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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 15 octobre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1936-10-15, Collections de BAnQ.

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[" 28e ANNEE\u2014No.42 LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 15 OCTOBRE 1936 5 sous la copie SOMMES-NOUS DONC DES ESCLAVES ?.On nous affirme que certaines organisations ou associations extérieures, qui contrôlent un groupe imposant de travailleurs trifluviens, imposent à leurs adhérents des défenses formelles de traiter avec telle ou telle maison de commerce.Il arrive évidemment que les maisons frappées d'ostracisme sont nos meilleures maisons canadiennes-françaises.Un moyen de remonterla pente Le ministère Duplessis a jusqu'ici décerné plusieurs bourses d'étude à des étudiants bien doués ou à des écrivains et journalistes encore jeunes.Il doit être félicité pour cette politique prévoyante.Dans tous les domaines de l\u2019activité humaine, nous manquons infiniment de compétences d'hommes cultivés, de scientistes, comparativement à nos compatriotes ar- glais.Si nous aspirons un jour à remonter la - pente.il faut continuellement songer à affiner nos forces et nos falents.Or pour atteindre ce résultat, rien n\u2019est mieux que de permettre à nos jeunes (25 plus doués de voyager, de connaître d\u2019autres latitudes, de considérer la façon des peuples plus malins que le nôtre, en un mot l\u2019étude comparative.Quand bien même ces bourses devraient prendre annuellement S100,000.à la province, nous considérons qu\u2019il s\u2019agit-là d\u2019un placement très fructueux.Dans l'attribution des bourses d\u2019étude, nous remarquons que le gouvernement Duplessis met de côté les considérations mesquines du parti et que, bien loin de là, il s'efforce de marquer les talents qu\u2019on lui désigne.Cette bonne volonté, cet éclectisme et cette honnêteté font plaisir.CG M.Un geste pro-communiste qui aurait dégoûté bon nombre d'ouvriers Nous n\u2019avons guère été surpris il y a quelques jours d'apprendre qu\u2019un millier de chômeurs de l\u2019ouest, se réclamant de la cause du \u201cFrentc Popular\u201d espagnol, demandaient des armes et des billets de faveur pour aller se joindre aux miliciens rouges de Madrid.Cette catégorie de chômeurs amis des causes subversives et qui nous vient de la vieille Europe à nos frais, nous réserve encore bien des surprises, pour peu que notre gouvernement continue d\u2019appliquer de faibles mesures à l\u2019éclatement souterrain de la fournaise communiste installée au pays- Mais une chose nous a surpris, C\u2019est le vote de symypathie émis en faveur de l\u2019Espagne rouge par la filiale trifluvienne de la grande internationale des travailleurs Cette organisation ne vient-elle pas de lever le masque, de montrer son vrai visage?On le craint déjà dans certains milieux ouvriers de notre ville.Et on entend dire que le mécontentement que cette nouvelle a produit parmi les ouvriers de la St-Lawrence, par exemple, menacerait ¥imposante unité de la filiale prolétarienne de Trois-Rivières et qu\u2019un bloc important des employés de cette usine serait sur le point de s'adjoindre aux Syndicats Catholiques et Nationaux.; , Cette histoire de \u2018black list\u201d devrait être éclaircie au plus tôt.Il est intolérable que des étrangers imposent à une ville 95 pour cent canadienne- française L'OBLIGATION d'acheter chez des étrangers.c\u2019est un ordre, de conseils, d\u2019exhortations; Il ne s'agit pas avec toujours cette menace de \u201c\u2018perdre sa place\u201d si on manque a la discipline.Nous savons même le cas de braves gens qui, pour continuer à traiter avec des maisons mises sur la liste noire, doivent recourir à des précautions indignes de gens libres ! Et tout cela se fait au nom des meilleurs intéréts et du respect des droits et des libertés des travailleurs! Sommes-nous des nigauds?-nous des esclaves ?Sommes- L.T.REORGANISATION DU TOURISME Les journaux n\u2019ont pas fait grand tapage sur le changement de ministère de l\u2019ot- fice provincial du tourisme.Sur le changement lui-même, il n\u2019y a pas beaucoup à dire.Il convenait bien au département de la voirie.Mais il sied aussi qu\u2019il soit mis sous la direction du ministère du Commerce et de l'Industrie, qui en sera un avant tout d'initiative et d\u2019éducation.Par cet acte, le gouvernement démontre quelle impirtance il entend donner au tourisme.Cette industrie fournit à la province une bonne partie de ses revenus- Mais on ne doit pas l\u2019envisager que sous cet angle purement matériel.Et quand on voudra ne plus voir dans le tourisme qu'un moyen publicitaire d'amener chez nous des visiteurs étrangers qui laissent queques dollars dans nos goussets ct qui repartent avec quelques photographies de paysages, on songera peut-être combien le tourisme Lien organisé peut relever notre niveau de culture.Ce sont les québecois (j'entends les citoyens de toute notre province) qu'il faut tout d\u2019abord intéresser au tourisme.Faire connaître aux nôtres les beautés, les richesses et les possibilité d'avenir de notre province; convaincre les hôteliers et les tenanciers d\u2019estaminets, le long des routes, de la nécessité d\u2019être accueillants, d\u2019ê- tre propres et de pouvoir renseigner aimablement et convenablement les visiteurs; apprendre aux jeunes la valeur éducative de la petite histoire, de la géographie humaine: voilà quelques points essentiels qui rendront le tourisme plus humain, plus pratique et plus intéressant.UN EXEMPLE Déjà, en quelques endroits de la province, on semble It comprendre.Témoin ce geste Jue viennent d'accomplir un groupe de municipalités et d\"industriels du Lac Saint-Jean, en permettant la publication d\u2019une superbe brochure intitulée: \u201cSaguenay-Lac Saint-Jean\u201d, avec en sous-titre cette phrase qui dit beaucoup en peu de mots: \u201cLe pays de Maria Chapdelaine\u2019\u2019.Edité sous la direction du Syndicat d\u2019Initiative de Chicoutimi, ce livret est l'oeuvre de toute la région du Saguenay.Tous y ont contribué.On se rend compte, dans la région voisine, de la va- Le tourisme, affaire d'education = leur du tourisme régional, et les habitants savent que le tourisme profite à tous.En certains domaines les Mauriciens donnent l'exemple.Quand d\u2019autres nous en offrent un de ce genre, pouvons-nous ne pas l\u2019imiter ?NOTRE SYNDICAT D'INITIATIVE D'ailleurs, nous ne doutons nullement qu\u2019une brochure du même ton recevrait l'appui empressé de tous nos hommes d\u2019affaises et de nos industriels.Le moins observateur d\u2019entre eux n\u2019est pas sans constater qu'un réveil s\u2019est opéré dans notre région, auquel n\u2019est pas étranger le Syndicat d\u2019Initiative, à qui revient de prendre en main pareil travail.Ce que nous disions tout à l'heure du tourisme éducatif, nous l\u2019avons écrit en pensant à l\u2019oeuvre accomplie par le Syndicat d\u2019Initiative depuis quelques années.Il n\u2019a jamais perdu de vue l\u2019idée de faire avant tout l'éducation des mauriciens, a quelque catégorie qu\u2019ils appartiennent.Il s\u2019est intéressé à tout ce qui pouvait réveiller les esprits, et la plupart du temps dans des conditions matérielles suffisantes à décourager les plus actifs et les plus optimistes.Espérons que les temps vont changer ct que notre Syndicat d\u2019Initiative recevra des autorités, provinciales et municipales, l'appui qui lui permettra de continuer son oeuvre.Car Le Syndicat est devenu un organisme nécessaire à notre vie mauricienne.Raymond Douville Le Dr Fisher pourra passer sur le terrain Stillman Dans une ordonnance rendue à Québec, hiler après-midi, la Commission des services publics permet à M.Howell Fisher, M.D , de passer sur la propriété de Dame Fowler McCormick, mieux connue sous le nom de madame Stillman, pour se rendre a son camp de chasse du Lac Dawson, Cependant,.le requérant.devra indemniser I'intimée en lui donnant une somme de $500.00 pour le passé et dans l'avenir une indemnité annuelle de $15.00.Chaque partie devra payer ses frais.Un écrivain mauricien Mme Rodolphe Duguay Le R.P.Guillaume Lavallée a lu lundi soir, à Radio-Canada, une causerie sur notre collaboratrice, Mme L\u2019Archevéque- Duguay.A Ia demande de plusicurs de nos lecteurs et lectrices qui apprécient les écrits de Mme Duguay et qui se rappellent les brillantes chroniques qu'a publiées ici-même le R.P.Lavallée, nous publions aujourd'hui les principaux passages de cette causerie.Jeanne L\u2019Archevêque-Duguay est 1épouse de Monsieur Rodolphe Duguay, I'admirable peintre nicolétain, et, c'est en partageant le goût de son mari pour les choses de l'art et de l\u2019esprit qu'elle a été amenée, je ne dirai pas à écrire, mais à publier.Son oeuvre, par ailleurs, n\u2019est pas encombrante.En 1934, elle enrichit d\u2019une élégante plaquette, Ecrin, la collection \u201cPages Trifluviennes\u201d lancée par l'abbé Albert Tessier, ce pionnier du régionalisme mauricien.Elle a signé depuis, une centaine de poèmes hospitalisés, pour la plupart, dans les colonnes du \u201cBien Public\u201d.Écrin se divise en deux parties, La première évoque quelques faits et quelques héros de la primitive histoire mau- ricienne.L\u2019auteur dresse tout d\u2019abard devant nous \u2018\u2018la sainte veilleuse\u201d, la grande croix fichée, par Jacques Cartier en une ile du St-Maurice.Il décrit ensuite, avec une prenante originalité, la première messe trifluvienne célébrée \u2018sous les ogives des érables\u201d.Puis, toute une galerie de figures vénérées s'offre à nos regards: le frère Pacifique-Duplessis, le fondateur Laviolette, Marie Leneuf, la première fileuse mauricienne, le candide Jean Amyot, le P.Buteux, l'héro que Pierre Boucher.Ce sont des lecons de courage relatées avec une fierté légitime.Dans la seconde partie, le pinceau de Mme Duguay s\u2019attarde sur de menus faits.Comme une de ses héroines, clle idéalise \u201cles humbles choses\u201d: le métier, la vicille maison de pierre, l\u2019école du rang, \u2018saturée de parfum et de margucri- tes\u201d, le gros missel doré de grand'mère.À mesure que nous tournons les pages, les poèmes se font plus intimes, plus personnels et nous voilà tout à coup admis dans le sanctuaire de l\u2019artiste nicolétain: \u201cSans luxe, sans prétention, il est pauvre, mais je l\u2019aime.Là, je respire le calme, le repos, une ambiance sereine.Des livres, il y en a partout.Sur les tables, les étagères, au besoin sur les chaises.Ils saturent l\u2019air de grandes ct belles pensées \u201d \u2018Le soleil donne des baisers vivifiants aux pochades, pastels, aquarelles.Il accentue l'harmonie des lignes dans Jrs fusains, esquisses, dessins.Le soleil allume une flamme immatérielle aux chandeliers découverts au grenier » \u2018Mon coin renferme les oeuvres d'un être cher.Son âme se reflète là, dans son art, et tout cela c\u2019est une partie de mon coeur.Puis, supérieurs aux pastels, apparaissent les enfants.Pour parler d'eux, Mme Duguay trouve ce qu'elle nomme \u201cdes mots de folie que le bon Dieu doit pardonner aux pauvres mamans.\u201d Nous serions (Suite à la page 3.) - .2 EE + eR ryt ene or ea JEUDI, 15 OCTOBRE 1936 Le Bien Public Philippe Germain SOUVENIR MUNICIPAL TOSS: J'ai déjà été secrétaire-tréso- rier du conseil municipal de la ville de St-Tite.L'on m'a fait perdre ma position, non pas pour avoir manqué à mon devoir, mais tout simplement pour avoir été bleu.Pourquoi aussi ne pas avoir été rouge?Eh bien! OUI, pourquoi ?Ca vaut bien la peine d'exercer une petite vengeance, de donner un coup de griffe à un de mes adversaires, ancien vin, qui avait la manie des grandeurs et parlait toujours ex ca- thedra.Ce garçon-là porte un grand nom.Au point de vue physique.voici: gaillard bien planté, robuste, large d'épaules, rougeaud, figure grecque, chevelure noire, démarche lente et solennelle.conscient de sa dignité et de son importance, disons une espèce de bateau tirant trente pleds d'eau.Ce soir-là, il y avait séance solennelle du conseil.Vêtu de ses habits du dimanche, bien lavé, figure luisante, brossé et peigné d\u2019une manière éche- impeccable tout comme un cavalier allant voir sa blonde, notre homme avait réellement Pair imposant.y, I s'agissait de débattre une question d\u2019électricité avec Mon- \u2018sieur J.A.Lambert, des Piles, alors propriétaire du pouvoir électrique du Docteur Lacoursiè- \u2018re, à St-Sévérin.Monsieur Lam- Ibert était aux premiers rangs de l'assistance nombreuse avec le \"Notaire Jos.Dostaler.! Si j'ai bonne mémoire, il y avait des plaintes de formulées contre Monsieur Lambert au sujet de son service d'électricité.Les délibérations allaient bon train.A un moment donné, il se fit ur silence presque complet.L'échevin en question était resté coi .Depuis assez longtemps, son regard d'aigle perdu dans l\u2019immensité semblait scruter l'avenir et prévoir de grandes choses, tel Napoléon sur son rocher.' A cet instant solennel, notre archevin, telle une locomotive du C.P.R , manoeuvrant lentement \u2018rection, se tourne sur sa table pour changer de di- majestueusement du côté de la foule puis, d'une voix grave, pondérée ct trainante, dit: Monsieur Lambert .avez- vous lu l'article 406 du code criminel, paragraphe 2 .! ! ?Non, dit tout bonnement Monsieur Lambert, et le Notaire Dostaler d\u2019ajouter: \u201cIl y a eu bien des amendements depuis ce temps-là ! ! L'assistance pouffe de rire pendant que Monsieur l'arche- vin se renfrogne dans son fauteuil, conscient peut-être d\u2019avoir fait une sottise.Pour compléter la farce, voici que mon ami Freddy Crète s\u2019écrie du fond de la salle: C'est justement le même numéro que ma carabine! Et la foule de rire de pius belle.Monsieur l\u2019archevin faillit perdre connaissance.Peuple ingrat, a-t-il dû se dire! incapable d\u2019apprécier les beautés de a science ! Philippe GERMAIN.LIBRES OPINIONS | (Les articles pubiés sous cette rubrique n'engagent en rien la responsabilité du journal.) Parler de Crédit Social La Bourse monte, les journaux sont remplis de petites notes laissant miroiter que les affaires montent et reprenent leur cours normal.Effort des gros financiers pour essayer de donner confiance aux gens.Tous le monde continue de souffrir, en patientant ou en s'impatientant.Et tout en continuant de souffrir, les plus avisés cherchent des remèdes au grand mal social.On parle donc de nouvelle doctrines, de nouveaux principes, de séparatisme, d'autono- misme, de socialisme, de communisme.On cherche, on scrute.D'où viendra le secours attendu?Un système qui a de la vogue et qui semble attirer l'attention du plus grand nombre tout en offrant un programme qui ne contient aucune menace, aucune ambition de révolution, ni de domination sur les masses est celui connu sous le titre du Crédit Social.Pour la plupart le programme du Crédit Social est encore vague, mal défini, au contours manquant de précision, mais ce qu'on ne peut s'empêcher de constater est bien que ce système gagne à lui chaque jour de nouveaux adeptes, et parmi toutes les classes de la société, chez les gens surtout dont Yimputations et le genre de vis manifestent évidemment les meilleures intentions de bien servir le peuple, leurs concitoyens, leur patrie.Ne pouvant encore porter un jugement sur le Crédit Social, nous savons qu\u2019il consiste surtout dans une réforme de la circulation monétaire.Le Crédit Social pose le principe que nous \u201cLE BIEN PUBLIC\u201d est imprimé sur les presses de| I'Imprimerie Champagne & Fils, 1563 rue Royale, vivons dans la pauvreté au milieu de produits en abondance.Nous crevons de faim en contemplant des élévateurs remplis de blé, et l\u2019on pousse même l'ironie jusqu\u2019à détruire des quantités énormes de produits qui menacent de se gâter.Cet état de chose dépend simplement que nous manquons d'argent.Le mal est diagnostiqué, le remède est trouvé, il reste à trouver.il reste à trouver la manière de l'appliquer efficacement.Ce mouvement mérite toute l\u2019attention des sociologues soucieux de chercher la solution aux proble- mes actuels.On remarque surtout dans ce mouvement il n\u2019y a aucun point de communisme, d'anarchisme.Les partisans du Crédit Sucial sont tous des amis de l'ordre, et veulent procéder légalement dans leur évolution.Le Père Lévesque, Dominicain diplomé en sciences sociales et économique des Université de Lille Europe, termine une série de conférence sur le Crédit Social en disant: Si vous ne voulez ni du socialisme ni du communisme, opposez-leur le Crédit Social, Il met entre vos mains une arme terrible contre ces ennemis.\u201d Eugéne l\u2019Heureux, dans l\u2019éditorial de l\u2019Action Catholique du 22 septembre dit entre autre; en parlant du Crédit Social \u201cSi l\u2019on veut empêcher les peuples de se jeter dans les bras des socialistes et des communistes, croyant y voir un moindre mal, il va falloir mettre incessamment un frein à l'omnipotence et à la cupidité de la finance internationale, qui domine les gouvernéments et les journaux, qui laisse vivre les véritables hommes d'affaires ceux qui sont nécessaires a la nation dans la mesure seulement où ils ne contrecarrent pas ses projets rarement humains, jamais chrétiens.Le temps est passé de permettre à la finance de faire seule l\u2019éducation financière des peuples, pour les exploiter plus aisément dans la suite.La Finance a tellement abusé de ce monopole que ce serait, de la part denotre élite manquer tout à fait de sens de la conservation que de lui abandonner plus longtemps.Aussi longtemps que les financiers méneront le monde, celui-ci ne sortira d'une crise que pour Trois-Rivières.entrer dans une autre.C\u2019est pour- BIERE VIEILLE DE 210 ANS Breslau.\u2014 Au cours des travaux de réfection d'un établissement très connu de Breslau, le Ncsweldnitzer Keller, on vient de faire une curieuse trouvaille: en percant un mur, on a rencontré une cavité où se trouvaient deux recipients de verre d\u2019une forme bizarre, à moitié remplis de liquide.Une brique placée à côté portait la date 1726.L'examen chimique re- véla que ce liquide était de la bière; elle serait donc vieille de 210 ans, ce qui est, pour cette boisson, l\u2019à- ge le plus respectable que l\u2019on connalsse: si respectable, qu\u2019à vrai dire personne ne s\u2019est risqué à y tremper ses lèvres.° * 30 quoi le Crédit Social mérite d\u2019ê- tre étudié.H.-G Grenier Un thé pour toutes les bourses Commençant samedi pour une sumaine | Cinéma de Paris Pendant deux heures vous serez la proie d'une CH Trond loble 4 une histoire ou le nre fuse © minute À Et Qu' CONSOCIE PA le grand sent1- ment chez les Jeunes ISA Sp f Gd RA A T7 pe 3 3 N.B.Dimanche soir,afin d\u2019accommoder tout le monde, il y aura DEUX REPRESENTATIONS complètes : 6.30 et 9.15 heures.SPECIAL Jeudi soir,\u201d22 octobre a 11 hres p.m.\u201cLa Flambée\u201d Avec : Constant Rémi et Henri Rollansera ajouté au programme en \u201cREPRISE\u201d.Les personnes assistant au spectacle régulier pourront rester gratuitement.IMPORTANT Nous encadrons nous-mé- mes les photographies avec des bois appropriés.La hotograpiie emprisonne vos traits pour les rendre plus vivants Faites croquer votre binette par un artiste qui saura donner du relief et de l'éclat à votre personnalité.rs.\"7 N°hésitez pas à confier ce soin à HARVEY RIVARD dont le studio ensoleillé vous accueille à 212 DES FORGES == re menant \u2014 Prenez l\u2019habitude DE VOUS CHAUSSER CHEZ Cloutier & Cloutier Le BIEN PUBLIC HEBDOMADAIRE DU JEUDI Faites exécuter vos travaux de d la P'tite Forge Ferronaerie Des FRERES LEBRUN 454 Niverville Pour oa- deaux voycz mos Articles en Coin rues CRAIG et DU PLATON 77, RUE DU PLATON | LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 15 OCTOBRE 1936 Trois- For Forgé Fay Rivières Un Dindon EN AFFAIRES Conte par Clément Marchand La pipe de cèdre culottée aux lèvres, la tête enveloppée de volutes azurées, Damien d\u2019un air profondément méditatif promenait ses petits yeux gris sur le courrier de l'aviculteur dans le \u201cBulletin des Fermes.Sur son long nez aux narines poilues reposaient les bésicles d'or de son défunt père.Joignant l\u2019utile à l'agréable, il s\u2019instruisait ainsi chaque soir, selon les conseils de l'agronome.\u2014On prend toujours des bonnes choses là-dedans, aimait-il à dire à Pitro son voisin qui par malheur ne savait pas lire.C'est écrit par des spécialisses.Tu sais, on a beau s'démener, si on n'a pas le tour .Le \u201cBulletin des Fermes\u201d n'avait pas plus fidèle lecteur que Damien.Comme le caractère d'imprimerie était fin et serré, il avait la lampe bien en place, derrière lui, de façon qu'elle éclai- rat la page à plein.Détaché du monde réel, il s\u2019absorbait dans \u2018sa lecture qui semblait l\u2019isoler dans des hautes sphères Tout à coup, d\u2019un mouvement nerveux du torse, il fit rouler sa bergère, l'immobilisa, délivra son cartilage de l'antique monture dorée et déposa le journal sur le coin de la table.Signe qu'il venait de lui entrer queque chose d'important dans la cervelle.\u2014\u2014Vieille, dit-il à Fonsine qui, dans son coin d'ombre, le visage comme une tache de sang, silencieuse, fixait le feu de la lampe, vieille, le Bulletin ça devrait être l'évangile de tous les habitants.Il sucotta en vain sa bouffarde qui venait de mourir sous la cendre et continua: \u2014Je viens de lire un article sur l'élevage des dindes.Oui, les dindes.Tu sais, nous autres dans la place, on a toujours été trop bête pour en garder.On est toqué sur les poules de père en fils, comme si c'étaient les oiseaux du bon Dieu.Et pourtant les dindes \u2014J'ai toujours entendu dire que c'était malaisé à réchapper, émit Fonsine qui n\u2019aimait pas ce propos léger sur ses poules.\u2014Ah! non, c'est un préjugé, comme y disent dans le Bulletin.Ben entendu, il faut pas laisser des petits dindes d\u2019un mois à la pluie.Ca demande de la surveillance jusqu'à temps que la crête leu \u2014 pousse.Après, ça se nourrit d'herbes et y a pas à s\u2019en occuper.Et pis ca rapporte deux fois plus que les poules, par rapport aux Juifs, qui en font une grosse consommation à Montréal.Damien contempla ses pieds en chaussettes, mis au repos sur le tapis crocheté.\u2014Moé, vieille, j'te dirai ben franchement qu\u2019sus tonné de poules.Les couvées n'ont pas trop réussi et les ouefs s\u2019donnent.Patati, patata, le lendemain avant-midi, Damien mit son roussin dans les brancards de sa barouche et il s\u2019en alla du côté de Sainte-Anne.\u2014 Salut, Damien, où que tu vas, de ce train-là, s\u2019enquit Pitro qui était à bar- dasser dans son hangar.\u2014Je m'en vas à la ferme expérimentale, acheter des petits dindes.\u2014Pour élever?Bougre, quelle idée ! \u2014Ouais, pour élever.Pour sûr sacré- gué! Nous autres dans la place, on a peur du nouveau.\u2014 Mais les dindes.! \u2014Ah! pour ça j'suis ben tranquille.Tiens y faudrait que j'te lise les articles du Bulletin, mon pauvre Pitro.Et le soleil dorait encore les mils de la Rivière-à-la-Lime, que Damien revint avec son achat.Une douzaine de jolis dindonneaux de cinq semaines, ayant bien encore à cet âge quelques points de ressemblance avec de vulgaires poulets, mais avec de gentils petits derrières safranés, des yeux brillants comme des perles, de bons becs ambrés, et ce duvet soyeux couleur de cendre à même lequel se dessinait déjà la zébrure des ailerons.Et quel air aristocratique, hein! Damien s\u2019employait à les faire valoir, à les accréditer auprès de Fonsine.\u2014On peut pas s'empêcher d\u2019aimer ça, zézaya-t-elle à la fin, en passant la main dans la cage pour en caresser un.\u2014Astheure, Fonsine j'compte sur toi.Il va ben falloir suivre mes instructions.Pour le moment on va les faire garder par une poule couveuse.Hé! Hé! une poule couveuse pour des p'tits dindes.Il parait pourtant que ça s'aperçoit pas de la trique.(Suite*a ala page 15.) \u2014 SCOUTS = En rappelant que les scouts de la paroisse de l\u2019'Immaculée Conception de Montréal célèbrent ce mois-ci le dixième anniversaire de leur fondation, le .bulletin Paroissial de cette paroisse écrit: \u201cCe qu'il ont fait?Sous la direction de chefs et d\u2019aumôniers qui se sont imposé un travail d'étude considérable et qui se sont donnés aux enfants avec grand dévouement, ils ont vécu la vie scoute.On a réussi à créer pour eux, dans la troupe, une atmosphère de franchise, de dévouement et de pureté, qui aide à leur formation.Leur âme y respire un air sain, l'air des hauteurs.Que cela ait donné des fruits, les nombreuses vocations qui se sont dessinées à la troupe en sont une preuve, Plusieurs de nos anciens étudient aujoud\u2019hui dans les collèges classiques en vue de se consacrer à un plus haut service, quelques-uns déjà portent la soutane, d\u2019autres, restés dans le monde, conservent leur idéal scout et promettent d'être de bon citoyens; le dévouement actuel et le sérieux des nombreux chefs et assistants qui se dévouent auprès d'autres troupes est une consolation.\u201d : Ces lignes peuvent s'appliquer 3 presque toutes les troupes de scouts de Ia province, et principalement à celles de la Mauricle.C'est pourquoi nous nous faisons un devoir de les reproduire.La manifestation de l\u2019été dernier à la Pointe à la Mine, l\u2019interprétation des chansons du folklore mau- ricien par les Routiers trifluviens, et d\u2019autres exemples que nous pourrions énumérer, sont là pour démontrer quelle solide formation reçoivent les jeunes gens qui entrent dans le scoutisme et en .suivent .les réglements.Ces jeunes deviendront de vrais hommes, capables de sacrifices, .d\u2019efforts, .de dévouement, et cette constatation est .particulièrement consolante dans une ville où l\u2019autorité civile ne fait rien ou à peu près pour utiliser ce capital humain, .le .plus précieux et le plus sûr.Nos troupes de scouts survivint, on ne sait trop par quel miracle, car leurs moyexs d'existence sont très .restreints.Si .donc vous avez le désir d'accomplir une .bonne action, aidez les scouts, facilitez-leur .des moyens de propagande, .encouragez .leurs efforts d\u2019un bon mot ou, ce qui est mieux, d\u2019une sommes d'argent équivalant .à .vos moyens.R.D.LEON DUFROST Pourquoi tout le monde voudrait aller en Europe Personne n\u2019est obligé de lire ce qui va suivre, C\u2019est une nouvelle en deux paragraphes que j'extrais d\u2019un journal de France portant la date du 15 septembre 1936.ùJe la trouve sous la rustique ordinaire et presque quotidienne qui s'intitule: \u201cNouvelles des lettres, des sciences et des arts\u201d Elle est imprimée en très petits carac- téres parce qu\u2019on n\u2019y voit pas un événement mondial, ainsi que dans lcs autres nouvelles de ce caractère, du reste, et, comme on n\u2019est pas dans un pays où les chiens ont l'honneus de la première page, c\u2019est dans la dernière que je l\u2019ai dénichée, On a tenu à ne pas la passer sous silence cependant, parce qu\u2019elle fait preuve d'un geste intelligent, d\u2019une préoccupation pratique et qui semble naturelle chez des civilisés.La voici dans sa nudité et sa simplicité: \u2014\u201cRouen compte aVec raison parmi ses titres de gloires sa magnifique production céramique.Elle en garde fièrement des pi- êèces superbes par centaines dans son grand musée dec peinture et de sculpture.Or, depuis longtemps, cette ville désirait les exposer plus au large, en libérant du même coup des salles où les oeuvres du pinceau et du ciseau, un peu entassées dans celles qui leur sont affectées, pourraient trouver le surcroit de place nécessaire.Voilà qu\u2019avec le concours des Beaux- Arts et des Monuments historiques, qui ont donné 100,000 francs pour cet objet, la municipalité vient d\u2019acquérir, rue du Bailliage l\u2019hôtel d'\u2019Hencqueville, qui va être aménagé en musée de céramique, indépendant du grand musée.Ainsi Rouen, déjà riche en musées divers tels que I'admirable musée de ferronnerie légué par M.de Secq des Tournelles et instalé dans une vieille église désaffecté, pourra montrer à part Son merveilleux ensemble de faiences anciennes.\u201d Et alors, dites-vous, pourquoi nous donner communication de cette nouvelle qui n'off:e pas l'intérêt d\u2019un bel accident d\u2019auto, d'une noyade dramatique ou d\u2019un assassinat révoltant?Pour rien! Ou, plutôt, pour essayer de vous faire réfléchir un quart de seconde.Rouen est une ville normande d'environ 100,000 habitants.Déjà riche en musées divers\u201d,elle vient d'acquérir un vieil hôtel qui va être transformé pour y aménager, 3 part, \u201cson merveilleux ensemble de faiences anciennes\u201d.Et voilà.C'est Paris qui annonce ainsi la nouvelle.Paris, ville-lumiére, capitale intellectuelle de l\u2019Occident, ne dédaigne pas de parler avec mesure d'un petit événement qui honore l\u2019une des plus belles villes provinciales de la France.\u201cLa municipalité vient d\u2019acquérir, rue du Bailliage, l\u2019hôtel d'Hencqueville qui va ê- tre aménagé en musée de céramique, indépendant du grand musée\u201d.Vous avez bien lu: la municipalité vient d'acquérir .On n\u2019embouche pas la trompette, on ne fait pas sonner le buccin, on ne se jette pas, frénétiques, sur les grosses et les petites caisses: la municipalité vient d\u2019acquérir, tout simplement.On y a le culte du souvenir?Sans doute, c'est humain.tOn y veut garder ce que l\u2019art, l'habileté, la patience, l\u2019ingéniosité des Normands ont su faire de beau en céramique, comme dans leurs autres musées, en peintures, en seulp- tre ou en ferronnerie?Mais oui.Cela aussi c\u2019est humain parce que l'homme, qui cherche toujours à s'améliorer et à se dépasser, a besoin de mo- èles pour garder la tradition, s\u2019estimer lui-même dans ceux qui furent ses devanciers, se stimuler en voulant les continuer pour faire mieux encore et plus parfait.\u2014Mon Dieu, je veux bien, c\u2019est un geste inteligent et c\u2019est une préoccupation naturelle, peut-être, mais puisque nous sommes dans un siècle plutôt terre à terre pourquoi ajoutes que c'est une préoccupation pratique ?Pour les raisons que j'ai déjà données d\u2019abord et surtout, et pour cette autre qui crève les yeux: Quand on veut attirer le touriste il faut ontrer à cet étranger quelque chose qu\u2019il n\u2019a pas chez lui.Comprenez-vous pourquoi tout le monde voudrait aller en Europe?Si vous le comprenez, vous saisirez peut-être une des raisons \u2014 une, entre plusieurs \u2014 qui a poussé quelqu'un à proposer l'achat de la maison Martel pour en faire un musée unique en son genre, sur cette terre d'Amérique.Cela vous laissera le loisir de rêver doucement sur ces mots qui nous viennent de France: la municipalité vient d'acquérir.LEON DUFROST Un écrivain mauricien Mme Rodolphe Duguay (Suite de la page 1.) tenté, au contraire, de les appeler, des mots sublimes et cette dernière partie d'Erin,, consacrée à la louange de la maison et des enfants, constitue un apport précieux à la poésie du foyer.\u2018Quand j'approche un enfant, confiait Pasteur, il m'inspire deux sentiments, la tendresse pour le présent, le respect pour ce qu\u2019il peut être un jour.\u201d Parce qu\u2019elle est mère, Mme Duguay partage ces sentiments et, quand elle nous parle de ses enfants, elle nous dévoile le meilleur de son coeur, elle nous livre son amour dans ce qu'il a de plus frémissant.Cet amour ne se traduit pas en mots vagues, en images prétentieuses, il a remué le coeur de la mère avant de trouver son expression littéraire.Ajoutons un mot de l'instrument dont se sert l'auteur.Mme Duguay n'utilise pas, dans ses poèmes en prose, le rythme fixe et l'ordonnance du vers classique.Sa technique s\u2019apparante-a la prose rythmée dont s'est servi Louis Veuillot dans \u201cles parfums de Rome\u201d.Dans ses plus récents poèmes, Mme Duguay assonance parfois ses versets et reproduit davantage la manière de Henriette Charasson dans \u201cLes heures du foyer.\u201d Ces versets inégaux manquent peut-être de plastique, mais, par leur rythme, ils expriment fort bien les sentiments que veut communiquer l\u2019idée.Dans leur délicatesse et leur franche modestie, ces poèmes aux courtes strophes nous parlent une langue facile à comprendre et leur accent de sincérité, leur résonance chrétienne plaisent au coeur et à l\u2019esprit.\u201cLa poésie, confiait Coleridge, m'a donné l'habitude de désirer la découverte du bon et du beau dans tout ce que je rencontre et tout ce qui m'\u2019entoure.\u201d Mme Duguay possède cette habitude et chacun de ses poèmes est le résultat de ses heureuses découvertes.Nous n'avons pas voulu, dans cette causerie, élever un écrivain sur le pavois mais bien plutôt rendre hommage à une femme qui a compris son devoir de mère et de collaboratrice de son mari et qui, dans ses heures de loisir, a trouvé le moyen de chanter les héros et les choses de sa petite patrie.C\u2019est, on l'avoura, une excellente manière d'exalter aussi la grande patrie.Guillaume Lavallée, o.f.m. Le Bien Publi- LE MONDE Comment sont basés les salaires minima Il est utile, croyons-nous.est même devenu indispensable de dissiper.une fois pour toutes | un malentendu qui existe chez un| grand nombre d\u2019ouvrieres.los-ci ou, tout au moins, Un grand nombre d'entre elles, Croient encore qu'après avoir travaillé deux années ou plus dans une! industrie ou un commerce quelconque, elles ont droit au maximum des salaires prévus par les dfverses ordonnances emuseses | par la Commission du Salaire Minimum des Kemmes, c'est-a- dire de S11.00 à S12-50 par semaine, selon l'ordonnance ou l'industrie envisagée.C'est vrai dans certains cas et pas dans d\u2019autres.Il est, en effet, des industries où les salaires sont basés uniquement sur l\u2019expérience des employées.Il en est c\u2019est le système d'autres, par Contre, où les salaires sont basés sur des pourcentages et oii l'expérience devient un facteur de second ordre dans la détermination des salaires.Dans l\u2019expérience les industries où c\u2019est qui détermine l\u2019échelle des salaires, les patrons doivent rétribuer tout leur personnel féminin selon l\u2019expérience de celui-ci et seulement en proportion de cette expérienle.Au contraire, dans les industries ou I'échelle des salaires est subordonnée à deux, troi ou quatre pourcentages spécifiques, les patrons peuvent, s'ils le veulent, tgnorer plus ou moins lexpe- rtence professionnelle de leurs ouvrières et les rétribuer suivant leur production pourvu, toutefois, qu'ils onservent scrupuleusement les pourcentages indiqués aux diverses ordonnances émises par la Commision.C\u2019est pourquoi, il peut arriver, par exemple, qu\u2019une ouvrière d'expérience puisse n\u2019être pas aussi bien payée uqu'une autre ayant la même expérience si Ia première travaille pour une firme où prévaut le pourcentage et si la seconde est employée dans Une maison regie par une ordonnance où c\u2019est l'expérienle seule qui détermine l'échelle des salaires.Au nombre des industries c\u2019est l'expérience seule qui préside à FPétablissement des divers minima prescrits, citons: L\u2019imprimerie, la reliure et la lithographie, la fabrication des enveloppes, la confection pour hommes, la fabrication des chapeaux et casquettes, l\u2019industrie du tabac, de la fourrure, du caout- choue, du prélart, de la bijoute- tie, de l'optique, à quoi il convient d\u2019ajouter les salons de beauté et de coiffure.où EPARATIONS | \u2014 de \u2014 RADIO Léo LACOURSE 1514 Rue Royale Telephone 560 DES AFFAIRES autres industries, du pourcentage seul qui fixe - les divers minima prévus par certaines ordonnances.Ces industries sont les suivantes: la buanderie, la teinturerie, le nettoyage à sec, l'industrie du gant et des mitaines, le textile, le cuir, le simili-cuir, Ja chaussure, toutes catégories, la Dans les Cel-! confection de la robe, la lingerie, ! les métiers de l'aiguille, \u2019industrie de l'alimentation, des boîtes de carton, les magasins à rayons et en série (chaines de magasins), l\u2019indusetrie chimique et pharmaceutique, la fabrication du papier.À partir du 14 novembre prochain, les industries de l'électricité.de la métallurgie ct de la verrerie entreront dans cette eatégorie par une ordonnance à base de pourcentage.En somme, une ouvrière périmentée travaillant ex- dans une jindustrie où le minima de salaire sont déterminés par le pourcentage peut parfois être placée dans le groupe des petits ou des moyens Salaires minima et pas nécessairement dans Celui des minima les plus élevés.Ici, c\u2019est le patron qui décide, en dernier ressort, dans quels groupes ses ouvrières doivent être placées, alors que, dans les industries où l'est l'experience de l\u2019ouvriére qui prime dans la fixation du salaire minimum, le patron doit payer ses employées en proportion de leur expérience, pas autrement.\u201cLE BIEN PUBLIC\u201d est imprimé sur les presses de l'Imprimerie Champagne & Fils, 1563 rue Royale, Trois-Rivières.Propos Financiers La production de Gypsum au Canada a été de 132,461 tonnes durant ie mois de juilet s'accordant à un état de compte divulgué par le Dominion Bureau of Statistics.En juin, 1936, 537 tonnes furent produites et en juillet 1935, la production fut de 91,704 tonnes.La production durant les sept mois finissant à juillet atteignit un total de 398,732 tonnes ou 51.2 pour cent au dessus de la production durant les mois correspondants de l'année 1935.Les parts de la Gypsum Lime & Alabastine ont été en demande pour le compte des intérêts de Londresxxx Les envois en juillet de l\u2019asbestos par les producteurs canadiens ont été 227,749 tonnes quand le total de juin a été 23,36 tonnes et celui de juillet 1935 de 15,420 tonnes s'accordant à un état de compte divulgué par le Dominion Bureau of Statistics.Durant les 7 mois finissant à juillet, 148,130 tonnes d'asbestos furent envoyées comparé à l'envoi de 98,- 285 tonnes de l\u2019année précédente.x xx LES DIVIDENDES DE \u201cCEMENT PREFERED\u201d SONT ENCORE EN COURS La Bourse est très intéressée dans le rapport que la \u201cCanada Cement Company Limited\u201d a en vue se résumant aux paiements des dividendes aux actionnaires d'actions préférées encore une fois.Le prix en cours est supposé étre $1.00 l'action par quart.Les paiements furent arse montent a $27.62 \u2019-2 par action à partir du 30 septembre 1935.Ce qui est mentionné plus haut est une indication concrète comment bien informer le peuple de l'in- dustrie constructive.rêtés le 30 juin 1932.Les arrérages.JEUDI, 15 OCTOBRE 1936 LAKE OF THE WOODS MILLING FERA SON RAPPORT BIENTOT L'état financier annuel de la \u201cLake of the Woods Milling Company\u2019 pour l'année finissant le 31 août 1936, sera mallé et envoyé aux actionnaires dans peu de jours.De plus gros gains, un plus petit prêt à la banque et un progrès substantiel dans le travail capital de la compagnie se- K.P.Hugolin Lemay, v.f.m Vieux papiers Vieilles chansons LES DECOUVERTES D'UN EXPLORATEUR D'ARCHIVES Un volume de 193 pages: S0.75, en vente à la Librairie Ayotte.{ ront les choses a voir dans ce rapport.Un paiement de $14.00 par action sera payé incessamment en accompte pour l\u2019arrérage des actions préférées.x x x IMPERIAL OIL Durant les queques derniers mois l'Imperial Oil a été en dessous de sa vente habituelle.Cette liquidation fut faite pour le compte de trois états dans l\u2019ouest de l'Ontario.Il est maintenant en cours et c'est une des raisons pourquoi ce populaire écoulement a donné un meilleur compte de lui-même sur le marché.Les directeurs de la compagnie ont inscrit de prendre un dividende sur les actions à la première semaine de Novembre.Une déclaration de £0.62 1-2 l\u2019action pour la moitié de l'année est attendue.x x x HOLLINGER CONSOLIDATED GOLD MINES Hollinger déclare un dividende régulier de 5 sous avec un extra de 5 sous par action payable le 3 novembre aux actionnaires du régistre du 19 octobre.C'est le cinquième extra déclaré par Hollinger pour l\u2019année courante et ce qui porte les déboursements en dividende de la compagnie pour 1936 a $0.90 par action, avec les possibilités d'un autre extra à la fin de l'année.7e Est la saison des Mauvais Rhumes Ne prenez pas de chance par ces temps de froidure.Souvenez-vous qu'une attisée de charbon vous épargnera bien des ennuis.APPELEZ 4 3 7 CHARBONNERIE ST-LAUGENT LIMIITEE.L'ASTOMRE NOUVEAU CHEMIN DE FER DANS LA RÉGION MINIÈRE DU NORD-OUEST DE QUEBEC « NATIONAL NORANDA ROUYN TINE, \u201c TRANS Ze x AMOS eng, or! SENNETERRE TASCHEREAU Boer & A & 5» pe) 2) Lac 3 = se do § à 4 = Qeressac ag gs À ce 3 À Macao &F & 7 = , \u20ac è S INE | SF os PASCALIS , B eR © m8 @ FLEMNG MINE THOMRSON-CADILLAC Hn @ Sma soiScor Minc OS oie © a ce | 0e pers\u201d CanMatagTic Mine @ ) SST 24 { NS >= SEP MN Lag =.MCWATTERS MINE Ÿ | 11) sagowem cl J ki 4 J Aa 4 8 J { } | I arpentage du nouvel embranchement du Canadien National dans la riche région miniére de I'Abitibi, au sud du Transcontinental, est terminé et les travaux de construction commenceront dans quelques semaines.La nouvelle ligne s'étendra de Senneterre d Rouyn ct mesurera 10034 milles.Elle complète un circuit déja commencé par la construction de l\u2019embranchement Taschereau-Rouyn, le Canadien National ayant été le pionnier de cette région minièr dont il a facilité ensuite le développement.Non seulement l'arpentage de la ligne a été complété, mais des soumissions ont été demandées pour le nettoyage de l'emprise et la construction du remblai, des ponceaux et des assises de ponts, ces travaux devant être terminés à la fin de la saison de 1937.Le nettoyage de l'emprise se fera cet hiver.Quant à la pose du rail et au ballastage ils scront faits, comme de coutume, par la compagnie elle-même et probablement au cours de l'été prochain.On espère qu\u2019une bonne partie de la ligne, au sud-ouest de Senneterre ct à l'est de Rouyn jusqu'aux eaux navigables de la rivière Kinojevis, sera completée l'automne prochain.carte ci-dessus montre l'emplacement de la nouvelle ligne ainsi que les principales mines qu'elle desservira.stages de développements, ne sont servies par le nouveau chemin de fer Plusieurs autres mines, à divers pas indiquées, mais scront également qui aidera aussi grandement à la colonisation de la région.Il est à noter que déja des territoires nouveaux .ont été ouverts à la colonisation entre Senneterre et Pascalis et près de la rivière Kinojevis, En plus d'aider au développement des mines et des terres arabies la nouvelle ligne favorisera l'exploitation forestière de vastes régions boisées, entre autres celle d\u2019une grande forêt de pins blancs (indiquée sur la carte) ui est située dans la région du Lac Victoria À quelques scize milles au sud de l'endroit où la ligne tourne vers le sud-ouest. JEUDI, 15 OCTOBRE 1936 Pour la semaine du poisson \u201cUNE ANOMALIE Il est étonnant que, dans un pays comme le\u2018nôtre, où la richesse et la multiplicité des pêcheries pourraient être \u2018exploitées avec plus de profit encore, le poisson soit pour tant de gens un plat de carême auquel ils ne touchent à peu près pas le reste de l\u2019année.Et pourtant, le poisson bien apprêté.est un aliment.de premier ordre ct qui peut, dans une foule de cas, remplacer: avantageusement un régime carné.Pourquoi ne se trouve-t- il pas plus souvent sur nos tables?Est-ce ignorance de sed qualités nutritives, indifférence ou mauvaise distribution, sinon les trois à la fois ?Mous fis:ons ves jours dcrniers dans un quotidien que les Canadiens ont consommé, l'année dernière, par tête de popu-|' lation, 148 livres de viande, contre 145 en 1934.On a mangé moins de-boeuf, mais plus de porc, de mouton et d'agneau.Quant à la consommation de volailles, elle a été en 1935 de 11 livres per capita.| Et le même journal ajoutait: \u2018Pour fe poisson, on sait Jque les Canadiens en consomment peu, ef bien à tort, car grande est la variété des bons poissons.\u201d Les gourmets \u2014 il s\u2019en trouve ici comme ailleurs \u2014 se plaignent couramment de ne pouvoir toujours se procurer chez nous ce comestible à l\u2019état frais, et les distributeurs affirment, d'autre part, que la carence du marché ne leur permet pas de satisfaire aux exigences de ces clients éventuels.Les uns et les autres ont probablement raison, mais ce ne sont pas des doléances de cette nature qui remédieront beaucoup à la situation.Chose certaine, en tout cas, le jour où la consommation du poisson sera plus forte en notre ville, il se trouvera quelqu'un pour donner au public exactement ce qu\u2019il réclame.En attendant, le poisson fait rarement partie de notre menu familial.Notre santé et notre bourse en souffrent au même degré, sans parler des quelque 400,000 personnes engagées dans l'industrie de la pêche au Canada et qui n'y trouvent point l\u2019encouragement qu'elles seraient en droit de recevoir.Le gouvernement a été bien inspiré en, décrétant, chaque année, une semaine dite du poisson et en conseillent à ses administrés de faire un plus grand usage: de cet aliment aussi sain que savoureux.Le grand malheur est cependant que, cette semaine-là passée, on retourne à une forme d\u2019alimentation d'où le poisson est généralement exclus.Tout en louant les autorités fédérales des efforts qu'elles Le Bien Public 5 font pour activer la consommation du poisson: au Canada; nous croyons néanmoins que ces efforts devraient être répartis sur une plus longue période.La publicité sous tous ses aspects et notamment par la voie des journaux et, à notre avis, le plus sûr moyen de secouer notre apathie et de nous déter!- miner à manger du/ poisson non pas une semaine ou deux, non pas pendant le carême seulement, mais pendant cinquante-deux semaines consécutives.La production annulle de nos pêcheries est d'à peu près frente-cinq millions de dollars, dont plus des deux-tiers vont à l\u2019exportation, alors que les Canadiens, eux, continuent.de se gaver de viandes lourdes, au grand détriment de l'hygiène et au non moins grand détriment de leur porte-monnaie.Si notre poisson fait les délices des Européens, il ne devrait pas être si mauvais pour nous.Espérons qu'on finira par Je comprendre.UNE DOUBLE CEREMONIE A EU LIEU CE MATIN AU MONASTERE DU P.-SANG Ce matin, 7.30 heures, a eu lieu dans la chapelle des Adoratrices du Précieux-Sang, une double cérémonie de vêture et de profession présidée par Mgr Dionis Gélinas, camérier secret.Un sermon de circonstance a été prononcé à l'issue de la messe.Une foule recueillie assistait à la cérémonie.ST tite PQ Ee, plus de 100 ans Distillé cn embouteillé au Canada sous la surveillance directe de JOHN de KUYPER & SON, Distillateurs, Rotterdam, Hollande\u2014Maison fondéc en 1695.1507 .La question La question du notionalisme canadien, qui couvait depuis longtemps comme un feu sous la cendre, est de nouveau agitée par suite des propos de guerre et le Crédit social dans l\u2019Albertaen Europe, qui font renaître la question de ce que serait l\u2019attitude du Canada en cas de guerre à laquelle participerait l\u2019Angleterre.Discutée depuis des générations, 1a question a tellement divisé les Canadiens les plus en vue que l'unanimité d'opinion n'est possible que sur le point qu'il faudrait un appel aux armes en appui de l'Angleterre pour savoir l\u2019attitude du Canada, ct pour savoir aussi jusqu\u2019où le pays est rendu dans la voie du nationalisme.On s'accorde à croire, cependant que les sentiments sont tels, quoique partagés, au Canada, que toute tentative d'appliquer la conscription provoquerait des événements fâcheux.La plupart des Canadiens sondés sur la question sont d'avis que les Canadiens ne permettront ni aux sentiments ni à quoi que ce soit de les contraindre de suivre la Grande-Breta- gne dans une entreprise, de paix ou de guerre, qui ne soit pas dans l'intérêt du Canada.C'est la minorité de ceux qu\u2019on a interrogés sur la question qui dit que, malgré la puissante opposition, le Canada appuiera I'Angleterre.Sur d\u2019autres points apparentés au nationalisme, l'opinion est pratiquement unanime.On s'accorde à dire que le Canada compte sur les Etats-Unis plutôt que sur l'Angleterre pour de l'appui militaire en cas d'agression.Aussi, on s\u2019accorde à dire qu'en aucune circonstance le Canada ne combattra les Etats-Unis, ct que dans certaines autres, les deux paysy joindront leurs forces.Le gouvernement actuel du Canada a reconnu la grande différence d\u2019opinion concernant le nationalisme en indiquant qu'il ne suivra la mère patrie dans aucune guerre qui ne serait pas dans l'intérêt du Canada sans consulter le parlement.MOUVEMENT SEPARATISTE En plus du nationalisme en ce qui se rapporte aux influences du dehors, il y a une autre question qui agite diverses parties du Canada.Cette question concerne les mouvements politiques de divers degrés d'importance dans certaines provinces en faveur de l'autonomie provinciale absolue; c\u2019est la vieille lutte entre les droits des Etats et du gouvernement central.La vieille lutte se poursuit de nouveau dans un camp différent, et les extrémistes demandent la séparation complète du Canada.L\u2019agitation du = nationalisme provincial n'est pas nouveau.Il remonte à plusieurs générations en arrière.Mais, dans certains endroits, l'agitation est plus forte et fait plus de bruit que jamais aujourd\u2019hui.Les jeunes, des deux sexes, s\u2019en mêlent aujour- d'hui et ne cèdent plus comme autrefois le pas au jugement plus pondéré de l'âge mûr.Le mouvement de la jeunesse est à la Les bruits de guerre en Europe font renaître la vieille contreverse : puyer l'Angleterre?\u2014 La majorité semble se prononcer dans la négative.Doit-on ou non ap- Les mouvements qui attirent l\u2019attention du moment: le séparatisme dans le Québec Laquestion de la Nouvelle-Ecosse, le bercail du Canada \u2014 du moins pour le présent.Les Canadiens-Français en général se disent exploités par le capital étranger qui s'est emparé des mines et de l\u2019énergie hydraulique.Ils disent qu\u2019ils sont privés d\u2019une voix au chapitre de la direction de ces entreprises.Ils affirment que le prix de l\u2019électricité est exorbitant et que le développement de la hausse au Canada ailleurs.comme DANS LE QUEBEC M L'exemple le plus frappant de la nouvelle situation se trouve dans la province de Québec.Cette province riche et populeuse, en grande majorité française, entend plus que jamais le cri de Québec pour les Québecois:.Cela veut dire: Québec pour les Canadiens-Français! La situation dans cette province est unique, comparée aux autres.La question dans la provin- le de Québec est premièrement une question de race, de l\u2019aveu de Québecois de langue anglaise comme de langue francaise, quoique la crise économique y soit aussi pour quelque chose.Les Canadien-sFrancais récla- pour les Québecois font quer la province voisine de l\u2019Ontario, où l'électricité sous Jl\u2019administration.par.le.gouvernement coûte moins cher.Dans ce passé pas très éloigné, la campagne contre la domination par le capital étranger donna lieu à des propositions extrémistes telles que la confiscation province, surtout dans les campagnes, est retardé.Les partisans du Québec remar- ment le contrôle de la province et de ses riches ressources comme leur droit d\u2019aînesse \u2014 un héritage, qui disent-ils, est tombé sous la domination des intéréts étrangers \u2014 surtout anglais et américains.Divers mouvements sont en marche pour réclamer ce \u201cdroit d\u2019ainesse\u201d et faire de la province un Etat exclusivement canadien- français.Les uns veulent faire de la province de Québec une république de langue française, tandis \u2018que d\u2019autres préconisent un bouleversement économique qui redonnerait aux Canadiens-Fran- çais les ressources de la provin- ce, tout en gardant celle-ci dans de toute propriété par l'Etat pour le bénéfice du peuple entier.Les chefs du mouvement Québecois, cependant, ont jugé à propos de mettre de l\u2019eau dans leur vin, et plusieurs groupes recommandent aujourd\u2019hui des méthodes moins draconiennes.EN NOUVELLE-ECOSSE Dans la province de la Nou- velle-Ecosse, ou fut plantée la semence de la sécession il y a une soixantaine d\u2018années quand la province fut absorbée par le Canada sans un vote du peuple, l'agitation n\u2019a pas cessé.La grande prospérité du passé n\u2019est plus qu\u2019un souvenir, et les néo- du nationalisme divise de nouveau les Canadiens Ecossais disent que cela est le résultat des tarifs imposés par le Canada, qui ont ruiné le commerce de l'industrie de leur province au profit d'autres parties du Canada, Et ensuite, dans l\u2019Ouest, il y a une situation des plus intéressantes affectant la Colombie-Britannique et les vastes provinces de l\u2019Alberta, du Saskatchewan et du Manitoba, immenses prairies qui constituent un des plus grands greniers du monde.Il y a toujours eu une grande animosité entre les provinces des prairies et les \u201cloups financiers\u201d de I'Est.Ces Etats agrl- coles, avec leurs ressources naturelles immenses et diversifiées, parlent depuis longtemps de se séparer du Canada et de se constituer en gouvernement indépendant.Cette agitation a augmenté ou diminué selon que les temps étaient prospères ou difficiles, Actuellement, comme résultat de la dépression et une succession de mauvaises récoltes, l\u2019agitation a recommencé.Les imaginations ont surtout été saisies de la sensationnelle expérience du crédit social de l'Alberta: plan qui, mis, en pratique, transformerait la province en une corporation dont chaque citoyen serait actionnaire ct retirerait des dividendes.On prédit librement dans l\u2019Ouest et aussi dans l'Etat, quant à cela si l\u2019expérience de l'Alberta réussit, elle balayera non seuement les autres provinces, y compris la puissante Colombie-Britannique, et pourrait bien aboutir à une union indépendante de ces quatre provinces de l\u2019Ouest.On s'accorde à croire, cependant, à l\u2019échec du crédit social. Les jeunes filles et Action Catholique \u201c.Avant tout, il faut que les oeuvres visent à donner à la jeune fille \u201cune religion vraie, un christianisme authentique\u201d.Qu'est-ce à dire?D'abord une foi toujours plus ferme et plus éclairée.C\u2019est pour cela que dans toutes ces oeuvres, quelles qu\u2019elles soient, on insistera sur la partie instruction religieuse.On voudra étendre et approfondir les connaissances religieuses.Ne sont-ce pas finalement les idées qui entraînent tout?Donc, doter la jeune fille de fortes convictions chrétiennes, c\u2019est la fixer, l\u2019enraciner dans le Christ.C\u2019est l\u2019attacher à l'Evangile.C\u2019est la former à la pratique de ses maximes.Mais, sur quelles notions chrétiennes faudra-t-il principalement appuyer auprès d'elle?Nous répondons que si aucune de ces notions ne doit être négligée, toutes doivent être présentées en la façon et sous la forme qui convient le mieux à la nature particulière de son ame.Nous avons dit, au début de cette lettre, quelles étaient les nuances les plus habituelles de cette ame: intuitive, imaginative et concrète, sensibe, aimante et optimiste, pleine de délicatesse et de pureé.Or, ce sont précisément les doctrines les plus profondes et les plus centrales de notre religion (et aussi les plus divinement tendres), qui répondent le mieux à ces instincts spirituels.Mais comment Jles lui inculquer?Non seulement en les lui enseignant, mais encore en les lui faisant assimiler vitalement; en les lui faisant sentir; en les lui faisant vivre; en lui demandant d\u2019aimer Dieu, d'agir pour lui, de fuir le mal, de faire le bien, de prier, de s'approcher des sacrements, surtout de la sainte communion; en lui procurant l\u2019inestimable bienfait des retraites.Nous avons dit aussi comment les dons de la jeune file étaient des dons de rayonnement, d'attrait, de conquête.C'est un des aspects les plus frappants et les plus constants de sa nature.Elle a besoin de se donner, de se communiquer, de gagner à ses idées, à ses sentiments.Mais ce sont là aussi les dons de l\u2019apôtre.Il faut donc, à tout prix, encourager chez elle et utiliser cette tendance et ces facilités d\u2019apostolat, Comment?En la faisant se donner de tout coeur à l\u2018oeuvre dont elle fait partie, en vue de la rendre plus parfaite et \u2018de lui gagner des adhésions nouvelles.Surtout en lui donnant comme objectif de se dévouer au service du Christ, de le faire connaître, aimer, rayonner; de travailler à l\u2019affermissement du triomphe de l\u2019Eglise, de lui gagner des âmes, beaucoup d'âmes.Cela, c'est précisément l'Action catholique.Donc toute jeune fille sincèrement chrétienne fait naturellement, pour peu qu'elle y soit initiée, de l'Action catholique.C\u2019est chez elle un instinct, un besoin.Les avions United Air Lines consumeront d'ici trois ans un minimum de 27,000,000 de gal- long d\u2019essence.ue CIE] oe FC Veillez sur vos enfants Il faut veiller sur vos enfants.C'est leur nature qui vous en fait une obligation.Vous les aimez et vous les trouvez peut- étre parfaits, ce ne sont pourtant pas des anges, mais des éres déchus et enclins au mal.Ils sont susceptibles de devenir vertueux; mais, par nature, ils sont plutôt vicieux, ils ont besoin d\u2019é- tre surveillés, repris et corrigés.Les saints ont eu besoin de réprimandes et de corrections.On dit, et je le crois, que les saints ne sont si rares que parce que les parents vigilants sont eux aussi extrêmement rares.Tous vous reconnaîtrez qu\u2019à part de rares exceptions les bons enfants se trouvent dans les bonnes familles.les enfants mal élevés, les mauvais sujets sont fils de parents négligents.Si vous ne voulez pas un jour, soyez vigilants, sur vos enfants.gémir veillez II faut veiller sur vos enfants.C\u2019est leur âge qui vous en fait une obligation.Ce sont des enfants, c'est-a- dire des faiblesses; ils n\u2019ont ni la raison, ni l'expérience, ni rien de ce que vous avez acquis avec l'âge et qui fait votre force; ils seront perdus si vous ne les surveillez si vous ne les protégez.A cause de leur age, a cause de leur faiblesse, veillez sur vos enfants.0-0-0 Il faut veiller sur vos enfants.Si bonne que soit notre ville, si chrétienne que soit notre population, on y trouve des corrompus, des gatés.Dix mauvais compagnons font plus de mal que ne font de bien cent hommes ou jeunes gens qui donnent le bon exemple.0-0-0 Il faut veiller sur vos enfants.Il faut veiller, il ne suffit pas de prier: La prière ne dispense pas de la vigilance, il est inutile de demander à Dieu de remplir nos propres obligations.Il faut veiller, il ne suffit pas d\u2019avertir: a Les enfants sont oublieux; une bonne surveillance et, au besoin, une bonne correction valent mieux que dix avertissements.Il faut veiller, il ne suffit pas de donner le bon exemple il faut écarter le mauvais exemple.Il faut faire bonne garde.Il faut surveiller et connaître les compagnons que fréquentent vos enfants; il ne suffit pas d'écarter ceux que vous connaissez comme mauvais ou dangereux, il ne faut admettre que ceux que vous connaissez pour positivement bons.| 11 faut surveiller les jeux de vos enfants, il en est d'innocents, il en est qui déshonorent, il en est qui ne sont que des prétextes pour colorer des absences et des relations dangereuses.Il faut faire bonne garde à la maison et que ni une parole ni un geste, ni une gravure, ni un livre, ni rien de ce qui peut ébranler la vertu des petits ou même des grands ne soit toléré dans ce sanctuaire de a famille.Il faut veiller si vous ne voulez pas gémir un jour; mais cela même ne suffit pas.Grande manifestation catholique Le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal organise, sous le patronage de S.Exc.Mgr Gauthier, archevêque - coadjuteur, une grande manifestation d\u2019attachement à l'Eglise et de protestation contre les outrages et les persécutions auxquels la religion est actuellement en butte dans plusieurs pays, notamment en Espagne.Cette manifestation, qui s\u2019inspire des sentiments exprimés par le Souverain Pontife dans son discours réctnt et par S.Exc.Mgr Gauthier dans sa lettre du ler octobre dernier, aura lieu au Manège militaire, en la fête du Christ Roi, le 25 octobre prochain, à 2.30 hres de l'après-midi.Tous les catholiques y sont invités.Les détails de l\u2019organisation seront annoncés sous peu.L'heure Catholique La causerie à l'Heure catholique du 18 octobre, organisée par le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, sous le distingué patronage de S.Exc.Mgr Gauthier, archevéque-coadjuteur, sera donnée par M.Henri Jeannotte, P.S.S., directeur de 1a Propagation de la Foi et de l\u2019Oeuvre de Saint Pierre Apôtre.Il parlera des directives pontificales sur les missions.Cette causerie commence à 5 h.précises.À 5h.20, programme mu- cal exécuté par la chorale de la paroisse de l\u2019Ascension sous Ila direction de M.Arsène Brassard, maître de chapelle.Organiste, M.Albert Elie.me CLAVIGRAPHES Echange et réparations de 1 machines à écrire de toutes marques, Rubans, Papier, Carbone Réparations de toutes sortes des balances \u201cToledo\u201d V.DUBOIS Tél.620 1644 rue Notre-Dame TROIS-RIVIERES AUX ANCIENS ELEVES DE L'ECOLE ST-JACQUES Le premier grand conventum des anciens élèves de l\u2019école St- Jacques, de Montréal, aura lieu le 18 octobre prochain, un dimanche.Le conventum s\u2019ouvrira à 10 heures du natin, dans la grande salle de l\u2019école 301 rue Dtmontigny est, a Montréal.Les Anciens se rendront en groupe a l'église St-Jacques, pour y assister a la grand\u2019'messe, à 11 heures, puis après la messe, il y aura un grand banquet, au Café St-Jacques.Vers trois heures de l'après-midi, les anciens se réuniront de nouveau dans la grande salle de l\u2019école pour y causer des souvenirs de leur jeune âge, y consulter les documents et les photographies des jours de classe, y assister à une courte représentation dramatique et faire les élections du Conseil d\u2019Administration de l'Amicale, pour l\u2019année à venir.Les organisateurs du conven- tum sont désireux de voir tous les anciens de l\u2019école St-Jacques participer à cette fête \u2014 la première qui ait jamais été organisée pour les anciens de St-Jacques.Ils désirent tout autant la présence de ceux qui n\u2019habitent plus Montréal, que celle de ceux qui vivent encore dans la métropole, et ils invitent tous les anciens de Saint-Jacques qui habitent aujourd'hui en dehors de Montréal, à se rendre dans la métropole, le 18 octobre prochain et Téléphone 456 ARTHUR SPENARD COURTIER Assurances générales 944,\" rue St-Pierre Trois-Rivières EDIFICE SPENARD NE JER Sem mn SE SEN Sad wh Sm EN mt fem mm et à se joindre à leurs anciens condisciples.En attendant tous ceux qui ont étudié à l\u2019école Saint-Jacques, de Montréal, ne serait-ce que pendant une année sont priés d'envoyer leur nom et adresse au Rév.Frère Directeur de l\u2019école St-Jacques, 315 rue Demontigny Est, à Montréal.S'ils peuvent le faire commodément ils pourront donner en même temps l'année où ils ont quitté l\u2019école Saint- Jacques, ou l\u2019une des dernières années qu'ils y ont passées.L\u2019Arithmomancie qui se pratique aujourd\u2019hui sur une grande échelle, remonte aux Chaldéens.A.D.Gascon Louis Parant GASCON & PARANT ARCHITECTES Trois-Rivières 690, St-François-Xavier Téléphone 266 20\u20144pA, Du 0e 00-00-00 e ser au centuple le sou du pauvre comme le dollar du riche.Voix Mauricienne.HEROUXVILLE M.Emile Jacob est allé au Cap-de-lu-Madeleine, dimanche.\u2014M.et Mme Edmond Durand, de Grand\u2019Mère, ainsi que leurs filles: Gracieuse \u2018et Carmen, en visite chez MM.Patrick et Amédée Durand.M.et Mme Hervé Thiffault a St-Tite, dimanche dernier.\u2014MM.ct Mmes Ernest ct Patrick Durand, ainsi que M.Rémi Jacob, à St-Stanislas, dernièrement.\u2014M.Emile Jacob, Mlles Béntrice ct Thérèse Jacob, à St-Tite, dimanche, chez M.Roch Marchand.\u2014-M.Jacques Lafontaine était l'hôte de Mlle Emelda Duchainc, dimanche.Mlle Maric Gervais en promenade à Shawinigan Falls.VISITE DES ECOLES M.le curé A.Lessard à fait la visite mensuelle des écoles.Il y cul chant, musique et déclama- tilon.11 souhaitla aux élèves une an- néc couronnée de succès.EPLUCHETTE DE BLE-D'INDE Vendredi dernier un groupe de parents ct d'amis se réunirent à In demeure de M.Léopold Cossetle pour une\u201d épluchette de blé-d'Inde.Parmi les invités on quait: MM.ct Mmes Léopold Cossette, Onésime Cossette, Nipoléon Ayotte, Joseph Lebel, Clément Cossette, Mme Charles Rousseau, du Lac à La Tortue, MM.Vincent et Isidore Cossette.MM.Paul Tessier, André Bordeleau, Léo Ayotle, Rémi, Emile et Benoil Jacob, Jean-Paul Cossetle, Joachim ct Alexandre Bordelenu, Jcean-Robert Lefebvre ct Fernand Ayotte, MM.Josaphat Goyette, Jean-Baptiste Rousseau, et Hormisdas Luhuic, Jean-Baptiste et Ovila Pronovost, tous du Lac à à la Tortue; MM.Benoît, Prosper, Maurice et J.Cossette, de St-Narcisse; Miles Julienne et Marie-Anne Cossette, Béntrice et Thérèse Jacob, Irène Bordelcau, Hélène Ayotte, Madelcine et Rolande Lefebvre; Milles Blanche et Yvonne Rousseau, Cntherine, Anne-Marie cet 'M.Pronovost, tous du Lac à la Tortuc, Mille Rachel St-Arnault, des \u2018Trois-Rivières, MIJe Rose Lnbissonnière, du /Cop-de-la-Madeléi- ne.1 © \"Il.y cut chant, musique ct.déclamations.Tous s'amusdrent À une heure assez avancée cl em- remar- -portèrent Un agréable souvenir de cette veillée.: Le Bien Public 13 SAINT-PROSPER \u2014\u2014\u2014 MARIAGE Le 7 octobre dernier a été béni par M.l'abbé H.Doscôteauxle mariage de M.Justin Gagnon, fils de feu M.Prosper Gagnon ct Mme Gagnon, avec Mlle Sara Houde, fille de feus M.ct Mme Philippe Houde.L'église, pour la circonstance, avait revêtu ses plus riches parures.L'autel de la Sainte-Vierge était magnifiquement décorée de fleurs et de lampions aux multiples couleurs.Auvx accords l'orgue, la mariée fusait son entrée dans l'église au bras de son frère M.Jos.O.Houde.Le marié avait pour témoin son oncle, M.Maxime Lefebvre.Les membres de la chorale Enfants de Marie, sous la direction de Mlle Cécile Frigon, exécutèrent avec succès un magmnifi- que programme de chant.de des Après la cérémonie religieuse, il y eut réception à la salle paroissiale.OBSEQUES DE M.LUCIEN BARIBEAU M.Lucien Baribeau est décédé à l'âge de 53 ans el 4 mois, des suites d\u2019une maladie cruelle, à lhôpital St-Joseph, des \u2018Trois- Rivières.Le défunt laisse pour pleurer sa perte, son -pouse née Aurore Ebacher, sept enfants: Rév.Frère Prosper, des Frères des Ecoles Chrétiennes, de Québec; Rév.Frère Marcellin, des FF.des Ecoles Chrétiennes, des Trois-Riviè- res; MM.Joachim, Germain Baribeal; Mies Yvette, Marielle et Hélène Baribeau, de St-Prosper, son frère, M.Victor Baribeau, de St-Prosper, ses soeurs, Mme Victor Ebacher (Angélina), de St-Prosper.Mme Edouard Beaulieu (Sarah), de St-Prosper; Mme Joseph Lizotte (Virginie), de Montréal; Mme Henri Beaulieu (Alma), de Montréal.LA BAIE SHAWINIGAN FUNERAILLES DE M.ARTHUR PAQUIN Lundi dernier curent lieu en notre église paroissiale les gran- Paquin, âgé de 28 ans, et fils de M.et Mme Oliva Paquin.L'église était décorée pour la circonstance de ses plus belles tentures de deuil.M.l'abbé Josaphat Rinfret, curé, présidait à la levée et à l\u2019Absoute du corps, assisté des RR.A.Tousignant, curé d'Almaville, et A.Rousseau, de Ste- Jeasne d'Arc d'Almaville.MM.les abbés Dollard Duval ct Maurice Saucier, tous deux professeurs au Séminaire St-Joseph des Tsois-Rivières, célébraient la messe aux autels latéraux.A l'orgue la chorale des hommes, sous l'sabile direction de M.Gaston Lesieur, maîitre de esapelle 4 St Perrord le Shrnnigan, interprétait la messe dse morts, harmonisée de Panneton.Solistes: MM.G.A.Yelle, Gaston Lesieur, Richard Gill.Au libera, MM.Germain cet Amliroise Bellemare chantèrent en duo: In articulo mortis, et M.Richard Gill, à la fin de la messe, rendit: Beau Ciel.A l'orgue, M.Albert Papillon.Le défunt était connu de tous ct de tous estimé, il a passé ne laissant dans sa vie que le souvenir du bonheur qu'il a donné aux siens et du bie qu'il a fait aux autres.STE GENEVIEVE DE BATISCAN NAISSANCE M.et Mme Jean-Louis Bari- beau, née Aimée Trudel, ont le plaisir d'annoncer à leurs parents of amis la naissance d\u2019un fils, né le 28 septembre à l'Hôpital St- Joseph, des Trois-Rivières, cet baptisé à Ste-Geneviève de Batiscan, par le Rév.Père F.-Xa- vier St-Arnaud, Missionnaire aux Philippines, sous les prénoms de Joseph, Donat, Pierre, Michel- Parrgin et marraine: le Docteur ct Madame Charlemagne Baribeau.Porteuse: Madame Dr Paul Trudel, jgrand'mere de l'enfant.NAISSANCE M.ect Mme Dalphat Grenier, de St-Etienne des Grès, ont l\u2019honneur de faire part à leurs parents et amis de la naissance de leur quinzième enfant, une fille, baptisée sous les noms de Marie, Louisette, Clémence.Parrain ct marraine, M.Jules Pichette, Mlle Clara Bellemare.Porteuse.Mme Albert Gélinas, dé St-Boniface.WUE GEN RES Gi TÉLÉPHONCZ () \\ MARQUETTE | 4549 RCT LA ITT TSR ATIONALE 282 RUE ONTARIO QUEST PRIS BLEURY ONTRIAL SW FIER VEER] = PIL ARIES WY RE + CY * yi Par PHI En vente à Voulez-vous rire à vous tenir les cotes?SOUVENIRS APPE GERMAIN la Librairie Ayotte PRIX: 60c dioses funérailles de M.Arthur MAISON NATALE DU BS ep > ! *\\cc-anniversaire du général Wolfe a cu lieu récemment ÿ St- Alfege, paroissiale do: ; | ' l'église \u2018\u2019\u201ccenwich, où vécut le célèbre vainqueur de Montcalm.Son corps repose dans In crypte de cet- *glise.Wolfe mourut lo 12 septembre 1759, à la bataille des plaines d'Abraham, Québec.Voile presbytère de Westerham, où Wolfe naquit. Le Bien Public Par où passera la ro \u201cLE PROGRES DU SAGUENA Y\u201d EMET LA POSSIBILITÉ D\u2019UN TRACE QUI SUIVRAIT LA BASFONNAIS AU LIEU DE LA CROCHE.- LES RAISONS.Voici qu'au moment où vont commencer les travaux de prolongement de la route de La Tuque vers le lac Saint-Jean, survient un autre projet, ou plu- tot une autre forme du projet, rendu public par notre confrére de Chicoutimi, \u201cLe Progrès du Saguenay\u201d.Il va sans dire que les habitants du Lac Saint- Jean, tout autant que ceux de 1a Mauricie voient avec plaisir arriver le jour où ils pourront se voisiner sans passer par Quebec.II ne s'agit plus que de savoir par où passera la route tant espérée.Le trace = projeté suivrait la ri- viere Croche pour aboutir à Roberval.Le correspondant du journal de Chicoutimi emet l'hypothèse d'un trace nouveau, JO BASSIN DE DAAILAASE DE LA RIVIERE ST MAURICE ET D PRINCIPAUX TICBUTLIRES dd mn Lend ECHELLE qui suivrait la rivière Bastonnais Bouchette.Les raisons?Notre confrère les! expose dans son article, que nous nous empressons de publier, vu qu'il est d'un intérêt bien d'actualité.Le croquis du bassin mauricien, que nous publions ci- contre, permettra à nos lecteurs de suivre les explications fournies dans l\u2019article.On annonçait ces jours-ci que des travaux considérables s\u2019entreprendraient bientôt sur Ja route La Tuque-Lac St-Jean.Inutile d'insister sur le principe de la route; les Conseils et les Chambres de Commerce de toute la région ont appuyé fortement ce projet mis à l'avant par nos amis de La Tuque.Les raisons qu'on a alléguées sont sérieuses, les avantages à retirer sont considérables.Nous nous réjouissons de voir enfin lexécution du projet mis en marche.Cependant, arrivons-nous trop tard, y a-til danger qu\u2019en suggérant un tracé autre que celui qui est proposé nous nuisions à l'accomplissement d'un ouvrage sur lequel tout le monde est d'accord, dans ce cas nous voulons bien retirer notre proposition.Nous disons notre proposition; elle n\u2019est pas de nous, elle nous a été suggérées mais elle nous semble concilier tant d'intérêts sans que le projet essentiel en souffre, que nous prenons la li- BDerté de l'exposer.Le tracé projeté de la route en- \u2018tre La Tuque et le Lac St-Jean suivrait la Croche pour aboutir à ;Ste-Edwidge et à Roberval.Le tracé qu'on nous suggérait dernièrement, \u2014 nous ne savons s'il a déjà été étudié \u2014 suivrait plutôt la Bostonnais pour aboutir via le Lac La distance entre La Tuque et Roberval par l\u2019un ou l\u2019autre tracé est sensiblement la même.Mais il y a cet avantage que par ce nouveau tracé la jonction à étblir entre les routes existantes serait beaucoup plus courte.Par la Bostonnais il n'y a que 65 milles de La Tuque au Lac- Bouchette; or on sait que la route de ce côté-ci se rend jusqu\u2019à 133 milles plus loin que le Lac- Bouchette, route excellente; d'au tre part, on nous dit que le chemin est ouvert le long de la Bostonnais jusqu\u2019à une distance de 20 milles; il resterait donc à aménager une section de 32 milles seulement.Nous croyons que Ia section nouvelle à ouvrir par Ia Croche serait plus considérable.Que nos concitoyens de La Tuque s'engagent par la Bostonnais ou par la Croche, ils ne doivent pas y voir grande différence, pourvu qu\u2019ils gagnent le Lac St- Jean; et ceux du Lac St-Jean, qu\u2019ils gagnent La Tuque par le Lac-Bouchette ou par la Croche, ça leur est pas mal égal, pourvu que la distance soit à peu près la même.Il est clair que pour les gens du sud et de l\u2019est du Lac, comme pour ceux de Chicoutimi, le tracé par le Lac-Bouchette est plus court.La question serait de savoir si le coût de construction de la route est plus avantageux par la Croche que par la Bostonnais; il serait bien surprenant que le coût par mille de chemin fût fort différent; il serait bien surprenant aussi que les avantages pour la colonisation, le tourisme et l\u2019industrie forestière, ne fussent pas à peu près équivalents, qu\u2019on suive l'un ou l'autre tracé.au Lac-Bouchette.>a On conviendra tout de même que pour la paroisse du Lac- Bouchette, pour la paroisse commencée du Lac des Commissaires, le projet que nous proposons serait d\u2019un fameux avantage.Le Lac-Bouchette, lieu de pèlerinage, deviendrait accessibly autrement que par ceux de la région.Cette route se trouverait encore à passer à 8 ou 10 milles du Lac-Edouard.Cet endroit n'a aucune sortie si ce n\u2019est par chemin de fer; le sanatorium paraît à plusieurs fort isolé et difficile d'accès: c\u2019est un inconvénient.Il pourrait.par un raccordement assez court, être mis en relation avec une route provinciale.Pourquoi le Lac-Edouard ne devien- drait-il pas un centre de cure pour les maladies de- poitrine, dans le genre de Saranac Lakepar exemple?L\u2019isolement total actuel est certainement un empêchement absolu.Voilà en bref les raisons qui nous sembleraient militer pour le tracé par la Bostonnais plutôt que par la Croche; ça ne rallonge point le parcours pour personne, ça le raccourcit pour le plus grand nombre; ça coûterait moins cher, étant donné qu\u2019il reste moins long de chemin à ouvrir; ça servirait fort la paroisse du Lac-Bouchette et du Lac des Commissaires, cela permettrait un accès facile et nécessaire au Lac-Edouard.Quant aux autres avantages et aux difficultés elles se valent d'un côté comme de l\u2019autre.Le tout respectueusement soumis.PHILIPPE.Ne rapporte pas les propos d'autrui.As-tu entendu quelque parole contre un .autre, qu\u2019elle meure par devers toi.chanta == JEUDI, 15 OCTOBRE 1834 ute La Tuque-Lac St-Jean Grand'Mère, il n'y avait que quelques habitations disséminées ça et là sur la route qui conduisait à Ste-Flore et il dut le faire dans la maison d'école, seule habitation qui se trouvait du côté droit en allant vers les usines Laurentide.La première messe à Grand'Mère, il y à quarante ans Au prône, dimanche dernier, M.le curé Donat Fréchette, de Grand\u2019Mère, rappelait à ses ouailles qu\u2019il y avait exactement 40 ans ce jour-là que la première messe avait été chantée à Grand- Mère.En effet c\u2019est le 11 octobre 1896 qu\u2019un ancien vicaire de Ste-Flore, aujourd\u2019hui curé de la paroisse Ste-Anne de Yamachiche, M.l\u2019abb.Elzéar De Carufel, chantait une première messe à Grad\u2019Mère.Arrivé le 10 octobre au soir, il confessa les quelques résidents et chantait sa messe le lendemain, c\u2019était le commencement de la mission qui devait durer jusqu\u2019en 1898, alors qu\u2019un desservant venait dire une messe une fois la semaine.En 1898 nous arrivait le premier curé de la pa- jy: ; So pisse M.l'abbé Beaudet et en Lénine régi les Intestin, aug 1899 le regretté M.le curé La- |.du système les matières nui- flèche prenait charge de la Pâ- | sibles.T1 ne se vend pas dans les roisse pour l\u2019occuper jusqu\u2019à 58 | pharmacies et peut seulement ¢- mort il y a environ huit ans.Les 4re obtenu chez les agents lo- régistres paroissiaux, n\u2019ont été !caux autorisés.Pour renseigne- ouverts qu\u2019en 1899 et la paroisse ments écrire à Dr.Peter Fahrney St-Paul de Grand\u2019Mère fut éri- & Sons Co 2501 Washington ELLE SE PORTE PARFAITEMENT BIEN M.J.A.Hudak de Punxsutawney, Pa., écrit: \u201cMa femme souffrait de dérangements d'estomac et de sérieux maux de té.te causés par une élimination défectueuse.Après avoir employé votre médecine, les maux de tête la quittèrent et elle se porte maintenant tout à fait bien \" Le Novoro du Dr Pierre est une précieuse médecine de fami!Pe préparée à l\u2019aide de plantes, de racines, de feuilles, d'écorces et de graines d'une valeur médeci- nale reconnue bonne.Il tonifie gée canoniquement en juin 1900.Blvd, Chicago, Il Quand M.l'abbé De Carufel| Livré exempt de douane la première messe a Canadaau \u2018Stabilité \u2018pour les Assu TE NA ER FT ARE COR Qu\u2019allez-vous faire des plus longues vacances de votre vie?AVEZ-VOUS jamais eu des vacances réellement longues?Or, lorsque viendra le moment de prendre votre retraite, vous aurez a résoudre le problème de ce que vous ferez du plus long congé de votre vie.Pourrez-vous envisager un avenir libre de tout souci, de toute inquiétude, ou bien aurez-vous à craindre l\u2019angoisse d\u2019une situation financière incertaine et malaisée?Vous pouvez d\u2019ores et déjà résoudre ce problème en mettant de côté, au moyen d\u2019une police dotation ou d\u2019un certificat de pension de la Confederation Life Association, une partie fixe du montant que vous rapporte votre travail.Vous aurez alors la certitude que, quoi qu\u2019il arrive, l\u2019automne de votre vie sera libre de tous tracas et ennuis.Ecrivez-nous sans retard et demandez-nous de vous expliquer une combinaison qui assure votre indépendance financière lorsque vous serez vieux.Con federation : HE Siege social ~~ - Association 9 J.A.DOUCET, A \u201d FE 11 120008 Gérant de district Trois-Rivières.Lee ne er em RE a OCTOBRE 1936 JEUDI, 15 Le Bien Public Un dindon (Suite de la page 3.) Ce fut un bel été, Damien a- plein de malice ect de gaieté.Ca venait à plein dans tous les clos.Le foin surtout se surpassait.Et puis, il faut bien le dire, il y avait les dindonneaux, Jes premiers dans la Rivière-à- Ja-Lime.Fonsine en avait fait peu à peu son affaire quoique lui, Damien, qui le premier en avait eu l'idée, se réservait un droit d'autorité sur leur éducation.savérait C'était merveille de les voir évoluer dans la cour, d\u2019un pas aérien, parmi les herbes usées qu'elles picoraient deci, dela, d'un bec dédaigneux et avec des manières de demoiselles.Elles progressaient en âge et en dignité.Les plumes avaient remplacé le duvet.Elles étaient hautes ot fuselées avec de fines pattes noisette.Un dindon s\u2019était même peu à peu révélé parmi le groupe.Bien que la crête lui perçat à peine et qu'il ne portât pas encore la cravate, il ne tardait pas a prendre un indéniable ascendant sur la basse-cour.Toute la volaille s\u2019écartait res- pectucusement sur son passage.Elle saluait en lui une notion, un ptincipe agissant: celui du chef.De fait, il faut le dire, c'était une nature d'élite, hautaine, un peu réveuse, mais capable d'une autorité bienfaisante sur la basse-cour qu\u2019avaient divisée jusque-là des luttes intestines.Il n'avait eu qu\u2019à paraître, qu\u2019à se révéler.Un changement immédiat dans les moeurs avait marqué son avénement.Pas la seule persuasion de sa présence, il imposait une certaine humanité à deux coqs impertinents et sans principes qui, tels deux féodaux, avaient étendu leur domination arbitraire et rançonneuse sur le troupeau des poules asservies.Désormais à l'ombre du nouveau maître, les pondeuses avaient recouvré leur rang social, Bien que leur situaton fût naturellement inférieure à celle des dindes, elles étaient libres et pouvaient à leur guise éparpiller leur rêverie industrieuse autour des bâtiments, sans craindre les impulsives agressions de nos deux coqs.Inutile d'ajouter pour ceux-ci que du fond de leur humiliation, ils avaient voué une haine tenace à ce bel aiseau aux glougloutements pacifiques et aux allures de grand seigneur.Ah! les pôvres, s'ils avaient su qu\u2019ils devaient cette éclipse mortifiante au \u201cBulletin des Fermes\u201d! Les mois passaient.L\u2019expérien- le de Damien sembait devoir Lap\u2019tit Mamsell\u2019 Tache, sansfaçon,sans gêne, Sur le poêle eut un jour le front de s\u2019poser; Mais Sultana vint ot n\u2019eut pas de peine A P\u2019culer l\u2019intrus\u2019 qui dut s\u2019défiler.Chassez les ennuis causés par votre poêle en employant la MINE A POELE SULTANA Sultana Limited, Montréal \u201cwr vait du coeur au travail et il] en affaires réussir à merveille.Il s\u2019en montrait tout fier aux voisins qui venaient admirer les façons de ce nouveau volatile.\u2014Vas-tu les vendre, voici l\u2019automne, lui disait-on.* \u2014Vous êtes fous, s'exclamait Damien.Bien sûr que je vais les garder pour les faire couver au printemps.| Par cette décision, Damien se | eréait un entourage jaloux.L\u2019expérience des dindes troublait la tranquilité des voisins.Allons donc, il fallait non sculement considérer l\u2019annonce du progrès, mais aussi songer à se mettre à son diapason pour ne pas demeurer en laisse avec ce matois de Damien.Si Damien élevait des dindes, il fallait, pour ne pas rester sur un pied d\u2019inégalité, qu\u2019on en élevat aussi.Ah! satané \u201cBulletin\u201d! On savait bien d\u2019où venait cette idée.Aussi le mécontentement avait conseillé à tous les abonnés du rang de remettre leur abonnement au \u201cBulletin des Fermes\u201d.Quant au dindon, il fallait le voir et l'entendre.Dieu, qu'elle prestance et quelle voix! Son humeur avait varié, Les querelles de cogs ne l'intéressaient plus.Foin, des petites promenades dans le cercle vicieux des bati- ments! Il lui fallait l\u2019espace, la liberté au soleil.Il aimait marcher dans les hautes herbes qu\u2019il dominait de son long cou.La vue de la ferme, de Damien, de Fonsine et des bêtes lui donnait A présent l'envie de faire des bé- tises.| De bon matin, il menait ses amies à la campagne, dans les trèfles encore rafraichis de rosée.On faisait bande à part.Le soleil murissait les couleurs des plumes.La bonne vie! On s\u2019aventurait jusqu\u2019à la coulée où les herbes parasites avait cette saveur pimentée qui réjouit tant l\u2019oesophage des gallinacés.Le soir on rentrait des champs à la brunante pour la pâtée supplémentaire: pomme de terre, farine d'avoine, peut-être bien des fê- ves cuites arrosées de lait -cremé.Le dindon venait en tête, ac- crêté, le jabot en avant, les ca- .roncules dilatées et la queue en éventail.Les ailes déployées, il accourait d'un pas précieux, tendant le cou dans un glousement rauque et colérique.A considérer les reflets sanguins de son jabot, on eut dit qu\u2019à tout moment il frisait l\u2019apolexie.Après la becquée, pendant que les poules, une à une, s\u2019alignaient au perchoir de l\u2019écurie, les dindes s'attardaient dans la cour dé- serte où les ténèbres s'amoncelaient.Damien avait voulu que ses dindes se juchassent à une hauteur convenable.C\u2019était là un souci de vanité bien compré- (hensible.Pour cela, au faite de sa grange il avait installé une grande roue immobile en plein vent où dindes ct dindon venaient se percher dans la nuit.Aux approches de novembre, dans toutes les fermes d\u2019alentour, on tordait le cou à la volaille engraissée.Damien fit de même pour ses plus vicilles poules et ses deux coqs.Mais pas une tête de dinde ne tomba.Les voisins s\u2019en chagrinèrent, ils vinrent lui en causer à la veillée.\u2014D'amien, Damien, suppliait- jon.{ \u2014Ah! non, je ferais une béti- se de les immoler.On m'a offert un bon prix, mais ce ne sera ni à Noël, ni au Jour de l'An.Vous auriez dû faire comme moi et en | faire l'essai vous autres aussi.Vous voyez, à bien réussi.L'au- {tomne prochain, à pareille date, 15 & LA CHAMBRE DE COMMERCE Jr dans la mesure de nos faibles capacités, tous les bons muuve- ments, nous sous silence les résultats surprenants des activités de notre Chambre de Commerce Jr Etablie au printemps dernier, ce groupement ide jeunes de chez- nous prend .un essor admirable grâce au dynamisme entraînant de son président M.Léo-Paul Lamontagne, Mercredi, le 23, la Chambre de Commerce Jr inaugurait son premier diner-causerie, événement couronné de succès et dont les journaux ont parlé avec éloges.Je tiens à féliciter les membres du Jeune Commerce pour leur louable ambition de vouloir établir dans notre ville un bureau de tourisme, afin de développer cette industrie de chez nous et d\u2019aider ainsi & l'essor du progrès commercial et financier de notre région.Pour établir les bases solides de cette imitiative pleine d'esprit régional et national on eût l\u2019idée d'inviler M.Armour Landry du Syndicat d\u2019Initiative de la Vallée du St- Maurice, lequel possède bien les connaissances requises pour élaborer le \u2018programme touristique et définir clairement les loés du rouage de l\u2019industrie du tourisme ici.Notre Chambre de Commerce a prouvé que ses adeptes ne sont pas des Don Quichotte mais des vaillants, des éveilleurs d'énergie, animés du grand désir de faire si la malchance s'met pas en travers j'aurai cinquante dindes dans ma cour.Les voisins s'en retournaient déprimés, l'oeil mauvais sous la casquette et de troubles desseins envahissaient leur raison.L'hiver ramena les poudreries et les bancs de neige dure dans la cour.Les dindes vivaient maintenant au sec, cloitrées dans une bergerie désaffectée attenante à l\u2019étable.Un matin, Damien en poussa la porte comme d'h\u2019abitude pour leur donner la pâtée.Malheur, la bergerie était déserte.Les péronelles avaient- elles tiré le verrou! Le coeur serré, Damien fit un pas en avant et découvrit dans un coin, tout penaud ct enveloppé de nuit, son dindon, son dindon triste à mourir avec un petit sac ficelé au cou.Devant ce phénomène, Damien se gratta le cuir chevelu, puis il comprit et s\u2019écria: \u2014Ah, ah! mon gros, y est passé un commerçant, quel prix que tu les a vendues?Le sac contenait cinq billets de deux.\u2014Dix piastres! H va falloir que je consulte l'échelle des prix dans le \u201cBulletin\u201d, pensa-t-il tout haut, pendant qu\u2019il servait à déjeuner à son unique dindon, dernier vestige de son expérience.Clément MARCHAND.2, Poanoiles da y fly Jf Notre but étant de promouvoir | ne saurions passer | | \u2018 WE LING ol Fh i ° > valoir justement leurs valeurs personnelles, contribuer à élever celle d\u2019autrui en luttant pour l'instauration d'un ordre nouveau, pour le triomphe d'idées fortes et saines, inspirées de vrai sens national et régional.Inviter un jeune de chez-nous à donner la première conférence de la Chambre de Commerce, cela prouve de la part de ses membres la compréhension d\u2019un grand sujet d'actualité: \u2018les nôtres d'abord\u201d.merce cranement, Allez! membres du Jeune Comvaillamment, par votre entrain reconnu, votre besoin d'activités, votre soif d\u2019amélioration, de tout ce qui touche à la jeunesse, allez! jeune élite de Shawinigan répandre partout vos idées de restauration | économique et sociale, précher l'achat chez nous, attirer le tourisme chez nous, faire valoir les (talents des jeunes intellectuels de chez nous; ainsi vous inspirerez à toute la jeunesse la confiance en ses ressources personnelles, la nécessité de ne pas laisser la lampe s\u2019étecindre sous le boisseau, le besoin urgent de s'unir pour la revendication de nos droits les plus chers.Allez et soyez des entraineurs, mieux que cela, des apôtres.Apôtres de la défense de notre patrimoine religieux, national et régional.WHIST - BRIDGE Au profit de l\u2019Amicale du Couvent St-Louis de La Pointe-du-Lac, mardi, le 20 octobre, 1936, à 8 heures pr.- cises.Prix: 25 sous, vestiaire compris Le billet d\u2019entrée, servira pour le prix de présence.C\u2019est moins la richesse qui corrompt les hommes que la poursuite de la richesse.De Bonald.\u201cLE \u2018BIEN PUBLIC\u201d est imprimé sur les presses de l'Imprimerie Champagne & Fils, 1563 ruc Royale, Trois-Rivières.FONDÉE IL by BURA Y A 146 ANS D'ÛB-SF Le Bien Public 16 Quand Trois-Rivières se réveille Depuis les fêtes du troisième centenaire, La Mauricie a attiré le nombreux touristes qui ont trouvé chez-nous un intérêt tout à fait inédit.Savants canadiens, français; artistes des Etats-Unis, écrivains étrangers ont séjourné dans notre région où la nature pittoresque et la cordialité des moeurs les ont enchantés.Ces étrangers ne nous sont pas venus à l'aveuglette, portés par le hasard.Seul un intensif mouvement régionaliste appuyé sur la Collaboration de quelques propagandistes bénévoles, a pu conquérir leur attention.Pour attirer ainsi l'attention du monde extérieur, il a fallu que quelqu'un en prit l'initiative.Une genereuse cooperation a ralile autour de ce but plusieurs groû- pements désintéressés, Parmi ces travailleurs cntierement devoues a la cause de la Mauricie, il convient de signaler l'abbé Tessier qui a donné environ deux cents representations de ces pellicules sur la région.Au nombre des collaborateurs de cet infatiguable apôtre régionaliste, le Clan routier Jacques-Cartier.des Scouts Catholiques, a joué un rôle qui ne manque pas d'importance.Depuis le printemps dernier.les discrète mais plus profitable qu'une réclame tapageuse.Le\u2019 temps semble apssé où Trois-Rivières n\u2019avait à faire voir que ses pulperies, à l\u2019époque, les plus productives de 1'univers.Nous avons aujourd\u2019hui un autre visage à exposer à l\u2019étranger.Et ce visage est le seul vraiement attachant parce qu'on ne le découvre qu'à la suite d\u2019un examen atlentif, La catégorie de touristes qui le cherche est infiniment préférable à l'autre LA CORPORATION DE LA CITE DES TROIS-RIVIERES AVIS PUBLIC EST par le présent donnë que le rôle d'évaluation pour 1937 est maintenant achevé et a été déposé au bureau du soussigné, en l'Hôtel de Ville des Trois-Rivières, le huit octobre 1936.Le dit rôle reste- ro ouvert à l'examen des in- membres du Clan ont parcouru la province et interprété les vieilles chansons des hommes des bois.En vingt endroits du Québec, ils! ont fait connaître les naïfs refrains en honneur das nos chantiers depuis plusieurs genéra- tions de bücherons.Si la chansoë est l\u2019expression de l'âme du peuple.les routiers du Clan Jacques- Cartier ont accompli une oeuvre des plus humaises en faisant connaître les idées et les sentiments de nos ancêtres, idées ct sentiments souvent ignorés par l'histoire.En outre de cette considération d\u2019une portée supérieure, les routiers ont bien servi les intérêts immédiats de la Maurlcie en suscitant chez leurs auditeurs une pointe de curiosite concernant notre région.Ils ont été les ambassadeurs tritluviens à l'étranger.Du régionalisme, ils ne sont pas les théoriciens abstraits.Ils en vivent et veulent en faire profiter la cité.Ils paient de leur personne, de leur énergie et de leur travail l\u2019avancement de Cette doctrine et prouvent par leur attachement qu'elle peut Aonner des résultats.Propagande °, 2 M.R.FILIATRAULT °° ENSEIGNERA LE CHANT ICI M.Roger Filiatrault, avantageusement connu dans les milieux artistiques de Ia metropole, ouvrira un Studio dans notre ville et y enscignera le solfège ct le chant à des élèves triflu- viens.Ce studio sera situé dans l'immeuble des Guides Catholiques où M.Filiatrault commencera de recevoir ses élèves, à partir du 16 octobre.Les cours seront donnés les vendredi soir, samedi après-midi rt samedi soir de chaque semaine, MM.Roger Filiatrault est un ancien d'Europe où il étudia la musique et le chant sous les meilleurs maîtres.Il est comme on le sait le collaborateur assidu de M.Oscar O'Brien, le grand folkloriste de Montréal.= ba hake téressés ou de leurs représentants durant les trente jours qui suivent celui du dépôt.Toute plainte contre le dit rôle devra être remise au soussigné, par écrit à ou avant l'expiration des trente jours.PAR ORDRE, Le Greffier, (Signé) \u2018Arthur BELIVEAU.Hôtel de Ville, 8 octobre 1936.Trois-Rivières, P.Q.LA REVUE BLEU ET OR HN est dans les grandement = question milieux d'étudiants à Montréal de faire jouir notre population trifluvienne de Ia grande revue Bleu ct OR.On sait le succès que cette revue a remporté dans la Métropole.Ce succès était très mérité, ceux qui ont eu le plaisir d'en être témoins en conviendront, Les artistes de la Revue Bleu ct Or, qui sont tous des étudiants pleins de malice ct de gaîté, qui voyage uniquement pour prendre l'air.Ls.-P.P.songeraient donc avec la permission des autorités de l'Université de Montréal, à venir donner sous peu à Trois-Rivières une représentation de eur intéressante revue.Il n\u2019en tient qu\u2019à nos triflu- viens de hâter Ia \u201cdécision de Messieurs les étudiants, FI s'agit d'écrire à l'Association Dramatique ct Muicale de l\u2019Université, 539 est, rue De Montigny pour manifester son désir que la troupe vienne i Trois-Riviéres.Toutes les lettres seront reçues avec plaisir.Ajoutons que si jamais nous avons lavantage de voir la Revue Bleu et Or à Trois-Rivières, la Revue nous sera présentée sous un jour plus original encore, attendu qu\u2019on songe à en renforcir les effets.JEUDI, 15 OCTOBRrE 193g Alors c\u2019est une bonne soi franc rire en perspective, \u2014\u2014 NAISSANCE rée de Lundi dernier, Mme Louis-Phi.lippe Poisson, née Blanche Cayer, épouse de notre excellent coll.borateur, a mis heureusement au monde un fils qui a reçu tême le prénom de Michel, Veuve David Poisson ct M, Gérard Poisson ont été parrain go marraine de l\u2019enfant que Garde Brigitte Jullien porta sur les fonts baptismaux.i au bap.Mme \u201cLE BIEN PUBLIC\" est imprimé sur les presses de I'Imprimeric Champagne & Fils, 1563 rue Royale, Trois-Rivières, Fourrures de haute qualité 1514 NOTRE- VOICI LE TEMPS DES FOURRURES| de manteaux de draps.SALON BEA © Réparations TELEPHONE 1325 DAME voyez SALON BEA où vous attend le choix le plus complet de & MANTEAUX DE FOURRURE | ® COLILETS DE FOURRURE ® MANTEAUX DE DRAP @ CHAPFEAUX dernier style NOUS GARANTISSONS NOTRE TRAVAIL ET NOS VENTES @ Confiez-nous le soin de confectionner votre manteau de fourrure sur mesure.@ RÉPARATIONS : Nous faisons une spécialité de la réparation des manteaux de fourrure et nous tenons un assortiment complet de fourrures pour collets Chapeaux 676 Champflour pas ns a ° EN HIVER, Egayez votre maison, c'est un bon placement.CHOISISSEZ VOTRE MODELE Tous vous offrent une garantie de solidité.de $45.0 UN AM a $200.9 Grandes facilités de paiement.La Cie J.N.BEAUDOIN BLEMENT \u2018KROERLER signifie un maximum de confort 00 Le foyer du meuble moderne \u2019, chez BEAUDOIN le moderne est à la portée de toutes les bourses.Limitée Tel.2225 "]
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