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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 14 février 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1935-02-14, Collections de BAnQ.

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[" Notre journal ¥ Yous ptt?\u201cPourquoi ne pas faire partager votre satisfaction a vos amis, en leur conseillant de s'abonner ?\u2018 27e ANNEE\u2014No.7 LA RADIO Principal facteur de notre affaissement intellectuel.pEriedssoce + ong .het \u201c ORGANE DU REVEIL TRIFLUVIEN LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 14 FEVRIER 1935 Nécessité d\u2019un Palais des Arts -II- Un trésor inexploité Par Pabbé J.-G.Turcotte Qu'est-ce à dire, un trésor?\u2018Mais S sous la copie BILLET PROMENADE Le thermomètre marqualit vingt sous zéro.Aussi, marchions-nous par principe, non par plaisir.Très soclables, tous les Ciaran TOR ABER ERRR OREO STIs LE BIEN PUBLI i méricaine, qui.n'ait un ou deux beaux | deux, nous ne pouvions pas ne pas parler; 3 \u2019 c'ést une mine immense, incompara- | édifices municipaux à montrer,\u2014 bi- alone.nous causlons, it ét I 8 2 .ee 9 ble, que cet inépuisable fonds intel- bliothèque, musée 0 uautres,\u2014 Trois- on compagnon était étranger.Il ava ¥ Grippé depuis une semaine je m'a- ; .en permanence, sur les lévres, un sourire # .US , lectuel qui dort sous nos pieds!\u2014\u2014gi- | Rivières n'a absoloument rien en pro- souvent indulgent, parfols ironique, Bref * donne à des divertissements innocents | sement d'une incalculable richesse, pre qui commande l'attention du visi- | il m'agaçait.Le hasard de notre promena- d'apparence, mais pourtant conciliables | dont les filons, à fleur-de-soi, éten- | teur.Tout ce qu\u2019elle peut revendiquer | de nous conduisit place Pierre Boucherà ma tâche de commentateur.Je me tiens dent leurs ramifications à plus de dix comme spécimens artistiques, de pro- | \u201cVoilà, dis-je, notre Flambeau.Regardez x à .lieues à la ronde.priétés municipales, c'est son Hôtei- | et dites\u2026 qu'en pensez-vous ?\u201d x contes à ° toutes les ee opens Ce triple courant artistique, litté- | de-Ville,\u2014 (humble couvent de cam- \u2014\u201cJe pense qu\u2019il est ridiculement auda- FCF \u2019 surve sur ou * | raire et scientifique, que le nom de | pagne!)\u2014ses deux Stations de pom- cleux.Quand on posséde un climat cor Cc CF, CKAC, et les principaux postes | Trois-Rivières doit, avant tout, signi- | pes, son marché aux denrées, sa bâ- bole aussi ardent, Tal vue ot pas an Sym américains.fier, demande à être harnaché sans | tisse des filtres.\u2014dite château d\u2019eau! | colonne glacée et prudemment encapu- EET a retard.Î \u2014et son.incinérateur.chonnée, me fait un peu plus geler et c \u2018est Cette manière d'enquête personnelle Il Faut un puissant barrage a ce cou- Pardon! j'allais oublier ce chef- | tout.\u201d m\u2019amène à croire que de tous les outils | rant actuellement.improductif.- IL lui | d'ouevre d'architecture qu'elle per- \u2014\u201cSoit : je reconnais que vos yeux n« de turpitude dont se sert l'instinct démo-.| faut une usine à dynamos, une \u2018\u2018bâtis- | mit, un jour, aux Titans, de dresser | Peuvent apercevoir cette flamme à laquel- cratique pour battre ses enclumes (pres- | Se du pouvoir\u201d, et cette usine, cette | contre le ciel, et qui semble riposter, | le Je cross mais écoutez-mol.En certains ye .bâtisse, c'est le palais des arts où les | à tout instant au dilettante intrigué: pays, à Tarascon par exemple, Ie soleil se se d\u2019information, revues, annales, sports di ki de l'intelligence | \u201cIl faut des.batiments dont I'univers met de la partie; il rend les choses lumi- déviés), la T.S.F.fait la meilleure énergies : jscip lines, e lm : La ha .te frémisse, | \"uses, il chauffe le sang, il fait que lous me : porteront au fein la umière et la cha- * | naissent enthousiastes.Ici, c\u2019est bien dif- trouée dans le cerveau ramolli de notre | leur transformatrice de la vie.| Chameau! férent.Et pourtant, je vous invite à la peuple.Quelle \u2018ligne: de transmission\u2019, en | \u201cQu'on tremble en comparant la hutte prochaine réunion de la société Le Flam- .effet, que cette culture supérieure! et\u2026 l\u2019Edifice | beau et vous constaterez qu\u2019en dépit du La médiocrité est plus nocive encore | \u2018 Quel \u2018\u2019contact magnétique\u201d, instan- Ameau!\u201d climat, la flamme vit, elle éclaire, elle ré- : teats D ras - |.\u201c ee ee eee eee eee chauffe.\u201d .que la mauvaiseté, car n'ayant l\u2019air de tané, que toute une jeune élite inten \u2014\u201cQu'est-ce que cette société ?\u201d rien et n\u2019en menant pas plus large qu\u2019il | Sément cultivée .Mais, revenons à notre gisement.\u2014\u201cA l\u2019occasion du troisième centenai- ne faut, elle s\u2019insinue naturellement dans | \u2026 Ne cherchons pas ailleurs: cette Il n'est pas possible d'i imaginer tout | re, quelques jeunes se sont réunis.Ils ont les habitudes des h haute tension\u2019 de l'intelligence est | ce que notre ville et notre région pour- | regardé le passé.Ils ont constaté que la es nabilludes des hommes dont elle en- le gage le plus certain, de la puissan- | raient fournir d'éléments précieux au | cité des Trcis-Rivières avait, à sa fonda- courage les secrets affaissements.Je même \u20ac économique, \u2014 comme de point de vue arts, sciences et lettres, oo oes ers erolaues ; qu'éle | la supériorité, d'u une ville où\u2019 d\u2019une ré- | si l'ex loitation logique s'en organi- s'était ens plongée dans un long som- Or, la médiocrité.se prélasse toute en- gion.: sait.P ga 8 meil, En la Z18ème année de-son âze elle / tière sur la bande lumineuse: d des appa- \u2018Que surgisse, aux Trois-Rivières, un Considérons si- I\u2019 l'on veut bien, le évellla.Comm © aus seu one orn! \u20ac pile de T.S.F.Elle régente : toute la rh me lais.estate: quia yds: ds fase g goint-de Yue artistique.» #1 crouté._Aftjoutrd\u2019 \"hulk; foutes ceF cheminées * diodiffusion américaine, -Élle met \u2018son | PE.c¢ ghe.fotée motrice immätérie des 2 -Moihs gue cela, prenons seulement | de manufactures qué vous aperceves, Ini érainaéfadisant dans tou Io program: | ffs sete ple culture intel | Fact musical on para, Iesant de | sural 102i wollen £2 poil sl - °.: - * - : » > \u2019 mes.Chez nos voisins, elle offre les | vant dix ans, ce ne sera plus la | ture, arts domestiques.etc.PE | elle veut rêver.\u201d - symptômes criards' de l'hystérie.En no- \u2018\u2019houille blanche mais bien la \u2018 \u2018houil- | La musique se divisant en musique pont me semble d\u2019encoura Jeunes amis \"tre Canada français, nordique et si obs- | le d or qui fera l'orgueil et le rénom | vocale et.musique instrumentale, Voy- | cela.\u201d Eu 5 pot \u201ctinément constipé, elle emprunte les de Ia région trifluviennel ons, d'abord, ce qu'un palais des.arts, \u2014\u201cMes amis, et c\u2019est leur mérite, wht traits et les tics décevants de la plus élé- L'occasion ne saurait être plus pro- tel qu'il faut l'entendre, permettrait | compris qu\u2019ils ne devalent pas xarder pour .ee .=.ice pour ériger ce magnifique monu- d'obtenir comme rendement vocal.eux seuls les jouissances artistiques qu'ils : ee bélante.niaiserie sourde, a- Pot au 8 même Se nôtre chère * A-t-on jamais calculé le nombre de enfesrazaients Du pain pour tous et de l'i- - veugle et bélante.' éal pour tous.\u201d @ VS cité.C'est, d'ailleurs, pour nous, tri- belles voit inconnues que possède la \u2014\u201cCela ressemble à du socialisme\u201d fluviens, la façon la plus pratique, \u2018région tif uvienne?-\u2014 inconnues par- \u201cA la meilleure espèce.Il est des gens 2 \u2019 » -\u2014 .Tous nos postes d\u2019émission sont si ri- | comme la plus sensée, de commémo- \u201cce que nh yant jamais eu l'occasion de | très \u201ccalés\u201d qui ont parlé de la nécessité \u201cdiculement asservis à la stupidité des | rer le geste civilisateur de Jacques- eile £ hl rei nt.eurs que cans Un | pour tous de posséder un idéal.On dit .sketches, si empêtrés dans le suif de la | Cartier plantant ici la Croix, en 6c-| A-t-oh jamais \u201csongé à à la valeur gio sont Un peu velllottes.SE ve es bea réclame commerciale, si viciée par le tobre 1535., 1 \u2026 | bale, au capital artistique que repré- | les elles ne sont pas usées.Un ami au lan- -jazz et la chansonnette francaise, que acuns réclameront, sans doutes senterait la culture de toutes ces voix | Eusge pittoresque, comparerait ces idées -nous n\u2019attendons plus d'eux \u2019étin.| POUF commémorer cet événement.| si, les tirant de dessous le boisseau où | & ! fameuse \u201cIricassée\u201d de nos grand\u2019- - -_ .- P ; que Pétin l'érection e une belle et grande Croix Il » ff I u meres ; plus on la réchauffait et meilleu- celle qui allunie en nous de vraies colè- | Fort bi 4 elles étouffent, on leur offrait une lu- | Le elle était.\u201d triotique ort bien: personne ne s\u2019y opposéra.| mineuse issue; si on canalisait leurs \u2014\u201cJe suis je \u2018avoir ja- res patriotiques.Mais, de grâce, qu'on n'aille pa : sai vi e suis assez Jeune pour n avo pour cela rs a or n° \u201cil © Fie 8, | efforts, si on centralisait leurs activi- | mais goiité la fricassées de nos grand\u2019mé- .) er notre ville de se | tés, si on les mettait à même de se | res.Je vous avoue que je préfère brasser 9 8 .\u2019 * ° \u2019 .Un tour attentif de manette et c'est & | donner, enfin, l'aspect d\u2019une ville \u20aci-.| faire connaître, juger, apprécier, si on | le \u201ccocktail\u201d que de réchauffer la fricas- \u201cpleuret de rage, si.ayant conservé en vilisée! Après quatre cents ans, Ce | Jeur prodiguait les encouragements | sée-\u201d soi des sympathies quelconques par l\u2019art, n'est vraiment pas trop tôt pour se qu\u2019elles méritent, si, en un mot, on \u2014\u201c\u2018Alors, vous me donnez une compa- , A | Payer le luxe d'un édifice qui nous fäè- | mettait à leur tée, 1 né.| Taison moins poétique, mais si moderne on songe qu\u2019un-pauvre peuple émasculé se honneur.at a i Pl bY es moyens lear qu'elle ne peut manquer de vous plaire.dans so nesprit et dénué de tout sens cri- Alors qu'il n'est peut-être pas de perfectionneme ou oppement, 2 Teur Lui fe one aa tort ns le cocktail, ça me .J .> .F n 1 era pas de A tique, se suspend quotidiennement à la | petite ville européenne, ou même a- (Suite à la page 14) 13 Je disais donc qu\u2019il fallait diriger le corne de cette boîte à musique, afin d'en retirer les déchets d\u2019un humour simpliste et d'une verve pataude.peuple vers l\u2019art.\u201d \u201cVos projets, s\u2019Îls se réalisent, auront des résultats.néfastes.Prenez ce brave homme, qui, à la même heure, par le mê-< me chemin, s\u2019en retourne chez lui.XI rc< garde vers la terre, il est calme.Vous vous lez que levant les yeux, il sursaute d\u2019hor«- reur devant l'architecture ahurissante de la rue Ste-Angèle.\u201d .\u2014\u201cNous voulons en effet, ébranler oot te quiétude abrutie, nous voulons soulez\u2018 ver de nobles colères et nous voulons Auge si interrompre définitivement la multipli< cation de ces \u201cbelles escaliers sanitaires\u2019d \u2014\u201cPassons à un autre cas.Songez à toug A l'appui de ce verdict qui peut paraître sommaire aux yeux des bonhe- femmes tout de suite gagnées par ce que le hasard leur présente, nous ne voulons citer que le bottin sonore des décès, épousailles et baptêmes ayant cours à CKAC et le sottisier parlé qu'on nomthe \u201cPhewe\u201d du foyer\u201d au méme poste.A LIRE DANS CE NUMERO Les lecteurs du \u201cBien Public\u201d auront l\u2019avantage cette semaine de lire une gerbe d'articles d\u2019un intérêt de premier plan.Outre le spiri- tüél billet de Mademoiselle Marguerite Bourgeois, en premiére page, on pourra lire: Pape 4 \u201chou rentes mule a tit a, Be | | Dex tavaux conaroux o4 faces 3 toon * Dydime, créature bonassé d'un ironis- naires de Ia Maurice, par Mgr J quebrune.ceux-là qui après de longues journées de: .fe en manches de chemise, il ne faut pas N.Gignac, Page 8:\u2014 \u201cLes Etelgnoirs\u201d, par ar le se délasser un peu\u2019 le railler, le traiter d\u2019épais, d\u2019engourdi.Page 5:\u2014 \u201cUn loup-garou aux Trot Jeanne L'Archevêque-Duguay.\u2014\u2014\u201cNous croyons qu\u2019il faut équilibres, ces jeunes dont l'esprit est trop lourd Bi les pieds trop légers.Vous connaissez I N\u2019est-il pas In wivante image, le-prototy- - \u201cK\u2019année de la grande .pi ; pe \u2018de tous les-ë noirceur, il y a 150 ans\u201d, d\u2019après les Rivières vers 1680\u201d, par Dollard Page 9:\u2014 écouteurs dé\u2018la fadio ca- bé : , * i M.Fabien V , mot de Clémenceau qui, écoutant cette cas wadienne, L ; + - Pablers de en vanasse .* cophonie saccadée \u201cau'est notre _musigad J - \u201cJ ~ * , .Co ; .> : \u2018 Clément MARCHAND.© ta neem agite rE rani rt : (Ste à Ia à puce 3), A 7 \u2014 ; Oo . od mat Une précieuse contribution aux «Pages| .Frifluviennes\u201d, due a la plume d\u2019un spécialiste de la petite histoire.\u2014 Un livre d\u2019un intérêt général pour les Mauriciens.\u2018 Un autre volume vient de paraître dans la série des \u201cPages Trifluviennes\u201d.Cette série comprend maintenant trente- trois brochures, toutes consacrées à la petite histoire.Si intéressants que soient ces ouvrages, aucun d\u2019eux ne traitait encore de la vie des büicherons dans le Haut Saint- Maurice, pays légeudaire des hommes de bois, des coureurs d'aventure et des durs-à-cuire.Les \u201cAnciens Chantiers du Saint-Maurice\u201d que publie au- jourd'hui Pierre Dupin, comble cette lacune en fournissant aux \u201cPages Trifluviennes\u201d un livre écrit avec un pittoresque bien vivant.L'auteur, spécialiste de la petite histoi- Te et un des membres fondateurs de la Société d\u2019Histoire Régionale, relate les principaux incidents de la vies de Chantiers il y a une quarantaine d\u2019années, incidents dont il fut témoin lui même ou qu\u2019il a entendu raconter de la bouche des anciens bûcherons et hommes des bois.L'ouvrage de Pierre Dupin intéressera tous les gens de la région mauricienne, car à peu près toutes les paroisses sont mises à contribution dans ces récits.Voici maintenant la nomenclature des chapitres de l\u2019ouvrage.1-La montée aux chantiers; 2-Bourgeois et porta- geux; 3-L\u2019installation du camp; 4-La vie au \u201ccampe\u201d 5-:Récréations dominicales; 6- Les hommes de chantiers; 7- Le prêtre aux chantiers ; 6-La fin de la saison.- Comme on peut le constater, d'auteur a su parcourir dans ses pages tout le cycle de la vie des chantiers, de l\u2019automne au printemps.Son livre rappellera de savoureux souvenirs aux anciens; car tous sont al- léé aux chantiers dans leur Jeunesse ou en ont entendu parler.L'ouvrage compred 130 pa- ges, grand format, agrémenté d\u2019une carte d'ensemble du bassin du Saint-Maurice.La couverture \u2018est ornée d\u2019un bois gravé de Rodolphe Duguay.Vu que le nombre de pages est presque le double des autres ouvrages.de la série, l'éditeur a dû majorer le pr.x de vente à $0.75.Des remises spéciales sont accordées aux Commissions Scolaires et aux maisons d\u2019enseignement.AU SEMINAIRE Par ci, par là Il n\u2019y a plus d\u2019enfants ! xxx On a même vu un benjamin de la ligue vexé de ne pas jouer dans la S.T.-R.xxx ° On réclame des Ducs partout.Le S.T.R.posséde le duc de Sainte-Angèle.SX XX.\u201cTi-Boss\u201d, gérant dans la 3ième ligue, a un tour & lui seul de faire compter un point.Dugré le sait! xxx Un mal pour un bien, Le S.T.R.a subi une défaite, ce qui vaudra pour la prochaine partie.xxx Qui s\u2019y frotte s\u2019y pique.Lüssier a frotté l'arbitre.Aussi s\u2019est-il vu piqué de quatre punitions.xxx Sur Ja bande :\u2014 Le spectateur étranger : \u201cDites-moi donc! Est-il rapide ce joueur-là\u2026.Il est partout\u2026 C'est la chèvre de M.Séguin.Il passe encore ici, tient ! Un élève: \u201cPardon, Monsieur.Vous vous méprenez.Ce n\u2019est pas:le même.Qui, c\u2019est-à- |.dire, non.Il y a des jumeaux dans cette ligue! Quicéça.Pr Ed Des.Photographes, en, quête de nouveau inédit autour du procès | , Hauptmann sont : seur- du bébé Lindberg | La mère de Bruno Hauptmann | allés surprendre la mère.du prétendu ravis- \u2018dans sa demeure de Kamenz, en Saxe, \u201c , \u2018On*peut voir suspendu au mur le portrait de-Hauptmann.a - Le Bien Public eur, 14 | FEVRIERA1086 Un ï ff ouvrage documenté sur les chantiers dur Saint- Maurice, i y a 40-ans une victoire | annonce un nouveau melange délicieux 1 La Qualité prime tout 477 Défi accepté \"LE JEU DE DAMES J'accepte le défi que m\u2019a lancé dernièrement M.Jos.Emile Dargy pour le championnat de la ville des Trois-Ri- vières aux conditions suivantes: Celui qui gagnera deux parties le premier sera vainqueur.Les parties nulles ne comipteront pas.\u201d Pour un enjeu de cinq dollars de chaque côté.Le match aura lieu lundi.le 25 février 1935 à à la salle du Club Laurier, 357 Des Forges.Signé: Fernand Lemoyne.AUTRE DEFI ACCEPTE J'accepte le défi que m\u2019a lancé M.Arthur Robillard pour le championnat de la Vallée du St-Maurice, avec enjeu de cinq dollars de chaque côté: montaht qui devra être déposé avant la rencontre.Voici mes conditions: Le premier à gagner trois parties sera proclamé champion.Les parties -nulles \u2018ne comptant EMPLOI D'AVENIR Une solide maison d'affaires demande homme actif, de 28 à 45 ans, de bonne apparence et d'éducation soignée, Davra posséder argent nécessaite aux dépenses des deux premiers mois d'entraînement, Territoire: Trois- = Rivières, \u2018Shawinigan, comtés de Champlain, St-Maurice, Maskinongé, et Laviolette, S'adresser, à Jee Case Postale 250 TROIS RIyIERES pry pas.La première rericontre aura lieu le 25 février à 7.30 hres du soir au ¢lub Laurier, Signé: Donat Dargy.Champion de la Vallée du St- Maurice.Les manoeuvres.militaires à ski Pour la première fois au Canada des manoeuvres militaires à ski se dérouleront au Canada le 3 mars prochain sous formie d'une course, al- \u2018fournira une escouade EEE ., \u2018lant.\u2018de Ste-Marguerite a St Sauveur-des-Monts, organisée entre les régiments du district No.4.Y prendront par les Grenadiers Guards, les Black Watch, la li¢re Brigade de mitrailleuses et le C.O.T.C.Mc- Gill.Chacun de ces régiments de 4 hommes qui pottéront le fusil et le sac de campagne.La fin de la course sera à la Côte 70\", à St-Sauveur-des-Monts, Une coupe, offerte par Converse, président du Red Birds Ski Club, sera remise à l'es- \u201ccouade vainqueur.24 cJanzi-lémois + Chez J.Are GOSSELIN CET TE SEMAINE EXTRA SPECIAL ! 200 paires de pardessus pour dames bruns ou noirs.Poiritures 217 à 4 seulement.Modèles avec chaînette ou boutons à pression.\" Des\u2019 valeurs jusqu à $3.00 pour écoulement rapide Extra Spécial 95e Hâtez-yque de: vous en.procurer une ou-plusieursspai- res à Ce-prix! .: i J3.A, GOSSELIN Ofhopédiate \u2018technicien gradid, Chaussures: pour toute In famille ä prix\u2019 modérés * 1392, rue-Harf Led : main ti es yo i» \u2026 rois-Fivières.oe deg + RE = dni Nien Crag he 5 Le \u201cTrois-Rivières\u201d, de l'abbé .Tessier .ÿous apprendra l\u2019essentiel de l'histoire trifluvienne et vous procurera plusieurs\u201c\u2019heures de lecture attrayante, Directeur: Raymond DOUVILLE.LE BIEN PUBLIC HEBDOMADAIRE DU JEUDI $y CHRONIQUE Quand lor est roi = Je me trouvais par hasard à passer lä veillée dans un petit fournil de chez \u201cnous quand la simplicité d\u2019un homme me.révéla la place de l'argent dans la hiérarchie des valeürs sociales.A la ferme on gardait depuis toujours un petit bonhomme moricaud, sans âge, courageux a l'oeuvre, un \u201cpeu bonnasse peut-être et simplet d\u2019es- Drit, mais ne représentant pas moins une époque et une tradition de mesure \u201cdont notre dépérissage moral nous a éloignés.Comme nous étions à nous entrete- \u2018air du triste sort de l'habitant qui de ces temps-ci ne voit pas trop la cou- deur de l\u2019argent, Isidore fourra la main dans sa poche, en retira une pièce de dix cents.Pendant quelques secondes \u2018il contempla d\u2019un air désolé cette menue monnaie dans le creux de sa vaste main qui ne tremblait pas.La voulez-vous, M.Firmin, fit-il en esquissant le geste de la passer au fer- \u2018mier.Depuis quelques.jours.je Iai dans ma poche et je vois que ça me sert à rien de Ja trainer.Si vous la voulez je vous la donne; j'suis toujours pas pour Ja manger et cela me gène de porter un dix cents comme une médaille de bonne chance, \u2014Garde-la, Isidore, lui répodit le fermier.Tu t'achèteras un paquet de tabac quand nous irons au village.Ce refus n'offusqua pas notre bon- - homme.Il reprit: \u2014Si vous la voulez pas, je suis pas © Pire que vous.J'la veux pas non plus.Et se levant de son Siège, la mine bailleuse, il s\u2019en fut poser la pièce sur une marche de l\u2019escalier qu'il grimpa en même temps, car le Sommeil] le gagnait déjà.xxx Isidore peut paraître un peu piqué.II est tout simplement un forcené de \u201cla prêche par l'exemple.S'il va un peu +Join dans sa démonstration de mépris pour les biens de ce monde, sa tacti- ue ne laisse pas moins entrevoir à \u201cnotre \u2018esprit un juste compte des va- -Jeurs matérielles, le seul qui rétablirait a leur bon endroit les valeurs hu- \u2018maines mis à l\u2019honneur par la tradi- Ytion et renversées par le progrès ma- ériel.Aujourd'hui, un homme bien cossu qe dollars peut se passer de l'honneur et des sous-qualités qu\u2019il entraîne, I] peut être mal né, mal éduqué, pourvu oo = priviléges~dont ceux qui \u201c{pourvus jouissaient librement au siè- \u201ccle dernier.¥qu'il soit bien fagoté, il accédera au meilleur monde.Ce meilleur monde \u2018n\u2019a d\u2019ailleurs plus qu\u2019un souci, qu'une \u201c avidité: donner dans les pratiques fas-.-tueuses des parvenüs.Il n\u2019y a donc - plus d\u2019aristocratie de naissance.Celle : de l\u2019or prime tout, légitime toutes les \u201c audacés.Les valeurs hümaines sont à -'la baisse, elles qui autrefois détermi- mnaient les conditions sociales.L\u2019intel- | \u201cligence ne'confére plus les grandioses \u2018en\u2019 étaient Pour toutes ces choses «nouvellés sommes-nous plus heureux.Nous ne saurions prêcher le cénobi- 3 tisme.Mais.ne serait-il pas souhaita- le que les deux plateaux de Ia balän- e se Tépondissént?- 3 Clément MAR CHAND.#Eloquents plaidoyers L\u2019espace nous fait défaut pour ac- of corder l\u2019attention.que méritent les élo- |.\u2018Qquents plaidoyers présentés hier de- Fant la Législa ure proyinciale .par.- $MM.Duplessis, Robichon et Lajoie, relativement.au bill \u2018dé la traverse.-\u201c* Mtre La joie a fourni des explica- 2° tions cla desquglles.ilnly 2 zishdadice, Hatha MEgHoise ville\u2014R:D, + es.et précises à l\u2019entontre J\u2014PIERRE DUPIN Pierre Dupin, auteur des Chantiers du Saint-Maurice\u201d n\u2019a pas besoin d'i invoquer l'indulgence * du \u201cbenoit lecteur\u2019.Son livre sans prétention, écrit dans un style d\u2019où sont bannies les afféteries de langue, a tant de saveur, tant d'entrain qu'il se défend par lui-même.On n\u2019a qu\u2019un reproche à adresser à l'auteur: que sa santé et ses loisirs ne lui ont-ils permis de répéter à des intezvalles réguliers ses incursions dans les chantiers mau- riciens dont la monographie définitive reste encore à écrire.Pierre Dupon retrace l'origine difficile des premiers chantiers mauri- ciens dont il recrée l'atmosphère, au moyen de récits, d'anecdotes et de peintures de moeurs.En lisant ces pages allègres, où court la verve alerte du mémorialiste, nous sentons que l'enthousiasme nait en nous de cette époque de force gaillarde qui vit s'ouvrir les premières clairières dans l'épaisse forêt mauricienne.L'évocation de ces beaux types de bûcherons qu'a- si bien chantés Aifred DesRochers ré- \u201cAnciens toucher du doigt pour ainsi dire l'affaissement physique et moral dans le- Tradition ou liberté Il n\u2019est pas toujours facile de concilier les exigences du régionalisme littéraire, si sommaires soient-elles, l'écrivain.Comment ce dernier, selon des préjugés acquis ,décidera-t-il de s\u2019attacher à une tradition, comment forcera-t-il sa pensée à évoluer dans le cercle arbitraire des habitudes et des modes contemporaines, sans léser de ce fait l'instinct de liberté qu\u2019il porte en lui?N'y a-t-il pas un danger pour lui de se réclamer de telle ou telle religion qui imposerait ses rites au fonctionnement- de ses facultés créatrices?Ce problème a partagé le sentiment des critiques français depuis la guerre.Il se pose au Canada-Français avec une actualité plus brûlante enco-.\u2018talents jeunes dont la levée, pourvu que notre climat intellectuel cesse de- lui être hostile, laisse augurer des lendemains plus spirituels.Régionalisme national ou universa- \u2018lisme?Conformisme intellectuel ou mépris des conventions qui sent l'abord de problèmes simplement humains?Traditions ou liberté?Poûr nous qui, Monde, tentons de vivre selon des verdicts latins, 1a question peut.se poser ainsi: Ronsard ou Walt Withman?Ce point d'interrogation mériterait d\u2019être soigneusement débattu.Et les nôtres seront bientôt obligés de l\u2019élu- \u201ccider, quand aprés un siécle d\u2019efforts stériles et de tâtonnements.et parvenus au carrefour de deux Shitstions, \u2014 1a latine et l\u2019américaifie \u2014 ; ils devront faire un choix définit .C ble bien \u2018que la fagon logique de régler la \u2018situation \u2018serait d'adopter .la suggestion de M.\u2018Duplessis qui pré- ténd\u2018que si Is taux actuels ont été .jugés nécessaires pour rencontrer, les, - dépenses, il n\u2019y a'pas ° d\u2019 autre issue : que l\u2019octroi-d\u2019une subvention gouvernementale.Le.litige est lourd:de:conséquences, car Trois-Rivières\u201d me : voudraitapas, .pour,une- question | de tarif à la traverse, priver.toute.une partie ¢ de la pop: | lation \u201cdela région \u201ccontinuer 500] veille peut-être en nous des fiertés.mortes.Elle nous fait en.même temps, - avec l'exercice de l\u2019individualité chez.- où allons-nous?re, puisqu'il s\u2019agit de l'orientation des | interdi- vivant dans le Nouveau \u2019 té dernier, si vous aviez rencontré le char- .artistes d\u2019autrefois LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI :14 FEVRIER 1935 DANS LES SEPT JOURS quel s\u2019amollit une génération de chômeurs.L'intérêt documentaire de ce bon travail se limiterait à la conscience régionale sans le ton romancé et le revêtement d'honnê& littérature qui le distinguent et le signalent à la curiosité de toute la clientèle amie des lettres.\u2018 C.M.I-\u2014PARALLELE Nos mères étaient honorées quand on leur décernait le titre de \u2018parfaite maîtresse de maison\u2019.Les \u2018\u2019bas-bleu\u201d d'aujourd'hui exècrent ce vocable et font tout ce qu'elles peuvent pour le démériter.Nos mères cuisinaient les aliments, blanchissaient le linge, fe repassaient.Elles prenaient soin de l'éducation familiale des enfants.En plus de ces offices cumulés, elles trouvaient moyen de crocheter des tapis, de tisser des napperons de lin.Il était normal que la / confection des habits sortit de leurs mains bien apprises et qu \u2018également tous les lainages de la famille fussent dus au lent travail de leur main.\" Pour la femme d'aujourd'hui l\u2019accomplissement de ces devoirs do- | mestiques est tout ce qu'il y a de plus dégradant.Elle y voit hélas la négation de son initiative personnelle.Ce mépris de la domesticité est une loi qui a raison du bon sens de la grande majorité des femmes.Nos mères consentäient à la maternité, s\u2019y dévouaient corps et âme.Aujourd\u2019] hui les femmes ont horreur \u2018de -la grossesse et I'évitent par des moyens contre nature.Dans le calme gai du foyer nos mères aimaient à se reposer de la journée faite près de leurs enfants.Aujourd\u2019 hui, truculentes et irresponsables, truffées d'idées nouvelles sur leurs droits, elle courent les rues, parfois infidèles à leur miari.Bientôt les suffragettes \"modernes ne voudront même plus du mariage.Ils n'auront dans la tête que l'économie politique.Quelle tristesse.Si la femme tient les états debout, C.M- PROMENADE (Suite de la page 1) de dance, regardait évoluer les couples ct disait : \u201cle tango ?\u2026 des visages qui s\u2019ennuient, des derrières qui s'amusent.\u201d Nous voulons embellir l\u2019expression de ces visages ; c'est très possible, Si vous étiez venu à Trois-Rivières l\u2019é- mant groupe de nos Troubadours, si vous \u2018aviez\u2019 constaté l'approbation heureuse de \u20181a foule massée sur les trottoirs ; alors, vous ne seriez plus sceptique.Les jeunéà du Flambeau veulent être les successeurs des anciens troubadours.Ces avaient besoin d\u2019un p-aple qui les comprit.Le peuple avait besoin d\u2019eux, il voulait être consolé, apaisé ou exalté.Les jeunes du Flambeau veulent partager les trifluviens en deux classes : les artistes qui produisent, et les artistes qui comprennent.XIs désirent.une _atmosphère, la seule atmosphère favorable au développement de l\u2019art chez nous.Enfin, pour .résamer notre sentiment.je vous dis que nous mourons tous de soif et si près de la fontaine.\u201d \u2014\u201cC\u2019est cela, vos exaltations ne ; sont que.réminiscences poétiques, Sachez que cette soif-là n\u2019a pas fait mourir Villon.-Allons, -bonne-nuit et bons rêves.Je: doute que vous retrouviez demain \u201cvotré- \u2018âme.de ce soir\u201d.\u2014\u201cSi vous allez jusqu\u2019à pifodier \u2018avec \u2018uni telle désinvolture la \u201caivine-Comtes- alors, je me félicite de n\u2019avoir.pu os | \u2018convainère.vous revels \u201d.- \" .Maiguerite Bourgeois.-.Au.:plaisir de.ne .plus\u2019 REDACTION et ADMINISTRATION dd \"rue Hart Tél.640 Les Trois-Rivières Abonnement: $2.00 par année Tirage: 2,950 copies Rédacteur: Clément MARCHAND PAR LE TEMPS QUI COURT.- M.Dallaire, le Un vrai directeur de \u201cL'Ei\u201c = = yy cho du Saint-Mau- MAaUuricien™ rice, qui a beaucoup voyagé, beaucoup observé et beaucoup retenu, zignale dans son dernier numéro que B.-J.Gérin, qui a tant fait parler de lui lors de la réunion des actionnaires de la Banque du Canada, est originaire de notre région.Il fut même il y a quelques années membre de la Commission Scolaire de Grand\u2019Mère.\u201cIl y avait en lui, dit M.Dallaire qui l\u2019a connu intimement, \u201cde l\u2019esprit civique, du courage, de la hardiesse et une fierté pour sa race et pour sa langue qu\u2019on ne rencontre que trop rarement chez nos compatriotes\u201d.Et plus loin, M.Dallaire ajoute: \u2018\u201cC\u2019eut été un homme précieux à l\u2019Assemblée Législative.Les circonstances voulurent qu\u2019il en fut autrement et un bon jour il échoua dans le fonctionnarisme où vont sombrer tant de beaux talents\u201d.Qu'importe, que Gérin soit maintenant fonctoionnaire, s\u2019il conserve sa fierté et son courage et sait utiliser ces qualités, quand l\u2019occasion se présente.Son interpellation à l'adresse de M.Towers passera à l\u2019histoire.Dommage qu'il ne réside plus dans notre région.Car son acte confirme cette vérité qui est en train de devenir un dicton: c\u2019est toujours hors de chez nous que les mauriciens font leurs bons coups.Qu\u2019avons- Un étudiant de = l\u2019Université de Monnous a tréal, qui de plus.est offrir 2.un trifluvien, se voit reprocher par M.Héroux, dans \u201cLe Devoir\u201d, à la suite d\u2019un article décrivant sa chambre d\u2019étudiant, de préférer des portraits de Foch, du Roi Albert et de Clémenceau à des images représentant des personnes et des choses du pays.\u201cCes portraits, écrivait cet étudiant, incarnant mes goûts, mes préférences, mes aspirations, mes souvenirs, mes devoirs, mes tendances.\u201d Le reproche que lui adresse M.Héroux est en partie fondé.Mais en y pensant bien, outre que cet étudiant aurait pu choisir plus mal ses sujets (tant d\u2019autres ne trouvent d\u2019intéressants que les photos d\u2019actrices ou de boxeurs!), avons-nous réellement des personnages - publics à notre époque qui incarnent exactement les tendances et les aspirations de notre jeunesse, sur les traces de qui celle-ci put marcher ?Foch et Albert 1er sont des symboles qui évoquent, même dans l\u2019esprit d\u2019un canadien, plus de pensées généreuses que la photo d\u2019un Taschereau, -d\u2019un Bennett et même d\u2019un \u2018Bourassa.Il faut remonter loin dans le passé de notre histoire pour trouver des héros dignes de notre entière admiration.Et les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui préféreront toujours l\u2019action militante, même si elle est imparfaite, d\u2019un Mussolini ou d\u2019un Roi Albert à l\u2019admiration passive que peut engendrer en nous l'exploit de Lévis ou de Papineau.Le poste de Ra- Un bon dio-Etat a inauguré y dimanche une série apostolat de causerie sur la renaissance campagnarde.Ces causeries ont pour but d\u2019opposer un courant d'idées rurales aux idées urbaines, cause de la désertion des campagnes.Il est certain que ces allocutions seront écoutées avec intérêt par les radiophiles de la campagne; elles sont un excellent apostolat, rendu plus effi- \u2018cäce-par l'intérêt que les gouvernements portent de ce temps-ci à la classe rurale.Parmi les conférenciers au program- \u201cme, nous remarquons les noms de l\u2019abbé Tessicr, préfet des études au Séminaire de.notre ville et J.C.Magnan, aerono- + me- de.Saint-Casimir.- Roian STAR Lp CA eT NS SEE TR Tr NETS EE ETS NET Le Bien Public \u2018Une seule chose est nécessaire.JEUDT#4\"FEVRIER 4035 Religion Education Dans le dernier numéro des la foi\u201d, Mgr J.-N.Gignac, publie une intéressante étude sur MM.les abbés Dumoulin et Harper, qui reprirent, en 1837, les travaux apostiliques auprès des sauvages du Saint-Maurice.Le pionnier de l'évangélisation mauricienne, le Père Jacques Buteux, monta jusqu\u2019 aux sources du Saint-Maurice en 1652.L'année suivante, il tombait sous les coups des Irogois, alors qu'il retournait au pays des Atti kamégues.Nos locteurs tiendront à lire et à conserver l'article de Mgr Gignac.La vallée du Saint-Maurice, que l'on appelle maintenant La Mauricie, où l'on trouve Aujourd'hui les villes industrielles de Shawinigan, Grand\u2019- Mère, La Tuque, a subi des transformations profondes depuis quelques années.ll y a un siècle, ce pays était habité par des tribus sauvages, dont la plus considérable s'appelait des Têtes-de-boule.Avant l'arrivée des religieux Oblats, deux prêtres séculiers se signalèrent par leur zèle pour la conversion de ces indigènes, l'abbé Dumoulin, curé de Yamachiche, et l'abbé Jacques Harper, qui y trouva une fin tragique que nous voulons rappeler aux lecteurs des Annaes.La première course apostolique vers les Têtes-de-boule fut faite en 1837 par l'abbé Dumotlin.Parti de Trois-Ri- vières en canot, le 13 juin, il put atteindre le poste de Warmontashingen le jour de ja Saint-Pierre, assez à temps pour y-célébrer la sainte messe.L'ancien missionnaire de la Rivière-Rouge n'avait jamais vu des infidèles mieux disposés à recevoir les lumières du Christianisme.Pendant les treize jours qu'il passa au milieu d'eux, il put leur apprendre combien il y avait de personnes en Dieu; quels étaient les principaux mystères de la religion; il leur enseigna l'oraison dominicale, la maniére de faire le signe de la croix et trois petits cantiques qu \u2018ils chantaient très bien.L'abbé Dumoulin dut abréger son séjour parce que les sauvages avaient épuisé leurs provisions: il les quitta avec le ferme espoir de les revoir d'année suivante et de mettre à profit leur empressement à s'instruire des vérités du salut.L'année suivante, l'abbé Dumoulin était accompagné de l'abbé Jacques Harper, vicaire à Trois-Rivières.Partis des Trois-Rivières, le 4 juin, ils arrivèrent à Warmontashingen le 20 après dix-sept jours de marche.Les sauvages étaient au poste et attendaient les missionnaires; non seulement ils n'avaient rien oublié de ce qu'ils avaient appris l'année précédente, mais les plus instruits avaient communiqué leurs connaissances aux « ERNEST L.DENONCOURT ARCRHITECTE* Edit.Ameau, Ge étage Téléphone 963 plus ignorants.Plus de soixante adultes étaient assez instruits pour recevoilr le baptême.Les sauvages furent très assidus au catéchisme qui se faisait régulièrement chaque jour pendant six heures; ils assistaient aux deux messes et a la prière du soir.Les deux missionnaires baptisèrent dix-neuf enfants et instruisirent quatre-vingt catéchumènes qu'ils devaient recevoir dans l'Eglise l'année suivante.L'abbé Jacques Harper, qui, en 1838, fut associé a l'abbé Dumoulin, dut l'année suivante se charger seul d'aller faire la mission chez les Tétes-de-boule.Peu de temps avant son départ, il se prépara par une retraite de quelques jours à l'oeuvre sainte que ses supérieurs avaient confiées à son zèle.Le jeune missionnaire partit des Trois-Rivières le 21 juin 1839, sur un canot conduit par six-hommes, parmi lesquels se trouvaient un charpentier qui devait diriger les travaux de la construction d'une chapelle.Nos voyageurs firent une \u2018hev- reuse navigation sur le Saint- Maurice jusqu\u2019à la distance de 55 lieues des Trois-Riviè- res, à l'endroit appelé Lon- gues-Pointes, où ils arrivèrent le 27.Le lieu appelé LongVes- Pointes marque une suite de rapides que l\u2019on peut franchir qu\u2019en montant le ,çanot à la cordelle.Pendant que quatre hommes étaient employés à cette opération, l'abbé Harper, avec les deux -autres, était demeuré dans l'embarcation.Déjà les plus forts rapides étaient passés, quand, par une fausse manoeuvre, le canot descendit avec impétuosité les .rapides qu\u2019il venait de monter et alla chavirer non loin de là, à environ quarante pieds du rivage.L'abbé Harper disparut sous l'eau à la vue des hommes qui étaient à terre et qui se trouvaient dans l'impossibilité de lui porter secours.Ceux qui étaient avec lui dans le canot, plus accoutumés aux accidents de semblables voyages, se cramponnèrent à l\u2019embarcation et parvinrent à gagner terre après des efforts qui les avaient presque entièrement épuisés.JULES CARON Architecte .30, rue Bonaventure Tél.720 \u2014 Les\u2018 Trois-Rivières ex oct PRL TRE Ro \u2018 : - Les premiers missionnaires de la Mauricie Par Mgr J.-N.Gignac \u201cAnnales de la Propagation de Ainsi périt, à l'âge de 31 ans et quelques mois, un prêtre plein de zèle, de vigveur et de capacité, qui promettait de rendre les plus importants services à la religion, si la mort ne [elit moissonné du du commencement de sa car- Tiere.Aprés ce malheureux accident, les hommes qui montaient le canot, n'ayant plus de provisions, durent s'éloigner de ce lieu de douleur.À deux lieues plus bas, ils ren- contrérent un sauvage qui, voyant leur détresse, partagea généreusement avec eux le pet de nourriture qu'il avait avec lui et leur promis de faire des recherches pour retrouver le corps de l'infortuné missionnaire.Ces pauvres gens, accablés par la douleur, arrivèrent à Trois-Rivières le 29 au soir et portèrent la consternation parmi tous les citoyens en leur faisant part des tristes détails de la tragédie.L'abbé Harper, qui avait exercé le saint ministère dans la ville depuis quelques années, avait gagné \u2019 l'affection et le respect de tout le monde par ses brillantes qualités, Monsieur le Vicaire général Cooke, curé des Trois- Rivières, (dont il fut le premier évéque en 1852), s'empressa d'envoyer à l'endroit du naufrage des hommes munis de tout ce qu'il fallait pour faire la recherche du corps.Le 6 juillet, ils trouvèrent le corps du défunt flottant sur l\u2019eau environ deux lieues plus bas que les Longues-Pointes; l'ayant déposé dans le canot, ils reprirent le chemin des Trois- Rivières, où ils arrivèrent le 9 juillet.Le lendemain, Un service solennel fut chanté pour le repos de l'âme du généreux missionnaire dans l\u2019église paroissiale des Trois-Rivières.Après le service, le corps devant être inhumé à Saint-Grégoire, conformément au désir de l'abbé Jean Harper, curé du lieu et frère du défunt, fut déposé dans le bateau qui faisait le service avec la côte sud.Le 11 juillet, après un service chanté dans l'église de Saint-Grégoire, l'abbé Jacques Harper fut inhumé dans l'église.Au cours du service, Monsieur Leprohon, directeur du Séminaire de Nicolet, rappela le souvenir du zéle et des vertus du jeune apôtre, que la mort venait de ravir aux espérances que la religion fondait sur lui.L'abbé Jacques Harper laissait deux frères engagés comme lui dans le sacerdoce; l'un, l'abbé A.D.Gascon Louis Parant GASGON & PARANT « ARCHITECTES Trois-Rivières 690, St-François-Xavier Téléphone 268 lé corps de TRAN Mee RE Charles Harper, se dévouait depuis quinze ans à l'enseignement dans le Séminaire de Nicolet; l'autre, l'abbé Jean Harper, avait consacré les premières années de sa carrière ecclésiastique aux Missions de la Rivière-Rouge et était devenu curé de Saint-Grégoire.1 applya de ses conseils son vicaire, l'abbé C.Marquis, dans la fondation de la congrégation des Soeurs de l'Assomption de Nicolet.Et les sauvages Têtes-deboules étaient réunis depuis plusieurs jours à leur poste de Warmontaskingen et attendaient avec impatience le missionnaire qui les avait visités l'année précédente en la compagnie de M.Dumoulin.lis dépéchérent à sa rencontre deux néophytes qui, en descendant le Saint-Maurice, apprirent la désolante nouvelle, qu\u2019ils s'empressèrent d'aller porter au camp.Le lendemain, une députation des chefs de la tribu se rendit chez l'agent de la compagnie de ia Baie d'Hudson pour lui dire: \u2018Ecris pour nous à notre Père; dis-lui que notre Coeur est noyé dans le chagrin.Notre W.H.FONTAINE, 0.D, Spécialiste pour la vue, diplôtse de l'Institut K.C.H.O.S., Kansas City, Mo, Licencié ot Diplômé de la A.0.0.P.Q.Optométriste officiel da Canadien Pacifique SPECIALISTE Maux de tête, Yeux croches redressés sans opération.Livraison immédiate de tout auvrage.Consultations: lundi, mardi, mercredi ot feudi 9 a.m.à 6 p.m., vendredi et samedi de 9 am.à 9 ram.1008 rue Saint-Maurice, | Tél.965.pese Etabli en 1914 J.À.St-Pierre 926, rue St-Maurice Les Trois-Rivières Ferronnerie.peinture, fournaises, chaudières à charbon, vitre, et articles de sport.Prix défiant toute concurrence nation aura toujours devant les yeux la mort du bon prêtre qui nous enseignait la bonne route.Nous voilà sans guide, Nous prions notre premier Père de ne pas nous abandonner tout à fait et nous espérons qu'il nous enverra un autre Père pour nous montrer le ghemin du ciel.En attendant, nous noïs occuperons a répéter et à apprendre ce qui nous a été enseigné par les deux prétres qui sont venus nous visiter.\u201d\u201d La prière de ces bons sauvages fut exancée: Malgré son âge et ses infirmités, le vénérable M.Dumoulin, dans le cours de cet été 1839, fit un troisième voyage chez les Tätes-de-boule.Apres une ou deux visites faites aux Têtes-de-boule par l'abbé Payement, les missions de la Mauricie furent confiées aux Oblats de Marie Immaculée, qui ont remonté le Saint- Maurice jusqu'à ses sources et évangélisé les tribus sauvages qui y vivent.Jos.-N.Gignac, Ptre.(Rapport des missions du diocèse de Québec, 1839).Tél.Bureau 1722 Tél, Rés, 2048-M Henri Cing-Mars I NOTAIRE Coin Hart et Alexandre LES Trois-Rivières (Oct.26-6mois) Téléphone 672 J.P, Meunier.0.D.Spécialiste pour l: vue 252 rue Des Forges, Trois-Rivières, P.Q.Tél.437 Boîte Postale 150 Charbonnerie St-Laurent Limitée > oo.Véritable Anthracite-Ecossais \u2014 Américain Coke\u201d Situmineux, \u2014 Egg, \u2014 Stove, \u2014 Chesnut, \u2014 Buckwheat- Huile a chauffage _ Bots; Bureau et entrepôt: 108, rue Du.Fleuye + \u2018$ TROIS-RIVIKRES, QUE.\u2018 Par TE\u201d PET PS MD MECS es Buccarsale ree Mi (Ancienne giacière Notre-Dame).As alt ; or lel tel LY .Soda [$F Tes.UE ve Xe 2 EUDIAI4 FEVRIER3I955 particulière au \u201cBien Public\u201d i A c'tl\u2019'heure, père Marx; vous pourriez pas m\u2019con- \u2018fêr une p \u2018tite histoire de loup- garou, de chasse-galerie ou de fl ux-follets?Y'a pas d'doute, vous avez dû en entendre Ben conter d'ces peurs-là dans VOs nombreux voyages dans les hauts du St-Maurice.\u2014AÂh! pour ça, oui.Mais Vous comprenez ben que j'me rappelle p'us de rien.Ça fait ben trop longtemps.J'm'en va Ji dire une chose, par ex- ple: les feux-follets, la chasse-galerie, les lutins, tout ea; c'est des histoires qui tien- ment | pas \u2018\u201cdeboutes\u2019\u2019, c\u2019est des ent'ries.Mais le loup- -garou, oi j'lai vu, oui, jm\u2019 sieu, avec les deux yeux qu'vous m'voyez.icitte.S\u2014Ahl.~\u2014Eh! oui, j'lai vu.\"Ont me mettrait l'bras sur un étau et on me l\u2019coup'rait avec un ciseau à \u201c\u2018frette\u201d p'is j'dirais encor\u2019 que j'l'ai vu l'loup-garou.*\u2014Ohl j'en doute pas; au contraire, j'vous crois, dur comme du fer.\u2014B'en, v'là, m'sieu.Et le vieux se décroise tranquillement les jambes, pose sôn brûlot sur le coin arrondi et nickelé du poêle, approche le crachoir,\u2014 en l'espèce: une simple tôle recouverte de sable, \u2014toussotte un brin dans son grand mouchoir rouge et commence: Y a longtemps d\u2019ça.J'étais jeunesse dans I'temps et pas rabougri comme aujour- dihui, mais faraud et \u2018\u2018smat,\u201d j'vous en passe un mot.Dans c'temps-là, j'sortais a- vêc ma défunte femme, qui restait sur la rue Notre-Dame.z manquais pas un soir de bon- He veillée, vous comprenez ben.Pour aller \u2018chez eux\u2019 fallait que j'passe près d'une maison tout fin seule, en plein champ, où sont à c't\u2019heure les \u201ctanks\u201d de I'Imperial Oil .C'tait un nommé Delphis E.qui restait là avec sa fa- maille, dans l'temps.EE pas pour rien dire de mal de c'gas-là, mais y passait our ben chéti, et- ben ratou- four Y courait ben des bruits su son compte., Nous autres, les jeunesses, n'avait pas.\u2018ben peur, parce L'on croyait pas à rien d\u2019ça, ces affaires-la.Toujours ben qu\u2019un soir que jlallais voir ma blonde, en assant en face de chez Delis F., j'voé t'y pas sor- fir un gros chien noir entre le hangar et la maison: J va vous \u2018dire -que dans kc'temps-la, y avait pas d\u2019'monde comme aujourd'hui à Trois- fRivières et qu\u2019on s'connaissait Hous comme les doigts d'la main.J'avais jamais vu c't'a- FHimal-là dans les parages.+ \u201cC%tait, pas une béte com- fhe les autres.ŸY était noir comme la nuit, avec la tête grosse comme \"ca, et deux gros tisons rouges à la place des yeux.Ah! y avait ben 6 pieds de long, sans mentir et une ande queue grosse comme le tu\u201d au du.poêle gi'vous voyez, en l'air.et des croès, m'sieu des crocsl.Ahl.quand jy pensel.Et le père Méreoux s'essuie Te front du revers de sa mane, comme un homme qui vient.de faire.un effort-surhu- rain (il a 88 ans).: \u201cSans savoir ben ben c \u2018que j'faisais, j mie \u201cbaisse, j'poigne une grosse \u2018roche (à terre) ns l'chemin, et j'y tire.Abl, sans mentir, y a fait un \u201cstep\u2019\u2019 de: vingt \u201cpieds d'haut spropen sévoir la xQche; iles pe | vous JL beau-père, Le Bien Public Un loup-carou aux Trois-Rivières, vers 1880 Par Dollard Dubé, de la Société d'Histoire Régionale.yeux y ont fait des -flammeches, pis y a fait un bruit à faire trembler la terre en retombant su ses pattes et pis là, y a foncé drette su moé.\u201cC\u2019est ben simple, m'sieu, j'ai pas pris I'temps de dire mon act\u2019 de contertion: j'ai décampé, les talons collés aux fesses, pareil comme si j'avais eu l'feu au derrière.Rendu chez mon futur beau- père, j'entre d'une ripousse; sans cogner ni sonner, et, j'sais pu comment, mais j'me r'trouve à g'noux aux pieds d\u2019 ma future belle-mère, à qui j'serre les jambes entre mes bras comme dans un étau.Tout d'in coup, elle m'\u2019allonge une claque en plein visage qui m'envoie rouler au beau milieu d'la place.J'me r\u2019'lève, plus \u2018mort de peur encore que d'mal, pis i\u2019'lui d\u2019'mande en grâce d'm'écouter.J'avais pas fini d'leu dire c'que j'avais vu qu\u2019tout l'monde dans la maison riait d'moi: I'bonhomme disait qu\u2019j'étais un ch.culotte: ma bionde: qu'j\u2019avais eu la berlue; son frère qu'j'avais révé et pardessus fout c\u2018vacarme d'enfer, le belle-mère, rouge comme un coq, qui m'eriait: \u2018T'es un menteur! tu veux m'faire des familiarités\u2019\u2019.J'vous assure qu'j'étais pas ben ben d'bonne humeur pendant la veillée et pas ben brave après, pour m'en r\u2019tourner.En laissant l'pas d'la porte, y faisait noir comme chez ie loup.J'me r'troussai un, ,peu l\u2018earactère en d'dans, pis marche Tit-gas.J'avais p pas fait dix pas que l'bonhomme me crie: \u2018\u2019Ehl.\u2026 Tit-gas, t'aurais pas besoin d'un couteau pour le saigner ton loup-garou?.\u2019 pis, cla- quel la porte se ferma.J'ai pas besoin d'vous l'dire mais tout d'suite après ça, y m'a passé un frisson entre les os qui m'a fait mal partout.J'me retournai carré: rien.Après avoir regardé partout autour, dans les environnages, sans rien voir, j'continuaï mon chémin.Par boutes, y.m'prenait des envies d'courir, mais j'avais si pur de l'réveiiler c'\u2019damné loup-garou et de l'ravoir à mes trousses que j'osais pas.\u2019 Ah! j'm'en rappelle encore comme si c'était hier au soir.En passant devant la maison à Delphis F.j'ai pas r'gardé une miette.T m'étais mis nu- \u2018pieds et j'avais mes bottines sous l'bras pour pas faire de bruit.Pas besoin d\u2019vous dire que c'soir-Jà, j'ai pas ben ben dor- \u2018mi.Le lend\u2019 main et les jours d'ensuite, j'osais pas en parler trop trop, pour pas faire rire de moé encore; mais pourtant j'avais 'pas rêvé ça, certain.Quéqu'semaines s \u2018passèrent .sans que j'le r'voyé.Mais pensez ben = qu'tout I'monde l'savait pareil et que j'faisais rire de moé en plein.Mais vous allez voir.Un soir que j'allais voir ma blonde comme d' habitude, v'là t'y pas \u2018que j'rencontre le fusil dans les mains et, s'avançant vers le hangar à Delphis.: \u201cQuoi?\u201d que j'Iui de.\u2014L'as-tu vu ce damné, me crie-t-il, lesdents\u2018serrés et toût le.visage.céntôrsionné?, d'man- ua 4° ns 5 a \u2014Le \u2018loup-garou?\u2014Oui, morbleu.- \u2014Tiens, vous l'avez vu vous \"si?\u2014J'te cré que j'lai vu; Ja vieille est en train d'en mourir là-bas, à la maison.Figuretoi qu'on s\u2019en allait veiller chez D., au bord de l'eau quand ma vieille me serre fe bras à me l'casser et m'crie: \u2018\u2019aon pè- rell! son pèrell!!.r'gard\u2026\u201d Pis elle s'écrase dans mes bras.J'me r'\u2019tourne, qu'est-ce que j'vois?Le loup-garou qui nous marchais sur les talons.J'perds pas d'temps et j'lui emmanche un coup d\u2019pied; pas d'affaire; il saute à dix pieds plus loin.J'arrache une pagée de clôture pas d'affaire encore; il enfile la rue Notre-Dame et pique une tête dans l'fosset pas La comptabilité sur la ferme est nécessaire Beaucoup plus de cultivateurs que d'habitude cette année ont fait une liste détaillée des comptes de leur ferme pour voir ce qu'ils possèdent et ce qu'ils doivent, en un mot pour savoir où ils en sont à la fin d'une année d'exploitation et au commencement d'urie autre.ll est indispensable d'avoir un registre des recettes et des dépenses, de Même qu'un inventaire (une liste des animaux de la ferme, des fourrages et des grains, des machines et de toutes les autres choses que l\u2019on possède).Ce registre montre non seulement au cultivateur ce qu \u201cil vaut et s'il fait des progrés ou s\u2019il rétrograde, mais il fournit également une base qui le met en mesure d'obtenir du crédit des banques si cela est nécessaire.Il comprend également une liste des propriétés pour recueillir l'assurance sur l'incendie et pour le règlement des successions, et enfin un guide pour les plans financiers de l\u2019année suivante.C'est le seul moyen de savoir si une entreprise quelconque de la ferme rapporte ou ne rapporte pas.Le Ministère fédéral de l'Agriculture a publié un livre de comptes très simple et très utile pour cela.Ce livre n'exige pas de connaissances spéciales en comptabilité.L'inscription des transactions peut souvent se faire en moins d'une heure par semaine.Malgré sa simplicité, ce petit livre vaut infiniment mieux que l'absence de toute comptabilité.\"quatre jours après l'loup-ga- loin d'icitte.ah! si j'peux l'voir, j'te jure qu\u2019ça va être la dernière fois.Pas ben brave, j'me mets a la r'morque du beau-pére pour chercher le loup-garou; mais comme on n'voit presque pu rien, on s'en r'tourne à la maison.Au fond, j'vous cache pas que j'étais un peu content d'voir le bonhomme monté et ja bonne femme su l'dos.Ça m'vengeait pas mal d'avoir été traité de ch.culotte et de menteur.Ça leu\u2019 montrait à eux aut'es, aussi que l'loup- garou c'est pas rien que des imaginations, Eh! pis c\u2019tait ben lui, Delphis F.qui courait l'loup-garou; parc'que trois ou rou a r'cu un coup d'hache en plein front et y ont pas pu r'connaître qui c'est qui avait été délivré, parce qu\u2019y faisait trop noir.Mais l'beau Delphis a disparu d'la ville tout d'suite après ça.Moi j'lai r\u2019vu à Montréal une escousse après.Y était ben magané, c'pauvre Delphis.Y était tout courbu, bossu et avait les pieds et les mains tout croches et personne savait où il avait attrapé ça.Mais moi je 1I'savais ben, va.mais y était r'dev'nu un ben bon garçon et j'voulais pas y faire de peine avec ça.Vous avez pas vu ça, vous aut'es, termine le père Marcoux, mais dites jamais qu'y a pas d'loup-garou, parce que vous pourrez ben en voir et.mourir là.\u201d Dollard DUBE.de la Société d'Histoire Régionale.Le foin de grève ll y a, sur plusieurs points de l'estuaire du Saint-Lau- rent, des bas-fonds de grande étendue qui restent à découvert à marée basse: on en trouve notamment à l'Ile aux Grues et à l'Ile aux Oies, à 30 milles en aval de la ville de Québec.Ces grèves sont importantes au point de vue économique.Soixante-quinze familles vivent sur ces deux îles et chaque cultivateur possède une bande de un ou deux arpents (200 à 400 pieds) de large de la grève, dans une direction nord-ouest et sud-est.Les limites de ces bandes ne sont marquées que par quelques jalons.La fenaison se fai* vers le 10 août mais le foir n\u2019est employé qu\u2019en hiver.En été, les animaux paissent sur les grands pâturages des grèves au nor dde l'Ile aux Grues.La fenaison se fait d'une façon assez singulièwe, dit Jacques Rousseau de l'Institut de 4 La réclame par le journal, à laquelle un homme ingénieux en affaires peut sans cesse.recourir, donne .À un essor-nouveau à une entreprise :et la fait-marcher de'succès en succès.res ANSE oon SORE Feet AV eile pe de 5 Bontanique de l'Université de Montréal.Le foin est laissé en meules, sur la grèQu, pour être charrié sur la neige en hiver au fur et à mesure des besoins.Comme les marées d'automne recouvrent complètement la grève, les meules sont placées sur des tables construites sur des échafaudages, de façon à être hors de l'atteinte des eaux.Pendant la haute mer les meules sur les échafaudages au-dessus \u2018de l'eau ont l'air d'un groupe d'habitations lacustres.Il y a deux beurreries sur les îles et les cultivateurs prétendent que l'alimentation au foin de grève fait donner beaucoup de lait aux vaches.\u2014 De toutes les actions infa- mes que l\u2019envie puisse suggérer, la plus odieuse est la calomnie lancée par une lettre anonyme.C\u2019est le coup de feu tiré la nuit sur un voyageur sans méfiance par le brigand embusqué dans un bois.\u2014 De Latena.Une grande âme est au-dessus de l'injure, de I'injustice, de la douleur, de la moquerie ; elle peut les ressentir, mais elle s\u2019en venge par son inaltérable sérénité qui montre combien elle est au-dessus de leurs ateintes\u2014La Bruyère.La forme Ja plus purgsouslaquelle tebac peut être fumé\u201d © La fabrication de cigarettes est oeuvre de spécialiste.On n'arrive pas à l'expérience par voie de raccourci ni par des moyens faciles.| faut, dans la lection et l'alliage de tabacs de choix, une ha Slots traditionnelle que doivent encore développer les méthodes de fabrication les plus modernes.Chacun de cesfacteurs contribue notablement à la qualité de la Sweet Caporal; rien de, ce que vous mangez ou buvez n'est préparé niprotégé avec plus de soin que ne le sont les cigarettes Sweet Caporal.CIGARETTES - SWEET CAPORAL Collectionnez les \u2018\u2019 Mains de Poker\u201d Le Bien Public Feuilleton du Bien Public NN NS \" JEUDI, 14 FEVRIER%1935 Roman canadien Pa par Pierre Hartex _\u2014 de sa pauss-on, :'ancien accents vraiment Pour décrire l\u2019objet commerçant avait trouvé des lyriques qui électrisèrent Yolande.Ses petits yeux noisettes brillaient, accrochés de chaque Côté d\u2019un nez retroussé au-dessus de deux lèvres charnues, qui n'annonçaient pas l\u2019intellectuelle, mais une femme amoureuse de tous les plaisirs matériels.\u2014Bravo! monsieur Legault, s\u2019écria-t-elle.Vous allez nous convertir à votre culte.Son interlocuteur était lancé.Se redressant autant que le lui permettait la proéminence de son adbdomen il déclama: \u201cMille-Iles! collier magnifique De diamant et de saphir Qu'\u2019eut préféré le monde antique A l\u2019or le plus brillant d\u2019Orphir; \u201cO belle et sublime couronne Que pose sur son large front Le Saint-Laurent, quand, sur le tro - Que ses lacs immenses lui font, \u201cIl vient, en montrant à la terre Son arc-en-ciel éblouissant, Faire retentir le tonnerre Du Niagara bondissant ! \u201cMille-Iles! riante merveille, Oasis sur les flots dormant, Que l'on prendrait pour la corbeille Qu\u2019apporte la main d\u2019un amant.\u201d La voix de M.Legault s\u2019était élevée et ses éclats couvraient le bruit des vagues, tandis que le geste s\u2019amplifiait et semblait vouloir s'emparer de toutes les îles auxquelles s\u2019adressaient ces accents.Tout le groupe qui entourait l\u2019ex-commer- çant et sa jeune compagne s\u2019était redresse et, triomphant, applaudit joyeusement et s'exclama.Yolande Mercier criait plus fort que les autres: \u2014Quelle révélation! Vous êtes poète, mon grand ami! \u2014Non, mademoiselle.Ces vers sont du pauvre Crémazie.\u2018La jeune fille, prise en défaut d\u2019é rougit et se hâta d\u2019ajouter : érudition, !\u2014Je sais, je sais! Mais si vous ne les avez pas écrits, vous avez le mérite de les avoir bien choisis, de les avoir confiés à votre mémoire et de les \u2018réciter à propos.Vous êtes poète parce que vous sentez la beauté de ces vers et que vous les .déclamez, avec quelle émotion communicative! dans le cadre et les circonstances qui les rehaussent et leur donnent une signification ignorée de Pauteur méme.Ces paroles flattaient l\u2019ancien fournisseur des armées.Oh! mademoiselle, vous me rendez confus, dit-il en dissimulant mal un plaisir causé par le compliment aussi \u2018bien que par le minois affriolant de l\u2019habile flatteuse.Je ne suis qu'un pauvre commerçant retraité, qui charme ses vieux jours par les voyages.\u2014Un pauvre millionnaire ! Je vous aime tout plein.Cette déclaration, pourtant peu compromettante, enflamma le coeur du brave homme, moins vieux qu\u2019il ne croyait.Il faut dire aussi que depuis le début du voyage, ui ayait livré des assauts d\u2019autant plus pressés que la fortune de M.Legault était -veuve autant- que son propriétaire., Cgmme les s'dedxsinterlocuteurs se trouvaient N\u2019importe! l\u2019enjôleuse Yolande, - _Bageait et glaçæst le coeur, 3 de nouveau un peu isolés de leur groupe, M.Legault osa glisser à l\u2019oreille de sa compagne: \u2014C\u2019est vrai que vous m\u2019aimez tout plein?La jeune fille se coula tout près de lui, Elle l\u2019effleura par un mouvement savant des hanches et, lui coulant un regard brûlant, elle susurra: \u2014On vous adore et l'on voudrait bien être toujours la compagne de vos voyages sentimentaux.Le pauvre homme perdit complètement la tête et, dans un éblouissement, il vit sa chambre ornée d\u2019une femme jeune et fraîche.\u2014Soyez cette compagne, dit-il émue.\u2014Mais vous êtes peut-être trop amoureux des Mille-Iles pour le devenir d\u2019une femme?\u2014 Vous me feriez oublier tout le rested\u2019une voix Satisfaite d\u2019avoir amorcé le roman, qui fini- Trait peut-être par ajouter quelque dorure a son parchemin de bachelière, l\u2019astucieuse Yolande crut bon de faire dévier la conversation, d'autant plus qu\u2019un aspect nouveau du paysage soulevait sa surprise.\u2014Oh! Mais! Voyez donc cette petite ile.monsieur Legault! Comme c\u2019est curieux ! \u2014 III \u2014 Le navire, en effet, passait devant une ile qui \u201cse distinguait nettement de toutes les autres.C\u2019était un roc élevé, absolument nu, qui tombait à pic dans l\u2019eau.Sa couleur grise n\u2019était égayée par aucun feuillage, pas même par l'un de ces arbres morts qui démontrent que certains amas de rochers ont soutenu autrefois de la vie.On aurait dit un mur de forteresse inexpugnable, dont le temps n\u2019aurait réussi qu\u2019à égratigner la surface.Par une curieuse conformation, cette île cachait au regard toutes ses voisines, de sorte qu\u2019elle s\u2019imposait dans sa solitude farouche et forçait l\u2019esprit à recevoir sans adoucissement la sensation de sauvagerie et de tristesse qui sen dé- Le romantisme de ce site avait quelque chose d\u2019exagéré, de formidable.Les voyageurs le contemplaient avec des yeux étonnés comme devant une manifestation prodigieuse de la puissacce de la nature, Qupand le navire eut entièrement contourné la pointe de l\u2019île, ils aperçurent un château perché en haut de ce roc abrupt.A vrai dire, on ne voyait que le sommet de tours et de donjons, car le corps du bâtiment était caché aux yeux.Mais on en apercevait assez pour comprendre qu\u2019il s'agissait d\u2019un castel imité des châteaux- forts moyennegeux.Il n\u2019était donc pas, dans son architecture, beaucoup plus original que les demeures bâties sur les autres îles.Mais ce style s\u2019adoptait si bien aux lignes du rocher, la maison faisait si \u2018bien corps avec ce dernier, que l\u2019ensemble constituait une oeuvre parfaite On n\u2019aurait su imaginer une autre conception archi- \u2018tecturale pour ce site et l\u2019on se disait, que, si le style du moyen-âge n\u2019avait pas existé, il aurait fallu l\u2019inventer pour la circonstance, Ce château, au lieu de donner à l'îilot un aspect civilisé, en augmentait au contraire le cârac- tère rébarbatif.A la sauvagerie de la nature s\u2019ajoutait le témoignage des instincts barbares de l'homme.Le groupe de touristes réunis à l\u2019avant \u2018du Triton se faisaient part de ces réflexions.On s\u2019étonnait surtout de la réalisation du projet de\u2019 l'architecte.Comment avait-on un escalader ce Focher, qui, -semblait-il n'offrait - aucun chemin, .a aucune chaine d\u2019aspérités permettant de se hisser à son sommet.Par quels moyens avait-on réussi a y faire parvenir des matériaux?Comment, surtout, quelqu\u2019un avait-il conçu l'idée de cette construction ?Les questions et les exclamations se croisaient sur le pont du navire.On pense bien que Yolande Mercier n\u2019était pas la mois enthousiaste, Elle avait enfin trouvé un sujet digne de son éloquence et elle ne laissa pas s'échapper une occasion si précieuse de faire briller les facettes de son esprit.On dirait un nid d\u2019aigle! disait-elle.Ou plutôt, le repaire de l\u2019un de ces barons puissants du moyen-âge, qui passaient leur vie à se combattre; de l\u2019un des seigneurs brigands du Rhin, (vous voyez, monsieur Legault, que les Mille-Iles font toujours penser au Rhin), qui guettaient les voyageurs du haut de leur donjons, pour fondre sur eux avec leurs reitres et les dévaliser.Ce chateau évoque des pont-levis, de lourdes chaines, des armures éincelantes et des palefrois vigoureux, Il nous transporte dans un autre âge.Ah! quelle nostalgie il me donne, car il me fait songer que j'étais faite pour être la compage de ces rudes guerriers.Je vis à une époque trop prosaïque.Brr! Mademoiselle! Vous avez des rêves bien belliqueux! Je pensais que les Mille-Iles vous inspireraient d\u2019autres accents, Tout a I\u2019heure, par exemple, vous m\u2019aviez fait espérer.\u2014J'y songe encore.\u2014Mais comment songez-vous à vous unir à un paisible commerçant, puisque vous vous croyez faite pour être la compagne d\u2019un rude guerrier?\u2014C\u2019est que vous possédez en vous toutes les possibilités.D'ailleurs, le commerce n'est-il pas une guerre, à laquelle il faut apporter les mêmes qualités de courage et d'endurance que dans l\u2019autre?Dans un autre âge, vous auriez été un combattant.\u2014Oh! voilà qui me console.\u2014Aussi bien, ajoutait Yolande, ce château évoque aussi de belles amours; car le moyen-âge fut l\u2019époque des romans brûlants, des amoureux passionnés et fidèles jusqu\u2019à la mort.Tenez! à regarder ces bouts de tours, je songe à.des passions traversées d\u2019étreintes folles, de poignards et de sang.Ça respire la tragédie et le drame passionnel.Mais cette bâtisse est l'oeuvre sans doute d\u2019un homme bien pacifique et bien.terre-à- terre.M.Legault regarda sa compagne en souriant et dit: \u2014Qu'\u2019en savez-vous?La passion est de tous les âges et de tous les temps et, si l\u2019on voulait bien regarder sous les apparences, on apercevrait autour de soi des tragédies aussi poi- &nantes que celles des siècles révolus.Les dagues et les rapières étaient plus poétiques que les bronings et les tueries plus fréquentes alors que maintenant, je vous l\u2019accorde.Mais les drames intimes, qui détruisent une vie et \u2018font souffrir plus sûrement que les poignards, se produisent aussi souvent en notre âge prosaïque, \u2014Vous avez raison.Mais ces drames ne se jouent plus dans des chateaux romantiques.Celui-ci, par exemple, ne doit avoir été témoin que de bals aux sons du jazz.Il semble d\u2019ailleurs inhabité et abandonné par des propriétaires qui aprés avoir été séduits par la beauté du site, se sont lassés de sa sauvagerie, leur âme n\u2019étänt pas assez affinée pour en -découvrir toutes Tes grandeurs, | DE «ry \u2019 | asus gi .trifluvien\u201d Chi- - qu JEUDI A14: FEVRIER-10935 AAAS AMAA AAAS AAA AAR AA A A Ad A dd A AAAS LLS VAN RARACAAGAAAACAMACACANA VET AAA AANA AANA Les Franciscains \u201cL\u2019exemple Après Trois-Rivières, coutimi, Joliette, Saint-Jean et autres petites villes de provin- \u201cce, voici qu\u2019il sc fonde à Ri- .-gendes pittoresques, avec ce cachet , plus vieux ouvrages, mouski une Société d'Histoire Régionale.Et il se pourra bien que cette dernière, pour peu qu\u2019elle accomplisse le travail de recherches qui s'impose, devienne, \u2018au point de vue historique, la plus captivante des régions de la province.C\u2019est du Bas St-Laurent, en effet, que nous viennent nos lé- canadiennes les plus qui est propre à ce pays et qu'aucune autre région ne peut lui contester.\u201cUne page très imtéressante, écrit dans \u2018\u201cL\u2019Echo du Bas St- Laurent\u201d Denis de Vitré, \u2018\u201cserait à écrire sur les allées et venues des baleiniers basques sur le Saint-Laurent.Ces hardis marins ont remonté le fleuve dans le sillage de Cartier et, cent ans durant, ils ont fréquenté les parages des Trois-Pistoles.Sait-on que les encore existants, qui ont été faits par les Européens en Amérique sont dans notre région?Il y aurait de belles pages à écrire sur les travaux et les courses des missionnaires.\u201d Ces missionnaires, .l\u2019auteur de l\u2019article en nomme quel- :\u2018 Ques-uns.N\u2019y relève-t-on pas qu\u2019au nom du Père Jacques Buteux ?Cette grande figure trifluvienne, que nous vénérons comme un saint, fait donc aussi partie de Ia petite histoire du bas Saint-Laurent.Nous avons hâte de voir agir \u2018cette nouvelle société d\u2019histoire qui possède un fonds ol riche de documents.Denis de Vitré n\u2019a pas manqué de signaler, pour stimuler ceux qui seraient en mesure de secondet son idée, l\u2019oeuvre\u2019 accomplie par la Société d\u2019Histoire Régionale des Trois-Ri- vières.\u201cCette Société, dit-il, doit la \"vie et \u2018son\u2019 succés à un anima- tewr magnifique, M.I'abbé Albert Tessier, préfet des Etudes \u201cau Sàéminaire.Jusqu'à date, elle accompli\u2019 une besogne extraordinaire: publication de \u201ctrente-deux volumies, organisation de pèlerinages d\u2019histoi- _ re, rédaction de chroniques hebdomadaires dans les jour- maux, conféreices, monographies paroissiales, poèmes, lé: gendes, souvenirs d\u2019anciens, études\u2019 économiques, film régional; tout- cela sur \u2018des sujets mauriciens.Aussi, de beaux résultats ont été obtenus et l'avenir s'annonce plein de promesses.L'oeuvre admira- \u201cble que les trifluviens ont réussie ne doit pas être.attribuée au miracle; il a suffi d\u2019un peu de bonne volonté.\" Tant mieux si l\u2019exemple des trifluviens incite d\u2019autres Fégions à démontrer que la Mau- .ricie n\u2019est pas la seule à possé- * der des figures dignes de Ia ré- swrection.R.D.a.Leb fw oo 10 * \u20ac Marchands, annoncez dans ut.LE BIEN PUBLIC |\" et augmentez votre clientèle.\u201ca conservé \u201c anciens.Du fort de M.de La { \u201cLe Blen Public - aux Trois-Rivières réligieuses sont intimement méêlées à l'Histoire du Carada: les Franciscains, les Jésuites, les Sulpiciens.Et les Franciscains ou Récollets sont les premiers religieux établis.en .Nouvelle-France.En 1614, Champlain y implantait l'ordre de saint François en la personne des Pères Denis Jarnet, Jean Dolbeau, Joseph Le Caron et du Frère Pacifique Duplessis.De sorte que le Père Chrétien Le Clercq a pu donner en 1691 à son célèbre ouvrage sur le Canada le titre | de Premier Etablissement de la Foi.Le bon récollet revendiquait ainsi pour son ordre un honneur qui lui était 1égi- timement.dû.La chapelle.des Récollets, construite en 1615 par\u2019 le Père Dolbeau, fut là première église canadienne.\u2018Cette.humble \u2018chapelle de bois brut\u201d ; dit l'historien La Rue, \u2018\u2018fut la mè- Te des innombrables églises et cathédrales de l'Amérique du Nord.\u2019 Les Récollets ont donné au Canada sa première éco- de: celle-du Père Le Caron, à Québec.Ils lui ont également donné les\u2019 premières missinos indiennes.Le Père de la Roche d\u2019Aillon - évangélisa les Hurons avec le Père de .Brébeuf.Le récollet et le jésuite s'unirent pour commencer cet-,.te grande oeuvre furent les in- trodiictelirs des Jésuites au Canada.\u2018Les \u2018premiers réclamèrent l'aide des seconds\u2019 eñ 1625.Et c'est au couvent des Récoliets de Québec que les Jésuites gitérent en mettant le pied sur la terre d'Amérique.OX XX Les Récollets du Canada ont trouvé leur historien dans le P.Odoric M.Jouvefranciscain \u2018de France a vécu -plusieurs années au Canada.\u201cIl y a publié en 1915 un premier ouvrage: Les Franciscains et le \u2018Canada.Il vient de donner la \u201csuité de \u20ace travail; un volume édité-à Paris et qui s'intitule: Les Franciscains aux Trois-Ri- vières.: La ville des Trois-Rivières quelques\u2018 vestiges Violette, son fondateur, il-ne.reste souvenir même du mystérieux La Violette est très affaibli.D ailleurs, on ignore à peu près tout de ce gouverneur éphémère.C'était un commis de la Compagnie de la Nou- velle-France; il fut chargé en 1634 de fonder un poste de traite au lieu dit les Trois-Ri- viètes.Le fort de La Violette devint la ville des Trois-Ri- vières.Mais il reste quelques anciennes roman d'autrefois ui rappellent la civilisation qui tore des Trois-Rivières du \u2018dix-huitième siècle.Le manoir \u2018des Boucher - onstruit en 1751, Niverville, dresse tou- de pierre au de jours sa façade milieu :des anciens jardins.Le Fameux chevalier de Nivervil- \u201cDans un immen- | \u2018se jardiñ qui entoure le manoir, le y a vécu: dée~Niverville\u201d, \u2018a dit l'érudit \u2018archiviste -E-Z.Z Massicot ee, \u201cOre-pouvait voir a cértaines .époques: \u2018de l'année une\u2019 wale Ce évidemment rien.Le.| Hon: En effet, \u201c fdéclärofque'lés'edélaves tiègres | | Un beau livre du Père Odoric M.Jouve Trois grandes communautés tude de petites .tentes .blan- \u2018ches: c'était.le camp des des- \u2018cendants de \u2018quatre grandes races sauvages qui venaient recevoir du brave chevalier de Niverville le *prét\u2019\u2019 ou les secours que le > gouvernement: leur accordait.\u201d On peut voir encore dans les rues des \u2019TroislRivières les -vieilles maisons des Hertel de La Frenière, des Gannes de Falaise, des Godefroy de Tonnancourt.On y voit également l'ancien couvent des Récollets.Ces religieux firent partie de\" la vie des Trois-Rivières, de la fondation de ce poste à la conquête du Canada, et leur no mest mélée à tous les évé- nements de la cité, C'est ce que fe savant ouvragé du Père Jouve démontre avec l'appui de nombreux documents.Trois-Rivières était un très important poste de commerée: \u2018les coureurs des bois et les In- : diens y séjournaient- constamment; on y fabriquait les plus beaux canots d'écorce du Canada; les Forges | de Saint- Maurice y amenaient beaucoup de gens.La ville posséda une petite société aristocratique composée de marchands et de familles d'officiers.Les Poufain de Courval, les Le Gouës de Gray, lës'Fäfard La Fram-' boise et Eafard.de Longval, les Hertel, \"les Boucher .de Grandpré, étc., étaient les gens huppés du lieu.La ville eut pour gouverneurs Boucher de Boucheville, Gauthier de la Vérendrye, .le chevalier Bégon, Claude\u2019 de\u2019 Ramezay.Il y avait parfois des histoires terribles dans cette petite société, des scandales.En +1716, Mlle Hertel \u2018de Cour \u2018noyer chevalier de Gallifet, qui.re- fut engrossée par \u201cle fusa d° épouser la demoiseile et de reconnaître, l'enfant.Quels potins il dut y avoir à ce sujet! \"Il y Avait aussi dés drames.En' 1736, deux officiers MM.Hertel .de Chambly et Renaud Dubuisson, se prirent de querelle au \u2018cabaret.Ils tirèrent leur épée, se battirent en duel:.Chambly fut tué et Dubuisson s'enfuit en \u2018Nouveile-Angleter- Te.Son pèré \u2018mourut de chagrin.Cette petite ville des Trois- Rivières, avec son goVverneur ses \u2018officiers, ses dames - de la bourgeoisie et de la noblesse ses fabricants de canots d'écorce, sa population flottante de coureurs des bois et d\u2019in-' diens, ne devait pas manquer de pittoresque.Il y avait même des nègres et des négresses pour ajouter à la couleur locale.Les habitants des Trois- Rivières avaient en effet résolu la crise des domestiqYes en achetant des esclaves.Le Père Jouve a retrouvé dans les registres des Rétollets les ac- - tes \u2018de \u2018baptême\u2019 :de beaucoup - d'esclaves.nègres.D'ailleurs, il, y avait dans, tout le Canada\u2019 et notamment a Montréal assez -d esclaves noirs péur que, lors de la reddition de-Québec, l'on flit 0-.} : À; 3.lowe.sujet .dise ét des articles de 1 pitula- sre: article 8° MEMOIRES \u2014 RECITS | HISTOIRE \u2014 PROJETS 7 AHA La France ferait un don de terrain au Canada, prés du plateau de Vimy ~ Paris.\u2014 La France cèdera au'Canada quatre acres et demie de terrain près du cimetière des anciens combattants Sir Wilfrid et sa flûte - L'ancien \u201cpremier\u201d du Canada, sir Wilfrid Laurier, aimait jadis à jouer de la flûte.Ingres se croyait violoniste; sir Wilfrid faisait fi de son génie d'homme d\u2019Etat et ne jurait plus que par sa flute, sl l'on peut dire.Un jour, un voyageur pour une grande marque de phonographes vint lui proposer un type nouveau absolument merveilleux.Le \u201cpremier\u201d, très tenté, questionna: \u2014C'\u2019est que, dit-il, je ne chante pas\u2026 mais je jouc de la flite.Pourrais-je?.Le voyageur, frés heurcux,.offrit de faire un cssai immédiat, et sir Wilfrid entama aussitôt l'air fameux: Alice where art thou?.Ce fut très bien.Quelques minutes après, le phonographe parfaitement au point, reproduisait le solo de flü- Le premier ministre écouta al- lencieusement, impassible.A la \u2018fin seulement: \u2014Alors, demanda-t-HI, c\u2019est absolument l'original?\u2014Sir, les yeux fermés, affirma le commerçant, personne ne pourrait faire la différence.Vous achetez l'appareil?\u2026 -\u2014Non! dit Wilfrid Laurier avec tristesse, non.Je renonce à la flite!.resteront la propriété de leurs maîtres, po.xxx .C'est à force d'explorer les archives et d'en tirer peu à peu le passé que nous saurons .comment vécUrent .nos péres.\u2018Pour cette reconstitution, des ' ouvrages comme celui du Père | Jouve sur les Récollets des Trois-Rivières sont excellents à consulter.Ils contiennent mille curieux: détails qui aident À se faire une idée de la civi- \u201clisation canadienne d'autrefois Robert de Roquebrune.- Téléphone 1170 Consultations: 2 à 4 pm.7 a 8.30 p.m.Dr J.H.REMINGTON Ex-chef interne de l'Hôpital Ste-Justine.Ex-élève des hôpitauk américains, SPECIALISTE Maladies des enfants a\u2014te 402 LAVIOLETTE 402 Trois-Rivières canadiens à Vimy.Pas de Calais, si un projet de loi présenté est adopté.Pierre Laval, ministre des affaires étrangères et Louis Germain-Martin, ministre des finances, ont présenté, au nom du président Albert Lebrun, un projejt en vue de l'achat du terrain de son propriétaire actuel, la commission canadienne du memorial de Vimy, afin de l'offrir au gouvernement canadien comme marque de gratitude.Cette étendue de terre connue sous le nom de Grand Val, est située le long du plateau Vimy, qui renferme 250 acres et fut cédé au Canada le 5 décembre 1922.Le meilleur endroit pour vos Bières et Porters APPELEZ 404 Au Marché National Livraison au Cap (81 Jan.-6 mois Toujours en entrepôt a Bois et Charbon § De toutes sortes charbon très propre Bois séché à l'abri et aussi huile brute et distillée pour brûleurs.Satisfaction garantis.: 981 rue Ste-Julie Tel 907 3 ART.DOUCET Résidence Tél, 2171-w \u201c(31 Jan.-3 mois Trois dyspepsiques sur quatre sont oortés au découragement par uno digestion trop lente et un estomac trop acide.La nouvelle poudre \u201cANTACIDASAPTOL\u201d est préparée spécialement pour combattre la dyspopsie, los gaz lindigestion, les rilements d'estomac ct les rapports sûrs causés par une trop grande quantité d'acide dans l'estomac.Cette poudre fait aussi disparaître les palpitations de coeur ainsi que les maux de tdte causés par une digestion trop lente.SEUL AGENT: LA PHARMACIE HOULE En face du Bureau de Poste A votre service 140 Notre-Dame.Tél, 57 TROIS-RIVIERES \u2018Téléphone 1488.Edifice Ameau DOCTEUR J.B.Dorval CHIRURGIEN-DENTISTE Travaux dentaires modernes.Extraction absolument sans douleur, anys » PASCONSEUF.0081.+2 4 aa + \u2018Gradué de totis \u2018les \u201cCours \u2018de porfectionne- 3 ment de l'Université de Montréal\u201d .Entrée: 118 rue Alexandre Lé Bien Public = IRA JEUDI, 14 FEVRIER-(935 MADA VIE.mademoiselle Les Eteignoirs \"Toute la jeunesse rêve.Elle rêve beau, elle rêve grand.Elle mesure son réve a + nit lui semble un pastel aux teintes douces.La jeunesse rêve et c\u2019est pourquoi la jeunesse n'a pas de ride.C\u2019est pourquoi son regard limpide sourit \u2018toujours à \u2018une vision intérieure.Une vision féerique, le rêve de l'avenir.[ La jeunesse hâte le pas dans les sentiers fleuris de la joie, du bonheur à conquérir.La jeunesse ne se lasse jamais de rêver._ Elle voit la souffrance gémissante sur la route; elle voit les sacrifices, la crucifixion que la vie impose à ses aînés.La jeunesse rêve quand même et ce rêve constitue toute sa force; quand elle rêve beau, quand elle rêve grand.Sur le bord du chemin où passent les jeunes sans rides, des âmes obscures se trainent, Elles traînent leur misère et le poids de Ia joie des autres; cette joie les aveugle et les scandalise, D\u2019un souffle haineux, elles essaient d\u2019éteindre toute cette lumière qui passe; lumière de la jeunesse conquérante.Ces âmes rampantes, ce sont les éteignoirs de l'idéal.La jeunesse ne doit pas voir la vie en beauté, en bonté.Comment acceptera-t-elie, plus tard, la vie blessante, méchante ?; Æt les âmes rampantes, souillent d\u2019un souffle haîneux l\u2019éclatante Iumière du rêve jeune.Comme le sacristain qui souffle les cierges, après les Vépres, elles répandent l'obscurité sur les âmes priantes.Elles jettent un voile de deuil, sur toutes ces têtes couronnées pour les fiançailles; fiançailles humaine ou fiançailles divines.Les éteignoirs soufflent sur l\u2019idéal afin de tuer l\u2019illusion; du même coup, les éteignoirs tuent l\u2019idéal et l\u2019amour, Passe jeunesse! Foule aux pieds les âmes rampantes les âmes de ténèbres! \u2018Fais des rêves beaux; des rêves grands.Quand la vie, la vraie vie, te présentéra la souffrance, le sacrifice, la crucifixion; quand-la vraie vie t\u2019ouvrira le chemin du Calvaire, tu suivras tes aînés.Le front haut, l\u2019âme encore lumineuse, priantes, tu diras, toi aussi, le Fiat du croyant.Jeunesse, fais des rêves beaux, des rêves grands et foule aux pieds les perfides éteignoirs.Jeanne L\u2019ARCHEVEQUE-DUGUAY.les lévres Nicolet, janvier 1935.| Lv PAY À AA à l\u2019envolée de son âme et I' ave: ot i Complainte Ce n\u2019est pas toi que je regrette, C\u2019est le rêve par toi déçu, Mon coeur jeune et la foi secrète Que je gardais à mon insu.Je ne t\u2019en veux pas, je devine.Ton désir vain s\u2019est effeuillé.Je t'ai faite en moi trop divine, Je © me suis trop agenouillé.Tu n\u2019étais qu\u2019une pauvre femme ! Je te croiyais naïvement Endormie au fond de ton âme, Comme la Belle au Bois Dormant.Et je me disais que sans doute Tute réveillerais un jour, Neuve comme autrefois, et toute essuscitée à mon amour.Mais c\u2019est en vain que je t\u2019apporte L\u2019espoir d\u2019un suprême printemps : La Belle au Bois Dormant est morte Elle avait dormi trop longtemps.André Rivoire Encourag ez nos annonceurs .Mentionnez le Bien Public quand vous faites vos achats.pérer, NY ! Vers familiers.| ' \u201cCes vers\"dé* ; vous que\u201d Je \u2018viens de relire,\u201d ,\u2018 ont bercé de eur harmonie Tant d'heufes de ma vie Que je les-répète souvent - Comme une: amoureuse prié- *F@iuu ' © Jai tant enteridu \u201cchanter leur rythme fus Que je ne sais plus bien \" S\u2019ils sont plus doux à mon | oreille qu\u2019à mon.coeur! 7 Je les ai tant et tant redis, qu\u2019ils me sont familiers Comme le visage et le souvenir d\u2019un ami.C\u2019est un peu \u2018de moi que je retrouve .\u201c Dans ces vers.passionnément doux.Que je savais déjà bien avant de vous connaitre.Oh! mon coeur, ces vers comme vous fites bien de les écrirel.Chére Vieille Chose.Riv.-Ouélle, 7-2-35.La gaieté La gaicté est un courage de plus.Lorsque Barbey d\u2019Aurevilly affirma cette vérité, il savait ce- ce qu\u2019il disait, le cher homme! Et avec lui, saluons très bas les rayonnants, les gais, les optimistes.IIs voudront toujours plus que les braillards.J'entendais récemment parler d\u2019un homme d\u2019affaires à qui une faillite frauduleuse faisait perdre des milliers de dollars.Un curieux demanda: \u201cTI doit être bien découragé descette perte d\u2019argent?\u201d \u2014 \u201cLui, découragé!\u201d répondit quelqu'un.\u201cVous ne le connaissez pas.Il's\u2019est plutôt empressé de se remettre: au \u2018travail pour récupérer ses pertes et remettre son .budget en équilibre.\u201d Voila! On n\u2019attend pas les temps meilleurs.On les fait! Quand on voit quelqu\u2019un pros- c\u2019est une erreur de dire : \u201cAh! lui, c\u2019est un chanceux, tout lui réussit!\u201d La belle affaire.Quelle erreur de méconnaitre a ce point la valeur du travail acharné et de compter sur le destin! Fiez-vous-y! Moi je vous le dis, la chance pure et.simple, cela n\u2019existe pas.Il y aura toujours les paresseux qui croient à Ia \u201cluck\u201d.8\u2019 I'in allaient chercher dans té de la vie de ceux qui progressent, ils en trouveraient des souffrances refoulées, des plaintes étouffées, des élans cent fois repris, des résistances vaincues.La chance, c\u2019est cela: la lutte contre soi, contre le découragement, contre Ia paresse, contre l\u2019indaïlnnaea et Ia perr.S'asscoir sur un épreuve, c'est toujours la pire des mépri- .Il faut distraire sa peine, s'évader de son chagrin, se défendre d\u2019y penser.La mélancolie, la tristesse, Ja désolation, c\u2019est 1a pire brume qui puisse paralyser les élans de l\u2019énergie.Se lamenter n\u2019a jamais enrichi personne, et quelle tristesse de trainer après soi une répuation de saule pleurer! C\u2019est si grand la vaillance qui oppose aux échecs un courage vigoureux jamais lassé! C\u2019est si beau la pudeur qui garde les plaintes en dedans! Et pour sanctionner cette force des chagrins enfouis, quoi de plus ravigotant que la galeté vaillante qui réconforte en atténuant la peine, la gaieté qui \u2018peut finir par donner des illusions \u2014 le coeur croit si facilement \u2018ce qu\u2019on lui répète \u2014 la gaîeté, créatrice de soleil et de force multipliée.- -}* Oul, je vous crois, la galeté, .:} est un courage :-de plus.Et un beau! + HEURE CATHOLIQUE La causerle religieuse a I'Heu- \u2018re, catholigue du 17 février ore ganisée par.le: comité .des Oeuvres catholiques de Montréal, sous Île.é patronage de 8.\" distingué pa Exc, Mii Gauthier; \u201cardhevéqué-.- \u2018ouré de la paroisse Saint-Laurent.les.barbares.serie par le R.P.de Léry, S.J.: ~ A et monsieur coadjuteur, sera donnée par le R.P.Albert Cousineau, C.C.C.Il montrera I'Eglise convertissant : Cette.causerie commence.à 6 h.précises.À 6 h.20 concert spirituel par la chorale \u201cLes voix du sanctuaire\u201d de Ja oPinte-aux- Trembles, \u2018sous la direction de Madame Gauron.A 6 h.45 cau- L'Eglise.et la question sociale.Tel.442 165 Bonaventure TELEPHONE 968 Heures de bureau: 10212 hres AM.et 2b 4 P.M, Le soir de 7 à 8 hres Excepté le samedi DR PAUL GODIN SPECIALISTE Maladie des yeux, oreilles, nez et gorge.1242, RUE HART TROIS-RIVIERES, QUE.Dr Ls-Geo.De Charette Ml ex-élèvo des hôpitaux de Paris, I Lyon et New-York ex-interne de l'hôrital Saint.I §| Joseph.Chirurgien à l'hôpital Saint-Joseph.Spécialité: Gynécologie Consultations 2 à 4,7a8 Tél.bureau 3380 résidence 2773-F Vous ne faites pas erreur en vous adressant au DR J.D.PAQUIN Chirurgien-Dentiste Rayong X, Rayong ultra-violets 8 Anesthésie au gaz Extraction sans douleurs.Tous les travaux modernes, à des prix raisonnables Une consultation vous convainera.1408 rue Hart Trois-Rivière (29 nov.-6 mois) Le docteur JEAN HETU Ex-élève des hôpitaux de Paris | Ex-interne de l'hôpital Notre-Dame Spécialités: Voies | urinaires et vénéréologie.Adresse : Deuxième étage de l\u2019Edifice Ameau.Trois-Rivières, P.Q.Téléphone: 1440; Résidence, 213.Heures de bureau: 10 à 2 a.m.; 2 à 4 pm; T7 à 8B pm.Bureau, Tél.401 - Heures de bureau: 10 à 12 2 à 5 et 7 à 8 tous les soirs.Spécialiste Pour les maladies des yeux, oreilles, nez et gorge.DR BENOIT JACOB TROIS-RIVIERES Tfév.-2 muis.Ex-assistant à la clinique Nationale Ophtalmologique des Quinze-Vingts, Paris.Ex-élève à l'hôpital Baucicaut, Paris, ex-interne de l'hôpital Normand & Croes.126 RUE ALEXANDRE CELEBRATION DU 67\u201d ANNIVERSAIRE DE La Pharmacie Williams 1360 Rue Hart SPECIAL 25c Pâte à Dents Dr West 3 pour 50e 35c Brosses à Dents Dr West °* 2 pour 506 85c Antiseptique Liquide Klenzo ! pour 500 Seul Agent pour les Remédes Rexall te, Des dents Naturelles C\u2019est le témoignage que vous rendront vos amis en voyant vos nouvelles dents.Satisfaction garantie.Extraction sans douleur par le nouveau procédé de ACAINE Dr Auguste Ke.IL rue Des Forges + Massicotte CHIRURGIEN-DEN TISTE y unten » (Trois-Rivières geuonpts reVRIen 1005 L\u2019 année.de da grande\u2018noirceur, ils Te \u2014 Un phénomène, extraôrdinaire, dont il\u2018est- \u2018intéressant de rappeler les'incidents - en cette année d'anniversaire.ll y aura cent cinquante ans en \u2018octobre prochain, que sé produisit le phénomène que nos pères ont conservé sous.le nom de la \u201cgrande noirceur\u2019.Les journaux de l'époque et les chrôniques paroissiales ont - conservé quelques-unes des é- \u2018I motions et des événements sur- : venus a cette occasion.Les papiers de M.Fabien Vanas: se, conservés au musée Pierre -, Boucher contiennent à cet effet des renseignements que rios lecteurs\u2019 liront certainement avec intérêt, Vanasse avait colligé quelques extraits \u2018de journaux qui reprennent, en cette année d'Anniversaire, une certaine actualité.Dans les \u201cNotes\u201d de René Boileau, de Chambly, a la date du 16 octobre 1785, nous lisons: \u2018Dimanche, à une heure après-midi, l'atmosphère a commencé à se couvrir de vapeurs; cet état a toujours augmenté jusqu\u2019à trois heures; il faisait alors aussi noir que dans une cave pendant la nuit la plus obscure, .ce qui a duré \u2018un quart d'heure; après quoi le temps s'est un peu Ééclairci pendant environ dix minutes, mais est revenu ensuite aussi obscur qu\u2019auparavant, ce qui a encore duré dix minutes; ensuite le temps s\u2019est éclairci de nouveau comme quand le ciel .est très chargé, en temps d'o- \u2018 rage.La Pluie est tombée aussitôt après un gros vent nord- est.\u201cQuand l'atmosphère a com : mencé à se: couvrir, \u201clne ple vait pas.11 ne plut qu'après la parfai-\u2018 te obscurité.Il faisait si obscur :: que, dans mon salon, où il y \u201c Avait trois grandes fenêtres, il était impossible de se voir ni de reconnaître personne: on alluma les chandeiles.Pendant les premières ténèbres, l'horizon du sud était rouge comme la lumière que l'on aperçoit de loin, la nuit, quand le feu est dans les bois pendant une grande sécheresse.Pendant les secondes ténèbres, tout .l'horizon, excepté au N.O., était noir et ressemblait à un apéau.\u201d\u201d sas notaire Nicolas-Gaspard Boisseau, qui résidait à Saint- Pierre de l'île d\u2019 Orléans, écrit dans ses \u201cMémoires: \u201cLe 15 octobre 1785, vers trois heures un quart, nous eûmes une obscurité extraordinaire, si bien que l'atmosphère fut d'un jaune lumineux au- dessus des campagnes.Il y eut ensuite des rafales de vent et de pluie qui continuèrent une grande partie de la nuit avec beaucoup de tonnerre précédé d\u2019éclairs, chose d'autant plus surprenante \u2018que la veille il avait gelé très fort.\u201cLe lendemain, dimanche, Sil faisait, le matin, un grand calme avec une brume épaisse qui dura jusqu\u2019 à dix heures, que le vent qui commença alors à souffler de l'est, dissipa.Environ une demi-heure après, le temps devint si sombre qu'on ne pouvait lire sans chanrelle, cé qui fut suivi d'un.vent impétueux, de tonnerre et d'éclairs; temps-:redevint ün pei» clair, mais, depuis miidi jusqu'à\" trois heures, l'obsturité fut telle que les prêtres \u2018furent obligés & interrompre , leurs offices usqu'à- \u201coe Gi on eut allumé les \u201cfait ordinairement : \u201clorsqu'il n\u2019y a point de Tune, \u2018 \u2018que intervalle après quoi le.uns | 2 +.i | à minuit Il est à remarquer-que éha- d'obscurité fut suivi et précédé de Vent; de pluie, d'éclairs et, de tonnerre.On.remarqua qu\u2019 Hy avait deux courants d'air contraires dont le plus élevé poussait üne étendue de nuages lumineux vers le nord-est, et l'autre chassait au sud-ouest avec beaucoup de rapidité des nùa- ges épais, et l\u2019eau.qui en tombait était aussi noire que l'encre.On attribue ce phénomène à quelques mines de soufre prit \u201cen feu dans quelque pays voi- -sin dont la fumée aura épaissi l'air et chassé les nues qui s\u2019en seront formées vers cette pa- tie.Cette obscurité s'est fait sentir jusqu'à Niagara et non plus loin.Enfin, la mère Saint-Louis de Gonzague, ursuline, de Québec, dans une lettre du 24 octobre 1785, nous donne les rensedignements suivants sur \u2018la grande noirceur de 1785: .En cela comme en toute autre chose, ma bien chère rhère, laissons le tout à la divine Providence.Nous en avons toujours ressenti la protection de la manière la plus sensible, et je puis dire, tout récemment encore; car vous saurez que depuis deux mois, ce sont des pluies et des vents terribles, accompagnés de tonnerre et d'éclairs effrayants.Le 15 de ce mois d\u2019octobre, nous \u2018contraintes d'ailumer \u2018les lampes à trois heures de I'a- prés-midi.Le lendemain, ;dimanche, Ja méme obscurité recommença \u2018dès onze heures, À une heure, nous étions entourés de ténèbres comme dans la nuit la plus obscure, le tonnerre roulait d'une manière effrayante et les éclairs silon- naient sans cesse le firmament.-Ces ténèbres continuèrent toute la journée.Nous chantions vêpres aux flambeaux.La consternation était a son comble et chacun malgré soi.songeait au lendemain.Graces au Seigneur, ce lendemain: ne nous apporta que des Bluies en abondance.\u201d C'est cette obscurité qui se renouvela par tout le pays a trois différentes reprises qui fit appeler l'année 1785 or añnée de la grande noirceur\u201d\u2019.La petite Anne C\u2019est le chanoine Mugnier, le chapelain des lettres ainsi qu'il g\u2019intitule, qui a été chargé de présenter en Cour de Rome, la cause de péati- fication de la petite Anne de Guigné, morte de 14 janvier 1922, à Cannes, à l'âre de onzc ans.' Dans le petit cimetière campagnard, & Annccy-le-Yieux, en Savoie, où'il repose depuis treize ans, on a pu constater que le corps de Ja petite Anne était demeuré intact.Sa tombe, depuis une dizaine d\u2019annécs, est devenue un lieu de pélerinage, La mère d'Anne de Guigné vit toujours, au château de In Cour, Son mari, le capitaine de Guigné, tomba, en 1915, au champ d'honneur, à la tête de ses chasseurs.\u201d Cette mort avait produit une.grande fmpression sur Anne de Guigné.Enfant turbulente et volontaire jus que-là elle changea, du jour au len- dèmain,.de caractè-re\u2019 et édifia son entourage \u2018par sa sagesse et àa dévotion.Anne avait d'ailleurs des saints.dans son ascendance puisque \u2018a grand'mère maternelle, Madeleine \u2018de\u2019 ., Bourbon-Susset, descendalt | % faire |._ éierges: il #fit.aussi - ho horaqu'il-.TE Louls.en ligne directd, .Le Blen Public v a cent cinquante ans Cédez mol vos vingt ans Jean-Chagits:Déniinique Lacretelle, dit Lacretelle .jeune (1766.1855),.professeur, nommé.membre de l'Académie française.en 1811, adressa: sur ses: vieux jours, à la jeunesse.d'exposé.des convictions de sa vie dans un livre -gu\u2019il intitula: Testament philosophique (1 840).Parmi-les dix pièces de vers qui terminént l'ouvrage, figure son Discours les faux chagrins, quence contre \"\u2018\u2019la mode d'ê- tre triste\u2019 et méme chez certains jeunes gens et se faisait remarquer surtout dans les soirées mondaines: Où fuir de vos accords les ennuis solennels; Fanfarons de chagrins et pleureurs éternels?Quel vent'vous a soufflé dans les lieux pleins de charmes: Un nuage de spleen chargé de grosses larmes?.Un bal brillant s'annonce.ah! mon ennui redouble Quand de pénitents noirs une procession Marche la contredanse avec componction.Sur mes cheveux blanchis l'illusion voltige, Et je dis aux danseurs d\u2019un si grave maintien: Cédez-moi vos vingt ans si \u201c vous n\u2019en faites rien.Louis; Véron,.dans les Mémoires d\u2019un.bourgeois de.Paris, a rappelé cette spirituelle riposte d'Ancelot au dernier vers que nous venons de citer: Mais, quand vous les aviez, vous en serviez-vous bien?en vers sut - daté en\u2019 1835, où il s'élève avec élo- - La politique de parti n \u2018est plus défendable Paris.\u2014 \u201cLa fin des partis politiques en France.Comment les remplacer.\u201d C'est sur ce thème.que le sénateur Henri de Jouvenel fit samedi au Cercle Interallié, une conférence très remarquée, Selon l\u2019orateur, la politique de parti n\u2019est plus défendable.Pratiquement elle n\u2019existe plus puisque, dans toutes un pey poitrinair, qui sévissait alors \u2018 Lady Irving John Brodribb Irving avait trente-deux.ans et était déjà connu quand sa création d'Hamlet, en 1871, assura la gloire de son nom.Il provoqua la passion d'une spectatrice, jeune fille de vingt-sept ans, fille de Daniel James O'- Callaghan, médecin-major de l'armée des Indes.Elle demanda sa main et Irving 1'épousa.L'idylle ne dura que deux années et demie.Elle avait été marquée par la naissance de deux fils: Harry et Laurence.Irving avait besoin de son indépendance.Il laissa les enfants à la mère, qui, instruite par l'expérience, chercha à les détourner de la carrière théâtrale.Harry devait entrer au barreau et Laurence dans la diplomatie.Mais pris par un atavisme plus fort, ils abandonnèrent la toge et l'habit brodé pour les planches.Sir Henry Irving mourut en 1905.Laurence périt dans la catastrophe de l'Empress of Ireland dans le Saint-Laurent, en 1914.Harry, connu au thé- atre sous les initiales H.B., les circonstances graves, on est obligé de recourir a des formules d\u2019union.Si les fran- \u2018çais tiennent aux partis c\u2019est parce qu'ils les confondent avec la liberté.C\u2019est là qu\u2019est lerreur.De Jouvenel s'attache à démontrer \u2018 que le renoncement à toute espèce d\u2019exclusi- ven \u2018implique pas forcément la perte de la liberté, bien au contraire.Ce qu\u2019il \u2018faut c'est se débarrasser de l\u2019esprit de paiti qui seul empêche la majorité des Français de s'unir sur un programme minimum, \u201cL'accord des forces intellectuelles et des forces productrices est en train de se réaliser\u201d, conclut l\u2019orateur.Nous pouvons mesurer la portée de cet événement c\u2019est parce que l'ex-monarchie n\u2019a pas su, au XVIIIe siècle, accepter ou comprendre la valeur d\u2019un accord de ce genre qu\u2019il finit par se réaliser, mais contre elle, mourut à son tour, en 1919, et lady Irving demeure seule, retirée à Folkestone.Elle avait gardé à son mari, malgré leur courte existence conjugale et son abandon, un culte émouvant.\u2018Je n'aurais jamais dû épouser un acteur.On n'épouse pas un acteur.Nous nous aimions, mais cela n'a pas duré,\" Et tous les ans elle déposait une gerbe de roses rouges sur sa tombe dans l'abbaye de Westminster, en souvenir de son seul et grand amour.Elle avait, depuis longtemps, pardonné.LA \u201cCHIROPRATIQUE\u201d VOUS RAMENE ET \u2014 \u2014 ns | MAINTIENT EN BONNE SANTE 1 1.\u2014Une légère subluxation à ce point causera ce Vous n\u2019avez pas benoin- d\u2019être malade les ajustements: chiropratiques corrigent la cause des ma- m ladles, \u2018A4d;Rie Alsandie, | i addy: an psi! ws, ie agosto 7,2 badd oa état d mons, ctc.la, cause qu\u2019on appello des maux de tête, maux d\u2019yeux, surdi- épilepsie, vertige, insomnie, \u201ctorticolis\u201d, paralysie, ataxie locomotrice, etc.2\u2014Une légère subluxation de cette vertdbre est la cause de maux de gorge, névralgie, douleurs aux épaules et aux bras, goître, prostration nerveuse, la grippe, étourdissements, saignement de nez, mauvnis es gencives, catarrhe, ete.3.\u2014Par la subluxation de cette vertèbre se produiront bronchite, panaris, douleurs entre les omoplates, * rhumatismes des épaules et des bras, fièvre des foins, crampe des écrivains, etc.4.\u2014A cet endroit se trouve la cause de la nervosité, maladie de coeur, asthme, pneumonie, tuberculose, respiration difficile, autres maladies des pou- 5.\u2014Malnises de l'estomac et du foie, hypertrophic de Ja rate, pleurésie et uno foule d\u2019autres soi-disant maladies proviennent de subluxations des vertèbres de cette partie de l\u2019épine dorsale, subluxations si légères quelquefois qu\u2019elles échappent à tout autre qu'à un ajusteur habitué.6.\u2014Nous trouvons ici la cause dea pierres dans la vessie, dyspepsie de l'intestin supérieur, fièvres, brique dans l'urine, hoquet, vers, etc.7.\u2014Maladie de Bright, diabète, rein flottant, maladie de la peau, clous, furoncles, éruptions et autres maladies sont causée aux cuvertures intervertébrales de cet endroit.8.\u2014La disparition des maladies tolles qu\u2019appendicite, méritonite lumbago, etc, suit les ajustements chiropratiques faits à co point.9\u2014A quoi sert-il de souffrir de constipation, de trouble du rectum, de la sciatique, etc, quand des ajustoments chiropratiques à cet endroit enlèveront 8 par le pincement des nerfs 10.\u2014Un simple glissement (de l\u2019un ou des deux os ilijaques) produira ce qu\u2019on appelle Ja sciatique en ême temps que plusieurs maladies du bassin et des extrémités inférieures, > A.Es HUNT KING, D.C.CHIROPRACTICIEN TROIS RIVIERES, M JE ty aE! = + Site.ww ew se ae SRE Téléphone.1913 MAUVAIS TEST IIIS WINS WAT Nu NN NN oF ASTI TN \u2018Nouvelles de Louiseville AAARAN Hommage au nouvel Evêques LE des Trois-Riviéres Louiseville.\u2014 Les 4 et 5 février courant, de grandes réjouissances eurent lieu aux Trois-Rivières, pour célébrer l'intronisation de Son Exceilence Mgr Alfred-Odilon Comtois, que Sa Sainteté Pie XI vient de .choisir pour être.le chef spirituel du diocèse des (Trois-Rivières.\"Dans cette occasion mémorable \u2018La Vie Paroissiale, de Louiseville™, interpréte d\u2019ne des plus anciennes et \u2018des plus importantes Paroisses de notre diocèse, est.heu- - Teuse de se joindre à l'allégresse générale, et d'unir sa voix.aux concerts de louanges qui s'élèvent de toutes \u2018parts, pour formuler les voeux les plus sincéres .de bon-.- heur, et de longue vie, à l'adresse de celui que nous-avons : - \u2018Aappwis à estimer et à vénérer.\u201cNous sollicitons Son Excellence, le nouvel Evéque des- \u2018Trois-Rivières de vouloir bien accorder à notre population une large part des abondantes bénédictions.que son coeur fera descendre sur tout le troupeau abrité à à l'om- \u2018bre de sa houlette pastorale.: Les paroissiens de \u2018Louiseville.Décès d\u2019un ancien | Le sport à citoyens Louiseville Louiseville.\u2014C'est avec re- Louiseville.\u2014 Dimanche dernier, jouant devant une foule de plusieurs centaines de personnes, les Rovers de Notre-Dame de Grice de Montréal, ont remporté la victoire sur le Louiseville, £ret que nous avons appris la mort du Docteur Arthur Pratte, époux de Dame Marie Bélanger.\u2026 Il est décédé à l'âge de 65 , ans à Keene, N.H., ou il demeurait depuis plusieurs années, il n'eut que deux jours de maladie.* Le défunt était natif de Loôuiseville où il passa ses an- \u2018nées de jeunesse, il conserva toujours un bon souvenir de sa place natale qu\u2019il aimait à Venir visiter quelques fois, et où il a laissé plusieurs parents.et amis qui le regretteront! , longtemps, .car son caractère ;jovial lui avait attiré l'estime et la considération de tous : ceux avec qui il eut des relations.: glace, la partie fut belle et suivie avec intérét par toute Tassistance.: Les arbitres furent MM.Warren et Nicol.Le résultat fut de 4 à 2 en faveur des visiteurs.PARTIE NULLE Vendredi soir le club Ber- \u2018 thie£ a rehcontré le - Louiseville sur la patinoire Carpentier.La rondelle fut mise au jeu par M.J.A.Pinatel, ac- compägné de MM.les abbés Il laisse dans le deuil outre \u2018sa \u2018femme: un frère M.'Edou- \u2018ard\u2019 Pratte, deux soeurs, Mmes C.-E.* Martin et Olivier Mineau, tous de Louiseville, plu- - sieurs neveux et nièces dont\u2018| ressantes.La partie fut nulle; M.Hervé Pratte, d'Ottawa et:| au pointage de 77.! : M.\u2018Louis Pratte de Louisevil- !| - TN -le, Mlie Annette Pratte, Mme.| HOCKEY AU.COLLEGE ! Miville Lesage, née Jeannette :Pratte, MM.Martial, Norman, .et Raymond Martin, Miles Li-eille et françoise Martin, M.\u2018Bernard Mineau de Montréal, .:Mlle Jeanne Mineau, M.Docours de la partie M.Laurent \u2018Roussel \u2018s\u2019est \u2018distingué \u2018en: comptant à lui seul 4 points.L'arbitre était M.Warren.i La joute fut des plus inté- Le 27 janvier le club St-! Louis du collége a joué contre le \u201cRoyal\u201d de Louiseville.Le résultat a été de 3à1 en faveur du \u201cRoyal\u201d.\u2018nald Lesage, Mie Yvonne.Le- EE \u2014 \u2018sage de Beloei M.Louis | - \u2018Pratte et Mme Labarre des E- Promenade .tats-Unis.\u2018Mlle Berthe Dusault était * Maskinongé mercredi, 29 janvier, pour assister au ma- \u2018riage de son amie Mlle Thérése Caron, à M.Albini Cloutier, de Earltown, Ont.M.Edouard Pratte, Mme C.:E.Martin, et Mme Miville Le- \u2018sage se sont rendus a Keene, \u2018N.-H.pour assister aux funé- failles qui eurent lieu mercre- -di le 6 février.\u2014Mme Donat Lafontaine et | son petit-fils Benoît, est allée aux Trois-Rivières, samedi le 2 février, pour assister à la profession religieuse de sa nièce Sr Marie-des-Anges, et à l'entrée au postulat de son autre nièce Mlle Gertrude Héroux, de Charette, toutes deux dans la Communauté des SS.Dominicaines du Rosaire.Nos sincères condoléances aux funérailles en deuil.\u2018Adieu au monde Louiseville, \u2014 Mercredi le 6 février Mlle Thérèse Dssaulpiers, fille de.M.et Mme Jérémie L.Désaulniers, répondant à un sentiment généreux de :50 coeur pieux, -n\u2019a pas \u2018craint ide dire adeiu au' monde, lais- \u2018sant parents et amis pour aller \u2018se consacrer à Dieu dans la ltommunauté des Soeurs Gri- \u2018ses à Montréal, où à l'ombre du cloitre; dans la paix\u201d et la iprière, elle\u2018fournira nous en.\u2018fommes assurés, une carrière \u2018fécéride et remplie de mérites.\u2014En visite chez M.Charles Gauthier: M, et Mme Joseph Gauthier, Mme Napoléon Lapointe de Yamachiche, Mme Vve J.-B.Abran et M.Eugène \u2018Gendron,\u2019 des - Trois-Rivieres, D a .\u2018 : La récolte de.pommes dans b Québec n'a que très peu souffert et les insectes:sont-bien réprimés _ | dans les distritts dé rapport.La\u2019 + Nous lui; ; souhäïtons bon production commerciale est évi- système -Dés que je fis'usage du Novo- \u2018ro\u2019 et du liniment Oléolo du je pus témarquer - \u2018Une amélioration: däns mon é- Malgré le mauvais état dela \u2018 - alimentent ainsi que M: Philippe\u2019 Lemyre.: ihe leur et t persévérance dans $ sa, Juée à 162.006 barils \u2018esatri7206 Craie A a AOR 3 - \\ Squlagée après, trente ans.Mme Anselme Bélanger de Bourget, Ont:; écrit: \u2018Pendant trente ans j'ai souffert de douleurs rhumatismales dans les membres et j'étais aussi incapable de digérer \u2018certains aliments; comme résultat mon physique * s'affecta, Dr Pierre tat.Les \u2018douleurs- cessèrent \u2018graduellement et ma digestion -s\u2019améliora.Je me.porte bien - maintenant.\u201d \u2018dés sont devenus fameux pour Ces deux remé- le traitement de jointures raidies, mal de dos, muscles contractés et \u2018toute douleur ou condition soi-disant rhumatismale.Si vous ne pouvez I'obtenir dans votre.voisinage écrivez pour 'renseignements a \"Dr Peter Fahrney.& Sons Co.2501 Washington.Blvd, Chicago, lll.+ Livré exempt de douane au Canada.: La vente du miel canadien .En ces trois dernières années, la récolte du miel -canadien est restée bien au-dessous de.la moyenne .à cause des conditions défavorables de la température; elle l'a été également dans les autres pays qui les.marchés du Royaume-Uni.Cette situation a exercé cependane un effet favorable sur la vente, car elle a permis - aux producteurs de disposer.de.Jeur stock de surplus à à des prix un peu plus \u2018élevés.La situation du miel canadien: sur le marché anglais , s'est améliorée en.ces cinq der- | nières années, : Pour, maintenir, .ce progrès sur un marché où la .concurrence, est est essentiel que nos producteurs n'offrent qu'un produit De Carufel et Lafontaine.Au:| Le ee OL TE 6e © © pas que > ML.A LTE RAG viv Bl 3 RR DON AE très vive, il - présent dphné gue - RES et \u201c mentionnés ont été saisis et se- \u2018 FIERI FACIAS DE TERRIS \u2018cité et du district des Trois- Saint-Paul, en la cité des Troisdu shérif, dans \u2018respectifs; tel \u2018que mentionné \u2018cultivateur, truite et dépendances.Le Bien Public EE AVIS PUBLIC est par le les TER- \"HERITAGES sous ront vendus aux temps et lieux plus bas.Cour Supérieure District des Trois-Rivières - No.3140.Vu que: JOSEPH MARCOUILLER, de Saint-Sévére, dans le district des Trois-Ri- vières, demandeur; vs EVA DOUCET, épouse contractuellement séparée de biens d'Emite Halin, courtier en assurance, tous deux de la Rivières, et le dit EMILE HALIN, aux fins d'autoriser son épouse, défenderesse.Un emplacement situé sur et au côté nord-est, de la rue Rivières, connu et désigné sous le lot numéro deux mille vingt-cinq (2025) du cadastre officiel de la cité des Trois- Rivières\u2014 avec une maison à quatre logements dessus cons- , Pour être vendu au bureau le Palais de Justice, en la cité des Trois- Rivières, le SEPTIEME jour de MARS mil neuf cent tren- te-cing, à DLX heures de l\u2019avant-midi.Le shérif, L.-P.MERCIER.Bureau du shérif, Trois-Riviéres, le 30 janvier 1935.\u2018trictions\u2019 Tééentes imposées \u2018par bien classé et de haute qualité, d'autant plus que la concurrence a été encore rendue, plus vive dernièrement pat les Tes les pays continentaux et les gros arrivages de miel qui'en ont été la conséquence sur le marché anglais.Une Soirée de Gal sous les auspiees du au programme : Georgette Huppé, soprano Madeleine Trudel, pianiste ~~ ¢ Raoul Landry, baryton Gilbert Lacroix, violoniste \u201cde piano est gracieusement fourni par la Maison C.Ww.Lindsay & Cie) a I Hotel de Ville - (Jenlan: de la.salle sera déposé a PArt Chez Soi, 1874, : À partir du: 22 février 1935, : \"Admission.pour un siège résoiv és 50 in sure Agus hy - Jeudi, le 28 fév, JEUDI, 14 FEVRIERa[935 Les conserves de fruits et de légumes canadiens La consommation au pays de conserves de fruits et de légumes a beaucoup augmenté depuis que la qualité de ces fruits s'est améliorée; d'autre\u2019 partn os conserves se sont fait favorablement connaître sur les marchés étrangers et il semble que les débouhés ne peu- \u2018vent que s'accroître si nous continuons à maintenir la qualité des produits et la régularité du ravitaillement.Ce sont là des facteurs qui opèrent d'une manière progressive et qui confirment est appelée à un brillant avenir déjà une partie considérable de la production canadienne de fruits et de légumes frais va aux conserveries et il est probable que cette proportion augmentera.C\u2019est là un développement dont il convient de tenir compte et qui, devrait encourager jes producteurs à produire les meilleures variétés et la meilleure qualité de produits pour la mise en conserves.Fêtes des jeux Louiseville.\u2014 Dimanche 24 février il y aura une fête des jeux au Pensionnat St-Louis de Gonzague.En cas de mauvaise température la fête sega remise au 2 mars.Toute la population est invitée car l\u2019entrée sera gratuite.Pour cette circonstance M.Auguste Desmarais a été élu président et M.Rosaire Vachon, assistant-président.De magnifiques prix seront offerts aux vainqueurs.\u2019 Un trait encourageant des récol- \u2018Les de fruits et de légumes de cct- te année nu Canada c\u2019est que les insectes nuisibles sont en général bien maîtrisés.Les efforis des gouvernements fédéral et provinciaux commencent à porter leurs fruits.à Centre Routier Jacques Cartier des Scouts Catholiques tue; te; Hart, a JEUDISI4 FEVRIER 1935 Le Bien Public L'AGRICULTURE *5e - Dame.DEPUIS 21 ANS i La Nos prix défient toute concurrence.\u201c AU SERVICE DU PUBLIC DE LA MAURICIE LA MAISON J.A.ST-PIERRE ERRONNERIE-QUINCAILLERIE Assortiment des plus cômplets de peinture et d\u2019articles de sport.-Nous remercions notre nombreuse et distinguée clientèle pour le précieux patronage qu\u2019elle nous a accordé dans le passé et nous la sollicitons à à nouveau pour l\u2019avenir.Le magasin le plus important du L quartier \u2018Notre- : J .A.ST-PIERRE 926, rue St-Maurice Vv TI siéphione 814- wr 911 SEUDLL(S FEVRIER 4 Arai .Gérants locaux: - ; + A: E \u2018BOUTIN, .~~ awe - Trols-Rividres - ~\u201cLaviolette et St-Maurice I.F.GUILLEMETTE, - Trole-Rivières ve co BestTrois-Rivières 4 7 CRE Tv TE rN wr BM ke gin ME GRR + 3a RT AY "]
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