Le bien public, 27 août 1936, jeudi 27 août 1936
[" ; 28e ANNEE\u2014No.35 LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 27 AOÛT 1936 5 sous la copie En suivant la course en canot\u2026 Reportage par CLEMENT MARCHAND.DEVANT L'HOTEL ROYAL Soir du 20 août.|| est sept heures et demie et déjà l'obscurité descend sur La Tuque dont les chapelets de lumières s'allument.Partis de Trois-Rivières à nous avons voyagé au ralenti, midi, sou- _\u2014.dinairement fréquenté par des hommes de bois.PRESENTATION DE CHARLES ET THOMAS K-8-SHISH Dans la salle fumeuse décorée d'une grande peinture murale illustrant une scène de pêche, nous trou- ET LE se (Courtoisic, Photogravure Nationale Ltéc) Ce remarquable instantané pris par M.Lorenzo Doyon nous montre la position des canots une heure environ après le départ.cieux avant tout de ne rien perdre de la beouté des paysages.Paysages sans cesse renouvelés au long du Saint- Maurice dont les eaux, & cause d'un ciel partiellement couvert, paraissent noires et pesantes comme de l'huile.Nous arrivons couverts de poussière et la peau grignotée par le vent.Devant l\u2018Hôtel Royal s\u2019agite une foule disparate dont les éléments vont du lumberjack lourdement botté au conseiller municipal engoncé dans la jaquette noire.Dans la cour de la petite gare, les automobilistes parquent\u2018 leurs voitures.La police municipale aidée des agents provinciaux veille au bon ordre.Devant l'hôtel, les canots aux couleurs vives reposent sur la clôture.On entend de part et d'autres des commentaires sur les éventuali- -tés de la course.Nous pénétrons dans le hall de l'hôtel où le banquet d'ouverture doit avoir lieu.Un orchestre dissimulé derrière un paravent envoie un air de fox-trot par les- fenêtres ouvertes.Tous les couloirs sont envahis de gens affaires.On remarque particulièrement trois envoyés spéciaux de la gendarmerie, royale : qui ont grand air dans leur uniforme rouge écarla> te.to Déjà les- groupes .onimés \u201d envahissent la salle*du banquet.Quelqu\u2019un me tire par la manche et me dit: - \u2014Si vous n'êtes pas \u2018un amateur de discours, pourquoi ne pas venir passer un bout de soirée en compagnie de Charles et Thomas K-8-Ssish.J'acquiesce bien volontiers et Je suis riosYamis®dans- un¥petit hôtel \u2018or- : -Virbn six pieds et deux pouces.v.pièce.de petites dimensions le gran- Les Indiens sont en tête.vons Charles et Thomas, les deux Indiens équipiers du Nouvelliste, qui devaient auprès de ceux qui ont suivi la course se couvrir d'une renom- -mée d'endurance bien méritée.lls sont assis dans des fauteuils d'osier.|ls paraissent de taille ordi- noire.Un peu timides, ils se taisent et torturent leurs cigarettes entre leurs doigts noueux.M.G.E.Richard, propriétaire du Gros 40 et gérant de l\u2019équipe indienne, nous présente ses deux protégés.Nous leur tendons la main qu'ils enserrent dans la leur comme s'il s\u2019agissait d'un morceau sans os.Les mains de Charles sont énormes.On \u2018rious entraine dans la chambre .au- troisieme.Elle est faiblement éclairée .par une trente chandelles.Charles.dépose son baluchon sous l\u2019un des, lits.Je le vois très grand, en- a , dt.davantage.|| s'assied posément «sur sôn lit et Thomas s'empare d\u2019une -chaise près de la fenêtre.Charles, le père, est âgé de trente huit.ans.C\u2019est un beau type de Tête .de Boule de la grande famille au- Jjourd'hui presque disparue des Atti- \u2018kamègues.Ses épaules un peu voûtées supportent une forte tête couleur brique.Les mêches de cheveux d'un noir de jais ombrent le front sillonné de rides profondes.Le nez est long et busqué \u2018audessus des lèvres épaisses.il nous regarde de ses yeux méai- tatifs, les uns après les autres.I! parait un peu étonné de voir qu'on s'occupe d'eux.Pendant ce temps, Thomas, le fils, regarde à la fenêtre les lümnières de-la-ville.« Depuis le matin, il est en pleine féérie.Tout est nouveau pour lui, jeune homme de dix-huit ans a peine, qui descend pour la première fois de la réserve Manouan.Il est solidement charpenté comme son père, quoiqu\u2019un peu moins grand, |! a de petits yeux noirs et rieurs sous les paupières bridées à l'orientale.Les pommettes saillantes accusent merveilleusement le type Indien.Quand on lui parle, il se contente de sourire, feignant de ne pas comprendre le frangais.Et pourtant, il le comprend puisqu'il prend un air gêné dès qu'il est question de lui.(Suite à la page 4.) M.Duplessis fait gagner $225,000 à la province En réduisant les indemnités parlementaires.Au cours de la campagne électorale, le chef de l\u2019Union Nationale, M.Maurice Duplessis, promit à l'électorat qu'il comprimerait les dépenses à leur minimum, qu\u2019il pratiquerait l\u2019économie dans tous les départements.A peine assermenté comme premier- ministre, M.Duplessis commence à tenir parole.Dans une courte déclaration aux journalistes, il a annoncé qu\u2019il réduisait son traitement de $2,000, celui de ses ministres de $1,000.et celui des députés de $2500.À l\u2019avenir M.Duplessis ne recevra aue $12,000 au lieu de $14,000 , les ministres $7,000.au lieu de $8,000.et les députés $2,000.au lieu de $2.500.Cette réduction des indemnités parlementaires fera économiser à la province la jolie somme de $45,000.par année.En cinq ans rien que par cette mesure, M.Duplessis aura fait gagner à la province $225,000.Ce geste sera sensible à tous les honné- Le grand attrait de la course en canot Voici Charles et Thomas K-8-ishish et leur entraîneur, G.-E, Richard, un triflu- vien et un grand sportsman.M.Richard a émerveillé tous ceux qui ont suivi la course par sa bonne humeur.sa vivacité d\u2019allure et sa profonde connaissance de l'âme indienne.Grâce à lui, les deux indiens ont pu retourner parmi les leurs avec l'assurance quo leur tribu jouit, chez les Visages Pâles, d'une sympathie et d\u2019un encouragement sincères.Tout en cherchant à conserver aux deux indiens leurs chères coutumes, M.Richard a su leur faire admirer les merveilles du monde civilisé, tout en les convainquant qu\u2019ils peuvent trouver le bonheur autant dans leur pays souvage que dans nos villes modernes.EE, Lire dans ce numéro: PAGE 3: Pourquoi on a voté pour l\u2019Union Nationale, par C.M.PAGE 7: Les avocats \u2018Trois-Rivières, Francis-J.Audet.PAGE 11: L'agriculture a Ia manière indienne, PAGE 12: Les lettres et le nouveau gouvernement, PAGE 14: La Fete à Nicolet.® + des par Kousseau tes gens et surtout aux cultivateurs et aux ouvriers pour qui M.Duplessis semble bien vouloir travailler spécialement.LES tre région.DRAVEURS, bois gravé par RODOLPHE DU Au cours de l'heure provinciale du ler septembre, la vie du Saint-Mauri- ce sera particulièrement évoquèe par nos Scouts Routiers qui donneront une audition de chansons de bûcherons et de draveurs.Trifluviens ne manqueront pas de se tenir aux écoutes pour écouter ce programme qui comportera une magnification des beoutés de no- GUAY.pans Tous les JEUDI, LE 27 AOUT 1936 Les chansons mauriciennes à l\u2019Heure Provinciale ra donné par les Scouts Routiers mardi prochain.C'est une nouvelle manifestation de l'éveil régionaliste, dans une de ces formes les plus spirituelles et les Après avoir ravi et charmé di vers auditoires de notre région avec leur répertoire de chansons mauriciennes, les Scouts Routiers du clan Jacques Cartier se | feront apprécier des radiophiles: plus nobles: la chanson.de toute la province, mardi pro-| Voici le détail du programme: chain.Le Clan Routier Jacques-Car- En effet, l'Heure Provinciale tier, des Trois-Rivières, exécute du ler septembre a été accordée,un groupe de chansons recueil- aux Scouts, qui répéteront quel- lies par M.Dollard Dubé auprès ques-unes des chansons que les des bûcherons du St-Maurice et Trifluviens ont eu le privilège harmonisées par M.J.-A.Thomp- d\u2019applaudir les premiers il y ay,son, directeur de la Philharmoquelques semaines et «en inter-|nie De La Salle, des Trois-Riviè- préteront de nouvelles, toutes |res.recueillies par notre folkloriste | O CANADA ! Dollard Dubé et harmonisées par | \u201cIls chantaient toujours\u201d M.J.-A.Thompson.Devant le succés remporté par les Routiers avec leurs chansons mauriciennes, plusieurs amateurs étrangers de nos chansons populaires ont manifesté l'intention de les entendre a leur tour.Cet avantage leur sera accordé mardi prochain.La causerie d\u2019usge sera donnée par l'abbé Albert Tes- (Causerie) Abbé Albert Tessier Chant: Chanson du St-Maurice.Chant: Les draveurs de la Gatineau.Violon: Romance du Conserto No 2 op.22 ré mineur, Henri Wieniaswski- M.Gilbert Lacroix, violoniste, au piano d\u2019accompagnement, sier.Cette causerie, intitulée \u201cTls| Henri Beaulacchantaient toujours\u201d.| Au Pro-!Chant: Complainte des trois frè- gramme est également un poème res.en prose de M.Clément Marchand, \u201cLe Saint-Maurice\u201d.Ce sera donc un programme exclusivement mauricien qui se- (Chant: Thobald a composé.\u201cLe St-Maurice\u201d, poéme en prose par Clément Marchand, interprété par le scout routier MAGASINEZ CHEZ Erwan 2 DÉTAILLEURS RS AUX CANADIENS CONOMES np A MAO EE RC JV C'EST PROFITABLE ellie POUR L'OUVERTURE DES CLASSES UNIFORMES de Gouvents: dames Ursulines et Ecole St.Patrick ! Pour la première fois depuis la fondation de notre maison aux Trois-Rivières, \u2014 et sur demande d\u2019un grand nombre de nos clients, nous avons dé- cldé d\u2019emmagasiner les uniformes des couvents des Dames Ursulines et de l'école St-Patrick.Ces uniformes réglémentaires ont été confectionnés sur nos indications, Nous vous.offrons une très bonne valeur au point de vue de matériel et de confection.Grandeurs 6 à 16 ans $4.69 chacune saline Trois-Rivières 230 Des Forges, Le Bien Public Emilien Trudel.Obligato de piano, par M.J.-A.Thompson.Chant: Quand un chrétien se détermine à voyager.Chant: C\u2019est Pinson avec Cendrouille.Violon: Fantaisie Hongroise Op.4 No 2 ; Oscar Rieding.M.Gilbert Lacroix, violoniste.au piano d'accompagnement, Henri Beaulac.Chant: Mon canot d\u2019écorce.Chant: Chante et Ris! O CANADA ! Le canard ne peut être vendu Un nouveau règlement classe le canard sauvage au nombre des oiseaux migrateurs et en prohibe la vente sur les marchés.Le Service des Parcs Nationaux du Canada, Ministère de l'Intérieur, qui administre la Loi de la Convention concernant les oiseaux migrateurs dans tout le Canada, a avisé tous les marchés publics, les établissements d\u2019emmagasinage frigorifique et les marchands de gibier dans le Québec des changements qui ont été faits dans les Règlements concernant les oiseaux migrateurs et qui défendent complètement 1a vente des oiseaux migrateurs.Autrefois la vente des canards sauvages seulement était permise dans la province de Québec durant la saison ouverte, mais en vertue d'un amendement aux Réglements, les canards sauvages sont inclus parmi les oiseaux migrateurs gibier, dont chacun nc peut être vendu.« Les personnes intéressées aux détails des Règlements, et spécialement aux questions concernant les oiseaux d\u2019espèce sauvage élevés en captivité sous l'autorité d'un permis du Ministèredevront s\u2019adresser pour plus amples renseignements au Commissaire des Parcs Nationaux du Canada, Ottawa.Enfants trifluviens La graine de poil Ayant entendu dire que le syndicat d\u2019initiative distribuait des graines, un bambin de six ans demanda à sa mère de lui procurer de la graine de poil.\u2014Pourquoi de Ja graine de poil, lui demanda sa mère ! \u2014C\u2019est pour me faire pousser de la barbe comme papa, lui répondit l'enfant.La peu du diable.Ce jeune enfant avait une vive imagination.Quand il se montrait trop indocile, son grand\u2019père lui disait: \u2014Tiens-toi tranquille ou gare au cornu ! Le cornu en l'occurrence, tait le diable.Le petiot conçut une si grande frayeur de cet épouvantail qu\u2019il se tenait éveillé dans son lit par peur des représailles du cornu.Un matin, son grand'père lui dit en pénétrant dans le hangar armé d'un bâton: \u2014Tu n\u2019auras plus peur du cornu, je m\u2019en vais le tuer.\u2014Grand\u2019pé, répondit c'é- la veux-tu.tu \u2018me.rapportera.peau ?l'enfant; Un thé vert d\u2019une saveur incomparable THÉ VERT ator M.MacD.Little.\u201cAu nom de tous les étrangers qui ont passé la fin de semaine dans la Mauricie, au nom de tous nos bons gmis de la Nouvelle-Ecosse et plus particulièrement au nom de Eber Peck et Allant Hunt, je vous demande d'exprimer à toute la population de la Mauricie toute notre appréciation pour le merveilleux esprit sportif et l\u2019extraordinaire et cordiale hospitalite que vous avez témoignés à l\u2019égard de tous les étrangers qui ont vécu quelques heures au milieu de vous, a déclaré M.Duncan MacD.Little, avant son départ de Irois-Rivières.\u2018Aucune équipe étrangère n\u2019a jamais reçu ailleurs un tel accueil aussi spontané et durant longtemps, lorsque |beaucoup de soin à \u2018En Mauricie, l'étranger se sent chez lui\u2019 Dit, en nous quittant, le grand sportman new-yorkais, Souvenir inoubliable.nous parlerons de notre heureuse visite ici, nous ne pourrons nous empêcher de le souligner.Les étrangers venant lutter contre les locaux ne sont pas d'ordinaire bien accueillis.Dans la Mauricie c'est autrement.L'étranger arrive et immédiatement votre sportivité vous invite à chercher l\u2019un et l'autre de quelle ta- gon vous pourriez lui venir en aide.Réellement la Mauricie est le foyer des bons sports.\u201d La antique donnait l'éducation des bonnes races d\u2019ânes.Dans les marchés on vit des ânes payés quatre-vingts fois le prix ordi- Rome UNIFORMES] pour les élèves du SEMINAIRE naire d'un esclave.Fournisseurs reconnus des élèves du Séminaire depuis plusieurs années, nos uniformes jouissent d\u2019une vogue justement \u2018méritée à cause de leur fabrication soignée et de la solidité de leur tissus.Ils sont confectionnés en serge anglaise doublés en satin et garantie pour ne pas changer au soleil, L'expérience prouve qu'ils peuvent résister aux plus durs usages, \u2018 NOS PRIX SONT LES PLUS BAS R.HEROUX 1368 rue HART Trois-Rivières ee \u201c ser Ia stupide tradition, est imprie mé par Le Bien Public L'Imprimerie Champagne & Fils, au numéro 1563 rue Royale, Téléphone: 640 ABONNEMENT 1 an\u2014$2.00 6 mois\u2014$1.00 Le BIEN PUBLIC HEBDOMADAIRE DU JEUDI Faites exéouter 4 Yo travaux de ala P'tite Forge Raymond Douville.directeur.Clément Marchand.rédacteur.LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 27 AOÛT 1936 Des FRÈRES LEBRUN re 454 Ro Niverville Fer Forgé Rivires L'OMBRE AU TABLEAU Nous aurions tant voulu qu\u2019aucune ombre ne vienne se glisser dans l'atmosphère si serein de la fête bien mauricienne de la course en canot.Fête mauricienne, fête tri- fiuvienne, fête française.Mais pourquoi a-t-il fallu que les orateurs du banquet de dimanche se soient cru obligés d\u2019exhiber leur anglais, alors que tout ce qu\u2019ils avaient à dire aurait pu l'être, et de facon si charmante, dans leur langue maternelle?A peine y avait-il trois ou quatre personnes dans la salle qui n\u2019étaient pas de notre nationalité, et encore comprenaient-elles notre langue.Le président aurait pu, seul, par délicatesse, adresser quelques mots dans la langue de nos hôtes.L'avachissement des nôtres devant une poignée d'anglais justifie presque M.Carrell de ne s\u2019être pas soucié, lui, de s\u2019adresser à nous dans notre langue, que pourtant il parle avec facilité.Nous méritons cet affront.\u2014 R.D.MORT A CETTE TRADITION Certains journaux critiquent tellement de ce temps-ci cette tradition imposée sous le régime Taschereau qui accordait la direction de la Trésorerie provinciale à un ministre de langue anglaise, que M.Duplessis devrait confiler ce poste à un des nôtres, quite 3 trouver un autre ministère pour le représentant de la minorité.Seul l\u2019entêtement de l\u2019ex-dictateur 1l- béral, M.Taschereau, a fait dégénérer en tradition établie le choix d'un anglais pour la Trésorerie.De là à croire que l'ancien premier ministre jugeait ses compatriotes incompétents pour cet emploi il n\u2019y avait qu\u2019un pas; et on l\u2019a depuis longtemps franchi.Pourtant, s\u2019il est un ministère dont un ministre anglais devrait être titulaire, c\u2019est bien celui-là, et spécialement parce que le ministre du Trésor n\u2019a pas ou presque pas affaire au grand public.Il n\u2019a pas à faire de tournée provinciale, il n\u2019a pas à présider de réunions régionales.C\u2019est un interne.II est plus à sa place là qu'au ministère des travaux publics ou de la voirie, où pas un pont ou un bout de chemin ne se fait sans qu\u2019on n\u2019ait à en subir l\u2019inauguration officielle.Que diraient nos bonnes gens des campagnes d\u2019entendre un ministre pérorer pendant une heure dans une langue qu\u2019elles ne comprendraient pas ?à à Que le nouveau Premier Ministre nomme à la Trésorerie provinciale cette fois- ci un député canadien-français, pour brice serait bien fait.Mais puisqu'il faut un représentant de l'élément anglais dans le ministère, il nous semble qu\u2019on devrait lui confier un poste qui n\u2019obligerait pas le public à avoir trop affaire à lui.LE BIEN PUBLIC est le journal local qui fournit des commentaires impartiaux et détaillés sur la politique municipale et dénonce publiquement les méfaits qui s\u2019y passent.Il a besoin de la collaboration et de I'appul de tous les esprits indépendants, de tous ceux qui désirent pour notre ville une direction plus saine, plug intelligente, plus active, Amis de notre journal, aldes-le, par Fabonnement, par l'annonce.Par l\u2019encouragement matériel et moral DANS LES SEPT JOURS Une autre coutume établie également sous l'ancien régime accorde aux anglais deux sièges de ministres, l\u2019un protestant, l\u2019autre catholique.Celle-là, il sera difficile de l\u2019abolir, bien que ce soit vraiment accorder trop d'attention aux formalités dont ces messieurs eux-mêmes se fichent pas mal quand ils ont à nous rendre la pareille.\u2014 R.D.INCURABLE ! On ne lit pas sans stupéfection dans le dernier numéro de \u201cL\u2019Avenir du Cap\u201d, sous la signature de Roméo Morissette: \u2018\u2019QUoique nous Soyons de l\u2019école CoOnvam- cue que les partis doivent exister, ET PAR SUITE L'ESPRIT DE PARTI, nous acceptons la défaite et respectons la volonté populaire\u201d.Que ce monsieur accepte sa défaite, soit.II le faut bien! Mais qu'il croie encore en la nécessité de l'esprit de parti, Voilà qui nous prouve qu'il est incurable, et partant bien mort pour l'avenir.Si vraiment il \u201crespecte la volonté populaire\u201d, qu'il reste dorénavant à l\u2019écart de la vie publique.\u2014 R.D.LE VRAI SENS Nous aurlons aimé publier les pa- sages principux de l\u2019allocution prononcée par Mtre Louis-D.Durand au banquet de clôture de la course en canot.L'ancien président des fêtes du Troisième centenaire qui fut, avec M.Ernest Denoncourt et M.Léon Trépanier, un des initiateurs de cette course désormais fameuse, a su faire le lien entre cette épreuve sportive et le caractère de fierté et de légitime orgueil qui s\u2019en dégage.La brève allocution de M.Durand illustre mieux que toute autre l\u2019objet véritable de la course en canot pour les fils d\u2019une région appelée à de hautes destinées.LA PROPAGANDE DE M.GALLAGHER Le seul communiste qui siège au parlement anglais, M.William Gallagher, fait actuellement une tournée de propagande dans notre pays.Il prêche ouvertement la doctrine révolutionnaire et invite le peuple canadien à s\u2019'enrôler derrière Tim Buck et ses amis afin de.se donner un gouvernement plus conforme à ses aspirations comme l\u2019ont fait le peuple russe et le peuple espagnol.C\u2019est ce que M- Gallagher a dit notamment à Sudbury le 7 août.Le gouvernement américain n\u2019a pas permis à Gallagher de faire sa propagande subversive aux Etats-Unis.Notre gouvernement n\u2019aurait-il pas agi sagement en adoptant la même attitude?Qui laisse semer le vent récolter la tempête.LE PROGRES Unue feuille illustrée vantant les délices de la Russie d\u2019aujourd'hui, nous donne une idée de la civilisation bolchevique.Grâce à l'une de ses informations les plus pittoresques, nous apprenons que Bébé ne risque plus de demeurer le derrière mouillé dans son berceau.Grâce à un instrument électrique, l\u2019infirmière ou la mère est prévenue que Bébé a fait pipi.On voit \u201cune pile suspendue sous le lit d'enfant, reliée par des fils à des bandes d'étain placées sous les langes.Un petit malheur advient-il?Les langes mouillées établissent le contact entre les bandes d'étain et une ampoule électrique s\u2019allume, prévenant l'infirmière.Ce dispositif sert à la clinique d\u2019accouchement de Sverdlovak.TROP VALETS Les journeaux ex-ministériels trouvent que l'attitude prise par \u201cLe Devoir\u201d d\u2019exercer son droit de critique libre sur les actes du nouveau gouvernement gênera ce dernier.Ils se montrent pleins de mansuétude pour M.Duplessis et ses collègues, et tout juste s\u2019ils ne vont pas jusqu\u2019à le plaindre de n\u2019avoir pas une presse asservie.Attitude qui peint admirablement bien l'idée que ces messieurs de la presse ex- ministérielle se font du rôle des journaux.La leçon que vient de recevoir le régime qui les nourrissait ne leur suffit pas.Que leur faut-il! donc?A GRAND'MERE, SOUS LA TENTE, APRES L'ETAPE DE 80 MILES Charles et .Nous vous présentons Thomas K8-ishish, dans leur pose familière et pittoresque, se reposant de la dure étape de quatre-vingt milles, au cours de laquelle ils ont été la grande attraction des spectateurs.Cette descente subite de deux indiens du Saint-Maurice au milieu du monde civilisé nous a permis de mieux comprendre et mieux aimer l'âme indienne.La sympathie que les deux K-8-ishish ont su s\u2019acquérir au cours de leur voyage n\u2019est pos uniquement à base de curiosité.Elle est sincère et s'appuie sur \u2018des motits + plus Hüntihs et-plus profonds.Sous la tente près de laquelle sont assis les deux indiens s\u2019est déroulée vendredi soir dernier une scène touchante, dont nous avons été émerveillés.Les ouailles du Père Guinard, continuateur' de l'oeuvre apostolique du Père Buteux chez les Attikamègues, se sont agenouillés sur la terre nue, avant leur coucher, et ont récité à haute voix le chapelet dans leur language indien.Ce simple - trait peint mieux que tous les exposés leg richesses de I'dme des tétes-de-Boule, et la haute valeur spirituelle du: travail.qu\u2019accomplit auprès d'eux-te Père Guinard.La terre, chair et esprit de toute civilisation Il n\u2019y a pas qu\u2019au Canada où l'on préconise la décentralisation économique, Ile retour aux valeurs humaines et la restauration sociale de l'individu, devenus nécessaires à la suite de la faillite du capitalisme.Toutes les nations, secouées par des malaises profonds, bien que plus avancée au point de vue économique, reviennent à ce concept sérieux: la terre, chair et esprit de toute civilisation, vertu productrice, richesse matérielle autant que domaine spirituel, demande d'être possédée et exploitée.L'activité humaine ne saurait se résumer indéfiniment à la concentration des biens et à leur échange entre mains anonymes.L'homme considéré comme robot est une erreur fondamentale.Nos gouvernants ont le devoir de le protéger contre le bras accapareur des grandes industries et de lui redonner la faculté d'agir de soi, de prendre une initiative, d\u2019acquérir des biens.Autrement l'équilibre ne saurait renaître dans la société.Le monde économique actuel vit exclusivement de l\u2019utilisation de l'homme par l\u2019homme.L\u2019être humain machinisé perd le privilège de sa responsabilité et forcément s\u2019immerge dans un immense tout en perpétuel état de fusion.où son effort devient anonyme.Dès qu\u2019il s\u2019appuie aux cadres d'un programme prédéfini, programme qu\u2019il doit accepter aveuglément, l'obscur manoeuvre perd la notion de l'initiative, du choix, pour devenir un individu abstrait.C'est ainsi que la déshumanisation de la propriété au profit du capitalisme a eu pour pendant la dévalorisation de la personne.Au regard de la grande industrie, ce même homme qui, aux temps de l'industrie familiale, était son propre chef même sous la domination du patron, ne constitue plus qu'une petite roue dans le grand rouage, qu'un automate au service de la machine impérieuse qui pense, discerne et agit à sa place.C'est la primauté du mécanisme sur l\u2019esprit, donc l\u2019asservissement des parties les plus riches de l'homme au déterminisme froid de la machine.Il est entendu qu est fort difficile de remédier du jour au lendemain aux maux qu\u2019un tel état'de chose a pu faire naître.Mais nous comptons sur le nouveau gouvernement pour voir au plus tôt à l\u2019établissement des chômeurs et des ouvriers exténués sur les terres vierges de la province.Un programme rationel de retour au sol fera plus pour le rétablissement de la normale que toute une législation ouvrière, toujours difficile à mettre en pratique.C.M.Le crépuscule des autocrates Toute la tactique libérale a consisté en ces dernières années pour le régime libéral à faire croire au peuple qu\u2019il gouver- naît.Le peuple a longtemps accepté cette certitude à base de chimères.Au fond, tout le monde sait aujourd\u2019hui que Taschereau avait instauré sur la colline parlementatre une veritable autocratie des plus ombrgeuses- Cette autocratie à longtemps subsisté par des moyens de brique et d'intimidation.Ses favoris, ses eourtisans, ses sonteneurs l'ont prolongé.Mais un beau jour ia somme des tninsti- ces de con mousieurs ont écrasé un régime Qui se croyait autorisé à considérer le gouvernement de la province comme une petite affaire de famille.\u2014 C; Mcorde déc + . JEUDI, LE 27 AOUT 1936 == Le Bien Public En suivant la course en canot (suite de la première page) EN FUMANT DES CIGARETTES Charles et Thomas sont vétus de vieilles hardes usées et de caoutchoucs délacés.Lur entraîneur M.Richard Jeur a apporté à chacun une culotte Kaki et une chemise rouge.Il ne sont nullement énervés par les apprêts de la course et c'est avec plaisir qu'il se prêtent à l'essayage de leur nouveau vêtements.\u2014Ta chemise ne te gêne pas, Charles?\u2014Non.\u2014Vas-tu garder tes caoutchoucs dans le canot?\u2014Oui.\u2014As-tu bonne confiance?\u2014Oui.\u2014Que préfères-tu?cigarettes ou cigares?\u2014J'aime mieux les cigarettes.On leur en donne chacun un paquet.Ils fument tous deux avec volupté.\u2014Vas-tu fumer demain, Charles?\u2014Non, pas fumer demain sur le canot, pas manger non plus.\u2014Il va falloir que tu avironnes de ton plus vite.\u2014Oui, hé, hé, (Il esquisse un sourire qui découvre ses dents jaunies) \u2014Thomas est-il en forme?\u2014Oui, (il rit encore puis il ajoute:) Il est marié depuis une semaine.\u2014Ah! ça va être un beau voyage de noce.N\u2019est-ce pas Thomas?Thomas rit de bon coeur mais pas bruyamment.Il a en effet été marié vendredi dernier à Marie Flamant, une jeune Indienne de 15 ans.\u2014La course ne te fais pas peur, Charles?\u2014Ah non, j'ai commencé à paletter à trois ans.\u2014Tu as été le premier à sauter les rapides de Lachine, raconte- nous cela.\u2014Oui, j'ai sauté les rapides Lachine en 1929, dans un canot d\u2019écorce que j'avais fabriqué.Il, y avait ben du monde pour me voir sauter.J\u2019ai pas eu peur.Mon canot était à moitié plein d'eau mais j'ai pas versé.Ils m\u2019avaient promis $1000.Ils ne me l'ont pas donné.J\u2019ai resté à Montréal Un mois sans payer à l'hôtel, J'été ben nourri et à rien faire en toute.Il raconte un exploit que tous les connaisseurs reconnaissent pour excessivement dangereux, mais sur un ton d\u2019humilité qui conviendrait à l'action la plus ordinaire.Aprrès une cigarette.une autre.L'ongle du pouce fait péter l'allumette et les volutes bleues s'enlèvent, enroulant le visage des Indiens.Je tire le programme de la course et le présente à Charles.\u2014Reconnais-tu cet homme 1a.lui demandé-je, en lui montrant sa photographie.Il s\u2019examine attentivement et, un peu amusé, iI répond \u2014C\u2019est ben Charles.Je lui montre Ia photographie .de ses concurrents.© \u2014Tu dois être bon, pour les dis- \u2018 ancër.Regarde moi ça, ils ontles jambes comme des épinettes bru- lées.\u2014On va essayer.i M.Rchard les bourre de conseils judicieux.Ils font tous deux de la tête de petits signes d'acquiescement.Le père a l'air à peine plus vieux que le fils.\u2014Que veux-tu pour cadeaux, si tu gagnes, demande-t-on à Thomas?Charles lui traduit la question et nous donne la réponse.Il veut un grarnd mouchoir bleu pour sa femme et une plaque de gramophone.Charles parle sur un ton monocorde.Le visage est hermétique, nulle impression particulière ne s\u2019y retrace.Les yeux portés vers le lointain semble ge éternel.\u2014La chasse a-t-elle été bonne.l'hiver dernier?\u2014Non pas beaucoup.J'ai pris cent vingt renards au collet, huit visons, deux ours et un pékan.\u2014Quelle est la grandeur de ton territoire?\u2014Quatre cent milles carrés environ.On fait la relève des pièges à tous les deux jours.On mange à quatre heures le matin et on marche toute la journée .On vend les fourrures à la Hudson Bay qui nous paie en effets.Un sac de suCre nqus revient à $25.Nous payons la farine $6.00 la poche et le thé $0.50 la livre Je chasse à partir d'octobre à la baie Tabac.au bout du Sanmaur.Ma meilleure saison j'ai pris trois cent renards environ.\u2014Que mangez-vous l'hiver?vo .\u2014Du steak orignal quand on est chanceux, de la perdrie et du pagnéginane, (galette de farine qui remplace le pain).\u2014Ton père vit-il encore?\u2014Oui.il a 89 ans.n\u2019est plus ben bon pour la chasse.L'hivèr dernier il n\u2019a pris seulement que trente renards.Ce printemps.quand on est revenu à la réserve je lui ai construit un beau camp en bois rond de 14 pieds par douze.C'est un beau néorachi (habitation de luxe).\u2014Es-tu déjà venu Rivières.\u2014Non, pas descendu plus que la Tuque.On peut s\u2019imaginer les pensées qui occupent ces têtes méditatives.pendant aux Troisbas Vous cherchez un LIVRE CAPTIVANT Que nous ne regretterez pas d'avoir lu et qui vous ap- de prendra quelque chose nouveau?Procurez-vous \u201cANCIENS CHANTIERS DU SAINT-MAURICE* par Pierre Dupin \u201cLa vie rude et saine des hommes des bois\u201d 130 pages 50 sous \u2018 MADAME, soyez orgueilleuse de votre foyer.ah \u2018Vos amies vous féliciteront de votre \u2018bon goût, s\u2019ils lui.trouvent Un : atmosphère triffiivied.Objets d'art, tableaux de Duguay, \u2018d'Henri Beaulac .ou de Monique Bureau, \u2018articles.de fer forgés des Frères Lebrun, \"Mme Cécile Lamy, .de Cuvelier, .reliures \u2018d'art tissage à 1a main de \u2018sculptures de Léo- Arbour, et dans votre bibliothèque un choix de:livres trifluviens.ou be Renselghez-vous : au Syndicat d'Iutlative.Ve \u2018 poursuivre les imageries d\u2019un son- à la veille d\u2019une épreuve dont ils ne peuvent.pas prévenir l'issue, Comme il se fait tard et qu'ils ont besoin de repos, nous prenons congé non sans avoir obtenu que Thomas danse une gigue.Sur le seuil le grand Charles nous accompagne.\u2014Matachi, nerodnéba.soir, bon sommeil) Peu de temps aprés nous entendons un murmure de \u2018voix dans la chambre des Indiens.Charles et Thomas K-8-Shish récitent le chapelet dans la langue crise.(bon- LE MATIN, DANS LA BRUME Vers cing heures du matin, M.G-E.Richard cogne à la porte des Indiens.Charles vient répondre, cigarette au bec.Il n\u2019a sans doute pas dormi à son saoul, étant dédaigneux du confort par nature, comme tous les Indiens d\u2019ailleurs.Après un déjeuner aux oeufs et au pain rôti, nous sautons dans l\u2019auto qui nous conduit au lieu du départ.au bas des chutes.La route envahie de ronces recroquevillées est bordée de curieux qui accourent d\u2019un pas pressé, les mains frileusement enfouies dans les poches.C'est un sombre et froid matin.une aube chiche en lumière.Sur la grève s'agglomère une petite foule autour des canots.Les athlètes dont quelques-uns ont le torse nu, sont très entourés.Les entrai- neurs et les commanditaires les bardent de recommandations.On remarque au flanc de la côte Mme McCormick chamarrée d'étoffe voyantes et vétue d\u2019une ample culotte de velours noir.Les habits rouges des gendarmes rehaussent les tons gris du paysage.Tous les amateurs de la course sont là, discutant et pronostiquant.Il y a 13 MM.Jean et Paul Crête, Arthur Bergeron sous-ministre suppléant de la voirie, Duncan D.Little accompagné de sa femme et de sa fille, Armour Landry, Emile Jean.Lorenzo Doyon, Chs-Auguste St- Arnaud, Dollard Dubé, les membres du Radisson et un grand nombre de personnalités de Tuque.L\u2019arrivée des Indiens est très remarquée.Aussitot les cinéastes et les photographes braquent leurs appareils sur Charles et Thomas qui sans énervement se prêtent docilement à toutes les poses.Déjà les canots font des ronds avant de s'aligner.Une brume légère estompe les contours du paysage.Les couleurs peuvent 3 peine se révéler.La proche présence des montagnes est toute voilée.Et les calmes et lourdes eaux du Saint-Maurice s'écoulent sans qu\u2019un ras de vent ne les ride.On évoque malgré soi le souvenir de tant de nos coureurs de merveilleuse aventure qui durent il y a deux siècles, contempler d'un oeil un peu fébrile ces.eaux mystérieuses qui voyageraient tout le jour en - plein inconnu.leurs frèles embarcations à travers des décors ruisselants de beauté.Toute l'histoire des explorateurs est à ce moment présente à notre esprit et c'est la noble et pure figure du Père Buteux qui la domine, de Buteux, ce conquérant pacifique, çe courageux porteur d\u2019évangile qui, le premier blanc, s'aventura.\u2018 au- coeûr du pays mauricien.Emile Jean \\ LES TORSES PLOYES DANS L'EFFORT , une | la, A sept heüres : es \u201cUn, Avert, tous les canots sont en place.Les figures sont tendues.Le mouvement qui dort dans les muscles \u2018s\u2019impatiente.\u2026 : Soudain le coup de feu les délivre.Prestement, mais en force, les torses s'inclinent, l'effort des pagaies laboure le flot surpris et les canots, l'étrave découverte, jaillissent dans la brume, laissant derriére eux un émouvant sillage blanc.En quelques verges l'équipe des Indiens est à l'avant.Tous les spectateurs admirent ' particulièrement le vigoureux coup dé palette de Charles et Thomas K-8- Shish.A travers les billots, les coursiers s'éloignent à une vitesse de 12 milles et bientôt la brume les enveloppe.LES CINEASTES À L'OEUVRE Une dizaine de cinéastes suivent la course et participent au concours de cinématogra - phie organisé par le syndicat d'initiative.Tous voyagent : en auto.Ils A vont rejoindre M.G-H.les canots et Robichon les photogra- phierit dans les détours du Saint- Maurice et à la descente des rapides.On ne peut souhaiter meilleure publicité pour le Saint-Mau- rice que ces artices du ciné qui, de retour aux Etats-Unis, dérouleront leurs pellicules devant des centaines de personnes leur donnant ainsi le goût d'assiter l\u2019an prochain à notre grande classique.: AU RAPIDE CROCHE Au rapide Croche, le temps s\u2019est relevé.Tous les amateurs sont sur la batture de pierre.Sur la rive gauche la brume presque diaphane laisse flotter ses gazes au flanc des Laurentides.Les Goyette sont en téte.Ils font évidemment un grand effort pour passer premiers ala Grade- Anse.Ils mènent la course à une allure endiablée.Les Indiens suivent de quelques verges.Leur course est là plus rythmée.Sau- vageau et Lamy disposés à prendre une avance décisive sur leurs concurrents.Leur beau canot de cêdre blanc dévale à grande allure et s'engage sur les eaux bous- colées du rapide Croche.Mais Major Bourassa prend au raccourci et sauve cinq minutes.Après soixante-quinze minutes, les premiers canots ont parcouru près de quinze milles.VERS MIDI Sans relâche, plongeant la palette dans l\u2019eau convulsée, le port (Suite à la page 13.) - Deux trifluviens qui ont suivi la course avec intérêt Deux sports- ; men trifluviens qui ont suivi les péripéties de la course en # canot avec beau 1: coup d'atten- \u2018 ton et d'en- : thousiasme, ce sont MM.Ernest Denoncourt et G.-E.Richard.M.Denoncourt fut un de ceux qui ont préparé la premiére course lors \u2018des fêtes de 1934.Connaissant la région mauricienne mieux que quiconque, grand amateur de la vie rude des bois, il avait prévu que cet événement, s'il se répétait, deviendrait universellement connu.Il ne s\u2019est pas trompé.Cette année, il a suivi la course avec la légitime satisfaction d\u2019un homme qui peut se dire à lui-même qu\u2019au moins une fois dans sa vie il a vu juste.Pour M.Denoncourt, ce fut cette fois-là.Quant à M.Richard, l'homme qui est partout à la fois, qui allie le flair de l\u2019homme des bois à l'aménité de celui qui a fréquenté bien des gens et qui les comprend, il avait une raison particulière de suivre la course de cette année.Le Nouvelliste lui avait confié la garde de ses porte-couleurs, et il s\u2019en est si bien tiré, que l\u2019an prochain, c\u2019est très probable, il aura le plaisir de conduire ses indiens à la victoire.OUVERTURE des 4033 TECHNIQUE LT DF PAPFTEREE_ XZ TROIS-RIVIERES, al PQ.COURS du JOUR CANADA Mardi, le 8 septembre 1936 EXAMEN D\u2019ENTREE: MARDI LE ler SEPTEMBRE A 10 Hres A.M.Cours de Fabrication de la Pulpe et du Papier: Trois ans.Cours Technique complet: de trois à quatre ans.Cours spécial de Mécanique d\u2019Automobile.Rétribution scolaire \u2014 Cours de papeterie: $3.00 et $4.00 par mois \u2014 Cours Technique: Première année: $3.00 par mois.Conditions d'admission: Etre.âgé de 14 ans, certificat de vaccination valide, certificat de bonne conduite, certificat ou diplôme d'études.\u2014 Sont admis au cours de Papeterie, les gradués de Cours Commercial complet, de Cours Scientifique Cours Classique.\u2014 cours supérieurs.et .de \u2018Sont admis au Cours \u2018Technique les élèves promus au moins de septième année, et tous les autres de Tous les autres élèves y compris ceux -de sixième année, peuvent être admis en.Préparatoiré du cours Technique à la suite de l'examen d'admission, Te 3 septembre.7 Inscription: de 10 hres a.m.i midi; manche et samedi exceptés.de 2 hres à 4\u2018 pm le di- Les ançiens élèves sont priéssde \u2018stinscrire.Ammédiatemery.afin de, réserver jeur \u2018Place.ro .Le Directeu.+ ot, Téléphone: \u201c1836: \" ete + \u201c» LA JEUDI, LE 27 AOÛT 1936 Pourquoi on a voté pour l\u2019Union Nationale Premièrement parce que Ie peuple n\u2019avait plus voix au chapitre.Avec le temps et la complicité des événements, s\u2019etait constituée à Québec une oligarchie puissante et discrétionnaire qui, à ses débuts, a fait du bien à la province, nous l\u2019admettons, mais qui, en vieillissant, s\u2019était émancipée de ses principes et s\u2019était laissée envahir les genoux de courtisans, Cette oligarchie après avoir été prète du peuple, de ses besoins et de ses exigences, s\u2019en était insensiblement éloignée avec les années pour se renfermer à double tour dans une espèce de tour d'ivoire pour politiciens.A cette tour, seuls avaient accès qui avaient le mot de passe, seuls étaient reçus qui apportaient aux oligarchistes de nouvelles munitions électorales, seuls écoutés qui représentaient de gros intérêts, seuls accrédités qui acceptaient sans le discuter le code de la religion du parti.On était entre amis dans cette On était entre amis dans cette tour d\u2019ivoire.Et quand on en sortait, en temps d\u2019élection, on faisait au peuple de petits signes aguichants et le peuple, fasciné par le reluisant de la façade, ne savait mieux que de Suivre en acclamant le drapeau- On pouvait voir ceci: un gouvernement n'être pratiquement qu\u2019un parti toujours en voie de préparer sa réélection.Et pour se soutenir dans le sentiment populaire, sitôt qu\u2019elle eut quelque chose de repréhensi- ble à cadher, l\u2019oligarchie libérale dut organiser et maintenir tout un monde d'indicateurs electo- raux, toute une batterie de défense, toute une presse serve qui avait pour mission de tuer Ia présomption d\u2019un changement de gouvernement dans l\u2019esprit du peuple et cela, par la déformation voulue de l'information politique, par l\u2019apologie constante deg actes du régime, par l\u2019appel quotidien aux passions de l\u2019esprit de parti.Ainsi protégée contre les déconvenues électorales, bardée de lois à sens unique, garantie contre l\u2019inconstance électorale par le fonctionnement habituel d'une machine à votes qui pouvait à l\u2019occasion fabriquer une victoire à même le mécontentement populaire, l\u2019oligarchie libérale pouvait tenir le coup.Mais il était inévitable qu'un jour toute cette ingenieuse mecanique cessat brusquement de fonctionner à cause d\u2019un petit caillou introduit dans l\u2019un de ses rouages.Ce petit caillou fut l\u2019enquête.Sans l\u2019enquête nous croyons que les libéraux eussent remporté une nouvelle victoire lundi, le 17.Seule l'enquête pouvait fournir à l'opposition une fanfare d\u2019arguments assez puissante pour réveiller l\u2019opinion publique.Car le peuple nest, comme on le sait, accessible qu\u2019aux grands coups de théâtre ressortissant au scandale.L\u2019oppoition a su manier les armes que le régime lui fournissait par sa mise à découvert, Spectateur de tant de passes d\u2019armes, l\u2019électorat a réagi; il a réagi parce que depuis cinq ans l'ont transformé tant d\u2019idées neuves issues de groupements et d\u2019associations de caractère nationaliste.Nul doute en effet qu\u2019on ait as- sisté chez nous, dans les classes La pêche La pêche à la truite, par Soeur Jérôme de Croix, présenté au concours de L\u2019A.C.V.La pêche à la ligne est une des plus anciennes lâchetés connues.Les personnages qui, dans l'histoire, se sont conduits vis-à- vis de leurs ennemis comme font les pêcheurs vis-à-vis des poissons, sont voués à jamais à l'exécration publique.L'invention de l\u2019hameçon assure pour toujours à l'homme le record de la férocité.Le silence des poissons, l'absolution des pêcheurs.Mais à qui fera-t-on croire que les poissons, parce qu'ils ne disent mot, consentent?On ne croit guère à la souffrance de ce qui ne crie pas: heureuses les bêtes qui ont plusieurs cordes vocales à leur arc! Le vrai pêcheur en exercice ne c\u2019est rit jamais.Il faut convenir qu\u2019il n\u2019y a pas de quoi.Ce qui peut étonner, ce n\u2019est pas qu\u2019un homme jouissant de la plénitude de: ses facultés s'acharne à pêcher toute une journée sans résultat, c\u2019est qu\u2019il recommence le lendemain.Un poisson qui se méfierait ne serait jamais pris .Mais il mourrait de faim.Ce qu\u2019il y a de plus énervant que de pêcher, c\u2019est de voir pê- cher.Un individu qui regarde pêcher plus de cinq minutes est jugé, cérébralement.L'arête, c\u2019est l\u2019hameçon avec lequel le poisson cuit essaye à son tour de prendre le pêcheur.ZAMACOIS.5 Le Bien Public =\u2014 Profesionnelle, ouvrières et mé- me agricoles, et surtout chez les jeunes, à une renaissance très vive du nationalisme, nationalisme était Ilé ici à Pinstinet de conservation.Le premier décret de cette formation récente a été l\u2019abattage du régime dont l'infortuné Godbout se detenaait d\u2019être Phéritier et, dans un remarquable dépouillement de l\u2019esprit de parti, l'installation au pouvoir de M.Duplessis et de son parti de l\u2019Union Nationale.Voilà à mon sens quelques-unes des causes du décantage des ministériels d'hier, si je puis m\u2019exprimer ainsi, si je puis expérience, il se dégage une leçon: à savoir quil est souverainement dangereux pour un parti de s'appuyer sur l'arbitraire, dans une province où la semence du nationalisme, pour paraître longtemps morte dans les esprits.n\u2019est que plus prompte à reger- mer sous les régimes d\u2019injustice et de contrainte.Clément MARCHAND.20 août.LA BAIE SHAWINIGAN PRISE D\u2019HABIT Derniérement, M.Réginald Dugré, fils de M.et Mme Joseph Dugré, de notre paroisse, prenait l\u2018habit chez les RR.FF.de l'Instruction Chrétienne de La Pointe du Lac.Le R.Frère Dugré, désormais Frère Rogatien-Jean, recevait à cette occasion de nombreux parents et amis: M.et Mme Joseph Dugré, M.l\u2019abbé J.Rinfret, MM.Léo, Raymond Pellerin, Mlles Islande et Germaine Pellerin, Mlle Marie-Paule Dugré, MM.Paul, Roland, Maurice LDugré, Mme Modeste Dugré, de Shawinigan Falls, Mlle Antoinette- Dugré, de Shawinigan Falls, Mme Lorenzo Perrault, des Trois-Rivières, Mme Donat Courteau, Mlles Gisèle et Marielle Courteau, Mme Joseph Guay, des Trois-Rivières.Nos félicitations et nos meilleurs voeux.FUNERAILLES Un bon groupe de parents ct d\u2019amis se sont rendus assister aux funérailles de M.Emile Landryy, décédé = accidentellement dans la tragédie de Louiseville, ces jours derniers: M.et Mme Henry Matteau, Met Mme Adhémar Landry, MM.Onil, Lucien et William Mat- teau, Mlles Yvonne et Thérèse Matteau, Mlle Lucie Landry, M.Arthur Drolet, M.et Mme Alcide Landry, M.et Mme Louis- Georges Boisvert, M.et Mme Eugène Boisvert, Mile Yvonne Picard, Simonne Tremblay, MM.Lucien et Georges-Etienne Marchand.\u2014Mlle Alice Grenier est revenue de l'hôpital St-Jean de Dieu où elle a subi une opération des amygdales.\u2014Mlle Bernadette Côté, de Batiscan, en visite chez M.et Mme Léo Lefebvre, ces jours derniers.\u2014MM.Alfred et Euclide Cayer, chez Mme Thomas Bellemare.\u2014M.et Mme Oscar Marineau et leur famille, de passage à St- Alexis des Monts, la semaine dernière.\u2014M.et Mme Eddy Boisvert.M, et Mme Léo Boisvert, Mlle Bernadette Côté, à Québec.\u2014MM.Alfred et Roland Yelle.Mille Claire, Jacqueline Yelle à Montréal, ou ils assistérent aux funérailles de M.Fabien Blanchard.-\u2014\u2014-MIle Yolande Lacoursière en visite chez M.et Mme Léo Lefebvre, \u2014M.et Mme Germain Bellemare à St-Etienne des Grès.\u2014M.et Mme Azarie Lacombe, Mlle Laurette Lacombe, M.Louis Lacombe, à La Patrie, où ils visitèrent la Révde Soeur Emma Rita, des Soeurs SS.Noms de Jésus et Marie.\u2014MM.Origène et René Grenier, Mlle Malvina Grenier, en promenade chez leurs parents à St-Barnabé, la semaine dernière.BONBONS HYGIENIQUES Les médecins s'accordent à dire que les bonbons bouillis, hygiéniques préparés, assurent aux enfants un supplément nécessaire d'énergie et d\u2019entrain.Ils sont particulièsement nourrissants et profitables en hiver, lorsque le froid et les longues heures dc classes entraînent une plus forte dépense d\u2019énergie, dit Mlle Janet Hamilton, au cour s d\u2019un article intitulé \u201cLes bonbons, source d\u2019énergie\u201d.publié dans le numéro d\u2019août de \u201cC-I-L Oval\u201d, la revue des Canadian Industries Limited.Elle y décrit la fabrication des bonbons clairs, à cadence de 500 par minute, au moyen de machines qui les enveloppent même individuellement dans une feuille de Cellophane.7\u201d Donnez-nous un Papa, une Maman\" C'est le titre de la brochure tirée 3 20.000 exemplaires, que tout foyer chrétien devrait lire.Quelques centaines de personnes en ont déjà fait la demande.A noter que cette brochure, sur l\u2019Oeuvre du Placement de l\u2019Orphelin.est envoyé gratuitement sur demande \u2018S\u2019adresser.par téléphone au No.3373, ou par lettre, à L'abbé Chs-E Bourgeois, Ptre, Directeur.Orphelinat St-Dominique, Les Trois-Rivières- J.-A.Trudel, J.-E.Guillet Trudel & Guillet Notaires LA - * ° [4 ê Argent à prêter, Réglements de faillites et de successions, Examens de titres, Diffleultés come merciales.Collection, ete Bureau 306 Alexandre Tél.491 ALARA AVAL A444 SAV VOVVNAA : HHA ALAAVA AAPA ATTY YOY T.-Rivières 14444 Comptables 137.rue Alexandre J.H.René de Cotret, C.G.A.Henri terron, C.A.René de Cotret, Ferron & Cie Licenciés.Auditeurs et Syndics Trois-Rivières EXCURSIONS A BON MARCHE A TOUS LES ENDROITS DE L'OUEST CANADIEN Départs: Tous les jours du 19 sept.au 3 oct.Limite de retour: 45 jours ENVIRON UN SOU DU MILLE en wagons de première seulement USAGE FACULTATIF DES WAGONS-LITS Billets d\u2019exoursions avasi en vente, valabl NOS MAISONS D'EDUCA TION Laval \u2014 excellente préparation l'Ecole de Chimie, etc.Cours Commercial complet aux examens officie Entrée: 1 et 2 septembre.Académie De La Salle TROIS-RIVIERES Affiliée à l'Université Laval Pensionnat entièrement à 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apporter leur extrait de | baptême et un certificat de vaccination. rare A Tr XIN Pe IEEE TR enfanté par la C.G.T , \u201csi l'on veut faire de l'économie dirigée, il faut d'abord savoir qui la dirigera\u201d.On s\u2019en doutait.Mais Le Temps ne veut pas dire qu\u2019elle doit être dirigée par les intéressés eux-mêmes, groupés dans leurs corps respectifs, sous \u201cle contrôle de l'Etat.Car alors le régime corporatif apparaîtrait tel qu'il doit être, comme un régime de libertés, ordonnées et défendues par ceux qui en jouissent, au nom des droits correspondants, ce qui rendrait impossibles les pillages des oligarchies CORPORATIVE Il y a encore des libéraux impénitents.Si leur nombre décroit, leur impénitence augmente.Pour eux, une corporation est une machine à étouffer, contraindre et réglementer; ils ne conçoivent la |financières et politicienne, com- liberté que dans l\u2019anarchie, qui|plices.Le malheur du Temps, jusqu'alors leur a profité; si le|c'est que le malheur des temps rend cette évidence de plus en plus claire.Le régime corporatif n\u2019est d'aucune manière un compromis entre le libéralisme et le socialisme, \u201ccar il ne tient absolument de l'un ou de l'autre, ni dans ses principes, ni dans'ses formes\".Il organise des fonctions, laisse le soin de cette organisation à ceux qui les assument, ce pourquoi il garantit des libertés.Il n\u2019oppose pas ces fonctions, si les hommes qui les détiennent; il les unit, sous le assure-t-il \u201cla reconnaissance d'un droit propre, tant à chaque membre dans l'association qu\u2019à celle-ci dans I'Etat et A I\u2019Etat envers celle-ci \u201d.Un droit propre à chacun, ce n\u2019est pas dire un droit unique comme le voudrait l\u2019indi- profit s\u2019éloigne, ils deviennent plus attentifs aux arguments cCor- poratifs.Ils commencent alors à entrevoir qu'il n\u2019y a de libertés que dans l'ordre, suivant la règle, et que l\u2019ordre corporatif est avant tout défenseur, régulateur et représentatif des libertés.Jusque là, leur principal recours est d'agiter le spectre des vieilles corporations léchues; l'argument a autant de valeur que l'échec des transports par diligence pour contester l\u2019organisation complexe des compagnies de chemins de fer.Lorsqu'ils s\u2019obstinent, ils cherchent à dissimuler la vraie structure d'un ordre corporatif.C\u2019est la grosse ruse du journal Le Temps.Liberté, dit-il, et il y tient, ou économie dirigée, et il dresse alors le spectre d\u2019une autorité civile monstrueuse, entol- vidualiste, ; es A resp ect é- rée d'administrations et diri- ga ° dot divers, \u20ac fonction- signe d\u2019un bien commun.Ain] |TËMENE Ce tout ordre social digne de ce nom.\u201d Georges VIANCE.TEMPS NOUVEAUX Quelques minutes de réflexion sociale geant tout.Car enfin, objecte-t-il au Conseil national économique, Si la formule a été fréquemment employée (et si les temps sont toujours nouveaux, a vrai dire), il est certain que nous avons l'impression d\u2019être engagés dans des transformations sociales assez considérables.À de pareilles heures, la fièvre monte, et les illusions nous emportent.Parce que, quelques changements ont été opérés dans les conditions sociales il en est qui s'imaginent que l'homme lu-même a été changé, et qu'il sera autre chose demain que ce qu'il était hier.: L'erreur est la même que celle, presque aussi répandue, qui consiste à ne pas tenir compte de ces changements.Le décor, le cadre, les influences ont leur action, et les hommes les subissent, les hommes qui demeurent pourtant exactement ce qu'ils étaient à d'autres époques.La tâche des générations, quand tout change autour d'elles, est de maintenir dans le nouveau décor des temps) le maximum de vertu, d'intelligence et d'humanité.~.oe X X X Quel que soit l\u2019état économique et social, l'homme est tenu à l\u2018effort de se dominer et d'accomplir son destin.Dans les plus primitives conditions d'existence, il peut fe faire et, s\u2019il y parvient, il est grand.S'il s'abandonne, qu'importe qu'\u2019if jouisse d\u2019une civilisation avancée !.Mais, sauf à nous faire moines il ne nous appartient \u2018pas de choisir l\u2019état social dans lequel nous vivons.Aspirer à un ordre primitif au milieu des complications du machinisme est bien vain; craignons que ce ne soit aussi de fa paresse.x x x Si dans l\u2019état primitif l'homme peut être grand, il n\u2019y a point d'ordre social, si compliqué et si riche qu'il parajsse, que l'homme ne puisse dominer: \u201cle roseau pensant\u201d, s'il se souvient de sa nature, ne se laissera accabler par aucune richesse de la science, ni par aucune obligation sociale.I lui appartient de demeurer libre, s'il est fidèle à lui-même.x x x C'est un grand travail à accomplir, et d'une utilité con« sidérable, que de rappeler l\u2019homme à lui-même au milieu de tous les changements extérieurs; en: lui donnant conscience que sa véritable grandeur ne s'est pas modifiée, nous lui permettons de considérer avec calme les changements survenus et possibles.Nous lui enseignons surtout à utiliser pour son véritable bien, celui de toujours, les nouveaux moyens qui lui ,\u2014 LE MARIAGE CHEZ LES SAUVAGES Le mariage n\u2019était pas toujours indissoluble chez les Sauvages.La \u201cRelation des Jésuites\u201d de 1637-1638 nous en donne une preuve entre mille.C\u2019est le Père Lejeune qui tient la plume ici.\u2018Voici, dit-il, un façon gentille de terminer un procès.Un Sauvage s\u2019étant éloigné du pays pour je ne sais quel sujet, sa femme, se voyant recherchée dans son absence, en épouse un autre.Quelques mois après ces secondes noces, le premier mari retourne et veut ravoir sa femme.L'autre ne la voulant pas rendre, les voilà en procès.Le père de cette femme jugea ce différend en dernier ressort.Il prend un baton, le porte un peu loin, le fiche en terre, puis s'adressant aux plaideurs leur dit: Celui qui rapportera le premier ce bâton aura ma fille.Eux de courir.La femme fut adjugée à celui qui avait meilleures jambes, et le procès fut tellement éteint, qu\u2019il n'en fut plus parlé que pour rire.Ce trait, conclut tristement le Père Lejeune, est aussi gaillard que l'inconstance dans leurs mariages nous causera de tristesse.Le lien si serré qui tient l\u2019homme et la femme sous un même joug, aura bien de la peine d\u2019y arrêter les Sauvages\u201d.(Bull.des R.Hist.) LA VITESSE DES PROJECTILES Les prodigieux instruments qui servent à vérifier la vitesse des projectiles au laboratoire de balistique de Brownsburg, Québec, le seul du genre au Canada, sont habilement décrits par M.Leonard Knott, dans le numéro d\u2019août de \u201cC-I-L Oval\u201d, la revue des Canadian Industries Limited.Ces instruments enregistrent avec précision le temps que met une balle à franchir l\u2019espace séparant une carabine de la cible.Or, certains projectiles voyagent à 2,500 pieds par seconde, soit une vitesse dépassant 1,700 milles à l'heure.Soyez indépendant Travaillez a votre compte Gagnez dans une journée ce que vous gagnez dans une semaine.| Apprenez à faire les bonbons, chocolats, sirops et fruits pour fontaines, etc.Avec la première leçon, nous vous fournissons gratis les premiers outillages et quelques matériaux bruts, etc.Institut de Confiserie Enrg.4401 Bordeaux, Montréal Téléphone 456 ARTHUR SPENARD COURTIER Assurances générales 944, rue St-Pierre Trois-Rivières EDIFICE SPENARD
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