Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 13 février 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le bien public, 1936-02-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ORGANE DU RÉVEIL ERIELUVIE 0000 28e ANNEE-No.7 a a tA a _ En guise de souhaits M.Edouard Montpetit, qui a le sentiment parfait de l'amitié dans ce -que ce mot peut impliquer de délicatesse souriante, chaude et attentive, avait bien voulu, dans des circonstances spéciales, donner à l\u2019un de ses amis qui nous en a fait part récemment en témoignant devant nous d\u2019une gratitude empreinte à la fois de discrétion et d'inquiétude, un magnifique exemplaire illustré de l\u2019œuvre du sculpteur Laliberté, intitulé: \u201cLégendes, coutumes, métiers de la Nouvel- le-France\u2019\u2019.C'est un ouvrage splendide, unique au Canada, qui nous fait le plus grand honneur par sa présentation luxueuse, le pittoresque et la beauté de tout ce qu'il évoque du passé de nos petites gens, la reproduction photographique exacte d'une oeuvre considérable où Laliberté a mis dans le bronze tant de simplicité, d'émotion et de vérité.En relisant hier un journal français qui date déjà de décembre dernier, tout cela m'est revenu à la mémoire.Parcourant un grand reportage de Charles Kunstler consacré au Portugal, je vis que le journaliste parisien de passage à Lisbonne était allé voir un beau film portugais, \u2018\u2018histoire sentimentale, charmante du reste, et dans laquelle un curé de campagne joue un rôle providentiel.Ce qui intéresse surtout l'étranger dans cette aventure, dit-il, ce sont moins les situations que les paysages, les costumes des villageois et les vieilles coutumes provinciales qu\u2019on y voit revivre.C\u2019est le cas de l'effeuillage du maïs, qui est fait, le soir, par les femmes, et durant lequel se nouent des intrigues.Un garçon qui trouve, dit-on, un grain rouge, peut embrasser celle qui lui plaît.Le travail s\u2019achève par des danses.\u201d Et soudain, j'ai revu le beau volume feuilleté dans une maison amie, j'ai ressuscité le groupe vivant et alerte que Laliberté a campé sous le titre canadien d\u2019épluchette de blé-d\u2019inde, et j'ai pensé en même temps à M.Montpetit dont on dit qu\u2019il est, non seulement hors de danger, mais en bonne voie de guérison, grâce à Dieu.Il n'est donc pas possible de conclure ici autrement qu\u2019il ne le ferait lui-même.Si nous prêchons le régionalisme dans l\u2019exaltation de toutes les manifestations caractéristiques d\u2019une vie française intégrale, c\u2019est à sa suite que nous marchons.Ce sera notre façon de lui exprimer nos souhaits les plus ardents d\u2019un retour à la santé, rapide et complet, que de faire observer ce que tant de fois il a dit et répète, sous toutes les formes, et qui est même visible au Portugal; ce qui intéresse surtout l\u2019étranger, ce sont Moins les situations que les paysages, les costumes des villageois et les vieilles coutumes provinciales, Traduit en langage québecois et Pratique, cela s\u2019exprime ainsi: plus nous serons nous-mêmes, moins nous serons copies d\u2019Anglais ou d\u2019Améri- Cains, plus rapidement nous dévelop- Perons ce que la nature a mis en nous, Pius vite nous progresserons et gran- Irons comme peuple, et, du point de Vue strictement piastres et sous, plus le tourisme anglo-canadien et américain se dirigera chez nous parce qu'il y trouvera toujours et de plus en plus \\ a a AA rr Br rar ra LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 13 FEVRIER 1936 - \u2014 L'opinion trifluvienne anglaise rencontre l\u2019opinion française Notre confrère anglais, le St.Maurice Valley Chronicle, a consacré dans sa dernière livraison un magnitique article à quelques idées que nous avions soulevées ici et qui ont été reçues avec faveur par toute notre presse locale de langue française.M.Robert Clarke, rédacteur, a même eu la courtoisie et la gentillesse de signaler à l'attention de ses lecteurs le projet émis par l'un de nous de demander à la Chambre de Commerce de se faire l'artisan d'une reconstruction en miniature des Forges St-Mau- rice.Nous remercions notre confrère très vivement, et soumettons à nos lecteurs les plus réfléchis le bienfait de cette unanimité, incitatrice d'action bienfaisante et féconde.L'opinion trifluvienne anglaise rencontre, approuve et applaudit à l\u2019opinion rtifluvienne française sur quelques sujets d'intérêt proprement local.Cela n'arrive pas si souvent que nous nous faisons un devoir et un honneur de le signaler à tous ceux qui s'intéressent à l'avenir des Trois-Ri- vières.Que ne pourrons-nous pas réaliser si tous ensemble nous voulons travailler dans cet esprit de coopération intelligente?C'est à nous, Trifluviens de langue française, qui sommes ici les plus vieux et justement fiers de ce titre, de donner l'exemple.Et pour mieux mettre en pratique cette recommandation, nous traduisons, pour le bénéfice de nos lecteurs qui ne l'auraient pas lu, ce bel article du \u2018\u2019Chronicle \u2019 que nous les prions de scruter attentivement.(Nous le publions en page 2 de ce numéro.) Ils y verront, comme nous, avec quel souci de délicatesse dans l'expression, notre confrère se joint à la presse française trifluvienne.C'est un mérite de plus.Abolira-t-on cette source de patronage ?Un des premier problèmes que le nouveau Conseil sera appelé à résoudre, et peut-être le plus important, pour la régie interne des affaires municipales, sera le maintien ou l\u2019abolition des comités qui assignaient aux échevins la direction des divers départements de la ville.L'attribution de ces comités donne lieu chaque fois à de fanatiques campagnes de câbale et d\u2019intrigues entre les échevins qui profitent de cette raison pour se diviser et former deux clans, la plupart du temps au détriment de la ville.C\u2019est du moins l'opinion de S.M.le Maire, qui s\u2019est déjà ouvertement prononcé en faveur de l'abolition des comités, et a fourni plusieurs arguments qui pour la plupart sont très logiques et surtout très opportuns.\u201cLes Comités, disait M.Robichon, n\u2019ont pas tous la même importance.Dans l'un on peut exercer plus de patronage que dans l\u2019autre.De là les dissensions qui surgissent entre les membres du Conscil au détriment de la cité.En rayant les Comités de l'administration, on atténue le patronage et on prévient entre les membres du conseil les compromis qui naissent du patronage.\u201cL'échevin est élu dans un quartier pour en faire ressortir les besoins particuliers, mais aussi en vue de l\u2019intérêt général de la ville qui doit primer sur celui du quartier.Un échevin représente donc la ville toute entière d'abord et son quartier ensuite.Représentant la ville toute entière il doit s'immiscer dans tous les Départements, ce qu\u2019il ne peut faire avec les Comités sans s'exposer à des mésententes regrettables pour l'administration généra- quelque chose de différent.Quel dommage que nous ne puissions mettre l'accent, la sincérité, la chaleur, le velouté de la voix même de M.Montpetit.Il semble que nos Trifluviens saisiraient mieux encore la vérité de cette conclusion et la nécessité de l'appliquer chez-nous dans toutes les manifestations de notre vie régionaliste, Peut-être consentira-t-il | bientôt, nous l\u2019espérons du moins, à venir nous la faire réentendre.Il y a longtemps, bien longtemps, que nous n'avons eu le plaisir et l'honneur de compter M.Montpetit parmi nos hôtes.Léon DUFROST.le, le président d\u2019un Comité voyant toujours d'un mauvais oeil l'intervention d\u2019un de ses collègues dans son Département.Les échevins comprendront-ils la valeur et le bon sens de ces arguments?Nous l\u2019espérons.Il est certain que la dissention au sein du Conseil porte à son origine cette irraisonnable distribution de patronage qui n'a pas sa raison d'etre et qui empêche les échevins de travailler au bien général de la ville, mais aussi met souvent à la téte des départements des hommes d\u2019une compétence douteuse, Il serait donc préférable que les comités soient abolis, à condition toutefois que ceux qui réclament leur abolition ne nourrissent pas eux-mêmees l'arrière-pensée de se servir des mêmes moyens pour les mêmes fins, Une invitation aux ieunes trifluviens Vers la fin d'avril se tiendront à Ottawa, sous la conduite des RR.PP.Dominicains, de grandes journées thomistes au cours desquelles seront débattues les vifs problèmes qui intéressent la jeunesse intellectuelle de notre pays.On y étudicra l'économie, la politique, le nationalisme, la culture, la religion en regard de notre jeunesse ct à la lumière du thomisme.Dix conférenciers recrutés parmi Jes moins de trente ans y Itron* d'intéressants rapports qui donneront ensuite lieu à une discussion.La conférence de clôture sera donnée par un maître.Actuellement les organisateurs des journées thomistes sont assurés de l'appui des jeunes de Montréal et de Québec \u2018Trois-Rivières devrait fournir son contingent de jeunes intellectuels.On nous apprend que les participants à ces journaux jouiront de prix spéciaux des chemins de fer ct qu\u2019ils seront aux frais de l\u2019organisation, sitôt débarqués a Otiawa, M.Clément Marchand, rédacteur du Bien Public, a déjà accepté de prendre part à ces journées thomistes.Il y traitera de la culture de nos jeunes intellectuels.Les jeunes Trifluviens qui scraient intéressés à faire ce voyage, qui leur permettra en même temps de visiter la capitale, sont priés de communiquer avec le couvent des Dominicaines, 95 avenue Empress, Ottawa.Ils recevront des organisateurs tous les renseignements dont ils auront besoin.: _ 00 _ 5 sous la copie _ Nous voulons votr clair La charité n\u2019est pas organisée chez nous, Elle fonctionne parce qu'il est dans le coeur des gens un instinct qui les pousse à secourir Is misère.On ne peut cependant pas dire que la charité parvient à réduire la misère.La misère est toujours Ià qui se trai- ne dans les rues, qui cogne aux portes, qui attond au seuil des édifices publics.Et pourtant toutes ces aumônes que vous êtes appelés à verser dans le trésor des miséreux! Tous ces dix sous, tous ces billets de rafle, toutes ces tombolas, tous ces whists! On frappe instamment à votre porte.Il n'est pas douteux d'affirmer que toutes ces aumônes, centralisées à un bureau des pauvres, seraient suffisantes pour secourir à peu près toutes les misères imaginables.Ce n\u2019est pas ce qui arrive.Cet argent est le plus souvent éparpillé à tous les vents.Les vrais pauvres ne récoltent que les miettes.Ce qui fait dire à François Mauriac dans Sept: \u201cIl est irritant de voir I'immense charité catholique s\u2019éparpiller en une multitude d'oeuvres secondaires alors que réglée et dirigée sur un objectif précis, elle pourrait transformer la dure condition des pauvres\u201d.Nous avons ici comme ailleurs la manie de fonder des associations et des groupements, sans raison, simplement par amour du grégarisme, On ne fait plus confiance & I'individu.II est devenu de bon aloi de I'embrigader dans tout ce que le cerveau des maniaques du grégarisme peut inventer, Cet état de chose est désolant.Au lieu d'un seul groupement puissant qui rallierait tous les suffrages et qui ne serait entaché d\u2019aucun équivoque, nous assistons journellement à la création de nouveaux corps sociaux qui, au fonds obéissent à une similitude d'inspiration, de moyens et d'apostolat.On voudrait du moins, si ces mouvement doivent survivre, qu'ils soient soumis en haut lieu à une hiérarchie connue de tous afin que tous à leur égard sachent à quoi s'en tenir.Autrement un homme ordinaire a grande misére a dé- méler son attitude.Si nous ne prenons pas les moyens de clarifier I'embrouillamini de toutes les associations qui coexistent au sein d\u2019une même idée, il est a craindre qu\u2019à la fin l\u2019intérêt public ne se lasse.Cela est surtout vrai des associations charitables.Nous voulons voir clair là-dedans.Nous voulons connaître celle qui réclame notre assistance la plus urgente.Autrement nous nous fatiguerons de secourir les personnes sociales au détriment de la personne humaine.C.M, La neige enlevée dans un temps record Tous les Frifluviens auront remarqué avec quelle promptitude la neige a été enlevée de nos rues depuis le commencement de l'hiver.Malgré des tempêtes consécutives, nous avons remarqué une grande amélioration dans l'entretien de nos rues.Le service habilement organisé de façon que toute perte de, temps soit évitée a réussi un véritable tour de force.C\u2019est ce que nous disait un échevin de Montréal de passage - dans notre ville ces jours derniers.Félicitans M: l'ingénieur Lambert de sou bon travail ; 2 ye Ee ES 9 Qu\u2019est-ce que la publicité .(Du Chronicle, 6 fév.1936) Quand on examine la question de la publicité pour un in- lividu, une entreprise ou une ville, nous sommes portés a :onfondre la partie pour le tout et il se peut que dans notre esprit \u201cpublicité\u201d ne signifie que l'annonce telle que chacun la voit dans les revues, les brochures ou les journaux et ainsi de suite.Mais, envisagée sur un plan plus élevé, la publicité, c'est plus aque cela.C'est la somme totale de toutes les choses favorables qui peuvent être dites ou connues au sujet du produit ou de l'endroit que l'on désire annoncer, Dernièrement nous avons beaucoup écrit sur la nécessité d'un bureau de publicité aux Trois-Rivières.Pour beaucoup, c«la représentait tout simplement un bureau, avec un gérant e+ une sténo-dactylo ramassant des informations et putliant, ¢- temps en temps une petite brochure sur le nombre dispo- ribles r'emplacements propres à l'érection d'une manufacture.7 Cela peut étre utile, mais est-ce suffisant?Pourquoi ne f-rions-nous pas de notre bureau de publicité ce que nous avons fait de nes fêtes, quelque chose d'unique.Ce qu\u2019il faut Frire c'est d'ajouter de la vie, de la chaleur et de la beauté à la sécheresse des chiffres et donner à notre travail un \u201ccachet\u201d à nul autre pareil.Evidemment.la question se pose, mais comment pouvons- nous réussir cela?En réponse, nous n\u2019allons donner qu'un exemple.Durant les ffête du tricentenaine, ici, un de nos plus grands succès artistiques fut assurément l'affiche magnifique du Vieux Moulin, affiche qui fut adoptée et distribuée par la compagnie du Pacifique Canadien.La semaine dernière.rotre confrère le Bien Public attirait l\u2019attention sur la valeur remarquable de cette publicité artistique et nous savons par notre propre expérience que son caractère distinctif en a induit plusieurs à venir assister à la célébration de nos fêtes.L'artiste qui a dessiné cette affiche est encore a Trois- Rivières.En autant que nous pouvons le savoir, il vit du peu d'honoraires qu'il recoit d'élèves enthousiastes mais trop peu nombreux.Récemment, on a fait campagne dans tous les journaux locaux aux fins d\u2019utiliser localement les remarquables talents artistiques de cet homme.Un de nos concitoyens les plus importants s\u2019est levé pour déclarer publiquement que ce serait dans le meilleur intérêt de Trois-Rivières.Cet artiste a peint pour nous une affiche qui est aussi originale et aussi belle que n'importe laquelle de celles qui sont imprimées en Angleterre Ou sur le continent européen.Qui oserait soutenir qu'il est incapable d\u2019en faire d'autres qui constitueraient une attraction précieuse pour notre ville et notre district?Le même homme est aussi l\u2019auteur et le propriétaire d'un cyclorama unique en Amérique de la vie de nos paysans français.L'auteur de ce présent article sait que des officiels du gouvernement ont songé un moment à exposer ce cyclorama à l\u2019Exposition Coloniale de Paris et n\u2019en, furent.empêchés que par une question d'argent due à la crise, Sommes-nous donc si lents à apprécier nos propres possibilités que nous serions heureux de laisser cette oeuvre d'art s\u2019enfouir sous la poussière dans une cave quelconque?Elle est si peu banale dans la banalité de ce continent américain, Qu'elle constituerait un actif et une attraction pour notre ville.Annoncé comme il devait l\u2019être et montré (displayed) comme il convient qu\u2019il le soit, ce cyclorama ferait de Trois- Rivières quelque chose de différent des villes en série (run of the mills towns) que traverse le voyageur harassé.Nous avons à notre disposition un trésor historique extraordinaire (tremendous) mais il faut un artiste du genre de Léonce Cuvelier, l'homme de qui nous parlons, pour l\u2019interpréter et lui donner une forme vivante et tangible.Par exemple: la première entreprise industrielle jamais tentée sur le continent nord américain l'a été ici.Les Forges St-Maurice, visitées en 1749 par Peter Kalm savant suédois ont fait le sujet d'un rapport par Stoddarrt en 1750 à la demande du gouverneur Clinton de New-York.Nous possédons les documents, les cartes nécessaires à la reconstruction de Ce paysage et cela seul constituerait \u2018quelque chose d\u2019absolument unique dans tout l\u2019Amérique du Nord.Clément Marchand suggérait dernièrement dans le Bien Public à la Chambre de Commerce de se mettre derrière une pareille entreprise.Voilà une excellente suggestion et c\u2019est le temps d\u2019y donner suite.C\u2019est le temps d\u2019y voir \u2014 Immédiatement et non d\u2019en parler jusqu'à ce que M.Cuvelier se soit décidé à aller vivre ailleurs.Nous avons tué délibérément notre ancien bureau de publicité faute d\u2019en comprendre l'utilité.L'homme qui en avait êté l\u2019inspirateur était nul autre que l\u2019échevin Robert Ryan qui dernièrement encore déclarait dans son manifeste pré- \u2018électoral être en faveur de la création d\u2019une école des Arts et Métiers pour Trois-Rivières, Il sait ce que l\u2019on fait dans ce genre à Ste-Anne de Bellevue et cela devrait nous faire rougir de constater qu\u2019une toute petite municipalité comme celle-là est si en avant denous en pareille matière., Nous avons à portée de la main un trésor historique et artistique qui pourrait nour rapport des résultats en piastres et en cents.Laquelle de nos organisatons locales aura assez de vision pour pousser cette entreprise et donner à notre ville une attraction additionnelle qui aura tant de valeur pour nous tous?, Nous croyons être le fidèle interprête de toute la population de langue anglaise en affirmant qu'elle serait heureuse ré ppuyer un mouvement qui serait si \u2018manifestement dans ntérét de Trois-Riviéres et de tous ses habitants, Hommes ambitieux § Hommes ambiteux et qui désirent une position stable et bien rémunérée trouveront l'occasion qu'ils recherchent en faisant application immédiatement.Profits de S25.00 à $35.00 par semaine en commençant.- Travail facile.- Ecrivez à: La Compagnie J.R.Watkins, 2177 rue Masson, Montréal.P.Q.(C-1A) Donat Baribeau & Fils Limitée La Compagnie Donat Baribeau & Fils Limitée danne avis qu'elle demandera au Li- eutenantGouverneur en conseil de la Province de Québec, la permission d'abandonner sa charte.Ste-Geneviève de Batiscan, ce 8 février 1936.Le procureur de la réquérante A.J.O.Bergeron, notaire.M.Guy Poliquin , directeur des Ballets Bleu et Or M.Guy Poliquin EE.D.qui avait incarné d'une façon si ims pressionnante \u201cLe Temps\u201d, lors des grands pagcants du troisième centetnaire, dirigera cette année les ballets estudiantins de la revue Bleu et Or.Ce tout jeune homme possède des qualités de diseur qui en font une précieuse recrue pour la jeunesse étudiante de Montréal.Il a appris chez nous, au séminaire en particulier, à débiter sobrement un discours dans toutes les règles de l\u2019art.Cette année il dirigera en grande partie la grande revue Bleu et Or qui fait courir tout Montréal.Les radiophiles ont pu l'entendre dans les récents programmes d'étudiants à CRCM Félicitons-le de son entrain et de son bon goût.Ici comme en bien d'autres cas, \u201cla valeur n\u2019at- \u2018end nas le nombre des années\u201d.Réservez vos billets pour ce gala musical Les billets s'enlèvent rapidement pour le grand gala musical qui aura lieu le 20 février a I'Académie de la Salle, sous les auspices du Flambeau.Häâtez-vous de réserver votre siège.; .Il s\u2019agit d'une manifestation bien vivante de l\u2019art musical tri- fluvien.Quand les artistes étrangers viennent nous visiter, vous n'hésitez pas à vous déplacer.Il s\u2019agit des nôtres.Parce qu\u2019ils sont de chez nous, il n'en sont pas moins intéressants.Ce gala présentera Mlle Madeleine Trudel, Mme Gcorgette- Huppé-Marchand et Gilbert Lacroix dans un programme du plus haut intérêt.En outre un sketch de Jean Narrache, plein de finesse et d\u2019a-propos sera interprété par une petite troupe bien exercée, Une semaine nous sépare de cet événement.Téléphonez dès aujourd'hui au syndicat d'\u2019initiative, organisateur de ce gala, pour retenir vos sièges.N'oubliez pas qu'une magnifique pochade de Rodolphe Duguay sera accordé a un des assistants comme prix de présence.L\u2019ARGUS de la PRESSE \u201cVOIT TOUT\u201d, fondé en 1879, DOYEN des Bureaux d'extraits de Presse, 37, rue Bergère, PARIS, lit et dépouille, par jour.plus de 20,000 Publications dans le Monde entier, dont il envoie les articles sur tous noms et questions qui lui sont indiqués.L'ARGUS édite L\u2019'ARGUS de l'OFFICIEL qui peut donner tous les votes des hommes politiques.L\u2019ARGUS peut procéder a toutes Recherches Rétrospectives.L\u2019ARGUS établit tous devis de publicité, et se charge des insertions dans les journaux.| tee Le Blen Public =e mme rm metre ER JEUDI, LE 13 FEVRIER 1938 Vous aimerez le goût de l\u2019Orange Pekoe \u201c\u201cSalada\u2019\u2019 æ Mort de Maurice Hodent- rédacteur de Paris-Canada Maurice Guénard, aussi sous le no mde plume de Maurice Hodent, est mort hier sur la Côte d\u2019Azur.Il n'avait pas encore atteint sa 70e année, Maurice Guénard était rédacteur du journal Pa- ris-Canada.Français d\u2019origine, il était l\u2019un des plus sincères amis des Canadiens.Il s\u2019appliquait par ses articles journaux et par son enseigne- connu ment d'un grand établissement scolaire parisien .- a faire connaître le Canada aux Francais et la France Quatrième victime d\u2019un même incendie M.D.F.Baxter, pharmacien est mort à l'hôpital des blessures qu'il a subies le ler février dans l'incendie de sa maison.Sa fille son gendre et leur enfant ont trouvé une mort presque instantanée dans cet incendie qui a jes té l'émoi dans tout Trois-Rivières, aux Canadiens, Quelques années après la guerre, il avait visité lui-même le Canada avec la mission Fayolle.Il aimait & dire à ses amis canadiens de Paris que ce voyage avait été \u201cla récompense de sa vie et la justification de tâche\u201d.ES ET A PRE FIRES Sn ACR 01 Message LA GRANDE VENTE DU 20ième ANNIVERSAIRE a déjà satisfait de très nombreux clients qui ont joui d\u2019achats exceptionnels pour des prix extraordinairement bas.Les mêmes occasion vous sont offertes.C\u2019est le temps d\u2019embellir votre foyer au meilleur compte.\u2018 Venez-voir les meubles 1936.Elégance, durabilité, confort.Tels sont les gages qu\u2019ils vous offrent.mm er GRATIS Une table art moderne sera donnée à toute personne qui achètera pour un montant de $50.00 irr O On demandait à lord Aberdeen ce qui donnait le pas à son pays sur la plupart des pays parlementaires du Continent\u2014 Très simple ! répondit le noble lord.En Angleterre, les honnêtes gens n'ont pas peur de montrer la même énergie que les coquins, tt St Directeur: Raymond DOUVILLE.40 USAGE U-QLaU à - HEBDOMADAIRE DU JEUDI a a cme vy ewww ewww.SSII SE ENGINE SI NO EE ESS MC NV US MW YA MS A a DANS LES SEPT JCURS | Notre ignorance de la musique \u2014\u2014\u2014\u2014 L'heure amateur Black Horse nous ré- véle le vrai niveau de culture musicale du Canadien-Français moyen.Ce niveau apparaît assez bas, si on excepte les numéros de chant, de piano et de violon donnés par eds élèves d'artistes ou de professeurs compétents.En Allemagne et en Autriche, la culture musicale est partie intégrante des programmes scolaires.L'élève éduque son oreille en.méme temps que son cerveau, Ml apprend à discerner une note fausse d'une note juste.Il se familiarise avant sa quinzième année avec l\u2019histoire de la grande musique et ses maîtres lui enscignent a départager le laid du beau dans la musique.Ii au Canada, même l'élite connaît assez peu l'histoire sommaire des maîtres de la musique.Le goût cest même faussé.Et quand il s\u2019agit de la classe moyenne, c\u2019est navrant, Il me semble qu\u2019on devrait pour le moins dans les collèges classiques, fournir aux élèves le moyen de connaître les rudiments de la culture musicale.Cette science constitue un tel agrément ct une telle sûreté dans la vie, On enscigne l'histoire littéraire.Pourquoi ne pas donner une petite place à l\u2019histoire de la musique?C.M.Le Montaigne, parlant des livres, écrit dans ses Essais: \u201cC\u2019est la meilleure munition que j'aie trouvée à cet humain voyage.\u201d Méme s'il exa- gére un peu, Montaigne a partiellement raison, car nous devons souvent aux livres nos plaisir les plus nobles et les plus durables.Grace a notre connaissance des langues et a la traduction des chefs-d'oeuvres étrangers, nous sommes littéralement inondés de livres et nulle province n'est surpeuplée davantage.Dans tous les genres, nous trouvons des ouvrages de talent, jusqu'à celui du roman policier qui charmait les Joisirs du cardinal Gibbons et qui continue de distraire le président Roosevelt.Les livres sont d\u2019exquis compagnons, utiles quand ils ont quelque chose à nous apprendre, amusants à n\u2019en pas douter; ils ont le don de tromper nos heures d'ennui et même, parfois, de concourir à notre formation intellectuelle et morale.Les livres, a-t-on dit, sont les amis de ceux qui n\u2019en ont pas.Ces amis, pourtant, ne sont pas également recommandables ni désirables, et leur nombre infini nous impose I'obligation de les trier sur le volet avant de les admettre dans notre intimité.Ce choix s'impose sous peine de négliger les chefs-d\u2019oeuvre et de s'attarder à la camelote, 1! faut, tout d\u2019abord, lire les saintes Ecritures.De nombreux chré tiens n\u2019en connaissent que des extraits morcelés, entendus à la messe du dimanche.La Bible devrait être le livre de chevet par excellence.Claudel avouait un jour ne lire \u201cd'une manière çonstante que la Bible\u201d.Si les Ecritures satisfont un esprit vigoureux comme celui de Claudel, elles peuvent procurer à tous les mêmes nourritures divines.D'ailleurs, au simple point de vue littéraire, où trouver un lyrisme comparable à celui des Prophètes, des pages chargées de bon sens hu- Main comme celles des Proverbes, un récit simple et charmant comme celui des Evangélistes?Sans doute ne faut-il pas s\u2019aventurer sans guide dans la lecture intégrale de la Bible! Mais les guides sûrs et autorisés ne Manquent pas et, avec eux, il est loi- Sible à tous de fréquenter ce livre Nos revues Il se lit plus de revues anglo-canadien- nes que de revues canadiennes-françaises dans la Province de Québec.Les dernières statistiques compilées par \u201cCanadian Market & Advertising Data\u201d indiquent une augmentation sensible sur les chiffres de 1933, en tenant compte de l'augmentation ou de la diminution de la circulation des mêmes magazines.Les quatre principales revues de langue françaises que nous ayons ont une circulation d\u2019un peu moins de cent mille lecteurs, De ce nombre, 83,- 387 copies sont distribuées dans lc Québec.Six magazines anglo-canadiens ont à eux seuls dans le Québec une circulation de 118,000.C'est \u201cLe Samedi\u201d qui a la plus forte circulation dans la Province avec 27,745 copies.Puis c\u2019est un journal anglais, le \u201cCanadian Home Journal\u201d, qui arrive en second lieu, avec 25,420 copies.Deux autres revues anglaises, le \u201cLiberty\u201d (édition canadienne) et le \u201cMcLean Magazine\u201d apparaissent sur la liste avant deux autres revues de langue française, \u201cLa Res vue Populaire\u201d et \u201cLa Revue Moderne\u201d, A quoi faut-il attribuer ce délaissement de nos revues par les nôtres ?Beau sujet d'enquête, et d'un intérêt immédiat, qui remplacerait avec à-propos les enquêtes sur \u201cVotre livre préférer\u201d, \u2018l'acteur qui vous émeut le plus\u201d ou \u201cPréférez-vous Charles Boyer à Clark Gable ?\u201d R.D.A tr tr A tp ob ow ar wr ow LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 13 FEVRIER 1936 ESV RGRITISU(MYEHSECO6S sasua wir REDACTION et ADMINISTRATION 1371, rue Hart Tél 640 Les Trois-Rivières Abonnement: S2.00 par année A tl a A A (LE GUEPIER | La rumeur veut que la charte triflu- vienne municipale soit amendée ct que les locataires n\u2019y conservent que deux représentants.Deux de trop.xxx Ces amendements projetés supprimeraient les divisions de quartiers.Affronter l'électorat de la ville entière détournerait de la candidature plusieurs cabotins qui autrement profitent des coteries pour devenir échevins, xxx Ottawa est devenu la rivale de Genève ct M Lapointe l'adversaire de M.Anthony Eden, x x x Il a fallu attendre trois mois, la session fédérale, pour apprendre de la bouche de M.King que le Canada avait évité une guerre en Europe en désavouant la conduite de M.Riddell à Genève.Cachotier ce M.Kingx xx Londres ne nous accordera pas le crédit de ce désaveu diplomatique.x xx \u201cCe serait une manoeuvre dangereuse pour le Canada que de vouloir diriger une guerre en Europe.Est-ce que c'est le rô- le du Canada à Genève?\u201d demande M, King à la Chambre des Communes.Tout lc monde sait que non et tout le monde l'approuve.xxx L'adversaire du maire Grégoire dans la lutte municipale de Québec ne veut pas passer pour le candidat de M.Taschereau.Il y a quelques mois, il n'eut pas \"cfusé de s'associer à cette puissance invincible.L'UN DES DEUX, choix des livres unique.Plusieurs font aussi de I'l mitation leur lecture quotidienne.Ceux-la souscriront sans peine aux remarques de Mgr Gerbet: \u201cNul n\u2019a jamais lu une page de [I'I'mitation, surtout dans la peine, sans s'être dit en finissant: cette lecture m'a fait du bien.La Bible mise à part, cet ouvrage est l\u2019ami souverain de l'âme! Avant de se lancer dans la haute mer de la littérature, le jeune homme devrait parcourir les vies des saints, quelques livres de spiritualité, quelques biographies des grands hommes qui ont illustré leur siècle.Grâce à Dieu, il ne se dégage plus de ces livres, comme jadis, un certain relent d'ennui.Les plus grands écrivains sont maintenant campés dans ce domaine et l'Histoire du sentiment religieux de Bremond, les livres des collections \u201cLes grands coeurs\u201d et \u201cLes bonnes lectures\u201d satisferont les plus exigeants.Ga!lieni appelait ses lectures \u201cson bain de cerveau\u201d.L\u2019esprit, en effet, doit en sortir plus propre qu\u2019il n\u2019y est entré.Doù la nécessaire sévérité de notre choix.Il est des ouvrages qui farcissent l'intelligence mais ne la nourrissent pas.D'autres excitent l'imagination mais la laissent dans la stratosphère de l'inactivité.Avant de chercher l\u2019amusant, cherchons ce qui peut nous instruire.Accueillons les livres sérieux, ceux qui activent la pensée et qui sont une nourriture pour l'esprit et pour le coeur, Le roman, en régle générale, ne répond pas à ces exigences.Il n'est pas fait pour les jeunes car il leur ouvre sur la vie de trompeuses avenues.Ces fictions engagent ordinairement le lecteur dans \u201cle royaume ténébreux des passions\u201d, font appel à sa sensualité et sont des foyers de convoitise.Neuf fois sur dix, on ouvre un roman avec l'inconscient dessein de rechercher des émotions vives, de lire un récit trouble et troublant.Quant aux amateurs de beau style, l'abbé Dimnet leur répond ainsi dans son précieux petit livre l'Art de penser: \u201cNe lisez jamais un livre pour le style\u201d \u2014 il veut dire uniquement ° \u201c pour le style \u2014 de crainte de \u201ctomber au niveau du pédant hypnotisé par les mots et dont le chef-d'oeu- vre ne sera jamais qu'un centon\u201d.Lisons les livres qui meublent notre esprit, qui sont pour nous un moyen de culture et d'idéal.Mais le meilleur documentaire, pour un jeune homme, sera toujours l'étude de son propre coeur.Non moins important que le choix des livres est la manière de les lire.\u201cNotre siécle est malade de trop lire et de lire mal\u201d.La constatation de Vinet reste vraie, Sans doute, les mêmes procédés de lectures ne s\u2019appliquent pas à tous Jes ouvrages, On ne lit pas un\u2019 indicateur de chemin de fer comme on lit la Bible, un livre de Gilson comme les vers de Mlle Francoeur, Qui a trouvé le renseignement cherché ne gagne rien a s\u2019éterniser dans un volume de consultation.Mais, pour l'ensemble de nos lectures, il faut prendre le telnps de comprendre ce que nous lisons de le goûter pour mieux l'assimiler.Faguet, je croix, s'est moqué à bon droit de ceux qui lisent \u201cdu pouce\u201d.Gratry lisait toujours la plume à la main et consignait sur le champ les pensées qui lui venaient à l'esprit.Le procédé est excellent.N'acceptons pas, comme parole d'Evangile, tout texte imprimé.Cette lecture passive introduit dans l'esprit un inévitable désordre, une incohérence voisine de l'anarchie.Lisons avec un esprit critique, sans être trop prodigue de nos admirations, I] est toujours permis de douter de la pensée d'un auteur qui n'est pas Inspiré.Défions-nous, et nous ne prêterons pas une oreille trop complaisante aux bavards.D'ailleurs, tout n'est pas à retenir, même dans les livres excellents, car si tout engraisse tout ne fortifie pas.Retenons uniquement ce qui peut nous fortifier.Donnons donc notre préférence aux livres riches en harmoniques, capables d'éveiller nos réflexions, de-mettre plus de clarté dans nos connaissances, de nous faire prendre conscience de nous-même, de notre grandeur, de nos possibilités, aux livres, en un mot, qui concourront à former en nous l'homme complet.De cette façon, les livres nous serviront à mieux remplir notre rôle dans la vie, ils seront pour nous une école de bien-vivre.P.G Lavallée, o.f.m.Rédacteur: Clément MARCHAND A A A Aer ot ett Photos trifluviennes dans le \u201cSaturday Night\u201d Cette merveille de journal qu'est le \u201cSaturday Night\u201d publiait dans son édition du 8 février la reproduction de la Cathédrale des Trois-Rivières, photo qui a êté exposée plusieurs semaines dans une vitrine de la North Shore et dont tous les passants ont pu admirer la réussite parfaite.La semaine précédente, le même journal reproduisait une photographie du Saint-Maurice, intitulée \u201cIlills\u201d et qui avait été prise par M.T.C.Thompson, de Montréal.H y a un mois, le \u201cSaturday Night\u201d encore reproduisait un bois grave de\u2019 Rodolphe Duguay, \u201cEffet de neige\u201d, en I'accompagnant d'un article élogieux en faveur de l'artiste niculétain.Assurément ce luxueux hebdomadaire anglo-canadien nous gâte.Nous ignorons si un ami de notre région a vanté à son directeur, qui n'est autre que M.B.K.Sandwell, un des meilleurs écrivains d'Onlario ct un journaliste d\u2019une culture supérieure, les charmes de notre région.C'est peu probable, Mais ce que nous savons c'est que ce journal ne publie que des photos parfaitement réussies, photos primées dans des concours ct d'un intérêt artistique en même temps que documentaire.Le fait d\u2019en avoir publié trois sur notre région en moins d'un mois est caractéristique.R.D.Quatre des nôtres Quatre jeunes Mauriciens, \u2018étudiants en droit à l\u2019Université Laval, vicnnent de s\u2019ilustrer dans les débats interuniversi- taires qui ont lieu chaque année.Ce sont MM.Jean-Louis Doucet, René Hamel, Armand Nadeau et Marcel Crête.Après des joutes éliminatoires ils ont été choisis par un jury québecois pour représenter l'Université Laval.Les deux premiers ont perdu à Québec contre Montréal.Les deux derniers ont gagné à Ottawa contre Ottawa.Qu'ils aient gagné ou perdu, après tout, cela intéresse peut-être surtout le facteur chance.Retenons seulement le fait que l\u2019Université Laval a dû confier cette représentation délicate à quatre des nôtres.Cette obligation nous fait honneur et surtout elle nous fortifie dans l'idée que le régionalisme trifluvien produit des fruits, même universitaires.L'atmosphère d'éveil, l\u2019ambiance de travail qui depuis trois ans ont saisi certains éléments trifluviens indiquent les bienfaits que nous avons à retirer d\u2019une doctrine qui place les valeurs intellectuelles ct spirituelles au bon endroit.Ces étudiants ont appris chez nous que le travail persévérant vient à bout de tout, que le talent rc- pose sur l\u2019effort persistant.Ils ont mis ces convictions de l'avant et il apparaît normal qu'ils aient été choisis à Laval.C.mM.Pour la vie ou pour la mort Il y a vingt ans Ollé-Laprune écrivait dans \u201cLa philosophie ct le temps présent\": \u201cNous traversons une crise.Toute cette agitation sera pour le salut non pour la perte, pour la vie non pour la mort, si nous osons agir comme il faut, De nos efforts présents ou de notre mollesse dépendent beaucoup de choses.Ce qui se fait vaut surtout comme prélude de ce qui se fera plus tard.Jamais il ne fut plus vrai de dire que le présent est gros de l'avenir, C\u2019est une crise.Quelque chose est à discerner, à décider.Chacun de nos actes prépare le dénouement.L'avenir sera en partie ce que nous voudrons qu'il soit, ce que nous le ferons.Voyons-nous assez toute la portée de cela?\u201d Après vingt ans on s'agite encore mais à présent c\u2019est pour la vie ou pour la mort.Les voix sont mélées.Il est assez difficile de discerner le vrai du faux.Tout le monde se.réclame de l\u2019honnéteté.On prend l\u2019attitude pour l'esprit.Que va-t-il advenir?c.M.Bien fait, Messieurs les Marchands! La section trifluvienne de l'Association des Marchands-Détaillants adressait, il y a quelque temps, à la Commission Canadienne de la Radio unc protestation offi- ciclle contre certaines émissions radiophoniques \u201cmalpropres et malsaines\u201d données vers onze heures du soir par le poste CKAC, émissions constituant en somme une sorte d\u2019apologie du col ct du crime.Le président de la Commission, M.Gharlecworth, a promis qu\u2019il verrait sans tarder à faire cesser les émissions dénon- pes.sé Nous félicitons les Marchands-Détail- lants de cette protestation dont toute la Province et tous les Canadiens-français bénéficieront. Sie ; ds \"EE _\u2014 VA wl ETA EE Voyages de saint Francois Xavier Du Portugal aux Indes par le Cap de Bonne-Espérance puis à Ceylan, à Malacca, aux iles du Pa cifique, en Chine et au Japon, d'où il revint mourir sur la côte chinoise ,tel fut, au XVIe siècle, le périple du grand apotre mis sionnaire qui ouvrit a 1 Eglise les voies ardues de l'Extrême-Orient.Vie féconde en aventures ct en souffrances, dont MM.André Bellessort nous donne une peinture si vivante et si proche qu elle ne peut plus être oubliée.Le magnr fique talent de l\u2019auteur n est pas l'unique explication : il y ajoute ce privilège, rare pour, un historien de saint François Xavier, d'avoir fait les mêmes voyages et de connaître à fond lcs peuples que l'apôtre évangélisa.LesVoyages de Saint François Navier (Flammarion, éditeur, Coltion \u201cLes Bonnes Lectures\u201d, un vol: 3 fr.95) sont pour nous un témoignage d'héroïque volonté humaine mois en valeur par un maître singulièrement lucide.Le La manière de donner Mgr Rivière, archevêque d\u2019AIX, jacontait une audience que lui pccorda le pape Pic XI, en dé- Ymbre 1927.L'archevêque avait parlé au Saint-Père de la reconstruction de \u2018on grand séminaire.Puis la conversation avait continué sur un autre sujet.Mais, dit le prélat, nous nous apercevions bien que le Pape avait une arrière-pensée.Tout a coup, il nous dit: \u2014Je vous vous donner quelque chose pour votre Grand Séminai- Te.11 ouvrit le tiroir de son bureau y prit une sacoche en cuir et en tira toute une liasse de billets qu'il voulut bien, en souriant, nous dire nous être prédestinés puisqu'ils étaient français.\u2014Je veux vous donner tout, affirma-t-il.Dieu ne limite pas ses grâces.Il commença de compter ce qu'il nous remettait puis, souriant encore, il s'arréta, daigna nous présenter la liasse tout entiére, ne laissant rien dans la sacoche en ajoutant: \u2014H ne faut pas compter ce que l'on donne.Et comme nous lui exprimions notre gratittude: \u2014J'aime beaucoup, reprit-il, ceux qui me donne, mais j'aime encore plus ceux qui me fournissent l\u2019occasion de donner.Parole exquise et délicate.L'HISTOIRE RELIGIEUSE DE LA REGION, EER Re caw NINE x ka Le dimanche du PoE vieux forgeron Sois béni, vieux dimanche! Je te dois les saintes joies de ma vie.Quand j'avais lavé à grande eau sur ma figure et mes bras la suie de la forge, que j'avais pris mes beaux habits et que ,rasé de frais, j'allais, ma bonne femme au bras, heureux que le roi.Vieux dima, te, sois béni! à la messe de paroisse, j'étais plus Je n\u2019ai pas souvenance d\u2019avoir, le dimanche, donné un coup de marteau ni un coup de lime.Lorsque survint notre cinquième enfant, et que le pain fut si cher, que ce fut quasi la famine, je me levais deux heures plus tôt.je me couchais deux heures plus tard.ct j'arrivai à la moisson prochaine sans avoir travaillé le dimanche.Vieux dimanche, sois béni! Le grand monsieur de notre bourg entra un dimanche dans ma boutique, il me dit: \u201cForgeron, mon grand cheval est déferré des deux picds de derrière, ct je veux aller à la chasse; mets-toi à la forge au plus vite.\u201d Je répondis \u201cMonsieur, je ne travaille pas le dimanche.\u201d Yl posa sur l\u2019enclume deux pièces d\u2019or qui brillaient sur le fer gris.Je lui dis: \u201cMonsieur, vous me donneriez votre château avec les terres\u2019 qui y tiennent, que je ne ferrerais pas aujourd'hui votre cheval, Je n'ai qu\u2019une ame et je ne veux pas la perdre.\u201d Le prieur de Sainte- Marie connut celte réporse.et il assura qu\u2019un pape l\u2019avait faite autrefois à un empereur.C\u2019est tout de même une chose bien étonnante.Comment peuvent faire ceux qui, après avoir sué et peiné pendant six jours.travaillent encore le dimanche! Leur coeur est donc de pierrr et leurs mrseles d'acier.qu'ils n'aient besoin ni de prière, ni de repos?Vieux dimanche, sois béni! Je me souviens maintenant qu\u2019un dimanche matin.j'ai travaillé une Heure: mais c'était pour clouer la bière de la Gertrude.notre voisine.Et c\u2019est.hélas! un travail qui ne peut point se remettre.Vieux dimanche.sois béni! Jo laisse trois fils: Jacques, le tisserand, Picrre, qui a épousé la fille du mennisier.Eloi.qui héritera de la forge.Mes fils m\u2019ont promis par serment de ne jamais travailler le dimanche.S'ils venaient à manquer à leur promesse.je crois que mes os le sentiraient sous terre et que mon âme en éprouvrait du chagrin, même dans la gloire du paradis.Vieux dimanche, sois béni! Men Dicu.si ca ne contrarie pas vos projets et que ça ne dérange personne.faites-moi mourir un dimanche.Vicux dimanche.sois béni! ue de monde l.Voici la population du monde, par religions: Catholiques .woo.cov veus save +4 .\u2026.373,719,838 18.2% Catholiques catéchumeénes .1,754,864 0.1% Protestants .«ce.coer veer Leccner cern cre 185,454,697 9.% Autres chrétiens .Cee 143,642,512 7.% Tuifs veo veer vere ees 16,059,212 0.8% Musulmans .coer veer vee seer vers eee 000 260,288,579 12.6% Rouddhistes .veer wee 213,186,001 10.4% Confucianistes .cove cove cine cron anes 357,298,982 17.4% Hindouistes .vere v0re eves we 257,206,954 12.57% Shintotistes .Cer eee ae Cen es 16,644,000 0.8% Autres religions .\u2026.\u2026.126,009,587 6.2% Sans religion.102,192,900 5.% Inconnus .ee cir veer on vu vee eee 125,334 Population totale veer 0000 2,053,583,460 Ce n\u2019est qu'au sortir de notre \u2014 audience, en voiture, que, très curieux vous fe comprenez, n\u2019est- CLAVIGRAPHES ce pas?nous comptâmes, avec notre vicaire général, la somme.C\u2019était un don royal qui fait du Souverain Pontife Je principal donateur de notre Grand Séminaire.Les missionnaires dans le Haut Saint-Maurice (Suite) DANS L'INDIGENCE Le commis du poste Assoapémochoan vit dans la plus grande indigence par la presqu'impossibilité de faire transporter des provision jusque-là, Nous avions espéré pouvoir nous en procurer chez lui; mais il en avait plus besoin que nous.Il ne nous restait plus que 7 petits pains et environ 6 livres de lard, et un peu de riz, pour nous rendre à Warmontashing, éloigné de 60 à 70 lieues, c\u2019est-à-dire 7 ou 8 journées de marche, et peut-être beaucoup davantage par les accidents ui pourraient nous arriver sur les rivié- Tes, ou par les mauvais temps.Il fallait bien cependant nous résigner à la pauvreté, et nous acheminer ainsi pour Warmontashing, DIFFICULTES NOMBREUSES Nous partimes donc le 20 juin, la joie dans le coeur et sans prévoir les malheurs qui nous attendaient dans le cours du voyage.Nous avions bien souffert sur la rivière Assoapémochoan; et ce souvenir était une consolation pour nous .Nous espérions nous rendre heureusement à Warmontashing; car ce trajet est assez facile pour quiconque s'entend un peu à conduire un canot.Dès le lendemain de notre départ, craignant \u2018de plus en plus de ne pouvoir rencontrer les Têtes-de-boule, nous mîmes un canot allège et continuâmes à marche forcée notre route pour Warmontashing, avec nos deux meilleurs rameurs, laissant les autres Echange et réparations de machines à écrire de toutes marques.Rubans.Papier.Carbone Réparations de toutes sorter des balances \u201cToledo\u201d V.DUBOIS Il n'est pas toujours bien de dire tout ce que l'on a sur le coeur, mais il faut tâcher de n\u2019avoir sur le coeur que ce que l\u2019on peut toujours dire, Paul JANET JULES CARON Architecte 321 rue Bonavetture Tél.720 Les Trots-Rivières = A.D.Gascon GASGON & PARANT | ARCHITECTES Trois-Rivières Louts Parant | 690, St-François-Xavier Téléphone 266 ERNEST L.DENONCOURT ARCHITECTE 1391, RUE ROYALE Téléphone 963 CHAMPAGNE & FILS IMPRIMEURS Impressions générales Spécialités: Faire-part de mariage, Cartes de sympathies, Cartes de visite Lem meer.yy MH FONTAINE, 0, 0.Spécialiste pour (a vue, diplé-n de l\u2019Institut K.C.H.0S., Kansas Tity, Mo, Lrcencié at Diplo, de la A.0.0.P.Q.Optométriste officiei dy Canadien Pacifique SPECIALISTE Maux de tdte.Yenx- crocher redressés sans opération.livraison immédiate de tou ruvrage.Consultations: (und: mardi.mercredi et jeudi 9 am à 6 p.m., vendredi et samedi «le \"am.à 9 cm.1008 rue Saint-Maurice, Tél.965.| LE CHARBON | ECONOMIQUE Téléphonez à 437 Anthracite américain Ecossais, Gallois dans les grosseurs Egg-Stove, Chestnut, | Buckwheat Charbon Bitumineux Dans toutes les grosseurs COKE LA SALLE Huile à chauffage et huile à poêle.GHARBONNERIE | ST-LAURENT LTÉE Bureau et entrepôt: 101 DU FLEUVE a Tél.620 1 1644 rue Notre-Dame 1584, rue Royale | Succ.: RUE MILOT TROIS-RIVIERES | TROIS-RIVIERES | Nous prîmes pour provisions un seul pain, un peu de lard et le riz qui nous restait.Nous avions marché deux jours à grande hôte, lorsqu'il nous arriva, le 3 juillet, un malheur qui nous plongea dans une amère consternation.Nous venions d\u2019apercevoir deux perdrix sur le bord de la riviére.Voyant nos provisions épuisées, nous en tuâmes une et rechargeâmes le fusil pour nous en servir dans l\u2019occasion.Bientôt nous arrivons à un portage où nous débarrassons le canot des effets qu'il contient, pour les transporter au-delà.Un de nos hommes prend le fusil par le bout du canon, la détent es\u2019accroche à une barre du canot, une détonation nous saisit d'effroi, et aussitôt des cris nous percérent le coeur: \u201cJe suis blessé.\u201d L'infortuné se précipite dans nos bras en s\u2019écriant: \u201cMes chers avec tout le bagage nous suivre à journée lente.pères, ayez pitié de moi, je vous £n supplie, ne me laissez pas seul dans le bois.\u201d Nous le rassurâmes du mieux que nous pûmes, et commençâmes à examiner sa blessure en l\u2019exhortant à prendre courage.Mais, oh ciel! quelle horrible blessure! Le coup avait porté sur la jambe droite.Le genoux était entièrement brisé et l'os de la cuisse tracassé: le sang coulait à grands flots, et nous ne savions que faire pour l'étancher.Entièrement dénués dc tout ce qui peut convenir pour de tels accidents, nous nous imaginimes de faire brûler du linge et de l\u2019appliquer ensuite sur la plaie.Ce moyen nous réussit, et en quelques minutes le sang était entièrement étanché.Qui pourrait comprendre, monseigneur, quelles perplexités nous accablèrent après ce coup terri- | ble?Nous étions à vingt lieues de Kikendache qui était le poste le plus près; nos provision étaient épuisées; nous avions transporter notre blessé qui fai- plusieurs portages à franchir, et comment .sait retentir les airs de ses cris déchirants?Nous n\u2019avions plus qu\u2019un seul homme à notre service, et nous ne pouvions espérer de secours de ceux que nous avions laissés en arrière, car ils ne pouvaient arriver à l'endroit où nous nous trouvions avant quatre jours.D'ailleurs ils avaient ordre de se rendre à Kikendache, et ils pouvaient y pénétrer par une autre route; nous ne pouvions donc compter sur eux.Mon Dieu, di- tes-nous ce qu'il faut faire pour ne point périr! Après quelques instants de délibérations, nous résolûmes d'envoyer à Kikendacho le seul homme qui nous restait pour chercher du seocurs.Il entra volontiers dans nos vues, et partit aussitôût avec courage, et nous promettant de faire diligence.Ce ne fut qu\u2019au bout de deux jours et demi et deux nuits.qu\u2019il revint accompagné de cinq sauvages.(à suivre) : JEUDI, LE 18 FEVRIER 1936 np 4 4 \u201cI n\u2019y a pas un coin dans la province qui Se Le Bien Public démontre plus d'activités que Trois-Rivières\u201d dit M.Léon Trépanier, de passage ici Depuis les fêtes de notre (roisième centenaire où il s\u2019est fait dans notre ville de nom- preux amis, M.Léon Trépanier s'intéresse d'une façon intime à notre vie trifluvi- enne et ne manque pas une occasion de revenir parmi nous.Il était de passage ici la se: maine dernière, et les journalistes n'ont pas.manqué d'aller interviouver cet ancien journaliste, aujourd\u2019hui échevin de la ville de Montréal.\u2014 Je me tiens au courant de ce qui se passe ici nous a déclaré avec satisfaction M.Trépanier, car je regois et lis les journaux trifluviens.Je connais la ville à fond je m\u2019y suis fait autant d'amis que de connaissances et tout ce qui vous arrive m'intéresse.C'est naturel, M.Léon Trépanier Vous pensez bien, par exemple, que la nouvelle construction d'un élévateur a grains dans votre port n\u2019a pas manqué d'éveiller mon attention.Vous avez lu dans les journaux de Montréal \u2014 Le Nouvelliste et le Bien Public l'ont commenté \u2014 que cer tains intérêts voulaient protester auprès d'Ottawa à ce sujet.Je ne crois pas qu'il y ait là rien qui doive effrayer les Trifluviens, Votre élévateur ne peut pas être une concurrence pour Montréal, et je crois plutôt qu\u2019à ce point de vue, Montréal et Trois-Riviè- res devraient travailler d'\u2019accord.Au lieu de chercher ce Qui pourrait nous diviser, cherchons donc plutôt ce qui devrait nous unir dans la protection de nos = intérêts ccmmuns, La centralisation à Ottawa de toutes les commissions des ports est à surveiller et tous les intéréts des ports du fleuve nous commandent de nous unir.Je me garderai bien de vous donner des.conseils et Je connais assez votre député, M.Gariépy, pour savoir que cest une de ses préoccupations maîtresses, mais il com- Prend, comme vous tous et Comme moi, que la nomination d'un gérant dans votre port est d'une très sérieuse importance pour l\u2019avenir des Trois- Rivières, > J'ai eu le.plaisir.de ren- fontrer votre maire deux fois Ce sujet.Nous avons causé onguement et je I'ai assuré &u nom d\u2019un certain élément de Montréal, que je connais bien, qu'il n\u2019y a aucun danger de friction, bien au contraire, entre Trois-Rivières et la Métropole, Nos lecteurs doivent penser si cette conversation nous intéressait.Elle a d'ailleurs porté sur tant de sujets divers que son fils avait bien raison de nous dire que M.Trépanier suit d'un oeil attentif tout ce qui passe chez nous.Toutes les questions qui agitent Trois-Rivières y ont passé., \u2014II n\u2019y a pas un coin dans qui démontre plus d'activité que Trois-Rivières.Ne croyez pas qu'on l\u2019ignore, à Montréal, bien au contraire.On s\u2019y intéresse et de toutes les façons, C\u2019est magnifique et rien ne peut me faire plus de plaisir.Vous êtes à la radio souvent, et cela vous fait une très belle réclame.se C'est de la musique, c'est du chant, ce sont des conférences qui sont toujours très goiitées.Prenez, par exemple, rien que pour vous signaler un détail, l'apparition l'autre jour en première page de la Presse d\u2019une magnifique reproduction en couleurs de votre vieux couvent des Ursulines.Ca n'a l'air de rien, mais vous rendez-vous compte de ce que cela représente?Cela a fait plaisir à tous ceux qui, à Montréal, pour ne pas parler d'ailleurs, touchent à Trois-Rivières d'une façon ou d'une autre.Ils en ont parlé entre eux, à leurs amis, et ça fait du bien, c'est de la publicité intelligente.Je peux en parler à mon aise, vous m'avez volé l\u2019auteur.Cétait un de mes électeurs dans mon quartier, mais j'en suis heureux pour Trois-Ri- vières.Je viens de lire votre \u201cChronicle\u201d et je vois que nos amis les Anglais ne sont pas fâchés non plus de nous l'avoir enlevé.Mon vieux co- \u2018pain Jean-Baptiste Lagacé, qui a jugé avec lui le concours de dessin de vos Voyageurs, la radio l'a appris à tout le monde, ne vous en dirait pas de mal non plus.Trois-Rivières donne un bel exemple à toute Ia pro- vice.L\u2019autre soir, à ynon arrivée en ville, j'ai appris au Château où je suis descendu que Ie Jeune Commerce don- naît un dîner-causerie où l'on avait invité à parler un des rédacteurs du Moniteur.C'est le signe que votre jeunesse est restée éveÿlée et qu\u2019elle s'intéresse à la vie des idées.Ce qui est épatant aussi, et c'est le vieux journaliste qui vous parle, c\u2019est que le Jeune Commerce de Trois-Rivières a mis Raymond Douville à sa tête, un journaliste, auteur d'un beau volume sur un autre journaliste et écrivain dont je talent nous honore, Arthur Buies.Ca voùs surprend que je lise vos journaux?Mais je suis des vôtres et pour mieux vous le prouver, je vous dis aure- voir en faisant un salut d\u2019amitié à tous nos pageants, nos troubadours, nos danseurs et danseuses de menuet, nos pro- cessionneurs de jour ou de nuit.Ah! c'était le bon temps! N'oubliez pas les membres de notre Comité et notre chorale! Æt M.Trépanier mettait à dire \u201cnos\u201d et \u201cnotre\u201d la mé- me chaleur qu'il a mise à nous serrer la main, Trois-Rivières et la Mauricie l\u2019ont gagné, lui aussi.RAPPORT ANNUEL DE LA SUN LIFE ASSURANGE COMPANY OF CANADA Montréal, le 12 février \u2014 Le soixante-cinquième ragport annuel de la Sun Life Assurance Company of Canada, que le président et directeur-général de la Compagnie, M.Arthur B.Wood, vient de rendre public, indique clairement que la situation générale s\u2019améliore.Ce rapport atteste la solidité et la stabilité de l'assurance-vie, institution qui repose sur la libre association de ses membres et que, depuis des générations, rien n\u2019a pu ébranler.On a toujours considéré les rapports annuels des compagnies d'assurance-vie comme le baromètre de l'activité économique des pays dans lesquels ces compagnies font des affaires.Ces rapports, qui ont été des guides sûrs, pendant les années de la crise.traduisent depuis 1933 une amélioration marquée de la situation économique.L'état financier de la Sun Life à la fin de l'année 1935, révèle une nouvelle amélioration.tout comme le rapport de l\u2019année 1934 révélait une amélioration par rapport à celui de 1933, l'année au cours de laquelle la crise traversa sa période d'acuité.L\u2019actif de la Sun Life Assurance Company of Canada atteint à la fin de l'année 1935 un sommet qu\u2019il n\u2019avait pas encore touché TI s\u2019est élevé pendant l'année de quarante et un millions de dollars: il dépasse maintenant sept cent sept millions de dollars.Le montant des obligations détenues par la Compagnie est passé de cent soixante-deux millions de dollars à deux cent dix-buit millions de dollars: il représente maintenant plus de trente pour cent de l'actif.Les bénéfices réalisés par la Compagnie à la vente ou à l\u2019occasion du rachat des titres dépassent pour l\u2019année 1935 les cinq millions de dollars.Le montant de l\u2019encaisse s\u2019élève à près de vingt et un millions de dollars.Au cours de l\u2019année 1935.les remboursements d'emprunts sur polices ont pris un essor très marqué ce qui indique clairement que la situation générale s\u2019améliore.Ces remboursements ont été plus élevés que ceux de n\u2019importe quelle année antérieure; Mls ont dépassé de vingt-quatre pour cent ceux de 1934.Le revenu provenant des placements marque une avance notable sur celui de 1934, tandis que, d\u2019un autre côté les frais d'administration ont de nouveau diminué.Sous quelque angle au'on considère le rapport de la Sun Life, on constate qu\u2019il est excellent et qu'il offre des motifs d'encouragement pour l'avenir.Au cours de l'assemblée annuelle, on a parlé d'une autre indication précise de l'amélioration des affaires et de la diminution du chômage, indication fournie par l'augmentation du montant de l\u2019assurance de groupe en vigueur.Cette assurance s'adresse tout particulièrement aux entreprises commerciales et industrielles.Au cours de l'année 1935, le montant de l'assurance de groupe en vi- gueûr a augmenté de vingt-trois pour cent.Au cours de ses soixante-cinq années d'activité, la Compagnie a versé à ses assurés et aux bénéficiaires de ses polices plus de neuf cent soixante-huit millions de dollars; pendant la seule année 1935, elle leur a versé plus de quatre-vingts millions de dollars.En parlant de la situation générale dans les pays ou la Sun Life fait des affaires et des perspectives qu\u2019on entrevoit pour 1936 au Canada, aux Etats-Unis et -phiques, historiques et actuels du institution qui repose sur la libre ASSURANCES EN VIGUEUR\u2014plus lions de dollars.mêmes à l'abri des soucis matériels.foyers, millions de dollars, pays.vente) + = « a =.= RECETTES DE L'EXERCICE - - - DÉBOURSÉS DE L'EXERCKCE - - En 1935 + = = +.= = Depuis la Fondation «.= ACTIF « « so =o + = = PASSIF « .=.- hypothécalres et des immeubles - SURPLUS .- « \u2014 Le 65° rapport annuel de la SUN LIFE ASSURANCE COMPANY OF CANADA atteste la solidité et la stabilité de l'assurance-vie que rien, depuis des générations, n'a pu ébranler TRAITS SAILLANTS DE L'EXERCICE 1935 I C'est ce montant que la Sun Life versera à mesure que les polices actuellement en vigueur arriveront à échéance.Plus d'un million d'assurés économes et prévoyants ont, grâce à ces polices, la certitude que, s'ils meurent prématurément, leurs familles auront de quoi subvenir à leurs besoins, et que, s'ils atteignent l'âge c'e la retraite, ils seront eux- NOUVELLES ASSURANCES EMISES pendant l'année (première prime versée)\u2014 plus de deux cents millions de dollars.En 1935 soixante-dix mille personnes se sont créé un patimoine en achetant des polices de la Sun Life, assurant ainsi la protection de plusieurs milliers de | LES ASSURES ET LES BENEFICIAIRES ont reçu quatre-vingts millions | de dollars, soit plus de deux cent quatre-vingt-cing mille doll ouvrable.Au cours de ses soixante-cing années d'activité, la Sun Life à versé à ses assurés et aux bénéficiaires L'ACTIF, qui s'élève à plus de sept cents millions de dollars, garantit que le règlement de toutes les polices de la Sun Life sera effectué sans retard à l'échéance.D'ici là, ces capitaux, placés pour le compte des assurés, contribuent dans une large mesure au développement économique du EXCÉDENT DES RECETTES SUR LES DÉBOURSES « - CAPITAL VERSE ($2,720,000) et solde créditeur du compte des aclionnaires « RÉSERVE pour dépréciation des prèts Uactif a été évalué suivant Jos données autorisées par lo département fédéral des Assurances du Canada.SUN LIFE ASSURANCE COMPANY OF CANADA 5 association de ses membres et | de deux milliards sept cents mil- plus de ars par jour | e ses polices plus de neuf cents EXTRAIT DU RAPPORT DES ADMINISTRATEURS ASSURANCES EN VIGUEUR au 31 décembre 1935 » NOUVELLES ASSURANCES EMISES (première prime 32,736,960,000 VERSEMENTS AUX ASSURÉS ET AUX BÉNÉFICIAIRES: «ee a 219,076,000 2220 153,406,000 _- .106,175,000 41,231,000 « eo a 80,284,000 «ee e 968,614,000 ee so.707,058,000 « a a = 694,620,000 $3,281,000 « 5,201,000 « 5,950,000 \u2014_\u2014 $14,432,000 | Ar tt Seuls jusqu'ici les journaux nous renseignaient sur les détails du conflit italo-éthiopien.Ces jours derniers, le consul d'Italie à Montréal, M.Brigidi, donnait à Montréal une causerie sur les aspects historiques et juridiques du conflit.C'était la première vue d'ensemble qu'il nous était donné de connaître sur la question.Un livre canadien vient d\u2019être publié, qui rendra de grands services à ceux qu'\u2019intéresse le sujet.Il a pour auteur M.Raymond Tanghe, connu par diverses études économiques et a été publié aux Editioins Albert Levesque.Dans un style vibrant, l'auteur résume admirablement, dans l\u2019espace de trois chapitres (quelque 120 pages).les facteurs géogra- en Grande Bretagne, les trois pays où la Compagnie fait le plus d'affaires, M.Wood a déclaré que le monde se tire lentement fais sûrement de l\u2019impasse dans aquelle la crise l'avait plongé et gue.bien qu\u2019on puisse s\u2019attendre, à cause des surprises que l'avenir nous réserve, à constater encore des reculs de temps à autre, il importe de tenir compte du fait que tous les indices qui annoncent généralement une amélioration des affaires indiquent clairement que les facteurs les plus importants de l'activité économique contribuent peu à peu à favoriser la reprise et qu\u2019à l'heure actuelle le Canada et les Etats-Unis s'acheminent graduel- Jement vers une situation norma- e ° Un livre canadien sur le conflit italo - éthiopien problème éthiopien et il rappelle succintement les causes lointaines et immédiates du conflit.Il rappelle aussi les épisodes diplomatiques et la chaine des traités qui ont lié l\u2019Ethiopie avec les grandes puissances.Il raconte avec concision et clarté l'entraée de se dernier pays à la Société des Nations.On y apprend qu'elle fut l'attitude de l'Angleterre, au cours de l\u2019histoire, envers l\u2019Éthioquels motifs la poussaient à agir puie, selon les circonstances, ct comme elle l\u2019a fait.D'autre part, l\u2019auteur considère judicieusement les aspirations italiennes, le but de leur campagne, leurs chances de succès ainsi que les résultats pratiques qu\u2019apporterait une victoire décisive en leur faveur.M.Tanghe étudie la question dans une complète objectivité, sans aucun parti.pris et sans aucune idée préconçue.Il a consulté sérieusement les faits, a scruté quelque peu les consciences et il a tiré une conclusion qui lui semblait s\u2019imposer.Les jugements qu'il porte au cours de son ouvrage ne sont pas gratuits.Il les base sur des arguments solides et ne cherche aucunement à influencer l'opinion du lecteur.Il ne fait qu'exposer les faits et les conclusions qui en découlent.C'est là une excellente synthèse sur une question de la plus brûlante actualité, qui sera d'une trés grande utilité pour ceux qui désirent s\u2019en faire une idée impartiale.N.B\u2014En vente aux EDITIONS ALBERT LEVESQUE, 1735 rue St-Denis, Montréal, au prix de $0.75 et dans toutes les bonnes librairies. = Le Blen Publle : JEUDI, LE 13 FEVRIER 193 LES CON FES REGIONAUX | rr \u2014C'est une gentille petite bête, émit M.l'agronome.Garot bien räblé, fanon à angle droit, bonnes pattes solides, une tête presque intelligente.C'est d'excellente race.Vous devriez l'inscrire à notre concours régional, M.Liboire.Vous autres, gens de la Rivie- re-a-la-Lime, vous êtes trop modestes.\u2014Hé, hé, sourit M.Liboir, gonflé par le levain de la satisfaction, hé-, hé, ce que vous me suggérez là mérite considération.On y réfléchira car l'idée a du bon, même si elle demande de l'audace.Emportant la sensation d'avoir déposé dans la tête de M.Liboire un audacieux projet, M.l'agronome s'éloigna tranquillement sur la route creuse.Un peu congestionné par son sang ambitieux, M.Liboire, resta songeur devant le veau.ce veau dont on venait de dire tant de bien.Qui savait si, de cette minute, dans la proprette vacherie de M.Liboire, ne se complotait pas la gloire de toute la Rivière-à- la-Lime! Liboire attira Simon, le garcon de ferme, auprès du veau.\u2014Je t'en confie la garde et l'éducation.Désormais ce veau à cause de sa prédestination, sera l'objet d'un traitement d'exception.Tu lui donneras double portion de moulée, double ration de lait.Il ne s'agit pas de lésiner.Tu l'habitueras à suivre au licol, etc.Tiens je peux bien te mettre au courant tout de suite, il est question d'en faire un veau d'exposition.\u2014Hein, sursauta Simon.\u2014Ouais, tu seras l'entrai- neur de.d'un futur premier prix peut-être, conclut M.Liboire en s'engonçant le cou dans son faux-col.Et Simon commença l'éducation de ce veau appelé à devenir célèbre et, partant, à immortaliser le patelin.Il fallait les voir, Simon et Noiraud, se promener en rond dans la cour, à l'heure où les poules songent au perchoir.Ce tableau était le point culminant de la beauté du jour.M.Liboire et T'oinet- te assis sur le perron le contemplaient d'un oeil attendri.Au bout de sa ridelle, le veau semblait perplexe comme s'il eut saisi le sens des propos de l'agronome .Devenir un veau d'exposition, on sait ce que cela suppose de travail, de discipline alimentaire, de le- cons de tenue! A cet age (il avait à peine un an), on a marre d'être mis au régime.Sans compter qu'à la Rivière-à-la- Lime on souffre d'agoraphobie.M.Liboire appela sa femme auprès du veau.On le contempla un moment.C'était un noiraud de la race Holstein dont il possédait toutes les caractéristiques: dos large et droit, panse noire échancrée de croissants blancs, muffle bien léché.\u2014-Il deviendra un boeuf, émit Toinette d\u2019un air entendu.\u2014Ce n'est pas la question, trancha M.Liboire d'une voix importante.Qu'il devienne un boeuf, c'est à prévoir.Mais une chose à laquelle ni toi ni moi n'avons pensé c'est qu'on peut en faire un veau d'exposition.Evidemment, nous, gens de la Rivière-à-la-Lime, nous tirons un peu de l'arrière.\u2014Un veau d'exposition, répéta réveusement Toinette.\u2014Oui, vieille L'agronome a laissé entendre que nous avions un beau sujet entre les mains; il paraît qu'on peut I'inscrire à l'exposition régionale.~\u2014Mon Dieu, Liboire! Tout le village va crever de jalousie quand il connaîtra nos desseins.Que je suis contentel Je vais lui tricoter un beau tapis.Il faut gagner le prix.Si on le gagne pas, on en sortira grandi aux yeux de tous, car cest un honneur de concourir à une telle exposition.Le soir après la traite M.Noiraud progressait en sagesse.Il excellait dans la gentillesse et dans l'art de se faire valoir.Docile au licol, il suivait les trousses de Simon et savait retenir son crottin sur la piste, qualité bien précieuse pour un veau que l'on destine aux apothéoses.x xx En anût, mois de l'exposition régionale.Noiraud affectait déjà des performances de bcuvillon.Il tançait ses jeunes frères d'un regard hautain et chargé de mépris.Sa prédestination l'avait rendu orgueilleux, aristocratique et naturellement antipathique aux truands.Enfin ce fut la veille du jour tant reluqué par les conjectures de M.Liboire.Solennellement, Simon partit en quatre-roue.Noiraud nullement étonné fermait les yeux derriére les barreaux de sa prison ambulante.M.et Mme Liboire suivaient en boghei.Un grand nombre de Lalimois avaient assisté à ce départ, sidérés par la suite logique de cette audacieuse initiative.Ce fut la gloire qui ce jour là vint récomgeuser M.Liboire et tirer de l'obscurité \u2018ous ses concitoyens.Car Noiraud décrocha non pas le premier prix mais la première mention honorable.Le soir, au banquet des éleveurs, l'heureux M.Liboire fut complimenté de sa bête et le nom de Noiraud prononcé deux fois dans l'allocution de M.l'agronome.Le député dit en termes choisie comment ce simple fait lui paraissait significatif pour l'avenir de la Rivière-à-la-Lime.Et le président des éleveurs remit pompeusement à M.Liboire un parchemin attestant les ti- par Clément Marchand tres de noblesse de Noiraud.Ces titres, Noiraud ne les avait pas volés.Il aurait fallu voir ce porte-couleur des Lalimois, parader sous l'oeil attentif des juges, la queue raide et les yeux cernés de mouches.Un petit incident s'était produit.Faut-il le noter ici, Mon Dieu, à l'instant précis où les juges l'examinaient Noiraud, qui pourtant faisait le beau derrière Simon, s'arrêta net et se mit à f.copieusement, sauf votre respect.Ce contretemps de l'intestin a-t-il yrai- ment nuiyau candidat?dent intduôgätion serait à débattre On entendit M.le président s'\u2019écrier: \u2014Dommage qu'on ne l'ait pas habitué à se retenir.Une si belle bête! \u2014 Mais, M.le président, avait repris l'agronome de sa voix flûtée, songez que par une soleillée pareille.et que les émotions du voyage.\u2014Batéche de batêche avait maugréé M.Liboire.Jamais il n'a fait ça quand Simon le promenait dans la cour.X XX M.Liboire, Simon et Noiraud revinrent de la foire régionale.C'était le même M.Liboire, le même Simon, le mé- me Noiraud mais pourtant on voulut les voir, les interroger, leur témoigner en même temps que la soumission la plus respectueuse, les marques d'une admiration grandiloquente.\u2014Ton Noiraud te fait honneur, dit M.le Maire à M.Liboire.Il va plus loin, il nous fait honneur à tous.J'interprê- te le sentiment de toute la paroisse en te disant que cette mention honorable nous touche profondément Le destin s'est servi de ton veau pour nous couvrir de la plus belle publicité qu'on eut pu souhaiter.\u2014Ton veau est unc perle, avoua M.Pommerleau, rentier de cinquante sous.\u2014Il est un as, coupa Trefflé Lempeigne, le troisième voisin.\u2014M.le maire, mes bons voisins, ne cessait de se défendre M.Liboire plein de fausse modestie, je ne sais pas comment vous remercier.Je suis confus.Noiraud saurait vous dire\u2026 Ce n\u2019est pas tout.Le dimanche après la messe, Simon dut produire Noiraud sur la place de l'Eglise .Tous les Lalimois voulaient voir le prodige, lui passer la main sur le garrot, lui palper les côtes.Le père Joson, l'ancêtre, vint aussi, le menton sur la canne, saluer le signe.Ce fut grand et noble.Quand Simon s\u2019éloigna suivi de Noiraud, les Lalimois rest,rent encore un moment à contempler la démarche du veau et leur groupe se dispersa lentement dans la mare d'ombre des érables-giguéres.x xx Les ans passèrent.Quand il en conut trois, Noiraud se trouva un splendide boeuf, dur et large, bas sur pattes, le muffle décoré d'un anneau.On commença de s\u2019en servir pour les travaux de la ferme.Assagi, l'air martial, l'allure impavide- il ressemblait à un maître d'école.Quel sérieux, mes amis, et comme elle en imposait la double rosette étalée sur son front plat! - Sur son passage, au village, on s'arrétait.\u2018engore, , Assis, aux, | \u2014\u2014\u2014 ANNE Le destin d\u2019une gloire locale sa charge, Simon recevait dignement les =\u2014révérencieux coups de chapeau des rentiers.ll est probable que ces salutations s'adressaient à Noiraud, car on n'avait pas oublié la mention honorable.À la Ri- vière-à-la-Lime on a bonne mémoire des distinctions flatteuses.Noiraud méritait de perpétuer un enseignement.Non seulement il avait belle allure mais il s'avérait un modèle.de domesticité, toutes les vertus d'un animal de trait étant connues de sa riche nature.Suite à la page 13 AU SALON BEA Prenez occasion des aubaines qui vous sont offertes dans Ja fourrure Manteaux de fourrure 15% de Reduction sur chaque achat.Notre assortiment est complet.Confection et réparation Une attention spéciale est accordée sur tout travail fait à nos ateliers.Ouvrage garanti Chapeaux Réductions sensibles sur tous nos modèles d'ici mars $1.49 AU SALON BEA, 1497, N.-DAME Vous obtiendrez toujours satisfaction soit que nous vous vendions une fourrure ou que nous réparions votre vieux manteau, REDUCTION DE 10% La plus somnie, perte de l\u2019appétit.CROSS HERB TEA.plein, \u2014chaud ou froid.vieille découverte européenne contre les troubles d\u2019estomac et les rhumatismes proclamée la meilleure par les dernières expériences.Depuis 1799, des milliers de personnes ont recouvré leur santé normale après avoir souffert pendant des années de troubles d\u2019estomac de tous genres, comme la constipation, l'indigestion, les gaz et l\u2019acidité, qui sont à l\u2019origine des maladies suivantes: haute tension artérielle, rhumatisme, maux de tête périodiques, boutons sur le visage et le corps, ennuis du foie, de la vessie et des reins, épuisement, in- Ces malades ne se sont pas soulagés avec des remèdes faits de main d\u2019homme, à base de produits chimiques dangereux.Ils ont pris un remède que fournit elle-même la nature.Ce merveilleux produit croit sur les sommets les plus élevés des montagnes, où il absorbe les vertus curatrices et les vitamines qui émanent du soleil, et qui ont pour fonction de soulager les misères humaines.Il se compose de 19 variétés d\u2018herbages naturels, fruits et fleurs, mélangés scientifiquement, et s'appelle le LION LE LION CROSS HERB TEA a un goût excellent.Ses effets sur l\u2019organisme sont merveilleux, et il peut être pris impunément par les enfants eux-mêmes.Se prépare comme un thé ordinaire, et se prend une fois le jour,\u2014 un verre Un traitement de $1.produit des résultats merveilleux.Vous donne une sensation de jeunesse et de plus grande vigueur.Si vous ne connaissez pas encore les effets miraculeux du remède anturel qu'est le LION CROSS HERB TEA, essayez-le immédiatement.Satisfaction garantie ou argent remis.Se prend aussi sous formes de pilules.\u201c Traitement d'une semaine, $1.00.Traitement de 6 semaines, $5.00.Afin d\u2019éviter toute erreur et d'avoir le véritable Lion Cross Herb Tea, utilisez la formule de commande ci-dessous.Lio Pharmacy, 1180 Second Ave.N.Y.City, N.Y, Messieurs, Nom Adresse Ci-inclus la somme de $.cu eue.Dept.10517 .en retour de laquelle vous m\u2019enverrez «vvvvererneeeresnnnssnnnnesnns traitement du fameux LION CROSS HERB TEA.Li A EE EE NE NN EY NY NNER NINN N Localité .Comté.CANADA.1 tt am am.ESQUISSE TRIFLUVIENNE Les Troubadours 1! est cing heures! Les troubadours alignés dans la cour du Séminaire se mettent en marche et se dirigent vers la rue Laviolette.Ils s\u2019en viennent, pied leste, au son du tambour et l'air radieux comme la fin de cette après-midi de juillet! Les vêtus à la mode de l'époque; habit de velours et chapeau à plume, et dix-sept jeunes filles portant la coiffe aux ailes flottantes, le tablier et Ie fichu brodé.I] y a des Bretonnes, des Savoyardes, des Angevines, des Poitevines et j'en oublie.C'est ainsi que, dans ces atours, cette bande joyeuse parcourt nos rues en chantant de vieilles chansons fran- gaises.Qui aurait dit que Riviéres aurait ses dours en 1934?Des dours, tout comme ceux du XIIIe siècle, dont l'histoire légendaire a charmé maintes fois nos Imaginations enfantines.Pour ma part, je me plaisais a les revoir parcourir les chemins une vielle sous Ic bras; je les suivais jusqu\u2019à la tour d\u2019un château, où ils se rendaient sérénäffer une princesse assise à sa fenêtre! Ce n'était pas tout à fait ainsi durant nos fêtes, il est vrai mais dites, n'est-ce pas joli de réveiller ainsi ces vieux souvenirs! Si nous avons eu le plaisir d'admirer et d'entendre des troubadours trifluviens, nous Je devons à M.l\u2019abbé J.G.Turcotte qui a bien voulu faire un choix parmi les membres de sa magnifique chora- Troistrouba- trouba- 2 ès CS a le\u2019 de sept cent voix, exercer lui-même les chanteurs et nous les présenter dans un répertoire varié d\u2019ancienes chansons françaises, Les trifluviens ont apprécié ce beau geste je ne serais pas loin de croire que certaines vieilles rues ont été émues en entendant chanter les refrains de jadis, Elles ont dû se reporter aux premiers temps de la colonie, au temps où les arbres tombaient, sous les coups de hâche de nos ancêtres, pour devenir les premiers foyers trifluviens.Oui, ils chantaient ces airs de France tout en travaillant, et comme cela devait être beau d'entendre ces voix perdues dans la forêt! Si les troubadours ont fait rêver nos maisons.ils ont su également s\u2019attirer Ja sympathie de leurs concitoyens, unanimes dans leur appréciation élogieuse.Ils le prouvaient bien en se portant sur leur passage à leur apparition dans nos diverses rues.Une vieille personne de quatre vingt ans était heureuse de nous dire qu'elle n'avait rien manqué durant les Fêtes du Tricentenaire; puis ajoutait- elle \u201cJe suis même sortie chaque fois que les troubadours se sont mis en marche!\u201d .Mais les troubadours du moyen âge étaient moins riches de talents que ceux de chez nous; ils ne faisaient que chanter tandis que les nôtres dansaient aussi de jolies rondes au rythme de leurs refrains, Inutile d'ajouter que les invitations abondaient!.LE Ils étaient si charmants que chacun les voulait devant sa porte! Le 4 juillet 1935, lors de l'anniversaire de la fondation de Trois-Rivières, nous avons eu le plaisir de les revoir et de Ies entendre de nouveau.Les troubadours ont certainement contribué au réveil de la vieille chanson française dans nos foyers, Espérons que ces refrains qui Ont bercé nos ancêtres seront de nouveau à l\u2019honneur auprès des berceaux des petits triflu- viens, \u2014 Jamais nous n\u2019oublierons les gentils troubadours du troisième centenaire, Ils ont contribué largement au succès des fêtes de 1934, Monsieur l'abbé Tessier.(passé maître dans l\u2019art de Ia photographie) les a immortalisés dans ses films, comme il l\u2019a fait d\u2019ailleurs pour d'autres groupements.qui ont pris part aux fêtes, Nous les vaons vus en personnes, nous les avons revus \u201cRécits.MÉMOIRES.QENDEZ.Heure catholique La causeric religieuse à l\u2019Heure catholique du 16 février, organisée par le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, sous le distingué patronage de S.Exc.Mgr Gauthier, scra donnée par M.Henri Jeannotte, P.S.S., directeur de l'Oeuvre de la Propagation de la Foi et de Saint Pierre apôtre.Il continuera son étude sur le XVIIIème siècle ct exposera les attaques auxqutlles fut en butte la religion.Cette causerie commence à 5 h.précises.A 5 h.20 audition de chant religieux par le choeur paroissial du Saint-Enfant-Jésus sous la direction du docteur Louis Verchelden.La croix de Walt Disney En donnant la légion d'honneur à Walt Disney, \u2014 le père fortuné de Mickey ne gagna-t-il pas des millions avec Animated cartoons?\u2014 le gouvernement français a récompensé le plus charmant des arlistes.l\u2019eut-être aurait-il pu, du même coup, déférer à un voeu exprimé par Walt Disney lui-même ct décorer également les créateurs du dessin animé qui sont deux Françaisdont, d'ailleurs, tout le monde chez nous n oublié les noms! Avant la guerre, ces précurseurs 5e CONsa- cralent déjà à cet art délicat, la- sur l'écran et nous les reverrons dans nos souvenirs avec un plaisir toujours nouveau.Françoise Godin C.M.I.REMEDE CONTRE LES VERS RHUBARDINE Employé avec succès pour la destruction des vers chez les en- f , i e cyure etits ve C ants, spécialement des oxyures (p its v re 15 et $1.25 CASTANOL Vrai médicament contre la COQUELUCHE.Arréte les quintes de toux en diminuant la durée de la COQUELUCHE.Recommandé par plusieurs médecins.Prix.Livraison gratuite sur demande par toute la ville, tous les jours, excepté le dimanche.PHARMACIE L.A.HEBERT Tél.142.blancs).Prix.565, Bonaventure $1.00 Trois-Rivières, Qué.allie.borieux, quasi improductif.Aujourd'hui, l\u2019un d'eux vit dans le dénuement, l'autre n'est pas beau coup plus fortuné, ECONOMIQUE A L'EPREUVE DU FEU ET MODERNE TRES BIEN SITUE 750 Chambres TAUX PAS PLUS HAUTS QUE $1.50 à $2.50 Vous cherchez un LIVRE CAPTIVANT Que nous ne regretterez pas d'avoir lu et qui vous apprendra quelque chose de nouveau?Procurez-vous \u201cANCIENS CHANTIERS DU SAINT-MAURICE\u201d par Pierre Dupin \u201cLa vie rude et saiz.des hommes des bois 130 pages 50 sous | Grand choix de Bandes pour Hernie Bandes élastiques.Supports de maternité.Bandes abdominales, Toutes grandeurs Prix pour convenir à toutes les bourses PHARMACIE HENRI HENAULT 1435, NOTRE-DAME Téléphone 52.Livraison rapide par toute la ville, Trols Dyspepsiquos sur quatrd sont portés au découragement par une digestion trop lente et un estomac trop acide.La nouvelle poudre \u2018ANTACIDASAPTOL\u2019 est préparée spécialement pour combattro la dyspepsie, les gaz, l\u2019indigestion, les brilements d'estomac et les rapports sûrs causés par une trop grande quantité d'acide dans jJ'estomac.Cetto poudre fait aussi dispa- raftre les palpitations de coeur ainsi que les maux de tête causés pur une digestion trop lente.Seul agent: LA PHARMACIE HOULE A votre service En face du bureau de poste 1356 Notre-Dame, Tél, 87 Trois-Rivières, ., mon: litre tai MS ce rita anne.Vo ies. Modome.Madeno TE EYL LT PAPAS SANS INS Ns SA NE NN ENS NE EI VIIA VIVE VRE VILL VY Etrange spectacle La crise arriva, à l'improviste; elle s'en va, à regret, retournant la tête et nous laissant craintifs: si elle rebroussait chemin?La même impression qu'après un grand danger éprouvé: le tremblement de terre.Le lendemain, on frémissait, en-dedans, sans le laisser voir: s'il re- Commençait?Le spectacle s'éloignant, à petits pas, nous laisse sceptiques et Dieu aussi.De son trône, Dieu vit un étrange spectacle.ces dernières années.Un spectacle qui aurait provoqué le rire sarcastique d'un homme, mais Dieu?Par bonheur, I] est la Miséricorde.Des hommes et des femraes récitaient, les enfouis dans la peluche des tapis, une prière.Une toute petite prière, des lèvres.L'esprit voyageant à la bourse, au cinéma, chez les relations dont les demeures bordent les boulevards.Les femmes fatiguées par les courses au magasin s'effondraient dans les fauteuils moelleux et profonds, pour une dizaine de chapelet.Une dizaine, seulement.Au pensionnat, on nous donna l\u2019assurance d'une bonne mort, avec cela; un dizaine de chapelet.Comme oraïison funèbre \u2014 il est prudent d\u2019y penser \u2014 \u201cMadame fut une fidèle à la Vierge\u201d.Voilà qui fait bien.Et Madame récitait une dizaine, étendue dans un fauteuil, à cause des courses et des dentelles.genoux La crise arrive, à l'improviste, pour tout le monde.Un appel téléphonique.Les parts baissent, baïssent.poir.Non pas.Encore une lueur d'espoir! Madame saisit son chapelet.A genoux, Oh oui! à genoux.Elle récite les cing dizaines et puis encore, encore.Elle saisit le crucifix, le presse sur ses lèvres, le couvre de ses larmes.Dès six heures du matin, elle se faufile vers l'église; dans l'air glacial qui la pénètre jusqu\u2019au coeur.Le prêtre commence le Confiteor et Madame, les paupières baissées; les mains jointes et dégantées, égrène son chapelet de perles.Le dernier Evangile.Le prêtre rentré à la sacraistie peut voir la priante, encore agenouillée.Apres le Rosaire, le Chemin de Croix, les Neuvaines, De son trône, Dieu regarde cet étrange spectacle, Il ne rit pas.Il se nomme la Miséricorde.Lui Seul sonde la Sincérité.Ahurissement, déses- Il connaît bien la sincérité de cette femme de ménage du Faubourg Québec, dans la Métropole.Depuis que, sur les genoux de sa mère, elle apprit l\u2019Ave.chaque soir, elle a récité tout le chapelet.Mariée, pauvre, avec six enfants, elle s\u2019agenouille sur le prélart froid de la cuisine, pour la prière, en commun, Son mari dit la prière et les voix jeunes et la voix lasse de la mère répondent.Maintenant que les petits vont tous à l'école; elle assiste, plusieurs fois, sur semaine à la messe.On vit maigrement, mais on vit quand même, regardant bravement l\u2019avenir.On est habitué à la privation, au sacrifice, au labeur épuisant.Un peu plus, un peu moins, qu\u2019importe! Dans le Pater récité, chaque soir, en commun, ne dit- on pas: \u2019\u2019Que votre Volonté soit faite?\u201d La crise se déchaîne, à l\u2019improviste.Et cette femme du Faubourg Québec, dans la tran- quilité, continue la messe matinale, la prière et le chapelet, en commun, Le budget est coupé de quelques dollars.Qu\u2019importe! On est habitué à la privation et le Pater?\u201cDonneznous, aujourd\u2019hui notre pain.\u201d Paisible d'esprit, la femme continue à faire ce qu'elle peut trouver: ménage, lessive, couture, pour aider son mari.De son trône, Dieu voit ce spectacle habituel, Lui Seul sonde la Sincérité, OP AAA A A AAA AAAI AAA AAS AAAS AAAS IAAI IS ASI NS IAIN NL NN AAI NSAI INN NIN 2 NNT AT NII ATLAS LNAI ANI NIA NIP NANI NN \"6 PAPAIN AAAS SPAIN ALND ANS INSP AS NSN NSP NPN NPP NII NINS NP NPNSPS INI NTIS NIP NPS NPIS SSNS TNT Jeanne L\u2019Archevé-Duguay IAE LILAS LAN SOA SIA AAA FAbonnez:vous au \u201cBien Public\" As Brn tn I art cn os tun 00 CAPSS SP cusrrak TIGA, AACR rx 3 a tt tt tl A A nt Consultation \u20142 Laisse-là tes cartes ma vieille Maryconne elles m'ont menti tant de fois que je n'y crois plus.J'aurais reçu une montagne de lettres; j'aurais fait trois fois le tour du monde; et je serais déja attaché par le lien conjugal si tes rois et tes valets m\u2019avaient donné rout ce qu\u2019ils mont promis.Ce n\u2019est pas la cartomancienne que je viens consulter aujourd'hui mais la physiognomoniste que tu prétends é- tre.Physiognomoniste cela raisonne un peu comme antias- matique, antiarthrétique si bien que sans le secours de ce savant \u201cLarousse\u201d, je penserais encore qu'en plus d\u2019étre diseuse, tu fabriques à l\u2019instar des sorcières des contes de fées quelques tisanes mystérieuses contre l\u2019asthme ou la goutte.Si j'étais toi, sur ce pan- neau-réclame suspendu à la porte de ta bicoque je bifferais ce grant mot scientifique et je le remplacerais par une formule moins obscure et plus sensationnelle, quelque chose comme ceci par exemple: \u201cEntrez et laissez i votre physionomie le soin de me dévoiler vos peines ou vos secrets désirs.\u201d Libre à toi de suivre mon conseil ou de t'en moquer.Le fait dêtre venue si souvent te faire soulever en ma faveur le voile de l\u2019Iinconnu me donne lui un peu le droit de te traiter en vieille amie n\u2019est-ce pas Maryvonne?Eh bien?puisque c\u2019est là le but de ma visite \u201cPhysiognomoniste\u201d je fais appel a votre art.En pleine lumiére jJ'expose a vos yeux scrutateurs les traits de mon visage.Parlez \u201cTracle\u2019 je vous écoute.ce se ce ts sw Se se ws Halte-là! Maryvonne, Alors que tu effleurais ce sujet qui m'occupe, le souffle de quel- qu\u2019esprit malin a rembruné ton front et éteint ton souri- Te; et à mesure que tu parles je sens que dans mon coeur le doute se précise.Voilà deux fois le prix de ton labeur mais tais-toi Mary vonne: Laisse moi mon bonheur, VIOLETTE Ste-Gertrude, Janvier 1936.L\u2019Annonce Populaire .est le plus court chemin entre l\u2019offre et la demande En, E EE 31 NE 4 = EU = giv 4 | sy BY oN ret Xd) Ma Mère J'écris près de la lampe.Il fait bon.Rien ne bouge, Toute petite, en noir, dans le grand fauteuilrouge, Toute petite, en noir, dans le grand fauteuil rouge, Elle songe sans doute au mal qui m'exila Loin d'elle, l'autre hiver, mais sans trop d'épouvante, Car je suis sage, et reste au logis quand il vente.Et puis, se souvenant qu'en octobre la nuit Peut fraichir, vivement, et sans faire de bruit, Elle met une bûche au foyer plein de flamme.François COPPEE.| Tél.401 Heures de bureau: 10 à 12 2 à 6 et 7 à B tous les soira.Dr LG.PERRIN 24 RUE DU PONT QUEBEC Spécialiste Pour les maladies des yeux.oreilles, nez et gorge.DR BENOIT JAGOB Er-asmstant à la clinique Nationale Ophtalmologique des Quinze-Vingts.Paris.HEMORROIDES |} effacées complôtement.défint- Uvement par traitement sérieux saus chirurgie oi électricité absolument Inoffensif, sans aucu- ue Interruption des occupation Ex-élève à l'hôpitat Baucicaut Paris, ex-interne de l'hôpital Normana & Crors.126 RUE ALEXANDRE TROIS-RIVIERES En été, traîtement à domicile à Trois-Rivières, par groupes sur entente par correspondance courantes 2 LE DCCTEUR BERNARD LAURIN Maladies du Tube digestif, Gynécologie.Chirurgie générale Ex-interne semor de l\u2019hôpital Saint-Luc et des hôpitaux de Montréal.575 Avenue Laviolette Coin Sainte-Geneviévé\u201d TELEPHONE 360 Consultations : 10 hres a 12 hres A.M, 2 hres a 4 hres P.M.7 bres 3 9 hres le soir.Tél.Bureau 264.Tél.Rés.1035 Dr AUGUSTE MASSICOTTE CIIRURGIEN-DENTISTE 103, RUE DES FORGES, TROIS-RIVIERES Les fameux produits de beauté Luxuria: $1.10 Crême à figure: $1.10 Crème d\u2019embellissement: $1.10.Poudre Luxuria: $1.45 LA PHARMACIE NORMAND Irritation d\u2019Eczéma et autres affections de peau, calmées et soulagées par L'Onguent Anti- 5 0 Cc et $ 1 Eczémateux REXALL tecrer vivian La Pharmacie Williams Fondée en 1868 1360 RUE HART.Tél No.1 | Seul agent pour les Remèdes Rexall ç 13 FEVRIER 1936 j JEUDI, L LA FRANCINE | \u2014\u2014 \\ ' e par Adrienne Choquette Les hommes sont ainsi déraisonnables que leurs passions soient complètement ridicules ou entièrement monstrueuses.; [1 n'y à pas que de tristes é- le quartier.tat de choses, se décida à un coup théâtral pour guérir à jamais son outre d'époux de sa funeste passion.En grand conciliabule, elle réunit une douzaine de commères, adep- rénements dans I.| tes féroces du régime sec, On rit parfois, c\u2019est rare, MAIS | et les supplia de lui prêter.ça arrive.Voilà donc l'essen- | leur aide financière.On n\u2019est pas riche au quartier, On est même très pauvre, mais On a du coeur, on aime ses amis et c\u2019est pour le prouver que les bonnes femmes s\u2019empressèrent d'apporter chacune, une pinte du plus mauvais whisky qu'elles purent trouver, boisson destinée à étancher la soif de notre ivrogne.Quand tout fut prêt, La Françine avec des mines de chatte qu\u2019elle n'avait pas eu de y à Zéphir Thibault, cor- donnire de son état, un ténor Je belle qualite, maisi si malpropre qu\u2019il n°\u2019 ajamais pu retenir Un emploi, Et pourtant, il eût pu vivre très à l'aise des offres nombreuses, ma foi, qu'on Jui fit pendant un cer- cain temps.; Un impressario, en autres, venu au quartier par hasard, emendant cette VOIX souple, ; { tait avec rès pure qui chan ; .; 1 Mime que de culture un depuis ses fiançailles, enjola plus it de l'opéra \u201cLa Tosca\u201d, | à ce point son époux qu\u2019il extra accepta de rester une après- demeura si ébahi qu'il demanda sur le champ qui était I'hom me possédant un trésor aussi rare dans la gorge, car attablé dans un modeste café, une rue plus loin, s'en donnait à coeur joie.; \u2014C'est le cordonnier Thibaut.Vous le trouverez tout Je suite.il chante pour Ja rue a présent quon le trouve trop sale pour l'écouter.; Notre homme haussa les é- naules.Ç \u201cVous ne savez pas de qui midi complète à la maison.Elle I'amena dans leur chambre, les yeux bandés, prenant garde qu'il ne bousculät les précieuses bouteilles et puis, cric, crac, verrouilla brusquement la porte derrière lui, criant qu'il ne sortirait de sa prison qu'après avoir bu le gallon de liquide.Elle entendit le gloussement d\u2019aise de l\u2019ivrogne, étonné d'une pareille aubaine.\u2014Tu peux te réjouir vieux vous parlez l'ami.Cet homme | coquin! On verra bien a la est riche, je vous jure qu il | troisième bouteille si tu le l'est.Qu'est-ce qu\u2019un détail de | trouvera aussi délicieux ton tenue quand on a reçu un don | whisky.Elle se frotta les pareil?\u2026 mais tout lui est il ne pouvait voir Zéphir qui permis à ce privilégié! Au bout de la rue cependant, lorsque Zéphir s'étant arrêté de chanter, limpressa- rio voulut s'approcher pour lui serrer la main, une odeur terrible le fit reculer.Un mélange de crasse, de sueur, d'haleine fétide et de vêtements qui ont couché avec son propriétaire dans les détritus de cheval.A ce moment, Zéphir se retourna.cette face bourgeonnée, cet oeil bor- gné, ce crâne dénudé et toute cette apparence du chemineau menteur et hypocrite.L'impressario, qui était pourtant un brave dut s\u2019avouer que Zéphir l\u2019état plus que lui.Ecoeuré, il s\u2019en alla pour mains\u201d.Au bout d'une heure, n'entendant plus rien, elle se mit à rire: \u2014I] dort l'abruti et quand il s\u2019éveillera, la faim le tenaillera, mais il n'aura pas une bouchée de pain avant de vider ses bouteilles.J'attendrai une semaine s'il le faut.La journée terminée, La Frangine installa sa couchette dans la cuisine, enjoignant à sa marmaille l\u2019ordre de.se coucher sans bruit.Le lendemain soir, vers les quatre heures, une plainte sourde, puis s\u2019amplifiant, parvint de la chambre où le malheureux, malade sans doute, devait implorer sa femme de le délivrer.Mais La Françine con- ne plus revenir, naissait son homme.Sans Aujourd\u2019hui, le cordonnier s\u2019émouvoir, elle pensa: 2 réduit à élire domicile dans la | Colique Ie prend, cest Pp méchant.qu\u2019il ait assez de son petit verre, c'est tout ce mal pour oublier désormais que je veux.Cependant à 10 hrs, l\u2019ivrogne geignait si fort qu\u2019elle se laissa attendrir, surtout que son aîné, au courant du stratagème, lui dit: \u2014 Tout de même, faut pas le laisser crever comme un rue (les propriétaires les plus indulgents ayants des hauts- le-coeur à la seule pensée de l'abriter) il n\u2019est pas plus malheureux, au contraire car il adore le grand air et le libre espace.Aussi n'ambitionne- til que de conserver jusqu\u2019à sa mort la voix d\u2019or dont i) se grise, la saleté de son corps qui le tient chaud et sa plus fidèle auditrice et pour cause: la rue.| chien.il est p\u2019têt agonisant.joie maintenant La Fran- Apeurée, La Françine se cine, décida brusquement.Elle ouvrit Ja porte de la chambre et y pénétra sur la pointe des pieds ainsi que son garçon.Une odeur âcre leur serrant la gorge, ils aperçurent J\u2019ivrogne couché sur le flanc, bavant et pleurnichant, les flocons de whisky vides de leur contenu, l\u2019entourant comme une barricade.La Françine, prise de remords, se voyant déjà en cour d'assises tenue criminellement responsable de la mort de son époux, souleva doucement le _ pauvre hère dans ses bras robustes.Très grande et musculée tomme un forain, elle a pour Mari quelque chose comme un tonneau de whisky fait pomme, Tous les jours de année, toutes,.le.bonhom- Me sent le whisky.et.La ne pone: dés que sa maison- lib ui laisse un.instant de érté, l'emploie à courir fu bar du coin d\u2019où elle ra- tone avec force bourrades, Ie Pagnon qu\u2019elle accepta o Une minute d\u2019égarement! ein ily a trois ans, La Fran- \u20ac soudain, lasse de cet é- J pr STITT TTT LES CONTES INEDITS DU \u201cBIEN PUBLIC\u201d Le Bien Public A Sainte-Ursule Couvent de Ste-Ursule, le 11 février 1936.Tel qu\u2019an- nancé en janvier, les soirées de charité en notre couvent, s\u2019ouvriront le samedi, 22 courant, par une partie de cartes toute spéciale, première reunion dans notre nouvelle salle de réception, Les parents et amis auront le droit de se grouper sur les mêmes tables pour y jouer le Jeu qu'ils préféreront, aux conditions cependant d\u2019apporter leurs propres jeux, et de faire sanctionner régulièrement leurs parties pour la distribution des cadeaux.L'on réserve en plus d\u2019agréables surprises pour ce premier soir entiérement consacré aux amateurs de cartes.Seuls les restaurants seront ouverts.Lundi et mardi, 24 et 25, seront des jours d\u2019amusements pour les enfants, et pour tous des soirées de péche, de vente, de Bingo, etc.etc.Cordiale et pressante invitation à prendre part à notre oeuvre, où la bienvaillan- te charité s'unira à l\u2019honnête gaieté pour le bonheur des chers indigents de notre hos- Fice.\u2014M\u2019Mamn, il veut parler.En effet, le bonhomme agitait ses lévres pâteuses.\u2014Qu'est-ce qu'il dit, mon Dieu!.\u2014 La Françine se mit à san- \u2014 9 Joséphine l\u2019indésirable Georges-André Martin, dont les fut pas son étonnement de reconnaître Joséphine Baker.Celle qui fut la coqueluche de Trifluviens ont pu admirer J\u2019ori- | Paris a trouvé, en Amérique, un ginal (alent l'automne dernier, | accucil dénné de sympathie, Ce \u201cdanseur-digital\u201d, est le maître de | Soir-là, celle avait encore subi un véritable affront dans un bar où ne sont pas admis les gens de couleur.Georges-André la réconforta et l\u2019'emmena au \u201cVersailles\u201d où, avant de la faire entrer, il l'annonça solennellement.Joséphine reçut une indescriptible ovation.cérémonie du \u201cVersailles\u201d, le cabaret de New-York ou chantent Lucienne Boyer ct les duellistes Pill et Tabet.Musant, récemment, entre deux représentations, sur une grande avenue, il aperçut une jeune femme affalée sur un banc.Quel ne
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.