe me dites pas que vous feriez une élection en plein mois de février?\" M.Duplessis: \u201cII y a un certain Alexandre Taschereau qui a déjà falt celal\u201d Heureuse ville.(Buite de 1a page 1 J) trat prend le large, s'en vo au loin battre la grosse caisse, au lieu de rester ici à se reposer un peu et à bien réfléchir.Il est aflé en Abitibi.H veut poursuivre en Beauce.M avait déjà poussé une pointe à Lo Tuque, mais on ne sait s'il y retournera.Est-ce ainsi que M.Mongrain tient sa promesse de consacrer le meilleur de ses énergies au service de\u2019 ses concitoyens?Lui qui soutient toutes sortes de propositions contradictoires, en même temps, M.Mongrain prétendra qu'il ne fait pas de politique à l'hôtel de ville.Nous lui dirons que c'est loin d\u2019être prouvé, mais qu\u2019en tout cas il fait de la politique ailleurs, quand il devrait être à l'hôtel de ville pour s'acquitter de ses devoirs de premier magistrat.Par exemple, lundi soir dernier, n\u2019assis- tait-il pas à un caucas libéral au Cap-de-la-Madeleine, au lieu d\u2019être à son poste à l'hôtel de ville, pour présider tout au long la séance régulière du conseil?Comme nous sommes loin des garanties données à l'électorat en septembre dernier! Nous disons que le maire Mongrain a pris, dans ce domaine, une tangente inquiétante, qui n'est pas sans inspirer des craintes à une population qui l\u2019a bien traité mais qui n'ira pas jusqu'à approuver ses erreurs.* Acier Matériaux de construction Ferronnerie Outillage Machinerie Quincaillerie * P.A.GOUIN Ltée Le plus grand distributeur de la région | * * * Plomberie Chauffage .| Electricité Peinture Articles de sport Articles de ménage et de cuisine * .HAIG & HAIG EST'LE SCOTCH\" 4 WHISKY À SON MEILLEUR! \u2014o®0\u2014 BOUTEILLES DE 261% ET 40 ONCES - ' 564, Bonaventure Tél.2051 MAISON ETABLIE EN 1881 F520 \u201cTrois-Rivières P.A.GOUIN Ltée +.DISTILLE, MELANGE ET EMBOUTEILLÉ EN ECOSSE .71, rue des-Forges Trois-Rivières Tél.48 A VENDREDI, Rhoda Wurtele Faves, de l'é- ulpe Olympique de Ski Cana- : a remporté les honneurs dienne, our les épreuves d'essais des Jeux Olympiques la semaine dernière en Norvège- Notre compatriote a en effet triomphé dans les épreuves dites combinées, ce qui lui a valu le trophée Holmenkollen.C\u2019est la première fois que ce trophée est gagné par une concurrente du continent nord-américain, et plus particulièrement par un membre de l\u2019équipe canadienne.* L'Ouverture des Jeux Olympiques d'hiver vient d\u2019avoir lieu.Nous escomptons sur une victoire de notre équipe de hockey, en l'occurrence les Mercury d\u2019Edmonton.Nous espérons aussi que nos deux skieurs Trifluviens Laferté et Charland sauront faire triompher nos couleurs dans les épreuves de ski et nous leur souhaitons bonne chance.* La lutte pour le championnat de Patinage de Fantaisie aux Olympiques favoriserait notre compatriote Suzanne Morrow.Mals on croit qu'elle recevra une forte opposition de la part de la championne mondiale Janet Altwegg de Grande-Bretagne ainsi que de Jacqueline DuBief de France.L'équipe de ski Canadienne qui prendra part à la course dite \u2018\u2018Slalom\u201d, chez les hommes, sera composée de Bob Richardson, Jack Griffin, Gordon Morrison et André Bertrand.Cette équipe est considérée comme l\u2019une des plus fortes à représenter le Canada.depuls|.nombre d'années.* Dans I'épreuve féminine pour le Sialom, Notre compatriote Rhoda Eaves est considérée comme étant la skieuse à battre, et cela à la suite de son impressionnante victoire remportée la semaine dernière.* Nous tenons à féliciter la direction du Canadien qui a enfin permis à Maurice Richard de prendre un repos bien mérité.Comme Ceux-ci sont assurés de prendre Part au détail, Richard qui a toujours donné le meilleur de lui- même, méritait bien cela.Remar- Sons qu'à la fin de chaque saison, Détroit fait reposer ses as Howe, Abel et Lindsay, et comme Richard est l\u2019attraction numéro un, fon seulement à Montréal, mais dans toute la Ligue.La direction du club Canadien ne pouvait mieux faire.Cooney Weiland détient le record de joueur de centre pour les buts comptés dans une saison.Alors qu'il s'alignait pour les Bruins de Boston, au cours de la saison 1929-1930, en compagnie de Clapper et Galnor, il avait enregistré 39 buts et cela dans une cédule de 44 parties seulement.Fait à noter, Weiland jouait avec un gant blanc et un gant noir.* Le meilleur moyen d'empêcher Danny Poland de compter un but dans une partie, est de ne pas le laisser lancer.Au cours d\u2019une joute disputée entre les Marlboros et le St-Michel, Poland lança trois fois seulement, résultats: 3 buts.* Aprés une partie de hockey ou il eut à arrêter plus de 46 lancers, et que son club s\u2019était fait battre au compte de 5 à O par Détroit, Jim Henry que ses co-équipiers complimentaient pour son beau travail ce soir-là, leur dit: Si J'en avals bloqué cinq de plus, le compte aurait été de 0 à O.* Si fes Cougars de Victoria sont en dernière position dans la Ligue du Pacifique, la faute n\u2019en est pas certainement à Ed.Dorohoy qui est en tête des compteurs de la Ligue.* Nous aimerions voir la figure de Connie Smythe, si Sid Smith gagnait le trophée accordé au joueur le plus gentilhomme dans la Ligue Nationale.Parions, que Smythe le vendrait à un autre club l'an prochain.* Freddie Glover maintenant avec Détroit, détient le record de points comptés dans les joutes consécutives pour la Ligue Américaine de hockey.En effet, alors qu'il s'alignait avec l\u2019Indianapolis, il a enregistré au moins un but dans onze joutes consécutives, durant la saison 1950-51.* La scène disgracieuse du Colisée Une scène disgracieuse s\u2019est déroulée au Colisée la semaine dernière au cours de la joute Citadel- les-Reds, mais nous ne sommes pas sans savoir que l'instigateur de la bagarre est bien le Coach du Québec, Phit Watson.En effet, celui-ci a défié Filion de s'attaquer à Galbraith, et en plus, il a forcé Collins à sauter sur la glace pendant la bataille.N'oublions pas Ste-Marie, ADMIREZ LES SUPERBES COUVERTES Faites avec vos VIEUX LAINAGES ! 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ce sera certainement l\u2019attraction numéro un ce jour-là dans la Capitale.* Saviez-vous que Lou Gehrig &tait le joueur de baseball qul a frappé le plus de circuits avec les buts remplis au cours de sa carrière.En effet Lou en a cogné vingt- trois.* Ralph Branca du Brooklyn'a obtenu son premier circuit dans les majeures le 3 juin 1950, contre Cliff Chambers des Pirates de Pittsburgh, mais quatre manches plus tard Chambers frappait également son premier coup de circuit dans les majeures et cela contre Branca.Octroi du Premier Ministre aux Reds Junior B Nous avons appris de Lionel Bellefeuille des Reds Junior B, que ces derniers avaient reçu un octroi de $150.00 de l\u2019Honorable Maurice L.Duplessis.Inutile de vous dire que ces jeunes l'en remercient beaucoup et qu'en plus d\u2019être contents, ils feront tout en leur possible pour remporter la victoire au Colisée dimanche prochain.En effet, le Président, Bruno Richard de la Ligue Junior \u201cB\" de l\u2019est, nous a annoncé que les éliminatoires allaient débuter dimanche prochain.Nous souhaitons à nos Reds \u201cB\u201d de remporter la victoire dans ces éliminatoires.Par suite de leur victore remportée hier soir au compte de 5 à 4 sur les Aigles de St- Jérôme, les Red de Trois-Ri- vières sont remontés en troisième position.Ce fut une joute très contestée comme le compte l'indique.Après un début plutôt chancelant où les Aigles comptèrent deux points en 25 secondes dans lo première période par l\u2018entremise de Bartlett, dans la deuxième stance, les Reds à leur tour, Claude n'avait que trois buts de différence avec Henri du Québec, mais il avait trois parties de plus â jouer.* Avec quelque dix-neuf parties encore a jouer, Gordie Howe du Détroit, vogue vers son second championnat des compteurs de la Ligue Nationale.Howe qui est aussi sûr d'être choisi sur l\u2019équipe d'étoiles, recevra donc $4,000.00 de plus à la fin de la saison.Si Maurice Richard n'avait pas été obligé de quitter le jeu pour cause de maladie, le choix sur l\u2019équipe d'étoiles, aurait été plus difficile.* L'épreuve de courses si bien connue sous le nom de King's Plate, va maintenant se disputer sous\u2018 son vrai nom; c'est-à-dire \u201cQueen's Plate\u201d.En effet, la première épreuve de ce fameux Derby courue en 1859, le fut en I'honneur de la Reine Victoria.Cependant, à l'avènement du monarque suivait le nom et fut changé pour \u201cKing's Plate\u2019; c\u2019est-à-dire lorsque Edouard VII succéda à la Reine Victoria.* Lucien Soucy de Montréal, aprés avoir été pendant quatre années consécutives, le finaliste pour le débutèrent en vitesse, et avant que deux minutes ne se fussent écoulées, ils ovaient égalé le compte.Leclerc et Bernaquez pointant pour les locaux.Vingt secondes avant la fin de cette période, Filion qui devait se révéler le héros de la joute, comptait le 3ème but des nôtres, assisté de Lepage et Gendron.Dans cette période, nos Reds firent preuve de plus de vitesse que dans l\u2019engagement précédent.Dans le troi- sieme engagement, Leclerc compta au bout de 2.43 et par lo suite Bartlett enrégistra LES REDS L'EMPORTENT DE JUSTESSE SUR LE ST-JEROME Notre club local est remonté ainsi en 3e position | deux autres buts au bout de 4.35 et plus tard après 11.10.La foule fut sur le qui-vive pour le reste de la période et les deux clubs manquèrent de belles chances de compter.Dans la supplémentaire, Filion se révéla le héros de la joute en comptant le but victorieux ou bout de 4.15.Ce but fut compté sans aide.Les étoiles de la joute furent Filion, Bartlett et Leclerc.Le tour du chapeau dans cette joute fut accompli par Bartlett du St- Jérôme.ta A pf = championnat de badminton pour la Province de Québec, a finale- | 333, rue St-Antoine \"KIMBALL AUTOMOBILE LTEE Vendeurs Ford & Monarch Camions et trocteurs PIECES DE RECHANGE FORD e Les plus importants distributeurs pour :\u2018Est du Conoda des produits authentiques Téléphone: 527 PAGE DIX 1652 I~ Notes pour servir à la GEOGRAPHIE HISTORIQUE DE LA MAURICIE Compilation de Dollard Dubé (suite) St-Zéphirin-de-la-Tuque ou La Tuque \u2014 Champlain, diocèse de Harleybury.Hist.\u2018\u2019Un rocher énorme ayant la forme d'une tuque, et qui domine la chute que l\u2019on voit à cet endroit de la ri- viére St-Maurice, a donné son nom a cette localité.\u201d \u2018Le nom de saint Zéphirin a été donné comme titulaire a la paroisse en souvenir de Mgr Narcisse Zéphirin Lorrain, ancien évêque de Pembroke, qui a donné & la paroisse son premier curé, M.l'abbé Eugène Corbeil.\u2018 Cf.\u201cDict.Hist.et Géogr.des paroisses, par H.Magnan, édit.1925, page 722.Boulevard Turcotte \u2014 Cf.Francis-J.Audet, Collection des Pages Trifluviennes, Série A, No 13, pages 38-39.\"Le boulevard Turcotte fut ainsi nommé en l'honneur de ce patriote aux larges visions.|| fut construit en vertu d'une résolution du conseil de ville, à une réunion tenue le 7 janvier 1861.Suit la résolution textuellement intéressante.N.B.\u2014Le patriote aux larges visions dont parle M.Audet est l'Honorable J.-Ed.Turcotte, dont l\u2019auteur donne une biographie assez détaillée et intéressante.\u2014 Suit deux petites anecdotes intéressantes sur l\u2018Hon.Turcotte et le Boulevard Turcotte.Paroisse du comté de Ste-Ursule \u2014 Paroisse du comté de Maskinongé.\u201cLe nom de Ste-Ursule a d\u2018abord été donné à la paroisse parce que celle-ci est située dans la seigneurie des Ursulines des Trois-Rivières; ensuite, parce que lors de la fondation de la paroisse, ces mêmes religieuses possédaient un moulin célèbre dons les alentours.Ce moulin a, depuis, pris le nom de \u2018\u2019moulin de la carrière\u2018\u2019, à cause des carrières de pierre à chaux qu\u2019on trouve à cet endroit.Cf.Dict.Hist.et Géogr., par H.Magnan, 1925, page 707.Le lac Valade \u2014 Se jette dans le Vermillon.Nommé ainsi en l\u2018honneur du père Valade qui vivait encore en 1933.Chorles Gaulin.Canton Vallières \u2014 Canton du comté de Champlain.: \u2018\u2019Le canton Vallières, érigé le,3 août 1909, évoque la mémoire de J.-R.Vallières, ancien Juge en chef, à Montréal.Cf.Dict.Hist.et Géogr., par H.Magnan, 1925, page 722.Francis-J.Audet, Collection des Pages Trifluviennes, Série A, No 12, page 44, termine ainsi la biographie de Joseph- Rémi Vallières de St-Réal : \u2018Disons, pour terminer, que le gouvernement de la province de Québec a honoré le nom de Vaillières en le donnant à un canton du Comté de Champlain, érigé en 1909.,Le fac à Varin \u2014 Situé à l\u2018ouest de lo rivière Bostonnais, comté de Chomplain.Cf.Dict.des Riv.et Lacs de Québec, 1925, page 389.Ce lac a-t-il été nommé en I\u2019honneur de Jos.Varin qui a composé la complainte du désastre de la Pointe à Château ?Le lac Vassal \u2014 Situé à droite du St-Maurice, en montant \u2014 se décharge dans le St-Maurice un peu plus haut que la gueule de la Riviére aux Rats (Charles Gaulin).Nommé ainsi en l\u2018honneur de François Vassal, métis, \u2018petit-fils de Vassal de Monviel, adjudant-général de la milice du Canada\u201d, d'après E.Gérin, 1871.La Chute du Vent ou Kamoudi \u2014 Cf.Ingall 1829, page 95.Vermitlon \u2014 Crique Auger \u2014 décharge dans le crique a Houle à droite en montant \u2014 Auger le premier qui y pratiqua la coupe du bois.Jimmie Brousseau.Vermillon \u2014 Crique à Boyce \u2014 à gauche en montant \u2014 le père des Messieurs Boyee fut le seul à draver ce crique.Jimmie Brousseau.Vermillon \u2014 Crique à Deschesnes \u2014 à gauche en montant.-J.Brousseau.' Vermillon \u2014 La Clochette \u2014 rivière en bas du.crique O-Keene tombe sur le Vermillon à gauche en montant arrive à la tête des Baies.Vermillon \u2014 Les Baies \u2014 endroit du Vermillon en eaux mortes sur une longueur de 12 milles.Le haut des Baies est formée parle Rapide Croche.Vermillon \u2014 Crique à Houle \u2014 à droite en montant \u2014 Un nommé Houle y a hiverné le premier.Vermillon \u2014 Lac à Clovis \u2014 au bout du crique & Houle \u2014 | parce qu'un nommé Clovis Bordeleau fut le premier à y faire chantier.Vermillon \u2014 Crique O-Keene \u2014 à gauche en montant.Vermillon \u2014 Crique McLaren \u2014 à gauche en montant.Vermillon \u2014 Crique à Smith \u2014 à gauche en montant.-Vermillon \u2014 Crique à Broster \u2014 à-gauche en-montant.LE BIEN PUBLIC Trois siècles Vermillon \u2014 Crique des Prairies \u2014 à deux milles en haut de l'Iroquois \u2014 à droite en montant \u2014 Un nommé Lizotte gros et grand homme (6 pieds) mort à cet endroit de la picotte et enterré sur la berge de la rivière vers 1872.Plus tard, Jack Adams et quelques autres le déterrèrent et emportèrent ses restes aux Piles où il repose maintenant dons le cimetière.Jimmie Brousseau, témoin oculaire.Vermillon \u2014 Rivière importante du St-Maurice.Voici une explication de ce nom, que j'ai recueillie des lèvres de M.Nestor Désilets, des Piles (août 1935).\u201cCe nom vient du fait que dans les tout premiers temps, les \u2018\u2019explorateurs\u2019\u2019 montaient au faite des arbres pour examiner la richesse du \u2018\u2019boisé\u2019\u2019 d'alentour.Un compagnon resté au pied de l\u2019arbre demandait invariablement : \u2018\u2019qu\u2019est-ce que ça l'air, au loin?\u2018\u201c Et \"I\u2019explorateur\u201d\u2019 de répondre : \u2018C\u2019est vert mignon aussi loin que j'peux voir d'où corruption du mot en vert million.Voici une autre définition que m\u2018en a donnée le père .Dufour, ou rap.Bonhomme à la grande drave de juillet 1933.\u2018\u2019Ce mot Vermillon vient d\u2019une sorte de terre ocre que l\u2019on trouvait sur ses bords, et qui, préparée, donnait une peinture durable dont on se servait fréquemment pour les barges de drave, les canots et même les chalands.\u2018\u2019 D'après Ingall (1829) les sauvages l\u2018appelaient la \u201c\u2018rivière du roc fendu\u201d (la petite Vermillon).Cf.Rouillard (1914 page 182).L'opinion précédente du père .Dufour vient confirmer ce qu\u2018écrivait Mgr Caron, en 1887.\u2018On connaît depuis deux siècles les belles peintures de la rivière Vermillon, elles s'offrent à qui veut les prendre, et personne cependant ne va s'en emporer.Pas de moyens de transport, voyez-vous!\" Cf.Deux Voyages sur le Saint- Maurice, page 82.{à suivre) Whisky Écossais M'Callumis \u201c LE \"SCOTCH\" QUI FAIT LE TOUR DU GLOBE L'HEURE DE LA MAURICE | 8 h.à 8 h.45 p.m.chaque dimanche soir x Toute l\u2019histoire de 1a Mauricie en tableaux dramatisés.Une heure enrichissante.\u2014 Concours et prix nombreux! Soyez aux écoutes! x Au programme du 17 février 1\u2014Didace Pelletier \u2018 2\u2014St-Barnabé 3\u2014Le Père Temps raconte\u2026 4\u2014 Concours * Question posée à l'émission du 10 février: \u2018Quelles religieuses ouvrirent la première école \u2018pour jeunes filles et le ler hôpital aux Trois-Rivières en 16972\" Adressez vos réponses pour vendredi prochain à: Heure de la Mouricie, CHLN Trois-Rivières.ye \u201c VENDREDI, 15 FEVRIER 1952 1852 Encouragez votre journal local et faites-le lire.POUR VOS ASSURANCES .* Incendie * Accidents * Responsabilité * Automobile consultez RICHARD BERGERON Courtier en Assurances 1212, St-Olivier Tél.398 Trois-Rivières LA LAURENTIENNE Compagnie d\u2019Assurance-Vie .Roland Paillé Gérant de Dietriot e 187 Radisson, Tél.388 Trois-Rivières.-_\u2014 | J.A.Trudel, J.U.Grégoire, Tél.491 Tél.1188 \u2014000\u2014 Trudel & Grégoire Notaires \u2014000\u2014 306, rue Radisson, Trois-Rivières ree | IL NE POUVAIT DORMIR QUE DANS SA CHAISE Mais aujourd\u2019hui, grâce à l'emploi du \u201cBRONKA- SEPTOL\u201d, nouveau remède contre la bronchite, 11 peut se reposer dans son lit toute la nuit sans aucun malaise.En effet.le nouveau remède \u201cBRONKASEPTOL\"\u201d pris avec de l'eau chaude, apporte un prompt soulagement dans toutes les affections des bronches, de la gorge et des poumons.Une dose prise au coucher facilite la respira- -.flon et.procure un sommeil calme.~./ SEUL AGENT ! LA PHARMACIE-\u2014\u2014 HOULE À votre service Vis-à-vis le Bureau de Poste 1886, Notre-Dame | Tél: 87 Trois-Rivières .i , a 2 VENDREDI, 15 FEVRIER 1952 \u201c Mauricie 1952 Trouées d'horizon : Dans cette chronique hebdomadaire nous avons tenu jusqu'ici des propos de portée exclusivement locale.Il fallait mettre l'accent sur les motifs que nous avons de faire de 1952 une année exceptionnelle.Il faut un sursaut de vitalité comme celui qui a secoué la Mauricie en 1852.Un sursaut plus intense encore, plus méthodique, Ceci ne veut pas dire que nous devons nous enfermer dans les strictes limites de l'horizon mauricien.Ce serait puéril et absurde.L'année 1952 sera marquée par des événements nationaux auxquels nous ne \u2018devons pas rester indifférents.On célébrera cette année le centenaire de l\u2019Université Laval : un événement de portée incalculable pour notre race.En même temps, le Comité Permanent de la Survivance française en Amérique organisera le troisième Congrès de la Langue française.Il faut que tous nos compatriotes, ceux de la Mauricie en tête, participent activement à ce ralliement d'âmes.Jamais, les groupes français d'Amérique n\u2019ont eu meilleure occasion de prendre pleinement conscience de leur mission dans le Nouveau- Monde! Cette mission impose des devoirs auxquels nous n'avons pas le droit de nous soustraire.Ce Troisième Congrès.Au nombre des activités mauriciennes 1952 nous comptons la visite des dirigeants et des invités du 3e Congrès de la Longue française.Un fort contingent de patriotes s'arrêtera aux Trois-Rivières au cours du mois de juin.Il faudra les accueillir triomphalement.Mais une simple réception, si chaleureuse soit-elle, ne peut constituer, à elle seule la participation de la Mauricie au 3e Congrès de la Langue francaise.Il faut que nous fassions beaucoup plus.La propagande du Comité Permanent est admirablement conduite.Suivons-la de près, appliquons les mots d'ordre donnés, accordons la collaboration demandée! ; Allons-y à plein coeur, éducateurs et pasteurs en tête! Les causeries de M.Paul Gouin : Chaque dimanche soir, à 6 heures, M.Paul Gouin s'adresse à la Province par la voix de Radio-Canada.Cet infatigable apôtre mène une campagne habile, convaincue, tenace, en faveur de la refrancisa- tion du coeur et du visage de notre Province.Depuis quelques semaines, il supplie ses compatriotes de se concerter pour que les congressistes français de 1952 trouvent la Province transformée! Redonner un visage français à la Province de Québec?Tâche d'Hercule que M.Paul Gouin a entreprise avec confiance et sérénité! Si par miracle, cettc transformation se produisait! Il suffirait que quelques douzaines d'apôtres,se mettent sérieusement à l'oeuvre, fassent du noyautage\u2026 Espérons, prions et travaillons.Ce serait un beau geste d'intelligence et de fidélité pour la Mauricie de prendre la tête dans cette croisade! POURQUOI PAS ?Albert Tessier, ptre, P.D.Téléphone Résidence: 2922 Bureau: 963 DENONCOURT & DENONCOURT | Ernest L.-Denoncourt, B.A.A.Maurice L.-Denoncourt, A.D.B.A.Architecte Architecte Résidence: 1393, Royale 1425, rue Notre-Dame Trois-Riviéres Profitez de cette aubaine ! 10 pour cent à 50 pour cent de réduction sur la balance de nos lignes d\u2019hiver Une visite vous convaincra du choix dans les mellleures marques de chaussures J.A.GOSSELIN Marchand de chaussures ORTHOPEDISTE-TECHNICIEN GRADUE Représentant exclusif pour les chaussures du Dr M* W.LOCKE ct HARTT dans la région des Trois-Rivières.Service de rayons-X pour Vérifier l'ajustement 1392, rue Hort Téléphone 537 \u2014_\u2014 OS tte LE BIEN PUBLIC PAGE ONZE d'histoire Mauricienne NOTRE HERITAGE CULTUREL $500.00 x ?.Dans sa causerie du 10 février, Monsieur Paul Gouin, Conseiller Technique du Conseil Exécutif de la Province de Québec, a lui et commenté quelques unes des lettres qu\u2019il a reçues dernièrement et les réponses qu'il a adressées à ces correspondants.J'ai pensé a-t-il dit, que cet échange de vues, qui établit de façon péremptoire que notre campagne de refrancisation s'étend a tous les milieux et a toutes les régions de la province, stimulerait le zéle de ceux qui collaborent actuellement à ce mouvement et induirait d\u2019autres personnes à y participer activement.J\u2019ai pensé également que cet échange de correspondance pourrait être utile à ceux de mes auditeurs qui se trouvent dans une situation analogue à celles que none étudierons.Au Docteur J.-A.Raymond, Préfet du Comté de Témiscouata, qui lui écrivait pour lui demander conseil en l\u2019informant qu'une somme de $500.00 avait été votée pour aider à la refrancisation des enseignes dans Témiscouata, Monsieur Gouin a suggéré d'organiser localement un concours d\u2019enseignes greffé sur celui qui vient d'é- tre lancé par Je Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce.Le Conseil du Comté de Témiscouata mérite d\u2019être cité à l\u2019honneur car c\u2019est la première fois qu\u2019un corps public prend une telle initiative et cet exemple arrive à un moment particulièrement op- :\\ portun.L'an prochain, à l\u2019occasion du Troisième Congrès de la Langue Française, de nombreux visiteurs parcourront le Québec.Nos frères des provinces de l\u2019Ouest, de l'Ontario, de l\u2019Acadie, de la Nou- velle-Angleterre et de la Louisiane, viendront chercher, chez nous, au Canada français, \u201cdes leçons d'encouragement et de fierté pour eux et pour leurs enfants.\u201d Ces leçons de fierté ne doivent pas être seulement et toujours verbales; ces leçons de fierté doivent être avant tout de vibrantes leçons de choses.Nous devons démontrer à nos visiteurs que nous sommes fiers de nos origines fran- caises non seulement en les arborant, ces origines françaises, sur des oriflammes, des bannières qui claqueront un instant au vent et disparaîtront le lendemain, mais aussi et surtout en les gravant, ces origines françaises, de façon permanente, sur le visage même de notre province.Déjà plusieurs associations, Sosiétés St-Jean-Baptiste, Chambres de Commerce, Clubs Richelieu, se sont mises à l'oeuvre.Et voici que le Conseil de Comté de Témiscouata répond lui aussi à l\u2019appel.C'est un exemple qui doit être suivi par tous les autres conseils de comtés de la province.En organisant, avec la collaboration de nos diverses associations, des :] concours d\u2019enseignes dans chaque comté, ces corps publics assureront, de façon rapide et pratique, la restauration de .notre visage francais, restauration qui constituera la plus belle lecon de flerté que nous puissions offrir à tous ceux qui viendront nous visiter, en juin prochain, à l'occasion du Troisième Congrès de la Langue Française.En plus d'être un point de repère décoratif, la Tour Eiffel à Paris comporte un important poste de radiodiffusion et un grand centre météorologique.DE TROIS-RIVIERES AU LAC ST-JEAN EN CANOT Dans un récent numéro du Devoir, M.Eugène Achard, auteur de nombreux ouvrages, a publié un reportage d\u2019un voyage qu\u2019il vient d\u2019accomplir en avion dans le grand Nord, reportage intitulé \u201cJ\u2019ai vu le Sakinap, la grande source des eaux\u201d.Nous en extrayons le passage suivant, qui a trait à notre région: \u201cUn vieux Métis de la Pointe-Bleue m\u2019a affirmé que, dans sa jeunesse, il se rendait chaque année, en canot, de Trois- Rivières au lac St-Jean, par le moyen du Saint-Maurice et de la Chamouchouan.Au printemps surtout, lorsque les eaux sont hautes, elles s\u2019écoulent indifféremment dans un sens ou dans l\u2019autre.Les Indiens, ces grands canotiers, n\u2019avaient pas tardé à connaître cette particularité.Le Sakinap était devenu le boulevard où se rencontraient toutes les nations.Chaque année, au commencement de l\u2019été, une foire générale les y rassemblait; les guerres étaient suspendues, les rivalités s\u2019oubliaient pour faire place aux échanges dans ce royaume que nul chef ne possédait, parce que tous y avaient également accès sous la protection du Grand-Esprit.\u201d LA SUN LIFE DU CANADA ABAISSE LE COUT DES POLICES EN | AUGMENTANT LES DIVIDENDES Egalement en téte des compagnies canadiennes, pour 1951, avec $461 millions d'affaires nouvelles L'annonce d'une nouvelle augmentation des dividendes aux détenteurs de polices, augmentation réduisant le coût de l\u2019assurance; un chiffre sans pré- cédent de bénéfices versés; le plus fort montant d'assurances nouvelles émises par toute compagnie canadienne en 1951 \u2014 plus de $461 millions; et un actif jamais épalé s'élevant maintenant 3 $1,666 millions sont les principaux faits saillants du 81e rapport annuel de la Sun Life Assurance Company of Canada que vient de soumettre le président, M.George W.Bourke.\u2019 Dans ses commentaires sur l'orientation encore favorable des dividendes aux détenteurs de polices, monsieur Bourke déclara que toute amélioration permanente du rendement de l'actif de la Compagnie avait pour résultat d\u2019amener une réduction du coût de l'assurance.Ce rendement fut, en 1951, de 3.710 p.100, à rapprocher de 3.61 p.100 en 1950, de 3.42 p.100 en 1949 et de 3.30 p.100 en 1948.Le rapport de 1951 de Ja principale compagnie d'assu- rance-vie du Canada révèle qu\u2019au cours de la période ae aouze mois écoulée, la Sun Lite a enregistré plus de $1,800,000 de nouvelles affaires par jour ouvrable, le total global repre- sentant une augmentation de plus de $20 millions sur l'année précédente.UNE INSTITUTION SOCIALE Monsieur Bourke a décrit la Compagnie comme une institution sociale dans sa fonction de distribuer des versements aux bénéficiaires, sous forme d'indemnités au décès, ou aux assurés, sous forme de pensions de retraite ou de rentes.En 1951, un montant total de $12u millions fut versé à ces fins, y compris $35 millions aux bénéficiaires de détenteurs de polices décédés, $16 millions en vertu de contrats de rente, $36 millions en vertu de dotations échues et le reste en dividendes aux détenteurs de polices, en indemnités en cas d'invalidité, etc.Depuis l'émission de la première police Sun Life, en 1871, l'ensemble des sommes versées aux détenteurs de polices et aux bénéficizires s'élève à $2,486 millions.ASSURANCE EN VIGUEUR Le chiffre global de l\u2019assurance Sun Life en vigueur à la fin de 1951 était de $4,801,000,- 000, soit une augmentation de $340 millions au cours de l\u2019année.Les rentes actuellement en vigueur pourvoient à des versements immédiats ou futurs, en vertu de contrats de rente individuels ou de contrats de pension de groupe, qui s'élèvent à $104 millions par année.En exposant les progrès constants réalisés par la Compagnie, monsieur Bourke a particulièrement souligné l'expansion continue des services de l\u2019assurance de groupe, signalant que la Sun Life fut la première compagnie canadienne à émettre ce genre d'assurance.Il souligna l'importance croissante de celle forme de protection collective à laquelle contribuent employeurs et employés, hommes et femmes de toutes professions, dont un grand nombre ne pourraient pas autrement jouir des bénéfices et de la sécurité que procure l\u2019as- surance-vie.Le chiffre global de l\u2019assurance de groupe Sun Life maintenant en vigueur s'élève à $1,254 millions, soit une augmentation de $168 millions en 1951.L\u2019actif de la Compagnie s\u2019est accru au cours des douze derniers mois de $68 millions et atteint, à la fin de l\u2019année, le chiffre sans précédent de $1,666 millions.L'ASSURANCE NECESSAIRE Monsieur Bourke signala les progrès réalisés par la science de la médecine et les résultats de ces progrès sur l'amélioration du taux de mortalité, mais il insista sur la nécessité de l'assurance-vie en précisant que, pour toutes les compagnies, 30 p.100 des réclamations au décès sont versées en vertu de polices en vigueur depuis moins de dix ans et 5 p.100, en vertu de polices en vigueur depuis moins d'un an.Plus de 50 p.100 de tous les décès survenus parmi les détenteurs de polices Sun Life sont imputables à des maladies de coeur, maladies qui ne sont pas nécessairement limitées au vieil âge.Ce mai détruit.ou atteint des milliers d'enfants et des dizaines de milliers de jeunes gens ou de personnes d'âge moyen.~ Le mot d'ordre de l\u2019assuran- ce-vie, déclara monsieur Bourke, est l\u2019économie.L'\u2019assuran- ce-vie joint la protection à l\u2019épargne.On a peine à s\u2019imaginer ce que serait aujourd\u2019hui notre économie nationale, sans l'esprit d\u2019économie et d\u2019indé- rance-vie depuis de nombreuses années.Chaque détenteur de police recevra un exemplaire du rapport annuel complet de la Sun Life pour l\u2019année 1951, comprenant la revue de l'année faite par le président; on pourra également en obtenir un exemplaire en s'adressant à P.Madore, gérant de suceursale, Immeuble Banque Canadienne Nationale, Trois-Rivières.pendance que favorise l\u2019assu- ° z tt rer rt eee \u2014\u2014\u2014\u2014 Er EEE LA SEXAGESIME Voici venue la Sexagésime, et | l'Evangile nous rappelle la Parabole de la semence.Puisque la semence, c\u2019est la parole de Dieu, avons-nous bien reçu cette semen- ° 9 i : : ce en notre âme?Depuis pombien ; devrait nous retenir, \u201d; d'années, de dizaines , entendons-nous la parole de Dieu: sommes-nous plus près de Dieu qu'il y a dix ans, cinq ans?Avonsnous écouté cette parole avec un coeur bon et excellent, la retenant, portant du fruit par la patience ?La parole de Dieu doit trouver un terrain propice en notre âme, tout comme la semence doit tomber dans une bonne terre.Avonsnous à coeur de préparer notre âme à la parole de Dieu?Que, faisons-nous pour enlever les pierres de nos défauts?Combien nous sommes lâches devant l\u2019appel des sommets, devant cette moisson immense que Dieu veut accorder à notre âme, pourvu que celle-ci accepte une fois pour toutes les exigences crucifiantes du\u2018renoncement.Sur cent personnes rencontrées au cours de notre route et que nous aurions l\u2019audace de questionner sur leurs rapports avec Dieu, combien de réponses généreuses obtiendrions-nous?En leur jetant ces simples paroles: \u201cVous entretenez-vous fréquemment avec Dieu en vous?\u201d, ne récolterions- j soi cet indicible bonheur qui fait exulter les saints de Dieu?Qui, de nos jours, descend en soi comme vers le centre où habite la Trinité d'amour?Qui pense à Dieu en soi, qui accepte de s'\u2019eritretenir fréquemment avec Lui, au cours des journées, aussi bien dans les voyages qu\u2019au travail?Partout, cette Présence de Dieu en nous aussi bien dans nos plaisirs que dans nos difficultés.La parole de Dieu ne porte pas tous les fruits que l\u2019on pourrait en attendre en notre âme, uniquement parce que notre âme ne sait pas se faire suffisamment réceptive, qu\u2019elle est trop ouverte du côté des bruits mondains, qu\u2019elle goûte moins de joies aux inspirations de Dieu qu\u2019aux polichinelles du matérialisme.Notre coeur est comme de pierre edvant la parole de Dieu.Dieu parle, et nous ne l\u2019écoutons point.Dieu multiplie ses grâces d\u2019amour, et nous les rejetons, comme d\u2019incorrigibles distraits.Nous voudrions bien devenir des saints, mais à la condition que cet état ne nous coûte aucun effort, aucune brisure, aucune humiliation, aucun renoncement.Des saints de guimauve, il n'y en a point\u2026 Le Christ crucifié, la Vierge au Coeur transpercé : voilà nos Modèles, et Les suivre, c\u2019est , accepter le Calvaire.La semence pourrit dans la terre avant de porter du fruit\u2026.Le Calvaire, c\u2019est nous pas dans la plupart des cas un haussement d\u2019épaules, un re-; gard stupéfié?Dieu en nous?S\u2019entretenir avec Dieu en nous?.: Notre siècle de machines, notre é- | poque de fer n'ont-ils pas trop perdu hélas! le sens de Dieu, le! a ; ; 2 i goût de Dieu?Dien nrécent en toute âme en état de grâce, mais c'est le perpétuel Solitaire de nos indifférences, de nos faiblesses.On a parlé de l\u2019Esprit-Saint, ce grand Méconnu! Mais aujourd\u2019hui, ne faudrait-il point hélas! parler tout simplement de Dieu, de la Trinité Sainte, des Trois Personnes divines comme des Trois grands méconnus?Qui trouve en Quel +SCOTCH ER JRA 2) White Horse.\u201d HET SOL RAR UT ta Sik Ra i 1 JE prose MIE A an a» Distillation, Mélange et Embouteillage faits en Ecosse le prélude de Pâques.Accepter la parole de Dieu avec empresse- ; ment, c\u2019est vouloir aussitôt s\u2019intégrer au grand drame de la Rédemption, à la sublime réalité ju Corps mystique.Peu arriver au but, il faut prendre les moyens.1magine-t-on un coureur qui re- fcse de courir pour décrocher la victoire ?Combien de fois n\u2019avons-nous pas entendu des prédicateurs nous répéter invariablement: \u201cC\u2019est la volonté de Dieu que nous soyions des saints\u201d.Comment se fait-il que nous n\u2019ayions pas encore compris cet appel de Dieu?Comment se fait-il que nous soyions encore des mondains peut-être, des demi- catholiques?Mais cela ne se conçoit point : des demi-catholiques.C'est un contresens.Ce sont les saints qui sauveront notre monde, divisé el croulant.Voulons-nous sérieusement être ces sauveurs avec le Christ?Voulons-nous être ces chefs de file qui entraîneront l'humanité aux sommets de l'Amour?Alors, écoutons avec joie et docilité la parole de Dieu.Dieu ne manque jamais à sa parole.Centre Marial Canadien TOUX.RHUMES 0 ROHCHITES N > h \u2018r= \u2026 ES TOU Appelez + * * * POUR TOUS VOS 53, COMBUSTIBLES 0Q0\u2014\u2014 PESEE AUTOMATIQUE LIVRAISON RAPIDE SERVICE IMPECCABLE ' CHARBONS\u2014HUILES 437 LE BIEN PUBLIC M.M.Duplessis se remet des blessures reçues à Montréal L'hon.Antoine Rivard, solliciteur général de la province de Québec, a déclaré hier qu'il n'y a rien de grave dans la maladie qui retient le premier ininistre, l\u2019hon.Maurice Duplessis, à l'hôpital Royal Victoria à Montréal.\u201cComme il fut déjà annoncé, a dit M.Rivard, le premier ministre a fait une chute sur un trottoir à Montréal, et il s\u2019est blessé à la jambe droite.M.Duplessis est tombé sur le dos, ce qui a causé une demi-luxation d\u2019une des vertèbres.Les douleurs que ressentait le premier ministre ont amené les médecins à radiographier M.Duplessis et c\u2019est à ce moment qu\u2019on s\u2019est aperçu qu\u2019une de ses vertèbres était croche, mais non pas cassée.Il fallut poser un appareil pour immobiliser la colon- Concours dans les écoles De nombreuses maisons d\u2019enseignement primaire et secondaire participent très activement à la préparation du Congrès de la Langue française.Un programme de travail leur a été adressé par l'entremise de plusieurs revues pédagogiques.Dans le but de stimuler et de récompenser les efforts de la jeunesse étudiante, le Comité du Congrès vient de décider ia tenue d\u2019une exposition de travaux scolaires.Les RR.FF.des Ecoles chrétiennes ont mis aimablement à la disposition du Comité leur salle des Fêtes à l\u2019Académie de Québec.L'exposition se tiendra à cet endroit, du 18 au 22 juin.Le Comité du Congrès a voté un montant de mille dollars pour la tenue de cette exposition.La moitié de ce montant servira à récompenser les auteurs des meilleurs travaux dans les différents domaines du dessin, de la broderie, de la peinture, oeuvres sur bois, sur cuir, sur métal, etc.Le concours est ouvert aux élèves de toutes les maisons d'enseignement général aux degrés primaire et secondaire.Les oeuvres exposées devront avoir été faites en 1952 et illustrer le thème du Congrès: Notre héritage culturel.Le bulletin du Congrès apportera aux maisons intéressées les renseignements nécessaires.Pau!-Emile Gosselin, prêtte, secrétaire-général \u2014\u20140 0 0\u2014 YHARBONNERIE | ST-LAURENT, LIMITÉE Des milliers de clients satisfaits.MINUETTA BOREK, qui sera entendue à Radio-Carabin, sur le réseau de Radio-Canada, mercred| soir, 20 février, a été accueillle avec un intérêt marqué par la critique américaine tant que canadienne.Des pièces de sa compo- sitionVurent primées deux ans de suite par la Société canadienne des ne vertébrale.Le solliciteur général a ajouté que depuis longtemps les douleurs soint moins vives, ce qui permet à M.Duplessis de se lever tous les jours et de passer plusieurs heures dans un fauteuil.\u201cMon impression, a dit M.Rivard, c\u2019est que M.Duplessis ne pourra pas venir à ses bureaux cette semaine.Il y viendrà probablement d\u2019ici 15 jours.\u201d Dans l'intervalle, le premier ministre se tient au courant de Y'aq.ministration par téléphone.Son sous-ministre, M.Emile Tourigny, se rend à Montréal pratiquement à tous les deux jours.M.Rivard ira lui-même, vendredi, rencontrer M.Duplessis.Lilia Vetti et Tino Rossi dans \u201cMarlène\u201d qu! prendra l'affiche dès samedi au Cinéma de Paris.Tino Rossi dans \u2018\u2019Marlène\u201d\u2019 au Cinéma de Paris une scène du grand film musical J.H.René de Cotret, C.A.Gérard Camirand, C.A.RENE DE COTRET, Trois-Rivières - Shawin Jacques René de Cotret, C.A.& CIE Comptables agréés Henri Ferron, C.A.Roland Nobert, C.A.FERRON, NOBERT igän - Drummondville < PAPETIERS 1685, rue Royale * * ST-PIERRE & FILS LTEE Tél.5639-5640 Assertiment complet de Kraft Wayagamack Distributeurs de Scotch Tape, Electrical Scotch Tape Kraft aommé - Gobelets et serviettes de papier, etc.\u2018\u2019Tous les papiers et les produits du papier\u201d JOS.ST-PIERRE.PROP.EN GROS Trois-Rivieres - compositeurs et elle\u2018fut déclarée .Lot, Re 3 hors-concours fa\u201ctroisième année.TL 015 UT : ) RACs ify, Na.= - "]
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